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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 14:04

La guerre des satellites au Moyen-Orient

 

satelitte.jpg
L’évolution des guerres au cours de l’histoire a été accompagnée par un développement remarquable des moyens et capacités militaires, y compris les satellites d’espionnage. Et on peut considérer notre ère comme celle de la guerre spatiale incluant la militarisation de l’espace et l’utilisation des satellites militaires qui surveillent précisément et en un temps court et rapide tous les traits et caractéristiques du terrain, permettant ainsi aux pays possédant ces satellites de renforcer leur capacité d’espionnage, d’intelligence, de surveillance et de suivi des opérations stratégiques et militaires des adversaires, d’une part, en plus de la détection des ressources naturelles (y compris les eaux souterraines, le pétrole, etc.), d’autre part.

 

Évolution dans les technologies


L’utilisation des satellites dans les guerres modernes a permis de réduire la taille des armées et de changer un grand nombre de plans tactiques. Les composants de la guerre de l’espace s’avèrent très éloignés du champ de confrontation directe sur le terrain, bien que ceux-ci puissent surveiller la Terre avec succès. Voici quelques exemples réels de l’utilisation des images satellite dans les guerres modernes :


– La guerre entre l’Iran et l’Irak (1980-1988), durant laquelle les Satellites français pour l’observation de la Terre SPOT 3 (avec une résolution spatiale – ou capacité de différenciation entre les divers objets – de 10 m à peu près) ont fourni des images dans les zones de Bosra et Chatt el-Arab à l’armée irakienne qui les a exploitées durant son attaque contre les forces iraniennes, ce qui a permis une nette supériorité du côté irakien sur son adversaire.


– Les première et deuxième guerres du Golfe (1990-1991) durant lesquelles les États-Unis ont utilisé trois satellites KH-11 avec une résolution spatiale très élevée pouvant atteindre 10 à 15 cm pour la gestion des conflits, le recensement des soldats et la localisation de leur déploiement, et le placement de tir des missiles balistiques comme les missiles Scud irakiens (utilisant les capteurs thermiques), en plus de l’utilisation de Washington de 2 satellites appartenant à la série d’imagerie radar « Lacrosse » ayant une résolution spatiale très forte (1 mètre) et une capacité de détection dans des conditions climatiques difficiles (ex. : brouillard).


Actuellement, les États-Unis et la Russie possèdent les centaines de satellites à usages multiples, y compris les satellites militaires surveillant par diffusion directe les diverses régions du monde, notamment le Moyen-Orient. Par exemple, les États-Unis ont lancé en 2012 un grand nombre de satellites militaires à des intervalles de temps très rapprochés, qui se caractérisent par une résolution spatiale très élevée de quelques millimètres près, parmi ceux-ci :


– WGSF4 (lancé le 20 janvier 2012), fournissant les communications essentielles pour les forces militaires américaines dans la région du Moyen-Orient.


– MUOS (lancé le 24 février 2012), fournissant des informations tactiques en surveillant les appels téléphoniques et les courriels.


- USA234 (lancé le 2 avril 2012 comme un satellite d’espionnage).


- AEHF2 (lancé le 4 mai 2012) a coûté près de 1,7 milliard de dollars américains et peut assurer les communications marines et terrestres n’importe où dans le monde.


- USA236 (lancé le 20 juin 2012 comme un satellite d’espionnage).


- USA237 (satellite d’espionnage lancé le 29 juin 2012).


- OTV3 (lancé le 11 décembre 2012) a été créé par les forces aériennes américaines et comprend des équipements expérimentaux secrets).


De sa part, la Russie a envoyé de nombreux satellites militaires au cours de l’année 2012, comme le « Meridian 6 » (satellite d’espionnage lancé le 20 janvier 2012), le « Cosmos 2479 » (lancé le 30 mars 2012 et considéré comme un satellite d’alerte précoce couvrant une grande partie de l’hémisphère terrestre), et le « Cosmos 2481 » (lancé le 28 juin 2012 et qui a rejoint le réseau russe composé d’environ 70 satellites d’espionnage).


Parmi les pays européens, la France est considérée comme le pionnier dans le domaine de l’espace, ayant conçu depuis plusieurs années de s’introduire dans l’espace comme moyen de prouver sa supériorité technique et renforcer sa sécurité nationale. La France a collaboré conjointement avec les États-Unis et la Russie dans des programmes spatiaux communs, et elle a lancé plusieurs satellites dans divers domaines, y compris militaire. Parmi ceux-ci, on cite le satellite « Elisa E12 » (lancé le 17 décembre 2011 et qui intercepte les émissions radar dans toutes les régions du monde, y compris au Moyen-Orient) et le satellite « Pleiades 1B » (lancé le 2 janvier 2012 et qui fournit une couverture instantanée complète de chaque hémisphère toutes les 24 heures).


Le Japon est un des pays leaders dans le domaine de la recherche spatiale et a été en mesure de lancer plusieurs satellites à différentes utilisations, incluant le satellite d’espionnage « IGS6A » lancé le 23 septembre 2011 au coût de 500 millions de dollars américains. La Chine, l’Inde et la Corée du Sud ont également prouvé leur capacité à militariser l’espace, depuis que la Chine a lancé récemment plusieurs satellites militaires, dont « Chinsat 2A » (lancé le 26 mai 2012, surveillant les diverses communications militaires) et « Yaogan 15 » (lancé le 29 mai 2012, incluant un système radar capable de photographier dans diverses conditions climatiques, et de transmettre des images de nuit et de jour pour les différentes parties du monde, y compris le Moyen-Orient, avec une résolution spatiale très élevée). Pékin possède à l’heure actuelle des moyens antisatellites et offre des possibilités d’emploi dans le domaine de l’espace pour plus de cent mille personnes. En outre, l’Inde est devenue une destination pour les pays du monde afin de lancer leurs satellites militaires à partir de son territoire. De plus, l’Inde dispose actuellement plusieurs satellites tels que « RISAT1 » qui a été lancé le 26 avril 2012, un satellite radar fournissant par diffusion spontanée des images pour les différentes régions du monde avec une capacité de différentiation d’un mètre. De même, la Corée du Sud a réussi dans son expérience spatiale et a établi un accord avec la Russie en 2004 afin de créer le centre spatial coréen et de lancer plusieurs satellites dont « Koreasat 5 » (lancé le 22 août 2006 et fournissant les communications civiles et militaires), « COMS » (satellite à usages multiples permettant de contrôler les communications aériennes et terrestres), et STSAT2C (lancé le 20 janvier 2013) ; grâce à celui-ci, la Corée du Sud s’est classée onzième parmi les pays qui lancent les satellites à partir de leur propre territoire).


La capacité spatiale des pays du Moyen-Orient varie de façon significative en dépit de l’attribution de tous ces pays d’un pourcentage élevé de leur revenu national à acheter différents types d’armes et d’équipements militaires. L’Arabie saoudite vient en premier lieu pour ce type d’achat de matériels à usage militaire, étant donné qu’en 2012, une proportion de plus de 10 % de son revenu national (équivalent à 46,219 milliards de dollars US) a été attribuée pour les dépenses militaires, suivie par Oman (9,7 % du revenu national ou l’équivalent de 4,047 milliards de dollars US) et les Émirats arabes unis (6,9 %, soit l’équivalent de 16,062 milliards de dollars US). Israël a dépensé en 2012 6,5 % de son GDP (soit 15,209 milliards de dollars US), la Jordanie 6,1 % (soit 1,363 milliard), l’Irak 5,4 % (4,663 milliards), le Koweït 4,4 % (soit 4,411 milliards), le Liban 4,1 % (ou 1,564 milliard), la Syrie 4 % (ou 2,236 milliards), le Yémen 3,9 % (ou 1,222 milliard), l’Algérie 3,8 % (ou 5,586 milliards), le Bahreïn 3,7 % (ou 731 millions), le Maroc 3,4 % (ou 3,256 milliards), le Soudan 3,4 % (ou 1,991 milliard), la Turquie 2,4 % (ou 18,687 milliards), l’Égypte 2,1 % (ou 3,914 millions), l’Iran 1,8 % (ou 7,463 millions), la Tunisie 1,3 % (ou 548 000) et la Libye 1,2 % (ou 1,1 milliard). Tous les pays arabes dont le pourcentage du revenu national cumulé dépassant le PNB israélien n’investissent pas dans le domaine militaire aérospatial autant qu’Israël.


*Rania BOU KHEIR est professeure à l’Université libanaise en télédétection et environnement, lauréate du prix de la francophonie pour jeunes chercheurs en 2011, habilitée à diriger des recherches par l’Université Pierre et Marie Curie, Paris XI, qualifiée professeur par le ministère français de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Source : Lorientlejour

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 13:59

Guerre de Syrie : Les réactions en France et George Galloway à la Chambre des communes de Londres .

 

 

et en France

 


M. François Bayrou


M. Jean-Pierre Chevènement


M. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF


M. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République


et Mme Marine Le Pen, présidente du Front National

 

Le 29 août, la Chambre des communes, par 285 voix contre 272 voix, a refusé d’appuyer une intervention militaire en Syrie. Le député britannique George Galloway est de ceux qui ont dit « Non » (sous-titre en français - 7'52).

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=Rt32GP1FG00

 

Le vote à la Chambre de communes, considéré comme un camouflet cinglant pour Cameron, a obligé Barack Obama - par ricochet – à solliciter le « feu vert » du Congrès étasunien avant d’ordonner le tir de missiles sur la Syrie.

 

En France, le président Hollande serait bien inspiré de réunir le Parlement à Versailles, avec vote. De nombreuses personnalités politiques de droite et de gauche le lui demandent  instamment. Selon un sondage BVA, publié le 30 août, 64 % des Français sont hostiles à une intervention armée.

 

Lettre ouverte de François Bayrou à François Hollande:

 

« S’il est peu de doute qu’il existe des armes chimiques (les mêmes ont été si largement utilisées pendant la guerre de 14), les preuves indiscutables de la responsabilité de leur utilisation n’ont pas été apportées, comme l’a reconnu M. Cameron. Le fer et le feu continuent à faire des deux côtés de nombreuses victimes.

 

Vous créez un précédent : vous allez intervenir sans mandat des Nations unies, sans nos alliés européens, sans l’Otan, dans une action bilatérale avec les États-Unis. Ce que la France reprochait en 2003 à Berlusconi, à Blair, à Aznar, elle va l’accomplir aujourd’hui. Comment interdire à d’autres demain des interventions unilatérales? »

 (…)

« … la France a un devoir vis-à-vis d’elle-même!

Nous avons construit une image de la France au travers des décennies : de de Gaulle à Jacques Chirac lors du drame irakien, nous étions le pays qui parlait avec tous, et protégeait l’essentiel. Et ce n’était pas seulement une image : c’était notre identité et notre réalité. C’était un patrimoine pour notre pays.

 

Monsieur le Président, nous étions nombreux à avoir mis de l’espoir en votre modération et votre équilibre. Vous engagez la France dans une voie périlleuse.

 

Je souhaite me tromper, mais je voulais vous dire que vous faites courir un grand risque à l’avenir de la Syrie, aux minorités, au Liban, et à une certaine idée de la France qui ne s’aligne pas ».

 

Journal du Dimanche (1/9/13):

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Syrie-la-lettre-ouverte-de-Bayrou-a-Hollande-626689

 

Interview de Jean-Pierre Chevènement (extrait) :

 

« Je constate que la France sera, si cette frappe intervient, le seul allié européen de M. Obama, d’ailleurs soutenu par l’ancien président Bush. C’est la situation inverse de celle de 2003, où les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient le concours de l’Italie, de l’Espagne, de la Pologne et d’autres pays européens. Là, nous sommes totalement isolés. J’ajoute que l’opinion publique est divisée. Ce n’est pas servir la défense du pays que d’engager nos forces dans un pareil contexte. Le président Hollande parle à juste titre du maintien de la souveraineté de la France. Mais l’indépendance de la France suppose que nous ne soyons pas ralliés à la ligne « occidentaliste », celle qu’on appelait autrefois néoconservatrice : c’est-à-dire l’Occident contre les autres »

 

http://www.leparisien.fr/politique/chevenement-la-france-n-a-pas-interet-a-entrer-dans-une-guerre-de-religion-01-09-2013-3097561.php

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF :

 

« Bombarder la Syrie serait ajouter la guerre à la guerre, entraînant le risque jusqu’ici inégalé d’un embrasement de toute la région », affirme Pierre Laurent dans une lettre au président de la République. Constatant que « le peuple syrien vit un terrible drame que l’utilisation inacceptable d’armes chimiques vient de rendre encore plus insupportable », le secrétaire national du PCF souhaite que « la France joue un rôle actif en faveur d’une solution politique de ce conflit que le régime syrien a, à dessein, militarisé et internationalisé pour réprimer la contestation populaire qui a eu le courage de se lever contre lui ». Pour lui, la France doit peser en faveur d’un « sommet » réunissant tous les belligérants avec la participation des principales puissances impliquées. « La décision d’une participation française à une intervention armée sur le terrain, si elle devait être prise, poursuit-il, ne peut l’être qu’après avoir été débattue devant la représentation nationale. » C’est pourquoi il demande à François Hollande « d’inscrire en priorité » cette question à l’ordre du jour de la session parlementaire qui s’ouvre le 10 septembre.

 

http://www.humanite.fr/monde/pierre-laurent-pcf-interpelle-francois-hollande-547785

 

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche :

 

"Nous savons que les Nord-Américains ont l'habitude d'utiliser n'importe quelle sorte d'argument pour justifier une intervention militaire", a poursuivi l'eurodéputé. "Cette fois-ci, c'est le gaz". "Prenez tous le temps du sang-froid", a recommandé M. Mélenchon. "Il ne faut pas faire cette guerre", a-t-il insisté. en rappelant que Carla del Ponte, ancien procureur du TPI, enquêtant pour l'ONU, avait assuré en mai que la rébellion syrienne avait utilisé du gaz sarin. "Les Syriens sont un prétexte pour les uns et les autres" pour "un jeu de dominos", a-t-il dit en citant les États-Unis, la Russie et le Qatar.

 

C’est une décision qui inféode une nouvelle fois gravement la France aux Etats-Unis. Manifestement, François Hollande a choisi d’obéir aux injonctions américaines d’intervenir en Syrie, et de continuer à saper l’indépendance de notre pays, comme Nicolas Sarkozy l’avait fait lui aussi en choisissant d’intervenir en Libye. On est loin du refus salutaire de la France, en 2003, de s’engager auprès des Américains en Irak. On est loin d’une diplomatie forte et autonome, respectueuse du droit international.

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/08/27/97001-20130827FILWWW00250-syrie-melenchon-contre-une-intervention.php

 

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République:

 

« … le monde attend de la France qu’elle joue son rôle et fasse entendre sa voix. Non pas la voix de son maître mais celle de l’indépendance et de la raison. Au moment de l’intervention en Irak, chacun se souvient de la fierté d’être Français quand Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont opposé à nos amis américains le «Non»dun sage et vieux pays.

(…)

 

Si demain nous intervenons en vassal dans une coalition emmenée par les Etats-Unis, c’est notre place dans le concert des nations qui sera durablement discréditée. Je refuse, sans preuves, d’abimer ce que plus de 50 ans de politique étrangère indépendante depuis Charles de Gaulle nous ont permis de construire. Ce serait nous trahir nous-mêmes. Ce serait devenir complices de ceux qui espèrent le chaos.

 

http://www.sxminfo.fr/64936/2013/08/28/contre-le-scenario-du-pire-en-syrie-par-nicolas-dupont-aignan/

 

Marine Le Pen, présidente du Front National :

 

C’est une décision précipitée, fondée sur des supputations (« Tout porte à croire » que c’est le régime qui a commis cet acte, selon ses propres termes) alors que la lumière n’a pas encore été faite sur les attaques chimiques commises en Syrie. Il y a quelques semaines, Carla Del Ponte, membre de la commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie, indiquait elle-même que les rebelles utilisaient de telles armes.


L’expérience du passé aurait pourtant dû le faire réfléchir : chacun se souvient des manipulations américaines au sujet des armes de destruction massive en Irak qui en réalité n’existaient pas.

 

C’est une décision qui inféode une nouvelle fois gravement la France aux Etats-Unis. Manifestement, François Hollande a choisi d’obéir aux injonctions américaines d’intervenir en Syrie, et de continuer à saper l’indépendance de notre pays, comme Nicolas Sarkozy l’avait fait lui aussi en choisissant d’intervenir en Libye. On est loin du refus salutaire de la France, en 2003, de s’engager auprès des Américains en Irak. On est loin d’une diplomatie forte et autonome, respectueuse du droit international.

http://www.frontnational.com/2013/08/reaction-de-marine-le-pen-au-discours-de-francois-hollande-syrie-hollande-choisit-les

 

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 13:57

RASSEMBLEMENT CONTRE TOUTE INGERENCE ETRANGERE EN SYRIE

Avion

 

RASSEMBLEMENT CONTRE TOUTE INGERENCE ETRANGERE EN SYRIE, EN PARTICULIER CONTRE UNE INTERVENTION FRANÇAISE EN SYRIE.

Mercredi 4 Septembre à 15H (il s'agit de l'heure à laquelle les députés français se reunissent pour discuter de l'intervention française en Syrie) 

Place du Président Edouard Herriot 75007 Paris

Métro ligne 12 - station Assemblée nationale.

Bus RATP 24, 63, 73, 83, 84, 94.

 

VENEZ NOMBREUX ET DIFFUSE LE MESSAGE.

 

Cordialement et Bonne réception

 

Rassemblement Pour la Syrie (R.P.S.)    

Conformément à la loi 1901 

62 Rue Bargue 

75015 Paris 

Tel: 06 60 36 52 12 

E-mail: rassemblementpourlasyr ie@gmail.com

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 13:52

Syrie: Le piège des Etats-unis a marché. La France exclue du jeu proche oriental.

Obama-Hollande.jpg

    Trois  rappels préalables s’imposent, pour comprendre la situation actuelle :
1- Dans aucune démocratie parlementaire, le pouvoir exécutif (le gouvernement) n’a besoin de l’autorisation du pouvoir législatif ( le Parlement) pour entreprendre une action militaire, au nom du principe de la séparation des pouvoirs : s’il est arrivé à des gouvernements des  Etats-Unis de devoir solliciter un vote du Congrès, c’est uniquement si des moyens financiers supplémentaires leur étaient nécessaires pour une action militaire- mais pas lorsque le budget déjà alloué à la défense la leur permettait, ce qui est le cas pour des frappes limitées dans le temps envisagées en Syrie; hors ce cas de figure très particulier, chaque gouvernement est libre de faire comme il l'entend; en France, l'autorisation du Parlement n'est nécessaire qu'au-delà du quatrième mois d'opérations militaires (ce fut le cas pour le Mali);.

2- Cameron a souhaité ce vote (que rien ne lui imposait) pour conjurer l’effet des mensonges de Tony Blair lors de la  deuxième guerre d’Irak, et cela s’est retourné contre lui (il a été piégé par les travaillistes, avec lesquels il avait  négocié le texte à faire voter par le Parlement, et qui ont finalement voté contre lui) ; Obama a décidé hier de solliciter un vote du Congrès (que rien ne lui imposait) dans ce qui apparaît bien comme un véritable retournement, pour ne pas avoir à endosser seul l’effet catastrophique qu’entraînera  la non-exécution des menaces proférées en cas de franchissement de la « ligne rouge » fixée par lui à El-Assad ;

3- Les justifications d’une  intervention militaire contre la Syrie reposent sur la Convention interdisant la mise au point,  la fabrication, le stockage et  l'emploi des armes chimiques, entrée en vigueur le 29 avril 1997 ( à noter que le gazage des populations kurdes par Sadam Hussein, en 1988, était antérieur à ce traité) ; petit problème juridique: la Syrie n’est pas signataire de cette Convention ; mais celle-ci a une portée universelle, et s’impose à tous les pays, signataires ou pas ; mais seule l’ ONU a la possibilité de décider d’imposer des sanctions aux pays contrevenant à cette Convention.
Avec la décision des gouvernements de la Grande-Bretagne, puis des Etats-Unis, de soumettre les frappes militaires contre la Syrie à un vote de leurs Parlements respectifs, la France se trouve aujourd’hui doublement piégée :

1- Même si sa Constitution ne le lui impose nullement, peut-elle rester, vis-à-vis de son opinion publique,  le seul pays démocratique (j’ignore encore quelle sera la position de l’Australie) à intervenir sans l’approbation préalable de son Parlement ?
2- Si le Congrès américain venait à refuser à son gouvernement  cette intervention : que ferait la France, qui, pas plus que l’Australie et les pays de la Ligue Arabe, n’a les moyens militaires d’effectuer ces frappes, dont elle a officiellement annoncé qu’elles auraient lieu ?  
L’impasse est totale, car s’il est théoriquement possible de prendre au mot la Russie, qui affirme qu’il faut préalablement attendre les preuves de l’utilisation du gaz sarin par le gouvernement de Damas (les analyses des échantillons ramenés par la mission de l’ ONU prendront plusieurs semaines), il est fort probable que ces preuves n’empêcheront pas Poutine d’opposer quand même son veto à toute décision de l’ ONU hostile au gouvernement El-Assad qu’il soutient de façon indéfectible ; et la Chine n’a encore rien dit...
Leçons à tirer de toute cette affaire :

1- Il ne faut jamais proférer des menaces qu'on n'est pas certain de pouvoir mettre à exécution;

2- Si la France veut avoir une influence diplomatique dans le monde, elle doit se doter de moyens militaires supplémentaires, l’arme nucléaire se révélant insuffisante ;
3 - Le droit de veto dont disposent à l’ ONU  la  Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Russie et la France est un anachronisme qui paralyse cette institution et qu’il conviendrait de supprimer...ce qui est impossible, puisque ces cinq pays opposeront leur veto à toute résolution leur retirant ce droit de veto ;
4- Le bon docteur (il est ophtalmologiste) Bachar el-Assad peut continuer à gazer son peuple en toute tranquillité.

Par Elie Arié  

 

 

 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:14

Dieudonné répond à Valls !!!  

 

 



 

https://www.youtube.com/watch?v=3u5MxfHtZ9g

 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:13

RE-INFORMATION sur la Syrie : journal de Syrie du jeudi 29 août 2013.

 

 


 


 

https://www.youtube.com/watch?v=Sjcn2wsVx0g&feature=c4-overview&list=UUrv6YnoVGV751PoAwPw8dHQ

 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:09

 

FETAF-copie-1

 

Fétaf - Fédération des Travailleurs Africains en France - Agence spécialisée de l’OUSA - Membre Observateur de l’Union Africaine 59 bis rue Louis Joyeux 91000 Corbeil Essonnes (France) cel : 00 336 99 18 07 19 – tel : 00 331 75 66 47 39 fetaf91@yahoo.fr       

   


Le 28 Août 1963, devant une foule de plus de 250.000 hommes et femmes rassemblés au Lincoln Mémorial de Washington, le Dr Martin Luther King Jr lançait cette phrase devenue immortelle dans l'histoire : I have a dream... J’ai fait un rêve… Rêve d'une société juste et égalitaire. Rêve d'une société débarrassée de la discrimination raciale et de l'injustice.

 

50 ans après, cette déclaration qui s'inscrit dans la tradition des longues luttes menées par les femmes et les hommes déportés d’Afrique et leurs descendants, du fait des conditions d'injustices séculaires qui leur ont été imposées dans le Nouveau Monde, la Fédération des Travailleurs Africains en France (Fétaf) salue la mémoire du pasteur King et exprime l'espoir d'un monde meilleur de dialogue entre les cultures et les civilisations.

 


 

Pour la Fétaf,

le President Sidi Tidiane Gueye

Paris, le 28 Juillet 2013 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:07

Le Cinéma africain à l’honneur à Libreville avec Bchristproduction

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Quand on sait qu’aujourd’hui l’éducation de masse se fait par les médias plus particulièrement par la télé et internet. Il y a lieu de s’inquiéter très sérieusement d’autant plus que le cinéma africain est le parent pauvre du 7ème art. L’Afrique n’est présente nulle part : pas de films africains en salle, peu ou jamais de films africains à la télé… Résultat des courses, nous en savons plus sur les autres que sur nous-mêmes. Il y a péril en la demeure :

Très peu d’acteurs africains connus.

La vision de l’Afrique, la manière d’être de l’africain et même la culture africaine…

Contacts :

http://bchristproduction.over-blog.com/

Email: bachlo75@yahoo.fr 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:06

 INVITATION ! INVITATION ! INVITATION !

Fela Anikulapo Kuti, l'artiste le plus révolutionnaire 

Samedi 7 septembre 2013 : 14 heures, Paris Belleville. 

 fela-day-1-.jpg

La Ligue Panafricaine Umoja vous invite à découvrir le message de Fela Anikulapo Kuti, l'artiste le plus révolutionnaire de tous les temps. Musicien génial inventeur de l'Afro-Beat, agitateur des consciences africaines endormies, guide spirituel dans la religion africaine originelle, homme politique emprisonné mais incorruptible. Fela est le combattant total pour la libération et l'unité de l'Afrique : son combat doit inspirer les luttes futures.

 

Fela Anikulapo (ce qui porte la mort dans la poche) Kuti (celui qui ne peut être tué par la main de l'homme) :

 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:03

Côte d'ivoire: Communiqué du CDR-CI sur l’apatridie, le foncier rural et l’acquisition de la nationalité ivoirienne

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Le vendredi 23 août 2013, l’Assemblée nationale ivoirienne a adopté les lois sur le foncier rural, l’apatridie et l’acquisition de la nationalité ivoirienne. Le CDR-CI (Conseil de la Diaspora pour la Restauration de la Démocratie et la Défense des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire) voudrait ici exprimer sa préoccupation et son inquiétude devant une telle démarche.

Le CDR-CI observe par la même occasion que la méthode utilisée, par son expression cavalière, précipitée et exclusive est pour le moins arrogante pour plusieurs raisons dont les principales sont énoncées comme suit :

-         La Côte d’Ivoire se trouve dans une période de turbulence aigüe ;

-         L’Assemblée nationale actuelle est monocolore (RHDP) et n’est pas représentative de la sociologie du peuple ivoirien – les modalités d’élections des députés étant connue de tous – ;

-         Les lois votées bradent l’âme du peuple ivoirien ;

-         La dissidence prononcée dans les rangs des députés RHDP est sérieuse à en croire le nombre réel de députés hostiles à ces lois ;

-         De telles lois doivent s’inscrire dans une consultation du peuple par référendum …

Face aux éléments énoncés ci-dessus, le CDR-CI émet des craintes que des lois de ce type soient votées pour des fins électoralistes parce qu’il n’en voit pas l’urgence. 

Nous constatons que la « crise » très grave qui frappe le pays a pris ses sources dans des choix maladroits d’acteurs politiques. Aussi, en votant des lois dans les conditions que nous dénonçons, le RDR et ses alliés du RHDP cultivent-ils des artifices de bombes qui peuvent exploser à terme. Mais il faut également craindre que ces lois soient, pour le court et moyen terme un explosif de nature à diviser davantage la société ivoirienne.

Nous disons que dans aucun pays au monde, des lois sur les sujets évoqués ne sont pris à la légère. Par ailleurs, lorsque monsieur Ouattara procède à des libérations de prisonniers politiques, nous pensions qu’il allait dans le sens de l’apaisement. Nous disons que le chef de l’Etat ivoirien doit résolument rester dans la voie de la décrispation qu’il explore et que cet aspect qui peut fortement contribuer à la normalisation du paysage socio-politique en Côte d’Ivoire ne soit pas une option.

C’est pourquoi, pour que le peuple ivoirien puisse recouvrer sa quiétude et la paix, nous demandons au chef de l’Etat ivoirien :

-         De s’inscrire irréversiblement dans la voie de la réconciliation nationale ;

-         D’arrêter de prendre les prisonniers « pro-Gbagbo » - encore en détention -, comme des otages à libérer au « compte-gouttes » ;

-         De renoncer à naturaliser des personnes par des méthodes pour le moins controversées voire contestables, qui plus est lorsque les requérants ne font pas de déclaration ;

-         Qu’il crée les conditions pour que notre pays devienne un Etat de droit…

Etant complètement partie prenante de la société ivoirienne nonobstant son éloignement géographique, le CDR-CI voudrait ici attirer l’attention des différents acteurs et/ou décideurs en Côte d’Ivoire, qu’il sera attentif aux choix faits sur les différents sujets du pays et donnera la position de la Diaspora sur les sujets majeurs pour le devenir notre pays.

C’est le lieu d’inviter le gouvernement ivoirien à intégrer profondément l’ampleur de la crise qui met les populations innocentes en proie à des souffrances inutiles et dans un état de paupérisation très douloureux.

Le CDR-CI exhorte le pouvoir ivoirien à apprécier la situation ivoirienne à juste titre et dans toutes ses dimensions pour procéder à la libération rapide des prisonniers politiques qui, croupissant dans les geôles du pouvoir, sont inutilement privés de liberté.

Nous rappelons que Laurent Gbagbo a toujours travaillé dans le sens du consensus dans ses choix politiques. Sa connaissance du pays et le don qu’il a de savoir parler aux Ivoiriens doivent en faire un allié objectif de monsieur Ouattara, pour la réconciliation nationale.

C’est pourquoi il faut libérer Laurent Gbagbo contre la propagande éhontée de fanatiques qui ne savent rien de plus qu’altérer la vérité.

Enfin, le CDR-CI en appelle à la mobilisation de tous, pour contraindre le pouvoir ivoirien à reconsidérer son mode de gouvernance qui souffre d’une grave incurie démocratique patente.

Fait à Paris, le 27 Août 2013

                                                                                Pour le CDR-CI, le Porte-parole

                                                                                Claude KOUDOU

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
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Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
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Tshivenda
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Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine