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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 22:33

Le christianisme, l'opium des Africains ?

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   Depuis le 11 avril 2011 la Côte-d’Ivoire et l’Afrique sont orphelines. Laurent GBAGBO, l’un des défenseurs de leurs intérêts est en prison sur ordre des pays impérialistes, notamment la France et les USA. Ces pays se cachent derrière leurs suppôts africains, qui se contentent des miettes, pour déstabiliser les pays africains. Cet état de fait dure depuis les premiers contacts des européens avec le continent africain. Et pourtant nous avons reçu de leur part un précieux document appelé ‘’BIBLE’’. C’est dire que ces européens sont imprégnés de la parole de Dieu. La parole de paix, de justice, de respect de la vie humaine. Mais qu’est ce que nous constatons ? Ceux-là même qui nous ont apporté la lumière et le salut tuent, volent, pillent, oppriment les peuples. En un mot, ils sont sans cœur.

Avec l’avènement de l’évangélisation, les peuples africains ont abandonné leur tradition, leur culture, ce qui leur est propre pour adopter un nouveau comportement. Ils passent la majeure partie de leur temps dans les églises en train de prier et de supplier Dieu. A force de crier et faire du tapage, on a l’impression que ce Dieu est sourd et qu’il est difficile d’accès. Ils consacrent assez de temps à ce Dieu tel que décrit dans la bible. En retour le résultat escompté est très maigre. La paupérisation, la misère, la souffrance, les guerres, le sous-développement sont leur lot quotidien. Manifestement, il y a problème. Ce Dieu de la bible nous convient-il ? Pendant ce temps, les européens qui n’appliquent pas les paroles bibliques continuent de prospérer et de dominer ceux qui dorment dans les temples pour louer Dieu. C’est véritablement un fait paradoxal.

Depuis l’exploration de nos espaces par les Blancs jusqu’à nos jours en passant par l’esclavage et la colonisation, les européens ont toujours dominé et ont toujours fait le mal sans que le Dieu de justice n’intervienne. On me rétorquera que le Dieu de la bible est lent à la colère. Diantre, il lui faut combien de temps pour réagir ? Qu’on finisse de nous massacrer avant de réagir ? Mais comment ferons-nous pour rendre témoignage ? Soyons réaliste et ouvrons grandement nos yeux pour comprendre ce qui se passe. Certainement que nous ne savons pas implorer le Dieu de la bible et que nous ne faisons pas sa volonté. C’est dire que les européens qui nous ont offert la bible ne nous ont pas donné toutes les clés de décryptage, et cela à dessein. L’idéal aurait voulu que nous adorions le Dieu initial que nous avions avant l’arrivée des Blancs. En éliminant bien sûr les pratiques unanimement reconnues mauvaises et en ajoutant ce que le Blanc nous aurait apporté de positif de la bible. Cette symbiose aurait pu nous grandir et faire de nous des peuples respectés. En détruisant notre culture, c’est notre être profond qui est mis à mal. L’exemple des peuples asiatiques est éloquent. Ils sont maîtres d’eux-mêmes. En aucun cas ils n’ont rejeté du revers de la main leur culture pour embrasser uniquement la culture occidentale. C’est cela la dignité et le début du développement. Pour ce fait, soyons moins fanatique et refusons de nous laisser emporter par les prières à n’en point finir. La seule prière qui vaille la peine, qui porte, est celle qui nous permet d’être en harmonie avec nous-mêmes et avec la nature. Les prières orientées par la bible, préétablies par ceux qui nous dominent et nous malmènent peuvent certes contribuer à notre épanouissement, mais celles qui viennent du plus profond de nous-mêmes est encore plus efficace. La prière est donc nécessaire, importante, inhérente à la vie, stimulatrice. C’est à juste titre qu’un ami me disait ceci : « Si nous sommes dans l’inquiétude ou dans la peine, pourquoi ne pas accepter de croire en Dieu même si, par nature ou par formation, vous n’êtes pas croyant, et quand bien même vous seriez totalement sceptique, la prière peut vous aider beaucoup plus que vous ne pensez, car c’est une démarche psychologique fondamentale qui rend service à tous, croyant ou non. » Dieu est pour tout le monde. Il est en chacun de nous. Celui qui en fait bon usage tirera de grands bénéfices. Les paroles de la bible dites paroles de Dieu sont sujettes à interprétation. Les chrétiens ne sont pas unanimes sur la personne et l’enseignement de Jésus-Christ. D’où la prolifération de religions chrétiennes. Alors, où se trouve le vrai Dieu ? Nous naviguons dans un flou artistique orchestré par les dominateurs et les impérialistes qui nous endorment, nous aveuglent.

Vu les efforts que nous déployons pour louer le Dieu de la bible et que nous soyons à la traîne, à la merci des occidentaux, la religion chrétienne telle que pratiquée en Afrique est l’opium des peuples africains. De ce fait, réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard.

Nous ne nions pas l’existence de Dieu, cette force surnaturelle souveraine qui gouverne l’univers. Et nous savons aussi que rien ne peut s’accomplir sur cette terre sans sa volonté. Seulement, sachons tropicaliser le Dieu de la bible des Blancs pour l’utiliser à bon escient. De cette façon, nous pourrons sortir de leurs griffes. Le Dieu du christianisme aime les ambitieux, ceux qui bougent, ceux qui veulent dominer et non les attentistes qui attendent tout de Dieu sans effort, qui fuient les réalités de la vie et qui s’adonnent uniquement qu’à la prière.

De ce qui précède et à la lumière des événements malheureux qui se déroulent en Côte-d’Ivoire et en Afrique en général, nous devons sortir de nos rêveries pour nous engager dans la guerre froide et aboutir à la guerre de libération contre l’oppresseur. Notre objectif est l’indépendance et la souveraineté de nos pays respectifs. En ce qui concerne les pays francophones, la France ne viendra pas nous donner notre liberté sur un plateau d’or. Il faut engager une lutte sans merci comme l’ont fait l’Algérie et l’Afrique du Sud. Personne d’autre ne viendra faire le combat à notre place. En effet, ce combat sera éprouvant, fatigant et même suicidaire. C’est le prix à payer pour être libéré du joug de l’impérialiste. Pour cela, il faut être mentalement fort. Rien de grand et de beau ne s’obtient facilement. La France a intérêt à nous berner avec les versets bibliques. « Si on te gifle sur la joue droite, tends la joue gauche ». Et on entend dire, le combat est spirituel, c’est Dieu qui fera notre palabre. Nous pensons que c’est une fuite en avant. Dieu est pour tout le monde. Donc l’ennemi dira la même chose. C’est celui qui est plus déterminé sur le terrain qui remportera la bataille. C’est vrai que Ouattara a été beaucoup aidé par les occidentaux, notamment par la France pour son accession au pouvoir. Mais il faut reconnaître qu’il est courageux, il est allé au charbon. Depuis son arrivée en Côte-d’Ivoire en 1989-1990, il a mené des actions concrètes sur le terrain par petites touches. Pendant que nous tenions des discours du genre, il n’est pas ivoirien donc il ne peut pas être président. Son dieu qu’il adore l’a aidé à être président de la République de Côte-d’Ivoire. Et s’il vous plaît, ce Dieu n’a rien à voir avec le Dieu de la bible que la France a utilisé pour nous coloniser et nous dominer. Bien au contraire, le Dieu de Ouattara a phagocyté celui des Blancs au point où Laurent GBAGBO qui pratique le Dieu de la bible se trouve en prison. Est-ce-dire que le Dieu de la bible ne peut pas sauver face aux intérêts ? Cela fait combien de temps Blaise COMPAORE est au pouvoir après avoir tué Thomas SANKARA ? Il gouverne tranquillement sans être inquiété. En outre, il continue sa sale besogne dans la sous-région. Les évangélistes (les blancs) font de lui un homme de paix, un médiateur des crises créées de toute pièce par eux. Où est donc passé le Dieu de justice ? Est-ce à dire qu’il n’y a pas un proche de SANKARA qui prie le Dieu de la bible ?

De même, les planètes tournent autour du soleil pas parce qu’elles font faveur au soleil mais parce qu’elles ont besoin du soleil, de même, les occidentaux gravitent autour de Ouattara pas parce qu’il prie leur Dieu de la bible mais parce qu’ils ont besoin de lui pour soumettre la Côte-d’Ivoire à leur desiderata. Voilà la réalité qu’on nous cache.

De Patrice LUMUBA à Laurent GBAGBO en passant par Kwamé N’KRUMAH, Sékou TOURE, Nelson MANDELA, Dadis CAMARA, KADHAFI et autres, ces leaders ont mené le combat pour notre liberté mais rien n’y fit. L’Afrique est toujours à la remorque des occidentaux. Nos leaders charismatiques sont diabolisés, humiliés et assassinés. Pourtant, beaucoup d’entre nous prie le Dieu importé des Blancs. Le nonce apostolique Ambroise MADTHA, le représentant du pape auprès du gouvernement ivoirien, a vécu en direct la crise ivoirienne et le contentieux électoral. En âme et conscience, il sait qui a véritablement gagné les élections présidentielles. Il sait aussi le tort que ses frères Blancs ont fait à ce pays. Lui, en tant que homme de Dieu, l’un de ceux qui brandissent la bible, quelle a été sa réaction ? Il est plus politique que religieux. Aujourd’hui, il reconnaît Ouattara comme président et la vie continue. Tout ceci pour montrer que le christianisme brandi par les occidentaux n’est qu’un leurre, l’opium des peuples africains et que la bible est l’instrument de domination du Blanc. Dans ce cas, prenons notre destin entre nos mains et le Dieu de la bible viendra par la suite nous donner un coup de main. Amen ! La libération d’un pays dépend de Dieu, c’est vrai, mais elle dépend avant tout de la détermination de ses combattants, de ses moyens militaires et économiques. A ce stade de la lutte, les alliés ne sont que des cautions morales.

Loin de nous, l’idée de nier l’existence de Dieu et de vouloir vilipender la Sainte Bible. Seulement, nous faisons un constat par rapport aux souffrances que les Blancs nous font subir. Ils préfèrent protéger et soigner des singes, des serpents, des oiseaux, en un mot, des animaux mais ils sont prêts à utiliser des bombes et des missiles pour tuer des africains sous prétexte qu’ils sont dictateurs ou antidémocrates. En fait, cela fait combien de temps la reine ELISABETH II d’Angleterre règne t-elle ? A ce niveau, n’y a-t-il pas de démocratie ? Les donneurs de leçons ne savent-ils pas que la démocratie est un fait de culture ? Et que la démocratie n’est pas de notre culture ? Raison pour laquelle l’Afrique connaît des balbutiements en démocratie. D’ailleurs, les européens n’ont jamais voulu la démocratie en Afrique. Ils pratiquent plutôt la démocratie intéressée. Autant ils prennent le temps pour éduquer les animaux, pourquoi ne peuvent-ils pas être patients quand il s’agit d’enseigner la démocratie aux ‘’nègres’’ ?

ParGilbert KOIME                                                                                                                                                                                                Source : Lynxtogo

 

 

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 22:20

 

Lettre de réforme aux Chefs d’Etat des quinze (15) pays

membres de la Zone franc Par

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            Babissakana, PMP

            Ingénieur Financier

 

 

Objet : Dénonciation des accords de coopération monétaire avec la France,

       un pré-requis pour la création de la Banque Centrale Africaine. 

 

 

Leurs Excellences, Messieurs Thomas Yayi Boni, Président de la République du Bénin, Blaise Compaoré, Président de la République du Burkina Faso, Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, Manuel Sherifo Nhamadjo, Président de la République de Guinée-Bissau,  Dioncounda Traoré, Président de la République du Mali, Mahamadou Issoufou, Président de la République du Niger, Macky Sall, Président de la République du Sénégal, Faure Gnassingbé, Président de la République du Togo, Paul Biya, Président de la République du Cameroun, François Bozizé, Président de la République Centrafricaine, Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, Ali Bongo Ondimba, Président de la République du Gabon, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président de la République de Guinée Equatoriale, Idriss Déby Itno, Président de la République du Tchad, Ikililou Dhoinine, Président de la République Fédérale Islamique des Comores.

 

La Banque d’Afrique Occidentale (BAO) a été créée le 29 juin 1901 pour poursuivre les activités de la Banque du Sénégal (créée le 21 décembre 1853) qui était chargée par la France d’émettre le franc en Afrique Occidentale Française. A la suite de l’extension le 2 décembre 1920 du privilège d’émission de la BAO en Afrique Equatoriale Française, les comptes d’opérations du trésor français ont vue le jour essentiellement pour structurer les quatre (4) principes fonctionnels de la Zone franc qui restent à ce jour en vigueur : (i) la parité fixe, (ii) la convertibilité illimitée, (iii) la libre transférabilité  et (iv) la centralisation des réserves de change à Paris. Pour asseoir ce dispositif français de contrôle et de maîtrise de sa souveraineté monétaire dans ses colonies, la France a créé le 9 septembre 1939 la Zone Franc. Par la suite, le franc des colonies françaises d’Afrique (Franc CFA) a été créé par la France le 26 décembre 1945. S’il y a un événement à célébrer par la France, c’est soit les 73 ans de la Zone franc soit alors les 67 ans du franc CFA.

 

Nous les peuples et dirigeants des quinze (15) pays d’Afrique, avons pour la plupart échoué à négocier et arracher notre indépendance monétaire pendant la fin des années 50 et le début des années 60. Les accords de coopération monétaire avec la France aussi bien des années 60 que des années 70 ont maintenu dans le fond, la dépendance monétaire de nos pays. Au regard notamment du succès  monétaire remarquable de trois (3) pays africains de référence qui sont sortis de la Zone franc pendant la même période, le Maroc le 2 mars 1956, la Tunisie le 20 mars 1956 et l’Algérie le 5 juillet 1962, il nous semble véritablement absurde de prétendre célébrer en 2012 nos échecs c’est-à-dire le maintien à ce jour de la dépendance  monétaire. C’est dans ce contexte de célébration des anniversaires paradoxaux que la présente lettre de réforme vous est adressée. Elle porte sur trois (3) principaux points : (i) le fond de ces célébrations impulsées et manipulées par la France participe d’une action structurée d’intelligence économique de ce pays qui nous semble contraire à l’accélération de l’intégration africaine ; (ii) les performances monétaires des pays de la Zone franc sont largement médiocres par rapport aux performances moyennes africaines et (iii) la création de la Banque Centrale Africaine ne peut s’accommoder de l’ingérence monétaire française.

 

1. L’action structurée d’intelligence économique de la France pour justifier la consolidation de  la Zone franc nous semble non pertinente et contraire à l’intégration africaine.

 

Stratégiquement, la conception, la structuration et le calibrage des célébrations de 40 ans des accords de coopération monétaire le 5 octobre 2012 à Paris en France (siège de la Zone franc), de 50 ans de la BCEAO  le 5 novembre à Dakar au Sénégal et de 40 ans de la BEAC le 23 novembre à Malabo en Guinée Equatoriale, ont été faits en s’appuyant méthodiquement sur un rapport d’étude prétendument indépendant, réalisé par la FERDI, une officine d’intelligence économique de l’Etat Français.    

 

 

La Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi) qui a pour président d’honneur M. Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République Française, a publié le 19 septembre 2012 un rapport de 430 pages intitulé « Evaluation des gains attendus de l’intégration économique régionale dans les pays africains de la Zone franc » accessible en ligne (http://www.ferdi.fr/uploads/sfCmsContent/html/135/Rapport_ZF_4oct_IMP.pdf) dont la conclusion est que  « Le potentiel de croissance supplémentaire est estimé à au moins 2 % de PIB par an et par habitant. ». Cette conclusion sur mesure justifierait ainsi l’urgence d’un renforcement de l’intégration économique régionale entre les pays de la Zone franc, d’où la stratégie de consolidation ou d’approfondissement adoptée et scandée à tout prix par les autorités françaises.

 

Dans cette optique, il n’y a pour nous aucune surprise à la déclaration suivante du Président de la République Française, M. François Hollande à Dakar au Sénégal le 12 octobre 2012 : « La solidarité, c'est, aussi, la consolidation de la zone franc. Vous êtes attachés à cette zone de stabilité monétaire. Vous savez ce que vous lui devez, c'est-à-dire d'avoir été capables de créer, vous aussi, une union de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale, qui a permis une intégration et une stabilité. Mais, en même temps, est-ce que nous ne pourrions pas réfléchir ensemble, pays de la zone franc et la France, à assurer de manière plus active la gestion des réserves, des monnaies, de façon à ce que nous puissions les utiliser pour la croissance et pour l'emploi ? » (source : www.elysee.fr).

 

Nous devons noter que le commerce intra-européen est supérieur à 60% du commerce extérieur de l’Union Européenne. Le commerce intra-asiatique est à plus de 50% alors que celui entre les Etats d’Amérique est à plus de 30%. Par contre, le commerce intra-africain est seulement de 12%. En conséquence, le développement du commerce intra-africain offre indiscutablement un plus important potentiel de croissance économique pour nos pays. La stratégie d’intégration économique africaine a été définie par le traité d’Abuja signé en 1991 segmentant le continent en cinq (5) communautés régionales : l’Afrique du nord, l’Afrique de l’ouest, Afrique australe, l’Afrique de l’Est et l’Afrique centrale. La Zone franc est transversale à trois (3) communautés régionales. La République française, de par sa stratégie du maintien à tout prix de son ingérence monétaire en Afrique crée une obstruction très néfaste et fortement limitative au succès de la stratégie de l’Union Africaine.

 

Les enseignements de la crise européenne et l’irréversible déclin structurel constaté et prévisible de la France et de l’Europe dans les structures de la production mondiale et des échanges mondiaux justifient amplement une réorientation stratégique de la coopération internationale panafricaine en matière monétaire, financière et économique. Le déplacement ou le basculement du centre de gravité de l’économie mondiale de l’occident vers l’orient commande que l’Afrique fasse un reformatage radical de ses instruments de coopération. Depuis les années 2009 et 2010, cinq (5) indicateurs de prise de contrôle par la République Populaire de Chine du leadership économique mondial sont à prendre en compte par l’Afrique de toute urgence : (i) la Chine est devenue depuis 2010 la deuxième économie mondiale dernière les Etats-Unis (14.660 milliards de dollars US de PIB en 2010) avec un PIB de 5 880 milliards de dollars US détrônant ainsi le Japon (5 475 milliards de dollars US en 2010) qui occupait ce rang depuis 1968 ; (ii) depuis 2009, la Chine est devenue le premier exportateur mondial avec 1 202 milliards de dollars US d’exportations reléguant l’Allemagne au second rang avec 1 121 milliards de dollars US ; (iii) depuis 2009, la Chine est devenue le premier marché automobile mondial avec 13,6 millions de véhicules vendus dans le pays reléguant les Etats-Unis au second rang avec 10,4 millions de voitures vendues ; (iv) depuis 2010, la Chine est le premier producteur de diplômés avec 23 millions de diplômés contre 17,7 millions pour les Etats-Unis et (v) depuis 2010, la Chine est le premier consommateur mondial d'énergie avec 2.432,2 millions de TEP (Tonnes Equivalent Pétrole) soit 20,3% de la consommation mondiale (12.002,4 millions de TEP), reléguant les USA au second rang. Dans ce contexte de fortes transformations structurelles, les accords de coopération monétaire entre la France et quinze (15) pays africains apparaissent dénués de toute pertinence économique tout comme le sont les accords de partenariat économique que l’Union Européenne veut imposer à l’Afrique.     

 

2. Les performances monétaires de la Zone franc sont largement médiocres par rapport  aux performances moyennes africaines.

 

Dans son discours prononcé à la réunion des ministres de la Zone franc le 5 octobre 2012 à Paris (accessible en ligne), M. Pierre Moscovici, ministre français de l’économie et des finances dit ceci : « De nombreux économistes ont démontré que la protection que notre coopération monétaire apporte a été un facteur décisif de stabilité, de faible inflation et de croissance. Nous pouvons nous en féliciter et célébrer, aujourd’hui, sans tabous ni langue de bois, notre longue histoire. Et le plus beau témoignage de cet esprit, je sais que c’est le Président OUATTARA qui l’exprimera, lui qui nous fera le très grand honneur de nous rejoindre cet après-midi et qui incarne mieux que quiconque le lien entre notre passé et notre avenir - et d’abord celui de son pays, la Côte d’Ivoire »

 (http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/13267.pdf).

 

Cette propagande économique de mauvais goût pour les peuples d’Afrique a été prolongée le même jour par le gouverneur de la Banque de France, M. Christian Noyer lors de son discours de clôture du colloque organisé à Paris sur le thème « Regards croisés sur 40 ans de la Zone Franc », en ces termes au sujet du système de la Zone franc: « 1) C’est un système efficace au regard de son objectif : garantir la stabilité des prix. (…) 2) C’est aussi un système extraordinairement robuste, qui est le système de changes fixes le plus ancien du monde. (…) 3) Enfin, le système de la Zone franc est un système résolument moderne. Si certains ont pu juger ou plutôt « préjuger » qu’il s’agissait d’une relique coloniale, il m’apparaît bien au contraire comme le précurseur des dispositifs de pare feux régionaux que nous cherchons aujourd’hui précisément à promouvoir, notamment en zone euro. » (http://www.economie.gouv.fr/files/discours-gouverneur-noyer-colloque-2012.pdf).

 

Le Chef d’Etat africain qui a été enrôlé pour cautionner officiellement cette autoglorification du gouvernement français face aux peuples africains est M. Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire. Dans son discours prononcé à Paris le 5 octobre 2012, il a en l’occurrence dit ceci : « Quarante ans après leur signature, nous pouvons affirmer que les accords de coopération ont atteint leurs objectifs. Ils ont, en effet, offert un cadre de stabilité macroéconomique aux pays africains membres de la Zone franc et ils ont constitué un atout indéniable pour la consolidation des acquis du développement. (…) C'est dire que les choix effectués par les pères fondateurs de la zone franc ont pleinement tenus leurs promesses et demeurent, aujourd'hui encore, parfaitement adaptés. (…) Les indicateurs de performance traduisent une bonne tenue des économies de notre Zone. Cependant, la majorité des pays est confrontée à une pauvreté galopante et à une insuffisance d’infrastructures socioéconomiques de qualité. Cette situation est aggravée par l’impact de la hausse des prix internationaux des denrées alimentaires et énergétiques. » (http://www.presidence.ci/telechargement/107).

 

Au lieu de s’appesantir  sur des contre-déclarations de contestation de cette propagande française, vérifions tout simplement les performances de développement monétaire et financier de la Zone franc en comparaison à celles de l’Afrique subsaharienne. Utilisons à cet effet les statistiques vérifiables publiées par le Fonds Monétaire International (FMI) en 2012. Quatre (4) indicateurs sont retenus pour la période 2004 à 2011 : (i) la masse monétaire en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) ; (ii) le crédit au secteur privé en pourcentage du PIB ; (iii) le taux d’inflation en termes de prix à la consommation et (iv) les réserves internationales en mois d’importations des biens et services.

 

(i) Masse monétaire en pourcentage du PIB. La masse monétaire est un indicateur du volume des signes monétaires mis à la disposition de l’économie. Ce volume doit répondre à la demande des agents économique et de la société toute entière. Comme le retrace le tableau ci-après, cet indicateur de développement monétaire se situe à une moyenne de  44% du PIB en Afrique subsaharienne de 2004 à 2011 et de 76,7% du PIB en Afrique du Sud, l’économie de référence en Afrique. Par contre, la Zone franc réalise une mauvaise performance avec une masse monétaire représentant seulement une moyenne de 23,6% du PIB pour la même période soit un décalage défavorable de 20,4% du PIB par rapport à la moyenne de l’Afrique subsaharienne et de 53,2% du PIB par rapport à l’Afrique du Sud. Ce constat d’enclavement ou de fracture monétaire de la Zone franc est d’une profondeur indiscutable, conséquence directement proportionnelle à l’extraversion et à la dépendance des trois (3) banques centrales (BCEAO, BEAC et Banque Centrale des Comores).

(ii) Crédit au secteur privé en pourcentage du PIB. Le bon financement de l’économie est largement dépendant de la disponibilité et l’accessibilité du crédit. L’accès au crédit à des conditions compétitives par l’ensemble des agents économiques est un facteur déterminant pour la croissance, le progrès économique et social. En Afrique subsaharienne, le crédit au secteur privé représente une moyenne de 36,5% du PIB de 2004 à 2011. En Afrique du Sud, le crédit au secteur privé a atteint une moyenne de 78,9% pour la même période. Mais en Zone franc, le crédit au secteur privé ne représente qu’une moyenne de 12,7% du PIB de 2004 à 2011 soit un écart défavorable de 23,8% du PIB par rapport à la moyenne de l’Afrique subsaharienne et de 66,1% du PIB par rapport à l’Afrique du Sud (voir tableau ci-après). C’est une contreperformance indiscutable et totalement inacceptable. En fait, c’est une situation de crise violente et structurelle du crédit qui prévaut induisant une répression financière sévère qui ne pourrait être concevable qu’en période coloniale.

                 

     

Sources : (i) FMI, Perspectives économiques régionales: Afrique subsaharienne, octobre 2012 et

               (ii) FMI, Regional Economic Outlook, Middle East and North Africa, April 2012

 

(iii) Taux d’inflation en termes de prix à la consommation. Le taux d’inflation indique le niveau de stabilité monétaire qui prévaut avec un impact sur le pouvoir d’achat de la monnaie. A cet égard, même si la performance de la Zone franc (un taux d’inflation moyen de 3,2% de 2004 à 2011) apparaît meilleure que la moyenne de l’Afrique subsaharienne (taux d’inflation moyen de 8,8% de 2004 à 2011), la performance distinctive du Maroc est plus instructive (taux d’inflation moyen de 1,7%). Le Maroc est sorti de la Zone franc lors de son indépendance le 2 mars 1956. Le dirham marocain (MAD) est la monnaie officielle du Maroc depuis 1958 en remplacement du franc marocain. Le fait qu’un ancien pays africain membre de la Zone franc réalise des performances meilleures en matière d’inflation nous indique finalement que la meilleure référence à suivre se trouve en Afrique.       

 

(iv) Réserves internationales en mois d’importations des biens et services. Les performances en termes de liquidé internationale ou de niveau de réserves de change sont quasiment les mêmes aussi bien en Zone franc (en moyenne 4,3 mois d’importations de 2004 à 2011) qu’en Afrique subsaharienne (en moyenne 4,7 mois d’importations). Là où le bas-blesse c’est  au niveau du management de ces réserves de change. Pendant que les quarante (40) autres banques centrales africaines gèrent de manière libre et optimale les réserves de change de leurs pays, les trois (3) banques centrales de la Zone franc se voient imposer des réserves obligatoires sans réelle contrepartie.  La prétendue garantie offerte par la France n’étant qu’une technique financière illusoire permettant d’obtenir des quinze (15) pays africains, comme en période coloniale, un financement concessionnel du budget de l’Etat français. Au 31 juillet 2012 (sources : www.bceao.int et www.beac.int), la BEAC et la BCEAO détenaient 15 013 milliards de FCFA (30 milliards de $US) de réserves de change et 8 830 milliards de FCFA (17,7 milliards de $US) étaient déposés auprès du trésor français et rémunérés au taux de prêt marginal de la Banque Centrale Européenne soit 1,5% l’an !!!     

 

3.  La création de la Banque Centrale Africaine ne peut s’accommoder de l’ingérence

monétaire française.        

   

La stratégie d’intégration économique et monétaire de l’Afrique est pilotée par l’Union Africaine en s’appuyant sur cinq (5) communautés économiques régionales. Cette stratégie est adossée sur l’exigence pressante de la mise en place réussie d’une infrastructure monétaire et financière critique, articulée autour de  cinq (5) institutions continentales prioritaires et vitales. La Banque Africaine de Développement (BAD) ayant son siège à Abidjan en Côte d’Ivoire et la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) dont le siège est au Caire en Egypte sont déjà opérationnelles. La Banque Africaine d’Investissement ayant son siège à Tripoli en Libye, le Fonds Monétaire Africain ayant son siège à Yaoundé au Cameroun et la Banque Centrale Africaine ayant son siège à Abuja au Nigéria sont à créer et à mettre en service dans les meilleurs délais possibles conformément à l’article 19 de l’acte constitutif de l’Union Africaine adopté à Lomé au Togo le 11 juillet 2000.

 

En ce moment même, le projet de création de la Banque Centrale Africaine est sur la table de la Commission de l’Union Afrique et de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA) qui compte quarante (40) banques centrales membres dont celles de la Zone franc (la BCEAO, la BEAC et la Banque Centrale des Comores). La stratégie de la France qui vise à préserver le plus longtemps possible son ingérence monétaire et son contrôle du système de la Zone franc s’oppose organiquement et fonctionnellement à l’intégration monétaire africaine et va activement contre la réalisation dans les meilleurs délais du projet de création de la Banque Centrale Africaine.

 

Nous tenons à vous faire noter que le modèle monétaire (système, principes et mécanismes) de la Zone franc de par ses mécanismes opérationnels induit une ingérence de la France qui met en mal la souveraineté monétaire de quinze (15) pays membres de l’Union Africaine et constitue par définition une limitation ou un blocage structurel pour la mise en place de la Banque Centrale Africaine. Ce modèle monétaire induit non seulement une ingérence indue de la France mais aussi et surtout une répression financière violente et un abus d’exploitation de nos réserves de change au profit des finances publiques françaises. Ce modèle d’aide monétaire liée porte indiscutablement atteinte aux doits économiques, sociaux et culturels (particulièrement les droits d’accès au crédit et à la monnaie) de 140 millions d’africains et est précisément contraire aux dispositions de article 22 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui stipule que : « Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la Sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays ».

Pour mettre fin à l’ingérence monétaire indue et illicite de la France dans nos trois (3) banques centrales et créer ainsi les conditions favorables à la réussite du projet de création de la Banque Centrale Africaine, nous vous recommandons au nom des peuples d’Afrique en quête de liberté et de progrès, de dénoncer sans délais les accords de coopération monétaire avec la République française. Nous tenons copie de cette lettre de réforme pour compétence à M. Thomas Yayi Boni, Président de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine, à Mme  Nkosazana Clarice Dlamini-Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine et à M. Mohamed Laksaci, gouverneur de la Banque d’Algérie, Président de l’Association des Banques Centrales d’Afrique (ABCA).

 

Veuillez agréer, Leurs Excellences, Messieurs les Chefs d’Etat, l’assurance de notre parfaite considération.

 

Babissakana, PMP

Ingénieur Financier

Project Management Professional (PMPÒ)

Chairman & CEO, Prescriptor®

Yaoundé, le 30 novembre 2012

République du Cameroun

 

 

Lire aussi : Le Franc CFA et l'Euro contre la souveraineté monétaire de l'Afrique

 

http://www.youtube.com/watch?v=O4whO1ovkdY

 

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 22:15

LETTRE DE FIN D’ANNÉE À MONSIEUR ALASSANE DRAMANE OUATTARA. 

massracre

Monsieur Alassane Dramane Ouattara, 

Par la présente, je viens vous parler comme votre entourage et vos associés ne l’ont jamais fait et ne le feront certainement pas, par manque de patriotisme, voire par manque de nationalisme vrai, par peur et parce qu’ils veulent ‘manger’.

Par le passé, j’avais pensé que vous alliez vous ressaisir dans votre envie féroce d’assassiner tous ceux qui ne pensent pas comme vous. Mais, avec les événements, j’ai compris que vous ne méritez pas de bénéfice du doute.

D’ABORD, L’HONNETETE INTELLECTUELLE M’OBLIGE A RECONNAITRE « VOTRE CONSTANCE DANS LA DESTRUCTION », VOIRE « VOTRE CAPACITE DE NUISANCE ». 

Tout de suite, rappelons quelques faits qui exposent votre état psychique d’assoiffé de sang et de pouvoiriste incomparable. 
Premier ministre du mouton (du moins du bélier de Yamoussoukro), vous avez mis les Ivoiriens à la rue à travers les P.A.S (Programmes d’Ajustement Structurel que je définis comme suit : Programmes d’Appauvrissement Structuré), reçus depuis les Institutions de Bretton Wood. Vous avez, en ce temps-là, et avec vos amis, « vendu et racheté » plusieurs compagnies qui appartenaient à l’état au « nom » de la privatisation. La célèbre loi « anti-casseur » était aussi l’une de vos potions magiques qui devaient maintenir la Côte d’Ivoire sous votre contrôle. Il y a eu des centaines de prisonniers en 1992. La carte de séjour, encore une de vos trouvailles pour soi-disant « renflouer les caisses de l’état » (votre mot).

A la mort du bélier qui vous a « importé et imposé » aux Ivoiriens, sans aucune cure, vous aviez tenté un coup d’état constitutionnel. Votre échec fut la conséquence de la vigilance de votre allié d’aujourd’hui, Konan Bédié (adepte de « l’éléphant blanc ») qui, à son tour, avait demandé aux Ivoiriens de se mettre à sa « disposition » comme dans un sérail.

Vous avez également crié, sur tous les toits, que vous détruirez la Côte d’Ivoire si… Et, vous y êtes arrivé. Or, sous d’autres cieux, avec ces propos, vous auriez été arrêté et condamné pour une longue période au moins, si ce n’est pas la condamnation capitale. 
Depuis votre première venue dans le champ du microcosme politique ivoirien, le « BIEN-ÊTRE » de l’Ivoirien ne vous a jamais préoccupé. A travers la carte de séjour, vous avez lézardé le mur de la cohésion qui existait entre les Ivoiriens et les Africains résidant en Côte d’Ivoire. Avec votre rattrapage ethnique, vous ne trompez qu’une frange de la population pour servir vos maîtres basés à Paris, à New York… 

Pensez-vous faire du bien aux ressortissants du nord ivoirien avec votre politique d’exclusion et tous les abus devenus moyens de gouvernance ? 

Encore en arrière, vous disiez que l’on refusait votre candidature parce que vous êtes un musulman et les adeptes de la fameuse « charte du nord » ont applaudi, crié à gorge déployée et dansé avec joie, sans comprendre le sort, le mauvais sort que vous leur réserviez. Car, vous ne serez pas là éternellement pour pourvoir à leur sécurité ou à leur protection individuelle et tribalique. 

Avez-vous idée de la haine que vous avez inoculée en chaque enfant, en chaque femme, en chaque homme qui a perdu ses parents sous les coups de machette et autres armes de vos assassins importés du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Nigeria et des savanes ivoiriennes ? 

Pensez-vous que c’est en se mettant à genoux devant les cameramen que votre majordome, j’allais dire votre bouffon, Konan Banny, va ré-con-ci-lier les Ivoiriens dont vous abusez l’hospitalité? Erreur !

Croyez-vous que c’est la mise en liberté provisoire de quelques prisonniers politiques qui va cicatriser la profonde plaie que vous avez créée ? Erreur !

ENSUITE, JE VOUS DEMANDE DE VOUS REVEILLER DÈS 
MAINTENANT. 

Sachez qu’il y’a des dires ou des proverbes qu’il ne faut pas négliger. Par exemple : « Qui tue par l’épée, mourra par l’épée ». Les exemples historiques à ce niveau sont légions et je n’ai pas l’intention de les ressasser. Question de temps et d’espace. 

Avec vous, la Côte d’Ivoire a connu une rébellion très sanglante. Les enlèvements, les tortures de tous les genres et les exécutions extra-judiciaires continuent malgré votre « victoire » taillée sur mesure par la France, l’Amérique d’Obama et leurs alliés. Vos assassins prennent tout aux autochtones. Les propriétaires terriens deviennent étrangers chez eux. Les Mossi, les Maliens, les Nigériens et les Nigérians deviennent des chefs des villages et des cantons. Malgré tout cela, vous êtes entre deux avions chaque semaine, parce que vous ne pouvez pas et ne pourrez pas gouverner.

Vous n’obtiendrez pas le titre de roi que vous recherchez avec toute votre névrose et votre ego torturé par certains manques que vous n’arrivez pas à satisfaire. La reconnaissance que vous courez après vous échappe chaque jour et votre état de santé se détériore davantage.

Retournez là d’où vous êtes venu pour endeuiller la Côte d’Ivoire, partez et ne revenez plus jamais. Ceci est la seule et dernière issue qui vous reste si vous voulez bien vivre vos derniers jours.
Enfin, pour ne point augmenter vos soucis à travers mes lignes, je serai très court dans mes propositions : 

SIMPLEMENT, RENDEZ LE TABLIER DÈS MAINTENANT ! 

La tyrannie ne taira jamais l’ardeur des Ivoiriens. Vous pensez connaître les Ivoiriens ? Non ! Vous ne connaissez que ceux qui ne vivent que pour manger et donc qui vous vendent leur honneur, leurs êtres, leurs familles et leurs terres pour des promesses que vous ne tenez pas. Car, « les pluies de milliards » promises hier, refusent de tomber. C’est la sécheresse du côté de ceux qui chantaient « ADO solutions ». 

LA COTE D’IVOIRE NE VA PAS CONTINUER DE MARCHER AU RYTHME DE VOTRE ETAT MALADIF !

Il est certes vrai que les rêves constituent ce qui transforme le monde, mais vous devez savoir qu’ils ne sont pas tous réalisables et ce n’est pas tout rêveur qui devient un grand bâtisseur.

SYLVAIN DE BOGOU, 
(Écrivain, Journaliste & Analyste des R.I). Livre à paraître bientôt : « Afrique et Défis ».
 

 

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 03:01

Thabo Mbeki: «Les relations entre l'Afrique et ses ex-colonisateurs sont illégales!"

 
Thabo mbeki-copie-1
           

              Charité bien ordonnée commence chez soi, et les Africains doivent prendre les premières mesures audacieuses pour faire face aux problèmes qui les concernent au lieu de dépendre de l'ouest. L'ancien président sud-africain, Thabo Mbeki,  dans un discours accueilli avec des applaudissements retentissant à la 6 ème édition d'Africités à Dakar, au Sénégal.
La Déclaration de Dakar Alors que ce n'est aucun secret que les conflits sont un fléau pour le développement de l'Afrique, la responsabilité de la résolution des conflits devrait être laissée aux Africains. Mkebi semble implacable quand il s'agit des interventions occidentales sur le continent africain.
"Les crises ivoirienne et libyenne ont confirmé une tendance dangereuse avec les pays occidentaux qui croient qu'ils peuvent intervenir dans tous les conflits sur le continent", a tonné M. Mbeki avec un poing fermé.
Selon lui, ce comportement révèle une «relation illicite entre l'Afrique et ses anciens maîtres coloniaux!", Et l'Afrique est devenue trop dépendante de l'Occident ".
Mais quelles sont les solutions qui permettraient aux Africains de mieux gérer la chaîne des conflits qui ravagent le continent?
Thabo Mbeki, suggère que l'unité  doit être encouragée entre les États africains c’est la clé, et que l'Union africaine (UA) doit fournir le soutien nécessaire. "Nous devons rester unis pour protéger nos intérêts", dit-il.
Ses mots sont comme l'organisation continue à souffrir de son incapacité à parvenir à une décision unanime dans sa gestion du conflit libyen.
Néanmoins, M. Mbeki a fait valoir que la compétence de l'Union africaine doit être renforcée. «Nos pays doivent passer une partie de leur souveraineté à l'Union africaine pour assurer la paix et la sécurité"

Traduction de l’anglais par Afrohistorama communication

Source: http://www.afrik-news.com/article19444.html

 

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 02:50

Organisation des Travailleurs Mauritaniens en France dénonce le racisme institutionnel des autorités mauritaniennes dans un déclaration solennelle.. 

FETAF-copie-1

   Déclaration :

Depuis le début du recensement en mai 2011 à ce jour, les autorités mauritaniennes persistent à ignorer l’existence de la diaspora en  ne prenant aucun compte de la spécificité des mauritaniens vivant à l’étranger. 
C’est avec beaucoup d’indignation que nous refusons cette pratique discriminatoire et d’exclusion vis-à-vis de nous et de nos enfants et nous la condamnons.
Nous venons donc par cette manifestation et ce rassemblement exprimer  l’inquiétude de la communauté mauritanienne de l’extérieur dans son ensemble et celle établie en France en particulier.  Et nous exigeons des autorités l’envoi en urgence d’une mission de recensement en France.
L’option que semble adopter les autorités est le recensement de tous sur place en Mauritanie, y compris pour les mauritaniens vivant à l’étranger. Une telle position n’est pas raisonnable et elle est inacceptable, car elle ne prend pas en compte les contraintes spécifiques qui pèsent sur les Mauritaniens de l’extérieur. 
Ce recensement par son caractère discriminatoire a déjà plongé beaucoup de nos compatriotes  dans une situation de précarité administrative  inqualifiable : 
Faute de papiers administratifs et de passeports valides, certains pourraient même perdre leur travail si ce n’est le cas et d’autres se trouvent déjà en situation irrégulière dans les pays d’accueil.
Nous exigeons que le gouvernement mauritanien mette fin à cette situation déplorable qui empoisonne la vie de paisibles citoyens  et envoie une commission de recensement, comme ce fut le cas en 1998 et comme tous les pays du monde en particulier nos voisins - le Maroc, le Sénégal, l’Algérie et le Mali-  le font  par respect du droit inaliénable  de leurs nationaux vivant à l’étranger. 
Par son caractère d’exclusion, le sort  qui pourrait être réservé au droit incessible à la nationalité  de nos enfants nous inquiète. Nous ne pourrions pas accepter que l’Etat Mauritanien refuse de recenser les enfants mauritaniens nés de parents mauritaniens en France  ou ailleurs. Il s’agirait d’une remise en cause de la nationalité des mauritaniens nés à l’étranger et donc le droit de sang.  Donc une infraction au code de la nationalité. 
La loi en France , prévoit que nos enfants nés en France sont français et mauritaniens jusqu’à l’âge 18 ans. Mais  qu’à partir de leur 18ème année  ils ont le choix entre leur nationalité d’origine (mauritanienne) et française ou les deux. Cette spécificité de la loi française doit être comprise et respectée.
Le recensement des mauritaniens de l’extérieur dans leurs pays de résidence n’est pas une faveur, il s’agit d’une question de justice, d’équité et d’égalité de traitement entre tous les citoyens mauritaniens de l’intérieur ou de l’extérieur du pays. 
Nous sommes déterminés à utiliser toutes les formes de luttes légales et pacifiques pour la satisfaction de notre droit légitime c’est-à-dire  notre droit de citoyen à part entière. Nous,
--- Condamnons toute forme de discrimination ou d’exclusion ;
---  Exigeons l’envoi immédiat d’une commission de recensement en France ;
---  Exigeons le respect du droit inaliénable de nos enfants à la nationalité de leur pays d’origine ;
--- Exigeons la fin des visas pour nos enfants ;
---Et  Exigeons le recensement de tous en tenant compte de notre spécificité et de nos contraintes. 
Vive la Mauritanie !

Fait à Paris  le 24 novembre 12         
O.T.M.F

 

Afrikunie

 

 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 02:16

 

 

 

 

 

           

 

     

 


 

 

 

 

               

Si vous n’avez pas l’écran cliquer le lien ci-dessous pour y accéder.

 

                                        http://www.youtube.com/embed/p5_JikG9oI4

 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 02:04

 

 

 

               FLYER KWANZAA 6249 RECTO

 

                            FLYER-KWANZAA-6249-VERSO.jpg

L'Organisation Afrocentricity International

Vous invite au Kwanzaa 2012 en Guadeloupe:

Le Professeur Molefi Kete Asante donnera une conférence unique en Guadeloupe, le 29 Décembre 2012 18H, au Restaurant An Kann-la, aux Abymes, dans le cadre de la célébration du Kwanzaa 2012.

                            Hotline: 06 90 33 33 53

 

 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 02:02

L'Organisation Afrocentricity International

 Afrocentricity international

Vous invite au Kwanzaa 2012 en Guadeloupe:

 

 

Le Professeur Molefi Kete Asante donnera une conférence unique en Guadeloupe, le 29 Décembre 2012 18H00, au Restaurant An Kann-la, aux Abymes, dans le cadre de la célébration du Kwanzaa 2012.

                         Hotline: 06 9033 33 53



 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 01:58

Cameroun - L’UPC canal historique  lance le boycott actif d’ELECAM la machine à tricher électorale du régime de Yaoundé.

 

 

                                                       upc logo

 

          C’était au cours d’une conférence de presse donnée par son président Ndema Same Alexis et le secrétaire général Moutoudou Albert Lundi 17 Décembre à Douala. Très vite, à l’ouverture, Le ton à été donné par le président Same en des mots simples qui sonnent comme un avertissement « Les Upecistes nous ont envoyés vous transmettre ce message. Vous savez quand L’Upc parle c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas.

Désormais nous ne croiseront pas les bras » Depuis sa rencontre du 30juin au 1er juillet à Douala, le comité directeur du parti a décidé de lancer une campagne dans le pays en vue d’obtenir la déchéance d’Elecam, organe charge de gérer le processus électoral au Cameroun. Pour le parti, « Elecam est au centre du dispositif de Biya et du Rdpc pour donner l’illusion d’un corps indépendant et en charge des élections alors qu’il sert de paravent au gouvernement pour frauder, permettre au pouvoir Rdpc de se reconduire indéfiniment » Pour mettre un terme à cette mascarade annoncée, L’UPC va se déployer dans le pays pour faire signer la pétition exigeant la déchéance d’Elecam. Une pétition qui selon le président Ndema est ouverte à « toutes les forces du progrès avec lesquelles notre parti souhaite mener la campagne contre Elecam ». Il s’agit aussi d’interpeller les journalistes, les mouvements associatifs, les dignitaires religieux et culturels, afin qu’ils fassent un large écho de cette mobilisation populaire.

La CENI comme alternative

A remplacement d’Elecam, l’Upc propose une commission électorale nationale indépendante (CENI). Une mouture des ses textes de base à été présenté. Elle est composée de 10 articles. Elle comprend 25 membres désignés par consensus parmi les forces vives de la nation : la classe politique, les syndicats, les milieux religieux, les forces patriotiques et combattantes, les ONG etc. Cet organe est chargé de l’ensemble des opérations électorales et référendaires, à organiser et à conduire avec efficacité et impartialité. Il est chargé de la préparation, du déroulement des élections et des referendums, de la proclamation des résultats et de la gestion du contentieux. Pour y parvenir, une pétition « Appel. Non a Elecam dans l’organisation des élections au Kameroun » est en circulation. On peut y lire en substance « Nous signataires du présent appel, demandons la déchéance d’Elecam ! Exigeons une commission électorale nationale indépendante (CENI) dont les membres seraient désignés de manière consensuelle » On annonce 3200 signature

 

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 02:00

 

2013 et ses objectifs: Ce que nous voulons aujourd’hui   

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              Marie Louise Eteki-Otabela, 

            Présidente de le Coordination des Forces Alternatives

 

 

 

Comme disait Ruben Um Nyobè à la Tribune de la 4è Session de l’Organisation des Nations-Unies le 17 décembre 1952, «notre pays doit progresser vers l’Indépendance». Et au début du discours que nous allons re-écouter ce 15 décembre, il donne quelques explications à propos de ce « projet de l’Indépendance du Kameroun ».

De même, 60 ans après, nous devons vous redire pourquoi ce projet reste le nôtre ! A l’ époque trois reproches principaux était faits aux Upécistes : l’ UPC n’était pas présent à l’ Assemblée (Territoriale)-nous savons pourquoi ; accepter d’entendre son représentant à cette tribune universelle allait donner encore plus de prestige à une organisation que les colons qualifiaient alors de terroriste...et enfin, l’ UPC avait violé les règles administratives en s’adressant directement au Représentant des Nations-Unies au lieu de passer par le Conseil de tutelle pour faire sa demande d’audition.

 

Objectifs immédiats 

Or nous le savons tous aujourd’hui : non seulement l’UPC a été le seul parti qui représentait vraiment l’ensemble de la population camerounaise mais d’avoir été le porte-parole de ce mouvement nationaliste jusqu’à la Tribune des Nations-Unies, a - malgré 50 ans de répression et de clandestinité- donné un prestige historique aux militants nationalistes et par ricochet, la fierté à nous tous, d’être Camerounais ! Il nous faut donc d’abord rassembler tous les résistants au régime en place : c'est-à-dire tous les nationalistes, tous les socialistes et surtout tous les Nouveaux Mouvement Sociaux (appelés partis d’opposition) qui comme la Coordination des Forces Alternatives, ont la prétention d’avoir continué ce combat et qui sont maintenant convaincus que nous n’arriverons à résoudre aucun problème dans ce pays tant que nous ne sortirons pas du régime politique qui nous est imposé depuis 60 ans.

Ensuite Nous devons encore aujourd’hui solliciter le soutien des Nations-Unies si nous voulons sortir pacifiquement de la tutelle de la France. Nous devons remettre l’Organisation des Nations unies devant ses responsabilités : Um Nyobè rappelle dans ce discours la différence entre le régime de Mandat et celui de Tutelle « Les théoriciens de la colonisation laissent aussi accréditer l’idée que le régime de tutelle est la simple continuation du régime de mandat. Mais cela n’est pas vrai. Le régime de mandat a été institué dans l’esprit du Pacte colonial...Le régime du mandat a donc été un camouflage de la colonisation pure et simple et toute substance des pratiques découlant de ce régime dans un pays sous-tutelle des Nations-Unies ne peut que compromettre les buts poursuivis par celles-ci dans le territoire en question... ». Cinquante deux ans de pratiques de la tutelle de la France permettent aujourd’hui à ceux d’entre nous qui peuvent comprendre l’importance de ces enjeux qu’aucun pays ne devient indépendant par décret d’un Etat étranger, d’un autre pays : ce qui est notre cas. Avoir proclamé l’indépendance du Cameroun le 1er Janvier 1960 n’a pas fait du Cameroun un pays souverain...

Enfin, nous devons convoquer et tenir cette Consultation Générale qui nous est refusée depuis 60 ans parce que ce n’est que par l’Assemblée des peuples qui va en sortir que les peuples camerounais pourront –s’asseoir autour d’une table, se regarder dans les yeux, se reconnaître les uns les autres (avec nos défauts mais aussi nos qualités...) et pouvoir enfin se dire : Nous peuples camerounais , rassemblées ici ce matin, décidons de constituer une seule et même Nation et donnons –nous les institutions qui peuvent nous permettre de vivre ensemble sur le Terre de nos ancêtres à nous tous ! Pourquoi ce droit des peuples à disposer d’eux-mêmes nous est refusé depuis des décennies ?

 

Les objectifs de 2013 

Il nous faut donc au moins une année à enregistrer toutes les revendications nationales de nos populations et créer des Commissions spécialisées qui travailleront à trouver des stratégies et des solutions à tous ces problèmes décrits déjà tant et tant de fois dans les livres et les articles. Pour notre Parti, ces préoccupations qui bloquent le développement de notre pays s’articulent autour de trois questions principales qui constituent les « fondamentaux » de notre réflexion et de notre programme politique depuis des années :

- La question de notre Souveraineté implique non seulement de faire le bilan de la gestion de notre fortune nationale ces cinquante dernières années, mais aussi de revoir probablement les Accords économiques qui nous lient aux pays étrangers dans tous les secteurs de notre activité économique afin de faire valoir d’autres modes d’organisation ;

- La question de l’Etat de droit implique de revoir la nature même de nos institutions : instituer des droits inaliénables aux citoyens, une justice indépendante et la question des élections : pourquoi serions-nous les seuls peuples de la terre incapables de trouver des modes de passation de pouvoir autrement que tragiques ! Comme depuis 60 ans, l’Etat-Parti s’organise déjà pour continuer à piller le pays à l’occasion de la nième mascarade électorale prévue en 2013. Le Mouvement de résistance que nous convoquons ce 15 décembre doit prendre les devant et montrer – en organisant les primaires de « l’Opposition », que nous sommes capables de mieux faire.

- La question du tribalisme qui mine notre Société et toute conscience de l’intérêt général dans ce pays. Il existe des contributions importantes (historiques et sociologiques) sur ce problème de l’unité nationale. Nous ne devons pas continuer à faire l’autruche...C’est comme je l’ai dit dans une de mes chroniques « l’arme fatale » pour détruire nos pays et dans tous les cas bloquer notre humanité au stade primaire et élémentaire sous le fallacieux prétexte d’identité. La question qui reste à ce jour sans réponse est : pourquoi les Africains seraient les seuls peuples au monde dont la conscience identitaire n’est faite que d’un seul élément : la tribu ? Tant que nous n’aurons pas de réponse satisfaisante à cette question, notre parti sera le seul (sur les 300 ?)à préconiser l’abolition des tribus...

 

La libération du Peuple Camerounais 

Comme nous le disons dans nos statuts (article 1er) depuis 1997
Le but de la Coordination est de la création de conditions d'une réelle alternative politique, économique et sociale au Cameroun. Les objectifs de la CFA sont à cet effet :
- La libération de l'État camerounais du totalitarisme
- La libération de l'économie camerounaise de l'impérialisme
- La libération des femmes camerounaises du patriarcat et donc du tribalisme

Rien que ce dernier aspect de la libération de plus de la moitié de ce peuple est tout un combat etl’histoire de ce combat fait également référence aux différentes stratégies que les femmes ont conçues à travers les âges sur toute l’étendue de la Terre.

1. Rechercher le dialogue

2. Etablir des relais

3. Créer des lieux de formation et d’échanges

4. Peser sur les instances et les orientations politiques

5. Alerter l’opinion, on parle aujourd’hui de « plaidoyer »

6. S’appuyer sur la laïcité, valeur fondatrice de la république !

7. Inscrire la parité dans les Constitutions et les institutions

8. Promouvoir les candidatures de femmes à tous les postes et fonctions électifs

9. S’associer à tous les combats pour la reconnaissance des droits des femmes

Sur la longue durée, dans le passé comme dans l’avenir, il s’agit de modifier la conscience sociale pour faire prévaloir l’intérêt des femmes aussi, ce qui ne peut que favoriser le développement d’une autre approche de la politique.

Pour ce faire, nous avons ensuite mis en œuvre un certain nombre de mécanismes :

- Des assemblées des femmes de l’Egypte pharaonique aux rébellions des femmes dans nos sociétés traditionnelles du Cameroun.

- De la Déclaration universelle des droits des femmes d’Olympe de Gouges (1791) aux ministères de la condition féminine imposés par les Nations-Unies;

- Des centaines et de milliers d’associations de femmes camerounaises (de lutte contre les violences faites aux femmes) ...aux lois sur la parité en France, sur le statut des femmes dans des Codes de la famille.

Tout cela en près de trois mille ans n’a pas pu nous garantir une société qui fonctionne sur la base de nos valeurs fondamentales aussi : le bonheur, le courage et ...la beauté. Tout le monde dit aujourd’hui que : le degré de démocratie d’un pays se mesure au statut réservé aux femmes.

C’est quoi le statut des femmes au Cameroun ? Une parmi nous a dit qu’elle n’a rien trouvé sur la parité au Cameroun ! Prenons seulement depuis la fin de la 2è guerre mondiale : tout ce que les femmes ont fait au Cameroun pour « féminiser un peu plus notre société » tout cela n’apparait nulle part : pas plus sur Internet que dans nos consciences ! Mais on nous balance régulièrement que « les femmes sont les piliers de la société » !

- Lutte pour l’indépendance : combien sont mortes dans les maquis et les camps de la mort ? On nous a « accordé » le droit de vote, depuis 1946 et alors, il nous sert à quoi depuis 50 ans ? Regardons notre représentativité dans les lieux de « leur » Pouvoir ! Nous a-t-on jamais demandé notre avis sur un seul problèmeconcernant la gestion de ce pays ? Qu’il s’agisse des questions de souveraineté national, des questions de droit nous concernant et encore moins des affaires touchant l’avenir des enfants que nous mettons au monde chaque jour en risquant nos vies !

- Travail de production et de reproduction : aucune rémunération, des générations de femmes, nos mères et grands-mères mortes dans la misère ! Ce travail n’apparait même pas dans la comptabilité nationale si tant est qu’il y en ait une ! Combien de femmes riches y a t-il au Cameroun ? L’Opération « Epervier » en a attrapé combien ? Non contents d’avoir tant et si bien pillé ce pays que les hommes qui gèrent nos vies, nos familles en viennent aujourd’hui à organiser des circuits de trafics de nos bébés... et bientôt je vous le dis, ce sera nos utérus !

- Luttes pour nos droits sociaux : aller à l’école, avoir un travail salarié, un compte en banque, contre les violences, pour êtres des citoyennes à part entière, porter le pantalon, disposer de notre corps, décider de notre maternité comme travailler à notre épanouissement personnel reste un privilège, etc ... on en vient à regretter le temps des médailles aux familles nombreuses... Nous avons dû nous battre au Cameroun pour porter le pantalon si pratique et encore, il reste des endroits publics interdits aux femmes en pantalon dans notre pays...

 

Alors les femmes ont décidé de reprendre l’initiative...  

Dans toutes nos langues traditionnelles la femme reste la « chose » de quelqu’un !Si nous devons « travailler sur la Parité », il nous faut :

1 - une volonté politique forte si tant est que nous sommes vraiment les piliers de notre société ! Cela ne peut se limiter à un simple décret ni même une loi sur la parité tant nous en avons vu les limites sous d’autres cieux. Cela va chercher loin dans notre passé, très loin... au bord du Nil, pour renouer avec notre tradition de bicaméralisme politique. Voilà pourquoi, le CRI des femmes camerounaises avait lancé « l’opération 100 femmes au Parlement » en mars 2007

2- Cela nous permettra de résoudre de nombreux problèmes qui restent sans solution depuis au moins 50 ans dans ce pays. Voilà pourquoi le CRI des femmes camerounaises propose une assemblée des peuples camerounais depuis 2008 et que le Cardinal Tumi nous a répondu en disant qu’un véritable espace de débat politique doit donc s’ouvrir.

3 - En tout état de cause, il s’agira pour nous de continuer à travailler aussi pour la Nation toute entière et en particulier pour les jeunes femmes qui sont notre avenir. Voilà pourquoi, ce 8 mars 2012, une jeune femme, a proposé l’ouverture d’une Université des femmes pour promouvoir la reconquête d’espaces élargies de (l’autre) parole et des connaissances des femmes car cela fait partie de notre héritage culturel comme Cheik ANTA DIOP nous y invitait il y a 30 ans :

« De l’étude de notre passé, nous pouvons tirer une leçon de gouverner. La régime matrimonial aidant, nos ancêtres, antérieurement à toute influence étrangère, avaient fait à la femme une place de choix. Ils voyaient en elle, non seulement la courtisane, mais la mère de famille. Ceci est vrai depuis l’Egypte pharaonique jusqu’à nos jours. Aussi, les femmes participaient-elles à la direction des affaires publiques dans le cadre d’une assemblée féminine siégeant à part mais jouissant de privilèges analogues à celles des hommes... »

 

Marie Louise Eteki-Otabela, 

Présidente de le Coordination des Forces Alternatives

 

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L’Observatoire des Elections

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Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Ou recopier le lien ci-dessous

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine