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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 16:56

Poutine ouvre le débat sur l'arme nucléaire israélienne.

  Vladimir Putin

 

Le président russe, Vladimir Poutine, a fait un pas en avant pour défendre la position de son pays par rapport à la crise syrienne, et a introduit dans le débat, hier, une nouvelle dimension, celle du nucléaire israélien. S'exprimant lors d’une rencontre avec des experts russes et internationaux à Valdaï (nord-ouest de la Russie), le chef du Kremlin a souhaité «rappeler» que l’arsenal chimique de la Syrie était apparu comme une «alternative» à l’arme nucléaire israélienne, ajoutant qu’Israël n’avait «pas besoin» de cette arme.

 

«Je ne peux pas assurer à 100% que nous réussirons à mener à son terme le plan de démantèlement des armes chimiques syriennes, mais tout ce que nous avons vu ces derniers jours inspire confiance sur le fait que c’est possible et que ce sera le cas», a déclaré M. Poutine. «La Syrie s’est dite prête à adhérer, et se considère déjà comme adhérente de la convention internationale sur l’interdiction des armes chimiques», a-t-il souligné, en saluant ces «pas concrets» de Damas.

 

M. Poutine a par ailleurs qualifié de «provocation habile» l’attaque chimique commise le 21 août près de la capitale syrienne. «Nous avons toutes les raisons de croire que c’est une provocation habile», a déclaré M. Poutine, en affirmant notamment que de vieux obus de fabrication soviétique, qui ne sont plus utilisés par l’armée syrienne, figuraient dans ce dossier.

 

"Nous n'avons en Syrie aucun intérêt particulier pour lequel nous essayons d'y maintenir le gouvernement en place", a souligné le chef de l'Etat russe, ajoutant qu'en s'ingérant dans la situation autour de la Syrie, la Russie s'appliquait tout simplement à affirmer les principes du droit international.

 

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait déjà promis mercredi que la Russie transmettrait au Conseil de sécurité de l’Onu des preuves fournies par Damas de cette «provocation» qui visait selon lui à susciter des frappes occidentales.

 

Par ailleurs, le premier vice-directeur du Service fédéral de sécurité (FSB) Sergueï Smirnov, a déclaré qu'entre 300 et 400 mercenaires russes combattent en Syrie dans les rangs de l'insurrection. "Nous estimons que 300 à 400 personnes ont quitté le territoire de notre pays pour s'y rendre (en Syrie) et elles finiront par rentrer. Cela représente, naturellement, un grand danger", a indiqué le responsable.

 

Mercredi, le ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls, avait affirmé que 130 français combattent dans les rangs des extrémistes syriens, soulignant que leur retour en France était une source d'inquiétude en raison du danger potentiel qu'ils peuvent représenter.

 

Ces mises en garde interviennent alors qu'Al-Qaïda a lancé une vaste offensive en Syrie pour prendre le contrôle de zones tenues par les rebelles syriens (Voir Mediarama numéro 425).

 

Sur un autre plan, le navire amiral de la Flotte russe de la mer Noire, le croiseur lance-missiles Moskva, a pris le commandement de l'escadre russe déployée en Méditerranée, a annoncé vendredi aux journalistes le porte-parole de la Flotte de la mer Noire, le capitaine de vaisseau Viatcheslav Troukhatchev.

 

"Après avoir achevé sa mission en Atlantique [...] le croiseur Moskva est arrivé au point où il devait rencontrer les bâtiments de l'escadre russe déployée dans l'est de la Méditerranée. A l'heure actuelle, le croiseur abrite l'état-major du commandement opérationnel de l'escadre qui regroupe des navires relevant des flottes de la mer Noire, de la Baltique et du Pacifique", a déclaré le porte-parole.

 

Source :*http://gallery.mailchimp.com/fdeacba4fa4c5ec4d8ce5787c/files/Mediarama_426.pdf

 

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Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 16:52

COMMUNIQUE PRESSE & RADIO 

 

REAMENAGEMENT  DU SECRETARIAT PARTICULIER DU CDT KISSAMBA (SPK)

                                        ______________________

 Commandant-Kissamba.jpg

                                   Wougly Massaga Alias Commandant Kissamba

                                    "Je n´ai jamais trahi le Cameroun"


LE DOYEN POLITIQUE, VETERAN DE L’UPC ET DE L’ALNK BENJAMIN ET TOUT DERNIER SURVIVANT DES LEADERS DE LA LUTTE POUR LA REUNIFICATION ET L’INDEPENDANCE DU CAMEROUN, PORTE A LA CONNAISSANCE DE L’OPINION NATIONALE ET INTERNATIONALE QUE SON SECRETARIAT PARTICULIER EST REAMENAGE COMME SUIT :

 

I .SECRETAIRES PARTICULIERS :    

                                                                                                                                                            

1.-Secrétaire Particulier à la Presse, aux Editions et à la Diaspora :   JEAN-PIERRE  DJEMBA

2.-Secrétaire Particulier à l’Organisation du Grand Nord, et aux questions diplomatiques :   ABBA ABOUBAKAR                                                                                                                              

3.-Secrétaire Particulier à la Communication et aux relations publiques :   MARCEL THIERRY MASSAGA

4. Secrétaire Particulier à la Coordination et à la formation des cadres :                          BRICE DEBINKOST

5.-Secrétaire Particulier à la Sécurité et aux affaires domestiques : MARTIN MBOCK MBOCK 

6.-Secrétaire Particulier aux affaires économiques : MICHEL NZOUANGO NZIE

7.-Secrétaire Particulier à l’Organisation du Grand Sud                                                     CHRIST AFANA

8.-Secrétaire Particulier au Développement rural chargé des projets « Renaissance de Lolodorf » et  « Grand Ranch de l’Adamaoua » : ANDRE  BAKEBECK

9.-Secrétaire Particulière aux  affaires féminines : Mme        ROSE CHANTAL MENGUE     

10.-Secrétaire Particulière aux affaires sociales : Mme  MARIE GISELE AFANA OSENDE ABBA

 

 II.- CHARGES DE MISSIONS  (avec statut de secrétaires particuliers) :

 

11.- PATRICK BENGONO NDOMANN

12.- BEYE VALENTIN

13.-DONALD WAPPI

14.-POKAM GREGOIRE

15.-BOMBA MANI ERNEST PIERRE

16.-FREDERIC  MBPILE

17.- DIEUDONNE BIKAT

 

III-  CHAUFFEURS DU COMMANDEMENT (avec statut de Secrétaires Particuliers) :

 

18.-  MASSABA NZANG BIENVENU  DIT “BIEN”

19.-  MBA MAURICE

                       

IV.- ORIENTATION ET PILOTAGE

 

20.  NGOUO WOUNGLY-MASSAGA  Cdt Kissamba 

                   

                      

NB: Une note d’explication complémentaire précise le rôle et les orientations du SPK.

        Bonne note a été prise de la disponibilité déclarée d’anciens Ministres et Secrétaires Généraux pour les projets économiques du Cdt Kissamba. Ils seront contactés en temps opportun  pour vérification des compétences et de la moralité.  

 

                  Fait à Yaoundé le 20 Septembre 2013

 

 

NOTE EXPLICATIVE SUR LE SECRETARIAT PARTICULIER DU CDT KISSAMBA (SPK)

                                      ____________________________

 

 

                   I.-  DEFINITION

 

(1). Dans les conditions actuelles de division du Parti, la nomination par un seul dirigeant fut-il le Doyen Kissamba ou par un groupe, d’un Secrétariat Administratif de l’UPC  aggraverait la confusion et porterait préjudice aux efforts d’unification. De plus, un Secrétariat administratif de l’UPC ne saurait s’occuper de la gestion des fonds et projets économiques d’un dirigeant du parti, quel qu’il soit ; or, c’est précisément de cela qu’il s’agit avec le Secrétariat  Particulier  du Cdt Kissamba (SPK).

      Le  Secrétariat  Particulier du Commandant Kissamba (SPK) ne saurait donc être confondu avec le Secrétariat Administratif de l’UPC ou se définir comme  un organe de l’UPC stricto sensu. Peuvent en faire partie, des compatriotes non membres de l’UPC a  priori, choisis pour leurs compétences, leur honnêteté et leur loyauté.

 

(2).   Il va de soi cependant, que Kissamba étant un vétéran de l’UPC  et de l’ALNK, son cabinet ne saurait inclure des hommes et des femmes hostiles à l’UPC ou susceptibles de favoriser des activités antipatriotiques.

 

                II.-   FEUILLE DE ROUTE

 

 (3). Comme le veut la culture ambiante de dégradation des valeurs morales, culture où l’homme  n’est plus reconnu pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il a, nul doute que le SPK verra affluer du monde, dès  qu’on saura qu’il a des moyens importants. Mais, qui dit emprunt dit remboursement. Le Bureau des aides Sociales viendra plus tard.

    Dans l’intérêt de tous, le SPK  accordera donc une priorité absolue au négoce international pour assurer le remboursement dans les meilleurs délais des fonds prêtés, ainsi qu’à toutes sortes d’activités économiques rapidement rentables. Les propositions seront les bienvenues accompagnées des études de faisabilité. Elles seront examinées avec minutie et sans complaisance.

 

(4). Parallèlement aux activités purement économiques – qui auront toujours la priorité- le Secrétariat Particulier du Cdt Kissamba (SPK) suivra un calendrier politique de redynamisation de l’UPC.

       Les activités économiques  de départ comprendront : le négoce international avec l’achat et la vente des produits de première nécessité à l’échelle des Etats, le courtage en pétrole et produits pétroliers, l’achat et la vente des produits miniers après la mise en place d’une « Société camerounaise de prospection et d’exploitation des ressources  minières » (Socapermine).

      Le calendrier politique quant à lui s’articulera comme suit :

1° / En même temps que seront lancées les  premières unités de production, le SPK ou le cabinet appuiera la redynamisation de l’UPC dans la perspective de la tenue d’une Conférence des Cadres  préparatoire du Congrès Unitaire.

2°/ Sans relâchement de ses activités économiques le Cabinet s’investira  dans l’appui à la Commission Préparatoire Consensuelle installée par la Conférence des Cadres (on peut penser que cette fois  certains habitués de cette manoeuvre s’abstiendront de monter les opérations de banditisme politique pour continuer à tribaliser le parti et à défendre «l’alliance » avec le RDPC…).

3°/   Les projets économiques, notamment agricoles et agropastoraux devront renforcer l’assise militante de l’UPC sans toutefois pratiquer une discrimination grossière. Il sera  indispensable que les jeunes patriotes dynamiques aient la priorité dans le recrutement du personnel de nos unités économiques, sans tribalisme.

4°/   Des moyens de travail conséquents seront assurés aux membres du Cabinet, et en contrepartie il sera exigé de tous et de chacun une grande efficacité et une intégrité sans faille.

5°/ Une fois franchie l’étape du congrès unitaire de l’UPC, à l’occasion duquel le Commandant Kissamba pourrait éventuellement se replier sur l’encadrement des populations de son terroir, ou sur ses seules activités économiques, une nouvelle feuille de route du SPK serait élaborée.

 

                        III.  NOTRE CONCEPTION DE LA LUTTE

 

 

(5). A notre sens, dans sa confrontation avec le régime néocolonial, la Révolution – la  lutte ou la résistance – appelez la comme vous voudrez, ne saurait  être ni pressée, ni nonchalante.

     La Révolution n’a pas de « temps à donner au  temps » selon la belle formule de ceux qui s’accommoderaient volontiers de voir la  lutte tourner en rond,  autour d’eux, ou faire du surplace, pourvu qu’ils gardent…leurs places.

     La lutte n’a pas non plus à obéir aux incitations et excitations  de ceux qui sont venus au parti « pour réussir en politique », sans se rendre compte que cette ambition déclarée exprimait dès le départ la volonté de se servir de l’UPC au lieu de la servir.

  La lutte, à notre humble avis, est méthodique : elle doit répondre, en permanence, à « l’analyse concrète d’une situation concrète », (célèbre formule de Lénine), nécessairement suivie selon nous par l’élaboration de solutions concrètes aux problèmes concrets de l’heure.

    Aussi, la créativité et l’imagination créatrice doivent-elles  être le propre des dirigeants de la lutte à tous les niveaux ...

 

(6). En somme, nous devons  toujours prendre nos responsabilités et avancer des propositions pouvant faire progresser notre cause. Sans peur de nous tromper. Sans reculer devant l’hypothèse d’un échec qui pourrait ternir notre image. Nous ne devons pas accepter l’immobilisme. Nous ne devons pas préférer l’échec de la lutte à notre échec personnel. Aussi avons-nous fait le choix de ne pas nous soucier a priori de notre image.

Et puis, tout le monde peut se tromper, tout le monde se trompe un jour. Nous assumons nos erreurs avérées (et non pas imaginaires ou présumées, décrétées de plus ou moins bonne foi par nos détracteurs sans avoir fait eux-mêmes leurs preuves pour se poser en censeurs ou en maîtres), nous les assumons disons-nous d’un point de vue autocritique  et critique.

Partant du fait que nos erreurs ou nos échecs ne peuvent  s’expliquer que par des causes  ou des circonstances  objectives et subjectives, nous admettons d’abord que nos propositions peuvent avoir été mal pensées (causes subjectives), et examinons ensuite l’hypothèse où ces propositions n’auraient pas répondu ou correspondu aux conditions humaines, matérielles  ou circonstancielles de leur réalisation (causes objectives). Dans un cas comme dans l’autre, nous réfléchissons longuement pour trouver les rectificatifs nécessaires, les réajustements qui s’imposent, ou  pour faire de nouveaux choix qui pourraient permettre à notre cause d’avancer.

 

(7). Quand  donc on pourrait nous reprocher d’avoir souvent conçu des propositions qui ont toutes échoué, trois questions se poseraient à toute personne de bonne foi :

 - qui a fait des propositions qui ont réussi ?

 - Kissamba a-t-il empêché quiconque d’en faire ?

- A défaut des contemporains, l’Histoire ne lui reconnaîtra-t-elle pas au moins le mérite d’en avoir faites ?

 

(8). Enfin, ceux de nos camarades qui ont opté de boycotter toute contribution venant de  Kissamba, parce qu’elle vient de lui, et parce que, venant de lui, elle ne peut qu’échouer, ne sont-ils pas dans une position ambigüe, à la fois subjective et hypocrite, où ils déplorent des échecs qu’ils ont ardemment souhaités  et activement contribué à provoquer ?

    Qu’importe ! Notre combat se passe de boucs émissaires : nous nous en tenons à évaluer les blocages de la lutte  et à rechercher les voies et moyens d’en surmonter les difficultés.

 

(9). Voilà pourquoi, dès que des compagnons  souhaitent de nouveau travailler avec nous après des contradictions plus ou moins profondes, nous nous assurons seulement qu’ils sont  sérieux et sincères : nous ne leur posons aucune condition et n’exigeons d’eux aucune « autocritique ». Nous les félicitons chaleureusement et sommes franchement content pour notre cause. Il est trop souvent arrivé que ceux-là mêmes qui ont « semé le bordel » demandent aux autres de faire leur autocritique, pour se poser en innocents après avoir prononcé eux-mêmes le verdict devant des naïfs conditionnés. La lutte est longue, Camarade, avais-je dit  calmement au « Grand » à Luanda, on verra ce dont vous serez capables : Afo  est devenu le bras droit de Chief Milla Assouté (super promotion), Melima, celui de Belinga Eboutou après un stage chez Fame Ndongo, lui-même Abbo a Beyeck est dans la nature….C’était le détachement d’avant-garde de la fronde anti-K  en 1990 !

 

V. LE SPK SERA-T-IL CREDIBLE ? QUELLE EST AUJOURD’HUI L’IMAGE REELLE DE GAMA ?

 

(10). Etre sincère en exprimant ses sentiments  ne signifie pas nécessairement avoir un raisonnement rigoureux et « scientifique », et ne garantit pas une opinion juste. La crédibilité d’une proposition ne dépend pas du fait que l’auteur de celle-ci ait fait des propositions antérieures qui n’auraient pas réussi. On peut parler tout au plus  d’une probabilité d’échec, comme présomption. Car, favorable ou défavorable, un préjugé reste un pré-jugé.

      Pour ce qui concerne le Secrétariat Particulier du Commandant Kissamba, il faut et il suffit que les fonds qu’il doit mettre en œuvre arrivent dans le pays pour que sa crédibilité soit assurée.

     Sachant qu’il a toujours été l’objet d’une réelle et sourde hostilité du pouvoir au plus haut niveau, (considéré confidentiellement comme « l’opposant le plus dangereux » même au temps des beaux jours du plus grand parti d’opposition), Kissamba est resté sur ses gardes. Il ne pouvait donc pas faire appel à la mansuétude du pouvoir en lui demandant de bien vouloir autoriser l’entrée des fonds dans le pays, sans prévoir de s’en passer éventuellement….

 

(11). Quant à l’image de Gama dans le pays, que d’aucuns se disent qu’elle est sérieusement dégradée, il y a lieu d’être très réservé par rapport à cette opinion.

Tout simplement parce que même si les campagnes pour le discréditer, les mensonges et les insultes, bref l’ensemble du travail que les Anglais appellent « charactere assassination » peuvent nuire à l’image d’un homme politique, celle-ci se construit avant tout dans le déploiement de son activité politique, par la noblesse des objectifs qu’il poursuit, et par la sincérité et la persistance de son combat.

Aussi, lorsqu’il nous revient que l’image de Gama, Commandant Kissamba, aurait terriblement souffert de ses propres erreurs et des attaques personnelles dont il a été l’objet de la part de ses propres camarades, nous pouvons affirmer qu’il y a exagération.

D’abord parce que le Cdt Kissamba est le premier témoin des manifestations de sympathie et d’admiration des Camerounais de toutes conditions sociales et de tous bords politiques. Ce n’est d’ailleurs pas une mauvaise chose pour l’UPC. Certes, nos compatriotes de l’association « Citoyens pour la Mémoire du Cameroun » ne pouvaient que provoquer la colère des détracteurs spécialisés du Commandant Kissamba, en qualifiant ce dernier de « Héros Vivant du Peuple Camerounais », mais le fait est que ce point de vue est répandu dans le pays.

Ensuite parce que, comme l’affirmait le porte-parole du groupe UPC de Papy Doumbè, le Professeur Charly Gabriel MBOCK  au cours d’une tournée de propagande auprès des Camerounais de la Diaspora : «  tous les groupes veulent de lui (Kissamba), mais pas à la tête ». Cette affirmation  ne saurait être démentie. Mais il importe de dire un mot de la double réalité qu’elle exprime.

On veut de Kissamba dans chaque groupe à cause du prestige dont il jouit dans le pays, et surtout dans les  milieux upécistes. C’est le camarade Bapoh Lipot qui disait que Kissamba est aujourd’hui le véritable « cachet de l’UPC », oubliant lui-même que ce cachet ne pourra précisément jamais authentifier une satellisation de notre parti au pouvoir néocolonial.

    Mais on ne veut pas de Kissamba à une position d’influence dans aucun des groupes, parce qu’il fait de l’ombre aux chefs de clans, qui veulent « diriger eux aussi » (c’est normal et naturel mais il faut qu’ils en soient réellement capables et travaillent à sauver l’UPC et non la noyer)… et parce qu’il empêcherait ces derniers de conduire la barque à leur guise, notamment vers l’alliance avec le parti au pouvoir…

   Il est évident que si l’image de Kissamba était si terriblement dégradée, on ne voudrait pas de lui, et on ne le redouterait pas…Et ses anciens collaborateurs ne seraient pas au fond accrochés à se réclamer de lui.  Il faut donc sortir de l’illusion qui consiste à croire que les attaques personnelles contre Gama ont pu ternir son image : ce n’est pas du tout par complaisance que d’aucuns considèrent encore le Doyen comme « incontournable ». Une de mes motivations profondes face à toutes sortes d’épreuves a toujours été que ceux que j’ai formés dans la lutte soient fiers d’avoir été à mes côtés : je constate que c’est le cas.

 

(12). Tout choix est une prise de risque. On peut nous faire le reproche d’avoir tenté d’encadrer deux  camarades qui se sont présentés à nous, l’un après l’autre, comme les meilleurs atouts de l’avenir de l’UPC, avant de se démasquer eux-mêmes comme des spécimens négatifs de la vie politique nationale. Si nous regrettons de nous être trompés sur ces personnages, nous pensons qu’il est bon que tout le monde sache désormais ce qu’ils sont. De ce point de vue, il sera également clair que le Cdt Kissamba n’est pas opposé à la promotion de jeunes dirigeants, au contraire, mais il faut à l’UPC de jeunes responsables et dirigeants sérieux, honnêtes et bien  formés.

    Jamais l’UPC  ne pourra progresser en laissant des arrivistes monter à l’assaut de sa Direction au nom de la jeunesse, en usant cyniquement  du tribalisme et de la corruption.

 Le Projet de Règlement Intérieur  de 1991, qui en reprenant le règlement intérieur originel explicitait l’orientation de l’UPC depuis les pères fondateurs, a parfaitement stigmatisé les dérives actuelles, en ses articles  111 et 112 :

     « Tout candidat convaincu de lutte d’influence ou de manœuvres en vue d’accéder à des fonctions dirigeantes sur la base  des oppositions de personnes, de considérations d’ordre familial , régional ou ethnique sera automatiquement disqualifié ». Et, « Tout  candidat aux fonctions dirigeantes coupable de corruption, de tentative de corruption par la promesse ou la distribution d’argent, de nourriture et de boissons, de cadeaux ou d’autres faveurs sera automatiquement disqualifié ».

Enfin, dans les procès qui sont faits au Commandant Kissamba, il faut distinguer les divergences de fond et les malentendus.

 

V. DIVERGENCES DE FOND DANS L’UPC

 

(13). Le groupe dit des « fidèles » n’est fidèle ni à l’article premier des statuts de l’UPC ni au message unitaire testamentaire d’Ernest OUANDIE  dans son ultime article de presse intitulé « Citoyens libres ou esclaves ». Se réclamer de l’UPC (qui a pour but de grouper et d’unir les populations du Cameroun) et s’opposer farouchement à l’Unité des upécistes, est une contradiction tragique. Ceux qui s’accommodent de la division de  l’UPC au prétexte que la société camerounaise est divisée en classes, et prétendent même que cette division du parti en plusieurs « UPC » serait salutaire parce qu’elle permettrait  au peuple camerounais de choisir celle des UPC qui défend ses intérêts pratiquent un faux marxisme. Nous ne désespérons pas de trouver avec ces camarades, (que nous reconnaissons comme continuateurs de notre combat, à cette erreur près), un consensus qui  permettrait de revenir pleinement à l’orientation originelle de notre parti.

 

(14). Les groupes qui défendent « l’alliance » avec le parti au pouvoir, notons le, contre la forte opposition de leurs propres bases, même du vivant de Kodock, ont rompu avec  l’orientation originelle de l’UPC.

En effet, l'UPC  authentique n’est ni radicale et radicalement opposée au pouvoir  mais sans stratégie pour le combattre, ni platement opportuniste et totalement vouée à la sollicitation des postes et des prébendes auprès du régime. 

 

  (15) Il suffit de rappeler les articles 4 et 5 du Règlement Intérieur cité plus haut pour nous fixer à ce sujet :

Article 4 :

L’UPC a pour but de grouper, d’unir, de mobiliser  l’ensemble des populations camerounaises en vue de son mieux être matériel, moral et social.

Article 5 :

Ce but ne peut être atteint que :

-Dans un Cameroun réellement Indépendant et souverain, débarrassé sur tous les plans et dans tous les domaines des vestiges de la sujétion coloniale et néocoloniale,

-Dans un Cameroun réellement démocratique dans sa vie politique, économique, sociale, culturelle, notamment par :

° le respect de la liberté d’opinion, d’expression et d’association,

° l’interdiction de l’oppression sous toutes les formes notamment de l’oppression basée sur la discrimination des sexes, des ethnies, des religions  et des philosophies,

° l’appropriation réelle par la Nation toute entière, des ressources  naturelles et des principaux moyens de production et d’échange,

 ° l’équité dans la répartition du revenu national,

 ° la participation effective des populations à la prise des décisions politiques, économiques, sociales et culturelles à tous les niveaux ».

 

(16). La ligne politique et idéologique ci-dessus rappelée exclut totalement que l’UPC ou un groupe  de vrais militants  de ce parti se mette à la remorque du parti au pouvoir pour appliquer sa politique sous prétexte « d’alliance ».

- Le bilan de cette politique d’alliance imposée par l’autoritarisme, la corruption et le tribalisme pendant vingt ans par Augustin Frédéric Kodock à un groupe de l’UPC exclusivement reconnu par le pouvoir est un bilan incontestablement catastrophique pour notre Parti.

-  Parce qu’ils ont personnellement bénéficié de cette énorme  duperie, ou voudraient à leur tour en profiter, quelques upécistes tentent encore de la relancer…Tous les patriotes conscients et l’ensemble de notre peuple doivent faire échouer leur sombre dessein.

 

VI. MALENTENDUS

 

(17). N’est-il pas normal qu’ayant travaillé au niveau dirigeant avec les Pères fondateurs, ayant consacré toute sa vie et consenti tous les sacrifices imaginables à l’UPC et ayant de surcroit travaillé avec tous les groupes  actuels en prêchant l’unité du parti, le Commandant Kissamba se batte pour ne pas laisser l’UPC dans l’état actuel de division et d’impuissance ? Faut-il qu’on annonce sa mort pour que les upécistes de tous les clans prennent conscience de l’atout exceptionnel qu’il représente à cet égard ? Qui pourra après lui interpeller tous ces groupes avec autorité, fort de ses états de services et de ses sacrifices pour la noble  cause du peuple camerounais.

Certains conçoivent la Direction de l’UPC ou de tout mouvement de lutte pour le changement comme  une simple répartition des postes par rapport aux ethnies, à la richesse, ou aux diplômes, en oubliant complètement la lutte !

Or, à notre sens, la Direction de l’UPC doit être une équipe de combat, un dispositif de lutte  globalement efficace, et  capable de mener un jour à la victoire, avec des membres  individuellement compétents.

Peut-on concevoir un réel redressement de l’UPC et une véritable relance de la lutte pour le changement  sans une telle équipe ?

 

(18) Quand certains peuvent reprocher à Kissamba de « se positionner toujours »,  de quel point de vue se placent-ils : du point de vue des intérêts de la lutte du peuple camerounais, ou du point de vue de la lutte pour les postes ?

    Franchement, peut-on faire à Kissamba un procès en incompétence ? Ou un procès en absence de bilan.

A tous ceux qui voulaient « diriger eux aussi » Kissamba n’a-t-il pas laissé un quart de siècle pour diriger à loisir en « donnant le temps au temps » ?

Oui, mais  K  devrait faire confiance à ses camarades pour le mettre à la place qu’il mérite : encore une fois nous disons qu’il ne s’agit pas pour nous de procéder à une répartition des postes, mais de concevoir un dispositif de lutte: si Kissamba en proposait un en s’excluant, ne serait-on pas fondé à se demander  à quel jeu il joue ?

 

VII. CONCLUSION

 

  (19). Le 13 Septembre 2013, à 17heures, une audience m’a été accordée par M. René Emmanuel SADI, Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. A ma grande surprise, le Ministre s’est longuement entretenu  avec moi pendant une heure, sur les deux points importants qui faisaient l’objet de ma demande d’audience : la situation de l’UPC et la restauration de la Chefferie du  1er Degré de Lolodorf reconnue au Vingt-unième représentant de la dynastie traditionnelle Limanzuang, Abraham Massaga Mamia  par l’Allemagne et dont je suis l’ayant-droit comme son petit-fils.

Le Ministre a été élogieux sur mon parcours historique qu’il a apprécié en « patriote » tout en rappelant son appartenance au parti au pouvoir comme responsable de premier plan : Membre du Bureau Politique et ancien Secrétaire Général, aujourd’hui Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Le Ministre a déploré l’état de division de l’UPC et le fait que  quatre ou cinq fractions du Parti s’étaient présentées à son Bureau, en revendiquant chacune la légitimité exclusive alors même qu’aucune n’était arrivée avec des personnalités témoignant de sa crédibilité.

    Après avoir remercié le Ministre de m’avoir accordé cette audience je lui ai expliqué que  je ne pouvais apporter ma caution à aucune de ces fractions upécistes auprès desquelles j’avais en vain défendu inlassablement la cause de l’unification. Je suis revenu sur l’exhortation que j’avais adressée au Ministre dans une note de synthèse préalable à l’entretien, pour lui dire qu’une autre politique était possible (que celle de l’ingérence et de la répression judiciaire). Cette note invitait le Ministre à « oser entrer dans l’Histoire comme celui qui aura favorisé la renaissance d’une UPC authentique, qui n’est ni radicale et radicalement opposée au régime mais sans stratégie pour le combattre, ni platement opportuniste  et totalement vouée à la sollicitation des postes de des prébendes auprès du régime ». J’insistai aussi sur la nécessité de mettre fin aux poursuites judiciaires contre le   groupe  upéciste dit des « fidèles ».

   Critiquant la gestion antérieure de ce dossier de l’UPC, le Ministre SADI a assuré que conformément à ce qui été convenu lors de la réunion avec les différentes fractions, il faut que se tienne  au lendemain des élections municipales et législatives, un congrès unitaire de l’UPC  dont devra sortir une Direction unique digne de ce parti que tous les Camerounais tiennent en haute estime. J’ai réaffirmé au Ministre que l’unification de l’UPC était mon combat et que je mettrai tout en œuvre pour que les upécistes travaillent de manière consensuelle à la tenue de ce Congrès Unitaire.

   A propos de la Chefferie du  1er Degré de Lolodorf, il a recommandé que les notables soient d’ores et déjà sensibilisés…

 

(20). Ce bref compte rendu d’audience a  pour but de préciser les axes et le style de travail du Secrétariat Particulier du Commandant Kissamba pour les jours à venir.

Répétons que le SPK n’est ni un parti politique, ni la Direction de l’UPC. Il accompagne l’activité du Commandant Kissamba dans tous les domaines, et principalement au plan économique.

1°/ Avec le gouvernement et les autorités administratives, sa ligne de conduite sera la courtoisie et la coopération franche conformément aux entretiens du Doyen avec M. Le Ministre de l’Administration et de la Décentralisation ;

2°/Avec les upécistes, toutes tendances confondues, le SPK pratiquera l’ouverture fraternelle, pour l’organisation consensuelle du Congrès Unitaire en rassurant tout le monde que Kissamba ne revendique aucun poste. Ceux qui se vantèrent de leur coup au Congrès de Septembre 1996 (Président de l’Ouest, Secrétaire Général Bassa’a) ont subi les conséquences de leurs manœuvres et ont malheureusement pénalisé toute la lutte… et lourdement !

3° /  Avec tous les patriotes et toutes les organisations camerounaises de lutte pour le changement démocratique, ce sera la coopération et la solidarité militante sans réserve.

 

(21). Le Secrétariat Particulier du Commandant Kissamba sera étoffé selon l’évolution du travail et les offres de services : en ce moment même des consultations sont en cours…

Le Secrétariat Particulier du Commandant Kissamba tiendra régulièrement des réunions sur convocation du Doyen, et des Séminaires de formation.

Ce Document sera publié au plan national et international et copies en seront déposées  au MINAT /D  (Direction des Affaires Politiques). 

 

                                                       Fait à Yaoundé le  20 Septembre 2013

 

                  

 NGOUO  WOUNGLY-MASSAGA    COMMANDANT KISSAMBA & CDT GAMA

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 16:49

Soirée électorale Camerounaise

Organisée par

L’Observatoire des Elections de la Diaspora Camerounaise 

(OEDC)

OEDC.jpg

Lundi 30 septembre 2013 

Dès 20heures

(France),

 Réservez dès maintenant. Places limitées

Email: oedc-info@oumarou.net

 Google+: observatoirelectioncameroun@gmail.com

 

France:0033(0)6 26 29 43 29

Belgique:0033(0)4 83 69 23 12

 

Skype: oelection-cameroun

Facebook: observatoire des élections de la diaspora camerounaise

 

 

 Veillée Electorale avec les personnalités de la diaspora et d’autres invités de marque, les médias camerounais et internationaux, les artistes, les résultats en direct du Cameroun sur grand écran. Des analyses et des spécialistes politiques, des journalistes. Réaction à chaud des participants et sur les réseaux sociaux

 

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 16:47

Le nouveau livre d'Achille Mbembe est un feu d'artifice intellectuel et littéraire.

mbembe-achille

Pour tous ceux qui s’intéressent au renouveau de la pensée critique hors l’Occident, l’événement intellectuel majeur de la rentrée est sans conteste la sortie, aux Éditions La  Découverte à Paris, de Critique de la raison nègre du Camerounais Achille Mbembe.  Annoncé depuis plusieurs années et venant à la suite du succès qu’aura été Sortir de la grande nuit,  ce nouvel  essai représente le livre le plus complexe et  le plus osé d’un auteur qui s’est affirmé comme le penseur africain le plus accompli de sa génération, celui dont le rayonnement  international est le plus affirmé si l’on tient compte du nombre de traductions de ses textes dans les langues étrangères et de l’impact que suscitent chaque fois ses prises de position aussi bien académiques que publiques.

Ce nouvel ouvrage s’ouvre sur une déclaration forte, qui ressemble à un Manifeste. « L’Europe ne constitue plus le centre de gravité du monde », écrit-il ; et « ce déclassement ouvre de nouvelles possibilités - mais est aussi porteur de dangers – pour la pensée critique ». Ce sont ces possibilités et dangers qu’explore Mbembe. L’autre thèse forte du livre concerne ce que l’auteur appelle « le devenir-nègre du monde ». De son point de vue, le « nom Nègre ne renvoie plus seulement à la condition faite aux gens d’origine africaine à l’époque du premier capitalisme ». Il désigne désormais toute une humanité subalterne dont le capital n’a guère besoin à l’heure où il se définit plus que jamais sur le modèle d’une religion animiste, le néolibéralisme. La thématique de la différence raciale est explorée jusqu’à ses ultimes conséquences.

Dans ce nouvel ouvrage, Mbembe reste fidèle à lui-même et à son style, à savoir un penseur atypique doublé d’un écrivain de langue française de tout premier plan. Puissance de l’écriture, fulgurance des idées, profondeur historique, une esthétique affirmée de la provocation, originalité des arguments et colossale érudition – tout est mis en branle pour faire de cet essai un véritable feu d’artifice des idées. Nous avons rencontré l’auteur à Johannesburg, quelques jours seulement avant son départ à Harvard où il enseigne cette année.
 
De la postcolonie en 2000. Sortir de la grande nuit dix ans plus tard. Et maintenant, Critique de la raison nègre. Les contours d’une véritable œuvre sont désormais là. Pouvez-vous, à l’occasion de la sortie de ce nouvel essai, dessiner en quelques mots les grandes lignes de votre projet intellectuel?

Ma préoccupation est de contribuer, à partir de l’Afrique où je vis et travaille, à une critique politique, culturelle et esthétique du temps qui est le nôtre, le temps du monde. C’est un temps marqué, entre autres, par une profonde crise des rapports entre la démocratie,  la  mémoire, et l’idée d’un futur que pourrait partager l’humanité dans son ensemble.
Cette crise est aggravée par la confluence entre capitalisme et animisme et le recodage en cours de l’ensemble des champs de nos existences dans et par le langage de l’économie et des neurosciences. Ce recodage remet en question l’idée que nous nous sommes faits du sujet humain et des conditions de son émancipation depuis au moins le XVIIIe siècle.
 
L’une des thèses fortes de votre nouvel essai est qu’un des effets du néolibéralisme est d’universaliser «la condition nègre». Qu’entendez-vous par «néolibéralisme» ?

La pensée contemporaine a oublié que pour son fonctionnement, le capitalisme, dès ses origines, a toujours eu besoin de subsides raciaux.  Mieux, sa fonction a toujours été non seulement de produire des marchandises, mais aussi des races et des espèces. Par néolibéralisme, j’entends l’âge au cours duquel le capital veut dicter toutes les relations de filiation. Il cherche à se multiplier dans une série infinie de dettes structurellement insolvables. Plus de distance entre le fait et la fiction. Capitalisme et animisme ne font plus qu’un.
Tel étant le cas, les risques systémiques auxquels seuls les esclaves nègres furent exposés au moment du premier capitalisme constituent désormais sinon la norme, du moins le lot de toutes les humanités subalternes. Il y a donc une universalisation tendancielle de la condition nègre. Elle va de pair avec l’apparition de pratiques impériales inédites, une rebalkanization du monde et l’intensification des pratiques de zonage. Ces pratiques constituent, au fond, une manière de production de nouvelles sous-espèces humaines vouées à l’abandon, à l’indifférence, quand ce n’est pas à la destruction.
 
Votre essai s’ouvre sur une déclaration retentissante qui tient presque lieu de Manifeste. Vous affirmez que l’Europe ne constitue plus le centre de gravité du monde. Pourtant, vous ne cessez de recourir à ses archives. Pourquoi ?

On est obligé de confronter cette archive. Elle contient une part de nous-mêmes et est, de ce fait, aussi la nôtre. S’agissant des mondes euro-américains, nous ne pouvons pas entretenir le luxe de l’indifférence ou nous permettre celui de l’ignorance. L’ignorance et l’indifférence sont les privilèges des puissants.
 
Pourquoi ce détour par l’Occident alors même que son hégémonie, selon vous, est battue en brèche?

Il ne s’agit pas d’un détour. Il s’agit d’habiter cette tradition puisque, de toutes les façons, elle ne nous est pas étrangère et nous n’y sommes pas des étrangers. Nous avons pris une part essentielle dans le processus de sa constitution. Ce serait donc une immense perte que de se couper de ce que nous avons contribué à faire exister. Je pense aux Africains-Américains par exemple, ou aux Afro-Européens. Ils sont, de plein droit, des Occidentaux.
Pour ce qui est des Africains, le défi est d’habiter plusieurs mondes et formes d’intelligibilité en même temps, non dans un geste d’écart gratuit, mais de va et vient, qui autorise l’articulation d’une pensée de la traversée, de la circulation. Cette sorte de pensée comporte des risques énormes. Mais ces risques seraient plus graves encore si on en venait à se murer dans le culte de la différence.
 
Que reprochez-vous à la pensée européenne ?

D’aucuns lui reprochent son solipsisme, son addiction à la fiction selon laquelle l’Autre est notre envers. Ou encore son incapacité à reconnaitre qu’il y a des chronologies plurielles du monde que nous habitons, et que la tache de la pensée est de traverser tous ces faisceaux. Dans ce geste qui implique de la circulation, de la traduction, du conflit et des malentendus aussi,  il y a des questions qui se dissolvent d’elles-mêmes et cette dissolution autorise qu’émergent, dans une relative clarté, des exigences communes ; des exigences d’une possible universalité. Et c’est cette possibilité de circulation et de rencontre d’intelligibilités différentes que requière la pensée-monde.
 
Existe-t-il une pensée européenne?

Il n’y a pas « une »  pensée européenne. Il y a, par contre, des rapports de force au sein d’une tradition qui, d’ailleurs, n’a cessé de se transformer. Et dans l’effort en cours, notamment au Sud, pour développer une réflexion véritablement à la dimension du monde, notre travail consiste à jouer sur ces rapports de force et à peser sur ces frictions internes, non pour creuser l’écart entre l’Afrique et l’Europe ou pour « provincialiser » celle-ci, mais pour élargir les brèches qui permettent de résister aux forces du racisme qui sont, au fond, des forces de la violence, de la clôture et de l’exclusion.
 
Où en est, d’après vous, la pensée française en particulier ?

Après la décolonisation, la France s’est recroquevillée sur elle-même et a graduellement perdu sa capacité à développer une pensée à la dimension du monde. Aujourd’hui, elle peine à sortir de la question de l’identité,  à affronter celle de la relation, des nœuds de relation, de l’en-commun. 
 
Faut-il vous présenter comme un théoricien du postcolonialisme ?

Le fait d’avoir écrit un ouvrage intitulé De la postcolonie ne fait pas de moi un théoricien du postcolonialisme ou un adepte de ce courant de pensée. Il faut ne pas m’avoir lu pour me présenter comme un théoricien du postcolonialisme.
 
En France pourtant, l’on vous classe dans ce courant. C’est d’ailleurs aussi le cas en Afrique.

Ceux  qui le font savent rarement de quoi ils parlent. Beaucoup de pourfendeurs des études postcoloniales en Afrique manient des arguments idéologiques en lieu et place d’une analyse critique rigoureuse et disciplinée des œuvres auxquelles ils prétendent s’opposer. En fait, il n’y a pas meilleur critique du courant postcolonial que le courant postcolonial lui-même.
En France, nombreux sont ceux qui souhaiteraient que nous soyons muets, des gens qui ne parlent pas et surtout pas entre eux. Ils pourraient ainsi construire notre discours à notre place et continuer de nous qualifier. La pensée postcoloniale est venue interrompre ce pouvoir exclusif de qualification. Voilà pourquoi elle dérange.
 
Jusqu’à présent, vous aviez travaillé sur des séquences historiques  relativement courtes. Avec Critique de la raison nègre, vous redevenez un peu historien. Comment expliquez-vous cet infléchissement ?

La nature même du sujet exigeait un retour sur le temps long. Le Nègre est une invention de ce que, dans le livre, j’appelle « le premier capitalisme ». Le temps du premier capitalisme – du moins tel que je le conçois - est dominé par l’Atlantique.  L’époque moderne proprement dite commence avec l’expansion européenne, la dispersion des peuples et la formation de grandes diasporas, un mouvement accéléré des marchandises, des religions et des cultures. Le travail de l’esclave nègre joue, dans ce processus, un rôle éminent.  Il fallait donc s’appesantir sur ce temps long sans lequel on ne comprend rien à la réalité contemporaine.
 
Le « Nègre » n’est-il qu’une invention du capitalisme atlantique ? Quelle place faites-vous aux mondes océano-indien et arabo-transsaharien dans sa fabrication ?

L’esclavage atlantique est le seul complexe servile multi-hémisphérique qui fasse des gens d’origine africaine des marchandises. C’est en cela qu’il est le seul à avoir inventé le Nègre, c’est-à-dire une sorte d’homme-chose, d’homme-métal, d’homme-monnaie, d’homme plastique. C’est dans les Amériques et les Caraïbes que les êtres humains sont transformés, pour la première fois dans l’histoire universelle, en cryptes vivantes du capital. Le Nègre est le prototype de ce processus.
 
Vous accordez une place assez centrale à l’histoire diasporique, et notamment afro-américaine. Vous insistez en particulier sur l’ambigüité des rapports entre les afro-américains et l’Afrique.

L’histoire des gens d’origine africaine aux États-Unis en particulier est une histoire qui m’a toujours fasciné. L’Africain-Américain est, dans une large mesure, le revenant de la modernité. L’histoire des Noirs aux États-Unis devrait être enseignée dans toutes les écoles en Afrique en particulier.
 
Vous consacrez de longs développements au concept de «race» et de «racisme». D’après vous, à quoi reconnait-on  le racisme ?

Le racisme est une figure de la névrose phobique, obsessionnelle et à l’occasion hystérique. Le raciste, c’est celui qui se rassure en haïssant, en constituant l’Autre non pas comme son semblable, mais comme un objet menaçant dont il faudrait se protéger, se défaire ou qu’il faudrait simplement détruire, faute d’en assurer une totale maitrise. Dans une large mesure, le raciste est un homme malade, en manque de lui-même, et qui défaille.
Le chapitre le plus poétique, mais aussi le plus déroutant du livre est intitulé « Requiem pour l’esclave ».
Ce chapitre constitue le sous-sol du livre. Ici, l’on s’efforce de dire comment, en l’Afrique et en les choses nègres, beaucoup virent deux forces aveuglantes, tantôt une glaise à peine touchée par la statuaire, tantôt  un animal fantastique, et toujours une figure hiératique, métamorphique, capable d’exploser en cascade.  On s’efforce également de montrer comment l’esclave nègre fut, au fond, un sujet plastique, c’est-à-dire un sujet ayant subi un processus de transformation par destruction.
Je montre en particulier que c’est en se déprenant de la forme-esclave et en assumant la condition de revenant que le Nègre put octroyer à cette transformation par destruction une signification d’avenir. Et pour traiter de tout cela, je suis obligé de recourir à une écriture figurale, une écriture qui oscille entre le vertigineux, la dissolution et l’éparpillement. C’est une écriture faite de boucles entrecroisées, et dont les arêtes et les lignes se rejoignent au point de fuite.  Le terme « Requiem » est en réalité dissonant. Le Requiem est chanté pour les morts. Or, ici, il s’agit non de chanter des morts, mais de célébrer des revenants, c’est-à-dire des sujets d’une transfiguration. Le titre de ce chapitre participe donc d’une méprise.
 
Sur quoi portent vos recherches en cours et quel sera le thème de votre prochain livre ?
Mes recherches portent sur ce que j’ai appelé « l’afropolitanisme ».
 
Par Arlette FARGEAU

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 16:44

Al-Qaïda contre ASL : la lutte d’influence derrière les affrontements au sein de l’opposition syrienne.

  Libye6Archives

 

Les combats entre les différentes factions de l’opposition syrienne, pratiquement en concomitance avec l’annonce de l’accord russo-américain sur l’arsenal chimique du régime syrien, ont surpris les milieux politiques libanais. Les partisans du régime syrien ont du mal à dissimuler leur satisfaction. Tout en déplorant les victimes, ils ne se privent pas de dire que cela était prévisible, tant l’opposition est désunie et hétérogène, sans vision ni projet communs. De leur côté, les partisans de l’opposition syrienne sont déçus, tout en essayant de réduire la portée de ces accrochages et de les considérer comme mineurs, même s’ils reconnaissent à contrecœur que ces combats servent les intérêts du régime.

 

Mais au-delà des réactions subjectives dictées par les sympathies et les alliances, ces affrontements «fratricides» sont, selon un spécialiste de la scène islamique, l’indice qu’une solution est en vue et que chaque camp souhaite être l’interlocuteur au nom de l’opposition dans cette sorte de «Taëf libanais» que pourrait devenir la conférence de Genève 2. Ce spécialiste précise qu’en période de guerre, surtout interne, au sein d’un même pays, ce genre d’affrontement est presque banal lorsque plusieurs parties et courants se battent dans la même tranchée. Mais dans le cas de la Syrie, ces combats revêtent aussi une autre dimension, puisque derrière les deux grands groupes, l’Armée syrienne libre et le Front al-Nosra qui se battent contre le régime (et entre eux), se profilent les États qui les soutiennent. Le spécialiste de la scène islamique précise ainsi que ces combats reflètent en réalité la grande division du monde islamique entre le courant des Frères musulmans et celui des wahhabites. En théorie, ces deux courants considérés comme fondamentalistes ont la même démarche religieuse et relèvent d’un même chef de file, Hassan el-Banna. En revanche, tout en prônant un islam pur et dur, Hassan el-Banna n’appelait pas au Jihad (la lutte sacrée), ni au Takfir (retirer à quelqu’un son appartenance au monde musulman). C’est d’ailleurs pour cette raison que les Frères musulmans, qui sont bien implantés dans la région, ont un double visage, celui de la non-violence quia séduit de nombreux musulmans et celui qui au contraire appelle à la violence et qui est apparu clairement récemment en Égypte et ailleurs. Au départ, il s’agit donc d’un courant de pensée non violent, mais le second chef de file du mouvement, Sayyed Kotb, a lancé, lui, le concept du jihad.

 

Ce qui se passe aujourd’hui entre les factions de l’opposition syrienne serait donc un épisode de cette lutte sourde mais violente entre les Frères musulmans et les wahhabites, qui veulent, chacun de son côté, être les grands représentants du monde musulman. Les parties de l’opposition inscrites dans la mouvance des Frères musulmans sont appuyées par la Turquie et le Qatar et les autres sont appuyées par l’Arabie saoudite. Et derrière leurs combats pour le contrôle des terrains pris par les factions de l’opposition, se profile donc la lutte sourde que se livrent la Turquie et l’Arabie saoudite pour le leadership du monde musulman. Car, comme toujours au Moyen-Orient, un conflit en cache un autre. Au-delà des combats sur le terrain, il y aurait donc une lutte d’influence régionale, mais le résultat est le même.

Par Scarlett Haddad

 

 

*Une lutte d’influence derrière les affrontements au sein de l’opposition syrienne 

 http://www.lorientlejour.com/article/834539/une-lutte-dinfluence-derriere-les-affrontements-au-sein-de-lopposition-syrienne.html

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 16:41

Analyse économique

LE CRASH BOURSIER EST À NOS PORTES ET LES EXPERTS RADOTENT.

bankcollapse

Analysons l’économie politique contemporaine

Aujourd’hui, travail d’apprentissage ardu. Il s’agit de lire à l’endroit un texte écrit à l’envers, aporie d’une star de l’économie qui pollue les ondes télé et radio, tout comme ses collègues encombrent les cahiers économiques des journaux qui chaque semaine vous abreuvent de leurs inepties alambiquées (1) [Le blogue d’Olivier Berruyer
http://www.les-crises.fr/]. Commençons notre décomposition analytique par le Tableau 1, explicite.

« Cinq ans après la faillite de Lehman Brothers, le capitalisme de connivence (sic) se porte comme un charme. Le 15 septembre 2008, faillite de Lehman Brothers, stupeur et tremblements. Gouvernements et banques centrales se précipitent pour sauver la finance et donc l'économie (sic). Le terme d'"économie irréelle", popularisé par le philosophe altermondialiste Patrick Viveret, se répand.».

TABLEAU 1
2008 2012
Volume des produits dérivés négociés hors cote $ 516 000 MM $ 708 000 MM $
Endettement des pays de l'OCDE (les riches) 75% 105%
Déficit des pays de l'OCDE en % de leur PIB 3,5% 5,5%
Effet de levier des banques "too big to fail"
31 Lehman B. De 13 à 85
Bilans des banques centrales Fed et BCE (créances pourries échangées contre de l'argent du néant) 900 MM$
1400 MM € 3 000 MM$
3 000 MM €
Taux de croissance des pays de l'OCDE
0,5 % -,1 %
Taux de croissance mondiale
2,7 % 3,2 %
Taux de chômage des pays de l'OCDE
5,9 % 8 %
Réserves de change mondiales 4 000 MM $ 11 200 MM $
Réserves de change de la Chine 1 900 MM $ 3 500 MM $
MM = MILLIARDS

Que signifient ces chiffres, demande l’expert ?

« Tous ces chiffres -(Tableau 1)- ces milliards et ces pourcentages - représentent-ils l'économie réelle ou l'économie irréelle ? La seule évolution positive serait la croissance mondiale, mais on sait que dans les chiffres du PIB rentre la dette. Cette croissance du PIB est-elle donc réelle ou illusoire ? »

Où est l’erreur commise par l’économiste en herbe ? Simple, l’économie « irréelle » ça n’existe pas. C’est une métaphore colportée par les papagayos. Toute opération industrielle-commerciale-boursière-économique est réelle ou elle n’est pas. Pire, toute action-transaction est comptabilisée – créditée au vendeur et débitée à l’acheteur –. La marchandise quitte réellement le port de Shanghai et entre réellement au port de Los Angeles. Si l’économiste veut indiquer que le dollar américain, qui sert à payer cette transaction, ne vaut rien (dans le sens d’une monnaie de singe) alors qu’il le dise ainsi – ça ne constitue pas de l’économie «irréelle» mais du commerce frauduleusement réel, une arnaque, dont nous verrons tantôt l’inévitable conséquence.

Monsieur l’expert a tout faux. Les politiciens et les technocrates sont totalement incapables d’influencer ce qu’il appelle l’économie réelle. Ils sont des pions entraînés malgré eux par les lois nécessaires du développement impérialiste. Sur ces lois personne n’a aucun pouvoir – le mode de production et les rapports de production capitalistes fonctionnent ainsi et dans leur course au profit maximum ils entrainent le système à sa perte inexorable. L’expert économiste poursuit…

« Depuis des années les pays développés importent des biens et services en provenance des pays dits émergents et exportent de la dette libellée dans leur monnaie. Ainsi le monde s'est divisé en pays chroniquement exportateurs qui détiennent des "réserves de change" en dollars et en euros et en pays chroniquement importateurs qui exportent de la dette. Les réserves de change des banquiers centraux ne sont pas des liasses de billets. Ce sont bien des titres de dettes libellées en dollars et en euros. ».

Que voilà un récit précis ! Vous voyez bien que l’on traite d’économie réelle – l’expert est assez lucide pour convenir que le créditeur se retrouve avec des obligations, des lettres de change n’ayant aucune valeur car le débiteur le paie en monnaie de singe – qu’il n’honorera jamais puisqu’il est virtuellement déjà en faillite. Les USA avec leur immense dette (16 400 milliards seulement pour le gouvernement fédéral) ne pourront jamais rembourser car ils ne produisent pas suffisamment de marchandises ayant une valeur marchande (du temps de travail et de la plus-value cristallisée). Ce n’est pas de l’économie irréelle, c’est une arnaque bien réelle que de voir un emprunteur qui inonde ses créanciers de papier monnaie dévalué.

« Nous avons donc d'un côté des pays émergents et des pays producteurs de pétrole. Ce côté a accumulé des créances = de l'argent en devenir si toutefois les crédits sont remboursés par leurs réputés riches clients. Nous avons de l'autre côté des pays réputés riches. Ce côté a accumulé des dettes - une promesse de payer un jour - contre de la consommation = du pétrole déjà brûlé, (…)».

Encore une fois l’expert désigne le monstre mais il ne le démasque pas. Quelle sera la résultante de cet immense vol international ? La Chine, la Russie, l’Inde, le Brésil, les poches pleines de monnaie américaine et européenne sans valeur face aux États-Unis, l’Europe occidentale, le Japon redemandant sans cesse d’autres marchandises que ces anciennes puissances coloniales ne savent plus elles-mêmes produire, ayant délocalisé leur production vers les pays ateliers. Admirez le rire jaune de leurs créanciers nouveaux impérialistes floués, mais enchaînés au char des débiteurs endettés? Il y a péril en la demeure.

A qui profite ce système moribond ?

« Depuis 2008, le système s'est emballé. Mais dans ces échanges qui s'est enrichi ? Qui est le plus prospère ? Celui qui doit de l'argent, le débiteur ou au contraire celui à qui on en doit, le créancier ? Personne ne peut dire à qui ce système profite. Le débiteur a consommé mais le créancier verra-t-il son argent ?».

Le lâche petit boursicoteur – assez prétentieux pour décrire le coup fourré mais trop lâche pour l’expliquer. À l’évidence les pays qui prêtent des milliards à des mendiants sont déjà floués. Quand pourront-ils recouvrer leurs deniers ? Jamais ! Personne ne profite de ce système financier-boursier-flibustier. Le créditeur et l’emprunteur sont filoutés. La seule différence étant que le débiteur (le pays impérialiste en déclin) consomment des marchandises qu’il ne paiera jamais, et les monopoles occidentaux empochent des profits (car 50% des exportations chinoises sont le fait d’entreprises occidentales installées en Chine) en monnaie de pacotille qu’ils ne verront jamais. Idem pour les pays impérialistes ascendants.

Mais le pire dans tout ce processus où le voleur se dupe lui-même, c’est que nul n’y peut rien. C’est le mode de production capitaliste qui fonctionne ainsi et de plus on peut déjà percevoir le moment où cette non valorisation du capital – le capital devant impérativement s’investir pour se reproduire de manière élargie, c’est-à-dire produisant de la plus-value – la machine économique s’enrayera durablement parce qu’incapable de s’oxygéner de nouveaux capitaux valorisés.

La mystification ultime, « La cause profonde » de cette crise !!!

« La cause profonde de cette crise n'est pas à chercher dans des taux d'intérêt inadaptés ou une question de masse monétaire. Nous pensons que la cause profonde de cette crise est la "monnaie-dette" manipulée par les banques centrales. Si toutes les transactions passées avaient été effectuées avec de la "monnaie-marchandise", la réponse à ma question "qui est riche ?" serait simplissime. Ce serait sans hésitation celui qui détient la "monnaie-marchandise" car il aurait un stock de quelque chose qu'il serait certain de pouvoir utiliser un jour. Inversement, les pays de l'OCDE auraient eu à se préoccuper de se procurer de la "monnaie-marchandise" nécessaire aux échanges et pour cela se livrer à une activité véritablement productive. Mais qu'est-ce qu'une "monnaie-marchandise", vous demandez-vous ? L'or, l'argent, l'ambre, l'huile de baleine, le sel, choisissez... Tout ce qui possède une valeur intrinsèque et est facilement reconnaissable, fractionnable e t échangeable. Les gens se sont assez souvent mis d'accord sur l'or et l'argent (…). ».

Voici étalée dans toute sa vacuité, à travers une dense allégorie, toute la flagornerie de ces experts ignares en qui chaque lecteur du cahier économique de La Presse place sa complaisance. La «valeur intrinsèque» ça n’existe pas. En 1864, Marx, que d’aucuns disent dépassé, et que seul un dogmatique oserait encore évoquer, a démonté cette fourberie, bien avant que les pseudos-experts qui veulent l’enterrer ne soient nés. Le trader resquilleur propose tout simplement de revenir au troc – à l’échange de monnaie-marchandise contre de la monnaie-marchandise (du pain, des souliers, des automobiles, des haches, de l’essence). Ce fut le premier artefact du féodalisme dont se débarrassa le système mercantiliste précapitaliste que cette «monnaie-marchandise» impraticable.

Vous vous voyez au dépanneur, quatre poulets à la ceinture, troquant une bouteille de liqueur et un sac de croustilles. Devant vous un homme portant un lot de planches négociant l’achat d’un carton de bière. Le système capitaliste a inventé UNE marchandise universelle – la péripatéticienne financière-la monnaie par excellence or, argent et papier, afin de faciliter les transactions commerciales et l’échange de toutes marchandises contre toute autre marchandise. La monnaie reconnaissable, fractionnable et échangeable, cette marchandise unique – étalon et entremetteuse – représentante de la valeur marchande. La monnaie marchandise existe déjà, monsieur l’analyste, et c’est elle qui sans le vouloir vous entraine vers le mouroir. Le manant ignorant poursuit son galimatias :

« Inversement, vous avez remarqué que la "monnaie-dette" doit avoir "cours légal". On vous force à accepter un bout de papier avec une marque d'un Etat dans un périmètre donné. Hélas pour nous, la "monnaie-marchandise" ne convient pas à un système capitaliste dévoyé, un capitalisme de copinage, de connivence, de manipulation ou d'Etat. La "monnaie-marchandise" pourrait appartenir à tout le monde, serait trop démocratique, pas facilement manipulable (…) ».

C’est qu’il est en colère le compère. La monnaie dette ça n’existe évidemment pas. Il y a la dette, libellée en devise, et la bonne fortune consiste à savoir quel est l’état de santé de l’économie qui est derrière cette monnaie (c’est-à-dire de savoir si dans cette économie les profits sont «valorisés» ou s’ils sont dilapidés ou encore thésaurisés, ce qui revient au même car du capital qui ne rapporte pas de profit est du capital mort, en putréfaction.

Le voilà s’approchant de son objectif ultime, à pas comptés le petit commis – l’air effrayé d’imaginer la vérité dont il s’apprête à vous révéler la complexité. Si « L’économie » capitaliste ne fonctionne pas c’est la faute aux capitalistes roublards, filous, malhonnêtes, dévoyés et de connivence, rage-t-il. C’était donc là son secret de polichinelle?

L’Hypocrite petit complice. Le capitalisme ne peut fonctionner différemment que de la manière qu’il fonctionne. La finalité de ce mode de production n’est pas de distribuer de la richesse à tout vent et à tout venant et de provisionner chaque être humain des biens que ses besoins réclament. La finalité de ce système économique est de reproduire le capital enrichi – surmultiplié – riche – de nouvelles plus-values à faire fructifier, et la roue sempiternelle recommence. Elle fonctionne l’économie impérialiste, maître corsaire, cessez de la vilipender ; elle fonctionne très bien mais sa marche funèbre la dirige droit vers le cimetière. Ce système économique en crise systémique a livré ce qu’il pouvait en productivité et en marchandises dévaluées et aujourd’hui il est impératif, non pas de le RÉFORMER, ce qui est un vœu futile mais de le renverser.

Un autre système économique ?

« Revenons donc à notre triste sort. Le pays qui a le plus à perdre avec l'aggravation de la crise est évidemment la Chine avec ses 3 500 milliards de dollars de réserves de change au 30 juin 2013. Ce n'est jamais plaisant de savoir qu'on s'est fait rouler pour une grande puissance armée. Au dernier G20, la Chine a lancé l'idée d'un fonds de réserve monétaire commun aux BRIC, pendant que les lobbyistes va-t-en-guerre contre la Syrie s'affairaient en espérant plus de déficits et de "monnaie-dette" pour faire tourner des usines d'armement et l'industrie bancaire. Brésil, Russie, Inde et Chine… Serait-ce le début d'un autre système ? »

Non ! Oh que non ! Ce n’est pas le début d’un «autre» système. La panacée a déjà été essayée et elle n’a jamais fonctionné (Banque Mondiale, FMI ça vous dit quelque chose monsieur l’économiste?). Plus de crédit en monnaie frauduleuse et sans valeur, plus de mesures d’assouplissement quantitatif (QE) étasuniennes et européennes pour renflouer le bateau ivre de l’impérialisme donnera exactement le même résultat que précédemment. C’est-à-dire plus d’inflation monétaire et davantage de dévaluation des monnaies par lesquelles tous les petits épargnants, les retraités, et les ouvriers salariés sont floués chaque année, leur pouvoir d’achat s’asséchant comme du parmesan !

L’affrontement inter impérialiste pendant le G20 paralysé

De fait, ce G-20 (2013) fut effectivement fort intéressant mais pour des raisons très différentes que votre appétence pour les recettes économiques magiques, monsieur le gigolo. Ce G-20 fut le tout premier où l’alliance des puissances déclinantes (États-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne, Japon, Canada, Italie) de la face moribonde de l’impérialisme international s’est vue mettre en échec par l’alliance des puissances montantes (Chine, Russie, Brésil, Inde) et leurs affidés ? Ceux qui espèrent encore tirer leur épingle de ce jeu de poker menteur financier se leurres. Les États-Unis, le quêteux de service, mis hors service sur le plan économique, ne s‘intéressait pas aux propositions économiques avancées par la Chine, et jouait le matamore militaire – menaçant ignoblement de bombarder le peuple d’une néo-colonie de la Russie (Syrie) afin de bien démontrer à tous ses créanciers de quelle façon allait se terminer cette épopée de la â
˜dette souveraine’ américaine que ces gueux de Wall Street ne veulent ni ne peuvent rembourser.

Quelle décision a fait tourner court aux menaces de bombardements ? Cette décision financière-boursière-monétaire s’est prise loin des caméras, à votre insu, mais elle a fait reculer le monstre étasunien et la France impudente.

Concluons ce drame shakespearien. Le dernier G-20 (2013) nous fournit matière à réflexion. Les pays débiteurs ne peuvent rembourser. Les pays créanciers ne peuvent bombarder ces pays endettés pour les forcer à payer. Comme les États-Unis et la France et le Royaume-Uni l’ont démontré, ils sont déterminés à faire usage de la force (pour l’instant contre des tiers-parties comme la Syrie, mais demain ce sera directement contre les pays du BRICS) si ces pays tentent de les forcer à rembourser.

Cependant, les endettés hésitent entre deux solutions drastiques. La première : lancer une offensive militaire après l’autre jusqu’à ce que la Chine, leur cible ultime, ait renoncé à son dû, ce qui de toute façon n’arrangera rien. De quoi sera fait le lendemain du Canossa chinois?

La seconde solution : chacune de ces jadis grande puissance se partage les activités économiques que les monopoles chinois accepteront de leur sous-traiter, tandis que les richesses immobilières étasuniennes, françaises, britanniques, italiennes, espagnoles, canadiennes, changeront de main, prochainement administrés par leurs nouveaux propriétaires chinois, indiens, iraniens et même qataris et saoudiens. Je ne saurais vous dire quelle option qu’ils choisiront.

À Moscou en septembre 2013 le monde est entré dans une nouvelle période d’équilibre de la terreur. Non pas la terreur nucléaire, mais la terreur financière ou deux camps impérialistes dits «néo-libéraux», l’un endetté, désindustrialisé, décadent, armé jusqu’aux dents. Face à un monde impérialiste ascendant, créancier, où le capital produit de la plus-value ouvrière expropriée en grande quantité et qui entretient son ex- suzerain sous peine de s’effondrer avec lui.
Par Robert Bibeau
_____________________________________________________

(1)
http://www.les-crises.fr/
(2)
http://www.les-crises.fr/les-cinq-stades-de-l-effondrement/

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 16:39

1ère et 2ème Guerres Mondiales: C'est le Congo qui a sauvé la Belgique!

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Le roi des Belges et sont gouvernement n'ont même pas résisté contre l'attaque de l'Allemagne et ont capitulé en mai 1940 après trois semaines de combat seulement. Mais après une éventuelle défaite de l'Allemagne par les allies en 1945,  la Belgique n'a pas voulu abandonner son occupation du Congo, en dépit  rôle central que le Congo a joué dans le financement des efforts de guerre au profit de la Belgique (y compris l'ensemble des dépenses de la famille royale et du gouvernement en exil à Londres). En fait, avec le début de la Seconde Guerre mondiale, le temps maximum légal pour le travail forcé au Congo a été augmenté à 120 jours par homme et par an.

 

Robert Godding, secrétaire du gouvernement belge en exil avec la responsabilité directe sur le Congo a rappelé que "Pendant la guerre, le Congo a pu financer toutes les dépenses du gouvernement belge à Londres, y compris le corps diplomatique ainsi que le coût de nos forces armées en Europe et en Afrique, un coût total de $64,17600. En fait, grâce aux ressources du Congo, le gouvernement belge [en exil] à ​​Londres n'avait pas besoin d'emprunter un seul dollar, et les réserve d'or belges ont put être gardées intactes."

 

Si l'Allemagne avait gagné la guerre, la Belgique aurait été rayée de la carte de l'Europe et L'Allemagne aurait repris le Congo ou la Grande-Bretagne, principale alliée de la Belgique et première puissance mondiale à l'époque, n'aurait pas eu d'autre choix que de partager le Congo avec Allemagne. C'était le Congo qui a sauvé la Belgique!

Source: AP

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 16:21

Quelques extraits du discours du président iranien Hassan Rohani à l’Onu.

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Grâce au nom de Dieu, le Tout-miséricordieux, le Très-miséricordieux 

Louange au Seigneur des deux mondes, paix et bénédictions divines au grand Messager et aux Gens de la demeure 

 

(…)

Généraliser les valeurs occidentales en tant que valeurs mondiales contredit l’honneur humain

Les mesures basées sur la force sur les plans économique et militaire pour assurer et pérenniser l’hégémonie et la suprématie d’antan s’effectuent sur le fond de toute une pléthore de cadres conceptuels dont tous sont aux antipodes de la paix, de la sécurité, de l’honneur de l’homme et des idéaux humains. Parmi ces cadres conceptuels figure notamment l’uniformisation des sociétés et la généralisation des valeurs occidentales en tant que les valeurs universelles.

 

Un autre cadre est la préservation de la culture de la Guerre froide et le partage du monde en deux camps de « nous les supérieurs » et de « l’autre inférieur ».

Autre cadre conceptuel est de créer une ambiance de phobie envers l’émergence de nouveaux acteurs sur la scène internationale.

 

Dans un tel contexte, les violences gouvernementales et non-gouvernementales, interconfessionnelles et sectaires voire raciales se sont exacerbées ; il n’y a aucun garant que la période de paix entre les superpuissances ne se laisse attraper par le piège du discours et d’actes violents.

 

L’impact catastrophique des lectures extrémistes et brutales ne devra pas être minimisé.

 

Le changement extrarégional des régimes politiques est très dangereux

Ceci dit, la stratégie de violence visant à supprimer les acteurs régionaux de leur champ de manœuvre naturel, les politiques du  contrôle, le changement des régimes politiques depuis de l’au-delà des frontières et des efforts qui se font pour bouleverser les frontières politiques, sont très dangereux et engendrent la tension.

 

Le discours conventionnel politique international brosse un centre de civilisation avec des franges non-civilisées. Dans une telle image, la proportion de ce foyer de puissances mondiales avec les franges est une proportion autoritaire. La rhétorique centraliste du Nord et de marginaliste du Sud se trouve à l’origine de l’établissement d’une sorte de monologue au niveau des relations internationales.

 

La démarcation des frontières identitaires erronées et la xénophobie brutale ne sont que le résultat d’un tel discours.

 

(…)

 

Ce qui arrive au peuple opprimé palestinien est une violence structurale

M. le Président, Mesdames, Messieurs !

 

Rares sont les régions où la violence s’est avérée si destructrice qu’en Asie de l’ouest et en Afrique du nord. L’intervention militaire en Afghanistan, la guerre imposée par Saddam à l’Iran, l’occupation du Koweït, l’action militaire contre l’Irak, la politique violente et répressive à l’encontre du peuple palestinien, la liquidation des figures politiques et les civils en Iran, les attentats à la bombe dans différentes pays de la région dont l’Irak, l’Afghanistan, le Liban sont toutes des exemples de violence durant ces trois décennies dans cette région.

 

Ce qui arrive au peuple opprimé palestinien n’est que de violence structurale. La terre de Palestine est occupée.

 

Les droits élémentaires des Palestiniens sont de manière catastrophique bafoués ; ils sont privés du droit de retour à leur maison et  à leur pays natal. Les crimes commis à l’encontre du peuple palestinien est une violence institutionnalisée. L’apartheid s’avère un terme très pâle ou trop faible pour la décrire.

La crise syrienne n’a pas d’issue militaire

La tragédie humanitaire en Syrie est un exemple douloureux de la propagation de violence et d’extrémisme dans notre région.

 

Depuis le déclenchement de la crise, depuis que des acteurs régionaux en acheminant des équipements et des armes vers la Syrie et en renforçant les groupes extrémistes, cherchent à militariser cette crise, nous n’avons eu de cesse d’insister sur le fait que la crise syrienne n’avait pas d’issue militaire.

 

On ne peut pas cacher derrière des expressions humaines, les objectifs stratégiques et expansionnistes et la perturbation de l’équilibre régionale.

 

L’objectif conjoint de la Communauté internationale consiste à mettre rapidement fin au massacre des civils innocents.  

 

L’usage d’armes chimique interdit

La RII condamne dans les termes les plus vifs tout usage d’armes chimiques et se réjouit de ce que la Syrie ait adhéré à la convention sur l’interdiction de l’emploi d’armes chimiques. L’Iran croit que l’accès des groupes extrémistes et des terroristes  à ce genre d’armes de destruction massive, constitue le plus grand danger auquel risque à avoir faire face la région.

 

Le recours illégal et inefficace à la menace ou à l’emploi de la force, non plus ne saura apaiser les violences, au contraire ils contribuent à étendre la crise dans toute la région. Le terrorisme et l’assassinat des innocents sont les manifestations les plus extrêmes de la violence et de l’extrémisme. Le terrorisme est un fléau global, extrafrontalier.

 

L’utilisation des drones contre les civils condamnés

Une autre forme de la violence et de l’extrémisme est celle qui se déroule au nom de la lutte contre le terrorisme. C’est une lutte qui implique les drones  qui tuent les innocents. Il s’agit là aussi d’un acte répréhensible et condamnable. Il convient que je revienne sur le meurtre des savants  atomistes iraniens. Pour avoir commis quel crime ont-ils été assassinés ? et la question qui mérite d’être posée à l’Onu et au Conseil de Sécurité est la suivante : les auteurs de ces assassinats ont-ils été condamnés ?

 

Les sanctions  injustes, manifestation de la violence et du bellicisme

Les sanctions injustes constituent elles-aussi  l’une des  manifestations de la violence et qui sont essentiellement contre la paix et inhumaines. Ces sanctions, au contraire de la propagande qui est celle de leurs auteurs, ne nuisent pas aux gouvernements et à l’élite politique mais à la population civile qui est sacrifiée sur l’autel des querelles politiques.

 

N’oublions  pas ces millions d’Irakiens qui ont pâti des sanctions couvertes sous le vernis des arguments légaux invoquées par les institutions internationales, ces irakiens qui sont morts, ou qui vivent toujours en souffrant mille martyrs du fait de ces mêmes sanctions. Ces restrictions sont brutales, violentes, qu’elles soient intelligentes ou non intelligentes, unilatérales ou multilatérales.

 

Les sanctions nuisent à ceux qui les décident

Les sanctions violent les droits de l’homme, le droit à la paix, le droit au développement, le droit à  la santé, à l’éducation et tout bonnement le droit à la vie. Les sanctions  n’aboutissent à rien d’autre qu’à la guerre, à l'anéantissement des hommes, quelle que soit le jeu de mot, le verbiage qui visent à les justifier. Les flammes qu’allument les sanctions ne consument pas seulement les victimes mais aussi  ceux qui  les décident et les imposent.

 (…)

 

Il n’existe pas des solutions radicales aux crises mondiales

Nous apportons notre pleine appui à la paix basée sur la démocratie, et le recours aux élections libres  aussi bien en Syrie qu’à Bahreïn et ailleurs. Et nous croyons qu’il n’existe aucune solution extrême pour des crises internationales et que ces crises ne peuvent être vaincues qu’en ayant recours à la sagesse, à l’interaction, à la modération. Ce n’est guère à l’appui du militarisme que la paix et la démocratie pourront être instaurés dans les pays du monde et au Moyen Orient. L’Iran cherche la solution aux problèmes,  il ne cherche pas à en générer.

Il n’existe aucun problème ni crise qui ne soit solvable grâce au respect mutuel, au refus de la violence .

Accepter le droit nucléaire iranien, la solution la plus simple

Je reviens sur le dossier nucléaire iranien.

Accepter le droit naturel de l’Iran, le droit légal et inaliénable à avoir le nucléaire civil, ainsi que le prône le Guide Suprême de la Révolution islamique, est la solution la plus simple à cette crise.  

Les principaux acteurs de ce dossier devront se fixer deux objectifs, objectifs qui se posent en deux composantes inséparables d’une solution définitive à cette crise.

 

Primo : le programme nucléaire iranien comme celui d’autres pays du monde devra avoir un aspect exclusivement civil.

La bombe atomique n’a aucune place dans la doctrine défensive iranienne

Je l’annonce ici et très clairement que l’objectif principal de l’Iran et ce mis à part les positions d’autres acteurs impliqués dans ce dossier, n’est qu’avoir accès au nucléaire civil.

Les armes de destruction massive n’ont aucune place dans la doctrine défensive de l’Iran et elles s’opposent aux fondements de notre croyance religieuse et nos convictions éthiques. Les intérêts nationaux iraniens exigent que nous dissipions les inquiétudes régionales au sujet de notre nucléaire.  

Secundo : notre second objectif consiste à faire accepter le droit iranien à l’enrichissement et à d’autres activités nucléaires civiles et ce, sur le sol iranien. Le savoir nucléaire iranien est maitrisé en Iran et l’enrichissement est désormais au stade de la production en chaine. En ce sens, il est irréaliste et illusionniste de croire que les pressions illégales pourront arrêter en quoi que ce soit le programme nucléaire iranien. (…) 

Si Washington le souhaite, il est possible de gérer les divergences

J’ai suivi avec intérêt les propos d’aujourd’hui du président Obama.  Il est possible de définir un cadre pour gérer les divergences irano américaines, à condition que les dirigeants américains en aient la volonté politique  et qu’ils se refusent à suivre les groupes de pressions.  Ce cadre devra être fondé sur base de respect mutuel, d’égalité des droits et des principes reconnus par le droit international. Ceci étant dit, nous attendons entendre une voix unique de la part de  Washington

(…)

 

*Texte intégral :

http://french.irib.ir/info/iran-actualite/item/276222-le-discours-du-pr%C3%A9sident-rohani-%C3%A0-l%E2%80%99ag-de-l%E2%80%99onu-texte-int%C3%A9gral

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 17:21

Cameroun : Naissance d’un observatoire des élections de la diaspora camerounaise.

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Le 14 septembre 2013 est une date à retenir, et la ville de Bruxelles (Belgique) est le lieu où s’est tenue la table ronde. Pour une première fois dans l’histoire politique du Cameroun au sein de la diaspora, plusieurs représentants des partis politiques camerounais, toute opinion confondue, se sont retrouvés autour d’une table pour parler sereinement de l’événement politique de l’heure dans leur pays : les élections jumelées qui se dérouleront le 30 septembre 2013.

Les thèmes sur lesquels les participants invités étaient appelés à intervenir étaient les suivants.

* Répertorier et comprendre les imperfections qui entachent le bon déroulement et la transparence des élections au Cameroun ;

* Créer un espace de dialogue et de réflexion pouvant réunir les cadres politiques de la diaspora de toute idéologie politique pour des échanges constructifs ;

* Rappeler le contexte socio-politique des élections du 20 septembre et ainsi que les options stratégiques de l’opposition pour un résultat plus représentatif des opinions politiques camerounaises.

* Envisager la mise sur pied d’une structure dénommée l’observatoire des élections de la diaspora camerounaise (OEDC) qui sera une plateforme permettant de signaler les insuffisances organisationnelles et les cas de fraudes électorales dans un centre de vote le jour des élections, donner les tendances et informer les camerounais et le reste du monde.

Etaient présents :

* M. Désiré Essono du RDPC ;

* M. Frédéric Fenkam de l’UDC ;

* M. Guy Fokou Kingué du MRC ;

* M. Marcel Tchangué du MDI ;

* M. Roufaou Oumarou, Président Asbl APJE (Association Pour la Promotion de la Justice et de l’Education) ;

* M. Elie Kadji Tchuessa de l’ASBl CEBAPH ;

* M. Kamegni Simplice du Mouvement de février 2008 ;

* M. Jeannot Ankaye, représentant belge de l’UPC (dit des fidèles) ;

* M. Kamegni Simplice du Mouvement de février 2008 ;

* Mme Eugénie Dossa-Quenum représentante du Comité culturel pour la démocratie au Bénin.

La composition d’un panel d’une telle diversité d’opinion augurait un débat houleux voire musclé, et les assistants comptaient s’en amuser.

La première surprise a été l’adresse et la finesse dont le modérateur, en la personne de Luc Banemeck, a fait preuve tout au long du débat. Après une brève introduction au cours de laquelle il a présenté les intervenants, il a émis le souhait que la courtoisie et le retenu verbal soit de règle. Donnant la parole à chaque orateur, il a pris la peine de le prier de se contenter de répondre à la précise qui a été formulée à son intention en tenant compte de leur profil de représentation. Cette mise au point a permis de voir les protagonistes politiques éviter l’adversité et les interpellations acerbes et discourtoises auxquelles nous ont habitués les politiciens camerounais.

La première question a été posée à M. Fenkam qui a été prié de dire pour quoi, en dépit de toutes les machinations et fraudes dont l’opposition accuse le RDPC après toutes les consultations, son parti, l’Union Démocratique du Cameroun, a toujours fait un raz-de-marée dans le département du Noun. Sa réponse a été plutôt courte et claire. Selon M. Fenkam, l’UDC, depuis sa création avait mis le citoyen, l’électeur, au centre de toute sa politique et avait pris le temps et mis les moyens pour parvenir à l’éducation civique de ses membres et sympathisants. Les populations ont ainsi appris à protéger leur vote contre vents et marées. Dans le Noun, les électeurs font preuve d’une telle vigilance que toute tentative de fraude pendant l’opération électorale ou pendant les décomptes des voix est impossible. Pour terminer, M. Fenkam a révélé que la stratégie de l’UDC dans le Noun pourrait s’appliquer dans l’ensemble du triangle national si seulement les partis d’opposition acceptaient de travailler ensemble, comme l’a toujours souhaité l’UDC.

Ensuite c’était autour de M. Roufaou Oumarou de répondre à la question de savoir ce que lui inspire le déroulement des élections au Cameroun. M. Oumarou est revenu sur le contexte de cette élection qui est assez défavorable pour l’opposition dans lequel tout semble mener vers une victoire du RDPC. Prenant l’exemple des prochaines législatives et municipales, il a expliqué que le parti au pouvoir se lançait dans la course avec une avance de 35 députés sur 180 et 3500 conseillers municipaux sur 10500 qui lui étaient acquis dans des lieux où il était le seul parti en compétition. Ceci, selon lui, relève d’une injustice électorale compte tenu du fait que les dispositions du code électoral en vigueur laisse une très faible marge de manœuvre à une opposition qui, selon les règles du partages des fonds de financement n’a droit qu’à une aumône ridicule et insignifiante. Selon lui le salut de l’opposition ne pourrait venir que d’une stratégie bien réfléchie d’alliance et d’une surveillance accrue du déroulement de tout le processus électoral par des organismes indépendants et crédibles.

Pour terminer M.Oumarou a émis le vœu que la diaspora camerounaise devrait s’impliquer dans le processus électoral camerounais pour amener ELECAM à modifier ses méthodes de travail qui ne permettent pas la mise en place d’une démocratie apaisée. D’où l’intérêt de la mise en place urgente d’un observatoire des élections de la diaspora camerounaise qui pourrait émettre ses observations.

Pour M. Désiré Essono, représentant belge du RDPC, les élections au Cameroun sont incontestablement organisés dans un cadre légale. Il a mentionné, à l’intention de ceux qui ne le savent peut-être pas, qu’ELECAM est une institution nationale et non une branche de RDPC. Et, en tant qu’institution nouvelle, Elections Cameroon est encore dans une phase de construction où certains manquements peuvent être observés et notés. Selon M. Essono, il serait du devoir de tout citoyen de notre pays à faire un effort supplémentaire de patriotisme pour aider ELECAM à mener à bout sa lourde mission qui consolidera notre démocratie.

Quand M.Guy Fokou Kingué du MRC prend la parole, c’est pour relever l’intérêt de cette table ronde. Pour lui le processus électoral camerounais doit connaître des améliorations qui seules permettront d’asseoir dans notre pays une démocratie apaisée.

Après les interventions de M. Elie Kadji Tchuessa de l’ASBl CEBAPH, de M. Kamegni Simplice du Mouvement de février 2008, M. Jeannot Ankaye, membre de l’UPC Bénélux (dit des fidèles), de M. Kamegni Simplice du Mouvement de février 2008 qui ont tous déploré le processus électoral camerounais en souhaitant la perpétuation de ce genre de rencontre, Mme Eugénie Dossa-Quenum a pris la parole pour parler de la démocratie en Afrique qui avance trop lentement et fait même des pas en arrière dans un pays comme le Benin où l’arrivée de M. Boni Yayi avait suscité des espoirs qui se sont envolés en fumée.

La rencontre a pris fin par la pose de la première pierre de l’Observatoire des Election de la Diaspora Camerounaise (OEDC) avec son lancement le 30 septembre 2013 dans la soirée lors de la veillée électorale.

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Soirée électorale  Camerounaise

Organisée par

L’Observatoire des Elections de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

Lundi 30 septembre 2013

Dès 20heures

(France), Réservez dès maintenant. Places limitées

Email: oedc-info@oumarou.net

France:0033(0)6 26 29 43 29

Belgique:0033(0)4 83 69 23 12

Skype: oelection-cameroun

Facebook: observatoire des élections de la diaspora camerounaise

Google+: observatoirelectioncameroun@gmail.com

Twitter:CamerounOed

 

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© Correspondance : L’OBSERVATOIRE DES ELECTIONS DE LA DIASPORA  

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:54

Zimbabwe : Mugabe, le héros du monde noir? Le président veut redistribuer mines et entreprises aux ayants-droits

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Le père Bob vous parle.

 


Auréolé de sa récente victoire aux élections présidentielles, le président zimbabwéen vient de décider de redistribuer les entreprises privées et de rendre sans compensation les mines aux Noirs. Il est en train de réussir là où l’Afrique du sud et la Namibie ont échoué. Retour sur 13 années de lutte, qui apparaissent désormais comme un exemple pour l’Afrique.

Le fastueux et richissime empire du Mwana Mutapa (Monomotapa) renaît de ses cendres. Détruit par les portugais pendant la traite négrière européenne, le Zimbabwe est devenu une colonie anglaise à la fin de la guerre de conquête de Cecil Rhodes au 19e siècle. Le pays a connu un système inique d’apartheid sous le dictateur britannique Ian Smith. Ces 13 dernières années l’ont vu, sous l’impulsion de son président intrépide, reprendre son économie en main.

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Murs du légendaire empire du Mwana Mutapa (Monomotapa)

Jusqu’à l’an 2000, les Blancs qui représentaient moins d’1% de la population zimbabwéenne possédait 45% des terres du pays. Les accords de Lancaster de 1975 entre les indépendantistes et les nations européennes prévoyaient une redistribution avec compensation des fermiers blancs, sur la base du volontariat, comme en Afrique du Sud et en Namibie. Ces dispositions n’ont pas mené loin, puisque les meilleures terres sont restées aux mains des Blancs. Le président Mugabe au pouvoir depuis 1980 décida donc d’accélérer le programme de réforme agraire, en contraignant par la force les Blancs à rendre les terres aux africains.

L’Occident a utilisé tous ses ressorts pour diaboliser cet acte, mettant subtilement en avant l’incapacité des Noirs à gérer les terres, et rapportant faussement que c’était les cadres du parti au pouvoir et amis de Robert Mugabe qui les détenaient désormais. Ce héros de la lutte d’indépendance qui était peu avant honoré par la reine d’Angleterre et reçu dans toutes les capitales occidentales, devenait le pire des dictateurs sur la scène médiatique mondiale. Grace Mugabe est subitement devenue une première dame dépensière, une Marie-Antoinette noire.

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Signature des accords de Lancaster, 1975, Mugabe à droite

Les sanctions économiques et financières ont plu sur le pays. Les États-Unis, L’Union Européenne et l’Australie ont par leurs mesures punitives détruit l’économie zimbabwéenne afin de pousser au départ du président. Toutes les sources de financement extérieures ont tari, des embargos sur l’import et l’export appliqués. Le chômage et l’inflation ont explosé. Le pays est entré en déroute. Tout ceci parce que les zimbabwéens voulaient reprendre leur économie.

Sûr de son fait, Robert Mugabe a tenu le cap. Sur les quelques tribunes occidentales où il lui était encore permis de s’exprimer, il mettait en avant de manière virulente le racisme de l’Occident, et l’effet désastreux des sanctions sur son pays. Répondant à ceux qui disaient que l’homme blanc devait avoir une place en Afrique, il disait « Où est la place de l’homme noir en Europe ? ». Sa politique dite d’indigénisation a porté ses fruits. Tous les journaux occidentaux et organisations internationales sont obligés de reconnaître que la réforme agraire est un succès.

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moins de 1% de Blancs détenaient 45% des terres agricoles

Après une élection aux résultats contestés en 2007 face à Morgan Tsvangirai, soutenu par les occidentaux, Robert Mugabe sort auréolé de sa nette réélection d’il y a quelques jours. Sa politique en faveur des Noirs l’a rendu très populaire. Dans sa lancée, le gouvernement zimbabwéen annonce qu’il saisira les mines pour les rendre aux Noirs, sans verser de compensation aux anciens propriétaires. Le Zimbabwe ne paiera pas pour ses ressources.  Les entreprises pesant plus de 500 000 $, les banques en particulier, recevront des compensations en échange de la concession de 51% de leurs parts aux Noirs zimbabweens, dont 10% aux salariés, 10% à un fonds de développement des infrastructures, 31% à un fonds national souverain.

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Harare, capitale du Zimbabwe

Gros bémol tout de même, le président Mugabe doit réaliser qu’il a 89 ans et qu’il est de plus en plus proche de sa fin. Il est la personnification de ses réformes salutaires, qui risquent d’être en danger s’il n’est plus. Il devra donc s’atteler à préparer sa succession pendant ce mandat. En Afrique du Sud, où les Blancs qui ne représentent que 9% de la population détiennent 60% des terres agricoles, le charismatique Julius Malema a inscrit dans le programme de son nouveau parti EEF la nécessité de redistribuer les richesses aux africains, par la force s’il le faut, a-t-il dit. En Namibie, les Blancs qui représentent 6% de la population, détenaient 50% des terres en 2003. En 2012, l’ancien président Sam Nujoma a accusé les fermiers blancs de saboter les accords de partage des terres. En Namibie aussi, l’echec de la méthode employée jusqu’ici doit donc être acté. 

Par NNKM

Source : AfroConcept News

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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Affirmation

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine