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Le blog de afrohistorama.over-blog.com

Mauritanie : la nationalité des négro-africains systématiquement remise en cause.

30 Juin 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Mauritanie : la nationalité des négro-africains systématiquement remise en cause.

 

 supplice

Recensement des populations : J’ai honte et je proteste… ! L’urgence nous prend à la gorge. Notre pays s’enfonce, dans l’indifférence quasi générale et la connivence d’une partie des élites, dans les sables mouvants du chaos. Le recensement à vocation d’état-civil présenté par le pouvoir comme une panacée pour mettre fin au désordre administratif supposé régner en la matière, nous installera fatalement dans le tourbillon des incertitudes et les risques de confrontation identitaire. Car, c’est bien cela l’enjeu réel du processus engagé par le pouvoir. Et c’est bien cela qui, seul, peut expliquer cette ambiance étrange qui règne autour de l’opération administrative la plus calamiteuse de l’histoire de ce pays qui en a vu pourtant bien d’autres…Des dizaines de milliers de Hal pular, wolofs et soninkés, des milliers d’autres mauritaniens ou mauritaniennes aux noms à consonance « étrangère » sont d’ores et déjà soumis à la question, écartés avec mépris et voués à la dérive apatride dans leur propre pays par la stupidité d’obscurs petites mains chauvines, à l’œuvre dans l’ivresse immodérée de la toute puissance bureaucratique. S’il n’ya plus de bornes, il n’y a plus de limites… Dans les « centres d’accueil citoyen » sont installés des comités ad hoc qui opèrent à la hache, à visage découvert, pour remettre systématiquement en cause la nationalité des négro-africains et installer ainsi la « vraie Mauritanie », une Mauritanie réduite à sa plus simple expression, la « Mauritanie Nouvelle » tant attendue par les thuriféraires du putschisme, singulièrement négro-africains, qui rasent désormais les murs, hagards, comme sonnés par l’ampleur de leur complicité au crime qui est là maintenant et qui se préparait depuis longtemps… Où sont-ils donc qui nous avaient promis, à l’ombre de cette Mauritanie- là, la fin des ambigüités chauvines, l’instauration d’une ère d’égalité nationale et de paix civile, la refondation d’un Etat pour tous ? Une prière à Kaëdi pour des morts sans sépultures et voilà lâchée la machine de l’anesthésie générale qui autorise d’opérer sans coup férir la rupture d’identité de notre patrie… J’ai été profondément blessé d’entendre poser à un cadre du pays, désemparé et honteux, la question de savoir « pourquoi tu ne parles pas arabe ». A cet autre vieillard, s’il avait des parentés au Sénégal, s’il se rendait souvent « dans ce pays étranger ». A un militaire de haut rang à la retraite de l’armée nationale, comment il a gagné ses galons et s’il connaissait le commandant Soueidatt. A une femme sexagénaire, où a été enterré son père. A un jeune, quels versets de Coran il récite. A moi-même, si je connaissais « l’avocat Ould Abdel Kader, Immeuble El Mamy, à Nouakchott » et si ma langue était le poular…Il y’en a de bien plus tristes encore dans ce florilège indécent et qui désemparent et désorientent après des heures et des heures passées à attendre son tour… pour le purgatoire. Cette opération de recensement apparaît bien comme un traquenard, un véritable acte de trahison de l’Etat à l’égard des citoyens humbles, et spécialement des négro-africains accourus par milliers pour ne pas être en reste, car depuis plus d’une vingtaine d’années, ils vivent en permanence sous la pression cauchemardesque des vexations et des rackets pour défaut de pièces d’état-civil, qu’ils en possèdent ou qu’ils les aient perdu, sur toutes les routes et tous les chemins vicinaux de ce pays. Ils se savent spécialement visés pour toute opération de ce genre, depuis plusieurs décennies. Ils sont venus donc, munis des pièces d’état-civil valables, établis par leur administration nationale et locale. Mais, ce ne sont pas ces pièces qui sont à l’ordre du jour dans ces « centres d’accueil citoyens » ! Ce qui est à l’ordre du jour, c’est leur parcours personnel, leur identité profonde, leur mauritanité fatalement ambiguë, forcément douteuse. Il ne s’agit pas comme l’impose le droit, d’une simple substitution de pièces nouvelles à de pièces anciennes comme ce fut le cas précédemment, lors de la délivrance des fameuses cartes d’identité infalsifiables à l’époque de M.Ould Taya, pour mettre fin à l’anarchie des pièces en carton jaune. Il s’agit maintenant d’une identification à forte teneur identitaire biaisée du pays. Un calcul à somme forcément négative pour eux. Donc, dans cette logique, peu importe que le droit s’oppose à ce que de simples citoyens choisis suivant des critères illicites évidents, en raison de leur appartenance ethnique ou tribale, puissent se substituer aux seules autorités habilitées à mettre en cause la nationalité de n’importe lequel d’entre nous dans le cadre d’une opération nécessairement judiciaire. L’esprit des lois a déserté ce pays, magistrats, policiers et autorités administratives régulières étant victimes de la même vindicte populiste pour laisser officier des groupes agissant désormais impunément, en nervis administratifs missionnaires. Moi, j’ai honte surtout de ce silence assourdissant, accablant dans lequel se déploie à nouveau le rouleau compresseur de la bêtise, alimentée à feu vif par l’esprit d’improvisation et le laisser-aller des plus basses passions. Ceux, députés ou membres de la société civile, qui ont malgré tout protesté devant ce drame à ciel ouvert des communautés négro-africaines -qui n’ont, à ce jour, pas eu la justice qu’ils réclament suite aux crimes contre l’humanité dont ils furent victimes il y’a 20 ans- ne sont pas encore suffisamment audibles dans leur protestation ou le font, le plus souvent, dans la seule perspective des prochaines élections : le fichier qui en sera sorti sera-t-il ou non fiable ? Les inscriptions sont-elles transparentes etc. ? Mais, là n’est pas, n’est plus le problème. Le vrai problème est de savoir si un recensement sur une base ethnique ou raciale est politiquement et moralement acceptable, en soi. D’évidence c’est non ! Pour notre sécurité commune, notre paix civile et pour l’unité de notre patrie, pendant qu’il est encore temps, il faut arrêter la machine à fabriquer la haine et la division. Le monde dans lequel nous vivons n’est plus celui d’il y’a vingt ou trente ans, où l’on pouvait passer par pertes et profits politiques, l’anéantissement physique ou administratif des gens, en raison de leur peau, de leur langue, de leur religion ou de leurs opinions politiques. Notre époque est celle de l’indignation et de la résistance. Pour les blessures faites à notre peuple, pour les risques très graves que fait peser cette parodie administrative à relents particularistes sur la pérennité et l’intégrité de notre Etat, Je proteste avec véhémence et réclame pour tous, le respect de la loi républicaine et de la dignité humaine ! Lô Gourmo Abdoul

Source: le calame Mauritanie

 

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Côte d’Ivoire : Gendarmes et Forces rebelles de Côte d’Ivoire (FRCI) cohabitation difficile.

30 Juin 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Côte d’Ivoire : Gendarmes et Forces rebelles de Côte d’Ivoire (FRCI) cohabitation difficile.

Youpougon3

Le deuxième affrontement entre les éléments de Forces républicaine de Côte d’Ivoire (Frci) et les gendarmes de l’escadron de Yopougon Toits rouges, le mercredi 22 juin 2 0 11, pourrait constituer la goutte d’eau de trop dans le vase.Au lendemain de cette sanglante altercation, au cours de laquelle une femme est décédée d’une balle perdue, les gendarmes sont rentrés dans une colère blanche. De fait, plusieurs éléments de ce corps d’élite qui nous ont joints ont été sans retenue. « Il faut que ceux qui sont en face (éléments de Frci, Ndlr) aient du respect pour nous. Nous faisons tout pour éviter des affrontements, alors que c’est tout à fait le contraire chez eux, comme s’ils voulaient nous pousser à bout.

Nous avons été formés au métier des armes, à la discipline et au respect des lois. C’est pourquoi, jusqu’à présent, nous observons et quelquefois acceptons les humiliations que nous subissons. Mais chaque chose a une fin. Et c’est ce que nous voulons maintenant», a martelé l’un de nos interlocuteurs qui s’est présenté comme un maréchal des logis chef (Mdl/chef), issu d’une unité de gendarmerie.

Un autre à ses côtés, qui s’est voulu plus clair, a dévoilé une partie des intentions des gendarmes en cas d’une nouvelle provocation. «C’est la dernière fois que nous sommes attaqués sans que nous n’apportions la riposte appropriée. Nous avons toujours été à l’écoute de notre hiérarchie qui nous demande de mettre balle à terre chaque fois que nous faisons des rapports. Elle est en train de régler tous les problèmes liés à la cohabitation. Il n’est donc pas normal qu’ils s’en prennent aux gendarmes», a-t-il déploré, évoquant des cas d’exactions, sous le couvert de perquisitions de domiciles. Il a cité un exemple à Koumassi où un gendarme avait été abattu en avril et deux de ses compagnons rudoyés bien qu’ils aient présenté leurs cartes professionnelles.

Pour ces gendarmes, entourés au moment de la conversation par plusieurs de leurs frères d’armes, beaucoup d’entre eux partagent leur envie d’en découdre en cas de «dérapage injustifié». Sans le dire ouvertement, des gendarmes sont prêts à faire face à «toute tentative de les humilier ou de les spolier de leur matériel de travail», a fait remarquer un observateur. La hiérarchie militaire doit intensifier les démarches afin que gendarmes et Frci cohabitent pacifiquement.

Article Md.

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APRÈS LE COUP D’ÉTAT DE LA FRANCE EN COTE D'IVOIRE LE 11 AVRIL 2011 POUR INSTALLER OUATTARA AU POUVOIR

30 Juin 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

APRÈS LE COUP D’ÉTAT DE LA FRANCE EN COTE D'IVOIRE LE 11 AVRIL 2011 POUR INSTALLER OUATTARA AU POUVOIR

 

 LA FRANCE TIRE LES FICELLES AU SÉNÉGAL, WADE MANŒUVRE POUR SON FILS KARIM, COMME LA RUE, Me CHEIKH KOUREYSSI BA DIT «NIET - MAÎTRE, QUITTE DANS CA !».

 


Abdoulaye Wade est un autre pion de l’impérialisme français en Afrique, cela est désormais très limpide. Il a mis le feu à la Côte d’Ivoire de Gbagbo, a manœuvré pour faire tomber Dadis Camara en Guinée et s’est rendu à … Benghazi, en Lybie, pour dire ouvertement son soutien aux insurgés, à la rébellion contre Kadhafi. Parce que monsieur veut faire de son rejeton Karim Wade qu’il a présenté récemment … à Barack Obama, le futur président du Sénégal, il voulait instaurer une vice-présidence avec une candidature couplée. Les Sénégalais qui l’ont vu venir, et ont tout de suite senti la perfidie, ont adressé un message clair au vieux président qui l’a fait reculer. Le peuple sénégalais dit déjà à Wade, « assez, dégage ! ». MeCheikh Koureyssi BA était de ceux qui l’ont mis en garde …

 


Maître, cela fait onze années longues comme un siècle que tu exerces le pouvoir suprême dans le Sénégal nôtre. Je me suis bien gardé de t’attaquer publiquement durant ces onze années, préférant laisser à d’autres éminents membres de ton opposition dont je suis membre le soin de le faire. Oh, je suis juste sorti de cette réserve quand, me sentant cruellement interpellé par ta singulièrement dangereuse  « promenade » de Benghazi, j’ai récemment attiré ton attention sur les conséquences de cette folie sur la sécurité du pays nôtre (CF l’hebdomadaire Le Témoin N° 1047 du 15 Juin 2011).

 


Aujourd’hui, je prends encore sur moi la responsabilité de te dire à mon tour que je ne suis pas content de ta façon de diriger la barque Sénégal-notre-pirogue.  Rassure-toi, je ne t’invectiverai pas  - venant de moi ce ne serait pas bien - et je me contenterai seulement de te donner des conseils. C’est, me semble-t-il, le moins que je puisse faire pour toi en ces heures particulièrement graves. Onze longues années que tu es aux commandes d’une barque folle! Notre pays a touché le fond. Et tu continues de creuser!

 


Je ne peux plus me taire!

 


Tu as combattu dans le dos mon ami et frère Laurent Gbagbo qui ne t’a rien fait. Son régime en est tombé, sa famille déchirée,  des milliers d’innocents sont morts, des villages rasés,  des dizaines de milliers de citoyens en exil, sa vieille maman, ma mère Marguerite, n’a pas survécu à la douleur et à l’humiliation d’arrestations et de brimades qui ne l’ont même pas épargnée, elle la vieille de 92 ans, et a préféré s’en aller, le 15 courant, dans la paix du Seigneur, les propres enfants du président, mes nièces et leurs familles, sont en errance et en cachette…

 


Tu as plongé mes propres parents du Walo qui ne t’ont rien fait et qui menaient une vie des plus paisibles dans la désolation et la colère. Fidèle à ta devise de courtier foncier immobilier « Rien à branler : qui terre a guerre a ! », tu t’en es pris au village de mes ancêtres et  semé dans toute une région les germes d’une situation dont tu n’auras même pas la possibilité de vivre les conséquences…

 


Ta soldatesque massacre partout, tous les jours, des jeunes Sénégalais qui n’ont rien fait si ce n’est que d’avoir voulu respirer démocratiquement leur ras-le-bol, leur soif et leur faim d’une vie moins misérable …

 


Tu as souverainement condamné nos compatriotes qui ne t’ont rien fait à « se chercher » dans des conditions de vie indicibles pendant que tu gères notre pays comme on le ferait d’une entreprise  unipersonnelle, gaspillant sans pudeur nos rares ressources avec la passion d’un abonné de casino …

 


Jusque dans mon milieu professionnel, qui était  aussi le tien quand tu étais dans la force de l’âge, tu as érigé en règle la clochardisation des acteurs qui ne t’ont rien fait, magistrats, greffiers et avocats n’hésitant plus à se comporter en syndicalistes. Pas plus tard que lundi, la session historique de la Cour d’Assises qui devait se tenir pour la première fois à Tambacounda, a dû  être renvoyée faute de budget pour permettre aux avocats, incontournables acteurs de ce genre de juridiction criminelle, d’exercer leur mandat ! Depuis 1960, date de notre indépendance nominale, c’est la première fois que cela se produit, et sous ton magistère…

 


Que t’ont fait les Sénégalais, bon sang, pour mériter un tel  mauvais traitement ? Ne serais-tu pas, au fond, de ces agents purificateurs de nations que la divinité envoie souvent auprès de certains peuples pour racheter leurs péchés ? Vu la magnifique façon dont tu es arrivé au pouvoir d’Etat et considérant le plaisir que tu prends à traumatiser ton bon peuple, cela ne me surprendrait qu’à moitié !

 


Je ne peux plus me taire, Maître !

 


Tu me connais suffisamment pour savoir que je méprise la peur. Ce qui m’a retenu, tout ce temps, c’était la crainte de décevoir certaines personnes qui me sont chères, au premier rang desquelles, notamment -tiens-toi bien- Laurent Gbagbo, cet homme si bon et qui te donne tant de complexes ! Il m’avait demandé, d’autres avec lui, de ne pas t’attaquer ! Sinon la peur ignore mon adresse ! Or tu penses que ceux qui se taisent ont peur de toi. D’ailleurs tu proclames urbi et orbi que tes opposants sont des froussards, que devant toi « c’est maïs » ! Je ne sais pas pour les autres, mais moi tu ne m’inspires pas aucune crainte. Tu as le pouvoir et tout ce qui va avec, certes. Mais moi, le faible, j’ai Allah ! Donc je ne puis te craindre. Tu es président, certes, mais moi je t’ai connu avant que tu ne le sois, j’ai tout donné et son contraire pour que tu le sois, et donc on se connaît ! « Souris, même saoûlée, connait carrefour des chats ! », comme disent mes amis ivoiriens !

 


J’avais décidé de mettre fin à notre aventure commune avant que tu ne sois président. Et, dans le cas où tu ne l’aurais pas remarqué, je ne t’ai pas rejoint pour « manger » avec toi quand tu es venu « aux affaires » -ah, la belle expression ! On m’en a voulu de t’avoir quitté. On m’en a encore plus voulu de ne pas être revenu. On comprend aujourd’hui, enfin, pourquoi  je ne répondais que par un sourire à tous ces reproches. J’ai su très tôt que le Temps est le deuxième nom de Dieu. Et qu’il se chargerait, ce Temps, de démontrer que le problème ne se situait pas chez la brebis égarée qu’il fallait ramener au troupeau, mais bien au niveau du berger…

 


Homme de principe dans l’acception la plus noble du terme, j’ai tenu à t’accompagner jusqu’au franchissement du gué, pour ne finalement te quitter qu’au moment où, opposant théoricien de l’entrisme et de l’ « à-plat ventrisme »,  tu es entré dans la proximité intime de Abdou Diouf, avec tout ce que cela suppose. Et je voudrais d’ailleurs te confirmer qu’à ce jour, et par la seule grâce de Allah, je suis resté le même, totalement détaché des choses qui font courir tous ces vaillants mercenaires de la vingt-cinquième agglutinés autour de toi pour sucer tes vieux os  et qui t’ont perdu. Oui, je suis resté le même ! Serein et heureux, libre et indépendant ! Allah en soit remercié !

 


 Mais je me mépriserais en éludant le fait que c’est à ton contact, et durant notre compagnonnage périlleux que j’ai appris à gérer ma vie dans un contexte de pénurie !  Rien que pour cela, je remercie la Providence d’avoir cheminé avec toi. Un autre bienfait dont je te suis reconnaissant, tu m’as permis de faire la connaissance du personnel politique africain, en ayant très souvent porté ton choix sur ma modeste personne pour représenter Le parti dans des rencontres internationales. D’une façon ou d’une autre, tu as concouru à me forger dans le continent un profil de « vagabond de la démocratie ». Ce qui me chagrine, paradoxalement, c’est que dans ces différents pays où l’on me voue un peu grâce à toi une grande affection allant grandissant, toi-même, au lieu d’y être une icône, tu es devenu à ce point détesté que, personnellement, c’est de l’extérieur de notre pays que j’ai pu percevoir l’ampleur du désastre !

 


Maître, tu as trop déçu, il faut que je te le dise ! Je suppose du reste que tu n’as pas besoin que je te le dise, tu le sais mieux que quiconque ! Tu sais toi-même que tu suscites un phénomène de rejet  inouï, à l’extérieur du Sénégal comme dans le pays. Tu as tant et si bien abusé de la patience et de la confiance de notre bon petit peuple pacifique qu’il en a aujourd’hui assez de toi ! Tes errements, ceux de tes proches, vos exploits,  lacunes et erreurs se comptent par milliers et il est possible d’en faire plein de fagots, ficelés par grappes de dix, pour paver toute la corniche, de ton palais à ton vilain fétiche de Ouakam ! Sciemment, tu as tout détruit, déconstruit, dérangé, déstabilisé, déstructuré, démantelé, découpé, jusqu’aux fondamentaux, jusqu’à la substance-même de la nation nôtre. Maintenant, tu t’en prends au substrat de l’Etat, tu vas jusqu’à déplanifier les institutions, seul dans ton laboratoire du vice politique ; et tu nous sors l’objet de tes élucubrations, comme ça, comme un os à ronger, comme si nous étions tes sujets.

 


Plus intolérable, tu persistes, tu signes deux fois et tu persistes trois fois en narguant tout un peuple : J’y suis, j’y reste, et celui qui n’est pas content n’a qu’à aller se faire cuire un œuf !… Au vrai, tu provoques un peuple pacifique à tes risques et périls. Tu le paieras cash, je puis te le certifier solennellement…Qui crois-tu donc être pour faire ça à des gens qui t’ont tout donné et que tu t’es empressé de berner ? Pourquoi accepter que Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf soient meilleurs que toi dans votre rapport commun à la sagesse, à la mesure, au sens de l’honneur ?

 


Tu sais tout cela, tu sais que les Sénégalais dans leur écrasante majorité sont en désamour irréversible avec toi. Tu te sais honni, vomi, à juste titre. La meilleure preuve en est la Nième forfaiture constitutionnelle à ton passif, sous la forme de cette ignoble suppression du minimum ou quart bloquant. Tu te sais tellement aimé de tes compatriotes que l’idée de génie t’est venue comme ça, naturellement ! Avant, s’il fallait 50% et une voix pour élire un candidat au premier tour, à présent 25% et une voix suffiront pour élire…deux candidats ! Chapeau, il maestro! Par cette alchimie, tu crois régler d’un coup tous tes problèmes existentiels ; tu n’as réussi au mieux qu’à ôter leurs dernières illusions aux rares compatriotes de foi et de bonne volonté qui continuaient, malgré tout, à t’accorder le bénéfice des circonstances atténuantes.

 


 

 


Avec un bilan de 17 tripatouillages, tu as laissé ton Adn partout sur le corps meurtri de notre Constitution.

 


 

 


Très souvent, je l’avoue, j’ai personnellement pensé IN DUBIO REO, que le doute pouvait te profiter. Mais cette fois-ci, Maître, tu as  dépassé les bornes !

 


Autant d’attouchements sur le jeune corps de cette nymphette sacrée m’ont poussé à te soumettre, à mon tour, un projet de loi !  Connaissant ta double qualité de juriste et d’économiste, je sais que tu l’aimeras, et que l’intellectuel émérite pourra l’enrichir avant que de la soumettre au vote de ses robots. Je te propose un intitulé, qu’il t’est loisible de changer, Maître : loi des actifs humanitaires décroissants. Elle explique, cette loi, que si dans un pays donné l’on observe une réduction tendancielle des acquis humains, elle est corrélée mathématiquement avec une hausse vertigineuse des violations du droit, et ce pays, tiraillé par deux mouvements antagoniques, évolue vers zéro puisque la démotivation et la déresponsabilisation des citoyens se tassent !

 


J’essaye de le démontrer sur un repère orthonormé O-I-J, avec une diagonale formée par les points de jonction des deux mouvements. En partant du postulat, simple hypothèse de travail, que c’est dans leur aptitude à se rapprocher du sommet de cette diagonale que l’on distingue les nations aux pratiques les plus irrespectueuses du droit, je donne en illustration le cas du Sénégal nôtre.

 


Inutile de te faire un dessin de l’état de ce Sénégal. Pour en être l’auteur inspiré, tu connais mieux que quiconque la masse critique des outrages, défis et offenses à la souveraineté et au droit perpétrés sous ton magistère depuis que le peuple souverain t’a donné l’imperium et la potestas. Passons, si tu veux bien, à notre loi.

 


Au Sénégal, donc, sans surprise, la vitesse de progression des violations des droits fondamentaux  de la personne humaine inscrits dans la Constitution va devenir fulgurante : lancée sur une courbe exponentielle, cette progression est entrée dans le virage de ladite courbe, quittant son côtoiement de l’axe horizontal des abcisses (axe du temps) pour, une fois le virage franchi, côtoyer l’axe vertical des ordonnées (axe des actes liberticides) et s’en rapprocher de plus en plus, i.e. que, au fil du temps, un même accroissement de cette progression de la violation  des droits fondamentaux s’obtiendra durant des périodes de temps de plus en plus brèves.

 


Passant à la réalité, cher Maître, cela donne : dans les onze dernières années dites « de l’alternance » nous avons connu plus d’actes liberticides au détriment de notre souveraineté que durant toutes les années de notre histoire en tant que jeune nation indépendante qui ont précédé ces onze dernières années. Et le virage de la courbe exponentielle du taux de progression des violations des droits fondamentaux du citoyen sénégalais inscrits dans la Constitution vient juste d’être amorcé, cela grâce ou à cause du culot, de l’audace et de la capacité de nuisance grandissant des concepteurs des actes attentatoires à la souveraineté, tes apprentis laborantins si  grassement payés.

 


Sur cette lancée, dans les deux à trois années à venir, nous allons enregistrer plus de violations que l’ensemble de celles déjà connues durant les onze dernières années, ajoutées à celles des années , des décennies, du siècle et du millénaire passés (1960 à 2011).

 


Continuant à grimper de plus en plus près de l’axe vertical de cette fameuse courbe exponentielle, la progression des crimes contre la Constitution pourra encore diviser par deux le temps nécessaire au doublement de ses progrès : cette fois en trois mois plus de violations de la Constitution que dans le temps qui a précédé ces trois mois seront enregistrées, puis ce sera en un mois, plus tard en une semaine, une journée, une heure, puis il arrivera que cela soit en un seul instant, le temps d’y penser !

 


Te connaissant, je sais, Maître, comment tu vas réagir après avoir lu ces lignes : tu vas éclater de rire, de ce rire si contagieux agité de convulsions. Alors qu’une bonne compréhension de cette démonstration devrait t’inciter à plus de retenue : je t’ai démontré que du fait de tes provocations à répétition, en vérité, notre pays est arrivé au point d’inflexion et que si tu ne veux ou ne peux pas décrypter les frémissements de la rue, ce sera pour nous tous un gigantesquissime séisme d’amplitude 8 degrés sur l’échelle de l’horreur qui en compte 9 ! La rue pleure et vocifère, toi tu rigoles. Arrête de rire ! Tu vas rire jaune, à ce rythme…

 


 Toutes ces contorsions ne te mèneront nulle part. Tu dois simplement partir ! Oui, partir ! T’en aller ! Te reposer pendant qu’il est encore temps et alors que tu jouis de toutes tes facultés pour remercier Allah de tous les bienfaits dont Il t’a gratifié. Tu as eu beaucoup de chance et, cerise sur le gâteau, Dieu t’a même amnistié parce qu’à ton âge on n’a plus de péchés…

 


Laisse tomber, Maître, cette fois-ci la ficelle est trop grosse. John Wayne soi-même n’attraperait personne avec ce lasso-là. Quand tu dis « Vice-président », les gens entendent « fils-président » ! Tu vois, le diable est dans le détail… C’est déjà gâté, laisse, quitte dans ça !

 


 Si tu entends mon conseil, Maître, tu vas contribuer, ce faisant, à abréger l’effroi sans fin dans lequel ton peuple est plongé. Par ta faute. Et cela, l’Histoire te le concédera.

 


Entête-toi, par contre, comme à ton habitude,  et rien ni personne ne pourra nous épargner la fin effroyable qui se profile. Par ta faute !

 


Dieu est quitte avec toi. Les Sénégalais de même, qui pour t’avoir élu et réélu, qui pour t’avoir  stoïquement enduré pendant un siècle ! Tâche d’être quitte avec ton pays ! Ne fais pas comme Pharaon, que son cœur endurci a perdu. Quitte dans ça, je t’en conjure ! C’est un ami dont tu es resté sans nouvelle qui tenait à t’écrire…

 


                                                                                                               

 


* « QUITTE DANS ÇA ! » : Expression du parler ivoirien, le « nouchi », qui est utilisée pour dissuader quelqu’un de persister dans l’erreur, une mauvaise conduite ou une action susceptible de créer des problèmes

 

Source :INFOSCOTEDIVOIRE.NET

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Dernières nouvelles de Côte d’Ivoire.

28 Juin 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Dernières nouvelles de Côte d’Ivoire

 

Exactions: Grodji Jules assassiné par les FRCI à cause de sa femme à Kpadako

Date : 24/06/2011 | 09:30 - Notre Voie

La famille Grodji à Kpadako, dans le département de Lakota, pleure la mort de Grodji Jules, un jeune homme qui a été froidement assassiné par les FRCI, le lundi 13 juin dernier. Grodji Jules a été tué à la machette. Ses bourreaux lui ont coupé les tendons, et porté plusieurs coups à l’arme blanche. Transporté à l’hôpital de Lakota, il a succombé de ses blessures le lendemain matin. Le jeune homme a perdu la vie à cause de sa femme. En effet, cette dernière était convoitée par des éléments des FRCI. Mais elle a toujours refusé leurs avances, en leur répétant qu’elle était avec un homme. Le lundi 13 juin, les éléments des FRCI ont exigé à la jeune dame de leur présenter son époux. Grodji a signé son arrêt de mort en déclarant que la jeune dame est sa femme.

Exactions: Un jeune tabassé par les FRCI à l’aide d’une chaîne de moto, à Grand-Zatry

Date : 24/06/2011 | 09:23 - Notre voie

Yokolo Gnizako, un jeune, dans le département de Grand-Zatry, porte à jamais, les séquelles de sa bastonnade publique, par les FRCI. Il a été tabassé à l’aide d’une chaîne de moto, qui lui a laissé de grosses cicatrices sur le corps. Yokolo Gnizako a été mis nu avant d’être bastonné. Il a été sauvé grâce à la réaction des populations, qui se sont cotisées, 100.000 F pour verser la rançon exigée par les FRCI. Il y a un an de cela, Yokolo Gnizako s’est battu avec un jeune burkinabé. L’affaire a été réglée par le chef du village. Après le changement de régime, le jeune Burkinabé qui n’a pas apprécié le règlement de la crise s’est tourné vers les FRCI qui ne se sont pas fait prier pour le corriger, jusqu’à ce que les populations paient une rançon.

Exactions: Une maman meurt à Guibéroua parce que l’ambulance a été bloquée par les FRCI

Date : 24/06/2011 | 09:13 - Notre Voie

Coulibaly Pamela, une jeune maman, d’environ 16 ans, est décédée, mercredi, à l’hôpital de Guibéroua, à la suite d’une hémorragie, après son accouchement. Elle n’a pas pu être sauvée, parce que l’hôpital n’a plus d’ambulance depuis le 1er avril. Cet engin d’évacuation qui aurait permis de sauver Coulibaly Pamela a été bloqué par les éléments des FRCI. La jeune maman a accouché aux environs de 14 h. Son état s’est dégradé subitement quelques heures après, à la suite d’une hémorragie. La sage-femme a alors ordonné qu’elle soit transférée à Gagnoa. Cela n’a pas été possible. C’est donc impuissant que les parents et l’équipe médicale ont assisté à la mort de la mère. Depuis le 1er avril, c’est le quatrième cas de décès enregistré, par faute d’ambulance.

 

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Invitation au théâtre.

28 Juin 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Invitation au théâtre

Au Cycle L’AUTRE & LE SACRÉ

Le Comité du Film Ethnographique a le plaisir de vous convier aux « Mercredis du film ethnographique 2011 »

 

Le mercredi 29 juin 2011 à 18h30

à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration

 

Outre-mer, Outre-tombe

& Compagnie…

 

Au programme, projection de quatre films :

Toussaint (Martinique 2001), Gilles Elie-Dit-Cosaque, 3’30

Anbafey (Guadeloupe 2008) Dominique Duport, 6’

Outre-mer, Outre-tombe (Guadeloupe/Martinique 2006), Gilles Elie-Dit-Cosaque, 52’

Dansé Cousin Zaka (Haïti 2007), Raymond Arnaud, 16’ 

 

Repères : - Pour avoir jeté sans ménagement une canette de soda dans la nature, un homme pourchassé par des feuilles vengeresses connaît un sort inattendu qui inspire à Dominique Duport sa mise en scène d’une fable écologique... - Aux Antilles, la mort s’inscrit un peu plus qu’en métropole dans le processus de la vie, constate Gilles Elie-Dit-Cosaque. Selon le cinéaste, les traditions d’accompagnement du défunt (veillées pleines de contes, de blagues, de chants, de rhum, multiple messes) y ont encore une forte importance, malgré les mutations en cours. Sur ces rites empreints d’un catholicisme traditionnel se greffent coutumes et superstitions héritées des campagnes françaises, d’Afrique et d’Inde. Ces éléments se mélangent, parfois se télescopent, pour aboutir à des résultats qui peuvent surprendre ou prêter à sourire…- Sur les hauteurs de Port-au-Prince en Haïti, un militant de la cause vodou organise à domicile une cérémonie en l’honneur de Cousin Zaka, divinité paysanne parfois appelée là-bas « ministre de l’agriculture ». Au milieu d’une assistance enfiévrée, la caméra de Raymond Arnaud tourne…-

 

Invités : Raymond Arnaud – Gilles Elie-Dit-Cosaque

 

En présence de Daniel Maximin, écrivain, poète (Les Fruits du cyclone, 2006)

Commissaire de 2011 Année des Outre-mer

 

Débat animé par Brice Ahounou

 

Mercredi 29 juin 2011 à 18h30

Cité nationale de l’histoire de l’immigration

Palais de la Porte Dorée

293, avenue Daumesnil

75012 Paris - Métro Porte Dorée

Entrée libre

Bienvenue à tous,

 

 

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Lettre Ouverte d'un Africain au Président Américain Barack Obama sur sa guerre en Libye de Jean-Paul Pougala (*)

28 Juin 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

Colonel Kadhafi

Lettre Ouverte d'un Africain au Président Américain Barack Obama sur sa guerre en Libye de Jean-Paul Pougala (*)

Monsieur le Président,
C’est le cœur saignant de douleur que je vous écris cette lettre pour vous prier de bien vouloir écouter le message que la Chambre des Représentants Américaine vous a envoyé hier 24/06/2011 en rejetant le texte autorisant l'intervention militaire des Etats-Unis en Libye, et de mettre fin à l’agression en cours contre le peuple Libyen avec les prétextes des plus extravagants comme celui de dire que c'est pour les  protéger.
Il y a 3 ans que vous avez enflammé tout un continent, le continent africain durant les primaires des élections présidentielles du parti démocrate.  Et lorsque vous avez été élu président, nous avons cru
voir en vous, ce fils d'Afrique qui avait réussi et qui pouvait désormais servir de référence pour 1 milliard d’Africains, vous sembliez ce héros que nous n’avons jamais connu, parce que nos héros
ne sont devenus des légendes que pour l'émotion suscitée par leur brève vie (tous tués par les Européens).  Avec votre élection à la Présidence des Etats-unis d'Amérique, nous avons cru un instant voir ce demi-dieu Noir que l’Afrique se cherche encore après tant d'années de honte au contact de l'Europe. Oui Monsieur le Président, nous savions bien que vous aviez été voté par les Américains pour faire les intérêts de votre pays, mais que voulez-vous? Penser  que vous étiez aussi notre Président, que vous aviez nos gènes, que vous étiez aussi notre frère Noir est un rêve que nous avons tous fait les yeux bien ouverts.  Nous vous avons tous vu comme quelqu'un des nôtres, comme
quelqu’un qui était capable de comprendre mieux que tous les autres puissants de la terre, les plaies et les souffrances des Africains. Nous avons porté vos t-shirts, nous avons entonné votre refrain YES WE
CAN, mais dans nos têtes en Afrique, nous lui avions donné une autre signification, c’était l’explication que ce destin qui semblait figé d’une race maudite avait tout d'un coup pris le train, le même train de l'évolution des autres races. CHANGE ! en effet. Dans le plus profond village reculé d’Afrique, nous avons chanté votre nom, parce que vous nous avez donné l’espoir, l’espoir d’un véritable changement. Vous avez donné à la jeunesse africaine l’enthousiasme qu’aucune
campagne de sensibilisation n’aurait permis d’atteindre. Lorsque vos adversaires politiques vous attaquaient sur vos actions, nous étions dans l'incapacité même de comprendre leurs raisons, les classant tous et de façon expéditive comme des racistes, tellement nous étions fous de vous. Et puis, ont commencé vos premières maladresses sur l’Afrique que nous avons toujours regardées avec beaucoup de tolérance et d'indulgence. Puis les maladresses se sont progressivement transformées en fautes politiques et puis en humiliation et pour finir en agression pure et simple. La dernière et la plus grave est l’agression contre la Libye. Lorsque le 20 Janvier  2009 vous avez prêté serment sur la bible de votre illustre prédécesseur : Abraham Lincoln, devenant ainsi le 44ème président des Etats-Unis d’Amérique, ce geste hautement évocateur a symbolisé à nos yeux, l’espoir de la rencontre et de la réconciliation qui n’a jamais eu lieu entre Européens et Africains, entre Blancs et Noirs.  Ce jour a marqué pour le peuple américain et pour le peuple africain, liés par un passé douloureux, l’espoir d’un début de fraternité basée sur une relation de respect mutuel, une relation plus
juste et apaisée. Tout au moins, c'est ce que nous pensions et espérions. Mais après plus de  2 ans de votre présidence, la chaleur que vous aviez suscitée dans nos cœurs en Afrique s’est vite transformée en douche froide et  le feu  de l’espoir que vous aviez su allumer  en nous s’est vite éteint par la marée destructive de l'océan de vos bombes contre le peuple africain (120 missiles Cruise en une nuit sur une capitale: Tripoli). Plus nous avons appris à vous connaitre à travers vos actes réels en Côte d’Ivoire et en Libye et plus nous avons peur de vous.  Votre politique africaine qui pèche par son
arrogance et l'orientation de vous ranger derrière les puissants pour écraser les faibles vous classera dans l'histoire à l’opposé de la voie suivie par le président Abraham Lincoln. Nous n’attendions pas grand-chose de vous habitués comme nous sommes à porter notre croix sans hurler, sans gémir, sans nous plaindre, mais nous espérions pour le moins, que vous seriez neutre dans la relation Oppresseurs-Opprimés qui sévit encore aujourd’hui entre l’Europe et l’Afrique.  A notre surprise, vous avez choisi votre camp, celui de nos oppresseurs. Et vous avez mis en jeu des moyens conséquents pour freiner notre désir d'émancipation, pour étouffer notre élan de liberté.
Mais détrompez-vous Monsieur le Président Obama, parce qu'il y a longtemps que la jeunesse africaine est débout et a compris grâce au monde globalisé, combien votre système avait asservi leurs parents, mais aussi que notre misère, notre souffrance, nos humiliations ne sont pas irrémédiables, ne sont pas inscrites dans le marbre. Car comme l’a dit le président  Abraham Lincoln à un visiteur à la Maison Blanche, « Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps ; vous
pouvez même tromper quelques personnes tout le temps ; mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps ». 5 siècles de tromperie de vos alliés sont mis à l’épreuve par l’avènement d’une nouvelle époque de fin de règne de l’oppresseur. Nous nous sommes rendus à l'heure du bilan, à l'épilogue de l’histoire, de  Notre histoire commune. Celle-ci démarre le 16 juin 1452, lorsque le 208ème pape Nicolas V  à travers la bulle papale dénommée : Dum diversa, autorise le roi du
Portugal Alfonse V à déporter et réduire en esclavage les populations de Guinée (Afrique), c’est le début d’une longue période sombre pour l’Afrique. La découverte de l’Amérique en 1492 va empirer le sort de nos ancêtres avec la multiplication de leurs déportations vers le nouveau monde pendant 4 longs siècles, et ce calvaire durera jusqu’à un homme : ABRAHAM  LINCOLN. Le 1er Janvier 1863, Abraham Lincoln proclame l’émancipation des esclaves pendant la guerre la plus meurtrière des Etats-Unis : Guerre de sécession, avec  620.000 morts suivi de son assassinat en avril 1865. A l'époque, les agriculteurs esclavagistes du Sud sont plus riches que les industriels du nord. Mais en 1880, 15 ans après Lincoln,  le taylorisme (travail à la chaine) va changer la donne faisant augmenter de façon exponentielle les profits des usines rendant depuis lors les industriels du Nord plus riches que les agriculteurs du sud, ex-esclavagistes. Ce qui donne des idées à l'Europe jusque là privée de la manne que lui apportait le très lucratif trafic des esclaves. L'Europe doit répondre à une question :
comment profiter des avantages des industriels du Nord des Etats-Unis, tout en conservant ceux des esclavagistes du Sud ? La réponse est tout trouvée et s'appellera la COLONISATION DE L'AFRIQUE.
C'est donc pour cela qu'en 1884, le Chancelier Allemand Bismarck, organise pendant 3 mois à Berlin  la fameuse conférence de Berlin où 14 pays vont décider comment remettre les chaines de l’esclavage aux Africains,  des chaines invisibles qui vont s’appeler : COLONISATION. Et qui signifiait dans les plans de leurs concepteurs, ce même destin de subordination des Africains combattu auparavant par Lincoln. On n’a plus besoin de les déporter, il faut les tenir en esclavage sur place
en Afrique pour subvenir aux besoins de la naissante industrie européenne, et  relancer l’économie de tout le vieux continent. Et c’est ce long calvaire que nous vivons encore aujourd’hui sous des
formes les plus subtiles et imprévisibles. Avec votre élection, nous avons rêvé un instant que notre frère Barack Hussein Obama allait mettre un point final à cette oppression que subit tout un continent depuis trop longtemps. Mais votre décision à vous joindre au requiem que l’Europe joue pour nous depuis février 1885, c’est-à-dire depuis la fin de la Conférence de Berlin a sonné
pour nous le glas de l’espoir d’Obama.  Et subitement, le CHANGE de votre campagne présidentielle s’est vite transformé pour nous Africains en CHAINS, en MORE CHAINS. Vos nouvelles chaines prennent des formes tout aussi imprévisibles que la colonisation elle-même :
1-      En Côte d’Ivoire, elles sont arrivées sous forme de cassette vidéo que vous avez envoyée pour indiquer et expliquer à ce peuple qui était leur président au mépris de l’ordre constitutionnel qu’ils se sont difficilement donné.
2-      Vos chaines y sont arrivées par les bottes des militaires avec sa forme de démocratie atypique que vous voulez instaurer selon laquelle désormais pour participer et être sûr de gagner les élections
présidentielles en Afrique chaque parti politique devrait d’abord se doter d’une armée, d’une bonne armée financée de préférence par les Etats-Unis d’Amérique
3-      La punition des contrevenants.  Vous vous êtes rendus complice d’un massacre de 1200 Ivoiriens à Douékoué, tout un village composé de pauvres paysans d’enfants, de bébés et de femmes dont le seul  tort a été celui d’avoir cru à la démocratie et d’avoir tout simplement soutenu le mauvais candidat, celui qui vous semblait le moins docile.
4-      En Afrique on croyait que le chancelier Allemand Bismarck et ses 13 compères avaient réussi le plus grand hold-up de l’histoire de l’humanité avec leur partage de type mafieux de tout un continent, mais vous venez de confirmer qu'il pouvait y avoir pire : en Libye, vous vous êtes tout simplement substitué au peuple Libyen, et avez décidé à sa place qui est son « unique et légitime représentant ». Cette fois-ci, le crime est parfait. Plus besoin de se faire prendre la main dans le sac en partageant les morceaux de terres, il suffit désormais de choisir les terres plus riches et d’indiquer qui les représente et les jeux sont faits. C’est plus facile comme bonjour et ça peut rapporter gros. Mais vous semblez oublier Monsieur le Président que cette formule a déjà démontré ses limites devant l'histoire notamment en Afrique du Sud où une poignée de racistes Blancs étaient reconnus par vous comme uniques représentants du peuple Sud-africain, la suite on la connait; mais aussi en Chine où Taiwan en 1949 était votre Bengazi de 2011. Taiwan avait été choisi par vous
comme unique représentant du peuple Chinois, aussi là, l'histoire vous a donné tort.
5-      Vos nouvelles chaines arrivent en Afrique sous forme de résolution du Conseil de Sécurité des Nations-Unis. Qui aurait imaginé qu’une résolution dite de protection des populations de Bengazi se
transformerait  en opération de punition des populations de Tripoli pour avoir commis l’irréparable en soutenant l’Homme qui a pris leur pays en 1969 lorsqu’il était le plus pauvre d’Afrique avec 60  dollars par habitant et par an, en le transformant en 2011 en pays le plus développé du continent classé par les Nations-Unis 53ème au monde dans l’indice de développement humain, devant plusieurs pays même Européens.  La Libye est le seul pays au monde non communiste où tous
les services de bases sont absolument gratuits du logement à la santé en passant par l’instruction, avec un revenu minimum garanti pour préserver la dignité humaine de tout citoyen Libyen.
6-      Lorsque des civils se sont emparés des stocks d’armes les plus sophistiqués de Bengazi, la réaction d’un Lincoln, allié de la Libye aurait été de tout mobiliser pour récupérer toutes les armes, car il en serait allé aussi de la sécurité des Etats-Unis d’Amérique. Mais vos nouvelles chaines c’est aussi de contribuer à rendre instables les pays en paix, car dans le désordre, dans la mer trouble,  les requins ont plus à manger devant les désarrois des petits poissons.
7-      Lorsque le 15 avril 2011 vous signez une tribune avec Cameron et Sarkozy avec le titre "Kadhafi doit partir", pouvez-vous Monsieur le Président me dire qui vous donne ce droit de décider quel président africain doit rester et lequel doit partir ?  J'ai beau chercher et je ne comprends toujours pas dans quel registre démocratique s'inscrit votre initiative, si ce n'est dans le principe du Far-West du plus fort qui doit signifier au plus faible d'abandonner sa terre et tout son troupeau pour aller se débrouiller ailleurs. Comment dès lors ne pas être entièrement d'accord avec le parlementaire de votre parti démocrate Jerrold Nadler qui, après le camouflet que le Congrès vous a infligé hier vendredi 24/06/2011 en rejetant le texte autorisant votre intervention militaire en Libye, a déclaré: "Le président Obama se comporte comme un monarque absolu et nous devons y mettre un terme
immédiatement si nous ne voulons pas devenir un empire plutôt qu'une république".
Avec ces quelques éléments, il n’y a pas de doute que, pour nous Africains la différence entre vous et Lincoln c’est comme entre le jour et la nuit. Vous avez une étrange conception de la démocratie dès lors qu'il s'agit d'Afrique, en vous comportant en vrai monarque, en décidant à la place des peuples que vous regardez avec tant de condescendance, ce qui prouve que vous êtes très loin des idéaux de
Lincoln qui a écrit : « De même que je ne voudrais pas être un esclave, je ne voudrais pas être un maître. Telle est ma conception de la démocratie. Tout ce qui en diffère (…), n'est point de la
démocratie ». Monsieur le Président, dans votre politique africaine, vous vous comportez en Maître, en donneur de leçon lorsque ce n’est pas en oppresseur, tout le contraire de A. Lincoln. Vous savez mieux que quiconque que lorsque l’Union Européenne à l’unanimité s’active pour un Africain, c’est qu’il est celui qui a démontré d’être le plus capable de maintenir les chaines invisibles de l’esclavage que portent ses propres frères et sœurs. . Tous nos leaders qui ont osé dénoncer cet asservissement ont tous été foudroyés sur la route de Damas, Steve Biko en Afrique du Sud, Sankara au Burkina, Moumié au Cameroun,  N’krumah au Ghana, Lumumba au Congo-Zaire etc…  d’autres plus chanceux  ont passé l’essentiel de leur vie en prison, c’est le cas de Mandela en Afrique du Sud avec 27
ans passés derrière les barreaux. Gamal Abdel Nasser en Egypte incarcéré en 1934 à l'âge de 16 ans par les colons Britanniques, devenu président en 1953, il est rebaptisé par le Royaume-Uni le «
Mussolini du Nil », pour avoir remplacé la royauté par la République, nationalisé une série de services, d'industries et le Canal de Suez et pire, il a détruit les champs de coton de l'ère coloniale pour passer à l'industrialisation de son pays; pour tous ces péchés, il subira une dizaine de tentatives d'assassinats commandités par Londres et Paris. Mais Nasser fut plus chanceux que Kadhafi parce que le Président Américain Eisenhower a eu le courage politique de stopper ces pays qui ont déclenché en 1956 une guerre pour disaient-ils "protéger le peuple égyptien d'un dictateur". Le Président Eisenhower a eu le courage que vous n'avez pas su avoir de les stopper et a exigé qu'ils se retirent immédiatement de l'Egypte. Même si l'URSS a brandi pour les plier la
menace nucléaire. Le Président Lincoln a payé un lourd tribut pour abolir l’esclavage aux Etats-Unis. Il a payé de sa  vie pour nous rendre notre liberté, mais ses ennemis eux ne sont pas morts, ils sont là encore plus forts que jamais avec les mêmes idées détestables  de toujours : l’asservissement des Africains avec tous leurs descendants, exactement comme récitait la bulle papale. Abraham Lincoln, contrairement à vous avait un idéal et même s’il n’était pas de la même race que nous, il a
su se mettre à notre place pour comprendre nos supplices et nos hontes, il a su aller au-delà des considérations partisanes pour faire triompher la justice et la morale, il a su se mettre du coté des
faibles juste pour être du coté de la dignité humaine. Il a généré la guerre la plus meurtrière sur le sol des Etats-Unis,  pour faire triompher une certaine idée de l’humanisme. Monsieur le Président
Obama, avec vos bombes sur le peuple africain et votre choix de seconder les forts, les puissants contre les faibles,  peut-on dire de même de vous ?  Quels sont vos véritables idéaux ? Je suis confus pour comprendre votre sens de l'humanisme. Voyez-vous Monsieur le Président Obama, dans l’histoire moderne, nous autres Africains sommes un peuple de perdants.    Depuis 500 ans, nous
n’avons pas remporté la moindre bataille contre l’Europe. Aussi parce que nous n’avons jamais déclenché une quelconque hostilité contre le peuple Européen. Nous les avons toujours subis. Nos ancêtres n’ont rien pu faire pour les contrer pendant les siècles de déportation et aujourd’hui, nous sommes impuissants devant leur folie dévastatrice. Nous sommes conscients de notre faiblesse et de celle de nos ancêtres.  Oui, nous sommes une race qui a perdu, nous avons perdu toutes les
batailles contre l'Occident et peut-être me diriez-vous, que nous sommes des perdants pour toujours. Mais Monsieur le Président, au-delà de la coupe et de la médaille du gagnant, le perdant a une chose que les autres ne savent pas, et ne voient pas et qui au final le rend plus fort, c’est la souffrance de la défaite, c’est  le déshonneur et la honte de la défaite. Ces deux éléments nous ont conféré au cours des siècles un trésor, une puissance que le gagnant ne connait pas et cela s’appelle l’humilité,  l’effacement.  Dans notre modestie, l’Africain peut être  plus heureux que l’Européen ou l’Américain qui revendique l’univers, si et seulement si vous cessez de nous détruire avec vos bombes.  Car notre plus grande force est cette simplicité qui nous a conféré le courage pour résister aux intempéries de l’histoire. Le fait de ne rien prétendre, le fait de ne pas vouloir le monde, tout
pour nous et tout de suite, nous  laisse la sérénité d’avancer tout doucement, tout lentement, mais sur la bonne voie vers notre paradis de la normalité humaine c’est-à-dire sans asservissement.  Et ce ne seront pas vos bombes qui nous l’empêcheront. Comme Lincoln, nous sommes en train de bâtir les Etats-Unis d’Afrique du Cape en Afrique du Sud au Caire en Egypte et nous sommes conscients
que cela pose problème à l'Occident qui sait que cela nous rendra encore moins naïfs, donc capables de stopper sa spoliation du continent qui n’a que trop duré.  Ils ont  les mêmes motivations que
les ennemis hier de Abraham Lincoln : ils veulent des avantages non dus, tirés de la sueur de notre travail gratuit, tirés des entrailles de nos mines d’uranium, de diamant, d’or, de pétrole etc. Mais ce que vous ne comprenez pas en vous rangeant avec les forts qui nous oppriment, c’est que le vent a changé de direction et que leur bateau est  déjà en train de chavirer sur les rochers de la myopie politique et intellectuelle.  Car l’Afrique est déjà débout, avec ou sans vous, avec ou sans votre agression. Nous avons prévu la première émission de la monnaie africaine en 2016. Votre forfait contre la Libye pourra retarder cette échéance,  mais pas l’annuler, car notre cheminement vers le progrès humain est irréversible, votre guerre fera durer l’agonie économique de l’Europe mais pas assurer sa survie, la situation financière grecque est là pour nous le rappeler car leur descente aux enfers est autant irréversible.  Et la corde pour escalader les montagnes de l'injustice de votre système, érigé en Lois universelle, que vous venez de lier à eux en Cote d’Ivoire et en Libye, risque de précipiter votre pays dans l’abyme de la désolation à cause de vos choix belliqueux tout aussi hasardeux que détestables. Vous avez réussi à nous humilier en Cote d’Ivoire. Vous êtes en train
de nous abaisser en Libye, mais vous n’aurez pas nos larmes, puisqu’elles se sont cristallisées par trop de siècles du sadisme européen.  Vous n’obtiendrez pas notre désespoir, car restés trop
longtemps couchés par terre toujours aux ordres des puissants, par contre, nous ne pouvons plus tomber, nous ne pouvons que nous relever. Lors de votre  visite à Accra au Ghana le 11 Juillet 2009 vous avez déclaré dans votre discours que : « de même qu'il est important de se soustraire au contrôle d'une autre nation, il est encore plus important de se forger sa propre nation ». En prenant en otage le président démocratiquement élu par le peuple ivoirien, vous n’aidez pas ce pays à forger sa propre nation. Au contraire, vous contribuez à empêcher qu’il puisse se soustraire au contrôle d’une autre nation. Votre secrétaire d'Etat Hillary Clinton lors de son voyage à Lusaka, en Zambie le 11 Juin 2011 a renchéri vos propos en nous mettant en garde contre un risque de colonisation chinoise avec ces termes : « C'est facile, et nous avons vu cela à l'époque coloniale, de venir,
sortir les ressources naturelles, payer les dirigeants et partir ». Par ces lignes, je vous remercie sincèrement de vos conseils en tant que africain, mais sur la Chine particulièrement, je voudrais vous
faire quelques observations :
1-      Contrairement à l'Occident qui s'est imposée à l’Afrique sans jamais lui demander son avis, la Chine a été invitée. Ceci est une sacrée différence au vu des relations qui ont existé entre l’Occident
et l’Afrique et qui continuent d’exister de nos jours.  Entendre l’Occident se préoccuper  d’une quelconque colonisation de l’Afrique par la Chine est une nouveauté dans la diplomatie internationale. Cette préoccupation soudaine est la preuve, Monsieur le Président que nous vivons dans deux mondes opposés : Historiquement, Culturellement, socialement, Economiquement, Politiquement et Psychologiquement. Le rapport qui a toujours existé entre nous depuis des siècles a été celui de « Dominant – Dominé ».La colonisation c'est le fait de venir sur nos terres vous en approprier les meilleures et nous obliger à travailler dessus, et lorsque nous ne pouvons pas produire une certaine quantité de banane, de cacao, de café ou de coton, le colon choisit un de nous au hasard et l'ampute d'un bras, d'une jambe afin de donner l'exemple à tous du rythme qu'il attend de nous. La colonisation c'est le fait de voler et de détruire nos destins en décidant à notre place. Pour nous la colonisation, c'est l'esprit permanent de guerre pour des intérêts qui nous dépassent, tous situés en Occident. Pour nous la colonisation est un système perverti qui nous condamne depuis des siècles. Utiliser ce mot comme l’a fait votre secrétaire d'état réveille en nous des souvenirs tout aussi tristes et qui poussent au rejet complet de l'Occident en Afrique. L'Occident en Afrique c'est l'amour forcé, c'est le viol. La Chine en Afrique, c'est un amour entre adultes consentants. Et comme dans toute relation amoureuse, il y a des hauts et des bas, il y a toujours un qui cherche à prendre le dessus sur l'autre, mais c'est toujours plus acceptable que le viol. De grâce, Monsieur le président, ne nous enseignez pas la haine des Chinois, surtout en cette période très tendue au niveau international
. L’Afrique a besoin d’investissements, de gros investissements, vous ne nous en voudrez pas de diversifier nos partenaires en fonction de nos intérêts pour une fois. Concédez-nous, Monsieur le président le droit de choisir nos amis. Le mur de Berlin est tombé depuis 1989 et nous ne voulons pas vivre dans un contexte de guerre froide permanente où il faut toujours un ennemi. Monsieur le Président, qu'attendez-vous pour dissoudre cette boite datée qu'est l'Otan? Avec la force, on peut
tout détruire comme en Irak, mais ce qui est difficile, c'est trouver la Solution. L'OTAN est une organisation anachronique en ce 21ème siècle.
2-      La Chine est aujourd'hui le seul pays qui possède une véritable réserve monétaire conséquente. Au niveau des dettes publiques, Les Chinois aident les USA à hauteur de 1.440 milliards de dollars en
achetant vos bons de trésor et l’ Afrique seulement de 90 milliards. Si quelqu'un était colonisé, c'est bien vous et non nous. Cette différence s'explique par le fait que pendant longtemps, les Africains
ont choisi le mauvais partenaire. Ils ont basé leur développement sur l’aide européenne et américaine. parce qu'ils ont cru que vous en aviez les moyens. Avant de se rendre compte au final que vous clamiez le jour d'être "pays riches" capables d'aider l'univers et la nuit vous alliez demander l'aide à la Chine pour payer vos fonctionnaires, pour financer vos guerres. Encore aujourd'hui, vous-même vous comportez comme si vous aviez le moindre dollar pour aider qui que ce soit en Afrique. Ce qui n'est pas vrai. Selon les informations fournies par la FED le 13/6/2011, sur la dette privée américaine, aux dettes publiques de 14.000 milliards de dollars, il faut ajouter les 14.000 milliards de dollars de dettes des ménages américains, mais aussi les 11.000 milliards de dollars de dettes des entreprises non financières et les 14.000 milliards de dollars de dettes des instituts financiers de votre pays. Son total de 53 trillions de dollars de dettes américaines donne la sueur dans le dos, parce que c'est l'autopsie d'un pays qui va droit dans le mur et même pas la Chine ne pourra vous sauver et le pire est que vous semblez ne pas vous en rendre compte, au point de déclencher les guerres avec tant de légèreté. Nous sommes dans un système dit de « développement à somme
zéro » c'est-à-dire quand l’économie de vos pays allait bien, les autres devaient crever de faim. Et maintenant que nous nous sommes réveillés et que nos économies vont bien, les vôtres ne peuvent que s'effondrer. Et ce ne seront pas vos guerres à changer la donne.
3-      Plutôt, discutons du débat que la Chine nous offre : le développement de l’Afrique sera une  conséquence de la démocratisation de la société, comme l’a toujours prôné l’Occident ou bien c’est le développement qui doit précéder la démocratisation de la société comme nous le suggère la Chine avec un certain succès qui nous flatte ? Votre système ne marche plus même chez vous ou tout au moins pas chez nous, après les maigres résultats de 50 ans de pseudo-indépendance, parce que votre idée de démocratie africaine est celle d'une Afrique où le vote serait valable uniquement s’il vous plait et lorsqu’il ne vous plait pas, on connait la suite, vos bombes arrivent pour rectifier le vote populaire, notamment en Côte d’Ivoire. 500 ans de votre démocratie en Afrique, cela nous suffit. Nous avons envie d'essayer autre chose. Et avec seulement 10 ans de relation avec un pays que vous décrivez comme dictatorial, la Chine, l’Afrique ne s’est jamais si bien portée.
4-       Depuis 7 mois, la Chine est en train de se débarrasser de vos bons de trésor qu'elle considère désormais, comme des produits financiers toxiques parce qu'elle est convaincue qu’elle n'aura pas la totalité de ses investissements un jour, et ce à hauteur de 9,2 milliards de Dollars par mois. Ces chiffres sont fournis par votre Département aux Finances. Bien évidemment, Monsieur le Président, quand il s’agit de vous et de l’occident, on parle de business, une fois qu’on quitte l’hémisphère Nord pour se rendre dans l’hémisphère sud, on crie au loup, attention le méchant Chinois arrive, il va vous avaler d’un coup. NON ! Monsieur le Président, les Africains ont ouvert les yeux et    commencent à regarder autour d’eux, surement pas totalement, sinon vous n’aurez jamais eu les trois votes africains qui vous ont autorisé à aller agresser un des leurs, mais une chose est sure, ils ont entrouvert les yeux et commencent à distinguer les formes, ils peuvent aujourd’hui décrire la différence entre un Chinois et un Occidental. Et pour cause, l’Afrique pour vous n’a jamais été qu’une
terre de domination, de possession, et de soumission. Nous ne connaitrons jamais pire.
5-      Dans tous les discours dans les capitales occidentales, on ne cesse de rappeler explicitement et implicitement aux Africains, la méfiance qu’ils doivent montrer face aux Chinois, c’est devenu presqu’une obsession pour vous ; entendre cela aujourd’hui de la part des Occidentaux est suspect, pour une simple raison : nos ancêtres vous ont fait confiance et ils se sont retrouvés déportés. Nos
grands-parents vous ont fait confiance et ils se sont retrouvés sous le coup de la colonisation. Nos parents vous ont fait confiance et vous nous avez installé la famine. Plus récemment, 3 pays africains le Nigéria, le Gabon et l’Afrique du Sud vous ont encore fait confiance pour voter avec vous la résolution 1973, que vous alliez protéger Bengazi et vous êtes allés bombarder Tripoli. Et aujourd’hui vous nous indiquez un ennemi ? Dans votre discours d'Accra, vous vous demandez s'il faut imputer aux Blancs la situation du Zimbabwe. Ce faisant, vous faites semblant d'ignorer qu'en 1980 à l'indépendance le Zimbabwe pour sa reforme agraire a demandé votre soutien pour corriger la
grande injustice coloniale qui fait que les Blancs qui sont 2% de la population sont propriétaires de 90% des terres arables. Accord contresigné par la Grande Bretagne qui prévoyait que cette dernière se chargerait de l'indemnisation des fermiers Blancs qui étaient tous ses ressortissants. 20 ans après, rien. Pire, les victimes de vos promesses non tenues deviennent vite les diables du moment. Et c'est
parti avec vos chantages: embargo, visas, comptes saisis etc. Et pour faire diversion, comme d'habitude, vous avez entonné le refrain du méchant loup Mugabe et comme un seul homme, tout l'occident a chanté, faisant croire que sa longévité au pouvoir était plus grave que l'injustice que vous y avez créée.  En Cote d'Ivoire, le Président Gbagbo vous a écouté et a pris ses distances des Chinois en reprenant des contrats auparavant gagnés par les entreprises chinoises pour les redonner aux entreprises françaises sans appel d’offre, la suite on la connait. Que vaut la parole d’un haut dirigeant Américain aujourd’hui ? RIEN. Rien du tout Le 6 septembre 2008 l’ancienne Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice lors de sa visite qu'elle a définie d'historique après 55 ans de son prédécesseur et après 51 ans d'une haute autorité américaine en Libye (Nixon en 1957 alors vice-président) déclare à la presse : "Je pense que cette visite démontre que les États-Unis n'ont pas d'ennemis permanents et que lorsque des pays sont prêts à faire des changements stratégiques d'orientation, les États-Unis sont prêts à répondre", Et le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack d'ajouter à l'attention de l'Iran et de la Corée du Nord : "La Libye est un exemple qui montre que, si certains pays font un choix différent de celui qu'ils font actuellement, ils peuvent avoir des relations différentes avec les Etats-Unis et le reste du monde, et que nous tiendrons nos promesses". Votre prédécesseur Georges BUSH et Mme C.RICE ont-ils à votre avis commis une erreur de jugement en convainquant pendant 6 ans (de 2001 à 2006) la Libye à se défaire de toute une série d'armes dangereuses en
échange de la promesse que ce pays ne serait jamais attaqué ? Ou alors c'est vous qui êtes peu regardant sur le respect des engagements de vos prédécesseurs ? Non Monsieur le Président ! ils ont juste appliqué le principe républicain tant cher à Abraham Lincoln : « Ce que je veux savoir avant tout, ce n'est pas si vous avez échoué, mais si vous avez su accepter votre échec». Le Président Bush avait tout simplement accepté l'échec de la politique américaine d'isolement de la Libye depuis 1981 et avait décidé de changer de cap, avec beaucoup de difficultés, mais le succès de l'initiative est toute à son honneur avec le rétablissement des relations diplomatiques dès 2004. Ainsi, même si la culpabilité de la Libye n'a jamais été établie, votre prédécesseur a réussi à la faire accepter d’indemniser toutes les familles les victimes de Lockerbie et du café de Berlin; mais aussi, elle a accepté de se défaire de ses armes de destruction massive, elle a ouvert les dossiers de ses services secrets pour aider les USA dans la lutte contre le terrorisme mettant à risque son propre territoire
et son propre peuple contre les possibles représailles. Dans tout pays, Monsieur le Président, même le plus primitif qui soit, quand vous avez payé votre dette envers la société, ce chapitre est clos.
C’est ce que le Président Bush a voulu démontrer en fermant ce chapitre sombre avec la Lybie avec cette visite officielle. Puis-je savoir de quoi de nouveau est exactement accusée la Lybie depuis ce
nouveau départ du 6 septembre 2008 ? Après plus de 3 mois d'agression inutile contre le peuple Libyen, je vous prie Monsieur le Président Obama de SAVOIR ACCEPTER VOTRE DEFAITE. Vos compagnons de route ne peuvent que vous enfoncer: par exemple, la France en un mois a fait
atterrir urgemment 6 chasseurs bombardiers Mirage sur l'Ile de Malte pour panne sèche, pour manque de carburant les 20/04, 23/04 et 02/05(source AFP). Car Monsieur le Président comme vous l'a dit la Chine à travers son quotidien China Daily, vous êtes des pays encore convalescents sortant d'une crise financière qui n'est pas terminée et n'avez aucun moyen financier pour supporter une guerre longue. En témoignent les nombreuses défections de vos alliés : la Norvège vous a informé depuis le 9 Mai qu'elle n'aurait pas d'argent pour continuer une guerre au delà du 24 Juin, l'Italie vient de demander la fin des bombardements parce qu'elle ne sait pas où trouver 40 milliards
d'Euros dans l'immédiat pour ne pas sombrer dans la crise de type grecque etc... Savoir accepter cette défaite sera à votre honneur plutôt que de continuer cette fuite en avant pour vous venger sur des civiles inoffensifs en larguant vos bombes à l'aveuglette tous les jours, sans qu'on sache bien où vous croyez arriver ainsi. Monsieur le Président Obama,  Est-ce trop vous demander que de vous prier d'écouter au moins la voix des élus Américains qui hier 24/6/2011 avec les voix de 70 de vos propres élus Démocrates, vous ont demandé d'arrêter  votre guerre en Libye ? Est-ce trop vous demander que de vous prier de vous occuper des Américains qui vous ont voté pour leur trouver du boulot et de nous laisser en paix en Afrique choisir nous-mêmes notre destin, même en nous trompant et d'apprendre de nos erreurs ? Est-ce trop vous demander que de vous prier de libérer le président Laurent Gbagbo de Côte d'Ivoire qui n'a commis qu'une seule faute, son manque de docilité au système qui nous opprime depuis 500 ans ? Monsieur le Président, le monde a changé. On est passé au tout numérique mais vous semblez regarder l'Afrique encore sur une pellicule en Noir et Blanc. En dépit de tous les freins que votre système de règles du jeu truquées, lui a imposés, L'Afrique, a un taux de croissance moyen de 6% par an. Nous ne sommes qu'au début de notre propre révolution industrielle et les matières premières qui vous attirent tant sont destinées à satisfaire nos propres besoins de consommation, car contrairement à nos parents et nous-mêmes, nos enfants ne veulent plus vivre de privation et qu'ils soient à Niamey ou a Pretoria, ils veulent aussi vivre dans le même confort qu'à Los-Angeles ou à Paris, ils veulent aussi s'éclater et pour satisfaire
toute cette consommation qui est en train d'exploser en devenant exponentielle, nous avons besoin de nos propres matières premières. Nous nous posons déjà le problème de comment faire pour repérer les ressources, les matières premières  pour satisfaire les besoins toujours raffinés de cette nouvelle population africaine. Je vous conseille donc, de changer de politique afin d'amener vos concitoyens à réduire leurs consommations et les adapter à la disponibilité des ressources en votre possession. C'est à ce prix que vous n'aurez plus besoin de vivre dans une guerre permanente avec l'humanité. Il me plait de conclure avec ces mots que je fais miens : « La pauvreté n'est pas une honte, mais c'est l'exploitation des peuples qui l'est. Nous reprendrons tous nos droits, car toutes ces ressources sont les nôtres » Président Egyptien Nasser dans son discours radiodiffusé à Alexandrie le 26 juillet 1956, marquant la nationalisation du canal de Suez et le début de la guerre d'agression
de la France et du Royaume Uni pour annuler sa décision. Dans l’espoir de lire votre réponse bientôt, je vous adresse Monsieur le Président des Etats-Unis d'Amérique, l’expression de ma très haute
considération et je profite de cette occasion pour vous souhaiter unebonne chance pour votre prochaine réélection en 2012.
Jean-Paul Pougala

(*) Jean-Paul Pougala est un Ecrivain Camerounais, Directeur de
l’Institut d’Etudes Géostratégique et Professeur de Sociologie et
Géopolitique à la Geneva School of Diplomacy de Genève en Suisse.

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Le président Jacob Zuma refuse de recevoir la femme d’un criminel de guerre notoire.

28 Juin 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Zuma

Le président Jacob Zuma refuse de recevoir la femme d’un criminel de guerre notoire.

Jacob Zuma, a traité Michelle Obama avec mépris  lors de sa visite en Afrique du Sud,  en envoyant son ministre des prisons pour l’accueillir à l'aéroport et a refusé même de la recevoir pendant son séjour de trois jours dans le pays.
M. Zuma était hors du pays pour la première journée du voyage de Mme Obama en  solo à l’étranger à son retour le lundi soir.

 Le mardi ses aides  de camp ont déclaré qu'il n'était "pas disponible" pour la rencontrer.
A la place, il a envoyé son ministre des prisons  Nosiviwe Mapisa-Nqakula pour l’accueillir  à son arrivée à Pretoria, le lundi soir, et un de ses trois épouses, Nompumelelo Ntuli-Zuma, pour la rencontrer brièvement le mardi.
Mme Obama, ses filles Sasha et Malia et sa mère Marian Robinson, ont également été reçus  par le vétéran de 92-ans, ex-président Nelson Mandela à son domicile de Johannesburg.
C'était la première rencontre de Mme Obama avec l'icône mondiale, bien que son mari Barack Obama l’ai déjà  rencontré lorsqu'il était encore sénateur, lors de sa tournée africaine en 2006. Les Aides de Mme Obama ont révélé qu'une photographie prise par  téléphone mobile de cette réunion est maintenant exposée dans le bureau de M. Mandela.
Lorsque Mme Obama a fait son premier voyage en solo, au Mexique, elle a été l'invité d'honneur à un dîner d'État offert par le président Calderón et son épouse.
Sa visite en Afrique du Sud vise à faire progresser son agenda international,  l'engagement des jeunes ainsi que le soutien de M. Obama pour "la démocratie, le développement et les possibilités économiques en Afrique".[Mon œil]
Mais elle coïncide avec un refroidissement dans les relations entre l'Afrique du Sud et les États-Unis. La semaine dernière, le président Jacob Zuma a émis une forte riposte à un appel lancé par Hillary Clinton, la secrétaire d'Etat américaine, a appelé les  dirigeants africains pour l’aider à éliminer la Libye de Mouammar Kadhafi.
«Nous croyons fermement que la résolution (du Conseil de sécurité de l'ONU) est maltraité par un changement de régime, les assassinats politiques et de l'occupation militaire étrangère", a déclaré au parlement Mr Zuma,  le jour après le discours de Mme Clinton.
En ce qui concerne madame Obama, les autorités sud-africaines ont insisté tout simplement aur l’agenda chargé de Mr Zuma très  occupé – Une offre a été faite a Mme Obama d'une réunion à 9 heures le mercredi, offre qu’elle a rejetée, car elle faisait un discours à Soweto selon ses aides.
Zizi Kodwa, porte-parole de M. Zuma, a refusé de discuter des nominations du président dans les prochains jours, mais a déclaré que son journal était plein et ne pouvait pas facilement être changé.
"Même quand le président est en Afrique du Sud, il n'est pas en vacances et ne peut rencontrer qui il veut, à tout moment", a-t-il déclaré.. "Clayson Monyela, porte-parole du Foreign Office en Afrique du Sud, a déclaré que puisque Mme Obama n'est pas un chef d'État ou ministre, il n'y avait aucune obligation pour M. Zuma pour la rencontrer.
"C'est totalement faux de suggérer cela comme  un camouflet", a-t-il dit. «Si M. Zuma ou le Ministre des relations extérieurs étaient  dans le pays ils l’auraient rencontré. Nous reconnaissons qu'il s'agit d'une visite historique et c'est la raison pour laquelle elle a été bien accueillie par les principaux ministres.

"Professeur Chris Landsberg, directeur de l'Université de Johannesburg département politique et conférencier invité à l'Académie diplomatique du ministère des affaires étrangères d'Afrique du Sud, a déclaré que même si ce n’est  pas un camouflet, une «occasion  a été manquée».
"Il n'ya aucun doute, il ya eu une certaine irritation des deux côtés sur la Libye et je me serais attendu  qu’il rencontre MmE Obama, s'il était dans le pays", a-t-il dit. «cela aurait peut-être été une chance pour Mme Obama de  passer certains messages directs de son mari, de clarifier sa position et facilité des tensions."

By Aislinn Laing, Johannesburg -Telegraph

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ENOH MEYOMESSE: tout sur le cinquantenaire Par Masee Ma Lon

28 Juin 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

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Joe la conscience en a marre de la promotion de la pornographie dans l’art musical Camerounais.

28 Juin 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

Joela conscience

Joe la conscience en a marre de la promotion de la pornographie dans l’art musical Camerounais.

Joe la conscience est un musicien Camerounais qui défend la véritable culture Africaine, celle ou la femme est respectée, choyée et considérée comme une reine. Or que constate t-on aujourd’hui ?

 Que la femme Africaine, en particuliers et noire en général est présentée dans les clips comme une prostituée, un objet sexuel qui met en évidence tous ses atouts naturels comme pour attirer une clientèle. 

Joe la conscience Camerounaise dit  assez, il porte plainte contre les chanteurs petits pays et Lady ponce. Objet de la plainte : Promotion de la pornographie. En tout cas Joe a le soutien de tous les Africains qui ne veulent pas que la tournure que prend l’art musical au Cameroun et en Afrique devienne sombre.

Bon Courage Joe, nous sommes avec toi.

Article de Donman


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GRANDE MARCHE EUROPEENNE DE LA DIASPORA AFRICAINE ET IVOIRIENNE A PARIS PLACE DE LA REPUBLIQUE LE 02 JUILLET 2011

27 Juin 2011 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

 

ImageCote d'Ivoire
GRANDE MARCHE EUROPEENNE
DE LA
DIASPORA AFRICAINE ET IVOIRIENNE A PARIS
PLACE DE LA REPUBLIQUE
LE 02 JUILLET 2011

A PARTIR DE 14H

Metro Republique Paris

Pour dire NON à la France en CI et aux tueries de OUATTARA

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