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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 15:12

Deux ans après la recolonisation de la Côte d’Ivoire : le résultat de la démocratie des bombes.

 

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C’était il y a deux ans jour pour jour, le 11 avril 2011. La démocratie s’abattait dans un déluge de feu et de sang sur la Côte d’Ivoire. Piétinant les cadavres encore chauds, une nuée de perroquets à micro et oreillette chantaient la joie et la paix retrouvées grâce à l’OTAN victorieuse contre le tiers monde. Gbagbo capturé, son rival Ouattara du FMI pourrait enfin exercer le pouvoir présidentiel que la communauté internationale™ s’était empressée de lui reconnaitre le 2 décembre 2010. Sentant la bonne affaire pétrolière, Ottawa avait d’ailleurs été l’une des premières capitales à se réjouir des résultats électoraux décrétés par un haut fonctionnaire onusien, en lieu et place des institutions ivoiriennes dument habilitées.

Puis, plus rien. Fini, le feuilleton postélectoral de la Côte d’Ivoire à Radio-Canada, dans La Presse et dans Le Devoir. Plus besoin d’en parler, puisque les horreurs de l’époque Gbagbo étaient définitivement chose du passé. N’y avait-il pas un dictateur en Libye qui méritait une bonne leçon otanesque de respect des droits de la personne ? N’y en avait-il pas un autre en Syrie ? Perroquets et champions du copier-coller ne manqueraient pas de pain sur la planche ailleurs. Satisfaits, les médias unanimes laissèrent gentiment les Ivoiriens retrouver leur sérénité.

La plupart des lecteurs de Vigile étant des gens avertis, ils ne se seront pas surpris d’apprendre — s’ils ne le savent pas déjà — qu’en réalité, les deux dernières années de régime prétendument démocratique ont été infernales pour les Ivoiriens. Aussi infernales que les huit années et demi précédentes de guerre civile, cadeau de Chirac, Sarkozy et Ouattara. Malheureusement, les lecteurs de Vigile ne constituent qu’une infime minorité des Québécois. La vaste majorité continue de vivre dans l’univers fantaisiste créé de toutes pièces par les patrons de presse pour les endormir. La fabrication du consentement, dirait Chomsky. Un consentement de plus en plus criminel, qui s’apparente à celui des Allemands dont Goebbels cultivait l’insouciance et le sentiment de supériorité pendant que les panzers défilaient sur les Champs-Élysées… jusqu’à ce que les bombes pleuvent sur Dresde.

En ce sombre anniversaire, je souhaite brosser le tableau des deux dernières années de calvaire des Ivoiriens dans l’espoir que j’éveillerai quelques consciences de plus. Non pas que ce soit le seul drame sur terre. D’autres peuples souffrent autant. Pensons seulement aux victimes de Paul Kagame en RDC et au Rwanda. Pensons aux Syriens massacrés par les terroristes salafistes de l’OTAN et des pétromonarchies. Il faudra certes en reparler, comme beaucoup l’ont fait déjà sur Vigile et les autres tribunes échappant à la dictature médiatique.

Le drame ivoirien n’est pas le seul, mais c’est en éclairant d’une lumière crue tantôt une souffrance, tantôt l’autre que nous arriverons à percer le brouillard qui aveugle les consciences. En éclairant non seulement la souffrance elle-même, mais également, et surtout, les vrais responsables. C’est ainsi qu’un jour peut-être, une masse critique de Québécois, en particulier parmi les acteurs politiques de bonne foi, comprendra qu’elle est manipulée à l’extrême par de grands criminels — rien à voir avec la petite racaille de la commission Charbonneau — et que le monde n’est pas du tout celui dans lequel elle croit vivre.

Le peuple québécois aura d’autant plus de chances de se libérer du carcan dans lequel l’ont enfermé ses exploiteurs — membres enthousiastes du syndicat du crime massacreur d’Africains — qu’il saura échapper à la manipulation incessante de la pensée par les médias. Le grand capital, ennemi de l’intérêt général et de la souveraineté des peuples, doit par conséquent déployer des moyens colossaux afin qu’une telle chose n’arrive pas, sous peine de perdre son droit divin de s’enrichir infiniment avec le travail des autres.

Qui a gagné l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire ? 

Parallèlement aux horreurs vécues par les Ivoiriens, dont nous reparlerons dans un instant, s’est déroulée à la lugubre Cour pénale internationale (CPI), du 19 au 28 février 2013, l’audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo, président de la Côte d’Ivoire renversé et humilié par l’armée française. Fidèles à leur habitude d’occultation et de suivisme, les médias québécois se sont bornés, au sujet de cette procédure, à retranscrire quelques brefs articles de la presse proche du gouvernement et des grands patrons de l’Hexagone.

Pourtant, l’un des personnages principaux de cette sombre comédie judiciaire est un Québécois, Éric MacDonald, premier substitut de la procureure Fatou Bensouda et honte de sa patrie. M. MacDonald suit les traces de Louise Arbour, seule juge de la Cour suprême du Canada à avoir démissionné, ce qu’elle a été forcée de faire en raison de son passé inavouable de complice de Paul Kagame, l’un des plus grands criminels de l’histoire de l’humanité. M. MacDonald a présenté un dossier à charge très peu convaincant contre Gbagbo. Il n’a pas fait enquête sur le terrain, comme l’a relevé l’avocat principal de la défense, Emmanuel Altit. M. MacDonald s’est contenté de faire une revue de la presse pro-Ouattara, truffée de racontars au sujet des prétendus crimes de Gbagbo, ce qui est très loin d’un vrai travail judiciaire.

Que les médias québécois aient préféré la chasse aux magouilleurs des voiries municipales à la procédure contre Laurent Gbagbo est compréhensible, car ils pourraient ressortir très écorchés de ce combat épique et fondamental entre les forces du mensonge et celles de la vérité. Quel que soit le jugement de la CPI, l’Histoire finira par retenir que Laurent Gbagbo a commis un seul crime : celui d’avoir résisté à la servitude imposée par l’ordre néolibéral assoiffé du sang des Africains et avide des généreuses marges bénéficiaires tirées entre autres du cacao, du café, du bois, du pétrole, des diamants, de l’or, de l’uranium, de la cassitérite et du coltan.

De l’esclavage à la néocolonisation, l’Afrique des danses et des chants envoutants a été un immense réservoir de richesses humaines et naturelles bon marché pour les économies occidentales, mais ces richesses ont peu profité au développement des peuples africains, ce que Gbagbo a voulu changer, à l’instar de Kadhafi. Voilà la vraie raison pour laquelle il devait être diabolisé et mis hors d’état de « nuire ».

Le 28 février, à la CPI, Laurent Gbagbo a pris la parole. Évidemment, aucun média n’a retransmis son discours, mais les lecteurs de Vigile le trouveront au bas du présent article, dans les « images de la démocratie ». Ce grand homme de dialogue et de paix, père du multipartisme en Côte d’Ivoire, qui n’a rien à envier ni à Mandela, ni à Gandhi, a déclaré entre autres ceci :

On ne peut pas débattre de la crise postélectorale et ne pas savoir comment les élections se sont passées. Qui a gagné les élections ? Parce que c’est celui qui ne les a pas gagnées qui a semé le trouble. […] quand je demandais qu’on recompte les voix, ce n’était pas une phrase en l’air.

Vous avez vu vous-mêmes les documents dont dispose l’accusation et sur lesquels les voix des électeurs sont répertoriées. On a vu que, dans la seule ville de Bouaké, on a ajouté 100 000 voix à mon adversaire.

[…] je n’ai jamais cru que la Côte d’Ivoire allait s’en sortir par la guerre. […] J’ai toujours cru qu’on s’en sortirait par la discussion. […]

La démocratie, c’est le respect des textes, à commencer par la plus grande des normes en droit, qui est la Constitution. Qui ne respecte pas la Constitution n’est pas démocrate.

Madame, c’est parce que j’ai respecté la Constitution qu’on veut m’amener ici. Alors, bon, je suis là, mais je compte sur vous. Je compte sur vous parce que je souhaite que tous les Africains, tous les Africains qui me soutiennent et qui sont tout le temps ici devant la Cour, devant la prison, qui sont dans leur pays en train de manifester, en train de marcher, tous ces Africains-là, qu’ils comprennent que le salut, pour les États africains, c’est le respect des Constitutions que nous nous donnons et des lois qui en découlent.

Gbagbo souhaite donc que, malgré l’immense sentiment d’injustice qui habite sans doute des millions d’Africains aujourd’hui, ceux-ci comprennent que le salut est dans « le respect des Constitutions […] et des lois qui en découlent ». Voilà des paroles lourdes de sens. Il n’y aura ni paix, ni développement sans respect de la loi et des institutions, et il revient à la CPI de donner l’exemple en manifestant elle-même ce respect.

Ce qui nous ramène à la question fondamentale dans toute cette affaire : qui a gagné le second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, en Côte d’Ivoire ? Qui a respecté la loi et qui l’a violée ? Gbagbo ou Ouattara ? C’est sur cette question que les médias s’acharnent le plus à bâillonner tout contradicteur, car elle est cruciale. Selon eux, la crise serait « née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaitre la victoire de son rival ». Ils semblent croire qu’en répétant le même mensonge à l’infini, celui-ci finira par devenir une vérité qui leur évitera de devoir admettre leur complicité dans de graves crimes contre l’humanité.

Malheureusement pour les directeurs de l’information et leurs employés soumis, Laurent Gbagbo n’a pas « triché » et ne s’est pas « accroché au pouvoir ». Il a agi dans la plus stricte légalité. Les institutions de son pays lui ont fait prêter serment comme président, après que les observateurs étrangers eurent tous constaté les fraudes électorales massives et les violations graves des droits de la personne dans la zone qui était sous l’emprise des chefs de guerre d’Alassane Ouattara. Les médias ont commis une grave faute en occultant les rapports des observateurs électoraux et en ne remettant pas en question les déclarations usurpatoires du représentant corrompu du secrétaire général des Nations Unies, Young-jin Choi, ainsi que les déclarations de plusieurs chefs d’État manifestement complices de Ouattara.

La fausse victoire d’Alassane Ouattara aura été l’amorce du scénario de coup d’État électoral. Le 2 décembre 2010, après l’expiration du délai prévu par la loi, Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale indépendante, s’est présenté seul à l’Hôtel du Golf, QG de Ouattara, alors que les autres membres de la Commission l’attendaient dans leurs locaux. M. Bakayoko a annoncé un résultat fictif devant des journalistes étrangers, en l’absence de la presse ivoirienne. Ce résultat annoncé illégalement, dans des circonstances très suspectes, est devenu la « vérité » pour la communauté internationale™ et les médias.

Quelques heures après cette fausse annonce, le Conseil constitutionnel, seule institution du pays habilitée à proclamer le vainqueur de l’élection, a annoncé la victoire de Laurent Gbagbo, qui a été bel et bien élu président. C’est plutôt son rival, Ouattara, qui a refusé de reconnaitre le résultat électoral, qui a rejeté la proposition de Laurent Gbagbo de recompter les voix et qui a fait des appels à la violence ayant entrainé un bain de sang. C’est bien Ouattara, et non Gbagbo, qui devrait aujourd’hui être jugé.

Voilà qui montre déjà, sans même tenir compte des crimes massifs commis par Ouattara — selon les abondantes et convaincantes preuves dont on dispose —, que la justice internationale n’est pas une vraie justice. Ce n’est qu’un instrument de l’OTAN pour juger les Africains qui refusent d’obéir aux injonctions du grand capital. Le procès de Gbagbo ne sera pas un procès juste. D’ailleurs, il ne devrait même pas avoir lieu. Dans un vrai tribunal, les juges n’auraient pas attendu la fin de l’audience. Ils auraient admonesté M. MacDonald pour son travail bâclé et auraient fait libérer le détenu sur-le-champ.

D’ici la fin de mai 2013, les juges de la Chambre préliminaire de la CPI nous feront savoir si la comédie se poursuivra.

Deux années d’horreurs 

À compter de février 2011, les partisans du président Laurent Gbagbo et les ethnies perçues comme lui étant favorables ont fait l’objet de persécutions graves et massives et ont dû fuir en très grand nombre dans les pays voisins, notamment au Ghana et au Libéria. Les 28 et 29 mars 2011, les rebelles combattant pour Alassane Ouattara ont massacré environ un millier de civils désarmés à Duékoué, dans l’Ouest du pays, et ont causé une misère épouvantable parmi les survivants. Beaucoup d’autres personnes sont mortes dans les semaines qui ont suivi, notamment en raison des mauvaises conditions sanitaires dans le camp de déplacés de la Mission catholique de Duékoué.

Le massacre de Duékoué ne devrait pas être uniquement imputé à Ouattara et ses chefs de guerre. Nicolas Sarkozy, président de la République française, et Alain Le Roy, secrétaire général adjoint de l’ONU, chargé des opérations de maintien de la paix, y ont participé activement. Avant le massacre, les hélicoptères français et onusiens ont bombardé les positions de l’armée ivoirienne pour la forcer à battre en retraite et abandonner les populations locales aux mains des rebelles. Les Casques bleus marocains, qui se trouvaient à proximité de Duékoué, ont reçu l’ordre de ne pas intervenir. Après le massacre, ils ont tenu la presse à l’écart pendant qu’ils jetaient les cadavres pêle-mêle dans une fosse commune, de manière à rendre leur identification subséquente difficile et à éviter que des autopsies et des enquêtes permettent de retrouver les assassins.

Les persécutions n’ont pas cessé après le 11 avril 2011 et se poursuivent encore aujourd’hui, même si Alassane Ouattara ne fait face à aucune opposition armée sauf celle qu’il invente pour justifier la répression. Ses adversaires politiques sont détenus depuis près de deux ans sans procès, dans des conditions souvent très pénibles, et le principal parti politique, le Front populaire ivoirien (FPI), fondé par Laurent Gbagbo, est soumis à une dure répression.

Lorsque, le 21 janvier 2012, le FPI a essayé d’organiser un grand rassemblement politique, où de nombreux partisans ont eu le courage de venir, ceux-ci ont été attaqués à coups de pierres et de grenades lacrymogènes par des voyous partisans de Ouattara que les forces de l’ordre n’ont pas su ou voulu contenir. Encore récemment, le 16 février 2013, une manifestation pacifique de la jeunesse du FPI n’a même pas pu commencer. Elle a été interdite à la dernière minute, et les personnes présentes sur place, qui n’étaient pas au courant de l’interdiction, ont été dispersées brutalement avec des gaz lacrymogènes.

Le fils de Laurent Gbagbo, Michel, de nationalités française et ivoirienne, est séquestré et maltraité à Bouna, dans le Nord du pays, depuis deux ans, après avoir été presque lynché le 11 avril 2011. Il semblerait que le seul crime qu’on lui reproche est de porter le nom de son père. Délit de patronyme : une nouvelle infraction inventée par Ouattara depuis l’avènement de la démocratie de la communauté internationale™ en Côte d’Ivoire.

Tandis que la police ivoirienne doit tenter de maintenir l’ordre sans être armée, comme l’y oblige le gouvernement Ouattara, des dizaines de milliers d’ex-rebelles, d’étrangers et de criminels de droit commun libérés au lendemain du 11 avril circulent en portant des armes et font régner la terreur dans le pays. Certains revêtent l’uniforme de la nouvelle armée, que l’on appelle les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et qui est sous le commandement suprême d’Alassane Ouattara en personne depuis le 17 mars 2011, c’est-à-dire un peu avant le massacre de Duékoué commis par les FRCI. L’extorsion, le rançonnement, le pillage, la confiscation des terres et des biens ainsi que les séances de torture et d’humiliation collectives sont pratiqués à grande échelle contre les ethnies associées à Laurent Gbagbo, victimes de ce qui ressemble de plus en plus à un génocide.

Après avoir été lourdement endommagées et pillées, les grandes universités de la Côte d’Ivoire sont demeurées longtemps fermées. La presse n’est pas libre. Le système judiciaire ne jouit d’aucune indépendance. La Commission dialogue, vérité et réconciliation piétine dans ses travaux et est, de toute façon, sous l’autorité d’Alassane Ouattara, ce qui lui enlève toute crédibilité. Le gouvernement et la fonction publique ont désormais une forte coloration ethnique, ce qui n’était pas le cas sous la présidence de Laurent Gbagbo (comme nous le verrons en détail dans la partie B du présent article).

En 2001, Laurent Gbagbo avait dissipé les effets délétères du coup d’État du général Guéï, commis en 1999, et amené ses opposants Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara à rentrer au pays, où ils furent traités avec tous les honneurs dus à un ancien président et un ancien premier ministre. Ils bénéficièrent à ce titre d’une généreuse rente et de toute la latitude voulue pour s’organiser politiquement, y compris la liberté de presse totale. En 2007, dans un geste d’apaisement, Laurent Gbagbo avait même nommé Guillaume Soro, le secrétaire général des Forces nouvelles, premier ministre dans son gouvernement. Aujourd’hui, les opposants politiques du régime Ouattara sont, à l’inverse, systématiquement intimidés, emprisonnés, maltraités ou tués.

Un rapport intitulé La loi des vainqueurs, publié le 25 février 2013 par Amnesty International, montre de façon détaillée la brutalité de la répression systématique. Il décrit les arrestations fréquentes pour des motifs politiques et ethniques, la torture de nombreux détenus ainsi que les disparitions et les détentions dans des lieux non officiels ou secrets (p. 19 à 36). Voici quelques extraits de ce rapport :

« Ils m’ont demandé mon ethnie et pour qui j’avais voté. J’ai répondu que j’avais fait campagne pour Gbagbo et voté pour lui. » […] Cet homme a été détenu à la DST [Direction de la sécurité du territoire] jusqu’au 8 juillet 2012 au secret, sans contact avec l’extérieur, malgré ses demandes de pouvoir joindre ses proches et son avocat. […] Quatre mois après son arrestation, il n’avait toujours pas été entendu sur le fond par un juge d’instruction.

Dans un autre cas, les FRCI ont clairement indiqué à un détenu que son arrestation était motivée par une volonté de vengeance à l’égard des partisans de l’ancien président. C’est ce qui ressort du témoignage d’un fabricant de savon, arrêté à Abidjan et détenu au Génie militaire […]

« Six FRCI m’ont arrêté dans un maquis [petit restaurant] le 23 septembre [2012] à 16 heures. Ils m’ont frappé au moment de mon arrestation et m’ont demandé où étaient les autres. Je ne savais pas de quoi ils parlaient. Arrivé au Génie militaire, le chef de poste m’a dit : “Pendant dix ans, quand Laurent Gbagbo était au pouvoir, vous avez mangé, vous avez pris l’argent, maintenant, c’est notre tour, on va vous tuer.” Je ne sais toujours pas de quoi je suis accusé. »

Un très grand nombre de détenus et d’anciens détenus, rencontrés par Amnesty International, ont décrit les tortures auxquelles ils ont été soumis. Leurs récits montrent que ces pratiques visent essentiellement à extorquer des « aveux » mais aussi à punir et à humilier des individus considérés comme partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo.[…]

« On m’a passé des menottes et de l’eau froide a été versée sur moi. J’ai reçu plusieurs décharges électriques, ils m’ont ensuite demandé d’écarter mes jambes, ils ont mis de l’électricité sur mon sexe et sur mon corps. C’est dans cette position qu’ils m’ont demandé d’avouer. » […] 

« Après m’avoir donné des coups de câbles électriques et des coups de pied avec leurs rangers [bottes], trois membres des FRCI m’ont tenu par les pieds et m’ont plongé la tête dans une barrique d’eau. Je ne pouvais pas me débattre parce que j’avais les mains menottées derrière le dos. »

Plusieurs autres détenus ont affirmé avoir subi des brûlures au plastique fondu et ont montré aux délégués d’Amnesty International des traces de brûlures sur le dos et le cou. [Le rapport contient des photos.] Un détenu, membre de ce même groupe de 77 personnes, a raconté :

« Arrivé au camp Place de la Liberté, ils m’ont demandé d’enlever mes vêtements, je suis resté avec mon caleçon et ils ont commencé à m’interroger en me torturant. Ils m’ont attaché les mains avec des menottes reliées à une barre de fer verticale, ils me donnaient des coups de matraques et de barres de fer. Ils ont brûlé un sac en plastique et ont fait en sorte que le plastique fondu tombe sur mon dos pendant que trois personnes me tenaient les pieds. » 

Mais la répression politique est loin d’être le seul problème en Côte d’Ivoire. Le prix des denrées essentielles et de l’électricité augmentent, sur l’ordre du FMI. La vie est chère pour les simples citoyens. Le taux de chômage est élevé et, vu l’insécurité, les investisseurs se font rares. Les reculs causés par la situation insurrectionnelle, au cours des récentes années, n’ont pas encore été effacés. L’économie demeure léthargique, malgré les grandes richesses du pays. La Banque mondiale, dont Ouattara est pourtant censé être un protégé, constate un recul et, dans son rapport Doing Business 2013, classe la Côte d’Ivoire au 177e rang sur 185 pays pour ce qui est de la facilité de faire des affaires. Selon elle, il est difficile de lancer une entreprise en Côte d’Ivoire.

La contrebande et l’extraction illégale sont généralisées. L’État est incapable de contrôler ses frontières et de percevoir les recettes fiscales. Dans les quartiers populaires d’Abidjan, comme Abobo, même les gens de l’ethnie malinké, pourtant largement favorables à Alassane Ouattara lors de l’élection, sont aujourd’hui désillusionnés, voire en colère puisque la nouvelle administration va jusqu’à raser leurs échoppes pour faire plus propre en ville. Elle s’intéresse peu au chômage et aux autres difficultés du peuple.

Les populations qui ont fui le pays à partir de février 2011 ne pourraient pas y retourner sans risquer leur vie. Le 20 juillet 2012, un massacre commis dans le camp de déplacés internes de Nahibly, près de Duékoué, a donné définitivement raison aux Ivoiriens qui ont choisi de se réfugier dans les pays voisins. Alors que le camp, qui abritait environ 4 500 déplacés, était censé être sous la protection des Casques bleus, une meute lourdement armée de plusieurs centaines d’individus, y compris beaucoup de membres des FRCI, ont arrosé d’essence les tentes et les autres structures du camp et y ont mis le feu, tuant sur place une bonne vingtaine de personnes.

Puis, les assaillants ont capturé, blessé ou tué des déplacés qui prenaient la fuite. Le but de l’opération était entre autres de faire disparaitre des témoins gênants des massacres précédents et de poursuivre le nettoyage ethnique, comme l’explique Fanny Pigeaud dans le numéro de septembre 2012 du Monde diplomatique. Le rapport La loi des vainqueurs contient une description de cet événement à glacer le sang dans les veines (p. 42 à 57). Vu le nombre d’assaillants et la grande concentration de personnes dans le camp, l’attaque a fait des dizaines de morts et de blessés. Le nombre exact demeure inconnu. On continuait de retrouver des charniers plusieurs mois plus tard.

Par Vigile  D.

 

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 19:18

Élection Sénatoriale au Cameroun: Paul Biya épouse officiellement en seconde noce après Bello BOUBA de l'UNDP , John FRU NDI du SDF.

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Le mariage officiel du RDPC et du SDF vient d 'être célébré il y a quelques jours à l'occasion des élections sénatoriales de demain 14 Avril 2013.
En effet, les fiancés BIYA paul et John FRU NDI viennent de montrer au grand jour que leur idylle date de très longtemps. Les Camerounaises et Camerounais de l 'intérieur comme de l 'extérieur ont suivi avec un étonnement l 'appel du vote en faveur de la liste SDF contre celle de l 'UDC à l 'ouest lancé par le RDPC et celui du SDF lancé pour le vote du RDPC contre celle de l 'UNDP dans le Littoral.Les Camerounais morts pour la démocratie doivent se retourner dans la tombe.Le jour Fru Ndi criait a must catch BIYA et la nuit il allait récupérer les mallettes d 'argent et torpillait ainsi les actions de l 'opposition.Titus Edzoa avec du recul affirmait que le SDF était une fabrication du pouvoir RDPC et tout avait été organisé pour faire de la légume Fru NDI le leader de
l 'opposition au détriment des hommes aux parcours et cv et état de services élogieux comme les Samuel EBoa , Adamou NDAM NJOYA , Ayissi MVONDO etc....
Aujourd’hui hui c 'est claire pour le monde entier que l 'échec de la coalition des partis politiques en 2004, du G11 etc... était l 'œuvre de la Taupe Fru Ndi qui en lieu et place du rdpc faisait le boulot.
Comment comprendre que la majorité des leaders de l 'opposition qui étaient des anciens ministres , des hommes d 'affaires etc... se sont appauvris alors que le petit libraire de l époque John Fru Ndi est devenu aujourd’hui un milliardaire? Les mallettes d 'argent dont parle l 'ancien commissaire Léopold EBENE exilé au Canada pas le régime Biya donné chaque fois à Fru Ndi est le témoignage de la corruption comme base de fonctionnement d 'un régime et qui dit lutter contre la corruption.En ce moment, des mallettes d 'argent circulent à l 'Ouest pour faciliter la victoire de l 'allié SDF contre l'UDC qui est resté fidèle à ses principes démocratiques et républicains. Malheureusement pour John Fru Ndi et le Rdpc bientôt le match qui a duré trente années malgré les prolongations se terminera d 'ici là.Vivement que Dieu accorde longue vie à tout le monde pour vivre ces heures de transition qui sera pacifique rassurez vous,vivement que des menteurs patentés comme Fame NDONGO soit là et nous sommes certains qu 'il essayera de changer de costume en disant que Biya était un mauvais chef d’état , Il a vite fait de dérouler des inepties du genre la liste UDC est tribale,pour sa bonne gouverne et pour ceux qui ont prêté une oreille à ces élucubrations allez vérifier les listes en compétition dans la région de
l 'ouest.Celle du RDPC rejetée par ELECAM n 'avait aucun fils du Noun , titulaires comme suppléants et imbus d 'eux même les rdpcistes qui croyaient cette élection gagnée d 'avance disait que le Président Biya allait nommé un fils du Noun. Celle du SDF allié que Fame NDONGO vante aujourd’hui à comme titulaires sept fils des autres départements de la région et aucun du Noun, le seul Nom d 'un fils du Noun apparait dans la liste des suppléants, celle de L 'UDC a comme titulaires deux fils de l 'autre rive du Noun et cinq sur la liste des suppléants. Pour l 'histoire et la bonne gouverne de Fame NDONGO, à l’époque il y avait deux régions a l 'ouest celle de Dschang et la région Bamoun puis ces deux régions sont devenues une seul et le chef lieu a été déplace sur Bafoussam.Le Noun mérite largement être une région car à elle seul, elle fait deux fois tous les autres départements de l 'Ouest mais comme depuis 1992 ces valeureuses populations disent non à chaque élection au rdpc et ces amis elle est devenue la cible des fossoyeurs de la république à l'image des fame Ndongo et autres. Est ce un fils de l 'ouest qui a écrit " Le Paradoxe des paradoxes du pays organisateurs" le tribalisme institué par le régime Biya au Cameroun est visible et même un aveugle lirait en braille que notre pays souffre de cela.
L 'histoire est en marche et le Cameroun est dans la transition ne pas lire les signes avant coureurs c 'est faire montre de naïveté.
Nous disons tout simplement qu 'il y a un différence entre un hangar et une maison bien que les deux aient une sortie, la maison a des compartiments la cuisine, les chambres et les toilettes le hangar rien, cela revient a dire que lors qu 'un parti est structuré comme l 'UDC avec sa tête un Homme comme Adamou NDAM NJOYA dont les Camerounais et camerounaises sont fiers de vous dire " j 'ai le BEPC NDAM NJOYA j 'ai le BAC ANN etc,,, et brandir leur diplômes alors c 'est une école c 'est une maison , le RDPC et ses acolytes des Hangars construis sur du sable dont une petite vague balancera bientôt les mauvaises fondations.

Par Mamoud Tawat

 

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 13:16

Cameroun : Alliance entre le RDPC et le SDF donne naissance au S.D.P.C front (Social Democratic du peuple camerounais).

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A l’occasion de cette mascarade des sénatoriales le SDF et le RDPC ont réaffirmées leur alliance longtemps restée secrète.

Beaucoup de camerounais soupçonnaient le SDF de collision avec le régime RDPCiste de puis longtemps, mais aucune preuve matérielle n’était venu corroborer ces soupçons.

Aujourd’hui c’est chose faite. La déclaration du griot du RDPC Fame Ndongo vient  de le confirmer, a travers une communication hautement officielle et sous haute instruction du prince d’Etoudi en appelant les conseillers municipaux RDPC de l’ouest à voter le SDF aux sénatoriales.

Désormais l’opposition camerounaise ne doit plus compter le SDF comme partenaire pour une alternance démocratique au Cameroun.

Tant que l’opposition camerounaise ne traitera pas le cas SDF, le spectre de la dictature du parti unique planera toujours sur le pays comme un nuage de la forêt équatoriale de l’Afrique centrale.

La vraie opposition, c'est-à-dire non collaboratrice, celle qui souhaite une alternance démocratique au Camerounaise doit mettre les egos de coté. Elle doit comprendre que la stratégie de l’eparpillement à montrer ses limites  et entraine le processus de démocratisation dans un gouffre infernal et avec lui le pays tout entier.

Le RDPC est en phase avec lui-même, il a planifié pour le rétablissement d’un régime de parti unique, cette fois-ci hybride, ou on a l’impression du multipartisme alors que c’est l’unipartisme.

Cette strategie du RDPC arrange le SDF qui souhaite un retour au fédéralisme des institutions, Le Cameroun en deux états, l’un anglophone et l’autre francophone. Le SDF parie sur la pourriture de la situation qui certainement maintenant ou plus tard  devra aboutir à une déflagration donnant lieu à une division  linguistique et institutionnelle  du pays.

Donc l’opposition réelle et constructive doit revoir sa copie d face à cette alliance  contre-nature entre le RDPC et le SDF.

Comment l’opposition camerounaise peut-elle résoudre son problème ?

Le problème de l’opposition camerounaise est essentiellement est un problème de définition des objectifs à atteindre.

La stratégie est un mot emprunté aux militaires. Ce qui veut dire que l’opposition doit déterminer de façon précise ses objectifs et de la manière de les atteindre. Car l’échec provient toujours des objectifs mal définis au départ.

Pour mieux définir ses objectifs elle devra se reformer, revoir ses fondamentaux avant de poursuivre sa mission d’opposant.

Désormais il existe au Cameroun officiellement une opposition collaboratrice et une autre non collaboratrice. Il faudra intégrer ce paramètre dans la redéfinition globale de l’opposition.

Lors de son intervention le griot du RDPC a pris exemple sur le cas de la France lors de la campagne électorale qui opposa jacques Chirac à  Lionel Jospin, lorsque le parti socialiste  appela ses électeurs à voter pour le candidat Jacques Chirac opposé au candidat du Front national Jean-Marie Le Pen considéré comme raciste.

L’opposition doit prendre l’exemple du griot du RDPC comme une information utile pour résoudre son problème. En prétextant que l’UDC est tribaliste par le choix de ses candidats aux sénatoriales. Le RDPC a démontré que le véritable opposant capable d’apporter l’alternance démocratique au Cameroun ce n’est pas le  SDF, mais l’UDC.

Comme le front national, qui avait compris après l’élection de 2002, qu’il  était en face d’une coalition UMPS.

L’opposition camerounaise doit aussi apprendre de la coalition SDPC front, si elle veut conquérir le pouvoir politique.

Pour le RDPC  c’est le but qui compte et peut importe les moyens utilisés. Le RDPC dessine ses objectifs en fonction des enjeux en présence. Hier c’était l’UPC tendance kodock et l’UNDP dirigé par Bouba Bello Maigari , aujourd’hui c’est le SDF dirigé par Ni john Fru. Demain ce sera certainement d’autres.  Le RDPC est cohérent avec lui-même. Conserver le pouvoir même en s’alliant avec les ennemis intérieurs ou extérieurs. Tout en faisant croire à l’heureux élu qu’il est plus important que les autres. La tactique de diviser pour régner. Une vielle tactique qui permis l’esclavage des noirs, puis la colonisation et aujourd’hui la néo colonisation de l’Afrique.

Pour l’opposition  non collaboratrice il est grand temps de se réveiller.

Par Paul Ayi

 

 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 17:19

Cameroun : L’inefficacité d’ELECAM en chiffres.

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Bilan : Refonte des listes électorales: La vérité des chiffres

 

 

Il y a moins de deux millions d'inscrits qu'en 2011 selon les statistiques publiées par Elecam. Que se passe-t-il?

Une baisse inquiétante

Les chiffres ont été rendus publics il y a quelques .jours par Elecam. Il y a 5.454.459 inscrits sur les listes électorales contre 7.497.379 à l’élection présidentielle du 9 octobre 2011. A quoi est dû cet écart impressionnant de 2.033.820 électeurs? Au nombre insuffisant de kits? Au fait que les élections n'intéressent plus les Camerounais? D'autres raisons? Le bon ou le mauvais travail d'Elecam? Aurore plus revient sur un dossier qu'il a traité récemment.

Lors de l'élection présidentielle du 9 octobre 2011, il y avait comme nous l'avons relevé plus haut 7.497.279 inscrits sur les listes électorales. Dans un moment d'euphorie les responsables d'Elecam avaient parlé à l'issue de l'opération de refonte et non de révision du fichier électoral de dépasser le chiffre de 7 millions d'inscrits, voire d'atteindre les 8 millions. La réalité est autre aujourd'hui avec la publication des chiffres. L'écart entre 2011 et 2013 est énorme. Qu'est-ce qui peut expliquer cela?

On peut supposer qu'avec la refonte, c'est-à-dire on reprend à zéro les inscriptions sur les listes électorales, ce qui efface ou élimine les morts, les doublons qui allaient persister si c'était une opération de révision. En effet avec la révision; il y avait beaucoup d'erreurs que ne laisse pas passer une opération classique de révision. Avec l'augmentation de la population estimée aujourd'hui à plus de 20 millions d’habitants, on se serait attendu normalement à une augmentation du nombre d'inscrits.

Voyant le nombre d'inscrits insuffisants, Paul Biya a rendu gratuit l'établissement de la carte nationale d'identité. Rien n'y a fait. En effet, les citoyens se sont précipités sur les Commissions, se sont faits établir les cartes d'identité mais ne sont pas allés vers les bureaux d'Elecam pour s'inscrire massivement comme on s'y attendait. Donc le problème n'est pas au niveau du coût de la carte d'identité qui est un frein à l'inscription sur les listes électorales. Il se trouve peut-être ailleurs. Où alors?


L'échec d'Elecam

Le constat est là: en dehors de vrais mordus, peu de Camerounais s'intéressent à la politique. Les gens ont beaucoup plus de préoccupations matérielles (manger, boire, honorer les factures d'eau et d'électricité, les frais de scolarité des enfants, etc) que politiques. Les citoyens camerounais ont constaté depuis longtemps que les résultats sont toujours en faveur des candidats du Rdpc quand il s'agit des législatives et des municipales et de Paul Biya à la présidentielle. Et cela depuis des décennies. Ils ont donc conclu qu'il ne sert à rien d'aller s'inscrire puisqu'on connaît d'avance les résultats.

Elecam a péché au début par excès d'optimisme en avançant comme nous l'avons signalé plus haut des chiffres faramineux pour se rendre compte après les prorogations décidées par Paul Biya qu'il n'était pas possible d'atteindre ces chiffes. C’est Elecam qui vient éclaircir la "situation en donnant les chiffres sortis de ses bureaux sans chercher à les biaiser, à les manipuler quand c'est le Ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (Minatd) qui pilotait les opérations. On peut donc dire qu'Elecam a fait du bon travail en sortant les vrais chiffres.

Vers Une nouvelle prorogation?

Cela est possible mais seulement pour le faire, il faudra une fois de plus repousser les législatives et les municipales, ce qui est un casse-tête pour Paul Biya. Les mandats des Députés et des Conseillers municipaux ont pris fin depuis juillet 2012. Faut-il encore les proroger alors que cela a été déjà fait? On s'achemine peut-être vers cette solution qui arrange bien ces élus du peuple. Mais est-ce une bonne chose de faire siéger au parlement des Sénateurs fraîchement élus et nommés avec des Députés qui sont là depuis 6 ans? Alors qu'il serait bon que les Députés soient des gens nouvellement élus.

La différence est parfois énorme dans certaines régions entre les chiffres de 2011 et ceux de 2013. A titre d'exemple, prenons les trois régions qui comptent le plus grand nombre d'inscrits. Pour l'Extrême Nord, l'écart est respectivement de 457 000 ,164 000, de 211.000 pour le Centre et de 204 000 pour le Littoral. Les populations ont-elles été moins sensibilisées dans l'Extrême Nord comme à l'accoutumée? Lors du lancement de la campagne électorale pour les sénatoriales, le Président de la Commission régionale de campagne, Amadou Ali a mis cela sur le compte de l'absence de matériel d'Elecam sur le terrain. Une manière d'implorer une prorogation afin de rattraper le retard surtout qu'en l'absence d'un calendrier électoral clair et précis, il n'y a aucune raison qui justifie l'arrêt des inscriptions.

Par Michel Michaut Moussala

Source : Aurore Plus

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 17:11

Cameroun: Le ministre des sports a manipulé les camerounais. Il savait très bien que la FIFA n'autorise pas l'ingérence des gouverments dans les affaires du foot.

 

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Adoum Garoua, Ministre des Sports et de l'Education physique demande à la Fécafoot de poursuivre avec les élections.

Adoum Garoua, Ministre des Sports et de l'Education physique demande à la Fécafoot de poursuivre avec les élections. C’est la dernière actualité en rapport avec le processus électoral querellé à la Fécafoot. Cela dit, c’est finalement ce mercredi que démarrent les consultations élargies avec les acteurs du football.

Elles sont initiées par le Ministre des Sports et de l’Education physique. Elles étaient supposées commencer hier soir. Mais, leur coup d’envoi a été reporté à ce matin. Selon le Directeur des Normes au Minsep, Evele Malik Atour, le bureau de la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) avec lequel le Minsep devrait ouvrir le cycle de discussions pour un « meilleur cadrage du processus électoral» n’était pas prêt. Pierre Semengue, Président de la LFPC, a demandé une dérogation. Question d’harmoniser son exposé avec les termes de référence des discussions. Après la LFPC, le cabinet du Minsep accueillera le bureau de l’Association des clubs d’élite du Cameroun (ACEC) qui sera conduit par Emile Onambélé Zibi.

Lors de la cérémonie d’hommage à Issa Hayatou, la fracture du Comité exécutif de la Fécafoot, bel et bien consommée, a été constatée. Les alliés d’hier ne se saluent presque plus. Essomba Eyenga qui a pris les distances vis-à-vis d’Iya Mohammed, était dans son coin. Pierre Semengue qui a signé, lundi dernier, la lettre adressée par le Comité d’urgence à la FIFA, était également là. Les autres membres du Comité exécutif de la Fécafoot, partisans d’Iya Mohammed, ont chaudement applaudi le discours de celui qu’ils qualifient de «candidat naturel à la Présidence de la Fécfaoot». Les consultations élargies du Minsep arrivent à point nommé. La famille du football camerounais est plus que jamais divisée. Il est question de trouver un minimum de consensus avant d’aller aux élections. D’où la démarche du Minsep, soutenue par six membres du Comité d’urgence de la Fécafoot qui militent pour un climat apaisé lors du processus électoral. L’ultimatum de la FIFA qui a sommé la Fécafoot de lui donner au plus tard hier les preuves de son indépendance a expiré. Les regards sont tournés à la fois du côté du Minsep et de Zurich.

Par Brice MBEZE

Source : Cameroon Tribune 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 17:10

Avis aux présidents Africains francophones : La franc-maçonnerie n'est plus une assurance-vie pour le pouvoir.

Pendaison

C’est une exclusivité ‘’Jeune Afrique’’ dans son numéro de la semaine en cours, dont nous avons pu avoir de grandes lignes. Il s’agit des récentes rencontres des francs-maçons sur les changements de régimes en Afrique et notamment sur la tension qui prévaut sous le Président Ouattara en Côte d’Ivoire. Et c’est le Directeur de la Rédaction de l’hebdomadaire panafricain, François Soudan qui, dans un entretien à RFI hier dimanche, en a parlé avec passion. L’intégralité de son entretien.

Les francs-maçons accusent Sarkozy Les graves révélations de J.A.

Cette semaine, à la Une de Jeune Afrique, il est question des nouveaux Franc-maçons. Dossier spécial consacré à la Maçonnerie. Laquelle, depuis quatre ans, en Afrique, évolue vers plus d’autonomie. Comme ont pu le constater les participants aux récentes rencontres dites du refrain qui se sont tenues à Kinshasa en février dernier. La Franc-maçonnerie africaine évolue donc.

Mais comment et vers quoi évolue-t-elle ? Vous écrivez qu’en Afrique il y a beaucoup de maçons, mais bien peu de maçonneries. Pour quelles raisons ? 

François Soudan : Ecoutez ! Regardez ce qui vient de se passer en Centrafrique ; la dernière crise centrafricaine. Vous avez le Président Bozizé qui est francs-maçon, le Président Sassou N’Guesso également, Idriss Deby Itno également, Ali Bongo Odimba aussi. Cela fait au moins quatre maçons dans la zone Cemac. C’est un ordre qui prône la solidarité, mais ça ne les a pas empêché de lâcher François Bozizé et voire même, pour l’un d’entre eux, de lui donner le coup de grâce. Alors, si Bozizé pensait que l’adhésion à la franc-maçonnerie était une assurance-vie pour le pouvoir, il a bien eu tort. C’est en constatant un peu cela si vous le voulez, que depuis deux, trois ans, il y a un mouvement de retour aux sources de la maçonnerie africaine menée par de jeunes cadres, des intellectuels, etc. qui prônent une maçonnerie d’en bas, débarrassée un tout petit peu de la françafrique, de ces pollutions collatérales que sont la sorcellerie, le fétichisme. Les nouveaux francs-maçons sont soucieux de prôner une bonne gouvernance, le respect des droits de l’Homme où l’ésotérisme rime avec progrès et humanisme. Ce qui va favoriser une franc-maçonnerie d’en bas contre celle des puissants.

Donc vous ne faites pas ce dossier pour vendre votre papier, mais parce qu’il se passe quelque chose ? 

Il se passe effectivement quelque chose. On était à l’intérieur de la 21e édition des refrains à Kinshasa du 6 au 9 février dernier. Les refrains sont des rencontres humanistes et fraternelles africaines et malgaches entre tous les maçons du continent. On y a vu que les choses étaient effectivement en train de changer. Il y avait des délégués qui dénonçaient la Françafrique maçonnique, d’autres qui disaient attention mieux vaut aller vers d’autres loges. Notamment au Brésil, en Afrique anglophone, ou aux Etats-Unis. Dans le cas de la Côte d’Ivoire par exemple, tenez-vous bien, vous connaissez la grande Loge de Côte d’Ivoire sous la houlette du Grand Maître Magloire Clotaire Koffi, indéboulonnable et qui a parmi ses membres des gens connus, le ministre de l’Intérieur Bakayoko, le Directeur de cabinet à la présidence, Amon Tanoh, le Procureur de la République Kouadio Koffi. Tous ces gens-là sont dans cette Loge. Au cours d’une dissidence récente qui s’est faite, une cinquantaine de membres sont partis.

Et où est-ce qu’ils sont allés ? 

Eh bien, ils sont allés chercher un adoubement, une patente à Prince Hall aux Etats-Unis qui est la Loge très influente chez les Africains américains, notamment à la CIA

et au Pentagone. Et qui est en train de s’étendre sur le continent. En parlant de la Côte d’Ivoire, ça a été le centre des débats lors de la Tenue blanche fermée qui s’est tenue le 18 janvier dernier au siège du Grand Orient de France, Rue Cadet à Paris dans le grand Temple Croussier. Plusieurs Francs-maçons, à cette occasion, ont décidé de se dévoiler et de témoigner dans Jeune Afrique où ils parlent notamment des violations des droits de l’Homme dans ce pays.

Qu’est-ce qu’ils disent ? 

Mais écoutez Norbert, on ne peut rien vous cacher. Vous y étiez vous-même en tant qu’invité. Et vous le racontez dans les colonnes de Jeune Afrique. C’était chaud, c’était sensible. Avant cette tenue blanche, il y a eu un fric-frac ici même dans un cabinet d’avocats. Il y a eu des pressions, un site a même été piraté. Il y a été question de cette tenue blanche. Et ça vite tourné à une attaque en règle contre Nicolas Sarkozy sur fond de ce qui se passe en Côte d’Ivoire.C’est une exclusivité ‘’Jeune Afrique’’ dans son numéro de la semaine en cours, dont nous avons pu avoir de grandes lignes. Il s’agit des récentes rencontres des francs-maçons sur les changements de régimes en Afrique et notamment sur la tension qui prévaut sous le Président Ouattara en Côte d’Ivoire. Et c’est le Directeur de la Rédaction de l’hebdomadaire panafricain, François Soudan qui, dans un entretien à RFI hier dimanche, en a parlé avec passion. L’intégralité de son entretien.

Dernière Heure Infos du mardi 9 avril 2013

Les francs-maçons accusent Sarkozy Les graves révélations de J.A.

Cette semaine, à la Une de Jeune Afrique, il est question des nouveaux Franc-maçons. Dossier spécial consacré à la Maçonnerie. Laquelle, depuis quatre ans, en Afrique, évolue vers plus d’autonomie. Comme ont pu le constater les participants aux récentes rencontres dites du refrain qui se sont tenues à Kinshasa en février dernier. La Franc-maçonnerie africaine évolue donc.

Mais comment et vers quoi évolue-t-elle ? Vous écrivez qu’en Afrique il y a beaucoup de maçons, mais bien peu de maçonneries. Pour quelles raisons ? 

François Soudan : Ecoutez ! Regardez ce qui vient de se passer en Centrafrique ; la dernière crise centrafricaine. Vous avez le Président Bozizé qui est francs-maçon, le Président Sassou N’Guesso également, Idriss Deby Itno également, Ali Bongo Odimba aussi. Cela fait au moins quatre maçons dans la zone Cemac. C’est un ordre qui prône la solidarité, mais ça ne les a pas empêché de lâcher François Bozizé et voire même, pour l’un d’entre eux, de lui donner le coup de grâce. Alors, si Bozizé pensait que l’adhésion à la franc-maçonnerie était une assurance-vie pour le pouvoir, il a bien eu tort. C’est en constatant un peu cela si vous le voulez, que depuis deux, trois ans, il y a un mouvement de retour aux sources de la maçonnerie africaine menée par de jeunes cadres, des intellectuels, etc. qui prônent une maçonnerie d’en bas, débarrassée un tout petit peu de la françafrique, de ces pollutions collatérales que sont la sorcellerie, le fétichisme. Les nouveaux francs-maçons sont soucieux de prôner une bonne gouvernance, le respect des droits de l’Homme où l’ésotérisme rime avec progrès et humanisme. Ce qui va favoriser une franc-maçonnerie d’en bas contre celle des puissants.

Donc vous ne faites pas ce dossier pour vendre votre papier, mais parce qu’il se passe quelque chose ?

Il se passe effectivement quelque chose. On était à l’intérieur de la 21e édition des refrains à Kinshasa du 6 au 9 février dernier. Les refrains sont des rencontres humanistes et fraternelles africaines et malgaches entre tous les maçons du continent. On y a vu que les choses étaient effectivement en train de changer. Il y avait des délégués qui dénonçaient la Françafrique maçonnique, d’autres qui disaient attention mieux vaut aller vers d’autres loges. Notamment au Brésil, en Afrique anglophone, ou aux Etats-Unis. Dans le cas de la Côte d’Ivoire par exemple, tenez-vous bien, vous connaissez la grande Loge de Côte d’Ivoire sous la houlette du Grand Maître Magloire Clotaire Koffi, indéboulonnable et qui a parmi ses membres des gens connus, le ministre de l’Intérieur Bakayoko, le Directeur de cabinet à la présidence, Amon Tanoh, le Procureur de la République Kouadio Koffi. Tous ces gens-là sont dans cette Loge. Au cours d’une dissidence récente qui s’est faite, une cinquantaine de membres sont partis.

Et où est-ce qu’ils sont allés ?

Eh bien, ils sont allés chercher un adoubement, une patente à Prince Hall aux Etats-Unis qui est la Loge très influente chez les Africains américains, notamment à la CIA

et au Pentagone. Et qui est en train de s’étendre sur le continent. En parlant de la Côte d’Ivoire, ça a été le centre des débats lors de la Tenue blanche fermée qui s’est tenue le 18 janvier dernier au siège du Grand Orient de France, Rue Cadet à Paris dans le grand Temple Croussier. Plusieurs Francs-maçons, à cette occasion, ont décidé de se dévoiler et de témoigner dans Jeune Afrique où ils parlent notamment des violations des droits de l’Homme dans ce pays.

Qu’est-ce qu’ils disent ?

Mais écoutez Norbert, on ne peut rien vous cacher. Vous y étiez vous-même en tant qu’invité. Et vous le racontez dans les colonnes de Jeune Afrique. C’était chaud, c’était sensible. Avant cette tenue blanche, il y a eu un fric-frac ici même dans un cabinet d’avocats. Il y a eu des pressions, un site a même été piraté. Il y a été question de cette tenue blanche. Et ça vite tourné à une attaque en règle contre Nicolas Sarkozy sur fond de ce qui se passe en Côte d’Ivoire. Les oreilles d’Alassane Ouattara ont dû peter.

Source :Lynxtogo

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 17:09

Exclusif! Wikileaks révèle les dessous de la crise ivoirienne.

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Nom de code : PLUS D. L’association Wikileaks dirigée par Julian Assange, et qui s’est spécialisée dans la mise à la disposition du public de câbles diplomatiques classés confidentiels et/ou secret défense, a encore frappé.

Hier, elle a mis en ligne des informations de la diplomatie américaine. Qui permet d’avoir accès à 1,7 millions de documents secrets qui, pour certains, éclairent l’histoire récente d’un jour nouveau. Certains d’entre eux avaient déjà été « balancés » en 2010, mais étaient perdus dans le cafouillage incroyable créé par la profusion des données.

Cette fois-ci, grâce à un efficace moteur de recherches, l’accessibilité est améliorée et des documents intéressants surgissent. Sur la crise ivoirienne en particulier, un certain nombre de câbles diplomatiques se révèlent très intéressants à lire.

__

En 2001, les ingérences de Charles Taylor en Côte d’Ivoire inquiétaient déjà Gbagbo et le Nigeria 

Dans un câble daté du 28 août 2001, l’ambassadeur américain au Nigeria Howard F. Jeter faisait état, entre autres sujets, des inquiétudes d’un de ses principaux interlocuteurs, le «lieutenant général » Aliyu Mohammed Gusau, qui était alors un des patrons des services de renseignement du pays alors dirigé par Olusegun Obasanjo.

Selon Aliyu Mohammed, une des préoccupations de son pays concernant le leader libérien Charles Taylor était son «immixtion» en Côte d’Ivoire. «L’ambassadeur Jeter, après avoir noté que Taylor est un manipulateur, a demandé à Mohammed comment le Nigeria entendait émousser les efforts de Taylor et du général Guei», indique le câble.

A la suite de cette interrogation, l’officiel nigérian a indiqué au diplomate américain que son pays était en contact avec Gbagbo à ce sujet, à qui il avait demandé d’en parler aux Français – des Français qui avaient, selon le câble, de la «sympathie» pour Taylor.

L’officiel nigérian avait également confié au diplomate américain son désir de voir Alpha Oumar Konaré, alors président du Mali et de la CEDEAO, mettre clairement en garde le numéro un libérien d’alors. L’avenir montrera que la France et Konaré ne décourageront pas Taylor, mais iront jusqu’à le «protéger» en faisant semblant de ne

pas voir sa main derrière le MPIGO et le MJP, métastases de la rébellion du MPCI à la frontière libérienne. Pire : Charles Taylor sera un des invités d’honneur à la conférence de Paris Kléber destinée à faire entériner le «déshabillage» de Gbagbo après les accords de Linas-Marcoussis.

Robert Guéi et Djibril Bassolé, «cerveaux » de la rébellion du 19 septembre 2002 ? 

Un câble diplomatique daté du 10 octobre 2002 raconte une conversation entre l’ambassadeur américain au Nigeria Howard F. Jeter et un ancien ministre des Affaires étrangères nigérian, Baba Gana Kingibe. Devenu consultant par la suite, Kingibe ne cachait pas avoir travaillé pour le gouvernement ivoirien, et avoir eu des relations avec l’ex-ministre de l’Intérieur Emile Boga Doudou, grâce à une relation commune, un homme d’affaires désigné par le prénom «François». Il pourrait bien s’agir du golden boy François Bakou.

Bien informé, Kingibe a alimenté le diplomate américain en informations «qui ne sont pas contradictoires avec ce que nous savons des événements d’avant la tentative du coup d’Etat». L’ancien officiel nigérian a en tout cas expliqué que Robert Guéi et Djibril Bassolé, alors ministre de l’Intérieur burkinabé, s’étaient rencontrés à Ouagadougou pour mettre en place un plan visant à renverser le président Gbagbo. Mais un ancien subordonné de Guei (on reconnait assez facilement Balla Kéita) avait fait savoir qu’il ne voulait pas participer au complot.

Pour cette raison, il a été «rapidement éliminé». Mais avant sa mort, Gbagbo est mis au courant de ce qui se tramait contre lui. Du coup, il envoie son ministre de l’Intérieur Emile Boga Doudou discuter les yeux dans les yeux à Paris avec son homologue… Djibril Bassolé ! La réunion se passe bien. Et Boga rentre à Abidjan le 18 septembre pour être au pays alors que Gbagbo s’en va à Rome.

Quand il se rend compte dans la nuit du 18 au 19 qu’un coup d’Etat se déroule et qu’il est directement ciblé, il saute sa clôture et va chercher refuge chez un expatrié français. C’est de chez cet expatrié qu’il appelle «François» où il raconte sa mort en direct : «François, ils entrent. Ils m’abattent !» Lors de sa conversation avec le diplomate américain, Kingibe évoque ce qu’il considère comme la stratégie internationale de Compaoré – son analyse s’avèrera juste.

Selon lui, la tentative de réhabilitation de Compaoré, qui est passée par une rupture apparente avec Taylor, est un «subterfuge». De son point de vue, le Compaoré de 2002 n’est pas fatigué des «pitreries» de Taylor, mais est fatigué de jouer les seconds rôles et est prêt lui-même à s’engager dans des entreprises de déstabilisation dont il est le maître d’oeuvre. «Si c’est vrai, cela signifie qu’il représentera un aussi grand danger pour la stabilité sous-régionale que son ancien ami de Monrovia», note le câble.

Ibn Chambas et Nana Akufo-Addo, deux anti-Gbagbo notoires 

Les câbles de Wikileaks nous permettent de cerner les positionnements réels des différents acteurs diplomatiques qui ont «travaillé» sur la crise ivoirienne. Par exemple, derrière ses sourires de premier communiant, le Ghanéen Mohamed Ibn Chambas, alors secrétaire exécutif de la CEDEAO, a contribué à «noircir» au maximum l’image de Gbagbo.

Dans un câble daté du 11 octobre 2002, l’ambassadeur des Etats-Unis au Nigeria, Howard F. Jeter, raconte une conversation avec Ibn Chambas. Au cours de laquelle il explique que l’obstacle à un cessez-le feu rapide entre le gouvernement ivoirien et les rebelles, c’est… Gbagbo ! Les rebelles, selon Ibn Chambas, sont  «disciplinés et relativement flexibles». Ils nient toute intention de renverser le régime (sic !) Ibn Chambas affirme sans ciller qu’il n’a vu aucune preuve de l’ingérence des Burkinabé.

Gbagbo, de son côté, est «têtu» et «réticent», selon le diplomate ghanéen. Le ministre des Affaires étrangères ghanéen de l’époque, qui sera par la suite deux fois candidat malheureux à la magistrature suprême dans son pays, a également beaucoup oeuvré pour «gâter le nom» de Gbagbo.

Un câble daté du 3 juin 2004 permet de se rendre compte qu’il a profité du fait qu’un sommet de la CEDEAO qui devait se tenir à Abuja, au Nigeria, a finalement été annulé, parce que Gbagbo avait décidé d’aller à des réunions à New York pour casser violemment du sucre sur le dos de Gbagbo. «Nous nous demandons si Gbagbo s’amuse avec nous», lance-t-il lors d’une rencontre avec l’ambassadrice Mary C. Yates. Lorsqu’elle lui répond en disant que le chef de l’Etat ivoirien avait peut être pris des rendez-vous au siège de l’ONU, Akufo Addo n’en démord pas.

«Kofi Annan est au courant de cette rencontre et veut Gbagbo ici [à Abuja]», dit il. Avant d’expliquer que les accords de Linas-Marcoussis ne doivent absolument pas être «revus» ou «renégociés», que «Gbagbo doit trouver un arrangement avec Soro, Bédié ou Ouattara» et qu’il n’y a «pas d’autre option». «Alors que nous laissons à nos collègues le soin d’expliquer les véritables motifs pour lesquels Gbagbo a refusé d’assister à la réunion d’Abuja, Akufo-Addo a défendu une vision pleine d’antipathie sur ce qui lui semble être les explications peu convaincantes de Gbagbo», peut-on lire dans le câble de l’ambassadrice Mary C. Yates.

Ce background permet, avec le recul, d’expliquer les rumeurs selon lesquelles Alassane Ouattara a financé la campagne d’Akufo Addo lors de la dernière présidentielle. Mais aussi de comprendre la portée des violentes diatribes de ce dernier s’adressant à John Dramani Mahama en disant : «Nous ne voulons pas d’un Laurent Gbagbo au Ghana».

Obasanjo, Kufuor et la France en Côte d’Ivoire : un rapport compliqué 

Au fil des «câbles» de Wikileaks, l’on se rend compte que si la position «naturelle » des présidents nigérian et ghanéen de l’époque, Olusegun Obasanjo et John Kufuor, était plus «équilibrée» que celles de leurs homologues francophones d’Afrique de l’Ouest, elle était aussi frileuse et influencée par un certain nombre de lieux communs.

Un câble du 26 septembre 2002 indique déjà le «balancement » du Nigeria. Aliyu Mohammed, un des patrons du renseignement nigérian, informe les Etats-Unis que le Nigeria a envoyé des Alphajets à Gbagbo dans le cadre d’un arrangement bilatéral – ce qui est une forme de soutien – mais s’inquiète du «harcèlement» des partiset des figures de l’opposition, notamment Ouattara et Bédié.

Obasanjo se plaint aux Américains de l’initiative française de reprendre les choses en main en interrompant les discussions de Lomé, et accuse Abdoulaye Wade d’avoir orchestré l’opération en raison de sa rivalité avec Gnassingbé Eyadéma. «Ils peuvent organiser le sommet, mais je n’y irai pas, le Nigeria ne sera pas représenté», indique Obasanjo au téléphone à l’ambassadeur américain. Quand les accords sont entérinés, il indique qu’il ne les endosse pas «de gaieté de coeur» et qu’ils «déshabillent Gbagbo», mais que le Nigeria ne peut pas être «plus saint que le pape». Si les Ivoiriens acceptent Marcoussis, le Nigeria ne peut que les appuyer, dit-il en substance.

Un câble du 12 novembre 2004 raconte une réunion entre l’ambassadeur des Etats-Unis au Ghana et le président John Kufuor. Juste après la quasi-guerre ivoirienne qui a commencé avec le «bombardement » supposé de la base-vie française de Bouaké en pleine «opération Dignité». Kufuor explique que la «tuerie» des neuf soldats français est un «prétexte » qui permet à l’Hexagone d’engager des actions pour protéger «leurs concitoyens» et leur «business». «Mais Kufuor n’avait pas une posture critique vis-à-vis des Français», indique le câble. A la même occasion, Kufuor considère que l’analyse – dont on ne sait pas qui la véhicule – selon laquelle Gbagbo serait devenu président après avoir été qu’un leader d’opposition de second ordre relève de l’intox. Cela dit, il estime que Gbagbo doit faire des concessions, cesser d’utiliser le Parlement comme «prétexte » pour ne pas appliquer les accords d’Accra III. Il finit par faire une proposition assez surprenante : il suggère que Gbagbo, Ouattara et Bédié, en raison de leur caractère clivant, soient écartés des élections à venir et qu’ils cèdent la place à la jeune génération.

Les Français acharnés contre Gbagbo 

Si les câbles que l’on peut consulter dans le cadre du projet «PLUS D» donnent à voir une administration américaine quelque peu circonspecte, plus ou moins équilibrée dans ses jugements, et une diplomatie française violemment anti-Gbagbo. La palme de la virulence revient à Michel de Bonnecorse, conseiller Afrique de Jacques Chirac.

Dans l’un des câbles de Wikileaks, datant du 30 mars 2006, il affirme à un de ses interlocuteurs américains que «de plus en plus» de dirigeants africains estiment qu’il n’y aura aucune solution en Côte d’Ivoire tant que Gbagbo restera au pouvoir. Il demande aux Américains de s’ims’impliquer dans le cadre du Groupe de travail international (GTI) pour soutenir Charles Konan Banny – qui apparaît véritablement comme le «chouchou» de la Chiraquie au fil des câbles. Au point de demander que les Casques bleus de l’ONU prennent le contrôle militaire de la RTI afin d’empêcher que les «foules» pro-Gbagbo s’en saisissent pour diffuser leur «propagande» en cas de troubles.

Un câble du 9 décembre 2005 indique que Michel de Bonnecorse veut que la Constitution ivoirienne soit modifiée... par le Conseil de sécurité de l’ONU. Selon un câble du 9 février 2006, Michel de Bonnecorse décrit Gbagbo comme un «fasciste», qui «commande seulement une minorité de la population», qui utilise une «propagande de rues», des voyous armés et une propagande ciblée.

Nathalie Delapalme, qui développe pourtant des vues anti-Gbagbo devant les diplomates américains, a été totalement mise à l’écart par le clan Chirac, dès lors qu’il est devenu évident qu’elle était «trop confortable avec Gbagbo et sa coterie», explique un officiel français aux Américains.

Quand la France de Sarkozy jugeait «ridicule » le désarmement des rebelles

La lecture des câbles publiés par Wikileaks permet d’entrevoir une certaine prise de distance passionnelle de Paris sur le dossier ivoirien avec le début du processus de Ouagadougou et le départ du pouvoir de Jacques Chirac. Mais la profonde acrimonie de la France envers Gbagbo demeure, sous Nicolas Sarkozy.

Selon un câble daté du 4 septembre 2009, le conseiller Afrique de Sarkozy, Romain Serman, prétend, alors qu’une avocate de Gbagbo plaide pour que la France aide à désarmer la rébellion, qu’il ne s’agit que d’une manière de gagner du temps, et que Gbagbo a conclu qu’il ne pouvait pas gagner les élections et veut «épuiser» ses rivaux Bédié et Ouattara.

L’exigence du désarmement des rebelles, pourtant notifiée depuis les accords de Linas-Marcoussis, est «ridicule » selon l’administration Sarkozy. Le conseiller de Sarkozy va jusqu’à prétendre, devant les Américains, que Gbagbo veut organiser un faux coup d’Etat contre lui – selon des sources libériennes non clairement nommées, stipule le câble américain. Au final, la Côte d’Ivoire va aller à la présidentielle de 2010 sans désarmement, selon le voeu des Français. Et le «traquenard électoral», selon l’expression de Charles Blé Goué, se refermera sur Gbagbo.

...

A suivre                                                                                                                                                                                                            Le Nouveau Courrier

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 17:04

10 Raisons pour lesquelles Faure Gnassingbé doit partir !

 

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Haut du formulaire

1-      Il a commis un coup d’état : crime grave contre l’Etat Togolais 

Nous sommes tous au courant du sort  des différentes personnalités togolaises qui sous Eyadema comme sous Faure auraient tenté de faire des coups d’états. Ces derniers furent arrêtés, torturés et dans bien de cas abattus comme ce fut le cas des Colonels Tépé et Akpo.

Faure lui-même n’eut aurait été que Kpatcha est son frère de sang, aurait fait passé ce dernier sous la guillotine. Avec ou sans preuve, les deux derniers présidents Père et fils du Togo ne pardonnent pas les « tentatives » de coups d’états bien qu’eux deux sont arrivés par cette voie.

Faure Gnassingbé, pour avoir donc osé le 05 Février 2005 enfreindre la constitution togolaise en orchestrant un coup d’état et prenant le pouvoir par la force militaire est un délinquant, un criminel et mérite d’être juge et sévèrement punit pour cet acte rétrograde.

2- Il a volé les urnes et s’est auto-proclamé vainqueur des élections de 2005 

Apres des magouilles législatives, Faure Gnassingbé céda finalement le pouvoir au guignol Abbas Bonfoh pour deux mois et se présenta bien que n’étant pas éligible aux élections présidentielles de 2005. Sachant qu’il lui était impossible de rempoter ces élections, Faure Gnassingbé a envoyé ses amis militaires voler les urnes dans les centres de votes et s’est encore une fois auto-proclamé président de la République Togolaise.

3- Faure Gnassingbé a tué plus d’un millier de Togolais pour se maintenir au pouvoir 

La masse togolaise enragée par cet abus de pouvoir et ces magouilles politico-militaires du régime RPT et décidés de ne plus endures la dictature gnassionale a essayé de se soulever contre cette énième injustice du régime. Mais cette fois encore, les amis assassins de Faure Gnassingbé agirent sous ses ordres et tuèrent plus d’un millier de togolais débusquant plus d’une centaine de milliers hors du pays.

4- Faure Gnassingbé a arbitrairement arrêté et détient des centaines de togolais en prison 

Durant les troubles post-électoraux en 2005, Faure Gnassingbé a fait arrêter par ses sbires, des milliers de togolais qui jusqu’à ce jour n’ont pas recouvert leur liberté.

Arrestation et détention arbitraires qui enfreignent les constitutions et les lois du Togo.

5-  Faure Gnassingbé fait usage de la torture pour terroriser les togolais 

Comme son père, Faure Gnassingbé est un tortionnaire. Entouré d’une horde de sanguinaires telles que Titkpina, Yark et Massina, Faure Gnassingbé est un incube qui n’a pas épargné son propre frère de sang Kpatcka Gnassingbé.

6- Faure Gnassingbé s’est entouré de voleurs qui pillent les richesses du Togo 

L’oligarchie qu’a formé et que dirige Faure Gnassingbé est composée de ses amis, de ses parents et de ses maitresses. Des personnes sans moralité aucune qui rasent les caisses de l’état pour mener une vie de luxe pendant que des millions de togolais crèvent dans la misère.

7-  Faure Gnassingbé a fraudé les élections présidentielles de 2010 

5 ans après son premier coup d’état, Faure Gnassingbé a remobilisé ses troupes de tueurs et de voleurs pour frauder les elections présidentielles de 2010 qui furent remportées par Jean Pier Fabre.

8-       8- Faure Gnassingbé est un irresponsable 

Dans toute l’Afrique n’existe pas de président aussi irresponsable, absentéiste et aux mœurs plus légères que Faure Gnassingbé. Passant plus de temps en vacances dans les boites de nuit au Brésil, a Singapour ou en Europe, Faure Gnassingbé est un pervers, un irresponsable  et un paresseux qui ne se gêne même pas pour diriger un temps soit peu le Togo.

9-      Faure Gnassingbé ruine le Togo.

Depuis l’arrivée de Faure Gnassingbé, la situation économique du Togo va de mal en pis. Non seulement les prix des denrées alimentaires ont plus que quadruplés ensembles avec ceux de l’électricité, de l’eau et du carburant, le gouvernement togolais est incapable de générer des emplois aux jeunes. Le chômage est devenu la principale cause de décès au Togo car l’extrême pauvreté de la population conduit les rend incapable de se nourrir, de se soigner et conduit  elle conduit les jeunes dans des aventures ultra-dangereuses. En outre, Faure Gnassingbé pour punir les femmes togolaises qui se battent pour le chasser du pouvoir a fait incendier les grands marchés du Togo occasionnant des centaines de milliards de pertes économiques.

Et pour finir, les crimes, les tortures, les calomnies dont sont victimes les populations togolaises de la part du régime de Faure Gnassingbé sont grandissantes.

10-  Faure Gnassingbé tout comme son père veut mourir au pouvoir

La dissolution du partit père RPT et la création du parti UNIR, l’écartement des grands barons du régime et leur remplacement par de nouvelles têtes encore plus barbares est la preuve que Faure Gnassingbé veut créer son propre empire politique. Les 8 ans que Faure Gnassingbé a déjà passé au pouvoir sont pour lui une simple transition pour installer son régime propre à lui à compter de 2015. Faure s’est donc servit des copains de son père pour accéder au pouvoir et à présent ils les éliminent un par un pour assoir son nouveau régime UNIR qui  innove la dictature au Togo. Une dictature plus camouflée, plus silencieuse mais surtout, plus dévastatrice.

L’usage des lois et de l’appareil judiciaire pour museler la presse et affaiblir l’opposition font partie des nouvelles méthodes de répression au Togo développés par Sa Nuisance Faure Essozimna Kodzo Gnassingbé.

Sommes toutes, Faure Gnassingbé doit partir parce que c’est un délinquant, un meurtrier, un voleur, un menteur, un pervers, un irresponsable, un misandre. Le TOGO NE POURRA JAMAIS SE DEVELOPPER AVEC FAURE AU POUVOIR!

F.A.U.R.E Must Go!

Par Farida Nabourema

Source :Lynxtogo

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 16:57

Commémoration de l'arrestation du Président Laurent Gbagbo par les impérialistes le jeudi 11 avril 2013. Venez nombreux.

 

Gbagbo on ira jusqyu'au bout

MOBILISATION GENERALE pour la commémoration de l'arrestation du Président Laurent Gbagbo par les impérialistes et de tous nos PARENTS et connaissances morts dans la crise ivoirienne depuis 2002 a ce jour. L' Union de la Résistance de France appelle donc tous les Résistants a un grand RASSEMBLEMENT le jeudi 11 avril 2013 à 19h 30 à la place de la Bastille a Paris, munis d'une bougie . Jean Moulin. Faire suivre! 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 16:52

Scandale fiscale mondial : D’un paradis fiscal à l’autre, ils font fructifier leur capital.  

 

            bons-tresor US

 

Il est toujours confondant d’entendre un citoyen s’étonner d’un scandale largement éventé et diffusé sur les réseaux sociaux et depuis longtemps révélé par les affidés que tout un chacun croyait pourtant immunisés contre ces crimes d’initiés (1).

 

Par contre, nous ne sommes jamais déconcertés de voir les médias à la solde faire les chaudes gorges, « vexés de découvrir » le pot aux roses sur lequel reposent leurs patrons-propriétaires-milliardaires depuis des décennies. Le scandale de l’évasion fiscale et des paradis  «Offshore» que le chercheur Alain Deneault dénonçait en 2010 dans son livre «Off-Shore. Paradis fiscaux et souveraineté criminelle» prend soudain la vedette sur les écrans (2). Au Québec, l’émission télé – 24 heures en soixante minutes – a fait écho à ce scandale (3).

 

En France, messieurs Arnault, Depardieu, Cahuzac, Augier et autres défenseurs de la liberté démocratique de cacher leur fric illicite s’indignent d’être ainsi exposés aux huées des paumés. En Belgique, patrie du roi Baudoin, un temps propriétaire personnel du Congo, quelques richissimes magouilleurs ont aussi été identifiés par le journal du PTB (4).

 

Ce soudain regain d’intérêt provient des révélations de l'ICIJ (International Consortium of Investigative Journalists), regroupement international de journalistes d'investigation, qui a transmis à différents médias, dont Le Monde et Radio-Canada, 200 gigabits de données sur des comptes ou des intérêts offshore détenus par des entreprises et des particuliers [http://www.icij.org/].

 

Que représente l'évasion fiscale dans l’économie mondiale ? Les approximations sont nombreuses mais toutes astronomiques et plus le corsaire brasse de grosses affaires plus les montants cachés sont imposants. Pour le Fonds Monétaire International les sommes concernées sont estimées à 5500 milliards d'euros, soit près de trois fois le PIB de la France. Selon le FMI la moitié des transactions financières mondiales transiteraient par les paradis fiscaux, lesquels compteraient 4000 banques et 2 millions de sociétés-écrans bidon.

 

L'ONG Tax Justice Network prétend que les sommes en jeu sont encore plus importantes, atteignant de 16 000 à 25 000 milliards d'euros, soit le PIB des États-Unis et du Japon réunis. Cela représenterait environ le tiers des transactions financières mondiales. Selon TJN, cette somme pourrait générer entre 150 et 200 milliards d'euros de recettes fiscales par année dans les caisses des états du monde entier. En 2012, l'économiste James Henry, auteur d'une étude sur l'économie souterraine offshore  présentée sur le site du quotidien The Guardian, a calculé que les 10 banques monopolistes les plus recherchées en matière de gestion du « patrimoine privé » - des expertes de la fraude fiscale comme Goldman Sachs, le Crédit suisse et UBS - sont passées de 1800 milliards d'euros en 2005 à 4800 milliards d'euros en 2010, période qui coïncide avec le creux de la crise économique la plus sévère depuis le crash de 1929 [Heater Stewart (21.07.2012) 13tn hoard hidden from taxman by global elite. http://www.guardian.co.uk/business /2012/jul/21/global-elite-tax-offshore-economy]. 

 

James Henry a par ailleurs estimé que, si au total une dizaine de millions de personnes ont placé des avoirs dans les paradis fiscaux, la moitié des sommes, soit à peu près 8000 milliards d'euros, était entre les mains de quelque 92 000 super-riches, soit 0.001% de la population mondiale; statistiques corroborées par celles colligées sur la concentration d’immenses fortunes familiales [Hunrun (2013) Les 1431 plus grandes fortunes du monde.  http://www.hurun.net/usen/ NewsShow.aspx?nid=418). Pendant ce temps les citoyens ordinaires des pays endettés doivent rigoureusement payer leurs taxes, accablés par les politiques d'austérité des gouvernements des riches en faillite. Pour la France, les avoirs dissimulés à l'étranger sont estimés à 600 milliards d'euros par le journaliste Antoine Peillon, dans son livre, Ces 600 milliards qui manquent à la France (Seuil-2012) [Source : L’Expansion.com, 4.04.2013].

 

La commission d'enquête du Sénat français sur l'évasion fiscale en a estimé le coût annuel entre 30 et 60 milliards d’euros que les riches confisquent au fisc. Mais pour le syndicat Solidaire-Finances Publiques, qui a présenté un rapport début 2013, la fraude plombe les caisses de l'État à hauteur de 60 à 80 milliards d'euros chaque année; un montant qu’il y a lieu de comparer au déficit public de la France qui s'est élevé à 98 milliards d'euros en 2012. Quand-à elle la Commission européenne a estimé le coût des fuites en Europe à plus de 1000 milliards d'euros par année [Source : L’Expansion.com, 4.04.2013].

 

Les documents pirates transmis par le consortium ICIJ portent sur 122 000 entreprises au noir qui ont été mises au blanc pour un pécule dissimulé estimé entre 20 000 et 30 000 milliards d’euros : il s’agit pour partie de capital-argent accaparé dans les usines et les commerces, que l’on mélange à de l’argent sale du monde interlope et que l’on réinjecte ensuite dans l’économie impérialiste. Incidemment, l’autre jour à la radio, l’animateur parano demandait à la dame au micro d’identifier le prolo qui avait réparé son lavabo sans facturer son écot – pensez donc, 10 euros dissimulés à l’impôt… Ah le mal que l’on peut nous faire…  

 

Les paradis des trafiquants d’argent 

 

On dénombre entre cinquante et cent tripots d’affaires, sis en pays souverains, hors la loi et hors du droit, et que tous les gouvernants de la Terre connaissent mieux que vous et moi. Certains de ces États voyous sont classés triple AAA par les agences de notation américaines ! [Liste des États voyous du fisc http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradis_fiscal#Liste_grise].

 

Terrains de golf parfaitement entretenus que le premier secrétaire de l’ONU, les présidents de la Banque Mondiale et de l’OCDE, ainsi que la présidente du FMI évitent soigneusement de critiquer, si ce n’est pour s’en plaindre, tout en espérant secrètement que rien ne sera fait qui puisse nuire à leurs placements (5)

 

Les animateurs hurleurs dans les haut-parleurs du « mainstream » médiatique ont l’outrecuidance de prénommer cette évasion fiscale : ‘Un délit d’investissements’. Lisez simplement : « Tous les jours, il s'effectue dans le monde des milliards de transactions financières. La moitié d'entre elles se font à l'abri de presque toute taxation dans des paradis fiscaux. La fuite de documents concernant ces pays et ces îles imperméables aux impôts fait des vagues sur tous les continents. Le gouvernement canadien demande la liste des quelque 450 contribuables canadiens qui auraient investi dans ces paradis fiscaux (sic). Le manque à gagner se chiffre en milliards de dollars. » (6).

 

Ce que le chercheur Alain Deneault appelle Les apories du fisc – impôts et décroissance – « en marche vers la décadence » aurions-nous le goût d’ajouter – [http://www .nousautres.org/aporie-du-fisc-impot-et-decroissance/ ] plaçant ainsi l’accent là où il se doit… La crise économique systémique qui oblige les sbires du fisc à ces oukases contre leurs patrons qui n’apprécient guère que soit ainsi usurpé leur anonymat d’opacité « d’investisseur trafiquant » ni d’être ci-devant soumis à la vindicte populaire. Heureusement pour ces milliardaires, tout ce fatras publicitaire se calmera dans quelques mois sous une orgie de commissions d’investigation, de sommets sur la fiscalité et sous une pluie de déclarations de la part des bonimenteurs politiques, tout aussi tonitruantes que futiles et désopilantes. Sarkozy s’y était commis il y a deux ans et demi – Finis les Paradis, avait-il dit – on sait ce qu’il en est aujourd’hui ! Et ce jour, c’est au tour de la cour qui entoure François Hollande de passer aux aveux honteux (7).

 

Un expert questionné sur TV5 déclarait récemment que pas un plénipotentiaire d’Afrique noire ne manque à son devoir de souscrire à son compte à numéro en Suisse… Médisance, dirons-nous. Le bonhomme aurait mieux fait de se tourner vers les politiciens européens, canadiens et américains (le candidat aux présidentielles américaines M. Romney n’a-t-il pas été pincé en ces lieux mal famés ?). Au Canada, monsieur « le très honorable » Paul Martin, un temps premier Ministre de la fédération (2003-2006) était un fervent pratiquant de ce type d’évasion. Le mari de Pauline Marois, homme d’affaires crypto-souverainiste, s’y adonnerait également !?... (Les données publicisées par l’ICIJ identifient 450 capitalistes canadiens dont une cinquantaine de québécois [http://www.lapresse.ca/actualites/quebeccanada/national/201304/ 04/01-4637782-paradis-fisca ux-46-quebecois-sont-mis-en-cause.php].

 

Tous ceux qui déchirent leurs chemises sur la place publique savaient – savent – sauront  tout de ces pratiques sataniques – plusieurs s’y adonnent depuis longtemps y dissimulant le contenu des enveloppes d’argent qu’ils ont reçues au moment de l’attribution des contrats publics alléchants (8).

                     

 

            Où trouver l’argent à transférer aux riches ?  

 

Les faits sont éloquents et probants. Les états capitalistes en crise économique systémique partout dans le monde occidental et oriental sont à la recherche de nouvelles sources de revenus – de nouvelles rentrées de capital-argent pour le transférer aux capitalistes. Comme il fallait s’y attendre, ils se sont d’abord tournés contre leurs contribuables – les salariés à la petite semaine, les gagne-petit habitués des friperies – les pauvres des soupes populaires et les démunis qu’ils ont soumis à l’investigation de leur gestapo fiscale pour rogner leurs prestations et rogner leur pouvoir d’achat.

 

Tout ceci ne suffisant pas à combler les déficits pharaoniques causés par les cadeaux fiscaux consentis aux banques, aux multinationales richissimes et aux mendiants milliardaires; les fiscalistes et les administrateurs de l’État bourgeois, tout bien disposés, songèrent à surtaxer les « bobos-bourgeois-bohêmes » repus – qu’ils ne lâchent plus – contraints qu’ils sont, ces pontes de l’administration, de grappiller l’argent là où il en reste à chaparder, les poches des pauvres et des ouvriers étant vidées.

 

Quand l’État des riches s’en prend à la petite bourgeoisie et à la bourgeoisie moyenne, laissant les prévaricateurs et leurs servants politiciens, les apparatchiks, se planquer dans les « paradis », soyez assurés qu’une indiscrétion livrera ces fraudeurs à l’enfer médiatique. Ce sont tout de même ces commis qui manipulent les comptes à numéro des riches en Suisse.

 

Non seulement la plus-value et les profits spoliés aux ouvriers ne sont pas déclarés de crainte d’être taxés, mais, si d’aventure un quelconque revenu ne peut être soustrait au regard du fisc, le taux d’imposition, qui, au Canada, s’échelonne entre  31% et 53%,  pour un citoyen lambda, n’est plus que de 19% à 27% pour l’entreprise des malfrats – toutes exemptions défalquées évidemment et cela en autant que le monopole multinational accepte de payer son dû, ce qui n’est pas toujours le cas (Rio-Tinto-Alcan refuse depuis trois ans de payer 1 milliard $ d’arriérés) (9).

 

Un sous-fifre médiatique obséquieux prétend que l’évasion fiscale et les paradis « offshore » sont incontournables et inévitables tout comme la prostitution, la mafia et le vol à l’étalage. Celui-là, lucide, sait comment conserver son emploi. Ce poltron a toutefois raison : prévarication, exploitation et fourberie, sont les compagnons de lit du profit (10).

                     

 

            Opposition au fisc et autres collecteurs de fric 

 

Les ouvriers et les employés sont taxés à mort, ils sont surtaxés jusqu’après la mort – jusqu’au tombeau – où le fisc se sert avant l’héritière du macchabé (les riches bénéficient de toute une série d’échappatoires et d’exemptions). Alors, les trucs utilisés par les ouvriers, les employés, les paysans et les artisans peuvent varier d’une époque à une autre, mais l’objectif de la manœuvre reste le même d’un système économique à un autre : réduire les ponctions que l’État effectue sur les revenus des travailleurs qui sont déjà tellement imposés et taxés, au travail et au marché, que la reproduction élargie des classes laborieuses en est menacée. Dans les pays arabes par exemple, dans toute l’Afrique et en Amérique les jeunes travailleurs n’ont plus les moyens financiers de se marier et d’avoir des bébés. Dissimuler des revenus au fisc bourgeois est une question de survie et un devoir envers leurs familles pour ces travailleurs.

 

Le capitaliste pour sa part confisque la plus-value – profits, dividendes, bénéfices intérêts et rentes – produite par les employés –. Il accumule ainsi des sommes énormes sur lesquelles il paie peu d’impôts et peu de taxes comme nous venons de le démontrer. Qui plus est, le capitaliste exige de l’argent du gouvernement pour encourager les investissements dont il sera le seul gagnant – bénéfices immenses qu’il planque dans les paradis fiscaux afin de contribuer le moins possible au cycle de reproduction étendue des travailleurs qu’il abandonne à leurs malheurs. L’ouvrier triche l’impôt pour la survie de sa famille, le capitaliste triche l’impôt pour accroître ses profits.  

   

 Bien entendu, tout citoyen honnête, tout ouvrier paupérisé, tout travailleur en difficulté de crédit, celui chassé de son foyer ou de son loyer, doit s’indigner de cette tricherie; de ce vol de haut vol de la part de ceux qui possèdent tout en privé. L’ouvrier doit s’enrager contre ces malfaiteurs gouailleurs et contre les voleurs trônant sur leurs chaises présidentielles, sénatoriales et ministérielles. Mais tout un chacun doit savoir que demain, dans un mois, dans un an, tout cela restera inchangé car les requins de la finance, les « banksters » et le menu fretin politicien chapardeur, qui sont aujourd’hui accusés, sont aussi maîtres du plaidoyer, procureurs, juges et partie, tous coalisés. Il ne sortira rien de ce salmigondis médiatique, que davantage d’inquisition de la police fiscale contre les travailleurs et les gagnepetits.  

 

Le prolétariat outré ne se révoltera pas encore cette fois. Il attendra son heure et alors il réglera cette ardoise, et les autres en souffrance, toutes en une  fois.

 

____SE DÉSINSCRIRE DE CETTE LISTE  robertbibeau@hotmail.com

VISITEZ LE SITE  http://WWW.ROBERTBIBEAU.CA/PALESTINE.HTML

 

1.      Le Devoir (5.04.2013) Pleins feux sur l’évasion fiscale. www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/374980/pleins-feux-sur-l-evasion-fiscale?utm_source=infolettre-2013-0405&utm_medium=email&utm_campaign =infolettre-quotidienne.

2.      Alain Deneault (2010) Off-Shore. Paradis fiscaux et souveraineté crimminelle . Écosociété. Montréal. http://www.ecosociete.org/t137.php

3.      Radio-Canada (5.04.2013) 24 heures en soixante minutes. Offshore. http://www.radio-canada.ca/emissions/24_heures_en_60_minutes/2012-2013/Entrevue.asp?idDoc =284479&autoPlay=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2013/RDI/2013-04-05_19_00_00_24h60m_1164_ 001_1200.asx

4.      RTBF. Mise au point (30.10.2011) Quand le PTB dénonce la fraude fiscale. http://www.youtube.com/watch?v=oql0C1_pg6Q   et http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/04/03/affaire-cahuzac-et-libre-circulation-des-capitaux.html.  L’express (5.04.2013) L’Affaire Augier, Qu’est-ce que l’Offshore-leaks ? http://www.lexpress.fr/actualite/ politique/comprendre-l-affaire-offshore-leaks_1237385.html

5.      Le Monde (4.04.2013) Les pays suspectés de pratique fiscales douteuses. http://www.lemonde.fr/economie/infographie/2013/04/04/les-pays-suspectes-de-prati que-fiscale-douteuse_3154297_3234.html.

6.      Le Devoir (5.04.2013) Pleins feux sur l’évasion fiscale. www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/374980/pleins-feux-sur-l-evasion-fiscale?utm_source=infolettre-2013-0405&utm_medium=email&utm_campaign =infolettre-quotidienne.

7.      http://www.rue89.com/2009/09/23/sarkozy-magie-magie-les-paradis-fiscaux-cest-fini et Le Monde (2013)  http://www.lemonde.fr/offshore-leaks/  

8.      http://voir.ca/josee-legault/2012/04/12/enveloppes-brunes-et-prete-noms/

9.      « Pour comprendre les taux d’imposition des entreprises, à l’instar du régime fiscal des particuliers, nous devons prendre en compte à la fois le palier fédéral et provincial. Par conséquent, une entreprise au Québec paie, en 2013, un maximum de 26,90%, soit 15% au fédéral et 11,90% au provincial. Il est par contre à noter que ce taux n’inclut ni les subventions, ni les déductions; c’est donc le taux à payer sur le revenu imposable, pas sur l’ensemble du revenu d’une entreprise. (…) De plus, ce taux n’est pas universel: pour les deux ordres de gouvernement, il existe un taux différent pour les PME éligibles. Au Canada, ce taux est à 11% tandis qu’il est à 8 % au Québec, pour un taux maximal de 19%. » http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/les-taux-dimposition-des-entreprises-au-quebec

10.  http://www.bfmtv.com/economie/paradis-fiscaux-sont-incontournables-485648.html.

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

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http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine