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Le blog de afrohistorama.over-blog.com

L'ouverture des marchés des pays ACP aux exportations de l'UE doit, pour les APE régionaux, déduire la part des PMA.

30 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

L'ouverture des marchés des pays ACP aux exportations de l'UE doit, pour les APE régionaux, déduire la part des PMA.

 

afrique

 

 

Dans les négociations en cours entre l'UE et les Communautés économiques régionales (CER) sur les Accords de partenariat économiques (APE) régionaux, l'UE exige que les CER ouvrent leurs marchés à 80% de ses exportations. Cette exigence est basée sur son interprétation de l'article XXIV du GATT qu'un accord de libre-échange (ALE) implique de libéraliser environ 90% des échanges totaux (importations plus exportations), dans la mesure où l'UE s'engage à libéraliser 100% de son marché aux exportations des pays ACP.

 

Mais la plupart des Accords de l'OMC exemptent les pays les moins avancés (PMA) de tout engagement de réduction, notamment des droits de douane. C'est le cas de l'Accord sur l'agriculture (AsA, article 15: "Les pays les moins avancés Membres ne seront pas tenus de contracter des engagements de réduction") comme des Modalités révisées sur les AMNA (accès aux marchés des produits non agricoles) du 6 décembre 2008 (article 14: "Les PMA seront exemptés de réductions des droits de douane").Et, en décembre 2011, la 8è Conférence ministérielle de l'OMC a adopté une exemption autorisant les Membres de l'OMC à dévier de leur obligation de non-discrimantion de la clause NPF (de la nation la plus favorisée) en vue d'accorder un traitement préférentiel aux fournisseurs de services des Membres PMA (y compris sous le mode 4).Et la plupart des autres Accords de l'OMC prévoient des exemptions spécifiques pour les PMA[1].

 

Si la Clause d'habilitation de 1979, incorporée au GATT 1994, traite principalement des ALE régionaux entre pays en développement (PED), elle traite aussi des accords entre pays développés et PED quand elle stipule au paragraphe 6: ''Eu égard aux difficultés économiques spéciales et aux besoins parti­culiers du développement, des finances et du commerce des pays les moins avancés, les pays développés feront preuve de la plus grande modération en cherchant à obtenir des concessions ou des contributions en contrepartie des engagements pris par eux à l'effet de réduire ou d'éliminer les droits de douane et autres obstacles au commerce de ces pays, et l'on n'attendra pas des pays les moins avancés qu'ils accordent des concessions ou apportent des contributions incompatibles avec la reconnaissance de leur situation et de leurs problèmes particuliers".

 

D'autre part l'Accord de Cotonou, modifié en juin 2010, contient les dispositions suivantes où l'UE déclare partager la priorité donnée par les pays ACP à la promotion de leur intégration régionale au sein de leurs CER, en particulier pour leurs membres PMA :

Article 2 : "Un traitement particulier est accordé aux pays les moins avancés et il est tenu compte de la vulnérabilité des pays enclavés et insulaires. Une importance particulière est accordée à l’intégration régionale, y compris au niveau continental".

Article 28: "1. La coopération ACP-UE contribue efficacement à la réalisation des objectifs et priorités fixés par les États ACP dans le cadre de la coopération et de l’intégration régionales".

Article 29: "2. Dans le domaine de l’intégration économique régionale, la coopération vise à:a) encourager les pays les moins avancés (PMA) des États ACP à participer à l’établissement de marchés régionaux et à en tirer profit; b) mettre en œuvre les politiques de réforme économique sectorielle au niveau régional; c) libéraliser les échanges et les paiements".

 

Dans le domaine des échanges entre l'UE etles pays ACP, l'Accord de Cotonou affirme maintenir aussi un traitement privilégié pour les PMA :  

Article 35.3: "Les parties réaffirment leur attachement à garantir un traitement spécial et différencié à tous les pays ACP, à maintenir un traitement particulier en faveur des États ACP PMA". 

 

Et, en ce qui concerne les règles de l'OMC, l'Accord de Cotonou plaide pour une plus grande flexibilité pour les PED les moins développés, donc pour les PMA :

Article 37.4: "Les négociations des accords de partenariat économique visent notamment à établir le calendrier de la suppression progressive des obstacles au commerce entre les parties, conformément aux règles de l’OMC en la matière… Les négociations tiennent compte du niveau de développement et de l’incidence socio-économique des mesures commerciales sur les pays ACP et de leur capacité à s’adapter et à ajuster leurs économies au processus de libéralisation"[2].

Article 39.3: "Elles s'accordent aussi sur l'Importance d'une flexibilité des règles de l'OMC pour tenir compte du niveau de développement des États ACP ainsi que des difficultés qu'ils éprouvent pour se conformer à leurs obligations".

 

En outre la présentation des points essentiels du nouveau Système de Préférences Généralisées (SPG) de l'UE de 2012, qui intègre la Décision "Tout Sauf les Armes"(TSA) de 2001 accordant aux PMA un accès au marché de l'UE sans droits de douane ni quotas, déclare: "Le SGP est assujetti à la loi de l'OMC, en particulier au GATT et à la dénommée "Clause d'habilitation" qui autorise une exception au principe de la "nation la plus favorisée" de l'OMC (c'est-à-dire qu'un traitement égal doit être accordé à tous les Membres de l'OMC… L'arrangement Tout Sauf les Armes est déjà un dispositif inconditionnel et ne changera pas… Le dispositif ne se terminera plus après trois ans comme c'est le cas actuellement. Au contraire il durera 10 ans"[3].Et le texte du SPG lui-même confirme que "Le schéma s’applique jusqu’au 31 décembre 2023. Toutefois, la date d’expiration ne s’applique ni au régime spécial en faveur des pays les moins avancés ni, dans la mesure où elle est appliquée conjointement avec ledit régime, à toute autre disposition du présent règlement"[4].

 

L'argument que TSA est une concession unilatérale à court terme de l'UE qui ne la lie pas au niveau multilatéral n'est donc plustenable, d'autant plus que l'UE n'a cessé de plaider pour que tous les pays développés et émergents suivent son exemple d'ouverture de leur marché intérieur aux exportations des PMA sans droits de douane ni quotas, et de fait la Chine, l'Inde et le Brésil ont déjà décidé de le faire. 

 

Tous ces textes de l'OMC et de l'UE impliquent que, dans les APE avec l'UE, les CER des pays ACP ne devraient pas être obligés d'ouvrir leur marché intérieur à 80% des exportations de l'UE puisque leurs Membres PMA sont exemptés de le faire. D'autant plus que, selon l'OMC, "La Clause d'habilitation n'impose pas de prescription spécifique en ce qui concerne les échanges couverts par les ACR entre pays en développement, contrairement à l'article XXIV:8 du GATT de 1994, selon lequel les ACR doivent couvrir "l'essentiel des échanges commerciaux"[5]. Et on a souligné que c'est la Clause d'habilitation qui a prévu en son paragraphe 6 que "les pays développés feront preuve de la plus grande modération en cherchant à obtenir des concessions ou des contributions en contrepartie des engagements pris par eux à l'effet de réduire ou d'éliminer les droits de douane et autres obstacles au commerce de ces pays". 

 

Pourtant, peu après la signature de l'Accord de Cotonou Agreement de juin 2000, l'ECDPM – un"think tank"proche de, et financé par, la Commission européenne et les Etats membres de l'UE– avait émis les commentaires suivants en janvier 2001: "Conformément aux propositions de l'UE, les 39 pays ACP les moins avancés, compte tenu de la fragilité spécifique de leurs économies, ne sont pas obligés de signer un APEafin de conserver leur niveau actuel d'accès au marché de l'UE. S'ils ne souhaitent pas ouvrir leurs propres marchés à l'UE, ils peuvent choisir de conserver les préférences commerciales existantes  et sont assurés quoiqu'il arrive qu'ils continueront à avoir un accès libre au marché de l'UE pour "essentiellement" tous les produits à partir de 2005 au plus tard"[6].

 

Cette déclaration, qui reflète la position constante de l'UE dans les négociations sur les APE, implique que les PMA des pays ACP doivent choisir entre signer les APE régionaux – auquel cas ils perdront leur droit de ne pas ouvrir leur marché à 80% des exportations de l'UE au même titre que les non PMA – ou conserver leur droit de ne pas ouvrir leur marché aux exportations de l'UE, auquel cas ils devront renoncer à leur intégration régionale dans les CER puisque la libre circulation des produits au sein de leurs marchés communs avec les pays non PMA implique que l'entrée hors droits de douane de 80% des importations venant de l'UE sur le marché de ces non PMA se propagera sur leurs propres marchés. Ceci souligne les énormes contradictions dans les objectifs que l'UE affiche poursuivre dans les APE mais aussi avec les dispositions de l'OMC sur les PMA.

 

Finalement on peut conclure qu'il y a de puissants arguments juridiques et politiques pour déduire la part des importations des CER imputable aux PMA des 80% d'ouverture de leur marché qu'ils devraient faire aux exportations de l'UE pour conclure des APE régionaux.

   

Part des exportations de l'UE vers les CER de pays ACP allant aux PMA de 2007 à 2012

En %

2007

2008

2009

2010

2011

2012

Moyenne

Afrique Centrale (AC)

54,45

54,60

58,23

57,82

55,06

54,12

55,64

Communauté d'Afrique de l'Est (EAC)

50,43

53,29

49,63

46,60

51,95

49,74

50,27

Afrique de l'Ouest (AO)

35,57

33,83

33,55

34,43

37,86

41,44

36,54

Afrique de l'Est et du Sud (ESA)

27,53

32,87

30,08

25,20

26,38

27,05

28,14

Communauté dévelopt d'Afrique du Sud: SADC

17,15

20,88

25,21

19,06

16,59

20,10

19,61

Pacifique

2,16

2,37

13,95

14,99

9,09

6,01

6,73

Cariforum

2,11

2,63

3,12

4,87

6,85

3,67

3,78

Total des APE

26,30

28,11

30,98

28,10

28,96

31,18

29,46

Source: Eurostat

Le tableau ci-dessus montre que cette part a dépassé 50% en moyenne de 2007 à 2012 pour les CER de Centre Afrique et d'Afrique de l'Est et a été très significative pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique de l'Est et du Sud. Ainsi en 2012 l'Afrique centrale devrait ouvrir au plus 25,88% de son marché aux exportations de l'UE et l'Afrique de l'Ouest 38,56%.   

 

Le tableau suivant établit la liste des PMA et non PMA par CER négociant des APE régionaux avec l'UE (celui duCariforum est signé depuis octobre 2008).

 

Membres des pays ACP, dont les PMA

 

PMA en bleu et italique

AC

Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo,République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Gabon, Sao Toméet Principe.

EAC

Burundi, Kenya, Rwanda, Tanzanie, Ouganda

AO

Bénin, Burkina Faso,Cap Vert, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone, Togo, Mauritanie

ESA

Djibouti, Erithrée, Ethiopie, Somalie, Soudan, Malawi, Zambie,Zimbabwe, Comores,Maurice, Madagascar, Seychelles

SADC

Angola,Botswana, Lesotho, Mozambique,Namibie, Swaziland, Afrique du Sud

Pacifique

Iles Cook, Est Timor, Fidji, Kiribati,Iles Marshall, Micronésie, Nauru, Niue, Palau, Papua Nouvelle Guinée, Samoa, Iles Solomon, Tonga, Tuvalu, Vanuatu

Cariforum

Antigua et Barbuda, Bahamas, Barbades, Belize, Dominique, République dominicaine, Grenade, Guyana, Haïti, Jamaïque, Saint Christophe et Nevis, Sainte Lucie, Saint Vincent et Grenadines, Surinam, Trinidad et Tobago

 

Par Jacques Berthelot



[1]http://etraining.wto.org/admin/files/Course_361/Module_1609/ModuleDocuments/TD_LDCs-L2-R1-E.pdf; http://www.wto.org/english/docs_e/legal_e/guide_ur_deving_country_e.pdf

[2]http://ec.europa.eu/europeaid/where/acp/overview/documents/devco-cotonou-consol-europe-aid-2012_en.pdf

[3]http://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2012/october/tradoc_150028.pdf

[4] http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2012:303:0001:0082:FR:PDF

[5]https://docs.wto.org/dol2fe/Pages/FE_Search/.../1660/R/.../W114.pd

[6] ECDPM, Cotonou Infokit, RegionalEconomicPartnershipAgreements, Janury 2001, http://www.ecdpm.org/Web_ECDPM/Web/Content/Download.nsf/0/B5EEAE0D675F9253C1257995004B1F5E/$FILE/14e.pdf

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Quel (s) sens donner aux votes des Camerounais lors du double scrutin du 30 septembre 2103 ?

30 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Quel (s) sens donner aux votes des Camerounais lors du double scrutin du 30 septembre 2103 ?

 

 Elecam

« Aucun Camerounais n’a, toute sa vie, participé dans son pays à des élections libres, compétitives, et sans trucages ni tripotages. L’institution électorale a été dévoyée dès le principe. Elle a toujours été une démonstration de force de la part du pouvoir, un rituel de soumission et d’allégeance au chef incontesté. » Fabien Eboussi Boulaga, Lignes de résistance, Yaoundé, Clé, 1998, p.51.
À l’occasion de la 31e édition de La Grande Palabre, le groupe Samory, éditeur de Germinal et ses partenaires (Harmattan Cameroon, La Fondation Gabriel Péri, Dynamique citoyenne, le quotidien Le Messager, Radio Cheikh Anta Diop, Addec et Human Rights Initiatives (HRI)), invitent le public à prendre part à la réflexion (conférence-débat) qu’ils organisent à Yaoundé, le jeudi 31 octobre 2013, l’hôtel Franco, sis en face du collège Matamfen, à 14h sur le thème:
Contexte

Convoqué par décret présidentiel le 2 juillet 2013, c’est le 30 septembre 2013 que les électeurs se sont rendus aux urnes pour élire les députés et les conseillers municipaux. Pour les législatives, l’on a enregistré 29 partis politiques pendant que 35 d’entre eux engageaient des candidatures pour les municipales. À la différence de ces devancières (celles de 1992, 1996, 1997, 2002, 2007), ces élections ont consacré les inscriptions biométriques, ce qui a tout de suite entretenu une sorte d’illusion quant à sa fiabilité et à sa sincérité à l’échelle locale. Auparavant cependant, les Camerounais auront traîné les pieds aussi bien pour les inscriptions sur les listes électorales que lors du retrait des cartes d’électeur biométriques. Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais, a, comme à l’accoutumée, mené des campagnes avant-gardistes, question de susciter un quelconque engouement au sein de la société et, principalement, chez ses militants. Des forces politiques dites de l’opposition comme, entre autres, le Social Democratic Front (SDF), l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), l’Union démocratique du Cameroun (UDC), l’Union pour la fraternité et le progrès (UFP) ou encore le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) ont organisé des rencontres de sensibilisation des Camerounais afin qu’ils s’inscrivent massivement sur les listes électorales et rentrent en possession de leurs cartes d’électeur.
Hélas, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Seulement environ cinq millions et demie (5 481 326) de citoyens se sont inscrits par rapport au nombre potentiel à inscrire qui était de plus de sept (7) millions et pour une population estimée à plus 20 millions d’habitants. Tous n’ont paradoxalement pas honoré le rendez-vous électoral du 30 septembre 2013. Ce jour-là, plus d’un million (1 272 430) d’entre eux se sont abstenus d’exercer leur droit de vote. Le taux de participation légèrement supérieur à 75 %, selon Elections Cameroon (ELECAM) et la Cour suprême siégeant comme Conseil constitutionnel, ne fait pas l’objet d’un consensus aussi bien dans l’opinion que chez les observateurs électoraux dûment accrédités (Union africaine, Commission de l’Union africaine, Institut Électoral pour une démocratie durable en Afrique, etc.).
À l’évidence, la désaffection pour les élections est manifeste. Les élections législatives et municipales qui viennent de se dérouler, et qui ont déjà dévoilé leur verdict, se sont largement inscrites sur la pente de leurs « ancêtres » avec pratiquement les mêmes atomes crochus, les mêmes tares et avatars, les mêmes récriminations et contestations, les mêmes contingences, les mêmes sonorités dissonantes au sein de différentes composantes sociopolitiques nationales en raison notamment des distorsions et des dysfonctionnements qu’elles auront révélés au grand jour: fraude électorale, falsification des procès-verbaux, confusion des rôles entre l’organe électoral et les autorités administratives, complaisance des agents d’ELECAM, volonté manifeste d’exclure certains leaders et formations politiques, achat des consciences, non-respect de l’heure d’ouverture des bureaux de vote, bureaux de vote fictifs ou dissimulés à dessein, forte immixtion de l’élite politique dans les opération du vote, financement tardif de la campagne électorale, encre délébile, absence des bulletins de certains partis dans des bureaux de vote, etc.
Certes, au début du processus électoral, une fraction du corps sociopolitique avait été envahie par un optimisme béat quant à la capacité de cette élection à opérer un rééquilibrage du rapport de force exagérément inégal entre les composantes partisanes du champ politique national. C’était sans compter avec la volonté du RDPC à préserver ses acquis par tous les moyens et l’autisme et l’incapacité chronique des formations dites de l’opposition et de leurs leaders à mutualiser les moyens afin de couvrir l’ensemble du territoire national. Au finish et comme et il fallait s’y attendre, à l’issue de ces élections, l’ambiance a été au désenchantement, aux jérémiades, aux pleurnicheries et aux indignations vertueuses tant du côté des électeurs, militants et sympathisants désabusés que de celui des acteurs politiques, leaders des entreprises politiques. Le RDPC, principale formation politique de la mouvance présidentielle a reconduit son hégémonie et son monopole éléphantesques tant aux municipales (305 communes) qu’aux législatives (148 députés).  Au même moment, les formations politiques présumées de l’opposition, avec 32 sièges à l’Assemblée nationale et ne contrôlant que 55 communes, ne sont pas parvenues à provoquer le resserrement des lignes d’inégalité et de distance numérique entre elles et le RDPC. Les six (6) partis dits de l’opposition (SDF, UNDP, UDC, UPC, MDR, MRC), ces faire-valoir démocratiques, qui siégeront désormais à l’Assemblée nationale ne disposeront pas, tant s’en faut, d’une marge de manœuvre nécessaire pour infléchir les décisions et les lois dans cette Auguste Chambre du Parlement. Ils seront protégés par leur immunité parlementaire et auront droit, quand même, comme tous les autres députés d’ailleurs, à un véhicule avec macaron, aux frais de missions alimentaires à l’étranger, à leur traitement mensuel mirobolant et aux fonds de financement des microprojets, entre autres.
Au demeurant, comme d’habitude, l’opposition a fait piètre figure, en dépit de la volonté déclarée de changement et de fracture manifestée par des citoyens naïvement enthousiastes. Nonobstant l’émergence de nouvelles forces politiques dans l’espace institutionnel (communal et/ou parlementaire) à l’instar du MRC de Maurice Kamto, de l’UMS de Pierre Kwemo ou encore de l’UFP d’Olivier Bilé, force est de constater que les Camerounais ont assisté au soir du 30 septembre 2013 à un vote d’attestation du régime actuel au Cameroun, malgré ses piètres performances économiques, environnementales et sociales (absence d’eau et d’électricité dans les ménages, routes défoncées, métropoles devenues des poubelles géantes, vie chère, etc.). Dans ce contexte, un tel comportement électoral suscite un questionnement. Les Camerounais sont-ils décidément acquis à la cause du système gouvernant porté par le Renouveau national depuis 1982 ? Ou bien, déçus par les leaders des partis dits de l’opposition qui n’hésitent pas de reproduire les pratiques (corruption, népotisme et clientélisme) du pouvoir qu’ils dénoncent du bout des lèvres, ont-ils préféré l’original à la copie ? S’est-il agi d’un vote réfléchi (rationnel) révélant un choix politique libre ou alors d’un vote captif (directif/injonctif) au regard de la rareté matérielle et de l’inégale répartition de ressources entre les formations politiques ? À quelle (s) variable (s) devrait-on ajuster ou affecter les résultats du double scrutin du 30 septembre ?
Au cours de cette session de La Grande Palabre, les panélistes scruteront l’environnement politico-institutionnel, socio-économique et sociopolitique dans lequel se sont tenues ces élections couplées. Il s’agira pour eux d’examiner, empiriquement et heuristiquement, les déterminants et déterminations qui ont régi les attitudes politiques des Camerounais.

Les axes de la discussion
1- Sens de la victoire du RDPC, Mathias Eric Owona Nguini, enseignant à l'université de Yaoundé II
2- Les forces politiques dites de l’opposition pouvaient-elles faire mieux ? Quelle(s) signification(s) donner aux résultats obtenu(s), Hans de Marie Heungoup, Doctorant/Chercheur FPAE
3- Comment comprendre le choix des Camerounais à l’issue de ce double scrutin (Alawadi Zelao, Maître de recherche au Centre national de l'éducation (CNE)
4- Elections Cameroon : Satisfecit, complaisance ou connivence, Hilaire Kamga, secrétaire exécutif du Réseau des Observateurs nationaux d'Afrique centrale et occidentale (RONACO)
5- Implication de la Conac: enjeu stratégique ou folklore ? Pr Claude Abé, enseignant à l'UCAC
Modérateurs : Jean-Bosco Talla et Francis Mbagna
Contact : 77 31 48 98
En direct sur les ondes de Radio Cheikh Anta Diop, FM, 101,1

À paraître très bientôt aux Éditions Terroirs
Repenser et reconstruire l’opposition camerounaise. Questions sur la quête de sens et la subjectivation politique, une publication de La Grande Palabre (Coordination éditoriale: Fabien Eboussi Boulaga, Claude Abé, Mathias Éric Owona Nguini, Jean-Bosco Talla).
Avec les contributions de : Fabien Eboussi Boulaga, Maurice Kamto, Claude Abé, Mathias Eric Owona Nguini, Jean-Bosco Talla, Christopher Fomunyoh, Bernard Guimdo, Georges Noula Nangue, Serge Banyongen, Gilbert Taguem Fah, Mbog Bassong, Armand Leka Essomba, Guillaume Henri Ngnépi, Sehou Ahmadou, Alawadi Zelao, Thiérry Amougou et un groupe d’étudiants.

Source : germinal

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CPI : Affaire Laurent Gbagbo contre le Procureur

30 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

CPI : Affaire Laurent Gbagbo contre le Procureur

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Une audience est prévue à la surprise générale le 29 octobre 2013. Les spéculations, les supputations et les conjectures peuvent donc être légitimes à cause de fortes émotions que cela suscite. D’un autre côté, nous voyons des manipulations, des manigances, des mystifications ... et des élans qui frisent par moments de la sorcellerie aux fins de polluer l'audience du Président Laurent Gbagbo. Ceux qui procèdent ainsi n'innovent pas en la matière. Puisque c'est leurs habitudes de propager des contre-vérités. Cependant, un adage dit qu'"on peut tromper certaines personnes tout le temps; on peut tromper quelques personnes quelques  temps; mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps". Sur l'affaire Gbagbo, les choses ont été dites sur le volet judiciaire. La réalité politique en Côte d'Ivoire est patente : Il n'y a pas matière à confirmer les charges au vu des audiences précédentes; et Bensouda n'a rien apporté dans sa besace lorsqu'elle s'est rendue dernièrement en Côte d'Ivoire. Laurent Gbagbo devrait donc recouvrer la liberté depuis s'il s'était agi de statuer uniquement en s'appuyant sur le droit pour dire la justice. Mais l'arrière cour politique qui a voulu instrumentaliser la CPI - et qui l'a discréditée -, a le dernier mot. Si la CPI veut revêtir un minimum de crédibilité; si les grands pays veulent aider à la réconciliation et au processus de paix, le réalisme doit les conduire à libérer Laurent Gbagbo. La raison commandant aussi de se rendre compte qu'on s'est trompé - et que la conjoncture du moment avait plus laissé la place à une subjectivité au lieu de retenir un brin de pragmatisme et d’objectivité -; cela ne sera pas bon si l'on persiste dans une logique d'enfermement injustifié de Laurent Gbagbo par une simple motivation de tactique politicienne. Il faudra comprendre qu'il y a la vie d'un peuple derrière tout cela; il y a la paix dans un pays qui est en jeu. Ouattara doit renoncer à son inclination intempestive au faux pour regarder l'intérêt d'un peuple. C'est donc à la Communauté internationale d'aider la Côte d'Ivoire en libérant Gbagbo. Le reste sera la place d'une grande part du dialogue politique direct pour que la Côte d'Ivoire se relève. C'est à la CPI - et au Conseil de sécurité – tacitement car plus personne n'étant dupe; mondialisation de l'information oblige – de voir où est le point d'équilibre en Côte d'Ivoire. La CPI tient une responsabilité dans le climat socio-politique et dans l’avancement du processus de paix en Côte d'Ivoire. C'est à elle de choisir donc entre réalisme et poursuite dans l’imposture. La balle est dans leur camp. Et le bon choix doit être de libérer Gbagbo pour privilégier une justice transitionnelle, seule à pouvoir panser les plaies car capable d'engendrer la vérité, en tenant compte des réalités locales. Tout le cursus de l'affaire Laurent Gbagbo a montré qu’une justice exogène et délocalisée ne convient pas au profil de la crise en Côte d’Ivoire.

Par des voies – et voix – diverses qui vont de celle du pauvre paysan qui veut la paix jusqu’à des plus fortes, des indicateurs et les réalités ivoiriennes ont été mis sur la table des décideurs. Il faut aussi dire que depuis 1999, certains politiques pensent que la prise du pouvoir par les armes pouvait définitivement avoir prise en Côte d’Ivoire. La preuve du contraire est aujourd’hui manifeste. Les ONG alertent sur le spectre d’une justice des vainqueurs. L’ONU a également signalé la violation de l’embargo sur les armes par le pouvoir d’Abidjan. Nous constatons que la force des armes a montré ses limites et l’option de Laurent Gbagbo « la transition pacifique à la démocratie » connaît une forte adhésion. Devant ces réalités, la Communauté internationale ne peut pas être dans le déni. Des voix fortes notamment celle de Doudou Diène – le récent plaidoyer de la mise en liberté provisoire de Simone Gbagbo – militent pour l’incitation à l’apaisement. La hantise d’une possibilité de maladresse judiciaire ne doit donc pas affecter outre mesure les Ivoiriens et leurs amis. Nous savons tous que les dégâts d’un non-droit dans cette affaire ne sont pas imprévisibles en Côte d’Ivoire.  La CPI joue le destin de la Côte d’Ivoire qui peut basculer dans le sens d’une reconstruction viable ou dans celui qui ne donne pas la paix aux Ivoiriens. Dans un pays à plus de soixante ethnies, « le rattrapage ethnique » ne peut pas être le ferment du vivre-ensemble. Les Ivoiriens et leurs soutiens démocrates attendent que le droit soit dit. Toute décision politique qui voudra encore tordre le cou au droit et à la justice aura fait le choix de ne pas aider ce pays. Descartes disait que « le bon sens est la chose au monde la mieux partagée ». Cette valeur habite donc aussi les juges de la CPI. C’est pourquoi nous pensons que la sagesse de la justice l’emportera sur les manipulations, en libérant Laurent Gbagbo. Nous pensons qu’il faut attendre l’audience dans la sérénité et nous aviserons.

Dr Claude KOUDOU, Porte-parole du CDRCI (Conseil de la Diaspora pour la Restauration de la Démocratie et la Défense des Droits de l’Homme) ;

Directeur de la Collection « Afrique Liberté » chez les Editions L’Harmattan ;

Président des « Convergences pour la Paix et le Développement de l’Afrique » ; Membre de la Coordination des Intellectuels africains et des Diasporas africaines ;

DE LA DÉCISION DE LA CPI

Comme on le voit, pour maintenir Laurent Gbagbo en prison a La Haye, la CPI a usé d'une part de "raisonnement par l'absurde" et, d'autre part, elle s'est appuyée sur l'"asymétrie des rapports de force":

a) Le principe du "raisonnement par l'absurde" est le suivant : par exemple, pour démontrer qu'une proposition A est vraie, on suppose que la proposition (non A) est vraie − c'est-à-dire que la proposition A est fausse − et on montre alors que cette hypothèse conduit à une contradiction. Ainsi pour démontrer que Gbagbo doit être maintenu en prison, la CPI a mis en avant, le plus absurdement possible, l'argument selon lequel les raisons utilisées jusque-la pour le maintenir en prison restent valables pour le maintenir en prison.

b) L'"asymétrie des rapports de force" établit que, aujourd’hui, comme hier, comme toujours, la suprématie est une affaire de force, une affaire d’armes. L’asymétrie des rapports de force établit qu’on impose l’arbitraire à quelqu’un, non pas parce que l’on est plus fort que lui, non pas parce que l’on est mieux ou supérieur à lui, mais parce que l’on est armé, mais parce que l’on tient le fusil pointé sur lui, et parfois parce que l’on est sans morale. En règle générale, et selon la thèse de l’asymétrie des rapports de force, celui qui tient le fusil est faible physiquement et en position de parasite, puisqu’il se sert de la force et des ressources d’autrui, mais tant qu’il tient le fusil, il reste le maître (Extrait de "Le code noir de Louis XIV").

Par Léandre Sahiri

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Affaire Evra-Fernandez : Le suceur de choupachoups et gamin de Disneyland persiste et signe.

24 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Affaire Evra-Fernandez : Le suceur de choupachoups et gamin de Disneyland persiste et signe.

luis fernandez (2)

Luis Fernandez sur RMC : un dérapage ?

Il est 17h40, et j'écoute Luis Attaque sur RMC dans ma voiture. Pierre Dorian, l'animateur indique à Luis que nous rejoignons en direct le correspondant à Manchester pour faire le point sur ce qui est désormais l'affaire Evra.

 

       Le correspondant prend la parole et indique qu'il était à l'entraînement cet après-midi ainsi qu'à la conférence de presse de l'entraineur de United. Et puis évoquant Patrice Evra, Luis Fernandez demande à Pierre Dorian si le correspondant a pu avoir accès au Zoo. On sent Dorian gêné, l'allusion de Fernandez au " zoo" ne fait rire personne, ni Dorian ni l'auditeur à l'autre bout du transistor.

Pour connaître Luis Fernandez l'homme n'est pas raciste, mais quand on connaît la couleur de peau noire d'Evra l'allusion n'est pas habile dans le contexte actuel, et il y a alors comme un malaise. Ce dérapage sans doute pas très contrôlé d'un bateleur payé pour ça, tombe mal une semaine après les propos injurieux d'une candidate du FN aux municipales à l'égard de Christiane Taubira la comparant à un singe.

On ne mettra pas bien sûr Luis Fernandez et cette dame virée du FN dans le même sac, mais ces propos de bistrot déplacés laissent songeurs, et laissent à penser qu'Evra malgré son arrogance crasse n'avait peut-être pas tort de se révolter contre la diarrhée verbale de certains snippers en chef de la planète foot.

Il y a parfois des propos qui frôlent l’insupportable. Je ne pense pas que dans ce cas d'espèce ils soient intentionnels, mais ils n'en sont pas moins inacceptables sur une antenne républicaine. Je veux croire que Luis qui a été un grand joueur et un grand entraîneur se soit laisser emporter dans un jeu de rôles parfois malsain qui pousse parfois à l'accident verbal.

Cette affaire Evra depuis dimanche dernier vire au nauséabond. Les populistes supporteurs d'Evra saluent leur héros qui ose clouer le bec à la nomenklatura journalistique. Le corporatisme journalistique bien-pensant cloue au pilori le meilleur arrière gauche du moment sous prétexte qu'il s’est exprimé librement avec ses mots de gamin de banlieue, ne supportant plus de se faire pourrir à longueur de talk par les cogneurs de service comme le titre France Football aujourd'hui.

À la fin c'est le football français qui en sort meurtri, et à un mois des matchs de barrages, on n'avait pas besoin d'une telle chienlit. Messieurs, reprenez-vous ! Par Thierry

Source : Yahoo.fr

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RDC: Entretien du jour Avec Mr Dieudonné Kwebe Kimpele Ministre Congolais de la Transition.

23 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Entretien du jour Avec Mr Dieudonné Kwebe Kimpele Ministre Congolais de la Transition.

 Le CNT congolais est une plateforme démocratique des partis politiques et de la société civile appelée à remplacer le régime de Kabila incapable de mettre fin à la déliquescence du RDC (Républiquedémocratique du congo) ex-zaïre.

 

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x16bg10_entretien-du-jour-du-221013-dieudonne-kwebe-kimpele_tv

 

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Libération du président Gbagbo : Voici les précisions de la CPI

23 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

 

 

Libération du président Gbagbo : Voici les précisions de la CPI

 

Libération du président Gbagbo : Encore une folle rumeur. Voici les précisions de la CPI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

             Combien sommes nous qui avons reçu tôt ce mardi matin par Sms l’information d’une libération précipitée du président Laurent Gbagbo :

 « Le verdict vient de tomber, Laurent Gbagbo est relaxé de toutes les charges d’accusation par ailleurs il bénéficie d’une présomption d’innocence la chambre préliminaire a statué le cas et a délibéré il bénéficie d’une liberté provisoire et sera des demain avec desmond tutu en afrique du sud.Faites circul(…)

« Il n’y a pas eu de décision de la Cour concernant l’affaire Gbagbo, par conséquent M. Gbagbo demeure en détention dans sa cellule de Schevenigen ». Ces paroles sont de M.Fadi El Abdallah, porte parole de la CPI que Diaspo Tv a joint tôt ce matin au téléphone. Il faut le rappeler, toute décision de la CPI même si elle est donnée dans les premières minutes aux parties en présence dans un dossier, elle est également rendue publique via un communiqué sur le site internet de la CPI.

Donc accessible à tous. Deuxièment si l’auteur de ce Sms avait été un tout petit peu intelligent, il aurait mis au conditionnel son temps. Car certes, ce verdict qui arrivera de toute façon au plus tard le 11 novembre prochain peut à tout moment tomber. Mais une fois encore, et selon les officiels de la CPI, aucune décision concernant le président n’ait encore tombé. Alors, on se demande bien à qui profite toute cette folle rumeur au moment où M. Ouattara vient d’appeler les réfugiés ivoiriens à rentrer en Côte d’ivoire depuis le Libéria ?

Mieux, le rapport des Expert intitulé : « Lettre datée du 11 octobre 2013, adressée au Président 

du Conseil de sécurité par le Président du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1572 (2004) concernant la Côte d’Ivoire » n’aurait pas reçu toute l’attention qu’on lui souhaitait. Et contrairement à ce que le substitut de Bensouda, M. Mc Donald pensait révéler à la Cour lors de l’audience du 9 octobre dernier sur ce prochain rapport des Experts de l’Onu, c’est encore une douche froide que viennent de prendre le régime de Ouattara et sa Cour pénale internationale : « À l’heure actuelle, il existe, au sein de la force régulière des FRCI, une structure militaire parallèle sur laquelle repose le système de sécurité pour toute intervention efficace. Le Groupe d’experts craint que cette structure militaire, de par ses liens avec les forces régulières, ne soit en mesure d’acquérir, si besoin est, davantage d’armes et de matériel connexe en cas de crise, en violation du régime de 

sanctions. 

C. Violations du régime de sanctions 

30. Les 19 et 24 avril, le Groupe intégré de contrôle du respect de l’embargo de l’ONUCI a découvert à Danané et Sinématiali, respectivement, des lance-grenades AM-600 (37-38 mm) et AM-640 (40 mm) non létaux (gaz lacrymogènes, par exemple) et des munitions connexes fabriquées par l’entreprise Condor Non-Lethal Technologies, enregistrée au Brésil (voir annexe 4). Certaines de ces armes et munitions portaient des marques indiquant qu’elles avaient été fabriquées en août 2012. Leur présence a de nouveau été établie les 15 et 16 mai 2013 à Boundiali. Le Groupe intégré a vu à Danané le 7 mai des munitions non létales pour les mêmes lance-grenades, également fabriquées en 2012. 31. Le 13 septembre, les autorités brésiliennes ont informé le Groupe d’experts que les armes et munitions non létales susmentionnées avaient été vendues en 2012 au bureau de l’état-major particulier de la présidence du Burkina Faso (voir annexe 5). Le contrat de vente était assorti d’un certificat d’utilisateur final précisant que toute réexportation devait être autorisée par les autorités brésiliennes. Le Groupe d’experts a indiqué que deux types d’armes, des AM-600 et des AM-640, 

ainsi que des munitions (modèle GL-302, SS-601 et AM-500), qui figuraient sur les factures, avaient été repérés en Côte d’Ivoire » nous dit en substance le fameux rapport qu’attendait l’accusation.

Par Philippe Kouhon  

 

 

 

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Cameroun : Le partage du gâteau au sein du RDPC sème la zizanie. Comment partager 305 communes sur 360 entre aparatchicks. Guerre entre membre de l’appareil et la base.

22 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Cameroun : Le partage du gâteau au sein du RDPC sème la zizanie. Comment partager 305 communes sur 360 entre aparatchicks. Guerre entre membre de l’appareil et la base.

 Cameroon flag

Cameroun - EST: Une vingtaine de personnes interpellées pour rébellion à Mboma

 

Elles sont accusées de séquestration du sous-préfet, de vandalisme d'une école pour soutenir le maire sortant.

 

Les conseillers de la commune de Mboma, département du Haut-Nyong à l'Est se sont retrouvés le 15 octobre dernier pour voter l'exécutif communal en présence des mandataires du Rdpc. Le consensus ayant échoué, chaque candidat devait se présenter lors de la session de plein droit. Chose curieuse apprend-on, le maire sortant interdit l'accès de l'hôtel de ville aux conseillers favorables à Fréderick Fouda Fouda, ancien député et candidat au poste du maire.

C'est ainsi que le sous-préfet de Mboma et le mandataire du Rdpc, Célestin Yves Abanda sont appelés à la rescousse. Pendant près de cinq heures, l'administrateur civil et sa suite resteront bloqués, sans avoir accès à la salle. Le renfort, des brigades de Nguélémendouka, d'Abong-Mbang et de Bertoua, est sollicité.C'est ainsi que le candidat Fouda Fouda suggère que les travaux se tiennent dans la case communautaire de Mboma. Option adoptée par le sous-préfet. De 19h30 minutes jusqu'à deux heures du matin, le vote se tient et le candidat Fouda Fouda gagne les élections avec 15 voix contre 10 pour le maire sortant, Les deux partis se congratulent et la session de plein droit est programmée pour le lendemain matin.

Rendu à cette date, alors que les travaux doivent commencer, une bande de villageois scandant une chanson à tue-tête: «nous irons jusqu'au bout du monde. Madame le maire ne quittera pas. Madame le maire, oui oui oui, monsieur Fonda non non non, madame le maire ne quittera pas». A la tête de cette bande, le maire sortant, affirment les témoins. Fouda Fouda et son équipe font une hait et rebroussent chemin.


Concertations

C'est alors que la route est barrée au maire élu et à ses conseillers. Des arbres vont être coupés à l'aide des tronçonneuses pour barrer la route. Fouda Fouda se réfugie à la gendarmerie pour sa sécurité. Les concertations chez le sous-préfet échouent. Repoussé par les forces de maintien de l'ordre, le groupe s'acharnera sur les locaux de l'école maternelle où le drapeau est tailladé, la salle de classe éventrée et les cahiers de préparation de cours et ceux des enfants déchirés.

Les partisans de l'ancien maire n'apprécient pas le retour au sein du conseil municipal de Fouda-Fouda, chef traditionnel de Ngoap et président départemental du conseil des chefs traditionnels du Haut-Nyong. «Fouda Fonda est persona non grata pour n'avoir rien fait pendant son séjour à l'hémicycle de Ngoa-Ekellé»,dénoncent-ils.Après le saccage de l'école maternelle, les manifestants se rendent à Ngoumou,
village natal du maire sortant.

C'est là qu'une vingtaine d'entre eux sera interpellée et conduite à la brigade d'Abong-Mbang. Entre temps, le maire sortant a pris la destination de Yaoundé. Informé de son déplacement, le procureur de la république près des tribunaux d'Abong-Mbang ordonne qu'elle soit arrêtée selon les dispositions légales et qu'elle se présente ce matin, 21 octobre au parquet d'Abong-Mbang.

Au moment où nous mettions sous presse, l'honorable Brigitte Mebande, député reconduit du Haut-Nyong présidait une réunion à Abong Mbang, dans le but de ramener la paix entre les filles et fils de Mboma.

 


Par SÉBASTIAN CHI ELVIDO

Source : Mutations

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LAMPEDUSA ET LA SOURCE DE L’IMMIGRATION CLANDESTINE ?

22 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

PhotoTgeneves

LAMPEDUSA ET LA SOURCE DE L’IMMIGRATION CLANDESTINE ?

 

 

Le drame de Lampedusa en Méditerranée

 

            « L’incendie du 3 octobre, au large de l’ile de Lampedusa, d’une embarcation partie du port libyen de Misurata et qui transportait à son bord 500 réfugiés originaires  d’Érythrée, de Somalie et du Ghana (a fait 360 morts… NDLR). Parmi les survivants, nombreux sont ceux qui témoignent de l’absence de secours, (…) de la part de bateaux de pêche qui auraient vu l’embarcation des migrants se retourner puis couler à pic sans pour autant intervenir comme conséquence de la législation anti-immigration qui empêche les embarcations civiles d’apporter de l’aide aux « clandestins » avant  l’arrivée des garde-côtes » (1).  « Honte et horreur » : ce sont les termes utilisés par le président de la république italienne à propos de la tragédie de Lampedusa. Ces termes devraient plus exactement être utilisés pour définir la politique de l’Italie à l’égard de l’Afrique, en particulier de la Libye d’où provenait le bateau de la mort. Les gouvernants qui aujourd’hui battent leur coulpe sont les mêmes qui ont contribué à cette tragédie. » (2).

 

            Voilà les faits tristes et dramatiques, mais qu’y a-t-il derrière cette façade d’indignation hypocrite ? Pourquoi cinq cents personnes embarquent-elles dans un rafiot conçu pour deux cents passagers ? Pourquoi ces migrants de la misère prennent-ils la mer mouvementée au péril de leur sécurité ? Qu’est-ce qui pousse ces damnés de la Terre à cette transhumance vers une mort annoncée ? Ces malandrins n’ont-ils aucun instinct de survie ?

 

            C’est parce qu’ils veulent survivre justement que ces gens affrontent les plus grands dangers. Il faut donc comprendre que là d’où ils viennent la vie est plus risquée et plus affligeante que sur ces bateaux rafistolés – troués – prêts à couler. Bien entendu, l’industrie des contrebandiers de la clandestinité a sa part de responsabilité. Mais les «passeurs de rêve» ne peuvent engranger les deniers que parce que le flot des réfugiés de la mendicité ne tarit pas malgré ces assassinats avérés.

 

            Examinez le problème de la façon que vous le voudrez; toutes les avenues  vous renvoient aux pays d’origine d’où ces victimes ont entrepris leur odyssée.

 

Un mur électrifié, un rideau de fer, un escadron surarmé ?

 

            Quelques loustics suggèrent de dresser aux frontières des barrières jusqu’au ciel. En Israël on l’appelle le Mur de séparation – qui sépare les palestiniens «pestiférés», de leurs geôliers de l’apartheid ostracisé.  Tout a été tenté pour endiguer ces immigrés. Immerger des filets de sous-mariniers pour bloquer les traversiers. Essaimer des vedettes rapides remplies de douaniers suréquipés. Inonder les plages de la Méditerranée de garde côtier bien armés qui tueront les réfugiés avant que d’être embarqués risquant de  se noyer. Je puis vous l’assurer, tous ces crimes contre l’humanité ne stopperont pas la marée des affamés désespérés.    

 

            La source de l’immigration illégale est en amont de la Méditerranée, du Sinaï et de la Mer Égée. Là-bas, au sud du Sud, à l’endroit d’où  partent les sentiers empruntés par les richesses spoliées,  prenant leurs sources dans les puits de pétrole, les mines d’or, de diamant, d’argent, de coltan, dans les cratères de titane, de cobalt, d’uranium, les forêts de cyprès, d’acajou et d’ébène incrusté d’ivoire sculpté et spolié.

 

            Ces routes remplies des caravanes de la mendicité prennent naissance d’aussi loin que l’Afrique du Sud, l’Angola, le Congo, le Gabon, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Nigéria, le Kenya et le Soudan, et d’aussi près que la Libye, la Tunisie, le Mali et l’Algérie. Elles serpentent à travers la jungle, la brousse  et le désert desséché pour venir mourir dans les ports de Tripoli, de Tunis, d’Alger et de Tanger, le long des côtes de la mer vidées de ses ressources pélagiques, que les cargos usines frigorifiques, aux pavillons de complaisance, emmènent vers des marchés exotiques, ne laissant que peine et chagrin aux petits piroguiers côtiers africains (3).     

 

            Les monopoles d’Occident et d’Asie saignent l’Afrique de ses ressources et de son fric alors que ses fils n’ont que l’exil en partage. Ils iront se noyer au large du Pirée, de Ceuta, de Gibraltar, de Malte et de Lampedusa. Ce n’est pas sur les plages d’Italie, de Grèce, de France ou d’Espagne qu’il faut stopper les autodafés de ceux qui refusent de mourir sans importuner les oligarques subventionnés de la charité intéressée.

 

            La migration de la survie se poursuivra tant que ces multinationales ayant pignon sur rue à Paris, Londres, Rome, Washington, New-York, Toronto, Tokyo, Berlin et Shanghai continueront la spoliation des déshérités pour le bénéfice des pieds nickelés et de leurs héritiers.

 

            Quand des monopoles internationaux de l’alimentation spéculent à la bourse de Chicago ou de Toronto sur les denrées de base (café, cacao, thé, sucre, blé,  huile, riz, sorgho, mangues), ils font s’effondrer le prix du kilo d’achéké à Tombouctou et à Abidjan où les paysans ne parviennent plus à survivre de la vente de leur marchandise - ils ne peuvent semer ni récoltés alors ils meurent affamés ou ils empruntent les chemins de l’exode. Quand le Congrès étatsunien subventionne le coton américain il condamne le fellah égyptien, les paysans nigérians et éthiopiens à la mort assurée même si ces derniers s’échinent à cultiver le sol pour deux dollars par jour. Même chose pour les céréales et le blé canadien.

 

            Quand les bureaucrates de Bruxelles soutiennent frauduleusement la production de poulet en Italie, de lait en poudre aux Pays-Bas, de fromage au Danemark, des métayers africains, leurs fils et leurs cousins quittent leur terre laissée en jachère et se mettent en marche sur les chemins de traverse à la poursuite des richesses spoliées, exportées, sans transformation, via les quais de la mendicité, transbordées vers les usines des Cités capitalistes qui ne leur ont rien laissé que leurs yeux pour pleurer. Ils se révoltent, ils hurlent et ils tuent, qui les a compris ?

 

            Quand Elf-Total, Shell, Mobil-Exxon et les autres monopoles exproprient les puits et le pétrole et l’expédient, brut-non transformé, vers l’Europe, le Japon, la Chine, ne laissant sur place que des miettes pour engraisser le Président d’opérette, ses généraux et leurs adjudants chargés d’écraser toute velléité des révoltés. En ces temps de disette, derrière les trains, les cargos et les tankers des pilleurs de richesse, voyez les petits chalutiers poussifs des expropriés s’accrocher à leur destin à la poursuite de leur pain quotidien qu’on leur exproprie et que l’on expatrie.

 

Comment stopper la marée humaine des affamés ?

 

            Que les prolétaires africains remettent en question cet échange inégal, aussitôt les Rafale, les hélicoptères de combat, la Légion étrangère de la Françafrique et les escadrons de tueurs de l’Africom, de la DGSE, de la CIA s’abattent comme des vautours sur ces insurgés enragés. La stabilité recouvre aussitôt le pays de sa chape de plomb et les convois sont rétablis en direction des ports en eau profonde, vidant le continent de sa chair, de son sang et de ses enfants.

 

            Les oligopoles des milliardaires volent les richesses d’Afrique puis repoussent les esclaves salariés africains cloîtrés vers leurs terres saccagées. Pire encore, ces brigands monopolistiques répriment ces exploités-volés-vilipendés  qui osent s’indigner et réclamer l’usufruit des richesses qu’on leur a volé.

 

            Les prolétaires africains ont une immense responsabilité pour stopper cette saignée et la destruction de leur postérité. Grâce au travail acharné de ses ouvriers la Terre-mère africaine peut parfaitement nourrir tout son peuple à condition qu’un mode de production socialisé et planifié soit implanté et imposé. Seul le prolétariat a intérêt à ériger cette nouvelle société ; quand les ouvriers prendront cette tâche en main la marée des immigrés va s’épuiser, car le premier choix de l’africain c’est son patelin, son quartier, sa plaine, sa brousse, sa jungle et son jardin. L’africain ne vient mourir dans ces froides et mornes villes du Nord que contraint et étreint.

 

            L’Afrique socialiste aux africains, et vous n’aurez plus de jardinier encombrant vos jardins chers européens, américains, canadiens. Rapatriez vos soldats et vous verrez diminuer l’afflux de réfugiés de la mendicité (4). Il en est de même pour les étatsuniens et leur mur de ségrégation, d’exclusion et d’exaction le long de la frontière du Texas-Californie et du Mexique. Idem dans les ports et les aéroports canadiens.

Par Robert Bibeau

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Mauritanie : Le président Ould Abdel Aziz installe le racisme institutionnel avec son recensement anti-noir qui nie la nationalité mauritanienne au 80% de la population Mauritanienne de race afric

22 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Mauritanie : Le président Ould Abdel Aziz installe le racisme institutionnel avec son recensement  anti-noir qui nie la nationalité mauritanienne au 80% de la population Mauritanienne de race africaine.

Libye11

 

Il est évident que dans l’idéal la Mauritanie a tout intérêt à construire une unité nationale vraie, c’est-à-dire une unité nationale susceptible de résister durablement au racisme arabo-berbère anti-noir auquel certains Négro-mauritaniens répondent par une attitude légitime de replis sur soi et un rejet systématique de celui qui ne veut voir en l’homme noir, qu’au mieux, un pseudo-esclave.  

À l’indépendance, Moktar Ould Daddah était tout à fait conscient de la difficulté de faire marcher, main dans main, Maures et Noirs. En effet, ces deux communautés vivaient séparées depuis les temps antiques et après la colonisation française rien n’avait changé : chaque communauté vivait dans une zone géographique qui lui était « attribuée », « juridiquement » par le colonisateur français pour faciliter la collecte de l’impôt qu’il prélevait essentiellement sur le bétail des Maures et des Peuls. Les Noirs étaient sédentaires notamment dans le Walo, le Gorgol et  le Guidimaka  et les Maures nomadisaient dans des zones bien définies par le colonisateur pour chaque tribu.  

Et pendant les quelques décennies (1905-1960) que dura la colonisation en Mauritanie, le problème de l’esclavage n’avait jamais préoccupé    l’Administration française.  Et pourtant l’esclavage était, depuis longtemps, à son deuxième décret d’abolition en France : celui du 27 avril 1848.  Et pour cause, les esclaves et Harratins étaient les premiers contributeurs à la sauvegarde du cheptel qui constituait la principale richesse de leurs maîtres et l’unique source d’impôt dû à la France.  Et lorsqu’il a fallu développer les postes administratifs français, construire les premières écoles, tracer les premières pistes et creuser les premiers puits fortifiés par du ciment les Harratins furent mis à contribution dans un pays où la notion même de main-d’œuvre n’existait pas. Souvent des villages (adwabas) entiers de Harratins étaient réquisitionnés pour la construction des pistes qui sillonnaient un territoire grand comme deux fois et demie la France et sans aucune compensation financière ! Il leur était donné, tout au plus, quelques étoffes, du sel et quelques pains de sucre que récupéraient, du reste, en partie,  leurs maîtres.

Depuis 1978, force est de constater que rien n’a été fait pour rendre possible une cohabitation paisible, durable, entre les différentes, communautés qui ont constituaient la Mauritanie à son indépendance. Bien au contraire nous avons assisté au retour en force du tribalisme, du régionalisme et à l’exacerbation du racisme anti-noir et de l’affrontement intercommunautaire qui a conduit aux massacres et aux expulsions et spoliations manu militari subis par des Négro-mauritaniens durant les années 1989-1991.

Aujourd’hui, évoquer une autonomie des régions du Sud, meurtries par ces années de dictature militaire, est loin d’être une idée idiote. En effet, il est clair que Ould Abdel *** qui a pris le pouvoir par la force en Mauritanie milite très clairement (et c’est son droit absolu) pour l’indépendance des Sahraouis. Alors Deyloule dit que si cette logique séparatiste est permise pour certains, en l’occurrence les « Sahraouis », elle doit l’être tout aussi pour d’autres, bien plus nombreux, dans le Walo, le Guidimaka et le Gorgol et qui sont eux indiscutablement, depuis le commencement de l’humanité, d’authentiques habitants de ces territoires.  

Il faut se rappeler que ce qui a rendu inévitable la scission du Soudan en deux pays (toujours en guerre) c’est la haine que certains se sont acharnés à entretenir de part et d’autre. Et si les deux Yémen se sont réunis, aujourd’hui des voix s’y élèvent pour demander de revenir à la séparation, toujours pour la même raison : une culture de haine sans limite !   

Il est évident que Ould Abdel***  s’est emparé de la Mauritanie pour en faire un tremplin pour permettre au Polisario de réaliser son rêve de fonder un état « sahraoui » mais cela n’est pas partagé par la majorité des authentiques et patriotes fils de Mauritanie. Le Polisario avait refusé l’appel que la Mauritanie avait lancé depuis 1957 et avait préféré la guerre à l’union avec la Mauritanie dans les années 70. Le Polisario est ainsi, grâce à l’aide de l’Algérie, coupable d’une déstabilisation très grave de la Mauritanie dont le point d’orgue est la prise du pouvoir par un des siens en Mauritanie. Il faut donc, dans cette logique, s’attendre à l’éclatement de la Mauritanie puisque Ould Abdel *** tente, coûte que coûte, de se maintenir illégalement au pouvoir en Mauritanie.

Par Deyloule.

 

 

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L’histoire tragique de 37 décès d'enfants à la suite d’un « bon vaccin »

22 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

L’histoire tragique de 37 décès d'enfants à la suite d’un « bon vaccin »

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Le 11 octobre, deux enfants sont morts au Kashmir après avoir reçu le vaccin Pentavalent (5 souches)  portant à 6 le nombre de décès en une semaine et à 8 pour les trois dernières semaines. Selon les rapports parus dans les journaux locaux, les décès auraient été attribués à une réaction allergique au vaccin.

 

Ces décès surviennent dans le sillage d’un communiqué de presse du Ministère de la Santé du 10 octobre qui précise qu’un comité s’est penché sur le problème des 15 décès survenus au Kérala après des vaccinations.

 

Le comité a déclaré que ces décès n’avaient pas été causés par le vaccin, mais qu’il s’agissait de pures coïncidences. Le communiqué de presse a aussi annoncé que le vaccin Pentavalent devait être déployé à l’échelle nationale. Une semaine auparavant, un autre porte-parole du Ministère avait reconnu que 29 décès s’étaient produits dans tout le pays après la vaccination. Aujourd’hui, le nombre des décès se chiffre à 37.

 

Les 29 décès se sont produits après que 82 doses (lakh) aient été administrées (et que 27 enfants aient été immunisés. Ceci correspond à plus d’un décès par 100.000 vaccinés. Il faudrait donc s’attendre à ce que 300 enfants meurent chaque année à la suite du vaccin si toute la cohorte des nouveau-nés était vaccinée. Il faut garder à l’esprit que les effets indésirables font l’objet d’une surveillance passive qui, selon la FDA américaine, n’enregistre seulement qu’un dixième du nombre réel des effets indésirables.

 

Co-morbidité comme cause des décès ?

 

Il a été suggéré que certains décès dans le Kérala s’étaient produits chez des enfants atteints d’une maladie cardiaque sous-jacente. Beaucoup d’enfants qui sont morts au Sri Lanka après avoir reçu le même vaccin avaient eu des problèmes cardiaques similaires. S’ils n’avaient pas été vaccinés, le taux de mortalité aurait évidemment été moins élevé.

 

Ce n’est évidemment pas une proposition pratique. Dans des zones rurales éloignées, les vaccinations sont administrées par des agents de santé qui sont à peine alphabétisés. La détection d’un souffle cardiaque à l’auscultation est une compétence que beaucoup de pédiatres doivent parfaire au fil des années de formation. En l’absence d’une telle formation des vaccinateurs, est-il encore possible de justifier la poursuite du programme de vaccination ?

 

Au Sri Lanka, la vaccination a été arrêtée après cinq décès. Mais sous la pression des organisations internationales, le programme a été relancé. Après cela, il y a eu 12 décès de plus. Le Dr Yogesh Jain qui s’est adressé à la Cour Suprême, pour qu’elle ordonne la supervision d’un tribunal en vue de pouvoir empêcher que de telles pression puissent encore influencer les décisions prises en Inde.

 

Les décès dus au vaccin doivent être considérés dans le contexte de la meilleure étude qui ait été réalisée sur le Hib (Haemophilus influenzae, bactérie type b), l’étude appelée « The Minz Study ». Cette étude suggère que quelque 175 enfants pourraient mourir de la méningite Hib sur une période de cinq ans. Un nombre égal  pourrait aussi  mourir de la pneumonie Hib. Les chiffres de cette grande étude minutieuse effectuée sur une population de 600.000 personnes examinées toutes les deux semaines et qui a duré deux ans, sont clairement gênants. C’est précisément le cas de dire que le traitement (décès dus aux vaccins) est pire que la maladie. C’est très rarement que le gouvernement cite l’étude Minz . Il se base plutôt sur des estimations qui ne sont pas fondées sur des preuves empiriques.

 

Une cellule centrale du Kashmir déclare que le vaccin est sûr

 

Après les huit décès du Kashmir, une équipe sous la direction du Dr N.K. Arora          qui travaille pour l’INCLEN Trust s’est rendue sur place, a visité l’hôpital, ainsi que les maisons des enfants décédés, et a publié un communiqué de presse pour expliquer qu’il n’y avait pas de preuve concluante que les décès étaient dus au vaccin. La septicémie, la pneumonie et la méningite ont été évoquées sans que l’on puisse expliquer comment des enfants qui étaient tout à fait asymptomatiques et assez bien pour recevoir une vaccination préventive pourraient mourir  de septicémie, de pneumonie immédiatement après avoir reçu le vaccin. En d’autres mots, comment un personnel médical pourrait-il administrer le vaccin Pentavalent à des enfants à bout de souffle avec une pneumonie ou en état de choc dû à une septicémie et sur le point de mourir ?

 

Pour être certain que le vaccin est la cause d’une réaction, cette dernière doit se reproduire chez la même personne si on lui administre une deuxième fois le même vaccin. Comme ce type  de vérification est impossible lorsqu’il y a décès, l’équipe d’experts déclare généralement que « la relation causale à la vaccination n’a pu être établie avec certitude. » C’est presque comme si on disait  qu’on ne croirait pas que le vaccin est en cause, à moins que l’enfant ne  ressuscite d’entre les morts pour pouvoir être à nouveau revacciné et vérifier s’il va mourir une seconde fois !

 

Nous devons utiliser les mêmes critères sévères et appliquer les mêmes exigences de preuves dans les cas de Mort Subite et Inexpliquée du Nourrisson (MSIN), comme dans les cas de comorbidité (septicémies et pneumonies préexistantes). Ce sont malheureusement des choses qui ne se font pas.

 

Les colles de l’Académie de Pédiatrie

 

L’Académie Indienne de Pédiatrie (IAP) a récemment tenu une réunion pour se pencher sur les décès et a posé les questions suivantes au Ministère de la Santé :

 

·         Comme le pic d’incidence de la Mort Subite et Inexpliquée du Nourrisson (MSIN) se produit au cours de la première enfance, une relation temporelle étroite entre la MSNI et le vaccin Pentavalent qui se produirait par hasard ne permettrait pas d’attribuer les décès au Kérala au syndrome de la Mort Subite du Nourrisson.

 

·         Les décès attribués à la Mort Subite et Inexpliquée du Nourrisson au Kérala sont cinq fois plus élevés que le taux de mortalité toutes causes confondues (dans l’état). Quelle est l’explication possible de cette poussée de décès qui se sont produits après l’introduction du vaccin Pentavalent ?

 

·         Le pic des décès (MSIN) se produit le troisième mois (ce qui correspond à la seconde dose), mais, il se fait que la majorité des décès furent rapportés après la première dose.

 

·         Les conditions de comorbidité qui auraient pu entraîner la mort après la vaccination n’ont pas été éclaircies.

 

·         On n’a pas expliqué pourquoi le vaccin a été administré aux enfants malades.

 

·         Les maladies cardiaques congénitales sous-jacentes utilisées pour expliquer les décès n’étaient pas suffisamment graves pour entraîner une insuffisance cardiaque et la mort.

 

·         Certains enfants avaient une fièvre élevée et des pleurs excessifs. Certains ont fait des convulsions après la vaccination. Ces convulsions peuvent clairement être attribuées à des effets indésirables de la vaccination.

 

·         Les résultats d’autopsies font apparaître un état de choc et une hypersensibilité – comment ces résultats devraient-ils être interprétés ?  Cela ne signifierait-t-il pas une hypersensibilité au vaccin ?

 

L’IAP (Académie Indienne de Pédiatrie) a discuté du problème avec le Dr Ajay Khera, commissaire adjoint au Ministère de la Santé (Santé Maternelle et Infantile). Ce dernier a été incapable de donner des précisions. Il a dit attendre le rapport final de la commission d’enquête sur les décès.

 

Pourtant, après la réunion, un communiqué de presse IAP  faisait état de l’approbation du vaccin en dépit de toutes ces questions qui n’avaient pas reçu réponse !

 

Si les réponses à ces questions simples ne sont pas connues du Ministre de la Santé, comment, dès lors, est-il possible que l’on puisse pousser le vaccin dans le reste du pays ?

 

Nous devons absolument comprendre que le mandat des services de santé, comme celui des médecins est de protéger la vie des enfants et non de promouvoir des vaccins dont l’utilité et la sécurité sont douteuses.

 

(10.10.20123 – Jacob Puliyel est le chef Du Département de Pédiatrie à l’Hôpital St. Stephens à Delhi. Il est membre du Groupe Technique Consultatif National sur les Problèmes d’Immunisation et a publié de nombreux ouvrages sur les vaccins. Il peut être contacté à l’adresse mail suivante : puliyel@gmail.com)

 

 Source: Samachar.com

 

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