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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 15:08

Cameroun : Lorsque sonne l'heure du Peuple, celle de la dictature cesse de résonner par le combattant Mboua Massok.

mboua massok

L"action citoyenne révolutionnaire, si possible pacifique, est l'ultime voie qui reste à un Peuple qui se propose réellement de faire bouger les lignes tracées par un pouvoir qui marque définitivement son refus d'écouter le peuple utile au sein de la communauté dont il a la charge, écoute qui aurait permis d'aller vers des consensus politiques porteurs des changements démocratiques palpables. Je ne cesse de le réaffirmer chaque fois que cela est apparu nécessaire comme c'est en ce moment le cas. Le 30 janvier 2013, dans un de mes messages à l'endroit de mon Peuple, particulièrement à la Jeunesse en son sein, je réitérais en toute humilité :"A l'étape actuelle, les preuves indiquent que tout schéma traditionnel de progrès démocratique est un mensonge".Les bricolages organiques en rapport avec l'organisation des élections au Cameroun depuis 1992 viennent encore de présenter au monde entier, leur face hideuse, avec l'échec prévisible (et bien prévu) de la conduite du processus électoral par ELECAM-RDPC et les autres groupes politiques dits de l'opposition qui ne se privent pas d'être des accompagnateurs de ce assemblage dans sa fuite en avant. Ensemble, ils ont à grande échèle, battu campagne pour emmener les Camerounais et leur sœurs à se faire inscrire sur les listes électorales. Le résultat, n'en déplaise à cette coalition des chantres des inscriptions à tous les prix, est seulement lamentable, du moment où malgré toutes les astuces et autres subterfuges usités, sur un potentiel corps électoral de 10 à 12 millions d'individus, en réalité moins de 4 millions de personnes seulement ont répondu à leur sirène. Et il y a, comme de coutume toujours des chantres du succès d'un échec. Pour illustrer la non réussite ici, bien que comparaison ne soit raison, nous soumettons à l'appréciation de chacun, des données suivantes concernant les listes électorales dans 6 pays Africains ces temps derniers : - Afrique du Sud : 23 millions d'inscrits sur une population évaluée à 42 million 900 milles ; - Algérie : 20 million 250 milles inscrits sur une population estimée à 30 million 50 milles ; - République du Congo : 2 million 250 milles inscrits sur une population évaluée à 3 million 200 milles ; - Gabon : 723 milles inscrits sur une population évaluée à 1 million 200 milles ; - Guinée Bissau : 600 milles inscrits sur une population évaluées à 1 million 200 milles ; - Sénégal : 4 million 850 milles inscrits sur une population évaluée à 9 million 700 milles. Changer de fusil d'épaule comme alternativeSur cette base, il faut changer de fusil d'épaule. Et puisque le pouvoir ne sait, ne veut ni ne peut changer son fusil à lui d'épaule, il est de la responsabilité citoyenne de mon Peuple, ce Peuple Utile, de procéder à ce changement de son fusil d'épaule. Mon Peuple, ce Peuple Utile, doit, ici et maintenant, se déterminer à évoluer autrement c'est-à-dire par d'autres voies et canaux que ceux qui lui sont jusqu'à date suggérés. Du fait qu'il est établi, à la lecture de son comportement du moment, qu'il ne fait confiance ni à ceux qui se présentent comme "leaders opposants", ni aux partis et autres société civile, ni aux structures à charge de la question des changements politiques par le type d'élection mis en place depuis 1992 au Cameroun. il ne lui reste en réalité que cette alternative qu'est pour lui, changer de fusil d'épaule". Car, ce Peuple Utile continue à penser et à soutenir que le pouvoir encore malheureusement en place n'est pas en condition idéologique, politique et intellectuelle de procéder à une conduite crédible du processus de choix des dirigeants du pays tant à la base qu'au sommet des institutions. Il y a obstruction des canaux, de tous les canaux institutionnels de changement politique démocratique. Il y a obstruction des voies institutionnelles de pratique de la démocratie puisque l'apprivoisement des pouvoirs législatif et judiciaire par Biya et ses acolytes est certain. Alors, il y a DICTATURE. Et la corruption, les détournements et le vols à échelle jusque là insoupçonnée de la richesse appartenant à tout le Peuple Camerounais qui accompagnent ce fléau d'oppression, de marginalisation et d'exclusion ne sont pas pour améliorer la situation du Cameroun et du Peuple Camerounais. Tout ce ceci illustre clairement qu'une clique de gens, qui plus est à humanité ratatinée et moralité à restaurer s'est appropriée jusqu'à la légitimité du Peuple, sa propriété absolue, ce qu'aucun Peuple de normalement constitué ne peut et ne doit accepter. Or lorsque comme c'est le cas au Cameroun en ce moment, il n'est pas laissé au Peuple la possibilité de faire avancer les choses de manière paisible, le raisonnement que voici, du sage Kennedy l'Américain, trouve sa raison d'être : "Ceux qui rendent impossible les révolutions pacifique, rendent incontournables les révolutions violentes".La RUE, lieu par excellence d'expression d'un Peuple en colèreDe ce fait, mon Peuple, ce Peuple Utile et Victime, est indigné. Il n'est plus, il me parait, surtout la jeunesse équilibrée en son sein, loin d'intensifier la colère qui en résulte et alors, d'avoir le courage, l'engagement et la détermination requis pour cesser de pleurnicher dans les cabarets, les salons et cuisines, les lavabos. de se A se lamenter dans les bureaux, les plateaux télé et radios, les ordinateurs qui animent les multiples groupes d'échanges par internet, les pages des journaux entres autres. A l'attention de ce Peuple là, je réitère que les lieux qu'il m'est revenu utilement d'évoquer ne sont pas indiqués pour manifester son indignation et exprimer sa colère. Le lieu approprié, le lieu par excellence où un Peuple utile se proposant d'AGIR et se faire enfin entendre et alors faire prédominer son diktat, ignorant toute peur et sans faire l'économie d'aucun risque ni danger, s"appelle la RUE.La RÉSISTANCE en lieu et place de l'oppositionLes opposants et l'opposition, face au régime néocolonial à la française est aujourd'hui au bout du rouleau. Ils ne peuvent, dans le conditionnement de l'environnement sociopolitique politique Camerounais actuel pas faire mieux que ce qu'ils ont offert et qui se passe de commentaires. N'est-ce pas la démocratie dite "apaisée" est le résultat de leur concubinage avec la logique du statu quo ambiant chez nous et le silence républicain qui en est la résultante ? Le moment est arrivée où la résistance et les résistants se doivent de prendre le relais pour concourir à mettre debout la frange du Peuple Camerounais indigné en colère. C'est justement pour cette raison que depuis le 23 février 2011, l'opération " Résistance Jusqu'au But " est en cours au Cameroun. Depuis lors je propose que cette opération révolutionnaire soit le cadre d'expression de la résistance globalisée du Peuple Utile Camerounais, sous la vigilance et l'impulsion des résistants du front, ce jusqu'à la mise hors d'état de nuire du régime et système néocoloniaux qui empestent nos existences individuelles et communes et, avec la refondation du Cameroun, l'instauration d'une démocratie qui sied avec notre environnement. Et ici, le rôle de la jeunesse est capitale. C'est avec elle que je voudrais partager cette réflexion du sage, telle que je me l'approprie :Depuis la nuit des temps, Ce sont les grands hommes qui font des grands Peuples. L'inverse est encore attendu.Que la solidarité de tous soit la garantie de la sécurité de chacun.

Humblement, Patriotiquement, Sincèrement.

Cbt. MbouaMassok Résistant Camerounais Leader Nationaliste Panafricain

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 15:05

Les BRICS envisagent des réserves communes de devises.

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Les pays émergents des BRICS vont discuter en marge du sommet du G20 de la création de réserves communes de devises afin de se protéger de la volatilité du marché des changes, a indiqué lundi le ministre russe des Affaires étrangères.
  
Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud doivent se réunir jeudi à l'ouverture de la rencontre des chefs d'Etat et de gouvernement du G20 à Saint-Pétersbourg.
  
"Nos dirigeants vont examiner la mise en œuvre des objectifs fixés lors du sommet de Durban en mars, concernant la création d'une banque de développement des BRICS et la création de réserves communes de devises", a déclaré Sergueï Lavrov lors d'une conférence de presse retransmise à la télévision.
  
Ce "pool" de devises "permettra de lutter contre l'influence négative des fluctuations des marchés des changes pour nos économies", a ajouté le chef de la diplomatie russe.
  
Dans un communiqué, la présidence sud-africaine a également indiqué que la rencontre des BRICS serait en particulier consacrée "à la nouvelle banque de développement et au mécanisme de réserve de devises".
  
Les pays émergents, Inde et Brésil en tête, sont confrontés à un plongeon de leur monnaie depuis le début de l'année, les investisseurs revenant vers les Etats-Unis dans la perspective d'une hausse des taux dans la première économie mondiale.
  
Les banques centrales de certains de ces pays procèdent actuellement à des achats massifs de monnaie locale en puisant dans leurs réserves de devises de réserves (surtout dollar, et euro) pour en défendre la valeur.
  
Les BRICS s'étaient mis d'accord en mars à Durban, en Afrique du Sud, sur le principe de la création d'une banque de développement commune destinée à financer les investissements et se passer ainsi de la Banque mondiale. Mais ils n'étaient pas parvenus à s'accorder sur le montant que chacun est prêt à apporter au capital et sur la répartition des voix.

Source :Almanar

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 13:56

Table ronde

Sur les Elections du 30 septembre 2013 au Cameroun: 

« Quelle stratégie pour limiter la fraude électorale et rendre possible une Alternance par les Urnes et dans la Paix ? » 

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Samedi 14 septembre 2013

De 14h à 19h

 

Centre culturel PIANOFABRIEK 

35, rue du Fort

1060  Saint-Gilles BRUXELLES

Prendre le Métro ou le TRAM 51  à Bruxelles midi et descendre à

Arrêt : Barrière de St Gilles ou Porte des Halles

affiche-Table ronde sur les elections du 30 septembre 2013

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 13:29

 

Syrie : Interview du président ASSAD : Si les va-t’en-guerre ont des preuves qu’ils les présentent à l’opinion publique. Sinon qu’ils se taisent. LE MENSONGE COMME MODE GOUVERNANCE NE MARCHE PLUS.

Interview-assad.jpg

Le président al-Assad : La stabilité dans la région dépend de la situation en Syrie 02 Sept 2013

 

Damas  /  Le président, Bachar al-Assad, a accordé une interview au journal français le Figaro, au cours de laquelle il a affirmé que la stabilité dans la région dépend de la situation en Syrie. 

Voici l'interview intégrale :

 

- Le Figaro : Les américains et les français vous ont accusé d’avoir déclenché une attaque à l’arme chimique le 21 août dans la région de Ghouta ce qui a fait des centaines de morts. Pouvez-vous nous fournir une preuve que votre armée n’a pas commis cette attaque.

 

M. Prés : premièrement, quiconque accuse doit donner la preuve. Nous les avons défiés d’avancer une seule preuve ; ils en ont été incapables. Nous les avons défiés de donner une seule preuve à leurs peuples. Puisque les politiques extérieures se décident au nom des peuples et de leurs intérêts. Mais, ils n’ont pas pu le faire. 

Deuxièmement, parlons de la logique de cette accusation, si elle est raisonnable ou pas. A présent, je vous pose la question suivante : nous combattons depuis deux ans, et je peux dire que notre situation sur le terrain est aujourd’hui bien meilleure qu’elle ne l’était l’année dernière par exemple. Comment une armée, dans n’importe quel Etat, peut-elle utiliser des armes de destruction massives, au moment même où elle réalise un progrès moyennant des armes conventionnelles ? Soyons très précis : Je ne dis nullement que l’armée syrienne possède ou non de telles armes. C’est une question qu’on ne discute pas. Mais supposons que cette armée souhaite utiliser des armes de destruction massive, si elle en possède; est-il possible qu’elle le fasse dans une zone où elle se trouve elle-même ?!! Où en est la logique ? 

En plus, est-il possible d’utiliser des armes de destruction massive dans la banlieue de la capitale sans tuer des dizaines de milliers de personnes, car ces matières se transportent par le vent ? 

FIGARO- Des éléments de l’armée syrienne ont-ils été atteints par de telles armes ? 

M. Prés : Oui dans la région d’al Baharieh dans la banlieue de Damas. Le comité d’enquête a rencontré les soldats hospitalisés. 

FIGARO- Certains disent que l’armée a sans doute réalisé certains progrès. Mais vous vouliez aussi, en fin de compte, en finir définitivement avec cette opposition, qui progresse dans d’autres endroits. 

M. Prés : Encore une fois, les zones dont on parle sont des zones peuplées. Y utiliser des armes de destruction massive signifie des dizaines de milliers de morts. Toutes les accusations se fondent sur les allégations des terroristes et sur des images vidéo arbitraires diffusées sur internet. 

FIGARO- Les américains disent avoir capté un entretien téléphonique entre un de vos responsables et un élément de l’armée, lui donnant l’ordre d’utiliser ces armes… 

M. Prés : si les américains, les français ou les britanniques disposaient d’une seule preuve, ils l’auraient annoncée dès le premier jour. Nous ne discutons pas des rumeurs, ni des allégations. Nous ne discutons que les faits. Si ce qu’ils disent est vrai, qu’ils en donnent la preuve. 

FIGARO- Serait-il possible que certains responsables, ou certains éléments de l’armée syrienne, aient pris cette décision sans votre aval. 

M. Prés : Encore une fois… j’affirme que nous n’avons jamais dit posséder de telles armes. Votre question insinue des choses que je n’ai pas dites, et que nous n’avons ni confirmées ni niées en tant qu’Etat… mais normalement, dans les pays qui possèdent une telle arme, la décision est centrale.

De toute manière, vous évoquez une question que nous ne discutons avec personne en tant qu’Etat, car c’est une question purement militaire.

FIGARO- Mais Jihad MAKDISSI l’a bien dit ?

M. Prés : Non… à l’époque, Jihad a dit : « si nous possédons une telle arme, nous ne l’utiliserons pas ». Le faite de la posséder ou non est une affaire purement syrienne et ne concerne que nous.

FIGARO- Le président Obama a reporté les frappes militaires sur votre pays. Comment expliquez-vous cette décision ?

M. Prés : Certains estiment que le président Obama a fait preuve de faiblesse en temporisant l’agression, ou en la reportant pour quelques jours ou quelques semaines… Certains ont vu en lui le chef fort d’une grande puissance, parce ce qu’il a menacé de déclencher la guerre contre la Syrie. Quant à nous, nous estimons que l’homme fort est celui qui empêche la guerre, et non celui qui l’enflamme…

L’homme puissant est celui qui reconnait ses erreurs. Si Obama était fort, il aurait dit publiquement : « Nous ne disposons pas de preuves sur l’usage de l’arme chimique par l’Etat syrien ». Il aurait dit publiquement: « La seule voie est celle des enquêtes onusiennes. Par conséquent, revenons tous au conseil de sécurité ». Mais à mon avis, il était faible parce qu’il a subi les pressions intérieures et a menacé de déclencher la guerre. C’est notre opinion. Je vous ai dit que par la force des choses le fort est celui qui empêche la guerre et non celui qui la déclenche et l’attise.

FIGARO - Que diriez-vous aux membres du Congrès américain qui doivent voter pour ou contre cette frappe ?

M. Prés : Quiconque souhaite prendre cette décision doit, avant de voter, se poser la question évidente suivante : les guerres qu’ont-elles apportées aux Etats-Unis ou même à l’Europe ? Le monde qu’a-t-il gagné de la guerre contre la Libye ? Qu’a-t-il gagné du support apporté au terrorisme en Libye ? Qu’a-t-il gagné de la guerre en Irak et ailleurs ? Que gagnera-t-il du renforcement du terrorisme en Syrie ?

La tache de tout membre du congrès consiste à servir l’intérêt de son pays. Avant de voter, il doit agir en fonction de l’intérêt de son pays… Quel serait l’intérêt des États-Unis dans la croissance de la perturbation et de l’extrémisme au Moyen Orient ? Quel serait leur intérêt à poursuivre ce que Georges Bush avait commencé, à savoir répandre les guerres dans le monde…

S’ils raisonnent logiquement et en fonction de l’intérêt de leur propre pays, ils ne verront aucun intérêt dans de telles guerres. Mais vous savez que, dans beaucoup de cas, leurs positions politiques n’émanent pas toujours du bon sens.

FIGARO- Comment entendez-vous riposter à cette attaque, au cas où elle aura lieu ?

M. Prés : Aujourd’hui, vous parlez d’un tonneau de poudre qui est le Moyen Orient.

Le feu s’approche énormément de ce tonneau. Il ne s’agit pas seulement de la riposte syrienne, mais bien de ce qui pourrait se produire après la première frappe…

Celui qui élabore aujourd’hui le plan de la guerre peut vous répondre en ce qui concerne le premier pas seulement, c'est-à-dire sur ce qu’il va faire lui-même. Mais après… Personne ne peut savoir ce qui se passera. Tout le monde perdra le contrôle lorsque le baril de poudre explosera… Personne ne dispose d’une réponse sur ce qui se passera en fin de compte. Ce qui est certain c’est qu’il y aura partout le chao, la guerre, l’extrémisme et ses répercussions.

FIGARO- Le danger d’une guerre régionale se pose t-il ?

M. Prés : Bien sûr. Ce risque vient même au premier plan. La question ne relève pas seulement de la Syrie, mais de toute une région intégrée, étroitement liée sur le plan social, politique et militaire. Il est dons normal que les défis soient régionaux et non seulement syriens.

FIGARO- Par exemple, Israël serait-il un de vos objectifs ?

M. Prés : Vous ne vous attendez quand même pas que je révèle quelle sera notre riposte ?!! Il n’est pas logique d’annoncer notre plan, mais comme je viens de le dire, puisque les acteurs sont nombreux, parler d’un seul acteur minimise l’importance de ce qui se produira.

FIGARO- Que diriez-vous à la Jordanie où des hommes armés se sont entrainés. Au cas où les extrémistes réalisent une avancée, quel sera, à votre avis, le danger qui menace la Jordanie ?

M. Prés : Notre politique consiste à ne pas exporter nos problèmes aux pays voisins. Nous traitions donc avec des milliers de terroristes déjà venus de la Jordanie, et nous les frappions à l’intérieur même de la Syrie … La Jordanie, par ailleurs, a déjà annoncé qu’elle ne servira de base à aucune opération militaire contre la Syrie.

Mais si nous ne parvenons pas à frapper le terrorisme en Syrie, il passera tout naturellement dans d’autres pays. L’extrémisme et le chao se répandront davantage.

FIGARO- Vous mettez donc en garde la Jordanie et la Turquie ?

M. Prés : Nous l’avons dit à plusieurs reprises, et nous leur avons envoyé des messages directs et indirects. Je pense que la Jordanie en est consciente, malgré les pressions qui s’y exercent pour qu’elle devienne un lieu de passage pour le terrorisme. Quant à Erdogan, je ne pense pas du tout qu’il est conscient de ce qu’il fait...

L’important aujourd’hui pour la Syrie est de frapper le terrorisme sur son territoire.

FIGARO- Quelle sera la réaction de vos alliés… Hezbollah et l’Iran, au cas où une attaque est perpétrée contre la Syrie ? comptez-vous le cas échéant sur leur soutien ?

M. Prés : Je ne veux pas parler à leur place. Cependant, leurs déclarations étaient claires. Puisque nous avons dit que la question était régionale, personne ne saurait dissocier les intérêts de la Syrie de ceux de l’Iran ; ni les intérêts de la Syrie, de l’Iran et du Hezbollah de ceux d’autres pays qui nous soutiennent.

Aujourd’hui la stabilité de la région dépend de la situation en Syrie. La Russie en est consciente, aussi ne défend-elle pas le président ni l’Etat syrien mais bien la stabilité dans la région… car cela aura aussi des effets sur la Russie. Voir les choses sou l’angle d’une coalition entre la Syrie et l’Iran serait superficiel et limité.La question en est beaucoup plus grande.

FIGARO- Les Russes vous ont-ils rassuré qu’ils maintiennent des contacts avec les américains pour atténuer la frappe ?

M. Prés : Je ne pense pas qu’on fait confiance aux américains. Aucun Etat au monde ne peut garantir à quiconque que les américains engageront ou non une action contre tel ou tel pays. Aussi nous ne cherchons pas de telles rassurances…Les américains disent une chose le matin, et le contredisent complètement le soir … Tant que les Etats-Unis ne suivent pas et n’écoutent pas les Nations Unies, nous ne devons pas être rassurés.

FIGARO- Comment peut-on arrêter la guerre et la crise qui dure depuis deux ans et demi en Syrie ? vous avez proposé un gouvernement d’union nationale, la communauté internationale a proposé Genève2… Comment peut-on arrêter le bain de sang ?

M. Prés : Lorsque la crise est à ces débuts et que vous parlez de solution, c’est totalement différent que lorsque vous parlez de solution à l’heure actuelle... J’ai dit dès le début que la solution devait avoir lieu par le dialogue… Le dialogue entraine des solutions et engendre des idées qui s’appliqueront à travers des mesures politiques.

Aujourd’hui la situation est différente. Nous combattons des terroristes. 80 – 90 % de ceux que nous combattons appartiennent à al Qaeda. Ceux là ne s’intéressent pas à la réforme, ni à la politique, ni aux lois. Ceux là, le seul moyen de leur faire face est de les liquider. C’est alors que nous pourrions parler de mesures politiques. Pour répondre donc à votre question, la solution aujourd’hui consiste à arrêter de faire venir les terroristes en Syrie, de leur fournir des armes, et de leur apporter un soutien financier et autre…..

FIGARO- Qui leur apporte ce soutien ?

M. Prés : L’Arabie Saoudite en premier lieu, la Turquie, la Jordanie (à travers l’infiltration des personnes armées), la France, le Royaume Uni et les Etats-Unis.

FIGARO- Avez-vous des preuves que la France a livré des armes aux terroristes ?

M. Prés : Les positions politiques de la France, sa provocation qui met en exécution les politiques d’autres pays comme le Qatar et autres, en est la preuve pour nous.

FIGARO- Etes-vous prêt, M. le président, à inviter les responsables de l’opposition à venir en Syrie, à se réunir avec eux, à leur présenter des garanties sécuritaires, et à leur dire asseyons- nous ensemble pour trouver une solution ?

M. Prés : En janvier dernier, nous avons lancé une initiative qui comprenait tout ce que vous venez de dire, et même plus. Cependant, l’opposition dont vous parlez a été fabriquée à l’étranger. Elle est made in France, Qatar… mais certainement pas made in Syria. Elle suit donc forcement les ordres de ceux qui l’ont fabriquée. Il n’était pas permis aux membres de cette opposition de répondre favorablement à cet appel, ni donc aux solutions politiques. Par ailleurs, ils ne disposent d’aucune base populaire. Malgré tout, nous les avons invités mais ils n’ont pas répondu à cette invitation.

FIGARO- Mais certains n’ont pas répondu parce qu’ils craignaient pour leurs vies. Ils craignent qu’ils ne soient emprisonnés comme ce fut le cas avec Abdelaziz Al Khayer. Pouvez-vous leur donner des garanties ?

M. Prés : Nous leur avons donné ses garanties, et moi-même j’ai évoqué ces points politiques y compris des garanties sécuritaires à toute personne qui vient en Syrie pour le dialogue. Mais ils ne sont pas venus, ou on ne leur a pas permis de venir. Dire qu’ils craignent être tués ou arrêtés, nous n’avons ni tué ni arrêté personne de l’opposition. Ils se trouvent en Syrie, les amis et les collègues d Abdelaziz Al Khayer … Vous pouvez les rencontrer ici même, en Syrie. Pourquoi agresser ou arrêter quelqu’un et laisser les autres ?! Où en est la logique ? Cela est insensé.

FIGARO- Comment expliquez-vous la position de la France aujourd’hui à votre égard ? Vous êtes venu plusieurs fois en France…………………

M. Prés : Ce n’était pas une relation d’amitié… C’était une tentative de la part de la France de revirer (changer l’orientation de) la politique syrienne, et ce à la demande des Etats-Unis. C’était une chose tout à fait claire pour nous. Même le virement positif vis à vis de la Syrie en 2008, s’est fait sous l’influence du Qatar… pour être clair, la politique de la France vis-à-vis de la Syrie dépendait totalement du Qatar et des Etats-Unis.

FIGARO- Les parlementaires français se réuniront mercredi. Aujourd’hui, il y a un grand débat en France. Certains pensent que Hollande est allé trop loin dans cette affaire. Quel discours adressez-vous aujourd’hui aux parlementaires français avant qu’ils se réunissent et votent ?

M. Prés : Il y a quelques jours, le Ministre français des affaires étrangères aurait déclaré : la participation de la France attend le congrès américain. Il n’a pas dit qu’il attendait la décision du parlement français. Je vous demande donc de qui dépend le Gouvernement français dans ses prises de décisions, du parlement français ou du congrès ?!!

Depuis 2003, suite à l’invasion de l’Irak, la France a décidé de renoncer à son indépendance et est devenue la subalterne de la politique américaine. C’était vrai pour Chirac après la guerre, mais aussi pour Sarkozy, et aujourd’hui pour Hollande.

La question est de savoir si la réunion du parlement français signifiera que les français retrouveront l’indépendance de la décision de la France. Nous souhaitons que la réponse soit positive. Je dirais à ce moment-là aux parlementaires français : que chacun décide en fonction de l’intérêt de la France. Les représentants du peuple français soutiendront-ils l’extrémisme et le terrorisme ? Se mettront-ils du côté de ceux qui ont perpétré les attaques du 11 septembre à New York, ou l’attentat du métro en Espagne ? Les députés du peuple français se mettront-ils du côté de ceux qui ont tué les innocents en France ??? Comment pourront-ils s’opposer à des gens comme Mohammad Marah en France, et les soutenir en Syrie !!! Comment la France peut-elle combattre le terrorisme au Mali et le renforcer en Syrie ? La France deviendra-t-elle un exemple de la politique des deux poids deux mesures promues par les Etats-Unis ? !!

Comment les parlementaires français pourront-ils convaincre leurs concitoyens que la France est un état laïc, et en même temps appuyer ailleurs l’extrémisme et le confessionnalisme ; un Etat qui appelle à la démocratie mais dont l’allier principal c’est des Etats qui appartiennent au moyen âge comme l’Arabie Saoudite. Je dis aux parlementaires français : revenez aux principes de la révolution française dont le monde entier s’en est orgueilli : liberté, égalité, fraternité.

FIGARO- Si la France intervient militairement, les intérêts nationaux de la France seront-ils affectés en Syrie ou dans la région ?

M. Prés : Cela dépend des répercussions de la guerre. Mais la France perdra certainement ses intérêts. Il y a une sorte de mépris vis-à-vis la politique de la France, cela est devenu clair et se reflète directement sur les intérêts. Il aura des répercussions, négatives bien entendu, sur les intérêts de la France. Surtout que des pays importants dans la région commencent à s’orienter vers l’Est, et non plus vers l’Europe comme auparavant. Les alternatives sont disponibles, ainsi que le respect mutuel entre nous et ces pays.

FIGARO- Donc vous appelez à la raison et à la sagesse.

M. Prés : A la raison et à la morale.

FIGARO- Entendez-vous présenter votre candidature l’année prochaine aux élections présidentielles.

M. Prés : Ca dépend, à ce moment là de la volonté du peuple syrien. Si je sens que le peuple le souhaite, je n’hésiterai pas à le faire, bien au contraire. A présent, nous n’avons pas de statistiques à ce sujet, mais nous avons des indices. L’indice principal c’est que lorsque vous combattez des terroristes qui viennent de plus de 80 pays et qui sont appuyés par l’Occident et par certains Etats Arabes, et que le peuple ne veut pas de vous, vous ne pouvez pas continuer. Puisque la Syrie a résisté pendant 2 ans et demi, c’est là un indice important quant à l’existence d’un soutien populaire.

FIGARO- Dans cette crise, M. le Président, jusqu’où vous êtes prêt à combattre ?

M. Prés : Ce n’est pas nous qui a choisi de combattre. Nous avons deux choix : se battre et défendre notre pays contre le terrorisme, ou capituler. L’histoire de notre région ne nous indique pas que nous avons capitulé auparavant. Cette région a toujours vécu des guerres. Elle n’a jamais capitulé, et ne capitulera jamais.

FIGARO- Donc vous allez vous battre jusqu’à sacrifier votre vie pour la Syrie ?

M. Prés : Lorsqu’il s’agit d’une question patriotique tout le monde se bat, et tout le monde se sacrifie pour sa patrie…. Aucune différence entre président et citoyen… ce n’est pas une affaire personnelle. En quoi c’est utile si vous vous restez en vie alors que votre patrie est mourante ?

FIGARO- Est-ce que vous assumez, M. le président ; toutes les erreurs commises et tout ce qu’a fait votre armée et les forces de sécurité ? pensez-vous qu’il y a eu des erreurs commises ?

M. Prés : Tout être humain risque de se tromper. Si vous ne vous trompez pas c’est que soit vous n’êtes pas humain, soit vous ne travaillez pas. Moi, je suis humain et je travaille… Mais lorsque vous voulez évaluez une erreur quelconque, vous devez prendre du recul. L’évaluation doit se faire après et non pendant la production de l’événement. Il faut bien attendre les conséquences de l’action. A présent, nous sommes au cœur de la bataille. Lorsqu’elle prendra fin, nous seront en mesure d’évaluer les résultats et nous dirons qu’on avait raison ici, ou qu’on s’est trompé là.

FIGARO- Etes-vous sûr que vous allez gagner la bataille ?

M. Prés : L’histoire de notre région nous dit que lorsque les peuples se défendent, ils vaincront. Cette guerre n’est pas celle du président, ni celle de l’Etat. C’est la guerre de toute la patrie, et nous remporterons la victoire.

FIGARO- Malgré tout, votre armée a perdu certaines régions au Nord, à l’Est, au Sud… pensez-vous que vous allez récupérer ces zones militaires ?

M. Prés. : Notre problème n’est pas d’avoir la terre sous notre contrôle ou sous celui des groupes armés. Il n’y a pas un endroit où l’armée a voulu entrer sans pouvoir y pénétrer. Le vrai problème réside dans la poursuite du pompage des terroristes à travers les frontières. Il réside aussi dans le changement que les terroristes ont pu introduire sur le plan social dans les zones où ils ont pénétré.

FIGARO- Votre ancien ami Moratinos m’a dit il y a quelques jours : Qu’est ce qui se passe dans la tête de Bachar el-Assad ? Comment peut-il commettre de tels actes de violence dans son propre pays ?

M. Prés : Il faut plutôt se poser la question de savoir comment la France a permis de tuer des terroristes qui ont terrorisé les citoyens français chez eux ? Comment a-t-on fait face au désordre au Royaume Uni l’année dernière ? Pourquoi l’armée américaine est-elle descendue à Los Angeles dans les années 90 ? Pourquoi est-il permis aux autres pays de lutter contre le terrorisme, alors que cela n’est permis en Syrie ? Pourquoi n’est-il pas permis que Mohamad Marah se trouve en France pour tuer, alors qu’il est permis aux terroristes de se trouver en Syrie pour tuer ?

FIGARO- Depuis le début de la crise, quels changements y-a-t-il eu sur votre quotidien en tant que dirigeant de l’Etat ? Après 2 ans et demi de la crise, certains disent que Bachar el-Assad dirige seul le pays.

M. Prés : C’est bien ce que je vous ai répondu tout à l’heure. Si l’Occident était contre moi, mon peuple aussi, et que j’étais seul, comment pourrai-je alors être en mesure de diriger le pays ? C’est illogique. Je continue grâce à l’appui du peuple et à la puissance de l’Etat. Malheureusement, lorsqu’on nous regarde de l’occident, on ne voit pas les choses d’une manière réaliste.

FIGARO- Plusieurs journalistes français sont retenus en Syrie. Avez-vous de leurs nouvelles ? Est-ce le pouvoir qui les détient ?

M. Prés : Détenus chez nous ?

FIGARO- Ils ont été pris en otages au Nord.

M. Prés : S’ils sont des otages chez les terroristes, c’est aux terroristes qu’il faut demander de leurs nouvelles. Si par contre l’Etat arrête quiconque pour être entré dans le pays de manière irrégulière, il sera traduit en justice. Il ne sera pas gardé en prison. Il sera jugé selon les lois syriennes, et tout le monde le saura.

FIGARO- Souhaitez-vous élaborer une collaboration sécuritaire avec la France, ce qui se produisait d’ailleurs dans le passé.

M. Prés : Toute sorte de coopération, qu’elle soit sécuritaire, militaire ou même économique a besoin d’un accord politique. Nous ne pouvons pas avoir une collaboration sécuritaire avec n’importe quel Etat quand les intérêts politiques sont en contradiction.

FIGARO- Lorsque votre père est décédé et que vous êtes allé en France, le président Chirac vous a reçu……….votre image a complètement changé….

M. Prés : La question est de savoir plutôt si la réalité de la personne a changée. L’image est modifiée par les médias à leur manière. Ma réalité n’a pas changé. Je suis quelqu’un qui appartient au peuple syrien. Je défends ses intérêts. Je suis indépendant, non soumis aux pressions extérieures. Je coopère avec les autres de manière à sauvegarder les intérêts de mon pays.

Ils ont mal compris ces choses là. Ils ont pensé qu’un jeune président c’est quelqu’un à qui on peut dicter ce qu’il doit faire et ce qu’il ne doit pas faire. Ils ont pensé que si j’avais fait mes études en Occident, ça veut dire que j’ai perdu ma culture authentique… C’est une manière naïve et superficielle de voir les choses. Je n’ai pas changé. Mais dès le début ils m’ont vu autrement. Ils doivent accepter l’image du syrien attaché à l’indépendance de son pays.

FIGARO- La France est-elle devenue un pays ennemi de la Syrie ?

M. Prés : Quiconque contribue au renforcement financier et militaire des terroristes est l’ennemi du peuple syrien. Quiconque contribue à tuer un soldat arabe syrien est l’ennemi de la Syrie. Quiconque œuvre contre les intérêts de la Syrie et de ses citoyens est un ennemi.

Je ne parle pas du peuple, car je vois que le gouvernement français va à l’encontre de l’intérêt e de la volonté de son peuple. Il faut faire la distinction entre peuple ennemi et Etat ennemi. Le peuple français n’est pas un ennemi, mais la politique de son Etat est hostile au peuple syrien.

FIGARO- Donc l’Etat français est-il aujourd’hui un ennemi de la Syrie ?

M. Prés : Dans la mesure où la politique de l’Etat français est hostile au peuple syrien, cet Etat sera son ennemi. Cette hostilité prendra fin lorsque l’Etat français changera de politique.

 

Source : Le Figaro

 

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 14:18

 

 

Cameroun :Elections municipales et législatives du 30 septembre 2013. L’opposition et les medias nationaux et France-africains attendent l’autorisation du RDPC parti au pouvoir depuis 53 ans.

Cour-supreme-cameroun

 

Urne Elecam

 

 

Pour vérifier son inscription sur les listes électorales par Internet

Cliquer le lien ci-dessous

http://www.elecam.cm


 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 14:13

Senegal: Les raisons d’un départ : Abdoul Mbaye s’oppose à un gré à gré de 59 milliards fCfa.

Aminatou-toure-Mbaye-Abdoulaye.jpg                  Ancien                         Nouveau

C’est une séance d'explication entre le président de la république et son désormais ex Premier ministre qui aura, selon nos confrères de La Tribune, conduit à un changement à la tête du gouvernement.Selon des informations de nos confrères, Abdoul Mbaye se serait opposé à un marché de gré à gré de cinquante-neuf (59) milliards de francs Cfa, béni par Macky Sall.

Après une âpre discussion, le Premier ministre a pris la ferme résolution de démissionner « pour être en phase avec ses principes ». C’est alors que la Présidence l'aurait "doublé", en annonçant dans un communiqué, que le Premier ministre a été démis.Un fait qui, à en croire notre source, est en contradiction totale avec les pratiques républicaine, dans la mesure où, en de pareilles circonstances, c’est le Secrétariat général du Gouvernement qui est chargé de « lire les décrets ».

Mais cette fois-ci, Seydou Guèye a été pris au dépourvu, au « nom d’un réalisme et d’une volonté de sauver la face ». Car, il serait très peu convenant aux yeux du Palais, de subir une démission d’un Premier ministre qui a toujours soutenu qu’il n’était pas demandeur et que son départ ne lui ferait « ni chaud ni froid », soutient le quotidien La Tribune.

Source :Seneweb

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 14:12

Mali : Procès Verbal de l’investiture officiel d’ Ibrahim Boubacar Kéita alias IBK.

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Le président Ibrahim Boubacar Kéita sera investi officiellement le 4 septembre 2013 conformément à l’arrêt de la Cour Constitutionnelle.  

 

La cérémonie aura lieu au CICB de Bamako où, en présence d’une brochette réduite de personnalités étrangères, IBK prêtera serment devant la Cour suprême présidée par NouhounTapily, accompagné de conseillers et du greffier en chef de la haute juridiction. Après le rappel, par le greffier, de la décision de la Cour constitutionnelle déclarant IBK élu, le procureur général près la Cour suprême, Mahamadou Bouaré, lira ses réquisitions demandant à la Cour de recevoir le serment que l’élu va prêter.

 

La Cour défère le serment au président élu qui la lit en prononçant la formule prescrite à l’article 37 de la Constitution:  « JE JURE DEVANT DIEU ET LE PEU PLE MALIEN DE PRESERVER EN TOUTE FIDELITE LE REGIME REPUBLICAIN, DE REMPLIR MES FONCTIONS DANS L’INTERET SU PERIEUR DU PEUPLE, DE PRESERVER LES ACQUIS DEMOCRATIQUES, DE GARANTIR L’UNITE NATIONALE, L’INDEPENDANCE DE LA PATRIE ET L’INTEGRITE DU TERRITOIRE NATIONAL. JE M’ENGAGE SOLENNELLEMENT ET SUR L’HONNEUR A METTRE TOUT EN OEUVRE POUR LA REALISATION DE L’UNITE AFRICAINE. ».

  

  

La Cour prend acte de la prestation de serment, renvoie le nouveau chef de l’Etat à l’exercice de ses fonctions et lève l’audience. Le nouveau président reçoit, dans la foulée, du grand chancelier des ordres nationaux les insignes protocolaires de sa charge puis prononce un discours d’investiture. 48 heures après la prestation de serment, il remet publiquement au président de la Cour Suprême la déclaration écrite de ses biens. Cette déclaration fait l’objet d’une mise à jour annuelle.

 

Tiékorobani 

 

 

Voici, minute par minute, le programme de la cérémonie d’investiture du mercredi 4 septembre 2013 au CICB de Bamako 

Cérémonie de passation des pouvoirs

 

9 h: Arrivée au Palais de Koulouba d’Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République entrant.

- Des honneurs militaires lui sont rendus par la Garde présidentielle à sa descente de voiture;

-IBK traverse une haie de gardes d’honneur, sabre au clair, et est accueilli au perron du Palais par le Président sortant, Dioncounda Traoré;

 

- Le Directeur du Protocole invite les deux Présidents à prendre place dans un salon pour un entretien de quelques minutes, suivi d’une prise de photos ;

 

 

- le Directeur du Protocole invite les deux Présidents à se diriger vers le bureau présidentiel pour la passation des pouvoirs ;

 

 

-A l’issue de la passation des pouvoirs, le Président sortant prend congé du Président de la République qui l’accompagne au perron ;

 

 

- Le Président sortant s’incline devant le drapeau et quitte Koulouba sous escorte réduite pour sa résidence privée.

 

10 h :Départ pour le Centre International de Conférence de Bamako (CICB) d’IBK, Président de la République, accompagné de son Epouse;

 

 

Cérémonie de Prestation de serment

 

9 h 30 : Mise en place terminée des invités dans la salle Djéli Baba Sissoko,

10 h : Arrivée au CICB de Diango Cissoko, Premier ministre;

- Accueil par le ministre de l’Economie;

 

 

10 h 10 : Arrivée au CICB d’IBK, accompagné de son Epouse;

- Accueil, à leur descente de voiture, par DiangoCissoko, Premier ministre,

- Arrivé au niveau du drapeau, le Président de la République s’incline ;

- Revue des troupes rendant les honneurs

- Salutations sur le perron des membres des corps constitués suivants :

* NouhoumTapily, Président de la Cour Suprême ;

*Les membres du bureau de la Cour Suprême ;

* Georges Togo, Gouverneur de Bamako ;

* Adama Sangaré, Maire du District de Bamako ;

* Abdel Kader Sidibé, maire de la Commune 3 de Bamako ;

*Lieutenant-colonel Samaké Mariétou Dembélé, Directrice du  CICB.

-Installation du Président entrant et son Epouse dans la loge présidentielle tandis que les membres de la Cour Suprême gagnent leur salon;

-Installation du Premier ministre dans la Salle d’audience

10 h 30: Installation de l’Epouse du Président de la République dans la salle d’audience

10 h 35: Installation de la Cour Suprême dans la Salle d’audience. Le Président de la Cour demande au Directeur du Protocole de faire  entrer IBK;

10 h 40 : Entrée dans la salle d’audience d’IBK,

 

10h 45: Ouverture de l’audience solennelle par le Président de la Cour:

- Réquisitions du Procureur Général ;

-Prestation de serment d’IBK, conformément à la formule prévue à l’article 37 de la Constitution ;

-Le Président de la Cour donne acte au Président de la République du serment prêté et le déclare installé dans ses fonctions;

 

- Le Président de la Cour Suprême demande au Directeur du Protocole d’inviter le Président de la République à se rasseoir.

 

Cérémonie de décoration du Président de la République

 

11 h 15 : Le Maître de cérémonie invite le Grand Chancelier des Ordres Nationaux du Mali à monter sur l’estrade pour la décoration du Président de la République;

 

 

-Le Grand Chancelier fait mettre le drapeau sans sa garde en place ;

- Le Grand Chancelier demande au Président de la République de se lever et de se placer face au drapeau, puis il ordonne à la Fanfare d’ouvrir le banc;

 

- Le Grand Chancelier remet au Président de la République des insignes de la Dignité de Grand Croix par le Grand Chancelier des Ordres Nationaux du Mali

 

 

- Le Maître de cérémonie demande à la salle de se lever pour l’exécution de l’hymne national du Mali

-Le Grand Chancelier des Ordres Nationaux demande au porteur du drapeau de regagner son emplacement

 

 

- Allocution d’IBK;

- Le couple présidentiel salue les membres de la Cour Suprême puis regagne le salon présidentiel

- Le maître de cérémonie invite les membres du Corps diplomatique, les membres du Gouvernement, les Présidents des Institutions de la République et les invités détenteurs d’une carte « Cocktail » à se rendre dans la Salle des banquets du CICB pour prendre part au cocktail offert par le Président de la République;

 

 

11 h 45: Cocktail offert par le Président de la République dans la salle des banquets. Un cocktail est offert aux autres invités dans le bâtiment de la salle de presse situé face à l’entrée côté fleuve du CICB;

 

12 h 15 : Mise en place terminée au Monument de l’Indépendance. Les membres du Gouvernement désignés, les Chefs d’Etat-major, les médaillés d’or de l’Indépendance, les membres du Conseil de l’Ordre National, le Gouverneur du District, le Maire du District et le Maire de la Commune III précèdent le couple présidentiel au Monument de l’Indépendance

12 h 30 : Départ du Président de la République, accompagné de son Epouse, pour la cérémonie de dépôt de gerbe de fleurs au Monument de l’Indépendance

 

Cérémonie au Monument de l’Indépendance

 

12 h 35: Arrivée au Monument de l’Indépendance du Président de la République, accompagné de son Epouse

 

 

- Accueil à la descente de voiture par : Le Gouverneur de Bamako ; le Maire du District ; le Maire de la Commune III.

 

 

- Exécution de l’hymne national suivie de la revue des troupes

- Dépôt de gerbe de fleurs au pied du Monument de l’Indépendance suivie de la sonnerie aux morts

- Salutation des membres du Gouvernement, des médaillés d’or de l’Indépendance, des membres du Conseil de l’Ordre National et des Chefs d’Etat-major présents à la cérémonie

-Interview d’IBK à la presse;

 

 

- Départ pour la Résidence du Président de la République

 

 

13 h : Fin de la cérémonie d’Investiture.

 

La seconde cérémonie du 19 septembre aura lieu au stade du 26 mars devant 43 chefs d’Etat

La cérémonie d’investiture légale du 4 septembre 2013, décrite en page 4 ci-contre, est essentiellement nationale et n’enregistrera la venue que d’un nombre  réduit de chefs d’Etat. Pourquoi ? Parce que lesdits chefs d’Etat, à l’image de François Hollande, avaient cru que l’investiture d’IBK aurait lieu le 19 septembre 2013 et avaient calé cette date dans leur agenda. Or la Cour constitutionnelle malienne n’a rien voulu entendre: ayant proclamé IBK élu, elle a décidé qu’il serait investi 15 jours plus tard, conformément à la Constitution. Du coup, la cérémonie du 4 septembre 2013 sera suivie d’une seconde cérémonie le 19 septembre 2013, au stade du 26 mars.

 

 

Cette deuxième  cérémonie sera populaire, grandiose, festive  et empreinte d’une signification particulière: IBK veut, à travers elle, magnifier le retour à la démocratie après quelque deux ans de Transition, remercier la communauté internationale de son soutien indéfectible au Mali pendant la crise, et saluer le retour du Mali dans la communauté des nations en termes de légalité et de coopération.

 

 

Le nouveau président profitera de l’occasion pour faire une démonstration de force populaire, histoire de rappeler à ses innombrables l’incroyable ferveur populaire qui l’a porté au sommet de l’Etat malien. A cette deuxième cérémonie du 19 septembre 2013, sont attendus une bonne quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement dont, bien sûr, François Hollande, le chef de l’Etat français, qui a réussi le double exploit de restaurer l’intégrité territoriale  et l’ordre démocratique au Mali. Nous révélons ci-dessous  la liste des personnalités invitées qui, pour la plupart, ont confirmé leur venue à Bamako.

 

 

Par Tiékorobani

 

Liste des personnalités étrangères invitées à la cérémonie du 19 septembre

1-  Afrique du Sud: Jacob ZUMA

2- Algérie: Abdelaziz BOUTEFLIKA

3- Bénin: Yayi BONI

4- Burkina Faso: Blaise COMPAORE

5-Burundi: Pierre NKURUNZIZA

6- Cap-Vert: Jorge Carlos FONSECA

7- Congo: Denis Sassou N’GUESSO

8- Côte d’Ivoire: Alassane Dramane OUATTARA

9- France: François HOLLANDE

10- Gabon: Ali BONGO

11- Gambie: Yahya JAMMEH

12- Ghana: John Dramani MAHAMA

13- Guinée: Alpha CONDE

14- Guinée-Bissau: Manuel Serifo NHAMADJO

15- Liberia: Ellen JOHNSON-SIRLEAF

16- Mauritanie: Mohamed Ould ABDEL AZIZ

17- Maroc: Sa Majesté MOHAMED VI

18- Niger: Mamadou ISSOUFOU

19- Nigeria : GoodluckEbele JONATHAN

20- Sénégal : Macky SALL

21- Sierra Leone: Ernest Bai KOROMA

22- Tchad: Idriss DEBY ITNO

23- Togo: Faure GNASSINGBE

24-Rwanda: Paul KAGAME

25- Cameroun: Paul BIYA

26- États-Unis d’Amérique: Barack OBAMA

27- République populaire de Chine:  Xi JINPING

28- Fédération russe: Vladimir Poutine

29- Japon : Shinz ABE, (Premier ministre)

30- République Fédérale d’Allemagne: Madame Angela MERKEL (Chancelier Fédéral)

31- Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord: David CAMERON (Premier ministre)

32- Canada: Stephen HARPER (Premier ministre)

33- Italie: Enrico LETTA (Président du Conseil des ministres)

34- Espagne: Mariano RAJOY (Président du Gouvernement)

35- Brésil: Dilma ROUSSEFF

36- Inde: Manmohan SINGH (Premier ministre)

37- Royaume d’Arabie Saoudite: Sa Majesté Abdallah ben ABDELAZIZ AL-SAOUD

38- Qatar: L’Émir Cheikh Tamim ben HAMAD

AL-THANI

39-Égypte: Adly MANSOUR (Président par intérim)

40-Tunisie: Moncef MARZOUKI

41-Libye: Nouri BOUSAHMEIN (Président du Congrès Général National par intérim )

42- Royaume de Belgique: Elio di RUPO (Premier ministre)

43- Grand-Duché de Luxembourg: Jean-Claude JUNCKER (Premier ministre)

 

Par Tiékorobani

SOURCE: Procès Verbal du   2 sept 2013.

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 14:09

Le Cameroun craint une invasion d'anciens soldats centrafricains.

SELEKA

Cent éléments du 81ème Bataillon d’infanterie motorisé (BIM) de l’armée camerounaise viennent d’être déployés dans la localité de Borongo, afin de barrer la route à quelque 800 anciens soldats en déroute de l’armée centrafricaine désirant se rendre à Bertoua, le chef-lieu de la région de l’Est frontalière avec la RCA où ils prétendent vouloir s’inscrire à l’école, a-t-on appris APA vendredi de sources sécuritaires. Cantonnés dans deux camps de réfugiés depuis mars dernier et la chute du président François Bozizé, ces recrues, dont selon plusieurs sources l'âge varie entre 18 et 22 ans, ont en masse pris, depuis trois jours, le chemin censé les mener à une ville où ils pourraient poursuivre leurs études.

Les autorités camerounaises émettent de sérieux doutes quant à la sincérité de leurs intentions, les soupçonnant de vouloir étendre l'instabilité dans la zone, ou, pire, de chercher à constituer une base arrière en vue de repartir à l'assaut du nouveau pouvoir de Bangui. L'Est camerounais, frontalier avec la RCA, est en proie à l'insécurité et à des exactions attribuées non seulement à d'ex-soldats centrafricains, mais aussi aux rebelles de la Séléka depuis le coup d'Etat qui, le 24 mars dernier, a coûté son trône à François Bozizé.

Voici quelques jours, le Cameroun a fermé sa frontière avec la Centrafrique après l'assassinat d'un de ses officiers de police par un soldat rebelle qui avait franchi le poste frontière. Cette mesure a certes été levée, mais des transporteurs camerounais continuent de dénoncer les abus dont ils se disent victimes de la part d'éléments de la Séléka dans les multiples barrières de contrôle du corridor Douala-Bangui, côté centrafricain.

Source :Journal de Bangui

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 14:07

 

La guerre froide relancée par le faucon Obama : La chaîne russe "Russia Today"  interdite de diffusion sur le territoire des Etats-Unis.

 

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Les Etats-Unis ont interrompu la diffusion de la chaîne Russia Today, a annoncé le rédacteur en chef de la chaîne Margarita Simonyan sur son compte Twitter.

 « Je m’y attendais depuis longtemps. Maintenant notre chaîne est bloquée aux Etats-Unis. Ça y est ! Bravo à la liberté de l’expression ! » 

Russia Today appelée RT, est une chaîne de télévision d'information continue russe lancée le 10 décembre 2005 par l'agence gouvernementale RIA Novosti qui l'abrite dans ses locaux moscovites. Depuis 2007,  la chaîne est entrée dans la bataille de l'information, au même titre que BBC World, CNN, Al Jazeera et France 24.

Il s'agit aux États-Unis de la seconde chaîne d'information étrangère la plus regardée. Elle emploie plusieurs milliers de personnes avec un siège à Moscou et Washington, et des bureaux à Paris, Londres, Los Angeles, Miami, Delhi et Tel Aviv.

Russia Today a été bloquée par la ressource Reddit. Connue pour ses analyses alternatives, loin de la propagande des grands médias, la chaîne compte plus d’un millions d’abonnés dans le monde entier.

Source :Lynxtogo

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 14:04

La guerre des satellites au Moyen-Orient

 

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L’évolution des guerres au cours de l’histoire a été accompagnée par un développement remarquable des moyens et capacités militaires, y compris les satellites d’espionnage. Et on peut considérer notre ère comme celle de la guerre spatiale incluant la militarisation de l’espace et l’utilisation des satellites militaires qui surveillent précisément et en un temps court et rapide tous les traits et caractéristiques du terrain, permettant ainsi aux pays possédant ces satellites de renforcer leur capacité d’espionnage, d’intelligence, de surveillance et de suivi des opérations stratégiques et militaires des adversaires, d’une part, en plus de la détection des ressources naturelles (y compris les eaux souterraines, le pétrole, etc.), d’autre part.

 

Évolution dans les technologies


L’utilisation des satellites dans les guerres modernes a permis de réduire la taille des armées et de changer un grand nombre de plans tactiques. Les composants de la guerre de l’espace s’avèrent très éloignés du champ de confrontation directe sur le terrain, bien que ceux-ci puissent surveiller la Terre avec succès. Voici quelques exemples réels de l’utilisation des images satellite dans les guerres modernes :


– La guerre entre l’Iran et l’Irak (1980-1988), durant laquelle les Satellites français pour l’observation de la Terre SPOT 3 (avec une résolution spatiale – ou capacité de différenciation entre les divers objets – de 10 m à peu près) ont fourni des images dans les zones de Bosra et Chatt el-Arab à l’armée irakienne qui les a exploitées durant son attaque contre les forces iraniennes, ce qui a permis une nette supériorité du côté irakien sur son adversaire.


– Les première et deuxième guerres du Golfe (1990-1991) durant lesquelles les États-Unis ont utilisé trois satellites KH-11 avec une résolution spatiale très élevée pouvant atteindre 10 à 15 cm pour la gestion des conflits, le recensement des soldats et la localisation de leur déploiement, et le placement de tir des missiles balistiques comme les missiles Scud irakiens (utilisant les capteurs thermiques), en plus de l’utilisation de Washington de 2 satellites appartenant à la série d’imagerie radar « Lacrosse » ayant une résolution spatiale très forte (1 mètre) et une capacité de détection dans des conditions climatiques difficiles (ex. : brouillard).


Actuellement, les États-Unis et la Russie possèdent les centaines de satellites à usages multiples, y compris les satellites militaires surveillant par diffusion directe les diverses régions du monde, notamment le Moyen-Orient. Par exemple, les États-Unis ont lancé en 2012 un grand nombre de satellites militaires à des intervalles de temps très rapprochés, qui se caractérisent par une résolution spatiale très élevée de quelques millimètres près, parmi ceux-ci :


– WGSF4 (lancé le 20 janvier 2012), fournissant les communications essentielles pour les forces militaires américaines dans la région du Moyen-Orient.


– MUOS (lancé le 24 février 2012), fournissant des informations tactiques en surveillant les appels téléphoniques et les courriels.


- USA234 (lancé le 2 avril 2012 comme un satellite d’espionnage).


- AEHF2 (lancé le 4 mai 2012) a coûté près de 1,7 milliard de dollars américains et peut assurer les communications marines et terrestres n’importe où dans le monde.


- USA236 (lancé le 20 juin 2012 comme un satellite d’espionnage).


- USA237 (satellite d’espionnage lancé le 29 juin 2012).


- OTV3 (lancé le 11 décembre 2012) a été créé par les forces aériennes américaines et comprend des équipements expérimentaux secrets).


De sa part, la Russie a envoyé de nombreux satellites militaires au cours de l’année 2012, comme le « Meridian 6 » (satellite d’espionnage lancé le 20 janvier 2012), le « Cosmos 2479 » (lancé le 30 mars 2012 et considéré comme un satellite d’alerte précoce couvrant une grande partie de l’hémisphère terrestre), et le « Cosmos 2481 » (lancé le 28 juin 2012 et qui a rejoint le réseau russe composé d’environ 70 satellites d’espionnage).


Parmi les pays européens, la France est considérée comme le pionnier dans le domaine de l’espace, ayant conçu depuis plusieurs années de s’introduire dans l’espace comme moyen de prouver sa supériorité technique et renforcer sa sécurité nationale. La France a collaboré conjointement avec les États-Unis et la Russie dans des programmes spatiaux communs, et elle a lancé plusieurs satellites dans divers domaines, y compris militaire. Parmi ceux-ci, on cite le satellite « Elisa E12 » (lancé le 17 décembre 2011 et qui intercepte les émissions radar dans toutes les régions du monde, y compris au Moyen-Orient) et le satellite « Pleiades 1B » (lancé le 2 janvier 2012 et qui fournit une couverture instantanée complète de chaque hémisphère toutes les 24 heures).


Le Japon est un des pays leaders dans le domaine de la recherche spatiale et a été en mesure de lancer plusieurs satellites à différentes utilisations, incluant le satellite d’espionnage « IGS6A » lancé le 23 septembre 2011 au coût de 500 millions de dollars américains. La Chine, l’Inde et la Corée du Sud ont également prouvé leur capacité à militariser l’espace, depuis que la Chine a lancé récemment plusieurs satellites militaires, dont « Chinsat 2A » (lancé le 26 mai 2012, surveillant les diverses communications militaires) et « Yaogan 15 » (lancé le 29 mai 2012, incluant un système radar capable de photographier dans diverses conditions climatiques, et de transmettre des images de nuit et de jour pour les différentes parties du monde, y compris le Moyen-Orient, avec une résolution spatiale très élevée). Pékin possède à l’heure actuelle des moyens antisatellites et offre des possibilités d’emploi dans le domaine de l’espace pour plus de cent mille personnes. En outre, l’Inde est devenue une destination pour les pays du monde afin de lancer leurs satellites militaires à partir de son territoire. De plus, l’Inde dispose actuellement plusieurs satellites tels que « RISAT1 » qui a été lancé le 26 avril 2012, un satellite radar fournissant par diffusion spontanée des images pour les différentes régions du monde avec une capacité de différentiation d’un mètre. De même, la Corée du Sud a réussi dans son expérience spatiale et a établi un accord avec la Russie en 2004 afin de créer le centre spatial coréen et de lancer plusieurs satellites dont « Koreasat 5 » (lancé le 22 août 2006 et fournissant les communications civiles et militaires), « COMS » (satellite à usages multiples permettant de contrôler les communications aériennes et terrestres), et STSAT2C (lancé le 20 janvier 2013) ; grâce à celui-ci, la Corée du Sud s’est classée onzième parmi les pays qui lancent les satellites à partir de leur propre territoire).


La capacité spatiale des pays du Moyen-Orient varie de façon significative en dépit de l’attribution de tous ces pays d’un pourcentage élevé de leur revenu national à acheter différents types d’armes et d’équipements militaires. L’Arabie saoudite vient en premier lieu pour ce type d’achat de matériels à usage militaire, étant donné qu’en 2012, une proportion de plus de 10 % de son revenu national (équivalent à 46,219 milliards de dollars US) a été attribuée pour les dépenses militaires, suivie par Oman (9,7 % du revenu national ou l’équivalent de 4,047 milliards de dollars US) et les Émirats arabes unis (6,9 %, soit l’équivalent de 16,062 milliards de dollars US). Israël a dépensé en 2012 6,5 % de son GDP (soit 15,209 milliards de dollars US), la Jordanie 6,1 % (soit 1,363 milliard), l’Irak 5,4 % (4,663 milliards), le Koweït 4,4 % (soit 4,411 milliards), le Liban 4,1 % (ou 1,564 milliard), la Syrie 4 % (ou 2,236 milliards), le Yémen 3,9 % (ou 1,222 milliard), l’Algérie 3,8 % (ou 5,586 milliards), le Bahreïn 3,7 % (ou 731 millions), le Maroc 3,4 % (ou 3,256 milliards), le Soudan 3,4 % (ou 1,991 milliard), la Turquie 2,4 % (ou 18,687 milliards), l’Égypte 2,1 % (ou 3,914 millions), l’Iran 1,8 % (ou 7,463 millions), la Tunisie 1,3 % (ou 548 000) et la Libye 1,2 % (ou 1,1 milliard). Tous les pays arabes dont le pourcentage du revenu national cumulé dépassant le PNB israélien n’investissent pas dans le domaine militaire aérospatial autant qu’Israël.


*Rania BOU KHEIR est professeure à l’Université libanaise en télédétection et environnement, lauréate du prix de la francophonie pour jeunes chercheurs en 2011, habilitée à diriger des recherches par l’Université Pierre et Marie Curie, Paris XI, qualifiée professeur par le ministère français de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Source : Lorientlejour

 

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Invitation: DEVOIRE DE MEMOIRE

Expo um1

CITOYENS

POUR LA MEMOIRE DU CAMEROUN

Affiche-semaine des heros et martyrs  

Renseignements:

Email : neuronesnews@gmail.com 

Mobile : 0033 (0)6 26 29 43 29

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Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

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L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

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Email: oedc-info@oumarou.net

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observatoirelectioncameroun@gmail.com

 

France:0033(0)6 26 29 43 29

Belgique:0033(0)4 83 69 23 12

 

Skype: oelection-cameroun

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de la diaspora camerounaise

 

 

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Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine