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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 11:56
Le piège en or du maître d’échecs Poutine

Le piège en or du maître d’échecs Poutine

 

Les accusations de l’Occident envers Poutine sont traditionnellement basées sur le fait qu’il est issu du KGB ; il serait donc une personne cruelle et immorale. Poutine est blâmé pour à peu près tout, mais personne ne l’a jamais accusé de manquer d’intelligence. Toutes les accusations portées contre lui ne font que mettre en valeur sa capacité à produire une analyse rapide et à prendre des décisions politiques et économiques claires et mesurées. Les médias occidentaux comparent souvent cette habileté à celle d’un maître d’échecs en pleine démonstration publique ; les récents développements de l’économie étasunienne et de l’Occident en général nous permettent de conclure qu’ils ont totalement raison.

 

Contrairement à ce qu’affirment les nombreux reportages propagandistes dans le style de FOX News et de CNN, aujourd’hui, l’économie occidentale, menée par les États-Unis, est tombée dans le piège de Poutine, d’une manière que personne à l’Ouest n’est en mesure de voir ou de comprendre. Et plus l’Occident essaye de s’en échapper, plus il se retrouve pris au piège.

Quelle est donc cette situation délicate dans laquelle se retrouvent l’Occident et les États-Unis ? Et pourquoi l’ensemble des médias et des principaux économistes occidentaux sont-ils silencieux à ce sujet, comme pour un secret militaire bien gardé ? Essayons de comprendre l’essence des événements économiques actuels en mettant de côté les considérations morales, éthiques et géopolitiques.

Après avoir réalisé son échec en Ukraine, l’Occident, mené par les États-Unis, s’emploie à détruire l’économie russe en abaissant les prix du pétrole et du gaz, ce qui représente la première ressource de revenu à l’exportation de la Russie et la principale source de réapprovisionnement des réserves d’or.

Il est important de noter que le principal échec de l’Occident en Ukraine n’est pas militaire ou politique. Il réside en réalité dans le refus de Poutine de financer ce projet occidental pour l’Ukraine au détriment du budget de la fédération de Russie. Ce qui rend inévitablement ce projet non-viable dans un futur proche.

La dernière fois, sous le président Reagan, les actions de l’Occident pour baisser les prix du pétrole furent un succès et menèrent à l’effondrement de l’URSS. Mais l’histoire ne repasse pas les plats. La donne est différente cette fois. La réponse de Poutine ressemble à un mélange d’échecs et de judo, quand la force de l’ennemi est retournée contre lui, mais avec un coût minimal en termes de force et de ressources pour celui qui se défend. La véritable politique de Poutine n’est pas publique, ce qui lui permet de se concentrer sur son efficacité plus que ses apparences. Très peu de personne comprennent ce que fait Poutine en ce moment. Et presque personne ne comprend ce qu’il fera dans le futur.

Ainsi, aussi étrange que cela puisse paraître, en ce moment Poutine vend le gaz et le pétrole russes contre de l’or physique.

Poutine ne le crie pas sur tous les toits. Et bien sûr, il accepte les dollars étasuniens comme un intermédiaire de paiement. Cependant, immédiatement, il s’empresse d’échanger ces dollars obtenus de la vente du gaz et du pétrole contre de l’or physique.

Pour comprendre, il suffit de regarder la croissance des réserves d’or russes et de comparer ces données avec les revenus des exportations de la Fédération de Russie issus des ventes d’hydrocarbures sur la même période.

 

 

 

Le piège en or du maître d’échecs Poutine

En outre, au troisième trimestre les achats d’or physique de la Russie sont à des niveaux jamais atteints. En effet, la Russie a acheté, rien que pour ce troisième trimestre, le montant incroyable de 55 tonnes d’or. C’est plus que toutes les banques centrales du monde réunies sur cette période. Au total, les banques centrales de tous les pays du monde ont acheté 93 tonnes du métal précieux au troisième trimestre de 2014. C’est le quinzième trimestre consécutif d’achat net d’or par les banques centrales. Sur ces 93 tonnes, le montant sidérant de 55 tonnes revient à la Russie.

En ce moment, les Occidentaux dépensent tous leurs efforts et leurs ressources via des manipulations des marchés pour abaisser le prix de l’or et des hydrocarbures. Ainsi, ils distordent les réalités économiques existantes au profit du dollar afin d’augmenter son pouvoir d’achat. Et dans le même temps, ils cherchent à détruire l’économie de la Russie, qui refuse de jouer le rôle du vassal obéissant de l’Occident.

La suppression du prix de l’or par le département spécial du gouvernement étasunien appelé ESF (Exchange Stabilization Fund ), avec pour objectif de stabiliser le dollar, a été retranscrite dans la loi des États-Unis.

Ainsi, aujourd’hui, les actifs tels que l’or ou les hydrocarbures paraissent proportionnellement affaiblis et excessivement sous-évalués par rapport au dollar. Cependant, Poutine, en vendant les hydrocarbures russes en échange de dollars artificiellement appréciés, qu’il s’empresse ensuite d’échanger contre de l’or artificiellement déprécié, neutralise les effets négatifs des manipulations occidentales.

Il n’y a pas si longtemps, des scientifiques britanniques ainsi que les principales études géologiques américaines étaient arrivés à la conclusion que l’Europe ne serait pas capable de survivre sans l’approvisionnement énergétique russe. Ainsi, le monde occidental, construit sur l’hégémonie du pétrodollar, est dans une situation catastrophique. Il ne peut survivre sans l’offre russe de gaz et de pétrole, mais la Russie n’est maintenant disposée à vendre ses hydrocarbures à l’Occident uniquement contre de l’or physique.

Le tour de force de ce jeu poutinien est que le mécanisme de vente des hydrocarbures russes à l’Occident contre de l’or fonctionne quoi qu’en pensent les Occidentaux ; de facto, ceux-ci payent leur importation énergétique en bradant leur or. Ainsi, Poutine, grâce à la richesse des réserves naturelles russes et aux manipulations occidentales, soutire progressivement l’essentiel de leur or physique aux pays occidentaux. Cette stratégie économique menée par Poutine met l’Occident, États-Unis en tête, dans la position d’un serpent dévorant avec agressivité et application sa propre queue.

Dans le monde financier il est établi comme donné que l’or est par essence un antidollar.
- En 1971, le président étasunien Richard Nixon ferma la fenêtre de l’or, mettant fin aux échanges de dollars contre de l’or, garantis par les États-Unis depuis 1944 par le traité de Bretton Woods.
- En 2014, le président Russe Vladimir Poutine, à rouvert la fenêtre de convertibilité du dollar en or sans demander la permission de Washington.

L’idée de ce piège économique basé sur l’or provient probablement du conseiller pour les Affaires économiques de Poutine, le docteur Sergey Glazyev. Comment comprendre autrement le fait qu’il soit sur la liste des personnalités russes sous sanctions étasuniennes, bien qu’il ne fasse pas partie de la communauté des hommes d’affaires russes ? Cette idée de l’économiste Glazyev est brillamment exécutée par Poutine, avec le soutien total de son homologue Xi Jinping.

 

Le piège en or du maître d’échecs Poutine

Très intéressante, dans ce contexte, est la déclaration de novembre dernier du premier adjoint du président de la Banque centrale russe (BCR), Ksenia Yudaeva, soulignant que la BCR pouvait utiliser l’or de ses réserves pour payer ses importations, si besoin était. Il est évident que dans un climat de sanctions de la part de l’Occident, cette déclaration est adressée aux BRICS, et plus particulièrement à la Chine.

Pour la Chine, la volonté russe de payer les biens importés avec de l’or venu d’Occident est très pratique. En voici la raison. La Chine a récemment annoncé qu’elle cesserait d’accroître ses réserves de devises et d’or libellés en dollars. Considérant le déficit croissant entre les États-Unis et la Chine (cinq fois favorable à la Chine), cette déclaration traduite du jargon financier doit se comprendre ainsi : « La Chine arrête de vendre ses marchandises contre des dollars. »

Les médias ont choisi de ne pas relayer cette information capitale de l’histoire monétaire récente. L’enjeu n’est pas que la Chine refuse de vendre ses biens contre des dollars. La Chine, bien sûr, continuera à accepter les dollars comme intermédiaire de paiement pour ses marchandises. Mais une fois les dollars obtenus, la Chine s’empressera de s’en débarrasser pour les remplacer par d’autres supports au sein de ses réserves d’or et de devises. Autrement la déclaration faite par les autorités monétaires Chinoises perd de son sens : « Nous stoppons l’augmentation de nos réserves en or et en devise libellés en dollars. » Cela veut dire que la Chine n’achètera plus de bons du trésor étasuniens à partir des dollars obtenus dans ses échanges commerciaux avec d’autres pays, comme elle le fit par le passé.

Ainsi la Chine va remplacer tous ses dollars qu’elle recevra en échange de ses marchandises, non seulement des États-Unis mais de tout le reste du monde. La question est donc de savoir par quoi la Chine va les remplacer. Quelles devises ou actifs ? Une analyse de la politique monétaire chinoise montre que cet actif semble bien être l’or et que la tendance à déjà commencé.

Sous cet angle, le partenariat sino-russe est extrêmement profitable pour Moscou et Pékin. La Russie achète des marchandises à la Chine avec l’or à son prix actuel, pendant que la Chine achète les hydrocarbures russes avec de l’or, là aussi à son prix actuel. Dans cet échange fructueux, il y a de la place pour tout : les marchandises chinoises, l’énergie russe et l’or comme moyen de paiement. Seul le dollar étasunien n’a pas sa place. Cela n’est pas surprenant. Le dollar n’est ni une marchandise chinoise, ni une ressource énergétique russe. C’est uniquement un intermédiaire financier de paiement pour les règlements – un intermédiaire inutile qui plus est. Et il est de coutume de supprimer les intermédiaires inutiles dans les interactions entre deux partenaires économiques indépendants.

Il est a noter que le marché mondial de l’or physique est extrêmement petit comparativement au marché mondial du pétrole. Plus spécifiquement, le marché de l’or physique est microscopique comparé à ceux des livraisons physiques de gaz, de pétrole, d’uranium et de marchandises.

Par ailleurs, il faut bien distinguer l’or physique de l’or papier ; c’est la raison pour laquelle l’accent est ici mis sur le caractère physique de l’or.

Pour information : le turnover du marché de l’or papier, uniquement des contrats à terme, est estimé à 360 milliards de dollars par mois. Mais les livraisons physiques d’or sont de seulement 280 millions de dollars. Ce qui nous fait un ratio de transaction papier contre transaction physique de 1000 pour 1.

L’Occident espère que la Russie et la Chine vont accepter comme paiement pour leurs énergie et marchandises l’or papier ou d’autres sortes de devises non-tangibles. Mais ces deux pays ne sont intéressés que par des moyens de paiement en or et autres métaux physiques. Ainsi, en échangeant des dollars artificiellement appréciés contre de l’or physique dont le prix est artificiellement dévalué, Poutine a déclenché le compte à rebours de la fin de l’hégémonie mondiale du pétrodollar et met l’Occident dans une impasse.

L’Occident peut dépenser tous ses efforts et ses ressources pour augmenter artificiellement le pouvoir d’achat du dollar, abaisser le prix du pétrole et de l’or ; le problème est que le stock d’or physique en possession de l’Occident n’est pas illimité. Par conséquent, plus il dévalue le prix de l’or et du pétrole contre le dollar, plus rapidement ses réserves d’or se vident.

Cette stratégie économique de Poutine fait que l’or physique des pays occidentaux est rapidement en train de se déverser vers la Russie, la Chine, le Brésil, le Kazakhstan, l’Inde, en bref, les pays des BRICS. Au taux actuel de réduction des réserves, l’Occident n’a simplement pas le temps de faire quoi que ce soit contre la Russie de Poutine avant l’effondrement du pétrodollar. Au jeu d’échec, la situation dans laquelle Poutine a mis l’Occident s’appelle « zeitnot ».

Le monde occidental n’a jamais fait face à des événements et phénomènes économiques tels que ceux qui se passent en ce moment. L’URSS vendit rapidement son or à l’époque pour faire face à la chute des prix du pétrole ; aujourd’hui la Russie fait l’inverse, elle achète de l’or. Ainsi, la Russie pose une sérieuse menace au modèle américain de domination du monde par le pétrodollar.

Le principe essentiel du modèle du pétrodollar est de permettre aux pays occidentaux menés par les États-Unis de vivre aux dépens du travail et des ressources des autres pays et peuples, grâce aux rôle de la monnaie étasunienne, dominante dans le système monétaire mondial. Le rôle du dollar dans ce système est d’être le moyen de paiement ultime. Cela veut dire que la monnaie nationale étasunienne, dans la structure du système monétaire mondial, est l’ultime actif utilisé comme réserve de valeur et comme moyen d’échange, ce qui par rapport à n’importe quel autre actif n’a aucun sens.

Les pays des BRICS, menés par la Russie et la Chine, sont en train de changer le rôle et le statut du dollar dans le système monétaire mondial. Du moyen ultime de paiement et de réserve de valeur, la monnaie nationale étasunienne, par les actions conjointes de Moscou et de Pékin, est en train d’être réduite à un simple moyen de paiement. Ainsi le dollar perd ses privilèges, les cédant à l’actif dénationalisé et dépolitisé que représente l’or.

Traditionnellement, l’Occident utilise deux méthodes pour éliminer les menaces sur l’hégémonie du pétrodollar et les privilèges qu’il confère à l’Occident. La première est ce que l’on appelle les « révolutions colorées ». La seconde, qui est habituellement appliquée par l’Occident quand la première échoue, est l’agression militaire et les bombardements. Cependant, dans le cas de la Russie, aucune de ces méthodes n’est possible ou acceptable pour l’Occident.

Premièrement, la population Russe, au contraire de beaucoup de pays, n’a pas envie d’échanger sa liberté et le futur de ses enfants contre de simples promesses. Ceci est évident au vu des records de popularité de Poutine, régulièrement publiés par les agences de notations occidentales. L’amitié personnelle du protégé de Washington, Navalny, avec le sénateur McCain joua pour lui et Washington un rôle très négatif. Ayant appris ce lien par les médias, 98 % des Russes perçoivent maintenant Navalny comme un vassal de Washington et comme un traître aux intérêts russes. Par conséquent les professionnels occidentaux de l’agitation ne peuvent encore rêver d’une révolution colorée en Russie.

Quant à la deuxième méthode, l’agression militaire, la Russie n’est certainement pas la Yougoslavie, ni l’Irak ou la Libye. Toute opération militaire non-nucléaire contre la Russie sur son territoire menée par l’OTAN est vouée à l’échec. Les généraux du Pentagone exerçant un vrai pouvoir au sein de l’OTAN sont conscients de cela. Similairement, une guerre nucléaire contre la Russie est sans espoir, même en incluant le concept de frappe préventive de désarmement nucléaire. L’OTAN n’est techniquement pas capable de frapper d’un coup tel qu’il désarmerait le potentiel nucléaire russe dans toutes ses manifestations. Une réponse massive de l’ennemi ou d’un groupe d’ennemis serait inévitable. Un échange de frappes nucléaires avec la Russie n’est donc pas une solution pour le problème imminent de l’effondrement du pétrodollar.

Les principaux économistes occidentaux sont certainement au courant du sérieux et du désespoir de la situation dans laquelle se retrouve aujourd’hui le monde occidental, pris dans le piège doré de Poutine. Après tout, depuis les accords de Bretton Woods, nous connaissons tous la règle d’or : « Qui a le plus d’or définit les règles du jeu. » Cependant tout le monde à l’Ouest est silencieux. Silencieux parce que personne ne sait comment sortir de cette situation.

Si vous expliquez à l’opinion publique occidentale tous les détails de l’imminent désastre économique qui s’annonce, le peuple posera aux supporteurs du pétrodollar les questions suivantes : Combien de temps l’Occident sera-t-il capable d’acheter du pétrole et du gaz à la Russie en échange d’or physique ? Et qu’arrivera-t-il au pétrodollar lorsque l’Occident sera à court d’or physique pour payer le pétrole, le gaz et l’uranium russes ainsi que les marchandises chinoises ?

Personne en Occident ne peut apparemment aujourd’hui répondre à ces simples questions.

Cela s’appelle « échec et mat ». La messe est dite.

Traducttion E&R

Source : goldstockbull.com

 

 

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 08:49
Vladmir Poutine

Vladmir Poutine

Poutine aux élites occidentales : fini de jouer.

 

Ces derniers jours, les médias occidentaux ont tout fait pour ignorer ou déformer le sens du discours du président russe au Club de Valdaï réuni à Sotchi. Quoi que vous pensiez de Poutine, c’est probablement le discours politique le plus important depuis celui de Churchill, intitulé Rideau de fer, du 5 mars 1946.

Dans son discours, Poutine a brusquement changé les règles du jeu. Auparavant, le jeu de la politique internationale se pratiquait comme suit : les politiciens faisaient des déclarations publiques dans l’optique de préserver la fiction agréable de la souveraineté nationale, mais ce n’était que de l’esbroufe et n’avait rien à voir avec la vraie nature de la politique internationale ; en sous-main, ils étaient engagés dans des négociations secrètes dans les antichambres, et c’est là que les vrais accords étaient forgés. Auparavant, Poutine a tenté de jouer ce jeu, pensant seulement que la Russie serait traitée comme une égale. Ces espoirs ont toutefois été anéantis et, à cette conférence, il a déclaré que la partie était finie, violant explicitement le tabou occidental en s’adressant directement au peuple, par-dessus la tête des clans élitistes et des leaders politiques.

Un blogueur russe a résumé les points les plus importants du discours de Poutine :

1 - La Russie a fini de jouer et ne perdra plus son temps dans des négociations d’antichambre ne portant que sur des questions triviales. Toutefois, la Russie est prête pour des conversations et des accords sérieux s’ils conduisent à la sécurité collective, reposent sur l’équité et tiennent compte des intérêts de chacune des parties.

2 – Tous les systèmes mondiaux de sécurité collective sont aujourd’hui en ruines. Il n’existe plus du tout de garantie internationale de sécurité. L’entité qui a détruit tout cela porte un nom : les États-Unis d’Amérique.

3 – Les bâtisseurs du Nouvel Ordre Mondial ont échoué, ils ont bâti un château de sable. Qu’un nouvel ordre mondial de quelque nature que ce soit doive être bâti ou pas ne relève pas de la décision de la seule Russie, mais c’est une décision qui ne sera pas prise sans elle.

4 – La Russie préconise une approche prudente des innovations dans l’ordre social, mais elle n’est pas opposée à ce qu’on les examine et que l’on en discute afin de déterminer si certaines d’entre elles se justifient.

5 - La Russie n’a pas l’intention d’aller pêcher dans les eaux troubles résultant de l’expansion constante de l’ « empire du chaos » de l’Amérique. Elle n’a aucun intérêt à bâtir un nouvel empire à elle (ce n’est pas nécessaire : la Russie doit d’abord s’attacher à développer son propre territoire, qui est déjà très vaste). La Russie ne souhaite pas non plus jouer le rôle de sauveur du monde comme elle a pu le faire dans le passé.

6 - La Russie ne tentera pas de refaçonner le monde à son image, mais elle ne laissera pas non plus les autres la refaçonner à leur propre image. La Russie ne s’exclura pas du monde, mais quiconque tentera de l’en exclure devra s’attendre à un retour de bâton.

7 - La Russie ne tient pas à ce que le chaos se répande, elle ne veut pas la guerre et n’a aucune intention d’en déclencher une. Cependant, aujourd’hui la Russie considère l’éclatement d’une guerre mondiale comme presque inévitable, elle y est préparée et continue de s’y préparer. La Russie ne veut pas la guerre, mais elle ne la craint pas.

8 - La Russie n’a pas l’intention de repousser activement ceux qui tentent encore de bâtir leur Nouvel Ordre Mondial, du moins tant qu’ils n’empiètent pas sur ses intérêts vitaux. La Russie préférerait se tenir à l’écart et les regarder se goinfrer autant qu’ils le peuvent. Cependant, ceux qui tenteront d’entraîner la Russie dans ce processus sans tenir compte de ses intérêts apprendront ce que souffrir signifie vraiment.

9 - Dans la politique étrangère et, à plus forte raison, dans la politique intérieure de la Russie, le pouvoir ne reposera pas sur les épaules des élites et leurs tractations d’antichambre, mais sur la volonté du peuple.

À ces neuf points, j’aimerais en ajouter un dixième :

10 - Il reste une chance de bâtir un nouvel ordre mondial sans déclencher un conflit planétaire. Ce nouvel ordre mondial doit nécessairement inclure les États-Unis, mais uniquement aux mêmes conditions que les autres: dans le respect du droit et des accords internationaux ; en s’interdisant toute action unilatérale ; dans le respect complet de la souveraineté des autres nations.

Pour résumer : fini de jouer. Allez, les enfants, rangez vos jouets. L’heure est venue pour les adultes de prendre des décisions. La Russie est prête. Le monde aussi ?

Traduit par Gilles Chertier Pour Réseau International                                                                                                           

             Source : http://orientalreview.org

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Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

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ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

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AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Massacres en Côte d'Ivoire       

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine