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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:32

False flag, l'arme fatale des rebelles syriens 

Par Bahar Kimyongür

 

Libye6photo archives

  

C'est de bonne guerre. Toutes les parties du conflit syrien pratiquent le mensonge et la ruse pour déstabiliser l'adversaire et inciter ou empêcher l'immixtion de certaines puissances étrangères dans le conflit. 

L'absence de cette pratique eut été surprenante dans un contexte de guerre de survie comme celui qui déchire la Syrie. Il est cependant une réalité que peu de gens savent sur certains massacres mis systématiquement sur le compte du régime de Damas par les instances internationales dès lors que leurs auteurs ne sont pas clairement identifiés. 

Ces crimes sont souvent le fait de groupes rebelles rompus aux techniques du false flag, c'est-à-dire la guerre clandestine sous fausse bannière. 

 

La stratégie de ces groupes terroristes consiste à massacrer des innocents, imputer le massacre à l'adversaire puis organiser d'autres massacres en représailles aux massacres qu'ils ont commis eux-mêmes. 

 

Pour donner une justification religieuse et ainsi légitimer à leurs yeux ce genre de ruses scélérates, certains chefs rebelles autoproclamés « émirs » édictent des fatwas. 

 

Dans un souci de brouiller les pistes, des combattants rebelles vont jusqu'à organiser les funérailles de leurs victimes. 

 

Selon plusieurs témoins que nous avons pu rencontrer, témoins issus de toutes les communautés, de nombreux massacres non élucidés en Syrie portent leur signature.

 

Les cibles de choix de ces groupes armés sont toutefois majoritairement des alaouites, une communauté hétérodoxe et mystique issue du chiisme, dont fait partie le président syrien.

 

Le 4 août dernier, onze villages alaouites de la région de Lattaquié ont été envahis par des groupes armés liés au Front al Nosra lors d'une opération baptisée « bataille de la libération de la côte ».

 

En quelques heures, une soixaintaine de villageois ont été torturés, fusillés ou égorgés dont plusieurs nourrissons.

 

Un nombre indéterminé de femmes et d'enfants ont également été raflés par les groupes terroristes ( http://www.youtube.com/watch?v=I8_5sEPGeHk )

 

D'après un bilan non officiel, 341 alaouites auraient été tués ou enlevés au cours de cette opération.

 

Quelques jours plus tard, des fosses communes ont été découvertes dans les zones provisoirement contrôlées par les rebelles. Les victimes ont été identifiées comme étant des habitants des villages alaouites attaqués le 4 août. ( http://www.youtube.com/watch?v=XjHYfwRD23w )

 

Cette information a été partiellement confirmée par des sites djihadistes qui ont annoncé l'exécution de plusieurs otages « en représailles » à l'attaque chimique survenue le 21 août dernier dans les vergers de la Ghouta en périphérie de Damas.

 

Mais ni le président américain Obama, ni son homologue français, ni nos médias soi-disant « libres » n'ont déploré ce massacre qui est, à l'évidence, sans grand intérêt stratégique.

 

Le 9 septembre dernier, le Front al Nosra a massacré 22 personnes dont 16 alaouites à Maksar al Hessan dans la province de Homs (Le Figaro-Reuters, 12 septembre 2013).

 

Six Bédouins sunnites ont partagé leur sort funeste.

 

Ces 22 innocents dont plusieurs enfants auraient eux aussi été tués en représailles au massacre à l'arme chimique du 21 août dernier.

 

Pour les auteurs de la boucherie de Maksar al Hessan, l'appartenance confessionnelle des uns et la neutralité des autres dans le conflit constituaient en soi un crime passible de la peine de mort.

 

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un organisme pourtant proche de la rébellion syrienne, les victimes de Maksar al Hessan étaient toutes civiles, totalement étrangères au conflit et à fortiori à l'attaque chimique de la Ghouta survenue le 21 août dernier.

 

En fait, depuis cette date, les groupes rebelles massacrent systématiquement des civils en prétextant l'attaque chimique.

 

Or, à l'heure actuelle, rien ne laisse penser que les forces loyalistes aient été les auteurs de cette attaque.

 

Au contraire, les nombreux indices dont nous disposons incriminent des groupes de l'opposition armée.

 

Parmi ses indices, signalons :

 

  • les images de tirs de missiles suspects depuis la zone rebelle de Douma détectés par un satellite russe et remis à l'ONU
  • l'article du journaliste jordanien Yahya Ababneh citant trois rebelles de la Ghouta qui parlent d'erreurs de manipulation de produits non identifiés, article relayé par la journaliste d'Associated Press Dale Gavlak pour l'agence américaine Mint Press
  • les innombrables menaces d'attaques chimiques lancées via Youtube par des groupes djihadistes parmi lesquels la Brigade de l'Odeur destructrice (Katibat Rih al Sarsar)
  • les vidéos publiées par des groupes rebelles sur Youtube montrant leurs stocks de produits chimiques fabriqués par Tekkim, une usine turque basée à Gaziantep
  • les produits chimiques saisis par la police turque le 28 mai 2013 à Adana chez le terroriste syrien Haytham Qassap dans une safe house appartenant aux groupes djihadistes Al Nosra et Ahrar al Cham
  • le précédent du massacre chimique de Khan al Assal près d'Alep documenté par la journaliste russe Anastasia Popova
  • les vidéos dans lesquelles des rebelles évoquent leur utilisation de « gaz de combat »
  • les aveux de Nadim Baloush, commandant d'un bataillon du Front al Nosra
  • la puissance de feu et la coordination opérationnelle sans cesse plus performantes de la rébellion syrienne grâce à l'aide militaire saoudienne
  • les doutes sur les images de l'attaque chimique diffusées par les médias de la rébellion émis par Stephen Johnson, expert en armes chimique de l'Institut de médecine légale de Cranfield
  • le témoignage de deux amis et otages de la « révolution syrienne », en l'occurrence l'historien belge Pierre Piccinin et le journaliste italien Domenico Quirico, etc.

 

Curieusement, de nombreux amoureux de la rébellion djihadiste dont M. Quirico s'étonnent encore du possible recours des rebelles au false flag.

 

Otage pendant cinq mois d'une milice djihadiste syrienne à renommée internationale, le journaliste italien reconnaît pourtant qu'il en a lui-même été victime.

 

Voici ce qu'il nous apprend sur les méthodes de ses ravisseurs dans le quotidien italien La Stampa publié le 10 septembre 2013 :

 

Dès la sortie de la ville, notre voiture a été stoppée par deux pick-up remplis d'hommes masqués. Ils nous ont fait monter dans leurs véhicules, puis nous ont conduits dans une maison où ils nous ont battus.

Ils se présentaient comme des policiers du régime. Les jours suivants, cependant, nous avons découvert que c'était faux, car nos ravisseurs étaient de fervents musulmans qui priaient cinq fois par jour de façon savante et mélodieuse. Le vendredi, ils ont écouté le sermon d'un prédicateur qui soutenait le djihad contre Assad. Mais ce n'est que lorsque nous avons été bombardés par l'aviation que tout reste de doute s'est évanoui : ceux qui nous avaient pris en otage étaient des rebelles.

 

Domenico Quirico confirme ainsi que les rebelles pratiquent la ruse de guerre de manière naturelle et spontanée.

 

Avant lui, un journaliste britannique fut lui aussi témoin et victime d'une subtile opération false flag.

 

Alex Thomson fut en effet conduit par ses guides de la rébellion dans une zone située à portée de tirs de l'armée syrienne. Leur but était de pousser l'armée loyaliste à commettre une bavure qui serait mal passée dans l'opinion internationale : « Dead journos are bad for Damascus » observait-il (Ben Dowell, The Guardian, 8 juin 2012).

 

Quelques mois plus tard, le même Alex Thomson découvrit une incroyable supercherie, celle d'un soi-disant massacre d'alaouites prétendument commis par une milice alaouite dans le village d'Aqrab en province de Hama.

 

Il s'agissait en réalité d'une sanglante prise d'otages menée par les rebelles ( http://blogs.channel4.com/alex-thomsons-view/happened-syrian-town-aqrab/3426 )

 

Concernant l'attaque chimique du 21 août, le journaliste italien Quirico affirme avoir surpris une conversation entre deux de ses ravisseurs et un inconnu contacté via Skype portant sur une « opération au gaz (...) commise par les rebelles comme provocation pour poussser l'Occident à agir. »

Si M. Quirico exclut toute responsabilité de ses ravisseurs dans l'attaque chimique du 21 août, il ne nie pas pour autant l'authenticité de cette conversation.

 

La semaine dernière, une conseillère du président syrien, Bouthayna Chaabane, a affirmé que des familles de Lattaquié auraient reconnu leurs enfants parmi les victimes de l'attaque chimique de la Ghouta. ( https://www.youtube.com/watch?v=X3fIGlG_1EY )

 

Ces enfants auraient été kidnappés dans les villages alaouites du littoral syrien durant le pogrome du 4 août.

 

Les allégations de Mme Chaabane n'ont toutefois pas pu être vérifiées.

 

De son côté, l'ONG Human Rights Watch connue pour ses liens avec la milliardaire Georges Soros et le Département d'Etat américain se targue d'avoir réalisé une étude sérieuse sur l'attaque chimique de la Ghouta mais ne fournit aucune liste des victimes.

 

Il semble donc aussi difficile d'identifier les responsables que les victimes de ce crime abominable.

 

Pour le sénateur américain Hiram Warren Johnson : « La première victime d'une guerre, c'est la vérité ».

 

Pour le cinéaste américain Oliver Stone : « L'innocence est la première victime de la guerre ».

 

En voyant les corps sans vie et sans nom des petits anges de la Ghouta, on ne peut que leur donner raison.

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:29

 

La crise des armes chimiques en Syrie peut-elle être résolue ?

Avion

 

La proposition russe faite par la Russie le 9 septembre « les armes chimiques contre la paix », a été une initiative généralement bien reçue par la communauté internationale. L'ONU l'a saluée, la Chine lui a exprimé son soutien, les Etats-Unis ont décidé de reporter temporairement l'usage de la force contre la Syrie et d'autres pays ont également répondu positivement. Actuellement, les ministres des Affaires étrangères de Russie et des Etats-Unis ont entamé des discussions à Genève pour discuter des mesures spécifiques destinées à placer les armes chimiques syriennes sous le contrôle de la communauté internationale. La crise des armes chimiques syrienne a finalement pris une tournure capitale, et on entrevoit la possibilité d'une solution pacifique.

   

L'usage de la force peut provoquer une réaction en chaîne

 

Pourquoi les Etats-Unis ont-ils décidé de retarder temporairement une attaque militaire contre la Syrie? Ceci est principalement dû à une double pression. D'une part, le peuple américain n'est pas d'accord, et s'oppose à l'usage de la force contre la Syrie, et la proportion de personnes opposées à l'usage de la force va jusqu'à 60%. D'autre part, la Russie n'est pas d'accord non plus. Elle est même fortement opposée à l'usage de la force. La Méditerranée orientale fait depuis très longtemps partie de la sphère d'influence de la Russie. Si les Etats-Unis voulaient y interférer, cela provoquerait inévitablement le mécontentement de la Russie. Depuis le début de la crise des armes chimiques jusqu'à présent, la Russie a déployé un total de sept navires de guerre en Méditerranée orientale, et avec les quatre navires de guerre qui y étaient déjà présents, cela fait au total 11 navires de guerre russes. Une telle situation de confrontation entre la Russie et les Etats-Unis en Méditerranée ne peut manquer de susciter des doutes chez Barack Obama. En outre, Barack Obama doit également tenir compte du fait que l'usage de la force peut provoquer une réaction en chaîne et des retombées dans la région. Face à un tel stress, face au dilemme de cette situation, on peut dire que la proposition russe d'initiative des « armes chimiques contre la paix » est une bouée de sauvetage pour l'administration Obama.

 

Toutefois, que la crise des armes chimiques syriennes soit résolue ou non, les plans militaires américains contre la Syrie seront-ils pour autant abandonnés ? De toute évidence, il est pour l'heure prématuré de conclure en ce sens.

 

Une ombre sur une solution pacifique à la crise.

 

Le Gouvernement syrien a en effet accepté de signer la « Convention sur l'interdiction des armes chimiques », et s'est dit prêt à coopérer avec la communauté internationale pour détruire les armes chimiques. La Syrie a présenté hier une demande d'adhésion à la « Convention des Nations Unies sur l'interdiction des armes chimiques ». Toutefois, ce processus devrait d'abord être un processus interactif. Puisque la Syrie a bougé à cet égard, les États-Unis devraient aussi montrer qu'ils sont sincères. Ils devraient renoncer clairement à toute frappe militaire contre la Syrie, plutôt que de simplement « suspendre » ces frappes. Qui dit « suspendre » dit qu'il est possible de reprendre, et cela risque de jeter une ombre sur une solution pacifique à la crise.

 

En outre, les États-Unis et d'autres pays occidentaux ne devraient pas simplement se focaliser sur le Gouvernement syrien, et renoncer à s'assurer que l'opposition syrienne ne se saisisse et utilise des armes chimiques. Qui sont les auteurs du massacre aux gaz du 21 août dernier, c'est encore un mystère. La communauté internationale craint surtout que des incidents similaires se reproduisent. On ne peut exclure que certaines personnes utilisent à nouveau des gaz et que la responsabilité en soit mise sur le compte du Gouvernement syrien, compromettant ainsi le processus de paix qui a été lancé. Par conséquent, les Nations-Unies et les Etats-Unis doivent assumer leurs responsabilités à cet égard. En d'autres termes, nous ne devrions pas seulement nous assurer que les armes chimiques du gouvernement syrien sont placées sous le contrôle de la communauté internationale, mais aussi vérifier si l'opposition a des armes chimiques, et renforcer la surveillance.

 

Les intérêts français auront à en pâtir

 

La Grande-Bretagne a abandonné l'idée de l'usage de la force contre la Syrie. Il s'agit là d'une décision responsable dont il faut se féliciter. Mais quid de la France ? Face à l'initiative « les armes chimiques contre la paix », une partie des réactions françaises sont allées dans le sens contraire du courant qui se dessine. Le 11 septembre, le président français François Hollande a ainsi persisté à dire que, bien que la communauté internationale essayait de résoudre la crise en Syrie par des moyens diplomatiques, la France était toujours prête à user de la force contre la Syrie. Il semble que la France n'ait pas renoncé à son ancienne façon de penser, trouver une solution aux problèmes par la guerre. La France, se souvenant probablement des lauriers faciles de l'action punitive en Libye, pense qu'il en ira de la Syrie comme de la Libye, que ce sera aisé. La France commettrait alors une grosse erreur. Comme nous le savons tous, la Syrie est la poudrière du Moyen-Orient. C'est le point de rencontre de toutes sortes de contradictions et de divers intérêts. Un proverbe chinois dit « tirez un cheveu, et le corps entier bougera ». Si la guerre civile continue en Syrie, non seulement le peuple syrien continuera à souffrir, mais la tranquillité des pays voisins sera rompue, et les intérêts français auront à en pâtir.

 

Je me souviens qu'au début du mois d'avril 2003, après le début de l'attaque contre l'Irak contre les forces de la coalition américano-britannique, Jean-Pierre Raffarin, qui était alors Premier ministre français, avait dit avec un grand courage politique que le lancement de la guerre contre l'Irak par les Etats-Unis était une triple erreur, morale, politique et de prise de décision, et il avait également déclaré que la France n'approuvait pas la politique belliciste des Etats-Unis. Dix ans plus tard, il serait bien que les dirigeants français d'aujourd'hui se souviennent des paroles de Jean-Pierre Raffarin, et qu'ils réfléchissent sur leur position et leur attitude face à la crise en Syrie. Car en fin de compte, l'usage de la force ne pourra pas résoudre la crise en Syrie, et le seul moyen réaliste pour résoudre la crise en Syrie est une solution politique.

Par Ren Yaqiu (revue de presse : Le Quotidien du peuple en ligne – Chine                                                                                             

 

 

 

 

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 14:26

 

REMEMBER UM NYOBE : Il ya 55 ans le régime colonial français avec la complicité des agents locaux sous le régime d'Amadou Ahidjo éxecuta Mpodol RUBEN UM NYOBE.

         NOUS NE DEVONS PAS L’OUBLIER

                                Um Nyobe

           Citoyens Pour la Mémoire du Cameroun

 

Le rôle irremplaçable de Ruben Um Nyobé dans l’histoire du Cameroun et de l’Afrique.

Bien peu nombreux sont les camerounais qui apprécient à sa juste valeur le rôle déterminant que Ruben Um Nyobé a joué comme catalyseur des indépendances en chaine des anciennes colonies francaises d’Afrique noire tout au long de l’année 1960. Il n’est perçu que comme le véritable père de l’indépendance du Cameroun, sans plus, titre qu’Ahmadou Ahidjo, malgré une puissante propagande, et une répression Terrace de vingt–quatre longues années, n’est pas parvenu à lui ravir. Et pourtant, sans lui, point d’indépendance au Cameroun en 1960, ni au Togo, qui bénéficiait du même statut international que le Cameroun, ni au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Dahomey (Bénin), au Tchad, au Gabon, Congo Brazzaville, en RCA, etc. De même, sans lui, point de réunification du Cameroun le 1er octobre 1961, la preuve étant que le Togo qui avait été divisé comme notre pays, n’a pas, quant à lui, été reconstitué, même partiellement ainsi que l’a été le Cameroun. La partie du Togo passée dans l'administration britannique, a été définitivement incorporée au Ghana. Dans le pays sylvanius Olympio, l’équivalent de Ruben Um Nyobé, ne s’était pas véritablement, même si lui, pour son bonheur, était parvenu à conquérir le pouvoir et à l’exercer, avant d’être assassiné par Etienne Eyadéma, devenu plus tard Gnassigbé Eyadema.

NOIR DANS L’UNION FRANÇAISE

Tout commence par l’opposition catégorique de Ruben Um Nyobé au projet d’intégration pure et simple du Cameroun dans le grand ensemble créé par la France à travers sa constitution de 1946, et qui le remplaçait. Il s’agissait pour le gouvernement français de passer outre le statut de territoire sous tutelle des Nations Unies dont jouissait le Cameroun, et d’en faire tout bonnement un territoire colonial français au même titre que l’étaient la Haute-volta (Burkina Faso), le Sénégal, le Soudan français (Mali), le Dahomey (Bénin), l’Oubangui-chari (RCA), etc. Dans cette optique, la citoyenneté française avait été accordée aux camerounais par la loi Lamine Gueye du 7 mai 1946, député du Sénégal à l’Assemblée constituante française élu le 21octobre 1945, en même temps qu’Alexandre Douala Manga Bell au Cameroun. C’est ce qui explique également le fait que des camerounais, au même titre que les ressortissants des autres territoires français d’Afrique et Madagascar, s’étaient retrouvés au parlement français à Paris : Paul Soppo Priso, Kemajou Daniel, Ahidjo Ahmadou, Pierre Votovo, Okala Charles, Nyoya Arouna, André-Marie Mbida, Allexandre Douala Manga Bell, etc.

Ruben Um Nyobé aura bataillé farouchement contre cette absorption du Cameroun, faisant inlassablement prévaloir la spécificité de notre pays au sein du sous ensemble politique que constituait l’Afrique Equatoriale Française, AEF, avec pour capitale Brazzaville. L’action opiniâtre du leader de l’UPC avait été, à n’en pas douter, à l’origine du fait que le gouvernement français s’était abstenu d’incorporer des camerounais en son sein, ainsi qu’il le faisait pour de nombreuses autres Africains : Blaise Diague et Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Félix Homphoét-Boiguy de côte d’Ivoire, Modibo Keita du Soudan français (Mali), etc.

L’opposition à l’intégration du Cameroun dans l’Union française menée par Ruben Um Nyobé, une fois momentanément récupérée par André-Marie Mbida au lendemain de la dissolution de l’UPC au mois de juillet 1955 par décret du gouvernement français, avait permis à ce dernier de se faire aisément élire député au Cameroun à l’Assemblée nationale française à Paris, au mois de janvier 1956, contre le colon à la fois le plus nuisible et le plus puissant du Cameroun, Louis-Paul Aujoulat. André-Marie Mbida avait axé sa campagne électorale sur les thèmes que développait Ruben Um Nyobé réduit à la clandestinité suite à l’interdiction de l’UPC, et avait ainsi conquis le cœur des camerounais dans la circonscription électorale du Sud Cameroun, à laquelle il s’était porté candidat.

NON À LA LOI-CADRE DEFERE DU 23 JUIN 1956

1954. après avoir mené pendant neuf longues années, la guerre contre Ho chi minh en Indo-chine et l’avoir perdue de manière humiliante au mois de juin, par la débâcle de Dieu bien phu, le gouvernement français avait finalement consenti à accorder l’indépendance à l’Indochine, l’une de ses colonies d’Asie.

Tout juste cinq mois plus tard, à savoir le 1er novembre 1956, les Algériens avaient déclenché, à leur tour, leur guerre d’indépendance.

1955. des maquis voient également le jour en Tunisie et au Maroc, toujours pour l’accession de ces deux pays sous domination française à l’indépendance.

1956, le gouvernement français ramène de l’île de Madagascar où il avait exilé, pour cause de revendication de l’indépendance, le roi du Maroc, Mohamed V, grand-père de l’actuel souverain, et libéré dans le même temps le leader indépendantiste Habib Bourrguiba Tunisie, après dix ans de prison. S’était résolu à accepter que les peuples marocain et tunisien étant déjà irrémédiablement acquis au défis d’indépendance, il n’y avait plus rien d’autre à faire que de la leur accorder. Ce qui fut fait au courant de cette année-là.

Cette série d’évènements totalement inattendus avait provoqué une grande effervescence en Afrique noire et à Madagascar au point où l’Elysée s’était retrouvé contraint d’offrir également à cette partie de l’Union française, quelque chose de semblable à l’indépendance, sans toutefois l’être. C‘est ainsi qu’il fait voter la loi-cadre Defferre le 23 juin 1956. Que prévoit-elle ?

1- l’octroie du pouvoir législatif aux assemblées territoriales d’Afrique noire et Madagascar ;

2- La constitution de gouvernement locaux au sein de l’union française dépourvus toutefois de politique extérieure, de défense (pas d’armée autre que française) et monétaire, la banque de France continuant à demeurer la banque centrale, et le franc des colonies françaises d’Afrique, franc CFA, la monnaie en vigueur. C’est ce que l’on avait baptisé poliment « autonomie interne ».

La réaction de Ruben Um Nyobé ne s’était pas fait attendre, suivi timidement par quelques autres leaders politiques camerounais parmi lesquels l’un des plus en vue à l’époque, Paul Soppo Priso président de l’Assemblée territoriale du Cameroun, ATCAM depuis le mois d’avril 1954 : « Non à l’autonomie interne, Oui à l’indépendance ». Ruben Um Nyobé et l’UPC avaient mené une campagne si efficace contre la loi-cadre Defferre que tout le Sud Cameroun l’avait rejeté. A l’époque, il y avait un vin rouge dont raffolaient les camerounais : Kiravi, ceux-ci en avaient récupéré le nom et l’avaient transformé de la manière suivante : kamerun pour le « K » International, pour le « I », refuse Autonomie, veut International Refuse Autonomie, veut indépendance » : Kiravi.

Hors du Cameroun, seuls Léopold Sédar Senghor du Sénégal et Djibo Bakary du Niger, comme leaders politiques les plus en vue et naturellement les étudiants africains en France, regroupés au sein de la FEANF, Fédération des Etudiants d’Afrique Voire en France, partageaient la même opinion que Ruben Um Nyobé. Ce dernier et eux avaient dénoncé vigoureusement la duperie que constituait la loi-cadre Defferre, pour les Africains, et avaient révélé que la fameuse « autonomie interne » à la faveur de laquelle André-marie Mbida allait devenir quelques mois plus tard le tout premier ministre du Cameroun sous administration française ne signifiait guère une étape transitoire vers l’indépendance, mais plutôt, un refus pure et simple de celle-ci par le gouvernement français.

LE DÉCLENCHEMENT DE LA GUERRE D’INDÉPENDANCE LE 18 DÉCEMBRE 1956 : UNE ACCÉLÉRATEUR PHÉNOMÉNALE DE L’HISTOIRE AFRICAIN

Le déclenchement de la guerre de libération nationale dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 décembre 1956 a été l’acte politique le plus courageux, le plus audacieux et le plus décisif qu’à posé Ruben Um Nyobé. Pour obtenir la fin de la colonisation du Cameroun. Tout comme ce type de guerre avait abouti à l’indépendance de l’indépendance de l’Indochine, de la Tunisie, du Maroc de l’Algérie, des Etats-Unis d’Amérique, de l’Angola, du Zimbabwé, du Mozambique, etc, la guerre qu’avait déclenchée Ruben Um Nyobé a abouti à la proclamation de l’indépendance du Cameroun trois années seulement plus tard, à savoir le 1er janvier 1960. Ce n’est pas tout, elle a provoqué celle de tous les autres territoires coloniaux français d’Afrique noire et Madagascar, tout au long de l’année 1960.

Comment les choses se sont-elles déroulées ? Tout d’abord, le gouvernement français avait compris, au lendemain de la nuit du 18 au 19 décembre 1956, que le Cameroun lui était désormais perdu, au même titre que venaient de l’être l’Indochine la Tunisie et le Maroc. Il avait par conséquent définitivement abandonné son projet d’incorporer le Cameroun dans l’Union française c'est-à-dire de lui faire perdre son statut de territoire sous tutelle des Nations Unies appelé à accéder au bout d’une période plus ou moins longue à l’indépendance. Le gouvernement français constatait en outre que Ruben Um Nyobé le prenait de vitesse et mettait de ce fait un terme au délusoire diplomatique auquel il se livrait avec succès jusque-là à l’ONU, et qui visait à ne jamais fixer quelle que date que ce soit pour la levée de la tutelle autrement dit, pour l’indépendance du Cameroun.

En effet, sur quoi allait totalement déboucher la guerre de Ruben Um Nyobé ? Sur une proclamation unilatérale de l’indépendance par les camerounais, dans ces conditions se serait sur détriment de la France, ou dans le meilleur des cas, sur des pourparlers hardus tels ceux qui avaient cntraint le gouvernement français en position défavorable à l’Indochine, au Maroc et en Tunisie.

Face à cette double perspective catastrophique pour lui, le gouvernement français n’avait plus qu’une seule solution, prendre à son tour de vitesse Ruben Um Nyobé et l’ensemble des camerounais en anticipant l’indépendance dont il venait de reconnaître le caractère inéluctable. Pour tout dire, Ruben Um Nyobé, à travers la guerre qu’il avait déclenchée, avait accéléré les évènements, accéléré considérablement l’histoire. Dans l’esprit du gouvernement français en effet, avant la nuit du 18-19 décembre 1956, si jamais il s’avérait impossible d’annuler le statut international du Cameroun, l’indépendance du territoire ne pouvait être envisagée que vers 1980, voire 1990. Ruben Um Nyobé, par sa guerre, étant en train de transformer le Cameroun, à son tour, en boulet colonial, mais cette fois-ci en Afrique noire, il fallait se débarrasser de ce territoire au plus vite. La guerre ayant déjà gagné le Mungo, le pays Bamiléké et le pays Banen, elle n’allait faire que s’étendre.

La suite, on la connait. André Marie Mbida qui était opposé à une indépendance à très court terme, a été limogé de ses fonctions de premier ministre. A sa place a été désigné un personnage jusque-là inconnu, à court terme, mais que Jean Ramadier avait rapidement converti à celle-ci, en lui faisant miroiter le poste de premier ministre dans l’immédiat, puis de président de la république par la suite : Ahmadou Ahidjo. C’est lui qui lira le discours d’indépendance le vendredi 1er janvier 1960.

LA GUINÉE CONAKRY, LE CAMEROUN : POURQUOI PAS NOUS ?

Mai 1956, Charles de Gaulle arrive au pouvoir en France. C’est un adversaire irréductible de la constitution de 1946 qui avait donné naissance à l’Union française. Il rédige de ce fait une nouvelle constitution qui remplace l’union française par la communauté française et organise, pour son adoption, un référendum sur toute l’étendue de l’Union française le 28 septembre 1958. Le Cameroun, grâce à l’opiniâtreté de Ruben Um Nyobé, jouissant d’un statut particulier au sein de cet espace politique et territorial d’autre part étant en proie, toutefois grâce à Ruben Um Nyobé à une guerre d’indépendance féroce, ne fut pas concerné par ce référendum. Il sera le seul de tous les territoires français d’Afrique noire à ne pas l’être. Pour tout dire, sa cause était déjà entendue : l’indépendance à très court terme. Au mois d’août 1958, Charles de Gaulle part en campagne électorale à travers l’Union française. Il tient meeting à Tananarive dans l’île de Madagascar, à Brazzaville au Congo, à Abidjan en côté d’Ivoire, à Conakry en Guinée, et, enfin, à Dakar au Sénégal. Il invite les Africains et Malgaches à voter « Oui » à ce référendum, c'est-à-dire à adhérer à la communauté française. Ce n’est pas tout, il les prévient que ceux qui se hasarderont à voter « non », verront leur territoire immédiatement indépendant, et la France pour sa part en tirera les conséquences qui s’imposent. C’est une menace à peine voilée.

Ahmed Sekou Touré de Guinée, pour ce qui le concerne, ne l’entend malheureusement pas de cette oreille. Il lui répond, face à face, dans l’hémicycle de l’Assemblée Territoriale à Conakry : « nous préférons la liberté dans la misère à la richesse dans l’esclavage ». Charles de Gaulle sombre dans une colère noire. Il intime l’ordre sur le champ à tous les Français de Guinée de boucler leurs valises. Proclame l’indépendance de la Guinée quelques jours plus tard, le 3 octobre 1958. Charles de Gaulle se retrouve ainsi, en Afrique noire, avec deux cailloux dans la chaussure, la Guinée Conakry désormais indépendante, et le Cameroun sur le point de l’être. Le 24 octobre 1958, le haut-commissaire de la République française à Yaoundé, Xavier Torre, dépose au niveau de l’Assemblée Législative, un projet de date de proclamation de l’indépendance du Cameroun : le vendredi 1er janvier 1960. Celle-ci est adoptée par une assemblée aux ordres, car toutes les autres dates que des élus camerounais non membres de l’UC, le parti d’Ahmadou Ahidjo avaient proposées, avaient été dédaigneusement rejetées. Au nombre de celles-ci, le 1er janvier 1959, préconisé par Tsalla Mekongo Germain, président du groupe des démocrates camerounais.

En cette fin d’année 1958, tous les dirigeants africains qui avaient voté « Oui » au référendum de Charles de Gaulle, en craignant des représailles de rapport pour eux-mêmes, et pour leurs pays respectifs, observent le gouvernement français et font une découverte bouleversante. Autant la Guinée est sévèrement punie pour avoir voté « Non » au référendum, donc obtenu son indépendance autant le Cameroun, pour ce qui le concerne, évolue tranquillement sans représailles aucunes vers la proclamation de celle-ci. Le 1er janvier 1960 se présente ainsi comme un jour de confusion totale dans les autres pays désormais membres de la communauté française, c'est-à-dire qui venaient de refuser l’indépendance. Dans les jours qui suivent, c’est un lot de récriminations qui se mettent à pleuvoir sur la table de Charles de Gaulle. Elles lui posent l’embarrassante question suivante : « pourquoi pas non ? Le Cameroun serait-il une exception, et si Oui, pour quelle raison ?

La suite, on la connait. Le journaliste français Jean Lacouture dans la biographie de Charles de Gaulle révèle que ce dernier agacé par les démarches pressantes des autres pays africains qui désiraient à leur tour vivre l’indépendance ainsi que venait de le faire le Cameroun, s’était écrié et désespéré : « ils nous quittent tous ». Le 27 avril 1960, le Togo qui était également un territoire sous tutelle des Nations Unies voit son indépendance enfin proclamé – quatre mois après le Cameroun. Puis, en août, c’est au tour du reste des pays membres de la communauté française : Dahomey (Bénin), Sénégal, Côte d’Ivoire, Tchad, Gabon, Congo-Brazzaville, Madagascar, etc.

On le voit bien, c’est Ruben Um Nyobé qui à déclenché tout ce mouvement au cours de la fameuse nuit du 18 au 19 décembre 1956. Cela mérite d’être connu des camerounais.

Par Enoh Meyomesse

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 16:13

 

Manœuvres militaires israélo-américaines: Le mystère des deux missiles détectés par les radars russes.

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Des sources diplomatiques affirment que la guerre américaine contre la Syrie a commencé et s’est achevée à la seconde du lancement des deux missiles balistiques, qui ont fait l’objet d’informations contradictoires: démenti israélien, assurance russe puis publication d’un communiqué israélien précisant que les missiles ont été tirés dans le cadre d’une manœuvre israélo-américaine commune, sont tombés dans la mer, et n’ont aucun rapport avec la crise syrienne. Les mêmes sources indiquent que les deux missiles ont été tirés d’une base américaine relevant de l’Otan, située en Espagne, et ont été immédiatement détectés par les radars russes. Les défenses russes ont été activées face aux missiles, alors l’un d’eux a été autodétruit et la trajectoire du second a été déviée afin qu’il tombe dans la mer.

 

La source poursuit que le communiqué publié par le ministère russe de la Défense s’est contenté d’indiquer que les radars ont détecté deux missiles tirés vers l’est de la Méditerranée, évitant sciemment de préciser l’endroit d’où ils sont partis et le fait qu’ils avaient été détruits. Car dès le lancement des projectiles, le commandement des services de renseignements russes est entré en contact avec les renseignements américains pour les prévenir que le bombardement de Damas signifierait le bombardement de Moscou.

 

Pour éviter aux Américains un plus grand embarras, les Israéliens ont accepté d’endosser la responsabilité du tir après avoir dit qu’ils n’y étaient pour rien. En fait, c’est Washington qui a demandé à Tel Aviv d’assumer la paternité de cette affaire pour préserver la face devant la communauté internationale, surtout que les deux missiles balistiques devaient donner le coup d’envoi de la frappe contre la Syrie.

  

Par Daoud Rammal                                                                                                                                                                                           Source : Médiarama

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 13:37

JOHN FRU NDI L\'HISTOIRE D\'UN TRAHISON THE LAST GAME

 

 


 

 

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=02js0mfPZWI#t=20

 

Source:  icicemac

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 13:35

Création du Mouvement pour la Fédération Tchad-Oubangui-Darfour (MFTOD) à Ndélé.

 

Drapeau centrafricain

Création du Mouvement pour la Fédération Tchad-Oubangui-Darfour (MFTOD) à Ndélé. Nous la jeunesse de Ndélé, en République Centrafricaine, nous nous sommes réunis et avons décidé la création du Mouvement pour la Fédération Tchad-Oubangui-Darfour (MFTOD). Depuis plusieurs mois nous recevons une aide humanitaire et éducative d'Oulémas d'origines Zaghawas, Goranes, Ouaddaiens, Peuls, Haoussas, Baguirmiens, Kanouris, Hadjarais et Arabes Salamat. Ces hommes cultivés et religieux aident nos familles à suvrivre et éduquent nos enfants avec une culture de paix et de solidarité.Avec leur enseignement, nous, les habitants de Ndélé, nous avons compris que la RCA n'avaient jamais réussi en 53 ans à développer la richesse de sa population. Aujourd'hui, nous les jeunes de Ndélé, nous avons conscience que le développement ne peut venir qu'avec une union avec nos voisins et frères. Avec la création du Mouvement pour la Fédération Tchad-Oubangui-Darfour (MFTOD), nous demandons la fusion dans un état fédéral des actuels états de RCA ( République Centrafricaine, capitale Bangui), de l'état du Tchad, des régions du Darfour, ainsi que des régions voisines soeurs qui appartiennent à d'autres états, mais qui ont la même culture que nous, les mêmes intérêts économiques et qui sont abandonnées par leur capitale: Nous voulons donc nous unir avec le nord du Cameroun, le nord-est du Nigeria, l'est du Niger, le sud de la Libye et des régions du Soudan et du Soudan du Sud (capitale Juba).

Grâce à cette union fédérale, les populations de la Fédération Tchad-Oubangui-Darfour (FTOD) pourront développer enfin leur économie.

Le MFTOD a décidé:

- d'envoyer des missionnaires dans toutes les régions concernées pour expliquer aux populations l'intérêt pour elles de s'unir dans la Fédération TOD.

- donner une aide humanitaire aux populations

- donner un enseignement coranique et scientifique aux enfants

- créer des groupes de protection et de défense contre les zaraguinas et autres bandits et voleurs

- envoyer des dons en Syrie pour les rebelles qui combattent Bachar al-Assad et faire des dons pour aider les réfugiés syriens

- offrir une prime financière de 800 000 FCFA pour ceux qui aideront à capturer les criminels de guerre François Bozizé, Levi Yakité et Joachim Kokaté

- demander aux autorités compétentes l'interdiction de l'Eglise du Christianisme Céleste

Le Porte-parole du MFTOD, Mahamat Abakar
Fait à Ndélé dimanche 8 septembre 2013

 

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 13:28

Epidémie de choléra au Cameroun : un désastre sanitaire prévisible ?

Pendaison

 

L’épidémie de choléra qui sévissait essentiellement au Nord du Cameroun depuis le 6 mai 2010, touche désormais Yaoundé, et même Douala, la capitale économique du pays, qui vient d’enregistrer un cinquième décès et où tous les 7 districts sont désormais touchés. Le choléra étant reconnu par l’OMS comme une maladie de la pauvreté, ce désastre sanitaire actuellement observée au Cameroun me parait fort évitable.

 

Ainsi, Alors que le choléra a totalement disparu dans les pays dits développés, selon un récent décompte des autorités sanitaires camerounaises, il aurait déjà fait plus de 8678 victimes dont plus de 559 morts, depuis la découverte du premier cas le 6 mai dernier dans l’Extrême-nord du Cameroun. Chiffres à prendre avec des pincettes, compte tenu du fait qu’un grand nombre de victimes décèdent en communauté, faute de moyens pour les transporter dans les Centres sanitaires. Cette épidémie de choléra apparaît comme la plus sévère de ces 10 dernières années, allant même jusqu’à défier les très médiatiques grippe aviaire et autre grippe A(H1N1).

La maladie de la pauvreté 

Le choléra, maladie diarrhéique épidémique, strictement humaine, est provoqué par une bactérie appelée vibrio cholerae, isolée en Egypte en 1883 par KOCH. Il se transmet facilement par l’absorption d’aliments ou d’eau ayant subi une contamination fécale mais est surtout marquée par une période d’incubation de très courte durée, qui est même très souvent réduite à quelques heures. C’est ainsi que le choléra peut facilement entrainer en moins de 2 heures, le décès d’un adulte qui était initialement bien portant. Et ceci lié au fait qu’il provoque chez la victime infectée, une diarrhée cataclysmique, brutale, très abondante, de 50 à 100 selles par jour, à l’origine d’une grave déshydratation associée à une insuffisance rénale fonctionnelle majeure et à des désordres métaboliques préjudiciables telles que des hypokaliémies sévères. Le traitement, fort efficace, repose essentiellement sur la réhydratation précoce et intense par l’administration des sels de réhydratation orale ou de perfusion de solutés polyioniques. Un traitement anticipatif précoce par Doxycycline en prise unique à la posologie de 300 mg chez l’adulte est également fort contributif. Ainsi, plus de 90 % des personnes atteintes de choléra pourraient être traitées efficacement par l’apport rapide d’une solution de réhydratation. Aussi, dans les zones infectées où ce traitement fait défaut, le taux de mortalité peut s’élever à plus de 50 % soit une victime sur deux qui succombera en quelques heures, alors qu’elle était auparavant bien portante. Une épidémie de choléra est toujours très redoutable du fait qu’elle peut décimer toute une population en quelques heures seulement. Toutefois, un simple accès à de l’eau potable, à des latrines dignes de ce nom, et une éducation des populations au respect de simples règles d’hygiène élémentaire telles que ne boire que de l’eau potable, laver les mains avant tout repas, laver les fruits et légumes avant leur consommation, bien bouillir toute eau non potable avant de la boire ou encore bien réchauffer les repas avant de les consommer. Des règles élémentaires d’hygiène qui sont bien connus de tous les Camerounais.

Mais pourquoi alors cette récurrence des épidémies de choléra au Cameroun ? 

Au Cameroun, la pauvreté et la misère ambiante apparaissent comme les causes principales des épidémies de choléra car si le principal moyen de prévention du choléra reste l’hygiène et l’assainissement des eaux, le manque de structures sanitaires rend difficile l’application des gestes d’hygiène élémentaire qui sont bien connus de toute la population. En effet, comment ces règles d’hygiène peuvent être respectées lorsque seulement 30 % de la population a accès à une source d’eau potable et que seuls 15 % des Camerounais disposent d’installations sanitaires adaptées pour l’élimination des matières fécales et des eaux usées. Aussi, certains Camerounais n’ont pas d’autres choix que d’étancher leur soif en recueillant l’eau de pluie ou l’eau de puits souillés et infestés de vibrion cholérique. Une étude récente menée par le Centre Pasteur du Cameroun a montré que sur 50 puits prélevés à Yaoundé et Douala et sur 50 sachets d’eaux vendues dans les marchés, aux abords des routes et dans les établissements scolaires, 100% des puits d’eau étaient impropres à la consommation du fait de leur contamination fécale. Il en était de même des eaux en sachet analysées. Le comble est que tous les puits d’eau incriminés étaient localisés dans les quartiers populaires de Yaoundé et Douala, soit en pleine zone urbaine.

Et la Vaccination ? 

Il n’existe pas aujourd’hui de vaccin induisant une protection à long terme contre le choléra. En outre, les vaccins existants ne protègent pas contre toutes les souches de vibrio cholerae. En effet, les études microbiologiques révèlent que seule la souche vibrio cholerea 01 en est sensible alors que la souche vibrio cholerea 0139 en est résistante. Ainsi, la vaccination de masse comme stratégie de Santé Publique pour la protection des populations exposées au risque du choléra n’est pas du tout envisageable en cas d’épidémie. La vaccination anti-cholérique s’est finalement réduite à la protection des voyageurs occidentaux désireux de s’aventurer dans les zones d’endémie cholérique, même comme pour ces voyageurs, la meilleure prévention contre le choléra demeure le respect des règles élémentaires d’hygiène. En définitive, si la présence du choléra dans d’autres régions du globe terrestre peut aisément s’expliquer par des conflits armés avec des exodes de population et la détérioration des conditions sanitaires et d’hygiène qui s’ensuit comme récemment en République Démocratique du Congo (RDC), ce n’est point le cas du Cameroun. L’épidémie de choléra qui sévit actuellement au Cameroun n’est pas une catastrophe naturelle comme on peut parfois le constater dans d’autres pays tels que HAITI en ce moment. Le choléra peut être éradiqué au Cameroun par une véritable politique de prévention basée sur l’amélioration des conditions de vie des populations. Je veux dire une politique efficace de lutte contre la pauvreté et la misère ambiante.

Le Cameroun est à sa 3ème épidémie de choléra en moins de 6 ans : les deux précédentes avaient fait officiellement 100 morts en 2004 et 51 morts en 2009. Faut-il attendre une 4ème épidémie, plus grave, plus dévastatrice et plus mortelle ? La pauvreté et la misère ambiante font le lit du choléra. Certes, on peut être pauvre et vivre dans la propreté, mais à condition qu’on ait un minimum de salubrité dans son environnement. La Santé est un droit humain fondamental et inaliénable. L’épidémie actuelle de choléra au Cameroun était évitable tout comme le désastre sanitaire qui en découle était bien prévisible. Désormais, l’urgence est d’agir… car les décès par choléra sont des morts évitables.

Dr NGHEMKAP Armand 
Médecin des Hôpitaux 
02200 SOISSONS (France)

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 13:25

Festival de la diversité 2013 : Hommage à Aimé Césaire

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Mairie du 19ème - 5-7, Place Armand Carrel, Paris 19ème.

Le 5 octobre prochain, le 19ème arrondissement de Paris célèbrera sa richesse culturelle au sein du Festival de la diversité. En cette cinquième édition, l'évènement rendra hommage au poète et homme politique martiniquais Aimé Césaire. Un rendez-vous incontournable !

Depuis cinq ans, le 19ème arrondissement de Paris organise en octobre une journée dédiée à la célébration de sa diversité culturelle et linguistique, au sein du Festival de la diversité.

Cet évènement se déroulera cette année le samedi 5 octobre 2013 à partir de 10h à la Mairie du 19ème. L'occasion, une fois de plus, de rassembler les différentes communautés culturelles de cet arrondissement tout en mettant à l'honneur l'une d'entre elles. 

En cette cinquième édition, la communauté caribéenne sera particulièrement honorée en raison du choix d'Aimé Césaire comme personnalité politique et culturelle à laquelle il sera rendu hommage.

Au programme du Festival de la diversité #5

Forum, conférence-débat et dégustations culinaires 

- Un grand Forum associatif auquel participe Africavivre rassemblera certains des grands acteurs de la diversité culturelle parisienne. Associations, médias, organisations de promotion de la diversité culturelle y tiendront leurs stands afin de faire connaître leurs démarches respectives tendant à valoriser le multiculturalisme et le vivre-ensemble. Le Forum associatif sera ouvert de 10h à 20h à la Mairie du 19ème.

- De 10h30 à 11h30, une chasse au trésor sera organisée pour les enfants présents sur le site. Afin d'y participer, il est recommandé aux parents d'inscrire leurs enfants sur place auprès de l'association Le Rêve africain.

- De 11h à 12h30, ne ratez pas la conférence-débat dédiée au chantre de la négritude Aimé Césaire, qui aurait eu 100 ans en juin 2013. Intitulée " 100 ans après la naissance d'Aimé Césaire ", elle mettra en perspective l'actualité de la pensée de Césaire et sera animée par l'historien Amzat Boukari-Yabara

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Aimé Césaire. 


- De 12h30 à 14h, place aux dégustations culinaires proposées par les associations exposantes. Ne manquez pas de faire un tour du Forum à ce moment-là, vous vous régalerez en goûtant à de nombreuses saveurs gastronomiques du monde !

Animations, projection et concerts 

- Dans l'après-midi, assistez à la projection du film " La Rivale ", produit par l'Association des histoires du Mbongui et réalisé par Edouard Carrion. Un film qui relate l'histoire d'un couple de restaurateurs africains installés en France, vivant heureux jusqu'au jour où les parents du jeune homme décide de le marier à son insu à une fille du village afin qu'elle lui donne un enfant, sa femme étant stérile.


Bande annonce de La Rivale d'Edouard Carrion.
 


- À partir de 15h30, place aux animations avec la compagnie Le Makila qui proposera des lectures d'extraits de la pièce Sunny Side, d'après Billie Holiday.  

- En fin de journée, vous aurez droit à deux concerts d'artistes caribéens.

À 18h, Melt in motherland sera un voyage profond vers la mer des Caraïbes. Entre la poétesse Nèfta Poetry et le guitariste Gérald Toto, tous deux guadeloupéens, les échanges se font souffle, vent, paroles, mouvements et corps. Une espèce poétique rare, à voir ! 

L'Haïtien Jackson Thélémaque leur succèdera sur scène. Place alors à la puissance de la musicalité imprégnée du vaudou haïtien, où les rythmes des tambours et des chants font écho à la magie noire. Guitariste instinctif, poète surréaliste, Jackson déclame ses textes en français, créole et anglais, et nous rappelle que l'humanité est bel et bien vivante.

 


 

 

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=LB0c2MK93eM

 

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 13:22

Interview de Luc Banemeck  En marge de la préparation de la Table ronde de Bruxelles du 14 septembre prochain sur la fraude électorale au Cameroun "Venez nombreux le 14 septembre prochain à Bruxelles pour l'évènement politique inédit"  

 

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En marge de la préparation de la Table ronde de Bruxelles du 14 septembre prochain sur la fraude électorale au Cameroun et du lancement de l’observatoire des élections de la diaspora par le collectif des partis politiques et d’organisations de la société civile progressistes camerounaises. Nous avons rencontré à la Rue Frederick Lemaitre 75020 à Paris en France, Monsieur Luc Banemeck, l’un des organisateurs qui, à cœur ouvert, a accepté de répondre à nos questions. Lisez plutôt...

pouvez-vous nous parler de ce qui aura lieu à Bruxelles le 14 septembre prochain ?

Vous me permettrez de vous présenter tout d’abord le collectif et les personnalités . Ce collectif est constitué de M. Frédérick Fenkam, Président du Comité de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC) France,M. Guy Fokou Kingué, Président de la section du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) Belgique,M. Thierry Amougou Macro économiste et Phd, Analyste indépendant,M. Franklin Nyamsi , Professeur agrégé de l’université de Lille et Phd,M. Elie Kadji Tchuessa, Président ASBL CEBAPH,M. Théodore Poufong, Président SDF BENELUX,Mme Eugénie Quenum béninoise Directeur de Laboratoire de l’Institut de Prévention et de Recherches de Paris 16éme et observatrice pour les élections en Afrique,M. Marcel Tchangué , Représentant Belgique du MDI,M. Kamegni Simplice, porte-parole du Mouvement de Février 2008 au Cameroun,M. Roufaou Oumarou, Président Asbl APJE (Association Pour la Promotion de la Justice et de l’Education)...Cette table ronde essentiellement composée des camerounais qui pensent que le changement est possible a travers les élections libres et transparentes est une première du genre. Son but principal la mise en place de l’OEDC (Observatoire des élections de la diaspora camerounaise).

Parlant des élections du 30 septembre 2013 au Cameroun et de votre thème de la table ronde à savoir "Quelle stratégie pour limiter la fraude électorale et rendre possible une alternance par les urnes et dans la paix". Pouvez-vous nous dire quelles sont vos motivations, alors que d’autres membre de la diaspora appellent au boycott ?

Ceux qui appellent au boycott pensent que l’alternance au Cameroun n’est pas possible par les urnes. Nous, pensons que la politique de la chaise vide n’est pas bonne. Cette politique abandonne notre peuple dans les bras d’un régime prédateur. Ce que nous disons aussi c’est que depuis 1957 que les élections sont organisées au Cameroun, on a toujours parlé de fraude électorale et de boycott avant et après chaque élection. Rien n’a changé cela veut dire que les méthodes que nous utilisons sont à revoir. Conscient de cette fraude au lieu de rester bras ballant, nous avons décidé de lutter contre cette fraude par l’organisation d’une table ronde le 14 septembre qui constitue une première étape . Nous ne faisons pas de l’activisme, mais construisons le futur démocratique du Cameroun.

Y-a-t-il réellement Fraude électorale lors des élections au Cameroun, ou c’est juste un slogan de l’opposition républicaine et de la société civile pour masquer leurs faiblesses devant le régime de Yaoundé ?

La fraude électorale existe bel et bien dans toutes les élections dans le monde, lorsque celle-ci est négligeable, c’est-à-dire sans impact sur les résultats. En revanche lorsqu’elle a un impact négatif sur les résultats, alors elle devient un problème pour la paix civile et le refus d’alternance.
Dans le cas de notre pays l’opposition et la société civile crient haut et fort depuis des années que le régime fraude à chaque scrutin. Ceci est vrai, et elle n’est pas la seule à l’affirmer, même les organisations d’observation le font très souvent dans leur rapport. D’ailleurs la preuve est que le régime est toujours en place malgré la déliquescence économique, mais cela n’exclut pas les faiblesses de l’opposition qu’elle doit reconnaître.

Pouvez-vous nous dire quelles sont les faiblesses de l’opposition ?

Il existe près de 300 partis politiques au Cameroun. Face à une telle pléthore, il n’est pas aisé d’affronter le parti au pouvoir qui use et abuse les moyens de l’Etat. Le budget de financement des partis politique est d’environ 1,5 milliards de francs CFA en fonction du pourcentage obtenu (environ 5%) lors des élections passées. Et si on regarde très bien c’est toujours le parti au pouvoir qui rafle les 90%.
Donc les autres partis ont très peu de moyens pour financer leurs activités et dans de pareil cas difficile de construire une opposition stable et forte.
Sur le plan de la formation militante : Les militants de l’opposition au Cameroun sont très peu formés ou pas du tout sur le plan idéologique. Dans notre pays beaucoup rejoignent les partis sur la base des considérations ethnique moins sur le programme ou l’idéologie et ou économique et culturel. Vous voyez donc que ce sont là les principales faiblesses de notre opposition. Donc il y a un problème de stratégie et d’approche qui doit être corrigé absolument si nous ne voulons pas un retour au parti unique. Il s’agit ici d’une erreur stratégique.

Y a –t-il fraude électorale ? Pour l’affirmer il nous faut des informations précises et des analyses fines. Au sein de la diaspora nous ne les avons pas. C’est une erreur et la faute des Camerounais de la diaspora, car au sein de la diaspora camerounaise existe des spécialistes en tout genre, en informatique, statistiques mathématiques, juristes et que sais-je encore, toutes ces ressources servent, ensemble peuvent faire la différence et réduire la propension à la fraude électorale du régime. Ils peuvent élaborer une stratégie de lutte contre la Fraude électorale et contribuer à distance à la construction d’une démocratie apaisée.

Aujourd’hui c’est ELECAM qui organise les élections et après les élections il faut attendre au moins 15 jours pour avoir les résultats ou les tendances du conseil constitutionnel. Dans une telle configuration il est carrément impossible pour le régime de perdre. Je dirai même c’est le régime qui décide qui doit être député après le vote à 70%.Nous pouvons réduire ce pourcentage si des stratégies adaptés sont mises en place. La diaspora peut relever ce défi aussi.

Que pensez-vous d’ELECAM ?

Nous pensons que ELECAM doit exister, nous pensons également son existence doit être basée sur le consensus entre le régime et l’opposition. Or ce n’est pas le cas pour l’instant. Ce qui met beaucoup en doute sa moralité sur le plan sa composition et de son travail. Nous pensons qu’ELECAM met tout en œuvre pour que le régime ne perde pas l’élection. Notamment en réservant des circonscriptions électorales ou seul le RDPC est candidat. En freinant la distribution des cartes d’électeurs dans les zones ou le ballot box (le vote, ndlr) ne lui est pas favorable.

Il y a un autre phénomène que nous avons observé ici dans la diaspora. A chaque élection, on arrête la distribution des passeports, on ne sait pas pourquoi. En ce moment il y a 8000 camerounais qui ont déposé des demandes de passeport en France par exemple et leurs demandes ont disparus dans les méandres de l’administration consulaires. Est-ce pour l’utilisation de ces derniers par l’établissement des cartes d’identité d’électeurs et d’identité servant aux élections ? Vu que la diaspora est totalement à l’écart et ne représente pas une circonscription électorale. C’est la question que nous nous posons. Nous sommes en droit de nous la poser parce que c’est un problème récurrent. En juin 2013, ELECAM a voulu démontrer qu’il communiquait, certainement parce qu’il devait recevoir des commissions genre Commonwealth, ONU. Ils ont donné les chiffres suivant. 5000.105 cartes ont été imprimées et seulement 748.091 distribués. Si en juin il reste 4,250 millions de cartes non distribuées, on craint très fort qu’ils ne puissent le faire avant le 15 septembre2013. Vous voyez pour quoi l’opposition à raison de croire à la mauvaise volonté d’ELECAM.

En quoi pensez-vous que la diaspora peut être utile pour les prochaines élections et pour la paix au Cameroun ?

En Afrique les périodes post-électorales sont synonymes de violences interethniques ou régionales. Certains camerounais croient que ces violences n’arriveront pas chez eux et que le Cameroun c’est le Cameroun. Je leur dit ceci. Oui le Cameroun c’est le Cameroun

* Le Cameroun a connu l’esclavage comme le reste de l’Afrique ;

* Le Cameroun a connu le parti unique comme d’autres pays du continent ;

* Le Cameroun utilise le F cfa comme les autres pays de l’Afrique

* Le Cameroun subit la domination étrangère comme la majorité des pays du continent ;

* Les langues officielles du Cameroun sont des langues européennes ;

* Les chaines de télévisions regardées en priorité par les camerounais sont les télévisions étrangères ;

* La situation économique est morose comme dans la majorité des pays du continent.

Alors je leur demande de tirer les conséquences éventuelles eux-mêmes.

C’est pourquoi nous les invitons à nous rejoindre le 14 septembre à Bruxelles (Pianofabriek de 14h à 19h 35 rue du Fort 1060 Bruxelles) pour la mise en place de l’Observatoire des élections de la diaspora camerounaise à travers une table ronde.

Pour ceux qui ne pourront pas y être, ils peuvent être très utiles en utilisant leur soutien à distance dans la possibilité de leur moyen. Les Camerounais de l’intérieur ou de l’extérieur qui souhaitent participer à ce projet peuvent le faire de plusieurs manières. Ils peuvent nous envoyer les informations nominées ou même de façon anonyme.

Sur tous les aspects des élections (violences, votants non-votants, candidats, circonscriptions électorales, achat de conscience etc..

Votre contact ?

Nous ferons le reste. Notre email est : observatoirelectioncameroun@gmail.com  ou par SMS au 0032487845994 ou sur notre blog http://observatoire-election-cameroun.over-blog.com  d’autres modes de communication seront communiqués avant le 30 septembre 2013.

Source : Camer.be : Propos recueillis par Hugues SEUMO

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 13:17

LES OUVRIERS ÉGYPTIENS APRÈS LE COUP D’ÉTAT MILITAIRE .
(Première partie)
Munition-senegal

Ils ont tous failli, qu’ils soient tous maudits

Il y a deux ans – dès l’éclatement d’une nouvelle flambée de révolte au Caire en colère et dans l’Égypte toute entière – nous avions souligné que si ces soulèvements spontanés (celui de 2011 n’étant que le suivant d’une série de précédents que la presse occidentale avait masqué), si ces révoltes continuaient d’être dirigées par des grévistes spontanéistes, désorganisés – des anarchistes – des adolescents blogueurs amateurs, par l’ambassade américaine au Caire, par des escadrons de l’armée égyptienne et de la police secrète de Moubarak, alors cette immense énergie ouvrière et populaire allait être gaspillée en pure perte et ne mènerait nullement à une révolution quelconque, mais bien plutôt à un changement de la garde – l’armée de Moubarak continuant la dictature de Moubarak mais sans Moubarak [http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-revolution-democratique-88459 et http://www. mondialisation. ca/egypte-la-r-volution-avort-
e/23260].

La suite des événements sanglants, Place Tahrir notamment, nous donna totalement raison. L’armée des capitaliste compradores égyptiens – au service empressé de l’impérialisme américain et occidental – sacrifia son général bien aimé (Moubarak) – dans une vaine tentative de calmer la rue égyptienne – soutenue en cela par le secrétariat d’État américain (Hillary Clinton) qui expliqua à la «communauté internationale» que le peuple égyptien voulait la «démocratie» (entendre de sa bouche qu’il souhaitait élire lui-même son dictateur) [http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/democratie-en-peril-89449]. Cette sainte-alliance militaro-impérialiste, fortement soutenue par la «gauche» contemplative et par les sociaux-démocrates électoralistes, hurla sa joie sans limite lorsque les militaires des milliardaires égyptiens annoncèrent qu’ils accordaient le droit de vote et qu’ils organiseraient des élections bidon à l’am éricaine (arrangées – truquées – soudoyées par l’argent de l’ambassade US au Caire) [http://www.alterinfo.net/Le-maillon-faible-La-crisearabe_a56362.html]. Nous entendions alors un passant sincère hurler son allégresse en faveur de, et je cite, «La plus grande révolution de tous les temps».

De la révolte à la révolution égyptienne

Et voilà l’avortement de la «plus grande révolution de tous les temps». Pour comprendre ce retournement, il faut analyser le déploiement de la lutte de classe de l’instance économique vers l’instance idéologique et politique à travers le soulèvement de la classe ouvrière égyptienne entre 2005 et 2013.

La lutte de classe des ouvriers égyptiens n’a pas commencé en 2011 ou en 2012 comme on tente de le laisser croire. À partir de 2012 cette lutte s’est enlisée dans le marécage des combats inter-capitalistes entre la faction Moubarak et post-Moubarak, alliée à l’armée soutenue par les États-Unis et l’Europe occidentale; et les factions que faute de mieux nous identifierons comme « islamistes », elles-mêmes affrétées par l’Émirat arabe du Qatar ou par le Royaume wahhabite saoudien ainsi que par les étatsuniens [http://www.france-irak-actualite.com/article-ce-qui-n-a-pas-ete-revele-de-laren contre-orageuse-bandar-poutine-119650268.html].

La petite-bourgeoisie égyptienne, soutenue par les médias sociaux et par les ONG de proximité, est accourue dans la mêlée apporter sa complicité. Ce sont ces gens (ces bobos) qui répandirent le tumulte à propos d’un duel religieux archaïque entre les Frères musulmans, les djihadistes-islamistes et les Salafistes momifiés, affrontant les sous fifres « socialistes », laïcs, révolutionnaires de salon et de balcon, qui se termina par le coup d’État qui imposa le larbin de l’armée puisque le peuple ne se résignait pas à élire l’homme de paille désigné, ce al-Baradaï Nobel de la pax americana [http://www.les7duquebec.com/7-au-front/les-revoltes-egyptiennes-suites-ou-fin-2005-2013/].

C’est la petite-bourgeoisie (bobo) qui, à travers ses organisations politiques soutenues par les grands médias à la solde, s’acquitta de la mission de dévoyer le mouvement ouvrier et le mouvement populaire afin de leur confisquer la direction de la lutte de classe, de la révolte qui ainsi ne devint jamais une Révolution (un changement radical de système économique et politique).

Cette guerre de classe à finir s’était d’abord développée sur le front économique par des grèves contre la dépréciation des salaires et contre les congédiements ; par des manifestations contre les hausses de prix et la dégradation des conditions de vie et de travail, et par des occupations contre la dégradation des services publics, le chômage, la faim et la pénurie d’eau et de logements. Puis, peu à peu, la lutte s’est dirigée sur le front politique par la remise en cause du pouvoir bourgeois nationaliste et compradore sur l’appareil d’État aliéné.

C’est ici que la bourgeoisie est intervenue le plus violemment et le plus efficacement proposant le mot d’ordre «Moubarak Dégage ! Qu’un autre larbin s’engage !», transformant idéologiquement et politiquement un soulèvement qui menaçait de renverser toute la superstructure étatique pourrie en une simple revendication pour obtenir des élections bidon afin que les citoyens électeurs sans danger choisissent leur tyran par tirage universel parmi quelques représentants triés sur le volet et encadrés par l’armée des milliardaires égyptiens nationalistes et compradores dévoyés.

C’est la Secrétaire d’État des États-Unis, au nom de la classe capitaliste internationaliste, qui donna le coup d’envoi au limogeage de Moubarak et à son remplacement via des élections bidon où, elle n’avait aucun doute, les entreprises américaines organisatrices professionnelles d’élections bidon parviendraient à orienter le vote de la populace vers l’un ou l’autre des candidats mis en place. L’armée pharaonique égyptienne entérina cette manœuvre et mit tout en œuvre pour en faire son chef d’œuvre électoraliste.

C’est alors que les phalanges petites-bourgeoises des fronts de gauche pluriels et multicolores, rouge écarlate se sont mises en marche par leur agitation dans l’instance idéologique et politique (médias sociaux, télévision, journaux, assemblées, manifestations, occupations, agitation électorale) afin de détourner le soulèvement ouvrier vers le marigot des pools électoraux.

Tout fut mis en œuvre pour qu’en aucun temps la conscience « en soi » de la classe et sa lutte spontanée sur le front économique ne débouche sur une prise de conscience de classe « pour soi » et ne s’engage vers une insurrection pour la conquête de tout le pouvoir d’État par la classe ouvrière.

Une fois l’affaire bien engagée en direction des élections bourgeoises, où seuls sont déterminants le contrôle de l’appareil de gouvernance, la machine de propagande et les prébendes de la haute finance, la classe ouvrière par ailleurs démunie dans tout ce bourbier redevint spectatrice de son destin politique, idéologique et économique. Vous rappeler de cette tournure des événements quand vous aborderez le traitement de l’agression en Syrie sous les djihadistes exfiltrés de Libye et de Turquie par la volonté des États-Unis [http://www.les7duquebec.com/7-au-front/le-dessous-des-cartes-en-syrie-meurtrie/].

Le plan de la classe bourgeoise concernant l’Égypte

Le plan militaro-étatsunien était simple. Les meilleurs organisateurs d’élection bidon (des firmes américaines de renom) se déployèrent sur l’Égypte toute entière et menèrent tambour battant, à force d’argent, une campagne débridée en faveur de quelques candidats affidés. Leur ex-agent égyptien, des services secrets de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), maître El Baradaï, faisait partie de ce lot éclectique. Cependant, ces « faiseux » d’élection ne savaient pas comment ce peuple imprévisible allait voter. Les égyptiens boudèrent cette mascarade électorale, déçus d’avoir été floués dans leurs réclamations pour du pain, de l’eau, des prix raisonnables, du travail, des salaires acceptables, des logements salubres et abordables et des services municipaux – les véritables revendications économiques de cette Révolte du «Printemps arabe».

Comme il était facile de le prévoir, les magouilles de l’armée de métier, de la section nationaliste comme de la section compradore de la grande bourgeoisie égyptienne et du Secrétariat d’État américain ont échoué et aucun de leurs candidats favoris ne perça le mur d’indifférence que le peuple égyptien opposa à ces figurants surfaits. Les étatsuniens firent contre mauvaise fortune bon cœur et complotèrent avec les nouveaux maîtres du Majlis Al-Chaab.

Les pseudos analystes des affaires arabes ont beaucoup de peine à comprendre que les étatsuniens, les impérialistes européens, les saoudiens et les qataris puissent placer leurs œufs dans plusieurs paniers afin de s’assurer la mainmise sur la clique qui décrochera la palme politique et qu’ils puissent même changer leur fusil d’épaule en cours de route s’ils perçoivent que l’astuce a fait long feu. C’est exactement ce qui est survenu avec les Frères musulmans qui ne pouvant rien livrer de ce qu’ils avaient présenté aux ouvriers ont été répudiés…et l’armée a dû recommander une deuxième ronde d’escroquerie comme le démontre ce témoignage égyptien [A. Jules 24.08.2013. « Égypte : Comment les Frères argent «musulmans» recevaient des pots-de-vin américains et qataris http://allainjules.com/2013/08/24/badaboum-egypte-comment-les-freres-argent-musulmans-recevaient-des-pots-de-vin-americains-et-qataris/].

Par Robert Bibeau

 

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noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Burundi Kirundi, Swahili
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Source : Union Africaine