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Le blog de afrohistorama.over-blog.com

Enfin certains présidents Africains ont compris les objectifs de la CPI. Ils menacent de se retirer. Vont-ils le faire ? Attendons de voir.

11 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Enfin certains présidents Africains ont compris les objectifs de la CPI. Ils menacent de se retirer. Vont-ils le faire ? Attendons de voir.

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                                     (photo archive)


Retrait des Africains de la CPI. Le lobbying indécent de l'Occident

Les dirigeants africains étant résolus à se débarasser de ce Sanhédrin raciste que réprésente la CPI, les ennemis de l'Afrique multiplient des pressions pour tenir en échec le sommet extraodinaire de l'Union Africaine prévu ce 11 Octobre 2013.

D'entrée de jeu, deux retraités dépressifs ont d'abord été jétés dans l'arène. Tour à tour Kofi, Annan et Desmond Tutu ont, dans une propagande désespérée, essayé de distraire les africains. Le message du prélat semble avoir eu un écho favorable plutôt du côté de l'occident (510.000 signatures au moment où nous écrivons cet article). Ce message a-t-il eu le même succès auprès des députés africains qui voteront demain? Rien n'est moins sûr... 

Ensuite, des agitateurs politiques africains se sont mêlés. Le magistrat ivoirien Kadjo Fodjo vocifère: « Devant les horreurs orchestrés ou cautionnées par ces bourreaux, il nous est arrivé de trépigner, de vociférer et d’appeler la communauté internationale au secours. Je trouve inconséquent, ridicule et irresponsable que nous reprochions à la Cour Pénale Internationale de ne juger que des Africains pour la simple et banale raison que des Occidentaux n’ont jamais comparu devant elle (...)»

Se dessinent enfin les contours de la thèse du lobbying occidental avec la sortie hier, de Barbara Lochbihler, députée européene et présidente du Sous-comité des Droits de l'Homme de l’union Européenne. L'allemande envoie une lettre aux députés de l'union africaine, les appelant à plus de «sagesse» (Voir encadré enfin d'article). Nous publions ici l'intégralité de sa requête mais avant, ce texte du confrère Karim Mohsen du journal algérien l'Expression nous permet de mieux appréhender les coutours de cette affaire.

CPI, une Cour de justice à deux vitesses

L'Union africaine organise demain un sommet extraordinaire consacré à la Cour pénale internationale (CPI) dont l'intitulé semble désormais trompeur, puisque depuis son entrée en fonction en 2003, soit dix ans, la CPI s'est intéressée exclusivement à l'Afrique, aux Africains et singulièrement aux dirigeants africains.

La goutte qui fit déborder le vase c'est encore le procès intenté aux président et vice-président kenyans, Uhuru Kenyatta et William Ruto.

Trop, c'est trop, estime l'Union africaine qui ne comprend pas que la CPI soit devenue un tribunal spécial pour l'Afrique. Il y a à l'évidence un étrange concours de circonstances qui fait que, curieusement, seuls les Africains et, particulièrement, les dirigeants africains sont appelés à connaître de cette justice, version CPI.

Les Africains veulent bien le croire, mais le fait que la Cour pénale internationale conduise actuellement des enquêtes dans huit pays, tous africains, (Kenya, Côte d'Ivoire, Libye, Soudan, Ouganda, Centrafrique, RD du Congo et au Mali) ne laisse d'étonner, d'autant que cela représente un pays africain sur huit mis ainsi à l'index. Ce qui est énorme et inconcevable.

Certes, l'Afrique a mauvaise réputation, très mauvaise même, où l'on est assuré de rencontrer plus de dictateurs et où le droit est bafoué que de démocrates respectueux de la personne humaine. Cela est vrai et il serait vain, surtout contre-productif, que de le contester. Aussi, juger des dirigeants africains qui auraient outrepassé leurs pouvoirs et opprimé leurs peuples - c'est là aussi un fait patent qu'il serait difficile de démentir - aurait été parfaitement équitable si ce principe est étendu à tous les Etats et à tous les dirigeants de la planète.

L'Union africaine accuse ainsi la CPI de mener «une sorte de chasse d'ordre racial». Nous ne sommes pas loin de partager ce sentiment.

Les pays africains sont pauvres, ils ne disposent pas de l'arme nucléaire comme ils ne disposent pas de cette arme redoutable d'être membre permanent au Conseil de sécurité et avoir à sa disposition le «veto». Aussi, les Africains sont-ils les plus aisés à juger, à culpabiliser. Ce qui n'est pas le cas pour les nations «bien nées». Ainsi, nombreux en effet, sont les Etats et dirigeants qui vont au-delà de leurs pouvoirs et asservissent, non point leurs peuples, certes, mais d'autres pays, d'autres peuples.

Un George W. Bush - il ordonna l'invasion de l'Irak et déclencha une guerre sanglante qui occasionna la mort de plus d'un million d'Irakiens - un Tony Blair - complice de l'ex-président US et qui porte autant que lui la responsabilité de la destruction de l'Irak - sont passibles l'un et l'autre des jugements de la CPI, s'il existait véritablement une cour de justice internationale au-dessus des Etats, avec pour seuls guides le Traité de Rome et le droit international. Un Benjamin Netanyahu et plusieurs dirigeants israéliens se trouvent dans le même cas.

De fait, les Etats-Unis, qui ne sont pas signataires du Traité de la CPI, se sont arrangés pour que les ressortissants américains soient exonérés des jugements de cette Cour internationale. Dans ce contexte, ils se sont livrés à un honteux chantage auprès de pays africains, asiatiques et européens auxquels ils ont fait signer des protocoles d'accord par lesquels ces pays s'engagent à ne pas livrer des citoyens US à la CPI.

Or, ce sont ces mêmes Etats-Unis qui soutiennent le plus fermement l'action de la CPI contre les Africains. C'est le même cas pour Israël qui n'adhère pas à cette institution pénale internationale.

En 2009, l'Autorité palestinienne demanda à la CPI d'ouvrir une enquête sur les crimes de guerre commis par Israël dans la bande de Ghaza. Le procureur de l'époque, Luis Moreno-Ocampo, excipant du fait que l'Etat hébreu n'étant pas partie du Traité de Rome se déclara impuissant à toute action, se retranchant derrière le fait que l'Etat hébreu n'est pas membre de la CPI. Or, cette Cour qui ne peut juger les dirigeants d'Israël, pour les raisons évoquées ci-dessus, a bel et bien émis en 2009 un mandat contre le président soudanais, Omar El Bechir, pour crimes contre l'humanité au Darfour, alors que le Soudan, tout comme les Etats-Unis et Israël, n'est pas signataire du Traité de Rome.

Il n'est pas question de demander l'impunité pour les Africains, s'ils sont coupables ils doivent payer. Mais si justice internationale il y a, il faudrait que celle-ci s'applique de la même manière à tous, pour tous. Comment peut-on arguer d'une justice internationale quand elle fonctionne à deux vitesses jugeant l'Afrique et les Africains qui ne disposent pas de pouvoir de pression et épargnant les pays qui sont pourvu s de ce pouvoir et de la puissance sous toutes ses formes. C'est cela qui est inconcevable et inacceptable.

 

Lettre de Barbara LOCHBIHLER (députée européenne, présidente du Sous-comité des Droits de l'Homme) aux députés africains

Monsieur les Députés,

Il ya 20 ans, le génocide rwandais était en cours de préparation intense et les appels à l'intervention des Nations Unies pour l'arrêter sont restés sans réponse de la part du Conseil de sécurité de l'ONU et de la communauté internationale dans son ensemble : A l'époque, aucune Cour pénale internationale (CPI) n’existait encore et les planificateurs du génocide, les « potentiels coupables », avaient la conviction que leur conduite inhumaine se ferait dans l'impunité absolue.
 
Depuis lors, le monde a changé et, en particulier, l'Afrique a changé.

Il y a 15 ans que la Cour pénale internationale a été créée à Rome avec la contribution fondamentale et le soutien des Etats africains et 34 pays africains forment le plus grand groupe régional de l'Assemblée des États Parties à la CPI. Aujourd’hui, aucun chef d'Etat ou de gouvernement, aucun dirigeant de milice ou de guérilla peut planifier des atrocités en toute impunité, à condition qu'il ou elle soit un ressortissant d'un État partie au Statut de Rome ou mène ses opérations dans les territoires d'un Etat partie.
 
La seule idée que les Etats africains ont inclus, à la demande du Kenya, à l'ordre du jour de se retirer du Statut de Rome au prochain Sommet de l'Union africaine qui se tiendra à Addis-Abeba les 11-12 Octobre 2013, est un sujet d'inquiétude extrême pour tous ceux qui, comme nous, se battent à travers les  institutions et personnellement contre l'impunité.
 
Alors que les conflits et les atrocités de masse des années 1990, en Afrique et en Europe, ont généré des centaines de milliers de victimes civiles (rappelez-vous l'ex-Yougoslavie , la Sierra Leone et la République démocratique du Congo ), la plupart des conflits des 10 dernières années ont généré des atrocités et provoqué des blessés civils qui peuvent être pris en compte avec les chiffres relativement faibles vis-à-vis de la décennie précédente, comme dans le cas des quelque 8000 victimes civiles de la guerre civile, ethnique/nationale, en Côte d' Ivoire et les quelques 1100 victimes des violences postélectorales au Kenya. L'un des éléments clés qui a freiné le niveau de violence et ont alerté les « potentiels auteurs » et les auteurs actuels concernant les conséquences de leurs actes illégaux était la compétence de la CPI sur «leur» territoire.
 
Comme en témoigne une lettre envoyée par un grand nombre d' ONG africaines à vos chefs d'État ou de gouvernement (ci-joint ) , beaucoup a été dit sur la relation entre l'Afrique et la CPI : ici, nous tenons à faire remarquer que la CPI a contribué à réduire la violence et à sauver des vies en Afrique, et nous aimerions appeler humblement à votre action de dirigeant à l’endroit de votre ministre des Affaires étrangères et du chef de l'Etat afin d'assurer que votre pays va s'opposer à toute décision anti- CPI que le prochain Sommet de l'UA pourrait envisager .
 
En tant que représentants du peuple, nous, parlementaires, devons toujours prendre partie pour les victimes. Et étant donné que la CPI est une cour permanente et que les crimes internationaux ne sont pas soumis à prescription (au Statut de Limitation), nous devons tous travailler ensemble pour s'assurer que tous les crimes les plus graves sont enquêtés et les poursuites engagées par la CPI si les États refusent ou sont incapables de mettre fin véritablement à l’impunité par leurs juridictions nationales primaires, indépendamment du fait de savoir si ces crimes sont commis à l'intérieur ou hors de l'Afrique.
 
Nous sommes convaincus que, comme la jurisprudence et la pratique de la CPI vont évoluer, il y aura des situations et des cas contre des non-Africains, à condition, bien sûr, que la Cour ait compétence sur de telles situations (ce qui n’est malheureusement pas encore le cas pour la Syrie) et que les poursuites nationales véritables contre les dirigeants rendent l’intervention de la Cour inutile.
 
Notre humble appel à vous , honorable collègues, c'est de travailler ensemble sur toute question essentielle ou perception que vous et votre pays pourriez avoir concernant la CPI en tant qu'État partie au Statut de Rome, et que nous fassions  usage des recours et procédures que le Statut de Rome offre aux États et aux individus plaignants.
 
Nous nous réjouissons d’une coopération continue et renouvelée avec vous sur cette question cruciale pour la prévention et la répression du génocide, des crimes contre l'humanité, crimes de guerre et le crime d'agression, et pour la prévention et la protection des droits de l'homme sous l’Autorité de la Loi.
 
Respectueusement vôtre,

Barbara LOCHBIHLER, MEP / Présidente du Sous-comité des Droits de l'Homme
Ana GOMES, MEP
Wolfgang KREISSL-DÖRFLER, MEP

Source :Cameroonvoice

 

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Retour des vieux démons au nord du Mali : Des jihadistes tunisiens, soudanais, pakistanais …signalés dans la ville de Kidal

11 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Retour des vieux démons au nord du Mali : Des jihadistes tunisiens, soudanais, pakistanais …signalés dans la ville de Kidal

Ansar dine

Les incidents survenus au nord du Mali entre l’armée malienne et les groupes armés touareg, la ville de Kidal est sous haute tension. Des jihadistes de plusieurs nationalités notamment des Palestiniens, des Tunisiens, des Soudanais ont fait leur entrée dans la ville.

Certains ont été aperçus au niveau du camp 2 et dans les alentours de la BMS qui, faut-il rappeler, faisait l’objet récemment d’une convoitise des groupes armés. D’autres islamistes seraient descendus dans le quartier Aliou de Kidal. Parmi eux beaucoup de proches du chef d’Ansar Eddine Iyad Ag Ghaly. Ces islamistes ont, semble-t-il, été entrainés à l’intérieur de la ville par le MNLA et le HCUA.

 

Des renforts devaient quitter Anéfis pour Kidal pour prêter main forte au contingent malien présent dans la ville. Et d’autres unités étaient annoncées à Anefis.   Nous ignorons pourquoi ces renforts ne sont plus remontés vers Kidal. Simple question de stratégie? Nous n’en savons pas plus. La presse avait fait état, il y a de cela quelques semaines, de la présence des lieutenants  d’Iyad Ag Ghaly,  Cheick Haroun et Ag Walen à Kidal.

Source :Bamada.net

 

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Affaire Cpi – Laurent Gbagbo, les enjeux de l’audience du 9 octobre 2013

11 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Affaire Cpi – Laurent Gbagbo, les enjeux de l’audience du 9 octobre 2013

 

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Le 26 septembre 2013, la « juge unique », Mme Silvia Fernandez de Gurmendi, a pris une ordonnance pour programmer une audience le 9 octobre prochain, dans l’affaire « le Procureur c. Laurent Gbagbo ». Cette initiative suscite divers commentaires. Et pour cause !

L’audience ne s’inscrit pas dans le cadre de l’examen automatique de la détention intervenant tous les 120 jours. La dernière s’étant déroulée le 11 juillet, nous serons le 9 octobre 2013, à 90 jours. L’audience n’a pas été demandée par la défense du Président Laurent Gbagbo, dont c’est pourtant l’intérêt plus que manifeste, et alors même qu’elle en a la possibilité, à tout moment et qu’elle a mis un point d’honneur à exploiter toutes les opportunités, y compris médicales, qui lui étaient offertes. D’ailleurs, un appel est pendant, suite la dernière décision rendue le 11 juillet 2013. Non, cette fois-ci, l’audience est convoquée à l’initiative de la « juge unique » elle-même, conformément à l’article 118 (3) du Règlement de procédure et de preuve qui dispose que la Chambre préliminaire « peut, d’office …, décider de tenir une audience ».

L’initiative paraît d’autant plus curieuse, que, la « juge unique » qui a pris cette ordonnance, s’est illustrée dans le maintien en détention du Président Laurent Gbagbo, sur le fondement de motivations très contestables et parfois saugrenues, pour qui connaît la personnalité du suspect. En effet elle ne s’est pas gênée de prétexter le risque de fuite pour un homme qui a bravé les bombes de l’ONU et de la France en 2011, qui est resté chez lui en novembre 2004, sachant que les chars français avançaient vers sa résidence pour opérer un « coup d’Etat », et qui, en visite officielle auprès du pape, lors de l’attaque de septembre 2002, a insisté pour retourner dans son pays, alors même que son homologue français, alléguant la grande insécurité qui régnait dans la capitale ivoirienne, l’en dissuadait et lui offrait un « exil doré ». Elle a aussi invoqué la possibilité de prise de pouvoir par les armes pour « l’enfant des élections » qu’est le combattant de la démocratie ivoirienne et l’apôtre de la transition pacifique à la démocratie, auteur de plusieurs ouvrages, au titre évocateur : pour une alternative démocratique en Côte d’Ivoire ; agir pour les libertés ; bâtir la paix sur la démocratie et la prospérité. Elle a même reproché sa popularité au Président Laurent Gbagbo, un homme politique. A cet effet, elle n’a pas hésité à se référer à un rapport de mi-mandat controversé des experts de l’Onu, vivement contesté par certains membres du Conseil de sécurité et dont certaines affirmations ont été, par la suite, infirmées dans le rapport final.

Alors, qu’est-ce qui a bien pu décider la bonne « juge unique » à programmer cette audience « pour recevoir les observations sur la question de la liberté ou de la détention de M. Gbagbo »?

Vers une liberté conditionnelle du Président Laurent Gbagbo ? 

Pour essayer de répondre à la question, il convient de rappeler que dans sa décision du 11 juillet 2013 rendue à propos du 3e examen périodique de la détention, la Chambre préliminaire 1, réunie au complet et non limitée à sa « juge unique », avait envisagé la possibilité d’une « libération conditionnelle » du Président Laurent Gbagbo, « en tenant compte du principe fondamental selon lequel la privation de liberté doit être une exception et non la règle » et pour autant que des conditions appropriées étaient trouvées pour réduire les risques liés à cette libération. S’étant déclarée ouverte à un réexamen de la question, la Chambre préliminaire 1 s’était proposée pour rechercher elle-même, les « arrangements éventuels à la libération conditionnelle ». Puis, concluait-elle « si cela devient nécessaire, la Chambre tiendra une conférence de mise en état à cet effet ».

Les « conditions appropriées » sont-elles maintenant réunies ? Une question d’autant plus judicieuse qu’il y a plusieurs mois, l’information d’un déplacement du greffe de la Cpi dans un pays africain, pour vérifier ces fameuses « conditions appropriées », avait fuité. Mais Mme la « juge unique », la compatriote de M. Ocampo Moreno, l’ancien Procureur de la Cpi qui avait sollicité le mandat d’arrêt contre le Président Laurent Gbagbo, ne les aurait, semble-t-il, pas jugé solides.

Notons cependant que cette décision du 11 juillet 2013 est intervenue après celle du 3 juin 2013, qui avait jugé que les preuves sur la base desquelles le Président Laurent Gbagbo avait été transféré à la Cpi, étaient insuffisantes, mais qu’une « séance de rattrapage » devrait être offerte à la Procureure, compte tenu de la particularité de l’affaire, pour en présenter de nouvelles. Les éléments de preuve encore en sa possession ont d’ailleurs été transmis à la Chambre préliminaire depuis le 5 juillet 2013.

Dans le même sens, au Ghana, les juges refusaient la demande d’extradition introduite par le régime de Ouattara au sujet du ministre Koné Katinan, porte-parole du Président Laurent Gbagbo, au motif que les accusations n’étaient pas fondées, et que ladite demande n’était pas dénuée de motivation politique. Un premier juge, Ali Baba s’était même lâché en pleine audience, en déclarant qu’« on ne peut pas porter d’aussi graves accusations sur un citoyen et avoir autant de mal à apporter les preuves ».

En réalité, le même constat fait par les juges ghanéens et de la Cpi, est celui des observateurs de toute cette odyssée politico-judiciaire mondiale, que le « préfet des lagunes » a orchestrée sous l’influence maléfique de son mentor, Nicolas Sarkozy. Les nombreux prisonniers politiques de Ouattara ne sont pas plus coupables que ses ouailles qui ont introduit la violence politique en Côte d’Ivoire, mais qu’il refuse de poursuivre, au nom de la « justice des vainqueurs ». C’est pourquoi personne n’a été surpris d’assister à des vagues de libération, sans jugement, des partisans du Président Laurent Gbagbo, dont la quasi-totalité de la direction du front populaire ivoirien (FPI), après plus de deux ans d’incarcération, puis d’entendre le régime Ouattara déclarer surseoir à l’exécution du mandat d’arrêt de la Cpi contre l’honorable Simone Gbagbo.

Cette évolution peut être attribuée à une meilleure perception de la crise ivoirienne. Les plus hautes personnalités du monde n’ont pas hésité à exiger du régime Ouattara la réconciliation nationale et la nécessité d’une justice impartiale : les présidents de la Banque mondiale, du Fonds Monétaire International, de la commission de l’Union européenne et le Pape. La France du Président François Hollande s’est particulièrement illustrée sur ce front, en multipliant les signes d’énervement devant la raideur de Ouattara, qui traîne les pieds, misant, à coup de « valises », sur un retour rêvé de Nicolas Sarkozy aux affaires. Les organisations des droits de l’homme n’ont pas été en reste, interloquées, de constater un recul des droits et libertés en Côte d’Ivoire, depuis l’accession au pouvoir du « Président reconnu par la communauté internationale ».

Vers la création d’une cour pénale africaine par les pays africains 

Mais les pressions les plus décisives sont certainement à mettre à l’actif de l’opinion publique africaine qui s’est fortement mobilisée. Des articles de presse et des ouvrages ont été publiés pour dénoncer l’imposture du transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Haye. L’un de ceux-ci, « Laurent Gbagbo à la Cpi : justice ou imposture ? » publié par l’harmattan, fait d’ailleurs l’objet d’une demande insistante de traduction de la part des milieux diplomatiques et politiques. En Côte d’Ivoire, le rejet du régime s’est manifesté à travers des taux d’abstention record, consécutifs au boycott des consultations législatives et locales de 2011 et 2013. De plus, de nombreuses manifestations de soutien à Paris, à la Haye, en Belgique et aux Etats-Unis ont réuni régulièrement les démocrates ivoiriens et leurs camarades africains et d’autres pays, pour demander la libération du Président Laurent Gbagbo. Le point d’orgue a été la marche gigantesque dans les rues de Paris, le 28 septembre 2013, qui a mobilisé une cinquantaine d’organisations africaines. Ce sentiment d’indignation devant la perversité raciale de la Cpi a été traduit par le mouvement des africains français, dirigé par l’écrivaine Calixte Béyala, à travers une pétition qui demande le retrait des pays africains de la Cpi.

Quant aux dirigeants africains, leurs initiatives ont répondu aux attentes de leur opinion publique. A plusieurs reprises, l’Union Africaine (UA), s’est indignée de l’abus du principe de compétence universelle dans certains États non africains (Belgique par exemple). Elle a décidé de ne pas coopérer avec la Cpi dans la procédure engagée contre le Président soudanais Oumar Béchir, tout en demandant au Conseil de sécurité de l’ONU, de la différer. En outre, dès sa prise de fonction en tant que Présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme Nkosana Zuma a adressé une lettre aux juges de la Cpi, pour leur expliquer que la libération du Président Laurent Gbagbo était nécessaire pour la réconciliation en Côte d’Ivoire. La décision prise par le parlement Kenyan de demander à son gouvernement de se retirer de la Cpi s’inscrit dans le cadre de ce mouvement d’indignation et de colère à l’égard de cette tendance qu’ont les grandes puissances, non seulement à infantiliser les dirigeants africains, mais aussi à réprimer ceux parmi eux qui leur résistent, sous le prétexte d’une morale des droits de l’homme qu’ils sont les derniers à respecter. Le 13 octobre prochain, le sommet extraordinaire prévu par l’Union africaine pour discuter du retrait des pays africains de la Cpi, pourrait, à juste titre, approfondir ce mouvement de rejet.

D’ailleurs, l’initiative prise par le Sénégal, en exécution d’un mandat de l’Union africaine, de juger l’ancien Président tchadien, Hissein Habré, porte un coup sérieux à la prépondérance de la Cpi, dans la répression des crimes contre l’humanité et fonde les nouveaux espoirs des africains en la matière. Elle montre l’engagement des Etats africains à lutter contre l’impunité, par le jugement des cas de crimes graves de préoccupation internationale, en attendant la mise en place prochaine d’une Cour pénale africaine, envisagée sous la forme d’une section de la Cour africaine de justice et des droits de l’homme, qui va naître de la fusion de la Cour africaine des peuples et des droits de l’homme avec la Cour de justice de l’UA. Ce pourrait être d’ailleurs une belle opportunité pour donner une « définition du crime lié au changement anticonstitutionnel de gouvernement ».

La Cpi peut-elle inverser la tendance au retrait des pays africains ? 

C’est donc dire que la juge argentine a programmé son audience dans un contexte marqué plutôt par une forte pression sur la Cpi. L’accusateur en chef, Ouattara, a perdu son soutien international sur le dossier. Et vis-à-vis de la Cpi, il a, lui-même, amorcé un rétropédalage à travers l’exception d’irrecevabilité soulevée à propos du mandat d’arrêt de l’honorable Simone Gbagbo, découvrant, enfin, la souveraineté judiciaire de la Côte d’Ivoire. Les juges ghanéens et de la Cpi ont démontré qu’il n’y a aucune preuve au soutien des accusations fantaisistes de Ouattara. L’image de la Cpi est au plus bas.

Dans ce contexte, la « juge unique » va-t-elle continuer à prétendre que la popularité du Président Laurent Gbagbo et ses soutiens politiques et financiers l’empêchent de bénéficier d’une liberté provisoire, alors même que les Président et vice-président Kényans, Uhuru Kenyatta et William Ruto, pourtant en procès, qui peuvent être crédités des mêmes appuis, parce que élus par le peuple et disposant des moyens de leur Etat, assistent librement aux audiences de la Cpi ? Pourquoi « deux poids, deux mesures » ?

En tout état de cause, pour avoir trop tiré sur la corde de l’imposture à travers sa « justice orientée », la Cpi n’a peut-être pas vu venir le coup. Mais, l’Afrique digne semble avoir décidé, en toute souveraineté, de prendre ses responsabilités dans la lutte contre l’impunité sur le continent. L’audience prévue le 9 octobre 2013, à quatre jours du sommet extraordinaire de l’UA sur le retrait des pays africains de la Cpi, pourra-t-elle permettre à la juridiction pénale internationale d’inverser la tendance ? Tel est, en définitive, l’enjeu principal de cette audience, pour lequel la Cpi pourrait offrir la « libération conditionnelle » du Président Laurent Gbagbo comme une assurance de sa crédibilité retrouvée. Quel retournement de l’histoire !

Dr Kouakou Edmond, 

Juriste, Consultant 

Source :Lynxtogo

 

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EXPOSITION EN IMAGES SUR UM NYOBE LE 6 OCTOBRE A SARCELLES

10 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

                                EXPOSITION EN IMAGES SUR UM NYOBE LE 6 OCTOBRE A SARCELLES

                                            Organisée par Citoyens pour la mémoire du Cameroun

 

 

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Cameroun:RAPPORT D'OBSERVATION du Professeur Tazoacha Asonganyi du double scrutin

10 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

RAPPORT D'OBSERVATION
du double scrutin (Législative et municipale) du 30 septembre 2013 à Yaoundé
(VERSION française)
 
                 Professeur Tazoacha Asonganyi

A / INTRODUCTION :
Suite à la pression de certains journalistes qui ont supposés que à partir du moment où j'ai observé des élections dans d'autres pays d’Afrique , je devais être «évidemment» sur le terrain pour l'observation des élections jumelles du 30 Septembre 2013, à partir de là, j'ai commencé à développer un certain intérêt pour ces élections.
En outre, quand une entrevue de moi avec la CRTV (Cameroun Radio Télévision) a été diffusée, celle-ci a généré davantage d'autres interrogations personnelles et j'ai finalement décidé d'observer les élections à Yaoundé en tant qu'individu.
Je me suis précipité dès lors vers Elections Cameroun (ELECAM), le 25 Septembre pour savoir si je pouvais être accrédité pour observer les élections. Cette décision a été un réflexe basé sur les pratiques des commissions électorales au Ghana et au Nigeria, où j'ai observé des élections - c'est la Commission électorale qui a émis une telle accréditation alors. Cependant, sur la base des dispositions de l'article 296 du Code électoral camerounais, j'ai été informé que cette accréditation ne pourrait se faire que par le ministre chargé de l'Administration territoriale et de la décentralisation (MINATD). On m'a conseillé de communiquer avec le directeur des affaires politiques (DAP) au MINATD.
Je me suis précipité vers le MINATD où j'ai été informé par le DAP que je devrais plutôt communiquer avec le directeur des affaires judiciaires. Malheureusement, le directeur des affaires judiciaires était absent de son bureau. Quand j'ai rencontré le directeur des Affaires judiciaires, le 26 Septembre 2013, il m'a demandé de présenter une demande officielle. Je l'ai fait environ une heure après et m'a demandé de revenir le lendemain - Vendredi 27 Septembre 2013. Quand j'y suis retourné le vendredi , il semblait y avoir beaucoup d'autres personnes qui attendaient d' être pris en charge , donc sur ses conseils , je suis parti et ne revins que le samedi car il m’avait dit qu'il allait travailler le samedi . Nous avons fixé un rendez-vous pour 09h00.
Quand je suis arrivé à 9h00 le lendemain matin, les policiers de garde ne m'ont même pas permis d'entrer dans le bâtiment. Ils ont expliqué qu'ils avaient reçu des instructions « fermes» de ne pas permettre à quiconque de pénétrer dans le bâtiment , et qu'ils étaient plus «chargé » pour informer tous ceux qui sont venus pour un badge que la délivrance des badges était terminée depuis et aucune nouvelle insigne ne serait plus émise .
Embarrassé par la forte présence policière, je me suis précipité à ELECAM encore et expliqué le problème que je faisais face au MINATD. Heureusement, le chef du service de communication à ELECAM avait le numéro de téléphone du directeur des affaires judiciaires du MINATD, il l’a l’appelé. Étonnamment, le directeur était très apologétique et a dit pouvoir me recevoir à son bureau au plus tard à 9h00, et que mon badge était prêt, si je pouvais venir car il était dans le bureau.
Je suis allé là-bas et les policiers, sans dire un mot, m'ont montré le chemin où j'ai recueilli le badge ainsi qu'une copie du Code électoral (imprimé par MINATD) et une copie du «Code de conduite des observateurs. "
Lorsque j'ai eu l’insigne, je me suis soudain trouvé mal à l’aise seul d'aller sur le terrain pour observer les élections, alors j'ai contacté quelques amis à se joindre à moi. Heureusement, ils ont accepté :
1) Maître Taboh Gideon Chefor avocat au barreau de Yaoundé, un observateur expérimenté de longue durée (LTO) des élections pour le National Democratic Institute for Democracy (NDI) et le Centre Carter des Etats-Unis . Nous nous sommes rencontrés au Ghana en 2008 pour observer l'élection présidentielle ghanéenne de la délégation du Centre Carter, et au Nigeria en 2011 à la délégation du NDI pour observer les élections générales. Il a également observé des élections dans la République démocratique du Congo et le Népal en Asie.
2) Maître Evaristus Morfaw, Avocat. Membre du Barreau du Cameroun et défenseur des droits humains.
3) M. Mombari Stephen, activiste politique à Yaoundé au cours des 20 dernières années. Il a agi comme notre guide autour de Yaoundé.
Bien que ces associés eu aucune accréditation officielle et n'avaient donc pas d'insigne , nous avons seulement rencontré des problèmes à l'école primaire Bastos où nous avons décidé d'observer l'ouverture du bureau de vote. Ils n'ont pas été autorisés à passer par le portail de dépistage du Laser de sécurité, alors je suis allé à l’intérieur seul. Sinon, les fonctionnaires des autres bureaux de vote que nous avons visités, très gracieusement nous ont permis d’entrée dans les bureaux de vote, et ont coopéré avec nous.

B / PERIODE PRE-ELECTORALE
1) Présentation des dossiers de candidature :

Un total de 35 partis politiques a présenté un nombre variable de fichiers pour les élections municipales, tandis que 29 dossiers ont été déposés pour les élections législatives. Il y avait 360 circonscriptions électorales pour les municipales et 180 sièges au parlement. Le parti au pouvoir RDPC a deposé 359 listes sur 360 pour les conseillers municipaux, et 180 pour les sièges parlementaires. Aucun parti politique d'opposition n’a approché ces chiffres pour les deux élections.
A Yaoundé, les trois parties (RDPC, MRC et UPC) avaient des listes pour les élections législatives tandis que près de neuf parties (vu dans les bureaux de vote ) ont participé à l'une ou l'autre des sept régions de conseil pour les élections municipales .
La difficulté de présenter des listes par les partis de l'opposition n'est pas tellement parce qu'ils ne sont pas représentés au niveau national. Il est plus à cause de l'incapacité de leurs membres de payer les frais exorbitants de candidature (voir les tableaux I et II ci-dessous).

Tel que défini par l'article 173 du Code électoral, le nombre de conseillers municipaux dans une liste de candidats peut être 25, 31, 35, 41 ou 61. Cela signifie que pour présenter une liste, d'un montant de un million deux cent cinquante mille (1.250.000) FCFA à trois millions cinquante mille (3.050.000) FCFA doivent être versé au trésor public ; ainsi que d'autres dépenses supplémentaires pour monter le dossier de chaque candidat. La plupart du temps, seuls quelques candidats potentiels peuvent supporter ces dépenses, ils n'ont généralement pas beaucoup pour aider les autres candidats, et lorsque le parti politique n’a pas de l’argent, il ne peut pas se permettre une liste de candidats.
En outre, la brève période de 15 jours prescrit par l'article 181 du Code électoral au cours de laquelle les fichiers doivent être soumis , au risque de disqualification si elles sont soumises plus tard, est aussi considéré par certains comme trop court pour de tels fonds à mobiliser .
Un autre élément démobilisateur était le report constant des élections municipales et législatives qui devaient se tenir depuis 2012. La plupart des membres de la base des partis ont commencé à considérer les élections " imminentes " comme une plaisanterie, jusqu'à ce que le décret présidentiel du 2 Juillet 2013 convoquant le corps électoral a été publié.

Tableau I: frais de candidature pour les élections municipales

Loi N° 92/002 du 14 août 1992 : Art 21(1): 25.000 FCFA

Loi N° 95/24 du 11 Decembre 1995: 25.000FCFA

Loi N° 2006/010 du 29 Decembre 2006: Art 21(1): 25.000 FCFA

Loi N°2012/001 du 19 Avril 2012 : Art 183: 50.000 FCFA
(Code Electoral)
Loi N° 2012/017 du 21 Decembre 2012 (Code Electoral) : Art 183: 50.000 FCFA



Table II: Frais de candidatures pour les elections législatives

Loi N° 91/20 du 16 Decembre 1991: Art 71 (1): 250.000 FCFA
Loi N° 2006-9 du 29 Decembre 2006: Art 71(1): 500.000 FCFA
Loi N°2012/001 du 19 April 2012 : Art 166: 3.000.000 FCFA
(Code Electoral)
Loi N° 2012/017 du 21 Decembre 2012 (Code Electoral) : Art 166: 1.000.000 FCFA*
Source: ELECAM et MINATD

Étouffement de la presse :

Débat et discussion des questions d'intérêt public doivent être robustes , décomplexée et grande ouverte . Les élections constituent une question d'intérêt public très important. Ils sont trop importantes pour être laissées entre les mains des partis politiques indépendants, en particulier lorsque des slogans dogmatiques sont monnaie courante lors des campagnes, et la plupart des candidats du RDPC surtout parler de Paul Biya, alors que la plupart des candidats de l'opposition parlent principalement sur l'âge et l'inutilité du régime RDPC qui a besoin d'être changé. Il ya beaucoup de gens qui n'appartiennent pas à des partis politiques, mais qui sont d'ardents défenseurs de tous les types de questions d'intérêt public ; ces gens voudraient que les meilleurs candidats puissent être votées par le peuple. C'est pourquoi la décision N ° 034/MINCOM du 13 Septembre 2013 relatifs à la suspension des programmes de " caractère politique " pendant la période de campagne électorale est difficile à comprendre.
C'est une décision qui inutilement a étouffé le débat , et a laissé le peuple à la merci des partis politiques pour leur promettre ciel et la terre. Il a privé les gens de la possibilité pour l'éducation politique au moment crucial où ils avaient besoin comme l'éducation pour rendre le «meilleur» choix.
En outre, la décision du Conseil de la Communication nationale (CCN) du 5 Septembre, 2013 a été un effort conscient pour intimider les médias avant la période de campagne électorale. Ceci a été complété par un document intitulé «Guide du journaliste en période électorale. " Bien que la disposition de l'article 113 du Code électoral dispose que « Lorsque le comptage est terminé, les résultats obtenus dans chaque bureau de vote doit être proclamé," la CCN a trop insisté sur l'interdiction de la « publication des tendances », comme si elle ne savait pas que " la proclamation des résultats " met les résultats dans le domaine public, et afin que la pressepuisse les rendre à chaud. L’utilisation de l'interprétation partisane des lois pour étouffer les médias ne rehausse pas la CCN bien au contraire.
En outre, la formule utilisée pour distribuer des temps d'antenne sur l'état des médias - CRTV a laissé quelques partis avec moins d'une minute pour présenter leurs programmes politiques, cette inégalité exposé dans l'accès aux médias publics, est une tricherie au dépend de ces partis politiques dans les quelques circonscriptions qu'ils étaient en concurrence.
 
C / VOTE DES OBSERVATIONS DE LA JOURNÉE DE VOTE :
1) Pré-planification:
Pour observer les élections, nous avons adopté l'approche du Centre Carter. Tout d’abord, nous avons utilisé des formes similaires à celles du Centre Carter utilisé pour l'observation des élections législatives au Ghana en 2008. Nous avons utilisé des formes similaires à consigner des observations à l'ouverture d'un bureau de vote, au cours du processus de vote dans les bureaux de vote choisis, et lors de la fermeture d'un bureau de vote.
Deuxièmement, nous avons identifié les bureaux de vote échantillon où nous allions observer la cérémonie d'ouverture (EMP Bilingue Bastos A) et la cérémonie de clôture (EP Essos II A). Nous avons également décidé de choisir au hasard des bureaux de vote dans les sept conseils municipaux de Yaoundé à visiter pendant la journée du vote.
Les bureaux de vote que nous avons visités sont présentés dans le tableau III ci-dessous. Tous les bureaux de vote étaient rattachés à des centres de vote où il y avait plus de trois autres bureaux de vote adjacents en moyenne. Nous avons seulement enregistré les détails de nos observations pour les bureaux de vote ciblés, mais les fonctionnaires de police que nous avons vus à l'extérieur des bureaux de vote semblaient être responsables de l'ensemble du centre de vote.
Tableau III: Les bureaux de vote où le processus de vote a été observé à Yaoundé.

Name of polling station Nom du bureau de vote
EMP Bilingue Bastos A (Yaoundé 1)

Time of Arrival/departure
At/from polling station
Heure d’arrivée/ depart du bureau de vote
07:45/08:45 (OPENING: Ouverture)

Voters waiting to vote
Electeurs attendant pour voter
0

Police present/number
Présence policière/Nombre
Environ : 500

Voters on roll
Registre d’électeurs
297

Name of polling station Nom du bureau de vote
Lycée Mballa II/ A (Yaoundé 1)

Time of Arrival/departure
At/from polling station
Heure d’arrivée/ depart du bureau de vote
10:35/11:07 (OPENING: Ouverture)

Voters waiting to vote
Electeurs attendant pour voter
25

Police present/number
Présence policière/Nombre
Environ : 3

Voters on roll
Registre d’électeurs
332

Name of polling station Nom du bureau de vote
Les Coccinelles/ A (Yaoundé 2)

Time of Arrival/departure
At/from polling station
Heure d’arrivée/ depart du bureau de vote
08:50/09:10 (OPENING: Ouverture)

Voters waiting to vote
Electeurs attendant pour voter
50

Police present/number
Présence policière/Nombre
Environ : 4

Voters on roll
Registre d’électeurs
352

Name of polling station Nom du bureau de vote
Les Coccinelles/ B (Yaoundé 2)

Time of Arrival/departure
At/from polling station
Heure d’arrivée/ depart du bureau de vote
09:10/10:05 (OPENING: Ouverture)

Voters waiting to vote
Electeurs attendant pour voter
8

Police present/number
Présence policière/Nombre
Environ : 4

Voters on roll
Registre d’électeurs
383

Name of polling station Nom du bureau de vote
EP EFOULAN/C (Yaoundé 3)

Time of Arrival/departure
At/from polling station
Heure d’arrivée/ depart du bureau de vote
15:20/15:38 (OPENING: Ouverture)

Voters waiting to vote
Electeurs attendant pour voter
1

Police present/number
Présence policière/Nombre
Environ : 1

Voters on roll
Registre d’électeurs
406

Name of polling station Nom du bureau de vote
ECOLE DE POSTE /A (Yaoundé 3)

Time of Arrival/departure
At/from polling station
Heure d’arrivée/ depart du bureau de vote
15:45/16:00 (OPENING: Ouverture)

Voters waiting to vote
Electeurs attendant pour voter
1

Police present/number
Présence policière/Nombre
Environ : 5

Voters on roll
Registre d’électeurs
412

Name of polling station Nom du bureau de vote
ECOLE DE POSTE /A (Yaoundé 3)

Time of Arrival/departure
At/from polling station
Heure d’arrivée/ depart du bureau de vote
15:45/16:00 (OPENING: Ouverture)

Voters waiting to vote
Electeurs attendant pour voter
1

Police present/number
Présence policière/Nombre
Environ : 5

Voters on roll
Registre d’électeurs
412

Name of polling station Nom du bureau de vote
EP KODENGUI /1B (Yaoundé 4)

Time of Arrival/departure
At/from polling station
Heure d’arrivée/ depart du bureau de vote
11:58/12:10 (OPENING: Ouverture)

Voters waiting to vote
Electeurs attendant pour voter
30

Police present/number
Présence policière/Nombre
Environ : 4

Voters on roll
Registre d’électeurs
358

Name of polling station Nom du bureau de vote
EP KODENGUI /1A (Yaoundé 4)

Time of Arrival/departure
At/from polling station
Heure d’arrivée/ depart du bureau de vote
11:58/12:10 (OPENING: Ouverture)

Voters waiting to vote
Electeurs attendant pour voter
2

Police present/number
Présence policière/Nombre
Environ : 1

Voters on roll
Registre d’électeurs
396

Name of polling station Nom du bureau de vote
Ecole Mat Pr Kondengui I Est Rustel A /(Yaoundé 4)

Time of Arrival/departure
At/from polling station
Heure d’arrivée/ depart du bureau de vote
12:20/12:35 (OPENING: Ouverture)

Voters waiting to vote
Electeurs attendant pour voter
27

Police present/number
Présence policière/Nombre
Environ : Non

Voters on roll
Registre d’électeurs
276

Name of polling station Nom du bureau de vote
Ecole Mat Pr Kondengui I Est Rustel A /(Yaoundé 4)

Time of Arrival/departure
At/from polling station
Heure d’arrivée/ depart du bureau de vote
12:20/12:35 (OPENING: Ouverture)

Voters waiting to vote
Electeurs attendant pour voter
27

Police present/number
Présence policière/Nombre
Environ : Non

Voters on roll
Registre d’électeurs
276

Name of polling station Nom du bureau de vote
E.P. Essos IIA /(Yaoundé 5)

Time of Arrival/departure
At/from polling station
Heure d’arrivée/ depart du bureau de vote
17:40/18:45 (CLOSING) (OPENING: Ouverture)

Voters waiting to vote
Electeurs attendant pour voter
0

Police present/number
Présence policière/Nombre
Environ : 1

Voters on roll
Registre d’électeurs
249

Name of polling station Nom du bureau de vote
EP Bilingue Biyemassi B / (Yaoundé 6)

Time of Arrival/departure
At/from polling station
Heure d’arrivée/ depart du bureau de vote
14:30/14:50 (OPENING: Ouverture)

Voters waiting to vote
Electeurs attendant pour voter
1

Police present/number
Présence policière/Nombre
Environ : 2

Voters on roll
Registre d’électeurs
311

Name of polling station Nom du bureau de vote
Biyemassi Ecole/ (Yaoundé 6)

Time of Arrival/departure
At/from polling station
Heure d’arrivée/ depart du bureau de vote
14:55/15:10 (OPENING: Ouverture)

Voters waiting to vote
Electeurs attendant pour voter
0

Police present/number
Présence policière/Nombre
Environ : 1

Voters on roll
Registre d’électeurs
386

Name of polling station Nom du bureau de vote
EP Nkolbisson C/ (Yaoundé 6)

Time of Arrival/departure
At/from polling station
Heure d’arrivée/ depart du bureau de vote
16:18/16:33 (OPENING: Ouverture)

Voters waiting to vote
Electeurs attendant pour voter
0

Police present/number
Présence policière/Nombre
Environ : 1

Voters on roll
Registre d’électeurs
397

Name of polling station Nom du bureau de vote
Groupe Scolaire Gabriella/ (Yaoundé 7)

Time of Arrival/departure
At/from polling station
Heure d’arrivée/ depart du bureau de vote
16:50/17:00 (OPENING: Ouverture)

Voters waiting to vote
Electeurs attendant pour voter
0

Police present/number
Présence policière/Nombre
Environ : 0

Voters on roll
Registre d’électeurs
340


OBSERVATIONS GENERALES

a) Ouverture :
Comme indiqué par la Commission mondiale sur les élections , la démocratie et la sécurité, «La règle de droit est profondément politique parce qu'elle modifie et les contraintes de l'utilisation de l'énergie . Il est également profondément social et culturel, car il ne fonctionne pas mieux par l’application, mais par l'observation quotidienne. ...
Les élus ont une grande responsabilité dans la création de l'Etat de droit ; leur comportement en acceptant la loi, en particulier quand il va à l'encontre de leurs intérêts, est un modèle puissant pour les citoyens à imiter dans leurs interactions quotidiennes avec la loi ».
L'organisation générale du bureau de vote où le président Paul Biya devait voter, et où nous avons décidé d'observer le processus d'ouverture, a été violé de nombreuses fois sur les normes des bureaux de vote, et de nombreuses règles sur lesquelles les autorités ont insisté pour qu’elles soient respectées pas les citoyens.

i) La sortie du président Paul Biya pour exercer son vote a été organisé comme s'il s'agissait d' une visite officielle au bureau de vote avec tout l'attirail de l'Etat, une présence excessive et trop visible de sa sécurité , barricader des bureaux de vote , la masse d'une foule à l'entrée du bureau de vote avec certaines personnes portant des insignes du parti identifiables , trois groupes de danse de tambour et danser avec fracas , le retard de l'ouverture du bureau de vote (nous sommes arrivés à 07:45 , mais avant je suis arrivé au bureau de vote , il était un peu passé de 8 : 00 en raison des contrôles de sécurité , etc ; nous sommes partis à 8h45 sans vote ayant commencé Quand nous sommes rentrés au bureau de vote à 10h30 , le vote timidement avait déjà commencé parce que j'ai vu une personne qui vote , mais pas de gens qui attendent de voter).
ii) Les difficultés d'accès au bureau de vote ( quand nous sommes arrivés devant le bureau de vote, nous avons été dirigés par le parking à pied du Centre des congrès de l'endroit où nous sommes allés, la distance d'environ un kilomètre du bureau de vote ) .

iii) on m'a refusé l'accès dans le bureau de vote, après je suis allé à travers les contrôles de sécurité. J'ai observé de nombreux observateurs nationaux et internationaux (et probablement les journalistes) cernés dans un coin de la salle, assis derrière une barricade et apparemment " observant " de loin.

iv) Les salles adjacentes où il y avait d'autres bureaux de vote n'ont pas pu également ouvrir normalement en raison des perturbations inutiles.

D / OBSERVATION DU BUREAU DE VOTE ET VOTES DIVERS :

Après avoir observé la cérémonie d'ouverture à Bastos, nous avons visité 12 bureaux de vote dans les différents sept circonscriptions électorales à Yaoundé, comme indiqué dans le tableau IV ci-dessus. Nous avons passé une moyenne d'environ 15 minutes à chaque bureau de vote et remplis les détails de nos observations dans les formulaires.
En général :
i) Il y avait deux types d’urnes, certains en plexiglas et d'autres en plastique. Les boîtes en plexiglas ont été scellées de façon appropriée, mais, dans la plupart des bureaux de vote, les boîtes en plastique ne pouvaient pas être fermées parce qu’après avoir posé les scellés, les volets sur les deux autres côtés pourraient être soulevés pour créer une entrée dans la boîte du scrutin. Nous avons attiré l'attention du vice-président d'ELECAM Ebanga Ewodo et ensuite nous avons traversé à Yaoundé II (Les Coccinelles Olinga / C).

ii) A Yaoundé 2 (Les Cocinnelles / Olinga / un électeur sans son nom dans le registre du scrutin a battu la vigilance des responsables des bureaux de vote et a voté.

iii) Des représentants du RDPC et MRC étaient présents dans tous les bureaux de vote que nous avons visités, représentant UPC étaient à 7 , le SDF à 5; UDC à 2; UNDP à 2; UFP à 2 et UMS et GC à 1 chacun.

iv) au Lycée de Mballa II / A, l'image d'un candidat sur les listes électorales dans les bureaux de vote avaient été grifoonnée sur l’imprimé par un autre électeur avant son arrivée, elle a accepté de voter, mais a refusé de donner son empreinte prétextant qu'il n'y avait pas de place pour elle. Cela a été noté dans une feuille par la commission.

v) Dans presque tous les bureaux de vote, le nombre des cartes ne correspondait pas au nombre sur les listes électorales collées à l'extérieur ou dans les bureaux de vote, sauf dans EP Kondengui I / B, où le nombre de cartes et le processus électoral sur les registres correspondait parfaitement. Puisque les noms sur les listes électorales n'étaient pas en ordre alphabétique , l'échec de la correspondance des numéros a causé beaucoup de difficultés pour de nombreux électeurs qui ont passé du temps à défiler devant la liste à l'extérieur du bureau de vote , encore et encore pour retrouver leurs noms. Nous avons vu deux cas d'électeurs qui ont renoncé à la recherche et ont décidé de quitter le bureau de vote; nous les avons aidés à trouver leurs noms. On nous a dit que certains avaient effectivement réussi à trouver leurs noms et laissé sans voix. Fait intéressant, dans certains bureaux de vote, des représentants des partis ont accepté de se démarquer et d’aider les électeurs à trouver leurs noms sur les listes collées à l’extérieur.
vi) Les électeurs qui n'ont pas de cartes d'identité nationales, mais avec leurs noms dans les listes électorales étaient généralement autorisés à voter avec leur carte d’électeur.
vii) Invariablement, les représentants de l'administration était toujours assis près du président du bureau de vote - ils semblaient se comporter comme s'ils étaient des membres les plus importants des bureaux de vote que les représentants des partis politiques.
viii) les cartes d’électeurs ont été nombreux dans les bureaux de vote non perçus.
ix) Au cours de nos visites dans les bureaux de vote, nous n'avons pas rencontré d’observateurs dans les bureaux de vote, sauf un observateur international de l’ambassade britannique à Yaoundé à Efoulan EP C, et un observateur national à Yaoundé V.

x) Dans certains bureaux de vote, les isoloirs ont été faites avec le pagne d’ELECAM. Cependant, quand il y avait tout l'éclairage de fond comme près d'une fenêtre, le tissu devient transparent et n'a pas fourni assez le secret parce que les opérations des électeurs pourraient être surveillées depuis le sol.
xi) Bureau de vote 82 à Yaoundé 6 (Ecole Bilingue Biyem - Assi / A), 83 (Ecole Bilingue Biyem - Assi , 112 (Ecole Publique Bilingue Biyem - Assi A) et 113 (Ecole Publique Bilingue Biyem - Assi b) ont été tous dans la même enceinte de l'école (Ecole Bilingue Biyem Assi). Cela a causé beaucoup de confusion parce que l'identification a donné l'impression que « l'Ecole Bilingue Biyem Assi est un endroit différent de l'Ecole Publique Biyem Assi. Cela a créé beaucoup de confusion. Il aurait été utile de nommer les quatre bureaux de vote A, B, C et D.
xii) Dans certains bureaux de vote, certains électeurs n’ont déposé que leur empreinte sur le le registre, mais n'ont pas signé tel que le prescrit la loi.
xiii) les femmes étaient généralement assez présents dans les commissions des bureaux de vote, que ce soit en tant que représentants de partis politiques ou autres.

E / CLÔTURE DU SCRUTIN :
Cela a été fait à E.P. Bureau de vote IIA Essos à Yaoundé V. Ce fut également le bureau de vote où le professeur Asonganyi a été inscrit pour voter. Nous avons observé ce qui suit:
i) Au cours de la journée, le professeur Asonganyi mettait son doigt dans l'encre indélébile dans tous les bureaux de vote. Donc, au moment où nous sommes arrivés au bureau de vote où il doit voter, tous ses doigts étaient tachés à «l'encre indélébile. " Quand il a retiré son badge et est allé pour voter, il s'attendait à ce que les responsables des bureaux de vote l’en empêchent. Cela ne s'est pas produit.
Une fois Il a été identifié sur la liste, un bulletin de vote lui a été remis et il a voté, puis trempé son doigt dans «l'encre indélébile » et sortit du bureau de vote. Ceci était caractéristiques de tous les bureaux de vote que nous avons visités, à aucun moment, les électeurs ont été invités à montrer leurs dix doigts pour examen avant qu'ils soient identifiés et autorisés à voter.
ii) Le scrutin clos à exactement 18h00 car il n'y avait aucun électeur attendant de voter .
iii) Les fonctionnaires des bureaux de vote n'ont pas compté les enveloppes répandu de la boîte de scrutin , mais le reste du processus de dépouillement se passait comme prescrit par les règlements .
iv) La lampe fournie par ELECAM était trop petite pour éclairer la pièce adéquate, de sorte que les participants ne pouvaient pas voir les bulletins de vote quand ils ont été élevés et ont annoncé que ceux d'un candidat ou d'un parti.
v) Seul le RDPC avait une liste de conseillers municipaux à Yaoundé V. Les scores dans le bureau de vote pour les élections législatives se présentent comme suit :

Tableau IV: Résultats de E.P. Bureau de vote Essos IIA ( Yaoundé V) , tels que proclamés comptage suivant.

CPDM/RDPC :107
MRC :44
UPC:09
Bulletins nuls: 5
Votants : 165
Inscrits :249

CONCLUSIONS GENERALES

1) Le badge d'accréditation délivrée par le MINATD n'était pas bilingue ; celui émis pour moi, était en français.
2) Nous n'avons pas encore une administration honnête et non partisane, mais " les représentants de l’administration " sont être encore trop visible dans les bureaux de vote, comme dans d'autres commissions électorales. Il serait approprié pour MINATD (l’administration) de donner à ELECAM la main libre d'organiser les élections.
3) De tous les messages sur le paysage des élections, le bureau de vote est celui qui symbolise le mieux la souveraineté du peuple, c'est un symbole sacré de la transparence électorale. Selon la loi, l'institution qui est censée assurer la transparence et l'équité électorale est ELECAM. Curieusement, à l'exception de la commission locale de vote, tous les " présidents ou présidents " des autres commissions sont des « représentants de ELECAM » nommés par ELECAM. Cependant, pour la commission locale de vote, le président est «une personnalité nommée par ELECAM » et il n'ya pas de «représentant» d'ELECAM dans la commission comme pour toutes les autres commissions. Cela rend la présente commission locale de vote non différente de celle qui a été nommé par le MINATD qui a montré dans le passé que notre administration est encore trop partisane.
En effet, les activités de l'administration au cours de chaque période électorale en disent long sur la nature partisane de notre administration. Nous pensons que la transparence électorale n'a pas de coût, tous ces coûts sont seulement un investissement parce que les élections libres et équitables sont gage de paix paix et harmonie, créent un sentiment de consentement populaire et la participation aux affaires publiques, et de libérer les talents donnés par Dieu et les capacités des citoyens à s'engager dans des activités productives. Par conséquent, l’excuse qu'il ya de très nombreux bureaux de vote et qu’ELECAM ne peut pas se permettre le coût de mettre un représentant dans chaque bureau de vote est intenable. ELECAM doit corriger cette grave lacune pour les futures élections en proposant une modification concrète du code électoral actuel.
4) Soit les urnes en plastique ne peuvent pas être convenablement scellés, ou les responsables des bureaux de vote n'ont pas appris à les sceller. En tout cas, le vice-président d'ELECAM n'a pas réussi à sceller celui sur lequel nous avons attiré son attention.
5) L'essence de l'encre indélébile est d’éviter les votes multiples. Cela ne peut être atteint que si les agents électoraux font la vérification des doigts des électeurs pour l’encre, l'un des processus de contrôle cardinaux dans les bureaux de vote. Le fait que les responsables du scrutin dans les bureaux de vote que nous avons visités ne vérifie pas les doigts pour ces marques d’encre, a défait la raison d'être de l'encre indélébile dans le processus électoral.
6) «l'encre indélébile » utilisée dans les bureaux de vote que nous avons visité était soit encre contrefaites ou elle n'a pas été traitée correctement, elle pourrait facilement être essuyée avec un peu d’effort. L'encre indélébile vraie résiste généralement l'effort de l'essuyer pour environ 24 heures et plus.
7) Pour les élections municipales, par exemple, l'article 192 stipule que « La commission communale de supervision est responsable de la centralisation, la vérification du décompte des voix, sur la base des rapports des documents transmis par les commissions locales de vote. Il est aussi le cas échéant, corriger, réviser ou révoquer lesdits rapports. " Cela signifie qu'il n'y a aucune disposition pour un nouveau dépouillement des votes en cas de litige. Au bureau de vote, il ya un silence total sur ce qui arrive aux suffrages exprimés par les électeurs après le dépouillement dans le bureau de vote. En raison de l'importance de ces voix exprimées par le peuple souverain, il est crucial que les bulletins de vote déposés par les électeurs soient bien conservés dans des urnes scellées jusqu'à ce que les résultats finaux et les litiges découlant des élections soient totalement évacués.
Le retard dans l'annonce des résultats définitifs des élections municipales et surtout législatif, et les efforts du régime pour contrôler les tendances électorales (voir le tableau VI ci-dessous) présente encore le Cameroun et les Camerounais au monde comme les gens qui ont refusé de progresser avec le temps. Il est évident que si le processus n'est pas modifié pour introduire des technologies modernes de la communication dans les bureaux de vote, non seulement pour accélérer la communication des résultats, mais aussi pour protéger les résultats de la manipulation possible, ce qui pourrait entraîner de graves problèmes à l’avenir. Une telle pratique serait faire une déclaration comme " la copie originale des résultats faisant foi " n'est plus nécessaire. La pratique actuelle donne encore de la place pour les résultats qui seront retouchées en transit vers les différents points. La technologie moderne permet que les résultats puissent être d'abord transmis par voie électronique à divers intervenants, notamment au siège d’ELECAM et les autres commissions locales, avant qu'ils ne soient portés à la main aux commissions locales.
9) Dans certains bureaux de vote, on nous a dit en confidence que certaines personnes étaient flâner autour du bureau de vote et influencaient les électeurs à voter pour un parti en particulier. Nous n'avons pas réussi à confirmer en observant de loin, les activités des accusés. Ces plaintes incessantes , qui sont monnaie courante dans les zones rurales en particulier appellent à rappeler que l'article 289 du code électoral (qui est une reformulation de l'article 123 du Code pénal ) prévoit que " ... toute personne qui, par dons , la générosité , faveurs, promesses d' emplois publics ou privés ou des avantages spécifiques offerts avec le but d'influencer le vote d'un ou de plusieurs électeurs , obtient leur vote , que ce soit directement ou par l'intermédiaire d'un tiers, est passible d' emprisonnement de trois mois à deux ans ou d'une amende de 10000 à 100000 francs , ou à la fois une telle détention et bien ... Lorsque le vote influencé est celle d'un collège électoral ou d'une circonscription ou d'une partie de celui-ci, la détention ne doit pas être inférieure à six mois et l'amende au moins vingt mille ... "
Il est important de préciser que ces plaintes sur le terrain devraient toujours être adressées à des représentants des partis politiques qui sont censés utiliser un huissier de justice pour constater ces infractions aux fins de poursuites .
10) Les électeurs ne veulent pas seulement voter librement, ils veulent aussi savoir que les votes sont bien comptabilisés et les résultats sont annoncés sans préjugés, et enfin comptent pour déterminer qui gagne leur mandat. Nous pouvons avoir nos propres infrastructures politiques et électorales spécifiques à chaque pays, mais ils ne sont valables que si elles favorisent les mêmes valeurs démocratiques universelles qui définissent des élections «libres et équitables». Par conséquent, nous devons faire un grand effort pour construire et améliorer continuellement les conditions locales pour des élections libres et équitables. Le fait qu'aucune entreprise humaine n'est parfaite ne doit jamais être utilisé comme une excuse pour les règles partisanes consciemment mis en place, ou des actions humaines conscientes, pour déformer le terrain de jeu à l'avantage de certains individus et groupes.

  F/ REMERCIEMENTS:
Nous tenons à remercier les autorités du MINATD pour le rendre possible pour nous d'observer le 30 Septembre 2013 le double scrutin au Cameroun. Nous remercions également les responsables d'ELECAM pour leur coopération. Enfin, nous sommes très reconnaissants à tous les fonctionnaires des bureaux de vote qui ont collaboré avec nous.

Yaoundé, October 3, 2013

Prof. Tazoacha Asonganyi

Mr. Taboh Gideon Chefor Mr. Evaristus Morfaw, Esq
Mr. Mombari Stephen

 

Source: Observatoire des elections de la diaspora camerounaise

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10 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Élections législatives et municipales 2013 : Les observations du Tribunal Article 53.

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A travers son réseau, le TRIBUNALARTICLE53 a pu observer et analyser les dernières consultations électorales du 30 novembre 2013. Nous livrons ici nos observations. Dans les villes de Yaoundé, Bafoussam, Bayangam, Douala, Bamenda et plusieurs autres localités les membres de notre réseau ont eu plusieurs observations dont la concordance est frappante.Les observations sont convergentes pour ce qui a été de la paix et de la tranquillité durant le double scrutin.
Sur le fond et la forme plusieurs irrégularités ont été observées. Ces manquements sont de nature à s’interroger sur les motifs de cette élection. Sont-elles pour avoir le mandat du peuple ou alors pour un saupoudrage démocratique ?Plusieurs candidats ont été menacés, intimidé et même embastillés. Notamment à Monatélé sur les militants MRC et à Loum ou le Candidat SDF a été séquestré et sommé d’abandonner la course. Sa témérité a payé, il a été élu.Le TRIBUNALARTICLE53 pour sa part au vu des tricheries et des manquements observés fait trois propositions : Respect scrupuleux des échéances électorales et publication du calendrier électorale par ELECAM seul.Un consensus dans le processus électoral par l’ouverture d’ELECAM à d’autres composantes de la société et du paysage politique.Sans une autonomie, sans une indépendance véritable d’ELECAM, les élections ne seront qu’un jeu de pantins. Un jeu dont le gagnant n’est pas le peuple mais l’oligarchie au pouvoir depuis 32 ans.

 

 

 

ELECTIONS LEGISLATIVES ET MUNICIPALES 30/09/13
Observations du TRIBUNALARTICLE53 

 


A travers son réseau, le TRIBUNALARTICLE53 a pu observer et analyser les dernières consultations électorales du 30 novembre 2013. Nous livrons ici nos observations.
Dans les villes de Yaoundé, Bafoussam, Bayangam, Douala, Bamenda et plusieurs autres localités les membres de notre réseau ont eu plusieurs observations dont la concordance est frappante.


Les observations sont convergentes pour ce qui a été de la paix et de la tranquillité durant le double scrutin.
Sur le fond et la forme plusieurs irrégularités ont été observées. Ces manquements sont de nature à s’interroger sur les motifs de cette élection. Sont-elles pour avoir le mandat du peuple ou alors pour un saupoudrage démocratique ?
La date et la convocation du corps électorale :


Fait de façon unilatérale, le délai de dépôt des candidatures était très court. Plusieurs candidats et partis politiques n’ont pas pu y prendre part. Le leader du parti au pouvoir Chef de l’Etat a unilatéralement fixé la date des élections après plusieurs prolongations de la mandature sortante. Prolongations dont-on n’a pas d’explications et une fois de plus le caractère unilatéral, non-consensuel rappel les sombres dictatures de notre continent. Grosse entorse au processus démocratique : le calendrier électoral entre les mains d’une partie prenante.


Décompte en public
Les décomptes des bulletins ont été faits publiquement. Nous avons observé des intimidations dans certaines localités comme Loum, Monatélé sur les candidats SDF et MRC. Nous avons également remarqué le manque de scrutateurs de nombreux partis politiques dans les bureaux de vote. Ce qui laissait le parti au pouvoir au travers des fonctionnaires et de l’appareil de seuls dans les bureaux de vote.


Taux de participation abstention:
ELECAM étant un organe dont la composition n’a pas rassuré l’opinion par sa composition monocolore, le nombre d’inscrits, le taux de participation et donc le taux d’abstention ne sont connu que de lui et lui seul. Aucune crédibilité ne peut être accordée à un organe dont l’indépendance n’est pas le point fort. Le nombre d’inscrits, le nombre de bureau de vote le taux de participation sont des indices forts que l’opinion attend toujours. Ne pas les publier en temps opportuns, les savoir seul, les manipuler seul ne contribue qu’au discrédit de cet instrument qu’est ELECAM.
Bulletins manquants:


Dans certaines localités, dans certains bureaux de vote plusieurs bulletins de vote manquaient. Obligeant, orientant de facto le choix des électeurs.

Electeurs ne trouvant par leurs noms:
Dans plusieurs bureaux de vote les listes ont été affichées le jour même. Et plusieurs électeurs n’ont pas retrouvé leurs noms.
Doublon de bulletins:


Également plusieurs électeurs ont voté en mettant deux bulletins dans l’enveloppe. A certains endroits, ELCAM a annulé purement et simplement ces bulletins mais à d’autres bureaux cela était considéré du moment où les bulletins étaient identiques.
Achat de bulletins et achat de conscience:
Plusieurs élites du ont été surprises entrain de distribuer de l’argent contre les bulletins des autres partis. Le RDPC et le SDF sont fortement soupçonnés d’achat de conscience et d’influence morale sur les populations.


Éthique et morale:
Nous avons été estomaqué par une citoyenne délinquante fiscale jugé et condamné qui après avoir remboursé ce qu’elle a volé se trouve à faire champagne promu par la hiérarchie au pouvoir. Une prime à la délinquance. Une promotion du vice. Plusieurs autres candidats en délicatesse avec la morale ou la justice ont pris part d’une façon ou d’une autre à ce scrutin. Ce qui pose problème sur la valeur éthique de nos dirigeants.
Financement de la campagne:


Le partit –état n’a pas trouvé bon ni juste de distribué les fonds alloué au budget de la champagne à temps. Ce qui est une omission volontaire et antidémocratique grave. Un frein au processus démocratique.
Ayant fixé les élections unilatéralement, le parti au pouvoir une semaine après le début de la champagne n’avait toujours pas accordé aux uns et autres les moyens financiers légaux pour battre champagne.
C’est un des leviers du parti au pouvoir lors des consultations électorales.

Des urnes
Dans certaines localités, des urnes n’étaient pas scellées.
Mauvaise formation des scrutateurs et des militants:
Nombreux scrutateurs n’étaient pas au faite de leurs devoirs et obligations. Ils ont été largement influencés, intimidés par <<les fonctionnaires scrutateurs >>.
Les partis politiques de l’opposition sont concernés par ce déficit et ils n’ont pas pu couvrir un maximum de bureau de vote.
Intimidation


Plusieurs candidats ont été menacés, intimidé et même embastillés. Notamment à Monatélé sur les militants MRC et à Loum ou le Candidat SDF a été séquestré et sommé d’abandonner la course. Sa témérité a payé, il a été élu.
Nous avons également observé:
-des militants menottés et séquestrés par les forces de l’odre.

-des responsables d’Elecam complices du RDPC, qui déchiraient les affiches du Manidem-les menaces des autorités dans le Moungo( Penja, Mbanga et Dibombari)

-la corruption des électeurs et autres charters orchestrée ou organisés par les élites RDPC du Moungo Sud

-la tête de liste Mariane EKANE, agressée et molestée par des inconnus identifiés comme sbires RDPC
Au sommet du pays les infractions n’étaient pas en reste
Le jour du scrutin, le citoyen PAUL BIYA n’a pas hésité à prendre un bain de foule dans les rues de la capitale. Il avait pourtant 15 jours pour le faire.
Le ministre de la communication lui-même partie prenante aux élections donne les tendances le jour même du vote, empêche aux médias d'en faire de même. Sous le regard bienveillant du Conseil national de la communication.
Sur l’ensemble on peut observer un engagement, une détermination de certains leaders et candidats. Qui, dans des conditions meilleures et idoines pourraient surprendre l’opinion.


Le TRIBUNALARTICLE53 pour sa part au vu des tricheries et des manquements observés fait trois propositions :
Respect scrupuleux des échéances électorales et publication du calendrier électorale par ELECAM seul.
Un consensus dans le processus électoral par l’ouverture d’ELECAM à d’autres composantes de la société et du paysage politique.
Sans une autonomie, sans une indépendance véritable d’ELECAM, les élections ne seront qu’un jeu de pantins. Un jeu dont le gagnant n’est pas le peuple mais l’oligarchie au pouvoir depuis 32 ans.


Pour le TRIBUNALARTICLE53
Kuissu Mephou Gérard
Coordonateur National.

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE La méditerranée le plus grand cimetière marin du monde ! Trop c'est trop !

10 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

COMMUNIQUE DE PRESSE

La méditerranée le plus grand cimetière marin du monde !

Trop c'est trop !

PhotoTgeneves

 

La disparition de plus de 300 immigrés (femmes, enfants, hommes) qui vient de se produire au large de l'île de Lampedusa  met la lumière, malheureusement pour la énième fois, sur l'un des drames humains des temps modernes les plus atroces. Nous sommes, avec l'ensemble des peuples et des démocrates à travers le monde, émus et indignés par le sort réservé aux migrants.

La Méditerranée, mer d'échanges et de brassage entre les peuples depuis l'antiquité, s'est transformée au XXIe siècle et dans l'indifférence générale des gouvernants en un cimetière marin le plus immense du monde ! Plus de 20000 migrants à la recherche d'un monde meilleur y ont trouvé la mort.

Qui est responsable de cette tragédie humaine ?

Les migrants sont les premières  victimes des désordres du monde avec ses cohortes de misère, ses guerres fabriquées pour asseoir la domination des puissants, ses gouvernements du Sud corrompus à la solde des intérêts des puissances occidentales.

Dans l'espace méditerranéen, la responsabilité de la politique de l'Union Européenne qui a érigé des murs physiques et électroniques allant de Ceuta, Mélilia, jusqu'aux frontières grecques et turques, est responsable de cette tragédie. Des millions d'euros sont engloutis dans des programmes et des agences sécuritaires ayant pour nom Frontex, Eurosur, Agence européenne des frontières qui mettent en place, avec la complicité des gouvernements du sud de la méditerranée, des dispositifs de surveillance pouvant détecter le moindre  mouvement  marin, mais qui sont incapables  de secourir des vies humaines en détresse.

Nous, associations membres du Forum des Associations des Luttes Démocratiques de l’immigration (FALDI) en France, considérons que l'Union Européenne et les Etats du sud de la méditerranée sont coupables de non assistance à personnes en danger. L'UE doit revoir sa politique de voisinage dans le pourtour méditerranéen en abandonnant le tout sécuritaire vers une politique de développement solidaire, d'échanges permettant à la jeunesse des deux  rives de la méditerranée de construire des projets d'avenir, au lieu de les envoyer vers une mort certaine. La seule alternative à cette hémorragie humaine est de créer les conditions pour une libre circulation des êtres humains, dans le respect des droits affirmés dans le cadre des conventions internationales en particulier la convention internationale des droits des migrants et de leurs familles adoptée dans le cadre des Nations Unies depuis le 18 décembre 1990, et non signée par les gouvernements du Nord.

Nous exigeons des Etats du Maghreb et des gouvernements du sud de cesser d'être les gendarmes de l'Europe à la recherche de subventions et de subsides leur permettant de renforcer leur arsenal militaire et sécuritaire, au lieu de mener une politique de développement donnant espoir à sa jeunesse.

Nous exprimons notre solidarité avec les familles des milliers de victimes qui ont péri dans cette mer, pour une vie dans la dignité et pour la justice sociale.

 

Associations signataires membres du FALDI :

 

 

 

 AMF/ ATF/ ATMF/ FTCR/ ADTF/ ACORT/ ASDHOM / ACDA/ FCMA/ CSP92/ IDD/ UTIT/ CRLDHT/ MRAP/ N’AOURA Belgique / EMCEMO-Amsterdam/ MIGRATION SANTE/ FASTI/ "Coordination Régionale Rhône-Alpes de Solidarité avec les Sans Papiers /MANIFESTE DES LIBERTES/ ELGHORBA/ AFAPREDESA/ CORELSO/FEMMES PLURIELLES/ COLLECTIF DES COMMUNAUTES SUBSAHARIENNES AU MAROC/ ICI ET LA/ REMCC/ COLLECTIF 3C/ AIDDA/ MCTF/ APCV/ATTS Suisse/ UNIT/ FSQP/ CSP75/ ATTAC/ ASTU - ACTIONS CITOYENNES INTERCULTURELLES- Strasbourg/ FCSME/ Conseil des Migrants (Maroc)/ ODT-Immigrés (Maroc) /UJFP/ SORTIR DU COLONIALISME/ COLLECTIF DES COMMUNAUTES SUBSAHARIENNES AU MAGHREB/ FEMMES EN LUTH/ VOIX DES FEMMES MIGRANTES AU MAROC/ COLLECTIF DES COMMUNAUTES SUBSAHILIENNES AU MAROC

 

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Guinée équatoriale : Le régime antidémocratique d’Obiang Nguema Mbazogo libère l’opposante Clara Nsegue Eyí.

10 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Guinée équatoriale : Le régime antidémocratique d’Obiang Nguema Mbazogo libère l’opposante Clara Nsegue Eyí.

 

Clara-Nsegue-Eyi.jpg         l’opposante Clara Nsegue Eyí, dite « Lola » (Mba Ndong

 

Suivant une information divulguée par la CPDS et relayée par Europa Press, l’opposante Clara Nsegue Eyí, dite « Lola » (Mba Ndong), a été libérée, ce matin vers 10h00, heure de Guinée. Après quasiment 5 mois d’emprisonnement, sans inculpation ni jugement, et soumise à un régime particulièrement inhumain, dans un complexe militaire de Koete (Mongomo), la militante a pu enfin recouvrer la liberté et retrouver les siens, grâce aux efforts déployés par son avocat, Me Fabian Nsue Nguema, et grâce aux pétitions et à la mobilisation de nombreuses personnes via internet et les réseaux sociaux.

 

Lola avait appelé à une manifestation de protestation populaire, le 15 mai dernier, contre la politique répressive du gouvernement et son refus de légaliser le Parti démocratique de la Justice sociale (PDJS) qu’elle avait créé avec Natalia Angue Edjodjomo. Arrêtée le 14 mai, détenue au secret au Commissariat central de police à Malabo, elle avait ensuite été transférée secrètement à Mongomo. Pendant sa captivité, Clara Nsegue Eyí n?a bénéficié d?aucune visite médicale alors qu?elle souffre d?une tumeur au sein et, à cause des condition de sa détention, d?une grave dépression psychologique. Par ailleurs,  on aurait profité de son emprisonnement pour la déposséder des entreprises qu’elle dirigeait.

 

Selon la CPDS, les Autorités guinéennes lui auraient demandé son passeport « afin d’organiser son voyage vers l’Espagne » où elle devrait pouvoir recevoir les soins médicaux dont elle a besoin.

Source : www.france-guineequatoriale.org

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Cameroun-commémoration: Chez Mongo Béti à Akometam!

10 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Chez Mongo Béti à Akometam!

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A Akometam ce 06 octobre,

Le ciel nous a epargné de ses larmes ce dimanche à Akometam où nous sommes rendu sur la tombe de Mongo Béti, et en avons profité pour visiter ses installations paysannes abandonnées depuis son dèces.

Ibaguie Serges de l'Addec, ainsi Elisabeth Mendomo nous relaté leur premieres rencontres fictives ou reelle avec Eza boto

Essomé Essomé Journaliste à l'Actu nous situera sur comment il est arrivé à Akometam

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En image de gauche à droite la chaise roulante le Dr Abel Eyenga et la soeur de de Mongo Beti.


Le prof Kom nous à edifié sur les raisons reelles du retour de l'auteur de Ville Cruelle au Cameroun et les malentendus qui s'en sont suivis...

Dr Abel Eyinga nous exhorté à lire Mongo Beti,tout en nous rappellant comment il est allé enseigné en Algerie

Le Prof Fotso de l'Université des Montagnes nous tenait à faire ce voyage afin dêtre en paix avec lui même et avec Mongo Béti qu'il a connu en exil

Dr Bongasu qui a travaillé à l'epoque à Presence africaine nous a raconté quelques anecdotes par rapport à sa recnontre avec Mongo Béti et surtout ce jour il lui a arraché avec une force inimaginable des documents en main alors qu'il les lui apportaient dans les bureau d'Alioune Diop....

On a Ecouté Joseph Fumtim lire le poeme de Kouam Tawa paru dans l'edition Special de Mosaiques

J'ai pris aussi la parole pour faire part des quelques difficultés liées à l'organisation,mais aussi comment de l'homme de ma vie, Mongo Beti est devenu mon père et bien evidemment j'ai sollicité que d'autres personnes nous rejoignent pour l'année prochaine et surtout faire plus que la commemoration

On a ecouté Jean Kamdem de la Sambe Chanter

Je ne saurais ne pas faire part des blagues du prof Eboussi qui nous a tordu de rire à chaque fois

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Mama Lucie la Soeur Ainé de Mongo Béti a qui ont a remis la parole n'a eu qu'un seul mot et ce mot etait pour Mme Odile Beyidi Awala: MERCI

Les remerciements tomberont en choeurde part et d'autres ainsi que les reconnaissances à l'endroit Mme Mongo Béti qui pour tout ce qu'elle fait afin que soit pereniser les oeuvres de Mongo Béti.

De retour de la visite, une petite collation a eu lieu suivie de la photo générale autour de la tombe

Rendez vous à été pris pour le lendemain 07 octobre à la Librairie des Peuples Noirs pour la conference et en 2014 pour d'autres défis..

Le retour sur Yaoundé s'est passé sans incident.

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                             Conférence à la librairie des peuples noirs à Yaoundé

Par bergeline Doumou

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Les conséquences de la résolution 2118 par Thierry Meyssan

10 Octobre 2013 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

 

Thyerry meyssan

Les conséquences de la résolution 2118

par Thierry Meyssan

Bien que le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, se soit bruyamment félicité du vote de la résolution 2118 sur les armes chimiques en Syrie, ce texte marque à la fois la victoire de la Russie et celle du président Bachar el-Assad. Il porte en lui-même deux conséquences qui ruinent définitivement les prétentions franco-britanniques sur le pays.

 

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Les troupes de l’OTSC se tiennent prêtes à se déployer en Syrie, si le Conseil de sécurité en fait la demande. 


Une fois passé l’étonnement face au tête-à-queue US en Syrie, une nouvelle situation politique se fait jour correspondant point par point aux plans élaborés conjointement par la Russie et la Syrie en juin 2012, c’est-à-dire avant la conférence de Genève 1. À l’époque, le Kremlin envisageait de négocier un accord avec Washington à la fois pour régler la crise syrienne et pour permettre au président Obama de sortir de son tête-à-tête étouffant avec Israël. Cependant ce plan, qui allait devenir un projet de partage de la gouvernance au Proche-Orient, supposait la présence de troupes russes en Syrie. Le général Hassan Tourekmani avait alors proposé que des troupes d’interposition mandatées par les Nations Unies soient déployées par l’Organisation du Traité de sécurité collective (« l’Otan russe »), comme il existe déjà sur le sol syrien une Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement au Golan.

L’idée de ce déploiement a fait son chemin. L’OTSC a signé un Protocole avec le département des Opérations de maintien de la paix de l’Onu en septembre 2012 qui lui permet, comme l’Otan, de sous-traiter des actions du Conseil de sécurité. Depuis un an, l’OTSC a préparé 50 000 hommes qui peuvent être projetés en moins de deux semaines. Mais Moscou craignait de tomber dans un piège : c’était pour détruire l’Armée rouge que la CIA avait créé, en 1979 avec l’Arabie saoudite, le mouvement jihadiste international aujourd’hui appelé Al-Qaëda. La Syrie serait-elle le nouvel Afghanistan de l’armée russe ?

Compte tenu des hésitations et contradictions US, le projet fut interrompu, mais pas abandonné. Or, la solution de la crise des armes chimiques ouvre de nouvelles possibilités.

En premier lieu, la résolution 2118 ne se contente pas de soutenir le plan russe de destruction des restes du programme chimique syrien des années 80, elle implique implicitement le maintien du président Bachar el-Assad au pouvoir pour au moins un an afin qu’il supervise cette destruction. Du coup, non seulement les grandes puissances occidentales ne réclament plus son départ, mais seraient favorables à un allongement de son mandat et à un report de la prochaine élection présidentielle

 

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La réunion des chefs d’État de l’OTSC a été précédée d’une réunion des ministres des Affaires étrangères. Le Russe Sergey Lavrov y a expliqué la situation internationale à propos de la Syrie. Il a souligné que, si les jihadistes présents là-bas n’étaient pas neutralisés sur place, ils seraient prochainement transférés vers d’autres pays, notamment en Asie centrale. 


En second lieu, la transmission par la Syrie de la liste de ses stocks d’armes chimiques à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) les rend vulnérables, puisque cette liste ne manquera pas de parvenir à « l’opposition armée ». Malgré ses efforts, l’Armée arabe syrienne ne pourra pas à la fois combattre les jihadistes internationaux sur l’ensemble du territoire et défendre ses arsenaux. Prévoyant cette situation, les chefs d’État de l’OTSC, réunis autour de Vladimir Poutine le 23 septembre à Sotchi (c’est-à-dire quatre jours avant le vote de la résolution 2118 du Conseil de sécurité), ont donné ordre de se tenir prêts à sécuriser la destruction des armes chimiques, si le Conseil de sécurité en faisait la demande. Les troupes arméniennes, biélorusses, kazakhs, kirghizes, russes et tadjiks ne seraient plus déployées pour s’interposer entre les deux camps comme cela était envisagé il y a un an et demi, mais pour défendre les arsenaux de l’État. Leur mission serait donc beaucoup plus simple et efficace.

Dans cette perspective, les 2 500 hommes de l’OTSC qui doivent participer à des manœuvres au Kazakhstan, du 7 au 11 octobre, procéderont à une simulation.

Source: Réseau Voltaire

 

 

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