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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 20:54

Le régime Ouattara ? motus Francais et défense d’ivoire.

Canard-enchaine.jpg

J-F J (Jean-François Julliard) – « Le Canard enchaîné mercredi 6 mars 2013 » page 5

De « graves violations des droits humains », des centres de détention et de torture secrets, des exactions de groupes paramilitaires armés par l’Etat, des crimes de guerre impunis. Tous ces hauts faits à l’actif de partisans du président ivoirien Ouattara, décrits dans un rapport d’Amnesty International paru le 27 février, n’ont pas suscité la moindre réaction de la France.

Il y a deux ans, pourtant, Paris avait pesé de tout son poids pour soutenir l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara. Durant dix jours (en avril 2011), les forces du dispositif tricolore Licorne, assistées par l’ONU, avaient bombardé la résidence présidentielle de Laurent Gbagbo, farouchement accroché au pouvoir après la proclamation de sa défaite électorale, cinq mois plus tôt.

Aujourd’hui, Gbagbo est traduit devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, accusé d’avoir ordonné ou laissé commettre quatre massacres ayant causé la mort de 200 personnes. La France de Sarkozy, puis de Hollande, qui a contribué à l’enquête du procureur de la CPI, n’a, en revanche, pas levé le petit doigt pour que soient poursuivis les crimes du camp d’en face. Au total, les violences postélectorales ont causé la mort de plus de 3 000 personnes.

Depuis plus de dix-huit mois, les forces armées régulières contrôlent le pays. Et le rapport d’Amnesty cite de nombreux cas d’exactions à leur passif ; comme l’attaque, en juillet 2012, du camp de Nahibly, dans l’ouest du pays, qui « s’inscrit dans le contexte des crimes contre l’humanité ». Des dizaines de réfugiés y ont été liquidés à la machette, par balles, ou brûlés vifs. Les milices dozos (confrérie de chasseurs de la région), auteurs de ces méfaits, avaient déjà, un an plus tôt, tué plus de 200 personnes, coupables d’appartenir à une ethnie jugée proche de Gbagbo.

Le document mentionne aussi plusieurs prisons secrètes dans lesquelles l’armée a séquestré et torturé des opposants ou supposés tels. Comme ce cachot de 4 mètres sur 5, à Korhogo, dans le Nord, où des prisonniers se sont retrouvés à 27 durant quarante-neuf jours, sans toilettes et presque sans nourriture. Informé – à tout le moins – de ces pratiques, le régime de Ouattara n’a jamais réagi, malgré les déclarations solennelles du Président. D’ailleurs, précise Amnesty, à sa connaissance, « pas un seul responsable civil ou militaire de violations et atteintes très graves aux droits humains ayant soutenu Ouattara n’a eu à répondre de ses actes devant la justice. ›› Même pas Martin Kouakou Foé, chef de guerre désigné par la CPI comme responsable de graves « violations des droits humains » et du « recrutement d’enfants soldats ››. Accablant crime patronymique

Apathie identique de la France au récit des exploits accomplis par les partisans de son protégé. Certaines victimes possèdent pourtant un passeport tricolore, comme l’économiste Ibrahim Massaga, détenu depuis un an à Abidjan, au mépris de tous ses droits, ou Michel Gbagbo, fils de l’ex-président et de sa première épouse française. Ce scientifique sans activité politique est emprisonné depuis avril 2011. Peu après la parution du rapport, la justice française a désigné un magistrat pour faire la lumière sur le traitement qu’il subit depuis deux ans. Hélas pour le prévenu, son délit de patronyme est irréfutable.

 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 20:51

OMAJ pou Hugo de LKP Guadeloupéen.


HugoChavez

La mort d’Hugo CHAVÈZ laisse tous les Peuples du Bassin Caribéen dans la plus profonde tristesse, car il aura été celui qui, depuis le triomphe annoncé du libéralisme, a apporté l’espoir à toute la Caraïbe.

C’est en effet, sous son impulsion que fut initié économique et sociale entre les pays d’Amérique du sud et ceux de la Caraïbe dont l’ALBA et l’original contrat Pétro Caraïbe la possibilité de se sortir des griffes des multinationales en matière

d’approvisionnement en hydro C’est sa détermination à faire reculer la dépendance et la pauvreté qui a conduit à cet incommensurable élan de solidarité 

Evidemment, parfaitement conscient que ce réellement profitable aux plus nécessiteux que s’il n’est pas enrobé de la démagogie qui accompagne chaque œuvre caritative des Etats les plus riches le combat contre la pauvreté, l’illettrisme… à la porte du Palais présidentiel, dans son propre pays.

Les classes laborieuses de tout le Bassin Caribéen lui doivent honneur et respect.

Dans la lutte, pas de répit ! Nous aura mort.

Il nous laisse la rage de combattre le finale.

Que tous les Guadeloupéens et tous les Caribéens puisent dans le parcours de sa vie la volonté et la force suffisante afin de construire le monde nouveau auquel ils rêvent tant !

Que ses proches et tous les Vénézuéliens reçoivent du LKP, l’expression de nos sincères condoléances, à l’occasion de sa disparition.

Nous sommes unis de par l’histoire anti Permettez – nous de partager avec vous, ce moment tragique que nous considérons, comme un petit peu, le nôtre !

LA LUCHA CONTINUA !!!

CHAVEZ nombre de traités de coopération 

– Caribe, qui offre à de nombreuses îles Caraïbe – carbures vis à vis des Peuples de la Caraïbe don du Peuple vénézuélien riches, Hugo CHAVÈZ commença

– t – il enseigné, debout, comme sur son lit de colonialisme et l’impérialisme suffisante – coloniale du début du XIXe siècle 

, - Etats de lane peut être, impérialisme jusqu’à la victoire

ale !

LKP, Lapwent 06 Maws 2013 

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 16:23

Castor Osende Afana(1930-1966) Un Héros et martyr camerounais méconnu assassiné il y a 47 ans (15 mars 1966) par la soldatesque du régime compradore de Yaoundé.

Osende--Afana.jpg

Castor Osende Afana est né en 1930 à Ngoksa, près de Saa, dans la région du Centre du Cameroun et est mort le 15 mars 1966 à Ndélélé, non loin de la frontière entre le Cameroun et le Congo.

Brillant économiste, Osende Afana est considéré par plusieurs camerounais comme un héros national. Moins connu que ses prédécesseurs à la tête de l'UPC Ruben Um Nyobe et Félix-Roland Moumié, et même que son alter ego pour le front de l'Ouest Ernest Ouandié, il a pourtant fini assassiné comme eux. Tout comme ces trois, il a payé le prix fort en luttant pour libérer l'Afrique du colonialisme et néocolonialisme.

engagés dans la lutte armée contre le néo-colonialisme, fut assassiné et décapité par les forces armées néocoloniales du Gouvernement camerounais. Plus de quarante ans après, les autorités camerounaises classent toujours comme « secret -défense » les informations sur les circonstances de cet assassinat. Grâce à deux importants manuscrits sous-maquis de Osendé Afana et de son principal compagnon de lutte Fosso François, documents parvenus au Bureau de la représentation de l`UPC à Brazzaville (Congo) en 1966 , gardés jusqu`à ce jour en lieu sûr et actuellement accessibles au public, le présent Rapport, qui répond à un impératif du devoir de mémoire de la résistance populaire, révèle pour la première fois les circonstances de cet assassinat et l`ensemble de la chronologie des faits marquants du maquis dirigé par Osendé Afana

Chronologie

1er Septembre 1965: Entrée de Osendé Afana au maquis dans la forêt du Sud-Est Cameroun à partir de Ouesso (Congo Brazzaville) à la tête d`un détachement de treize (13) partisans, militants de l`Union des Populations du Cameroun (UPC), détachement de partisans armés placé sous l`encadrement militaire de Fosso François, Secrétaire Général de la Jeunesse Démocratique du Cameroun (JDC), ancien jeune combattant de la deuxième guerre mondiale (1939-1945). Henri Hogbe Nlend, chargé des relations extérieures, ayant accompagné le Groupe de Brazzaville à Ouesso le 31 Août 1965, rentre à Brazzaville avec pour mission de confirmer aux amis de l`UPC sur le plan international l`entrée effective du Groupe de partisans au maquis et de mobiliser de leur part un plus important soutien.

Septembre 1965: Les autorités du Congo-Brazzaville ayant demandé avec insistance au groupe des partisans de s`abstenir de toute action armée près des frontières du Congo dans les trois premiers mois suivant leur entrée au Cameroun afin de leur éviter de sérieuses difficultés avec le Gouvernement de Yaoundé, le Groupe décide de limiter temporairement ses activités à la sensibilisation et à la molilisation politiques des paysans.

05 Octobre 1965: Première agression des forces armées néocoloniales contre les villages Nguilili I, Ngoko et Epaka où les populations ont entièrement et avec enthousiasme adhéré à l`UPC en créant des Comités de base du Mouvement. Généralisation du contrôle et de la répression des populations. Renforcement considérable des forces armées de répression en effectifs et en équipement. Reflux du mouvement révolutionnaire naissant.

20 Octobre 1965-24 Janvier 1966: Osendé Afana et l`ensemble du groupe des partisans se replient au Congo-Brazzaville. Ils analysent les causes du reflux du mouvement révolutionnaire et recherchent les voies pour impulser un nouvel essor à la lutte sous-maquis. Osendé Afana envoie deux cadres en mission, l`un à Brazzaville, l`autre dans le secteur de Yaoundé. Ce dernier déserte .définitivement.. Le premier, le camarade Nkolla Mpo`A Ngoh, accomplit sa mission à Brazzaville mais est assassiné sur son chemin de retour.sur le fleuve frontalier Ngoko par les forces armées camerounaises le 28 0ctobre 1965. Les membres du Groupe intensifient leur entrainement militaire et leur formation politique et idéologique.

24 Janvier 1966-07 Mars 1966: Le 24 Janvier 1966 Osendé Afana et l`ensemble du groupe retournent au Cameroun sous-maquis . Ils relancent le travail de mobilisation et d`éducation politique des masses à partir du village Epaka. Le 19 Février 1966, ils recrute un guide local du nom de Pascal Otina. Dans la nuit du 24 au 25 Février 1966 le Groupe subit une violente attaque des forces armées néocoloniales. Certains membres du Groupe désertent avec leurs armes. Le 05 Mars 1966, Le Groupe entame un déplacement vers un campement présentant de meilleurs conditions de sécurité. Le 07 Mars 1966 à 18 heures le guide local Pascal Otina déserte.

08 Mars 1966: Le 08 Mars 1966 à 16hh30 le Groupe est brusquement et violemment attaqué par l`armée néocoloniale. Cette attaque provoque une débandade et une fuite désordonnée des membres du Groupe abandonnant tout leur matériel. Au cours de cette attaque Osendé Afana perd ses deux paires de lunettes.

15 Mars 1966: Osendé Afana, sans lunettes, décide de retourner à Brazzaville accompagné de deux cadres pour refaire ses lunettes et étudier les possibilités de changer de maquis en créant un nouveau front à partir du Centre-Sud en vue de progresser dans une zone plus proche de sa région natale, Yaoundé. C`est en route pour la réalisation de ce plan que Osendé Afana et ses camarades tombent dans une embuscade de l`ennemi le 15 Mars 1966 à 10h30 à 11 km de la frontière du Congo-Brazzaville. Osendé et le camarade Wamba Louis sont tués et décapités. Le camarade Fosso François, grièvement blessé, réussit à s`échapper et à se cacher non loin du lieu du massacre.

17 Mars 1966: Le camarade Fosso François revient au lieu de l`attaque du 15 Mars, trouve les corps de Osendé et Wamba en putréfaction, leurs têtes tranchées et emportées, le ventre du camarade Wamba ouvert. C`est avec un simple couteau à sa disposition qu`il essaye, en vain, d`enterrer les restes des deux camarades morts pour la Patrie.

24 Mars 1966: Fosso François et le reste des membres du Groupe analysent la nouvelle situation créée par la perte du camarade Osendé. Ils concluent à l`impossibilité de pouvoir continuer raisonnablement la lutte armée dans cette région. Ils décident de sortir du maquis. Ainsi prit fin le maquis de l`UPC conduit par Osendé Afana dans la Sud-Est Cameroun.

Récit de l`attaque et du massacre du 15 Mars 1966 par Fosso François

« C`est à 10h30 dans un petit village de pygmées abandonné à 11 km du fleuve Ngoko dans la piste allemande que nous décidons de chercher à manger. A peine arrêtés , notre attention est attirée par un petit feu qui brûle dans une des cabanes de pygmées. Le camarade Wamba Louis qui tient le fusil de chasse avançe doucement pour se rendre compte de ce qui peut bien se passer dans cette cabane. Il revient pour nous donner le compte rendu. Pendant ce temps je m`entretiens avec le camarade Osendé sur notre future étape. Tout d`un coup, le camarade Wamba crie à haute voix: « les fantoches »!. Son cri est immédiatement suivi de celui de « Tirez »! Aussitôt un feu nourri d`armes automatiques se met à crépiter. Je bondis immédiatement dans la forêt en quittant le camarade Osendé. Je m`aperçois aussitôt que je suis blessé au genou gauche. Je continue à m`enfoncer en profondeur de la forêt sous les balles qui sifflent autour de moi. Arrivé dans un champ de bananes, je me blotis au pied d`un bananier et de là je suis le mitraillage infernal des soldats fantoches. Ce mitraillage dure environ dix minutes. Après quoi les rafales de mitraillettes se font retentir d`une façon isolée un peu partout dans la forêt et dans le champ. J`ai l`impression que les soldats fantoches sont en train d`achever mes camarades blessés. Cette fusillade dure également plus de dix minutes. Finalement une rafale de mitraillettes assez longue se fait entendre sur la piste allemande suivie de cris. C`est la fin de la tragédie. Lorsque je quitte le lieu de ma cachette, je me mets à suivre une piste des pygmées perdant énormémént du sang. Après deux heures et demi de marche, je me trouve dans un campement de pygmées au bord d`un important cours d`eau. Epuisé, je m`étends sur un grabat et m`endors jusqu`au matin. Au réveil mon genou est enflé et j`ai l`impression qu`il pèse plus de trente kgs. Je traine dans le campement à la recherche de quoi chauffer de l`eau. Finalement je trouve un morceau de marmite en terre cuite. Je fais un petit feu sur lequel je réussis à chauffer l`eau. Avec mon mouchoir de poche, je fais le massage de mon genou. Après cette difficile besogne, je me repose un peu. Après quoi je me décide de retourner sur le lieu de l`attaque pour me rendre compte de ce qui s`était passé la veille. Parti du campement à 11h30, je ne parviens au lieu de l`attaque qu`à 18h30 trainant ma jambe sur une piste jonchée de troncs d`arbres, de cours d`eau, de collines. Ce fut le moment le plus difficile de ma vie. Il est à signaler que toute la piste allemande a été entièrement désertée par la population depuis l`agression ennemie d` Octobre 1965. Epuisé, je m`endors à quelques quinze mètres des cadavres de mes cadavres sans m`en rendre compte. Ce n`est que le lendemain, 17 Mars 1966 , que je vois à quelques mètres de moi deux formes humaines en putréfaction. Je m`approche les yeux effarés . Je ne reconnais les corps des camarades Osendé Afana et Wamba Louis que par leur tenue vestimentaire, car leurs têtes ont été tranchées et emportées. Le ventre du camarade Wamba est ouvert. A côté d`eux, un demi sac de sel, les fantoches ayant brûlé tout ce qu`ils ne pouvaient pas emporter avec eux. Fou de colère, j`oublis le mal de mon genou. Que faire? J`ai sur moi en tout et pour tout un couteau. Cela est insuffisant pour enterrer mes camarades.Je murmure quelques mots de serment sur les corps de mes compagnons de lutte et je me mets en route vers un campement de repli où , après quatre jours de marche dans la forêt, j`ai la grande joie de trouver sains et saufs les autres camarades qui attendaient anxieusement. »

Activités de mobilisation politique des masses: du flux au reflux

Le Groupe de partisans avait décidé de commencer son travail par la sensibilisation et mobilisation politiques des paysans.Dans ce travail de masse, le Groupe avait adopté une politique de stricte discipline et d`unité militante. D`une part nos guerilléros ne prenaient rien aux paysans et ne portaient aucune atteinte à leurs intérêts. Ils achetaient tout ce qui leur était indispensable et payaient également tous ceux qui leur rendaient des services tant soi peu importants. D`autre part, ils donnaient à certains paysans, notamment les pygmées, des avantages matériels en vêtements, soins médicaux, instruction primaire élémentaire, formation politico-militaire de base. Ils les aidaient à cultiver leurs champs.

Les résultats de ce travail se sont fait rapidemment sentir. En moins de deux semaines, des comités de base de l`UPC groupant des paysans étaient créés dans

Causes principales de la défaite

Les causes principales de la défaite du maquis de la Boumba Ngoko au Sud-Est Cameroun, causes partiellement identifiées par Osendé Afana lui même avant sa mort et par l`ensemble des membres du Groupe de partisans, sont les suivantes: 1) La région de la Boumba Ngoko dans laquelle nous nous proposions de créer notre première base révolutionnaire d`appui n`avait subi depuis la seconde guerre mondiale aucune influence du mouvement syndical ou politique de libération nationale qui se développait dans plusieurs régions du pays comme le Littoral, l`Ouest, le Centre et le Sud. Les populations, essentiellement pygmées et paysans bantous pauvres et analphabètes, n`avaient presque jamais mené d`importantes luttes économiques et politiques contre l`exploitation et la domination coloniales et néocoloniales. Leur conscience politique était très faible et leur expérience de lutte pratiquement nulle. 2) La région était très peu peuplée et la population très clersemée , ce qui obligeait les guérilleros, qui devaient en principe évoluer au sein du peuple comme des poissons dans l`eau, à combattre pratiquement en terrain découvert contre un ennemi plus puissant. 3) La faiblesse quantitative et qualitative de notre détachement tant du point de vue de son effectif qui d`ailleurs ne cessait de diminuer parsuite de désertions successives et des difficultés de recrutement local que du point de vue de son équipement initial en armes et munitions.4) Aucun membre du Groupe initial de partisans n`était originaire de la région et aucun n`avait une connaissance suffisante du terrain, de la langue, des moeurs et des coutumes des populations. 5) Aucune mission préalable d`étude et de reconnaissance des lieux n`avait été effectuée.6) L`entrée du Groupe sous maquis à partir du Congo-Brazzaville s`était déroulée sans aucune discrétion et ses déplacements dans la région laissaient beaucoup de traces.7) Le Gouvernement du Congo-Brazzaville, tout en nous soutenant sous diverses formes,, était opposé à toute action militaire partisane à ses frontières. 8) Des divergences persistaient au sein du Groupe au sujet de la direction tactique du détachement, entre Osendé Afana, plus politique et soucieux de respecter la volonté de nos amis congolais et Fosso François, plus militaire..9) Aucun contact préalable n`avait été pris avec le maquis de l`Ouest dirigé par Ernest Ouandié. 10) Une appréciation inexacte de notre part de l`évolution de la stabilisation et du renforcement du pouvoir néocolonial et de l` activité politique des masses à l`échelle nationale. 11) Enfin nous comptions trop sur l`aide extérieure bien que nos amis ne cessaient de nous rappeler ce précieux enseignement de Mao Tsé-toung:

« Ceux qui veulent la révolution, ceux qui veulent mener une guerre populaire et arracher la victoire, doivent compter fermement sur eux mêmes, s`appuyer sur les forces des masses populaires du pays et se préparer à combattre seuls au cas où toute aide matérielle extérieure leur serait coupée. S`ils ne font pas d`efforts, n`envisagent pas en toute indépendance les problèmes de la révolution de leur pays pour leur donner des solutions propres et ne s`appuient pas sur les forces des masses populaires du pays, mais s`en remettent à l`aide extérieure, même à l`aide des pays socialistes qui poursuivent la révolution, ils ne pourront pas enlever la victoire et l`emporteraient-ils qu`ils ne parviendraient pas à la consolider » (Lin Piao: « Vive la victorieuse guerre du peuple »,

Pékin I966)

Ainsi fut la conclusion de mon dernier entretien sur les problèmes de la révolution camerounaise avec le Président Mao Tsé-toung le 17 Juillet I966 à Wuhan.

Par Henri Hogbe Nlend

Source: Citoyens Pour la Memoire du Cameroun

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 16:17

Pourquoi le Tchad joue un rôle de premier plan au nord du Mali.

soldat-tchadien-copie-1.jpg

En annonçant la mort de deux chefs d’Aqmi, le pouvoir tchadien rappelle que son rôle aux côtés de la France est primordial. 

Alors que la France livre une bataille importante dans le Nord du Mali pour déloger les djihadistes retranchés dans le massif des Ifoghas, l’appui tchadien se fait plus visible, au point que l’opération Serval s’est muée en une opération franco-tchadienne, plutôt que franco-malienne. Et le Tchad tient à le faire savoir.

Ainsi, au lendemain des rumeurs sur la mort des deux responsables d’Aqmi, Abou Zeid et Mokhtar Bel Mokhtar, le président tchadien, Idriss Deby, a pris les devants et déclaré que son armée avait bien tué les deux figures islamistes.

Des informations non confirmées par Paris, bien que de nombreuses sources jugent crédible une telle hypothèse. D’autres informations, par ailleurs, faisaient plutôt état d’un bombardement aérien opéré par les Français. Quoi qu’il en soit, l’armée d’Idriss Deby joue bien un rôle de premier plan au Mali.

Opération franco-tchadienne

Bien que le Tchad ne fasse pas partie de la Cédéao (Communauté économique des pays d’Afrique de l’Ouest) sur laquelle Paris compte s’appuyer pour prendre le relais à terme, le pays a envoyé le plus important contingent africain : plus de 2.000 hommes dont 1.800 en première ligne, notamment commandés par le propre fils du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno.

Armés, expérimentés et aguerris aux terrains comme le Sahel, la participation de ces forces armées tchadiennes d’intervention au Mali, à l’intervention française, a été accueillie avec soulagement par Paris, qui mène une partie de l’opération depuis la base aérienne de la capitale tchadienne, N’Djamema.

Après avoir prêté main forte aux forces françaises à Gao et à Kidal notamment, les soldats tchadiens se battent sur le front dans le massif des Ifoghas, l’antre supposé des islamistes.

L’armée tchadienne est réputée pour être unes des meilleures de la région, l’élite, issue des Zaghawa, l’ethnie du président a été déployée sur le terrain.

Le pays s’est plusieurs fois illustré sur différents fronts : dans le Darfour soudanais ou encore comme force d’interposition plus récemment en Centrafrique.

Avec l’argent du pétrole, Idriss Déby a réorganisé et modernisé son armée, qui n’est plus orientée uniquement vers la défense contre les rebelles venus de l’Est.

Désormais, le chef d’Etat peut projeter ses troupes à l’extérieur. Autre avantage, le Tchad a plusieurs fois collaboré avec la France. Mais son expérience des opérations est entachée de nombreuses violations des droits de l’Homme. Cette aide providentiel lui permettrait de gommer cette image et de se positionner comme un acteur majeur de la région. « Notre mission est de combattre le terrorisme et de l’éradiquer de la région », a déclaré à Reuters Mahamat Idriss Déby Itno.

L’impatience du Tchad

Mais le pays n’est pas prêt à tous les sacrifices. Le 23 février, 26 soldats tchadiens sont morts dans des affrontements avec les combattants d’Aqmi. Depuis plusieurs semaines, le gouvernement tchadien presse les forces africaines de la Cédéao de se mobiliser davantage.

« Aux soldats maliens, votre place est au front pour accomplir votre devoir de protection des populations. Nous vous attendons dans les montagnes du Nord, à la lisière de la frontière algérienne », a ainsi insisté le président tchadien lors d’un sommet extraordinaire de la Cédéao sur la crise malienne en Côte d’Ivoire et a ajouté : « l’heure n’est plus aux discours, mais plutôt à l’action; l’ennemi n’attend pas. Nous appelons l’état-major de la Cédéao à accélérer le déploiement des troupes dans les zones libérées. »

Le président en exercice de la Cédéao le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, a cependant assuré de la détermination de la région à porter ses effectifs à « 8.000 hommes ».

La Cédéao assure que quelque 6.000 de ses soldats sont déjà au Mali, mais côté français on parle plutôt d’environ 3.500. Dans tous les cas, l’essentiel de ces troupes n’est pas présent sur les points chauds. Le président ivoirien a reconnu implicitement que la Misma rencontrait des difficultés en appelant à la mobilisation urgente des fonds promis lors d’une conférence internationale à Addis Abeba fin janvier, et à l’apport des « ressources additionnelles indispensables ».

L’enjeu est de taille, et la probable mort des chefs d’Al-Qaïda vient de le rappeler.

Source :tempsreel.nouvelobs.com/ 

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 16:13

Manif1

Les patriotes  ivoiriens annoncent leurs Etats généraux le 30 mars prochain à Paris. Faire le bilan d’étape après le procès des colons contre le président légitime de la Cote d’Ivoire Laurent Gbagbo.

La Haye le 18 juin

 

Cela fait deux ans qu’ils arpentent les rues de Paris, voire des grandes capitales européennes pour dénoncer le kidnapping du président ivoirien, Laurent Gbagbo, leur champion le 11 avril 2011 par les forces spéciales françaises. Ces patriotes qui se comptent parmi toutes les couches socio professionnelles et diverses nationalités tant africaines qu’européennes, ne cessent de donner de la voix aux fins de libérer tous les prisonniers politiques en Côte d’Ivoire mais surtout de libérer le plus célèbre prisonnier de la Cour pénale internationale, Laurent Gbagbo.

Et c’est donc conscient du défi à relever après plusieurs tentatives de rassemblement dans un mouvement unitaire et après une prise de conscience depuis la dernière audience de confirmation des charges retenues contre leur champion, qu’ils viennent de décider d’unir enfin leur énergie non pas dans un mouvement unitaire mais dans une convergence et une coordination de leurs actions. Une idée qui a germé et qui connaîtra le clou, le 30 mars prochain au cours d’une sorte de réunion de rappel à l’ordre : Remobiliser les troupes pour la suite de la résistance, converger toutes les actions et se donner les moyens d’être efficace sur le terrain de la mobilisation, du lobbying, de la communication, tels sont les grands axes des prochains Etats Généraux de la Résistance patriotique ivoirienne à Paris. Mais avant, voici quelques points discutés à la réunion du 03 Mars 2013 :

Une assemblée avec les mouvements politiques s'est tenue le dimanche 03 Mars de 15h55 à
17h57. Les points débattus sont les suivants :
1) Informations;
2) Discussions des états généraux du 30 mars ;
3) Divers.
En informations, nous avons échangé sur la situation générale de la résistance et de l'audience à La Haye (du 19 au 28 février 2013). Nous nous sommes réjouis de la qualité de la défense de Maître Altit et son équipe. Nous ne nous sommes pas étendus sur ce point.
Concernant le deuxième point de l’ordre du jour, les participants se sont accordés pour dire qu’il faut absolument que nous passions à une autre phase dans la résistance. Cela demande la cohésion dans les actes que nous allons désormais poser afin que nous soyons efficaces ensemble. Puisqu’il s’agit de la vie du Président Gbagbo (notre leader) et de la situation qui prévaut dans notre pays qui sont en jeu, tous reconnaissent que c’est dans le rassemblement, dans un esprit de solidarité et un espace organisé que nos actions peuvent impacter. A la question, comment entendent être impliqués les mouvements politiques aux états généraux ? Tous les mouvements présents – à l’exception d’un qui réserve sa réponse à priori positive – estiment que la question ne se pose pas. Ils comptent être entièrement parties prenantes. C’est Laurent Gbagbo qui nous mobilise et avec lui la situation du pays.
Nous nous inscrivons dans sa vision. C’est en substance ce qu’il faut retenir.
Les états généraux devront être un lieu de restitution ou de cadre de capitalisation de tout ce qui a été fait jusqu’à maintenant. Tout en rendant hommage à tous ceux qui ont fait le grand travail de mobilisation que nous connaissons, il convient aujourd’hui de passer à une étape à la dimension des défis et des enjeux auxquels nous devons faire face. L’idée est de redonner confiance à nos compatriotes et à nos soutiens.
Certains ont déploré que nombre d’entre nous n’observent pas la discipline qui est un élément essentiel dans les périodes comme celle que connaît notre pays. Dans la structuration qui est en projet, il y aura à travailler sur cet aspect.
Nous avons également insisté sur les critères qui devraient nous guider dans la mise sur pied de l’équipe qui devrait désormais conduire la résistance. La tolérance, le sens de la responsabilité, la disponibilité et un minimum de savoir faire devraient être retenus. Devant un système impérialiste finement structuré, les uns et les autres doivent comprendre que pour la survie de notre pays, la complaisance ne doit pas être la règle là où il faut envisager les choses avec un sens de responsabilité empreint de méthodologie. Nous avons convenu de réunir en séance préparatoire des états généraux du 30 mars différents acteurs tant de mouvements associatifs que politiques, le dimanche 10 mars à partir de 15h. Le lieu de la réunion sera envoyé par une autre voie.
Il importe de noter que dans la Diaspora, c’est en France que nous sommes plus nombreux.
Nous sommes donc conscients que la réussite de notre rassemblement – en France – sera un grand facteur d’entraînement pour les autres pays. Aussi, convient-il de s’inspirer de l’Histoire de ceux qui ont résisté pour libérer leur pays pour comprendre, que chacun doit se surpasser pour regarder l’intérêt collectif, qui s’appuie sur le travail pour la libération du Président et celui de la restauration de la paix dans notre pays. Avec le rapport de force qui s'est dégagé en notre faveur depuis le 28 février, c'est par la capitalisation de la marge de manœuvre qui s'offre à nous que nous arriverons à la victoire définitive. Les contributions des associations ou personnes physiques aspirant à être présentes ou pas sont attendues.
Pour les préparatifs des états généraux
Email : etatsgeneraux30mars@yahoo.fr

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 16:12

Lorsque sonne l'heure du Peuple, celle de la dictature cesse de résonner. Par le combattant Mboua Massock.


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L"action citoyenne révolutionnaire, si possible pacifique, est l'ultime voie qui reste à un Peuple qui se propose réellement de faire bouger les lignes tracées par un pouvoir qui marque définitivement son refus d'écouter le peuple utile au sein de la communauté dont il a la charge, écoute qui aurait permis d'aller vers des consensus politiques porteurs des changements démocratiques palpables. Je ne cesse de le réaffirmer chaque fois que cela est apparu nécessaire comme c'est en ce moment le cas. Le 30 janvier 2013, dans un de mes messages à l'endroit de mon Peuple, particulièrement à la Jeunesse en son sein, je réitérais en toute humilité :

"A l'étape actuelle, les preuves indiquent que tout schéma traditionnel
de progrès démocratique est un mensonge".

Les bricolages organiques en rapport avec l'organisation des élections au Cameroun depuis 1992 viennent encore de présenter au monde entier, leur face hideuse, avec l'échec prévisible (et bien prévu) de la conduite du processus électoral par ELECAM-RDPC et les autres groupes politiques dits de l'opposition qui ne se privent pas d'être des accompagnateurs de ce assemblage dans sa fuite en avant. Ensemble, ils ont à grande échèle, battu campagne pour emmener les Camerounais et leur sœurs à se faire inscrire sur les listes électorales. Le résultat, n'en déplaise à cette coalition des chantres des inscriptions à tous les prix, est seulement lamentable, du moment où malgré toutes les astuces et autres subterfuges usités, sur un potentiel corps électoral de 10 à 12 millions d'individus, en réalité moins de 4 millions de personnes seulement ont répondu à leur sirène. Et il y a, comme de coutume toujours des chantres du succès d'un échec. Pour illustrer la non réussite ici, bien que comparaison ne soit raison, nous soumettons à l'appréciation de chacun, des données suivantes concernant les listes électorales dans 6 pays Africains ces temps derniers :

- Afrique du Sud : 23 millions d'inscrits sur une population évaluée à 42 million 900 milles ;
- Algérie : 20 million 250 milles inscrits sur une population estimée à 30 million 50 milles ;
- République du Congo : 2 million 250 milles inscrits sur une population évaluée à 3 million 200 milles ;
- Gabon : 723 milles inscrits sur une population évaluée à 1 million 200 milles ;
- Guinée Bissau : 600 milles inscrits sur une population évaluées à 1 million 200 milles ;
- Sénégal : 4 million 850 milles inscrits sur une population évaluée à 9 million 700 milles.

Changer de fusil d'épaule comme alternative

Sur cette base, il faut changer de fusil d'épaule. Et puisque le pouvoir ne sait, ne veut ni ne peut changer son fusil à lui d'épaule, il est de la responsabilité citoyenne de mon Peuple, ce Peuple Utile, de procéder à ce changement de son fusil d'épaule. Mon Peuple, ce Peuple Utile, doit, ici et maintenant, se déterminer à évoluer autrement c'est-à-dire par d'autres voies et canaux que ceux qui lui sont jusqu'à date suggérés. Du fait qu'il est établi, à la lecture de son comportement du moment, qu'il ne fait confiance ni à ceux qui se présentent comme "leaders opposants", ni aux partis et autres société civile, ni aux structures à charge de la question des changements politiques par le type d'élection mis en place depuis 1992 au Cameroun. il ne lui reste en réalité que cette alternative qu'est pour lui, changer de fusil d'épaule". Car, ce Peuple Utile continue à penser et à soutenir que le pouvoir encore malheureusement en place n'est pas en condition idéologique, politique et intellectuelle de procéder à une conduite crédible du processus de choix des dirigeants du pays tant à la base qu'au sommet des institutions. Il y a obstruction des canaux, de tous les canaux institutionnels de changement politique démocratique. Il y a obstruction des voies institutionnelles de pratique de la démocratie puisque l'apprivoisement des pouvoirs législatif et judiciaire par Biya et ses acolytes est certain. Alors, il y a DICTATURE. Et la corruption, les détournements et le vols à échelle jusque là insoupçonnée de la richesse appartenant à tout le Peuple Camerounais qui accompagnent ce fléau d'oppression, de marginalisation et d'exclusion ne sont pas pour améliorer la situation du Cameroun et du Peuple Camerounais. Tout ce ceci illustre clairement qu'une clique de gens, qui plus est à humanité ratatinée et moralité à restaurer s'est appropriée jusqu'à la légitimité du Peuple, sa propriété absolue, ce qu'aucun Peuple de normalement constitué ne peut et ne doit accepter. Or lorsque comme c'est le cas au Cameroun en ce moment, il n'est pas laissé au Peuple la possibilité de faire avancer les choses de manière paisible, le raisonnement que voici, du sage Kennedy l'Américain, trouve sa raison d'être : "Ceux qui rendent impossible les révolutions pacifique, rendent incontournables les révolutions violentes".

La RUE, lieu par excellence
d'expression d'un Peuple en colère

De ce fait, mon Peuple, ce Peuple Utile et Victime, est indigné. Il n'est plus, il me parait, surtout la jeunesse équilibrée en son sein, loin d'intensifier la colère qui en résulte et alors, d'avoir le courage, l'engagement et la détermination requis pour cesser de pleurnicher dans les cabarets, les salons et cuisines, les lavabos. de se A se lamenter dans les bureaux, les plateaux télé et radios, les ordinateurs qui animent les multiples groupes d'échanges par internet, les pages des journaux entres autres. A l'attention de ce Peuple là, je réitère que les lieux qu'il m'est revenu utilement d'évoquer ne sont pas indiqués pour manifester son indignation et exprimer sa colère. Le lieu approprié, le lieu par excellence où un Peuple utile se proposant d'AGIR et se faire enfin entendre et alors faire prédominer son diktat, ignorant toute peur et sans faire l'économie d'aucun risque ni danger, s"appelle la
RUE.

La RÉSISTANCE en lieu et place de l'opposition

Les opposants et l'opposition, face au régime néocolonial à la française est aujourd'hui au bout du rouleau. Ils ne peuvent, dans le conditionnement de l'environnement sociopolitique politique Camerounais actuel pas faire mieux que ce qu'ils ont offert et qui se passe de commentaires. N'est-ce pas la démocratie dite "apaisée" est le résultat de leur concubinage avec la logique du statu quo ambiant chez nous et le silence républicain qui en est la résultante ? Le moment est arrivée où la résistance et les résistants se doivent de prendre le relais pour concourir à mettre debout la frange du Peuple Camerounais indigné en colère. C'est justement pour cette raison que depuis le 23 février 2011, l'opération " Résistance Jusqu'au But " est en cours au Cameroun. Depuis lors je propose que cette opération révolutionnaire soit le cadre d'expression de la résistance globalisée du Peuple Utile Camerounais, sous la vigilance et l'impulsion des résistants du front, ce jusqu'à la mise hors d'état de nuire du régime et système néocoloniaux qui empestent nos existences individuelles et communes et, avec la refondation du Cameroun, l'instauration d'une démocratie qui sied avec notre environnement. Et ici, le rôle de la jeunesse est capitale. C'est avec elle que je voudrais partager cette réflexion du sage, telle que je me l'approprie :

Depuis la nuit des temps,
Ce sont les grands hommes qui font des grands Peuples.
L'inverse est encore attendu.

Que la solidarité de tous soit la garantie de la sécurité de chacun.

Humblement,
Patriotiquement,
Sincèrement.

Cbt. MbouaMassok
Résistant Camerounais
Leader Nationaliste Panafricain Agissant
(237) 99 91 36 88

 

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 16:08

Cameroun: Gouvernance cosmétique et dérision sénatoriale.

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Que ce soit par cynique conseil au Prince ou par violence politique personnelle dudit Prince, la convocation des sénatoriales au Cameroun par décret du président de la République fera négative école comme un exemple de ce qui faut faire quand on tient à parachever son propre discrédit aux yeux de la transparence électorale en particulier, et de l’éthique politique en général. 

Que ce soit par cynique conseil au Prince ou par violence politique personnelle dudit Prince, la convocation des sénatoriales au Cameroun par décret du président de la République fera négative école comme un exemple de ce qui faut faire quand on tient à parachever son propre discrédit aux yeux de la transparence électorale en particulier, et de l’éthique politique en général.

Les Sénatoriales annoncées se présentent en effet comme un nouvel acte de la gouvernance cosmétique dont le Cameroun est victime depuis trente ans. En dressant son peuple Rdpc contre le peuple du Cameroun, le chef de l’Etat se prévaut de la légalité d’un décret pour perpétrer l’immoralité électorale. Le légal se met ainsi au service de l’immoral chez un chef d’Etat dont le principe d’action prétendait être la rigueur et la moralisation. Cette légalisation de l’immoralité pose un grave problème d’éthique politique qui confirme l’hostilité du régime à toute transparence électorale. En cédant une fois de plus à cette faiblesse, le chef de l’Etat vient de consacrer la dérision sénatoriale. Le Sénat du Cameroun ressemblera ainsi aux autres institutions nationales et à leur architecte : une vitrine cosmétique pour donner le change à l’opinion internationale. Le blanchiment de tombeaux auquel la convocation des sénatoriales souscrit fuse comme un tocsin : ce n’est plus l’avenir des enfants du Cameroun qu’on prépare, mais des funérailles. Cette cérémonie devra être chatoyante. Les sénatoriales, dont l’objectif cosmétique et protocolaire vise à constituer un nouveau corps, se résument à une distribution de faire part et autres cartons d’invitation.

Il y a plusieurs décennies, un philosophe camerounais qui nous en croyait la capacité exhortait à s’élever « De la médiocrité à l’excellence ». Les dirigeants du Cameroun dont il rêvait se sont plutôt appliqués pour se faire distinguer par l’excellence de la médiocrité. Sans qu’il risque, lui, de se faire accuser de suborner la jeunesse, et pour ne pas le nommer, Ebénézer Njoh Mouelle pourrait, de tristesse, commander un pot de ciguë. Les prochaines agapes sénatoriales font en effet partie de cette galerie d’insignifiances sociopolitiques sans projection dont le pouvoir en place semble s’être fait une spécialité, et où le faire valoir a supplanté à la fois le faire et le valoir. Car c’est précisément parce qu’il ne veut ou ne peut plus rien offrir de fiable que ce pouvoir multiplie les demi-gestes, des coquilles et des velléités vidés de toute fonctionnalité managériale, de toute opérationnalité durable et de toute crédibilité éthique. Dans le même temps, on vous demande de ne pas en parler par humilité citoyenne.

L’humilité a ceci de particulier qu’on ne l’attend généralement que de ceux qui méritent éloges et considération. Car c’est à ceux qui ont du mérite qu’on exige de ne pas avoir « la forte tête », de ne pas « trop en faire », pour ne pas gêner ceux qui sont mal outillés, qui ne savent ou ne peuvent pas grand-chose, des « Nuls », pour tout dire. La Bible aussi l’enseigne : « Que n’as –tu pas reçu? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu comme si tu ne l’avais reçu ? ». Il faut donc, et la société l’ordonne, que ceux qui savent, que ceux qui peuvent, que ceux qui en ont s’humilient devant les déficits des autres pour rester humains parmi les humains. Ce que la société se garde de dire, c’est comment il faut traiter :

• Ceux qui, sans rien savoir pour n’avoir rien appris, tiennent absolument à enseigner ;

• Ceux qui, sans rien pouvoir, tiennent absolument au pouvoir ;

• Ceux qui sans tenir la route, tiennent absolument à conduire?
Autant la société impose des limites socio psychologiques aux hommes d’excellence par souci de nivellement, et comme par instinct stérilisant de conservation, autant elle compose avec la médiocrité, comme par instinct d’autodestruction. Ce paradoxe coûte excessivement cher au Cameroun dont les enfants qui avaient des aptitudes de locomotive se voient chaque jour confinés au rôle de wagon à bétail.

Au Cameroun, tout tend en effet à démontrer que dans la vie politique de ces dernières décennies, le mérite a été bridé pour avoir fait peur et seule la médiocrité n’a souffert d’aucune limitation. Autant les certitudes des expertises s’imposent des plafonds, autant la turpitude des incompétences crèvent les fonds, au propre comme au figuré. Chaque fois qu’on croyait avoir « touché le fond », il s’en est trouvé un pour creuser davantage, comme pour enterrer plus profondément encore toute lueur de lucidité qui aurait pu échapper à la rage d’éteindre nos rares lumières et nos modestes bougies sociales.
Vous entendrez donc le chef de l’Exécutif camerounais affirmer de manière péremptoire: « Nous avons des institutions qui fonctionnent » ; mais il se gardera de donner le moindre détail sur le mode de fonctionnement des institutions ainsi exaltées. Ces différentes institutions font système, et toute tentative de compréhension dudit système commande qu’on analyse les mécanismes, les articulations et les connexions des différentes composantes du système. Ya-t-il continuité et complémentarité, harmonie ou dissonance ? Y a-t-il seulement une coordination de symphonie ou plutôt polyarchie de cacophonie ?

- L’Assemblée Nationale vit mal le persistant reproche de n’être qu’une Chambre d’enregistrement des projets de lois. La réalité est pourtant qu’au Cameroun, c’est l’Exécutif qui légifère.

- L’Autorité Judiciaire attend toujours de s’ériger en véritable Pouvoir judiciaire. Ce grand corps d’élite vit donc mal l’insoutenable ingérence de l’Exécutif dans son fonctionnement.

- Le Conseil économique et social est d’une discrétion si silencieuse qu’il conforte l’opinion que la République du Cameroun est un vaste entrepôt de gadgets administratifs qui s’auto entretiennent sans s’ouvrir aux aspirations des populations.

- Le Gouvernement affiche quant à lui une frilosité endémique, sa précarité étant telle qu’en trente ans, le Cameroun a compté presqu’autant de cabinets : au-delà de sa pléthore injustifiée, le Prince s’en sert en fonction de calculs et considérations personnels qui sécurisent sa sieste en lui permettant de s’assoupir dans l’illusion de gouverner.

Car nous autres citoyens savons désormais que si le Cameroun est encore administré, il y a longtemps qu’il n’est plus gouverné. Le pouvoir s’y est dégradé en puissance : on commande, on prend certes des décrets, mais la gouvernance cosmétique dans laquelle le pays s’est enlisé plombe tragiquement le destin de la nation. La Sociologie des organisations serait d’une grande lumière sur cette manière de tout faire partir de soi en veillant à tout faire revenir à soi.

Le fétichisme politique veut qu’on persiste à offrir des sacrifices à des faiseurs de pluies, quand bien même ceux-ci auraient prouvé leur inaptitude à faire tomber la pluie. Mettre ainsi la lucidité en vacance n’est d’aucun recours face aux nombreux défis multisectoriels auxquels le Cameroun est confronté. Et ce qui nous arrive était prévisible : pour avoir déclaré que son ambition était de rester dans l’histoire comme celui qui a « apporté la démocratie au Cameroun », M. Biya Paul, chef de l’Etat du Cameroun, s’est disqualifié comme démocrate. Il n’est pas abusif de dire qu’a contrario, il s’est défini comme autocrate. La démocratie est en effet une émanation, une sécrétion du peuple ; nul, sauf appropriation abusive, ne prétendrait « apporter » de l’eau à une fontaine qui en est la source. Capter l’eau que produit une source pour la lui servir en prétendant la lui « apporter » en cadeau ou comme faveur, c’est frustrer la nature et la vérité ; dans le cas de la démocratie, c’est dépouiller le peuple d’une valeur qui lui est naturelle, immanente. Le président de la République n’ayant pas réussi à masquer cette prédisposition à frustrer les autres de leurs droits, celle-ci à jailli dès ses premières sorties médiatiques à Radio Monte Carlo avec Yves Mourousi. La bouche ayant parlé de l’abondance du cœur, le réflexe d’autocratie ainsi trahi n’a pu que se développer avec le temps, jusqu’à précipiter le Cameroun dans une autocratie légale où tout est nié au peuple camerounais au nom des lois « votées » par un Parlement sous contrôle de l’Exécutif.

Des Sénatoriales dans un tel contexte de faire valoir introduiront un titre supplémentaire dans le paysage auditif des Camerounais ; ce titre, comme tant d’autres, garantira de nouveaux avantages au frais du contribuable camerounais. Dans cette logique de monnayage des actes publics et politiques au Cameroun - notamment des opérations électives - les grands électeurs, déjà, se sont vus présenter un appât présidentiel de 50.000 de nos francs, en manière de lubrifiant électoral pour leur dérangement.

Les Camerounais réclament des élections transparentes. En réponse à cette revendication légitime le pouvoir, par minimalisme managérial, a produit…des urnes transparentes. Les Camerounais réclament des élections biométriques. Le pouvoir, toujours par minimalisme, n’a pu organiser que des inscriptions biométriques, encore que dans des conditions douteuses. Et pour les Sénatoriales - le mot résonne si bien - c’est en toute opacité électorale que l’appât présidentiel contribuera à faciliter le glissement des bulletins de vote connus dans ces urnes transparentes. Chacun ayant la transparence des ses ambitions, celle du pouvoir en place se sera limitée à des boîtes en plastique translucide, par peur du pluralisme politique, mais par obsession de monochromie sénatoriale, en complément de l’obésité parlementaire qu’on sait.

Cela s’appelle marcher à côté de ses chaussures. En convoquant des Sénatoriales dans des conditions par tous décriées, le régime vient de valider sa viscérale détestation de tout ce qui est transparence électorale. Cette hostilité à la fiabilité des élections vaut confirmation de son pli autocratique.

Mais le plus grave n’est pas que le Prince de la ‘’Rigueur et de la Moralisation’’ se soit fait distinguer par cette propension à l’immoralité électorale. Le plus grave, pour le Cameroun, c’est qu’il n’ait laissé aux jeunes Camerounais que cet héritage de tricherie. L’ivraie pousse toujours plus vite que la bonne graine. Et les jeunes de 30 ans ont fini par se convaincre, au vu des exemples négatifs offerts par le système dont ils ont l’âge, que le seul moyen de réussir, c’est de tricher : « L’homme n’est rien sans son bord »…disent-ils. Cette culture trentenaire de la fraude est d’autant plus préjudiciable à la nation qu’elle ne montre aucune disposition au remords, encore moins au rachat. La jeunesse camerounaise a fini par se laisser persuader que rien, pas même ce qui peut se faire ’’normalement’’, ne peut se faire sans tricherie. La création d’une Agence de contrôle des normes, au Cameroun s’inscrit dans cette inclination à faire semblant: on aura créé l’Anor pour la galerie, en sachant qu’en pleine explosion de la culture de la fraude et de la contrefaçon, aucune norme ne sera respectée…

La gouvernance cosmétique a donc ceci d’improductif que plus vous maquillez, moins vous séduisez, et moins vous convainquez. Le pouvoir au Cameroun a néanmoins réussi à… convaincre l’opinion nationale et internationale qu’il est un pouvoir de simulacre où le fait est méthodiquement dévalorisé au seul profit de l’effet, le paraître aux dépens de l’être. Le président de la République nous en a fait la démonstration au sortir de l’Elysée où il lui avait semblé indispensable de se montrer. A la question sur sa trop longue durée au pouvoir, il s’est fendu d’une réponse significative : « Ai-je l’air si fatigué ? ».

Cette réponse mérite qu’on s’y arrête : car c’est bien dans une gouvernance cosmétique que l’important est de « faire accroire », de « soigner les apparences », de faire « comme si ». Le président de la République du Cameroun n’a pas orienté sa réponse sur sa bonne forme, sa prestance ou son énergie. Il aurait pu s’étonner qu’on ne l’eût pas trouvé « si alerte » ; il aurait pu dire qu’il avait « la pêche ». Mais c’est de fatigue, hélas, qu’il a parlé, établissant ainsi que c’est bien ce registre négatif qui est désormais le sien. Mais il a beau se sentir et se savoir fatigué, l’important pour le président était de ne pas en « avoir l’air ». Cosmétique oblige.

Cette réplique, à elle seule, rend compte de toute une psychologie. Point n’est besoin d’avoir étudié Freud pour s’apercevoir que loin d’être un lapsus, cette réponse éclaire d’une triste lumière l’une des sources inconscientes du mal-vivre des Camerounais. Le Cameroun de ces dernières décennies présente en effet de belles apparences. Des fortunes sont dépensées ailleurs pour, dit-on, soigner notre « image ». Au Cameroun, l’on pose et l’on fait des mines ; l’on y prend même des airs. Pourtant, l’air ou mine de rien, et quoi qu’on prétende, le Cameroun se délite au jour le jour, et dans tous ses divers compartiments. Non point par les effets naturels de l’entropie, mais du fait de cette contreculture instaurée par le régime ; car de fraude en fraude, et de maquillage en maquillage, le masque a fini par coller au visage : tout illusionniste présente ses tours à son public sans croire lui-même à leur véracité. Il joue ; il le sait mais ne le dira pas. A force d’illusions cependant, il vient un moment où l’éblouissement des projecteurs empêche l’illusionniste de distinguer la vérité du mensonge. Pris dans son propre jeu, il se fait parfois surprendre à croire à ses propres illusions, à les tenir pour de grandes réalisations, au point d’amuser ceux qu’il croyait abuser. Alors le clown cesse de rire sur les planches de son cirque parce qu’il s’aperçoit qu’il ne fait plus rire. Et que s’il lui arrive encore de faire rire, c’est de lui-même.

Ce n’est donc pas un hasard si le Cameroun se spécialise activement dans les prolongations et les prorogations : tous les temps ont dépassé leurs limites, et tout semble avoir dépassé les limites du temps. Avant hier c’était la Constitution et la prolongation par illimitation des mandats présidentiels. Hier c’étaient les députés et la prorogation de leur mandat. Les Exécutifs municipaux ont suivi avec la prorogation de leur mandat à eux. Voici que même les inscriptions électorales souscrivent aux mêmes prolongations. Cela n’empêche pas de d’accorder des marchés de complaisance pour que des magazines célèbrent complaisamment le temps… des réalisations !

Est-il si difficile de se rendre compte devant une horloge que les aiguilles ne tournent que dans un sens ? Faut-il encore que ce soit d’ailleurs qu’on nous signifie que nous avons dépassé toutes les limites du temps ? Combien nous faudra-t-il encore de temps pour espérer convaincre de nos aptitudes à gérer les aspirations du peuple du Cameroun ? L’Afrique des Sages sait qu’un morceau de bois a beau séjourner dans une rivière, jamais il ne deviendra un crocodile. Ce n’est donc pas le temps mis à prier qui garantit le paradis. Ce n’est pas le temps mis au pouvoir par un administrateur qui garantit son immortalité dans l’esprit et les cœurs de ses administrés. Ce privilège tient d’une autre nature. Mais faute de l’avoir compris, le pouvoir de Yaoundé a systématiquement brisé tous les rêves d’excellence pour n’avoir à célébrer que l’excellence de la médiocrité.

Quand la légalité frustre les droits et la justice en bâillonnant toute moralité, quand des décrets se prennent au nom de légalité pour soutenir l’immoralité, on peut bien dire : « adieu représentativité ! ». C’est à cette dérision que le décret convoquant les sénatoriales avant les Municipales et les Législatives expose à la fois les prochains sénateurs et leur créateur.
Ailleurs, les sénateurs sont Vénérables. Au Cameroun, un décret les aura voulus Vulnérables.


Par Charly Gabriel Mbock

Source : Le messager

 

 

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 16:06

Uhuru Kenyatta, l’héritier est en pole position devant le zélé Raily Odinga.


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Héritier d’une des familles les plus puissantes du Kenya, Uhuru Kenyatta peut commencer à croire en son pari: devenir président, plusieurs décennies après son père, en dépit de son inculpation par la Cour pénale internationale pour les violences post-électorales de 2007-2008.

 

Faisant fi des analystes jugeant un tel handicap rédhibitoire, M. Kenyatta disposait mardi soir d’une avance notable sur son principal adversaire, Raila Odinga, après dépouillement des résultats de 42% des bureaux de vote.

Uhuru (dont le prénom signifie “liberté” en swahili) est le deuxième enfant et le premier fils du couple formé par Jomo Kenyatta, premier président du pays entre 1964 et 1978, et sa quatrième épouse Ngina, future première Première Dame.

Né le 26 octobre 1961, quelques mois après la libération de son père emprisonné pendant près de dix ans par le pouvoir colonial britannique, il est l’un des principaux chefs de file de la communauté kikuyu, la plus nombreuse du pays.

La famille Kenyatta est à la tête d’un empire financier comprenant notamment l’entreprise laitière Brooksides, la banque CBA (Commercial Bank of Africa), le groupe de média Mediamax et un groupe hôtelier. 

Elle est surtout le principal propriétaire terrien individuel du Kenya, à la tête de plus de 200.000 hectares de terres achetées par Jomo Kenyatta au gouvernement britannique au moment de l’indépendance, via un programme public de transfert foncier à bas prix qui, selon ses détracteurs, a surtout profité à quelques privilégiés de la classe dirigeante kényane.

A son frère cadet Muhoho la gestion de la fortune familiale, à Uhuru, l’héritage politique. 

Celui-ci se lance en 1997, candidat à la députation dans l’ancienne circonscription de son père. Il est battu et devra attendre 2002 pour remporter, dans cette même circonscription, sa première victoire électorale.

Entre-temps, l’ancien président et autocrate Daniel arap Moi (1978-2002), successeur de son père, favorise son ascension politique en le nommant en 1999 à la tête du Conseil du tourisme kényan, puis en octobre 2001 au Parlement et au gouvernement en tant que ministre des Communautés locales.

“Uhuru n’est pas un homme politique de terrain comme l’est Raila” Odinga, actuel Premier ministre et son principal adversaire à la présidentielle, explique Daniel Branch, professeur d’histoire africaine à l’Université britannique de Warwick.

“Il s’est lancé en politique en partie parce Moi le lui a demandé et probablement parce que c’était un bon moyen de protéger les intérêts de la famille en période de transition politique”, ajoute l’historien.

En 2002, M. Moi en fait officiellement son dauphin comme candidat de la Kanu (ex-parti unique) à la présidentielle de 2002, suscitant un fort mécontentement au sein du parti.

Battu par Mwai Kibaki, M. Kenyatta devient le chef de l’opposition parlementaire avant de soutenir la réélection de son ex-adversaire à la présidentielle du 27 décembre 2007. La contestation de la victoire annoncée de M. Kibaki dégénère en tueries politico-ethniques qu’il est soupçonné d’avoir alimentées.

Il devient vice-Premier ministre et ministre des Finances dans le gouvernement de coalition formé par M. Odinga, adversaire malheureux de M. Kibaki, après l’accord de partage du pouvoir entre les deux hommes.

Son inculpation par la CPI pour crimes contre l’humanité le contraint à abandonner en janvier 2012 son portefeuille des Finances, mais il conserve son poste de vice-Premier ministre.

Le procureur de la CPI accuse M. Kenyatta, marié et père de trois enfants, d’avoir mobilisé le gang criminel des Mungiki pour attaquer des partisans de M. Odinga.

Regard alourdi par de profondes poches sous les yeux, barbe fine, M. Kenyatta jouit d’une image contrastée dans les chancelleries.

"Les handicaps de Kenyatta sont au moins aussi importants que ses forces. Il boit trop et n’est pas un bourreau de travail", écrivait mi-2009 l’ambassadeur américain à Nairobi dans un télégramme publié par Wikileaks.

Mais selon un expert économique occidental à Nairobi, “Uhuru a été un bon ministre des Finances, apprécié des institutions internationales”. “Il est très charismatique, il sait comment s’y prendre” avec les partenaires internationaux..

Son inculpation par la CPI a toutefois entamé la cote de M. Kenyatta auprès de plusieurs ambassades, dont celles de l’UE qui ont pour politique de n’avoir que des “contacts indispensables” avec les personnalités inculpées par la CPI.

Source : Lynxtogo

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 15:59

Hugo Chavez nous a quittés : Une grande perte pour l'humanité.

HugoChavez

Hugo Chavez s’est éteint 58 ans des suites d’un cancer. Portrait d’un homme connu pour ses amitiés avec le peuple africain et sa dénonciation de l'exploitation de l’Afrique et de l’Amérique du sud.


Né le 28 juillet 1954 de parents enseignant, Hugo Chavez nait s Sabaneta, dans le Sud du Venezuela.

En  1975, il devient diplômé de l’Académie vénézuélienne des sciences militaires et entame une carrière militaire prestigieuse. Le 4 février 1992 lieutenant colonel des parachutistes, il rate son coup d’état contre le président en exercice Carlos Andres Perez, avec le Mouvement révolutionnaire bolivarien qu’il a fondé en 1983. Son coup d’état échoue, il est arrêté et emprisonné.

Mars 1994 il est libéré et fonde le Mouvement 5eme république, parti politique d’orientation socialiste avec lequel il entame son ascension politique.

Le 6 décembre 1998 il est élu 52e président de la république du Venezuela avec 56% des voix, il est réélu le 30 juillet 2000 à 59,5%, le 3 décembre 2006 a 63% et le 7 octobre 2012 a 55,25%.

La réussite d’Hugo Chavez, c’est le recul de la pauvreté, un meilleur accès aux soins de sante, un taux d’alphabétisation en hausse, mais aussi une meilleure répartition des ressources du Venezuela. Un bilan positif dont ce grand homme laisse derrière lui. Au delà du Venezuela, Hugo Chavez a permis l’arrivée au pouvoir en Amérique latine de plusieurs hommes d’état respectables (Un homme d’état respectable est un homme d’état qui travaille pour son peuple et non pour une clique et les intérêts étrangers).

Hugo Chavez a laissé un pays prospère. Le Venezuela est un pays de l’Amérique latine de 30 millions d’habitants et dispose des réserves d’hydrocarbures les plus importantes du monde (près de 300 milliards de Barils), devant l’Arabie saoudite.

Par Paul Ayi

 

Hugo Chavez - Discours mémorable à l'ONU 1/2

 

http://www.youtube.com/watch?v=vJvk_4fMXEQ&feature=share

Lettre du président Chavez à l'Afrique lors du sommet de l'ASA (Février 2013)

 

http://www.youtube.com/watch?v=gNh43AhZFf0

Chavez défend son peuple contre les banques !

http://www.dailymotion.com/video/xgv7sb_chavez-defend-son-peuple-contre-les-banques_news#.UTc-16zFw5s

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 15:04

L’intervention militaire française au Mali et la légalité : brève analyse au regard des ordres juridiques international et nationaux.

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L’intervention militaire de la France au Mali le 11 janvier 2013 a donné lieu à de nombreux commentaires et arguments. Indépendamment de l’appréciation des motivations et des objectifs poursuivis de cet acte, il y a un aspect de la question qui n’a pas été suffisamment médiatisé et qui mérite d’être approfondi, c’est celui du droit. En d’autres termes, la France avait-elle le droit d’intervenir militairement au Mali ? Dès le début de l’intervention, les autorités françaises ont affirmé et soutenu la légalité de cet acte. Mais cette position est-elle conforme au droit ? Pour répondre à cette question, l’intervention militaire française au Mali doit être examinée au regard du droit international et des droits internes de la France et du Mali.

La légalité internationale doit être appréciée au regard bien évidemment du droit international, dont les sources principales sont la Charte et les résolutions de l’ONU. Cette légalité doit être également analysée au regard du « droit bilatéral » conformément aux accords éventuels entre le Mali et la France. Enfin, l’analyse doit être complétée au regard du droit interne, en vue de s’assurer de la conformité constitutionnelle de cet acte par rapport aux ordres juridiques internes de chacun des deux Etats.

 

1.      La légalité de l’intervention militaire française au Mali au regard de la Charte des Nations unies 

La Charte des Nations unies est la constitution de l’ordre international, à laquelle doivent se soumettre les Etats membres de l’ONU. Elle traite des relations internationales aussi bien en temps de paix qu’en temps de guerre.  C’est son chapitre 7 qui traite des conflits et de leur résolution. Il a pour titre : Action du Conseil de Sécurité en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’acte d’agression. L’intervention militaire française au Mali doit être examinée à la lumière de ce chapitre, notamment ses articles 39, 42, 43 et 51.

L’article 39 prévoit que c’est au Conseil de Sécurité de constater « 1'existence d'une menace contre la paix, d'une rupture de la paix ou d'un acte d'agression et fait des recommandations ou décide quelles mesures seront prises conformément aux articles 41 et 42 pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales. »

On peut considérer que cette étape a été respectée. C’est ce qu’a fait le Conseil de sécurité en votant la résolution 2085[1].

Comme le prévoit l’article 39, l’intervention militaire française, sous l’égide de l’ONU, doit être analysée précisément à la lumière des articles 42 et 43.

En vertu de l’article 42 le Conseil de Sécurité : « … peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu'il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales... »

Mais plus important, c’est l’article 43 qui nous éclaire sur les modalités d’intervention militaire sous l’égide de l’ONU. Cet article dispose :

« 1. Tous les Membres des Nations Unies, afin de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité internationales, s'engagent à mettre à la disposition du Conseil de Sécurité, sur son invitation et conformément à un accord spécial ou à des accords spéciaux, les forces armées, l'assistance et les facilités, y compris le droit de passage, nécessaires au maintien de la paix et de la sécurité internationales.

2. L'accord ou les accords susvisés fixeront les effectifs et la nature de ces forces, leur degré de préparation et leur emplacement général, ainsi que la nature des facilités et de l'assistance à fournir.

3. L'accord ou les accords seront négociés aussitôt que possible, sur l'initiative du Conseil de Sécurité. Ils seront conclus entre le Conseil de Sécurité et des Membres de l'Organisation, ou entre le Conseil de Sécurité et des groupes de Membres de l'Organisation, et devront être ratifiés par les Etats signataires selon leurs règles constitutionnelles respectives. »

Au regard de la chronologie des événements et des circonstances de l’intervention militaire, il est clair que la France n’a pas respecté les conditions de cet article. Toutefois, la France n’était pas tenue d’intervenir dès le départ sous l’égide de l’ONU. A cet effet, l’article 51 de la Charte dispose : « Aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un Membre des Nations Unies est l'objet d'une agression armée, jusqu'à ce que le Conseil de Sécurité ait pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales. Les mesures prises par des Membres dans l'exercice de ce droit de légitime défense sont immédiatement portées à la connaissance du Conseil de Sécurité et n'affectent en rien le pouvoir et le devoir qu'a le Conseil, en vertu de la présente Charte [des Nations unies], d'agir à tout moment de la manière qu'il juge nécessaire pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales. »

Ces dispositions, contrairement à ce qu’a affirmé le gouvernement français[2] ne permettait pas une intervention militaire de la part de la France. En effet, compte tenu de la chronologie et des circonstances de l’intervention, le fait que le Conseil de sécurité s’était saisi de l’affaire, la France ne pouvait pas agir en dehors du cadre qu’il a établi. Ce qui n’est évidemment pas le cas.

Toujours en vertu de l’article 51, un autre argument consiste à relever l’urgence de la situation. En raison de la lenteur du Conseil de sécurité pour agir et de la menace imminente que présentent des groupes armés d’atteindre Bamako, l’Etat malien était fondé de demander un soutien à l’Etat français et celui-ci était également fondé de le lui accorder.

L’apparente pertinence de cet argument ne peut pas non plus justifier juridiquement l’intervention militaire française, car la lenteur du Conseil de sécurité - et il faut reconnaître qu’il y a bel bien une lenteur et cela constitue un réel problème -, est aussi une condition d’adhésion de la « communauté internationale » à l’action. Imaginons le nombre de cas où des Etats pourraient intervenir en raison de la lenteur du Conseil de sécurité. De tels précédents ne devraient pas être encouragés afin que l’ONU, malgré l’insuffisance de son fonctionnement, garde un minimum de légitimité.

En conséquence et au regard des dispositions de la Charte des Nations unies, l’intervention militaire de la France au Mali n’est pas conforme au droit international et est, de ce fait, illégale.

 

2.      La légalité de l’intervention militaire française au Mali au regard de la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies 

Si au regard de la Charte, la légalité internationale de cette intervention n’est pas établie, l’est-elle au regard d’autres textes et principes juridiques ? Si on se réfère à la résolution 2085 (2012), adoptée par le Conseil de sécurité le 20 décembre 2012 et qui concerne spécifiquement la situation malienne, la légalité de l’intervention française est tout aussi douteuse. En effet, dans cette résolution, il est précisé :

« Le Conseil de sécurité 

9. Décide d’autoriser le déploiement au Mali, pour une durée initiale d’une année, de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), qui prendra toute mesure utile, dans le respect du droit international humanitaire et des droits de l’homme applicable et dans le respect le plus total de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’unité du Mali… »

Le Conseil de sécurité autorise bien une intervention militaire, à condition qu’elle soit conduite par la MISMA et non par un quelconque Etat seul. Or l’Etat français a agi en dehors de la MISMA. Il est donc clair que la France n’a pas respecté les directives du conseil de sécurité et, de ce fait, n’a pas respecté la légalité internationale.

Et même dans le cas où une intervention militaire pouvait avoir lieu, elle devait l’être selon des conditions précises. A cet effet, la Résolution ajoute :

 « Le Conseil de sécurité

11. Souligne que la planification militaire devra continuer d’être affinée avant le lancement des offensives et prie le Secrétaire général, agissant en étroite coordination avec le Mali, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, l’Union africaine, les pays voisins du Mali, les autres pays de la région, tous les autres partenaires bilatéraux intéressés et toutes les organisations internationales concernées, de continuer d’apporter son concours à l’établissement des plans et aux préparatifs autour du déploiement de la MISMA et de le tenir régulièrement informé du déroulement du processus, et le prie également de confirmer à l’avance que l’offensive prévue satisfait le Conseil. »

On voit bien que le Conseil de sécurité insiste sur la concertation avec tous les Etats intéressés et en collaboration avec les Etats concernés. Or la concertation préalable de ce niveau n’a pas eu lieu et la préparation en tant que « planification militaire » n’a pas été « affinée » avant l’intervention militaire.

En conséquence, l’Etat français n’a pas respectée les consignes du Conseil de sécurité de cette résolution et, de ce fait, l’intervention militaire au Mali dont il est l’auteur est illégale.

 

3.      La légalité de l’intervention militaire française au Mali au regard des accords bilatéraux entre les deux Etats et leurs ordres juridiques internes respectifs 

Si ni au regard de la Charte, ni au regard de la résolution 2085, la légalité internationale de cette intervention n’est pas établie, en vertu de quels textes ou principes l’est-elle ? Il est important de noter que les dispositions de la Charte imposent aux Etats concernés d’agir selon des procédures démocratiques, c’est-à-dire de faire adopter les accords par leurs instances légitimes ou du moins légales. À ce stade, ces procédures ont-elles été respectées ?

Certains Etats, voulant soutenir l’intervention, ont usé d’argutie juridique qui pouvait être fondées si les textes étaient imprécis. Ainsi, le représentant de la Fédération de Russie à l’ONU a diplomatiquement déclaré que l’intervention française était « conforme à l’esprit de la résolution de l’ONU[3]. » il est évident qu’à la lumière de ce qui vient d’être développé, cette intervention n’est pas conforme à l’esprit et encore moins à la lettre de la résolution en question. Les textes sont relativement précis et ne laissent place à aucune équivoque : l’illégalité internationale de l’intervention française est avérée.

Il reste bien évidemment les accords franco-maliens qui peuvent en dernier recours attester de la légalité internationale de l’intervention française au Mali. D’ailleurs, François Hollande a évoqué le cadre bilatéral des accords militaires entre le Mali et la France permettant à celle-ci, « la lutte contre le terrorisme » et le rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali[4]. Pourtant aucun accord ne permet cette conclusion. Il existe bien un accord de coopération militaire entre les deux Etats, datant de 1985, qui exclut catégoriquement ce qui vient de se dérouler et qui se déroule au Mali. En effet, l’article 12 de cet accord précise : « Le présent accord de coopération exclut toute possibilité de stationnement d’unités constituées des Forces armées françaises sur le territoire malien. » On constate donc qu’aucun accord franco-malien ne permet un quelconque déploiement de forces militaires françaises sur le territoire malien ou une mise à disposition de moyens matériels militaires au profit du Mali. Bien au contraire, l’accord de 1985 l’interdit.

A ce titre, l’illégalité de l’intervention est bien attestée. Plus grave, l’intervention militaire française au Mali étant simplement dénuée de base légale interne en raison de l’absence d’accord la permettant, les autorités françaises ont, en la circonstance, outrepassé leurs prérogatives.

Il en est de même de l’ordre juridique interne malien. Les autorités maliennes ont doublement porté atteinte à la légalité. Le premier argument est celui de l’absence d’accord permettant l’intervention militaire. Au regard de ce qu’on appelle en droit le parallélisme des formes ce qui est valable pour l’Etat français l’est également pour l’Etat malien.

Deuxièmement, en raison du coup d’Etat du 22 mars 2012, les autorités maliennes actuelles détiennent illégalement le pouvoir. L’actuel Président intérimaire du Mali, Dioncounda Traoré, contrairement à ce qu’il laisse supposer par sa demande d’intervention à la France[5], en date du 10 janvier 2013, ne dispose pas de base légale, en raison du non-respect de la constitution malienne, et, encore moins, d’une quelconque légitimité démocratique, pour engager son pays sur le plan militaire. La légitime défense avancée par les deux chefs d’Etat, malien et français, doit obéir aux règles et principes de l’ONU. Or comme c’est évoqué plus haut ce n’est nullement le cas.

En conclusion, en raison de l’absence de fondements juridiques au regard des droits international, bilatéral et internes, l’intervention militaire française au Mali du 11 janvier 2013 est illégale.

 

Par Adda Bekkouche, Docteur d’Etat en droit, enseignant à l’Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne,

 



[1] Mais ce vote régulier n’écarte pas une analyse de la légitimité démocratique des organes de l’ONU, notamment celle du Conseil de sécurité.

[2] Le Monde, 25 janvier 2013, Natalie Nougayrède, « La lettre du président malien, base légale de l'intervention française ». Lien hypertexte : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/25/la-base-legale-de-l-action-francaise-une-lettre-de-m-traore_1822493_3212.html, consulté le 19 février 2013.

[3] Vincent Jauvert, Blog Nouvel Obs., 18 janvier 2013, lien hypertexte : http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/01/17/france-mali-cet-accord-de-defense-qui-n-existe-pas.html, consulté le 15 février 2013.

[4] Ibid.

[5] « Tout repose sur la lettre adressée à l'Elysée, le 10 janvier, par le président du Mali, Dioncounda Traoré, appelant la France à l'aide face à l'avancée des groupes armés du Nord ».  Le Monde, op. cit.

 

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Source : Union Africaine