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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:44

 

Voici Mme Um Nyobe, la résistante qui  restera la première dame immortelle du peuple camerounais .


Epouse-de-Um-Nyobe.jpg     Mme-Um-Sur-la-tombe-de-son-mari.jpg                                                                                                    Sur la tombe de son feu mari

 

Cette photo, (prise le13 septembre 2013 sur la tombe de son  feu mari RUBEN UM NYOBE a l'occasion du 55e anniversaire de son  assassinat par l’armée française et les agents locaux camerounais )

Avec ses traits tirés, le visage de cette Grande Dame n’a rien perdu de sa beauté malgré les vicissitudes du temps. Résistante de la première heure auprès de son mari, elle incarne toute la tragédie de l’histoire du Cameroun. Avec une humilité déconcertante, elle vit dans un dénuement total, loin des fastes et des orgies, héritage ultime que les voyous à col blanc de Yaoundé vont léguer à la postérité.

Nous saluons l’esprit de pardon de cette femme unique, et l’humilité avec laquelle elle vit dans l’ombre de la tragédie camerounaise.

Nous remercions Bergeline Domou, pour avoir partagé cette photo avec nous                                                                             Autres presse

 

 

Um Nyobe

Um Nyobe  devant l’assemblée des nations unis

http://www.youtube.com/watch?v=e5HOfr48DFk

Cameroun une indépendance.....

http://www.youtube.com/watch?v=NUUwi0KvsDE

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:40

 

Poutine à Obama : « Aujourd’hui, la Syrie est exactement ce que représente Israël pour vous »

                 Official portrait of Barack ObamaVladimir Putin

  

La Russie et l’Iran compensent le démantèlement des armes chimiques syriennes en fournissant à Damas des armes stratégiques, et affirment aux Etats-Unis que "la Syrie est pour ce qu'est Israël et le pétrole pour vous".

 

Un message a été transmis par le Guide suprême de la révolution iranienne, l’ayatollah Ali Khameneï, au Sultan d’Oman Kabous Ben Saïd dont la teneur est la suivante: "Celui qui veut détruire la Syrie devrait s’attendre à perdre le pétrole et le gaz dans cette région". Un deuxième message aurait été remis par le président russe Vladimir Poutine à son homologue américain Barack Obama: "Pour nous, aujourd’hui, la Syrie est exactement ce que représente Israël pour vous". Selon certaines informations, la Russie "ne laissera pas la Syrie sans armes stratégiques face à ses ennemis". Les mêmes informations font état d’une "décision russo-iranienne" de renforcer les moyens militaires du régime syrien. Sur un autre plan, le secrétaire général des Nations unies surveille l’équipe d’inspecteurs internationaux qui se sont rendus en Syrie pour mener l’enquête sur le massacre à la Ghouta. Il redouterait en effet "des pressions exercées sur certains membres de cette équipe par les va-t-en-guerre à l’exemple de la France, d’Israël, de l’Arabie saoudite et de la Turquie".

 

Dans ce contexte, des informations font état d'"efforts franco-saoudo-israéliens" déployés pour faire en sorte que le rapport des inspecteurs renferme des indications sur le type d’armes utilisées, afin de pouvoir en conclure que seul un Etat est en mesure de détenir de telles armes, l’objectif étant de donner l’impression que ce rapport rend le régime syrien responsable de l’utilisation des armes chimiques.  

Par Ibrahim al-Amine (Revue de presse : Al Akhbar – Liban – Médiarama  

 

 

 

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:38

Ce que Vladimir Poutine a dit au peuple américain

 

Un appel à la prudence (New York Times – 11/9/13)                                                                    Par Vadimir V. Poutine, Président de la Russie

 Vladimir Putin

Les récents événements autours de la Syrie m'ont invité à parler directement au peuple américain et à ses dirigeants politiques. Il est important de le faire au moment d'une communication insuffisante entre nos sociétés. 

Les relations entre nous sont passées par différentes étapes. Nous étions les uns contre les autres pendant la guerre froide. Mais nous avons aussi été des alliés un temps, et avons vaincu les nazis ensemble. L'organisation internationale universelle - l'Organisation des Nations Unies - a ensuite été mise en place pour empêcher qu'une telle dévastation ne se reproduise jamais.

 

Les fondateurs de l'Organisation des Nations Unies ont compris que les décisions concernant la guerre et la paix devraient ne se prendre que par consensus, et avec le consentement de l'Amérique le droit de veto par les membres permanents du Conseil de sécurité a été inscrit dans la Charte des Nations Unies. La profonde sagesse de ceci a maintenu la stabilité des relations internationales pendant des décennies.  

Personne ne veut que l'Organisation des Nations Unies subisse le sort de la Société des Nations, qui s'est effondré parce qu'il lui manquait une véritable influence. C'est possible si des pays influents contournent les Nations Unies et entreprennent une action militaire sans l'autorisation du Conseil de sécurité.  

La frappe potentielle des États-Unis contre la Syrie, malgré la forte opposition de nombreux pays et les principaux responsables politiques et religieux, y compris le Pape, se traduira par plus de victimes innocentes et une escalade, propageant potentiellement le conflit au-delà des frontières de la Syrie. Une frappe augmentera la violence et déclenchera une nouvelle vague de terrorisme. Elle pourrait saper les efforts multilatéraux visant à résoudre le problème nucléaire iranien et le conflit israélo-palestinien et déstabiliser davantage le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Elle pourrait rendre l'ensemble du système du droit et de l'ordre international hors d'équilibre. 

La Syrie n'est pas témoin d'une bataille pour la démocratie, mais d'un conflit armé entre le gouvernement et l'opposition dans un pays multi religieux. Il y a peu de champions de la démocratie en Syrie. Mais il y a plus qu'assez de combattants d'al-Qaïda et d'extrémistes de tous bords qui luttent contre le gouvernement. Le Département d'Etat des Etats-Unis a déjà désigné al-Nusra et l'Etat islamique d'Irak et du Levant, combattant avec l'opposition, comme des organisations terroristes. Ce conflit interne, alimenté par des armes étrangères fournies à l'opposition, est l'un des plus sanglants dans le monde. 

Des mercenaires de pays arabes luttent là-bas, et des centaines d'activistes en provenance des pays occidentaux et même de Russie, sont pour nous une source de profonde inquiétude. Ne pourraient-ils pas retourner dans nos pays avec l'expérience acquise en Syrie ? Après tout, après les combats en Libye, les extrémistes sont passés au Mali. Cela nous menace tous.

Dès le début, la Russie a prôné un dialogue pacifique permettant aux Syriens d'élaborer un plan de compromis pour leur propre avenir. Nous ne protégeons pas le gouvernement syrien, mais le droit international. Nous devons utiliser le Conseil de sécurité des Nations Unies et croire que la préservation de la loi et de l'ordre dans le monde complexe et turbulent d'aujourd'hui est l'une des rares façons d'empêcher les relations internationales de sombrer dans le chaos. La loi est toujours la loi, et nous devons la suivre que nous le voulions ou non. Selon le droit international actuel, la force n'est autorisée qu'en cas de légitime défense ou par la décision du Conseil de sécurité. Tout le reste est inacceptable en vertu de la Charte des Nations Unies et constituerait un acte d'agression.  

Personne ne doute que du gaz toxique ait été utilisé en Syrie. Mais il y a tout lieu de croire qu'il a été utilisé non pas par l'armée syrienne, mais par les forces de l'opposition, afin de provoquer l'intervention de leurs puissants protecteurs étrangers, qui seraient du côté des fondamentalistes. Les rapports indiquant que des activistes se préparent une nouvelle attaque - cette fois contre Israël - ne peuvent pas être ignorés.  

Il est alarmant de constater que l'intervention militaire dans des conflits internes de pays étrangers est devenue monnaie courante aux États-Unis. Est-ce dans l'intérêt à long terme de l'Amérique ? J'en doute. Des millions de personnes dans le monde voient de plus en plus l'Amérique non pas comme un modèle de démocratie, mais aussi comme s'appuyant uniquement sur la force brute, bricolant des coalitions réunies sous le slogan "vous êtes avec nous ou contre nous".  

Mais la force s'est révélée inefficace et inutile. L'Afghanistan chancelle, et personne ne peut dire ce qui se passera après que les forces internationales se seront retirées. La Libye est divisée en tribus et en clans. En Irak, la guerre civile se poursuit, avec des dizaines de morts chaque jour. Aux États-Unis, nombre d'entre vous établissent une analogie entre l'Irak et la Syrie, et se demandent pourquoi leur gouvernement voudrait répéter les erreurs récentes. 

Peu importe à quel point les frappes seront ciblées ou à quel point les armes seront sophistiquées, des victimes civiles sont inévitables, y compris des personnes âgées et des enfants, que les frappes sont censées protéger.

Le monde réagit en demandant : si vous ne pouvez pas compter sur le droit international, alors vous devez trouver d'autres façons d'assurer votre sécurité. Ainsi, un nombre croissant de pays cherchent à acquérir des armes de destruction massive. Ce qui est logique : si vous avez l'arme nucléaire, personne ne va vous toucher. Nous sommes partis en parlant de la nécessité de renforcer la non-prolifération, alors qu'en réalité cela l'érode.

Nous devons cesser d'utiliser le langage de la force et reprendre le chemin du règlement diplomatique et politique civilisé.  

Une nouvelle possibilité d'éviter une action militaire a émergé dans les derniers jours. Les Etats-Unis, la Russie et tous les membres de la communauté internationale doivent tirer parti de la volonté du gouvernement syrien de mettre son arsenal chimique sous contrôle international pour sa destruction ultérieure. A en juger par les déclarations du président Obama, les Etats- Unis voient cela comme une alternative à l'action militaire.

Je me réjouis de l'intérêt du président à poursuivre le dialogue avec la Russie sur la Syrie. Nous devons travailler ensemble pour maintenir cet espoir vivant, comme convenu lors de la réunion du G8 à Lough Erne en Irlande du Nord en juin, et réorienter le débat vers des négociations.  

Si nous pouvons éviter la force contre la Syrie, cela permettra d'améliorer l'atmosphère dans les affaires internationales et de renforcer la confiance mutuelle. Ce sera notre réussite commune et ouvrira la porte à une coopération sur d'autres questions cruciales.

Ma relation professionnelle et personnelle avec le président Obama est marquée par une confiance croissante. J'apprécie cela. J'ai étudié attentivement son discours à la nation de mardi. Et je serais plutôt en désaccord avec une affirmation qu'il a faite sur l'exceptionnalisme américain, affirmant que la politique des États-Unis est "ce qui rend l'Amérique différente. C'est ce qui nous rend exceptionnels." Il est extrêmement dangereux d'encourager les gens à se considérer comme exceptionnels, quelle que soit la motivation. Il y a de grands pays et de petits pays, riches et pauvres, ceux qui ont de longues traditions démocratiques et ceux à qui il reste encore à trouver leur chemin vers la démocratie. Leurs politiques diffèrent aussi. Nous sommes tous différents, mais quand nous demandons la bénédiction du Seigneur, nous ne devons pas oublier que Dieu nous a créés égaux.  

*Source : A Plea for Caution From Russia 

http://www.nytimes.com/2013/09/12/opinion/putin-plea-for-caution-from-...                                                                           Et : http://www.legrandsoir.info/un-appel-a-la-prudence-de-russie.html

 

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:36

VARIOLE: LE MYTHE DE LA VACCINATION ERADICATRICE [S'informer AVANT QUE CELA NE RECOMMENCE!] 

 

http://www.initiativecitoyenne.be/article-variole-le-mythe-de-la-vaccination-eradicatrice-s-informer-avant-que-cela-ne-recommence-120061508.h 

 

Beaucoup de gens continuent d'être maintenus dans l'illusion on ne peut plus fausse que ce serait la vaccination qui aurait permis l'éradication de la variole...  

Voici tout d'abord un extrait du rapport final d'éradication de la variole de l'OMS (de 1980):

« Les campagnes d'éradication reposant entièrement ou essentiellement sur la vaccination de masse furent couronnées de succès dans quelques pays mais échouèrent dans la plupart des cas. [...] ...il fallait absolument changer de stratégie. »   

Et maintenant, pour mieux comprendre, voici un ensemble de vidéos explicatives, réalisées par Bernard Guennebaud, docteur ès sciences, mathématicien, ancien chercheur au CNRS et auteur du blog La Question des Vaccins:

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=liCqBGcgLTQ

Source : Initiative citoyenne

 

AFFICHE-CONFERENCE-29-NOVEMBRE-2013

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:34

 

Cameroun : L’esclavage moderne au Cameroun dans les plantations de Jombe-Penja en mondovision sur FRANCE2  LE MERCREDI LE 18 SEPTEMBRE à 21H25 HEURE DU CAMEROUN ET 22H25 HEURE EUROPEENNE.

pekgd-copie-1.jpgPlantation Caplain à Penja


La chaîne de TV française A2 (Antenne 2) diffusera un reportage qui nous intéressera tous puisque PEK y tient une place importante : 

Ce sera le mercredi 18 septembre à 22h25 (heure de Paris) dans l’émission « Cash Investigation » et le titre du reportage est « les récoltes de la honte ». 

Le journaliste Wandrille Lanos et son équipe ont enquêté sur les conditions de travail dans l'agroalimentaire et ont notamment interviewé PEK à la prison de New Bell. 

Ce documentaire dénonce les bananeraies de Njombé-Penja, leur fonctionnement, le traitement de leurs employés, l’utilisation massive des pesticides dans cette localité et leur implication dans l’affaire Paul Eric Kinguè. 

Bravo pour ce reportage diffusé sur une chaîne de grande audience. Il est temps que la vérité triomphe dans cette affaire et qu’enfin le monde entier comprenne pourquoi Paul Eric Kinguè est en prison. 

https://mail.google.com/mail/u/0/images/cleardot.gif 

 

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:32

False flag, l'arme fatale des rebelles syriens 

Par Bahar Kimyongür

 

Libye6photo archives

  

C'est de bonne guerre. Toutes les parties du conflit syrien pratiquent le mensonge et la ruse pour déstabiliser l'adversaire et inciter ou empêcher l'immixtion de certaines puissances étrangères dans le conflit. 

L'absence de cette pratique eut été surprenante dans un contexte de guerre de survie comme celui qui déchire la Syrie. Il est cependant une réalité que peu de gens savent sur certains massacres mis systématiquement sur le compte du régime de Damas par les instances internationales dès lors que leurs auteurs ne sont pas clairement identifiés. 

Ces crimes sont souvent le fait de groupes rebelles rompus aux techniques du false flag, c'est-à-dire la guerre clandestine sous fausse bannière. 

 

La stratégie de ces groupes terroristes consiste à massacrer des innocents, imputer le massacre à l'adversaire puis organiser d'autres massacres en représailles aux massacres qu'ils ont commis eux-mêmes. 

 

Pour donner une justification religieuse et ainsi légitimer à leurs yeux ce genre de ruses scélérates, certains chefs rebelles autoproclamés « émirs » édictent des fatwas. 

 

Dans un souci de brouiller les pistes, des combattants rebelles vont jusqu'à organiser les funérailles de leurs victimes. 

 

Selon plusieurs témoins que nous avons pu rencontrer, témoins issus de toutes les communautés, de nombreux massacres non élucidés en Syrie portent leur signature.

 

Les cibles de choix de ces groupes armés sont toutefois majoritairement des alaouites, une communauté hétérodoxe et mystique issue du chiisme, dont fait partie le président syrien.

 

Le 4 août dernier, onze villages alaouites de la région de Lattaquié ont été envahis par des groupes armés liés au Front al Nosra lors d'une opération baptisée « bataille de la libération de la côte ».

 

En quelques heures, une soixaintaine de villageois ont été torturés, fusillés ou égorgés dont plusieurs nourrissons.

 

Un nombre indéterminé de femmes et d'enfants ont également été raflés par les groupes terroristes ( http://www.youtube.com/watch?v=I8_5sEPGeHk )

 

D'après un bilan non officiel, 341 alaouites auraient été tués ou enlevés au cours de cette opération.

 

Quelques jours plus tard, des fosses communes ont été découvertes dans les zones provisoirement contrôlées par les rebelles. Les victimes ont été identifiées comme étant des habitants des villages alaouites attaqués le 4 août. ( http://www.youtube.com/watch?v=XjHYfwRD23w )

 

Cette information a été partiellement confirmée par des sites djihadistes qui ont annoncé l'exécution de plusieurs otages « en représailles » à l'attaque chimique survenue le 21 août dernier dans les vergers de la Ghouta en périphérie de Damas.

 

Mais ni le président américain Obama, ni son homologue français, ni nos médias soi-disant « libres » n'ont déploré ce massacre qui est, à l'évidence, sans grand intérêt stratégique.

 

Le 9 septembre dernier, le Front al Nosra a massacré 22 personnes dont 16 alaouites à Maksar al Hessan dans la province de Homs (Le Figaro-Reuters, 12 septembre 2013).

 

Six Bédouins sunnites ont partagé leur sort funeste.

 

Ces 22 innocents dont plusieurs enfants auraient eux aussi été tués en représailles au massacre à l'arme chimique du 21 août dernier.

 

Pour les auteurs de la boucherie de Maksar al Hessan, l'appartenance confessionnelle des uns et la neutralité des autres dans le conflit constituaient en soi un crime passible de la peine de mort.

 

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un organisme pourtant proche de la rébellion syrienne, les victimes de Maksar al Hessan étaient toutes civiles, totalement étrangères au conflit et à fortiori à l'attaque chimique de la Ghouta survenue le 21 août dernier.

 

En fait, depuis cette date, les groupes rebelles massacrent systématiquement des civils en prétextant l'attaque chimique.

 

Or, à l'heure actuelle, rien ne laisse penser que les forces loyalistes aient été les auteurs de cette attaque.

 

Au contraire, les nombreux indices dont nous disposons incriminent des groupes de l'opposition armée.

 

Parmi ses indices, signalons :

 

  • les images de tirs de missiles suspects depuis la zone rebelle de Douma détectés par un satellite russe et remis à l'ONU
  • l'article du journaliste jordanien Yahya Ababneh citant trois rebelles de la Ghouta qui parlent d'erreurs de manipulation de produits non identifiés, article relayé par la journaliste d'Associated Press Dale Gavlak pour l'agence américaine Mint Press
  • les innombrables menaces d'attaques chimiques lancées via Youtube par des groupes djihadistes parmi lesquels la Brigade de l'Odeur destructrice (Katibat Rih al Sarsar)
  • les vidéos publiées par des groupes rebelles sur Youtube montrant leurs stocks de produits chimiques fabriqués par Tekkim, une usine turque basée à Gaziantep
  • les produits chimiques saisis par la police turque le 28 mai 2013 à Adana chez le terroriste syrien Haytham Qassap dans une safe house appartenant aux groupes djihadistes Al Nosra et Ahrar al Cham
  • le précédent du massacre chimique de Khan al Assal près d'Alep documenté par la journaliste russe Anastasia Popova
  • les vidéos dans lesquelles des rebelles évoquent leur utilisation de « gaz de combat »
  • les aveux de Nadim Baloush, commandant d'un bataillon du Front al Nosra
  • la puissance de feu et la coordination opérationnelle sans cesse plus performantes de la rébellion syrienne grâce à l'aide militaire saoudienne
  • les doutes sur les images de l'attaque chimique diffusées par les médias de la rébellion émis par Stephen Johnson, expert en armes chimique de l'Institut de médecine légale de Cranfield
  • le témoignage de deux amis et otages de la « révolution syrienne », en l'occurrence l'historien belge Pierre Piccinin et le journaliste italien Domenico Quirico, etc.

 

Curieusement, de nombreux amoureux de la rébellion djihadiste dont M. Quirico s'étonnent encore du possible recours des rebelles au false flag.

 

Otage pendant cinq mois d'une milice djihadiste syrienne à renommée internationale, le journaliste italien reconnaît pourtant qu'il en a lui-même été victime.

 

Voici ce qu'il nous apprend sur les méthodes de ses ravisseurs dans le quotidien italien La Stampa publié le 10 septembre 2013 :

 

Dès la sortie de la ville, notre voiture a été stoppée par deux pick-up remplis d'hommes masqués. Ils nous ont fait monter dans leurs véhicules, puis nous ont conduits dans une maison où ils nous ont battus.

Ils se présentaient comme des policiers du régime. Les jours suivants, cependant, nous avons découvert que c'était faux, car nos ravisseurs étaient de fervents musulmans qui priaient cinq fois par jour de façon savante et mélodieuse. Le vendredi, ils ont écouté le sermon d'un prédicateur qui soutenait le djihad contre Assad. Mais ce n'est que lorsque nous avons été bombardés par l'aviation que tout reste de doute s'est évanoui : ceux qui nous avaient pris en otage étaient des rebelles.

 

Domenico Quirico confirme ainsi que les rebelles pratiquent la ruse de guerre de manière naturelle et spontanée.

 

Avant lui, un journaliste britannique fut lui aussi témoin et victime d'une subtile opération false flag.

 

Alex Thomson fut en effet conduit par ses guides de la rébellion dans une zone située à portée de tirs de l'armée syrienne. Leur but était de pousser l'armée loyaliste à commettre une bavure qui serait mal passée dans l'opinion internationale : « Dead journos are bad for Damascus » observait-il (Ben Dowell, The Guardian, 8 juin 2012).

 

Quelques mois plus tard, le même Alex Thomson découvrit une incroyable supercherie, celle d'un soi-disant massacre d'alaouites prétendument commis par une milice alaouite dans le village d'Aqrab en province de Hama.

 

Il s'agissait en réalité d'une sanglante prise d'otages menée par les rebelles ( http://blogs.channel4.com/alex-thomsons-view/happened-syrian-town-aqrab/3426 )

 

Concernant l'attaque chimique du 21 août, le journaliste italien Quirico affirme avoir surpris une conversation entre deux de ses ravisseurs et un inconnu contacté via Skype portant sur une « opération au gaz (...) commise par les rebelles comme provocation pour poussser l'Occident à agir. »

Si M. Quirico exclut toute responsabilité de ses ravisseurs dans l'attaque chimique du 21 août, il ne nie pas pour autant l'authenticité de cette conversation.

 

La semaine dernière, une conseillère du président syrien, Bouthayna Chaabane, a affirmé que des familles de Lattaquié auraient reconnu leurs enfants parmi les victimes de l'attaque chimique de la Ghouta. ( https://www.youtube.com/watch?v=X3fIGlG_1EY )

 

Ces enfants auraient été kidnappés dans les villages alaouites du littoral syrien durant le pogrome du 4 août.

 

Les allégations de Mme Chaabane n'ont toutefois pas pu être vérifiées.

 

De son côté, l'ONG Human Rights Watch connue pour ses liens avec la milliardaire Georges Soros et le Département d'Etat américain se targue d'avoir réalisé une étude sérieuse sur l'attaque chimique de la Ghouta mais ne fournit aucune liste des victimes.

 

Il semble donc aussi difficile d'identifier les responsables que les victimes de ce crime abominable.

 

Pour le sénateur américain Hiram Warren Johnson : « La première victime d'une guerre, c'est la vérité ».

 

Pour le cinéaste américain Oliver Stone : « L'innocence est la première victime de la guerre ».

 

En voyant les corps sans vie et sans nom des petits anges de la Ghouta, on ne peut que leur donner raison.

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:29

 

La crise des armes chimiques en Syrie peut-elle être résolue ?

Avion

 

La proposition russe faite par la Russie le 9 septembre « les armes chimiques contre la paix », a été une initiative généralement bien reçue par la communauté internationale. L'ONU l'a saluée, la Chine lui a exprimé son soutien, les Etats-Unis ont décidé de reporter temporairement l'usage de la force contre la Syrie et d'autres pays ont également répondu positivement. Actuellement, les ministres des Affaires étrangères de Russie et des Etats-Unis ont entamé des discussions à Genève pour discuter des mesures spécifiques destinées à placer les armes chimiques syriennes sous le contrôle de la communauté internationale. La crise des armes chimiques syrienne a finalement pris une tournure capitale, et on entrevoit la possibilité d'une solution pacifique.

   

L'usage de la force peut provoquer une réaction en chaîne

 

Pourquoi les Etats-Unis ont-ils décidé de retarder temporairement une attaque militaire contre la Syrie? Ceci est principalement dû à une double pression. D'une part, le peuple américain n'est pas d'accord, et s'oppose à l'usage de la force contre la Syrie, et la proportion de personnes opposées à l'usage de la force va jusqu'à 60%. D'autre part, la Russie n'est pas d'accord non plus. Elle est même fortement opposée à l'usage de la force. La Méditerranée orientale fait depuis très longtemps partie de la sphère d'influence de la Russie. Si les Etats-Unis voulaient y interférer, cela provoquerait inévitablement le mécontentement de la Russie. Depuis le début de la crise des armes chimiques jusqu'à présent, la Russie a déployé un total de sept navires de guerre en Méditerranée orientale, et avec les quatre navires de guerre qui y étaient déjà présents, cela fait au total 11 navires de guerre russes. Une telle situation de confrontation entre la Russie et les Etats-Unis en Méditerranée ne peut manquer de susciter des doutes chez Barack Obama. En outre, Barack Obama doit également tenir compte du fait que l'usage de la force peut provoquer une réaction en chaîne et des retombées dans la région. Face à un tel stress, face au dilemme de cette situation, on peut dire que la proposition russe d'initiative des « armes chimiques contre la paix » est une bouée de sauvetage pour l'administration Obama.

 

Toutefois, que la crise des armes chimiques syriennes soit résolue ou non, les plans militaires américains contre la Syrie seront-ils pour autant abandonnés ? De toute évidence, il est pour l'heure prématuré de conclure en ce sens.

 

Une ombre sur une solution pacifique à la crise.

 

Le Gouvernement syrien a en effet accepté de signer la « Convention sur l'interdiction des armes chimiques », et s'est dit prêt à coopérer avec la communauté internationale pour détruire les armes chimiques. La Syrie a présenté hier une demande d'adhésion à la « Convention des Nations Unies sur l'interdiction des armes chimiques ». Toutefois, ce processus devrait d'abord être un processus interactif. Puisque la Syrie a bougé à cet égard, les États-Unis devraient aussi montrer qu'ils sont sincères. Ils devraient renoncer clairement à toute frappe militaire contre la Syrie, plutôt que de simplement « suspendre » ces frappes. Qui dit « suspendre » dit qu'il est possible de reprendre, et cela risque de jeter une ombre sur une solution pacifique à la crise.

 

En outre, les États-Unis et d'autres pays occidentaux ne devraient pas simplement se focaliser sur le Gouvernement syrien, et renoncer à s'assurer que l'opposition syrienne ne se saisisse et utilise des armes chimiques. Qui sont les auteurs du massacre aux gaz du 21 août dernier, c'est encore un mystère. La communauté internationale craint surtout que des incidents similaires se reproduisent. On ne peut exclure que certaines personnes utilisent à nouveau des gaz et que la responsabilité en soit mise sur le compte du Gouvernement syrien, compromettant ainsi le processus de paix qui a été lancé. Par conséquent, les Nations-Unies et les Etats-Unis doivent assumer leurs responsabilités à cet égard. En d'autres termes, nous ne devrions pas seulement nous assurer que les armes chimiques du gouvernement syrien sont placées sous le contrôle de la communauté internationale, mais aussi vérifier si l'opposition a des armes chimiques, et renforcer la surveillance.

 

Les intérêts français auront à en pâtir

 

La Grande-Bretagne a abandonné l'idée de l'usage de la force contre la Syrie. Il s'agit là d'une décision responsable dont il faut se féliciter. Mais quid de la France ? Face à l'initiative « les armes chimiques contre la paix », une partie des réactions françaises sont allées dans le sens contraire du courant qui se dessine. Le 11 septembre, le président français François Hollande a ainsi persisté à dire que, bien que la communauté internationale essayait de résoudre la crise en Syrie par des moyens diplomatiques, la France était toujours prête à user de la force contre la Syrie. Il semble que la France n'ait pas renoncé à son ancienne façon de penser, trouver une solution aux problèmes par la guerre. La France, se souvenant probablement des lauriers faciles de l'action punitive en Libye, pense qu'il en ira de la Syrie comme de la Libye, que ce sera aisé. La France commettrait alors une grosse erreur. Comme nous le savons tous, la Syrie est la poudrière du Moyen-Orient. C'est le point de rencontre de toutes sortes de contradictions et de divers intérêts. Un proverbe chinois dit « tirez un cheveu, et le corps entier bougera ». Si la guerre civile continue en Syrie, non seulement le peuple syrien continuera à souffrir, mais la tranquillité des pays voisins sera rompue, et les intérêts français auront à en pâtir.

 

Je me souviens qu'au début du mois d'avril 2003, après le début de l'attaque contre l'Irak contre les forces de la coalition américano-britannique, Jean-Pierre Raffarin, qui était alors Premier ministre français, avait dit avec un grand courage politique que le lancement de la guerre contre l'Irak par les Etats-Unis était une triple erreur, morale, politique et de prise de décision, et il avait également déclaré que la France n'approuvait pas la politique belliciste des Etats-Unis. Dix ans plus tard, il serait bien que les dirigeants français d'aujourd'hui se souviennent des paroles de Jean-Pierre Raffarin, et qu'ils réfléchissent sur leur position et leur attitude face à la crise en Syrie. Car en fin de compte, l'usage de la force ne pourra pas résoudre la crise en Syrie, et le seul moyen réaliste pour résoudre la crise en Syrie est une solution politique.

Par Ren Yaqiu (revue de presse : Le Quotidien du peuple en ligne – Chine                                                                                             

 

 

 

 

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 14:26

 

REMEMBER UM NYOBE : Il ya 55 ans le régime colonial français avec la complicité des agents locaux sous le régime d'Amadou Ahidjo éxecuta Mpodol RUBEN UM NYOBE.

         NOUS NE DEVONS PAS L’OUBLIER

                                Um Nyobe

           Citoyens Pour la Mémoire du Cameroun

 

Le rôle irremplaçable de Ruben Um Nyobé dans l’histoire du Cameroun et de l’Afrique.

Bien peu nombreux sont les camerounais qui apprécient à sa juste valeur le rôle déterminant que Ruben Um Nyobé a joué comme catalyseur des indépendances en chaine des anciennes colonies francaises d’Afrique noire tout au long de l’année 1960. Il n’est perçu que comme le véritable père de l’indépendance du Cameroun, sans plus, titre qu’Ahmadou Ahidjo, malgré une puissante propagande, et une répression Terrace de vingt–quatre longues années, n’est pas parvenu à lui ravir. Et pourtant, sans lui, point d’indépendance au Cameroun en 1960, ni au Togo, qui bénéficiait du même statut international que le Cameroun, ni au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Dahomey (Bénin), au Tchad, au Gabon, Congo Brazzaville, en RCA, etc. De même, sans lui, point de réunification du Cameroun le 1er octobre 1961, la preuve étant que le Togo qui avait été divisé comme notre pays, n’a pas, quant à lui, été reconstitué, même partiellement ainsi que l’a été le Cameroun. La partie du Togo passée dans l'administration britannique, a été définitivement incorporée au Ghana. Dans le pays sylvanius Olympio, l’équivalent de Ruben Um Nyobé, ne s’était pas véritablement, même si lui, pour son bonheur, était parvenu à conquérir le pouvoir et à l’exercer, avant d’être assassiné par Etienne Eyadéma, devenu plus tard Gnassigbé Eyadema.

NOIR DANS L’UNION FRANÇAISE

Tout commence par l’opposition catégorique de Ruben Um Nyobé au projet d’intégration pure et simple du Cameroun dans le grand ensemble créé par la France à travers sa constitution de 1946, et qui le remplaçait. Il s’agissait pour le gouvernement français de passer outre le statut de territoire sous tutelle des Nations Unies dont jouissait le Cameroun, et d’en faire tout bonnement un territoire colonial français au même titre que l’étaient la Haute-volta (Burkina Faso), le Sénégal, le Soudan français (Mali), le Dahomey (Bénin), l’Oubangui-chari (RCA), etc. Dans cette optique, la citoyenneté française avait été accordée aux camerounais par la loi Lamine Gueye du 7 mai 1946, député du Sénégal à l’Assemblée constituante française élu le 21octobre 1945, en même temps qu’Alexandre Douala Manga Bell au Cameroun. C’est ce qui explique également le fait que des camerounais, au même titre que les ressortissants des autres territoires français d’Afrique et Madagascar, s’étaient retrouvés au parlement français à Paris : Paul Soppo Priso, Kemajou Daniel, Ahidjo Ahmadou, Pierre Votovo, Okala Charles, Nyoya Arouna, André-Marie Mbida, Allexandre Douala Manga Bell, etc.

Ruben Um Nyobé aura bataillé farouchement contre cette absorption du Cameroun, faisant inlassablement prévaloir la spécificité de notre pays au sein du sous ensemble politique que constituait l’Afrique Equatoriale Française, AEF, avec pour capitale Brazzaville. L’action opiniâtre du leader de l’UPC avait été, à n’en pas douter, à l’origine du fait que le gouvernement français s’était abstenu d’incorporer des camerounais en son sein, ainsi qu’il le faisait pour de nombreuses autres Africains : Blaise Diague et Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Félix Homphoét-Boiguy de côte d’Ivoire, Modibo Keita du Soudan français (Mali), etc.

L’opposition à l’intégration du Cameroun dans l’Union française menée par Ruben Um Nyobé, une fois momentanément récupérée par André-Marie Mbida au lendemain de la dissolution de l’UPC au mois de juillet 1955 par décret du gouvernement français, avait permis à ce dernier de se faire aisément élire député au Cameroun à l’Assemblée nationale française à Paris, au mois de janvier 1956, contre le colon à la fois le plus nuisible et le plus puissant du Cameroun, Louis-Paul Aujoulat. André-Marie Mbida avait axé sa campagne électorale sur les thèmes que développait Ruben Um Nyobé réduit à la clandestinité suite à l’interdiction de l’UPC, et avait ainsi conquis le cœur des camerounais dans la circonscription électorale du Sud Cameroun, à laquelle il s’était porté candidat.

NON À LA LOI-CADRE DEFERE DU 23 JUIN 1956

1954. après avoir mené pendant neuf longues années, la guerre contre Ho chi minh en Indo-chine et l’avoir perdue de manière humiliante au mois de juin, par la débâcle de Dieu bien phu, le gouvernement français avait finalement consenti à accorder l’indépendance à l’Indochine, l’une de ses colonies d’Asie.

Tout juste cinq mois plus tard, à savoir le 1er novembre 1956, les Algériens avaient déclenché, à leur tour, leur guerre d’indépendance.

1955. des maquis voient également le jour en Tunisie et au Maroc, toujours pour l’accession de ces deux pays sous domination française à l’indépendance.

1956, le gouvernement français ramène de l’île de Madagascar où il avait exilé, pour cause de revendication de l’indépendance, le roi du Maroc, Mohamed V, grand-père de l’actuel souverain, et libéré dans le même temps le leader indépendantiste Habib Bourrguiba Tunisie, après dix ans de prison. S’était résolu à accepter que les peuples marocain et tunisien étant déjà irrémédiablement acquis au défis d’indépendance, il n’y avait plus rien d’autre à faire que de la leur accorder. Ce qui fut fait au courant de cette année-là.

Cette série d’évènements totalement inattendus avait provoqué une grande effervescence en Afrique noire et à Madagascar au point où l’Elysée s’était retrouvé contraint d’offrir également à cette partie de l’Union française, quelque chose de semblable à l’indépendance, sans toutefois l’être. C‘est ainsi qu’il fait voter la loi-cadre Defferre le 23 juin 1956. Que prévoit-elle ?

1- l’octroie du pouvoir législatif aux assemblées territoriales d’Afrique noire et Madagascar ;

2- La constitution de gouvernement locaux au sein de l’union française dépourvus toutefois de politique extérieure, de défense (pas d’armée autre que française) et monétaire, la banque de France continuant à demeurer la banque centrale, et le franc des colonies françaises d’Afrique, franc CFA, la monnaie en vigueur. C’est ce que l’on avait baptisé poliment « autonomie interne ».

La réaction de Ruben Um Nyobé ne s’était pas fait attendre, suivi timidement par quelques autres leaders politiques camerounais parmi lesquels l’un des plus en vue à l’époque, Paul Soppo Priso président de l’Assemblée territoriale du Cameroun, ATCAM depuis le mois d’avril 1954 : « Non à l’autonomie interne, Oui à l’indépendance ». Ruben Um Nyobé et l’UPC avaient mené une campagne si efficace contre la loi-cadre Defferre que tout le Sud Cameroun l’avait rejeté. A l’époque, il y avait un vin rouge dont raffolaient les camerounais : Kiravi, ceux-ci en avaient récupéré le nom et l’avaient transformé de la manière suivante : kamerun pour le « K » International, pour le « I », refuse Autonomie, veut International Refuse Autonomie, veut indépendance » : Kiravi.

Hors du Cameroun, seuls Léopold Sédar Senghor du Sénégal et Djibo Bakary du Niger, comme leaders politiques les plus en vue et naturellement les étudiants africains en France, regroupés au sein de la FEANF, Fédération des Etudiants d’Afrique Voire en France, partageaient la même opinion que Ruben Um Nyobé. Ce dernier et eux avaient dénoncé vigoureusement la duperie que constituait la loi-cadre Defferre, pour les Africains, et avaient révélé que la fameuse « autonomie interne » à la faveur de laquelle André-marie Mbida allait devenir quelques mois plus tard le tout premier ministre du Cameroun sous administration française ne signifiait guère une étape transitoire vers l’indépendance, mais plutôt, un refus pure et simple de celle-ci par le gouvernement français.

LE DÉCLENCHEMENT DE LA GUERRE D’INDÉPENDANCE LE 18 DÉCEMBRE 1956 : UNE ACCÉLÉRATEUR PHÉNOMÉNALE DE L’HISTOIRE AFRICAIN

Le déclenchement de la guerre de libération nationale dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 décembre 1956 a été l’acte politique le plus courageux, le plus audacieux et le plus décisif qu’à posé Ruben Um Nyobé. Pour obtenir la fin de la colonisation du Cameroun. Tout comme ce type de guerre avait abouti à l’indépendance de l’indépendance de l’Indochine, de la Tunisie, du Maroc de l’Algérie, des Etats-Unis d’Amérique, de l’Angola, du Zimbabwé, du Mozambique, etc, la guerre qu’avait déclenchée Ruben Um Nyobé a abouti à la proclamation de l’indépendance du Cameroun trois années seulement plus tard, à savoir le 1er janvier 1960. Ce n’est pas tout, elle a provoqué celle de tous les autres territoires coloniaux français d’Afrique noire et Madagascar, tout au long de l’année 1960.

Comment les choses se sont-elles déroulées ? Tout d’abord, le gouvernement français avait compris, au lendemain de la nuit du 18 au 19 décembre 1956, que le Cameroun lui était désormais perdu, au même titre que venaient de l’être l’Indochine la Tunisie et le Maroc. Il avait par conséquent définitivement abandonné son projet d’incorporer le Cameroun dans l’Union française c'est-à-dire de lui faire perdre son statut de territoire sous tutelle des Nations Unies appelé à accéder au bout d’une période plus ou moins longue à l’indépendance. Le gouvernement français constatait en outre que Ruben Um Nyobé le prenait de vitesse et mettait de ce fait un terme au délusoire diplomatique auquel il se livrait avec succès jusque-là à l’ONU, et qui visait à ne jamais fixer quelle que date que ce soit pour la levée de la tutelle autrement dit, pour l’indépendance du Cameroun.

En effet, sur quoi allait totalement déboucher la guerre de Ruben Um Nyobé ? Sur une proclamation unilatérale de l’indépendance par les camerounais, dans ces conditions se serait sur détriment de la France, ou dans le meilleur des cas, sur des pourparlers hardus tels ceux qui avaient cntraint le gouvernement français en position défavorable à l’Indochine, au Maroc et en Tunisie.

Face à cette double perspective catastrophique pour lui, le gouvernement français n’avait plus qu’une seule solution, prendre à son tour de vitesse Ruben Um Nyobé et l’ensemble des camerounais en anticipant l’indépendance dont il venait de reconnaître le caractère inéluctable. Pour tout dire, Ruben Um Nyobé, à travers la guerre qu’il avait déclenchée, avait accéléré les évènements, accéléré considérablement l’histoire. Dans l’esprit du gouvernement français en effet, avant la nuit du 18-19 décembre 1956, si jamais il s’avérait impossible d’annuler le statut international du Cameroun, l’indépendance du territoire ne pouvait être envisagée que vers 1980, voire 1990. Ruben Um Nyobé, par sa guerre, étant en train de transformer le Cameroun, à son tour, en boulet colonial, mais cette fois-ci en Afrique noire, il fallait se débarrasser de ce territoire au plus vite. La guerre ayant déjà gagné le Mungo, le pays Bamiléké et le pays Banen, elle n’allait faire que s’étendre.

La suite, on la connait. André Marie Mbida qui était opposé à une indépendance à très court terme, a été limogé de ses fonctions de premier ministre. A sa place a été désigné un personnage jusque-là inconnu, à court terme, mais que Jean Ramadier avait rapidement converti à celle-ci, en lui faisant miroiter le poste de premier ministre dans l’immédiat, puis de président de la république par la suite : Ahmadou Ahidjo. C’est lui qui lira le discours d’indépendance le vendredi 1er janvier 1960.

LA GUINÉE CONAKRY, LE CAMEROUN : POURQUOI PAS NOUS ?

Mai 1956, Charles de Gaulle arrive au pouvoir en France. C’est un adversaire irréductible de la constitution de 1946 qui avait donné naissance à l’Union française. Il rédige de ce fait une nouvelle constitution qui remplace l’union française par la communauté française et organise, pour son adoption, un référendum sur toute l’étendue de l’Union française le 28 septembre 1958. Le Cameroun, grâce à l’opiniâtreté de Ruben Um Nyobé, jouissant d’un statut particulier au sein de cet espace politique et territorial d’autre part étant en proie, toutefois grâce à Ruben Um Nyobé à une guerre d’indépendance féroce, ne fut pas concerné par ce référendum. Il sera le seul de tous les territoires français d’Afrique noire à ne pas l’être. Pour tout dire, sa cause était déjà entendue : l’indépendance à très court terme. Au mois d’août 1958, Charles de Gaulle part en campagne électorale à travers l’Union française. Il tient meeting à Tananarive dans l’île de Madagascar, à Brazzaville au Congo, à Abidjan en côté d’Ivoire, à Conakry en Guinée, et, enfin, à Dakar au Sénégal. Il invite les Africains et Malgaches à voter « Oui » à ce référendum, c'est-à-dire à adhérer à la communauté française. Ce n’est pas tout, il les prévient que ceux qui se hasarderont à voter « non », verront leur territoire immédiatement indépendant, et la France pour sa part en tirera les conséquences qui s’imposent. C’est une menace à peine voilée.

Ahmed Sekou Touré de Guinée, pour ce qui le concerne, ne l’entend malheureusement pas de cette oreille. Il lui répond, face à face, dans l’hémicycle de l’Assemblée Territoriale à Conakry : « nous préférons la liberté dans la misère à la richesse dans l’esclavage ». Charles de Gaulle sombre dans une colère noire. Il intime l’ordre sur le champ à tous les Français de Guinée de boucler leurs valises. Proclame l’indépendance de la Guinée quelques jours plus tard, le 3 octobre 1958. Charles de Gaulle se retrouve ainsi, en Afrique noire, avec deux cailloux dans la chaussure, la Guinée Conakry désormais indépendante, et le Cameroun sur le point de l’être. Le 24 octobre 1958, le haut-commissaire de la République française à Yaoundé, Xavier Torre, dépose au niveau de l’Assemblée Législative, un projet de date de proclamation de l’indépendance du Cameroun : le vendredi 1er janvier 1960. Celle-ci est adoptée par une assemblée aux ordres, car toutes les autres dates que des élus camerounais non membres de l’UC, le parti d’Ahmadou Ahidjo avaient proposées, avaient été dédaigneusement rejetées. Au nombre de celles-ci, le 1er janvier 1959, préconisé par Tsalla Mekongo Germain, président du groupe des démocrates camerounais.

En cette fin d’année 1958, tous les dirigeants africains qui avaient voté « Oui » au référendum de Charles de Gaulle, en craignant des représailles de rapport pour eux-mêmes, et pour leurs pays respectifs, observent le gouvernement français et font une découverte bouleversante. Autant la Guinée est sévèrement punie pour avoir voté « Non » au référendum, donc obtenu son indépendance autant le Cameroun, pour ce qui le concerne, évolue tranquillement sans représailles aucunes vers la proclamation de celle-ci. Le 1er janvier 1960 se présente ainsi comme un jour de confusion totale dans les autres pays désormais membres de la communauté française, c'est-à-dire qui venaient de refuser l’indépendance. Dans les jours qui suivent, c’est un lot de récriminations qui se mettent à pleuvoir sur la table de Charles de Gaulle. Elles lui posent l’embarrassante question suivante : « pourquoi pas non ? Le Cameroun serait-il une exception, et si Oui, pour quelle raison ?

La suite, on la connait. Le journaliste français Jean Lacouture dans la biographie de Charles de Gaulle révèle que ce dernier agacé par les démarches pressantes des autres pays africains qui désiraient à leur tour vivre l’indépendance ainsi que venait de le faire le Cameroun, s’était écrié et désespéré : « ils nous quittent tous ». Le 27 avril 1960, le Togo qui était également un territoire sous tutelle des Nations Unies voit son indépendance enfin proclamé – quatre mois après le Cameroun. Puis, en août, c’est au tour du reste des pays membres de la communauté française : Dahomey (Bénin), Sénégal, Côte d’Ivoire, Tchad, Gabon, Congo-Brazzaville, Madagascar, etc.

On le voit bien, c’est Ruben Um Nyobé qui à déclenché tout ce mouvement au cours de la fameuse nuit du 18 au 19 décembre 1956. Cela mérite d’être connu des camerounais.

Par Enoh Meyomesse

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 16:13

 

Manœuvres militaires israélo-américaines: Le mystère des deux missiles détectés par les radars russes.

Avion-copie-1

Des sources diplomatiques affirment que la guerre américaine contre la Syrie a commencé et s’est achevée à la seconde du lancement des deux missiles balistiques, qui ont fait l’objet d’informations contradictoires: démenti israélien, assurance russe puis publication d’un communiqué israélien précisant que les missiles ont été tirés dans le cadre d’une manœuvre israélo-américaine commune, sont tombés dans la mer, et n’ont aucun rapport avec la crise syrienne. Les mêmes sources indiquent que les deux missiles ont été tirés d’une base américaine relevant de l’Otan, située en Espagne, et ont été immédiatement détectés par les radars russes. Les défenses russes ont été activées face aux missiles, alors l’un d’eux a été autodétruit et la trajectoire du second a été déviée afin qu’il tombe dans la mer.

 

La source poursuit que le communiqué publié par le ministère russe de la Défense s’est contenté d’indiquer que les radars ont détecté deux missiles tirés vers l’est de la Méditerranée, évitant sciemment de préciser l’endroit d’où ils sont partis et le fait qu’ils avaient été détruits. Car dès le lancement des projectiles, le commandement des services de renseignements russes est entré en contact avec les renseignements américains pour les prévenir que le bombardement de Damas signifierait le bombardement de Moscou.

 

Pour éviter aux Américains un plus grand embarras, les Israéliens ont accepté d’endosser la responsabilité du tir après avoir dit qu’ils n’y étaient pour rien. En fait, c’est Washington qui a demandé à Tel Aviv d’assumer la paternité de cette affaire pour préserver la face devant la communauté internationale, surtout que les deux missiles balistiques devaient donner le coup d’envoi de la frappe contre la Syrie.

  

Par Daoud Rammal                                                                                                                                                                                           Source : Médiarama

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 13:37

JOHN FRU NDI L\'HISTOIRE D\'UN TRAHISON THE LAST GAME

 

 


 

 

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=02js0mfPZWI#t=20

 

Source:  icicemac

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
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Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine