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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:43

Élections: comment pirater une urne électronique

Urne.jpg

 

 

  Les urnes électroniques fabriquées par la marque Sequoia Voting System ne semblent pas avoir validé le test de la fiabilité selon la presse américaine. Une vidéo publiée lundi 5 novembre par le site PopSci va jusqu'à expliquer comment pirater ce type de machine.

Les Etats-Unis ont annoncé la réélection du démocrate Barack Obama dans la nuit, le 6 novembre. Pourtant, il y a quelques jours, le site Popular Science (PopSci) tirait la sonnette d'alarme. Les urnes électroniques ne seraient pas fiables, affirme le journaliste Roger Johnston, vidéo à l'appui. Comme le montrent les images, il suffit d'implanter un microprocesseur ou tout autre appareil électronique dans l'urne et le tour est joué.

PopSci n'est pas le seul site à dénoncer le manque de sécurité des urnes électroniques. Le site Technology Review a publié une série d'articles pour signaler les risques entrainés par le dysfonctionnement des machines dans les "swing state", ce qui pourrait mal tourner, techniquement, le jour de l'élection et les problèmes de sécurité concernant le vote en ligne.

"L'écran tactile Accuvote-TSX, fabriqué par Diebold, sera utilisé par plus de 26 millions d'électeurs dans 20 états; le bouton du Sequoia Voting System sera utilisé par plus de 9 millions d'électeurs dans quatre états", explique le journaliste de PopSci citant le magazine américain Harper.

Voici la vidéo expliquant comment pirater le système de vote de Sequoia :

 

                                


 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=6ClrHPShljM

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:42

Syrie : Le général Abdel Fattah al-Sissi  de l’Égypte ferme le Canal de Suez et dit NON aux Vas-t-en guerre de l’occident.

Abdel-Fattah-al-Sissi.jpg

Les choses se compliquent pour lespousse-au-crime et va-t-en-guerre occidentaux et dignes héritiers du petit moustachu allemand. Le général Abdel Fattah al-Sissi, nouvel homme fort de l’Egypte, en digne héritier de Nasser et bourreau de la fraternité de rien du tout, commandant en chef des forces armées, vient d’annoncer la fermeture du Canal de Suez. Ceci bloque les destroyers américains en partance pour la Syrie, notamment leur ravitailleur.

L’entrée de l’armée américaine et de ses sous-fifres est désormais compliquée. Or, les Etats-Unis ont affrété un pétrolier de ravitaillement afin de frapper la Syrie en toute impunité. Le général al-Sissi a souligné l’engagement de l’Egypte, par rapport à l’accord de défense commun avec la Syrie. Le Canal de Suez étant le passage obligé des assassins du peuple arabe, en complicité avec certains états dont l’Arabie saoudite. Les héritiers d’Hitler et de Goebbels, sont en grande difficulté. Sissi montre bien qu’il est nationaliste et indépendant. Récemment, le JDD titrait: "Le génaral qui tient tête à Obama"…En effet, le Frère musulman de la Maison Blanche est nu…

Al-Sissi a souligné que l’Égypte ne sera pas un passage pour attaquer n’importe quel pays arabe, ajoutant, l’Égypte ne va pas répéter les erreurs de la guerre en Irak. Et toc…

 

Source : Allain Jules

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:41

RDPC – Péril en la demeure : Charles Etoundi dénonce « la véritable séance de sorcellerie » de Tsimi Evouna.

 

 Gilbert-Tsimi-Evouna.jpg

Gilbert Tsimi Evouna

 

Dans une correspondance adressée le 20 août 2013 dernier à Gilbert Tsimi Evouna, chef de délégation départementale de sensibilisation et de mobilisation pour le retrait des cartes d'électeurs pour le département du Mfoundi, l'ancien Ministre d'Etat en charge de l’Éducation nationale décline gentiment l'offre de son camarade du Parti qui l'affecte comme chef de délégation du Rassemblement démocratique du Peuple camerounais (Rdpc) dans l'arrondissement de Yaoundé 5ème. Le vice-président de la coordination départementale du Rdpc dans le Mfoundi en profite pour dire ses 4 vérités au non moins trésorier du Comité central du Rdpc. Lin véritable brûlot dont copie a été remise au secrétaire général du Comité central du Rdpc. A consommer avec modération. Lisez plutôt.

 

Monsieur le chef de délégation,

Cher camarade et cher frère,

 

Je viens de recevoir ce jour la note n°023/Rdpc/Cc/Tg/13 du 12 août 2013 par laquelle vous désignez les camarades chargés de conduire au niveau des arrondissements du Mfoundi, les missions de sensibilisation et de mobilisation pour le retrait des cartes d'électeurs.

Je constate que mon nom y figure pour assurer lesdites missions dans l'arrondissement de Yaoundé V.

Je vous remercie de cette marque de confiance que je ne pourrai malheureusement pas honorer.

Je dois en effet me rendre en Afrique du Sud en mission de 'consultation de longue durée, mission prévue de longue date dans le cadre de mes autres nombreuses activités et responsabilités.

Croyez bien, Monsieur le chef de délégation, que je regrette profondément ce malencontreux contretemps, et sachez bien également que comme par le passé, je demeure toujours disponible pour notre parti, le Rdpc.

Je vous prie donc de bien vouloir procéder à mon remplacement dans les meilleurs délais afin d'éviter une vacance, étant donné que je ne prendrai pas fonction.

Monsieur le chef de délégation, En effet, même si mon déplacement évoqué plus haut constitue bien la cause immédiate de ma non-participation à cette mission de sensibilisation, je dois dire la vérité, pour être. franc et conséquent avec moi-même, ainsi qu'avec le vieux militant, le haut responsable statutaire du parti que je suis dans le Mfoundi, et le dignitaire du Comité central que je suis également depuis de très nombreuses et longues années ; pour être franc donc, je crois que même sans cet empêchement, je n'aurais finalement pas accepté le choix que vous avez porté sur moi.

Le présent accusé de réception me donne l'occasion de vous expliquer pourquoi.

Cher camarade,

 

A l'analyse de la configuration de votre note, l'on peut observer que tous les camarades désignés dans les six autres arrondissements du Mfoundi y performent de manière permanente et constante depuis de très nombreuses années pour toutes les activités et manifestations du parti (campagnes électorales, encadrement des élections, anniversaires, défilés etc...).

L'on doit reconnaitre qu'il s'est imprimé dans ces arrondissements une certaine stabilité, et des habitudes de travail, grâce à cette continuité dans l'encadrement et le suivi des militants. Lors de la phase récente des procédures d'investiture pour le double scrutin à venir, non seulement ils doivent avoir contribué à la définition des stratégies, aidé à l'élaboration des éventuels consensus, ils auraient désigné des candidats, des têtes de liste et même influencé des investitures au niveau central.

Ils conduiront certainement la campagne électorale et superviseront la conduite des élections. Ce qui est parfaitement dans la logique des choses. Ils peuvent donc légitiment assurer leur mandat.

En ce qui me concerne, cela ne peut être le cas. Et il faudrait remonter à de très nombreuses années, pour se souvenir de la période où j'ai eu à conduire quelque mission de cette nature à Yaoundé V, bien que faisant parti généralement des délégations.

Bien plus, depuis plus d'une dizaine d'années, presque toutes les élites administratives et politiques du Mfoundi ont défilé, chacune à son tour à Yaoundé V pour assurer des responsabilités d'encadrement politique, laissant ainsi se développer la mauvaise impression qui prévaut actuellement de l'inexistence totale d'une élite politique locale.

Yaoundé V est donc ainsi devenu un no man's land politique livré sans contrepoids aucun soit, à la toute puissance du Délégué départemental-coordonnateur-coordinateur-délégué du gouvernement, etc.. .suivant le cas, et selon ces nombreuses casquettes; ou, soit à l'activisme de ces élites qui ont eu l'occasion d'y exercer. Les listes des investitures récemment publiées sont édifiantes à ce sujet. Ainsi également on pourrait par exemple pratiquement mettre un «sponsor» derrière chaque nom y figurant.

 

Affaibli et déstructuré, l'arrondissement a perdu tout poids politique dans le Mfoundi et est devenu une zone non-politique et a été ainsi mis « sous tutelle ». N'ayant été associé à aucune étape préparatoire des phases d'encadrement des activités auxquelles vont conduire les missions induites par ta note, et ne pouvant ainsi l'assumer, ma demande à être remplacé coule de source et apparaît parfaitement logique.

Pour conclure sur ce point. Je fais observer que ces deux ou trois dernières années, la camarade Rose Zang Nguele, vice-présidente avec moi de la délégation du Comité central chargée de la Coordination et du Suivi des activités du Rdpc dans le Mfoundi, et par ailleurs secrétaire adjoint à l'Organisation du Comité central, a conduit de manière permanente toutes les activités d'encadrement du parti à Yaoundé V, renouant ainsi avec un début de stabilisation dudit encadrement. Pourquoi cette nouvelle rupture? Je vous suggère donc de bien vouloir la reconduire à Yaoundé V.

Il s'agit encore là à mon sens, d'une nouvelle manœuvre coutumière dans le landernau du Mfoundi visant à susciter les fausses oppositions coutumières qui font prendre les vessies pour les lanternes. Comme ça, à la prochaine activité. Vous me remplacerez à nouveau par la camarade Zang Nguele. Non

L'on ne me trouvera pas dans cette logique-là, ni sur ce terrain-là.

Bien entendu, je me suis également interrogé sur la motivation ayant présidé au choix que vous avez porté sur ma modeste personne.

S'agit-il pour vous de relancer «la carrière d'un homme politique tombé aux oubliettes et aigri de ce fait» (comme vous aimez souvent à le rappelez en vous moquant)? Je ne crois pas! S'agit-il de profiter de ce qui me «resterait de crédibilité» pour faciliter l'acceptation de quelques candidatures de personnes totalement et parfaitement inconnues, tant des militants de base que du grand public? Cela est possible.

Toutefois, il me souvient cependant que lors des dernières présidentielles, j'avais été résigné pour conduire la campagne desdites élections à la Commission communale de Yaoundé 2. Quelques temps après, une autre décision du secrétaire général du Comité central désignant le camarade Djongoue Paul Eric en mes lieu et place fut signée. Tu avais, parait-il, fait de mon départ une affaire personnelle, refusant de porter la responsabilité de l'échec programmé 'd'un responsable dont la désignation, «refusée par les militants, lesquels s'apprêtaient paraît-il à marcher», n'est pas passée par toi. Des comportements grossiers et innommables, des agressions verbales incaractérisables au cours d'une réunion mélodramatique tenue au cabinet du secrétaire à l'Organisation du parti et dont nous avons eu le plaisir de visionner l'enregistrement, ont fini par avoir raison de la plupart des participants qui ont laissé le Mfoundi «à ses foutaises ». Non content d'avoir obtenu ce que tu exigeais, pour « marquer ton pouvoir, ton incontournabilité et pour faire un exemple aux yeux de tous », tu t'es fendu d'un communiqué dans Cameroon Tribune, portant publication de la décision n° 174/Cc/Rdpc/Cddi/II modifiant et complétant la Commission communale.

Yaoundé 2:

«Président Hon. Djongoue Paul Eric. Le Coordonnateur Départemental Gilbert Tsimi Evouna»

Le moins qu'on puisse faire observer est que ce communiqué publié dans Cameroon Tribune, alors que le parti publie généralement ses nominations dans son journal, L'Action, était destiné, non pas aux militants déjà informés, mais plutôt au grand public, afin de faire la démonstration de ta force en réussissant à me virer toi-même.

Ce communiqué était également superfétatoire et en même temps irrégulier, car ne respectant pas le parallélisme des formes. Un directeur ne pouvant par exemple «modifier et compléter» une décision signée de son ministre.

Ensuite l'on ne peut ne pas se demander d'où me viennent subitement aujourd'hui ces qualités qui me valent ta confiance alors qu'hier j'avais été banni!

La seule réponse qui s'impose ne peut être, encore une fois, que ta volonté de puissance et d'affirmation: «aujourd'hui tu fais, demain du défais»!

Il est évident et très compréhensible, que je ne puisse tolérer que ma trajectoire, ma carrière, dans le parti encore moins mon avenir d'acteur politique majeur (je suis tout de même membre du Comité central du Rdpc depuis plus de quinze ans, contre à peine un an pour certains) dépendent de tes très nombreux «coups de tête» totalement déstructurés, de tes humeurs et fantasmes.

En d'autres termes je te dénie le pouvoir de me nommer à quoi que ce soit, au risque que tu le prennes encore une fois pour un crime de «lèse-majesté», comme à l'accoutumée!

Je m'appuie en cela sur cette séquence survenue à la maison du parti à la voirie municipale. J'espère que tu t'en souviendras.

Le secrétaire général du Comité central, par une note circulaire avait organisé les manifestations de l'anniversaire du parti. Tu avais repris cette organisation, chamboulant l'ordre d'affectation des vice-présidents de la commission départementale, en excluant certains et en introduisant de nouveau, etc...

Pour te l'avoir fait observer en précisant que tu n'en avais, ni le droit ni le pouvoir, tu avais répliqué en guise de réponse et au grand dam de l'assistance:

« Que ceux qui ne sont pas contents aillent créer leur parti».

Comme si celui-ci était le tien! Il est évident que ce genre de sortie ne peut être relevée par personne, tellement il est pusillanime de penser que quelqu'un quitterait le parti par une affirmation aussi inconsistante. Si tu y croyais toi-même, et si tel est le but recherché par tous ces outrages, tu as tout faux. Pour finir avec ce chapitre, les investitures, viennent d'avoir lieu. Cela t'as permis encore une fois, et en grandeur nature, d'étaler ton «hyper puissance». Absent de Yaoundé, j'ai suivi tout cela en repérage. Profitant du consensus fortement recommandé par le Comité central, tu as compris qu'il ne fallait pas de seconde liste tel que toléré par la circulaire. Le consensus s'est donc transformé en ton unique volonté.

«C'est une femme qui sera député dans tel arrondissement! (sur quelle base?) Tel maire sera plutôt député! Tel maire sera pas reconduit etc...».

J'ai l'occasion de visionner la grand'messe que tu as présidée a la Maison du parti de la voirie municipale. Une véritable séance de « sorcellerie » où des militants, parfois même de hautes personnalités, se battaient dossier en mains, pour bénéficier de la magnanimité de ton regard. Et quand ils y réussissaient, ta décision tombait comme un couperet de guillotine. «Tu as mal géré, c'est fini!», «toi, vas me prendre telle mairie», «j'ai décidé que c'est une femme qui sera député dans cet arrondissement!» etc...

Le «Pape» du parti dans le Mfoundi, du haut de sa cadêtre avait tranché ès-cathedra. Il n'y avait plus rien à dire ni à faire. Une véritable pantalonnade. Nous, nous avons connu .un autre type de consensus.

Le Mfoundi a été le berceau du consensus, avant que le parti ne l'exige. Il s'est imposé naturellement aux « Pères Fondateurs politiques» de cette ville, dont parait-il, tu te réclames de l'héritage.

Le consensus s'est imposé à eux comme une nécessité poli¬tique, une nécessité de rassemblement, d'unité et d'apaisement.

Tu te réclames de ces gens-là. « Un nouveau Fouda André », que Non!

«Une caricature de Fouda André», que Oui!

Nous, nous avons grandi avec cette culture, nous avons fait carrière avec cela. Hélas, à l'usage, ta seule volonté et tes pulsions ont produit tout le contraire.

En effet si la parité a été érigée en dogme, pour renverser la vapeur, l'équilibre socio-politique demeure le fondement même de notre parti. C'est pourquoi pour le mettre en œuvre, les «Pères Fondateurs», en concertation avec toutes les communautés, autochtones comme allogènes, avaient construit une plate-forme consensuelle, laquelle a toujours constitué le socle politique du Mfoundi; Elle avait en plus induit une méthodologie perdue aujourd'hui, par ignorance certainement, mais surtout à cause de ton ego surdimensionné.

En voici la clef:

a) Pour les législatives Familles autochtones majoritaires (2 postes)

Familles autochtones minoritaires (1 poste)

Famille Etoudi (1 poste) Groupe Bene (Mvog-Manga, Mvog-Belinga etc... (1 poste) communauté Beti allogène, (1 poste) - Communauté allogène non Beti (1 poste)

Il faut ici apporter une précision importante. Par allogène non béti, il faut comprendre ces communautés installées de longue souche et qui n'ont pas véritablement d'autre village que Yaoundé. Les responsables de ces communautés étaient reconnues comme tels par les chefs des familles autochtones, et associés aux affaires par nos « Pères Fondateurs », c'est le cas des Banganté, des Bafia, des Yambassas, des Bassas à Yaoundé II. C'est le cas également des « Haoussas », comme on les appelle depuistoujours, considérés comme une communauté autochtone supplémentaire.

Cela permettait d'identifier les uns et les autres, de faire la part des choses entre ces communautés allogènes non-béti que j'ai qualifiées de «souche» et ceux de leurs membres venus à Yaoundé depuis l'avènement du' phénomène des «affaires », et qui surgiraient dans le landernau du jour au lendemain, et que l'on découvrirait quelques jours seulement avant de devenir député ou maire. Ceux-ci n'ont aucune attache avec Yaoundé en dehors des affaires qu'ils font et qui videraient sûrement les lieux aussi promptement qu'ils y sont arrivés, au cas où la donne changerait.

En ce qui concerne les allogènes béti, il faut signaler que beaucoup sont des mêmes familles que les autochtones bien que dépendant d'autres unités administratives que le Mfoundi. A l'origine, ce sont eux qui ont été les premiers à constituer la masse des militants du Parti. C'est avec l'arrivée de l'opposition dans les villages désertés, que le Parti demande d'aller militer chacun « dans son village », que la plu¬part d'entre eux y retournent. Le socle du Rdpc qui se trouve au Centre est d'abord socio-politique. C'est pourquoi grande est ma surprise de constater dans tes investitures aux .législatives qu'il ne se trouve aucun allogène béti, sur le sept députés titulaires, tel que prévu dans le consensus fondateur contre deux allogènes non béti. A moins que je me trompe.

A la comparaison, le potentiel électoral du second groupe n'est en rien comparable avec le premier. A moins qu'il s'agisse d'une stratégie visant, à renverser la tendance des électeurs d'un parti d'opposition bien connu. Il s'agirait d'un calcul illusoire.

Mais il est tout de même très dommage que toutes ces populations du Centre n'aient aucun député dans le Mfoundi en qui s'apparenter. Le risque est gros pour que le phénomène que nous avons identifié lors des inscriptions sur les listes électorales, à savoir la «fuite» des allogènes béti vers leurs départements d'origine pour y jouer un rôle, ou pour simplement peser sur les problèmes locaux, que ce phénomène n'aille en s'aggravant. Le Mfoundi risquant ainsi de se retrouver tout seul, face à la masse. Le gros des troupes lors des mobilisations dans les grandes occasions ne vient-elle pas de tout le Centre?

 

Il me semble superflu d'en ajouter aux analyses sur les choix opérés. Sans toutefois oublier de dire que seule la qualité des hommes fera la différence; même si nos listes sont seules sur le terrain dans la plupart des cas. S'agissant d'élections locales ne bénéficiant pas de la couverture de l'aura personnel du président national, aura ayant permis de « gommer» les moins de 40% de taux d'inscription du Mfoundi, si l'on en croit l'interview bilan sur les inscriptions aux présidentielles dans la région du Centre du jeudi. 1er septembre 2011, dans le journal Mutations par le responsable Elecam pour ladite région. Lequel aura n'a malheureusement pas permis de cacher le lamentable échec des présidentielles dans le Mfoundi; échec dû à vos méthodes autocratiques. Les autorités administratives, les services de sécurité, d'information, et les militants à la cause du président dans la souffrance, en ont sûrement répercuté les vrais résultats à qui de droit.

Or à ce qu'il parait, certains de ces choix se sont portés sur de parfaits inconnus dont la première et unique qualité serait de porter ton estampille. personnelle.

Les responsables de campagne se débrouilleront bien pour leur trouver un visage et une identité au nom de la «discipline du parti» selon Tsimi Evouna, et «Pour Que ta Volonté Soit Faite)) «AMEN».

b) Pour les municipales:

Le consensus est plus exigeant parce qu'il doit aller loin, plus en détail à l'intérieur des communautés et des familles. Il nécessite une connaissance plus détaillée, non seulement des hommes, mais même des individus, presque de manière personnelle et détaillée, du moins en ce qui concerne leur par¬cours de militant et leur action concrète sur le terrain.

Malheureusement un survol des listes que tu as concoctées pour les municipales ne montre pas que c'est le chemin qui a été emprunté. Aucun bilan de la majorité des maires sortant n'a été pris en compte, au contraire.

Ces derniers ont été surprotégés, la fausse bataille pour être «tête-de-liste» a fait des ravages empêchant tout consensus véritable puisqu'il s'y greffait automatiquement et nécessairement l'obligation de contrôler la majorité des conseillers afin de s'assurer d'être élu chef de l'exécutif municipal. Pour toi donc, et c'est pourquoi tu t'es battu si durement, les têtes-de-listes d'aujourd'hui sont déjà maires. Il ne peut s'agir là d'un consensus, mais plutôt d'une duperie. A force de pressions tu as contraint des gens qui avaient décidé de se proposer en alternative, à « se coucher » et à se mettre à « plat-ventre». Comme à l'accoutumée, et selon ton habitude, tu as tordu l'esprit de ce que le parti a prescrit, dans le but de démontrer que tu as réussi le compromis et que tu tiens la main dans le Mfoundi tout en cumulant les frustrations. Mais il faudrait ajouter que pour en arriver là, tu as dû tordre toutes les mains et même briser plein de bras au passage. Plus grave, il ne t'est plus possible de t'arrêter en si bon chemin, il faudra que les tête-de-listes soient investis maires. L'on doit donc s'attendre à ce que la commission chargée de l'investiture des exécutifs municipaux en voient de toutes les couleurs, dans ton style fait d'agressivité et de grossièretés.

Ils vont en baver. A la fin, comme à l'accoutumée, c'est du moins l'impression qu'on a, ils te laisseront passer. A dire vrai, n'étant pas du Mfoundi, qu'en ont-ils à faire avec les «foutaiseries» du Mfoundi. Mais nos populations ne sont pas dupes; et elles s'en souviendront le moment venu, car l'histoire est faite de toute ça. Elles se sou viendront que tu leur auras imposé, sans le moindre bilan, des maires qui, après deux trois mandats, voire plus, n'ont même pas «gratté» le moindre centimètre de piste, ni entamé la moindre fondation pour la construction d'un Hôtel de ville.

Après tout le bruit fait depuis les investitures des listes, seul le bilan de ces maires devrait trancher quant à leur reconduction ou non.

2° Cher frère,

Je ne puis terminer sans m'adresser à toi en tant que le frère du Mfoundi que tu es.

A observer le personnel politique du Mfoundi en activité aujourd'hui, avec mes 68 ans, je suis l'aîné de tous. Alors que pendant longtemps j'ai cru que toi et moi avions le même âge, je viens de découvrir à ma grande surprise que tu es de deux ans plus jeune que moi, puisque tu serais né en 1947.

J'ai toujours affirmé haut et fort que j'ai tout eu, et avec bonus, avec le président Paul Biya. J'ai été plusieurs fois ministres, dont ministre d'Etat dans le métier que j'ai choisi. Cite-moi un cas similaire!

Je suis membre du Comité central depuis 17 ans, nommé en plus à cette dignité de notable du parti par le président national lui-même alors que je n'étais que simple Proviseur, bien que ce fût du Lycée Général Leclerc.

 

Je ne suis pas entré au Comité central en régularisation d'un décret me nommant à une responsabilité qui nécessitait que j'y sois. Je n'ai donc jamais eu à revendiquer cette entrée.

Je n'ai rien à réclamer au Président Paul Biya, bien que certains s'évertuent à me mettre dans le « panier à crabes » de ceux qui se « battent pour les postes », afin d'éviter la posture que mon état d'esprit me confère. Je suis en effet bien aise de te rappeler à toi-même, les choses que ton style abrupt, ta volonté de puissance absolue, ton besoin de t'affirmer à tous et à chaque instant, afin d'écraser tout sur ton passage, Attila n'aura pas fait mieux!

Je vais ainsi évoquer avec toi la situation de tes frères Mvog-Atangana Mballa de Mfoundi-Assi, Mvog-Ada d'Ekorozok à la Briqueterie et de Dzoungolo à Mvog-Ada.

a) Les Mvog-Atangana Mballa 1° Par un numéro d'un journal de la place, je découvre que tu as invité ces derniers à une grande rencontre à la Cuy, un grand repas bien arrosé avait été apprêté. Pour éviter tout accident, l'argent de transport avait été distribué pour le retour. Tu leur as annoncé qu'ils allaient être détruit et recaser à Ngoumou, Bikok, Nkonzock etc... Bref, en territoire Etenga, Mvog-Fouda, Yanda etc...

Tout serait déjà bouclé, des entreprises identifiées seraient prêtes à commercer la construction des logements destinés à les accueillir, car laisser à eux-mêmes, ils risqueraient de « boire tout leur argent » comme d'habitude, si on le leur remettait.

Ils n'ont rien eu à dire sauf à te «remercier pour tes bienfaits». Une véritable déportation digne de la période nazie.

2° Le journal officiel vient de publier une délibération créant un cimetière municipal au bord de la route, le long du canal du Mfoundi toujours à Mvog-Atangana Mballa.

Un cimetière au bord d'une rivière

 

Cela ne pose aucun problème. Mais qui va-t-on y enterrer, puisque les habitants auront déjà été déportés à Ngoumou et Bikok?

Quand on se rappelle que le motif de la déportation est la construction de l'autoroute Yaoundé-Nsimalen, on peut pour le moins s'étonner de ce genre de voisinage.

3° Un long bras de fer l’oppose déjà avec la famille Mvog-Atangana Mballa sur l'autre rive du Mfoundi dans le même site.

Tu as profané des tombés en exhumant des corps enterrés depuis des générations, corps que tu as enterrés en face, dans des tombes anonymes. Et ces gens sont aujourd'hui dans l'incapacité de dire qui est enterré!

C'est peut-être ce « transfert des corps » qui t'as donné l'idée de créer ce cimetière évoqué plus haut, question de régulariser les choses!

4° Ceux des jeunes ayant essayé de s'opposer aux exhumations (une bonne quinzaine !) ont été embarqués par la gendarmerie. Informé, après près d'une semaine d'embastillement, j'ai dû m'interposer et m'engager personnellement pour qu'ils soient libérés et admis à comparaître libres, puisqu'ils étaient accusés de rébellion.

Le tribunal vient de rendre son verdict. Ils ont tous été déclarés non coupables. D'autres procédures sont en cours puisque, paraît-il, ils ont porté plainte contre toi pour profanation de tombes et pour destruction de biens ; Les choses trament en longueur soit parce que tu refuserais de comparaître, soit par¬ce que le Tribunal voudrait se déclarer incompétent. Après deux ans de procédures.

5° Avant cette période, une entreprise américaine ayant gagné un marché pour la construction de logements sociaux et à laquelle la Cuy avait concédé ce site s'est vu condamné à déguerpir, les propriétaires légitimes ayant pro¬duit leurs titres fonciers.

Je me demande bien ce qui t'arrive avec tes frères Mvog-Atangana Mballa. On dirait qu'à tes yeux ceux-ci ont réuni « Tous les péchés d'Israël».

Je dis quant à moi qu'il faut laisser ces gens-là tranquilles, ou alors, au cas où tes projets seraient d'intérêt public, engager les procédures prévues par la loi.

 

a) Les Mvog-Ada:

1° Il y a plusieurs années, tu as détruit à la Briqueterie, sur des parcelles privées appartenant à des familles détentrices de titres de propriété. C'étaient tes toutes premières casses. Tout le monde les a acceptées en pensant que tu entrais dans les programmes de recasement de Fouda André. N'oublies pas que tu réclames haut et fort que « tout se passe désormais à la Cuy comme du temps de Fouda ; que ce soit le Gouvernement (même n'étant pas ministre), le Parti (alors que tu n'y avais encore aucune responsabilité) » etc...

Aujourd'hui que les gens ont oublié ces casses, l'on voit le siège de la Fécafoot sortir de terre. Espérons que celle-ci a payé ce terrain aux légitimes propriétaires la Fécafoot n'étant pas éligible aux expropriations. J'en doute fort parce que le jour de la pose de la première pierre de ce siège, l'on a aperçu à la télévision un groupe de quelques manifestants portant de petites pancartes en car¬ton sur lesquels étaient écrit à la craie blanche: «rendez-nous notre terrain! C'est nous les propriétaires!» «Nous avons nos titres fonciers!».

2° En face du palais des Sports, le ministre de la Ville, le ministre des Domaines, toi-même, et des promoteurs immobiliers italiens, avec beaucoup d'autres personnalités visitiez un site détruit en même temps que celui où se construit le siège de la Fécafoot presque en face. Il s'agirait d'un complexe immobilier de très haut standing. On parle de plus de deux cent milliards de francs. L'on a revu les même petits manifestants avec leurs cartons et leurs slogans à la craie blanche.

Tout cela est tout de même troublant!

3° A Dzoungolo (Mvog-Ada) Une convention est signée entre la Cuy et un promoteur immobilier étranger, marié paraît-il à une camerounaise pour la transformation de tout ce virage en un vaste quartier d'habitation, de commerce, de lieu de divertissement etc...

La Cuy s'engage à apporter le terrain, en obtenant les décrets d'expropriation. Elle s'engage à indemniser les propriétaires puisque tous les terrains ciblés sont des propriétés privées. (Au taux de 5 000 frs/m2 paraît-il comme à Mfoundi Assi.

S'agissant d'un projet privé, comment la Cuy va-t-elle s'arranger pour obtenir l'expropriation?

 

S'il s'agit d'un aménagement, il doit être concerté et dépendre du ministère du Développement urbain. En tout cas, aucun travail de sensibilisation n'est annoncé.

Je prends mes responsabilités en tant que Mvamba de la famille Mvog-Ada et convoque les populations.

L'autorisation de manifester m'est refusée par le sous-préfet. La lettre de notification à moi adressée est ampliée au préfet (ce qui est normal) et au délégué du gouvernement à la Cuy (ce qui est une grande première).

Depuis quand l'autorité administrative rend-elle compte à l'autorité communale qui est sous sa tutelle?

Encore tes démonstrations de force!

Cher Frère,

Après l'évocation de tous ces faits, pris à titre d'illustrations limitées, je n'ai pas jugé utile de parler de tes autres «Grands chantiers », Ntaba, les Collines de Mvog-Betsi etc… Comment veux-tu que la sérénité règne ? Quant à moi, j'estime qu'il est une obligation morale pour moi de parler Rien d'autre. Considérer, ainsi que tu ne manques pas de le dire, que je « passe mon temps à écrire contre toi et qu'on te renvoie toutes mes correspondances)) (Encore cette tare, vouloir à tout prix manifester ta toute puissance) parce que je «veux-être délégué du gouvernement»! D'ailleurs, et pour lever toute équivoque, je t'annonce que copie de la présente est également adressée à Qui de Droit. Cela dit, je te fais donc la mise au point suivante:

Au cas où tu l'aurais oublié, le délégué du gouvernement a rang de sous-directeur de l'Administration centrale. Son chef hiérarchique immédiat est le préfet, lequel vise le moindre de ses actes au quotidien.

Le délégué du gouvernement, «tout nu», sans le Comité central auquel tu viens d'accéder ne fait pas partie des Corps constitués nationaux, n'a pas de place réservée à la Tribune le 20 mai, ne participe pas à la présentation des vœux au chef de l'Etat.

Moi j'avais rang de sous-directeur en 1978 alors que j'étais proviseur.

Je suis Corps constitué national depuis 1996.

Je suis sorti du gouvernement comme ministre d'Etat. Avez-vous jamais entendu que le président de la République ait nommé une personnalité de ce rang comme délégué du gouvernement fut-il à Yaoundé? Maintenant, en tant que fils de Yaoundé, village où j'ai grandi, fait toutes mes classes; où tout le monde connaît toute mon histoire (bon et mauvais côtés confondus), ce serait un grand honneur et une grande consécration pour moi d'être désigné délégué du gouvernement à Yaoundé. D'abord, parce que ce serait un miracle que d'avoir à s'occuper du village où on est né, ensuite il s'agirait d'une grâce que d'avoir à s'occuper des siens, à les soulager, à les mettre en sécurité, à les rassurer, à faire de la Cuy un recours. Tout le contraire de tes options de prédateur.

Tous les enfants du Mfoundi qui voient la Cuy avec ces yeux devraient se porter demandeurs et même en faire une exigence éthique et morale, tellement le tissu du Mfoundi est abîmé. Enfin, j'ai de quoi et de qui tenir, parce que à mon âge j'ai tout connu ici, j'ai connu tous ici, dans toutes les communautés, autochtones comme allogènes Je ne suis pas de ceux qui iraient casser les quartiers de ses oncles maternels. Une semaine, après que ces derniers aient organisé une fastueuse réception à l'occasion de sa nomination. Ne le découvrant qu'après coup, dire pour s'excuser, « je ne savais pas que le terrain de mes oncles allait jusque-là-bas». Entre temps, la maison, du chef, celui qui avait tout organisé avait déjà été rasé.

Je ne suis pas non plus de ceux qui, entendant ce proverbe bien de chez nous: « Le tam-tam est la propriété d'Etoundi, il est simplement déposé à la véranda de Tsimi, parce que c'est lui qui en joue », le prennent à la lettre, pensent que la Cuy me revient de droit et m'accusent de vouloir l'arracher.

Bien fraternellement

Charles Etoundi,

Vice-président de la Coordination départementale du Rdpc du Mfoundi

Ps. J'allais oublier que tout ce que tu as pu trouver pour honorer la mémoire du premier édile autochtone de Yaoundé, après Robert Coron, Fouda André de regrettée mémoire dont tu te réclames tant, ça a été de lui consacrer un « Espace André Fouda » dans d'anciennes toilettes publiques. Sa petite stèle aujourd'hui sert d'urinoir aux enfants de la rue.

*Le surtitre, le titre et le chapeau sont de la rédaction.

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:40

Centrafrique : Un cabinet d’avocat parisien lance une procédure judiciaire contre Bozizé.

Bizizé

Alors que la population Centrafricaine essaie depuis quelques jours de panser ses plaies, nées de longs mois d’occupation d’une grande partie du territoire national par la rébellion qui a tout dévasté sur son passage. En cette période sensible où le peuple centrafricain tente de se réconcilier avec lui-même, et ce plus de quatre mois après le renversement du régime dictatorial de François Bozizé, les nouvelles autorités peinent à instaurer un ordre véritable dans le pays, l’ancien dictateur François Bozizé ne trouve mieux que de braver la mémoire des multiples victimes de ses 10 années de règne autoritaire en multipliant des déclarations va t’ en guerre et d’incitation à la haine et au génocide depuis le territoire français.

Au regard des agitations de Monsieur François Bozizé et au nom du principe de compétence universelle le Collectif des Organisations de Défense des Droits de l’Homme ; Organisations non gouvernementales et association à but non lucratif, porte à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale, qu’une procédure judiciaire vient d’être engagée par le biais d’un cabinet d’avocats parisien.

Aussi le collectif exhorte, le Président de la République Française, Monsieur François Hollande, de tout mettre en œuvre pour que toute la lumière soit faite sur la disparition de Charles Massi, du militant des droits de l’Homme Me Goungaye ; des assassinats du colonel Christophe Grélombé et de son fils Martin ; du lieutenant Gbodo à kémbé etc…

A cet effet, le collectif invite instamment toute personne s’estimant de près ou de loin victimes de violations graves des droits humains mais aussi et surtout des crimes relevant du statut de la Cour pénale internationale; de se rapprocher dudit Collectif afin de se constituer partie civile.

Le collectif tient par ailleurs à préciser, que l’ancien homme fort de Bangui françois Bozizé fait déjà l’objet d’une plainte déposée en 2003 par Monsieur Prosper Ndouba auprès du parquet de Pontoise pour enlèvement, séquestration et prise d’otage en bande organisée et que la machine judiciaire est mise en œuvre, mais aussi sera probablement bientôt auditionné devant la Cour Pénale Internationale de La Haye comme témoin dans l’affaire Jean Pierre Bemba Gombo ne bénéficiant plus d’une quelconque immunité.

Conscient que la crise centrafricaine ne peut trouver une issue qu’à travers une justice véritable, le collectif est résolument engagé aux côtés des plus faibles et est persuadé que le combat contre l’impunité reste la seule voie d’un retour à la paix en Centrafrique.

Fait à Joué les Tours, le 23 août 2013

Pour le Collectif

Jean Nestor NDAKALA

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:36

THOMAS SANKARA:

 UNE CONCEPTION ENDOGENE DU DEVELOPPEMENT

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PAR DEMBA MOUSSA DEMBELE, PRESIDENT D’ARCADE

PRESENTE AU SAMEDI DE L’ECONOMIE DU 3 AOUT 2013

AU SIEGE DE LA FONDATION ROSA LUXEMBURG A DAKAR

EN HOMMAGE A SANKARA, A L’OCASSION DU 30e ANNIVERSAIRE DE LA REVOLUTION DU 4 AOUT 1983

INTRODUCTION

Le concept de développement endogène ou autocentré renvoie au processus de transformation, économique, sociale, culturelle, scientifique et politique, basé sur la mobilisation des ressources et des forces sociales internes et l’utilisation des savoirs et expériences accumulés par le peuple d’un pays. Il permet ainsi aux populations d’être des agents actifs de la transformation de leur société au lieu de rester des spectateurs de politiques inspirées par des modèles importés.   

Si le développement endogène vise d’abord à compter sur ses propres forces, pour autant, il ne veut pas dire autarcie.     

L’un des théoriciens éminents du développement endogène, le Professeur Joseph Ki-Zerbo, disait: 

« Si on se développe, c’est en tirant de soi-même les éléments de son propre développement.» Autrement dit: « On NE développe pas. On SE développe. » 

La conception de l’illustre Professeur a sans doute inspiré son jeune et charismatique compatriote. De fait, la Révolution sankariste fut l’une des plus grandes tentatives d’émancipation populaire et démocratique de l’Afrique post-indépendance. C’est pourquoi elle est considérée comme une expérience inédite de profonde transformation économique, sociale, culturelle et politique, comme en témoignent les formidables mobilisations de masse pour amener les populations à prendre en charge leurs propres besoins, avec la construction d’infrastructures (barrages, réservoirs, puits, routes, écoles) grâce au principe de : « compter d’abord sur ses propres forces ».

Pour Sankara, le développement véritablement endogène devait reposer sur un certain nombre de principes, parmi lesquels:

·        la nécessité de compter d’abord sur ses propres forces ; 

·        la participation des masses aux politiques destinées à changer leurs conditions de vie ;

·        l’émancipation des femmes et leur implication dans le processus de développement;

·        l’utilisation de l’Etat comme instrument de transformation économique et sociale.

Ces principes forment la base des politiques mises en œuvre par Sankara et ses camardes entre 1983 et 1987.

 

A) Compter d’abord sur ses propres forces

Pour Thomas Sankara, compter sur ses propres forces voulait dire s’appuyer sur le peuple burkinabé pour qu’il pense son propre développement:

 «Le plus important, je crois, c’est d’avoir amené le peuple à avoir confiance en lui-même, à comprendre que finalement, il peut s’asseoir et écrire son développement, il peut s’asseoir et écrire son bonheur, il peut dire ce qu’il désire et en même temps, sentir quel est le prix à payer pour ce bonheur»

Le premier Plan Populaire de Développement (PPD) allant d’octobre 1984 à décembre 1985, avait été adopté après un processus participatif et démocratique jusque dans les villages les plus reculés. Le financement de ce Plan était 100% burkinabé. Il faut noter que de 1985 à 1988, donc pendant la présidence de Sankara, le Burkina Faso n’a reçu aucune « aide » étrangère ni des pays occidentaux, France comprise, ni de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI). Il a entièrement compté sur ses propres forces et sur la solidarité de pays amis partageant la même vision et le même idéal.

La mobilisation populaire, surtout avec les Comités de Défense de la Révolution (CDR), et l’esprit de compter sur ses propres forces avaient permis d’accomplir 85% des objectifs du Plan! C’est ainsi qu’en un an, 250 réservoirs furent construits et plus de 3000 puits creusés. Sans compter les autres réalisations dans le domaine de la santé, de l’habitat, de l’éducation, de la production agricole, etc.

 

B) Refus de copier des « modèles » importés

Le concept de développement endogène et le principe de compter d’abord sur ses propres forces sont incompatibles avec l’acceptation de recettes importées. A ce propos Sankara disait :

« Nous rejetons catégoriquement et définitivement toutes sortes de diktats venus de l’étranger » et il dénonçait «les charlatans de toutes sortes qui ont cherché à vendre des modèles de développement qui ont tous échoué ».

Sankara savait bien de quoi il parlait. En fait, depuis les indépendances, les pays africains ont fait l’expérience d’une dizaine de « modèles de développement », mais tous venus de l’extérieur et qui se sont soldés par un échec lamentable, avec des coûts exorbitants pour le continent dans tous les domaines.

A ce propos, le Rapport 2011 de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) dit ceci (page 91):

«La conception de base et le mode de mise en œuvre de tous ces paradigmes viennent de l’extérieur de l’Afrique, même si chaque paradigme a eu de véritables disciples africains. Il est difficile de penser à d’autres grandes régions du monde, ces temps-ci où les influences extérieures sur les questions de la stratégie de base de développement soient aussi répandues»

L’échec de ces modèles confirme le vieux proverbe bambara, repris par le Pr. Ki-Zerbo dans un ouvrage qu’il a édité et publié par le CODESRIA, sous le titre La natte des autres. Selon ce proverbe:

« Dormir sur la natte des autres, c’est comme dormir par terre ».

Ce proverbe exprime une vérité historique, une profonde sagesse, à savoir qu’un modèle de développement imposé de l’extérieur n’a jamais et ne pourra jamais développer un pays, encore moins un continent.

 

C) Vivre avec ses propres moyens pour vivre libre

Compter sur ses propres forces signifie aussi accepter de vivre selon ses propres moyens en utilisant au mieux les ressources disponibles. C’est le gage de la dignité et de la liberté. Le président Sékou Touré, de la Guinée, n’avait-il pas eu l’audace, voire la témérité, de prononcer, en face du Général de Gaulle en 1958, cette phrase restée célèbre :

« Nous préférons la pauvreté dans la liberté à l’opulence dans l’esclavage».

Thomas Sankara  avait fait sien ce credo du grand tribun guinéen et reformulé d’une manière plus simple et directe la phrase du président Sékou Touré : 

«Acceptons de vivre Africains. C’est la seule façon de vivre libres et dignes»

Mais pour « vivre libres et dignes », il faut pouvoir se nourrir soi-même et non dépendre de la mendicité internationale. Car un pays qui ne peut pas se nourrir lui-même risque inévitablement de perdre son indépendance et sa dignité. Sankara avait eu cette interrogation restée célèbre:  

« Où est l’impérialisme ? Regardez vos plats quand vous mangez. Ces grains de riz, de maïs et de mil importés, c’est cela l’impérialisme. »

Pour éviter cela, Sankara insistait : « essayons de consommer ce que nous contrôlons nous-mêmes. »

C’est pour atteindre cet objectif qu’il avait mobilisé les paysans burkinabé pour atteindre l’autosuffisance alimentaire qui a permis de renforcer la confiance en soi et la dignité du peuple burkinabé. L’ancien Rapporteur des Nations-Unies pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler, a souligné que ce résultat avait été atteint par une redistribution massive des terres aux paysans combinée à la fourniture d’engrais et au recours à l’irrigation.

L’esprit de Sankara anime aujourd’hui les paysans africains qui se battent pour atteindre la souveraineté alimentaire en transformant les ressources locales et en contrôlant leur propre nourriture contre les OGM que les multinationales occidentales veulent déverser sur nos marchés.

Mais « vivre libre » implique aussi revaloriser les ressources locales pour répondre aux besoins des populations. C’est pourquoi Sankara avait mis un accent particulier sur la nécessité de transformer le coton produit au Burkina pour habiller la population. Le fameux « Faso Dan Fani », le vêtement local, était un exemple de cette transformation du coton pour le marché national. Sankara avait fait un vibrant plaidoyer pour le port du « Faso Dan Fani »  au Sommet de l’OUA, plaidoyer salué par des applaudissements nourris des Chefs d’Etat africains.

Vivre libre veut dire encore éviter les pièges et humiliations de la prétendue « aide au développement » qui a plutôt contribué au sous-développement de l’Afrique et à sa grande dépendance. A ce propos, voici ce que disait Sankara:

 « Bien sûr, nous encourageons toute aide qui nous aide à éliminer l’aide. Mais de manière générale, les politiques d’aide ont plutôt fini par nous désorganiser, par saper notre sens de responsabilité à l’égard de nos propres affaires sur les plans économique, politique et culturel. Nous avons pris le risque d’emprunter des voies nouvelles afin de réaliser un mieux-être. »      

 

D) Libérer la femme et en faire un acteur central du développement

Un autre trait de génie de Sankara était d’avoir compris que le développement véritable serait impossible sans la libération de tous les groupes opprimés, à commencer les femmes. A cet égard, il disait: 

« On ne peut transformer la société en maintenant la domination et la discrimination à l’égard des femmes qui sont plus de la moitié de la société... Notre révolution, durant les trois ans et demi, a œuvré à l’élimination progressives des pratiques dévalorisantes de la femme…Aussi celle-ci doit-elle s’engager davantage à produire et consommer burkinabé, en s’affirmant toujours comme agent économique de premier plan… Ensemble, nous devons toujours veiller à l’accès de la femme au travail. Ce travail émancipateur et libérateur qui garantira à la femme l’indépendance économique, un plus grand rôle social et une connaissance plus juste et plus complète du monde »

En effet, le développement, comme processus de transformation économique, sociale, politique et culturelle, ne peut devenir une réalité sans l’émancipation totale de la femme, la fin de toutes formes de discriminations à son égard et sa participation active dans le processus de transformation. Dans ce domaine encore, Sankara était très en avance par rapport à ses pairs africains et même par rapport à certains dirigeants occidentaux et institutions internationales.

De nos jours, des Nations-Unies aux pays les plus conservateurs, on célèbre bruyamment la « libération » de la femme, souvent plus folklorique que réelle. La lutte pour la libération de la femme est devenue un lieu commun, avec la création de l’ONU-Femmes, les lois sur la parité et d’autres mesures visant à l’émancipation économique, sociale et politique de la femme, autrement dit à son autonomisation.

Ici encore, l’histoire a amplement fait justice à la clairvoyance et à la vision stratégique de Sankara, qui était largement en avance sur son temps!

 

E) S’identifier avec les aspirations des masses populaires  

Pour Sankara, être révolutionnaire c’est donner la priorité à la satisfaction des besoins essentiels des masses populaires urbaines et rurales. C’est pourquoi il a cherché à se mettre à leur niveau, à épouser totalement leur cause, ce qui a été une des sources de conflits avec les franges de la petite bourgeoisie urbaine qui ne voulaient pas renoncer à leurs « privilèges ». Pour lui :

 «On ne fait pas de révolution pour se substituer simplement aux anciens potentats renversés. On ne participe pas à la révolution sous une motivation vindicative ; « ôte-toi de là que je m’y mette ». Ce genre de mobile est étranger à l’idéal révolutionnaire d’août et ceux qui le portent démontrent leurs tares de petits bourgeois situationnistes quand ce n’est pas leur opportunisme de contre-révolutionnaires dangereux » 

C’est que contrairement à ces petits bourgeois urbains, Thomas Sankara était en phase avec Amilcar Cabral qui appelait les intellectuels à se « suicider » pour ressusciter comme « travailleurs révolutionnaires » au service de leurs peuples.

Cabral disait : « la petite bourgeoisie révolutionnaire doit être capable de se suicider comme classe pour ressusciter comme travailleurs révolutionnaires complètement identifiés avec les aspirations profondes du peuple auquel ils appartiennent ».

C’est fidèle en cela que Sankara a essayé d’inculquer une autre mentalité à la petite bourgeoisie intellectuelle. Malheureusement, celle-ci était plus prompte à répéter des slogans révolutionnaires qu’à changer de comportement et de mode de vie. En fait, c’est l’un des défis majeurs de tout mouvement de transformation économique et sociale dans les pays africains. En effet, nombre d’intellectuels « révolutionnaires », une fois au pouvoir, tendent à tourner le dos au peuple et presque partout, ils ont engagé la course aux privilèges et à l’argent au détriment de la lutte pour la décolonisation des mentalités et la transformation des structures économiques et sociales héritées de la colonisation.

Une décolonisation au sens de Fanon : « La décolonisation, on le sait, est un processus historique …La décolonisation ne passe jamais inaperçue car elle porte sur l’être, elle modifie fondamentalement l’être, elle transforme des spectateurs écrasés d’inessentialité en acteurs privilégiés, saisis de façon quasi grandiose par le faisceau de l’HistoireDans décolonisation, il y a donc exigence d’une remise en question intégrale de la situation coloniale      

Voilà l’objectif fondamental poursuivi par Thomas Sankara. Mais il s’est heurté à des forces d’inertie, comme la petite bourgeoisie « occidentalisée » qui constitue l’un des obstacles à toute politique de rupture visant à changer la société, les structures héritées de la colonisation. C’est cette force d’inertie qui explique en partie l’échec des partis de gauche en Afrique, notamment dans les pays « francophones ».  

C’est cet écueil qui a finalement eu raison du processus révolutionnaire au Burkina Faso et contribué à créer les conditions qui ont abouti à l’assassinat de Thomas Sankara le 15 octobre 1987.

 

F) L’Etat comme instrument de transformation économique et sociale.

Sankara était communiste et avait une grande admiration pour les régimes socialistes, notamment Cuba pour laquelle il avait une grande admiration. Il savait que l’Etat était au centre des transformations accomplies dans ces pays.

En dehors de cela, il savait qu’un pays, à peine sorti de la longue et terrible nuit coloniale, ne pouvait se reconstruire sans un Etat actif et engagé. Donc, pour lui, l’Etat devait être au centre du processus de transformation économique, sociale et culturelle. Et c’est sous l’impulsion de l’Etat et de ses démembrements que les masses ont pu être mobilisées pour participer à la mise en œuvre du premier Plan de Populaire de Développement.

Mais quand, après son assassinat, le Burkina Faso s’est agenouillé devant la Banque mondiale et le FMI, l’Etat fut vilipendé et dépouillé de ses fonctions essentielles au profit du secteur privé étranger, avec les conséquences que l’on connaît. Ce recul de l’Etat a entraîné une dégradation des conditions de vie, comme partout dans les autres pays africains.

La faillite des programmes d’ajustement structurel (PAS) et l’effondrement du fondamentalisme de marché ont consacré le retour en force de l’Etat. C’est dans ce contexte que la CEA (2011) et la CNUCED (2007) ont exhorté les pays africains à bâtir des Etats développementistes, pour en faire des agents actifs de leur développement, à l’instar de ce qu’ont fait les « Tigres » et « Dragons » asiatiques ou les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). 

 

G) Solidarité contre l’asservissement et le pillage par la dette

A la veille de la fondation de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) en 1963, devenue Union Africaine (UA) en 2001, Kwame Nkrumah, premier Président du Ghana, leader visionnaire et figure emblématique du panafricanisme révolutionnaire, disait : « L’Afrique doit s’unir ou périr » !

En effet, face à des ennemis puissants et bien organisés qui tiennent à perpétuer leur domination sur l’Afrique pour continuer à piller ses richesses, seules la solidarité et l’union peuvent aider l’Afrique à préserver son indépendance. Panafricaniste convaincu et admirateur du grand dirigeant ghanéen, Thomas Sankara avait fait sienne cette déclaration pleine de vérité et de bon sens du Président Nkrumah. C’est pourquoi, Sankara, son dernier Sommet à Addis Abéba, en juillet 1987, avait apostrophé les leaders africains en leur demandant de former un front uni pour exiger l’annulation de la dette illégitime de l’Afrique, car :

« La dette sous sa forme actuelle est une reconquête savamment organisée de l’Afrique, pour que sa croissance et son développement obéissent à des normes et paliers qui nous sont totalement étrangers. Faisant en sorte que chacun d’entre nous devienne l’esclave financier, c'est-à-dire l’esclave tout court de ceux qui ont eu l’opportunité, la ruse, la fourberie de placer leurs fonds chez nous avec l’obligation de les rembourser. La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyons-en sûrs. Si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyons-en sûrs, également.»

Le Burkina Faso fait partie de plus d’une trentaine d’autres pays africains, appelés « pays moins avancés » (PMA). Selon la CNUCED (2010), dans ces PMA, 6 personnes sur 10 vivent avec l’équivalent de 1,25 dollar par jour et près de 9 personnes sur 10 (88%) vivent avec l’équivalent de 2 dollars par jour ! Cela veut dire que ces pays ont besoin de retenir toutes leurs ressources pour les mettre au service de leur développement. Chaque sou qui sort de ces pays, sous forme de service de la dette ou de rapatriement de bénéfices, serait au détriment du bien-être de leurs populations. C’est pourquoi Sankara avait raison de dire que « si nous payons, c’est nous qui allons mourir ».

Et finalement, l’histoire lui a donné raison avec la décision d’annuler la dette des PMA et d’autres pays, après des campagnes internationales qui ont rendu hommage à Thomas Sankara et au président Fidel Castro pour avoir fait preuve de leadership, de courage et de clairvoyance en dénonçant une dette illégitime transformée en instrument de domination et de pillage des pays du Sud.    

Toujours en liaison avec la dette extérieure du continent, Thomas Sankara fut l’un des rares dirigeants africains, sinon le seul, à avoir fustigé et rejeté les politiques d’ajustement de la Banque mondiale et du FMI, qui ont alourdi le fardeau de la dette et appauvri les pays africains. Son gouvernement avait refusé toute forme de collaboration avec ces institutions et rejeté leur « aide ». Il avait élaboré et mis en œuvre son propre programme d’auto-ajustement, qui avait bénéficié du soutien des populations qui comprenaient le bien-fondé des politiques et le sens des sacrifices demandés de tous, dirigeants et citoyens. 

 

H)  La lutte pour la protection de l’environnement

En visionnaire, Sankara avait compris avant beaucoup d’autres, y compris dans le monde dit « développé », l’importance de la protection de l’environnement comme facteur indispensable à la survie même de l’Humanité. Des millions d’arbres avaient été plantés dans le but d’arrêter la désertification. Chaque évènement, baptême, mariage, était une occasion pour planter des arbres. Cela entraîna une mobilisation massive des populations qui ont compris le sens et la portée de telle décision: construire leur pays de leurs propres mains ! Voilà l’idée-force derrière la vision de Thomas Sankara.

C’est qu’il avait bien compris très tôt le coût économique et social que son pays risquait de payer du fait de la dégradation de l’environnement. C’est pourquoi l’un des axes majeurs de sa politique de développement a été la mobilisation des populations pour protéger leur environnement.

Sankara avait fait le lien entre le mode de production et de consommation capitaliste et la dégradation de l’environnement :

 «Cette lutte pour l’arbre et la forêt est surtout une lutte anti-impérialiste. Car l’impérialisme est le pyromane de nos forêts et de nos savanes. »

Aujourd’hui, les énormes dégâts causés par le changement climatique, du fait du des émissions de gaz résultant du mode de production et de consommation des pays capitalistes, ont confirmé les prédictions de Sankara. Et son pays et le reste de l’Afrique, qui contribuent le moins à cette dégradation par une faible émission de gaz à effets de serre, risquent pourtant d’en payer le prix fort.

 

EN GUISE DE CONCLUSION

·        Incontestablement, Thomas Sankara était un visionnaire, un leader charismatique et un révolutionnaire sincère. C’est pourquoi il a laissé une empreinte indélébile sur la conscience collective des peuples africains et son action a eu une profonde résonnance au-delà de l’Afrique.

 

·        Il était en avance sur son temps. De nos jours, toutes les problématiques au cœur de son combat sont devenues des sujets au centre des débats au niveau national et international: la libération de la femme, la dette, la souveraineté alimentaire, la solidarité entre pays africains, la solidarité Sud-Sud, la protection de l’environnement, etc.

 

·        L’Union africaine et les institutions continentales cherchent à forger un nouveau paradigme de développement pensé et mis en œuvre par les Africains eux-mêmes. Cela était l’axe central du combat de Sankara et de certains de ses illustres devanciers.

  

·        Certes, comme toute œuvre humaine, celle de Sankara n’était pas parfaite. Elle est critiquable sur bien des aspects.

 

·        Mais ce qui est sûr c’est qu’il a montré la voie vers un Autre Développement possible qui s’appuie sur la mobilisation du peuple et la confiance en soi contre les idées reçues et les modèles importés. Sans aucun doute, c’est une voie semée d’embûches mais la seule qui permette de « vivre libre et digne ».  

 

·        De même que Sankara avait repris les idées et le combat de ses illustres devanciers, de même d’autres sont en train de reprendre ses idées et son  combat, qui sont plus actuels que jamais car, « on ne peut pas tuer les idées », comme il le disait lors d’un discours à la mémoire de Che Guevara, une semaine avant son assassinat.

 

·        Thomas Sankara a physiquement disparu mais ses idées et son exemple vont continuer d’inspirer d’autres Africains pour poursuivre son combat et l’idéal pour lequel il a donné sa vie

 

·        En ce sens, Sankara n’est pas mort ! Il vit en chacun et chacune de nous!

LISTE DES PERSONNAGES CITES:

·        Joseph Ki-Zerbo : historien burkinabé, théoricien du développement endogène. Il fut l’un des principaux auteurs de l’Histoire Générale de l’Afrique, publiée par l’UNESCO quand Amadou Makhtar Mbow en était le Directeur Général. Il est décédé en décembre 2006 

·        Kwame Nkrumah : premier président du Ghana, un des principaux leaders du Panafricaniste et éminent révolutionnaire. Il est l’un des Pères Fondateurs de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) en 1963. Victime d’un coup d’Etat militaire fomenté par l’impérialisme anglo-américain, il mourra en exil. Mais l’Afrique et le Ghana le reconnaissent comme le leader incontesté de la lutte pour la Libération et l’unité de l’Afrique. Son Mausolée trône fièrement à Accra et sa statue au siège de l’Union africaine à Addis Abéba.

·        Amilcar Cabral : originaire de la Guinée Bissau, dirigeant du Mouvement pour l’Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert contre le colonialisme portugais. Il fut assassiné le 20 janvier 1973 par des agents de l’Etat fasciste portugais. Cabral est l’un des théoriciens révolutionnaires les plus originaux en Afrique et dans le Tiers Monde

·        Sékou Touré : premier président de la République de Guinée, un des Pères Fondateurs de l’OUA. Décédé en 1984

·        Frantz Fanon : révolutionnaire et écrivain d’origine  martiniquaise, ancien élève d’Aimé Césaire. Il s’engagea aux côtés du peuple algérien dans sa lutte de libération contre le colonialisme français. Il est l’auteur du célèbre ouvrage les « Damnés de la terre », une des critiques les plus pénétrantes du système colonial. Décédé très jeune (il avait moins de 40 ans) emporté par une leucémie

 

           Par demba moussa dembele

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:34

Guillaume Soro à Gagnoa : Les contradictions d'une traversée du désert

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 Soro est allé à Gagnoa, région d’origine de Laurent Gbagbo. Il a organisé dans ce contexte une polémique médiatiquement factice. Il faut plutôt retenir que devant ce qui est en réalité une fuite en avant, c’est la lutte pacifique et démocratique des résistants ivoiriens qui commence à payer. Nous nous sommes battus. Et nous devons continuer farouchement la lutte. Car seule la lutte paie. Rien ne nous sera concédé "pour nos beaux yeux". J'ai vu des images du séjour de Soro à Gagnoa. J'ai éprouvé de la pitié pour mon pays. J'ai eu encore très mal quand cela m'a rappelé que les Occidentaux veulent continuer de nous rabaisser, de nous humilier, de nous apprivoiser (en un mot de nous anéantir) en nous imposant une telle classe d'hommes  et de femmes politiques – sans tenue, ni scrupule –, à la tête de nos Etats.

D’une part, pourquoi nous imposer des gens d’aucune moralité ? Pourquoi nous imposer des barbares ? Chez les Occidentaux, cela se voit rarement - on pourrait dire, cela ne s'est jamais vu - que le premier "emploi" d'un citoyen soit le poste de ministre. Ce n’est pas seulement cet aspect des choses qui est en cause ; c’est aussi le niveau d’études ou de formation de nombre de ceux qui dirigent le pays – dans la haute administration, dans des institutions, … – ; même si dans certains cas, le niveau d’études ne peut pas être un critère limitant (à condition dans cette mesure d’accepter d’apprendre). Chez nous, les Occidentaux trouvent tout normal. Guillaume Soro, par les armes a eu une ascension exceptionnelle, jusqu'à être premier ministre et aujourd'hui président de notre Assemblée Nationale. Ce n'est pas normal. Car nos jeunes doivent comprendre et intégrer que l'ascension sociale s'obtient par des efforts et par le mérite.

D’autre part, parce qu'il manque de jugeote, Soro a cultivé la défiance - à l'endroit de ceux qui ont encore du bon sens en Côte d'Ivoire et dans le monde ; et ils sont les plus nombreux par rapport aux obligés de Soro - sur son voyage à Gagnoa. C'est plutôt pathétique. Il demande "pardon", nous dit-il ? L'homme peut changer. Il est donc peut-être de bonne foi. Mais le pardon ne serait-il pas plus à propos, quand ils ont raté leur tentative de coup d'Etat du 19 septembre 2002 ? Ou du moins, n'auraient-ils pas trouvé une formule pour organiser les demandes de pardon après l'arrestation du président Gbagbo. On pourrait être tenté de répondre que dans ce cas là, les plaies étaient encore très béantes. Mais l'appel à l'apaisement – en prévoyant un dispositif d’accompagnement – n'est-il pas un art à pratiquer par celui qui a pris le dessus même par la voie que nous connaissons ?

Aujourd’hui, le rapport de force arrache "pardon" de la bouche de Soro. Il prononce le mot plusieurs fois. Est-ce pour dire qu'il y croit ou c'est simplement de la communication. A regarder le parcours de ce garçon : sa propension aigüe et son inclination indescriptible à la roublardise, l’économie de questions même des plus osées ne s’imposerait pas. Ces gens-là pensent qu'il fallait d'abord tuer, violer, découper des victimes à la machette … pour montrer qu'ils avaient vraiment le dessus - avec l'aide de la Communauté internationale -. La cruauté, la barbarie, la chasse à l'homme "pro-Gbagbo", les arrestations arbitraires et actes de tortures - qu'ils filmaient eux-mêmes - montrent combien ils étaient convaincus de leur impunité. Que le monde est ingrat ! Que le monde est faux ! L'on a voulu nier la tentative de coup d'Etat du 19 septembre 2002, comme origine plus aigüe - après le 24 décembre 1999 - de la crise ivoirienne pour dater celle-ci à partir des élections de novembre 2010. Cette falsification de l'histoire et cette imposture même soutenues par les médias des plus puissants au monde, en termes de propagande n'ont pas eu raison des Ivoiriens et des démocrates d'horizons divers qui se battent à leurs côtés.

Pour la reconstruction de notre pays et le besoin d’abréger les souffrances des populations, la revanche est inutile. Cela est tellement vrai que dans la culture que nous entretenons dans le sillage de Laurent Gbagbo, nous avons toujours mis le rassemblement en avant, comme boussole. « La transition pacifique à la démocratie » a inspiré le slogan « asseyons-nous pour discuter ». C’est la raison pour laquelle, même convaincu de sa victoire, Laurent Gbagbo a demandé le recomptage des voix. Mais devant l’autisme d’une « race » de politiques arrogants, « le temps » qui « est l’autre nom de Dieu » a fini par opérer un reclassement dans le paysage socio-politique de la Côte d’Ivoire.

Guillaume Soro et Hamed Bakayoko sont tellement satisfaits d’eux-mêmes qu’ils s’activent à une compétition à la succession de Ouattara. On nous sort du chapeau une loi sur « l’apatridie ». Le Rdr et certains de ses alliés du RHDP sont tellement convaincus qu’ils peuvent faire dans ce pays ce qu’ils veulent, qu’ils perdent la conscience – si tant est qu’ils en ont déjà eu une  – que toutes les questions de cette nature nécessite un consensus national. En fait, dans l’élan tactique et calculateur de faire du bétail électoral, la raison n’a pas été au rendez-vous sur cette question fondamentale pour la cohésion de la Côte d’Ivoire.

Dans cette adresse, ce qu’il faut retenir de ce qui précède, est que la sérénité n’est pas dans le camp des artisans de la conservation de l’ordre ancien. Mais la lutte que nous sommes maintenant invités à organiser de façon plus méthodique, continuera à renforcer les éclaircies qui pointent grâce à notre combat. Nous devons davantage nous mobiliser pour densifier nos revendications du jeu démocratique. Tous les partisans de la démocratie ne doivent donc pas se laisser abuser par tout ce qui relèvera de la diversion. Soro, en tant que président de l’Assemblée Nationale doit inspirer ses amis à intégrer que la Côte d’Ivoire appartient à tous les Ivoiriens ; et donc changer absolument de comportement. Par ailleurs, si on veut suivre le fond de la rhétorique de Soro sur l’exclusion, on doit lui demander si « l’exclusion ne doit pas exclure l’exclusion ? ». Tout en restant ouvert à tout ce qui pourra apparaître comme actes viables pour la reconstruction de notre pays, la vigilance des progressistes devra l’emporter sur des tentations évidentes dans cette ère de vulnérabilité où tous les piliers pouvant soutenir le socle d’un bien-être des populations, ont été mis à terre. Il faut rester déterminer pour travailler à ramener nos frères du RHDP sur terre. Ouattara n’a plus le choix aujourd’hui. Qu’il libère tous les prisonniers ! Que L’illustre geôlier de Scheveningen recouvre la liberté. La Côte d’Ivoire n’en pourra que reprendre son souffle. Et les investisseurs ne pourront que mieux s’en porter. C’est dans tous les cas la Côte d’Ivoire qui aura pris le dessus.

Dr Claude KOUDOU, Analyste politique, Enseignant-Ecrivain ; Directeur de la Collection « Afrique Liberté » chez les Editions L’Harmattan ; Président de CPDA « Convergences pour la Paix et le Développement de l’Afrique »

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:31

Aidez-nous à Balayer le Cameroun !!!

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The Cameroon People's Party (CPP)  s’engage dans une plateforme avec - UDC , UPC  et AFP. Pour une première fois au Cameroun, une unité d’action est possible.

Objectif : Pour changer la gouvernance dans les circonscriptions municipales et législatives le plus radicalement possible.  

 

Cher/es ami/es,

 

Le Cameroon People's Party (CPP) sera engagé dans les Elections Municipales et Législatives du 30 Septembre 2013.

Bien que ces élections, comme c'est monnaie courante au Cameroun, ont été organisées sans transparence et sans respect des règles élémentaires de démocratie, nous avons décidé - au regard de notre contexte politique - qu'il est important de saisir cette opportunité:

Pour l'expression politique qu'offrent les élections,

Pour engager et mobiliser ceux et celles dont l'objectif est le changement et la démocratie au Cameroun, de même que de faire entendre leurs voix de manière forte et claire

Pour changer la gouvernance dans les circonscriptions municipales et législatives le plus radicalement possible,  

Afin de s'assurer le succès, le CPP a adopté une stratégie à deux volets :

 

Premier volet:

Nous irons aux élections sous notre propre label du parti CPP dans 3 circonscriptions:

 

Douala I - Région du Littoral où je serai en tête de liste

Maga - Région de l'Extrême-Nord

Nkondjock - Région du Littoral

 

Deuxième volet:

Nous avons créé une plate-forme avec l'UDC (Ndam Njoya), AFP (Ben Muna) et UPC.

Dans cette dynamique, nous irons aux élections dans les circonscriptions suivantes et avec les étiquettes de partis suivants:

 

Municipales:

Douala II - UDC

Douala III - UPC

Douala IV - AFP

Douala V - UPC

 

Législatives

Wouri Centre - UDC

Wouri Est - UPC

Wouri Sud - UDC

Mifi - UPC

 

 

Cette stratégie qui regroupe quatre partis dans une même mouvance stratégique sera la clé de notre succès.

Notre thème de la campagne est:

Balayons le Cameroun  (Balayons le Cameroun et mettons-y de l'ordre!).

Nous avons l'intention de balayer les fonctionnaires corrompus, la mauvaise gouvernance et le RDPC ainsi que ses alliés autant que possible au cours de cette élection.

Plus important encore, nous avons l'intention de faire entendre la voix de tous ceux et toutes celles qui sont malades et fatigué/es de l'état de notre pays et qui veulent balayer le pays, bien entendu.

Les activités ont été lancées en grande pompe à travers la «Présentation Nationale des Candidat/es CPP" qui sont prêt/es à balayer le Cameroun et mettre en œuvre notre programme politique dénommé "Cameroun  Leader".

Le CPP a encore une fois pris les devants pour contester le statu quo de la scène politique camerounaise. Nous gagnons du terrain tous les jours dans ce combat pour la démocratie au Cameroun. De plus en plus de gens s'engagent à nos côtés et trouvent en eux la force de se battre pour leurs droits.

Nous avons besoin de votre soutien pour atteindre l'objectif ultime de l'assainissement du système de gouvernance au Cameroun.

 

Aidez-nous à Balayer le Cameroun !!!

Kah Walla

Managing Director, STRATEGIES!

President, Cameroon People's Party

+237 94 94 90 75

 

 

 

Dear Friends,

 

The Cameroon People's Party (CPP) will be engaging in the municipal and legislative elections of September 30, 2013.  While these elections, as is commonplace in Cameroon, have been organized without transparency and without respect for the basic rules of democracy, we determined that given our political context, it is important to seize the opportunity:

 For political expression that elections offer

To engage and mobilize those whose objective is change and democracy for Cameroon and make their  the voices heard loud and clear

To change governance in municipal and legislative electoral districts wherever possible

To ensure success, the CPP has a two-pronged strategy. 

We will be going to elections under our own CPP party label in 3 electoral districts:

Douala I - Littoral Region where I will head the list

Maga - Extreme North Region

Nkondjock Littoral Region  

We have created a platform with UDC (Ndam Njoya), AFP (Ben Muna), and UPC.  On this platform we will be going to elections in the following districts and with the following party labels:

Douala II - UDC

Douala III - UPC

Douala IV - AFP

Douala V - UPC

Wouri Center - UDC

Wouri East - UPC

Wouri South - UDC

Mifi - UPC

This strategy which brings together four parties under one strategic umbrella will be key to our success.  Our campaign theme is: Balayons le Cameroun (Let's sweep out Cameroon and put order in our house!).  We intend to sweep out corrupt officials, poor governance and the ruling CPDM as well as its allies wherever possible during this election. 

Most importantly, we intend to make the voices of all those who are sick and tired of the state of our country and who want to sweep it out, heard. 

Activities were launched in grand style the "National Presentation of CPP Candidates" who are ready to sweep out Cameroon and implement our political program of "Cameroon - Leading the Way". 

The CPP has once again taken the lead to challenge the status quo in Cameroonian  politics.We gain ground everyday in this fight for democracy in our country as more and more people become engaged and find the strength to fight for their rights.   

We need your help an support to reach the ultimate goal of changing the system of governance in Cameroon.  Help us sweep them out!!

Kah Walla

Managing Director, STRATEGIES!

President, Cameroon People's Party

+237 94 94 90 75

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:46

Aide au développement: Pourquoi la France écarte le Cameroun ?

                 Cameroon flagfrench map

La Francee a jugé hier 16 pays africains «prioritaires» en la matière.

A l'occasion de la première réunion du Comité interministériel de la Coopération internationale et du développement (Cicd) de l'an 2013, réunion qui ne s'est pas tenue depuis, quatre ans, le Premier Ministre français, Jean-Marc Ayrauq, a annoncé un «recentrage» de l'aide française au développe¬ment aux pays dits pauvres. Il s'agit de 16 États africains: Bénin, Burkina Faso, Burundi, Centrafrique, Djibouti, Comores, Ghana, Guinée, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, RD Congo, Tchad, Togo et Sénégal. Pas de Cameroun donc sur cette liste.

Le Premier Ministre français a rappelé le contexte difficile des comptes publics français, mais tenu rassurer les bénéficiaires de l'aide au développement: «Nous sommes engagés dans une maîtrise de nos comptes publics (...) mais pour autant, la France maintient son effort en matière de développement».

Le gouvernement souhaite aussi mettre l'accent sur la «transparence» avec un «contrôle de l'efficacité des aides». Ainsi, pour les aides apportées au Mali, un site internet sera rais en ligne dans les prochaines semaines afin de donner des informations précises sur les projets financés. Un premier projet de loi d'orientation et de programmation sur la politique de développement et de solidarité internationale de la république sera présenté au Conseil des ministres en novembre pour un débat au Parlement début 2014.

Solidarité internationale

Cette réunion du Cicid faisait suite aux assises de développement durable et de la solidarité internationale, clôturées en mars à Paris par le Président François Hollande. La France consacrera en 2013 9,4 milliards d'euros à l'aide publique au développement. Elle est le 4e pays contributeur de l'aide et représente 10% de l'aide mondiale. En rappel, la France, qui reste l'un des principaux donateurs en Afrique subsaharienne, a réduit son aide à cette zone de 17% en 2012, représentant une baisse de près de 700 millions d'euros.

Le Cameroun était jusqu'à la date d'hier considéré comme l'un des principaux bénéficiaires de l'aide bilatérale de la France à travers le monde avec 713 millions d'euros sur la période 2006-2011 et 40 assistants techniques. La France est ainsi le premier partenaire au développement du Cameroun. La coopération franco-camerounaise repose sur un Document cadre de partenariat (Dcp), qui concentre les efforts français sur quatre pôles au titre des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd): Santé et lutte contre le Sida, infrastructures; éducation de base, agriculture et sécurité alimentaire. Il concerne également trois priorités transversal:

l'enseignement et la recherche, la promotion de la diversité culturelle, la veille et la prospective. Dans le cadre du contrat développement désendettement (Cd2), le Cameroun a bénéficié d'investissements significatifs de la France.

D'un montant global de 213 milliards de FCFA pour le quinquennat 2011-2016, soit 139 milliards de FCFA en moins que pour le premier Contrat désendettement développement, le deuxième Cd2 pour principal axe le développement agricole au Cameroun. Reste à savoir si le «recentrage» de l'aide au développement par le gouvernement Ayrault n'affectera pas la dynamique enclenchée. La «mise à l'écart» du Cameroun par la France est d'autant plus surprenante qu'on a noté ces derniers mois comme un réchauffement des relations entre ces deux pays. La visite de Paul Biya en début d'année à Paris en était le signal le plus fort.

 

GEORGES ALAIN BOYOMO

Source: Mutations 

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:44

Zimbabwe : Mugabe préconise la castration des gays !

Homo

Zimbabwe- - Le président Zimbabwéen Robert Mugabe lors d’un meeting de campagne présidentielle vendredi affirme que les homosexuels mériteraient d’être castrés.

Robert Mugabe à l’occasion d’un meeting politique vendredi dernier en préparation à l’élection présidentielle du 31 juillet à Gweru, dans le centre du pays a lancé une énième invective contre les gays.

"L’Église dit que l’homosexualité est une abomination. C’est aussi le cas dans notre propre culture. Les hommes qui participent à ce genre de pratique mériteraient d’être castrés" a affirmé le président Mugabe avant de poursuivre de poursuivre : "Si cela ne tenait qu’à moi, je m’assurerais qu’ils aillent tout droit en enfer pour y pourrir ".

Car au Zimbabwe, population comme classe politique sont catégoriquement contre l’homosexualité à l’instar de nombreux pays Africains, c’est même le seul point sur lequel le président Mugabe et son rival Morgan Tsvangirai s’accorde. Un membre du parti de Morgan Tsvangirai, affirmait à ce propos : " Nous n’accepterons pas l’homosexualité, même s’il faut pour cela perdre l’aide de l’Occident".

Pour rappel Robert Mugabe âgé de 89 ans et candidat à sa propre succession avait déjà affirmé, que s’il était réélu, le Zimbabwe deviendrait "un Enfer " pour les gays car il entend imposer des peines plus lourdes notamment la peine de prison à vie.

Nanita

Source : koaci.com

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:38

Jean-Francois Copé le président contesté de l'UMP aurait touché plusieurs de dizaines de milliers d'euros de Sassou Nguesso pour renflouer les caisses . Le PS dénonce la "politique business" et le "mélange des genres"

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Interrogé sur RTL, le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux a estimé lundi 29 juillet que le voyage de Jean-François Copé au Congo pour une conférence rémunérée était "choquant".

 

 

"Le général de Gaulle, quand il allait à Brazzaville il avait des idées, monsieur Copé il a un tarif. Monsieur le général de Gaulle quand il allait à Brazzaville, il avait une vision, monsieur Copé il a un chèque en repartant", a déclaré le député. Avant d'ajouter : "Je trouve ça choquant quand on est député, président d'un parti politique, que l'on aille à l'étranger faire des conférences, c'est un mélange des genres."

 

Interrogé sur RTL, le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux a estimé lundi 29 juillet que le voyage de Jean-François Copé au Congo pour une conférence rémunérée était "choquant".

 

 

"Le général de Gaulle, quand il allait à Brazzaville il avait des idées, monsieur Copé il a un tarif. Monsieur le général de Gaulle quand il allait à Brazzaville, il avait une vision, monsieur Copé il a un chèque en repartant", a déclaré le député. Avant d'ajouter : "Je trouve ça choquant quand on est député, président d'un parti politique, que l'on aille à l'étranger faire des conférences, c'est un mélange des genres."


Le Roux "choqué" par la conférence de Copé à... by LeNouvelObservateur

Jean-François Copé comptait parmi les intervenants du Forum Forbes Afrique 2013 aux côtés de patrons, d'hommes d'État africains, de Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'ONU. L'ancien Premier ministre belge et eurodéputé Guy Verhofstadt et l'homme d'affaires français Matthieu Pigasse (coactionnaire du groupe Le Monde, dirigeant de la banque Lazard) étaient également annoncés au programme.

"Mélange des genres"

Selon le "Journal du dimanche", citant "un spécialiste" non identifié, Jean-François Copé "pourrait avoir empoché 30.000 euros" en donnant cette conférence mercredi dernier à Brazzaville.

Dimanche, Harlem Désir, le premier secrétaire du PS, avait lancé l'offensive dénonçant la "politique business" et le "mélange des genres" pratiqué par le président de l'UMP.

"Un chef de parti de notre pays n'a pas à être payé pour des prestations au service d'intérêts privés à l'étranger. Cette politique business du président de l'UMP en Afrique est profondément choquante, elle est contraire à tous les principes d'éthique et de transparence", a écrit Harlem Désir dans un communiqué. Selon lui, "ce mélange des genres doit cesser".

Source : Le nouvelobs

 

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POUR LA MEMOIRE DU CAMEROUN

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Renseignements:

Email : neuronesnews@gmail.com 

Mobile : 0033 (0)6 26 29 43 29

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Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

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DIVERS

 


L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

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Email: oedc-info@oumarou.net

 Google+:

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France:0033(0)6 26 29 43 29

Belgique:0033(0)4 83 69 23 12

 

Skype: oelection-cameroun

Facebook: observatoire des élections

de la diaspora camerounaise

 

 

  ........................................................................................

Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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annonces

 

 


code noir

  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

  affiche-contre-l-esclavage-monetaire_001.jpg

 

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Affirmation

 

   ONU-complice-du-genocide-au-kongo.jpg

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine