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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 21:04

 


Lavrov l’a dit plusieurs fois à qui veut l'entendre: le départ du président syrien est «impossible»

Bashar al-Assad cropped-copie-1

 

On peut dire que Sergueï Lavrov aura été, pendant toute cette crise syrienne,une sorte de statue du Commandeur, dont la seule parole suffisait presque à «doucher» ponctuellement une certaine hystérie diplomatique et médiatique occidentale.

Il ne se passe guère de semaine sans que ses conférences de presse viennent contredire les supputations ou insinuations de l’AFP ou les menaces du Département d’État américain ou du Quai d’Orsay. Mercredi soir, il s’en est pris à l’ «obsession » anti-Bachar de l’opposition, cause principale de la poursuite du conflit en Syrie : «Tant que cette position restera en vigueur, il ne se passera rien de bon».

Or Lavrov l’a dit plusieurs fois: le départ du président syrien est «impossible», et d’ailleurs, non conforme et non prévu par le communiqué final de la conférence internationale de Genève sur la Syrie du 30 juin 2012. Le chef de la diplomatie russe s’efforce toujours de ramener, avec plus ou moins d’ironie pour envelopper sa fermeté, au réel, à la réalité de rapports de force.

 

Il est, avec son «supérieur» Poutine, le grand «empêcheur d’ingérence» international. La Maison Blanche, l’OTAN, la France de Sarkozy/Hollande, la Ligue arabe d’al-Thani et la Turquie d’Erdogan ont littéralement été «tenus en laisse», depuis plus d’un an, par ce binôme russe. Que tous ont essayé de fléchir, quitte à lui faire dire ce qu’il n’avait pas dit.

Accès et accents d’authenticité américain

À la force tranquille d’un Lavrov correspond le désarroi de l’interlocuteur américain. En l’occurrence Robert Ford himself, l’ambassadeur de Washington à Damas pendant les premiers mois de la crise syrienne. Mr Ford, qui tant qu’il fut en poste (jusqu’en octobre 2011), se comporta comme un « gentil organisateur » de l’opposition radicale à Bachar al-Assad, prodiguant encouragement et certainement dollars, manifestant même avec les Frères musulmans à Hama à l’été 2011, Mr Ford donc vient d’avoir un éclair de lucidité en forme de regret : «Je ne sais pas comment al-Assad va partir, il se peut qu’il ne parte jamais, il ne veut pas partir», a dit le diplomate, cité par l’analyste politique libanais Sami Kouleib. Si Ford dit cela, Obama et Kerry doivent le penser aussi.

Et puisqu’on donne la parole à d’éminents intervenants américains, qu’on recueille leurs aveux déchirants, citons aussi Hillary Clinton, Secrétaire d’État en sursis, qui vient de reconnaître que les terroristes islamistes qui ont perpétré la prise d’otages en Algérie devaient beaucoup à la Libye libérée par leurs soins de Kadhafi : «Il n’y a aucun doute que les terroristes algériens avaient des armes venues de Libye», a dit la première dame de la diplomatie américaine devant une commission du Sénat américain, mercredi. «ll n’y a aucun doute, a-t-elle ajouté, que les débris d’AQMI au Mali ont reçu, eux aussi, des armes de Libye».

Bref, reconnait Miss Clinton, il n’y a guère de doute que les Américains et leurs alliés ont une responsabilité éminente dans le développement du djihadisme au Sahara. Comme il est certain que ce sont des islamistes libyens, mis en place et armés par Washington, qui ont tué l’ambassadeur américain en poste à Benghazi, l’année dernière.

À la veille de rendre les clefs du Département d’État à John Kerry, Hillary C. soulage-t-elle sa conscience ? Pour qu’elle reçoive notre absolution, en tout cas, il faut qu’elle aille jusqu’au bout et dise ceci : «Il n’y a aucun doute que le terroristes, en Syrie, reçoivent ou ont longtemps reçu des armes, des fonds, des encouragements et des conseils techniques de notre administration et de ses alliés régionaux arabes et turcs».

Louis Denghien

Source:Lynxtogo

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 21:02

 

Laurent LOUIS s'oppose à la guerre au Mali et dénonce la manipulation internationale.

 


 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=TW9kWe3MI-M

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 20:56

Cameroun: Crimes rituels à Mimboman: La vérité des faits.

Duekue 1photo archive

Pour dissiper la psychose qui s'est emparée des populations camerounaises au sujet de la pléthore de meurtres perpétrés à travers le pays, le Mincom qu'accompagnaient le Sed et le Dgsn est venu donner «sa vérité» des faits.

Il est 19h ce mercredi, la salle de conférences du Ministère de la Communication grouille de monde. On peut apercevoir en grande partie des journalistes, mais aussi quelques hommes en tenue qui essaient de se fondre dans cet univers lié à la communication. Encore 2 heures d'attente, les uns et les autres commencent à s'impatienter. On ne sait pas ce qui se passe, on va de supputations à allégations pour essayer de deviner l'objet de cette rencontre nocturne avec la presse nationale et internationale. Soudain apparaissent Issa Tchiroma Bakary, Jean baptiste Bokam et Martin Mbarga Nguéllé. Après les convivialités d'usage le porte parole du gouvernement prend tout de suite la parole et annonce enfin l'objet de la communication. «Depuis le 02 décembre 2012 jusqu'au 10 janvier 2013 seulement 07 cas de victimes ont été enregistrées, dont 04 identifiées et 03 non identifiées du fait de leur état de putréfaction avancé. Ces victimes ont toutes été violées, amputées de certaines parties de leur corps et âgées entre 16 et 30 ans». Voilà enfin la version officielle du gouvernement sur cette histoire qui aura eu le mérite de tenir en haleine et ce pendant plusieurs semaines les populations de la ville aux sept collines. «Une psychose qui a entretenue des commentaires de tous genres au sein de l'opinion», selon le Mincom.

Pourtant, il aura fallu du temps, soit un mois et demi, pour qu'enfin ces autorités dites «compétentes» sortent de leur mutisme. Une déclaration qui, loin de faire l'unanimité est plutôt venue raviver la colère des populations conscientes de leur abandon à leur triste sort par le gouvernement. Des mesures tardives pour «endiguer le fléau par un renforcement de la surveillance». Une véritable ironie au regard du désarroi qui se lit désormais sur les visages des populations du quartier Mimboman. Même pas un mot des deux autres compères présents à cette annonce. Un autre signe fort qui aura montré l'extrême prudence de ces derniers chargés de la sécurité des hommes et des biens. Des interrogations des uns et des autres, on a pu relever que: qui mieux du Sed ou du Dgsn peut rasséréner dans ces cas de figures où l'on a vécu des meurtres en série? Une certitude demeure: pas le Mincom! Et pourtant!

Or cela était devenu un secret de polichinelle, tout le monde sait qu’à travers tout le pays on aura largement dépassé les chiffres annoncés par le Mincom. Le quartier Mimboman seul en est au dessus de ces statistiques. Pour ne pas citer les autres cas parsemés dans la République. Malheureusement, cette sortie médiatique est venue rappeler à l'opinion nationale qu’être porte parole du gouvernement au Cameroun signifiait jurer de ne point dire la vérité. On se souvient encore de «Il y a eu zéro mort», phrase célèbre qui était devenue la désignation de son auteur, ou encore de «l'argent se trouve entre la France et les Etats unis. L'unique note positive de cet entretien portait sur la mise aux arrêts de deux dizaines de personnes de nationalité camerounaise et étrangère en précisant que «nombre d'entre elles sont déjà passées aux aveux complets.» En espérant qu'au moins à ce niveau survit encore la vérité, «les criminels seront arrêtés et traduits en justice.» on attend!

JEM

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 20:41

Visite officielle du président à vie du Cameroun en France. Une délégation de plus de 40 personnes à l'hôtel  Le Meurice.  Coût de la Chambre5000 000fcfa/nuit.

228 Rue de Rivoli 75001 Paris‎

 

paul_biya_investiture.jpg

 

https://plus.google.com/111967785716262686016/photos?hl=en
Paul Biya, Président de la République du Cameroun a quitté Yaoundé le lundi 28 janvier 2013 en milieu de matinée en compagnie de son épouse Madame Chantal Biya pour une visite de travail en France où il aura un entretien avec son homologue Francais le 30 janvier 2013 et prendra part le 31 janvier 2013 au forum économique Franco-camerounais. Le Chef de l'Etat est accompagné dans ce voyage d'une suite officielle dont la composition se présente ainsi qu'il suit:

1- M. Pierre Moukoko Mbonjo, Ministre des Relations Exterieures.

2- Martin Belinga Eboutou: Ministre, Directeur du Cabinet Civil de la Présidence de la Republique

3- Seraphin Magloire Fouda: Ministre, Sécretaire Général Adjoint de la Présidence de la République

4- Emmanuel MBondé: Ministre des Mines et du Dévéloppement Tecnologique

5- Mengot Victor Nkongo: Ministre chargé des missions à la Présidence de la République

6- Laurent Serge Etoundi Ngoa: Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l'économie sociale et de l'artisanat

7- Essimi Menye: Ministre de l'Agriculture et du Developpement Rural

8- Louis Paul Motaze: Sécretaire Général des services du Premier Ministre Chef du Gouvernement

9- Issa Tchiroma Bakary: Ministre de la Communication

10- Basile Atangana Kouna: Ministre de l'eau et de l'energie

11- Emmanuel Nganou Djoumessi: Ministre de l'économie de la planification et de l'amenagement du territoire

12- Alamine Ousmane Mey: Ministre des Finances

13- Luc Sindjoun: Conseiller Spécial à la Présidence de la Republique

14- Contre Amiral Joseph Fouda: conseiller spécial à la Présidence de la République

15- Lejeune MBella MBella: Ambassadeur du Cameroun en France

16- Simon Pierre Bikellé: Chef du Protocol d'Etat

17- Christophe Eken: President de la chambre de commerce d'insdustrie, des mines et de l'artisanat

18- André Fotso: Président du Groupement inter-patronal du Cameroun

19- Daniel Claude Abaté: Président du mouvement des entrepreneurs du Cameroun


Avant de quitter le Cameroun, le Chef de l'Etat a accordé trois audiences à l'aeroport de Yaoundé Nsimalen au Président de l'Assemblée Nationale, au Premier Ministre Chef du Gouvernement, et au Secréatire General de la Présidence de la République...


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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 11:18

Cameroun : La Diaspora camerounaise tarde à se départir de la spontanéité et de la faillite.

 

Cameroon flag

Il y a quelques mois dans nos colonnes, nous évoquions le bilan négatif de plusieurs associations des Camerounais de la diaspora. Nous montrions d’un doigt quasiment accusateur sur plusieurs dirigeants de ces associations qui confondent quelque fois l'association qu'ils sont censés diriger à une activité personnelle et isolée.A ce jour, que l'on soit à Washington, New York, Paris Moscou, Rome, Bruxelles ou Cologne, la diaspora Camerounaise tarde à se départir de la spontanéité et de la faillite. Toujours est-il que les récentes informations parvenues à notre rédaction témoignent de cet échec. 

Si les Maliens, les Sénégalais, les Ghanéens.. pour ne citer que ceux là réussissent à s'unir autour des projets en direction de leur pays respectif, qu'est ce qui expliquerait le fait que le même son de cloche ne soit pas entendu du côté de la diaspora Camerounaise ? 

Germain Eding, étudiant doctorant en sociologie à la VUB de Bruxelles circonscrit l'échec au sein des associations camerounaises en Belgique dans trois axes. 

Selon cet éminent chercheur camerounais, il existe plusieurs catégories de personnes issues de l’immigration, constituant ainsi la diaspora de leur pays d'origine.

Il existe une diaspora estudiantine venue étudier pour retourner ou pour rester. Il existe également une diaspora constituée des demandeurs d'asile et en dernier lieu, la diaspora constituée des enfants nés sur le territoire dans lequel vivent leurs parents. Il circonscrit la faillite au sein des associations de la diaspora africaine dans le statut et le rang social de chacun de ses membres. Un candidat demandeur d'asile ou un réfugié membre d'une association constituée des médecins formés par exemple en Belgique ne se sentirait pas à l'aise au sein de ce regroupement associatif car n’étant pas issu de la même génération d’immigrant et vis versa.

De même, les enfants nés des parents issus de l'immigration ne partagent pas les mêmes visions de la réalité quotidienne avec leurs parents et sont même pour la plupart éloignés du pays d’origine de leur géniteur conclu notre source.

Léolin Patrick Djapa le président du cercle des étudiants Camerounais de Mons évoque pour sa part l'égoïsme de certains présidents associatifs qui excellent dans le "one man show" tout en reléguant dans les calendes grecques toutes les autres associations ou regroupement avec qui ils partagent tous les mêmes objectifs. Situation qui contribue quelque fois à la multiplication des regroupements ayant les mêmes buts.

Avec la visite de 2009 en France de Monsieur Paul Biya , président de la république du Cameroun, l'on a une fois de plus pu constater l'échec des initiatives communes mises sur pied par le Collectif des organisations démocratiques du Cameroun (Code), pendant qu'une faction promettait des tomates et des oeufs pourris pour contrecarrer la présence du chef de l'Etat camerounais du côté de la place d'Auteuil, une autre tendance pour faire barrage à la visite du chef de l'Etat camerounais s'est retrouvé le même jour devant les locaux abritant les services de l'assemblée nationale française. Les deux Codes si nous pouvons les qualifier ainsi n'ont pas réussi à se mobiliser autour d'un projet fédérateur, synonyme d’un manquement indicible.

Prenant l’exemple de la communauté camerounaise de Aachen en Allemagne dont il a été membre pendant plus de deux ans avant de déposer sa valise en Belgique, Léolin Patrick D. ajoute qu’il convient de souligner ici que les associations camerounaises de la diaspora sont devenues pour la plus part des regroupements truffés des dirigeants qui préfèrent fonctionner en tant que leader en privilégiant leur ego personnel.

Plutôt que de reconnaître les limites dans la gestion d'une association culturo politique Camerounaise de la diaspora, notre source évoque également un refus d'alternance à la tête de plusieurs associations camerounaises de la diaspora. Une fois élu, chacun cherche à s'accrocher pour l'éternité à la tête de l’organisation qu'il est sensé diriger.

L’on a même quelque fois découvert au sein de la diaspora camerounaise des associations portant les mêmes noms et partageant les mêmes objectifs. Quand on regarde de près les causes de cette situation, l’on se rend très vite compte que ces associations existent du fait de leur scission.

La diaspora camerounaise devrait s’inspirer de l’exemple des Maliens, Mauritaniens, Guinéens qui ont réussi à travers leurs organisations respectives au sein de leur diaspora. Plus proche de nous l’exemple de la Nigerian Community Association de la Hollande en est la plus édifiante. Les nigérians de la Hollande sont organisés en de petits regroupements fédératifs à l’image de leur pays avec des objectifs clairs et des projets pour leur pays qu’ils réalisent chaque année.

Au lieu de verser dans les insultes et des critiques stériles à travers les messages électroniques qui circulent dans les boites à lettres des uns et des autres, la diaspora camerounaise gagnerait à s’organiser, à se structurer et à s’unir. Plus elle est divisée, moins elle est efficace et leurs différentes activités vouées à l’échec.

 

Par Hugues Seumo

Source : Camer.be

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 11:14

En hommage à ERNEST OUANDIE Exécuté

LE 15 janvier 1971 à BAFOUSSAM :

INTERVENTION DE FREDRICK FENKAM

LE 19 janvier 2013

Maison de l’Afrique à Paris

Affiche-semaine des heros et martyrs

 

 Chers invités et chers compatriotes,

À l’occasion du quarante-unième anniversaire de la mort de Ouandié Ernest, vous l’avez sans doute remarqué, bon nombre de nos compatriotes, regroupés autour de diverses structures, ont tenu à lui rendre hommage.

Ces différentes initiatives sont à féliciter, dans la mesure où, le droit que nous avons aujourd’hui de poser de tels actes nous a été concédé par la loi n° 91/022 du 16 décembre 1991 votée le 27 juin 1991 par l’Assemblée Nationale du Cameroun.

Cette loi faisait de certains de nos compatriotes disparus, la plupart dans des conditions que seule l’histoire éclaircira, des Héros nationaux, parmi lesquels le nommé Ouandié Ernest.

Et comme vous le savez, toute liberté difficilement acquise tend à s’user lorsqu’on ne s’en sert pas.

Il est certes vrai, cette réhabilitation aurait pu être accompagnée de quelques actes symboliques prouvant la volonté du pouvoir exécutif, initiateur de la loi ou du pouvoir législatif qui l’avait votée.

Mais, lorsqu’on se rappelle que cette loi fut votée à une époque où notre pays traversait une crise sociopolitique aigüe, on comprend aisément que ce volet pratique de l’acte ait été omis.

C’est dire combien est louable l’idée qu’ont eue les créateurs de cette structure dénommée Citoyens pour la Mémoire du Cameroun que je remercie de m’avoir invité à me joindre à vous en cette journée commémorative de la disparition de monsieur Ouandié Ernest, le 15 janvier 1971.

Je ne doute pas un seul instant que bon nombre d’entre vous ici présents aient, comme moi, lu de fond en comble tout ce qui a été dit sur la vie de cet homme et comprennent la justesse de l’hommage qui lui ait rendu. C’est la raison pour laquelle, après avoir longuement atermoyé pour trouver un sujet d’intervention, j’ai choisi de ne pas m’attarder sur sa biographie et sur ses activités syndicales dans sa lutte de nationaliste qui font aujourd’hui  d’Ernest Ouandié, un Héros national.

Pour que ma modeste contribution ne vous apparaisse pas superfétatoire, j’ai préféré limiter mon intervention aux esquisses des réponses à certaines questions que doivent se poser la nouvelle génération des Camerounais lorsqu’elle entend évoquer le nom de monsieur Ernest Ouandié.

Vous savez, nous sommes dans une ère de nouvelles technologies où les jeunes sont de moins en moins réceptifs à tout ce qui n’est ni scientifiquement, ni moralement, et ni socialement prouvé. Ce qui fait que nos efforts en vue de reconstituer l’histoire de nos Héros devront tenir compte de la perplexité qui les anime. Si non, nous courons le risque de ne laisser en définitive qu’une vulgaire amplification des légendes controversées.

Si votre fils ou un beaucoup plus jeune que vous, vous pose la question de savoir qui fut Ernest Ouandié ? Sachez, avant de lui répondre, que, tout comme vous, il était sur internet où il a probablement lu sa biographie publiée sur de nombreux Sites.

Quand vous lui aurez confirmé ce qu’il sait déjà, ce sont les réponses aux quelques questions embarrassantes qui vont s’en suivre qui lui permettront de se faire une idée sur l’homme, de l’accepter voire d’en faire son propre repère.

La première est donc la suivante :

- Comment un citoyen qui, d’après ce qui ressort de sa biographie, était un fils de paysan, a-t-il pu devenir un héros national au terme de sa brève existence sur terre ?

Pour ce qui est de Ouandié Ernest, retenons déjà qu’il est plus probable qu’il soit né en 1924 comme l’écrivent certains biographes, au lieu de 1914 comme le déclarent d’autres.

Ce que j’affirme ici pour les départager et qui m’est inspiré par ma vision de l’adolescent qui assista à l’événement macabre du 15 janvier 1971, c’est que l’homme que je me souviens avoir vu ce jour-là attaché au poteau et donc la tête tomba sur la poitrine après une rafale du peloton d’exécution, m’était apparu plus proche de la cinquantaine que de la soixantaine. Pour autre preuve, les photos prises lors de son procès montrent l’image d’un homme d’apparence athlétique frisant à peine la cinquantaine.

Pour en revenir à l’embarrassante question, je pense pour ma part qu’il faudra revenir plus loin dans la vie du jeune Ernest Ouandié pour tirer quelques éléments de réponses. Il faudra chercher à savoir ce qu’il fut, pour essayer de comprendre comment il put devenir plus tard ce qu’il a été. Nous allons pour ce faire le remplacer dans l’environnement où il est né et où il a grandi. Ensuite, rechercher les raisons et les opportunités qui l’ont amené à se démarquer des enfants de son âge pour devenir très tôt, un personnage hors du commun et doué d’un courage dans un environnement qui ne tolérait pas le moindre écart de comportement de la part de ceux qui étaient traités d’indigènes.

La région de l’Ouest du Cameroun d’où Ouandié fut originaire, sur le plan de la maltraitance, avait dû subir un traitement spécial du fait que toutes les communautés (ou tribus) qui la constituaient étaient tellement attachées à leurs cultures ancestrales et leurs traditions qu’elles n’avaient pas voulu se plier à la domination de l’autorité coloniale. Sans pour autant être belliqueuse ou révoltées, ces communautés paysannes avaient su exprimer leur rejet de la nouvelle autorité.

Ces tribus que nous appelons aujourd’hui les bamiléké sont restées un vrai mystère du fait de leurs origines qui demeurent obscures.

Le premier livre d’histoire que nous avons lu dans les écoles primaires et qui n’était en réalité qu’un pamphlet d’une cinquantaine de pages dénommé « Histoires du Cameroun » nous livrait dans le petit chapitre consacré aux tribus du Cameroun que les Bamiléké sont d’origine semi-bantoue.

Je ne me souviens pas qu’un seul de nos maîtres d’école ait réussi à nous expliquer clairement ce que voulait dire « semi-bantou ». Au moment où je parle, je suis sûr que bon nombre d’entre nous se demandent encore ce que signifie le terme semi-bantou.

Permettez-moi de vous révéler ce que j’avais fini par comprendre.

 Les bamiléké comme nous les appelons, demeure dans notre pays la seule tribu n’ayant dans aucune des nombreuses langues parlées par les différents groupes ethniques qui la composent, un nom qui les désigne dans l’ensemble.  Ceci signifie que le mot « bamiléké » n’a aucune traduction littérale dans aucune seule de leurs langues locales.

Le nom qui fut adopté et qui satisfait tout le monde aujourd’hui est « graffi » ou graffis » ou encore « galapiss » qui dérive du terme anglo-saxon « Grassfields » dont les colons britanniques avaient baptisé toute la région de la savane qui s’étant d’Eboudou au Nigéria à la vallée de l’Adamaoua au Cameroun.

Quelle est donc l’origine du mot « bamiléké » ? Et qui sont les bamiléké ?

L’origine du mot est effectivement lié à leur origine « semi bantoue ».

En fait cette tribu « bamiléké » serait composée des peuples d’origine bantoue qui vinrent s’installer sur les hauteurs de la rivière Nkam et qui virent arriver progressivement vers les débuts du 17ème siècle des communautés d’origine tikar qui, fuyant l’armée du roi Nchare Yen, fondateur du royaume bamoun, franchirent la rivière Noun et vinrent s’installer sur les montagnes.

Parce qu’ils sortaient d’une vallée, les autochtones d’origine bantoue les appelèrent « Ba Mleke ». Entendez : « les gens sortis du trou ».

Comme je l’ai dit plus haut, ces peuples, très pacifiques, fortement attachés à leurs traditions et qui ne voulaient se soumettre qu’à la seule autorité de leur roi, déclaraient sans le savoir, une guerre à l’autorité coloniale qui allait leur faire subir les pires des atrocités. Et, parce qu’ils avaient auparavant réfuté toutes les religions monodéistes, leurs enfants furent privés d’éducation et les plus solides des adultes furent déportés dans les plantations coloniales.

En effet, sous le régime colonial de l'indigénat, les colonies françaises suivaient le Code de l’Indigénat, qui octroyait un statut légalement inférieur aux populations des colonies françaises.

 Ces travaux forcés faisaient partie du système des Taxes, corolaires aux Amendes et Peines, dont le but véritable était de tirer le maximum de profit des populations locales.

 La plupart des grands projets coloniaux en termes d’infrastructure, que ce soit les créations des routes, l’exploitation des minerais et des plantations, étaient basés sur les travaux forcés obtenus par une forme plus subtil d’esclavagisme. Des hommes accusés d’avoir enfreint les lois coloniales purgeaient de ce fait des peines arbitraires spéciales que les colons estimaient être le tribut à payer par les indigènes pour la pacification, l'accès à la « civilisation » et à la protection qu’ils leur offraient.

 Dans la même perspective, l'impôt apparaissait comme « la juste rétribution des efforts du colonisateur, l'application normale du droit absolu d'obliger les populations noires, auxquelles il apporte la paix et la sécurité, à contribuer dans la mesure de leur moyen aux dépenses d'utilité générale ».

Selon moi, ces histoires anciennes qui ressortent les premiers contacts entre certaines tribus camerounaises et l’autorité coloniale sont d’une importance capitale, Nous devons revenir dessus pour expliquer, ajuster et éclaircir certains événements qui jusqu’à ce jour sont des embuches à nos efforts d’intégration nationale qui passent par la solidarité entre les peuples de la même nation. 

C’est la raison pour laquelle j’ai évoqué le volet des rapports entre les tribus et l’autorité coloniale.

Ce qu’il faut commencer par comprendre, c’est que l’homme auquel nous rendons hommage aujourd’hui et que bon nombre de nos compatriotes connaissent comme le dernier président de l’Union des Populations du Camerounais exécuté le 15 janvier 1971 commença sa lutte nationaliste bien longtemps avant la création du mouvement qu’il dirigera plus tard.

Nous avons vu l’environnement dans lequel Ernest Ouandié a vu le jour. Voyons maintenant le contexte social dans lequel il a grandi.

Si, comme disent ses biographes, Ernest Ouandié dont les parents étaient originaire du village Bangou dans la Mifi, était né  à Ndumla, un village de l’arrondissement de Bana dans le Haut-Nkam, qui à l’époque n’était pas la porte d’à côté, on peut supposer  que sa famille dut s’y rendre pour des raisons de survie.

Malheureusement, alors qu’il n’était encore âgé que de 3 ans, son père fut déporté dans les plantations de café à Djimbong dans le Haut-Nkam et contraint aux travaux forcés. Il y  restera trois longues années pour finir par tomber gravement malade. La famille, désespérée et surtout sans aucune ressource, est donc obligé de rentrer à Bangou.

 Ernest Ouandié est déjà âgé de neuf ans quand son oncle, Kamdem Samgo vient le chercher et l’amène à Bafoussam où une école publique vient enfin d’être créée.

Pendant trois ans, il va côtoyer des camarades d’école tels que feu le Médecin Tagny Mathieu, feu M. Feyou de Happy et d’autres adolescents dont les convictions se forment progressivement au contact des dures réalités de la colonisation.

Ses camarades se retrouveront à Dschang, ville capitale de la région bamiléké où se trouvait l’unique cycle d’études en vue de l’obtention du CEPE.

Retenu parmi les meilleurs de sa promotion, Ernest Ouandié sera orienté à l’École Primaire Supérieure de Yaoundé, section enseignement, où il obtiendra en novembre 1943, le Diplôme des Moniteurs Indigènes (DMI).

Nous avons là le double portrait d’un garçon dont les parents ont été victimes de l’extrême dureté du système colonial, et celui du jeune homme de 19 ans instruit qui,  avec ses camarades, ont cultivé un amour profond pour leur pays.

À ce stade de début de la vie d’Ernest Ouandié, tous les ingrédients sont réunis pour qu’il choisisse librement le chemin sa destinée.

Il doit choisir : entre poursuivre la brillante carrière de fonctionnaire colonial qui s’ouvre devant lui et grâce à laquelle il pourra aider sa pauvre famille, et apporter sa modeste contribution à la lutte pour la libération de son pays dont les populations ploient sous la force d’occupation colonial.

Sans aucune hésitation, Ernest Ouandié choisit de mettre ses connaissances et les opportunités de contacts que lui offre sa profession pour contribuer à la libération des consciences de ses compatriotes.

La doctrine qu’il va diffuser n’échappe pas à longtemps l’autorité coloniale qui découvre très vite qu’au fil du temps, le jeune fonctionnaire se construit des convictions basées sur le nationalisme. 

Il en subira de nombreuses sanctions disciplinaires sous forme d’affectations incessantes. C’est ainsi qu’il passera par Edéa, Dschang, Douala quartier New-Bell Bamiléké, Doumé, Yoko, Batouri, Bertoua et encore Douala. Ces allées et venues, au lieu de le ramener à l’ordre établi, favoriseront la diffusion de ses idées.

Son cas devient plus préoccupant lorsqu’en 1944, parallèlement à son travail d’enseignant, il s’engage à l’Union des Syndicats Confédérés du Cameroun, affiliée à la CGT française.

Je vous prie de remarquer avec moi, qu’à cette époque,  l’Union des Populations du Cameroun (UPC) n’existe toujours pas encore.

Il faudra attendre 1948 pour qu’au grand désespoir de ses employeurs qui auront tout fait pour le « récupérer », Ernest Ouandié commence à militer à l’UPC nouvellement créée dans la nuit du 10 avril 1948 dans un café-bar de Douala-Bassa dénommé « Chez Sierra ».   [

Les sanctions administratives qui vont s’en suivent sont loin de freiner la détermination du jeune homme. Et ses plus fréquentes affectations lui permettent  même à implanter l’UPC dans le Mbam.

 Les carottent s’avèreront cuites lorsqu’en 1952 au 2ème Congrès tenu à Eséka, il sera élu vice-président de l’UPC, chargé de l’organisation et de la direction de l’organe d’information du mouvement, «  La Voix du Cameroun ».

À ce titre, devenu de plus en plus populaire au sein du mouvement, il assistera au Congrès Mondial de la Jeunesse Démocratique en Chine, et voyagera aussi à Paris et à Moscou.

Bravant tous les interdits, il ira jusqu’à critiquer publiquement Léopold Sedar Senghor que la France va appeler pour tenter de convaincre les Camerounais d’abandonner leur revendication d’indépendance nationale.

 Ernest Ouandié est de plus en plus convaincu qu’il contribue à la marche du Cameroun vers un destin plus reluisant pour le Cameroun.

La suite de l’histoire,  nous la connaissons tous, si non, je crois, selon le programme de la soirée, que des voix plus autorisées vont nous informer des détails de l’interdiction de l’UPC survenu en 1955, et de la cavale de ses dirigeants qui débutera à Kumba, au Cameroun britannique et se poursuivra au Soudan, au Caire, en Guinée et au Ghana. Nous devrons savoir comment, revenu au Cameroun, Ernest en viendra à passer devant un peloton d’exécution après un procès que, n’étant pas un juriste, je ne pas peux me permettre de qualifier.

Si vous le permettez, je vais plutôt vous livrer un témoignage concernant l’atmosphère à Bafoussam lors de l’exécution d’Ernest Ouandié, Fotsing Raphaël et Wambo le courant  auquel j’avais assisté, bien qu’étant encore très jeune.

Pendant la période post-indépendance où la répression des rebelles faisait rage dans la région de l’ouest, je n’étais encore qu’un enfant certes, mais un enfant d’un genre spécial qui, à l’âge depuis l’âge de cinq ans, appréciait ce seul spectacle macabre qui animait notre ville : deux à trois fois par semaine nous allions au carrefour maquisards, nouvellement dénommé carrefour des martyrs, regarder les nouvelles têtes des maquisards que les militaires traquaient et tués dans les zones rurales. Les survivants étaient ramenés vivants. Et, comme les prisons étaient toujours bondées, on leur tranchait les deux oreilles avant de les laissaient dans la nature.

Si vous croyez que l’exécution d’Ernest Ouandié et compagnie avait suscité la moindre émotion dans la ville, détrompez-vous. Ce n’était pas un événement unique en son genre.

Aussi loin que mon cerveau de gamin peut me ramener, je me souviens d’avoir assisté avant cette date à la mise à mort par fusillade, des nommés, Tangatsi, Simo Pierre, Momo Paul, Kamdem Ninyem Pierre, chef supérieur Baham qui fut à l’âge de 23 ans le plus jeune ministre de la santé du Cameroun, etc.

N’allez surtout par croire à une quelconque insensibilité des populations, il se passait simplement qu’elles étaient bien préparées à travers une véritable campagne de dénigrement et de parfaite mise en scène qui leur laissait croire que ces maquisards étaient des assassins ou des bandits qui sévissaient dans toute la région.

Imaginez donc quelle devait être la joie des paysans d’apprendre que le chef de ses maquisards était finalement appréhendé et allait être exécuté.

Je pense que nos parents qui n’étaient pas tous des analphabètes savaient de quoi il retournait, mais le niveau de terreur dans lequel ils vivaient ne leur permettait pas d’exprimer visiblement la moindre émotion.

Cette terreur était telle que, prononcer l’acronyme UPC, c’était comme parler du diable dans la maison.

Je vais, pour terminer, passer à la deuxième question tout aussi embarrassante.

Que répondrez-vous à ce jeune qui voudrait savoir ce qui fait d’un homme un héros national ?

Vous savez, une question que vous pose un plus jeune que vous, malgré son apparente naïveté, revêt un intérêt important dans son éducation.

Le jeune que nous avons tous été est dans une situation permanente de recherche de repère et souhaiterait en trouver un parmi les hommes que nous honorons. Ils les connaitront mieux à travers ce que nous disons d’eux, et surtout ce qu’ils pourront retenir de leur personnalité intrinsèque depuis qu’ils avaient leur âge.

Ce qui caractérise généralement les Héros nationaux, c’est le très peu d’intérêt qu’il accorde à leur vie lorsqu’ils doivent la risquer pour l’intérêt de leur pays.

Par ailleurs, ce sont des gens qui, face à la mort certaine, ont toujours lancé un appel pour la poursuite de la lutte pour la cause qu’ils ont défendue. Je n’en connais pas un seul qui ait prescrit à la génération future la traque pour venger sa mort.

D’ordinaire, et partout dans le monde, la personnalité d’un héros national survit à  la disparition de la structure sur laquelle il s’est reposé pour mener la partie active de son combat. Ceci pour dire combien il est déplorable que bon nombre de nos compatriotes ne voit à travers Ernest Ouandié que l’UPC.

S’il est de bonne guerre pour les nostalgiques de l’idéologie upéciste de vouloir s’accaparer de la mémoire de tous les nationalistes qui ont milité dans ce mouvement pour contribuer à la libération de Cameroun, il n’est par contre pas logique que les Camerounais continuent à laisser une telle assimilation se perpétuer.

Un peu comme si les supporters du Canon de Yaoundé cherchaient à s’approprier de toute la mémoire du regretté Théophile Abéga.

Je ne peux pas conclure sans soulever cet autre point de très grande importance qu’est l’évolution du tribalisme institutionnalisé que nos Héros n’ont pas connu. Ce virus est le véritable frein pour le décollage de notre développement. Au point où, simplement en participant à la lutte contre ce fléau,  chacun d’entre nous court le risque de devenir plus tard un Héros national camerounais.

C’est le dur combat auquel nous devons tous participer.

Je vous remercie pour votre attention. 

 

Par Frédéric Fenkam

Source : Citoyens pour la mémoire du Cameroun

cpmcorg@gmail.com

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 11:04

La Situation réelle en Syrie par Louis Denghein

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Le site francophone de l’importante agence de presse russe RIA Novosti publie, ce 21 janvier, des informations, émanant du commandement local de l’armée syrienne, relatives à la situation à Daraya, ville de la proche banlieue sud-ouest de Damas et, depuis des semaines, principal «front» anti-terroriste dans la région. Selon cette source, les forces régulière contrôlent, à présent, les deux-tiers de cette ville, qui comptait jusqu’à 200.000 habitants, en temps de paix, et la situation, du point de vue gouvernemental, s’y «améliore de jour en jour«. Ces dernières 48 heures, des vidéos ont montré les soldats syriens hissant le drapeau au fronton de la mairie de la ville. Les combats sont particulièrement intenses, à Daraya, depuis deux mois.

«Les terroristes sont bloqués, cette fois nous ne leur avons pas laissé de couloir de sortie. Ils ont le choix de se rendre ou d’être tués», déclare l’interlocuteur de RIA Novosti. Cette précision est intéressante et constitue peut-être un fait nouveau. Au cours des semaines écoulées, des sources gouvernementales ou pro-gouvernementales ont annoncé à plusieurs reprises le «nettoyage» de Daraya. Pour être démenties ensuite par de nouveaux combats. C’est que la guérilla urbaine se base sur la fluidité des combattants, leur capacité à échapper à l’adversaire, et à s’infiltrer à nouveau dans les quartiers dont ils ont été chassés. C’est le cas dans certains secteurs d’Alep. L’armée syrienne a-t-elle réussi à «ceinturer» Daraya de façon étanche ? C’est toute la question, à laquelle la source militaire répond par l’affirmative.

D’autres précisions intéressantes : les rebelles pris ainsi dans la nasse seraient «1.000 à 1.500». Compte tenu de plusieurs centaines de pertes subies ces dernières semaines, le chiffre nous parait vraisemblable. Nous estimions les forces insurgées à plusieurs milliers autour de la capitale. Un millier de rebelles à Daraya, principal abcès de fixation de l’insurrection dans le secteur de Damas, avec la Ghouta à l’Est et au Nord de la ville, ça donne en effet un ordre de grandeur global, éloigné des estimations catastrophistes de certains sites pro-gouvernementaux, qui évoquaient des dizaines de milliers de combattants.

On peut également croire l’informateur de l’agence russe quand il dit que les documents saisis sur les cadavres d’activistes indiquent assez souvent une origine étrangère : Turquie, Libye, Afghanistan. La source militaire précise encore que les insurgés disposent d’armements et de moyens de communication modernes, «de fabrication américaine et israélienne».

Dans son édition du 20 janvier, l’agence officielle Sana rendait compte des combats en cours, donnant les noms de plusieurs rebelles abattus, dont celui du chef du «conseil militaire» d’une brigade rebelle. Nombre d’activistes ont été tué lors de la prise de la mairie de Daraya. Sana rendait compte également d’opérations dans le secteur de la Goutha, à l’autre bout de Damas, notamment dans les villes de Douma et de Harasta, foyers endémiques de l’insurrection armée.

Fabius entre francs mensonges et dénégations embarrassées

Et pendant ce temps-là (dimanche), le chef de « notre » diplomatie, Laurent Fabius, pérorait chez Jean-Pierre Elkabbach pour Europe 1,  Le Parisien et I-Télé, réaffirmant la détermination de la France à lutter, de façon «implacable» , contre ce mal absolu qu’est le terrorisme islamique. tout en continuant à soutenir l’opposition armée – et islamiste – en Syrie.

Mais là encore, la langue de bois fabiusienne a été prise plusieurs fois en défaut à l’antenne :

-D’abord, Fabius, interrogé sur la « rumeur », colportée ces derniers jours par le quotidien Le Monde, de l’utilisation par l’armée syrienne de gaz de combat «non léthaux» à Homs, Fabius donc a dû reconnaître qu’après vérification par les services français compétents, ceux-ci lui avaient dit que cette accusation était infondée en l’état. Dont acte. Le Monde, désormais quotidien de référence en matière de désinformation à but atlantiste, a donc répandu un bobard de plus.

-Après cet aveu, des dénégations éclairantes. D’abord le ministre des Affaires étrangères (à l’intérêt de la France) a tenu à affirmer que Bachar al-Assad «ne regagne pas de terrain». On ne sait si Elkabbach et ses collègues avaient entendu parler des événements de Daraya, ou des difficultés  de l’insurrection en général, face à l’armée syrienne et aux Kurdes. Mais pour que Fabius ait crû devoir apporter ce genre de démenti, c’est qu’il y a justement quelque chose à démentir – ou plutôt à nier.

Ensuite, le ministre, qui a annoncé une énième réunion de l’opposition syrienne à Paris, lundi 28 janvier, a eu droit une remarque désobligeante d’Elkabbach, qui s’interrogeait carrément sur la « ringardise » et même le caractère «fantoche» de la Coalition nationale syrienne couvée par le Qatar et intronisée, en novembre dernier, par Hollande et ses amis les monarques du Golfe « seule représentante du peuple syrien» . Fabius s’est cabré sous l’outrage : «Qui a dit cela ?», s’est-il indigné. Avant de préciser aux auditeurs que les hommes de cette Coalition, payée par le Qatar et dirigée de fait par les Frères musulmans, étaient «des gens extrêmement bien». Nous voilà rassurés. Enfin, pas tant que ça : à notre avis, pour qu’un Elkabbach, pourtant d’un conformisme atlantiste sans failles, ait osé faire pareille remarque à Fabius, c’est vraiment que le roi est nu, et que l’opposition sous perfusion occidentale est totalement décrédibilisée !

Et puis, normal, Laurent Fabius a «franchement menti». À propos du Front al-Nosra, émanation désormais bien connue d’al-Qaïda en Syrie. Un groupuscule «ultra-minoritaire», selon Fabius, d’importation irakienne et donc non représentatif de la valeureuse et démocratique résistance syrienne et même complètement étranger à celle-ci a assuré le continuateur d’Alain Juppé. Là, on se demande de qui se moque le triste patron du Quai d’Orsay : on ne compte plus les articles, reportages et analyses, y compris dans la «grande» presse française – le Journal du Dimanche, hier -, sur la montée en puissance d’al-Nosra dans le conflit syrien : son sigle est cité à propos d’Alep, de Damas, d’Idleb, de Deraa, de Deir Ezzor, alors que dans le même temps l’occurrence de l’acronyme ASL a presque disparu des pages syriennes de Yahoo et de l’AFP !

Ajoutons que Le Figaro.fr confirme que les armes  et même les tenues des preneurs d’otages du site gazier d’In Amenas venaient directement de la Libye « libérée » par les amis de M. Fabius. Un équipement, précise le Figaro, fourni dans un premier temps par le Qatar, interlocuteur arabe n°1 de Hollande, Fabius et de l’essentiel de la classe politique française. Mon dieu, que le rôle de ministre atlantiste peut devenir « compliqué », à la longue !

L’inquiétude réconfortante  de L’Orient Le Jour

D’ailleurs, ces fous de dieu sont tellement «ultra-minoritaires», que le grand quotidien libanais – « de référence » lui aussi – L’Orient Le Jour – aussi hostile au gouvernement Bachar que ses confrères du Monde et de Libération – s’interroge gravement, ce 21 janvier : «Les islamistes djihadistes ont-ils sauvé Bachar al-Assad ?» En gros, le quotidien pro-occidental, pro-Hariri et pro-opposition syrienne constate qu’al-Qaïda est en train, par al-Nosra interposé, de dénaturer la rébellion «authentique» du peuple syrien et donne des arguments à Bachar, ce au moment où, au Mali et en Algérie, l’Occident  est confronté assez directement à la réalité du danger islamiste.

Et le chroniqueur Nagib Aoun d’enchaîner les questions, qui semblent autant de révisions déchirantes sur le dossier syrien : «La Turquie et même les pays du Golfe, comme le Qatar et l’Arabie séoudite, peuvent-ils aller plus loin dans leur appui à la rébellion, sunnite par essence, alors que les salafistes, eux-mêmes, sont pris de vitesse par les plus extrémistes d’entre eux ?» Poser la question, c’est y répondre, par la négative, même si l’on conteste le caractère intrinsèquement sunnite de cette rébellion, qui est d’abord djihadiste et sous influence étrangère.

On ne peut en revanche qu’approuver Nagib Aoun quand il ajoute : «La presse officielle à Damas a beau jeu d’ironiser, aujourd’hui, sur l’engagement des Occidentaux contre les islamistes en Afrique alors qu’ils soutiennent en même temps une rébellion syrienne «phagocytée par Al-Qaïda» aux dires des thuriféraires du régime baasiste». Oui, la presse syrienne a »beau jeu« , et elle n’est pas la seule à se poser et à poser des questions gênantes aujourd’hui.

Bien sûr, Nagib Aoun, un peu comme Fabius, s’accroche à la fiction fondatrice d’une «révolte citoyenne», dans «la continuité du printemps arabe» . Et, bien sûr, il accuse le régime syrien d’avoir, par sa résistance même, fait le jeu des combattants islamistes qui, eux mêmes, font le jeu de Damas. On se console dialectiquement comme on peut : nous, nous disons que la «révolution» en Syrie est une des plus inauthentiques qui soit, car elle a très tôt basculé dans le terrorisme d’inspiration sectaire et fanatique, et elle a tout de suite été récupérée, instrumentalisée et assistée de toutes les façons par les adversaires géopolitique de la Syrie, de l’Iran et de la Russie. Des acteurs internationaux qui se moquent bien de la démocratie syrienne, faut-il (encore) le préciser ?

Nagib Aoun comme Laurent Fabius refusent de renoncer à leur rêve devenu morne et sanglant cauchemar, au moins pour les Syriens. Le chef de l’atlantiste et donc incohérente diplomatie «hollandaise» devra sur la Syrie tôt ou tard manger son chapeau à défaut de pouvoir retourner sa veste. Il essaie de se sortir de cette impasse par la méthode Coué et autres dénis de réalité. Une réalité de plus en plus aveuglante, même à travers les lunettes fumées de Paris, Londres, Bruxelles ou Washington. Fabius le dogmatique risque bien de devenir Laurent, le pathétique.

Par Louis Denghien

Source : Lynstogo

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 10:59

Françafrique : Ils se disent journalistes, mais en réalité sont des espions.

Media d'intoxication

Espion-journaliste… Une double casquette qui agace en Afrique. L'histoire récente... celle de la Côte  d'Ivoire est tombée à pic pour étayer nos analyses. Le « général de la rue » Charles Blé Goudé dit-on a été trahi par France 24 avec qui il devait avoir un entretien télévisé. Voulant se rendre à un rendez-vous avec France 24, il a été localisé par les autorités ghanéennes qui ont signalé aux ivoiriennes sa présence sur leur territoire.

L’actuel patron de la COJEP pérorait régulièrement sur les ondes de radios internationales et s’épanchait dans les journaux  depuis la chute de son pygmalion politique, Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011. Il ne savait pas que son malheur viendrait de ces hommes dits de médias qui avaient mis sur pied un stratagème pour l'appâter afin de l'extrader vers la Côte d'Ivoire, au

moment où les regards sont rivés sur l'actuelle coupe d'Afrique des nations de football en Afrique du Sud

L'on ne cessera de le mentionner, Cela fait au moins 50 ans que les Services Secrets français usent et abusent des médias et de certains journalistes pour manipuler, tuer et détruire la vérité dans certains conflits en Afrique et dans le monde entier.

Revenons en Afrique.

Pourquoi ces Africains raffolent-ils les médias occidentaux pendant que les médias locaux s'égosillent  à longueur des journées à négocier sans succès des interviews avec leurs différents dirigeants?

Au Cameroun, Félix Roland Moumié fut mort empoisonné le 3 novembre 1960  par  William Bechtel "honorable correspondant" du SDECE, les services secrets français qui se faisait passer pour un  journaliste.

William Bechtel, est envoyé à Genève pour assassiner Félix Moumié. Il se fait passer pour un journaliste et invite Félix-Roland au Restaurant du Plat-d’Argent dans la Vieille-Ville où il empoisonne Moumié avec du thallium (mort aux rats) versé dans son café. Celui-ci est déclaré mort le 3 novembre 1960 à 19h10. William Bechtel a bénéficié d’un non lieu à son procès 20 ans plus tard

Ernest Ouandié fut floué à Mbanga par un policier qui se faisait passer pour le Correspondant de Jeune Afrique, avant d'être embarqué par la police

Au Congo RDC, le "journaliste" Philippe de Dieuleveult qui avait été tué en 1985 était un agent de la DGSE en mission, que les Zaïrois avaient démasqué

Au Rwanda en 1994 lors du génocide, nous avons vu comment tous les correspondants de RFI avaient mis sur pied des stratagèmes pour brouiller les pistes, manipuler les opinions et travestir la vérité sur ce qui se passait au Rwanda

Le 8 août 2011, Thierry Meyssan, intellectuel français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Professeur de Relations internationales, enregistrait une vidéo depuis l’hôtel Rixos à Tripoli, peu avant la chute de la ville sous les coups de l’OTAN. Dans cette vidéo, il expliquait que les journalistes étrangers, en particulier les équipes d’AP, BBC, CNN et Fox, mais aussi de la presse française, sont plus des agents de renseignements que des journalistes.

Or, le 31 octobre 2011, le général américain commandant les opérations en Libye pour le compte de l’OTAN, expliquait benoîtement à Radio Canada que « les renseignements provenaient de beaucoup de sources, parmi lesquelles les médias qui profitaient d’être au sol pour nous fournir beaucoup d’informations sur la localisation des forces terrestres ennemies et ses intentions ».

Plus récente, nous assistons à une autre réalité au Mali. Aucun média ne présente les images réelles de ce qui se passe sur le terrain. Il n'y a que des dépêches usuelles qui ne mentionnent que les succès des frappes de l'armée française. Peut t-on frapper sans qu'il y ait de mort? Et les civiles décimées ?

Pour Roufaou Oumarou, rédacteur de www.oumarou.org , derrière chaque journaliste français couvrant l'Afrique (surtout "francophone") peut se cacher une barbouze ou un agent double de la DGSE" Plus loin, il affirme que c'est aujourd'hui que certains africains "convertis de la 25ième heure" découvrent que la qualité de journaliste est une des couvertures les plus utilisées par les services secrets et que les médias peuvent aussi être des auxiliaires des barbouzes. D'autres part à se demander si certains savent bien pourquoi France 24 fût créé il y  a quelques années! Conclu-t-il.

Ce qui est sûr, pour la françafrique, l’information est une arme redoutable.

Le traitement des informations par les médias occidentaux est filtré, parfois même organisé. De cela, tout le monde en est parfaitement conscient, et l'Africain doit apprendre à connaître le tempo de ces médias. Nous savons que l’information est loin d’être objective bien au contraire, l’info est avant tout Françafricaine car, ces médias occidentaux en Afrique se signalent par un parti pris grossier, par une campagne de dénigrement, d’intoxication qui n’échappe à personne.... sans oublier des journalistes qu'ils emploient sur le terrain en Afrique, munis de leur plume et de leur fusil caché comme des caméras cachés.

Source : Africanewswire

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 10:55

La France, Le Qatar et l’Algérie, une répartition des rôles efficace. Une autre lecture de la situation par le Stratégiste Luc Banemeck.

Luc Banemeck1

 

AfrohistoramaNews: On parle d’une répartition des rôles au Mali, qu’en pensez-vous?

Luc Banemeck: En effet on a l’impression que les rôles sont partagés entre ses trois pays (France, Algérie et Qatar), chacun joue sa partition.

 Le Qatar arme les djidahistes pour commettre des atrocités au Nord du Mali dans le but de créer une émotion sur le plan international. Cet objectif a été atteint. Plus de 20 maliens ont eu des mains et pieds coupés sous des prétextes douteux depuis la partie Nord de leur pays. On voit très bien que c’est un plan diabolique en application.

L’armée malienne étant une armée de pacotille comme la majorité des armées des pays francophones, la France en embuscade savait que l’armée malienne ne pouvant rien faire  face aux islamistes hyper-armés par l’arsenal Libyen, elle sera naturellement invitée en renfort par le gouvernement malien pour sauver le pays en pleine déliquescence.

En revanche, ce qui ne transparaît pas dans cette répartition, c’est l’accord secret que Les sociétés TOTAL, AREVA et le QATAR ont déjà signé pour  l’exploitation de l’uranium, le gaz et le pétrole malien avec le concours d’une société algérienne. Il fallait bien intéresser l’Algérie pour qu’elle participe au jeu.

L’Algérie ferme les yeux sur les activités djidahistes en direction du Mali, pourvu que ces derniers ne reviennent pas pour commettre les mêmes actes sur le sol algérien. Mais voila les choses ne se passent pas toujours comme elles sont prévues. La prise d’otages dans la zone d’exploitation gazière d’IN AMENAS est venue compliquée le plan.  La prise  d’otage n’était pas certainement prévue dans l’accord, d’où la réaction violente de l’Algérie qui a cru à un moment donné qu’elle était doublée par les autres partenaires.

Les anglo-saxons qui ne participent pas directement à cette répartition ont profités de l’occasion lors de cette prise d’otages de In AMENAS pour exprimer leur mécontentement non pour la mort des ouvriers, mais pour leur exclusion  du plan de partage des retombées économiques dans le futur. Malgré ce mécontentement  de façade des anglo-saxons  l’accord tacite de 1815 de Berlin doit tenir  en ce qui concerne l’Afrique.

AfrohistoramaNews : Que Peut faire le Mali pour échapper à ce vaste complot présentement ?

Luc Banemeck : Ce que le Mali peut faire c’est de prier Allah comme ils le font d’habitude avec le coran d’une main et l’arme dans l’autre. Car les autres états Africains ne pourront jamais leur venir en aide, tout simplement parce qu’ils n’ont pas les moyens. Eux-mêmes n’ont pas d’armée capable de défendre leur territoire, à  plus forte raison d’autres territoires à des milliers de kilomètres. Tout ce que la CEDEAO fait, c’est de la gesticulation.

AfrohistoramaNews : Alors finalement l’intervention française est la seule chose qui puisse sauver le Mali de la de-configuration alors ?

Luc Banemeck : Pour l’instant  oui. Vous savez, les maliens sont devant un dilemme terrible, ils ont à choisir entre  le marteau et l’enclume, c'est-à-dire entre des islamistes obscurantistes qui  occupent le Nord de leur pays et en route vers le sud pour l’occupation du sud et l’armée française qui vient pour sécuriser l’exploitation des ressources maliennes par les sociétés françaises. Fallait-il refuser l’intervention française, alors que les états Africains qui étaient censés le faire ont bloqués les armes destinées au Mali au début du conflit au port de Conakry (Le Mali est pays enclavé qui utilise généralement les ports d’Abidjan et de Conakry) et hésitent à envoyer des troupes pour combattre les islamistes obscurantistes.

Je pense que tactiquement, il fallait faire un choix, et vite. Je crois que les maliens ont choisi le moindre mal pour l’instant, celui de faire appel à l’armée française.

AfrohistoramaNews : Pourquoi c’est le moindre mal  alors que tout le gotha panafricaniste est contre cette intervention ?

Luc Banemeck : les maliens ont fait un choix raisonnable et réaliste tout simplement parce que gouverner un pays ce n’est pas de la théorie, mais la réalité. Les islamistes obscurantistes  qui occupent le Nord du Mali sont  sous la botte de plusieurs commanditaires tapis dans l’ombre et aux intentions morbides et inhumaines. Ce qui veut dire que si l’armée française n’intervenait pas ces islamistes auraient déferlés vers le sud et Bamako serait devenu leur capitale en Afrique de l’ouest pour lancer le Djihad partout. Il ne faut pas oublier que les islamistes sont devenus réalistes et acceptables à certains égards pour les prédateurs de matières premières de l’Afrique. Si ces illuminés avaient pris tout le pays, ils auraient négociés avec les occidentaux et un accord auraient été trouvé sur le dos des maliens.

Or avec l’armée française, on connait le quartier général des opérations, son commanditaire. A partir de là il est très facile de négocier et d’ajuster des pressions. Tout dépendra de la clairvoyance et de la qualité des hommes d’état malien. Sauront- ils bien négocier pour que le pays ne soit pas recoloniser comme la Cote d’ivoire, ou alors accepteront-ils le contrôle du pays par une force étrangère qui viendra s’installer pour permettre l’exploitation abusive et éhontée de leurs ressources naturelles. Seule l’avenir nous le dira.

 

AfrohistoramaNews : Quels conseils donnez-vous aux autorités maliennes face à ce que vous avez appelé dilemme ?

Banemeck Luc : Ce que je peux conseiller aux frères et autorités maliennes est la suivante :

1)     Face à toute épreuve, il faut d’abord l’unité, car comme le rappelle la devise d’Haïti la première nation noire libérée de l’esclavage, L’UNION FAIT LA FORCE.

2)     Face à l’appétit des prédateurs de ressources énergétiques à l’origine de leur malheur. Ils doivent comprendre qu’ils sont les maitres de leur pays. Personne ne doit venir leur dicter ce qu’ils doivent faire.

Ils doivent protéger par devoir la souveraineté du Mali par tous les moyens nécessaires. Mais ils doivent aussi comprendre que l’aide de la France n’est pas gratuite. L’armée française n’est pas là pour les beaux yeux des maliens. Elle est là pour défendre les intérêts de la France suivant un plan déterminer. Cela veut dire que les maliens auront une facture à payer à la fin du conflit. Des maintenant ils doivent l’intégrer. Ils doivent des maintenant mettre en place les éléments de cette négociation sur le plan politique, militaire et social de sorte qu’à la fin, elles ne soient pas en position de faiblesse. Car si la négociation de fin est mal menée, leur ressources seront exploitées honteusement sans retour bénéfique pour le peuple malien, dans le cas contraire l’armée française pourra même réactiver  les islamistes avant de partir du pays pour revenir plus tard négocier avec les mêmes islamistes qui auront pris l’ensemble du pays.

Interview réalisé par P. Ayi

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 10:52

Iyad Ag Ghali l’homme de main de Blaise compaoré se la coule douce à l’hôtel Laïco de Ouagadougou la capitale du Burkina Faso.

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Entre Blaise Compaoré et Iyad Ag Ghali, c’est le baiser et la poudrière. Le guerrier du désert et le président médiateur, sont ils les grands perdants de cette guerre à laquelle ils étaient opposé? Depuis l’hôtel Laico de Ouagadougou, Iyad Ghali, l’une des victimes collatérales de l’opération Serval, s’informe par SMS. 

Alors que l’opération Serval se poursuit sur les sables mouvants du nord Mali, le chef de l’Etat burkinabé, Blaise Campaoré et le rebelle diplomate très « policé « , Iyad Ag Ghali, surnommé le Sniper au turban, depuis la chute des villes stratégiques du nord Mali, se chambardent. Loin des rafales et des coups de canon, ils échangent régulièrement au bout du fil via le missi dominici, le mauritanien Moustapha Chali, l’homme de main et l’oreille du président Compaoré. Le guerrier du désert et le président médiateur, sont ils les grands perdants de cette guerre à laquelle ils étaient opposé ? L’alchimie d’une non intervention d’une force internationale au Mali n’a pas fonctionné au finish. Selon une source autorisée, jointe par Les Afriques, Iyad Ag Ghali, qui s’était vite démarqué des troupes d’AQMI est tombé dans son propre piège. Le Mollah de Kidal, 54 ans, patriarche respecté, à la fois craint et adulé par la communauté des Ifoghas où sa voix est prépondérante, vit dans une suite de luxe du 11 ème étage de l’hôtel Laico, un des bijoux du défunt guide libyen, Mouammar Khadaffi. C’est là qu’il reçoit et consulte. Plusieurs personnalités de renom issues de la haute hiérarchie militaire, du gratin politique et du milieu des affaires défilent à longueur de journée. Djibril Bassolé, Francois Compaoré, Djenderé, Moustapha Chafi, le milliardaire Lancine Diawara le côtoient et le protègent. Chouchouté et cadeauté par l’entourage présidentiel immédiat, Iyad Ag Ghali est une pièce maîtresse du leadership du chef de l’Etat, Blaise Compaoré dans la géopolitique du no man ‘s land sahélien. Qui le tient, contrôle la nomenclature des chefs de guerre du Nord Mali. C’est le prix à payer, car tout le monde devra s’y accommoder. L’homme fort de Ouagadougou l’a si bien compris en devenant le tuteur attitré aux petits soins de celui qui est par ailleurs très écouté à Doha et à Riyad.

Toutefois, depuis l’arrivée des jihadistes, les Fous de Dieu, qui sont passés à la vitesse supérieure dans leur projet absolutiste d’instauration de la charia (loi islamique), Iyad Ag Ghali apparaît de plus en plus isolé du jeu. Le pouvoir lui échappe peu à peu et le régime de Bamako ne joue plus sa musique. Mieux, le pouvoir en place a rompu les amarres avec le mouvement islamiste, Ansar Dine qu’il dirige. Ses incessants allers retours Kidal- Ouagadougou pour discuter de la crise qui sévit au Nord Mali ont fait sauter le verrou. Contre toute attente, les cartes ont vite changé de mains. Depuis deux mois, le rebelle Iyad Ag Ghali a déserté son fief et prend les nouvelles de ses combattants via texto.

En réalité, selon un haut dignitaire de la rébellion touareg reconverti en homme d’affaires, avant même la chute de l’ancien président Toumani Touré, les membres d’AQMI ont pris leur distance avec les cadeaux dispendieux et les antichambres diplomatiques qu’ils considèrent comme des officines d’espionnage.

« En voulant gagner du temps, avec la bénédiction de son parrain, Blaise Compaore, il s’aperçoit que les choses lui échappent et son leadership se fragilise » commente notre source. Les deux hommes impuissants face à la machine militaire mise en branle par la communauté internationale ont ils perdu la guerre diplomatique d’avance ?

Surement, puisque Iyad, loin du théâtre d’opération, sans armes, se la coule douce à Ouagadougou et son mentor, Blaise Compaoré, est déconnecté du dispositif. Après le doux baiser c’est le temps de la poudrière. La France, tête de pont de l’opération Serval, qui surveille de très près l’axe Ouaga- Nord Mali, a confié cette mission au diplomate Éric Bosc, qui débarque à Ouaga, valises et blocs notes en main.

Par Ismael Aidara                                                                                                                                                                                                  Source : lesafriques.com

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Massacres en Côte d'Ivoire       

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine