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Côte d'Ivoire : un pays livré au grand capital.

27 Juillet 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Côte d'Ivoire : un pays livré au grand capital.

 

 

                          


 

 

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Que vient faire Jean François Copé et Rachida Dati chez le dictateur Sassou Nguesso du Congo ? Est-ce pour quémander les sous qui manquent terriblement à l’UMP ?

27 Juillet 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Que vient faire  Jean François Copé  et Rachida Dati chez le dictateur Sassou Nguesso du Congo ? Est-ce pour quémander les sous  qui manquent terriblement à l’UMP ?

 

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           Aucun officiel français ne sera de la partie au « Forum Forbes Afrique 2013 », mais, curieusement, les membres de l’« UMP » s’invitent, en effet, après Rachida Dati c’est au tour de Jean François Copé de se rendre à Brazzaville, ce tricheur sera à Brazzaville, officiellement, pour s’entretenir avec Denis Sassou Nguesso.

Autre fait marquant son déplacement, Jean-François Copé prétend être en possession de plusieurs millions d’euros de promesses de dons, a annoncé le président élu de l’« UMP » lors d’une conférence de presse improvisée. « Nous allons prendre contact avec chacun de ces généreux donateurs qui nous ont écrit et mettre en place un système rapide et transparent de transfert de fonds, très rapidement ». La plupart des propositions émanent de mécènes français domiciliés au Nigeria, en Côte d’Ivoire ainsi que dans d’autres pays d’Afrique selon les premières informations. Jean-François Copé a annoncé qu’il allait se rendre très prochainement dans les pays concernés afin que certaines formalités financières seront très vite réglées.
LE COUPLE KOUCHNER-OCKRENT 

Le couple Kouchner-Ockrent n’a pas fini de profiter de la misère des Africains. Et pour cause. Après le rapport d’audit de 24 pages (annexes comprises) facturé 400 000 euros par l’ex-« French doctor » à Omar Bongo du Gabon en août 2004, c’est maintenant au tour de son épouse, (l’ex-journaliste ?) Christine Ockrent d’aller se servir auprès de Denis Sassou N’Guesso sous le couvert du Magazine « Forbes Afrique ». Elle s’était déjà rendue à Brazzaville pour le lancement dudit Magazine, en juillet 2012, et elle va à nouveau s’y rendre, le 23 juillet 2013, cette fois pour y animer la première édition de son « Forum Forbes Afrique » sur « L’émergence des classes en moyennes en Afrique ». Il s’agit en réalité d’une opération de communication destinée à promouvoir l’image d’un vieux dictateur sanguinaire et corrompu qui pille son pays et condamne son peuple à la misère depuis 30 ans, et qui rêve de modifier la Constitution pour rester au pouvoir à vie.
INTERROGATIONS 

Combien Mademoiselle Christine Ockrent a-t-elle reçu du dictateur congolais pour accepter de faire ce sale job après le scandale provoqué par les (faux) rapports de Bernard Kouchner sur le système de santé gabonais ? Cette question doit être également posée à l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin ainsi qu’à l’ancien Directeur général de l’« Agence française de développement» « Dov Zérah et au Secrétaire général de l’Organisation internationale de la « Francophonie » Abdou Diouf, qui prendront eux aussi place le 22 juillet 2013 à bord d’un vol spécial affrété par le dictateur congolais, toujours sous le couvert du fameux Magazine « Forbes Afrique ».

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Sassou et Copé


Par ailleurs, 70% des congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté, un médecin gagne 80 000 francs CFA par mois (moins de 150 euros) et le pays est classé 142ème à l’« Indicateur de développement humain (IDH) » du « PNUD ». Combien de « classes moyennes émergentes » dans ce pays des « Biens Mal Acquis » ? Lire l’intégralité de l’article

LE PROGRAMME ET L’INTERVENTION DE JEAN FRANCOIS COPE A BRAZZAVILLE CI-DESSOUS:

10h45 

Dialogue : Regards transatlantiques : « Développement africain et enjeux économiques pour le monde »

Alors que l’essor des classes moyennes africaines implique des changements majeurs des pratiques culturelles, sociales et économiques, quel impact ce nouveau phénomène a-t-il sur la diplomatie du continent et sur la perception par les autres puissances de l’Afrique comme nouveau partenaire? Ces changements sont-ils porteurs d’une nouvelle gouvernance africaine et mondiale ?

Avec :

• Jean-François Copé, Président de l’UMP, Député-Maire de Seine et Marne, ancien Ministre du Budget

DATI-COPE : LE PAIN AU CHOCOLAT A BON GOÛT CHEZ LE DICTATEUR SASSOU NGUESSO . Par Olivier Mouebara

 

Source : congoliberty.com

 

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Mali : Chronique d’une élection pipée d’avance.

27 Juillet 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Mali : Chronique d’une élection pipée d’avance.
Carte du Mali


De l’illusion d’une libération par Serval à l’aboutissement d’un service pour le chaos total !

A Bamako courent de folles rumeurs sur les millions de cartes de vote éditées en surplus (? !), dans la plus grande opacité, par le pouvoir intérimaire, au moment où des électeurs potentiels du même nombre sont privés de leurs droits constitutionnels par défaut de NINA (la carte d’électeur)

Pis, à seulement sept (7) jours du 1er tour de l'élection présidentielle, des militaires aux ordres du Capitaine Sanogo auraient pillé des stocks de cartes de vote aux fins d’utilisation frauduleuse en faveur du "candidat des militaires."

Les jeux semblent faits !

Les élus sont connus d’avance et les élections présidentielles du Mali du 28 juillet 2013, censées restaurer l’ordre républicain et constitutionnel, passeront dans les annales comme la plus grande mascarade de l’histoire politique de la France-Afrique, pourtant riche en événements de ce genre.

Que le Peuple du Mali se le tienne pour dit : Serval lui sera fatal !

Que le Peuple français le sache : l’opération menée à grands frais au Mali, en son nom et pour son idéal, n’est décidément qu’un énorme leurre qui finira par modifier durablement les sentiments et attitudes des Maliens à l’endroit de la France et des Français !

 

 

 
Les jeux sont faits. Les élus sont connus d’avance et les élections présidentielles du Mali du 28 juillet 2013, censées restaurer l’ordre républicain et constitutionnel, passeront dans les annales comme la plus grande mascarade de l’histoire politique de la France-Afrique, pourtant riche en événements de ce genre.


Que le Peuple du Mali se le tienne pour dit : Serval lui sera fatal !

Que le Peuple français le sache : l’opération menée à grands frais au Mali, en son nom et pour son idéal, n’est décidément qu’un énorme leurre qui finira par modifier durablement les sentiments et attitudes des Maliens à l’endroit de la France et des Français ! 


A – Le tiercé gagnant

Sauf rebondissement, le tiercé gagnant dans l’ordre est le suivant: Ibrahim Boubacar Keita  (IBK), Président, Soumeïlou Boubeye  Maïga, premier ministre, et le capitaine Amadou Aya Sanogo, chef d’état-major occulte de l’armée en dépit de son grade de capitaine.

Le choix peut surprendre mais répond à une logique de prédation :

- IBK n’est pas JFK. Vieux cacique de la vie politique malienne, Ibrahim Boubacar Keita a été pendant six ans premier ministre du président Alpha Omar Konaré, puis président, pendant 5 ans, de l’assemblée nationale sous le dernier président Amadou Toumani Touré (ATT). Autant le dire tout de suite, ce n'est pas un perdreau de l’année. Plus que tout, toutefois, au-delà de son expérience et sa capacité manœuvrière de survie dans le marigot, sa qualité transcendantale qui s’impose à tous et l’impose d’emblée comme le meilleur futur président, sa martingale en somme, est son statut de vice-président de l’internationale socialiste, le parti de François Hollande, le vainqueur de la bataille du Mali.

- Soumeïlou Maïga, ancien ministre des affaires étrangères du planqué de Dakar et ancien directeur général des services secrets du Mali, lui, sera premier ministre, en raison de sa sensibilité pro-algérienne. Un retour d’ascenseur en somme pour un pays qui a autorisé le survol de son territoire par l’aviation française durant l’opération Serval (janvier 2013), aidé les services français à localiser la sépulture de l’otage français Philippe Verdon tué par ses ravisseurs dans le désert, enfin, dernier et non le moindre des éléments, garant, à la demande du MNLA, des futurs accords entre le gouvernement malien et ses contestataires.

- Amadou Aya Sanogo: le responsable majeur de ce désastre national, sera maintenu à son poste, moyennant une vague repentance balbutiée hâtivement à ses compatriotes au début de la campagne électorale, tel un rescapé de la mort. Maintenu à son poste au même grade de capitaine, investi néanmoins de la fonction de chef d’Etat-major occulte de l’armée malienne en reconstruction.


B - IBK versus  Soumaïla Cissé, un remake des compétitions électorales françaises

Le scenario prévoit même un deuxième tour électoral mettant en compétition IBK et Soumaïla Cissé, en un remake des compétitions électorales françaises en ce qu’il opposera IBK, le poulain socialiste, à un ancien cadre supérieur des entreprises françaises, notamment Air Liquide et Pechiney, Soumaïla Cissé, qui passe pour bénéficier des sympathies de la droite française.

Un arrangement scellant la réconciliation entre les anciens frères ennemis de l’ADEMA  (Alliance pour la Démocratie au Mali), l’ossature politique des deux précédentes mandatures présidentielles (Alpha Oumar Konaré et ATT), aurait été conclu sous l’égide du président intérimaire Diougounda Traoré. Il prévoirait d’exclure de la phase finale du processus électoral, Modibo Sidibé, le dernier premier ministre d’ATT, ainsi que Cheikh Modibo Diarra, le spécialiste malien de la Nasa, dont le retour aux affaires signerait la mort politique du putschiste Sanogo. Modibo Sidibé a, en effet, été interpellé à deux reprises par la junte militaire et le scientifique, beau fils de l’ancien dictateur Moussa Traoré, a été évincé sans ménagement de ses fonctions de premier ministre durant la phase intérimaire. 


C - 27 candidats dont une femme, Mme  Haïdara née Cissé Aïchata dite Chato, au titre de la parité.

Vingt-sept (27) candidats postulent à la magistrature suprême malienne, dont une femme, diversité oblige, non pas Aminata Dramane Traoré, l’ancienne ministre de la culture du Mali, interdite de séjour en France pour cause d’hostilité à Serval, mais une candidate inattendue, Mme Haïdara née Cissé Aïchata dite Chato, députée de Bourem originaire du Nord du Mali, ancienne camarade de travail au sein de la compagnie Air Afrique d’Edith Bongo, fille de Sassou Nguessou et épouse de l’ancien président gabonais Omar Bongo, mais surtout ancienne confidente de deux présidents africains, ATT du Mali et Sassou Nguesso du Congo Brazza, qui disposerait d’une force de dissuasion par les secrets d’alcôve qu’elle détiendrait.

Autre curiosité de la campagne, Oumar Mariko, candidat communiste, seul candidat à jouir d’une audience certaine dans le Nord du Mali, a été interdit de faire campagne dans cette zone sous contrôle militaire français, de crainte que ses harangues ne mettent en route un mouvement de protestation contre la présence militaire française au Mali. 
Sous cape, il se murmure que la chancellerie française à Bamako s’active pour dissuader les opposants de contester les résultats de ce simulacre électoral, contre arguments sonnants et trébuchants : le remboursement des frais électoraux, particulièrement la caution de dix millions de Frs CFA bonifiés d’une prime au silence.

Au Parti socialiste, les divergences sur la question  malienne sont tues. Le secteur international du PS est entravé, notamment sur les questions africaines, au bénéfice du cabinet de Harlem Désir qui semble avoir confié cette tâche de façon officieuse a Corinne Bord, laquelle  travaille en étroite collaboration avec Thomas Melonio.

Cette situation est loin de faire l'unanimité au sein du parti où l’on pointe les conséquences de ces élections bâclées sous la pression de la communauté internationale avec ces possibles conséquences sur le Niger, la réhabilitation d’Idriss Deby que Serval a provoqué, de même résultant du rôle ambigüe du président du Burkina Faso,  Blaise Compaoré, ainsi que la gestion du contentieux de  Kidal et du MNLA, qui a demandé à l’Algérie de garantir les futurs accords conclus avec le pouvoir central à Bamako. Autant de signes qui marquent le retour en grâce de la Francafrique et la non prise en compte de l'avis de la diaspora sur les questions politiques.


D - Le RAVEC et Les failles du système électoral.

La prochaine élection présidentielle malienne ignorera des millions de Maliennes et Maliens pourtant désireux d’y prendre part à travers leur vote.

La totalité des habitants de plus de 400 localités où il n’y a pas eu de RAVEC (recensement administratif à vocation d’état civil) constitue le premier lot de ces millions de laissés-pour-compte. Ne voteront pas également les centaines de milliers de jeunes majeurs (18 et 19 ans) non-inscrits pour manque de leurs données biométriques, les réfugiés dans les camps et exilés, et aussi les centaines de milliers de personnes recensées mais omises sur la liste des électeurs pour des raisons encore inconnues et inexpliquées.


Cependant, à Bamako courent de folles rumeurs sur les millions de cartes de vote éditées en surplus (? !), dans la plus grande opacité, par le pouvoir intérimaire, au moment où des électeurs potentiels du même nombre sont privées de leurs droits constitutionnels par défaut de NINA (la carte d’électeur)

Pis, à seulement sept (7) jours du 1er tour de l'élection présidentielle, des militaires aux ordres du Capitaine Sanogo auraient pillé des stocks de cartes de vote aux fins d’utilisation frauduleuse en faveur du "candidat des militaires."  

Le mécontentement populaire est réel et justifié en ce que les luttes pour les Droits et les Libertés en Afrique sont indissociables des combats pour la paix et la justice dans le monde, contre le racisme et toutes formes de discriminations. Elles sont parties intégrantes des grands mouvements universels d’émancipation et d’égalité des peuples. La justice, la paix et la liberté devront, sans condition, s’installer en Afrique et s’y pérenniser. Il y va de la crédibilité des institutions internationales.

Don de l’Union européenne au Mali, à hauteur de 48 milliards de francs CFA à sa réalisation, le RAVEC devrait permettre de fiabiliser l’Etat civil au Mali. Mais sa mise en œuvre  (La prise des empreintes digitales des dix doigts de la main notamment), a suscité des interrogations quant à sa finalité, notamment sur le fait s’il ne s’agissait pas d’une opération détournée de contrôle de l’émigration clandestine à destination de l’Europe.


E – Cheikh Chérif Haidara, le Nasrallah du Mali

Au-delà des suspicions, sur fond de compétition électorale, est engagée une sourde lutte d’influence entre les deux grandes branches de l’islam - conséquence de la talibanisation du Sahel. 

- L’Imam Mahmoud Dicko, Président du Haut Conseil Islamique du Mali,  une organisation sunnite chargée de la gestion des Imams, qui passe pour bénéficier du soutien financier des pétromonarchies du Golfe, prônerait le vote utile en faveur d’IBK, le candidat de la France, par solidarité sectaire d’abord, au nom de la stabilité du pays ensuite. Son mot d’ordre est relayé à travers l’association  SABATI 2012 (sabati signifie stabilité).

- Cheikh Chérif Haïdara, le contrepoint chiite de l’Imam Dicko, prône la stricte séparation de la religion de l’Etat. L’imam chiite préside la formation «Ansar Eddine» (les partisans de la religion), une association existant au Mali depuis un quart de siècle, mais dont le nom a été usurpé par les djihadistes pro Qatar, lors de leur intrusion armée dans le septentrion malien.  Le chiisme est ultra minoritaire au Mali, mais son chef spirituel souvent désigné comme le «Hassan Nasrallah du Mali», par allusion au chef du Hezbollah, jouit d’un prestige certain en ce qu’il est la seule personnalité malienne capable de remplir un stade de 80.000 places.  


F - Le Malien responsable au premier chef de ses maux

La fin du Mali, en tant qu’Etat moderne né en 1960, est intervenue en janvier 2013, 53 ans après l’indépendance formelle, lors de la défaite de Konna face aux djihadistes, donnant un formidable prétexte à la France de revenir en sauveur par la grande porte pour faire du Mali, la plus grande plateforme opérationnelle militaire de l’Afrique occidentale.

Les maux du Mali sont à rechercher dans le Mali lui-même.

« La force du Mali résidait dans sa capacité à transiger. Jusqu’à la caricature. Pouvoir s’asseoir et parler. A chercher à partager, même quand il n’y a rien à partager. Même quand il n’y a plus rien à partager.… Peuple de légende mais aussi de trahison, pratiquant l’esclavage, le Mandingue a ouvert la voie de la colonisation à l’homme blanc, en trahissant Samori Touré, l’adversaire pendant 17 ans des Français…. Le Mandingue a été construit par la guerre, et c’est la guerre qui le détruira » ; ainsi parle Youssouf Tata Cissé, l’universitaire octogénaire malien, auteur d’une œuvre en 16 tomes "Les grands gestes du Mali" (Éditions Karthala).

C’est dire combien l’entente et la cordialité sont vitales pour le Mali et indispensables pour son unité nationale !


La jeunesse malienne, en connaissance de cause, s’impliquera ou pas, mais le FNC aura prévenu et depuis fort longtemps !

Aujourd’hui, seul un électorat conscient et authentiquement patriotique pourra déjouer les plans diaboliques ourdis à l’encontre du Peuple Malien. Mais de cela, l’histoire nous édifiera !

 Source : fncdumali.com

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Les immigrés rapportent plus qu'ils ne coûtent à l'économie française.

27 Juillet 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Les immigrés rapportent plus qu'ils ne coûtent à l'économie française.

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ÉCONOMIE - Un audit parlementaire sur la politique d'immigration de la France le rappelle...

Tordre le coup aux idées reçues qui polluent le débat sur l’immigration. C’est l’objectif de la trentaine de parlementaires français qui ont rendu leur audit sur la politique d'immigration française mercredi. Les économistes interrogés dans ce cadre sont formels: les immigrés rapportent plus qu’ils ne coûtent à l’économie française. Décryptage à partir de quatre idées reçues.

1) La France accueille «la misère du monde» :

FAUX - Pour démonter cette idée reçue, l’économiste Mouhoub El Mouhoub s’appuie sur le taux d’expatriation, qui mesure la part des expatriés d’un pays par rapport à sa population. Et il montre que plus un pays est pauvre, plus son taux d’expatriation est bas, c’est à dire que peu de ses citoyens migrent vers l’étranger. Lle coût d’une migration est en fait si élevé que seuls les plus aisés peuvent se le permettre.

De même, à l'échelle d’un pays, ce sont les plus qualifiés qui émigrent. Et la part de migrants qualifiés est même croissante note le rapport, qui révèle par exemple que les migrants d’origine subsaharienne ont en moyenne un niveau d’instruction supérieur aux personnes vivant en France métropolitaine. Ce qui peut par contre avoir des conséquences dramatiques dans les pays d’origine, comme la fuite des cerveaux. Ainsi, plus de 80% des personnes qualifiées d'Haïti quittent leur pays d'origine.

2) Les immigrés coûtent cher parce qu’ils reçoivent plus d’aides sociales :

FAUX  - Il est vrai que les immigrés ont un taux de chômage plus élevé que la moyenne. Et ceux qui travaillent ont un salaire moins élevé que celui des natifs. Les allocations chômage versées aux immigrés sont donc plus importantes que les sommes cotisées par ces derniers. Mais l’économiste Lionel Ragot rappelle les immigrés sont majoritairement des actifs, entre 25 et 50 ans. Ils sont donc très nombreux à cotiser pour la retraite, alors qu'ils sont très peu à percevoir une pension. Par ailleurs, ils font peu valoir leur droit en matière de santé alors qu'ils y cotisent également. Or les dépenses sociales pour la santé et les retraites représentent des montants bien plus importants que les prestations liées au chômage en France. Au final, «la contribution aux budgets publics des immigrés est donc positive» et s’élève à 12 milliards d’euros. Soit 2.250 euros par personne immigrée, contre 1.500 euros pour les natifs.

3) Les immigrés prennent les emplois des natifs :

FAUX – Même s’ils sont actifs pour la plupart, les immigrés ne privent pas les natifs en occupant un emploi. En effet le volume d’emploi n’est pas figé et toute arrivée de population immigrée, qui sont de nouveaux consommateurs, créé automatiquement de nouveaux emplois. Par ailleurs, les migrants sont plus nombreux à accepter des professions délaissées par les natifs. L’arrivée d'immigrés peut par contre tirer les salaires vers le bas à court terme, de l’ordre de 0,04 à 0,18% par tranche de 50.000 personnes arrivées.

4) L’immigration choisie est meilleure pour l’économie que l'immigration non sélective :

VRAI ET FAUX – A cause du vieillissement de la population, il y aura de moins en moins d’actifs par rapport aux nombre de retraités en France. A l’horizon 2050, le financement des retraites devrait coûter 3% de PIB supplémentaire par raport aux dépenses actuelles, comme l'a calculé le COR (Conseil d’orientation des retraites) avec une immigration similaire à celle d’aujourd’hui.

Lionel Ragot a calculé l’influence de différentes stratégies d’immigration sur ce ratio.Sans plus aucune immigration, il faudrait 4,3% de PIB supplémentaire par rapport à aujourd’hui pour financer la protection sociale, soit 1,3% de plus qu'en maintenant la même politique migraotire. A l’inverse, il faudrait 0,6% de PIB de moins qu’aujourd’hui si l’on choisit d'autoriser une immigration plus importante (de l’ordre de 100.000 personnes par an). Et même 1,2% de PIB en moins si ces 100.000 personnes sont «choisies» pour leur haut niveau de formation: elles cotiseraient en effet davantage grâce à leurs hauts salaires. L’immigration choisie est donc positive à court terme.

Mais, à long terme, l’immigration choisie est plus coûteuse que l’immigration non sélective. En effet, les immigrés formés «ont une espérance de vie plus élevée et vont toucher une retraite et bénéficier de prestations maladie plus importantes», précise le rapport.

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Côte d’Ivoire - 57 prisonniers dont 16 femmes abattues à la MACA par les FRCI (Les forces rebelles de Côte d’ivoire) du régime dozocratique d’Abidjan. Une vraie boucherie.

27 Juillet 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Côte d’Ivoire -  57 prisonniers dont 16 femmes abattues à la MACA par les FRCI (Les forces rebelles de Côte d’ivoire) du régime dozocratique d’Abidjan. Une vraie boucherie.  

Cote d'Ivoireimages                Photo archives

             

 

 Le corps sans vie du prisonnier d'Akesse Agnero qui a reçu une balle par les FRCI à MACA, lors de leur assaut le Mercredi 24 Juillet 2013, alors qu'il était les mains nues.

Depuis la nuit du mardi 23 à la journée de mercredi 24 juillet 2013, la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) est en état de guerre, à cause d’une tentative de mutinerie et d’évasion par certains prisonniers. Un millier de forces de l'ordre ont alors donné l'assaut sur la prison, tuant par balles 57 prisonniers parmi lesquelles 16 femmes, et faisant une centaine de blessés.
Malgré l'appel au dialogue lancé par les prisonniers aux mains nues avec l’administration pénitentiaire, les forces de l’ordre conduites par WATTAO, ont préféré lancer l'assaut sur la prison, particulièrement contre le Bâtiment C.
Selon nos informations, recoupées par plusieurs autres sources, tout serait parti du chef pénitencier YAKOU le CHINOIS, qui ferait la pluie et le beau temps à la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan.
Ce sinistre personnage, de nationalité guinéenne et d'ethnie peul, condamné à vingt ans de prison pour vol en réunion et vol à main armée, se voit confier la gestion quotidienne du bâtiment C par l'administration pénitentiaire. A ce titre, il bénéficie de tous les privilèges à savoir, sexe, drogue, téléphone, et autorisation de violence sur les autres détenus.
Le mardi 23 juillet dernier, un des lieutenants de Yakou le Chinois encore appelé Yakou de Charia, appelle le Commandant WATTAO, commandant en second du CCDO la nouvelle police mise en pace par le régime, pour l'informer que son chef prépare une évasion.
Une fois Wattao informé, il appelle le régisseur de la MACA et lui fait le point de sa conversation avec le lieutenant de Yakou le Chinois.
Ce dernier convoqué, nie farouchement les faits et regagne sa cellule. Trente minutes plus tard, Yakou est attrapé avec des rouleaux de corde servant à s'évader. Il est alors confondu et coincé par l'administration qui décide alors de le transférer à la prison de Dimbokro. Mais avant, décision est prise de le faire dormir au blindé en attendant de le convoyer mercredi 24 juillet 2013.
Il est alors conduit vers 20h à son bâtiment par trois gardes pénitenciers. Mais une fois à son bâtiment, ces derniers sont pris en chasse par des éléments de Yakou de Charia et l'un des gardes du nom de Tia Sylvain, se retrouve grièvement blessé.
C'est alors le début de l'assaut des forces de l'ordre sur la MACA avec armes lourdes, gaz lacrymogènes, fusils, matraques, etc... Au total, ce sont un millier de soldats Frci, et de membres du CCDO, qui assiègeront la prison en tirant à balles réelles sur les prisonniers, tuant 57 prisonniers parmi lesquels 16 femmes, et causant une centaine de blessés.
Nous y reviendrons.

Eric Lassale,
Envoyé spécial à la MACA

Source : IVOIREBUSINESS

 

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La Syrie victime des conquêtes de l’OTAN

27 Juillet 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

La Syrie victime des conquêtes de l’OTAN

                   otan-logoBashar al-Assad cropped

 

Napoléon l’avait compris. Pour mener une guerre hégémonique, il faut commencer par quelques annexions faciles qui fourniront les hommes nécessaires aux autres conquêtes. Il avait réussi à dominer l’Europe grâce à ses italiens, ses allemands, ses autrichiens, ses polonais, etc., bref, grâces aux européens eux-mêmes.

Par la suite, les anglais et les français ont réussi à coloniser le monde grâce aux soldats indigènes encadrés de métropolitains. Ils ont ainsi créé des armées coloniales composées de recrues locales qui étaient utilisées sur l’ensemble des colonies, partout où il fallait stabiliser une conquête, réprimer une révolte ou acquérir de nouveaux territoires. Ces soldats ont même été utilisés pour voler au secours des ‘’mères patries’’ menacées d’invasion.

Aujourd’hui c’est l’Amérique qui a repris le relai des anglais et des français, à travers la vaste machine de l’OTAN. A la différence de ses prédécesseurs, elle agit de manière beaucoup plus discrète, au point que la similitude ne saute pas tout de suite aux yeux, mais le processus est le même. Conquête de territoires pour lesquels on nomme des gouverneurs locaux (petite différence avec les colonies : les gouverneurs étaient rarement, sinon jamais locaux), recrutement sur place d’hommes qui seront ensuite formés pour les futures interventions. Là aussi, une petite différence : les recrues ne sont pas reconnues comme faisant partie de l’armée de l’occupant, ce qui permet beaucoup de souplesse dans l’utilisation de ces hommes.

Si les Etats-Unis ont utilisé ce type de combattants en Amérique latine, au Tibet, au Kossovo, en Afghanistan ou même en Irak, c’est durant la guerre de la Libye qu’il est vraiment apparu qu’ils n’étaient qu’une émanation de l’OTAN, donc des Etats-Unis.

Mais c’est surtout la guerre de Syrie qui, par sa durée, révèlera les liens étroits qui unissent ces soldats indigènes avec leur employeur. Aujourd’hui encore on nous les présente comme des salafistes, takfiristes, wahabites, frères musulmans, ou parfois, pour généraliser, simplement comme fondamentalistes ou islamistes. Certes ils sont tout ça. Mais est-ce à cause de ces appartenances qu’ils se battent à travers le monde, jusqu’en Chine ? Bien sûr que non. En les enfermant dans des cases sectaires, on veut nous faire croire que tous ces combattants (on dit djihadistes, pour enfoncer le clou) ne se battent que pour leurs convictions, et nous faire oublier que ce ne sont que des soldats indigènes recrutés, formés, armés et entretenus pour faire ce pourquoi ils sont là.

Dès les premiers jours des événements syriens, on a vu rappliquer les contingents libyens. Ne suffisant pas à la tâche, on a appelé en renfort quelques éléments de Tunisie, pays fraîchement presque conquis. Puis ce fut le tour des Tchétchènes, des kosovars et des irakiens. Ça ne suffisait toujours pas. Il a fallu ensuite racler le fond des prisons saoudiennes (ils ont dû se rappeler le film ‘’les douze salopards’’), aller puiser dans les réserves européennes qui étaient destinées à d’autres missions futures. On va même chercher les somaliens qui, du jour au lendemain, oublient leur raison de vivre, c’est-à-dire l’instauration de la charia en Somalie, pour venir secourir leurs frères bien-aimés en difficulté. Tous les indigènes de l’empire convergent vers la Syrie. Tous ? Il manquait encore la cavalerie, les troupes de choc : les talibans. Devant la débâcle de l’armée indigène face à l’armée syrienne, leur engagement devenait plus que nécessaire. Les voilà donc en route vers la Syrie, pour venir à la rescousse de l’empire mal en point, empire qu’ils combattent par ailleurs en Afghanistan depuis 12 ans, nous disait-on.

Comment seront-ils classés ? Salafistes, takfiristes ? Leur présence risque de changer la couleur de la guerre en Syrie. Ceux que l’on se plait à présenter comme des bouffeurs de chiites à chaque repas vont tomber nez à nez sur… le Hezbollah. Mais ça c’est une autre histoire.

Après les talibans, que reste-t-il ? Il y a bien les restes des contras latino-américains qui sont au chômage, pour le moment. Peut-être les réactivera-t-on ? Ils seront tellement bouleversés par le sort des chrétiens de Syrie, après un massacre savamment mis en scène dont le héros principal ne serait autre que Bachar Al Assad, qu’ils voleront à leur secours. Il reste aussi les philippins, les sud-coréens, les australiens. Mais alors, il sera difficile de rester dans le cadre strict du fanatisme religieux. Quoi que…

Il est donc fort possible que la Syrie soit, pour quelques temps encore, un haut lieu de rendez-vous. Mais le danger ne vient pas du fanatisme ou des qualités de combattants de ses visiteurs, mais du fait que tout ce beau monde n’est que de la chair à canon. Aujourd’hui comme hier, les combattants indigènes ne servent qu’à ça. Et tant qu’il en restera un vivant, l’OTAN peut se permettre de continuer la guerre. Pour gagner, l’armée syrienne devra les exterminer jusqu’au dernier, tâche presque impossible. Plus ils en tuent, plus il en débarque via les pays limitrophes. Jusqu’à quand cela durera-t-il ?

Il y a un constat sous-jacent : pour l’instant, tous ces combattants indigènes sont musulmans qui, tous les jours, tuent des syriens à majorité musulmane. Dans leurs rangs, c’est par dizaines, voire par centaines, tous les jours, qu’ils sont tués par l’armée syrienne. Ce sont donc quotidiennement par dizaines ou par centaines que des musulmans sont exterminés par la main d’autres musulmans. D’un certain point de vue, c’est véritablement une guerre civile attisée de l’extérieur qui se déroule sous nos yeux. Les protagonistes sont trop impliqués pour le voir ainsi. Mais les autres ?

 

 Source : Avic in réseau international

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ARGUMENTAIRE POUR LE PROJET DE CREATION DE LA CONFEDERATION GENERALE DES PARTIS POLITIQUES AFRICAINS (COGEPPA)

11 Juillet 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

     ARGUMENTAIRE POUR LE PROJET DE CREATION DE LA

 CONFEDERATION GENERALE DES PARTIS POLITIQUES AFRICAINS (COGEPPA)

 afrique

Voilà déjà plusieurs années, à l’aube des indépendances africaines, le grand panafricaniste Kwamé NKRUMAH lançait son célèbre mot d’ordre « AFRICA must Unite » (l’Afrique doit s’unir).

 

Aujourd’hui, comme en écho à cette vision, un autre constat s’impose désormais : aucun pays africain ne peut tout seul s’en sortir.

 

Nous sommes, dès lors, condamnés à prendre la mesure d’une telle réalité afin d’avoir, selon nous, une lecture correcte des difficultés pour le continent à voir émerger un leadership politique incontestable.

 

A la genèse même du Mouvement de Libération Nationale gisait, déjà, cette idée de mise en place d’un vaste front de lutte contre la système colonial.

 

Les effets nocifs de ce système avaient fini de transformer les différents territoires sous tutelle étrangère -essentiellement française, anglaise, portugaise, espagnole peu ou pro Allemande en plus du système raciste de l’apartheid en Afrique du Sud- en des comptoirs coloniaux sans perspective d’émancipation et de développement.

 

Le Rassemblement Démocratique Africain (RDA) en Afrique de l’Ouest, Afrique de l’Est (Mouvement Mau Mau de Jomo Kenyatta, Afrique du nord (Tunisie avec Habib BOURGUIBA, au Maroc le Roi Mohamed V, le FLN en Algérie), en Afrique centrale (UPC de Ruben UM NYOBE, Boganda en OUBANGUI-CHARI, etc : Ce sont là quelques repères pour juger de la volonté des acteurs d’unir leurs forces face au pouvoir colonial.

 

Evidemment, en résonance à l’action de l’ensemble de ces mouvements politiques, il y avait le Mouvement Démocratique des jeunes, des femmes, institues à l’échelle du continent et souvent adossés à de puissantes organisations ouvrières et paysannes panafricaines.

 

Au fur et à mesure -dans un contexte historique mondial très marqué par deux meurtrières guerres mondiales européennes imposées aux masses africaines- émergea, alors, l’idée d’indépendance avec les résultats que l’on sait :

Guerre d’Algérie, Maquis de l’UPC au Cameroun, Mouvements de libération nationale dans les colonies, entrée en lice de l’ANC pour une lutte frontale contre le système raciste de l’Apartheid.

 

Et cette sorte de métamorphose du mouvement revendicatif d’émancipation et d’égalité en un vaste mouvement de Libération Nationale était la seule réponse adéquate face à l’intransigeance des tenants du système oppresseur colonial engagé définitivement dans une logique impérialiste évidente.

 

Conquise de haute lutte, la liberté des peuples africains n’en restait pas moins exposée ; et la vulnérabilité de bon nombre de systèmes politiques, face aux manœuvres des puissances tutélaires, devenues néocoloniales, n’en était que plus évidente.

 

Et pourtant, comme nous l’avons déjà souligné plus haut : il n’est pas exagéré de dire que dans l’ « idéologie des indépendances africaines », nonobstant les différents programmes politiques et les doctrines en jeu, persistait toujours cette mystique de l’Unité

Mystique de l’Unité qui doit souder à l’heure de la Mondialisation, ici et maintenant, les différentes fractions du Mouvement panafricain.

 

A l’épreuve de la stratégie coloniale, déployée dans le contexte de la guerre froide, les hérauts de la lutte pour l’Indépendance emprunteront, au grand dam, il le faut le reconnaître, de certains, des chemins divers…

 

En Afrique de l’Ouest, par exemple, le colonialisme français va jeter du lest en promulguant la loi cadre DEFERRE aux fins de contenir le puissant mouvement d’aspiration à l’émancipation totale du continent noir ; tout cela sous l’emprise de la guerre d’Algérie

 

Loi cadre comme traquenard programmant la balkanisation de l’AOF et l’AEF avant que l’octroi des indépendances aux différents pays ne vienne donner le coup de grâce à toute tentative d’aller vers l’indépendance sous la même bannière.

 

Des tentatives de mise en place d’Etat, fédérant, plusieurs territoires comme celle de BOGANDA EN Afrique centrale ou celle de la Fédération du Mali, furent, malheureusement, long feu ! Etouffées qu’elles furent dans l’œuf avec la mystérieuse disparition de BOGANDA et les sabotages des forces centrifuges à l’intérieur de la Fédération du Mali et à l’extérieur.

 

Avec le Commonwealth, parfaite illustration du pragmatisme anglais, l’objectif numéro un était d’empêcher le Président Kwamé NKRUMAH d’aller jusqu’au bout de son plan de mise en place d’un gouvernement à l’échelle continentale.

 

Il ressort de tout cela, et cela malgré les diverses voies empruntées et les formes variées des différents types d’indépendances africaines, que les peuples africains n’ont eu cesse de lutter pour la liberté, l’indépendance et le développement.

 

De fait l’expérience des Etats africains de 1960 à 1980 –période marquée par un progrés relatif du continent à tous les niveaux- a été édifiante quant à la capacité des africains à s’administrer et participer à la gestion des affaires du monde.

 

Mais les résistances d’ordre psychologique et politique ont empêché beaucoup de chefs d’Etat à accepter l’idée de NKRUMAH relative à la mise en place d’un gouvernement continental.

 

La création de l’OUA, considérée comme un pis-aller par les partisans de l’Etat fédéral devait mettre fin à l’existence des deux blocs celui de Casablanca et celui de Monrovia.

 

L’état des lieux de la situation qui prévaut en Afrique nous renseigne bien sur les conséquences négatives de l’entrée solitaire des Etats africains dans un contexte mondial où la concurrence s’apparente plus à une guerre économique qu’à autre chose.

 

En effet, pris individuellement, les pays africains ne sont pas, et c’est banal de le dire, des espaces économiques pertinents. Les recettes de la Banque Mondiale, du FMI ou d’autres institutions telles que le PAS (Plan d’Ajustement Structurel) n’ont guère permis d’atteindre les objectifs fixés au départ.

 

Les conséquences immédiates c’est d’abord le recul de plus de vingt ans du point de vue économique et social de bon nombre de pays africains, c’est aussi l’instabilité chronique de ces derniers avec les sous produits que sont l’absence de démocratie et la multiplicité des conflits.

 

Aujourd’hui encore l’Afrique s’ébroue à la démocratie et cherche à se doter des moyens efficaces pour s’extraire de l’isolement et la marginalisation.

 

L’avènement de l’Union Africaine (UA) –étape qualitative selon certains vers la création des Etats-Unis d’Afrique- n’a pas totalement amoindri l’impact des facteurs limitants que sont  « souveraineté » et  intérêts d’Etat jalousement protégés par les uns et les autres. IL faut mettre sous le même registre la lourdeur de certains mécanismes d’ordre économique.

Pour nous, seule la création des Etats-Unis  d’Afrique peut garantir la totale souveraineté et le développement.

Il s’avère à la lumière de tout ceci qu’à l’ère de grands ensembles qui s’organisent à l’échelle planètaire, l’Afrique doit trouver l’antidote pour exister et résister.

 

Conscient, dés lors, des pesanteurs et de la capacité de nuisances de forces, aussi internes qu’externes, les partis politiques doivent se regrouper et offrir à l’idéal panafricain de  création des Etats-Unis D’Afrique le facteur subjectif qui lui fait défaut : en clair, un parti politique organiquement constitue à l’échelle du continent.

 

La création de la CONFEDERATION GENERALEDES PARTIS POLITIQUES AFRICAINS (COGEPPA), sans être une panacée, en constitue l’outil indispensable. Vecteur objectif des idéaux d’un panafricanisme humanisme, la mise sur pied de la Confédération est en outre un facteur de stabilité et de paix aussi bien en Afrique que dans un monde de plus en plus interdépendant.

 

Afrikunie

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