Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 01:36

 Conflit armé en république Centrafricaine : L’ancienne candidate à la présidence de la république Marie-Reine Hassen propose une sortie de crise définitive.

                 Marie-Reine HASSEN

Marie-Reine HASSEN

Ancien Ministre délégué aux Affaires étrangères

Ancien candidat aux élections présidentielles

25 décembre 2012

 

MON PAYS VA MAL

 

Trop c’est trop ! Depuis plusieurs décennies, la République centrafricaine est en proie à des crises multiformes et des conflits fratricides qui ont plongé le pays dans une ruine totale et détruit la nation. Tout se déroule comme s’il n’existait aucune intelligence capable d’apporter les solutions susceptibles d’endiguer la gangrène rongeant ce pays. On a l’impression qu’une complicité généralisée s’est établie pour perpétuer les souffrances de mes compatriotes centrafricains. Le problème de fond est pourtant évident et connu de tous : la mal gouvernance et l’absence d’alternance démocratique.

Le Dialogue politique inclusif de 2008 est un accord global, jouit d’une totale légitimité et apporte une réponse à la majeure partie des questions centrafricaines. Mais ses résolutions n’ont jamais été appliquées.

L’actuel conflit armé généralisé était prévisible, mais rien n’a été fait pour l’éviter. Dans mes précédentes analyses et réflexions, j’avais déjà souligné que les solutions aux crises centrafricaines à répétitions se trouvaient dans la volonté des gouvernants et des forces vives de la nation à faire respecter les conclusions des multiples assises nationales. Les fléaux centrafricains ont été diagnostiqués et des solutions ont été définies. Malheureusement on continue à se battre pour des intérêts personnels. Nous voilà aujourd’hui repartis pour un nouveau conclave à Libreville au Gabon avec les mêmes acteurs qui hier n’ont pas honoré leurs engagements pris lors des précédentes assises.

Les accords signés avec les mouvements rebelles ne sont que camouflage cosmétique. Ces accords et arrangements douteux ne sont de surcroît respectés par aucune des parties. C’est ainsi qu’on continue allègrement à encourager la rébellion armée et la violence contre les civils en l’acceptant comme la principale voie de revendication politique. La lutte armée est devenue un vecteur de positionnement politique visant à occuper des postes au détriment du peuple. 2

 

Quelques unes des revendications de la coalition armée qui menace le pouvoir de Bangui sont justifiées. Les promesses qui ont été faites à ces différents groupes n’ont jamais été respectées. A la violence qu’exerce le pouvoir en place sous le couvert des institutions et de la démocratie ils se sont résolus à répliquer par la violence armée. Mais les violences par les armes sont une solution criminelle au regard de la barbarie et de la dévastation que subit de nouveau cette population, qui a déjà beaucoup trop souffert. Les moyens qu’utilise chacun des groupes protagonistes pour avoir raison (le pouvoir, l’opposition démocratique et l’opposition armée) ne créent pas le lit favorable à la paix. Si le pouvoir bascule dans ces circonstances, la paix ne reviendra pas de sitôt et la RCA plongera dans une guerre civile sans fin. Ce ne sont donc pas ces deux formes de violence qui règleront le problème.

Le processus de désarmement démobilisation et réinsertion (DDR) ne fonctionne pas non seulement en raison de la corruption, mais aussi parce qu’il existe de sérieux problèmes sur la nature et l’identité des combattants. Cette question reste en suspens et personne n’ose en parler.

Dans ce contexte, la population civile est prise entre deux feux, victime de graves violations des droits de l’homme : d’un côté un régime incompétent, impopulaire et incapable de protéger son territoire, son peuple et ses institutions, qui de surcroît se livre à des exécutions, des enlèvements et des arrestations arbitraires, de l’autre des rébellions multiples et dévastatrices.

En tant que femme et mère, je dénonce les barbaries commises par toutes les parties impliquées dans ces conflits perpétuels. Les souffrances de mes compatriotes et les atrocités commises contre eux depuis des décennies doivent cesser. De tous les peuples du monde, le peuple centrafricain est le plus martyrisé. A ce jour, personne en RCA n’a pu apporter une solution aux crises qui se suivent et se ressemblent ; personne n’a pu protéger notre population civile qui paie constamment les pots cassés. Le peuple centrafricain aspire légitimement à une paix réelle, durable et sur l’ensemble de son territoire.

Pour arrêter le cataclysme, il convient de s’attaquer aux causes structurelles de ce phénomène qui permettra d’enrayer les conditions de l’émergence des rébellions. Il est donc urgent de mettre en oeuvre un ensemble de réformes pour ramener immédiatement le calme et prévenir les causes profondes de l'insécurité. A cette fin, le Dialogue politique inclusif de décembre 2008 a mis au point un programme de réformes des structures de toutes les institutions. 3

 

Le problème étant la défaillance de la gouvernance démocratique, la construction d'une paix durable passera par ces réformes nécessaires et incontournables de la gestion publique, dont quelques-unes sont : l’établissement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, une meilleure gouvernance politique et économique, l’Etat de droit et la justice, l’attribution des postes de décision sur la base des compétences, une restructuration des Forces des Défenses et des Sécurités (FDS), l’installation des pôles de développement etc.

Libreville, une « opération colmatage » de plus? Les négociations de Libreville entre l’alliance des mouvements rebelles et le pouvoir ne permettront pas de pacifier définitivement la République centrafricaine. Comme toutes les rencontres qui se sont faites jusque là, elles pourront faciliter une suspension des hostilités mais ne règleront pas le problème de fond. Elles risquent de créer une accalmie provisoire qui donnera au régime l’illusion d’une victoire et continuera à le conforter dans son apathie et son inaction. Aujourd’hui le pays ne peut plus se contenter d’une trêve. Il faut installer une paix définitive.

Pour que la rencontre de Libreville soit vraiment efficace, tous les acteurs de la scène politique centrafricaine devront être présents, y compris les représentants des syndicats et de la société civile. Nous devrons mener ensemble ces discussions ; la voix du peuple devra être portée et entendue. Non aux accords pourris. Non aux compromis qui reposent sur une pure logique politicienne. La solution au problème centrafricain ne viendra ni de ceux qui ont déjà exercé le pouvoir politique en RCA, ni de l’extérieur, ni d’une constellation de rebellions qui sont loin d’être une alternative. Les centrafricains doivent prendre leur destin en main. En définitive, la rencontre de Libreville nécessite la présence de toutes les Forces Vives de la Nation.

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 01:06

Communiqué de presse

Cameroun : acharnement judiciaire contre ENOH MEYOMESSE

 enoh meyomesse 

Le 27 Décembre 2012, se tiendra au Tribunal Militaire de Yaoundé le procès Etat du Cameroun contre ENOH MEYOMESSE, en détention provisoire accusé de Complicité de vol et infraction sur la loi minière depuis un an déjà.

En effet, cette sixième audience fait suite à la cinquième qui s’est  tenue  le 14 Décembre dernier qui avait été renvoyée à ce jeudi. Au cours de la cinquième audience, le Commissaire du Gouvernement avait reconnu Enoh Meyomesse Coupable et proposé qu’il soit condamné à sept (07) ans de prison assorti d’une amende de 200.000 FCFA.

Nous trouvons en ce procès en sorcellerie un acharnement judiciaire qui n’est rien d’autre qu’un règlement de comptes politique qui démontre une fois de plus que l’Etat de droit et le pluralisme dont on parle au Cameroun n’est qu’un écran de fumée pour flouer la Communauté Internationale et les Bailleurs de fonds afin de financer leur éternisation au pouvoir ainsi que leur  train de vie princier et révoltant.

Nous appelons tous les citoyens camerounais de ce fait, à se mobiliser pour dire NON à l’arbitraire qui a cours dans notre pays.

Pour le Comité de Libération de ENOH 

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 00:43

Face aux enjeux de l'heure, le Conseil Supérieur des Centrafricains de l’Etranger peut-il relever le défi?

                          Conseil-superieur-des-centrafricains-de-l-etranger.jpg

Par le biais de procédés peu orthodoxes, un groupe de Centrafricains constitué sur commande se sont réunis dans les locaux de l’ambassade à Paris le 08 Septembre 2012 et le 06 octobre 2012 pour donner naissance à un «conseil supérieur des centrafricains de l’étranger» qui ressemble étrangement à un appendice du KNK. Le prétexte retenu pour justifier cette démarche serait de donner un cadre «aux attentes les plus pressantes pour un sursaut patriotique fort des Centrafricains de l’extérieur en direction de leur pays». Un prétexte qui cache difficilement l’agenda caché des initiateurs. Or, un minimum de sérieux serait d’introduire, préalablement à la création, plusieurs phases constitutives qui auraient donné l’occasion aux Centrafricains dans leur diversité et aux différentes associations Centrafricaines de débattre du choix, du format, du mode de fonctionnement et de l’opportunité de mettre en place un organe représentatif et indépendant des pouvoirs publics. Le discours politique du 13/08/2012 à l’hôtel Hilton Roissy ne peut fonder une quelconque légitimité au groupe qui s’est autoproclamé bureau du Conseil Supérieur des Centrafricains de l’Etranger.

En 2005 déjà, la commission politique et diplomatie du Dialogue National dans son rapport final avait fait une recommandation relative à la création d’un Conseil Supérieur du Centrafricain de l’étranger en considérant que la communauté centrafricaine établie hors du territoire national, de par ses ressources humaines et financières, peut et doit contribuer au développement du pays. Ainsi, la légitimité de tout organe supérieur des Centrafricains de l’extérieur à porter la défense des intérêts de la diaspora dans la perspective d’une meilleure implication de celle-ci dans la mise en œuvre des projets d’investissement et le partage des responsabilités dans la lutte contre la pauvreté dans notre pays repose uniquement sur une adhésion massive des différentes composantes de cette forte communauté.

La diaspora Centrafricaine n’est pas monolithique, elle ne se limite pas à la France, elle est diverse et diversifiée et est le résultat de plusieurs facteurs d’ordre politique et économique. Avec un flux migratoire qui s’établi à 0,05% de la population, rapporté à 5.000.000 d’habitants, on peut estimer à environ 1.900 personnes qui quittent chaque année le pays pour s’installer hors du territoire national en Afrique, Europe et Amérique. C’est dire que la diaspora Centrafricaine est non négligeable et mettre en place une structure de suivi de sa situation demande un peu plus d’ingéniosité qu’une petite réunion de douze personnes. Dès lors la question de l’agenda caché de l’initiatrice de cette démarche se pose et doit être suivie avec beaucoup d’attention.
 

Source : http://www.journaldebangui.com

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 00:37

L’armée malienne est plus que jamais face à l’histoire.

                        Armee-malienne-berets-verts.jpg

L’armée malienne est plus que jamais face à l’histoire. En réalité, nos militaires ont l’amour de la patrie mais ce qui leur est arrivée ces derniers temps, est très gave. Le coup d’état a permis de révéler le complot dont l’armée a été victime de la part d’Officiers félons et non les moindres. Cette crise qui agace le peuple malien dure de plus en plus cela malgré la souffrance des habitants des zones occupées par des bandits lourdement armés à des fins machiavéliques pour créer la zizanie dans notre pays, l’armée est fin prête à surprendre l’ennemi et ses détracteurs qui se sont révélés au grand jour. 

Après 20 ans de démocratie et de mensonge dans notre pays, quelques mois après le coup d’état du 22 mars dernier l’histoire est-elle en marche ou sera-t-elle réécrite encore par nos voisins qui ne veulent pas voir notre pays en paix ?

A cet effet, nos militaires ne veulent pas se laisser faire. Dans cette machine à détruire et de mensonge la seule façon de donner la joie et la liberté au peuple malien reste la libération du nord. Chaque jour qui passe est un calvaire de plus et la situation est alarmante. C’est dans le souci du pays et l’intérêt du peuple que nous avons voulu joindre nos militaires et essayez de disséquer la situation ensemble.

Selon les militaires qui ont requit l’anonymat que nous avons pu approchés ou joindre par téléphone « tout le monde est conscient de la tache et la confiance qui règne au sein de nos forces des armées et de sécurités » cela malgré des tentatives de déstabilisations des uns et des autres. Selon eux : « notre armée vit mieux aujourd’hui qu’avant le coup d’état du 22 mars. Aujourd’hui on peut parler d’une vraie armée car le climat qui règne de Bamako à Sévaré est digne de foi et permet d’adhérer à l’esprit patriotique au sein de l’armée nationale.

Pour plusieurs militaires interrogés les dernières nouvelles qui parlent d’une intervention internationale en Septembre 2013, «  ils se disent ne pas être inquiets sur le sujet car c’est sur le dos du peuple malien que  le devoir de libérer le pays est endossé ». Pour un sous officier  qui va plus loin : «  Nous allons libérer le Mali avec ou sans l’aide de la communauté internationale ». Cette déclaration montre la volonté et le courage de nos braves militaires de finir une bonne fois pour toute avec cette guerre qui dure depuis plusieurs années. Dans ce conflit nos militaires sont déterminés à laver l’affront et interpellent certains politiques pour qu’ils soient responsables qui doivent prendre l’ampleur de la situation et de ne plus voir leurs intérêts personnels et égoïstes. C’est-à-dire devenir des vrais patriotes. Selon certains : « Aujourd’hui, il règne un climat de bon enfant à Sévaré car les soldats ont le moral et n’attendent que le moment venu pour libérer le  pays. Les troupes sont de plus reconnaissantes envers le peuple malien qui n’a cessé de croire à son armée ceci malgré des situations difficiles et critiques du moment ». Enfin nos militaires demandent la bénédiction de tous les fils du pays pour l’accomplissement de leurs devoir ceci malgré les dangers auxquels ils doivent faire face pour séparer le Mali de ces bandits armés venus de tous les coins du monde.

Aujourd’hui, nos politiciens ainsi que le Président de la Transition et les membres du Gouvernement doivent être cohérents et solidaires avec la pensée du peuple en mettant fin définitivement à ce problème pour qu’on n’en parle plus jamais.

                                                                                                  Bréhima Traoré 

 

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 00:26

Comprendre les 7 Principes fondamentaux du Kwanzaa.

 

                  FLYER KWANZAA 6249 RECTO

Qu’est-ce que Kwanzaa ? 

Kwanzaa tire son essence de la notion de famille ainsi que de la culture et la sagesse Africaine.

La célébration annuelle de Kwanzaa a pour but de réaffirmer les liens indestructibles entre l’Afrique et toute sa diaspora à travers le monde.

D’où vient le mot Kwanzaa ? Kwanzaa est un mot de la langue Swahili qui signifie « premiers fruits ».

Sur quoi est basée cette fête ? Kwanzaa se réfère à ces fêtes agricoles qui suivent communément les récoltes, et donnent lieu aux réunions de famille, au souvenir des ancêtres, à l’expression de notre culture traditionnelle de base.

Sur quoi s’appuie Kwanzaa ? Kwanzaa est centré autour de 7 Principes fondamentaux appelés en Swahili, Nguzo Saba ; ces principes sont :

  

- Umoja (Unité) : Ce principe nous invite à Créer et maintenir l’unité au sein de la famille, de la communauté, de la Nation.

  

- Kujichagulia (Auto-détermination) : Ce principe est essentiel ; il s’agit pour nous d’ Avoir la volonté et surtout le courage de se définir par nous-mêmes, créer et parler par nous-mêmes, décider de ce qui est bon ou mauvais pour nous-mêmes par nous-mêmes et ne pas laisser aux autres l’opportunité, même la plus désintéressée, le faire à notre place.

  

- Ujima (Travail collectif et Responsabilité) : Nous devons Apprendre à construire et à maintenir notre communauté soudée ; se soucier des problèmes de nos frères et de nos sœurs pour les aider à les résoudre.

  

- Ujamaa (Coopération économique) : Ce principe est fondamental car nous devons Construire et faire fructifier nos entreprises, nos commerces et nos affaires ensembles ; utiliser notre force économique collective pour le bénéfice de la communauté toute entière.

  

- Nia (But) : Préserver l’héritage de nos ancêtres. Le but nous appelle tous et toutes à découvrir notre mission dans la vie et comment cette mission sera profitable à toute la communauté.

  

- Kuumba (Créativité) : Utiliser nos talents individuels, notre génie, notre imagination et notre créativité pour construire l’harmonie, la beauté et des richesses dans nos communautés.

  

- Imani (Foi) : Avoir confiance en nous-mêmes, en nos familles, en nos ancêtres et en nos communautés en dépit de toutes les adversités, en dépit de tous les obstacles et croire en notre réussite, notre prospérité et la justesse de notre lutte.

Source : http://www.kwanzaa-apck.com/article.php3?id_article=1


                      image africaine

Les lieux de célébration voir dans la rubrique des annonces à droite de la page

Date du 26 décembre 2012  au 1 janvier 2013

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 11:31

Les États-Unis déploieront  des troupes D’AFRICOM dans 35 pays africains en 2013.

 Escalade militaire1libyesondage8

 

 

Les marines américains sont arrivée avec un équipement à l'ambassade des Etats-Unis à Monrovia, au Libéria (Reuters / Luc Gnago). L'armée américaine va déployer des troupes à peu près dans 35 pays africains dans l'année à venir.
 
Les Soldats basée à Fort Riley, Kansas 2e brigade », 1st Infantry Division vont commencer une formation en Mars 2013 afin de préparer un projet qui va envoyer des troupes pour pas moins de 35 pays africains, selon l'Associated Press. A cause  d’une menace croissante de groupes extrémistes, y compris ceux ayant des liens avec Al-Qaïda, le ministère de la Défense espère installer des soldats américains à l'étranger afin de préparer les troupes locales pour d'éventuelles crises futures et pour que les tensions ne dégénèrent.
 
Pas plus tôt que ce mois-ci, les sources du DoD ayant des connaissances d'initié ont déclaré au Washington Post que les troupes américaines seront bientôt en route vers le Mali afin de contrecarrer la menace émergente des extrémistes islamistes, dont Al-Qaïda. Avec les dernières nouvelles du Pentagone, cependant, le Mali sera l'un des nombreux pays africains qui accueilleront les troupes américaines dans l'année à venir. Selon  l'Associated Press mise à jour cette semaine, les soldats seront envoyés à l'étranger pour la nouvelle année afin d'aider seulement avec la formation et l'équipement des efforts, et ne sont pas nécessairement autorisés à participer aux opérations militaires. Si le Pentagone demander aux troupes de s'engager dans la bataille, cependant, le secrétaire à la Défense pourrait signer un ordre qui permettrait cela.
 
"S’ils le veulent pour (militaire) des opérations, la brigade est notre première solution de sourcing, car ils sont prêts», le général David Rodriguez, le chef de l'US Army Forces Command. "Mais cela doit revenir au secrétaire de la défense pour obtenir un ordre d'exécution." En outre, l'Associated Press  dit que les soldats américains se rendront en particulier en Libye, au Soudan sud, en Algérie et au Niger dans le but de se préparer à toutes les avances d'Al-Qaïda  et groupes alliés.
 
Les américains permettront également de former et d'équiper les forces au Kenya et en Somalie, paraît-il, dans le but de faire face à des militants d'al-Shabab. Malgré les troupes déployées à plus de la moitié des pays d'Afrique, cependant, l'Associated Press rapporte que l'Oncle Sam va essayer d'éviter de donner l'impression que les États-Unis ne cherchent à  laisser une empreinte importante sur tout le continent.
 
«Le défi que nous avons est de toujours de comprendre le système du pays», explique Rodriguez. "Nous ne sommes pas là pour leur montrer notre système, nous sommes là pour faire que leur système fonctionne. Voici ce que leur armée ressemble, et voici ce que nous avons besoin de les montrer  à faire."

 

Traduction Afrohistorama Communication

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 11:59

La ville de Bambari située à 300 km de la capitale est tombée dimanche 23 décembre aux mains des rebelles, après des combats qui ont duré près de deux heures avec l’armée gouvernementale.


                   Armee-centrafricaine.jpg

                  Des éléments de l'armée centrafricaine

 

Les forces armées centrafricaines, étaient en route vers Bria conquise par les rebelles depuis mercredi, lorsqu’ elles ont été attaquées à 5 kilomètres de Bambari, l’une des trois villes les plus importantes du pays, située à 385km de Bangui. C'est la troisième ville prise (dimanche) par les rebelles en trois jours. La coalition SELEKA (la rébellion), qui compte désormais 4 groupes avec le ralliement du FDPC d’Adoubalye Miskine, contrôlent désormais 8 villes depuis le 10 décembre dernier. Elle avait annoncé ce weekend la suspension des hostilités avant de leurs opérations avant de les reprendre, en dépit de l'appel à une cessation des violences et à la négociation lancé par les chefs d'Etats d'Afrique centrale lors d'un sommet de la CEEAC à N'Djamena vendredi dernier.

 Carte-centrafrique.jpg

© afrikarabia.com
La ville de Bambari a été prise par les rebelles, où sont les forces tchadiennes?

Un habitant de la localité, affirme que les FACA, les Forces armées centrafricaines ont fui la ville au bout de deux heures d'échanges de coups de feu. Elles se sont repliées vers Grimari, à 40 km. Un colonel des rebelles, Djouma Narkoyo a expliqué qu'il s'agissait d'une action préventive pour empêcher les forces gouvernementales de mener une contre-attaque. Ce qui confirmerait le témoignage d'une source, ayant requis l'anonymat, selon laquelle les FACA se dirigeaient vers Bria (tenue par le Seleka, du nom de la coaltion des rebelles) depuis mardi, lorsque les rebelles les ont attaqué. Bambari, chef-lieu de la région de la Ouaka, abrite aussi la 5ème région militaire.

Samedi, la coalition du Séléka avait annoncé la reprise des hostilités, malgré sa promesse de "geler les opérations" et l'appel à négocier lancé par le gouvernement. Le Séléka avait alors affirmé avoir pris le contrôle de la ville aurifère de Ndassima (à 18 Km de Bambari) et de celle voisine d'Ippy, dans le centre du pays. En début de semaine, les rebelles avaient déclaré avoir pris plusieurs villes dans le nord dont la ville diamantifère de Bria. Le Séléka exige notamment "le respect" de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, prévoyant un processus de désarmement et de réinsertion des ex-combattants. La progression des rebelles inquiète les habitants de Bangui, la capitale. Les rebelles et l'opposition demandent par ailleurs une relance du dialogue politique, affirmant que le président Bozizé n'a pas tenu ses engagements. Ce regain des hostilités intervient alors que les chefs d’états de la CEEAC réunis vendredi au Tchad, ont réclamé la fin des hostilités et l’ouverture sans délai des négociations. La République centrafricaine est dirigée par François Bozizé depuis le coup d'Etat du 15 mars 2003 qui l'a porté au pouvoir grâce à l'appui du président tchadien Idriss Deby Itno.

Source : Journaldebangui

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 22:33

Le christianisme, l'opium des Africains ?

evequesqfrique.jpg

 

   Depuis le 11 avril 2011 la Côte-d’Ivoire et l’Afrique sont orphelines. Laurent GBAGBO, l’un des défenseurs de leurs intérêts est en prison sur ordre des pays impérialistes, notamment la France et les USA. Ces pays se cachent derrière leurs suppôts africains, qui se contentent des miettes, pour déstabiliser les pays africains. Cet état de fait dure depuis les premiers contacts des européens avec le continent africain. Et pourtant nous avons reçu de leur part un précieux document appelé ‘’BIBLE’’. C’est dire que ces européens sont imprégnés de la parole de Dieu. La parole de paix, de justice, de respect de la vie humaine. Mais qu’est ce que nous constatons ? Ceux-là même qui nous ont apporté la lumière et le salut tuent, volent, pillent, oppriment les peuples. En un mot, ils sont sans cœur.

Avec l’avènement de l’évangélisation, les peuples africains ont abandonné leur tradition, leur culture, ce qui leur est propre pour adopter un nouveau comportement. Ils passent la majeure partie de leur temps dans les églises en train de prier et de supplier Dieu. A force de crier et faire du tapage, on a l’impression que ce Dieu est sourd et qu’il est difficile d’accès. Ils consacrent assez de temps à ce Dieu tel que décrit dans la bible. En retour le résultat escompté est très maigre. La paupérisation, la misère, la souffrance, les guerres, le sous-développement sont leur lot quotidien. Manifestement, il y a problème. Ce Dieu de la bible nous convient-il ? Pendant ce temps, les européens qui n’appliquent pas les paroles bibliques continuent de prospérer et de dominer ceux qui dorment dans les temples pour louer Dieu. C’est véritablement un fait paradoxal.

Depuis l’exploration de nos espaces par les Blancs jusqu’à nos jours en passant par l’esclavage et la colonisation, les européens ont toujours dominé et ont toujours fait le mal sans que le Dieu de justice n’intervienne. On me rétorquera que le Dieu de la bible est lent à la colère. Diantre, il lui faut combien de temps pour réagir ? Qu’on finisse de nous massacrer avant de réagir ? Mais comment ferons-nous pour rendre témoignage ? Soyons réaliste et ouvrons grandement nos yeux pour comprendre ce qui se passe. Certainement que nous ne savons pas implorer le Dieu de la bible et que nous ne faisons pas sa volonté. C’est dire que les européens qui nous ont offert la bible ne nous ont pas donné toutes les clés de décryptage, et cela à dessein. L’idéal aurait voulu que nous adorions le Dieu initial que nous avions avant l’arrivée des Blancs. En éliminant bien sûr les pratiques unanimement reconnues mauvaises et en ajoutant ce que le Blanc nous aurait apporté de positif de la bible. Cette symbiose aurait pu nous grandir et faire de nous des peuples respectés. En détruisant notre culture, c’est notre être profond qui est mis à mal. L’exemple des peuples asiatiques est éloquent. Ils sont maîtres d’eux-mêmes. En aucun cas ils n’ont rejeté du revers de la main leur culture pour embrasser uniquement la culture occidentale. C’est cela la dignité et le début du développement. Pour ce fait, soyons moins fanatique et refusons de nous laisser emporter par les prières à n’en point finir. La seule prière qui vaille la peine, qui porte, est celle qui nous permet d’être en harmonie avec nous-mêmes et avec la nature. Les prières orientées par la bible, préétablies par ceux qui nous dominent et nous malmènent peuvent certes contribuer à notre épanouissement, mais celles qui viennent du plus profond de nous-mêmes est encore plus efficace. La prière est donc nécessaire, importante, inhérente à la vie, stimulatrice. C’est à juste titre qu’un ami me disait ceci : « Si nous sommes dans l’inquiétude ou dans la peine, pourquoi ne pas accepter de croire en Dieu même si, par nature ou par formation, vous n’êtes pas croyant, et quand bien même vous seriez totalement sceptique, la prière peut vous aider beaucoup plus que vous ne pensez, car c’est une démarche psychologique fondamentale qui rend service à tous, croyant ou non. » Dieu est pour tout le monde. Il est en chacun de nous. Celui qui en fait bon usage tirera de grands bénéfices. Les paroles de la bible dites paroles de Dieu sont sujettes à interprétation. Les chrétiens ne sont pas unanimes sur la personne et l’enseignement de Jésus-Christ. D’où la prolifération de religions chrétiennes. Alors, où se trouve le vrai Dieu ? Nous naviguons dans un flou artistique orchestré par les dominateurs et les impérialistes qui nous endorment, nous aveuglent.

Vu les efforts que nous déployons pour louer le Dieu de la bible et que nous soyons à la traîne, à la merci des occidentaux, la religion chrétienne telle que pratiquée en Afrique est l’opium des peuples africains. De ce fait, réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard.

Nous ne nions pas l’existence de Dieu, cette force surnaturelle souveraine qui gouverne l’univers. Et nous savons aussi que rien ne peut s’accomplir sur cette terre sans sa volonté. Seulement, sachons tropicaliser le Dieu de la bible des Blancs pour l’utiliser à bon escient. De cette façon, nous pourrons sortir de leurs griffes. Le Dieu du christianisme aime les ambitieux, ceux qui bougent, ceux qui veulent dominer et non les attentistes qui attendent tout de Dieu sans effort, qui fuient les réalités de la vie et qui s’adonnent uniquement qu’à la prière.

De ce qui précède et à la lumière des événements malheureux qui se déroulent en Côte-d’Ivoire et en Afrique en général, nous devons sortir de nos rêveries pour nous engager dans la guerre froide et aboutir à la guerre de libération contre l’oppresseur. Notre objectif est l’indépendance et la souveraineté de nos pays respectifs. En ce qui concerne les pays francophones, la France ne viendra pas nous donner notre liberté sur un plateau d’or. Il faut engager une lutte sans merci comme l’ont fait l’Algérie et l’Afrique du Sud. Personne d’autre ne viendra faire le combat à notre place. En effet, ce combat sera éprouvant, fatigant et même suicidaire. C’est le prix à payer pour être libéré du joug de l’impérialiste. Pour cela, il faut être mentalement fort. Rien de grand et de beau ne s’obtient facilement. La France a intérêt à nous berner avec les versets bibliques. « Si on te gifle sur la joue droite, tends la joue gauche ». Et on entend dire, le combat est spirituel, c’est Dieu qui fera notre palabre. Nous pensons que c’est une fuite en avant. Dieu est pour tout le monde. Donc l’ennemi dira la même chose. C’est celui qui est plus déterminé sur le terrain qui remportera la bataille. C’est vrai que Ouattara a été beaucoup aidé par les occidentaux, notamment par la France pour son accession au pouvoir. Mais il faut reconnaître qu’il est courageux, il est allé au charbon. Depuis son arrivée en Côte-d’Ivoire en 1989-1990, il a mené des actions concrètes sur le terrain par petites touches. Pendant que nous tenions des discours du genre, il n’est pas ivoirien donc il ne peut pas être président. Son dieu qu’il adore l’a aidé à être président de la République de Côte-d’Ivoire. Et s’il vous plaît, ce Dieu n’a rien à voir avec le Dieu de la bible que la France a utilisé pour nous coloniser et nous dominer. Bien au contraire, le Dieu de Ouattara a phagocyté celui des Blancs au point où Laurent GBAGBO qui pratique le Dieu de la bible se trouve en prison. Est-ce-dire que le Dieu de la bible ne peut pas sauver face aux intérêts ? Cela fait combien de temps Blaise COMPAORE est au pouvoir après avoir tué Thomas SANKARA ? Il gouverne tranquillement sans être inquiété. En outre, il continue sa sale besogne dans la sous-région. Les évangélistes (les blancs) font de lui un homme de paix, un médiateur des crises créées de toute pièce par eux. Où est donc passé le Dieu de justice ? Est-ce à dire qu’il n’y a pas un proche de SANKARA qui prie le Dieu de la bible ?

De même, les planètes tournent autour du soleil pas parce qu’elles font faveur au soleil mais parce qu’elles ont besoin du soleil, de même, les occidentaux gravitent autour de Ouattara pas parce qu’il prie leur Dieu de la bible mais parce qu’ils ont besoin de lui pour soumettre la Côte-d’Ivoire à leur desiderata. Voilà la réalité qu’on nous cache.

De Patrice LUMUBA à Laurent GBAGBO en passant par Kwamé N’KRUMAH, Sékou TOURE, Nelson MANDELA, Dadis CAMARA, KADHAFI et autres, ces leaders ont mené le combat pour notre liberté mais rien n’y fit. L’Afrique est toujours à la remorque des occidentaux. Nos leaders charismatiques sont diabolisés, humiliés et assassinés. Pourtant, beaucoup d’entre nous prie le Dieu importé des Blancs. Le nonce apostolique Ambroise MADTHA, le représentant du pape auprès du gouvernement ivoirien, a vécu en direct la crise ivoirienne et le contentieux électoral. En âme et conscience, il sait qui a véritablement gagné les élections présidentielles. Il sait aussi le tort que ses frères Blancs ont fait à ce pays. Lui, en tant que homme de Dieu, l’un de ceux qui brandissent la bible, quelle a été sa réaction ? Il est plus politique que religieux. Aujourd’hui, il reconnaît Ouattara comme président et la vie continue. Tout ceci pour montrer que le christianisme brandi par les occidentaux n’est qu’un leurre, l’opium des peuples africains et que la bible est l’instrument de domination du Blanc. Dans ce cas, prenons notre destin entre nos mains et le Dieu de la bible viendra par la suite nous donner un coup de main. Amen ! La libération d’un pays dépend de Dieu, c’est vrai, mais elle dépend avant tout de la détermination de ses combattants, de ses moyens militaires et économiques. A ce stade de la lutte, les alliés ne sont que des cautions morales.

Loin de nous, l’idée de nier l’existence de Dieu et de vouloir vilipender la Sainte Bible. Seulement, nous faisons un constat par rapport aux souffrances que les Blancs nous font subir. Ils préfèrent protéger et soigner des singes, des serpents, des oiseaux, en un mot, des animaux mais ils sont prêts à utiliser des bombes et des missiles pour tuer des africains sous prétexte qu’ils sont dictateurs ou antidémocrates. En fait, cela fait combien de temps la reine ELISABETH II d’Angleterre règne t-elle ? A ce niveau, n’y a-t-il pas de démocratie ? Les donneurs de leçons ne savent-ils pas que la démocratie est un fait de culture ? Et que la démocratie n’est pas de notre culture ? Raison pour laquelle l’Afrique connaît des balbutiements en démocratie. D’ailleurs, les européens n’ont jamais voulu la démocratie en Afrique. Ils pratiquent plutôt la démocratie intéressée. Autant ils prennent le temps pour éduquer les animaux, pourquoi ne peuvent-ils pas être patients quand il s’agit d’enseigner la démocratie aux ‘’nègres’’ ?

ParGilbert KOIME                                                                                                                                                                                                Source : Lynxtogo

 

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 22:20

 

Lettre de réforme aux Chefs d’Etat des quinze (15) pays

membres de la Zone franc Par

Babissakana.jpg  

            Babissakana, PMP

            Ingénieur Financier

 

 

Objet : Dénonciation des accords de coopération monétaire avec la France,

       un pré-requis pour la création de la Banque Centrale Africaine. 

 

 

Leurs Excellences, Messieurs Thomas Yayi Boni, Président de la République du Bénin, Blaise Compaoré, Président de la République du Burkina Faso, Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, Manuel Sherifo Nhamadjo, Président de la République de Guinée-Bissau,  Dioncounda Traoré, Président de la République du Mali, Mahamadou Issoufou, Président de la République du Niger, Macky Sall, Président de la République du Sénégal, Faure Gnassingbé, Président de la République du Togo, Paul Biya, Président de la République du Cameroun, François Bozizé, Président de la République Centrafricaine, Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, Ali Bongo Ondimba, Président de la République du Gabon, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président de la République de Guinée Equatoriale, Idriss Déby Itno, Président de la République du Tchad, Ikililou Dhoinine, Président de la République Fédérale Islamique des Comores.

 

La Banque d’Afrique Occidentale (BAO) a été créée le 29 juin 1901 pour poursuivre les activités de la Banque du Sénégal (créée le 21 décembre 1853) qui était chargée par la France d’émettre le franc en Afrique Occidentale Française. A la suite de l’extension le 2 décembre 1920 du privilège d’émission de la BAO en Afrique Equatoriale Française, les comptes d’opérations du trésor français ont vue le jour essentiellement pour structurer les quatre (4) principes fonctionnels de la Zone franc qui restent à ce jour en vigueur : (i) la parité fixe, (ii) la convertibilité illimitée, (iii) la libre transférabilité  et (iv) la centralisation des réserves de change à Paris. Pour asseoir ce dispositif français de contrôle et de maîtrise de sa souveraineté monétaire dans ses colonies, la France a créé le 9 septembre 1939 la Zone Franc. Par la suite, le franc des colonies françaises d’Afrique (Franc CFA) a été créé par la France le 26 décembre 1945. S’il y a un événement à célébrer par la France, c’est soit les 73 ans de la Zone franc soit alors les 67 ans du franc CFA.

 

Nous les peuples et dirigeants des quinze (15) pays d’Afrique, avons pour la plupart échoué à négocier et arracher notre indépendance monétaire pendant la fin des années 50 et le début des années 60. Les accords de coopération monétaire avec la France aussi bien des années 60 que des années 70 ont maintenu dans le fond, la dépendance monétaire de nos pays. Au regard notamment du succès  monétaire remarquable de trois (3) pays africains de référence qui sont sortis de la Zone franc pendant la même période, le Maroc le 2 mars 1956, la Tunisie le 20 mars 1956 et l’Algérie le 5 juillet 1962, il nous semble véritablement absurde de prétendre célébrer en 2012 nos échecs c’est-à-dire le maintien à ce jour de la dépendance  monétaire. C’est dans ce contexte de célébration des anniversaires paradoxaux que la présente lettre de réforme vous est adressée. Elle porte sur trois (3) principaux points : (i) le fond de ces célébrations impulsées et manipulées par la France participe d’une action structurée d’intelligence économique de ce pays qui nous semble contraire à l’accélération de l’intégration africaine ; (ii) les performances monétaires des pays de la Zone franc sont largement médiocres par rapport aux performances moyennes africaines et (iii) la création de la Banque Centrale Africaine ne peut s’accommoder de l’ingérence monétaire française.

 

1. L’action structurée d’intelligence économique de la France pour justifier la consolidation de  la Zone franc nous semble non pertinente et contraire à l’intégration africaine.

 

Stratégiquement, la conception, la structuration et le calibrage des célébrations de 40 ans des accords de coopération monétaire le 5 octobre 2012 à Paris en France (siège de la Zone franc), de 50 ans de la BCEAO  le 5 novembre à Dakar au Sénégal et de 40 ans de la BEAC le 23 novembre à Malabo en Guinée Equatoriale, ont été faits en s’appuyant méthodiquement sur un rapport d’étude prétendument indépendant, réalisé par la FERDI, une officine d’intelligence économique de l’Etat Français.    

 

 

La Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi) qui a pour président d’honneur M. Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République Française, a publié le 19 septembre 2012 un rapport de 430 pages intitulé « Evaluation des gains attendus de l’intégration économique régionale dans les pays africains de la Zone franc » accessible en ligne (http://www.ferdi.fr/uploads/sfCmsContent/html/135/Rapport_ZF_4oct_IMP.pdf) dont la conclusion est que  « Le potentiel de croissance supplémentaire est estimé à au moins 2 % de PIB par an et par habitant. ». Cette conclusion sur mesure justifierait ainsi l’urgence d’un renforcement de l’intégration économique régionale entre les pays de la Zone franc, d’où la stratégie de consolidation ou d’approfondissement adoptée et scandée à tout prix par les autorités françaises.

 

Dans cette optique, il n’y a pour nous aucune surprise à la déclaration suivante du Président de la République Française, M. François Hollande à Dakar au Sénégal le 12 octobre 2012 : « La solidarité, c'est, aussi, la consolidation de la zone franc. Vous êtes attachés à cette zone de stabilité monétaire. Vous savez ce que vous lui devez, c'est-à-dire d'avoir été capables de créer, vous aussi, une union de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale, qui a permis une intégration et une stabilité. Mais, en même temps, est-ce que nous ne pourrions pas réfléchir ensemble, pays de la zone franc et la France, à assurer de manière plus active la gestion des réserves, des monnaies, de façon à ce que nous puissions les utiliser pour la croissance et pour l'emploi ? » (source : www.elysee.fr).

 

Nous devons noter que le commerce intra-européen est supérieur à 60% du commerce extérieur de l’Union Européenne. Le commerce intra-asiatique est à plus de 50% alors que celui entre les Etats d’Amérique est à plus de 30%. Par contre, le commerce intra-africain est seulement de 12%. En conséquence, le développement du commerce intra-africain offre indiscutablement un plus important potentiel de croissance économique pour nos pays. La stratégie d’intégration économique africaine a été définie par le traité d’Abuja signé en 1991 segmentant le continent en cinq (5) communautés régionales : l’Afrique du nord, l’Afrique de l’ouest, Afrique australe, l’Afrique de l’Est et l’Afrique centrale. La Zone franc est transversale à trois (3) communautés régionales. La République française, de par sa stratégie du maintien à tout prix de son ingérence monétaire en Afrique crée une obstruction très néfaste et fortement limitative au succès de la stratégie de l’Union Africaine.

 

Les enseignements de la crise européenne et l’irréversible déclin structurel constaté et prévisible de la France et de l’Europe dans les structures de la production mondiale et des échanges mondiaux justifient amplement une réorientation stratégique de la coopération internationale panafricaine en matière monétaire, financière et économique. Le déplacement ou le basculement du centre de gravité de l’économie mondiale de l’occident vers l’orient commande que l’Afrique fasse un reformatage radical de ses instruments de coopération. Depuis les années 2009 et 2010, cinq (5) indicateurs de prise de contrôle par la République Populaire de Chine du leadership économique mondial sont à prendre en compte par l’Afrique de toute urgence : (i) la Chine est devenue depuis 2010 la deuxième économie mondiale dernière les Etats-Unis (14.660 milliards de dollars US de PIB en 2010) avec un PIB de 5 880 milliards de dollars US détrônant ainsi le Japon (5 475 milliards de dollars US en 2010) qui occupait ce rang depuis 1968 ; (ii) depuis 2009, la Chine est devenue le premier exportateur mondial avec 1 202 milliards de dollars US d’exportations reléguant l’Allemagne au second rang avec 1 121 milliards de dollars US ; (iii) depuis 2009, la Chine est devenue le premier marché automobile mondial avec 13,6 millions de véhicules vendus dans le pays reléguant les Etats-Unis au second rang avec 10,4 millions de voitures vendues ; (iv) depuis 2010, la Chine est le premier producteur de diplômés avec 23 millions de diplômés contre 17,7 millions pour les Etats-Unis et (v) depuis 2010, la Chine est le premier consommateur mondial d'énergie avec 2.432,2 millions de TEP (Tonnes Equivalent Pétrole) soit 20,3% de la consommation mondiale (12.002,4 millions de TEP), reléguant les USA au second rang. Dans ce contexte de fortes transformations structurelles, les accords de coopération monétaire entre la France et quinze (15) pays africains apparaissent dénués de toute pertinence économique tout comme le sont les accords de partenariat économique que l’Union Européenne veut imposer à l’Afrique.     

 

2. Les performances monétaires de la Zone franc sont largement médiocres par rapport  aux performances moyennes africaines.

 

Dans son discours prononcé à la réunion des ministres de la Zone franc le 5 octobre 2012 à Paris (accessible en ligne), M. Pierre Moscovici, ministre français de l’économie et des finances dit ceci : « De nombreux économistes ont démontré que la protection que notre coopération monétaire apporte a été un facteur décisif de stabilité, de faible inflation et de croissance. Nous pouvons nous en féliciter et célébrer, aujourd’hui, sans tabous ni langue de bois, notre longue histoire. Et le plus beau témoignage de cet esprit, je sais que c’est le Président OUATTARA qui l’exprimera, lui qui nous fera le très grand honneur de nous rejoindre cet après-midi et qui incarne mieux que quiconque le lien entre notre passé et notre avenir - et d’abord celui de son pays, la Côte d’Ivoire »

 (http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/13267.pdf).

 

Cette propagande économique de mauvais goût pour les peuples d’Afrique a été prolongée le même jour par le gouverneur de la Banque de France, M. Christian Noyer lors de son discours de clôture du colloque organisé à Paris sur le thème « Regards croisés sur 40 ans de la Zone Franc », en ces termes au sujet du système de la Zone franc: « 1) C’est un système efficace au regard de son objectif : garantir la stabilité des prix. (…) 2) C’est aussi un système extraordinairement robuste, qui est le système de changes fixes le plus ancien du monde. (…) 3) Enfin, le système de la Zone franc est un système résolument moderne. Si certains ont pu juger ou plutôt « préjuger » qu’il s’agissait d’une relique coloniale, il m’apparaît bien au contraire comme le précurseur des dispositifs de pare feux régionaux que nous cherchons aujourd’hui précisément à promouvoir, notamment en zone euro. » (http://www.economie.gouv.fr/files/discours-gouverneur-noyer-colloque-2012.pdf).

 

Le Chef d’Etat africain qui a été enrôlé pour cautionner officiellement cette autoglorification du gouvernement français face aux peuples africains est M. Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire. Dans son discours prononcé à Paris le 5 octobre 2012, il a en l’occurrence dit ceci : « Quarante ans après leur signature, nous pouvons affirmer que les accords de coopération ont atteint leurs objectifs. Ils ont, en effet, offert un cadre de stabilité macroéconomique aux pays africains membres de la Zone franc et ils ont constitué un atout indéniable pour la consolidation des acquis du développement. (…) C'est dire que les choix effectués par les pères fondateurs de la zone franc ont pleinement tenus leurs promesses et demeurent, aujourd'hui encore, parfaitement adaptés. (…) Les indicateurs de performance traduisent une bonne tenue des économies de notre Zone. Cependant, la majorité des pays est confrontée à une pauvreté galopante et à une insuffisance d’infrastructures socioéconomiques de qualité. Cette situation est aggravée par l’impact de la hausse des prix internationaux des denrées alimentaires et énergétiques. » (http://www.presidence.ci/telechargement/107).

 

Au lieu de s’appesantir  sur des contre-déclarations de contestation de cette propagande française, vérifions tout simplement les performances de développement monétaire et financier de la Zone franc en comparaison à celles de l’Afrique subsaharienne. Utilisons à cet effet les statistiques vérifiables publiées par le Fonds Monétaire International (FMI) en 2012. Quatre (4) indicateurs sont retenus pour la période 2004 à 2011 : (i) la masse monétaire en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) ; (ii) le crédit au secteur privé en pourcentage du PIB ; (iii) le taux d’inflation en termes de prix à la consommation et (iv) les réserves internationales en mois d’importations des biens et services.

 

(i) Masse monétaire en pourcentage du PIB. La masse monétaire est un indicateur du volume des signes monétaires mis à la disposition de l’économie. Ce volume doit répondre à la demande des agents économique et de la société toute entière. Comme le retrace le tableau ci-après, cet indicateur de développement monétaire se situe à une moyenne de  44% du PIB en Afrique subsaharienne de 2004 à 2011 et de 76,7% du PIB en Afrique du Sud, l’économie de référence en Afrique. Par contre, la Zone franc réalise une mauvaise performance avec une masse monétaire représentant seulement une moyenne de 23,6% du PIB pour la même période soit un décalage défavorable de 20,4% du PIB par rapport à la moyenne de l’Afrique subsaharienne et de 53,2% du PIB par rapport à l’Afrique du Sud. Ce constat d’enclavement ou de fracture monétaire de la Zone franc est d’une profondeur indiscutable, conséquence directement proportionnelle à l’extraversion et à la dépendance des trois (3) banques centrales (BCEAO, BEAC et Banque Centrale des Comores).

(ii) Crédit au secteur privé en pourcentage du PIB. Le bon financement de l’économie est largement dépendant de la disponibilité et l’accessibilité du crédit. L’accès au crédit à des conditions compétitives par l’ensemble des agents économiques est un facteur déterminant pour la croissance, le progrès économique et social. En Afrique subsaharienne, le crédit au secteur privé représente une moyenne de 36,5% du PIB de 2004 à 2011. En Afrique du Sud, le crédit au secteur privé a atteint une moyenne de 78,9% pour la même période. Mais en Zone franc, le crédit au secteur privé ne représente qu’une moyenne de 12,7% du PIB de 2004 à 2011 soit un écart défavorable de 23,8% du PIB par rapport à la moyenne de l’Afrique subsaharienne et de 66,1% du PIB par rapport à l’Afrique du Sud (voir tableau ci-après). C’est une contreperformance indiscutable et totalement inacceptable. En fait, c’est une situation de crise violente et structurelle du crédit qui prévaut induisant une répression financière sévère qui ne pourrait être concevable qu’en période coloniale.

                 

     

Sources : (i) FMI, Perspectives économiques régionales: Afrique subsaharienne, octobre 2012 et

               (ii) FMI, Regional Economic Outlook, Middle East and North Africa, April 2012

 

(iii) Taux d’inflation en termes de prix à la consommation. Le taux d’inflation indique le niveau de stabilité monétaire qui prévaut avec un impact sur le pouvoir d’achat de la monnaie. A cet égard, même si la performance de la Zone franc (un taux d’inflation moyen de 3,2% de 2004 à 2011) apparaît meilleure que la moyenne de l’Afrique subsaharienne (taux d’inflation moyen de 8,8% de 2004 à 2011), la performance distinctive du Maroc est plus instructive (taux d’inflation moyen de 1,7%). Le Maroc est sorti de la Zone franc lors de son indépendance le 2 mars 1956. Le dirham marocain (MAD) est la monnaie officielle du Maroc depuis 1958 en remplacement du franc marocain. Le fait qu’un ancien pays africain membre de la Zone franc réalise des performances meilleures en matière d’inflation nous indique finalement que la meilleure référence à suivre se trouve en Afrique.       

 

(iv) Réserves internationales en mois d’importations des biens et services. Les performances en termes de liquidé internationale ou de niveau de réserves de change sont quasiment les mêmes aussi bien en Zone franc (en moyenne 4,3 mois d’importations de 2004 à 2011) qu’en Afrique subsaharienne (en moyenne 4,7 mois d’importations). Là où le bas-blesse c’est  au niveau du management de ces réserves de change. Pendant que les quarante (40) autres banques centrales africaines gèrent de manière libre et optimale les réserves de change de leurs pays, les trois (3) banques centrales de la Zone franc se voient imposer des réserves obligatoires sans réelle contrepartie.  La prétendue garantie offerte par la France n’étant qu’une technique financière illusoire permettant d’obtenir des quinze (15) pays africains, comme en période coloniale, un financement concessionnel du budget de l’Etat français. Au 31 juillet 2012 (sources : www.bceao.int et www.beac.int), la BEAC et la BCEAO détenaient 15 013 milliards de FCFA (30 milliards de $US) de réserves de change et 8 830 milliards de FCFA (17,7 milliards de $US) étaient déposés auprès du trésor français et rémunérés au taux de prêt marginal de la Banque Centrale Européenne soit 1,5% l’an !!!     

 

3.  La création de la Banque Centrale Africaine ne peut s’accommoder de l’ingérence

monétaire française.        

   

La stratégie d’intégration économique et monétaire de l’Afrique est pilotée par l’Union Africaine en s’appuyant sur cinq (5) communautés économiques régionales. Cette stratégie est adossée sur l’exigence pressante de la mise en place réussie d’une infrastructure monétaire et financière critique, articulée autour de  cinq (5) institutions continentales prioritaires et vitales. La Banque Africaine de Développement (BAD) ayant son siège à Abidjan en Côte d’Ivoire et la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) dont le siège est au Caire en Egypte sont déjà opérationnelles. La Banque Africaine d’Investissement ayant son siège à Tripoli en Libye, le Fonds Monétaire Africain ayant son siège à Yaoundé au Cameroun et la Banque Centrale Africaine ayant son siège à Abuja au Nigéria sont à créer et à mettre en service dans les meilleurs délais possibles conformément à l’article 19 de l’acte constitutif de l’Union Africaine adopté à Lomé au Togo le 11 juillet 2000.

 

En ce moment même, le projet de création de la Banque Centrale Africaine est sur la table de la Commission de l’Union Afrique et de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA) qui compte quarante (40) banques centrales membres dont celles de la Zone franc (la BCEAO, la BEAC et la Banque Centrale des Comores). La stratégie de la France qui vise à préserver le plus longtemps possible son ingérence monétaire et son contrôle du système de la Zone franc s’oppose organiquement et fonctionnellement à l’intégration monétaire africaine et va activement contre la réalisation dans les meilleurs délais du projet de création de la Banque Centrale Africaine.

 

Nous tenons à vous faire noter que le modèle monétaire (système, principes et mécanismes) de la Zone franc de par ses mécanismes opérationnels induit une ingérence de la France qui met en mal la souveraineté monétaire de quinze (15) pays membres de l’Union Africaine et constitue par définition une limitation ou un blocage structurel pour la mise en place de la Banque Centrale Africaine. Ce modèle monétaire induit non seulement une ingérence indue de la France mais aussi et surtout une répression financière violente et un abus d’exploitation de nos réserves de change au profit des finances publiques françaises. Ce modèle d’aide monétaire liée porte indiscutablement atteinte aux doits économiques, sociaux et culturels (particulièrement les droits d’accès au crédit et à la monnaie) de 140 millions d’africains et est précisément contraire aux dispositions de article 22 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui stipule que : « Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la Sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays ».

Pour mettre fin à l’ingérence monétaire indue et illicite de la France dans nos trois (3) banques centrales et créer ainsi les conditions favorables à la réussite du projet de création de la Banque Centrale Africaine, nous vous recommandons au nom des peuples d’Afrique en quête de liberté et de progrès, de dénoncer sans délais les accords de coopération monétaire avec la République française. Nous tenons copie de cette lettre de réforme pour compétence à M. Thomas Yayi Boni, Président de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine, à Mme  Nkosazana Clarice Dlamini-Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine et à M. Mohamed Laksaci, gouverneur de la Banque d’Algérie, Président de l’Association des Banques Centrales d’Afrique (ABCA).

 

Veuillez agréer, Leurs Excellences, Messieurs les Chefs d’Etat, l’assurance de notre parfaite considération.

 

Babissakana, PMP

Ingénieur Financier

Project Management Professional (PMPÒ)

Chairman & CEO, Prescriptor®

Yaoundé, le 30 novembre 2012

République du Cameroun

 

 

Lire aussi : Le Franc CFA et l'Euro contre la souveraineté monétaire de l'Afrique

 

http://www.youtube.com/watch?v=O4whO1ovkdY

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 22:15

LETTRE DE FIN D’ANNÉE À MONSIEUR ALASSANE DRAMANE OUATTARA. 

massracre

Monsieur Alassane Dramane Ouattara, 

Par la présente, je viens vous parler comme votre entourage et vos associés ne l’ont jamais fait et ne le feront certainement pas, par manque de patriotisme, voire par manque de nationalisme vrai, par peur et parce qu’ils veulent ‘manger’.

Par le passé, j’avais pensé que vous alliez vous ressaisir dans votre envie féroce d’assassiner tous ceux qui ne pensent pas comme vous. Mais, avec les événements, j’ai compris que vous ne méritez pas de bénéfice du doute.

D’ABORD, L’HONNETETE INTELLECTUELLE M’OBLIGE A RECONNAITRE « VOTRE CONSTANCE DANS LA DESTRUCTION », VOIRE « VOTRE CAPACITE DE NUISANCE ». 

Tout de suite, rappelons quelques faits qui exposent votre état psychique d’assoiffé de sang et de pouvoiriste incomparable. 
Premier ministre du mouton (du moins du bélier de Yamoussoukro), vous avez mis les Ivoiriens à la rue à travers les P.A.S (Programmes d’Ajustement Structurel que je définis comme suit : Programmes d’Appauvrissement Structuré), reçus depuis les Institutions de Bretton Wood. Vous avez, en ce temps-là, et avec vos amis, « vendu et racheté » plusieurs compagnies qui appartenaient à l’état au « nom » de la privatisation. La célèbre loi « anti-casseur » était aussi l’une de vos potions magiques qui devaient maintenir la Côte d’Ivoire sous votre contrôle. Il y a eu des centaines de prisonniers en 1992. La carte de séjour, encore une de vos trouvailles pour soi-disant « renflouer les caisses de l’état » (votre mot).

A la mort du bélier qui vous a « importé et imposé » aux Ivoiriens, sans aucune cure, vous aviez tenté un coup d’état constitutionnel. Votre échec fut la conséquence de la vigilance de votre allié d’aujourd’hui, Konan Bédié (adepte de « l’éléphant blanc ») qui, à son tour, avait demandé aux Ivoiriens de se mettre à sa « disposition » comme dans un sérail.

Vous avez également crié, sur tous les toits, que vous détruirez la Côte d’Ivoire si… Et, vous y êtes arrivé. Or, sous d’autres cieux, avec ces propos, vous auriez été arrêté et condamné pour une longue période au moins, si ce n’est pas la condamnation capitale. 
Depuis votre première venue dans le champ du microcosme politique ivoirien, le « BIEN-ÊTRE » de l’Ivoirien ne vous a jamais préoccupé. A travers la carte de séjour, vous avez lézardé le mur de la cohésion qui existait entre les Ivoiriens et les Africains résidant en Côte d’Ivoire. Avec votre rattrapage ethnique, vous ne trompez qu’une frange de la population pour servir vos maîtres basés à Paris, à New York… 

Pensez-vous faire du bien aux ressortissants du nord ivoirien avec votre politique d’exclusion et tous les abus devenus moyens de gouvernance ? 

Encore en arrière, vous disiez que l’on refusait votre candidature parce que vous êtes un musulman et les adeptes de la fameuse « charte du nord » ont applaudi, crié à gorge déployée et dansé avec joie, sans comprendre le sort, le mauvais sort que vous leur réserviez. Car, vous ne serez pas là éternellement pour pourvoir à leur sécurité ou à leur protection individuelle et tribalique. 

Avez-vous idée de la haine que vous avez inoculée en chaque enfant, en chaque femme, en chaque homme qui a perdu ses parents sous les coups de machette et autres armes de vos assassins importés du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Nigeria et des savanes ivoiriennes ? 

Pensez-vous que c’est en se mettant à genoux devant les cameramen que votre majordome, j’allais dire votre bouffon, Konan Banny, va ré-con-ci-lier les Ivoiriens dont vous abusez l’hospitalité? Erreur !

Croyez-vous que c’est la mise en liberté provisoire de quelques prisonniers politiques qui va cicatriser la profonde plaie que vous avez créée ? Erreur !

ENSUITE, JE VOUS DEMANDE DE VOUS REVEILLER DÈS 
MAINTENANT. 

Sachez qu’il y’a des dires ou des proverbes qu’il ne faut pas négliger. Par exemple : « Qui tue par l’épée, mourra par l’épée ». Les exemples historiques à ce niveau sont légions et je n’ai pas l’intention de les ressasser. Question de temps et d’espace. 

Avec vous, la Côte d’Ivoire a connu une rébellion très sanglante. Les enlèvements, les tortures de tous les genres et les exécutions extra-judiciaires continuent malgré votre « victoire » taillée sur mesure par la France, l’Amérique d’Obama et leurs alliés. Vos assassins prennent tout aux autochtones. Les propriétaires terriens deviennent étrangers chez eux. Les Mossi, les Maliens, les Nigériens et les Nigérians deviennent des chefs des villages et des cantons. Malgré tout cela, vous êtes entre deux avions chaque semaine, parce que vous ne pouvez pas et ne pourrez pas gouverner.

Vous n’obtiendrez pas le titre de roi que vous recherchez avec toute votre névrose et votre ego torturé par certains manques que vous n’arrivez pas à satisfaire. La reconnaissance que vous courez après vous échappe chaque jour et votre état de santé se détériore davantage.

Retournez là d’où vous êtes venu pour endeuiller la Côte d’Ivoire, partez et ne revenez plus jamais. Ceci est la seule et dernière issue qui vous reste si vous voulez bien vivre vos derniers jours.
Enfin, pour ne point augmenter vos soucis à travers mes lignes, je serai très court dans mes propositions : 

SIMPLEMENT, RENDEZ LE TABLIER DÈS MAINTENANT ! 

La tyrannie ne taira jamais l’ardeur des Ivoiriens. Vous pensez connaître les Ivoiriens ? Non ! Vous ne connaissez que ceux qui ne vivent que pour manger et donc qui vous vendent leur honneur, leurs êtres, leurs familles et leurs terres pour des promesses que vous ne tenez pas. Car, « les pluies de milliards » promises hier, refusent de tomber. C’est la sécheresse du côté de ceux qui chantaient « ADO solutions ». 

LA COTE D’IVOIRE NE VA PAS CONTINUER DE MARCHER AU RYTHME DE VOTRE ETAT MALADIF !

Il est certes vrai que les rêves constituent ce qui transforme le monde, mais vous devez savoir qu’ils ne sont pas tous réalisables et ce n’est pas tout rêveur qui devient un grand bâtisseur.

SYLVAIN DE BOGOU, 
(Écrivain, Journaliste & Analyste des R.I). Livre à paraître bientôt : « Afrique et Défis ».
 

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de afrohistorama.over-blog.com
  • Le blog de afrohistorama.over-blog.com
  • : AFROHISTORAMA Toute L’histoire sans histoire. CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR ET VOIR.
  • Contact

EVENEMENT

 

PROSPECTUS.jpg

 

Invitation: DEVOIRE DE MEMOIRE

Expo um1

CITOYENS

POUR LA MEMOIRE DU CAMEROUN

Affiche-semaine des heros et martyrs  

Renseignements:

Email : neuronesnews@gmail.com 

Mobile : 0033 (0)6 26 29 43 29

______________________________________________

 

Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

Recherche

DIVERS

 


L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

OEDC-copie-1.jpg


Email: oedc-info@oumarou.net

 Google+:

observatoirelectioncameroun@gmail.com

 

France:0033(0)6 26 29 43 29

Belgique:0033(0)4 83 69 23 12

 

Skype: oelection-cameroun

Facebook: observatoire des élections

de la diaspora camerounaise

 

 

  ........................................................................................

Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

----------------------------------------------------------------------

LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

------------------------------------------------------------


annonces

 

 


code noir

  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

  affiche-contre-l-esclavage-monetaire_001.jpg

 

images divers5

 

Affirmation

 

   ONU-complice-du-genocide-au-kongo.jpg

 

      Logo-Afrohistorama

      AFROHISTORAMA TV

 

  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

 ----------------------------------------------

 

 

simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

---------------------------------------------------------------------------

 

Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine