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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 13:19

 

 

 

 

 

             RDC: "J'attends la recolonisation"

 

                             


 


 

 

                                                   http://www.youtube.com/watch?v=4YMTdbagte0

 

 

 

 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 02:01

La 6ème lettre de  Marafa H. Yaya accuse la CONAC de calomnie.
MARAFA AU nord Cameroun

 

L'ex Secrétaire General de la Présidence de la République s’adresse directement au Président de la Commission Nationale Anticorruption (CONAC) qui l’a pointé dans son dernier rapport. Selon ce rapport, L’ex Ministre d’Etat a perçu indument la somme de 50 millions de FCFA relative à l’indemnisation des propriétaires de terres de la ville de Kribi suite à la construction du port en eau profonde. S’il reconnait être propriétaire de deux parcelles de terre dans la ville suscitée, il nie avoir «perçu le moindre centime ni de chèque ou un virement». Voici l’intégralité de sa correspondance:

C’est avec grand intérêt que j’ai pris connaissance du « Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2011 » publié par la commission nationale anticorruption en novembre 2012.

Vous savez l’importance du tout premier ordre dont est investie à mes yeux la mission de votre organisme.

Précisément pour cette raison, je suis extrêmement surpris de voir mon nom figurer au tableau n°12 récapitulant »les montants destinés à être engrangés au niveau de chaque fait générateur d’indemnisation » dans le chapitre portant sur les enquêtes relatives à l’exécution du projet du port en eau profonde de Kribi. »

Du projet en question, il est écrit en page 158 du rapport : « le port en eau profonde de Kribi constitue un enjeu capital dans le cadre du développement de notre pays…. » « Selon les experts, un site situé entre les villes de Kribi et de Campo répondrait parfaitement à ces préoccupations. C’est dans ce cadre que l’arrêté n° 000156N.14.4/MINDAF/D410 du 06 février 2009 a déclaré d’utilité publique une zone située entre Kribi et Campo, incluant l’arrondissement de Lokoundjé. Conséquemment, le décret n° 2010/323 du 14 octobre 2010 a classé dans le domaine public artificiel les terrains nécessaires aux travaux d’aménagement du complexe industrialo-portuaire de Kribi. Y faisant suite, le décret n° 2010/3312/PM du 30 novembre 2010 en a exproprié les propriétaires terriens détenteurs ou non des titres fonciers.

Cette opération a, selon le rapport, donné lieu à des « exactions » et à des « crimes d’initiés », décrits dans les termes suivants en pages 164, 169 et 170 : « L’occasion faisant le larron, nombre de Camerounais venant de tous les horizons et d’étrangers, de peu de scrupules, pourvu d’un flair affairiste et moralement pas du tout intègres et sans doute informés à travers des réseaux mafieux, se sont rués dès 2008 sur la zone destinée à être expropriée » ; « il n’est point besoin d’établir que le projet de construction du Port en eau profonde de Kribi a suscité des vocations criminelles ayant allègrement conduit à un complot financier contre l’Etat du Cameroun ;» « jamais avant 2009, la zone en cause n’a connu une telle effervescence de demandes et d’obtention, coûte que coûte, d’un nombre ahurissant de titres fonciers. »

Dans ce contexte, la mention même de mon nom équivaut clairement à m’accuser d’avoir voulu obtenir, dans une démarche au mieux bassement spéculative et au pire frauduleuse, une indemnisation disproportionnée au titre de ma possession de parcelles dans la zone soumise à expropriation.

Il est exact que je détiens deux (02) parcelles dans un lotissement approuvé par les administrations compétentes de l’Etat, sur un domaine privé. Seulement, je les ai acquises il y a 15 ans, comme en atteste le titre foncier n° 1702/0 en date du 02 juillet 1997. Ces deux parcelles ont fait l’objet d’un morcellement ayant abouti à la délivrance en ma faveur des titres fonciers n° 1715 et 1716 en date du 10 septembre 1997.

Vous me permettrez de vous faire noter que cette date précède de près de 12 ans l’arrêté du 06 février 2009 déclarant d’utilité publique la zone réservée au port en eau profonde de Kribi.

J’ajoute qu’en 2003, j’ai acquis dans le même lotissement, une parcelle mitoyenne aux deux précédents, comme en atteste le titre foncier n° 2559 en date du 23 octobre 2003. Cette fois encore, vous me permettrez de vous faire noter que cette date précède de près 6 ans l’arrêté du 06 février 2009.

Enfin, vous me permettrez de vous donner les indications suivants sur l’usage que j’ai fait jusqu’à présent de ces parcelles, et de vous demander si elles sont cohérentes avec une quelconque visée spéculative : j’y ai construit un mur d’enceinte en matériaux définitifs et aménagé un jardin avec un point d’eau, je m’y suis rendu chaque fois que j’en ai eu l’occasion avec ma famille et des amis ; j’y ai réservé un espace où construite une maison pour passer paisiblement une partie de l’année pendant la retraite.

Voulez-vous m’indiquer en quoi ces intentions sont fautives ?

Mais, même si n’étaient pas manifestes l’antériorité considérable de l’opération d’acquisition sur les arrêtés d’expropriation et l’usage manifestement non spéculatif de parcelles, il vous aurait suffi de considérer le fait crucial suivant pour ne pas songer une seconde à me mettre en cause : Je n’ai jamais été notifié d’une quelconque décision d’expropriation visant mes parcelles et, logiquement, je n’ai jamais perçu la moindre indemnisation à ce titre, sous quelque forme que ce soit, espèces, chèque ou virement.

D’ailleurs, il n’est pas certain que les travaux d’aménagement du port en eau profonde de Kribi s’étendent jusqu’à ces parcelles. Il va sans dire que si tel était toutefois le cas, comme semble le suggérer votre rapport, je ferai évidemment contre mauvaise fortune bon cœur et je me plierai aux exigences d’une expropriation.

En résumé, mon nom se retrouve dans ce rapport pour avoir, des années avant une décision d’expropriation qui ne les vise probablement pas, acquis des parcelles en vue de ma retraite, et ce, sans avoir perçu la moindre somme.

Je veux croire qu’il s’agit là du fruit de la confusion et du manque de sérieux. La grossière erreur de calcul ayant abouti au « Total Marafa Hamidou Yaya » figurant en page 167 est une autre raison de le penser.

Quelle que soit l’intention sous-jacente, je suis gravement calomnié par ce rapport.

J’exige donc qu’une correction avec le degré nécessaire de clarté et de publicité y soit apportée dans les plus brefs délais.

Veuillez agréer, monsieur le président, l’expression de ma considération distinguée.


Yaoundé, 05 décembre
(é) Marafa Hamidou Yaya
 

 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 01:59

Cameroun : ENOH CINQUIÈME AUDIENCE  CE 14 DÉCEMBRE 2012 : L’injustice continue. 

 enoh meyomesse

 

          Il est presque midi ce 14 Décembre au Tribunal Militaire de Yaoundé quand Enoh est ses coaccusés sont appelé devant la barre. Le président du tribunal durant minutes interminables va lire le rapport général de l’affaire ainsi que les culpabilités des uns et des autres. On va noter dans cette lecture qu’en gros l’on ne s’est référé qu’aux dires du Commissaire du Gouvernement et de l’enquête préliminaire qui avait eu lieu juste après leur arrestation à Bertoua. Plusieurs fois quand on va faire allusion aux dires des accusés devant la barre, ce sera pour évoquer leur mauvaise foi. On apprendra par exemple que Enoh avait expédié 180.000 FCFA à Song Kanga pour acheté les armes à Betaré –Oya, curieusement.  

A la fin de cette longue lecture qui aura maintenu la salle debout durant tout ce temps on va retenir en gros que le Tribunal statuant après délibération déclare tous les quatre accusés coupable : 

-         Enoh pour complicité et vente illégale d’or 

-         Song Kanga pour violation de consigne et complicité

-         Ndi Benoit pour complicité

-         Manda pour braquage et bien que forcé, n’avoir pas suspendu sa participation

Le commissaire du Gouvernement va prendre la parole  pour proposé les peines, il propose donc pour :

-         Enoh et Song Kanga : 7 ans d’emprisonnement ferme assorti d’une amende de 200.000 FCFA chacun

-         Ndi Benoit et Manda : 2 ans d’emprisonnement ferme assorti de 200.000 FCFA d’amende chacun

Le président du tribunal va donner la parole aux Avocats. En premier Me Gouem pour le compte de Song Kanga va s’exprimer et déclarer qu’il prend acte et laisse la décision au Tribunal tout en restant confiant.

Me Mbuny s’exprimera en second tant pour Enoh que pour Ndi Benoit en l’absence de Me Beling qui est à Foumban. Il déclare que c’est la mort dans l’âme qu’il s’exprime et que qu’ils respectent la justice du Cameroun et vont se plier à la décision qui sera prise. Il dénonce néanmoins le fait que seuls les arguments du Commissaire du Gouvernement aient été pris en compte. Il dit sa surprise, trouve curieux et sévère que Enoh reconnu comme complice soit condamné à une si lourde peine, tout aussi comme il ne comprend pas comment Ndi Benoit juste pour avoir expédié de l’argent est reconnu coupable. Me Mbuny va par la suite évoquer l’article 74, c'est-à-dire les circonstances atténuantes dont le minimum légal est d’un an, tant pour Enoh que pour Ndi Benoit qui non seulement sont âgés, mais ils sont des délinquants primaires car à leur âge ils n’ont jamais été condamnés auparavant.

La parole sera par la suite donnée aux accusés. Enoh en premier la prendra, il va dire sa grosse surprise de ce qu’il a entendu, et il souhaite qu’on lui donne le nom du client à qui il aurait vendu de l’or à Singapour. Le président du Tribunal va le rappeler à l’ordre en précisant qu’il n’est plus question de revenir sur les faits, mais de s’exprimer sur les peines. Alors qu’il essai de s’exprimer, Me Mbuny va le rejoindre en parole pour dire qu’il n’a rien à déclarer et pareil pour Ndi Benoit.

Manda à son tour évoquera sa maladie, la prostate et l’impossibilité de l’infirmerie de la prison de le soigner convenablement, ayant déjà eu deux crises. Il dit n’avoir passé sa vie qu’à faire son travail de tâcheron et aller à l’Eglise de Mvolye ou il est « catéchiste ». Il dit n’avoir jamais été devant le Tribunal et qu’il a été correcte à toutes les étapes de la procédure. Pour des raisons humanitaires et par indulgence il souhaite qu’on le libère, il craint que la troisième crise de prostate l’emporte.

Song Kanga à son tour demandera l’indulgence du Tribunal par rapport à la sentence. Il souhaite que l’on tienne compte de ses 28 ans de service durant lequel rien ne lui a jamais été reproché. L’armée enorgueillie même du fait qu’à Bakassi lui Song avait pu arracher l’un de nos bateaux pris en otages par les ennemis. Par ailleurs il n’a jamais été accusé de quoi ce soit ou encore avoir été devant un tribunal, il souhaite que l’on revoit sa peine.

Le Président du Tribunal va reprendre la parole et annoncé que l’affaire est renvoyé au 27 décembre afin que le Tribunal se prononce sur les peines.

Les déceptions sont visibles sur le visage des accusés qui restent digne malgré tout, pareil pour nous venir soutenir Enoh, mais aussi Me Mbuny.

Nous allons attendre quelques instant à l’extérieur pour échanger avec Enoh pendant qu’il se fera accompagner se soulager.

Par Bergeline Doumou

 

 

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 14:22

Conférences de l'historien Africain-Américain

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Runoko Rashidi

Samedi 15 décembre 2012, de 19h00 à 20h30

Thème: «Présence africaine en Amérique: De l'antiquité au Monde moderne.

Lieu : La librairie Tamery 19 rue du chalet 75010 Paris Métro Belleville 

 

Mercredi 19 décembre 2012 de 19h00 à 20h30

Thème: «Présence noire en Australie et dans le Pacifique»

Lieu : la librairie Tamery 19 rue du chalet 75010 Paris Métro Belleville 

 

Dimanche 23 décembre 2012, de 14h00 à 15h30

Thème : «Les plus grandes femmes noires : De l’antiquité au Monde moderne».

Lieu : Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon 75018 Paris, Métro : Barbes, Marcadet Poissonniers

 

Participation : 10 euros

 Réservation :

tamery75@aol.com -Mobile: +33 (0) 6 10 82 29 18                                    -Tél/Fax : +33 (0)1 48 03 16 35

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 14:18

Selon  Achille Mbembe : «Le niveau de pourriture politique prédispose à une inévitable violence au Cameroun» - en s’attaquant à l’opposition, M. Kamto se trompe de cible»

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"Dans les conditions actuelles, seule la mort du satrape est de nature à provoquer une relève à la tête de l'Etat camerounais. Mais viendrait-il à trépasser, le système qu'il a mis en place et la culture de la vénalité qui en est le ressort fondamental persisteront." 

Achille Mbembe est comme on le sait, Camerounais. Professeur d'histoire et de sciences politiques à l’Université du Witwatersrand a Johannesburg (Afrique du Sud) et Directeur du Johannesburg Workshop in Theory and Criticism. Il enseigne également à Duke University aux Etats-Unis. Son dernier ouvrage, «Sortir de la grande nuit», a été publié aux éditions La Découverte en 2010. Dans les lignes qui suivent, il analyse le paysage sociopolitique du Cameroun.
Maurice Kamto vient à son tour d'entrer dans l'arène politique et ses premières piques vont vers l'opposition et ses leaders qu'il qualifie de «fonctionnarisés». Une opposition dit-il, «protéiforme, scandaleusement bigarrée, en quête de je ne sais quoi, à la recherche de ce que nul ne sait et de ce qu’elle-même ignore». Que pensez-vous de ces affirmations? Le Croyez-vous sincère ou pensez-vous que c’est un nouveau guignol dans le théâtre politique camerounais fait d’ombres et de lumières.

Il faudrait qu'il laisse ce genre de déclarations à nous autres qui ne devons rien à personne et qui ne sommes à la recherche d'aucune prébende. Il doit, par contre, concentrer ses tirs sur Paul Biya et le système que ce dernier a mis en place et tout faire pour que les forces de l'opposition se mettent d'accord sur un programme minimum sur la base duquel elles pourraient aller aux élections unies derrière un candidat. Ce type de travail exige probité morale, hauteur de vue et force de persuasion.


Le Camerounais moyen doute de la sincérité de Maurice Kamto. Faut-il s'attendre à une nouvelle démarche politique avec cet opposant de dernière heure?

Il en a beaucoup vu, le Camerounais moyen, et l'on comprend qu'il soit sceptique. Les violences mentales et les violations de la conscience qu'il subies depuis trente ans ont produit des sujets fatigués, dont la capacité à encaisser des coups de toutes sortes est presque insondable. Les esprits sont frappés par un processus de tonton-macoutisation à peu près généralisé. C'est l'imaginaire de tout un peuple qui a été profondément atteint. De telles conditions exigent une intelligence sociale et culturelle extraordinaire pour les forces qui cherchent à ouvrir le futur, car c'est à ce dernier que beaucoup ne croient plus. C'est cette capacité de croire de nouveau en eux-mêmes et au futur qu'il faut restaurer.


Professeur, l'une de vos observations sur RFI sur le jeu politique camerounais a suscité l'ire de Mono Ndjana en ces termes: « Je proteste au nom de mon collègue Nyamdih, professeur d’université comme Achille Mbembe, qui a pris part à cette élection contre le président Biya, qui n’est pas imbécile. Pour les mêmes raisons, je proteste au nom de tous les autres candidats qui sont des citoyens respectables et valables comme les Joachim Tabi Owono, ingénieur agronome qui a exposé un beau projet pour le monde rural ; comme Jean-Jacques Ekindi, issu de l’école polytechnique française, militant du fédéralisme ; comme Bernard Muna, avocat international dont la verve et les livres publiés font autorité ; comme Adamou Ndam Njoya, créateur de la Nouvelle Ethique ; comme Garga Haman Adji, champion sérieux de la lutte anti-corruption et chasseur de « baleines » ; comme tous les autres braves animateurs de la scène politique nationale, tels Kah Walla, Esther Dang, Anicet Ekanè, Albert Dzongang et d’autres jeunes loups, qui tous, ont pondu des ouvrages programmatiques ». Que pensez-vous de cette tirade ?
 

Je ne m'attaquais pas ad hominem aux individus que cite le Professeur Hubert Mono Ndjana. Je mettais en cause une certaine pratique de l'opposition qui n'est pas suffisamment en rupture avec la logique du pouvoir que l'on prétend combattre. On ne peut pas combattre un régime aussi dévoyé que celui qui s'est installé au Cameroun depuis la fin de l'époque coloniale en allant, par exemple, en rangs dispersés aux élections. Agir de cette manière veut dire deux choses - soit l'on est idiot et l'on prend ses concitoyens pour des idiots; soit l'on ne veut pas gagner et donc on joue à la comédie.


Le terme "imbécile" exprime-t-il pour vous l’exaspération d'un amant éconduit ou un ras-le-bol d'un Camerounais qui ne sait plus à quel saint se vouer?

Il s'agit d'un constat froid. On l'a vu dans tous les pays africains ou l'alternance politique a eu lieu. L'une des premières conditions est l'unité des partis d'opposition. Dans les conditions qui prévalent dans nos Etats, il faut vivre dans une terrible illusion pour croire qu'en allant aux élections en rangs disperses, on a quelque chance que ce soit de battre un satrape installé au pouvoir depuis trente ans, rompu à la fraude et à la manipulation, disposant de ressources considérables et déterminé à vaincre y compris dans le sang. L'opposition camerounaise a besoin de tirer de bien sévères leçons de plus de vingt ans d'échecs répétés. Elle doit se mettre à l'étude d'autres expériences africaines et internationales. Elle doit inventer des formes absolument neuves d'éducation politique, de résistance et de mobilisation qui prennent en compte les conditions concrètes de division régionale et de fragmentation ethnique de notre société, mais aussi ses immenses capitaux culturels et symboliques. Elle doit mettre en place de solides réseaux de solidarité avec la diaspora et développer une stratégie de lutte sur la longue durée. Elle doit s'inspirer, à cette fin, de la pédagogie des grandes luttes civiques qui ont rythmé le dernier siècle. Elle a besoin de leaders moraux de très grande envergure, capables de soulever les espoirs de tout le peuple; de tirer ce dernier par le haut et par l'exemple. En l'absence de moyens d'opposition militaire au régime en place, cette force morale représente son capital absolu.


Vous avez estimé dans d’autres tribunes qu'il n'y a pas de possibilité d'alternance en l'état actuel des choses. Pensez-vous à d'autres formes d'action, par exemple violente?

Dans les conditions actuelles, seule la mort du satrape est de nature à provoquer une relève à la tête de l'Etat camerounais. Mais viendrait-il à trépasser, le système qu'il a mis en place et la culture de la vénalité qui en est le ressort fondamental persisteront. Il en est de même des divisions régionales et de la fragmentation ethnique qui sont devenues le code de conduite de plusieurs d'entre nous. Il faut craindre que les niveaux de pourriture soient tels que chaque jour qui passe, les germes d'une inévitable violence soient semés. A l'heure du dénouement, il risque de se passer des choses inattendues, des choses inouïes, tout à fait terribles, si le cours actuel des choses n'est pas stoppé.
 

La communauté internationale est défavorable à un pouvoir qui n'est pas issu d'une élection libre et transparente. Dans le cas du Cameroun, un coup de force serait voué à l’indignation internationale…

Le rôle des militaires n'est pas de diriger l'Etat, mais de le défendre en cas d'agression extérieure. Et si priorité il y a, c'est justement démilitariser le politique en Afrique. Ceci dit, je doute fort que déposer un tyran de surcroit sénile qui, pendant trente ans, aura mis son pays sous sa coupe susciterait beaucoup d'hostilité de par le monde.


Le Cameroun vient de passer le cap de 30 ans sous le règne du président Biya. Qu’est-ce que c’est ? La bonne gestion d’une vie ? La stabilité d’un pays ? Une catastrophe ?

C'est le signe de l'enkystement de toute une société. Le Cameroun est hanté par le spectre d’Haïti- plus de 250 ans d'indépendance. Mais rien - strictement rien à faire valoir.

Professeur, l’horizon 2035, qui de toute évidence est un leurre ne semble pas indigner l’opposition outre mesure. A votre avis qu’y met-on ?
 

De la poudre. De la fumée.

Demain le Cameroun ?

Il sera ce qu'il sera.

Entretien réalisé par Edouard Kingue

Source : Le Messager

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 14:15

Camair-co sur les traces de la défunte Cameroon airline : 22 cadres de Camairco-Co démissionnent - Une grève du personnel annoncée dès la semaine prochaine.

camair-co

 

    Le président du Conseil d’administration, Yang Philémon, porté disparu depuis quelques jours ; tout comme le directeur général Alex Van Elk, son adjoint, Emmanuel Mbozo’o Ndo en tournée avec le ministre des Transports. Le personnel furieux, réclamant le paiement du 13è mois menace de se mettre en grève dès la semaine prochaine. Mais déjà, 22 cadres techniques, administratifs, stewards et hôtesses ont déjà déposé leurs lettres de démission.

Transport aérien: Camair-co en rase-mottes ?

Le président du Conseil d’administration, Yang Philémon, porté disparu depuis quelques jours ; tout comme le directeur général Alex Van Elk, son adjoint, Emmanuel Mbozo’o Ndo en tournée avec le ministre des Transports. Le personnel furieux, réclamant le paiement du 13è mois menace de se mettre en grève dès la semaine prochaine. Mais déjà, 22 cadres techniques, administratifs, stewards et hôtesses ont déjà déposé leurs lettres de démission.

Dans le préavis de grève adressé à l’Inspection régionale du Travail pour le Littoral, les représentants du personnel demandent le paiement du 13è mois au 17 décembre au plus tard ; le paiement de la prime de performance en même temps que le 13è mois, ainsi que la matérialisation des solutions aux problèmes posés dans le mémorandum adressé au président du Conseil d’administration.

Faute par la direction générale d’honorer les désidérata des employés, les avions Camair-co seront cloués au sol dès lundi. Car le personnel a de plus en plus du mal à supporter le mépris que lui oppose la direction générale chaque fois que cette structure est sollicitée pour qu’ensemble, les solutions soient trouvées aux problèmes qui minent l’entreprise.

Voilà l’état des lieux de Camair-co depuis quelques mois. Ainsi, 16 mois après son lancement le 28 mars 2011, l’entreprise camerounaise de transport aérien pique visiblement du nez. L’héritière de la Camair, assassinée par la maffia camerounaise défraie la chronique. La représentation nationale a été saisie de son cas lors de la dernière session. Même le chef de l’Etat tente de sauver ce que certains considèrent déjà comme « une épave ». Il a donné des instructions au ministre des Finances appelé à voler au secours de l’entreprise avec une dotation de 4 milliards de francs. Une enveloppe qui, de source introduite, ne peut servir qu’à couvrir une partie de la dette que le ministre des transports qualifie d’ « insoutenable ».

Au delà de toutes les difficultés rencontrées par Camair-co, cette dernière connaît un réel problème de gestion.Pour certains, elle relève de l’amateurisme. Pour d’autres, elle est approximative, manque de vision. Raison pour laquelle l’entreprise n’arrive pas à prendre de l’envol. Un autre échec après le « crash » de la Camair, le gouvernement du Cameroun n’a pas de quoi pavoiser quand des pays comme l’Ethiopie, le Kenya survolent les cieux du monde. Le Cameroun, c’est vraiment le Cameroun. Négativement souvent.

Par  Dobell

Source : Le Messager 

 

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 14:14

Côte d'Ivoire : La victoire aux mains nues. Le film des événements.

 

 

 

                                     


 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=f01NfTjJreI&feature=player_embedded#!

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 23:30

Komandant Simi OL featuring Guy Labertit les promesses d'un duo improbable 

 

 

  

           


 


 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=mrtfdkcB7WY&feature=player_embedded#!

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 23:12

Interview du député PS François Loncle : "Gbagbo a été victime d'élections truquées "

 

                                  


 

 

http://www.youtube.com/watch?v=YAZrjmvJ4aw&feature=player_embedded#!

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 23:07

Fin de la bataille de l’aéroport de Damas, Washington et Moscou face-à-face.

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La fin de la bataille de l’aéroport de Damas au cours de laquelle la garde républicaine syrienne à réussi à infliger un sérieux revers à la rébellion grâce à l’aide technique des services spéciaux russes a révélé jusqu’où Moscou est capable d’aller dans le conflit en cours au Moyen-Orient.

 

Conçu comme une opération d’envergure-la deuxième du genre-visant à couper les communications entre Damas et l’aéroport international avant la capture de cette infrastructure, ce qui aurait été une victoire médiatique de la rébellion, la bataille de Damas s’est terminé par de très lourdes pertes pour les rebelles (nos sources évoquent plus de 5000 tués parmi les rebelles dont 75% seraient de nationalités étrangères à la Syrie) et un revers pour des unités des SAS britanniques infiltrés à partir de la Jordanie via la ville syrienne (sud) de Deraa. Des mercenaires de la firme américaine de sécurité X (connue antérieurement sous le sigle de ‘Blackwater’) ont également été éliminés sur la route de l’aéroport international de Damas.

 

Des pilotes habitués aux appareils de fabrication russe dont les nationalités n’ont pas été précisées étaient également parmi les rebelles en vue de prendre le contrôle des appareils de l’armée de l’air syrienne en cas de prise de l’aéroport.

 

Des combattants radicaux de ‘Jobhat Ennosra’ participant aux combats contre les forces du régime syrien ont retourné leurs armes sur des membres des forces spéciales britanniques et des ‘contractors’ de X. Une semaine plus tard, le Département d’Etat US classait ce groupe islamique radical qui bénéficiait jusque là de fonds et d’armes de la part des pays du Golfe et de la France, dans la liste des organisations terroristes ennemies du Gouvernement des Etats-Unis.

 

Les services spéciaux russes ont fourni une précieuse aide techniques aux services du renseignement aérien de l’armée syrienne en coupant toutes les communications (téléphonie mobile, Internet, brouillage Radio) de la Syrie pendant cette bataille. Ils ont également permis à l’armée syrienne de brouiller toutes les communications ennemies à l’intérieur du pays.

 

Les déclarations diplomatiques de responsables américains et russes devenaient de plus en plus codées et variaient en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain. Les deux pays n’ont pas manqué d’envoyer des bâtiments de guerre en face du littoral syrien (Lattaquié et Tartus) dont le porte-avions nucléaire USS Eisenhower pour la marine US.

C’est la première fois qu’américains et russes mesurent leurs capacités de guerre électronique et cybernétique dans une bataille en Syrie.

Source : IRIB-

 

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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Affirmation

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine