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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:40

Centrafrique : Un cabinet d’avocat parisien lance une procédure judiciaire contre Bozizé.

Bizizé

Alors que la population Centrafricaine essaie depuis quelques jours de panser ses plaies, nées de longs mois d’occupation d’une grande partie du territoire national par la rébellion qui a tout dévasté sur son passage. En cette période sensible où le peuple centrafricain tente de se réconcilier avec lui-même, et ce plus de quatre mois après le renversement du régime dictatorial de François Bozizé, les nouvelles autorités peinent à instaurer un ordre véritable dans le pays, l’ancien dictateur François Bozizé ne trouve mieux que de braver la mémoire des multiples victimes de ses 10 années de règne autoritaire en multipliant des déclarations va t’ en guerre et d’incitation à la haine et au génocide depuis le territoire français.

Au regard des agitations de Monsieur François Bozizé et au nom du principe de compétence universelle le Collectif des Organisations de Défense des Droits de l’Homme ; Organisations non gouvernementales et association à but non lucratif, porte à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale, qu’une procédure judiciaire vient d’être engagée par le biais d’un cabinet d’avocats parisien.

Aussi le collectif exhorte, le Président de la République Française, Monsieur François Hollande, de tout mettre en œuvre pour que toute la lumière soit faite sur la disparition de Charles Massi, du militant des droits de l’Homme Me Goungaye ; des assassinats du colonel Christophe Grélombé et de son fils Martin ; du lieutenant Gbodo à kémbé etc…

A cet effet, le collectif invite instamment toute personne s’estimant de près ou de loin victimes de violations graves des droits humains mais aussi et surtout des crimes relevant du statut de la Cour pénale internationale; de se rapprocher dudit Collectif afin de se constituer partie civile.

Le collectif tient par ailleurs à préciser, que l’ancien homme fort de Bangui françois Bozizé fait déjà l’objet d’une plainte déposée en 2003 par Monsieur Prosper Ndouba auprès du parquet de Pontoise pour enlèvement, séquestration et prise d’otage en bande organisée et que la machine judiciaire est mise en œuvre, mais aussi sera probablement bientôt auditionné devant la Cour Pénale Internationale de La Haye comme témoin dans l’affaire Jean Pierre Bemba Gombo ne bénéficiant plus d’une quelconque immunité.

Conscient que la crise centrafricaine ne peut trouver une issue qu’à travers une justice véritable, le collectif est résolument engagé aux côtés des plus faibles et est persuadé que le combat contre l’impunité reste la seule voie d’un retour à la paix en Centrafrique.

Fait à Joué les Tours, le 23 août 2013

Pour le Collectif

Jean Nestor NDAKALA

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:36

THOMAS SANKARA:

 UNE CONCEPTION ENDOGENE DU DEVELOPPEMENT

 thomas_sankara2.jpg

PAR DEMBA MOUSSA DEMBELE, PRESIDENT D’ARCADE

PRESENTE AU SAMEDI DE L’ECONOMIE DU 3 AOUT 2013

AU SIEGE DE LA FONDATION ROSA LUXEMBURG A DAKAR

EN HOMMAGE A SANKARA, A L’OCASSION DU 30e ANNIVERSAIRE DE LA REVOLUTION DU 4 AOUT 1983

INTRODUCTION

Le concept de développement endogène ou autocentré renvoie au processus de transformation, économique, sociale, culturelle, scientifique et politique, basé sur la mobilisation des ressources et des forces sociales internes et l’utilisation des savoirs et expériences accumulés par le peuple d’un pays. Il permet ainsi aux populations d’être des agents actifs de la transformation de leur société au lieu de rester des spectateurs de politiques inspirées par des modèles importés.   

Si le développement endogène vise d’abord à compter sur ses propres forces, pour autant, il ne veut pas dire autarcie.     

L’un des théoriciens éminents du développement endogène, le Professeur Joseph Ki-Zerbo, disait: 

« Si on se développe, c’est en tirant de soi-même les éléments de son propre développement.» Autrement dit: « On NE développe pas. On SE développe. » 

La conception de l’illustre Professeur a sans doute inspiré son jeune et charismatique compatriote. De fait, la Révolution sankariste fut l’une des plus grandes tentatives d’émancipation populaire et démocratique de l’Afrique post-indépendance. C’est pourquoi elle est considérée comme une expérience inédite de profonde transformation économique, sociale, culturelle et politique, comme en témoignent les formidables mobilisations de masse pour amener les populations à prendre en charge leurs propres besoins, avec la construction d’infrastructures (barrages, réservoirs, puits, routes, écoles) grâce au principe de : « compter d’abord sur ses propres forces ».

Pour Sankara, le développement véritablement endogène devait reposer sur un certain nombre de principes, parmi lesquels:

·        la nécessité de compter d’abord sur ses propres forces ; 

·        la participation des masses aux politiques destinées à changer leurs conditions de vie ;

·        l’émancipation des femmes et leur implication dans le processus de développement;

·        l’utilisation de l’Etat comme instrument de transformation économique et sociale.

Ces principes forment la base des politiques mises en œuvre par Sankara et ses camardes entre 1983 et 1987.

 

A) Compter d’abord sur ses propres forces

Pour Thomas Sankara, compter sur ses propres forces voulait dire s’appuyer sur le peuple burkinabé pour qu’il pense son propre développement:

 «Le plus important, je crois, c’est d’avoir amené le peuple à avoir confiance en lui-même, à comprendre que finalement, il peut s’asseoir et écrire son développement, il peut s’asseoir et écrire son bonheur, il peut dire ce qu’il désire et en même temps, sentir quel est le prix à payer pour ce bonheur»

Le premier Plan Populaire de Développement (PPD) allant d’octobre 1984 à décembre 1985, avait été adopté après un processus participatif et démocratique jusque dans les villages les plus reculés. Le financement de ce Plan était 100% burkinabé. Il faut noter que de 1985 à 1988, donc pendant la présidence de Sankara, le Burkina Faso n’a reçu aucune « aide » étrangère ni des pays occidentaux, France comprise, ni de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI). Il a entièrement compté sur ses propres forces et sur la solidarité de pays amis partageant la même vision et le même idéal.

La mobilisation populaire, surtout avec les Comités de Défense de la Révolution (CDR), et l’esprit de compter sur ses propres forces avaient permis d’accomplir 85% des objectifs du Plan! C’est ainsi qu’en un an, 250 réservoirs furent construits et plus de 3000 puits creusés. Sans compter les autres réalisations dans le domaine de la santé, de l’habitat, de l’éducation, de la production agricole, etc.

 

B) Refus de copier des « modèles » importés

Le concept de développement endogène et le principe de compter d’abord sur ses propres forces sont incompatibles avec l’acceptation de recettes importées. A ce propos Sankara disait :

« Nous rejetons catégoriquement et définitivement toutes sortes de diktats venus de l’étranger » et il dénonçait «les charlatans de toutes sortes qui ont cherché à vendre des modèles de développement qui ont tous échoué ».

Sankara savait bien de quoi il parlait. En fait, depuis les indépendances, les pays africains ont fait l’expérience d’une dizaine de « modèles de développement », mais tous venus de l’extérieur et qui se sont soldés par un échec lamentable, avec des coûts exorbitants pour le continent dans tous les domaines.

A ce propos, le Rapport 2011 de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) dit ceci (page 91):

«La conception de base et le mode de mise en œuvre de tous ces paradigmes viennent de l’extérieur de l’Afrique, même si chaque paradigme a eu de véritables disciples africains. Il est difficile de penser à d’autres grandes régions du monde, ces temps-ci où les influences extérieures sur les questions de la stratégie de base de développement soient aussi répandues»

L’échec de ces modèles confirme le vieux proverbe bambara, repris par le Pr. Ki-Zerbo dans un ouvrage qu’il a édité et publié par le CODESRIA, sous le titre La natte des autres. Selon ce proverbe:

« Dormir sur la natte des autres, c’est comme dormir par terre ».

Ce proverbe exprime une vérité historique, une profonde sagesse, à savoir qu’un modèle de développement imposé de l’extérieur n’a jamais et ne pourra jamais développer un pays, encore moins un continent.

 

C) Vivre avec ses propres moyens pour vivre libre

Compter sur ses propres forces signifie aussi accepter de vivre selon ses propres moyens en utilisant au mieux les ressources disponibles. C’est le gage de la dignité et de la liberté. Le président Sékou Touré, de la Guinée, n’avait-il pas eu l’audace, voire la témérité, de prononcer, en face du Général de Gaulle en 1958, cette phrase restée célèbre :

« Nous préférons la pauvreté dans la liberté à l’opulence dans l’esclavage».

Thomas Sankara  avait fait sien ce credo du grand tribun guinéen et reformulé d’une manière plus simple et directe la phrase du président Sékou Touré : 

«Acceptons de vivre Africains. C’est la seule façon de vivre libres et dignes»

Mais pour « vivre libres et dignes », il faut pouvoir se nourrir soi-même et non dépendre de la mendicité internationale. Car un pays qui ne peut pas se nourrir lui-même risque inévitablement de perdre son indépendance et sa dignité. Sankara avait eu cette interrogation restée célèbre:  

« Où est l’impérialisme ? Regardez vos plats quand vous mangez. Ces grains de riz, de maïs et de mil importés, c’est cela l’impérialisme. »

Pour éviter cela, Sankara insistait : « essayons de consommer ce que nous contrôlons nous-mêmes. »

C’est pour atteindre cet objectif qu’il avait mobilisé les paysans burkinabé pour atteindre l’autosuffisance alimentaire qui a permis de renforcer la confiance en soi et la dignité du peuple burkinabé. L’ancien Rapporteur des Nations-Unies pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler, a souligné que ce résultat avait été atteint par une redistribution massive des terres aux paysans combinée à la fourniture d’engrais et au recours à l’irrigation.

L’esprit de Sankara anime aujourd’hui les paysans africains qui se battent pour atteindre la souveraineté alimentaire en transformant les ressources locales et en contrôlant leur propre nourriture contre les OGM que les multinationales occidentales veulent déverser sur nos marchés.

Mais « vivre libre » implique aussi revaloriser les ressources locales pour répondre aux besoins des populations. C’est pourquoi Sankara avait mis un accent particulier sur la nécessité de transformer le coton produit au Burkina pour habiller la population. Le fameux « Faso Dan Fani », le vêtement local, était un exemple de cette transformation du coton pour le marché national. Sankara avait fait un vibrant plaidoyer pour le port du « Faso Dan Fani »  au Sommet de l’OUA, plaidoyer salué par des applaudissements nourris des Chefs d’Etat africains.

Vivre libre veut dire encore éviter les pièges et humiliations de la prétendue « aide au développement » qui a plutôt contribué au sous-développement de l’Afrique et à sa grande dépendance. A ce propos, voici ce que disait Sankara:

 « Bien sûr, nous encourageons toute aide qui nous aide à éliminer l’aide. Mais de manière générale, les politiques d’aide ont plutôt fini par nous désorganiser, par saper notre sens de responsabilité à l’égard de nos propres affaires sur les plans économique, politique et culturel. Nous avons pris le risque d’emprunter des voies nouvelles afin de réaliser un mieux-être. »      

 

D) Libérer la femme et en faire un acteur central du développement

Un autre trait de génie de Sankara était d’avoir compris que le développement véritable serait impossible sans la libération de tous les groupes opprimés, à commencer les femmes. A cet égard, il disait: 

« On ne peut transformer la société en maintenant la domination et la discrimination à l’égard des femmes qui sont plus de la moitié de la société... Notre révolution, durant les trois ans et demi, a œuvré à l’élimination progressives des pratiques dévalorisantes de la femme…Aussi celle-ci doit-elle s’engager davantage à produire et consommer burkinabé, en s’affirmant toujours comme agent économique de premier plan… Ensemble, nous devons toujours veiller à l’accès de la femme au travail. Ce travail émancipateur et libérateur qui garantira à la femme l’indépendance économique, un plus grand rôle social et une connaissance plus juste et plus complète du monde »

En effet, le développement, comme processus de transformation économique, sociale, politique et culturelle, ne peut devenir une réalité sans l’émancipation totale de la femme, la fin de toutes formes de discriminations à son égard et sa participation active dans le processus de transformation. Dans ce domaine encore, Sankara était très en avance par rapport à ses pairs africains et même par rapport à certains dirigeants occidentaux et institutions internationales.

De nos jours, des Nations-Unies aux pays les plus conservateurs, on célèbre bruyamment la « libération » de la femme, souvent plus folklorique que réelle. La lutte pour la libération de la femme est devenue un lieu commun, avec la création de l’ONU-Femmes, les lois sur la parité et d’autres mesures visant à l’émancipation économique, sociale et politique de la femme, autrement dit à son autonomisation.

Ici encore, l’histoire a amplement fait justice à la clairvoyance et à la vision stratégique de Sankara, qui était largement en avance sur son temps!

 

E) S’identifier avec les aspirations des masses populaires  

Pour Sankara, être révolutionnaire c’est donner la priorité à la satisfaction des besoins essentiels des masses populaires urbaines et rurales. C’est pourquoi il a cherché à se mettre à leur niveau, à épouser totalement leur cause, ce qui a été une des sources de conflits avec les franges de la petite bourgeoisie urbaine qui ne voulaient pas renoncer à leurs « privilèges ». Pour lui :

 «On ne fait pas de révolution pour se substituer simplement aux anciens potentats renversés. On ne participe pas à la révolution sous une motivation vindicative ; « ôte-toi de là que je m’y mette ». Ce genre de mobile est étranger à l’idéal révolutionnaire d’août et ceux qui le portent démontrent leurs tares de petits bourgeois situationnistes quand ce n’est pas leur opportunisme de contre-révolutionnaires dangereux » 

C’est que contrairement à ces petits bourgeois urbains, Thomas Sankara était en phase avec Amilcar Cabral qui appelait les intellectuels à se « suicider » pour ressusciter comme « travailleurs révolutionnaires » au service de leurs peuples.

Cabral disait : « la petite bourgeoisie révolutionnaire doit être capable de se suicider comme classe pour ressusciter comme travailleurs révolutionnaires complètement identifiés avec les aspirations profondes du peuple auquel ils appartiennent ».

C’est fidèle en cela que Sankara a essayé d’inculquer une autre mentalité à la petite bourgeoisie intellectuelle. Malheureusement, celle-ci était plus prompte à répéter des slogans révolutionnaires qu’à changer de comportement et de mode de vie. En fait, c’est l’un des défis majeurs de tout mouvement de transformation économique et sociale dans les pays africains. En effet, nombre d’intellectuels « révolutionnaires », une fois au pouvoir, tendent à tourner le dos au peuple et presque partout, ils ont engagé la course aux privilèges et à l’argent au détriment de la lutte pour la décolonisation des mentalités et la transformation des structures économiques et sociales héritées de la colonisation.

Une décolonisation au sens de Fanon : « La décolonisation, on le sait, est un processus historique …La décolonisation ne passe jamais inaperçue car elle porte sur l’être, elle modifie fondamentalement l’être, elle transforme des spectateurs écrasés d’inessentialité en acteurs privilégiés, saisis de façon quasi grandiose par le faisceau de l’HistoireDans décolonisation, il y a donc exigence d’une remise en question intégrale de la situation coloniale      

Voilà l’objectif fondamental poursuivi par Thomas Sankara. Mais il s’est heurté à des forces d’inertie, comme la petite bourgeoisie « occidentalisée » qui constitue l’un des obstacles à toute politique de rupture visant à changer la société, les structures héritées de la colonisation. C’est cette force d’inertie qui explique en partie l’échec des partis de gauche en Afrique, notamment dans les pays « francophones ».  

C’est cet écueil qui a finalement eu raison du processus révolutionnaire au Burkina Faso et contribué à créer les conditions qui ont abouti à l’assassinat de Thomas Sankara le 15 octobre 1987.

 

F) L’Etat comme instrument de transformation économique et sociale.

Sankara était communiste et avait une grande admiration pour les régimes socialistes, notamment Cuba pour laquelle il avait une grande admiration. Il savait que l’Etat était au centre des transformations accomplies dans ces pays.

En dehors de cela, il savait qu’un pays, à peine sorti de la longue et terrible nuit coloniale, ne pouvait se reconstruire sans un Etat actif et engagé. Donc, pour lui, l’Etat devait être au centre du processus de transformation économique, sociale et culturelle. Et c’est sous l’impulsion de l’Etat et de ses démembrements que les masses ont pu être mobilisées pour participer à la mise en œuvre du premier Plan de Populaire de Développement.

Mais quand, après son assassinat, le Burkina Faso s’est agenouillé devant la Banque mondiale et le FMI, l’Etat fut vilipendé et dépouillé de ses fonctions essentielles au profit du secteur privé étranger, avec les conséquences que l’on connaît. Ce recul de l’Etat a entraîné une dégradation des conditions de vie, comme partout dans les autres pays africains.

La faillite des programmes d’ajustement structurel (PAS) et l’effondrement du fondamentalisme de marché ont consacré le retour en force de l’Etat. C’est dans ce contexte que la CEA (2011) et la CNUCED (2007) ont exhorté les pays africains à bâtir des Etats développementistes, pour en faire des agents actifs de leur développement, à l’instar de ce qu’ont fait les « Tigres » et « Dragons » asiatiques ou les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). 

 

G) Solidarité contre l’asservissement et le pillage par la dette

A la veille de la fondation de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) en 1963, devenue Union Africaine (UA) en 2001, Kwame Nkrumah, premier Président du Ghana, leader visionnaire et figure emblématique du panafricanisme révolutionnaire, disait : « L’Afrique doit s’unir ou périr » !

En effet, face à des ennemis puissants et bien organisés qui tiennent à perpétuer leur domination sur l’Afrique pour continuer à piller ses richesses, seules la solidarité et l’union peuvent aider l’Afrique à préserver son indépendance. Panafricaniste convaincu et admirateur du grand dirigeant ghanéen, Thomas Sankara avait fait sienne cette déclaration pleine de vérité et de bon sens du Président Nkrumah. C’est pourquoi, Sankara, son dernier Sommet à Addis Abéba, en juillet 1987, avait apostrophé les leaders africains en leur demandant de former un front uni pour exiger l’annulation de la dette illégitime de l’Afrique, car :

« La dette sous sa forme actuelle est une reconquête savamment organisée de l’Afrique, pour que sa croissance et son développement obéissent à des normes et paliers qui nous sont totalement étrangers. Faisant en sorte que chacun d’entre nous devienne l’esclave financier, c'est-à-dire l’esclave tout court de ceux qui ont eu l’opportunité, la ruse, la fourberie de placer leurs fonds chez nous avec l’obligation de les rembourser. La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyons-en sûrs. Si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyons-en sûrs, également.»

Le Burkina Faso fait partie de plus d’une trentaine d’autres pays africains, appelés « pays moins avancés » (PMA). Selon la CNUCED (2010), dans ces PMA, 6 personnes sur 10 vivent avec l’équivalent de 1,25 dollar par jour et près de 9 personnes sur 10 (88%) vivent avec l’équivalent de 2 dollars par jour ! Cela veut dire que ces pays ont besoin de retenir toutes leurs ressources pour les mettre au service de leur développement. Chaque sou qui sort de ces pays, sous forme de service de la dette ou de rapatriement de bénéfices, serait au détriment du bien-être de leurs populations. C’est pourquoi Sankara avait raison de dire que « si nous payons, c’est nous qui allons mourir ».

Et finalement, l’histoire lui a donné raison avec la décision d’annuler la dette des PMA et d’autres pays, après des campagnes internationales qui ont rendu hommage à Thomas Sankara et au président Fidel Castro pour avoir fait preuve de leadership, de courage et de clairvoyance en dénonçant une dette illégitime transformée en instrument de domination et de pillage des pays du Sud.    

Toujours en liaison avec la dette extérieure du continent, Thomas Sankara fut l’un des rares dirigeants africains, sinon le seul, à avoir fustigé et rejeté les politiques d’ajustement de la Banque mondiale et du FMI, qui ont alourdi le fardeau de la dette et appauvri les pays africains. Son gouvernement avait refusé toute forme de collaboration avec ces institutions et rejeté leur « aide ». Il avait élaboré et mis en œuvre son propre programme d’auto-ajustement, qui avait bénéficié du soutien des populations qui comprenaient le bien-fondé des politiques et le sens des sacrifices demandés de tous, dirigeants et citoyens. 

 

H)  La lutte pour la protection de l’environnement

En visionnaire, Sankara avait compris avant beaucoup d’autres, y compris dans le monde dit « développé », l’importance de la protection de l’environnement comme facteur indispensable à la survie même de l’Humanité. Des millions d’arbres avaient été plantés dans le but d’arrêter la désertification. Chaque évènement, baptême, mariage, était une occasion pour planter des arbres. Cela entraîna une mobilisation massive des populations qui ont compris le sens et la portée de telle décision: construire leur pays de leurs propres mains ! Voilà l’idée-force derrière la vision de Thomas Sankara.

C’est qu’il avait bien compris très tôt le coût économique et social que son pays risquait de payer du fait de la dégradation de l’environnement. C’est pourquoi l’un des axes majeurs de sa politique de développement a été la mobilisation des populations pour protéger leur environnement.

Sankara avait fait le lien entre le mode de production et de consommation capitaliste et la dégradation de l’environnement :

 «Cette lutte pour l’arbre et la forêt est surtout une lutte anti-impérialiste. Car l’impérialisme est le pyromane de nos forêts et de nos savanes. »

Aujourd’hui, les énormes dégâts causés par le changement climatique, du fait du des émissions de gaz résultant du mode de production et de consommation des pays capitalistes, ont confirmé les prédictions de Sankara. Et son pays et le reste de l’Afrique, qui contribuent le moins à cette dégradation par une faible émission de gaz à effets de serre, risquent pourtant d’en payer le prix fort.

 

EN GUISE DE CONCLUSION

·        Incontestablement, Thomas Sankara était un visionnaire, un leader charismatique et un révolutionnaire sincère. C’est pourquoi il a laissé une empreinte indélébile sur la conscience collective des peuples africains et son action a eu une profonde résonnance au-delà de l’Afrique.

 

·        Il était en avance sur son temps. De nos jours, toutes les problématiques au cœur de son combat sont devenues des sujets au centre des débats au niveau national et international: la libération de la femme, la dette, la souveraineté alimentaire, la solidarité entre pays africains, la solidarité Sud-Sud, la protection de l’environnement, etc.

 

·        L’Union africaine et les institutions continentales cherchent à forger un nouveau paradigme de développement pensé et mis en œuvre par les Africains eux-mêmes. Cela était l’axe central du combat de Sankara et de certains de ses illustres devanciers.

  

·        Certes, comme toute œuvre humaine, celle de Sankara n’était pas parfaite. Elle est critiquable sur bien des aspects.

 

·        Mais ce qui est sûr c’est qu’il a montré la voie vers un Autre Développement possible qui s’appuie sur la mobilisation du peuple et la confiance en soi contre les idées reçues et les modèles importés. Sans aucun doute, c’est une voie semée d’embûches mais la seule qui permette de « vivre libre et digne ».  

 

·        De même que Sankara avait repris les idées et le combat de ses illustres devanciers, de même d’autres sont en train de reprendre ses idées et son  combat, qui sont plus actuels que jamais car, « on ne peut pas tuer les idées », comme il le disait lors d’un discours à la mémoire de Che Guevara, une semaine avant son assassinat.

 

·        Thomas Sankara a physiquement disparu mais ses idées et son exemple vont continuer d’inspirer d’autres Africains pour poursuivre son combat et l’idéal pour lequel il a donné sa vie

 

·        En ce sens, Sankara n’est pas mort ! Il vit en chacun et chacune de nous!

LISTE DES PERSONNAGES CITES:

·        Joseph Ki-Zerbo : historien burkinabé, théoricien du développement endogène. Il fut l’un des principaux auteurs de l’Histoire Générale de l’Afrique, publiée par l’UNESCO quand Amadou Makhtar Mbow en était le Directeur Général. Il est décédé en décembre 2006 

·        Kwame Nkrumah : premier président du Ghana, un des principaux leaders du Panafricaniste et éminent révolutionnaire. Il est l’un des Pères Fondateurs de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) en 1963. Victime d’un coup d’Etat militaire fomenté par l’impérialisme anglo-américain, il mourra en exil. Mais l’Afrique et le Ghana le reconnaissent comme le leader incontesté de la lutte pour la Libération et l’unité de l’Afrique. Son Mausolée trône fièrement à Accra et sa statue au siège de l’Union africaine à Addis Abéba.

·        Amilcar Cabral : originaire de la Guinée Bissau, dirigeant du Mouvement pour l’Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert contre le colonialisme portugais. Il fut assassiné le 20 janvier 1973 par des agents de l’Etat fasciste portugais. Cabral est l’un des théoriciens révolutionnaires les plus originaux en Afrique et dans le Tiers Monde

·        Sékou Touré : premier président de la République de Guinée, un des Pères Fondateurs de l’OUA. Décédé en 1984

·        Frantz Fanon : révolutionnaire et écrivain d’origine  martiniquaise, ancien élève d’Aimé Césaire. Il s’engagea aux côtés du peuple algérien dans sa lutte de libération contre le colonialisme français. Il est l’auteur du célèbre ouvrage les « Damnés de la terre », une des critiques les plus pénétrantes du système colonial. Décédé très jeune (il avait moins de 40 ans) emporté par une leucémie

 

           Par demba moussa dembele

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:34

Guillaume Soro à Gagnoa : Les contradictions d'une traversée du désert

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 Soro est allé à Gagnoa, région d’origine de Laurent Gbagbo. Il a organisé dans ce contexte une polémique médiatiquement factice. Il faut plutôt retenir que devant ce qui est en réalité une fuite en avant, c’est la lutte pacifique et démocratique des résistants ivoiriens qui commence à payer. Nous nous sommes battus. Et nous devons continuer farouchement la lutte. Car seule la lutte paie. Rien ne nous sera concédé "pour nos beaux yeux". J'ai vu des images du séjour de Soro à Gagnoa. J'ai éprouvé de la pitié pour mon pays. J'ai eu encore très mal quand cela m'a rappelé que les Occidentaux veulent continuer de nous rabaisser, de nous humilier, de nous apprivoiser (en un mot de nous anéantir) en nous imposant une telle classe d'hommes  et de femmes politiques – sans tenue, ni scrupule –, à la tête de nos Etats.

D’une part, pourquoi nous imposer des gens d’aucune moralité ? Pourquoi nous imposer des barbares ? Chez les Occidentaux, cela se voit rarement - on pourrait dire, cela ne s'est jamais vu - que le premier "emploi" d'un citoyen soit le poste de ministre. Ce n’est pas seulement cet aspect des choses qui est en cause ; c’est aussi le niveau d’études ou de formation de nombre de ceux qui dirigent le pays – dans la haute administration, dans des institutions, … – ; même si dans certains cas, le niveau d’études ne peut pas être un critère limitant (à condition dans cette mesure d’accepter d’apprendre). Chez nous, les Occidentaux trouvent tout normal. Guillaume Soro, par les armes a eu une ascension exceptionnelle, jusqu'à être premier ministre et aujourd'hui président de notre Assemblée Nationale. Ce n'est pas normal. Car nos jeunes doivent comprendre et intégrer que l'ascension sociale s'obtient par des efforts et par le mérite.

D’autre part, parce qu'il manque de jugeote, Soro a cultivé la défiance - à l'endroit de ceux qui ont encore du bon sens en Côte d'Ivoire et dans le monde ; et ils sont les plus nombreux par rapport aux obligés de Soro - sur son voyage à Gagnoa. C'est plutôt pathétique. Il demande "pardon", nous dit-il ? L'homme peut changer. Il est donc peut-être de bonne foi. Mais le pardon ne serait-il pas plus à propos, quand ils ont raté leur tentative de coup d'Etat du 19 septembre 2002 ? Ou du moins, n'auraient-ils pas trouvé une formule pour organiser les demandes de pardon après l'arrestation du président Gbagbo. On pourrait être tenté de répondre que dans ce cas là, les plaies étaient encore très béantes. Mais l'appel à l'apaisement – en prévoyant un dispositif d’accompagnement – n'est-il pas un art à pratiquer par celui qui a pris le dessus même par la voie que nous connaissons ?

Aujourd’hui, le rapport de force arrache "pardon" de la bouche de Soro. Il prononce le mot plusieurs fois. Est-ce pour dire qu'il y croit ou c'est simplement de la communication. A regarder le parcours de ce garçon : sa propension aigüe et son inclination indescriptible à la roublardise, l’économie de questions même des plus osées ne s’imposerait pas. Ces gens-là pensent qu'il fallait d'abord tuer, violer, découper des victimes à la machette … pour montrer qu'ils avaient vraiment le dessus - avec l'aide de la Communauté internationale -. La cruauté, la barbarie, la chasse à l'homme "pro-Gbagbo", les arrestations arbitraires et actes de tortures - qu'ils filmaient eux-mêmes - montrent combien ils étaient convaincus de leur impunité. Que le monde est ingrat ! Que le monde est faux ! L'on a voulu nier la tentative de coup d'Etat du 19 septembre 2002, comme origine plus aigüe - après le 24 décembre 1999 - de la crise ivoirienne pour dater celle-ci à partir des élections de novembre 2010. Cette falsification de l'histoire et cette imposture même soutenues par les médias des plus puissants au monde, en termes de propagande n'ont pas eu raison des Ivoiriens et des démocrates d'horizons divers qui se battent à leurs côtés.

Pour la reconstruction de notre pays et le besoin d’abréger les souffrances des populations, la revanche est inutile. Cela est tellement vrai que dans la culture que nous entretenons dans le sillage de Laurent Gbagbo, nous avons toujours mis le rassemblement en avant, comme boussole. « La transition pacifique à la démocratie » a inspiré le slogan « asseyons-nous pour discuter ». C’est la raison pour laquelle, même convaincu de sa victoire, Laurent Gbagbo a demandé le recomptage des voix. Mais devant l’autisme d’une « race » de politiques arrogants, « le temps » qui « est l’autre nom de Dieu » a fini par opérer un reclassement dans le paysage socio-politique de la Côte d’Ivoire.

Guillaume Soro et Hamed Bakayoko sont tellement satisfaits d’eux-mêmes qu’ils s’activent à une compétition à la succession de Ouattara. On nous sort du chapeau une loi sur « l’apatridie ». Le Rdr et certains de ses alliés du RHDP sont tellement convaincus qu’ils peuvent faire dans ce pays ce qu’ils veulent, qu’ils perdent la conscience – si tant est qu’ils en ont déjà eu une  – que toutes les questions de cette nature nécessite un consensus national. En fait, dans l’élan tactique et calculateur de faire du bétail électoral, la raison n’a pas été au rendez-vous sur cette question fondamentale pour la cohésion de la Côte d’Ivoire.

Dans cette adresse, ce qu’il faut retenir de ce qui précède, est que la sérénité n’est pas dans le camp des artisans de la conservation de l’ordre ancien. Mais la lutte que nous sommes maintenant invités à organiser de façon plus méthodique, continuera à renforcer les éclaircies qui pointent grâce à notre combat. Nous devons davantage nous mobiliser pour densifier nos revendications du jeu démocratique. Tous les partisans de la démocratie ne doivent donc pas se laisser abuser par tout ce qui relèvera de la diversion. Soro, en tant que président de l’Assemblée Nationale doit inspirer ses amis à intégrer que la Côte d’Ivoire appartient à tous les Ivoiriens ; et donc changer absolument de comportement. Par ailleurs, si on veut suivre le fond de la rhétorique de Soro sur l’exclusion, on doit lui demander si « l’exclusion ne doit pas exclure l’exclusion ? ». Tout en restant ouvert à tout ce qui pourra apparaître comme actes viables pour la reconstruction de notre pays, la vigilance des progressistes devra l’emporter sur des tentations évidentes dans cette ère de vulnérabilité où tous les piliers pouvant soutenir le socle d’un bien-être des populations, ont été mis à terre. Il faut rester déterminer pour travailler à ramener nos frères du RHDP sur terre. Ouattara n’a plus le choix aujourd’hui. Qu’il libère tous les prisonniers ! Que L’illustre geôlier de Scheveningen recouvre la liberté. La Côte d’Ivoire n’en pourra que reprendre son souffle. Et les investisseurs ne pourront que mieux s’en porter. C’est dans tous les cas la Côte d’Ivoire qui aura pris le dessus.

Dr Claude KOUDOU, Analyste politique, Enseignant-Ecrivain ; Directeur de la Collection « Afrique Liberté » chez les Editions L’Harmattan ; Président de CPDA « Convergences pour la Paix et le Développement de l’Afrique »

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:31

Aidez-nous à Balayer le Cameroun !!!

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The Cameroon People's Party (CPP)  s’engage dans une plateforme avec - UDC , UPC  et AFP. Pour une première fois au Cameroun, une unité d’action est possible.

Objectif : Pour changer la gouvernance dans les circonscriptions municipales et législatives le plus radicalement possible.  

 

Cher/es ami/es,

 

Le Cameroon People's Party (CPP) sera engagé dans les Elections Municipales et Législatives du 30 Septembre 2013.

Bien que ces élections, comme c'est monnaie courante au Cameroun, ont été organisées sans transparence et sans respect des règles élémentaires de démocratie, nous avons décidé - au regard de notre contexte politique - qu'il est important de saisir cette opportunité:

Pour l'expression politique qu'offrent les élections,

Pour engager et mobiliser ceux et celles dont l'objectif est le changement et la démocratie au Cameroun, de même que de faire entendre leurs voix de manière forte et claire

Pour changer la gouvernance dans les circonscriptions municipales et législatives le plus radicalement possible,  

Afin de s'assurer le succès, le CPP a adopté une stratégie à deux volets :

 

Premier volet:

Nous irons aux élections sous notre propre label du parti CPP dans 3 circonscriptions:

 

Douala I - Région du Littoral où je serai en tête de liste

Maga - Région de l'Extrême-Nord

Nkondjock - Région du Littoral

 

Deuxième volet:

Nous avons créé une plate-forme avec l'UDC (Ndam Njoya), AFP (Ben Muna) et UPC.

Dans cette dynamique, nous irons aux élections dans les circonscriptions suivantes et avec les étiquettes de partis suivants:

 

Municipales:

Douala II - UDC

Douala III - UPC

Douala IV - AFP

Douala V - UPC

 

Législatives

Wouri Centre - UDC

Wouri Est - UPC

Wouri Sud - UDC

Mifi - UPC

 

 

Cette stratégie qui regroupe quatre partis dans une même mouvance stratégique sera la clé de notre succès.

Notre thème de la campagne est:

Balayons le Cameroun  (Balayons le Cameroun et mettons-y de l'ordre!).

Nous avons l'intention de balayer les fonctionnaires corrompus, la mauvaise gouvernance et le RDPC ainsi que ses alliés autant que possible au cours de cette élection.

Plus important encore, nous avons l'intention de faire entendre la voix de tous ceux et toutes celles qui sont malades et fatigué/es de l'état de notre pays et qui veulent balayer le pays, bien entendu.

Les activités ont été lancées en grande pompe à travers la «Présentation Nationale des Candidat/es CPP" qui sont prêt/es à balayer le Cameroun et mettre en œuvre notre programme politique dénommé "Cameroun  Leader".

Le CPP a encore une fois pris les devants pour contester le statu quo de la scène politique camerounaise. Nous gagnons du terrain tous les jours dans ce combat pour la démocratie au Cameroun. De plus en plus de gens s'engagent à nos côtés et trouvent en eux la force de se battre pour leurs droits.

Nous avons besoin de votre soutien pour atteindre l'objectif ultime de l'assainissement du système de gouvernance au Cameroun.

 

Aidez-nous à Balayer le Cameroun !!!

Kah Walla

Managing Director, STRATEGIES!

President, Cameroon People's Party

+237 94 94 90 75

 

 

 

Dear Friends,

 

The Cameroon People's Party (CPP) will be engaging in the municipal and legislative elections of September 30, 2013.  While these elections, as is commonplace in Cameroon, have been organized without transparency and without respect for the basic rules of democracy, we determined that given our political context, it is important to seize the opportunity:

 For political expression that elections offer

To engage and mobilize those whose objective is change and democracy for Cameroon and make their  the voices heard loud and clear

To change governance in municipal and legislative electoral districts wherever possible

To ensure success, the CPP has a two-pronged strategy. 

We will be going to elections under our own CPP party label in 3 electoral districts:

Douala I - Littoral Region where I will head the list

Maga - Extreme North Region

Nkondjock Littoral Region  

We have created a platform with UDC (Ndam Njoya), AFP (Ben Muna), and UPC.  On this platform we will be going to elections in the following districts and with the following party labels:

Douala II - UDC

Douala III - UPC

Douala IV - AFP

Douala V - UPC

Wouri Center - UDC

Wouri East - UPC

Wouri South - UDC

Mifi - UPC

This strategy which brings together four parties under one strategic umbrella will be key to our success.  Our campaign theme is: Balayons le Cameroun (Let's sweep out Cameroon and put order in our house!).  We intend to sweep out corrupt officials, poor governance and the ruling CPDM as well as its allies wherever possible during this election. 

Most importantly, we intend to make the voices of all those who are sick and tired of the state of our country and who want to sweep it out, heard. 

Activities were launched in grand style the "National Presentation of CPP Candidates" who are ready to sweep out Cameroon and implement our political program of "Cameroon - Leading the Way". 

The CPP has once again taken the lead to challenge the status quo in Cameroonian  politics.We gain ground everyday in this fight for democracy in our country as more and more people become engaged and find the strength to fight for their rights.   

We need your help an support to reach the ultimate goal of changing the system of governance in Cameroon.  Help us sweep them out!!

Kah Walla

Managing Director, STRATEGIES!

President, Cameroon People's Party

+237 94 94 90 75

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:46

Aide au développement: Pourquoi la France écarte le Cameroun ?

                 Cameroon flagfrench map

La Francee a jugé hier 16 pays africains «prioritaires» en la matière.

A l'occasion de la première réunion du Comité interministériel de la Coopération internationale et du développement (Cicd) de l'an 2013, réunion qui ne s'est pas tenue depuis, quatre ans, le Premier Ministre français, Jean-Marc Ayrauq, a annoncé un «recentrage» de l'aide française au développe¬ment aux pays dits pauvres. Il s'agit de 16 États africains: Bénin, Burkina Faso, Burundi, Centrafrique, Djibouti, Comores, Ghana, Guinée, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, RD Congo, Tchad, Togo et Sénégal. Pas de Cameroun donc sur cette liste.

Le Premier Ministre français a rappelé le contexte difficile des comptes publics français, mais tenu rassurer les bénéficiaires de l'aide au développement: «Nous sommes engagés dans une maîtrise de nos comptes publics (...) mais pour autant, la France maintient son effort en matière de développement».

Le gouvernement souhaite aussi mettre l'accent sur la «transparence» avec un «contrôle de l'efficacité des aides». Ainsi, pour les aides apportées au Mali, un site internet sera rais en ligne dans les prochaines semaines afin de donner des informations précises sur les projets financés. Un premier projet de loi d'orientation et de programmation sur la politique de développement et de solidarité internationale de la république sera présenté au Conseil des ministres en novembre pour un débat au Parlement début 2014.

Solidarité internationale

Cette réunion du Cicid faisait suite aux assises de développement durable et de la solidarité internationale, clôturées en mars à Paris par le Président François Hollande. La France consacrera en 2013 9,4 milliards d'euros à l'aide publique au développement. Elle est le 4e pays contributeur de l'aide et représente 10% de l'aide mondiale. En rappel, la France, qui reste l'un des principaux donateurs en Afrique subsaharienne, a réduit son aide à cette zone de 17% en 2012, représentant une baisse de près de 700 millions d'euros.

Le Cameroun était jusqu'à la date d'hier considéré comme l'un des principaux bénéficiaires de l'aide bilatérale de la France à travers le monde avec 713 millions d'euros sur la période 2006-2011 et 40 assistants techniques. La France est ainsi le premier partenaire au développement du Cameroun. La coopération franco-camerounaise repose sur un Document cadre de partenariat (Dcp), qui concentre les efforts français sur quatre pôles au titre des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd): Santé et lutte contre le Sida, infrastructures; éducation de base, agriculture et sécurité alimentaire. Il concerne également trois priorités transversal:

l'enseignement et la recherche, la promotion de la diversité culturelle, la veille et la prospective. Dans le cadre du contrat développement désendettement (Cd2), le Cameroun a bénéficié d'investissements significatifs de la France.

D'un montant global de 213 milliards de FCFA pour le quinquennat 2011-2016, soit 139 milliards de FCFA en moins que pour le premier Contrat désendettement développement, le deuxième Cd2 pour principal axe le développement agricole au Cameroun. Reste à savoir si le «recentrage» de l'aide au développement par le gouvernement Ayrault n'affectera pas la dynamique enclenchée. La «mise à l'écart» du Cameroun par la France est d'autant plus surprenante qu'on a noté ces derniers mois comme un réchauffement des relations entre ces deux pays. La visite de Paul Biya en début d'année à Paris en était le signal le plus fort.

 

GEORGES ALAIN BOYOMO

Source: Mutations 

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:44

Zimbabwe : Mugabe préconise la castration des gays !

Homo

Zimbabwe- - Le président Zimbabwéen Robert Mugabe lors d’un meeting de campagne présidentielle vendredi affirme que les homosexuels mériteraient d’être castrés.

Robert Mugabe à l’occasion d’un meeting politique vendredi dernier en préparation à l’élection présidentielle du 31 juillet à Gweru, dans le centre du pays a lancé une énième invective contre les gays.

"L’Église dit que l’homosexualité est une abomination. C’est aussi le cas dans notre propre culture. Les hommes qui participent à ce genre de pratique mériteraient d’être castrés" a affirmé le président Mugabe avant de poursuivre de poursuivre : "Si cela ne tenait qu’à moi, je m’assurerais qu’ils aillent tout droit en enfer pour y pourrir ".

Car au Zimbabwe, population comme classe politique sont catégoriquement contre l’homosexualité à l’instar de nombreux pays Africains, c’est même le seul point sur lequel le président Mugabe et son rival Morgan Tsvangirai s’accorde. Un membre du parti de Morgan Tsvangirai, affirmait à ce propos : " Nous n’accepterons pas l’homosexualité, même s’il faut pour cela perdre l’aide de l’Occident".

Pour rappel Robert Mugabe âgé de 89 ans et candidat à sa propre succession avait déjà affirmé, que s’il était réélu, le Zimbabwe deviendrait "un Enfer " pour les gays car il entend imposer des peines plus lourdes notamment la peine de prison à vie.

Nanita

Source : koaci.com

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:38

Jean-Francois Copé le président contesté de l'UMP aurait touché plusieurs de dizaines de milliers d'euros de Sassou Nguesso pour renflouer les caisses . Le PS dénonce la "politique business" et le "mélange des genres"

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Interrogé sur RTL, le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux a estimé lundi 29 juillet que le voyage de Jean-François Copé au Congo pour une conférence rémunérée était "choquant".

 

 

"Le général de Gaulle, quand il allait à Brazzaville il avait des idées, monsieur Copé il a un tarif. Monsieur le général de Gaulle quand il allait à Brazzaville, il avait une vision, monsieur Copé il a un chèque en repartant", a déclaré le député. Avant d'ajouter : "Je trouve ça choquant quand on est député, président d'un parti politique, que l'on aille à l'étranger faire des conférences, c'est un mélange des genres."

 

Interrogé sur RTL, le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux a estimé lundi 29 juillet que le voyage de Jean-François Copé au Congo pour une conférence rémunérée était "choquant".

 

 

"Le général de Gaulle, quand il allait à Brazzaville il avait des idées, monsieur Copé il a un tarif. Monsieur le général de Gaulle quand il allait à Brazzaville, il avait une vision, monsieur Copé il a un chèque en repartant", a déclaré le député. Avant d'ajouter : "Je trouve ça choquant quand on est député, président d'un parti politique, que l'on aille à l'étranger faire des conférences, c'est un mélange des genres."


Le Roux "choqué" par la conférence de Copé à... by LeNouvelObservateur

Jean-François Copé comptait parmi les intervenants du Forum Forbes Afrique 2013 aux côtés de patrons, d'hommes d'État africains, de Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'ONU. L'ancien Premier ministre belge et eurodéputé Guy Verhofstadt et l'homme d'affaires français Matthieu Pigasse (coactionnaire du groupe Le Monde, dirigeant de la banque Lazard) étaient également annoncés au programme.

"Mélange des genres"

Selon le "Journal du dimanche", citant "un spécialiste" non identifié, Jean-François Copé "pourrait avoir empoché 30.000 euros" en donnant cette conférence mercredi dernier à Brazzaville.

Dimanche, Harlem Désir, le premier secrétaire du PS, avait lancé l'offensive dénonçant la "politique business" et le "mélange des genres" pratiqué par le président de l'UMP.

"Un chef de parti de notre pays n'a pas à être payé pour des prestations au service d'intérêts privés à l'étranger. Cette politique business du président de l'UMP en Afrique est profondément choquante, elle est contraire à tous les principes d'éthique et de transparence", a écrit Harlem Désir dans un communiqué. Selon lui, "ce mélange des genres doit cesser".

Source : Le nouvelobs

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:36

Dans un rapport publié lundi 29 juillet 2013, Amnesty  international autrefois muette comme une carpe sur les tueries du régime dozocratique d’Abidjan, se réveille enfin.  

Massacre a la residence du Chef de l'etat

Le 20 juillet 2012, le camp de Nahibly a été attaqué et détruit par une foule en colère et certains des corps ont été jeté dans des puits. © DR

Le gouvernement de la Côte d’Ivoire n’a pas enquêté dûment sur les éléments attestant d’atteintes aux droits humains commises en lien avec les homicides qui ont eu lieu dans le camp pour personnes déplacées de Nahibly, dans l’ouest du pays, il y a un an et quelques jours, a déclaré Amnesty International.
Dans un rapport publié lundi 29 juillet, l’organisation livre des informations sur les corps jetés dans plusieurs puits que les autorités n’ont pas fouillés, malgré des appels répétés en faveur d’investigations. Amnesty International invite la

Il est inhumain de faire encore attendre ceux qui ont perdu des êtres chers et souhaitent savoir où se trouvent les corps de leurs proches, alors même que les responsables ne sont pas inquiétés.” 

 

Salvatore Saguès, chercheur d’Amnesty International sur l’Afrique de l’Ouest.  

Côte d’Ivoire à mettre sur pied une commission d’enquête internationale sur ces atrocités.

« Depuis un an, et malgré ses promesses de justice, le gouvernement ivoirien n’a guère progressé dans les enquêtes sur les crimes commis durant cette attaque », a estimé Salvatore Saguès, chercheur d’Amnesty International sur l’Afrique de l’Ouest.

 Le 20 juillet 2012, le camp de Nahibly, qui accueillait environ 2 500 personnes déplacées ayant fui les violences post-électorales, a été assailli et détruit par une foule nombreuse. Cette foule se composait de membres de la population locale, de Dozos – milice de chasseurs traditionnels soutenue par l’État – et d’éléments de l’armée ivoirienne. La plupart des personnes déplacées appartenaient au groupe ethnique des Guérés, globalement considérés comme des partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo.
 
 Amnesty International estime qu’au moins 14 personnes ont été tuées sommairement durant cette attaque, même si le chiffre exact n’est pas connu. Plusieurs autres personnes ont été victimes de disparition forcée. Six cadavres ont été exhumés d’un puits en octobre 2012, tandis que 11 autres puits du secteur, qui contiendraient d’autres dépouilles, n’ont pas été creusés.
 
 « Il est inhumain de faire encore attendre ceux qui ont perdu des êtres chers et souhaitent savoir où se trouvent les corps de leurs proches, alors même que les responsables ne sont pas inquiétés », a précisé Salvatore Saguès.
 
 Onze puits dans le secteur de l’attaque sont gardés jour et nuit par des soldats et des policiers de l’ONU, mais les autorités n’ont rien entrepris pour les dégager. Si le gouvernement prétexte le manque d’équipement et de matériel, il aurait refusé la proposition de l’ONU de lui fournir de l’aide.
 Amnesty International s’est entretenue avec un défenseur local des droits humains qui est descendu dans trois puits à l’aide d’une corde ; il a assuré qu’il y avait au moins un corps dans chacun de ces trois puits.
 
 Un autre défenseur des droits humains, qui a préféré garder l’anonymat pour des raisons de sécurité, a commenté : « Si les corps se trouvant dans les puits étaient ceux de partisans du gouvernement, ils auraient extrait les cadavres il y a des mois déjà. Mais parce que ces corps viennent de Nahibly et sont accusés de soutenir Gbagbo, ils ne font rien. »
 
Une autopsie aurait été pratiquée sur les six cadavres retrouvés dans le premier puits. Cependant, neuf mois plus tard, les conclusions n’ont toujours pas été livrées aux familles des victimes et les corps ne leur ont pas été restitués.
 
 Dans le cadre des violences engendrées par l’élection de novembre 2010 en Côte d’Ivoire, des centaines de personnes ont été tuées, principalement en raison de leur origine ethnique ou de leur affiliation politique présumée.
 
 Les forces fidèles à l’ancien président Laurent Gbagbo comme les forces alliées à l’actuel président Alassane Ouattara ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en violation du droit international.

Laurent Gbagbo attend désormais d’être jugé par la Cour pénale internationale (CPI).

 En mars et avril 2011, lorsque les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et les combattants dozos ont pris le contrôle de l’ouest du pays durant les violences post-électorales, ils ont massacré des centaines de Guérés à Duékoué et dans les environs.
 
 Ces agissements n’ont jamais fait l’objet de véritables enquêtes et personne n’a jamais été inculpé ni jugé.
 
 « Illustration criante de la justice des vainqueurs, le gouvernement n’a amené aucun membre des FRCI ni des milices dozos à répondre de ses actes pour les crimes commis durant la crise post-électorale.

« C’est d’autant plus inquiétant que ces mêmes forces de sécurité et milices dozos continuent de bafouer les droits humains des partisans déclarés ou présumés de l’ancien président, comme le prouve l’attaque contre le camp de Nahibly », a poursuivi Salvatore Saguès.

Étant donné la partialité de la justice actuellement administrée en Côte d’Ivoire, Amnesty International demande au gouvernement de mettre sur pied une commission internationale chargée d’enquêter sur les évènements de Nahibly.
 
 Selon de nombreuses déclarations reçues par Amnesty International, la police de l’ONU a repoussé ceux qui demandaient de l’aide lors de l’attaque et s’est abstenue d’intervenir lorsque les habitants du camp ont été frappés.
 
 Les Nations unies doivent rendre publique l’enquête interne sur les actes de ses soldats et policiers chargés de garantir la protection des habitants du camp durant l’attaque.

Veuillez trouver ci-dessous les liens vers un rapport et un communiqué de presse sur la Côte d'Ivoire publiés aujourd'hui

 
Communiqué de presse : http://www.amnesty.org/fr/news/cote-d-ivoire-well-holes-suspected-be-mass-graves-must-be-excavated-2013-07-29

 
Rapport : http://www.amnesty.org/fr/library/asset/AFR31/009/2013/fr/aa0962bd-97b4-4850-afba-649e63e3dcff/afr310092013fr.pdf

 

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:24

L'épée de cérémonie en or de Saddam Hussein, volée par un soldat américain, sur le catalogue d’une salle de vente aux enchères à Manchester, dans l’état du New Hampshire.

Blood hemoragie Afrique map

 

 

Les Etats-Unis ont remis à l’ambassadeur d’Irak à Washington une épée de cérémonie en or offerte au président Saddam Hussein par les généraux irakiens et les dirigeants du parti Baas. Elle avait été volée en 2003 par un GI’s intervenant à titre d’ « historien » dans une unité spéciale.

 

L’épée est réapparue en octobre 2011 sur le catalogue d’une salle de vente aux enchères à Manchester, dans l’état du New Hampshire. Son « propriétaire » affirmait que le gouvernement américain l’avait autorisé à la garder. L’objet - mis à prix 15 000 dollars - avait été confisqué par les services douaniers qui ont estimé, après enquête, qu’il ne pouvait être considéré comme un trophée.

 

Ces dernières années, les Etats-Unis ont rendu à l’Irak 1 500 objets volés par la soldatesque US : tablettes cunéiformes mésopotamiennes, statues en terre cuite, boucles d'oreilles en or, pièces de monnaie, des tableaux, etc… Le 26 juillet dernier, Bahaa al-Mayahi, haut responsable du ministère irakien de la Culture, a déclaré que les Etats-Unis ont accepté de rendre à l’Irak 10 000 objets volés, d’ici août 2014, à condition de ne rien révéler sur la façon dont ils sont parvenus aux Etats-Unis ! 

 

Sur les 15 000 objets volés en 2003 lors du pillage du Musée de Bagdad, plus de 4 000 auraient été récupérés ; 130 000 pièces l’auraient également été, provenant de bibliothèques, d’édifices religieux, de musées de villes de province, et des plus de 12 000 sites archéologiques connus que compte le pays.  

 

Des dizaines de milliers de trésors archéologiques répertoriées sont toujours manquants. Depuis 2003, on a appris que des vols avaient été planifiés à l’extérieur de l’Irak, que certains « pillards » possédaient les clés des coffres ou des réserves où étaient entreposées les pièces les plus précieuses, et s’en étaient emparées laissant à la place des copies. 

Source : Le blog de gilles Munier

 

 

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:17

Vaccination (Prevenar) dans le Tiers Monde: le principe des soldes.

 

vaccination

Alors que le prix des vaccins distribués en grand nombre dans les pays pauvres pourrait avantageusement être transformé en substances autrement plus vitales comme l'eau et la nourriture, des organisations internationales continuent d'investir des centaines de millions de dollars dans l'achat de "nouveaux vaccins" pour les populations de ces pays qui n'en sont absolument pas demandeuses!!

 

Bien sûr, la presse aux ordres présente les choses d'une façon "généreuse", comme si cela était une vraie bonne action de la part du fabricant...

 

"Pfizer rend un vaccin abordable aux pays pauvres" titre l'Associated Press, relayée par divers médias canadiens.

 

Vraiment? Ce qui est malhonnêtement présenté comme un "don" représente bien davantage la stratégie des soldes. En effet, 260 millions de doses de Prevenar 13 (contre les pneumocoques) dont 80% rapporteront chacune 3,30 dollars à Pfizer et les 20% restants, 6,80 dollars, cela constitue tout de même un magot de 1 MILLIARD et 40 millions de dollars pour le fabricant!!! Bien sûr, il y a le coût de fabrication, mais il faut savoir que les vaccins figurent parmi les médicaments dont la marge bénéficiaire est la plus forte.

 

Etrangement, aucune association humanitaire d'aucune sorte n'arriverait jamais à réunir une telle somme en faveur de l'eau ou de la nourriture. Rien que cela suffit déjà à démontrer que le slogan de l'OMS et de l'UNICEF, est en déphasage profond avec ce qu'elles cautionnent dans les faits!

 

Car si l'OMS prétend que les pneumocoques font 1,6 million de morts chaque année dans le monde dont la moitié chez des enfants de moins de 5 ans - une affirmation qu'on est censé croire comme parole d'Evangile mais dont on peut se demander par qui elle a réellement été vérifiée et confirmée - , combien de MILLIONS de gens et d'enfants meurent chaque année dans le monde d'un manque d'eau et de nourriture dont la substitution n'induit aucun effet secondaire????

 

Sur le site de la FAO, on peut lire qu'il y a 925 MILLIONS de gens qui souffrent chroniquement de la faim dans le monde. En matière de décès, on est très loin devant les décès qui seraient liés aux pneumocoques!  Un enfant meurt de faim toutes les 6 secondes dans le monde, soit plus de 5 MILLIONS DE DECES annuels d'enfants!

 

Bien sûr, officiellement, on prétend que la réduction de la faim dans le monde est en position n°1 parmi les Objectifs de Développement du Millénaire. Mais si cela était sincèrement vrai et que l'OMS était honnête, il est évident que l'argent donné à Pfizer l'aurait été en achat d'eau et de nourriture pour sauver plus sûrement et plus efficacement bien plus de gens d'une mort absolument certaine!

 

Dans le journal Le Monde, on pouvait en effet lire en 2008:

 

"Pour Action contre la faim, entre 1,5 et 3 milliards d'euros par an permettraient de traiter toutes les personnes touchées par la malnutrition aiguë sévère, dernier stade avant la mort. Les victimes sont avant tout des enfants de moins de cinq ans, 19 millions seraient concernés à travers le monde. Cet argent servirait à financer l'organisation des soins et l'achat des produits thérapeutiques."

 

Ne pas gaspiller près d'1 milliard de dollars en vaccins risqués et pourvoyeurs d'effets secondaires qui ne peuvent à leur tour QUE favoriser et entretenir la pauvreté, cela permettrait d'arriver à réunir ces sommes et à sauver tous ces enfants de la mort. Quand on est honnête, qu'on voit ces chiffres, on ne peut que critiquer l'idéologie vaccinale criminelle qui coûte des vies, une fois encore au seul bénéfice des pharmas.

 

L'OMS, en 2012-2013, avait encore en poste budgétaire n°1... la vaccination avec un chiffre de 679,5 MILLIONS de dollars contre seulement 1,3 MILLION de dollars pour les situations d'urgence y compris les besoins en eau, assainissement et en nutrition!!

 

1 MILLIARD de dollars, c'est donc une somme qui représente près de 769 FOIS le budget annuel de l'OMS pour les besoins d'urgence en eau et en nourriture! Rendez-vous compte!!

 

La réalité, c'est que le faux "don" du fabricant suit tout à fait l'idéologie politique (et non sanitaire!) d'une instance comme l'OMS dont le but est de vacciner un maximum de gens contre un maximum de maladies avec un maximum de vaccins existants, et entre autres aussi, d'introduire sans cesse de nouveaux vaccins dans les pays qui ne les ont pas encore introduits. Par principe, plus que par volonté de sauver des vies, comme on vient de le démontrer efficacement ci-dessus. 

 

Ceci étant expliqué, on a donc la réponse à l'étonnement de Virginie Belle dans son livre "Faut-il faire vacciner son enfant?", lorsqu'elle écrit: "La primauté donnée à la vaccination est incompréhensible. A tout le moins, ces deux objectifs pourraient être sur un pied d'égalité. On en est très loin.  Et de rajouter "Comme le rappelle Marc Gentilini (professeur honoraire de maladies infectieuses à la Pitié Salpêtrière, à Paris): "la priorité dans les pays en voie de développement, c'est l'eau potable. C'est une priorité encore plus importante que la vaccination. L'eau, c'est la vie." "L'eau, c'est la clé. Mais il n'y a pas de profit à faire." ajoute le professeur et Prix Nobel Luc Montagnier."  

Il ne faut pas demander aux idéologues de réfléchir avec leur cœur ni de faire preuve de compassion, non, tout ce qui compte, c'est leur obsession, ici en l'occurrence, la vaccination.

Pour ce qui est des fabricants, les choses sont très simples: il est préférable de vendre quand même à moindre coût et en grand nombre (principe des soldes) plutôt que de ne pas du tout avoir ce marché. Et quand l'appât du gain se mêle à l'idéologie, cela donne un beau gros gâchis de santés et de vies!

  Source : http://www.initiativecitoyenne.be 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Massacres en Côte d'Ivoire       

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine