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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:52

La bataille de Damas : 3000 miliciens tués, une milice décapitée.

touaregs

Le fiasco de la milice de l’Armée syrienne libre dans la conquête de Damas ne fait plus aucun doute. Son drapeau ne flotte toujours pas sur la capitale et a été mis en berne dans les localités qui servaient de refuge aux miliciens.

Concernant le bilan, les bruits qui courent font état de 3000 hommes armés tués depuis jeudi dernier. Date à laquelle l’armée régulière a lancé une attaque préventive, alors qu’ils venaient d’achever leurs préparatifs de deux mois pour déclencher la bataille finale : celle de Damas.

Pis encore, la milice la plus importante œuvrant dans la province de la capitale, le Bataillon de l’Islam a été décapitée, et est en état de désagrégation.

“Mâchoires de pince” contre “Tache d’huile”

Selon le quotidien libanais Al-Akhbar, l’armée régulière a tendu un piège aux miliciens de l’ASL qui avaient jeudi dernier achevé leurs préparatifs en vue de mener l’attaque finale contre Damas. Durant ces deux mois, dans le cadre d’une opération baptisée « Tache d’huile » ils avaient assis leur contrôle à l’ouest et au sud de la Ghouta sharkiyya (Ghouta orientale).

Elle les a entrainés dans un guet-apens, après avoir attaqué les localités de Harasta et Douma, (qui leurs servaient de refuge), les poussant à se diriger vers les vergers de la Ghouta Sharkiyya, aux abords de l’aéroport international de Damas.

A ce moment-là, les autorités ont coupé le réseau internet ainsi que le réseau de téléphonie fixe, pour séparer Damas et sa province de l’espace électronique mondial, et empêcher les miliciens d’utiliser leurs portables pour délimiter les datas de l’aéroport et de la capitale.

Or, une nouvelle donne a surgi : le commandement de la bataille se faisait de l’extérieur. A la demande des Français et des Américains, les deux sociétés Google et Twitter ont activé le service Contacter sur Twitter pour les Syriens.

Elle a certes permis de rétablir les liens entre les miliciens, mais ne leur a pas permis d’échapper aux « mâchoires de la pince ». Ils se trouvèrent pris dans un déluge de feu et ont perdu plus de trois milles tués dans leurs rangs.

Selon Alkhbar le résultat sur le terrain en est que les forces gouvernementales contrôlent désormais les régions qui permettent de sécuriser la capitale syrienne, laquelle faisait dernièrement l’objet de tirs d’obus. Il ne reste plus que la localité de Darayya qui constitue un repaire des miliciens. Mardi, les soldats gouvernementaux avaient commencé à l’investir, après l’avoir paralysée par les bombardements.

Le bataillon de l’Islam décapité

Deuxième coup réussi lequel s’inscrit dans le prolongement du fiasco de la bataille de Damas : l’armée régulière est parvenue à décapiter l’une des plus importantes milices de Damas. Mardi, elle a mis un terme à la vie de son chef milicien, lequel a sévi dans la province de Damas, semant la terreur et les voitures piégées, notamment à Germana, et perpétrant des enlèvements.

Selon le site Syria Truth, (et plusieurs sites syriens), le commandant de la milice « Bataillon de l’Islam » Majed Khayba, connu sous le pseudonyme Abou Ali le Doumani a été tué mardi dans une opération spéciale effectuée à Mesraba, à proximité de la localité de Douma, dans la Ghouta Sharkiyya, au nord-est de Damas.

Depuis le mois de juillet dernier, il se présentait comme étant « le commandant de la bataille de la libération de la capitale Damas ». Il avait conseillé au président syrien Bachar el-Assad de prendre la fuite, le mettant en garde que sa milice allait venir chez lui.

Doumani ( qui veut dire originaire de Douma), était connu pour avoir kidnappé plusieurs aviateurs militaires syriens, ainsi que des employés qui travaillaient dans l’aéroport international de Damas.

Il a même assassiné entre autre le pilote de l’air le capitaine Firas Ibrahim Safi, le mois de juillet dernier, alors qu’il était de retour d’un voyage à bord d’un avion de la Compagnie aérienne syrienne.

C’est lui aussi qui serait derrière le sabotage de la plupart des systèmes anti aériens S200 dans la Ghouta Sharkiyya (de l’est).

Sa milice qui compte plusieurs milliers d’hommes armés a été fondée par Zahrane Allouche, un personnage inconnu, et est financée par le Qatar en particulier.

Selon Syria Truth, Doumani entretenait des liens étroits avec le chef du courant du Futur au Liban, Saad Hariri. C’est à sa demande qu’il a kidnappé le général des forces aériennes Faraj el-Maket, lequel, d’après le site, aurait été livré au leader druze Walid Joumblatt. De confession druze, il a depuis fait défection.

Il a également kidnappé le témoin dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, Houssam Houssam. Avant de fuir en Syrie, ce dernier avait révélé avoir été recruté par Saad Hariri pour accuser les Syriens de l’attentat contre son père.

Source : http://www.algerie1.com/international-2/la-bataille-de-damas-3000-miliciens-tues-une-milice-decapitee/

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:50

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Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Ce que vous endurez aujourd’hui a déjà été le fardeau d’autres personnes, d’autres peuples dans le passé, un passé parfois récent. Et si ceux qui l’ont enduré avant vous, ont triomphé hier, pourquoi ne triompheriez-vous pas aussi aujourd’hui ? Si nous savons tirer les leçons du passé.

Pour ce faire, voici la présentation sommaire de l’approche tactique de trois Résistants parmi les plus illustres, qui auront conduit leurs peuples à s’affranchir définitivement de l’invasion étrangère barbare et de la traîtrise meurtrière de certains des leurs.

Mao Tse Tung, leader de guerre, stratège : 

Il est né le 26 décembre 1893, et est mort le 9 septembre 1976 des suites d’une maladie. Il fut cofondateur du parti communiste chinois en 1921. Après de longues années de guérilla contre le régime violent et liberticide du Kuomintang, ainsi que contre l’envahisseur japonais (1937-1945), Mao sortit vainqueur de l’ultime phase de la guerre civile chinoise, avec la victoire de l’Armée populaire de libération en 1949. Il proclame la République populaire de Chine le 1er octobre1949 à Pékin. Il en sera alors le Président de 1954 à 1959.

Mao Tse Tung a su s’imposer comme leader charismatique et chef redoutable de guerre, en remportant des victoires historiques, grâce à ses capacités en stratégie de guerre.

En termes de stratégie de combat, Mao préconisait une ligne de conduite visant à attaquer d’abord les bases faibles de l’ennemi. Une fois les bases faibles traitées et neutralisées, il recommande de viser l’anéantissement total du système défensif et offensif de l’ennemi en concentrant les forces d’élite de la Résistance, celle qui ont une supériorité absolue, tout autour de l’objectif final en les maintenant en mouvement offensif d’une rare puissance qui dépasse l’entendement de l’ennemi. Mais Mao souligne également l’importance de ne pas s’engager au combat sans une bonne préparation et sans être certain de gagner.

Charles De Gaulle, Chef militaire et leader de guerre, résistant à l’invasion allemande : 

Il est né le 22 novembre 1890 et il est mort le 9 novembre 1970. Refusant l’invasion de la France par l’Allemagne et l’Italie à partir de 1939, il part en exil à Londres en Grande Bretagne et de son exil, il organisa et inspira la résistance française.

La stratégie de Charles de Gaulle s’est construite autour d’un leadership qu’il a su affirmer en appelant la France à résister dès le 18 juin 1940. Cet appel connu sous le nom de l’"Appel du 18 Juin", met l’accent sur l’ « Espérance », la « Promesse » d’une « France libre », une France qui « n’est pas seule » et qui a des atouts cachés que l’ennemi ignore, une France qui ne doit pas capituler face à la supériorité mécanique et aérienne de l’ennemi et à la traîtrise du Régime du collabo Vichy.  Voici un extrait de l’Appel du Général de Gaulle aux Résistants français :

« Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi (…) Mais le dernier mot est il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est elle définitive ? Non ! Croyez en moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dit que rien n’est perdu pour la France. (…)Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! (…) Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite (.. .) à se mettre en rapport avec moi. Quoiqu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. »

La stratégie est sans aucune ambigüité. La Résistance doit être permanente quoi qu’il arrive. « Quoiqu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. »

De même, que personne ne s’imagine que la flamme de la Résistance ivoirienne, s’éteindra ; quoi qu’il arrive, elle restera allumée et l’envahisseur sera vaincu, anéanti, lui et tous les collabos qui l’aident à ruiner le présent et l’avenir la Côte d’Ivoire.

Winston Churchill, leader spirituel, stratège de guerre : 

Il est né le 30 novembre 1874 et mort le 24 janvier 1965 à Londres. Homme politique britannique, il fut Premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945 et de nouveau de 1951 à 1955. Churchill était un Officier de l’armée britannique, journaliste, historien, écrivain lauréat du prix Nobel de littérature et artiste.

Les écrits rapportent à son sujet, qu’en 1936, il fait une analyse géostratégique des visées impérialistes de l’Allemagne et révèle que l’Armée allemande commence à se positionner pour la guerre.

Mais l’Angleterre s’en trouve être divisée quant à la réaction à donner. Churchill dénonce cet immobilisme, démontre que l’Allemagne, sans aucune ambigüité, se prépare à la guerre et prononce alors un discours prophétique :

«Le gouvernement est incapable de prendre une décision ou de contraindre le Premier ministre [Chamberlain, NDR] à en prendre une. Alors les membres du cabinet s’embrouillent dans d’étranges paradoxes, bien décidés seulement à ne rien décider, bien résolus à ne rien résoudre ; ils mettent toute leur énergie à se laisser aller à la dérive, tout leur effort à être malléable, toutes leurs forces à se montrer impuissants. Des mois et des années qui vont suivre, qui sont d’un si grand prix pour la grandeur de l’Angleterre et ont peut-être même pour elle une importance vitale, nous ne ferons rien, nous les laisserons dévorer par les sauterelles ».

Il déclara aussi au cours d’un discours à la Chambre des communes: 

«Vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre ». 

Grâce à ses talents d’orateur, à sa rhétorique et à sa force de persuasion, Churchill  affermit l’opinion publique contre un règlement pacifique en refusant le principe d’un armistice avec l’Allemagne qui voulait ainsi ruser pour surprendre l’Angleterre.

Ayant acquis la confiance du peuple, Churchill devenu Premier Ministre, se mit alors à préparer son peuple à la guerre : « Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, des larmes et de la sueur ».

Mais dans le même temps, il donne un grand espoir au peuple tout en apparaissant pour lui, comme étant la base énergétique de l’action à venir :

« Nous irons jusqu’au bout, nous nous battrons en France, nous nous battrons sur les mers et les océans, nous nous battrons avec une confiance et une force croissantes dans les airs, nous défendrons notre île, quel qu’en soit le prix, nous nous battrons sur les plages, nous nous battrons sur les aires d’atterrissage, nous nous battrons dans les champs et dans les rues, nous nous battrons dans les montagnes ; nous ne nous rendrons jamais, et même si, ce que je ne crois pas un seul instant, cette île ou une grande partie de celle-ci était soumise et assiégée, alors notre Empire au-delà des mers, armé et gardé par la Flotte britannique, continuerait la bataille, jusqu’à, quand Dieu le voudra, le Nouveau Monde, avec tout son pouvoir et sa force, s’avance au-devant pour secourir et libérer l’ancien. »

Mais comme dans tout combat de libération, comme dans toute œuvre populaire, le très charismatique Winston Churchill est critiqué méchamment par ses détracteurs, pourtant alliés dans le combat de résistance. Ils disaient notamment de lui qu’« Il est [ … ] l’esclave des mots que son esprit invente à partir des idées [ … ] et il peut se convaincre lui-même de la vérité dans presque tous les cas, si à travers son mécanisme de rhétorique, il peut continuer ce parcours effréné. »

Malgré tout, de par sa capacité à convaincre, à fédérer les forces de Résistance autour d’une vision et d’un objet commun, Churchill et la Grande Bretagne sortirent vainqueurs de l’Allemagne Nazie et jusqu’à ce jour, il reste l’un des meilleurs exemples de leadership politico-militaire.

Stratégie dans l’action de résistance combattante et dans la communication psychologique, pour fonder la raison de résister sur l’Espérance placée en avenir meilleur, qui devra s’accomplir à tous les prix, par un combat tactique et puissant sur le théâtre des opérations, avec à la tête d’un Peuple qui croit en son Avenir, un Leader éclairé, visionnaire, capable de stratégie, voici la leçon que la Révolution Permanente titre de ces trois biographies de leadership en situation d’invasion étrangère et de guerre de libération totale et irréversible.

Sources des citations : Wikipedia, O. Juice.

A Très bientôt.

Hassane Magued

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:48

Bernard Doza
Bernard DOZA, journaliste-écrivain

 

Dans l’histoire des peuples libres, ceux qu’on appelle: les combattants de la liberté, ce sont les volontaires pour la résistance, qui prennent les armes, lorsque dans un pays envahit par l’étranger, le destin du peuple autochtone, est en péril.

A la veille d‘un nouveau printemps pour la liberté du peuple de Côte-d‘Ivoire, j’écris ces lignes, à l’honneur des résistants, morts où partis en exil.

Et surtout à ceux, des héros morts au combat, (entre le 27 mars et le 11 avril 2011), au cours des affrontements farouches qui ont opposés les résistants aux armées étrangères, sous le bombardements intensifs des hélicoptères français.

Je salut ici, la mémoire du grand combattant de la liberté: ‘’Maguy le Tocard‘’, qui a vaillamment combattu l’ennemi, avec ses 1600 hommes.

C’était un jeune parolier de la Sorbonne d‘Abidjan, devenu chef de guerre, pour la défense de la patrie.

Mort en juillet 2011, à la suite des graves blessures causées par les soldats d’Ibrahim Coulibaly dit (IB), Maguy le Tocard, a d’abord été exhibé dans des spots publicitaires, par la télévision de la dictature-Ouattara, comme le symbole de la reddition des combattants, pro-Gbagbo.

En Côte-D’ivoire, les patriotes se sont portés volontaire pour le combat de la libération dès 2002, lorsque les légions de la revendication du nord, ont délitées le combat pacifique pour la démocratie qui a commencé depuis 1980 contre le parti unique, vers la violence armée, le 19 septembre.

Une violence inouïe, qui a fait 1300 morts, en une demi-journée, sur l‘ensemble du territoire ivoirien, par des  mercenaires, soldats, porteurs d’une cause sectaire, venus pour tuer de sang froid.

L’instrumentalisation de la violence aveugle, non, pour la libération du peuple ivoirien (dans son intégralité du joug néocolonial), mais pour l’affirmation identitaire d’une ethnie, d’une région, au profit d‘un homme politique douteux, à posé les jalon définitifs de la déchirure nationale, contre le vivre ensemble .

C’est pour cela qu’en 2011, ce que les médias internationaux ont appelé, la crise postélectorale de Côte-d‘Ivoire, pour mieux installer l’imposture Ouattara, dans l‘inconscient collectif du petit peuple européen, à été un grand test pour le combat de la libération nationale.

Car la crise postélectorale d‘Abidjan, a permis, le premier véritable affrontement sur le continent noir, d’une armée occidentale, appuyée de supplétifs locaux(FRCI et ECOMOG) contre des patriotes insurgés, venant d’un peuple africain, désormais déterminé à se défendre fusil à la main, contre la volonté affirmé, de l‘impérialisme international.

C’est pour cela que le « final », de la bataille d’Abidjan, qui avait débuté en novembre 2004, par les premiers tirs de l‘armée française, sur le peuple ivoirien devant l‘hôtel Ivoire, fut le lieu, d’un combat terrible( pendant un mois) dans  l‘après, 11 avril, dès  l‘arrestation de Laurent Gbagbo.

Tout a commencé, lorsque le bombardements des avions français qui surviennent à la surprise générale, le 27 mars 2011 sur les sites militaires de l’armée ivoirienne, démasquent et provoquent la fuite des officiers supérieurs et met fin à la comédie de la résistance chantée par des barons de la refondation et par certains leaders patriotes, qui affirmaient « être prêt à mourir pour Gbagbo » .

C’est dans ce climat, de fuite généralisée, que naît la « nouvelle armée  de libération de la Côte-d’Ivoire » dont les soldats affirment sur les écrans de la télévision ivoirienne, assiégée par les pro-Ouattara, ceci: ‘’nos supérieurs nous ont abandonnés‘’. Ce sont des: militaires volontaires, civils, étudiants patriotes, des nationalistes de tout bords, qui ont refusés de fuir le combat, pour mourir les armes à la main.

Ils se sont battus, autour de la télévision nationale, où le chef rebelle Guillaume Soro, qui venait d’être reconduit dans ses fonctions de premier ministre, par Alassane Ouattara, (lui rajoutant le poste de ministre de la défense), redevient chef de guerre, en troquant le costume pour le treillis militaire, pour diriger lui-même la prise de  la télévision.

Et finalement, c’est dans la violence des bombardements, que le signal de l’émetteur de la télévision nationale est coupé. Alors le combat se déplace à Yopougon.

Dans le dernier bastion de la résistance, le ballet des hélicoptères franco-onussien, qui tirent des balles explosives sur les insurgés est assourdissant. Ensuite vont suivre les corps à corps  des résistants contre les  militaires étrangers. Ce sont des soldats de la légion française, armés de haches et de couteaux à doubles tranchants. Beaucoup de légionnaires sont restés sur le pavé de yopougon, tués par de jeunes garçons armés, déterminés à défendre leur pays.

Dans cette guerre imposée par Alassane Ouattara, il ya eu plus dix milles morts au sol, entre l’ouest  de la Côte-d’Ivoire où  Guillaume Soro et ses hommes ont commencé la marche de la victoire sur le régime de Gbagbo, en massacrant femmes et enfants, et Abidjan où la bataille contre les résistants de Yopougon, s’est arrêté par le manque de munitions des combattants de la liberté. 

10 milles morts, pour installer un président de la république au pouvoir. C’est le chiffre véritable.

Car le chiffre de trois milles morts, servi par Alassane Ouattara aux médias européens, est celui que Maurice Kakou Guikahué du PDCI à donné (en précisant qu’il s’agit bien des militants du RHDP) au cours d’un point de presse.

Aux combattants de la liberté,  qui n’ont pas fuient la Côte-d’Ivoire assiégée par les tirs des hélicoptères et les obus, je rend, un grand hommage.

Surtout, pour l’amour du pays, qu’ils ont montrés dans la résistance (qui a duré un mois).

Aujourd’hui à l’orée d’un nouveau printemps de la résistance, je  salut les combattants par leurs codes d‘identification:  

Le Cdt Yokoyoko (alias Papa roméo) Le Cdt Zagbayou, Zeguen, Capo chef Bino, le Cdt Eko, Kamel Abayomi, Gbizré capo, ComZone Koutouan Blétiokloè, KoKolédjà, Silencieux, Virus, Macdog, Sergent Côte-d’Ivoire, Senateur, Pkm, A52, Delta, CP1-Côte-d’Ivoire, Hôtel, la mère Colette, PC, Vectho-Côte-d‘Ivoire, Rougeot Marie-claire(aliasgrakoi), Rougeot Jumeaux, Rougeot koré, Junior Gbagbo, Dragonba, Gbotou, Bauer, Ayèrè-toujours, le prophète, Cyclone, Cdt Tchang, Gademè, Cdt Gbagbamlin, Petit Konan, Ousmane, Mougoudja, Zélor, Denco, Carin, Anaconda, Parrain, Brico-Côte-d’Ivoire, Charlie-Bravo, Gbeuliakou, Michant, Dadis, Rafale, Freeman, Aquelle heure, Kolo Didier, Robot, Bobby, Esprit, Dro, Coq à petits zo(alias Zagoté) Le saint, Mourihno, Sakmo, et à tout ceux dont on a pas cité les noms.….

Je rend gloire à ceux qui sont tombés au front, dans l‘enfer d‘Abidjan, les armes à la main, ce sont: Le Cdt Bogota, Gnérin Dadouè, Andimélo, koko, Maguy le Tocard, Zoulou, K.Charles, Petit Piment, Zoulou Zeguedoua, Gbagbadè…..,

Aux soldats présent, il faut dire, que le combat pour la libération de la Côte-d’Ivoire n’est pas terminé. C’est une bataille qui est momentanément perdue, mais pas la cause, encore moins le combat.

Et pour cela, il faut que le moral reste haut. 

Car, toute l‘Afrique nous regarde, le monde entier regarde, les combattants de nôtre pays, qui à su dire non en 2011.

Depuis la guerre de libération de l’Algérie, aucun pays de l’Afrique noire francophone, n’a jamais essayé de se libérer les armes à la main, des entraves de la colonisation et de la néo-colonisation. 

Alors l’Afrique noire francophone entière, se posent aujourd’hui des questions: « la libération, des griffes de la colonisation , passera-t-elle par les nationalistes insurgés de  Côte-d’Ivoire? », c’est à nous de répondre, pour la continuité de la bataille, où de nous refugier dans la défaite. Le défi sera relevé.

Bernard DOZA, journaliste-écrivain, en retrait à Cotonou(Benin) 

Source : Lynxtogo

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:44

 

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Père Ludovic Lado

 

Les Camerounais sont d’ordinaire fiers de dire que le Cameroun est l’Afrique en miniature, et avec raison. C’est un beau pays qui frappe par sa diversité géographique, climatique, ethnique et culturelle. Parlant de diversité culturelle, il compte à lui seul près de 250 groupes ethniques. Quelle richesse humaine ! On a là tous les ingrédients pour des brassages de toutes sortes surtout dans un contexte où la construction d’une identité nationale est encore éprouvée par diverses formes de replis identitaires. Même si la peste du tribalisme a encore de beaux jours devant lui au Cameroun, les jeunes générations donnent des signes de croire que l’avenir appartient au brassage, au métissage, surtout dans un monde où les hommes et les choses circulent, où les sentiments au gré des rencontres se moquent des identités primaires. C’est un processus certes lent mais irréversible. A la faveur d’événements récents, on de bonnes raisons d’affirmer que la cohabitation ethnique au Cameroun reste très fragile malgré les brassages qui s’y produisent. La relative stabilité sociale couve de vifs ressentiments d’ordre ethnique, un véritable volcan qui n’attend que des conditions favorables pour cracher du feu. Les passions que déchaine ce sujet sont d’une telle violence et ont un tel pouvoir aveuglant qu’elles obscurcissent la raison, même d’intellectuels par ailleurs plutôt lucides. Chez nous, le tribalisme, comme rejet de l’autre culturellement différent, est un nœud de frustrations, de rancœurs et de ressentiments qui cristallisent de fortes charges émotionnelles, lesquelles littéralement possèdent des individus voire des collectivités. Il y a lieu de parler d’une pathologie sociale. Qui est tribaliste et qui ne l’est pas ? Au Cameroun, le tribalisme n’a pas d’ethnie. C’est très facile de croire que ce sont les autres qui sont tribalistes. Les dynamiques de socialisation au Cameroun ont fait du tribalisme vécu ou subi une expérience dont l’intériorisation, souvent inconsciente, forge des clés de lecture biaisées. Très souvent il s’agit d’un tribalisme sectoriel et situationnel, même s’il n’est pas rare de tomber sur des cas pathologiques. Combien d’entre-nous peuvent prétendre n’avoir jamais fait des considérations qui tendent à enfermer les ressortissants de telle ou telle autre ethnie dans des préjugés ou idées reçues ? Combien de parents sont prêts à donner leur bénédiction au fiancé ou à la fiancée de leur fils ou fille issu d’une ethnie autre que la leur? Les racines profondes du tribalisme sont à chercher dans l’ignorance et l’aveuglement né de l’endoctrinement. C’est une tendance irrationnelle qui se joue de la raison. Nous oublions un peu trop vite que nul ne choisit ses parents, son lieu de naissance, son ethnie ou sa culture. La vie est un don absolument gratuit qu’on reçoit des autres et que l’on nous reprend souvent malgré nous. On ne naît pas de telle ou telle autre ethnie, on le devient accidentellement. Il n’y a pas à en rougir, il n’y pas à en être particulièrement fier ! On n’y est pour rien ! C’est dont irrationnel de rejeter un être humain parce qu’il est culturellement différent. La différence est inscrite dans la nature même des choses, elle est inhérente à l’ordre du cosmos et contribue à sa beauté. L’univers des fleurs nous en donne une belle illustration et nous gagnerons à nous laisser instruire par la nature.

 

 


Père Ludovic Lado, Directeur de l’Institut de la Dignité et des Droits Humains d'Abidjan

Les identités ethniques et nationales sont donc des accidents historiques et notre récente histoire coloniale est là pour nous le rappeler. L’éducation devient un endoctrinement, un empoisonnement de l’esprit quant ceux et celles qui en ont la responsabilité enseignent aux enfants dès le bas âge que le fait d’avoir été moulé dans telle ou telle autre culture les rend fondamentalement différents des ressortissants d’une autre culture. C’est cet empoisonnement qui engendre la méfiance, laquelle peut, à l’occasion, devenir de la haine tribale. Prêcher l’exclusion ethnique aux enfants, c’est armer l’esprit qui ensuite arme la main. Le tribalisme et le nationalisme qui en dérivent sont des poisons de l’esprit dont les victimes jonchent les routes de l’histoire de l’humanité. Nous avons encore beaucoup de choses à apprendre des martyrs de l’indépendance du Cameroun, surtout de la synergie interethnique dont ils ont fait preuve. Ils s’appelaient Ruben Um Nyobe, Osende Afana, Abel Kingue, Ernest Ouandie, Félix Moumié, etc. Ils nous ont montré le chemin : mettre la nation comme projet politique collectif avant les intérêts individuels ou claniques. Mais les héritiers ont sacrifié le patriotisme à l’art du pillage et à la luxure. Nous bradons aujourd’hui le fruit de tant de sacrifices sur cette terre camerounaise qui risque de s’ouvrir un jour pour nous engloutir à cause d’une telle ingratitude. Les Camerounais ont intérêt à tirer les leçons de ce qui s’est passé ces deux dernières décennies au Rwanda, au Kenya, en Côte d’Ivoire, etc. Nous oublions si souvent que « la haine est contagieuse, qu’elle s’aggrave et se propage comme une maladie ; qu’aucune société n’est assez saine pour être automatiquement immunisée » (Martin Luther King). Ce serait donc une autre illusion de croire que le Cameroun est à l’abri de telles tragédies. Nous en avons tous les ingrédients. C’est maintenant qu’il faut agir, car en cette matière mieux vaut prévenir que guérir! Il faut prévenir en diagnostiquant les vrais problèmes relatifs à l’ethnicité au Cameroun, par exemple dans le domaine foncier, et en organisant des dialogues communautaires pour chercher des solutions idoines. Il faut prévenir en éduquant la jeunesse à la fraternité universelle qui commence par la fraternité nationale. L’ennemi commun des Camerounais n’est pas tel ou tel autre groupe ethnique, c’est l’exclusion sociale et les injustices qui engendrent la pauvreté, et cette pauvreté n’a pas d’ethnie. Si chacun a son dû, ces identités primaires deviendront une préoccupation secondaire. Le Cameroun a fait de grandes avancées en ce qui concerne le brassage gastronomique, vestimentaire, musical, etc. 

Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest les recettes, les rythmes musicaux, les modes vestimentaires sont consommés sans considération d’ordre ethnique. Au contraire, la variété est appréciée et les nouvelles expériences encouragées. C’est le brassage humain qui traîne le pas, les choses ont pris de l’avance sur les hommes. Mais le processus est irréversible car l’avenir appartient au métissage et aux métis. Les mariages interethniques vont se poursuivre et se multiplier, et c’est dans le creuset de cette hybridité que se forgera une certaine culture de l’humain tout court au grand dam des discours et des politiques de l’autochtonie. En guise de conclusion, je partage tout à fait l’utopie de l’afropolitanisme de Achille Mbembe qu’il décrit comme une « pratique et une pensée de la circulation». Il poursuit: «Car, ni l’indigénisme, ni le nativisme ne sauveront l’Afrique. Le Continent doit absolument s’ouvrir, et d’abord a lui-même. Que l’on abolisse les visas ; que l’on crée une vaste zone continentale de libre circulation ; que l’on accorde la nationalité africaine à qui veut l’obtenir. » Ce qui paraît d’ailleurs incohérent chez nous autres les Africains, c’est que d’une part nous nous plaignons du fait que la colonisation occidentale nous a enfermés dans des frontières nationales arbitrairement tracées par les Blancs mais d’autre part nous instrumentalisons les mêmes frontières pour exclure et tuer. 

La Déclaration Universelle des Droits Humains qui incarne aujourd’hui le consensus moral de la communauté internationale sur la dignité humaine nous rappelle dans son article premier que « tous les hommes naissent égaux en dignité et en droit. Ils sont doués de conscience et de raison et doivent agir les uns envers les autres avec un esprit de fraternité ». La fraternité signifie que tout homme est mon frère et toute femme est ma sœur, car l’humanité est une. L’Afrique qui est le berceau de l’humanité est mieux placée pour le comprendre et devrait être la gardienne de cette fraternité universelle. Il est temps, il me semble, qu’une véritable politique de l’intégration nationale se mette en place au Cameroun. L’intégration se construit et l’Etat doit encourager les citoyens qui donnent le bon exemple. Par exemple, pourquoi la République n’instaurerait pas une prime spéciale pour les mariages interethniques puisqu’ils contribuent concrètement à l’intégration nationale ? L’avenir appartient au métissage et c’est tant mieux pour toute l’humanité.

Par Père Ludovic Lado, Directeur de l’Institut de la Dignité et des Droits Humains d’Abidjan.

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:36

AU COEUR DE L’ANARCHIE LIBYENNE.

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La guerre civile libyenne a éclaté le 17 février 2011 à Benghazi et dans les principales villes de Cyrénaïque où les partisans du colonel Kadhafi ainsi que des policiers furent massacrés. La ville de Misrata suivit quasi immédiatement le mouvement ainsi que la région du jébel Nefusa dans l’extrême ouest du pays. 

 

L’escalade des combats fit que le 17 mars 2011, par la résolution 1973, le conseil de sécurité de l’ONU demanda aux pays concernés de prendre toutes les mesures nécessaires à la

protection des civils. La France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis décrétèrent alors une zone d’exclusion aérienne et attaquèrent les forces du régime qui marchaient sur Benghazi. A partir du 31 mars, l’Otan prit la direction des opérations.

 

La guerre civile libyenne ne présenta pas un front homogène car elle fut éclatée, des combattants se formant dans les villes et dans les zones tribales en kata’ib (katiba), brigade selon la terminologie britannique et cela quelque fut leur effectif. Ces brigades révolutionnaires se voient aujourd'hui comme les garantes de la révolution et elles ne font pas confiance à l’ancienne armée, l’armée nationale. Cependant, leur principal souci est de demeurer autonomes.

 

Les trois principales zones d’implantation de ces brigades sont Benghazi et la ville de Derna en Cyrénaïque, Misrata et Zintan (Zenten) en Tripolitaine.

 

- Misrata, la troisième ville de Libye, totalise plus de 40 000 hommes armés. Le 15 novembre 2011 les auteurs de l’article y recensaient 236 brigades équipées de 820 blindés divers, de plus de 2300 véhicules équipés de mitrailleuses et de dizaines de canons de divers calibres. Originaire de Misrata, le général Youssef al-Mangouch est à la fois le chef de l’armée nationale et de la coordination des milices à l’échelle nationale, ce qui lui donne en théorie un pouvoir considérable. - Le Conseil militaire de Zintan rassemble les brigades de Zintan et du jebel Nefusa. Militairement parlant, il s’agit de l’ensemble le plus aguerri. Il détient Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi.

 

- En Cyrénaïque, trois groupes armés dominent. Deux d’entre eux sont basés à Benghazi, à savoir la Brigade des martyrs du 17 février, forte de 3000 hommes et affilée aux Frères musulmans et la Brigade Raf Allah el-Chahati composée d’islamistes radicaux.

 

Ces deux brigades obéissent en théorie aux nouvelles autorités de Tripoli. La seconde a été expulsée de son cantonnement à Benghazi par la foule en colère le lendemain de l’assassinat de l’Ambassadeur américain, le 12 septembre 2012. La troisième brigade est celle des Martyrs d’Abou Slim. Basée à Derna, elle rassemble des islamistes radicaux. Ces divers groupes armés relèvent de quatre grands types :

 

- Les brigades révolutionnaires demeurent groupées autour de leurs propres chefs. Elles sont plus ou moins liées aux autorités gouvernementales auxquelles elles obéissent quand elles trouvent un intérêt à le faire. Certaines de ces unités ont constitué une coalition de brigades et de conseils militaires locaux « unis » dans une coordination nationale, le National Shield (bouclier libyen) ou Garde nationale, divisée en quatre régions : est, ouest, centre et sud. Elles sont ancrées sur leurs implantations régionales. Ces unités peuvent être envoyées en renfort dans d’autres régions, ce qui fut le cas à Koufra quand elles intervinrent contre les Toubou, à Sabha ainsi qu’à Zuwara et à Bani Walid depuis fin octobre 2012. A Misrata,

7000 hommes ont été intégrés dans cette force.

 

- Les brigades révolutionnaires n’obéissent pas aux nouvelles autorités et elles ont refusé d’intégrer la nouvelle armée ou la police.

- Les brigades post révolutionnaires sont essentiellement

composées d’anciens kadhafistes ou pour le moins de groupes n’ayant pas lutté contre lui. Elles se trouvent à Syrte et à Bani Walid où elles disposent d’un armement important. Elles sont organisées autour des tribus demeurées fidèles au colonel Kadhafi, essentiellement les Warfalla et les Kadhafa.

- Les milices opportunistes composées de criminels souvent abrités derrière le paravent religieux fondamentaliste.

 

 

Un an après la fin du régime du colonel Kadhafi, la ville de Misrata est méthodiquement occupée à prendre le contrôle de la Libye. Abritant les plus importantes

forces miliciennes du pays, « auréolée » par la capture de l’ancien guide, ses forces, aidées par des miliciens venus de Cyrénaïque viennent de s’emparer de

la ville de Bani Walid, « capitale » de la tribu des Warfalla. Dans la lutte traditionnelle contre leurs rivaux du sud, ils viennent donc de marquer un point.

 

Sur le terrain, la Libye « utile » est coupée en cinq :

 

- La Cyrénaïque où deux guerres se déroulent. L’une oppose les fondamentalistes musulmans dont le fief est la ville de Derna aux « traditionalistes » rassemblés

derrière les confréries soufi. L’autre voit se dresser contre le pouvoir de Tripoli ceux qui veulent une Libye bicéphale, fédérale ou confédérale.

 

- L’ouest de la Tripolitaine avec les milices berbères (berbérophones ou arabophones) du jebel Nefusa « alliées » de fait aux Warfalla.

 

- Misrata avec sa puissante force militaire et dont est originaire le général Youssef al-Mangouch, à la fois chef de l’armée et coordinateur des milices « ralliées »

au pouvoir de Tripoli.

 

- Tripoli et le «pouvoir central» qui doit négocier avec les diverses milices pour tenter d’exister.

 

- Le grand sud devenu une zone grise où le « pouvoir », ancré sur le littoral méditerranéen n’est obéi ni des Touareg, ni des Toubou, ces derniers devant périodiquement

faire face à des raids lancés contre eux par les tribus arabes.

 

L’attaque contre Bani Walid était destinée à conforter la domination de Misrata sur la Tripolitaine, tout en afaiblissant les milices du jebel Nefusa en faisant tomber leur « allié » warfalla. Le prétexte de ce rezzou tribal fut la mort d’Omran Ben Chaaban Osman, un des assassins du colonel Kadhafi capturé puis lynché le 20 octobre 2011 après un raid de l’aviation de l’OTAN sur le convoi de véhicules qui le transportait. Célèbre pour avoir paradé le révolver du colonel Kadhafi à la main, nombreux étaient ceux qui avaient juré sa perte.

 

Blessé à Bani Walid lors d’une précédente tentative de prise de la ville par les miliciens de Misrata, il y fut fait prisonnier et longuement torturé.

Finalement libéré aux termes de ténébreuses tractations, c’est aux frais du contribuable français que cet assassin fut transporté à Paris par avion sanitaire pour y être soigné. Il y mourut dès son arrivée. Pour mémoire, ce furent les forces spéciales françaises qui sauvèrent les insurgés de Misrata alors que la ville était sur le point de tomber entre les mains des forces fidèles au colonel Kadhafi. Pourquoi tant de sollicitude française envers Misrata ?

 

Désormais totalement dépendant de Misrata, la seule marge de manoeuvre du « gouvernement » de Tripoli va être de louvoyer entre ses puissants soutiens et les autres milices…, jusqu’au prochain épisode car un lien unit les différentes composantes tribalo miliciennes de Libye : leur commune détestation des habitants de Misrata…

 

Dans un proche avenir nous devrions assister à une crispation sur le front ouest où l’armée gouvernementale - lire les milices de Misrata -, va tenter de mettre au pas les forces du jebel Nefusa et de Zenten. Le prétexte de la guerre tribale qui s’annonce pourrait être le sort de Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi que les miliciens de l’ouest refusent de remettre aux autorités de Tripoli. Cette question sera un test permettant de mesurer le véritable rapport de force sur le terrain.

Source : la voix de la libye.com

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:32

Le crime barbare de Firmin MAHE : l'arbre qui cache la forêt des crimes de l'Armée française en Côte d'Ivoire !

Firmin-Mahe-avec-son-fils-photo-non-datee.jpg

 

L'assassinat barbare de Firmin MAHE le 13 mai 2005 à BANGOLO n'est que l'arbre qui cache la forêt des crimes de l'Armée française en Côte d'Ivoire. Soyons nombreux à assister au procès d'Assises de ses assassins qui se déroule au Palais de Justice de Paris salle S Métro Cité Ligne 4 jusqu'au vendredi  07 décembre 2012. Aujourd’hui jeudi 06 décembre il y aura le réquisitoire et  demain le verdict…  

Point presse 041212  Maître NDOUMOU avocat des parties civiles... Suite et fin

Il se peut que beaucoup d’entre nous n’aient pas compris l’enjeu de ce procès ou le sous-estiment grandement. On ne juge pas un acte isolé. Ce que l’on est en train de faire une fois de plus, c’est d’essayer d’accréditer la thèse selon laquelle la Côte d’Ivoire sous Laurent GBAGBO était un pays sans foi ni loi et que la gentille force Licorne était venue apporter la civilisation à tous ces sauvages, qui dans leur ingratitude n’ont pas compris que Firmin MAHE avait été sauvagement assassiné pour prétendument épargner des victimes innocentes. 

Pour avoir assisté à trois jours environ de procès, je tiens à dire que ce que j’ai vu et entendu ne grandit pas la France loin de là… On pourrait pourtant s’attendre à ce que ce procès unique en son genre soit l’occasion pour l’Armée française de redorer son blason en occultant bien entendu tous ses autres crimes qui se poursuivent en toute impunité en Côte d’Ivoire… Eh bien non, même cela, condamner quelques « brebis galeuses », faire payer des lampistes pour rehausser le reste de l’Armée, l’on s’en garde bien… On va même plus loin : on justifie ce crime barbare en invoquant une certaine légitimité. Adèle DITO 3ème adjointe au Maire de BANGOLO, véritable et seule « caution indigène » comme le dit si bien Théophile KOUAMOUO du Nouveau Courrier de la soi-disant culpabilité de Firmin MAHE concernant les crimes odieux qu’on lui a imputés post-mortem ira même jusqu’à déclarer à la Barre ce mardi 4 décembre qu’il aurait fallu décorer les 4 soldats Français pour leur crime abject ! 

L’inversion de la victime est systématique dans ce procès : Firmin MAHE, lâchement assassiné alors qu’il gisait inconscient et donc présumé innocent ad vitam aeternam faute d’avoir pu bénéficier d’un procès en bonne et due forme est taxé de « criminel sanguinaire » à de nombreuses reprises tant par les avocats de la défense que par les hauts gradés qui se succèdent à la barre (pas moins de 8 généraux et une demi-douzaine de colonels)… Tandis que nos 4 soldats, mais surtout RAUGEL qui a reconnu avoir étouffé Firmin MAHE à l’aide d’un sac plastique fait figure de quasi héro aux yeux de tous. Un capitaine ira même jusqu’à dire que la mort de Firmin MAHE aurait évité un nouveau RWANDA et permis la réconciliation entre le Nord et le Sud ! Peu lui importe le génocide des WE toujours en cours fin 2012 à travers les massacres de petit GUITROZON, DUEKOUE, NAHIBLY, GUIGLO, mais aussi ANONKOUA KOUTE et toutes les autres exactions que connaît la Côte d’Ivoire, pourvu que ça fasse illusion aux yeux des jurés ou de l’opinion publique totalement instrumentalisés sur la Côte d’Ivoire… 

Alors que les médias se sont littéralement rués à l’audience lors de la venue du Général PONCET et Michèle ALLIOT MARIE, ils n’ont que très peu relayé les témoignages pourtant poignants d’Edith ZAEDI la compagne éplorée de Firmin, sans compter ceux de son frère Jacques et de ses neveu et nièce. 

Dans l’affaire Firmin MAHE, et si pour une fois on parlait de la victime principale… Firmin MAHE ?

Les proches de Firmin MAHE : Edith ZAEDI, sa compagne ; Jacques Koulai DAHOU son frère aîné, Madeleine NONAHIN Pasteur, sa nièce et Gninion GUEHI son neveu ont enfin été autorisés à venir témoigner au procès. Rappelons en effet que jusque la fin de la semaine dernière, le Gouvernement Français retardait la délivrance des visas après que les autorités ivoiriennes aient longtemps tergiversé pour leur délivrer leur passeport. Le fait qu’ils viennent témoigner contre l’Armée française ou tout au moins 4 de ses zélés serviteurs n’a bien entendu rien à voir avec ces difficultés administratives qui ont failli être rédhibitoires sic !)… Sauf que Maître NDOUMOU a organisé une vaste campagne de dénonciation médiatique de cette tentative d’étouffement de l’affaire, opération qui a été couronnée de succès et a permis de faire venir 4 membres de sa famille. Ils sont là pour réhabiliter leur compagnon, frère ou petit oncle et obtenir réparation du préjudice subi notamment en obtenant le droit de récupérer le corps de Firmin pour pouvoir l'enterrer dignement.

Edith ZAEDI et Maître NDOUMOU avocat des parties civiles Firmin MAHE


Jacques Koulai DAHOU frère aîné de Firmin MAHE

Jacques Koulai DAHOU frère aîné de Firmin MAHE suite

La Famille de Firmin MAHE réclame Justice sans haine ni violence !

Les 4 soldats prétendent avoir agi certes illégalement mais légitimement en leur âme et conscience. Ainsi le soldat Guy RAUGEL que certains disent rongé par la culpabilité tient des propos qui démentent cet état d'esprit :

« À partir du moment où Mahé a été mis hors circuit, il s’est passé un an où il n’y a plus eu d’exactions. Mais ça a forcément un prix en victimes en moins. Et il faut savoir une chose, c’est qu’avant qu’on appréhende Mahé, à peu près un mois avant, Mahé avait commis une exaction qui avait eu pour incidence de bloquer l’axe économique Nord-Sud, ce qui fait qu’il n’y avait plus aucun véhicule qui partait. Ça engendrait des émeutes, ces émeutes engendraient des morts, à peu près une centaine de morts à Duékoué. Et donc ça, ce sont aussi des morts indirectes que l'on peut imputer à Mahé et à sa bande ».

« Oui j’aurais pu désobéir », répond Raugel. « Mais J’étais soulagé de savoir que cet homme-là ne ferait plus jamais de victimes. Sur l’instant, on a vu tellement de saloperies qu’on est passé de la légalité à la légitimité. Quand on voit ce qu’on a vu ! »

Finalement ce qui le ronge le plus ce n’est pas la culpabilité, mais bien plus la colère de voir que ces chefs s’en sortent à bon compte.  « J’assume et j’en souffre ! Et je veux que mes chefs assument !... Dans tous les pays c’est pareil, ce sont toujours les chefs qui s’en sortent.»

Le témoignage du sergent Much qui trouvait les méthodes du bataillon de RAUGEL indignes de l’armée française et qui s’en était plaint à ses supérieurs de même que celui d’un autre officier qui a dévoilé l’affaire et témoigné sur des pratiques indignes du colonel BURGAUD tel le fait de renvoyer des personnes arrêtées complètement nues, ont à peine été pris en considération. Nous savons pourtant que ce sont des pratiques courantes des rebelles et de leurs alliés Français (et nous en voulons pour preuve la photo de MAHO Gofléhi Denis « chef milicien autoproclamé" d'ailleurs cité par PONCET sous le terme de "chef de milice mafieux", totalement nu sur une  photo très médiatisée prise après son arrestation).

Devant ses hommes, le colonel BURGAUD n'a pas plus d'état d'âme :  « ce que faisait Firmin Mahé était inacceptable. Le supprimer était la moins pire des solutions ». Ce qui le dérange beaucoup plus, c'est le manque de courage du Général PONCET : « Cet ordre venait du général Poncet, chef de la force Licorne, mais il ne l'admet pas. L'indignité est désormais dans son camp ».

FIRMIN MAHE COUPABLE ENVERS ET CONTRE TOUT :

Les contradictions, les mensonges, la mauvaise foi, l’indécence,… Rien n’empêchera les 4 soldats incriminés et leurs ardents partisans à commencer par leurs avocats de continuer à marteler que Firmin MAHE était un monstre et qu’il méritait de mourir… Mais si on y regarde de plus près, après ces 7 jours de procès, quelles sont les preuves de sa prétendue culpabilité:

·          Les photos qui circulaient sont floues et inexploitables, ce qui fait que tout le monde y compris les soldats assassins ont été incapables de l'identifier ;     Les soldats n’ont pas cessé de rabâcher, un peu comme des éléments de langage que l’on a appris par cœur et que l’on ressasse en permanence en espérant que la répétition collective les rendra plus crédibles, que la bande à MAHE écumait la région et que 24 morts au moins et de nombreux viols lui étaient imputables. Un officier est même allé jusqu’à dire que les soldats avaient évité un nouveau Rwanda et que la mort de Firmin MAHE avait permis de réconcilier la population. Or la principale témoin à décharge, Adèle DITO témoigne longuement sur les exactions de la Bande à MAHE en évoquant des crimes insoutenables avec renfort de précisions macabres (des bouts de bois que l’on enfonce dans le vagin,…) sauf que tous les faits relatés sont postérieurs à l’assassinat de Firmin MAHE du 13 mai 2005. Elle va même plus loin en insistant sur le fait que les crimes n’ont jamais cessé et que la bande à MAHE continue de sévir en 2012. Elle cite tous les membres de la bande en omettant volontairement Edith ZAEDI la compagne de Firmin MAHE et témoin oculaire de son arrestation qui était pourtant largement citée à l’instar de 16 autres membres de « bande à MAHE » qui obsédait tant les soldats français à l’époque au point de tuer Firmin MAHE son soit-disant chef dans son coma. Tous les Ivoiriens et amis de la Côte d’Ivoire qui subissent les violences rebelles depuis le coup d’Etat du 19 septembre 2002 savent pertinemment que même si le phénomène des coupeurs de route en tant que criminels de droit commun existe, la plupart des crimes de masse commis dans les zones CNO (Centre, Nord Ouest du pays) ou à proximité le sont par les rebelles de OUATTARA soutenus par la FRANCE (cf lien suivant : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2012/09/le-silence-mediatique-sur-la-cote.html ) ;

·          Si une bande sévit aussi gravement sur un territoire dont on assure la surveillance, le bon sens voudrait que l’on garde bien en vie son chef lors de son éventuelle arrestation afin de faire tomber le reste de la bande ou bien ?

·          Firmin MAHE avait un casier judiciaire vierge alors que Nestor MAHE et deux autres acolytes avaient été arrêté le 4 mai 2005, relâchés le 10 mai et re-arrêtés le 12 mai (soit la veille du meurtre de Firmin MAHE) et retrouvés à MAN le 19 mai soit 7 jours entre les mains des soldats français sans aucune trace entre leur deuxième arrestation et leur réapparition ;

·         Les soldats de la LICORNE nous expliquent le plus sérieusement du monde qu’ils ont tué Firmin MAHE car le règlement prévoyait qu’il soit remis à l’ONUCI mais que cette dernière  remettait systématiquement les prévenus en liberté… Sauf que Nestor MAHE et ses complices  étaient toujours en prison en 2008, ce qui prouve bien que les coupeurs de route n’étaient pas systématiquement relaxés quand on les remettaient aux autorités locales... A noter également que s'il s'agissait purement de faire disparaître un témoin encombrant sans se salir les mains, les soldats de la Licorne auraient pu tout simplement le remettre aux autorités du Nord accusés d'éliminer physiquement tous les partisans réels ou supposés de Laurent GBAGBO par les... soldats de la Licorne justement (heureusement que le cynisme ne tue pas !).

·          Quant au document présenté à grand renfort de cris comme quoi la famille même de Firmin MAHE n’aurait pas voulu de son corps en raison de sa malfaisance présumée, il est intéressant de noter que Mme Adèle DITO, 3ème maire adjointe au Maire de BANGOLO, qui a signé le dit document avoue ne pas avoir été présente spécifiquement à ce moment là, ne pas connaître la famille de Firmin MAHE, avoir reçu d’autres membres de sa bande postérieurement à sa mort pour une aide d’urgence, mais surtout comble du mensonge : l’autre personne a démenti avoir signé le document stipulant que personne ne voulait venir prendre le corps si bien que ce sont les soldats Français qui l’ont enterré où bon leur semblait tout en démentissant avoir jamais signé un tel document ! Il n'est pas anodin de constater que Mme DITO -témoin clé pour ne pas dire unique témoin - de la défense des accusés aurait été extradée par le Colonel BEREIRA (même si elle ne s'en souvient plus) en 2006 et naturalisée très vite ensuite, comme pour services rendus. 

·         Il est important de constater l'incongruité des preuves apportées de la soi-disant criminalité de Firmin MAHE, à commencer par le faux document concernant l'identification et la remise du corps. Il est en effet établi que c'est Guy RAUGEL lui-même - qui a donc tout intérêt à charger lourdement le défunt Firmin MAHE pour justifier son crime abominable - qui va trouver Mme DITO et l'emmène au village pour annoncer la nouvelle de sa mort, établir le "faux" document (contesté en effet par le parent de Firmin MAHE supposé l'avoir signé) sur le prétendu refus de la famille de récupérer le corps. On ne peut pas être plus juge et partie... De la même façon, c'est le bataillon de Guy RAUGEL qui falsifiera les mains courantes du journal d'intervention autour de l'arrestation et du décès de Firmin MAHE ; une intervention pour rendre apte au fonctionnement  une arme soi-disant utilisée par la victime est prêtée au Colonel BURGAUD pour tenter de faire croire à un acte de légitime défense ; il est enfin appparu au cours de l'enquête que quelqu'un y ayant intérêt aurait apposé post mortem des empreintes capillaire du défunt sur l'arme... Cet acharnement à faire de Firmin MAHE un coupable à tout prix ne finira-t-il pas par devenir suspect même aux yeux des magistrats de bonne foi de notre bonne vieille patrie des Droits de l'Homme ?

 

Source : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2012/12/lassassinat-barbare-de-firmin-mahe-le.html

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:17

 

Ansar dine

 

 

           Selon un rapport secret des services de renseignements européens, auquel le journal espagnol El Pais, généralement bien introduit dans ces milieux, affirme avoir eu accès, les mercenaires djihadistes affluent par milliers au Mali.

Pour la plupart, ce sont de jeunes Egyptiens, Soudanais et même des Maliens du sud au chômage qui ont choisi d'aller combattre pour 300 euros par mois aux côtés des groupes terroristes, Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mouvement pour le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui ont aidé, au printemps dernier, le mouvement salafiste Ançar Eddine à occuper le nord du Mali.

Environ 2500 hommes, dont le seul intérêt est l´argent, ont été recrutés ces derniers mois, notamment depuis l'annonce de la mise en place d´une force africaine de 3.500 soldats des 15 Etats appartenant à l'organisation régionale la Cédéao qui sera chargée de reconquérir le nord du Mali. Cette intervention armée ne pouvant pas, militairement, se faire avant le mois de mars 2013, Aqmi et le Mujao ont donc eu suffisamment de temps pour recruter assez de mercenaires motivés par des revenus fixes.

 

Ce qui n´est pas le cas de certains pays du Sahel qui ont du mal à payer leurs fonctionnaires. Ces deux organisations terroristes n'ont pas, elles, de problèmes d'argent. Depuis une dizaine d'années, Aqmi et, plus récemment le Mujao, ont amassé des sommes colossales grâce au prise d'otages, aux taxes appliquées aux convois des trafiquants de drogue dont elles assurent la sécurité sur les routes du désert et aux "dons" de certaine puissance occidentale qui a intérêt aux pourrissement de la situation donnant ainsi prétexte à une intervention armée dans la plus pure tradition néo-coloniale. Son capital serait de plusieurs dizaines de millions d´euros.

On trouve parmi ces mercenaires, des ressortissants égyptiens, soudanais et arabes qui sont déjà arrivés dans les principales villes du territoire occupé de l'Azawad, Kidal, Gao et Tombouctou, avec des armes achetées en Libye. Ce trafic d'armes est financé par des organisations civiles islamistes des pays du Golfe qui finançaient déjà le djihadisme, en Afghanistan, en Irak ou en Somalie. Ces adeptes de la guerre sainte ont des motivations moins mercantiles.

Leur nombre n'est pas connu des services secrets occidentaux qui fréquentent la région. Il est, toutefois, certains, que le repli des troupes alliées d´Afghanistan et le relâchement de la pression occidentale en Irak, vont favoriser davantage l'afflux des djihadistes au Sahel qui rêvaient d'une intervention armée dans cette région, même avec le seul soutien logistique des pays occidentaux.


Un pouvoir tricéphale à Bamako

Le recrutement de mercenaires par les responsables d´Aqmi et le Mujao est assez aisé car le Mali est l´un des pays les plus pauvres du monde avec 15 millions d´habitants qui vivent en moyenne avec moins de deux euros par tête et par jour. Les cellules des agents de renseignements européens dans ce pays décrivent une situation politique, sociale et sécuritaire très favorable pour les groupes terroristes. Un pouvoir tricéphale qui rend difficile toute prise de décision politique, une élite religieuse très proche des radicaux d´Ançar Eddine, alliés du Mujao et d´Aqmi, et une armée très peu préparée à une intervention militaire pour pouvoir se redéployer seule dans le nord du pays.

C´est la raison pour laquelle les pays européens, à leur tête la France, ont opté pour la mise en place d'une force africaine qu´il faut d´abord motiver, former, renseigner et suivre sur le terrain. Les Européens estiment à 70 millions d'euros le montant pour financer cette opération militaire dont les chances de succès ne sont pas évidentes. Car en face, il y a des djihadistes très motivés idéologiquement et des mercenaires tout aussi motivés par de l´argent. C'est loin d´être le cas des soldats de la Cédéao.


Des imams radicaux à Bamako

Les pays européens craignent qu'en cas d'échec de la force africaine, cette intervention armée ne débouche sur le scénario afghan. C'est pourquoi ils tablent sur la stabilisation politique au Mali et sur un minimum de fonctionnement de ses institutions politiques. Ni le président copté Dioncounda Traoré, qui est rentré, en juillet dernier d'une longue période de convalescence en France, ni le Premier ministre Modibo Diarra ni le capitaine putschiste  Amadou Haya Sanogo, qui a destitué le président élu Amadou Toumani Touré, aujourd´hui  chargé de réformer l'armée, ne gouvernent ni ensemble, ni séparément.

"Aucune sphère de ce pouvoir tricéphale n'affiche la volonté de vouloir aller vers un processus démocratique", déplorent les services secrets européens dans les rapports qu'ils adressent à leurs gouvernements respectifs. Cette situation d'instabilité à Bamako est un terrain fécond pour la montée au créneau des imams les plus radicaux dont certains prônent le wahhabisme, dont les adeptes appellent à l'application rigoureuse de la charia. La jonction de ce courant radical animé par des imams, formés en Arabie saoudite, avec les groupes salafistes et terroristes d'Aqmi et du Mujao, n'est qu'une question de temps. Tout dépend  de l'issue de l'intervention armée au Mali.

 

Par Djamel benmerad

 

 

 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 15:10

 

                             François Essindi explore les rythmes, les instruments, les sons du sud Cameroun

 

  affiche essindi

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 06:15

De nouvelles vérités sur le coup d'Etat français de 2004 contre Gbagbo.

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La Cellule Afrique de l’Elysée et le général Mathias Doué cités par une enquête publiée

par le site Internet SlateAfrique dans le cadre de ce qui était un projet de renversement de Gbagbo. La thèse des militaires
français qui s’étaient «perdus» devant la Résidence présidentielle est désormais «morte», «tuée» par des preuves matérielles. Si Paris a pu mentir et manipuler autant pour en finir avec le chef de l’Etat ivoirien en 2004, il est plus qu’urgent de revisiter le jeu de l’Etat français à Abidjan à la faveur de l’élection présidentielle de 2010.

C’est un beau scoop que l’on doit au site Internet SlateAfrique. Un journaliste qui collabore à cette publication, et signe sous le nom d’Alexandre François, a réussi à se procurer la plainte contre l’ancienne ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie pour «faux témoignage sous serment» et «complicité d’assassinat» déposée par des soldats rescapés du bombardement de Bouaké. Au-delà de l’accélération de la procédure – l’affaire pourrait très vite atterrir à la Cour de cassation –, et du renversement spectaculaire de la nature de la mise en cause – Alliot-Marie a remplacé le «grand méchant Gbagbo» dans le rôle de suspect numéro un –, le journaliste semble avoir eu accès à une partie du dossier.

Il en ressort avec des certitudes qui étaient déjà en grande partie établies, notamment le fait que face à la juge Florence Michon, Michèle Alliot-Marie a multiplié les «réponses laconiques» et les «contre-vérités ».«Dans une question, la juge Michon fait remarquer à Michèle Alliot-Marie que les huit mercenaires biélorusses détenus au Togo, auraient pu alors être auditionnés par des magistrats ou enquêteurs venus de France, qui auraient pu ensuite demander leur extradition. Réponse de la ministre : «On m’a indiqué qu’il n’y avait pas de base juridique puisque pas de mandat d’arrêt international. C’était un membre de mon cabinet qui m’a répondu».Interrogé en 2012, le conseiller juridique en poste en 2004 au ministère de la Défense a déclaré sous serment que non seulement, il n’avait pas été consulté, mais que s’il l’avait été, il n’aurait certainement pas donné cette réponse. En réalité, tout a été fait pour que les mercenaires s’évanouissent dans la nature», écrit le journaliste.

Pourquoi alors ne pas les avoir interceptés à leur descente d’avion? «Il s’agissait d’une zone de combats. On ne pouvait pas mettre la vie de nos soldats en danger, explique Alliot-Marie sans se démonter. Ce qui n’a pas empêché les militaires français d’effectuer une action bien plus dangereuse: la destruction à coups de hache des deux appareils», poursuit-il.

Alliot-Marie a aussi menti en prétendant que parmi les Biélorusses arrêtés au Togo, il n’y avait ni pilote ni militaire mais des «ouvriers de maintenance». Ce qui la confond, ce sont les témoignages d’Esso Boko, ex-ministre togolais de l’intérieur, et d’un conseiller technique français qui travaillait à Lomé. Tout cela, on le savait un peu...

La «Cellule Afrique» de l’Elysée mise en cause

En lisant l’article de SlateAfrique, on en sait plus sur la thèse privilégiée par certains témoins interrogés dans le cadre de cette affaire et sur les personnes mises en cause. Voici par exemple ce qu’a dit la juge Florence Michon, le 7 mai 2010, à Michèle Alliot-Marie : «Un témoin affirme que l'attaque du camp français est le résultat d'une manoeuvre élyséenne, mise en place par la "cellule Afrique", et dans laquelle vous êtes directement impliquée, visant à faire "sauter" le président Gbagbo. Cette manoeuvre consistait à fournir à l'armée de l'air ivoirienne une fausse information sur l'objectif à bombarder (…) Le but poursuivi par l'Elysée était de faire commettre une erreur monumentale aux forces loyalistes, afin de déstabiliser le régime et de faire sauter le président Gbagbo, que les Français voulaient remplacer, peut-être par un général ivoirien réfugié à Paris (...), secrètement ramené en Côte d'Ivoire par Transall (NDLR: avion de transport), et se trouvant dans l'un des blindés du convoi qui s'est rendu jusqu'à la porte du palais».

Qui est le témoin en question ? En tout cas, l’on sait que le général Poncet a évoqué une «bavure manipulée» devant ses juges. Est-ce pour cela qu’il subit ce qu’il subit actuellement ? La «Cellule Afrique» de l’Elysée était en tout cas dirigée par le très anti-Gbagb-Michel de Bonnecorse, qui doit avoir quelques frayeurs en ce moment.

Les militaires français ne s’étaient pas trompés de route en arrivant devant la résidence de Gbagbo

Il n’est désormais plus possible d’affirmer que les chars français qui, le 7 novembre 2004, s’étaient retrouvés à l’entrée de la Résidence présidentielle de Cocody, y étaient arrivés par erreur. SlateAfrique écrit : «Rappel des faits : le 7 novembre, le régiment bombardé la veille à Bouaké arrive peu avant minuit à Abidjan avec ses six cent hommes et sa colonne de soixante blindés. Selon les déclarations officielles, il a pour mission de prendre possession de l’hôtel Ivoire, situé à quelques centaines de mètres de la résidence de Gbagbo. Mais elle «rate» l’immeuble de 24 étages et va «se perdre» dans l’entrée présidentielle.

Le face à face avec l’entourage du chef de l’État ivoirien dure deux heures avant que les militaires français ne décident de se replier vers l’Ivoire.Cette version officielle est totalement démentie par le carnet de route du régiment de Bouaké. La colonne est bien arrivée vers 23h30 pour se diriger vers la résidence présidentielle, où elle a stationné jusqu’à 2h30 avant de mettre le cap vers son cantonnement, le Bima, situé près de l’aéroport d’Abidjan.Vers 5 heures, elle a pris de nouveau le chemin de l’Ivoire où elle s’est installée. Son objectif originel était donc la résidence présidentielle.»

Mathias Doué était bel et bien dans le coup...

Beaucoup d’Ivoiriens se souviennent du face-à-face tendu entre Mamadou Koulibaly, alors président de l’Assemblée nationale, les généraux Poncet (Licorne), Fall (ONUCI) et Doué (FANCI), et du malaise évident du dernier cité. Et pour cause : «La présence aux côtés des militaires français du général Mathias Doué, chef d’état major de Gbagbo, est attestée par les comptes-rendus de l’armée, notamment à partir du 8 novembre. Surnommé «le chinois », Doué a été limogé de son poste par Gbabgo le 13 novembre», écrit SlateAfrique.

Des questions qui demeurent

«La plainte de soldats devant la Cour de justice de la République comporte d’autres éléments troublants, rapportés par l’enquête de la justice française. On apprend ainsi que les aéronefs ivoiriens (Soukhoï et Mi 24) n’ont pas été détruits sur instruction de Jacques Chirac, mais ont commencé à être démolis à la hache 43 minutes après l’attaque meurtrière, sur un coup de colère, bien compréhensible, de militaires apprenant la mort de leurs camarades», écrit Alexandre François.

On reste dubitatif. Comment, malgré ce «coup de colère», ont-ils épargné les pilotes biélorusses qui ont par la suite bénéficié de la protection vigilante des autorités françaises ? Comment ce «coup de colère» s’est-il exprimé à la fois à l’aéroport de Yamoussoukro, à la Résidence du chef de l’Etat de Yamoussoukro et au GATL d’Abidjan ? Il y avait forcément un ordre. Qui l’a donné ? Mystère.

Par ailleurs, l’on se pose forcément deux questions. Pourquoi des photos précises du camp français de Bouaké détruit par les Sukhoï n’ont-elles jamais été diffusées de manière significative, y compris pour flatter la fibre patriotique des Français et les pousser à la révolte contre Gbagbo ? Pourquoi tout a été fait pour empêcher une autopsie des militaires français tués, comme si elles allaient contredire la version officielle sur la façon dont ils sont morts ? Poser cette question n’est pas mettre en doute le fait que des roquettes aient atterri sur la base-vie française, mais c’est s’interroger sur la probabilité d’une mise en scène plus subtile et plus vicieuse que les simples apparences… Si la France a menti sur Gbagbo en 2004...

L’avancée de la vérité sur les événements de novembre 2004 et la participation de l’appareil d’Etat à ce qui apparaît de plus en plus comme une sombre machination ne saurait aller sans quelques conséquences politiques pour les observateurs honnêtes. Si l’appareil d’Etat français a été aussi loin dans le mensonge et la mise en scène macabre pour en finir avec Gbagbo en 2004, on doit forcément remettre en question toute son attitude en Côte d’Ivoire y compris après l’élection présidentielle de 2010, surtout quand on sait que c’est bel et bien la France qui a convaincu avec force manoeuvres le reste de la communauté internationale de la «victoire électorale» de Ouattara puis instrumentalisé une résolution onusienne pour «finir» le travail qui avait été commencé en 2004.

Théophile Kouamouo
Source :Nouveau Courrier
 

 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 06:06

L’arrestation  de Bergeline Doumou était-elle une intimidation ou un exutoire pour le régime de Yaoundé ?

Bergeline Boumou

         En ce qui concerne le problème de Bergeline, je dois rassurer tous les  nôtres que le fait de ne pas se presser pour nous convoquer montre qu'eux-mêmes savent que c'est ridicule ce qu'ils ont fait. La vérité est qu'ils croyaient que Bergeline est journaliste et travaille pour  des media étrangers. Le procès de Enoh ne les grandit pas et ils ont  peur que le monde entier sache qu'on peut garder des citoyens e  cellule pendant un mois sans mandat et puis un jour trouver un préfet  et un gouverneur suffisamment fous pour signer un mandat de garde à vue avec effet rétro-actif, ou bien enchaîner des gens dans gens une cellule pendant 38 jours dans une province qu'ils ne connaissent pas,
 où ils n'ont personne et écrire que leur alimentation est à leurs charge, où débattre sur un braquage pendant un an sans que les braqués aient porté plainte ou qu'ils soient devant la barre pour dire comment  cela s'est passé et essayer de reconnaître le accusés. Ou enfin, baser  tout un réquisitoire sur le seul témoignage d'un accusé qui a "avoué" et qui n'a pas le courage de se présenter devant la barre pour  confirmer ses dires! Quel procès! Il fallait un exutoire et en arrêtant Bergeline on se donnait un peu de contenance après un tel  dégonflement par nos vaillants et excellents avocats! Du calme! Encore une fois, la montagne avortera.

Par Mbombog Ntohol

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Massacres en Côte d'Ivoire       

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine