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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 13:52

Syrie: Le piège des Etats-unis a marché. La France exclue du jeu proche oriental.

Obama-Hollande.jpg

    Trois  rappels préalables s’imposent, pour comprendre la situation actuelle :
1- Dans aucune démocratie parlementaire, le pouvoir exécutif (le gouvernement) n’a besoin de l’autorisation du pouvoir législatif ( le Parlement) pour entreprendre une action militaire, au nom du principe de la séparation des pouvoirs : s’il est arrivé à des gouvernements des  Etats-Unis de devoir solliciter un vote du Congrès, c’est uniquement si des moyens financiers supplémentaires leur étaient nécessaires pour une action militaire- mais pas lorsque le budget déjà alloué à la défense la leur permettait, ce qui est le cas pour des frappes limitées dans le temps envisagées en Syrie; hors ce cas de figure très particulier, chaque gouvernement est libre de faire comme il l'entend; en France, l'autorisation du Parlement n'est nécessaire qu'au-delà du quatrième mois d'opérations militaires (ce fut le cas pour le Mali);.

2- Cameron a souhaité ce vote (que rien ne lui imposait) pour conjurer l’effet des mensonges de Tony Blair lors de la  deuxième guerre d’Irak, et cela s’est retourné contre lui (il a été piégé par les travaillistes, avec lesquels il avait  négocié le texte à faire voter par le Parlement, et qui ont finalement voté contre lui) ; Obama a décidé hier de solliciter un vote du Congrès (que rien ne lui imposait) dans ce qui apparaît bien comme un véritable retournement, pour ne pas avoir à endosser seul l’effet catastrophique qu’entraînera  la non-exécution des menaces proférées en cas de franchissement de la « ligne rouge » fixée par lui à El-Assad ;

3- Les justifications d’une  intervention militaire contre la Syrie reposent sur la Convention interdisant la mise au point,  la fabrication, le stockage et  l'emploi des armes chimiques, entrée en vigueur le 29 avril 1997 ( à noter que le gazage des populations kurdes par Sadam Hussein, en 1988, était antérieur à ce traité) ; petit problème juridique: la Syrie n’est pas signataire de cette Convention ; mais celle-ci a une portée universelle, et s’impose à tous les pays, signataires ou pas ; mais seule l’ ONU a la possibilité de décider d’imposer des sanctions aux pays contrevenant à cette Convention.
Avec la décision des gouvernements de la Grande-Bretagne, puis des Etats-Unis, de soumettre les frappes militaires contre la Syrie à un vote de leurs Parlements respectifs, la France se trouve aujourd’hui doublement piégée :

1- Même si sa Constitution ne le lui impose nullement, peut-elle rester, vis-à-vis de son opinion publique,  le seul pays démocratique (j’ignore encore quelle sera la position de l’Australie) à intervenir sans l’approbation préalable de son Parlement ?
2- Si le Congrès américain venait à refuser à son gouvernement  cette intervention : que ferait la France, qui, pas plus que l’Australie et les pays de la Ligue Arabe, n’a les moyens militaires d’effectuer ces frappes, dont elle a officiellement annoncé qu’elles auraient lieu ?  
L’impasse est totale, car s’il est théoriquement possible de prendre au mot la Russie, qui affirme qu’il faut préalablement attendre les preuves de l’utilisation du gaz sarin par le gouvernement de Damas (les analyses des échantillons ramenés par la mission de l’ ONU prendront plusieurs semaines), il est fort probable que ces preuves n’empêcheront pas Poutine d’opposer quand même son veto à toute décision de l’ ONU hostile au gouvernement El-Assad qu’il soutient de façon indéfectible ; et la Chine n’a encore rien dit...
Leçons à tirer de toute cette affaire :

1- Il ne faut jamais proférer des menaces qu'on n'est pas certain de pouvoir mettre à exécution;

2- Si la France veut avoir une influence diplomatique dans le monde, elle doit se doter de moyens militaires supplémentaires, l’arme nucléaire se révélant insuffisante ;
3 - Le droit de veto dont disposent à l’ ONU  la  Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Russie et la France est un anachronisme qui paralyse cette institution et qu’il conviendrait de supprimer...ce qui est impossible, puisque ces cinq pays opposeront leur veto à toute résolution leur retirant ce droit de veto ;
4- Le bon docteur (il est ophtalmologiste) Bachar el-Assad peut continuer à gazer son peuple en toute tranquillité.

Par Elie Arié  

 

 

 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:14

Dieudonné répond à Valls !!!  

 

 



 

https://www.youtube.com/watch?v=3u5MxfHtZ9g

 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:13

RE-INFORMATION sur la Syrie : journal de Syrie du jeudi 29 août 2013.

 

 


 


 

https://www.youtube.com/watch?v=Sjcn2wsVx0g&feature=c4-overview&list=UUrv6YnoVGV751PoAwPw8dHQ

 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:09

 

FETAF-copie-1

 

Fétaf - Fédération des Travailleurs Africains en France - Agence spécialisée de l’OUSA - Membre Observateur de l’Union Africaine 59 bis rue Louis Joyeux 91000 Corbeil Essonnes (France) cel : 00 336 99 18 07 19 – tel : 00 331 75 66 47 39 fetaf91@yahoo.fr       

   


Le 28 Août 1963, devant une foule de plus de 250.000 hommes et femmes rassemblés au Lincoln Mémorial de Washington, le Dr Martin Luther King Jr lançait cette phrase devenue immortelle dans l'histoire : I have a dream... J’ai fait un rêve… Rêve d'une société juste et égalitaire. Rêve d'une société débarrassée de la discrimination raciale et de l'injustice.

 

50 ans après, cette déclaration qui s'inscrit dans la tradition des longues luttes menées par les femmes et les hommes déportés d’Afrique et leurs descendants, du fait des conditions d'injustices séculaires qui leur ont été imposées dans le Nouveau Monde, la Fédération des Travailleurs Africains en France (Fétaf) salue la mémoire du pasteur King et exprime l'espoir d'un monde meilleur de dialogue entre les cultures et les civilisations.

 


 

Pour la Fétaf,

le President Sidi Tidiane Gueye

Paris, le 28 Juillet 2013 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:07

Le Cinéma africain à l’honneur à Libreville avec Bchristproduction

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Quand on sait qu’aujourd’hui l’éducation de masse se fait par les médias plus particulièrement par la télé et internet. Il y a lieu de s’inquiéter très sérieusement d’autant plus que le cinéma africain est le parent pauvre du 7ème art. L’Afrique n’est présente nulle part : pas de films africains en salle, peu ou jamais de films africains à la télé… Résultat des courses, nous en savons plus sur les autres que sur nous-mêmes. Il y a péril en la demeure :

Très peu d’acteurs africains connus.

La vision de l’Afrique, la manière d’être de l’africain et même la culture africaine…

Contacts :

http://bchristproduction.over-blog.com/

Email: bachlo75@yahoo.fr 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:06

 INVITATION ! INVITATION ! INVITATION !

Fela Anikulapo Kuti, l'artiste le plus révolutionnaire 

Samedi 7 septembre 2013 : 14 heures, Paris Belleville. 

 fela-day-1-.jpg

La Ligue Panafricaine Umoja vous invite à découvrir le message de Fela Anikulapo Kuti, l'artiste le plus révolutionnaire de tous les temps. Musicien génial inventeur de l'Afro-Beat, agitateur des consciences africaines endormies, guide spirituel dans la religion africaine originelle, homme politique emprisonné mais incorruptible. Fela est le combattant total pour la libération et l'unité de l'Afrique : son combat doit inspirer les luttes futures.

 

Fela Anikulapo (ce qui porte la mort dans la poche) Kuti (celui qui ne peut être tué par la main de l'homme) :

 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:03

Côte d'ivoire: Communiqué du CDR-CI sur l’apatridie, le foncier rural et l’acquisition de la nationalité ivoirienne

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Le vendredi 23 août 2013, l’Assemblée nationale ivoirienne a adopté les lois sur le foncier rural, l’apatridie et l’acquisition de la nationalité ivoirienne. Le CDR-CI (Conseil de la Diaspora pour la Restauration de la Démocratie et la Défense des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire) voudrait ici exprimer sa préoccupation et son inquiétude devant une telle démarche.

Le CDR-CI observe par la même occasion que la méthode utilisée, par son expression cavalière, précipitée et exclusive est pour le moins arrogante pour plusieurs raisons dont les principales sont énoncées comme suit :

-         La Côte d’Ivoire se trouve dans une période de turbulence aigüe ;

-         L’Assemblée nationale actuelle est monocolore (RHDP) et n’est pas représentative de la sociologie du peuple ivoirien – les modalités d’élections des députés étant connue de tous – ;

-         Les lois votées bradent l’âme du peuple ivoirien ;

-         La dissidence prononcée dans les rangs des députés RHDP est sérieuse à en croire le nombre réel de députés hostiles à ces lois ;

-         De telles lois doivent s’inscrire dans une consultation du peuple par référendum …

Face aux éléments énoncés ci-dessus, le CDR-CI émet des craintes que des lois de ce type soient votées pour des fins électoralistes parce qu’il n’en voit pas l’urgence. 

Nous constatons que la « crise » très grave qui frappe le pays a pris ses sources dans des choix maladroits d’acteurs politiques. Aussi, en votant des lois dans les conditions que nous dénonçons, le RDR et ses alliés du RHDP cultivent-ils des artifices de bombes qui peuvent exploser à terme. Mais il faut également craindre que ces lois soient, pour le court et moyen terme un explosif de nature à diviser davantage la société ivoirienne.

Nous disons que dans aucun pays au monde, des lois sur les sujets évoqués ne sont pris à la légère. Par ailleurs, lorsque monsieur Ouattara procède à des libérations de prisonniers politiques, nous pensions qu’il allait dans le sens de l’apaisement. Nous disons que le chef de l’Etat ivoirien doit résolument rester dans la voie de la décrispation qu’il explore et que cet aspect qui peut fortement contribuer à la normalisation du paysage socio-politique en Côte d’Ivoire ne soit pas une option.

C’est pourquoi, pour que le peuple ivoirien puisse recouvrer sa quiétude et la paix, nous demandons au chef de l’Etat ivoirien :

-         De s’inscrire irréversiblement dans la voie de la réconciliation nationale ;

-         D’arrêter de prendre les prisonniers « pro-Gbagbo » - encore en détention -, comme des otages à libérer au « compte-gouttes » ;

-         De renoncer à naturaliser des personnes par des méthodes pour le moins controversées voire contestables, qui plus est lorsque les requérants ne font pas de déclaration ;

-         Qu’il crée les conditions pour que notre pays devienne un Etat de droit…

Etant complètement partie prenante de la société ivoirienne nonobstant son éloignement géographique, le CDR-CI voudrait ici attirer l’attention des différents acteurs et/ou décideurs en Côte d’Ivoire, qu’il sera attentif aux choix faits sur les différents sujets du pays et donnera la position de la Diaspora sur les sujets majeurs pour le devenir notre pays.

C’est le lieu d’inviter le gouvernement ivoirien à intégrer profondément l’ampleur de la crise qui met les populations innocentes en proie à des souffrances inutiles et dans un état de paupérisation très douloureux.

Le CDR-CI exhorte le pouvoir ivoirien à apprécier la situation ivoirienne à juste titre et dans toutes ses dimensions pour procéder à la libération rapide des prisonniers politiques qui, croupissant dans les geôles du pouvoir, sont inutilement privés de liberté.

Nous rappelons que Laurent Gbagbo a toujours travaillé dans le sens du consensus dans ses choix politiques. Sa connaissance du pays et le don qu’il a de savoir parler aux Ivoiriens doivent en faire un allié objectif de monsieur Ouattara, pour la réconciliation nationale.

C’est pourquoi il faut libérer Laurent Gbagbo contre la propagande éhontée de fanatiques qui ne savent rien de plus qu’altérer la vérité.

Enfin, le CDR-CI en appelle à la mobilisation de tous, pour contraindre le pouvoir ivoirien à reconsidérer son mode de gouvernance qui souffre d’une grave incurie démocratique patente.

Fait à Paris, le 27 Août 2013

                                                                                Pour le CDR-CI, le Porte-parole

                                                                                Claude KOUDOU

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:02

Les Occidentaux sont-ils prêts à bombarder la Syrie ?  

par Thierry Meyssan

Thyerry meyssan


Faisant mine de croire à une attaque chimique du gouvernement syrien contre son propre peuple, Washington, Londres et Paris battent les tambours de la guerre. Faut-il prendre ces menaces au sérieux de la part d’États qui annoncent comme imminente, depuis plus de deux ans, la chute de la Syrie ? Bien qu’il ne faille pas exclure cette option, Thierry Meyssan pense qu’elle est moins probable qu’une intervention organisée par l’Arabie saoudite. Cette agitation aurait plutôt comme objectif de tester les réponses de la Russie et de l’Iran.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 27 août 2013 

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Quelle mouche a donc piqué le Prix Nobel de la Paix Barack Obama ? Dimanche 25 août, la Maison-Blanche a diffusé un communiqué dans lequel un haut-fonctionnaire anonyme explique qu’il y a « très peu de doutes » de l’usage par la Syrie d’armes chimiques contre son opposition. Le communiqué ajoute que l’accord de la Syrie pour laisser pénétrer les inspecteurs de l’Onu dans la zone concernée vient « trop tard pour être crédible ».

Si l’usage d’armes chimiques dans la banlieue de Damas, le mercredi 21 août 2013 est fort probable, le Conseil de sécurité des Nations-Unies n’a pas conclu qu’il était le fait du gouvernement syrien. Réuni en urgence à la demande des Occidentaux, les ambassadeurs ont eu la surprise de voir leur collègue russe leur présenter des photos satellites montrant le tir de deux obus, à 01h35 du matin, depuis la zone rebelle de Douma dans les zones rebelles affectées par les gaz (à Jobar et entre Arbin et Zamalka) à des heures coïncidant avec les troubles relatés. Les photos ne permettent pas de savoir s’il s’agit d’obus chimiques, mais elles laissent penser que la « Brigade de l’islam », qui occupe Douma, a fait d’une pierre trois coups : d’une part éliminer les soutiens de ses rivaux au sein de l’opposition, d’autre part accuser la Syrie d’avoir recours aux armes chimiques, enfin perturber l’offensive de l’armée arabe syrienne pour dégager la capitale.

Si le gouvernement syrien —comme son ennemi israélien— n’est pas signataire de la Convention contre les armes chimiques et dispose de stocks importants, les jihadistes en ont aussi, comme l’a confirmé Carla del Ponte à la grande fureur du haut-Commissaire aux Droits de l’homme. En décembre, l’Armée syrienne libre avait diffusé une vidéo montrant un laboratoire chimique et menaçant les alaouites. Cette semaine, le gouvernement a découvert plusieurs caches d’armes chimiques, de masques à gaz et d’antidotes, dans la banlieue de Damas. Les produits provenaient d’Arabie saoudite, du Qatar, des États-Unis et des Pays-Bas. C’est d’ailleurs à la demande du gouvernement syrien, et non des Occidentaux, que des inspecteurs de l’Onu sont présents en Syrie pour deux semaines, afin d’enquêter sur les allégations d’usage. Enfin, le 29 mai 2013, la police turque a arrêté une douzaine de membres du Front Al-Nosra et saisi des armes chimiques qui devaient être utilisées en Syrie.

Pourtant, vendredi le président Obama réunissait son Conseil national de sécurité pour examiner les options d’attaque contre la Syrie en présence de l’ambassadrice Samantha Power, chef de file des faucons libéraux. Il décidait de renforcer la présence militaire US en Méditerranée en y envoyant un quatrième destroyer, chargé de missiles de croisière, l’USS Ramage. Il s’ajoute à l’USS Gravely, l’USS Barry et l’USS Mahan qui est maintenu sur zone alors qu’il devait rentrer au port.

Samedi il appelait au téléphone le Premier ministre britannique David Cameron. Et dimanche, il parlait avec le président français François Hollande. Les trois hommes convenaient qu’il fallait intervenir sans préciser de quelle manière. Dimanche encore, le secrétaire d’État John Kerry appelait ses homologues britannique, français, canadien et russe pour leur dire que les États-Unis avaient la conviction que la Syrie avait franchi la « ligne rouge ». Si ses trois premiers interlocuteurs l’écoutaient petit doigt sur la couture du pantalon, le Russe Sergey Lavrov s’étonna que Washington se prononce avant le rapport des inspecteurs des Nations Unies. Il lui répondit sur les « conséquences extrêmement graves » que représente une intervention dans la région.

Lundi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian était au Qatar et devait se rendre aux Émirats pour se coordonner avec eux. Tandis que le conseiller de sécurité nationale israélien, le général Yaakov Amidror, était reçu à la Maison-Blanche. Lors d’un entretien téléphonique entre le premier ministre britannique David Cameron et le président russe Vladimir Poutine, ce dernier a souligné qu’il n’existait aucune preuve de l’usage d’armes chimiques par la Syrie. De son côté, le vice-ministre des Affaires étrangères chinois, Li Baodong, a téléphoné à son homologue US, Wendy R. Sherman, pour appeler les États-Unis à la retenue. Conscient du risque de guerre régionale dont les chrétiens seraient les premières victimes, le pape François Ier a réitéré ses appels à la paix.

Doit-on pour autant penser que les Occidentaux vont entrer en guerre sans mandat du Conseil de sécurité, comme l’Otan le fit en Yougoslavie ? C’est peu probable car à l’époque la Russie était en ruines, aujourd’hui elle devrait intervenir après avoir émis trois vétos pour protéger la Syrie ou renoncer à toute action internationale. Cependant Sergey Lavrov a sagement écarté une Troisième Guerre mondiale. Il a indiqué que son pays n’était pas prêt à entrer en guerre contre qui que ce soit, même à propos de la Syrie. Il pourrait donc s’agir d’une intervention indirecte de soutien à la Syrie, comme le fit la Chine durant la guerre du Vietnam.

L’Iran a alors fait savoir, par le biais de son chef d’état-major adjoint, Massoud Jazayeri, que pour lui l’attaque de la Syrie serait le franchissement de la « ligne rouge » et que, si elle passait à l’acte, la Maison-Blanche endurerait de « graves conséquences ». Certes l’Iran n’a ni les moyens de la Russie, ni ses alliances, mais elle fait certainement partie des 10 premières puissances militaires mondiales. Dès lors, attaquer la Syrie, c’est prendre le risque d’une riposte sur Israël et de soulèvements dans une grande partie du monde arabe, notamment en Arabie saoudite. L’intervention récente du Hezbollah libanais et les déclarations de son secrétaire général Hassan Nasrallah, comme celles de l’organisation palestinienne FPLP-Commandement général, ne laissent aucun doute.

Interrogé par la presse russe, le président syrien Bachar el-Assad, a déclaré : « Les déclarations émises par des politiciens états-uniens, occidentaux et d’autres pays constituent une insulte au bon sens et une expression de mépris envers l’opinion publique de leurs peuples. C’est un non-sens : d’abord on accuse, ensuite on rassemble les preuves. Cette tâche est menée par un pays puissant, les États-Unis (…) Ce genre d’accusation est exclusivement politique, elles répondent à la série de victoires enregistrées par les forces gouvernementales sur les terroristes ».

En Russie, le président de la Commission des Affaires étrangères de la Douma, le journaliste et géopoliticien Alexeï Pouchkov, a commenté sur son compte Twitter : « Washington et Londres ont déclaré Assad coupable bien avant les conclusions des inspecteurs de l’Onu. Ils n’accepteront qu’un verdict de culpabilité. Tout autre verdict sera rejeté ».

Le principe d’une nouvelle guerre en Syrie cadre mal avec les problèmes économiques des États-Unis et des Européens. Si vendre des armes est un moyen de gagner de l’argent, détruire un État sans espérer de retour sur investissement à court ou moyen terme, ne pourra qu’aggraver la situation.

Selon un sondage Reuters/Ipsos réalisé après l’attaque du 21 août, 60 % des États-Uniens sont opposés à une intervention en Syrie contre 9 % qui y sont favorables. S’ils étaient convaincus de l’usage d’armes chimiques par la Syrie, ils resteraient 46 % à s’opposer à la guerre et deviendraient 25 % à la soutenir. Le même sondage indique que les États-uniens apprécient encore moins la guerre secrète : ils sont 89 % à déclarer qu’il ne faut pas plus armer les rebelles, contre 11 % qui veulent les armer encore. Enfin, quatre options étaient proposées aux sondés : des frappes aériennes (soutenues par 12 %), la création d’une zone de non survol (11 %), le financement d’une force multinationale (9 %), et une intervention US directe (4 %).

En France, Le Figaro, édité par le marchand d’armes Dassault, a posé la question à ses lecteurs : au bout d’une journée, ils étaient 79,60 % à s’opposer à la guerre contre 20,40 % à la soutenir.

Il sera certainement difficile pour les Occidentaux de renverser leur opinion publique et d’entrer en guerre.

Une autre interprétation des événements est possible : certaines des vidéos montrant les victimes des attaques chimiques ont circulé sur Internet quelques heures avant les attaques. Il sera donc toujours possible aux Occidentaux de « découvrir » la supercherie le moment venu et de faire machine arrière. Cependant l’affaire des armes chimiques en Irak a montré que les Occidentaux pouvaient mentir à la communauté internationale et le reconnaître sans conséquence une fois leur forfait accompli.

Les accusations des jihadistes et de leurs sponsors occidentaux interviennent alors que l’Armée arabe syrienne lançait une vaste offensive, « Bouclier de Damas », pour dégager la capitale. Le tir des deux obus de la « Brigade de l’islam » correspondent au début de cette offensive qui s’est déroulée durant 5 jours et s’est soldée par d’importantes pertes parmi les jihadistes (au moins 1 500 blessés et tués, sur les 25 000 présents). Toute cette agitation peut n’être qu’une guerre psychologique à la fois pour masquer cette défaite et pour tenter de paralyser l’offensive syrienne. C’est surtout un moyen pour Washington de tester la réponse iranienne après l’élection de cheikh Hassan Rohani à sa présidence. Et il est désormais clair que celui-ci ne pourra pas s’opposer à la politique du Guide de la Révolution, l’ayatollah Ali Khamenei.

Cependant, durant la guerre contre la Libye, j’avais sous-estimé la possibilité des États-Unis de violer toutes les règles, y compris celles de l’Otan. Alors que, me basant sur des documents de l’Alliance atlantique, j’insistais sur la longue capacité de résistance de la Jamahiriya face à son opposition armée, j’ignorai la tenue d’une réunion secrète sur la base Otan de Naples, dans le dos du Conseil atlantique. À l’époque, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, le Danemark et la Turquie, ainsi qu’Israël, le Qatar et la Jordanie planifiaient en secret l’usage des moyens de l’Alliance pour bombarder Tripoli [1]. Ne faisant pas confiance à leurs alliés, qu’ils savaient opposés à une attaque si coûteuse en vies humaines, ils ne les avaient pas prévenus. L’Alliance atlantique n’était plus une Alliance proprement dite, mais une Coalition ad hoc. En quelques jours, la prise de Tripoli fit au moins 40 000 morts, selon les rapports internes de la Croix-Rouge. Un tel dispositif est peut-être en cours d’organisation : les chefs d’état-major d’à peu près les mêmes États, plus l’Arabie saoudite et le Canada, sont réunis depuis dimanche et jusqu’à ce soir à Amman, sous la présidence du commandeur du CentCom, le général Lloyd J. Austin III. Ils envisagent cinq options possibles (fournitures d’armes aux Contras ; bombardements ciblés ; création d’une zone de non-survol ; mise en place de zones tampons ; et invasion terrestre).

La presse atlantiste appelle à la guerre. Le Times de Londres l’annonce.

Le président Barack Obama pourrait ainsi suivre le plan de guerre établi par son prédécesseur George W. Bush, le 15 septembre 2001, qui prévoyait, outre les attaques de l’Afghanistan et de l’Irak, celles de la Libye et de la Syrie, ainsi que l’a révélé l’ancien commandeur de l’Otan, le général Wesley Clark [2]. Sauf que, pour la première fois, la cible dispose d’alliances sérieuses.

Toutefois, la nouvelle rhétorique US contredit l’ensemble des efforts de l’administration Obama depuis un an qui s’est appliquée à éliminer les obstacles à la tenue de la conférence de Genève 2 : démission du général David Petraeus et des partisans de la guerre secrète ; non-renouvellement du mandat d’Hillary Clinton et des ultra-sionistes ; mise en examen des opposants irréductibles à une alliance avec la Russie, notamment au sein de l’Otan et du Bouclier antimissiles. Il contredit également les efforts de John Brennan de provoquer des affrontements au sein de l’opposition armée syrienne ; d’exiger l’abdication de l’émir de Qatar ; et de menacer l’Arabie saoudite.

Côté syrien, on se prépare autant que se peut à toute éventualité, y compris un bombardement par l’Otan contre les centres de commandement et les ministères coordonné à un assaut des jihadistes contre la capitale. Cependant, l’option la plus probable n’est pas le déclenchement d’une guerre régionale qui déborderait les puissances occidentales. C’est une attaque, à l’automne, supervisée par l’Arabie saoudite, et endossée par les combattants qu’elle recrute actuellement. Éventuellement, cette opération pourrait être soutenue par la Ligue arabe.

Source :Réseau Voltaire       

[1] Le relevé des décisions de cette réunion comprend une longue liste de cibles et les moyens qui leurs sont attribués. Un alinéa prévoyait d’envoyer un commando m’éliminer à l’hôtel Radisson où je résidais. Cependant, lors de l’attaque, je me trouvais au Centre de presse de l’hôtel Rixos.

[2] Ce plan prévoit de détruire également le Liban, puis le Soudan et la Somalie et de finir avec l’Iran.

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 15:58

CRISE SYRIENNE, QUAND LES DEMOCRATIES FABRIQUENT DES MONSTRES POUR LES GOUVERNER.

de Jean-Paul Pougala


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        Quand les Africains ont eu à subir l'arrogance du président français Nicolas Sarkozy dans les crises ivoirienne et libyenne, nous croyions avoir touché le fond du délire de l'incompétence et de la bêtise humaine.

Avec la crise syrienne, on arrive presque à regretter Nicolas Sarkozy.

Avant d'aller bombarder en Côte d'Ivoire et en Libye, il a pour le moins pris la peine d'avoir l'aval des Nations Unies, allant jusqu'à convaincre les Africains à voter avec lui et convaincre les Russes et les Chinois de s'abstenir.

Le monde entier avait pris le président américain George Bush pour un fou sanguinaire, pour sa décision de se passer des Nations Unies pour aller détruire l'Irak et perdre 6000 militaires américains. Mais à la décharge de monsieur Bush, on peut lui concéder le fait qu'il n'avait pas de précédent d'une telle erreur monumentale de laquelle s'inspirer. Bush croyait que lorsqu'on a plus d'armes que son ennemi, on le bat en guerre. Il ne savait pas que les guerres modernes ne se gagnent plus comme les anciennes guerres du XXème siècle, avec l'armistice et la reconnaissance du perdant de payer même les frais de guerre du gagnant. Bush ne savait pas que dans les guerres modernes, il n'est pas possible de savoir qui est le vrai vainqueur des guerres, mais on sait qui est le perdant, celui qui a pris l'initiative de la faire.

François Hollande, mûri de l'expérience de Bush et de Sarkozy, s'est finalement découvert une vocation : VA-T-EN GUERRE.

Depuis le premier jour des gesticulations, je me suis toujours dit : je vais aussi voir le miracle. Parce que je ne comprends pas et je continue de croire qu'ils n'iront pas jusqu'à la folie de déclencher une attaque contre la Syrie et ce, pour plusieurs raisons:

1) La Russie : Contrairement à la Côte d'Ivoire, à l'Irak, à la Libye où les Occidentaux ont détruit leurs propres amis, pour la première fois depuis le Vietnam, il faudra aller en guerre contre un protégé de la Russie. Il faudra déclencher la guerre contre un pays qui a signé les accords de défense commune avec la Russie. Et à ce jour, personne ne sait si la Russie est capable d'avoir le cynisme de signer de tels accords et de ne pas les appliquer lorsque la nécessité se présente.

2) La Russie : Plusieurs pays qui depuis la Libye  se sont retournés vers l'Axe Russie Chine pour les protéger de l'Occident sont en train d'observer quelle sera l'attitude de la Russie dans ce conflit. Et il faut être naïf de croire  que la Russie va accepter de perdre tout ce capital diplomatique construit avec difficulté depuis les années de honte du président Eltsine, qui croyait devoir plaire aux Occidentaux en les laissant bombarder la Serbie.

3) La Russie : La Syrie est la seule base militaire russe en Méditerranée. Au moment où on nous remplit les oreilles des 4 bateaux américains dans la zone, on oublie d'ajouter qu'en Syrie accostent en ce moment 40 bateaux de guerre russes. En cas de guerre, les 4 ne pourraient jamais faire le poids face aux 40. J'ai du mal à croire qu'ils seront aussi fous de faire leurs calculs d'aller bombarder la Syrie sans tenir compte de ce détail.

4) La Russie : On nous dit qu'ils vont bombarder des cibles en territoire syrien. A ce jour, personne ne connait les bases secrètes russes en Syrie. Et si la cible qu'on détruit et croyant être un centre de commandement d’Assad est en effet une base militaire russe ? Sommes-nous certains que cela sera suffisant d'avoir tiré de très loin pour ne pas recevoir des "orgues de Staline" sur l'origine des missiles ? Ah, j’oubliais : on nous annonce le départ d’une frégate française vers la Syrie pour protéger le bateau américain de la riposte russe. MORT DE RIRE, disent les adolescents sur les réseaux sociaux.

CONSEQUENCES IMMEDIATES DE LA CRISE SYRIENNE EN AFRIQUE

La Russie reste la clé pour calmer les ardeurs des fous furieux qui veulent attaquer la Syrie. L’intransigeance du président russe Poutine est en train de faire de lui le sauveur des pays démunis. En Afrique, plusieurs pays ont déjà tourné le dos à cet Occident capable de vous demander de vous désarmer, comme en Libye avant de venir vous assommer.  Hier 28/08/2013, par exemple, le Cameroun a signé avec l’armée russe de très nombreux accords en plus de ceux déjà signés auparavant.  L'agence d'information russe RIA Novosti qui nous fournit cette information, nous annonce aussi les accords pour les premières livraisons au Cameroun des  hélicoptères de combat MI-17 équipé de 1.500 kg de bombes, roquettes et canons disposés sous six points au-dessous et sur les côtés de l'hélicoptère.  Selon la même source, le Cameroun n’est pas le seul pays africain qui cherche la protection russe, avant, on a eu le Botswana, le Ghana et la Guinée Equatoriale et ils sont tous équipés des mêmes appareils.

 Lorsque les prétendues démocraties poussent les pays faibles à chercher la protection de la Russie et de la Chine, c’est le symptôme d’un monde qui va mal et qui a pu générer de vrais monstres pour les administrer.  Lorsque le président américain Barack Obama nous annonce que le fait que le président syrien Assad a donné son accord à l’inspection des Nations Unies 3 jours après les faits était trop tard, c’est la preuve qu’il nous prend tous pour des cons, puisque les Etats-Unis ont donné leur accord pour faire arriver en Syrie le même jour d’une première délégation chargée de faire la lumière sur les mêmes accusations d’utilisation d’armes chimiques survenue 3 mois auparavant. Si 3 jours c’est trop tard, parce que Bachar el-Assad a pu effacer toutes les preuves, comment expliquer pour l’inspection des faits de 90 jours que l’ambassadrice américaine aux Nations Unies n’ait fait aucune objection ?

La vérité est plus triste. Observez bien qui sont les dirigeants qui sont les plus pressés d’aller bombarder la Syrie : ce sont ceux-là qui n’ont pas trouvé la moindre solution convaincante pour résorber le chômage dans leur pays, pour réduire le poids de la dette. Leur espoir est le cynisme d’aller tuer des gens ailleurs afin que leurs populations passent plus de temps à parler de la Syrie que des retraites, du chômage, de la dette etc.

POURQUOI LA RUSSIE EST DEJA EN GUERRE

Les pseudo-experts se succèdent sur les médias occidentaux pour nous expliquer que la Russie ne va jamais entrer en guerre pour protéger la Syrie. Or la Russie est déjà en guerre. Une guerre n’est pas que militaire, mais aussi tout ce qui va avec, et le nerf de la guerre, c’est l’argent. Je conseille à tous ces experts du dimanche de lire l’interview que le vice-premier ministre syrien Qadri Jamil a donné au journal britannique Financial Times à la fin du mois de Juin. Il explique pourquoi tous les embargos, le gel des avoirs syriens, la séquestration des comptes des opérations bancaires de la Syrie en Occident n’ont eu aucun effet. Il a alors donné 2 pistes de l’aide que le peuple syrien reçoit depuis 3 pays : Chine, Russie et Iran. D’un côté, les opérations ne se font plus en dollars, mais directement en monnaie chinoise, le Yuan. Ce qui évite à la Syrie les désagréments qu’on a connu en Côte d’Ivoire et en Libye. La deuxième piste est l’aide économique directe : la Syrie reçoit de ces 3 pays, chaque mois, beaucoup d’argent pour survivre et s’équiper. Selon les propos du vice-ministre syrien, dans cette interview, la Syrie reçoit l’équivalent de 500 millions de dollars en livraison de pétrole chaque mois. Ce pétrole est consigné par les navires russes que jusqu’aujourd’hui, aucun de ceux qui montrent les muscles n’ont tenté de bloquer. La question qu’on ne peut s’empêcher de se poser est comment des experts peuvent-ils affirmer que la Russie n’aidera pas la Syrie, en cas d’attaque, si cette dernière est celle qui va lui livrer le pétrole gratuit chaque mois en bravant les navires de guerre occidentaux devant les côtes syriennes ?  Si ces pays qui montrent les muscles n’ont pas pu stopper ces navires russes, pourquoi auraient-ils plus de courage aujourd’hui de le faire ?

La guerre que les Etats-Unis avaient déclenchée contre le Vietnam s’est conclue à la faveur de ce dernier, parce que la Chine, secrètement, finançait le Vietnam. Et l’écroulement économique du Vietnam sur lequel avaient misé les stratèges de Washington, n’a pas eu lieu, d’où la perte des USA au Vietnam. A cela, il faut ajouter les centaines de milliers de militaires de l’armée populaire de Libération de  Mao qui ont aidé en secret leur voisin. Aujourd’hui, le soutien économique n’est plus un secret, ce qui veut dire que la Syrie peut très bien tenir le coup à 3 ans de guerre avec l’Occident. Les talibans qui n’avaient pas d’armée forte ont pu tenir tête aux Américains, montrant par-là que la solution militaire était la plus catastrophique. Pourquoi pas la Syrie qui dispose, elle, d’une armée très forte ?  On peut donc imaginer que si les fous furieux vont déclencher la guerre contre la Syrie, nous n’aurons aucune déclaration officielle russe de soutien à l’armée  syrienne, mais avec l’expérience du Vietnam, on est en droit de penser qu’ils seront bien là, pour en profiter pour tester leurs nouvelles armes sur les systèmes militaires qu’Obama, Cameron et Hollande vont déployer dans la région.

CONCLUSION

Lorsqu’en 2003 Bush a décidé de mettre en pratique ses plans diaboliques de détruire l’Irak, tous les mouvements  de gauche se sont mobilisés sur la planète entière. Aujourd’hui, que c’est un membre actif du parti socialiste français et Président de la République qui décide d’aller répliquer Georges Bush, on est pour le moins surpris de la tiédeur des réactions  des mouvements de gauche qui avaient décrié le président américain. Où sont-ils ? Comme le cynisme n’a pas de limite chez ces « démocrates », la première dame française qui avait disparu de tous les radars est comme par enchantement sortie pour nous parler des enfants syriens gazés par un méchant Bachar el-Assad. La dernière fois qu’on l’avait vue en public, c’était pour aller recevoir son trop facile bain de foule au Mali. On se demande si une Danièle Mitterrand serait à ce point cynique de participer au lynchage de Cuba en pleine Guerre Froide où il fallait obligatoirement faire le choix d’être d’un côté ou de l’autre. On se rappelle un Chirac, capable de dire NON à Georges Bush et aujourd’hui, l’histoire a donné raison à ce président qui ne s’est pas fait manipuler par les médias qui étaient tous pour appuyer la décision de Washington. Aujourd’hui, c’est le président français qui pousse Obama à faire la guerre. Ce dernier a donné 4 interviews en 4 jours pour dire qu’il ne veut pas aller en Syrie, qu’il n’a rien décidé etc. J’ai eu comme l’impression que ces interviews au fond étaient toutes destinées à François Hollande et David Cameron. Certains commentateurs et journalistes français et britanniques, comme Bourdin qui se vante de ne jamais diner avec les politiciens et qui sur les ondes de RMC du 27/08/2013 dit qu’il connait bien les Russes et suggère au président français d’être ferme et d’être intransigeant. C’est-à-dire que la France doit montrer les muscles  face à la Russie sur le plan militaire, que Monsieur Hollande doit sermonner et réprimander monsieur Poutine, MORT DE RIRE. 

Je dis qu’ils ne seront pas aussi fous d’attaquer la Syrie. Et vous qu’en pensez-vous ?

Douala, le 29/08/2013

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 15:57

Grande conférence sur la médecine autoritaire le vendredi 29 novembre 2013 au Palais des Congrès de Namur

 

 

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Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

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2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine