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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 00:45

Le Conseil de sécurité se réunit à huis clos après l’arrestation d’officiers de l’Otan à Alep

 Le Conseil de sécurité siège à huis clos, ce vendredi 16 décembre 2016 à 17h temps universel, alors que des officiers de l’Otan ont été arrêtés ce matin par les Forces spéciales syriennes dans un bunker à Alep-Est.

Source : Réseau Voltaire

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 20:37

John Fru Ndi

 

Fru Ndi: I’m no longer ready   to lead street protests, “I have done my best”

John Fru Ndi: Je ne suis plus prêt à conduire les protestations de rue ! « J’ai fait ma part »

 

If citizens feel disgruntled with the regime, they should lead a protest march and I will support them." He said. He also added that recent revolutions in other countries were not led by political leaders and urged Cameroonians to take their destiny in their hands.

Si les citoyens camerounais sont mécontents du régime de Paul Biya, ils doivent mener des marches de protestation et je les soutiendrai. »Il a ajouté que les révolutions récentes dans d'autres pays n'étaient pas dirigées par des leaders politiques et exhorte les Camerounais à prendre leur destin en main.

 

"We have fought so hard to change things in parliament, but failed. It was incumbent for me to inform the public of the struggles of our MPs in parliament. But when we tell them we have tried to no avail, they took it as a mockery to say that the SDF has failed to effect change. You journalists, when you have a problem; maybe this law that infringes on your rights, lead the protests and I will join you" he stated.

«Nous avons lutté durement pour changer les choses au Parlement, mais nous avons échoué. Il était de mon devoir d'informer le public des luttes de nos députés au Parlement, mais quand nous leur disons que nous avons essayé en vain.Ils le prennent comme un sujet de moquerie, pour dire que le SDF a échoué à apporter le changement.

 Vous les journalistes, quand vous avez un problème ; peut-être cette loi qui viole vos droits, conduisez les protestations et je vais vous rejoindre », a-t-il déclaré.

 

 

Responding to a question from a reporter who said that new leaders such as Maurice Kamto, Kah Wallah, Bernard Njonga and others are willing to take to the streets but do not have the heart, Fru Ndi said "those who believe I led protest because I had obtained some magical powers for protection, should also go to where they think I went and get it. I have been shot and poisoned, but here I am. Let them lead and I will follow."

Répondant à une question d'un journaliste qui a dit que de nouveaux leaders comme Maurice Kamto, Kah Wallah, Bernard Njonga et d'autres sont prêts à prendre la rue mais n'ont pas le courage, Fru Ndi a dit "ceux qui croient que j'ai mené la protestation parce que j’avais obtenu des pouvoirs magiques pour la protection, devrait aller aussi là où ils pensent que je suis allé pour les obtenir. J'ai reçu des balles et j’ai été empoisonné, mais je suis toujours en vie. qu’ils conduisent les marches de protestations et je suivrai.

 

 

Parlant duTalking about the bill, which he said he had previously warned Biya through the media not to promulgate, he said that it is ridiculous for anyone to believe that death penalty is an efficient instrument for political repression. To him the death penalty which the law prescribes for terrorists is unjust, inefficient, and counterproductive and makes a mockery of the hard earned democratic advances that have been obtained at the cost of blood and life.

 Le projet de loi sur le terrorisme, qui, selon lui, avait prévenu Biya par le biais des médias de ne pas le promulguer, il a dit qu'il est ridicule de croire que la peine de mort est un instrument efficace de répression politique. Pour lui, la peine de mort que prescrit la loi pour les terroristes est injuste, inefficace et contre-productive, et se moque des acquis démocratiques durement gagnés qui ont été obtenus au prix du sang et de la vie.


"By blocking all the means by which a truly inclusive democracy with strong institutions and good laws can be put in place in order to ensure a smooth transition in our country, as well as national unity, peace and prosperity, they have ensured that they hold the progress of the country hostage in the interest of one man," he said.
«En bloquant tous les moyens par lesquels une démocratie vraiment inclusive avec des institutions solides et de bonnes lois peut être mise en place pour assurer une transition harmonieuse dans notre pays, ainsi que l'unité nationale, la paix et la prospérité, Le progrès du pays otage dans l'intérêt d'un seul homme ", at-il dit.

 

Fru Ndi used a February 2008 case where some citizens jailed protested, to buttress his arguments. He said that if the law had been promulgated before that 2008 hunger strike, all 2,800 citizens who were jailed for demonstrating would have been sentenced to death.

Fru Ndi a utilisé un cas de février 2008 où certains citoyens emprisonnés ont protesté, pour étayer ses arguments. Il a dit que si la loi avait été promulguée avant cette grève de la faim de 2008, les 2 800 citoyens emprisonnés pour avoir manifesté auraient été condamnés à mort.

 

He argued that though the Biya regime is trying to make the bill look as though it is targeting Boko Harm terrorists, it is in reality, setting the scene for electoral coup and to avoid what happened in Burkina Faso. "It is counterproductive to think that liberties must be stifled to battle terrorism. On the contrary, the absence of this is the root cause of terrorism in its most dangerous form." Fru Ndi stated

Il a fait valoir que, bien que le régime de Biya tente de faire paraître le projet de loi comme s'il visait les terroristes de Boko Harm, alors c'est en réalité, préparer le coup d’état électoral et éviter ce qui s'est passé au Burkina Faso. «Il est contre-productif de penser que les libertés doivent être étouffées pour lutter contre le terrorisme. Au contraire, l'absence de ce phénomène est la cause profonde du terrorisme dans sa forme la plus dangereuse». Fru Ndi a déclaré.

 

Going by the SDF chieftain, the Biya regime invited Boko Haram into Cameroon by setting an enabling ground for them. "What is happening in the far north today is as a result of government's neglect of the region to disease, epidemics, flooding, illiteracy, malnutrition, hunger, cholera, lack of basic health, water and sanitation, abject poverty and total abandonment." He said; adding that regime officials only visit the region when it is time for political campaigns and leaves the youth vulnerable to Boko Haram recruitments which helps them to attack their own country for as low as 15,000FCFA stipends per month.

Traitant le chef du SDF comme chef de clan, le régime de Biya a invité Boko Haram au Cameroun en établissant un terrain propice pour eux. "Ce qui se passe dans le Grand Nord aujourd'hui est le résultat de la négligence cette région par le gouvernement aux  maladies, aux épidémies, aux inondations, à l'analphabétisme, à la malnutrition, à la faim, au choléra, au manque de santé de base, à l'eau et à l'assainissement. Il a dit; Ajoutant que les responsables du régime ne visitent la région que lorsqu'il est temps pour les campagnes politiques et laissent les jeunes vulnérables aux recrutements de Boko Haram qui les aide à attaquer leur propre pays pour aussi peu que 15,000FCFA estimés par mois.

 

Fru Ndi also criticized the Emergency plan that Biya recently presented at the ministerial council meeting of Tuesday December 9, for not being part of the budget. He said it is an indication that the government is confused and out of its development plans and strategies. He made it known that his party is ready for inclusive dialogue, but not ready to join the government.

Fru Ndi a également critiqué le plan d'urgence que Biya a récemment présenté lors de la réunion du conseil ministériel du mardi 9 décembre dernier pour ne pas faire partie du budget. Il a dit que c'est une indication que le gouvernement est confus et hors de ses plans et stratégies de développement. Il a fait savoir que son parti est prêt pour un dialogue inclusif, mais pas prêt à rejoindre le gouvernement de Paul Biya.

 

SDF parliamentarian and national assembly vice speaker, Joseph Mbah Ndam who had earlier stated in the press that the new bill does not hinder freedoms (*), co-chaired the press conference with Fru Ndi.

Parlementaire SDF et vice-président de l'assemblée nationale, Joseph Mbah Ndam, qui avait déclaré précédemment dans la presse que le nouveau projet de loi n'entrave pas les libertés (*),a coprésidé la conférence de presse avec Fru Ndi.

 

Mbah Ndam had in a previous briefing said that the bill is not bad, asking Cameroonians whether they were cowards. Renowned US-based Cameroonian journalist, Boh Herbert, has taken Mbah Ndam to task for not being explicit with his ascription of the word cowards to Cameroonians.

Mbah Ndam avait déclaré lors d'un précédent briefing que le projet de loi n'était pas mauvais, demandant aux Camerounais s'ils étaient des lâches. Le célèbre journaliste camerounais Boh Herbert a pris Mbah Ndam aux mot pour ne pas être explicite avec son attribution du mot «lâche» aux Camerounais.

 

Quite in a sharp contrast with party chairman John Fru Ndi, Mbah Ndam had stated vehemently that "the anti-terrorism law does not stop civil disobedience, it does not stop strikes" ... Yes, the law does not stop these activities. It merely criminalizes these activities; making anyone participating in them likely to be accused of terrorism, punishable by death.

Tout à fait en contraste avec le président du parti John Fru Ndi, Mbah Ndam avait déclaré avec véhémence que «la loi antiterroriste n'arrête pas la désobéissance civile, elle n'arrête pas les grèves» ... Oui, la loi n'arrête pas ces activités. Elle criminalise simplement ces activités; Ce qui rend toute personne qui y participe susceptible d'être accusée de terrorisme, punissable de mort.

 

Source: Cameroonjournal.com

Traduction  en anglais de Luc Banemeck

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 18:08
Lettre émouvante d’un Burkinabé à Gbagbo : « Je te demande au nom du peuple Burkinabé ». « Ouattara nous a trompés »

Lettre émouvante d’un Burkinabé à Gbagbo : « Je te demande au nom du peuple Burkinabé ». « Ouattara nous a trompés »

 

A L’ATTENTION DE TOUS LES BURKINABES ET DU PEUPLE FRÈRE DE LA COTE D’IVOIRE Avec le coup d’état manqué dans notre pays, je pense que beaucoup ont compris qui sont les ennemis réels du Faso, nous, burkinabè avons entre-temps traité Laurent Gbagbo de tous les noms : criminels, assassins, boulanger, xénophobe… mais combien d’entre nous se sont posés les vrais questions ? Je ne nie pas qu’il y ait eu des manquements sous le régime de Laurent Gbagbo qui ont coutés à nos compatriotes en Côte d’Ivoire : certains sont perdu la vie, d’autre ont perdu tous leurs biens, et autres forme de manquement de droit de l’homme… (Tout comme des bétés, des Dioula, des Baoulés, des Agnis des kroumènes…). Dans tous les médias il y avait une seule une : Laurent Gbagbo est contre les burkinabès. Cependant jusqu’à présent je n’ai jamais vu une seule vidéo, un seul appel officiel de Laurent Gbabgo appelant les ivoiriens à chasser ou à tuer les burkinabès. J’aimerais qu’on se pose les vraies questions : Hé oui c’est important ! Qui a déstabilisé le régime de Laurent Gbagbo qui en deux ans (de 2000 à 2002), présentait des indicateurs de développement exceptionnel (les économistes honnête le reconnaîtront) entraînant une guerre fratricide en RCI ? Oui qui a déstabilisé le régime de Laurent Gbagbo ? D’où sont – ils parti, où se sont – ils entraînes ? Je ne vais pas revenir sur la genèse de la crise ivoirienne mais je voulais juste faire comprendre que ce c’est Bien Blaise Compaoré avec ces officiers mafieux sous l’instruction de certaines puissances hostiles à toute tentative d’indépendance réelle de l’Afrique qui se sont servis de notre pays (le Burkina Faso) pour déstabiliser un pays frère, ami et généreux hôte qu’est la Côte d’Ivoire. Les faits sont là et sont évident pour se qui veulent rentrer dans les détails. Nous avons soutenu ce complot international par notre silence complice prenant partis pour un va t-en guerre, un manipulateur, un vendeur d’illusion… Alassane Dramane Ouattara qui nous a trompés. Nous avons pensé qu’il aimait le Burkina Faso, mais nous venons de voir qu’en réalité il ne faisait que se servir de notre pays. Pire nous avons assisté à sa volonté ferme de déstabiliser notre Patrie lui et sa bande de loups déguisés en agneaux se faisant passer pour des oppressés, des défenseurs de la liberté et de la justice… Contrairement à ce à quoi on s'attendait, c’est le camp Ouattara qui a cautionné et encouragés la tentative de putsch. Ouattara à pesé de tout son poids pour nous enfoncer notre pays dans le « KAO »…

L’imbécile de Guillaume SORO qui a toujours clamé son admiration pour Blaise (c’est son droit le plus absolu mais il est hors de question qu’il se permette de le comparer à Thomas SANKARA) n’a non seulement pas condamner le putsch mais je dirai l’a plutôt approuvé par des posts maladroits sur Facebook sans compter ceux de ses sofas. Non content d’entretenir la fracture sociale en Côte d’Ivoire, le régime hors la loi Ouattara veut se jouer les déstabilisateurs du Burkina Faso. Mon texte n’a autre ambition que de demander au peuple burkinabè de VOMIR Alassane Dramane Ouattara et sa bande de malfaiteurs à jamais… Il faut que notre terre leurs soit interdites à jamais. Quand le peuple ivoiriens les mettra dehors aucune hospitalité ne leur sera offert au Burkina Faso. J’invite le peuple burkinabè à sortir de son silence et à dénoncer et condamner les forfaitures, l’injustice et les mensonges et autres manipulations en Côte d’Ivoire. J’invite les ressortissants burkinabè en Côte d’ Ivoire d’éviter de se faire manipuler par une bande de mafieux qui les utilisent à leurs fins. Aux ivoiriens, je demande leur compréhension et leur témoigne toute ma reconnaissance pour les prières qu’ils nous ont formulé au cours de ces évènements douloureux (J’ai lu beaucoup de message d’encouragement et d’appel à la résistance d’ivoirien).

Je leur demande aussi pardon pour notre prise de position souvent très subjective durant la crise ivoirienne. Une pensée particulière aux prisonniers politique en Côte d’Ivoire détenus sans raison valables, et condamnés sans faits) et en particulier au Président Laurent GBAGBO (qui à mon humble avis est maintenu à la Haye juste pour des raisons d’état). Ainsi, je me permets d’adresser ce petit mot à l’endroit du Président Laurent GBAGBO: Cela ne vas pas réparer le tort que la communauté internationale vous a fait, mais sachez que nous sommes nombreux nous les burkinabès qui regrettons vivement le rôle joué par notre pays dans la déstabilisation de votre régime. Nous resterons mobilisés pour le rétablissement de la vérité en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui plus que jamais nous militerons pour votre libération. Il a fallu beaucoup de temps pour bon nombre d’entre nous pour comprendre qui était notre ennemi réel. Mais maintenant, on sait c’est qui!!! Nous vous souhaitons beaucoup de courage, beaucoup de santé pour la suite de votre lutte en faveur de la démocratie et contre l’impérialisme. ON EST ENSEMBLE PRESI : YA RIEN FACE!!! BURKINABES ET IVOIRIENS ONT EST CONDAMNE A ETRE UNIS MAIS PAS DANS LE MENSONGE !!! QUE DIEU BENISSE LE FASO ; MALHEURS A CEUX QUI BAILLONNE LEUR PEUPLE ; VIVE L’AFRIQUE UNIE ET SOLIDAIRE !"

Par Salif Nikiema

Source: .ivoirebusiness.net

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 18:03
Kadhafi  de retour : Seif el-Islam Kadhafi élu représentant du Conseil suprême des tribus libyennes.

Kadhafi  de retour : Seif el-Islam Kadhafi élu représentant du Conseil suprême des tribus libyennes.

 

Depuis quelques mois, le bruit courrait que Seif el-Islam Kadhafi – fils ainé de l’ancien Guide libyen - avait été libéré par les tribus berbères qui l’ont capturé en novembre 2011, et qu’il se déplace librement dans Zenten, une ville dépendant du « gouvernement» dit de Tobrouk.

Selon le site bien informé Mondafrique, il est non seulement libre de ses mouvements, mais a été élu le 14 septembre dernier représentant officiel du Conseil suprême des tribus libyennes. Mauvaises nouvelles, si c'est confirmé, pour les gouvernements fantômes libyens (Tripoli et Tobrouk)… et pour Nicolas Sarkozy, toujours soupçonné d’avoir financé sa campagne électorale présidentielle de 2007 avec de l’argent libyen !

Le Forum national des tribus libyennes qui existait du temps de Mouammar Kadhafi – et qui s’est opposé avec force à l’intervention militaire lancée par Sarkozy - était composé de représentants d’environ 2000 tribus et clans, ainsi que de notables. Même si le Conseil suprême des tribus actuel compte moins de membres, cela donne une idée du poids politique des tribus en Libye, ignoré à dessein et à tort par la "communauté internationale".

Seif el-Islam a été condamné à mort par contumace en juillet dernier lors d’un procès spectacle fabriqué par le régime de Tripoli. La Cour pénale internationale (CPI) le soupçonne de « crimes contre l'humanité » et veut le juger à La Haye. Elle peut toujours attendre...

Aïcha Kadhafi, sa sœur, réfugiée à Oman – après avoir été priée de quitter l’Algérie – envisage de s’installer en Afrique du sud ou au Zimbabwe, où elle espère être mieux traitée et avoir plus de libertés de mouvements.

 

Source : Par Gilles Munier

 

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:15
Fifa : Moscou demande à Washington d'arrêter ses «tentatives d'exercer la justice hors de ses frontières»

Fifa Moscou demande à Washington d'arrêter ses «tentatives d'exercer la justice hors de ses frontières»

 

La kabbale contre la Russie continue Et ça touche jusque là FIFA. Et comme d'habitude Des que Washington tousse, toute l'Europe a la grippe. Ils ont demandé à Blatter de participer à la kabbale pour retirer à la Russie son mondial 2018 Mais Blatter a refusé, et là subitement ils dévoilent toutes les corruptions dont ils étaient au courant et n'en parlaient pas. Il faut savoir que ces gens quand ils veulent t'attaquer, ils utilisent toutes les armes possibles. Il faut vous méfier de tout, surtout des ONG, même d'un simple groupe qui vient chez vous faire un documentaire sur les animaux, la végétation, etc.. Rien est innocentSi tu entres en guerre avec ces gens. Nettoie ton pays.

Source:Autrepresse

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 14:19
Côte d’ivoire - Kouadio Konan Bertin : Ouattara a peur, nous augmenterons sa peur

Côte d’ivoire - Kouadio Konan Bertin : Ouattara a peur, nous augmenterons sa peur

         

      Kouadio Konan Bertin, candidat déclaré à l'élection présidentielle ivoirienne d'octobre prochain était l'un des invités du séminaire-bilan du parti politique ivoirien LIDER.
Le député de Port-Bouët a saisi cette opportunité pour éreinter de nouveau le pouvoir d'Abidjan : « La Côte d'Ivoire est devenue le “Gondwana” de Mamane (Pays imaginaire où tout va bien selon le chroniqueur de RFI). Pour Ouattara en Côte d'Ivoire, tout va bien. Seuls les naïfs peuvent encore croire à cela. Il n'a que les mêmes poncifs. ''Ponts et routes''. Ayant échoué lamentablement, il sert du sensationnel à ceux qui ont encore le courage de le suivre.

      Ouattara a la phobie d'une élection électorale indépendante. Il a peur je vous le dis. Depuis 2013, Alassane Ouattara fragilise mon parti le PDCI-RDA. Ce monsieur ne veut que des thuriféraires pour lui tenir l'encensoir. Mais, il a menti. La Convention Nationale pour le Changement (CNC) va augmenter sa peur. Nous aurons tort de le laisser faiblir longtemps notre pays. On voulait la réconciliation nationale, il ne nous l'a pas donnée et ne l'a pas permise par “ses” procès triviaux. Il faut unanimement dire non à ce monsieur ».
Par J-F Y
Source : L’intelligent d’Abidjan

 

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 15:18

Ce que les Africains devraient savoir de Robert Mugabe que l'Occident tente de diaboliser

https://www.youtube.com/watch?v=7WrYJEDHVW4&feature=youtu.be

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 15:09
François Fillon

François Fillon

François Fillon et les « métastases » de la guerre de Libye.

Analyse du discours prononcé à Londres, lors d'une conférence-débat avec Gilles Kepel, sur le thème : « Lutter contre le terrorisme aujourd’hui : quelles politiques ? Quelles perspectives pour la France et le Royaume-Uni? Quel impact sur le secteur privé ?».

Voyons donc ce que peut dire sur ces questions François Fillon, lui qui, en tant que Premier ministre du 17 mai 2007 au 10 mai 2012, a pris une part directe de responsabilité dans la guerre menée de mars à octobre 2011, par le président Nicolas Sarkozy, le Premier ministre David Cameron et le président des États-Unis Barack Obama, contre le peuple libyen.

« Avec les printemps arabes, nous espérions la victoire de la démocratie mais la démocratie ne s’improvise pas, et à bien des égards, l’Occident - USA en tête - s’est comporté en apprenti sorcier. L’invasion de l’Irak en 2003 et la démocratisation improvisée de ce pays ont précipité le chaos. » Outre qu’il faudrait savoir ce que les chefs de quelque trois États occidentaux entendent par « démocratie », puisque leurs soutiens sont exclusivement voués à la bourgeoisie et que leurs meilleurs amis se trouvent, désormais, dans les monarchies féodales du Golfe Persique, force est de constater qu’ils veulent imposer, coûte que coûte, à tous les pays du monde, cette « démocratie » qu’ils se gardent bien de définir.

En 2011, les « printemps arabes », joliment vendus aux populations occidentales par les médias mainstream, n’étaient destinés, dès le début, qu’à être des printemps de sang et de cendres.

La démocratie de s’exporte pas

Le renversement d’un régime, quel qu’il soit, par une « guerre » pudiquement appelée «opération extérieure », comme en Irak ou en Libye, ne peut que s’achever - ainsi que François Fillon le souligne lui-même - dans le « chaos ». Car, non seulement la « démocratie » ne «s’improvise » pas, mais elle ne s’exporte pas. Elle ne peut venir de l’extérieur du pays visé par les “bienfaits occidentaux” sous peine de s’imposer au mépris de la souveraineté des peuples : alors, monsieur Fillon, la « démocratie », c’est quoi ?

Les nombreuses expériences passées devraient avoir appris, non pas « à l’Occident » mais à certains chefs d’États occidentaux « - USA en tête - », que la « démocratie », selon leur imaginaire mais aussi selon leur réalité exclusive, ne peut s’implanter, ni dans l’imaginaire des peuples, ni dans la réalité d’un pays. Restent les dégâts considérables causés par les bombes dans le quotidien de ces peuples et dans l’histoire de ces pays. Ce que les déstabilisations des dernières années montrent, c’est que les peuples irakien, tunisien, égyptien, libyen, syrien, etc., ne peuvent plus être mis au pas forcé, comme au temps de la colonisation européenne, même sous les bombes des bienfaiteurs de l’humanité qui se résument à trois chefs de pays occidentaux. L’insistance de ces derniers, aiguillonnés par les multinationales amies, à aller, au nom des droits de l’homme, contre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ne peut qu’aboutir à ce résultat : à défaut de pouvoir faire entendre raison à ces peuples dépourvus de toute raison, qui refusent l’exploitation de l’être humain par l’être humain, comme en Libye, il ne reste plus qu’à détruire tout dans leur pays pour les plonger dans le « chaos ».

Pris au piège des mots

On pourrait croire qu’à la lueur de ce qui s’est passé et de ce qui se passe encore en Irak, monsieur Fillon a compris un peu quelque chose. Mais non ! Puisque monsieur Fillon considère que « l’opération française en Libye » était « juste » « sur le plan moral »... C’est-à-dire ?

« Quant à l’opération française en Libye - aussi juste fût-elle sur le plan moral - elle aura eu pour conséquence de disloquer cet État et de métastaser le Sahel. » Là où monsieur Fillon a tout à fait raison, c’est lorsqu’il compare « l’opération française en Libye » à un cancer qui fait des métastases au Sahel. Cependant, pris au piège des mots, voilà une comparaison terrible pour lui... Car, en dehors de lui, à qui viendrait-il l’idée de considérer et de dire qu’un cancer est « juste » « sur le plan moral »... Enfin, le fin mot de l’histoire est dans le but visé et obtenu de cette guerre : « disloquer l’État », c’est-à-dire l’État des masses, pour arracher au peuple libyen le pouvoir politique et économique, empêcher la création des États-Unis d’Afrique avec une monnaie commune, une armée commune de défense pour tout le continent.

Est-il possible de se voiler la face en utilisant un mot pour un autre... En 2011, en fait d’« opération en Libye», il s’est agi d’une véritable guerre menée, durant huit mois, par des attaques systématiques - de nuit comme de jour - dirigées contre la population civile, tuant hommes, femmes, enfants jusque dans leur sommeil. Le président Sarkozy, avec la complicité active du gouvernement - dont monsieur Fillon était lui-même le chef - et de l’assemblée parlementaire, est à l’origine d’une guerre qui a fait plus de 100.000 mort(e)s sur une population de six millions d’habitant(e)s, un grand nombre de blessé(e)s dont des handicapé(e)s à vie... Et, quand monsieur Fillon parle de métastases, il ne croit pas si bien dire : l’utilisation de bombes, avec des ogives fabriquées à l’uranium appauvri, aura de cruelles répercussions sur la santé des générations à venir... Combien d’hommes, de femmes, d’enfants de Libye vont mourir de cancers à plus ou moins longue échéance ? De l’opération « Protecteur Unifié » des trois chefs d’États occidentaux, destinée à protéger des agressions supposées, fantasmées, de Muammar Gaddhafi « contre son peuple », celui-ci se souviendra longtemps. « Merci, monsieur Sarkozy »?

Ce qui gêne monsieur Fillon…

Monsieur Fillon se réveille tout à coup... Il avait cru faire un rêve de « démocratie » pour les pays musulmans qui ne demandaient rien, et ne demandent toujours rien d’ailleurs, ni au président français, ni à son équipe politique ; et voilà qu’il se réveille dans un cauchemar qui ne fait que commencer... « Nous sommes confrontés à une nouvelle forme de guerre mondiale. Les mouvements totalitaires islamiques occupent désormais des territoires, ils contrôlent des populations, ils lèvent l’impôt, exportent du pétrole, se procurent des armes lourdes, conduisent une guerre numérique efficace contre leurs ennemis, c’est-à-dire contre nous. L’axe de la terreur court du Nigéria au Pakistan, et est marqué par l’émergence de l’État islamique auquel Boko Haram vient de prêter allégeance. »

Qu’est-ce qui gêne monsieur Fillon, dans tout cela ? Pas le nombre de morts en Libye puisqu’il ne les a pas vus. Boko Haram a fait un mort ici, un mort là. L’ÉIIL (État Islamique en Irak et au Levant) a fait deux morts ici, dix morts là. Les bombes occidentales ? Aucun mort ! Ce qui gêne monsieur Fillon, c’est le fait que « les mouvements totalitaires islamiques » - que les monarques du Golfe ont financé et que les chefs d’États anglo-saxons et français ont formé militairement pour les utiliser dans les guerres contre la RDA (République Démocratique Afghane), contre la république d’Irak, contre la démocratie directe libyenne (Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste), contre la république syrienne - « occupent désormais des territoires », « contrôlent des populations », s’emparent de l’économie à travers, notamment, les richesses pétrolières, maîtrisent le militaire et... le « numérique » (“le top du top” des prochaines guerres) ...

Photo : François Fillon légitimant l’intervention militaire française en Libye (Assemblée nationale - 22/3/11)

*Source : Contre le terrorisme : riposte globale, fermeté et sang-froid (Le blog de François Fillon – 21/4/15)

* Auteuse de La Libye révolutionnaire dans le monde (1969-2011) aux Éditions Paroles Vives 2014.

Contact : http://www.francoisepetitdemange.sitew.fr

Sur le même sujet, lire aussi :

Kadhafi sur France 3 : « Je lui ai donné l’argent avant qu’il ne devienne président… » ,

Par Françoise Petitdemange

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 11:38
Paul Biya

Paul Biya

 

Qui pourra succéder à Paul Biya avant, en, ou après 2018?

 

 

      Pour ceux qui comme  nous observent la scène politique au Cameroun, il est une constante: la population dans son immense majorité s’est désintéressée de la politique.
Un phénomène qui trouve ses sources dans l’incapacité de l’opposition camerounaise traditionnelle à proposer des options pouvant conduire à un veritable challenge avec le regime au pouvoir en vue d’une alternance. Mais aussi et surtout, ce dédain est la conséquence d’un ensemble de pratiques de la part du regime en place qui tripote les textes à sa guise, finance ses actions avec de l’argent public et de la sorte, verrouille le processus électoral, etc.

Le camerounais lambda pense donc qu’il “ne sert à rien de s’impliquer en politique parce que tout est presque toujours joué d’avance”. Et le “presque” ici a toute sa place. Car même si l’accès au pouvoir semble être verrouillé pour quiconque ne fait pas partie du “cercle”, des pistes et des acteurs existent néanmoins pour porter ce changement.

A trois ans de la prochaine élection présidentielle, il semble que le moment soit venu réfléchir à qui pourrait sérieusement prétendre à la succession du vieux “Lion de Mvomeka’a”.

QUI POUR SUCCEDER A PAUL BIYA?

Des dauphins potentiels, il en existe par dizaine. La question n’est cependant pas de savoir qui pourrait succéder à l’actuel président du Cameroun au pouvoir depuis 32 ans, mais qui aurait charisme et  personnalité tout en étant suffisamment éloignée du régime actuel? Car pour le peuple camerounais dans sa majorité, le but est la rupture après plus de soixante ans de gestion à court terme.

Certains observateurs sont particulièrement dubitatif quant à la capacité de plusieurs anciens pontes du régime actuel à revenir aux affaires sous la casquette de chef de l’état.  A l’image de Marafa Hamidou Yaya ou Polycarpe Abah Abah dauphins longtemps annoncés qui croupissent en prison après avoir été rattrapés par des affaires aux relents politico-judiciaires, toute la classe dirigeante actuelle est mise au ban des prétentions présidentielles. Pour avoir “traîné” dans l’ombre du prince, tous sont comme qui dirait contaminés.

Et dans l’opposition traditionnelle alors? Le constat est amer. Tout d’abord parce qu’elle subit de façon collatérale les dommages liés à la “pourriture” du régime actuel. Pourtant représentée à l’Assemblée Nationale, cette opposition n’arrive jamais à faire bloc (en dehors des revendications à propos des hausses des salaires des élus etc…), à défaut de faire barrage à la main mise du Rdpc dans la promulgation des lois. Le camerounais moyen voit en cette inertie un assujettissement de toute l’opposition au parti au pouvoir, faisant son jeu en dénonçant le jour ce qu’elle encouragera la nuit. Ni John Fru Ndi, Adamou Ndam Njoya, Bello Bouba,…et leurs affidés comme Edith Kah Walla, Jean Jacques Ekindi… ne semblent convenir ou convraincre dans le recherche d’une veritable alternance. Ce spectacle désolant ferait croire qu’il n’existe personne pour porter le destin du Cameroun dès 2018. Que non!

LE DERNIER ESPOIR

A force de fouiller, et sonder les désirs des potentiels électeurs camerounais, il apparaît que deux choses peuvent ramener la sérénité dans le processus électoral.  Premièrement, que le parti au pouvoir cesse d’utiliser les moyens financiers de l’état pour ses actions et ses candidats. Ceci aurait pour conséquence des batailles à armes  égales avec les candidats de l’opposition et des résultats crédibles  Ensuite, qu’il émerge un candidat auquel on n’aurait pas grand chose à reprocher sur le champ politique actuel. Des noms sont avancés, avec en pôle position un certain Serge Espoir Matomba.
Ce jeune (il vient à peine de franchir le cap des trente cinq ans) chef de parti politique a réussi, à coup de discours incisifs à se frayer une place dans l’opposition camerounaise. Pourtant, malgré que son parti politique le Peuple Uni Pour la Renovation Sociale (PURS) n’ait que cinq années d’existence, Serge Espoir Matomba a réussi à se faire élire au conseil municipal de la mairie d’arrondissement de Douala IV qui compte plus d’un million d’habitants. Ceci témoigne de sa grande capacité de mobilisation et parfois de nuisance lors des actions qu’il mène souvent, actions appuyées par son électorat à majorité jeune. Chef d’entreprise qui partage sa vie entre Paris, Lisbone et le Cameroun, il est devenu au gré de ses interventions une figure incontournable dans les médias et forums locaux. Il a le mérite de s’être “construit” tout seul, n’ayant fait partie d’aucune formation politique, (pouvoir et opposition réunis) avant la création du PURS,  ce qui lui permet de jouir d’une virginité politique, qualité quasiment introuvable dans le landernau camerounais. Il se fait d’ailleurs appeler “le bébé prédateur politique” par les caciques et apparatchiks du monde politique local.

En conclusion, 2018 c’est déjà demain. Et s’il fallait voter pour une alternance au pouvoir, ils ne sont pas nombreux qui pourraient prétendre au vote des camerounais. Il y a un espoir, celui de voir grandir ce jeune loup aux dents longues, Serge Espoir Matomba.  Mais il est toujours possible de se tromper.

Achille Assako
Journaliste

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 17:31
Boko Haram : le bras armé de l’Occident pour détruire le Nigéria et chasser la Chine du Golfe de Guinée

Boko Haram : le bras armé de l’Occident pour détruire le Nigéria et chasser la Chine du Golfe de Guinée

 

       Les amis du Nigéria ne sont pas ceux qui, par une communication surfaite, proposent leur « aide » pour lutter contre la secte islamiste. Il s’agit plutôt d’embrasser l’ennemi nigérian pour mieux l’étouffer !

Premier pays producteur de pétrole en Afrique et sixième mondial avec 2,5 millions de barils par jour, le Nigéria a commis le « crime » de céder des puits de pétrole à la Chine. Une concurrence jugée insupportable pour les États-Unis, la France et l’Angleterre qui pompent le pétrole nigérian sans inquiétudes depuis 50 ans. De leur côté, les pétromonarchies arabes s’inquiètent d’un Nigéria trop puissant qui pourra ne plus se soumettre au diktat de l’Arabie Saoudite et du Qatar sur le marché du pétrole et du gaz. A l’image de l’Iran (2ème) et du Venezuela (5ème producteur de pétrole mondial) qui gèrent leur pétrole en toute souveraineté. Boko Haram est le cheval de Troie qu’utilisent les puissances impérialistes pour contrer la Chine et détruire la première puissance économique africaine qu’est devenu le Nigéria en le divisant en deux états comme au Soudan.

 

Quelques questions pour briser le tabou

Première puissance économique africaine depuis le premier trimestre 2014, premier pays producteur de pétrole en Afrique, le Nigéria qui conserve par ailleurs sa confortable position de première puissance démographique (180 millions d’habitants) du continent retient de plus en plus l’attention des médias. Seulement, dans les chaînes de télévision ou les colonnes des journaux, cette triple puissance qu’est le Nigeria est désormais réduite à un nom devenu son synonyme : Boko Haram. Présenté par les« grands »medias « presstitués » comme un groupe de « fous de Dieu », Boko Haram n’aurait pas d’autres visées que de créer un Califat dans une partie du Nigéria, à défaut de soumettre tout le pays à la loi islamiste, la Charia. Aucun lien avec les puissances impérialo-capitalistes engagées dans une lutte à mort pour conserver l’hégémonie mondiale face à la Chine. Et grâce à la grande communication faite autour de l’ « enlèvement » le 14 avril 2014 de plus de 200 jeunes filles (le nombre varie en fonction des sources) dans la localité de Chibok, la secte islamiste a acquis une renommée planétaire. Ses actions sont relayées autant que celles des autorités nigérianes sont censurées. Comme pour prouver aux yeux du monde que le président nigérian, Jonathan Goodluck n’a paradoxalement aucune chance !

Mais est-ce une surprise si ces médias « oublient » systématiquement de vous dire à qui profitent en dernier ressort les crimes commis par la secte Boko Haram ? Pourquoi notre grande presse garde-t-elle un silence complice sur les origines des fonds et des armes lourdes qui permettent aux adeptes de Boko Haram de semer la mort au Nigeria, et bientôt au Cameroun ? Pourquoi les médias qui arrosent le monde ne diffusent-ils pas ce câble de Wikileaks qui citait nommément l’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique à Abuja, Terence P. MacCulley comme le coordinateur des actions de déstabilisation du Nigéria ? Face à la redéfinition des équilibres géostratégiques imposée par la pénétration de la Chine en Afrique, Boko Haram comme la Séléka en République centrafricaine est devenue une arme redoutable pour préserver la mainmise des multinationales occidentales sur les matières premières et accélérer la mise en place d’Africom, le Commandement militaire étasunien pour Afrique.

 

BokoHaram : à qui profitent les crimes de la secte islamiste ?

Pour envahir l’Irak et tuer son président au nom du pétrole, les Etats Unis d’Amérique de Georges Bush ont trompé la planète entière en affirmant que Saddam Hussein, devenu l’ennemi à abattre détenait des Armes de destruction massive. Colin Powell est allé plus loin en sortant des tubes à essai qu’il a présentés en mondovision comme les échantillons de ces armes à la disposition de Saddam Hussein. 10 ans après, tout le monde a constaté qu’il s’agissait d’un gros mensonge made in Washington.

En 2011, une vidéo sur le chef de guerre congolais Joseph Kony postée sur You Tube et largement commentée dans les médias a été regardée dit-on par plusieurs millions d’internautes. Stupéfaits par les crimes de Joseph Kony, les internautes du monde entier ont juré la perte de Kony. En retour, les EU ont proposé leur aide pour officiellement traquer les troupes de l’Armée de Résistance du Seigneur que commande l’ « invisible » Kony. Trois ans après, le résultat est le suivant : Joseph Kony est toujours en fuite. Mais au nom de sa traque, les USA ont installé des bases militaires en République démocratique du Congo, en Ouganda, en République centrafricaine, etc.

Autrement dit, à travers cette campagne, Washington a solidement installé les bases militaires dans cette partie de l’Afrique particulièrement riche en minerais précieux et très sollicités par la Chine qui en a grand besoin pour son industrialisation.

 

Le Nigéria fait son entrée dans la gueule du loup

Membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) depuis 1971, le Nigeria garde le record de putschs en Afrique. Le pays a connu plusieurs groupes irrédentistes parmi lesquels le Mouvement pour la Survie du peuple Ogoni (Mosop) que dirigeait l’écrivain Ken Saro-Wiwa (pendu en 1995), le Mouvement pour l’Emancipation du Delta du Niger (Mend). Le Mosop et le Mend avaient des revendications clairement formulées : gestion inclusive des ressources pétrolières. Les membres des deux organisations faisaient recours aux moyens légaux descendant dans la rue pour manifester mais n’hésitaient pas à prendre les armes pour s’attaquer au pouvoir central ou aux compagnies pétrolières, sources de leurs malheurs.

 

BokoHaram : un fantôme à plusieurs facettes

Crée à Maiduguri par Mohamed Yusuf en 2002, au lendemain des attentats du 11 septembre, Boko Haram évolue au gré des événements politiques nigérians et des orientations géostratégiques dessinées par les grandes puissances occidentales.

De 2002 à 2006, la secte s’inscrit dans la logique de recrutement-endoctrinement. Néanmoins, elle effectue quelques actions de violence comme pour prouver sa capacité d’action et se faire connaître. De 2006 à 2009, au fur et à mesure que le sudiste Olusugun Obasanjo s’obstinait à modifier la constitution (2006) pour briguer un troisième mandant à la tête du Nigeria, Boko Haram franchit un pallier dans la violence.

Les Etats de Bauchi, Wudil, Potiskum ,Maiduguri, Borno, Yobe, Kano deviennent le théâtre des violences incessantes. Celles-ci ont fait des morts aussi bien dans les rangs des forces de sécurité que dans la population civile et les adeptes de la secte. Son fondateur a d’ailleurs été exécuté en juillet 2009. Mais, comme cette hydre mythologique dont une tête coupée en faisait renaître 1000, Mohamed Yusuf n’est pas mort avec Boko Haram.

 

Quand Boko Haram s’invite dans la lutte pour le pouvoir entre le Nord et le Sud

Il est un élément qui permet de comprendre le versant nigéro-nigérian du phénomène Boko Haram. Entre 2006 et 2007, le président nigérian d’alors, Olusegun Obasanjo use de tous les stratagèmes pour écarter le candidat favori du Nord à la présidentielle.

Atiku Aboubacar qui a pourtant été son vice-président de 1999 à 2007 est tantôt accusé de corruption, tantôt exclu du parti au pouvoir, le Parti Démocratique Populaire (PDP). Déçu, il quitte le PDP et se présente sans succès à l’élection présidentielle de 2007 sous la bannière du Parti populaire de Tout le Nigéria (ANPP).

Finalement, c’est le malade Umaru Yar’Adoua qui succède à Obassanjo. Yar’Adoua est certes du Nord, mais il n’a pas le poids politique, encore moins le soutien populaire dont jouithttp://cdncache1-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png le richissime Atiku Aboubakar que l’entourage d’Obassanjo trouve trop proche de Washington. Ce qui est sûr c’est que depuis cette brouille de plus et peut être de trop entre le Nord et le Sud, Boko Haram est devenu plus violent que jamais. S’attaquant aux écoles, églises chrétiennes et autres lieux publics. Avec ce nouveau redéploiement, l’on constate que la secte devenue le cheval de Troie de l’élite du Nord Nigéria dispose désormais d’armes lourdes. Ses troupes aujourd’hui estimées à 30 000 hommes, sont plus disciplinées, semblent plus entraînées. Bref elles sont devenues plus « professionnelles » ! Ceci fait immédiatement penser au deash en Irak c’est-à-dire une arme de chantage manipulée par des intérêts occultes...

 

        Finalement, le 5 mai 2010, à la mort du président nordiste OumarouYar’Adoua qui n’a pas fini son mandat, le pouvoir revient au Sud avec l’élection de Jonathan Goodluck, originaire de la région pétrolifère du Delta du Niger. Les musulmans du Nord se sentent une fois de plus floués. Ils estiment que la bande à Jonathan Goodluck et Obassanjo a violé l’accord tacite qui veut que non seulement le Nord et le Sud dirigent le pays à tour de rôle, mais aussi qu’il revient à chaque partie de choisir son candidat-président.

Une disposition que le parti au pouvoir aurait violé aussi bien en 2007 qu’en 2011. On comprend par là pourquoi à l’approche de l’élection présidentielle de 2015, Boko Haram multiplie les actes de terreur qui visent sur le plan interne à fragiliser le président sudiste Jonathan Goodluck.

Pour cette mission, les grands médias jouent un rôle déterminent. Ils font une communication sélective qui consiste à communiquer sur les actions de Boko Haram et à passer sous silence les actions des forces de sécurité nigérianes qui ont fait leurs preuves à plusieurs reprises. En 2009 par exemple, l’armée nationale a infligé une cinglante déculottée aux membres de la secte, tuant son fondateur Mohamed Yusuf et un millier de ses combattants. Dans une lettre datant du 9 août 2009, Sanni Umaru qui s’est présenté comme le successeur de Mohamed Yusuf a reconnu la perte de plus de 1 000 hommes par Boko Haram. Certes gangrené par la corruption, le gouvernement fédéral n’est pas (pour l’instant) l’éléphant mort que vous présente votre téléviseur !

Le Nigéria est confronté à la guerre de quatrième génération et dans celle-ci, la guerre de l’information est un pilier central. Les mediamensonges des journaux et télévisions « presstitués » deviennent des obus de mortier qu’on tire du matin au soir. Notre poste de télévision devient un fantassin de l’ennemi installé dans notre propre salon, tirant jour et nuit en direction de notre cerveau !

Avec les financements de l’élite du Nord et ceux des acteurs extérieurs, la secte islamiste s’est suréquipée et dispose désormais d’armes lourdes ainsi que des chars. Outre les soutiens financiers et logistiques, ces islamistes terroristes bénéficient d’importantes complicités dans l’administration et dans les forces de sécurité. Ce sans quoi il n’aurait jamais été possible d’enlever plus de 200 filles dans un établissement scolaire et disparaitre sans être appréhendé. Parmi les financiers de Boko Haram, le Qatar et l’Arabie saoudite sont en tête de peloton bien sûr pour le compte de l’empire certes mais avec l’avantage de déstabiliser un acteur majeur et futur rival sur le marché du pétrole et du gaz. En 2050, le Nigéria seule aura environ 400 millions d’habitants, soit la troisième puissance démographique du monde. Cela n’arrange pas les affaires de beaucoup de gens...

La dimension occidentalo-impérialiste : fragiliser le Nigeria et écarter la Chine

Les puissances sont jalouses de leur position et des privilèges y afférents. Elles s’emploient à freiner toute concurrence, aussi petite soit-elle. En tant que triple puissance (démographique, économique et pétrolière) africaine, le Nigéria s’est involontairement attiré des ennemis hors du continent. Pour ne pas arranger les choses, l’ancien président Olesugun Obasanjo a commis le « crime » de briser le monopole des entreprises occidentales dans l’exploitation des vastes gisements de pétrole du Nigéria en ouvrant les puits au Chinois.

En effet, pendant plus d’un demi-siècle les compagnies pétrolières françaises, anglaises et étasuniennes ont régné en maîtres imperturbables dans la production pétrolière au Nigéria. Et puis, coup de théâtre ! En avril 2006, le président Obasanjo qui n’a pas reçu l’appui des Occidentaux dans sa tentative de modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir se fâche et se tourne vers la Chine. Au grand dam de Shell, Texaco, Chevron..., les autorités nigérianes annoncent en grandes pompes avoir signé un contrat d’exploitation avec la compagnie pétrolière China National Offshore Oilhttp://cdncache1-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png Corporation (CNOOC) pour plus de deux milliards de dollars avec une prévision de production de 225 000 barils jour. Dans la même logique, le président Obasanjo a négocié un prêt d’un milliard de dollars auprès du gouvernement chinois afin de financer la réhabilitation des voies ferrées du Nigéria et acheter du matériel roulant. La partie chinoise se donne deux ans pour produire son premier baril de pétrole au pays de ken Sarowiwa et de Wole Soyinka.

Ce rapprochement Abuja-Pékin crée des insomnies dans les capitales occidentales. Perdre le contrôle du Nigéria qui produit 2,5 millions de barils par jour est un coup dur pour Paris, Londres et Washington. D’autant plus que le Nigéria et son voisin le Cameroun constituent une sorte de glacis stratégique incontournable pour le contrôle du Golfe de Guinée.

De leur côté, l’Arabie Saoudite et le Qatar s’inquiètent de voir le premier producteur africain de pétrole s’affranchir de leur tutelle. L’Iran, deuxième producteur de l’or noir au monde se moque des directives éditées par l’Arabie Saoudite et le Qatar. Le Venezuela, cinquième producteur mondial de pétrole s’est affranchi des directives des monarchies arabes et de l’impérialisme occidental depuis plus d’une décennie. Il gère son pétrole en toute souveraineté. Or, ad vitam aeternam, ces pétromonarchies entendent être le centre de régulation du marché du pétrole mondial. Ce qui est le seul lot de consolation que leur laisse l’impérialisme occidental.

Face aux velléités souverainistes du Nigéria, les réactions ne se font pas attendre. Chez l’Oncle Sam, on le sait, la meilleure défense c’est l’attaque ! L’administration étasunienne lance précipitamment son Commandement militaire pour l’Afrique en 2008, année où la China National Offshore Oilhttp://cdncache1-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png Corporation (CNOOC) démarrait ses activités pétrolières dans le premier pays producteur de pétrole en Afrique. Dans la précipitation, les EU n’attendent pas l’obtention d’un accord de siège pour lancer l’Africom. Il faut faire quelque chose. Point besoin d’attendre qu’un pays africain accepte d’abriter Africom pour le lancer. Six ans après son lancement, ce Commandement militaire étasunien pour l’Afrique est toujours basé à... Stuttgart en Allemagne.

Certains peuvent toujours y voir une simple coïncidence. Mais, cela n’enlève rien sur le fait que le Commandement militaire étasunien pour l’Afrique ne vise pas à lutter contre le terrorisme comme l’indique le discours officiel. Africom est le bras militaire de la diplomatie étasunienne pour contrer l’émergence d’une puissance endogène et surtout écarter la Chine de Afrique. Pour éviter que l’Empire du milieu ne s’empare de leur place de première puissance économique mondiale, les EU, incapables de fermer les industries chinoises, empêchent que celles-ci puissent accéder aux matières premières qui leur sont indispensables.

La CIA à l’œuvre

S’appuyant sur les câbles de Wikileaks, l’organisation Greenwhite Coalition affirme que pendant plusieurs années, les EU ont déployé les gros moyens pour déstabiliser le géant d’Afrique. En fouillant dans sa mémoire, le pays de Georges Bush a constaté que les troupes de l’Ecomog (EconomicCommunity of West African States Monitoring Group), la force militaire de la CDEAO (Communauté de développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest), majoritairement constituée de militaires nigérians avait jouéhttp://cdncache1-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png un rôle important (institution de cessez-le-feu) dans les guerres civiles au Libéria et en Siéra-Léone dans les années passées.

Craignant que le Nigéria utilise l’Ecomog pour supplanter l’influence des grandes puissances dans la sous-région, le président Georges Bush, fonde l’Acri (Africa Crisis Response Initiative ) en 2004. Avec l’aide de la CIA, l’Acri recrute des jeunes islamistes qu’elle forme à la collecte du Renseignement, au maniement des armes, aux techniques de survie. Les jeunes formés sont mis à la disposition de la secte BokoHaram qui s’en sert pour semer la mort !

Greenwhite Coalition constate également que la CIA a installé les camps d’endoctrinement et de formation le long des frontières poreuses du Nigéria, du Cameroun, du Tchad et du Niger. Bien plus, un autre câble diplomatique étasunien révèle que pour conduire la déstabilisation du Nigéria, l’ambassade étasunienne au Nigéria est devenue un véritable laboratoire. Pour mieux mener le sinistre projet, Washington n’a pas trouvé mieux que Terence P. MacCulley pour occuper le poste d’ambassadeur dans ce pays. Terence P. MacCulley n’est pas un diplomate comme les autres. En plus d’être le coordinateur de la politique étrangère d’Africom, il est l’un des architectes de l’Africa Crisis Response Initiative. Son expérience est mise à contribution pour fragiliser le pouvoir fédéral afin de justifier l’intervention des pays de l’OTAN.

Il n’aura échappé à personne que les attaques de la secte islamiste se font désormais avec une précision digne d’une armée professionnelle bien entrainée ! Elle dispose d’un effectif que la rançon issue du marchandage des otages ne peut payer. Car pour enrôler, nourrir, équiper et soigner des milliers de combattants comme c’est le cas de Boko Haram, il faut avoir des financements importants et réguliers. Or le business des otages n’obéit pas à cet impératif.

Quand Michelle Obama fait le marketing des drones étasuniens au Nigéria

Pour mieux comprendre l’implication des EU dans la déstabilisation du Nigéria, il faut revisiter les derniers évènements qui se rapportent à ce pays. Le dernier en date est incontestablement la campagne « Bring Back our Girls », lancée personnellement par la première dame des Etats Unis d’Amérique. Restée en retrait pendant les six premières années de présidence de son mari, Michelle Obama s’est muée en mascotte du complexe militaro-industriel étasunien. En lançant la campagne Bringbackourgirls sur facebook, elle a légitimement attiré l’attention du monde sur le sort des 200 filles enlevées par la secte islamiste.

Mais, ce qu’on ne dit pas c’est que Michelle Obama a trouvé un nouveau ciel pour les drones étasuniens et un nouveau terrain d’actions pour les Marines et autres forces spéciales étasuniennes. Au nom de la recherche des 200 lycéennes, le président étasunien a décidé l’envoi de 70 militaires au Tchad.

Obama en a profité pour renforcer les effectifs militaires de son pays au Nigeria. Jusqu’en mai 2014, 50 soldats étasuniens étaient régulièrement affectés à l’ambassade des EU au Nigéria. 20 Marines y assuraient la formation des militaires locaux. La campagne lancée par Michelle Obama a permis d’accroitre ce nombre.

Rappelez-vous la campagne lancée pour nous avait-on dit, traquer Joseph Kony. Elle a permis aux EU de quadriller le Congo, l’Ouganda, la RCA… “ Brink Back our Girls ” permet de quadriller l’Afrique de l’Ouest. Etablissant l’axe Mogadiscio-Ouagadougou, avec douze pays sous la botte de Washington. A ce jour, 29 pays africains ont accordé le droit aux EU d’utiliser leurs aéroports. Et n’oubliez jamais que les forces spéciales sont toujours précédées des hommes de Renseignements qui collectent certes des données utiles pour les militaires, mais font de l’espionnage économique et industriel au service de l’Empire. On voit à qui profite les crimes de Boko Haram en dernier ressort. La guerre c’est le plan !

Boko Haram : un pokerhttp://cdncache1-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png menteur très rentable

En français, Boko Haram veut dire : « l’école interdite ». Boko renvoie au livre Book et Haram veut dire interdit. Son contraire est Halal. Plusieurs « spécialistes » et « experts » de Boko Haram préfèrent la traduction suivante : « L’éducation occidentale est un péché ».

Cependant, il est étonnant de constater que Boko Haram ne s’attaque pas aux intérêts des Occidentaux qui sont pourtant ses ennemis objectifs si l’on en croit la traduction des « experts ». Au Nigéria, les grandes marques occidentales ne manquent pourtant pas. Les plus visibles dictent la loi dans le pétrole qui est la principale source en devises du pays.

Au lieu de s’attaquer à elles pour confirmer le caractère Haram de l’Occident, la secte préfère s’en prendre aux Nigérian(e)s dont le crime inexpiable serait d’être chrétien(e)s ou de fréquenter une école laïque. Aboubakar Shekau n’a-t-il pas revendiqué l’enlèvement des 200 filles dans une vidéo ? Quelle incohérence ! Boko Haram est donc ce que son nom n’indique pas. Autrement dit Boko Haram n’est pas ce que vous en savez.

Contrairement à Boko Haram, le Mouvement pour la Survie du Peuple Ogoni et le Mouvement pour l’Emancipation du Delta du Niger s’opposaient ouvertement aux intérêts de l’Occident. Les deux organisations s’en prenaient directement aux multinationales pétrolières et à leurs relais nigérians. En 1992, trois ans avant sa pendaison à Port Harcourt le 10 novembre 1995 par le régime de Sani Abacha, l’écrivain Saro-Wiwa (assassiné avec 8 autres militants du Mosop) indexait les compagnies pétrolières en termes : « L’exploration pétrolière a transformé le pays ogoni en immense terrain vague. Les terres, les rivières et les ruisseaux sont en permanence entièrement pollués ; l’atmosphère est empoisonnée, chargée de vapeurs d’hydrocarbures, de méthane, d’oxydes de carbone et de suies rejetés par les torchères qui, depuis trente-trois ans, brûlent des gaz vingt-quatre heures sur vingt-quatre tout près des zones d’habitation. Le territoire ogoni a été dévasté par des pluies acides et des épanchements ou des jaillissements d’hydrocarbures. Le réseau d’oléoducs à haute pression qui quadrille les terres cultivées et les villages ogoni constitue une dangereuse menace ». Poursuivi par les familles des victimes pour complicité dans l’élimination de Saro-Wiwa et ses compagnons, le pétrolier Shell a accepté de payer 15,5 millions de dollars en juin 2009.

La rançon de la mauvaise gestion

Si BokoHaram recrute avec tant de facilité au Nigéria, c’est aussi parce que les dirigeants successifs de ce pays se sont illustrés par une redistribution inéquitable des ressources pétrolières. Exemple : l’écart entre le taux de scolarisation au Sud et au Nord du pays est abyssal. Pareil pour la couverture sanitaire. Tenez ! Sur 100 000 femmes qui enfantent au Nigéria, 1 800 meurent au Nord contre 80 dans le Sud du même pays. Face à cette misère entretenue par les hommes politiques généralement empêtrés dans les affaires de corruption et de détournement de deniers publics, les populations des zones lésées sont réceptives aux manipulations.

Pour attirer le maximum de personnes qu’il a finalement converties au djihad, Mohamed Yusuf, le fondateur de Boko Haram insistait dans ses prêches sur ces inégalités. Il pointait le pouvoir fédéral comme étant la cause du chômage des jeunes. Et ces derniers étaient nombreux qui attendaient leur premier emploi après plusieurs années d’études universitaires. En usant de tous les subterfuges pour écarter le nordistes, Atiku Aboubakar et placer le malade Omaru Yarad’oua, Olesugun Obasanjo à renforcé le clivage Nord-Sud et Boko Haram prospère au Nord parce qu’il a le soutien de l’élite nordiste. Les Nordistes sont prêts à tout pour qu’un sudiste ne remporte pas l’élection de 2015.

L’issue de cette consultation électorale déterminera probablement le cours de l’histoire du Nigéria. Si un ressortissant du Sud gagne, les actes terroristes de Boko Haram vont vraisemblablement se multiplier. Un rapport circonstancié du National Intelligence Council des EU évoque d’ailleurs une probable partition du Nigéria en 2015. Par contre si un nordiste l’emporte, les données pourront changer. Les musulmans verront l’arrivée d’un des leurs à la tête de l’Etat fédéral comme la correction d’une injustice. Comme un instrument au service de l’élite nordiste du Nigéria, BokoHaram aura atteint l’une de ses missions historiques. Mais, puisqu’elle est aussi et surtout au service des puissances étrangères, Boko Haram pourra migrer vers un autre pays exactement comme l’ont fait les djihadistes takfiri abandonnant la Lybie conquise pour la Syrie de Bachar Al-Assad. En clair, ses combattants pourront être envoyés sur un nouveau front pour une mission similaire : contrer la Chine et obtenir des contrats léonins pour les multinationales occidentales.

Après le Nigéria, le Cameroun ?

Le Cameroun est la cible idéale pour les puissances impérialistes occidentales. Pourquoi le Cameroun de Paul Biya ? Comme le président centrafricain François Bozizé renversé par une coalition rebelle en mars 2013, le malheur de Paul Biya c’est d’avoir décidé de diversifier les partenaires économiques du Cameroun. Ainsi, ce pays considéré depuis près d’un siècle comme bastion imprenable de la France a largement ouvert ses portes à la Chine. En 10 ans, l’Empire du milieu a supplanté la France dans l’économie camerounaise. Gagnant progressivement tous les grands marchés : construction des barrages de Mekin et M’mvelle, construction de l’autoroute Douala-Yaoundé, construction du Complexe industrialo-portuaire de Kribi, etc.

Le Cameroun, c’est aussi le verrou du golfe de Guinée et la gâchette de toute l’Afrique. On l’appelle « l’Afrique en miniature ». Déstabiliser ce pays c’est la garantie de mettre le feu à tout le Golfe de Guinée. Déjà, depuis plus de deux ans, les incursions de la secte nigériane ont presque totalement détruit le commerce de bétail dans le nord du Cameroun alors que la misère sociale est justement la raison essentielle pour laquelle la secte recrute si facilement ses djihadistes. La stratégie du chaos est donc bien en marche. Jusqu’ici, les seuls otages occidentaux attribués ou revendiqués par la secte nigériane Boko Haram ont été enlevés au...Cameroun.

Le 19 février 2013, une famille française constituée de Tanguy Moulin-Fournier et son épouse, leurs quatre fils et Cyril le frère de Tanguy sont enlevés à l’extrême-Nord du Cameroun. En visite en Grèce, François Hollande réagira tout de suite en indiquant que cette famille est entre les mains de Boko Haram. Boko Haram n’avait encore fait aucune revendication de ce rapt. Il a fallu attendre le 21 pour qu’Aboubakar Shekau revendique l’enlèvement. En novembre de la même année 2013, un autre Français, Georges Vandenbeusch, 42 ans est enlevé à Nguetchewé, localité du Nord-Cameroun. Le Conseil épiscopal du Cameroun n’a signé aucun communiqué rendant public cet enlèvement. L’instance est restée tout aussi muette après la libération de Vandenbeush le 31 décembre. Ce qui est inhabituel. Lorsqu’un prêtre catholique est en difficulté, le Conseil épiscopal prend officiellement position en condamnant l’acte. Ce qui n’a jamais été le cas pour Georges Vandenbeusch qui était pourtant présenté comme prêtre catholique. Le 5 avril 2014, les prêtres italiens Giampaolo Marta et Gianantonio Allegri, ainsi qu’une religieuse canadienne sont enlevés à Tchère, à environ 20 kilomètres de Maroua, capitale de la Région de l’Extrême-Nord Cameroun. L’enlèvement est attribué à la secte islamiste. On dirait que BokoHaram ne voit les Occidentaux qu’au Cameroun !

En fait, à travers ces enlèvements, la secte islamiste et ses financiers impérialistes veulent faire passer dans l’opinion internationale que le régime de Yaoundé est incapable d’assurer la sécurité de ses citoyens et des étrangers et ainsi préparer les esprits à une future occupation militaire du pays comme en Centrafrique.

Une nouvelle carte de l’Afrique se dessine. Les frontières issues de la colonisation n’arrangent plus ceux qui les ont tracées à l’époque. Des informations sérieuses parlent de la constitution d’un nouvel état regroupant le nord du Nigéria, du Cameroun, de la Centrafrique et le sud du Tchad et qui sera un émirat islamique comme celui qui se prépare en Irak.

Finalement, la guerre contre Mouammar Kadhafi en Libye n’est pas différente de celle qui a plongé le Mali dans le chaos. La différence entre le renversement de Laurent Gbagbo en Côte-D’ivoire et de celui de François Bozizé en Centrafrique c’est l’identité des présidents renversés. Au Nigéria, les actions de Boko Haram servent les mêmes intérêts que ceux de la Séléka en République Centrafrique. Par ces temps de faillite économique en occident, les pays de l’Otan, conduits par le nouveau couple anthropophage : EU-France veulent endiguer la pénétration chinoise et reprendre les énormes ressources naturelles disponibles dans cette partie du monde.

Il est également question de déstructurer le continent africain qui sera tout de même la première puissance démographique mondiale en 2050 avec deux milliards d’habitants. Dans cette troisième guerre mondiale qui est la lutte pour l’hégémonie planétaire, tout Etat souverain est un danger pour l’Occident et tout Etat très grand doit être divisé en entités plus facilement manipulables comme au Soudan, et comme prévu pour l’Irak.

La guerre risque d’être longue et large. La campagne d’occultation des vraies causes aussi. Et la grande force de l’impérialisme est de toujours faire porter la responsabilité de ses guerres par d’autres. Ce qui complique évidemment la compréhension des causes profondes et des objectifs finaux des conflits contemporains. Face à cela, le choix devient simple pour les africains : soit combattre pour leur libération définitive et travailler pour devenir la puissance émergente du 21ème siècle, ou alors accepter une recolonisation directe qui cette fois est bien partie pour durer 1000 ans !

Par Carlos BAKE, Olivier A. NDENKOP

 

Source : “Le Journal de l’Afrique n° 003″, 24 octobre 2014, Investig’Action

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

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 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
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                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Massacres en Côte d'Ivoire       

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine