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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 23:18

Nigéria : Quand le Président de l'Assemblée escalade le Mur du Parlement...

Avec l'approche des élections présidentielles prévues pour février 2015, les esprits et les corps s’échauffent au Nigéria. La tension monte et aucune des parties en jeu n'est épargnée, que ce soit l'opposition dont c'est le rôle habituel, ou le pouvoir qui semble avoir rompu les amarres de la responsabilité.
Comme le montre le document vidéo ci-joint, les députés et notamment le premier d'entre eux, le speaker, c'est-à-dire le président de la chambre des représentants, M. Aminou Tambuwal a été obligé d'escalader le mur de l'Assemblée nationale dont l'entrée était bloquée par la police sur ordre du pouvoir !
Drame tropical absurde ! De quoi s'agit-il ?

Pour comprendre l'affaire, il faut s’éclairer un tant soi peu sur le landerneau politique nigérian et les évolutions qui l'ont affecté ces derniers temps, regarder un peu la vie politique du Nigéria en surplomb.

Depuis sa création en 1997, le PDP, qui a pris le pouvoir en 1999 règne en maître depuis lors. Il ambitionne de conserver le pouvoir le plus longtemps possible quitte bien sûr à assurer l'alternance des hommes, des régions et des religions à la tête du pays. Seulement, ce schéma vieux de plus de 15 ans était servi par une situation d'émiettement des partis de l'opposition face à un pouvoir tout-puissant, d'autant plus puissant qu'il a les moyens de se rendre désirable. Le PDP a d'ailleurs pratiqué sans états d'âme la politique du « diviser pour régner » qui lui a été bénéfique pendant longtemps. Mais, l'année dernière, les principaux partis de l'opposition, ayant pris conscience de ce qui faisait leur faiblesse, se sont unis en un Grand Parti nommé APC (All Progressive Congress ). L'objectif est de prendre le pouvoir et, ainsi uni, le nouveau parti a le poids et les moyens de ses ambitions. Du coup, la panique a gagné les rangs du PDP.

Pour autant, la capacité et la chance d'accéder au pouvoir ainsi ouvertes à l’APC ne signifient pas forcément que le nouveau parti à la solution infuse des nombreux problèmes qui accablent notre grand voisin—mais chut…  ne le dites surtout pas aux millions de Nigérians qui caressent le rêve de l'alternance au sommet pour un mieux-être --ni que ce parti soit au-dessus de tout soupçon.
Alors que le PDP a prouvé dans les faits sa volonté d'être un parti national marqué par l'ouverture régionale et religieuse--de leurs rangs, on a vu tour à tour l'élection à la tête du pays d'un chrétien Yoruba, d'un Haussa musulman du Nord, puis d'un chrétien du grand sud—l’APC, en dépit des proclamations et des belles promesses, apparaît à la fois comme un parti nordique et musulman. Ses gros aspirants à la course présidentielle sont des musulmans du Nord. L'organisation du parti est centrée sur la référence historique et culturelle au Nord musulman même si des hommes liges du sud servant de caution sont mis en avant souvent de façon ostentatoire. La tête de pont politique de ce parti pour gagner les voix du sud, les Yoruba, en dit long sur son identité, dans la mesure où la moitié d'entre eux sont musulmans.
Cet aperçu rapide étant fait, comment comprendre le document vidéo ci-joint ? Pour comprendre la vidéo, il faut retenir, comme cela a été dit plus haut, que le PDP, tremble à la perspective de se voir détrôné par l’APC, de même que Jonathan lui-même a peur de perdre les élections si elles devaient être transparentes et justes, exemptes de fraudes.
L'autre chose c’est que, depuis la création de l’APC, l'un des sports politiques nationaux du Nigéria consiste au ping-pong de la transhumance ou des défections croisées d'un parti vers l'autre. Le coup d'envoi de ce sport a été donné par l’APC qui a érigé la transhumance en support publicitaire. Coup sur coup, ce nouveau parti plein d'espoir a happé et phagocyté une belle brochette de gouverneurs PDP tous des états Nord musulmans. De plus, l’APC a exploité les luttes fratricides dans le sud où M. Jonathan et le gouverneur de l'État de Rivers sont à couteaux tirés pour raison d'immixtion de l’épouse du Président dans les affaires de cet État. Le gouverneur Amaechi, n'en pouvant plus de subir le mépris, les menaces et les harcèlements du pouvoir, a quitté le PDP pour faire cause commune avec l’APC dont il est devenu l'une des plus célèbres cautions du sud chrétien.


Pour répondre du berger à la bergère, Jonathan et son parti ont pris l'habitude de lancer régulièrement et à coups de milliards de nairas des impeachment de gouverneurs et des offensives de défection de sénateurs ou de députés APC, tous personnages politiques qui ne sont pas toujours des menu fretins. Ces opérations ont connu des succès mitigés, et en tout état de cause, limités. L’APC quant à lui est souvent bien plus chanceux dans ses opérations de défection spectaculaire. La dernière en date qui fait grand bruit est celle du président de l'Assemblée, M.  Tambuwal qui, il y a encore trois semaines, était officiellement membre du PDP. Du jour au lendemain, sa défection a fait l'effet d'une bombe et a été vécue comme un choc par la direction du PDP. M. Tambuwal est passé avec armes et bagages à l'ennemi et cela n'est pas du goût de Jonathan, loin s'en faut. Furieux, le président nigérian s'est lancé dans une série de représailles politiques, médiatiques et judiciaires contre l’impertinent speaker, qui continue toujours d’occuper son poste. Au nombre de ces représailles, la garde personnelle de M. Tambuwal lui a été retirée sans ménagement, et une tractation judiciaire est lancée contre lui afin de le forcer à démissionner de la tête de l'Assemblée, poste qu’il doit au PDP. Les juges devaient d'ailleurs rejeter la requête du pouvoir. Mais, entre-temps, le pouvoir, abusant de son autorité, a interdit ce jour-là aux députés et au président de l'Assemblée d'entrer au parlement. Alors que les élus APC protestaient de leur bon droit, ils ont eu droit à une répression de la police qui a fait usage de gaz lacrymogènes. C'est dans les échauffourées de cette confrontation que les députés APC, décidés à ne pas se laisser usurper leurs droits, face au blocage du parlement par la police, ont eu recours à l'escalade des murs de leur honorable institution pour rejoindre leurs sièges d'élus. C'est ce moment d’assaut très musclé et sportif que décrit le document vidéo que voici.

Par Ayodele Bolakale

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 23:51
Tchad • Affaire des missiles Sam7 destinés à Boko Haram : N’Djamena panique et menace Khartoum Tchad • Affaire des missiles Sam7 destinés à Boko Haram : N’Djamena panique et menace Khartoum

Tchad, Affaire des missiles Sam7 destinés à Boko Haram : N’Djamena panique et menace Khartoum

 

A la suite de la fracassante et scandaleuse affaire des 19 missiles anti-aériens Sam7 saisis par les services spéciaux soudanais entre les mains d’un homme-lige du président de la république du Tchad – qui avait avoué les convoyer au Nigeria pour les remettre aux terroristes de Boko haram sur ordre du chef de l’État tchadien, les choses tournent tout simplement à la confusion. Il ne serait nullement même exagéré de dire qu’elles s’enveniment carrément  au point de commencer à virer à  une cascade d’incidents diplomatiques  – voire de  casus belli -  entre le Tchad, le Nigeria  et le Soudan. Pour l’heure, en tout cas, le Nigeria regarde le Tchad de travers, le Tchad garde les yeux baissés au sol, le Soudan, les yeux lançant des éclairs, ne lâche pas prise, et l’Afrique toute entière a le souffle coupé par la monstruosité d’Idriss Deby Itno.

 Après notre scoop, publié le 20 novembre dernier – sous le titre «Tchad • La collusion de Deby avec Boko Haram vient d’être définitivement établie au Soudan ! », qui avait suscité, nous le savons, un terrible bouleversement aux quatre coins de l’Afrique, et même au plus profond de la communauté internationale, il faut reconnaitre qu’Idriss Deby Itno est plus que gêné aux entournures : il a perdu le sommeil et ne pense plus qu’à se tirer par tous les moyens – même les plus absurdes - de cette grossière entourloupe qui vient de mettre une fois de plus, au grand jour la réalité de ses desseins criminels.

De prime abord – et il fallait s’y attendre – c’est au Nigeria que cette grosse information a créé un insubmersible Buzz : la presse nigériane, celle francophone, et même une foultitude de réseaux sociaux sur le reste du continent, sont littéralement tombés en transes.

Ensuite, c’est le président de la Fédération du Nigeria, Goodluck Jonathan Ebelle himself, qui s’est rendu dare-dare à N’Djamena dès le 24 novembre dans l’intention avouée de regarder Idriss Deby dans les yeux et d’obtenir des explications de la part de ce voisin dont il doit désormais avoir toutes les raisons de douter de la bonne foi, voire des intentions pacifiques.

La presse nigériane avait, en tout cas, particulièrement glosé sur ce voyage en catastrophe du président Goodluck Jonathan qui, avant d’embarquer pour le Tchad, avait publiquement déclaré à la presse « être choqué par cette histoire (…) aucun président ne saurait prendre un cas pareil à la légère, d’autant plus qu’un camarade président  - sur lequel il avait toujours compté sur la collaboration régionale pour mettre fin au calvaire nigérian – est  mis en cause »

Aussitôt débarqué à N’Djamena à la tête d’une impressionnante délégation à la tête de laquelle on n’a pas manqué de constater les présences du ministre des affaires étrangères Aminu Wali et celle du directeur général de l’Agence Nationale de Renseignement, Ayodele Oke, c’est au pas de course que le président Goodluck s’est consacré à une réunion de deux heures d’horloge au Palais Rose avec son homologue tchadien.

Côté tchadien, Idriss Deby était flanqué de quelques apparatchiks de son régime conduits par l’inévitable Moussa Faki Mahamat, ministre des Affaires étrangères et de l’intégration Africaine.

Bien évidemment, rien n’a transpiré du menu ni des conclusions de cette entrevue qui a dû être sulfureuse, mais au sortir de celle-ci, Le président nigérian, répondant aux questions de la presse locale, s’était contenté de dire, les sourcils tout de même froncés, que sa visite « rentrait dans le cadre des concertations permanentes avec son homologue tchadien ».

Une litote somme toute bien apaisante qui n’a trompé personne, mais n’a fait qu’entretenir davantage de lourds questionnements sur le rôle joué par Idriss Deby dans le convoyage des missiles anti-aériens Sam7 destinés à Boko haram.

En réalité, et selon des sources bien introduites au Palais Rose, le Président Tchadien a tout nié en bloc, la main sur le cœur, au cours de son entretien avec les officiels nigérians. Attitude qui n’a guère convaincu la délégation nigériane qui, tout légitimement, n’a pas tardé de s’approcher de Khartoum dans l’intention d’en avoir le cœur net.

Il n’y a pas qu’au Nigeria que l’arrestation de Mahamat Bichara Gnorti a suscité des vagues. Au Tchad, tout le gouvernement en a des sueurs froides, l’opposition est en pleine crise de nerfs, mais le plus affecté, c’est Idriss Deby Itno qui ne décolère pas, cherchant le moyen de se tirer à bon compte du guêpier dans lequel il se trouve..

Mais avant même que le président nigérien ne mette les pieds au Tchad, dès le 21 novembre, soit trois jours après l’arrestation de Mahamat Bichara Gnorti, de pressantes dispositions occultes avaient été enclenchées, sur ordre du Palais Rose, dans le sens de l’obtention rapide et silencieuse de la relaxe du convoyeur des missiles.

 En effet, C’est d’abord le consul du Tchad à Al Jeneina, puis pratiquement dans sa foulée, le même jour, le général Hassan Abdraman Koyo, chef du 2ème Bureau du Renseignement Tchadien, qui avaient tenté une première intervention auprès des autorités soudanaises chargées des Renseignements généraux en vue de la libération de Mahamat Bichara Gnorti. Ces deux médiateurs se sont heurtés à un refus sec et ferme des soudanais qui leur ont rétorqué que le dossier n’en était encore qu’au stade des investigations.

Informé de cette fin de non recevoir, Idriss Deby s’est mis encore plus en colère et déclenché de suite un plan B en envoyant une véritable Task Force en mission commandée au Soudan, avec pour mission de ramener Bichara Gnorti par tous les moyens. Composition de cette délégation : Le général Mahamat Deliyo – gouverneur de la région du Wadi fara (Biltine), du gouverneur de la région du Ouaddaï,  le célèbre Abadi Sahir, Abdou Idriss Ergouno – chef de la Force Mixte Tchado-Soudanaise - , et Issack Ahmat Ardja, le consul du Tchad à Al-Jeneina.

Leur mission était simple : convaincre les soudanais à remettre le trafiquant d’armes en liberté par la corruption, l’intimidation ou la menace.

Malheureusement, les soudanais sont restés inflexibles : Pas question de relâcher cet individu dont l’enquête n’est qu’à ses débuts, et qui attend d’être transféré à Khartoum. Les émissaires d’Idriss Deby épuiseront toutes les stratégies, rappelant sans cesse à leurs vis-à-vis que Mahamat Bichara Gnorti était tout de même porteur d’un ordre de mission signé du chef de l’État Tchadien, et qu’à cet égard il jouirait d’une immunité incontestable.

Rien à faire, les soudanais sont restés rigides et imperturbables.

C’est alors, en désespoir de cause, que le général Mahamat Déliyo, à court d’intimidations tentera de brandir la menace de la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. « Si vous refusez de libérer ce monsieur qui détient une autorisation présidentielle de son pays, je vous apprends que mon président m’a donné pour consigne de vous notifier que le Tchad va rappeler son consul en poste à El-Jeneina et chasser celui du Soudan à N’Djamena. Ce qui pourrait même aboutir à une rupture de nos relations internationales. »

Interloqués, mais pas le moins du monde désarçonnés, les soudanais répondront que le Tchad est souverain dans la conduite de sa politique diplomatique, et qu’en tout état de cause, le Soudan ne va pas rompre ses relations diplomatiques, mais que c’est une décision qui se traite à un niveau supérieur au leur.

C’est sur cette note rigide que l’entretien prit fin entre les émissaires d’Idris Deby Itno et les responsables des services de renseignements soudanais qui tiennent là, il faut l’avouer, un trop gros morceau pour le lâcher aussi facilement.

En tout cas, il se dit qu’Idriss Deby vit dans un état de rage permanente. Il ne décolère pas, et ne se calmera pas le moins du monde tant que Mahamat Bichara Gnorti continuera de séjourner dans les geôles soudanaises. Il sait que c’est là un témoin absolument encombrant constituant la preuve irréfutable de sa relation incestueuse avec les « islamistes » criminels nigérians. 

Évidemment, faute de le faire libérer, la dernière solution pour cet homme sans états d’âmes sera certainement de le faire assassiner en prison dans la logique d’effacer toute trace. D’ici là, le président Goodluck Jonathan a déjà obtenu des services de renseignements soudanais les premiers aveux de Mahamat Bichara Gnorti, et sait donc désormais, à quoi s’en tenir. Affaire à suivre...

Par D.D | Ndjamena-matin

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 23:46
SERGEUÎ LAVROV

SERGEUÎ LAVROV

Une déclaration tout à fait cruciale de Sergeï Lavrov. A lire absolument !

 

 

Qui est Sergeï Lavrov ? Sorti diplômé en 1972 (il a alors 22 ans) de l’Institut d’État des relations internationales du ministère des Affaires étrangères de l’URSS, il devient la même année ambassadeur de l’URSS au Sri Lanka. Puis, de 1976 à 1981, il travaille au département des organisations internationales du ministère des Affaires étrangères de l’URSS.

Il est ensuite successivement premier secrétaire, conseiller puis conseiller en chef de la représentation permanente de l’URSS auprès de l’ONU, de 1981 à 1988 ; puis chef adjoint du département des relations économiques internationales du ministère des Affaires étrangères de la Russie de 1988 à 1990 ; enfin, directeur du département des organisations internationales et des problèmes globaux du ministère des Affaires étrangères, de 1990 à 1992.

De 1992 à 1994, sous la présidence de Boris Eltsine, le voici vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, puis, pendant dix ans, de 1994 à 2004, représentant permanent de la Fédération auprès de l’ONU.

Finalement, le 9 mars 2004, il a remplacé Igor Ivanov au poste de ministre des Affaires étrangères de la Russie. Depuis lors, il possède le rang d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie, et il est membre permanent du conseil de sécurité russe.

Sergeï Viktorovitch Lavrov est un diplomate. De formation et de profession. Il l’a été toute sa vie. Il s’exprime comme un diplomate (il « use de diplomatie »). Raison de plus pour prêter attention lorsqu’il arrive que se fassent fortes et directes les paroles (et les mots qui sont derrière les mots) de l’un des hommes clefs de l’ère Poutine, qui est aussi l’un des rares dirigeants à occuper un tel poste depuis le début des présidences du chef du Kremlin.

Et encore plus lorsque ses paroles font directement suite à celles que le président de la Russie a lui-même prononcées il y a peu devant le club de Valdaï.

Il est clair que la Russie parle. Et tant pis pour ceux qui n’écoutent pas.

Le Saker francophone

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 Déclaration tout à fait cruciale de Sergeï Viktorovitch Lavrov (A LIRE ABSOLUMENT !)

Remarque : Enfin, le ministère russe des Affaires étrangères a trouvé le temps, l’énergie et le personnel pour traduire cette déclaration des plus importantes. J’ai mis en caractères gras ce que je considère être les passages les plus importants de la déclaration de Lavrov ce jour-là. Je voudrais juste ajouter ce qui suit :

1) Lavrov est considéré comme très « modéré » et son langage a toujours été strictement diplomatique. Alors, quand vous lisez Lavrov, imaginez seulement ce que pensent les gens des autres ministères russes.

2) Lavrov ne fait pas mystère de son point de vue concernant les Etats-Unis et leurs plans pour l’avenir de notre planète. Quand vous lisez ses mots, essayez d’imaginer ce que peut ressentir et penser un « néoconservateur » états-unien et vous comprendrez immédiatement pourquoi les élites américaines éprouvent à la fois de la haine et de la crainte à l’égard de la Russie.

3) Enfin Lavrov admet ouvertement que la Russie et la Chine ont conclu une alliance stratégique à long terme (prouvant à tous les dénégateurs qui prédisaient que la Chine poignarderait la Russie dans le dos qu’ils avaient tort). Cela seul est, je dirais, le développement stratégique le plus important de la dernière décennie.

4) Pour terminer, notez le mépris évident que Lavrov a pour un « Occident » pseudo-chrétien qui n’ose pas prendre la parole pour la défense des chrétiens persécutés, qui renie ses propres racines et ne respecte même pas ses propres traditions.

Amis, ce à quoi nous assistons ici, ce n’est pas une simple déclaration au sujet de la petite Ukraine ou des sanctions, c’est la reconnaissance par Lavrov lui-même d’un « choc des civilisations » fondamental, non pas entre un certain « Occident chrétien » parfaitement imaginaire et l’islam, mais entre la Russie chrétienne et l’Occident post-chrétien.

La Russie ne voulait pas ce conflit. Elle a fait tout ce qui était en son pouvoir pour l’empêcher. Mais l’Occident ne lui a laissé d’autre choix que de déclarer maintenant ouvertement sa volonté de combattre et de l’emporter.

Le Saker

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Allocution prononcée par le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la XXIIème Assemblée du Conseil sur la politique étrangère et la défense, à Moscou, le 22 Novembre 2014

Je suis heureux d’assister à cette Assemblée annuelle du Conseil sur la politique étrangère et la défense (abréviation russe SVOP). C’est toujours pour moi un grand plaisir de rencontrer des gens et de sentir le potentiel intellectuel qui permet au Conseil, à ses dirigeants et ses représentants, de répondre aux évolutions mondiales et de les analyser. Leur analyse est toujours libre de toute hystérie, et les arguments présentés par ses membres sont sérieusement fondés et solides, du fait notamment qu’ils peuvent prendre un peu de recul ; car il est difficile à ceux qui se trouvent pris au milieu même des événements d’adopter un point de vue impartial. Quant à nous, nous sommes inévitablement influencés par les divers développements en cours, ce qui rend vos observations, analyses, discours et suggestions encore plus précieux pour nous.

Pour autant que je sache, l’Assemblée de cette année mettra l’accent sur les perspectives d’accélération de la croissance intérieure en Russie. Il ne fait aucun doute que les efforts concertés de notre société dans son ensemble pour assurer le développement économique, social et spirituel global, sont une condition préalable pour faire de l’avenir de la Russie quelque chose de durable. Cela dit, en raison de mes obligations professionnelles, il me faut me concentrer sur les questions de politique étrangère, lesquelles sont toujours pertinentes pour l’ordre du jour de l’Assemblée puisque, dans ce monde interconnecté et globalisé, isoler le développement interne du monde extérieur s’avère impossible. Le président de la Russie Vladimir Poutine a fourni une analyse détaillée des développements internationaux lors de la réunion du Club de Valdaï, à Sotchi, ainsi que dans les divers entretiens qu’il a accordés au cours de son voyage en Asie. Pour cette raison, je n’entends pas offrir ici d’observation conceptuelle, dès lors que tout a déjà été dit. Néanmoins, je voudrais partager avec vous quelques considérations fondées sur nos efforts de politique étrangère au jour le jour. Même s’il n’est pas dans mon intention de livrer une vision globale et éclaircie, puisque à ce stade, toutes les prévisions sont provisoires, quel que soit celui qui les fait. En outre, les diplomates cherchent à influencer les développements tels qu’ils se déroulent, non simplement à les contempler.

 

Naturellement, je vais commencer avec l’Ukraine. Bien avant que le pays ait été plongé dans la crise, il y avait dans l’air un sentiment que les relations de la Russie avec l’UE et avec l’Occident étaient sur le point d’atteindre leur moment de vérité. Il était clair que nous ne pouvions plus continuer à mettre en veilleuse certaines questions dans nos relations, et qu’il fallait choisir entre un véritable partenariat ou, comme le dit le dicton, en venir à « casser de la vaisselle ». Il va sans dire que la Russie optait pour la première solution, tandis que, malheureusement, nos partenaires occidentaux se contentaient de la dernière, que ce soit consciemment ou non. En fait, ils se sont tous engagés en Ukraine et ils ont soutenu les extrémistes, renonçant ainsi à leurs propres principes d’un changement de régime démocratique. Ce qui en est ressorti, c’était une tentative de jouer au « jeu du dégonflé » [1] avec la Russie, histoire de voir qui cillerait le premier. Comme disent les petits durs, ils voulaient voir la Russie « se déballonner » (je ne puis pas trouver un meilleur mot pour cela), nous forcer à avaler l’humiliation des Russes et de ceux dont la langue maternelle est le russe en Ukraine.

L’honorable Leslie Gelb, que vous ne connaissez que trop bien, a écrit que l’accord d’association de l’Ukraine avec l’UE n’avait rien à voir avec une quelconque invitation de l’Ukraine à adhérer à l’UE, et qu’il ne visait à court terme qu’à l’empêcher de rejoindre l’Union douanière. C’est là ce qu’en a dit une personne impartiale et objective. Quand ils ont délibérément décidé de s’engager sur la voie de l’escalade en Ukraine, ils ont oublié beaucoup de choses, alors même qu’ils avaient une compréhension claire de la façon dont ces mouvements seraient considérés en Russie. Ils ont oublié les conseils de, disons, Otto von Bismarck, lequel avait dit que dénigrer le grand peuple russe, fort de millions d’âmes, constituerait la plus grande erreur politique que l’on puisse faire.

Le président Vladimir Poutine a dit l’autre jour que nul dans l’histoire n’a encore réussi à soumettre la Russie à son influence. Ce n’est pas une évaluation, mais un état de fait. Une telle tentative a pourtant été faite, qui visait à étancher la soif d’expansion de l’espace géopolitique sous contrôle occidental, et qui trouvait son origine dans la peur mercantile de perdre les dépouilles de ce que, de l’autre côté de l’Atlantique, ils s’étaient persuadés être la victoire dans la guerre froide.

Ce que la situation actuelle a de plus, c’est qu’une fois que tout s’est mis en place, le calcul qui sous-tendait les actions de l’Occident s’est trouvé révélé, en dépit de cette volonté que l’on proclamait haut et fort de bâtir une communauté de sécurité, une maison commune européenne. Pour citer (le chanteur auteur-compositeur) Boulat Okoudjava : « Le passé devient de plus en plus clair ». Cette clarté est de plus en plus tangible. Aujourd’hui, notre tâche n’est pas seulement de régler le passé (même si cela doit être fait), mais plus important encore, de penser à l’avenir.

Les discours au sujet de l’isolement de la Russie ne méritent aucune discussion sérieuse. Je n’ai pas vraiment besoin de m’attarder sur ce point devant le présent auditoire. Bien sûr, il est possible d’endommager notre économie, et ce sont d’ailleurs bien des dommages que l’on cause en ce moment, mais seulement en faisant aussi du mal à ceux qui prennent les mesures correspondantes et, tout aussi important, en détruisant le système des relations économiques internationales, et les principes sur lesquels il est fondé. Précédemment, lorsque des sanctions étaient appliquées (je travaillais à l’époque pour la mission russe auprès de l’ONU), nos partenaires occidentaux, lorsqu’ils discutaient de la République Populaire Démocratique de Corée, de l’Iran ou d’autres Etats, déclaraient qu’il était nécessaire de formuler les restrictions de manière à rester dans des limites humanitaires et à ne pas causer de dommages à la sphère sociale et à l’économie, en ciblant sélectivement la seule élite. Aujourd’hui, c’est tout le contraire : les dirigeants occidentaux déclarent publiquement que les sanctions doivent détruire l’économie et déclencher des protestations populaires. Par conséquent, en ce qui concerne l’approche conceptuelle de l’utilisation de mesures coercitives, l’Occident démontre sans équivoque qu’il ne cherche pas seulement à changer la politique russe (ce qui en soi est illusoire), mais qu’il cherche à changer le régime ; et pratiquement personne ne le nie.

Le président Vladimir Poutine, en parlant avec des journalistes récemment, a déclaré que l’horizon en fonction duquel les dirigeants occidentaux d’aujourd’hui établissent leurs plans est limité. Et cela constitue en effet un danger que des décisions sur les problèmes clés de l’évolution du monde et de l’humanité dans son ensemble soient prises sur la base de cycles électoraux courts : aux États-Unis, le cycle est de deux ans, et l’on doit à chaque fois imaginer et faire quelque chose pour gagner des voix. C’est le côté négatif du processus démocratique, et nous ne pouvons nous permettre de l’ignorer. Il ne nous est pas possible d’accepter cette logique, lorsque l’on nous dit de démissionner, de nous détendre et d’accepter simplement comme un incontournable que tout le monde ait à souffrir simplement parce qu’il y a des élections aux États-Unis tous les deux ans. Cela n’est pas juste. Nous ne nous y résignerons pas, parce que les enjeux sont trop importants, que ce soit dans la lutte contre le terrorisme, dans les menaces de prolifération d’armes de destruction de masse ou dans de nombreux conflits sanglants dont l’impact négatif dépasse de loin le cadre des Etats et des régions concernées au premier chef. Le désir de faire quelque chose qui permette d’obtenir des avantages unilatéraux ou de s’attacher l’électorat avant une prochaine élection conduit au chaos et à la confusion dans les relations internationales.

C’est toujours la même rengaine, quotidiennement répétée, que nous entendons nous dire : Washingtonest conscient de son caractère unique et de son devoir de supporter ce fardeau qui consiste à diriger le reste du monde. Rudyard Kipling a parlé du « fardeau de l’homme blanc ». J’espère que ce n’est pas ce qui pousse les Américains. Le monde d’aujourd’hui n’est pas blanc ou noir, mais multicolore et hétérogène. Si le leadership dans ce monde peut être assuré, ce n’est pas en se persuadant soi-même de sa propre exclusivité et d’un devoir conféré par Dieu d’être responsable de tout le monde, mais seulement par la capacité et l’habileté à former un consensus. Si les partenaires américains appliquaient leur pouvoir à cet objectif, ce serait inestimable, et la Russie les y aiderait activement.

Jusqu’à présent, toutefois, les ressources administratives américaines n’ont travaillé que dans le cadre de l’OTAN, et encore avec des réserves substantielles, et leurs décrets n’atteignaient pas au-delà de l’Alliance de l’Atlantique Nord. J’en veux pour preuve  les résultats de la tentative des États-Unis de contraindre la communauté internationale à suivre leur ligne de conduite en ce qui concerne les sanctions et les principes anti-russes. J’en ai parlé plus d’une fois déjà et nous avons des preuves suffisantes du fait que les ambassadeurs et les envoyés américains à travers le monde sollicitent des réunions au plus haut niveau pour faire valoir que les pays correspondants sont tenus de sanctionner la Russie avec eux, ou bien d’en subir les conséquences. Cela se fait à l’égard de tous les pays, y compris de nos alliés les plus proches (cela en dit long sur le genre d’analystes dont dispose Washington). Une écrasante majorité des Etats avec lesquels nous avons un dialogue continu sans aucune restriction, et sans isolement, comme vous le voyez, attachent de la valeur au rôle indépendant que joue la Russie dans l’arène internationale. Non parce qu’ils aiment voir quelqu’un contester les Américains, mais parce qu’ils se rendent compte que l’ordre du monde ne sera pas stable si personne n’est autorisé à dire ce qu’il pense (bien qu’en privé, l’écrasante majorité d’entre eux expriment leur opinion, ils ne veulent pas le faire publiquement par peur des représailles de Washington).

De nombreux analystes raisonnables comprennent qu’il y a un écart grandissant entre les ambitions mondiales de l’administration américaine et le réel potentiel du pays. Le monde change et, comme cela a toujours été le cas dans l’histoire, arrivé à un certain point, l’influence et le pouvoir de l’un atteignent leur apogée, tandis qu’un autre commence à se développer encore plus rapidement et plus efficacement. Il faut étudier l’histoire et partir des réalités. Les sept économies en développement dirigées par les BRICS ont déjà un PIB plus important que le G7 occidental. C’e sont des faits de la vie qu’il faut partir, et non d’un sentiment erroné de sa propre grandeur.

Il est devenu à la mode de faire valoir que la Russie mène une sorte de « guerre hybride » en Crimée et en Ukraine. C’est là un terme intéressant, mais que j’appliquerais surtout aux États-Unis et à leur stratégie de guerre : il s’agit vraiment d’une guerre hybride, visant non pas tant à vaincre l’ennemi militairement qu’à changer les régimes dans les pays qui poursuivent une politique que Washington n’aime pas. Cette stratégie recourt aux pressions financières et économiques, aux attaques par le moyen de l’information ; elle se sert d’autres intervenants sur le périmètre de l’état visé, lesquels agissent comme des mandataires ; et bien sûr elle use de pression, par l’information et l’ idéologie, au travers d’organisations non gouvernementales financées par des ressources extérieures. N’est-ce pas là un processus hybride, et non ce que nous appelons la guerre ? Il serait intéressant de discuter du concept de la guerre hybride pour voir qui la mène vraiment, ou s’il s’agit seulement de « petits hommes vêtus de tenues vertes ».

Apparemment, la boîte à outils de nos partenaires américains est plus grosse encore, et ils sont devenus habiles à s’en servir.

En tentant d’établir leur prééminence à un moment où se font jour de nouveaux centres de pouvoir économique, financier et politique, les Américains provoquent une neutralisation en accord avec la troisième loi de Newton, et ils contribuent à l’émergence de structures, de mécanismes et de mouvements qui cherchent des alternatives aux recettes américaines pour résoudre les problèmes urgents. Je ne parle pas d’anti-américanisme, encore moins de former des coalitions conçues comme des fers de lance dirigés contre les Etats-Unis, mais seulement du désir naturel d’un nombre croissant de pays de sécuriser leurs intérêts vitaux et de le faire de la façon qu’ils pensent juste, non d’après ce qui leur est dicté « depuis l’autre côté de l’étang ». Personne ne va jouer à des jeux anti-américains juste pour contrarier les États-Unis. Nous sommes confrontés à des tentatives et à des faits d’utilisation extra-territoriale de la législation américaine, à l’enlèvement de nos citoyens en dépit des traités conclus avec Washington, traités selon lesquels ces questions doivent être résolues grâce à l’application de la loi et par les organes judiciaires.

Si l’on en croit leur doctrine de sécurité nationale, les États-Unis auraient le droit d’utiliser la force n’importe où, n’importe quand, sans avoir à solliciter l’approbation du Conseil de sécurité des Nations Unies. Une coalition contre l’État islamique a ainsi été formée à l’insu du Conseil de sécurité. J’ai demandé au secrétaire d’État John Kerry pourquoi ils n’étaient pas allés devant le Conseil de sécurité des Nations Unies pour cela.

Il m’a dit que s’ils le faisaient, il leur faudrait en quelque sorte préciser le statut du président syrien Bachar al-Assad. Bien sûr, ils l’auraient dû, parce que la Syrie est un Etat souverain et qu’elle est toujours membre de l’ONU (nul ne l’a exclue en tant que membre). Le secrétaire d’Etat a dit que cela ne convenait pas, parce que les États-Unis sont en lutte contre le terrorisme et que le régime al-Assad est ce qui galvanise le plus les terroristes de partout dans le monde, qu’il agit comme un aimant qui les attire vers cette région pour tenter de renverser le régime syrien.

Je crois que c’est là une logique perverse. Si nous parlons des précédents (les États-Unis adhèrent au système jurisprudentiel), il est utile de rappeler le processus de désarmement chimique en Syrie, dans lequel le régime Assad était un partenaire tout à fait légitime des États-Unis, de la Russie, de l’OIAC et d’autres. Les Américains maintiennent bien aussi des discussions avec les talibans. Chaque fois qu’ils ont la possibilité de profiter de quelque chose, les États-Unis agissent de façon tout à fait pragmatique. Je ne sais pas pourquoi la position dictée par l’idéologie a pris le dessus cette fois et pourquoi les États-Unis ont choisi de croire qu’Assad ne peut pas être un partenaire. Peut-être ne s’agit-il pas vraiment d’une opération contre l’État islamique, mais plutôt d’une entreprise destinée à ouvrir la voie à un renversement d’al-Assad, sous le couvert d’une opération de lutte contre le terrorisme.

Récemment, Francis Fukuyama a écrit un livre intitulé « Ordre politique et déclin politique » [2], dans lequel il affirme que l’efficacité de l’administration publique aux États-Unis est en déclin, et que les traditions de gouvernance démocratique se trouvent progressivement remplacées par des méthodes féodales de domination de fief. Cela s’inscrit dans une discussion à propos de quelqu’un qui vit dans une maison de verre et qui jette des pierres.

Tout cela se passe au milieu des défis et des problèmes croissants du monde moderne. Nous assistons à un « bras de fer » continu en Ukraine. Le trouble se prépare à la frontière sud de l’UE. Je ne pense pas que les problèmes du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord disparaîtront par eux-mêmes. L’UE a formé une nouvelle commission. De nouveaux acteurs étrangers ont émergé, qui feront face à un combat sérieux pour savoir où envoyer leurs ressources de base : soit ce sera pour la poursuite de schémas irresponsables en Ukraine, en Moldavie, etc., c’est-à-dire dans leur partenariat oriental (tel que le préconise une minorité agressive dans l’UE), ou bien ils écouteront les pays d’Europe du Sud et se concentreront sur ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée.

C’est un enjeu majeur pour l’UE.

Jusqu’à présent, ils ne sont pas guidés par de vrais problèmes, mais plutôt par le désir de se saisir rapidement de ce qu’offre un sol fraîchement retourné. C’est déplorable. Exporter des révolutions – qu’elles soient démocratiques, communistes ou autres – n’apporte jamais rien de bon.

Les structures d’État, publiques et civilisationnelles sont effectivement en désintégration dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Etant donnée l’énergie destructrice libérée dans le processus, les flammes pourraient atteindre certains Etats situés bien au-delà de cette région. Des terroristes (y compris l’Etat islamique) revendiquent un statut national. De surcroit, ils commencent déjà à créer là-bas des organes quasi-gouvernementaux, qui s’engagent dans le travail administratif.

Sur cette toile de fond, les minorités, y compris les chrétiens, sont bannis. En Europe, ces questions sont réputées non politiquement correctes. Ils ont honte, lorsque nous les invitons à faire quelque chose ensemble à l’OSCE [3]. Ils se demandent : pourquoi devrions-nous nous concentrer spécifiquement sur les chrétiens ? En quoi est-ce spécial ? L’OSCE a organisé une série de manifestations destinées à garder vivant le souvenir de l’Holocauste et de ses victimes. Il y a quelques années, l’OSCE a commencé à animer divers événements contre l’islamophobie. Nous, nous offrirons une analyse des processus menant à la christianophobie.

Les 4 et 5 décembre, des réunions ministérielles de l’OSCE auront lieu à Bâle, où nous allons présenter cette proposition. La majorité des États membres de l’UE éludent ce sujet, parce qu’ils ont honte d’en parler. Tout comme ils avaient honte d’inclure dans ce qui était alors le projet de Constitution européenne, élaboré par Valéry Giscard d’Estaing, une phrase indiquant que l’Europe a des racines chrétiennes.

Si vous ne vous souvenez pas de vos propres racines et traditions ou si vous ne les respectez pas, comment voulez-vous respecter les traditions et les valeurs des autres personnes ? C’est une logique toute simple. En comparant ce qui se passe maintenant au Moyen-Orient à une période de guerres de religion en Europe, le politologue israélien Avineri a déclaré qu’il est peu probable que la crise actuelle prenne fin avec ce que l’Occident veut dire quand il parle de « réformes démocratiques ».

Le conflit israélo-arabe est comme éteint. Il est difficile de jouer plusieurs parties à la fois. C’est ce que les Américains tentent d’accomplir, mais cela ne fonctionne pas pour eux. En 2013, il leur a fallu neuf mois avant de comprendre le conflit israélo-palestinien. Je ne vais pas entrer dans les raisons, elles sont connues, mais là aussi ils ont échoué. A présent, ils ont demandé davantage de temps afin d’essayer de parvenir à des progrès avant la fin de 2014, de sorte que les Palestiniens n’aillent pas à l’ONU signer les Statuts de la Cour pénale internationale, etc. Et tout soudain, voilà qu’on apprend que des négociations sur l’Iran sont en cours. Le Département d’Etat américain a laissé tomber la Palestine pour se concentrer sur l’Iran.

Le Secrétaire d’Etat américain John Kerry et moi avons accepté de parler de ce sujet dans quelque temps. Il est important de comprendre que l’on ne peut pas garder le problème de l’Etat palestinien en état de congélation profonde pour toujours. L’échec de sa résolution depuis près de 70 ans a été un argument majeur de ceux qui recrutent des extrémistes dans leurs rangs : « Il n’y a pas de justice : il avait été promis de créer deux Etats ; l’Etat juif a été créé, mais ils ne créeront jamais un Etat arabe ». Utilisés sur une rue arabe affamée, ces arguments sonnent tout à fait plausibles, et l’on commence à appeler à un combat pour la justice en recourant à d’autres méthodes.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré, lors de la réunion du Club de Valdaï à Sotchi, que nous avons besoin d’une nouvelle version de l’interdépendance. C’était une déclaration tout à fait d’actualité. Les grandes puissances doivent retourner à la table des négociations et se mettre d’accord sur un nouveau cadre de discussion qui prenne en compte les intérêts légitimes fondamentaux de toutes les parties clés (je ne peux pas vous dire comment on devrait l’appeler, mais il devrait en tout cas être fondé sur la Charte des Nations Unies) ; elles devraient se mettre d’accord sur des restrictions auto-imposées raisonnables et sur une gestion collective des risques dans un système de relations internationales soutenues par les valeurs démocratiques.Nos partenaires occidentaux font la promotion du respect de la primauté du droit, de la démocratie et de l’opinion des minorités au sein des différents pays, tout en omettant de défendre les mêmes valeurs dans les affaires internationales. Cela laisse à la Russie le rôle de pionnier dans la promotion de la démocratie, de la justice et de la primauté du droit international. Car un nouvel ordre mondial ne peut être que polycentrique, et il devrait refléter la diversité des cultures et des civilisations dans le monde d’aujourd’hui.

Vous êtes informés de l’engagement de la Russie à garantir l’indivisibilité de la sécurité dans les affaires internationales, et à la maintenir dans le droit international. Je ne m’étendrai pas sur ce point.

Je tiens à soutenir cet argument que le SVOP a souligné, selon lequel la Russie ne parviendra pas à devenir une grande puissance du 21ème siècle qui connaisse succès et confiance, sans développer ses régions orientales. Sergei Karaganov était parmi les premiers à conceptualiser cette idée, et je suis entièrement d’accord. Amener à un nouveau niveau les relations de la Russie avec les pays de la zone Asie-Pacifique est une priorité absolue. C’est dans cette optique que la Russie a travaillé lors de la réunion de l’APEC à Pékin, et lors du forum du G20. Nous allons continuer à aller dans cette direction au sein du nouvel environnement créé par le lancement prochain de l’Union économique eurasiatique (UEEA), le 1er Janvier 2015.

Nous avons été traités comme des « sous-hommes ». Depuis plus d’une décennie, la Russie a tenté d’établir des liens de partenariat avec l’OTAN par le biais de l’OTSC [4]. Il ne s’agissait pas seulement, par ces efforts, de faire jouer l’OTAN et l’OTSC « dans la même catégorie ». C’est un fait, l’OTSC est axée sur la capture des trafiquants de drogue et des migrants illégaux aux alentours de la frontière afghane, tandis que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord est l’épine dorsale des forces de sécurité internationales qui, entre autres choses, ont été chargées de la lutte contre la menace terroriste et de l’élimination de ses programmes de financement, lesquels impliquent le trafic de drogue. Nous avons tout essayé : nous avons plaidé et exigé des contacts en temps réel, de sorte que lorsque l’OTAN vient à détecter une caravane transportant de la drogue et se trouve dans l’incapacité de l’arrêter, elle nous avertisse à travers la frontière, afin que cette caravane puisse être interceptée par les forces de l’OTSC. Ils ont tout simplement refusé de nous parler. Dans des conversations privées, ceux qui nous veulent du bien à l’OTAN (et c’est réellement dans un sens positif que j’entends cela) nous ont dit que c’était pour des raisons idéologiques que l’alliance ne pouvait considérer l’OTSC comme un partenaire à part entière. Jusqu’à récemment, nous avons constaté la même attitude condescendante et arrogante à l’égard de l’intégration économique eurasiatique. Et ce malgré le fait que les pays qui ont l’intention de se joindre à l’UEEA ont beaucoup plus en commun en termes d’économie, d’histoire et de culture, que de nombreux membres de l’UE. Cette union n’a pas pour but la création de barrières avec qui que ce soit. Nous soulignons toujours à quel point nous souhaitons que cette union soit ouverte. Je crois fermement que cela contribuera de façon significative à la construction d’un pont entre l’Europe et l’Asie Pacifique.

Je ne peux pas ne pas mentionner ici le partenariat global de la Russie avec la Chine. D’importantes décisions bilatérales ont été prises, ouvrant la voie à une alliance énergétique entre la Russie et la Chine. Mais il y a plus que cela. Nous pouvons à présent même parler d’une alliance émergente en matière de technologie entre les deux pays. Le tandem que la Russie forme avec Pékin est un facteur crucial pour assurer la stabilité internationale et au moins un certain équilibre dans les affaires internationales, ainsi que pour assurer la primauté du droit international. Nous ferons pleinement usage de nos relations avec l’Inde et le Vietnam, qui sont des partenaires stratégiques de la Russie, ainsi qu’avec les pays de l’ASEAN [5]. Nous sommes également ouverts à l’élargissement de la coopération avec le Japon, si nos voisins japonais peuvent considérer leurs intérêts nationaux et cesser de regarder en arrière en direction de certaines puissances de l’étranger.

Il ne fait aucun doute que l’Union européenne est notre plus important partenaire collectif. Personne n’a l’intention de « se tirer une balle dans le pied » en renonçant à la coopération avec l’Europe, mais il est maintenant clair que la poursuite des affaires courantes telles qu’elles existent n’est plus une option. C’est ce que nos partenaires européens nous disent, mais nous non plus ne voulons pas continuer à faire les choses à l’ancienne. Ils ont cru que la Russie leur devait quelque chose, alors que nous voulons être sur un pied d’égalité avec eux. Pour cette raison, les choses ne seront plus jamais les mêmes. Cela dit, je suis convaincu que nous serons en mesure de surmonter cette période, que les leçons seront apprises et qu’un nouveau fondement de nos relations émergera.

On entend parler ici et là de l’idée de créer un espace économique et humanitaire unique de Lisbonne à Vladivostok ; cette idée gagne du terrain. Le ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, a dit publiquement (nous-mêmes le disons depuis longtemps) que l’UE et l’UEEA devraient engager le dialogue. La déclaration que le président Vladimir Poutine a faite à Bruxelles en janvier 2014, quand il a proposé une première étape avec le lancement de négociations sur une zone de libre-échange entre l’UE et l’Union douanière à l’horizon de 2020, n’est plus considérée comme quelque chose d’exotique. Tout cela est déjà devenu partie intégrante de la diplomatie et de la politique réelle. Bien que cela reste pour le moment au stade des discussions, je crois fermement que nous atteindrons un jour ce que l’on appelle « l’intégration des intégrations ». C’est l’un des principaux sujets que nous voulons promouvoir au sein de l’OSCE lors du Conseil ministériel de Bâle. La Russie est sur le point d’assumer la présidence des BRICS et de l’OSC [6]. Les deux organisations tiendront leurs sommets à Oufa [7]. Ce sont des organisations très prometteuses pour la nouvelle ère qui s’ouvre. Ce ne sont pas des blocs (surtout les BRICS), mais des groupes où les membres partagent les mêmes intérêts, représentant des pays de tous les continents, qui partagent des approches communes concernant l’avenir de l’économie, de la finance et de la politique mondiales.

Source : http://vineyardsaker.blogspot.

Traduit par Goklayeh pour vineyardsaker.fr

Notes :

[1] : le jeu de celui qui se dégonfle le premier, lorsqu’aucun des joueurs n’accepte d’abandonner, quitte à ce que s’ensuive la pire issue possible ; typiquement lorsque deux automobiles se font face et foncent l’une vers l’autre sur une route ou un pont à voie unique, chacun des deux conducteurs repoussant au maximum le moment de donner le coup de volant de côté qui signifiera qu’il a perdu (le premier qui s’écarte, c’est-à-dire abandonne, perd) ; si aucun des joueurs ne consent à abandonner, c’est la collision frontale assurée.

[2] : « Ordre politique et déclin politique : de la révolution industrielle à la globalisation démocratique », paru en septembre 2014 (en anglais).

[3] : L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe : anciennement Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) jusqu’en 1995, l’OSCE est une organisation internationale ayant pour but de favoriser le dialogue et la négociation entre l’Est et l’Ouest. C’est la seule organisation européenne à vocation généraliste ; elle accueille la totalité des États du continent européen, ainsi que ceux qui n’en sont pas, mais qui sont nés de la dissolution de l’Union soviétique.

[4] : L’Organisation du traité de sécurité collective : organisation à vocation politico-militaire regroupant la Russie, la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, et le Tadjikistan.

[5] : L’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, également dénommée ANASE : organisation politique, économique et culturelle regroupant dix pays d’Asie du Sud-Est (Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Brunei, Viêt Nam, Laos, Birmanie (actuel Myanmar) et Cambodge)

[6] : L’Organisation de Coopération de Shanghaï : organisation intergouvernementale régionale asiatique créée en 2001 qui regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.

[7] : La capitale de la république de Bachkirie, en Russie. Située juste à l’ouest de l’Oural, à mi-distance de Kazan et de Chelyabinsk, la ville est un centre industriel et culturel, et compte 1.106.635 habitants.

Source: vineyardsaker.fr/

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 16:38
         Bokp Haram (Groupe terroruiste) - Idriss Deby Itno (Président dictateur du Tchad)         Bokp Haram (Groupe terroruiste) - Idriss Deby Itno (Président dictateur du Tchad)

Bokp Haram (Groupe terroruiste) - Idriss Deby Itno (Président dictateur du Tchad)

Terrorisme : Les liens entre le régime de Djamena (Tchad) et Boko Haram définitivement établis :

 

 

Les autorités soudanaises sont dans tous leurs états depuis le 17 novembre, jour où un citoyen tchadien a été interpellé sur leur territoire, non loin de la frontière avec le Tchad, en possession de 19 missiles anti-aériens Sam7 : une terrifiante cargaison qui était destinée à Boko Haram au Nigeria et dont le commanditaire n’était autre que … Idriss Deby Itno !

Mahamat Bichara Gnorti est un personnage mystérieux qui évolue dans le dernier carré d’Idriss Deby comme un poisson dans l’eau, et ce,  tant dans les couloirs du Palais rose qu’au village présidentiel. Ni militaire, ni commis de l’État, ni responsable de quelque service de sécurité que ce soit, ce personnage au regard froid comme celui d’un serpent a le bras long, et rencontre le président de la république du Tchad à tout moment.

C’est ce personnage de film d’espionnage qui vient d’être interpelé  à Al-Jeneina, capitale provinciale du Darfour-ouest, bourgade située à une vingtaine de kilomètres de la ville d’Adré au Tchad, par les agents des services secrets soudanais.  

Un simple contrôle de routine a intercepté le gros porteur que conduisait Mahamat Bichara Gnorti en direction du Tchad.

Pour éviter la fouille de son véhicule, le tchadien a brandi un laissez-passer signé des autorités tchadiennes. Ce qui a renforcé la méfiance des soudanais qui ont alors décidé de fouiller le camion de fond en comble.

Et quelle n’aura été leur surprise en découvrant des caisses contenant 19 missiles anti-aériens sortis tout droit des stocks des arsenaux de l’Armée soudanaise.

Conduit illico dans les locaux de la police militaire, le tchadien passera vite à table et dévoilera une hallucinante vérité : Il a obtenu ce matériel après avoir corrompu une demi dizaine d’officiers supérieurs de l’Armée soudanaise.

Poussant leur interrogatoire plus à fond, les soudanais obtiendront l’aveu que … C’est Idriss Deby Itno, président de la République du Tchad, en personne qui l’avait chargé d’acquérir ce matériel et de le convoyer au Nord du Nigeria où des personnes – dont on lui avait communiqué les numéros téléphoniques devaient venir en prendre livraison à un endroit bien précis.

La destination était claire : il ne s’agissait ni plus ni moins que de Boko Haram !

Évidemment, cette situation tout simplement ahurissante n’a fait que corroborer tout ce qui, depuis plusieurs mois, se murmure au sujet de la collusion entre le despote tchadien et les terroristes nigérians.

L’annonce à grand renfort de publicité de la signature d’un pseudo accord de cessez-le-feu entre ces terroristes et l’État Nigérian avait énormément fait jaser tout le continent il y a quelques semaines. Mais le fait qui a tout simplement donné la chair de poule à tous les tchadiens, c’est quand, au cours d’une visite inopinée à la raffinerie de Djermaya, le Président Sultan avait avoué que l’actuelle pénurie du carburant au Tchad serait due au fait que des marketeurs sans scrupules auraient détourné plusieurs centaines de citernes de carburants destinées à la consommation locale pour les vendre au Nord Nigéria et la Centrafrique !

Tout simplement trop gros.

Idris Deby sait comment une bonne partie du pétrole tchadien est directement sortie – et vendue hors de tout contrôle - des réserves privées uniquement réservées à la famille présidentielle sous le contrôle du Directeur du Pétrole.

Cette importante quantité n’est contrôlée que par la famille Deby. Il serait tout autant facile d’élargir l’assiette de cette production et de la vendre à qui l’on veut.

Des marketeurs qui auraient vendu la réserve destinée à la consommation locale au Nigeria et au Tchad ? Pourquoi pas ?

Surtout s’ils ne sont autres que des membres de la famille présidentielle !

Boko Haram a besoin de carburant. Les rebelles de la Séléka également. Pourtant le peuple tchadien en a encore plus besoin. Mais apparemment Idriss Deby a des priorités.

Il s’avère que le peuple tchadien fait partie de la dernière de celles du Prince.

Ça finira bien un jour. Inch’ALLAH !

Par D.D 

Source : Ndjamena-matin

 

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 11:07
Zida Dégage

Zida Dégage

Pourquoi  l’opposition Burkinabé a été incapable d’assumer sa responsabilité ?

 

Zida va gouverner à travers Michel Kafando. C’est le retour de Blaise l’assassin par la petite porte.

C’est un tour de passe-passe assez grossier du reste que Zida a utilisé pour rester à la tête de l’Etat. Il faut, maintenant, à chaque fois qu’un militaire dit qu’il n’est pas intéressé par le pouvoir, commencer à se méfier. 

 
D’une façon assez habile et devant la démission des politiques du CFOP, Zida s’est progressivement accaparé des manettes de la transition, pour mieux organiser son maintien à la tête de l’Etat.

Dans un premier temps, Zida a conduit et orienté l’écriture de la charte de la transition. Il a réussi à faire des militaires (surtout ceux qui l’entourent), les maîtres du jeu. La charte que la société civile et politique s’est échinée à écrire a été mise de côté pour lui substituer « la note de cadrage » devenue, contre-proposition et finalement « la charte de transition ». Elle replace les militaires en bonne position dans l’ensemble des instances de la transition. Au CNT, il y a 25 militaires, pour un total de 90 postes à pourvoir. Pour qui connait l’esprit de discipline militaire, autant dire, ils seront la tour de contrôle du CNT. Parce que comme Zida a pu le faire avec le collège de désignation, il va acheter les voix dont il a besoin pour faire passer ce qu’il veut. S’il ne peut pas acheter, il va passer par l’intimidation, exactement comme cela se faisait sous Blaise Compaoré. Les minutes du collège de désignation donnent vraiment de la stupeur. Mais aussi matière à préoccupation, puisque ce sont les sommités du pays, qui y étaient et qui ont validé un dole. Quand Michel Kafando arrivait ce soir-là au palais des banquets de Ouaga 2000, il savait qu’il en repartirait président. Donc, il n’y avait pas de compétition. Tout a été fait de sorte à retourner, sans trop de difficultés apparemment les membres de la société civile du collège de désignation. Ce sont eux qui ont été les bourreaux de leurs propres candidats, devant un collège médusé.

La question de l’éthique…

Tout ce qui est construit sur du faux, ne peut pas prospérer. Les mossi aiment dire que « le champs  du mensonge est très large. Sauf qu’il ne produit pas de graine ». Le tort de Blaise Compaoré et de son régime c’est d’avoir cru, qu’ils pouvaient mentir sur tout et s’en sortir. Ç’a duré près de 30 ans. Ironie du sort, c’est Zida qui est aujourd’hui son principal pourfendeur. Son discours dit « historique », à l’occasion de la signature de la charte, était un véritable réquisitoire contre Blaise, mais avec l’inconvénient que c’est dans son dos. Comme disaient les latins « le verbe s’envole et les écrits restent ». En 2003, c’est le même Zida qui disait d’interdire « Bendré et L’Evénement, dans les casernes, parce que ce que nous disions de Blaise n’était pas acceptable ». Une décennie après, il est plus virulent que nous. Sauf que Blaise n’est plus là.

Cette transition s’engage sur des rails qui font craindre pour son lendemain. Les politiques pensent ne pas s’en préoccuper. Espérons qu’ils ne s’en mordent pas les doigts un matin. La société civile c’est totalement liquéfié devant les appétits des postes. Depuis la désignation de Michel Kafando, c’est la foire d’empoigne. Une bataille de chiffonniers pour les postes. Zida, en profite pour dérouler les instruments de son règne absolu. Comme Blaise, il n’a pas l’intention de s’arrêter en douze mois. Ceux qui l’ont rencontré ces derniers jours ont vu un homme métamorphosé dans la posture d’indispensabilité. Comme Blaise, il pense que sans lui « la transition ira dans tous les sens ». Comme Blaise, il pense qu’on peut acheter les gens. Pour rendre le peuple content, il lui a offert, l’entrée gratuite au stade du 4 août, à l’occasion du match Angola – Burkina. Où a-t-il trouvé cet argent ? Est-il lui aussi déjà immensément riche ? Le bon peuple ne se pose pas ses questions. Il regarde « Zoro Zida » envoyer en prison les méchants de l’ancien régime ; Christophe Ilboudo, viré et coffré, le gars de la SONABHY viré. Guiro renvoyé en prison…La liste sera longue. Cela fait bien plaisir au bon peuple qui maintenant fait des haies honneurs pour applaudir Zida.

Il vient de dissoudre les conseils municipaux. Que dit la loi ? Mais personne ne s’en fout. Zida c’est la loi. Exactement comme Blaise. C’est de cette même façon que Blaise s’était comporté et avait fini par croire que la loi, « c’est son bon vouloir ». Si Zida viole la loi, même pour le bien. Il violera la loi aussi pour le mal. Ce sont des choses, qu’il ne faut pas commencer, car une fois c’est fait, on ne s’arrête plus jamais. Va-t-il dans les jours à venir, abroger la loi sur les collectivités et en faire une autre ? C’est fort possible. Mais c’est le début de l’engrenage. Qu’est-ce qui urge ? Pourquoi ne pas faire les choses dans le cadre de nos lois ? Comme président du Conseil supérieur de la magistrature, pourquoi le président Kafando, ne réunirait pas l’instance pour impulser une nouvelle dynamique et permettre aux juges de faire leur travail. Si Zida fait dans le spectaculaire est-ce pour épargner certains ?

Nous voilà donc engagé dans une transition qui nous échappe. Nous avons pensé que nous étions maitre des événements après le 30 octobre. Aujourd’hui nous sommes réduits à les subir. Tout est entre les mains d’un seul ; Zida.  C’est vrai que les révolutions ne profitent jamais à ceux qui les déclenchent. C’est là où nous sommes aujourd’hui…

Par NAB

Source : http://netafrique.net

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 11:52
Djaffar Hema Ouattara Maître coranique Burkinabé.

Djaffar Hema Ouattara Maître coranique Burkinabé.

Révélation de Djaffar Hema Ouattara à propos du colonel Zida: « Zida c’est Blaise. S’il reste, il fera 27 ans comme Blaise »

Maître coranique et prédicateur, l’homme est connu pour son franc parlé, mais parfois traité de «fou» par certaines personnes. Djaffar Hema Ouattara, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’a jamais hésité à appeler Blaise Compaoré, ex-président du Burkina, à abandonner le pouvoir à la fin de son mandat en 2015. Les choses ayant pris une autre tournure, nous avons bien voulu lui donner la parole afin qu’il se prononce sur la situation. Dans une interview qu’il nous a accordée à son domicile, le lundi 3 novembre 2014 à Bobo-Dioulasso, l’homme est revenu sur ses interpellations qui, selon lui, n’ont pas été prises en compte. Quant à la gestion de la transition, il s’est farouchement opposé qu’elle soit confiée à l’armée qui, de son avis, n’a pas été formée pour ça.

Vous l’aviez toujours dit. A chaque fois que l’occasion se présentait, vous n’hésitez pas à appeler Blaise Compaoré à céder le pouvoir à la fin de son mandat en 2015. Apparemment, l’on ne vous a pas écouté et aujourd’hui la situation vous donne raison. Quel commentaire?

Quand je parlais, on me traitait de fou. Et voilà là où nous sommes arrivés. Ce que les gens ont oublié, c’est que les paroles du fou sont souvent pleines de sagesse. Travailler avec ces paroles, peut souvent nous éviter le pire. Moi, je parlais et d’autres personnes aussi. S’il avait écouté, on aurait dû contourner cette situation. Blaise m’a toujours pris pour un fou. Sinon, il écoute mes propos. Il a des agents qui sont chargés de lui relayer tout ce qui se dit le concernant. Je lui parlais en tant que frère, car nous sommes tous Burkinabè. C’était pour éviter que tous payent pour cette crise qu’on parlait à longueur de journée. Quand tu es président, il faut écouter tout le monde, même les fous. Dieu même qui nous a créés, nous écoute et choisit ce qui est bien. Maintenant qu’il n’a pas voulu entendre raison, ce qui devrait arriver est arrivé. Ce que Blaise avait oublié, c’est que le pouvoir est à Dieu qui à son tour le donne au peuple. Et ce peuple-là, choisit quelqu’un pour le diriger.Si je te donne quelque chose à garder et qu’un jour je viens te demander de me le remettre, il n’y a pas de bagarre en cela. Ça ne t’appartient pas. On te l’avait juste confié et le propriétaire en a besoin maintenant. Si tu n’es pas de mauvaise foi, tu dois être à mesure de le rendre sans le moindre bruit. Si tu refuses, Dieu va te honnir. Et c’est ce qui est arrivé à Blaise. La preuve en est qu’avec tout son armement, le peuple, mandaté par Dieu a repris son pouvoir et l’a chassé en pleine journée. Dieu a montré à Blaise que le pouvoir est à lui. Même les «Billakoros» (bambins ndlr) demandent le départ de Blaise. Qui leur a dit ça? C’est Dieu. Avec quoi l’a-t-on chassé? Des balais, des cartons, des écritures à l’aide de charbon.Est-ce que Blaise est parti réellement? C’est la question que moi je me pose.

En tout cas, jusqu’à preuve du contraire, le pouvoir est entre les mains de l’armée. Est-ce que vous cautionnez cela?

Mais non. Depuis belle lurette, notre pays est géré que par des militaires; on en a marre de ces gens-là. Sangoulé Aboubacar Lamizana, Seye Zerbo, Jean-Baptiste Ouédraogo, Thomas Sankara, Blaise Compaoré et aujourd’hui on nous parle de Zida. Leur place, c’est dans les casernes. Ils ont été formés pour nous surveiller et non pas pour nous gouverner. Qu’ils retournent dans leurs casernes pour mieux assurer la sécurité des personnes et des biens. Qu’ils partent et qu’ils nous laissent gérer notre pouvoir. Il faut que je vous le dise. Zida, c’est Blaise. S’il reste, il fera 27 ans comme Blaise. Il faut qu’il parte dès maintenant.

Est-ce que l’opposition politique n’a pas joué la faiblesse dans cette affaire?

Ça n’a pas été une faiblesse, mais une erreur. Il ne faut pas confondre erreur et faiblesse. Mais, je pense qu’ils ont vite compris en exigeant que la transition soit gérée par des civils. Cette histoire ne se discute même pas. Que les militaires laissent le pouvoir au peuple. Un militaire n’a jamais été formé pour diriger un pays. Son rôle, c’est d’assurer la sécurité de la nation. Moi Djaffar, je ne suis pas d’accord pour que l’armée gère ce pouvoir. Mais, je n’ai pas les moyens. Dieu par contre est capable de tout.

Pendant ce soulèvement populaire, des gens sont allés casser, piller et vandaliser des biens privés, mais aussi des services publics. A votre avis, est-ce que cela n’a pas terni un peu l’image de la révolution?

Vraiment, j’ai été attristé par le comportement de ceux qui se sont donné à ces actes. Mais, comme on le dit, dans un groupe, il y a toujours des bons et des mauvais. Dans le gouvernement de Blaise, il y avait des bons, mais aussi des mauvais. Dans cette histoire, il y avait des gens dont la réflexion était de savoir comment voler. Ce qui est le plus déplorable, c’est l’incendie de la mairie de Bobo-Dioulasso et du palais de justice. Ce sont des endroits où nous serons emmenés à aller pour une raison ou une autre. A la mairie, on aura besoin de papiers. On fait comment? À la justice, c’est pareil. Ceux qui ont fait cela sont mauvais. Mais comme on le dit, le poisson pourrit par sa tête. C’est parce que le gouvernement qui est parti volait que les gens ont eu le courage de le faire aussi. Ils sont responsables de ce qui est arrivé à ce pays. Le peuple était remonté contre eux. Les gens ont cassé des boutiques et autres, c’est vrai. Mais que faisait le gouvernement de Blaise en ce moment. Eux, ils tuaient les gens. Ce qui est encore pire que les casses des boutiques.

Après sa démission, Blaise s’est réfugié en Côte d’Ivoire. Votre commentaire?

Il n’a pas démissionné. On l’a chassé. J’ai aussi appris qu’il est en Côte d’Ivoire.Blaise en Côte d’Ivoire, c’est dire que nous ne sommes pas en sécurité. Parce qu’il est en contact direct avec ses enfants qu’il a formés et mis à la tête de notre pays. Ceux qui sont là actuellement, sont des enfants de Blaise. Un serpent ne donne naissance que d’un serpent. Si on les laisse, ils seront pires que leur maître.

Un dernier mot?

Je veux juste dire à la population de rester toujours mobilisée. Quant aux militaires, qu’ils repartent dans les casernes. C’est leur place, là-bas. Pensez-vous que s’ils s’enracinent, on pourra leur dire la vérité? Non, parce qu’ils ont des fusils. S’ils veulent, on pourra les nommer colonels, chef d’Etat-major et autres. Mais le pouvoir-là, c’est pour le peuple, c’est pour nous. C’est mieux qu’ils partent, sinon, le scénario Blaise risque de se reproduire. C’est-à-dire, 27 ans de règne.

Interview réalisée par Bassératou KINDO

Source: L’Express du Faso

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 12:49

Guy Labertit sur l'engagement de la france au Sahel et en RCA

https://www.youtube.com/watch?v=nASPsYLNSaQ

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:07
Opposition Burkinabé à Accra Ghana

Opposition Burkinabé à Accra Ghana

Burkina Faso : l’opposition quitte la table de négociation  à Accra Ghana parce que Compaoré veut revenir  a travers ses hommes de mains.

 

L'opposition politique a claqué mercredi soir la table de négociation parce que les facilitateurs ont admis dans la salle l'ex-parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP).

"Nous n'avons pas fini de pleurer et d'enterrer nos morts que le bourreau resurgit", a martelé le président de l'Union pour la renaissance/Parti sankariste, Me Bénéwendé Sankara.

"Comment voulez-vous que nous ne négocions pas avec ceux qui ont versé le sang des Burkinabé?", s'est interrogé Me Sankara.

"Nous ne pouvons pas négocier avec des gens qui ont poussé Blaise Compaoré à la faute. C'est pour cela que quand ils ont mis pied dans la salle, nous, nous en sommes sortis", a déclaré Rose Marie Compaoré de l'Union pour le changement (UPC, deuxième force politique du pays avec 19 députés).

Pour Hervé Kam du "Balai citoyen", il n'était pas prévu que le CDP soit convoqué.
"Ce sont des Burkinabé comme nous, mais les médiateurs devraient informer d'avance toutes les parties prenantes", a-t-il conseillé.

"Tant qu'on ne clarifie pas cette situation, eux (CDP) et nous, nous ne pouvons pas nous asseoir sur la même table", a-t-il dit.

"Leur place est en prison", a dit un membre du Collectif anti référendum, Rasmané Ouédraogo, avouant être surpris de les avoir vu dans la salle.

Après quelques de cachette, les bonzes du CDP qui ont vu leurs maisons détruits et saccagés, leurs véhicules incendiés et leurs biens emportés, ont refait surface à travers des déclarations, avançant vouloir se mettre à la disposition de la transition.


Source: Xinhua

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 19:57
Thomas Sankara  le roi des hommes intègres

Thomas Sankara le roi des hommes intègres

COMMUNIQUE DU RESEAU INTERNATIONAL « Justice pour Thomas Sankara, Justice pour l’Afrique

 

 

Blaise Compaoré chassé par son peuple ! Il ne doit pas échapper à la justice 02 novembre 2014


L’insurrection  populaire au Burkina Faso a balayé le régime décadent de Blaise Compaoré. Ces jours du 30 et 31 octobre 2014 sont entrés dans l’histoire d’un peuple brave, un peuple mûr, un peuple digne, et au-delà de ça dans l’histoire de l’Afrique et du monde entier. 27 ans de règne de ce mégalomane sanguinaire,  ça suffit !
Le peuple a retrouvé sa dignité bafouée, il reprend son destin en main avec force, intelligence et conviction. Quels moments de joie, quels moments d’émotion !
Dans ces moments décisifs, toutes les forces vives de Burkina Faso se sont unies, pour mettre fin à ce régime corrompu qui a trop longtemps bénéficié du soutien de la communauté internationale, alors qu’il maintenait son peuple dans la misère. Jusqu’au dernier moment alors que Blaise Compaoré a conduit son pays dans le chaos, certains de ces soutiens ont suggéré que ce soit lui qui gère la transition.
Après cette première victoire, il convient sans tarder que les militaires, les organisations de la société civile et les partis politiques de l’ancienne opposition se concertent rapidement, pour une transition apaisée. Le peuple ayant assuré la victoire, il convient de mettre en place rapidement une politique qui s’attaque en priorité à la misère et réponde pleinement aux aspirations populaires.
Le réseau international « Justice pour Thomas Sankara, Justice pour l’Afrique » s’incline devant le merveilleux peuple burkinabè, particulièrement la jeunesse, qui a marché au-devant des forces de sécurité les mains nues. Plusieurs dizaines de personnes ont sacrifié leur vie !  Qu’ils reposent en paix et qu’ils restent dans notre mémoire comme des héros !
Il les remercie d’avoir mis fin à cette hypocrisie de la communauté internationale qui consacrait Blaise Compaoré comme un « homme de paix », lui qui était impliqué dans toutes les guerres qui ont embrasé la région, entrainant des centaines de milliers de victimes. Toutes les forces progressistes en Afrique et dans le monde entier doivent aujourd’hui soutenir concrètement la révolution du Burkina Faso et organiser la solidarité concrète.
Blaise Compaoré a pris la fuite. Il doit être arrêté et jugé pour ses crimes. Nous réclamons une enquête internationale indépendante sur l’assassinat du président Thomas Sankara et de ses camarades le 15 octobre 1987. Aux membres du Congrès américain nous demandons d’exiger que soient ouvertes les archives de l’époque et qu’une investigation soit menée sur une éventuelle implication de la CIA. Aux parlementaires français, nous demandons d’accepter la demande d’enquête parlementaire sur l’assassinat de Thomas Sankara, déjà déposée deux fois à l’Assemblée nationale de la République française, le 20 juin 2011 et le 5 octobre 2012. Nous appelons les peuples du Togo et de la Côte d’Ivoire à exiger que la lumière soit faite sur l’implication de leurs pays dans cet assassinat.
Il ne peut y avoir de démocratie dans l’impunité. La campagne « Justice pour Thomas Sankara, Justice pour l’Afrique », forte des 14.000 signatures déjà obtenues (http://www.thomassankara.net/spip.php?article866) et du soutien des dizaines d’associations et de partis politiques de par le monde, doit s’amplifier car Blaise Compaoré bénéficie de soutiens puissants que nous dénoncerons sans relâche. Nous devons plus que jamais exiger que justice soit rendue. L’heure de la vérité et de la justice approche. Hâtons-la tous ensemble !
Gloire au peuple burkinabè ! Justice pour Thomas Sankara et ses camarades assassinés le 15 octobre 1987, justice pour toutes les victimes des assassinats et crimes économiques !.


Le réseau international « Justice pour Sankara Justice pour l’Afrique »
 Le 01 novembre 2014, à Ouagadougou, Abidjan, Berlin, Dublin, Dakar, Londres, Paris, Rennes, Montpellier, New York, Washington, Bamako, Lomé, Nairobi, Madrid, Bruxelles, Turin, Ajaccio, Toulouse, Liège
 

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 18:35
Burkina: l'ultimatum de l'Union africaine aux militaires

Burkina: l'ultimatum de l'Union africaine aux militaires

Vous avez 15 jours pour transmettre le pouvoir aux civils et retourner dans les casernes.

 

Suite à la réunion du conseil de sécurité de l’union Africaine le lundi 03 novembre 2014. L'Union africaine a donné aux militaires burkinabés qui ont pris le pouvoir jeudi dernier suite à la destitution populaire de Blaise Compaoré 15 jours pour restituer le pouvoir aux civils, faute de quoi elle imposera des sanctions. L'opposition à l'ancien président dénonce un coup d'Etat de l'armée. Le chef d'état major assume désormais les fonctions de chef de l'État. 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

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 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

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  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine