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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 13:35

Création du Mouvement pour la Fédération Tchad-Oubangui-Darfour (MFTOD) à Ndélé.

 

Drapeau centrafricain

Création du Mouvement pour la Fédération Tchad-Oubangui-Darfour (MFTOD) à Ndélé. Nous la jeunesse de Ndélé, en République Centrafricaine, nous nous sommes réunis et avons décidé la création du Mouvement pour la Fédération Tchad-Oubangui-Darfour (MFTOD). Depuis plusieurs mois nous recevons une aide humanitaire et éducative d'Oulémas d'origines Zaghawas, Goranes, Ouaddaiens, Peuls, Haoussas, Baguirmiens, Kanouris, Hadjarais et Arabes Salamat. Ces hommes cultivés et religieux aident nos familles à suvrivre et éduquent nos enfants avec une culture de paix et de solidarité.Avec leur enseignement, nous, les habitants de Ndélé, nous avons compris que la RCA n'avaient jamais réussi en 53 ans à développer la richesse de sa population. Aujourd'hui, nous les jeunes de Ndélé, nous avons conscience que le développement ne peut venir qu'avec une union avec nos voisins et frères. Avec la création du Mouvement pour la Fédération Tchad-Oubangui-Darfour (MFTOD), nous demandons la fusion dans un état fédéral des actuels états de RCA ( République Centrafricaine, capitale Bangui), de l'état du Tchad, des régions du Darfour, ainsi que des régions voisines soeurs qui appartiennent à d'autres états, mais qui ont la même culture que nous, les mêmes intérêts économiques et qui sont abandonnées par leur capitale: Nous voulons donc nous unir avec le nord du Cameroun, le nord-est du Nigeria, l'est du Niger, le sud de la Libye et des régions du Soudan et du Soudan du Sud (capitale Juba).

Grâce à cette union fédérale, les populations de la Fédération Tchad-Oubangui-Darfour (FTOD) pourront développer enfin leur économie.

Le MFTOD a décidé:

- d'envoyer des missionnaires dans toutes les régions concernées pour expliquer aux populations l'intérêt pour elles de s'unir dans la Fédération TOD.

- donner une aide humanitaire aux populations

- donner un enseignement coranique et scientifique aux enfants

- créer des groupes de protection et de défense contre les zaraguinas et autres bandits et voleurs

- envoyer des dons en Syrie pour les rebelles qui combattent Bachar al-Assad et faire des dons pour aider les réfugiés syriens

- offrir une prime financière de 800 000 FCFA pour ceux qui aideront à capturer les criminels de guerre François Bozizé, Levi Yakité et Joachim Kokaté

- demander aux autorités compétentes l'interdiction de l'Eglise du Christianisme Céleste

Le Porte-parole du MFTOD, Mahamat Abakar
Fait à Ndélé dimanche 8 septembre 2013

 

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 13:28

Epidémie de choléra au Cameroun : un désastre sanitaire prévisible ?

Pendaison

 

L’épidémie de choléra qui sévissait essentiellement au Nord du Cameroun depuis le 6 mai 2010, touche désormais Yaoundé, et même Douala, la capitale économique du pays, qui vient d’enregistrer un cinquième décès et où tous les 7 districts sont désormais touchés. Le choléra étant reconnu par l’OMS comme une maladie de la pauvreté, ce désastre sanitaire actuellement observée au Cameroun me parait fort évitable.

 

Ainsi, Alors que le choléra a totalement disparu dans les pays dits développés, selon un récent décompte des autorités sanitaires camerounaises, il aurait déjà fait plus de 8678 victimes dont plus de 559 morts, depuis la découverte du premier cas le 6 mai dernier dans l’Extrême-nord du Cameroun. Chiffres à prendre avec des pincettes, compte tenu du fait qu’un grand nombre de victimes décèdent en communauté, faute de moyens pour les transporter dans les Centres sanitaires. Cette épidémie de choléra apparaît comme la plus sévère de ces 10 dernières années, allant même jusqu’à défier les très médiatiques grippe aviaire et autre grippe A(H1N1).

La maladie de la pauvreté 

Le choléra, maladie diarrhéique épidémique, strictement humaine, est provoqué par une bactérie appelée vibrio cholerae, isolée en Egypte en 1883 par KOCH. Il se transmet facilement par l’absorption d’aliments ou d’eau ayant subi une contamination fécale mais est surtout marquée par une période d’incubation de très courte durée, qui est même très souvent réduite à quelques heures. C’est ainsi que le choléra peut facilement entrainer en moins de 2 heures, le décès d’un adulte qui était initialement bien portant. Et ceci lié au fait qu’il provoque chez la victime infectée, une diarrhée cataclysmique, brutale, très abondante, de 50 à 100 selles par jour, à l’origine d’une grave déshydratation associée à une insuffisance rénale fonctionnelle majeure et à des désordres métaboliques préjudiciables telles que des hypokaliémies sévères. Le traitement, fort efficace, repose essentiellement sur la réhydratation précoce et intense par l’administration des sels de réhydratation orale ou de perfusion de solutés polyioniques. Un traitement anticipatif précoce par Doxycycline en prise unique à la posologie de 300 mg chez l’adulte est également fort contributif. Ainsi, plus de 90 % des personnes atteintes de choléra pourraient être traitées efficacement par l’apport rapide d’une solution de réhydratation. Aussi, dans les zones infectées où ce traitement fait défaut, le taux de mortalité peut s’élever à plus de 50 % soit une victime sur deux qui succombera en quelques heures, alors qu’elle était auparavant bien portante. Une épidémie de choléra est toujours très redoutable du fait qu’elle peut décimer toute une population en quelques heures seulement. Toutefois, un simple accès à de l’eau potable, à des latrines dignes de ce nom, et une éducation des populations au respect de simples règles d’hygiène élémentaire telles que ne boire que de l’eau potable, laver les mains avant tout repas, laver les fruits et légumes avant leur consommation, bien bouillir toute eau non potable avant de la boire ou encore bien réchauffer les repas avant de les consommer. Des règles élémentaires d’hygiène qui sont bien connus de tous les Camerounais.

Mais pourquoi alors cette récurrence des épidémies de choléra au Cameroun ? 

Au Cameroun, la pauvreté et la misère ambiante apparaissent comme les causes principales des épidémies de choléra car si le principal moyen de prévention du choléra reste l’hygiène et l’assainissement des eaux, le manque de structures sanitaires rend difficile l’application des gestes d’hygiène élémentaire qui sont bien connus de toute la population. En effet, comment ces règles d’hygiène peuvent être respectées lorsque seulement 30 % de la population a accès à une source d’eau potable et que seuls 15 % des Camerounais disposent d’installations sanitaires adaptées pour l’élimination des matières fécales et des eaux usées. Aussi, certains Camerounais n’ont pas d’autres choix que d’étancher leur soif en recueillant l’eau de pluie ou l’eau de puits souillés et infestés de vibrion cholérique. Une étude récente menée par le Centre Pasteur du Cameroun a montré que sur 50 puits prélevés à Yaoundé et Douala et sur 50 sachets d’eaux vendues dans les marchés, aux abords des routes et dans les établissements scolaires, 100% des puits d’eau étaient impropres à la consommation du fait de leur contamination fécale. Il en était de même des eaux en sachet analysées. Le comble est que tous les puits d’eau incriminés étaient localisés dans les quartiers populaires de Yaoundé et Douala, soit en pleine zone urbaine.

Et la Vaccination ? 

Il n’existe pas aujourd’hui de vaccin induisant une protection à long terme contre le choléra. En outre, les vaccins existants ne protègent pas contre toutes les souches de vibrio cholerae. En effet, les études microbiologiques révèlent que seule la souche vibrio cholerea 01 en est sensible alors que la souche vibrio cholerea 0139 en est résistante. Ainsi, la vaccination de masse comme stratégie de Santé Publique pour la protection des populations exposées au risque du choléra n’est pas du tout envisageable en cas d’épidémie. La vaccination anti-cholérique s’est finalement réduite à la protection des voyageurs occidentaux désireux de s’aventurer dans les zones d’endémie cholérique, même comme pour ces voyageurs, la meilleure prévention contre le choléra demeure le respect des règles élémentaires d’hygiène. En définitive, si la présence du choléra dans d’autres régions du globe terrestre peut aisément s’expliquer par des conflits armés avec des exodes de population et la détérioration des conditions sanitaires et d’hygiène qui s’ensuit comme récemment en République Démocratique du Congo (RDC), ce n’est point le cas du Cameroun. L’épidémie de choléra qui sévit actuellement au Cameroun n’est pas une catastrophe naturelle comme on peut parfois le constater dans d’autres pays tels que HAITI en ce moment. Le choléra peut être éradiqué au Cameroun par une véritable politique de prévention basée sur l’amélioration des conditions de vie des populations. Je veux dire une politique efficace de lutte contre la pauvreté et la misère ambiante.

Le Cameroun est à sa 3ème épidémie de choléra en moins de 6 ans : les deux précédentes avaient fait officiellement 100 morts en 2004 et 51 morts en 2009. Faut-il attendre une 4ème épidémie, plus grave, plus dévastatrice et plus mortelle ? La pauvreté et la misère ambiante font le lit du choléra. Certes, on peut être pauvre et vivre dans la propreté, mais à condition qu’on ait un minimum de salubrité dans son environnement. La Santé est un droit humain fondamental et inaliénable. L’épidémie actuelle de choléra au Cameroun était évitable tout comme le désastre sanitaire qui en découle était bien prévisible. Désormais, l’urgence est d’agir… car les décès par choléra sont des morts évitables.

Dr NGHEMKAP Armand 
Médecin des Hôpitaux 
02200 SOISSONS (France)

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 13:25

Festival de la diversité 2013 : Hommage à Aimé Césaire

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Mairie du 19ème - 5-7, Place Armand Carrel, Paris 19ème.

Le 5 octobre prochain, le 19ème arrondissement de Paris célèbrera sa richesse culturelle au sein du Festival de la diversité. En cette cinquième édition, l'évènement rendra hommage au poète et homme politique martiniquais Aimé Césaire. Un rendez-vous incontournable !

Depuis cinq ans, le 19ème arrondissement de Paris organise en octobre une journée dédiée à la célébration de sa diversité culturelle et linguistique, au sein du Festival de la diversité.

Cet évènement se déroulera cette année le samedi 5 octobre 2013 à partir de 10h à la Mairie du 19ème. L'occasion, une fois de plus, de rassembler les différentes communautés culturelles de cet arrondissement tout en mettant à l'honneur l'une d'entre elles. 

En cette cinquième édition, la communauté caribéenne sera particulièrement honorée en raison du choix d'Aimé Césaire comme personnalité politique et culturelle à laquelle il sera rendu hommage.

Au programme du Festival de la diversité #5

Forum, conférence-débat et dégustations culinaires 

- Un grand Forum associatif auquel participe Africavivre rassemblera certains des grands acteurs de la diversité culturelle parisienne. Associations, médias, organisations de promotion de la diversité culturelle y tiendront leurs stands afin de faire connaître leurs démarches respectives tendant à valoriser le multiculturalisme et le vivre-ensemble. Le Forum associatif sera ouvert de 10h à 20h à la Mairie du 19ème.

- De 10h30 à 11h30, une chasse au trésor sera organisée pour les enfants présents sur le site. Afin d'y participer, il est recommandé aux parents d'inscrire leurs enfants sur place auprès de l'association Le Rêve africain.

- De 11h à 12h30, ne ratez pas la conférence-débat dédiée au chantre de la négritude Aimé Césaire, qui aurait eu 100 ans en juin 2013. Intitulée " 100 ans après la naissance d'Aimé Césaire ", elle mettra en perspective l'actualité de la pensée de Césaire et sera animée par l'historien Amzat Boukari-Yabara

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Aimé Césaire. 


- De 12h30 à 14h, place aux dégustations culinaires proposées par les associations exposantes. Ne manquez pas de faire un tour du Forum à ce moment-là, vous vous régalerez en goûtant à de nombreuses saveurs gastronomiques du monde !

Animations, projection et concerts 

- Dans l'après-midi, assistez à la projection du film " La Rivale ", produit par l'Association des histoires du Mbongui et réalisé par Edouard Carrion. Un film qui relate l'histoire d'un couple de restaurateurs africains installés en France, vivant heureux jusqu'au jour où les parents du jeune homme décide de le marier à son insu à une fille du village afin qu'elle lui donne un enfant, sa femme étant stérile.


Bande annonce de La Rivale d'Edouard Carrion.
 


- À partir de 15h30, place aux animations avec la compagnie Le Makila qui proposera des lectures d'extraits de la pièce Sunny Side, d'après Billie Holiday.  

- En fin de journée, vous aurez droit à deux concerts d'artistes caribéens.

À 18h, Melt in motherland sera un voyage profond vers la mer des Caraïbes. Entre la poétesse Nèfta Poetry et le guitariste Gérald Toto, tous deux guadeloupéens, les échanges se font souffle, vent, paroles, mouvements et corps. Une espèce poétique rare, à voir ! 

L'Haïtien Jackson Thélémaque leur succèdera sur scène. Place alors à la puissance de la musicalité imprégnée du vaudou haïtien, où les rythmes des tambours et des chants font écho à la magie noire. Guitariste instinctif, poète surréaliste, Jackson déclame ses textes en français, créole et anglais, et nous rappelle que l'humanité est bel et bien vivante.

 


 

 

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=LB0c2MK93eM

 

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 13:22

Interview de Luc Banemeck  En marge de la préparation de la Table ronde de Bruxelles du 14 septembre prochain sur la fraude électorale au Cameroun "Venez nombreux le 14 septembre prochain à Bruxelles pour l'évènement politique inédit"  

 

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En marge de la préparation de la Table ronde de Bruxelles du 14 septembre prochain sur la fraude électorale au Cameroun et du lancement de l’observatoire des élections de la diaspora par le collectif des partis politiques et d’organisations de la société civile progressistes camerounaises. Nous avons rencontré à la Rue Frederick Lemaitre 75020 à Paris en France, Monsieur Luc Banemeck, l’un des organisateurs qui, à cœur ouvert, a accepté de répondre à nos questions. Lisez plutôt...

pouvez-vous nous parler de ce qui aura lieu à Bruxelles le 14 septembre prochain ?

Vous me permettrez de vous présenter tout d’abord le collectif et les personnalités . Ce collectif est constitué de M. Frédérick Fenkam, Président du Comité de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC) France,M. Guy Fokou Kingué, Président de la section du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) Belgique,M. Thierry Amougou Macro économiste et Phd, Analyste indépendant,M. Franklin Nyamsi , Professeur agrégé de l’université de Lille et Phd,M. Elie Kadji Tchuessa, Président ASBL CEBAPH,M. Théodore Poufong, Président SDF BENELUX,Mme Eugénie Quenum béninoise Directeur de Laboratoire de l’Institut de Prévention et de Recherches de Paris 16éme et observatrice pour les élections en Afrique,M. Marcel Tchangué , Représentant Belgique du MDI,M. Kamegni Simplice, porte-parole du Mouvement de Février 2008 au Cameroun,M. Roufaou Oumarou, Président Asbl APJE (Association Pour la Promotion de la Justice et de l’Education)...Cette table ronde essentiellement composée des camerounais qui pensent que le changement est possible a travers les élections libres et transparentes est une première du genre. Son but principal la mise en place de l’OEDC (Observatoire des élections de la diaspora camerounaise).

Parlant des élections du 30 septembre 2013 au Cameroun et de votre thème de la table ronde à savoir "Quelle stratégie pour limiter la fraude électorale et rendre possible une alternance par les urnes et dans la paix". Pouvez-vous nous dire quelles sont vos motivations, alors que d’autres membre de la diaspora appellent au boycott ?

Ceux qui appellent au boycott pensent que l’alternance au Cameroun n’est pas possible par les urnes. Nous, pensons que la politique de la chaise vide n’est pas bonne. Cette politique abandonne notre peuple dans les bras d’un régime prédateur. Ce que nous disons aussi c’est que depuis 1957 que les élections sont organisées au Cameroun, on a toujours parlé de fraude électorale et de boycott avant et après chaque élection. Rien n’a changé cela veut dire que les méthodes que nous utilisons sont à revoir. Conscient de cette fraude au lieu de rester bras ballant, nous avons décidé de lutter contre cette fraude par l’organisation d’une table ronde le 14 septembre qui constitue une première étape . Nous ne faisons pas de l’activisme, mais construisons le futur démocratique du Cameroun.

Y-a-t-il réellement Fraude électorale lors des élections au Cameroun, ou c’est juste un slogan de l’opposition républicaine et de la société civile pour masquer leurs faiblesses devant le régime de Yaoundé ?

La fraude électorale existe bel et bien dans toutes les élections dans le monde, lorsque celle-ci est négligeable, c’est-à-dire sans impact sur les résultats. En revanche lorsqu’elle a un impact négatif sur les résultats, alors elle devient un problème pour la paix civile et le refus d’alternance.
Dans le cas de notre pays l’opposition et la société civile crient haut et fort depuis des années que le régime fraude à chaque scrutin. Ceci est vrai, et elle n’est pas la seule à l’affirmer, même les organisations d’observation le font très souvent dans leur rapport. D’ailleurs la preuve est que le régime est toujours en place malgré la déliquescence économique, mais cela n’exclut pas les faiblesses de l’opposition qu’elle doit reconnaître.

Pouvez-vous nous dire quelles sont les faiblesses de l’opposition ?

Il existe près de 300 partis politiques au Cameroun. Face à une telle pléthore, il n’est pas aisé d’affronter le parti au pouvoir qui use et abuse les moyens de l’Etat. Le budget de financement des partis politique est d’environ 1,5 milliards de francs CFA en fonction du pourcentage obtenu (environ 5%) lors des élections passées. Et si on regarde très bien c’est toujours le parti au pouvoir qui rafle les 90%.
Donc les autres partis ont très peu de moyens pour financer leurs activités et dans de pareil cas difficile de construire une opposition stable et forte.
Sur le plan de la formation militante : Les militants de l’opposition au Cameroun sont très peu formés ou pas du tout sur le plan idéologique. Dans notre pays beaucoup rejoignent les partis sur la base des considérations ethnique moins sur le programme ou l’idéologie et ou économique et culturel. Vous voyez donc que ce sont là les principales faiblesses de notre opposition. Donc il y a un problème de stratégie et d’approche qui doit être corrigé absolument si nous ne voulons pas un retour au parti unique. Il s’agit ici d’une erreur stratégique.

Y a –t-il fraude électorale ? Pour l’affirmer il nous faut des informations précises et des analyses fines. Au sein de la diaspora nous ne les avons pas. C’est une erreur et la faute des Camerounais de la diaspora, car au sein de la diaspora camerounaise existe des spécialistes en tout genre, en informatique, statistiques mathématiques, juristes et que sais-je encore, toutes ces ressources servent, ensemble peuvent faire la différence et réduire la propension à la fraude électorale du régime. Ils peuvent élaborer une stratégie de lutte contre la Fraude électorale et contribuer à distance à la construction d’une démocratie apaisée.

Aujourd’hui c’est ELECAM qui organise les élections et après les élections il faut attendre au moins 15 jours pour avoir les résultats ou les tendances du conseil constitutionnel. Dans une telle configuration il est carrément impossible pour le régime de perdre. Je dirai même c’est le régime qui décide qui doit être député après le vote à 70%.Nous pouvons réduire ce pourcentage si des stratégies adaptés sont mises en place. La diaspora peut relever ce défi aussi.

Que pensez-vous d’ELECAM ?

Nous pensons que ELECAM doit exister, nous pensons également son existence doit être basée sur le consensus entre le régime et l’opposition. Or ce n’est pas le cas pour l’instant. Ce qui met beaucoup en doute sa moralité sur le plan sa composition et de son travail. Nous pensons qu’ELECAM met tout en œuvre pour que le régime ne perde pas l’élection. Notamment en réservant des circonscriptions électorales ou seul le RDPC est candidat. En freinant la distribution des cartes d’électeurs dans les zones ou le ballot box (le vote, ndlr) ne lui est pas favorable.

Il y a un autre phénomène que nous avons observé ici dans la diaspora. A chaque élection, on arrête la distribution des passeports, on ne sait pas pourquoi. En ce moment il y a 8000 camerounais qui ont déposé des demandes de passeport en France par exemple et leurs demandes ont disparus dans les méandres de l’administration consulaires. Est-ce pour l’utilisation de ces derniers par l’établissement des cartes d’identité d’électeurs et d’identité servant aux élections ? Vu que la diaspora est totalement à l’écart et ne représente pas une circonscription électorale. C’est la question que nous nous posons. Nous sommes en droit de nous la poser parce que c’est un problème récurrent. En juin 2013, ELECAM a voulu démontrer qu’il communiquait, certainement parce qu’il devait recevoir des commissions genre Commonwealth, ONU. Ils ont donné les chiffres suivant. 5000.105 cartes ont été imprimées et seulement 748.091 distribués. Si en juin il reste 4,250 millions de cartes non distribuées, on craint très fort qu’ils ne puissent le faire avant le 15 septembre2013. Vous voyez pour quoi l’opposition à raison de croire à la mauvaise volonté d’ELECAM.

En quoi pensez-vous que la diaspora peut être utile pour les prochaines élections et pour la paix au Cameroun ?

En Afrique les périodes post-électorales sont synonymes de violences interethniques ou régionales. Certains camerounais croient que ces violences n’arriveront pas chez eux et que le Cameroun c’est le Cameroun. Je leur dit ceci. Oui le Cameroun c’est le Cameroun

* Le Cameroun a connu l’esclavage comme le reste de l’Afrique ;

* Le Cameroun a connu le parti unique comme d’autres pays du continent ;

* Le Cameroun utilise le F cfa comme les autres pays de l’Afrique

* Le Cameroun subit la domination étrangère comme la majorité des pays du continent ;

* Les langues officielles du Cameroun sont des langues européennes ;

* Les chaines de télévisions regardées en priorité par les camerounais sont les télévisions étrangères ;

* La situation économique est morose comme dans la majorité des pays du continent.

Alors je leur demande de tirer les conséquences éventuelles eux-mêmes.

C’est pourquoi nous les invitons à nous rejoindre le 14 septembre à Bruxelles (Pianofabriek de 14h à 19h 35 rue du Fort 1060 Bruxelles) pour la mise en place de l’Observatoire des élections de la diaspora camerounaise à travers une table ronde.

Pour ceux qui ne pourront pas y être, ils peuvent être très utiles en utilisant leur soutien à distance dans la possibilité de leur moyen. Les Camerounais de l’intérieur ou de l’extérieur qui souhaitent participer à ce projet peuvent le faire de plusieurs manières. Ils peuvent nous envoyer les informations nominées ou même de façon anonyme.

Sur tous les aspects des élections (violences, votants non-votants, candidats, circonscriptions électorales, achat de conscience etc..

Votre contact ?

Nous ferons le reste. Notre email est : observatoirelectioncameroun@gmail.com  ou par SMS au 0032487845994 ou sur notre blog http://observatoire-election-cameroun.over-blog.com  d’autres modes de communication seront communiqués avant le 30 septembre 2013.

Source : Camer.be : Propos recueillis par Hugues SEUMO

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 13:17

LES OUVRIERS ÉGYPTIENS APRÈS LE COUP D’ÉTAT MILITAIRE .
(Première partie)
Munition-senegal

Ils ont tous failli, qu’ils soient tous maudits

Il y a deux ans – dès l’éclatement d’une nouvelle flambée de révolte au Caire en colère et dans l’Égypte toute entière – nous avions souligné que si ces soulèvements spontanés (celui de 2011 n’étant que le suivant d’une série de précédents que la presse occidentale avait masqué), si ces révoltes continuaient d’être dirigées par des grévistes spontanéistes, désorganisés – des anarchistes – des adolescents blogueurs amateurs, par l’ambassade américaine au Caire, par des escadrons de l’armée égyptienne et de la police secrète de Moubarak, alors cette immense énergie ouvrière et populaire allait être gaspillée en pure perte et ne mènerait nullement à une révolution quelconque, mais bien plutôt à un changement de la garde – l’armée de Moubarak continuant la dictature de Moubarak mais sans Moubarak [http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-revolution-democratique-88459 et http://www. mondialisation. ca/egypte-la-r-volution-avort-
e/23260].

La suite des événements sanglants, Place Tahrir notamment, nous donna totalement raison. L’armée des capitaliste compradores égyptiens – au service empressé de l’impérialisme américain et occidental – sacrifia son général bien aimé (Moubarak) – dans une vaine tentative de calmer la rue égyptienne – soutenue en cela par le secrétariat d’État américain (Hillary Clinton) qui expliqua à la «communauté internationale» que le peuple égyptien voulait la «démocratie» (entendre de sa bouche qu’il souhaitait élire lui-même son dictateur) [http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/democratie-en-peril-89449]. Cette sainte-alliance militaro-impérialiste, fortement soutenue par la «gauche» contemplative et par les sociaux-démocrates électoralistes, hurla sa joie sans limite lorsque les militaires des milliardaires égyptiens annoncèrent qu’ils accordaient le droit de vote et qu’ils organiseraient des élections bidon à l’am éricaine (arrangées – truquées – soudoyées par l’argent de l’ambassade US au Caire) [http://www.alterinfo.net/Le-maillon-faible-La-crisearabe_a56362.html]. Nous entendions alors un passant sincère hurler son allégresse en faveur de, et je cite, «La plus grande révolution de tous les temps».

De la révolte à la révolution égyptienne

Et voilà l’avortement de la «plus grande révolution de tous les temps». Pour comprendre ce retournement, il faut analyser le déploiement de la lutte de classe de l’instance économique vers l’instance idéologique et politique à travers le soulèvement de la classe ouvrière égyptienne entre 2005 et 2013.

La lutte de classe des ouvriers égyptiens n’a pas commencé en 2011 ou en 2012 comme on tente de le laisser croire. À partir de 2012 cette lutte s’est enlisée dans le marécage des combats inter-capitalistes entre la faction Moubarak et post-Moubarak, alliée à l’armée soutenue par les États-Unis et l’Europe occidentale; et les factions que faute de mieux nous identifierons comme « islamistes », elles-mêmes affrétées par l’Émirat arabe du Qatar ou par le Royaume wahhabite saoudien ainsi que par les étatsuniens [http://www.france-irak-actualite.com/article-ce-qui-n-a-pas-ete-revele-de-laren contre-orageuse-bandar-poutine-119650268.html].

La petite-bourgeoisie égyptienne, soutenue par les médias sociaux et par les ONG de proximité, est accourue dans la mêlée apporter sa complicité. Ce sont ces gens (ces bobos) qui répandirent le tumulte à propos d’un duel religieux archaïque entre les Frères musulmans, les djihadistes-islamistes et les Salafistes momifiés, affrontant les sous fifres « socialistes », laïcs, révolutionnaires de salon et de balcon, qui se termina par le coup d’État qui imposa le larbin de l’armée puisque le peuple ne se résignait pas à élire l’homme de paille désigné, ce al-Baradaï Nobel de la pax americana [http://www.les7duquebec.com/7-au-front/les-revoltes-egyptiennes-suites-ou-fin-2005-2013/].

C’est la petite-bourgeoisie (bobo) qui, à travers ses organisations politiques soutenues par les grands médias à la solde, s’acquitta de la mission de dévoyer le mouvement ouvrier et le mouvement populaire afin de leur confisquer la direction de la lutte de classe, de la révolte qui ainsi ne devint jamais une Révolution (un changement radical de système économique et politique).

Cette guerre de classe à finir s’était d’abord développée sur le front économique par des grèves contre la dépréciation des salaires et contre les congédiements ; par des manifestations contre les hausses de prix et la dégradation des conditions de vie et de travail, et par des occupations contre la dégradation des services publics, le chômage, la faim et la pénurie d’eau et de logements. Puis, peu à peu, la lutte s’est dirigée sur le front politique par la remise en cause du pouvoir bourgeois nationaliste et compradore sur l’appareil d’État aliéné.

C’est ici que la bourgeoisie est intervenue le plus violemment et le plus efficacement proposant le mot d’ordre «Moubarak Dégage ! Qu’un autre larbin s’engage !», transformant idéologiquement et politiquement un soulèvement qui menaçait de renverser toute la superstructure étatique pourrie en une simple revendication pour obtenir des élections bidon afin que les citoyens électeurs sans danger choisissent leur tyran par tirage universel parmi quelques représentants triés sur le volet et encadrés par l’armée des milliardaires égyptiens nationalistes et compradores dévoyés.

C’est la Secrétaire d’État des États-Unis, au nom de la classe capitaliste internationaliste, qui donna le coup d’envoi au limogeage de Moubarak et à son remplacement via des élections bidon où, elle n’avait aucun doute, les entreprises américaines organisatrices professionnelles d’élections bidon parviendraient à orienter le vote de la populace vers l’un ou l’autre des candidats mis en place. L’armée pharaonique égyptienne entérina cette manœuvre et mit tout en œuvre pour en faire son chef d’œuvre électoraliste.

C’est alors que les phalanges petites-bourgeoises des fronts de gauche pluriels et multicolores, rouge écarlate se sont mises en marche par leur agitation dans l’instance idéologique et politique (médias sociaux, télévision, journaux, assemblées, manifestations, occupations, agitation électorale) afin de détourner le soulèvement ouvrier vers le marigot des pools électoraux.

Tout fut mis en œuvre pour qu’en aucun temps la conscience « en soi » de la classe et sa lutte spontanée sur le front économique ne débouche sur une prise de conscience de classe « pour soi » et ne s’engage vers une insurrection pour la conquête de tout le pouvoir d’État par la classe ouvrière.

Une fois l’affaire bien engagée en direction des élections bourgeoises, où seuls sont déterminants le contrôle de l’appareil de gouvernance, la machine de propagande et les prébendes de la haute finance, la classe ouvrière par ailleurs démunie dans tout ce bourbier redevint spectatrice de son destin politique, idéologique et économique. Vous rappeler de cette tournure des événements quand vous aborderez le traitement de l’agression en Syrie sous les djihadistes exfiltrés de Libye et de Turquie par la volonté des États-Unis [http://www.les7duquebec.com/7-au-front/le-dessous-des-cartes-en-syrie-meurtrie/].

Le plan de la classe bourgeoise concernant l’Égypte

Le plan militaro-étatsunien était simple. Les meilleurs organisateurs d’élection bidon (des firmes américaines de renom) se déployèrent sur l’Égypte toute entière et menèrent tambour battant, à force d’argent, une campagne débridée en faveur de quelques candidats affidés. Leur ex-agent égyptien, des services secrets de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), maître El Baradaï, faisait partie de ce lot éclectique. Cependant, ces « faiseux » d’élection ne savaient pas comment ce peuple imprévisible allait voter. Les égyptiens boudèrent cette mascarade électorale, déçus d’avoir été floués dans leurs réclamations pour du pain, de l’eau, des prix raisonnables, du travail, des salaires acceptables, des logements salubres et abordables et des services municipaux – les véritables revendications économiques de cette Révolte du «Printemps arabe».

Comme il était facile de le prévoir, les magouilles de l’armée de métier, de la section nationaliste comme de la section compradore de la grande bourgeoisie égyptienne et du Secrétariat d’État américain ont échoué et aucun de leurs candidats favoris ne perça le mur d’indifférence que le peuple égyptien opposa à ces figurants surfaits. Les étatsuniens firent contre mauvaise fortune bon cœur et complotèrent avec les nouveaux maîtres du Majlis Al-Chaab.

Les pseudos analystes des affaires arabes ont beaucoup de peine à comprendre que les étatsuniens, les impérialistes européens, les saoudiens et les qataris puissent placer leurs œufs dans plusieurs paniers afin de s’assurer la mainmise sur la clique qui décrochera la palme politique et qu’ils puissent même changer leur fusil d’épaule en cours de route s’ils perçoivent que l’astuce a fait long feu. C’est exactement ce qui est survenu avec les Frères musulmans qui ne pouvant rien livrer de ce qu’ils avaient présenté aux ouvriers ont été répudiés…et l’armée a dû recommander une deuxième ronde d’escroquerie comme le démontre ce témoignage égyptien [A. Jules 24.08.2013. « Égypte : Comment les Frères argent «musulmans» recevaient des pots-de-vin américains et qataris http://allainjules.com/2013/08/24/badaboum-egypte-comment-les-freres-argent-musulmans-recevaient-des-pots-de-vin-americains-et-qataris/].

Par Robert Bibeau

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 13:15

Tambour de guerre en Syrie

  MI24 

 

Pendant qu’Obama «tente» (j’ai le sourire) de convaincre le «Congrès» (américain ou sioniste ?) d’une frappe militaire contre la Syrie, son nouveau guignol nommé au secrétariat d’Etat, poursuit sa tournée mobilisatrice des forces occultes (bien sûr, il faut être à plusieurs pour mordre, c’est la devise de la horde).

 

Récemment, à Paris (capitale du pays des «droits de l’homme»), John Kerry a déclaré que les Etats-Unis se réservent le droit de frapper la Syrie sans attendre le rapport des inspecteurs de l’Onu chargés d’enquêter sur le cas d’utilisation présumée d’armes chimiques le 21 août dernier près de Damas. Et voilà, l’éternelle rhétorique des «options» sur la table (alors que les desseins sournoisement ourdis ont bel et bien été cuisinés à Tel Aviv). Bref, faisons semblant de le «croire». Donc, selon le secrétaire d’Etat américain, «Le président Obama n’a pas pris de décision et garde toutes les options sur la table ». Cela étant, aux frontières, on s’affaire déjà à la préparation de la morsure du serpent. Les Turcs, plus royalistes que le roi, ont déjà dépêché leurs F-16 dimanche vers la frontière syrienne en mission de «reconnaissance », rapporte le journal turc Sabah. Selon le quotidien, les pilotes des avions sont autorisés à ouvrir le feu en cas de nécessité. Dans l’attente d’une éventuelle intervention militaire en Syrie voisine, Ankara renforce les mesures de sécurité à la frontière turco-syrienne. A l’heure actuelle, 15.000 soldats de l’armée de terre turque, environ 450 chars et véhicules blindés, ainsi que plus de 150 mitrailleuses lourdes ont été transférés vers la région. Et pourtant, si Erdogan louchait un peu vers l’intérieur de sa maison, il s’occuperait mieux de son ménage au lieu de jouer au chien de chasse. Par la «Voix de la Russie», on apprend que des étudiants de l’une des universités d’Ankara se sont opposés à l’abattage d’arbres sur leur campus, où les autorités veulent construire un boulevard. Vendredi dernier, la police les a violemment réprimés à coups de bâton, de gaz lacrymogène et de canons à eau. Comme elle avait réprimé au printemps dernier, à Istanbul, les manifestations pour empêcher la destruction du parc Gezi, faisant 5 morts et 8 000 blessés. Mais la jeunesse ne se laisse pas arrêter par les méthodes brutales du Premier ministre Erdogan, surnommé «le Sultan». Une contestation qui vise plus généralement le manque de libertés et l’injustice sociale. Dans la même perspective, les médias israéliens annoncent que le régime sioniste a déployé dimanche son système Dôme de fer près de Jérusalem. Auparavant, des batteries du bouclier antimissile ont été déployées près de Tel-Aviv. Des observateurs estiment qu’elles sont destinées à faire face à une frappe éventuelle syrienne qui n’est pas exclue si les Etats-Unis attaquent la Syrie. Le Premier sinistre sioniste, Benjamin Netanyahu, avait déclaré précédemment qu’Israël ne participerait pas à la guerre contre la Syrie, mais répondrait avec force s’il est attaqué. Quelle blague ! Cela nous rappelle «l’arroseur arrosé ».

Source :  *http://cherif.dailybarid.com/?p=2568 

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 16:00

 

A l’occasion de la commémoration du 55ème  anniversaire de l’ assassinat du Martyr Ruben UM NYOBE le 13 septembre prochain.

 Um Nyobe

 

L’Association pour la Défense des Droits des Etudiants du Cameroun (ADDEC), le Cercle LAMBI, le Collectif Mémoire 60, les Editions TEHAM, le Comité de Base de l'UPC SINGAP Martin, le site Afrohistorama, la Radio Cheikh Anta Diop (FM 101.1) réunis au sein du collectif dénommé Citoyen Pour la Mémoire du Cameroun (C.P.M.C) informe la communauté nationale que le C.P.M.C. rend hommage à nos Héros et Martyrs Nationalistes. 

 

A cette circonstance,  le C.P.M.C. organise une conférence- débat qui se tiendra le 11 septembre 2013, à partir de 13heures à la librairie des peuples noirs sis à Tsinga sur le thème : « L’éveil de la conscience nationale : prélude à l’édification d’une nation camerounaise. » 

 

      Différents axes: 

    

       -Le Projet des Nationalistes pour le Kamerun : contours et portée historique. Par CHUMCHOUA, Politologue et spécialiste des questions de stratégie;

 

       -L'apport de l'histoire dans le développement d'une culture et d'une identité nationale. Par le Dr. Alawadi, sociologue;

 

       -Les bases matérielles et symboliques d'une construction d'un imaginaire alternatif. Par HANS DE Marie  HEUNGOUP, Politologue;

 

      -La nécessité d'un militantisme féminin pour l'éclosion du Cameroun. Mme Elisabeth MEDOMO militante de la libération du Cameroun

 

A la suite de cette conférence, nous aurons :

-           Une descente à Eséka, lieu de la sépulture de Ruben UM NYOBE le 13 septembre dès 8h pour un recueillement.

 

-           Des passages dans des écoles du 01 au 07 octobre avec des biographies des martyrs pour sensibiliser les jeunes du secondaire sur le combat légitime de ces martyrs afin d’éveiller la conscience nationale   

 

N.B :  Ce communiqué tient lieu d’invitation.

 

 

                                                                                                     Pour le C.P.M.C,

                                                                                           Le Secrétaire Général de l’ADDEC

 

                                                                                                      TCHALEU  Barthélémy

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 18:31

Cameroun - Elections - Joseph Antoine Bell: voici pourquoi je veux être maire RDPC de Ngambe

Bell-antoine.jpg

L’ancien Lion Indomptable est candidat au poste de conseiller dans la commune de Ngambè

Joseph Antoine Bell: «Je serai le même, si je suis conseiller municipal ou maire»

Acteur actif de la scène sportive et plus particulièrement du football, chef traditionnel de Mouandè chefferie de Ngambe, militant du Rdpc, l’ancien Lion indomptable dévient désormais acteur actif de la scène politique. Candidat dans la commune de Ngambè dans le département de la Sanaga maritime, (région du Littoral), aux élections municipales 2013 qui se dérouleront le 30 septembre, l’ancien gardien de but revient sur sa motivation en politique.


On vous connaît comme un acteur de la scène sportive, aujourd’hui on vous voit sur un autre angle. Qu’est-ce qui vous a motivé à vous présenter comme candidat aux élections municipales dans la commune de Ngambè ?

On a toujours l’impression qu’avec Joseph-Antoine Bell tout lui est interdit. Je pense que nous sommes les êtres humains avant d’être des sportifs, et tout le monde sait très bien que la politique c’est le fait de s’occuper de la cité. Si vous ne vous en occupez pas, vous vivez quelque part, et si vous ne vous n’en occupez pas, d’autres s’occupent de vous. Donc si vous avez la capacité de faire quelque chose, vaut mieux s’engager pour le faire. Moi, plus que la politique au sens où vous l’entendez, je suis vraiment puriste. La politique c’est simplement s’occuper, et moi notamment, Ngambe c’est mon arrondissement de naissance, celui de mes parents et de mes grands-parents. Etre conseiller municipal, s’est apporter selon la tradition Bassa ses conseils à quelqu’un. Est-ce que je devrais refuser la possibilité d’apporter mes conseils à mon arrondissement de naissance ?


Après l’élection des conseillers municipaux, suivra celle des maires dans chaque commune, si vous étiez porté à la tête de votre arrondissement, quels seront vos projets ?

Si ça arrive pourquoi dirais-je non ? Est-ce que les gens de mon propre village seraient contents de savoir que, disposant du temps nécessaire puisqu’ils me voient régulièrement là-bas depuis très longtemps, que je puisse totalement me désintéresser de ce qui se passe là-bas y compris si je suis sollicité ? Je crois qu’il faut être conséquent. La commune c’est pour tout le monde, c’est justement pour se préoccuper du développement de cet arrondissement et du bien-être de la population. Il n’y a pas de meilleur programme que d’élever le niveau de vie des habitants de cette commune. Il n’y a pas de meilleur programme que celui-là, d’essayer d’élever le standard de vie de cette population. Même si finalement on est élu maire, on ne l’est pas tout , on est dans une équipe qui vous fait maire, vous êtes lié et notre loi nous a fait comprendre cela parfaitement. C’est ensemble qu’on va travailler pour pouvoir faire améliorer les conditions de vie des populations. Chez nous il y a véritablement du recul du niveau de vie des gens. Ça ne sera pas facile, mais il faut s’engager et je crois que c’est finalement nécessaire de montrer qu’avant la fin de ma vie je viens m’engager à leurs côtés et montrer qu’on est ensemble et qu’on peut faire avancer le niveau social de chez nous.


On vous connaît comme une personne critique envers le système en place, est-ce qu’en vous engageant vous pouvez changer les choses ?

Je n’ai pas de baguette magique. Je compte surtout être moi-même et c’est le type que vous venez de décrire, c'est-à-dire quelqu’un qui est capable de dire la vérité. Je compte sur la vérité pour pouvoir persuader les autres. Si ce que je dis est la vérité ou peut être la solution, les autres n’auront pas du mal à souscrire et du coup la solution n’appartient à personne tout comme la vérité. Donc le bien-être de notre population ne peut pas être ma vérité, c’est simplement la vérité et on la partage ensemble. Cette vision sera partagée d’abord entre conseillers et ensuite éventuellement avec les interlocuteurs partenaires avec qui on discute beaucoup. Dans tous les cas, je ne vois pas quelqu’un comme moi aller à la mairie de Ngambè pour un intérêt particulier. Forcement on y va pour l’intérêt de tous, et si on y est pour le bien de la population, c’est facile de s’entendre sur ce qu’il y a à faire.


Qu’est-ce que vous pensez apporter dans ce système critiqué par les Camerounais ?

Je pense que le système assez critiqué par les Camerounais n’a pas de nom, c'est-à-dire que le Cameroun qui est devenu indépendant en 1960, le Rdpc est moins vieux que ce Cameroun. Personne ne peut dire qu’il allait très bien, parce que moi j’ai été jeune à cette époque et j’ai vécu cette époque-là. Je pense que si on parle de système, c’est l’état d’esprit des Camerounais. Aucun pays n’est différent des gens qui l’habitent et ne peut être plus avancé que ses citoyens. Le système dont on parle est à nous et c’est la manière d’agir des Camerounais, ils sont ainsi où qu’ils soient. Donc le Rdpc n’est qu’un nom. Chez les sportifs, on dit que ce ne sont jamais les maillots qui jouent, mais les individus qui sont à l’intérieur des maillots. Les Camerounais, qu’ils soient au Rdpc ou dans un autre parti politique ont malheureusement certaines habitudes qui, aujourd’hui, commencent de manière notoire à prouver leur inefficacité ou plutôt leur degré de nocivité vis-à-vis de nous-mêmes. Il nous faut changer tous et ce n’est pas l’affaire d’un parti. Où il n’y a pas de parti, c’est sur la route que les gens ne respectent pas les règles. Il faut voir comment les gens conduisent sans le respect du code. Pourtant c’est la règle que tout le monde devrait suivre. C’est comment les individus se comportent qui fait la différence.


En tant qu’acteur sportif, vous maîtrisez parfaitement les problèmes qui minent le sport camerounais en général et plus particulièrement le football, est-ce que votre implication dans la sphère politique peut vous aider à apporter des solutions à cette crise qui déstabilise le sport camerounais ?

Je pense que le côté sportif on en parlera certainement à un autre moment. Mais il y a longtemps que je ne suis pas d’accord avec les choses qui se passent dans le milieu sportif. Or vous verrez que là-bas ce n’est pas un problème de parti, c’est tous ceux qui sont là-bas qui se sont comportés d’une certaine façon et aujourd’hui on est arrivé où nous en sommes. Tout le monde est obligé de reconnaître que c’est mauvais et une grande majorité commence à admettre qu’il y a un problème. C’est la même chose dans notre société. Il n’y a pas de cloisonnement entre la société et le sport. Tout le monde attend du sport qu’il soit propre et net alors qu’il est dans la société, il est pratiqué et dirigé par les hommes de la société. Les règles ne suffisent pas, c’est l’application de ces règles et la volonté de se soumettre aux règles qui fait la force d’une société. Que ce soit en sport ou en politique, les Camerounais ont besoin d’avoir cette grande volonté de se soumettre aux règles qui ont été établies. On a la chance qu’en sport elles ont été établies par d’autres alors que dans notre société, on a des lois que nous sommes censés établir pour nous-mêmes.


Est-ce que le fait que vous soyez désormais en politique pourra faciliter l’amélioration des choses ?

Je n’ai aucune idée. Vous savez, d’autres ont été en sport et étaient député, maire et aujourd’hui sénateur. Mais je ne pense pas que c’est leur titre qui va changer les choses, l’habit ne vous fait pas avancer, c’est la force de vos idées. Aujourd’hui, s’il y a plus des gens pour reconnaître que ce que j’ai dit, il y a longtemps était vrai, c’est simplement parce que c’est la vérité. Donc elle n’a pas été dénaturée après 10, 15 ou 20 ans. Il faut s’en accommoder. Donc je ne sais pas si le fait que j’ai la responsabilité en politique va changer les choses en sport, mais ce qui devrait faciliter le changement c’est la prise de conscience de chacun, de savoir que notre pays ne sera jamais plus avancé que si nous le voulons. Nous ne pouvons pas avoir un pays dit travailleur si les individus sont paresseux, etc. Il faut que nous sachions ce que nous voulons. Je ne crois pas que l’habit politique facilitera les choses, cela pourra peut-être être un déclic dans la tête de certains. En ce sens, vous avez raison. Pendant longtemps j’ai été perçu comme quelqu’un qui ne pouvait pas s’entendre avec le monde politique. Peut-être cela a pu causer un blocage dans la tête des gens moins engagés et qui ont tendance à suivre le vent. Aujourd’hui, et je le regrette, le monde politique aurait donné de la leçon au monde sportif alors que c’est en général l’inverse.


Et si vous étiez élu conseiller municipal ou maire, est-ce qu’avec vos nouvelles responsabilités vous serez encore présent sur la scène sportive ?

Quand c’est une histoire qui concerne Joseph-Antoine Bell, c’est toujours particulier. On a eu un président de fédération qui était directeur général d’une grande structure d’Etat, membre du Comité central du parti au pouvoir, président du club de sa société, personne n’a trouvé que c’était beaucoup. Donc , Je ne crois pas. Je serai le même si je suis conseiller municipal ou maire. Je ferai les deux. Je serai là pour les habitants de Ngambè.
Entretien avec Marie-Louise MAMGUE  

Source : Le Messager

 

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 18:28

Syrie: Trois navires de guerre russes dans le Bosphore, en route vers les côtes syriennes

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Trois navires de guerre russes ont franchi jeudi le détroit turc du Bosphore pour se rendre, selon une source militaire russe, en Méditerranée orientale, près de la Syrie, sur fond de préparation d’une intervention militaire occidentale contre le régime de Damas. 

Venant de la mer Noire, le navire de guerre électronique SSV-201 Priazovié a emprunté le détroit, qui traverse la métropole turque d’Istanbul, en compagnie des grands navires de débarquement Minsk et Novotcherkassk, a constaté un photographe de l’AFP. 

Le Priazovié avait quitté dimanche soir Sébastopol, port ukrainien où est basée la flotte russe de la mer Noire, pour une mission dans l’est de la Méditerranée, selon une source militaire russe citée par l’agence russe Interfax. 

Interfax a également mentionné l’arrivée prévue le 5 ou 6 septembre du Minsk et du Novotcherkassk en Méditerranée orientale. 

La Russie maintient une présence constante de plusieurs navires de guerre dans l’est de la Méditerranée où ils font des rotations depuis le début de la crise syrienne il y a deux ans et demi. 

A la suite d’une attaque à l’arme chimique dans la banlieue de Damas le 21 août, attribuée par les Américains au régime du président Bachar al-Assad, le président américain Barack Obama a demandé au Congrès de voter en faveur de frappes aériennes en Syrie. Moscou s’y oppose vigoureusement. 

Principal soutien du régime de Damas auquel elle livre des armes, la Russie exploite depuis la période soviétique une base militaire dans le port de Tartous, à 220 km au nord-ouest de Damas.

Source : Highprofilesnews 

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 18:26

DRAME A NOUVEAU SUR LA ROUTE : ON PARLE D’UNE VINGTAINE DE MORTS VOIRE PLUS SUR LA ROUTE TIKO - DOUALA. COMMENT PEUT-ON ARRETER CETTE SPIRALE ? EST-CE L’ETROITESSE DES ROUTES, LA MAUVAISE QUALITE DES ROUTES ET VEHICULES OU PLUS L’INCIVISME DES AUTOMOBILISTES ?

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Ou recopier le lien ci-dessous

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine