Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 10:24

Les résultats de la présidentielle ghanéenne:victoire de John Mahama Dramani dès le 1er tour.

 

                    


 


 

http://www.youtube.com/watch?v=ZenQqqHtjMg&feature=player_embedded#!

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 10:22

Syrie/Alep : les armes chimiques libyennes, aux mains de l'ASL.

 Armes-chimiques.jpg

 

Reuters a retiré de son site une information où il rapporte l'envoi d'armes chimiques, pour les terroristes syriens, en provenance de la Libye. "Les rebelles d'Alep sont, désormais, dotés d'armes chimiques, armes qui se trouvent, à foison, en Libye". En trois jours, c'est la seconde information concernant Alep, qui est retirée du site. Le 3 août, Reuters, citant son journaliste, à Alep, avait annoncé le retrait de l'ASl de ses positions, avant de supprimer, sur son site, cette information. Cette fois, un autre journaliste de Reuters basé à Amman, confirme l'existence des armes chimiques, à Alep. "On croyait ces armes détruites, après la chute de Kadhafi, or, il n'en est rien. Ce sont des armes au gaz moutarde et sarin". Ces informations sont diffusées, alors que des vidéos, postés, ces derniers jours, mettent en scène l'exécution sommaire des dignitaires de tribus sunnites pro-Assad et que la population d'Alep commence à manifester contre les miliciens. Des images publiées sur le site, puis, retirées, montrent des combattants salafo-wahhabites manier des masques à gaz . "Ce sont des masques à gaz "made in US" et, pour la plupart, pas encore sortis de leusr emballages. On ne peut pas dire que ces masques là de type M 42A1 ont été saisie, dans les entrepôts d’armes syriens".

Source : IRIB-

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 10:18

 

 

Nouveau plan d’invasion de la Syrie

Ordre mondial 10-copie-1

 

             La France, le Royaume-Uni, Israël et le Qatar ont préparé un énième plan d’intervention en Syrie. 6 000 nouveaux jihadistes, dont 4 000 en provenance du Liban, devraient attaquer incessamment le quartier résidentiel de Mazzeh, au sud de Damas, qui abrite de nombreuses ambassades et où résident plusieurs haut responsables civils et militaires. Un incident impliquant des armes chimiques à l’autre bout du pays devrait augmenter la tension. Un général félon devrait alors prétendre avoir pris le pouvoir et appeler les Occidentaux à l’aide, donnant ainsi un prétexte à une intervention militaire hors mandat de l’ONU.

Plusieurs tentatives de coup d’État militaire ont été orchestrées par les Occidentaux au cours de cette année. Toutes ont échoué et rien ne permet de penser qu’il en serait autrement cette fois encore.

Le temps presse pour les États opposés au plan de paix de Genève, conclu entre les USA et la Russie, car il devrait être présenté au Conseil de sécurité en février, c’est-à-dire juste après la confirmation par le Sénat US de la nouvelle administration Obama. Durant les deux prochains mois, tous les coups possibles seront tentés.

On ignore quelles pourraient être les réactions de la Russie et de l’Iran à une telle opération. Vladimir Poutine a déclaré se tenir prêt à défendre la Syrie « jusque dans les rues de Moscou », c’est-à-dire être prêt à entrer en guerre. De son côté, l’Iran a toujours affirmé que la Syrie était sa ligne de défense et, par conséquent, qu’elle ne la laisserait pas tomber. Toutes ces déclarations ne sont peut être que du bluff, mais en déclenchant une intervention militaire, Paris, Londres, Tel-Aviv et Doha prendraient le risque de provoquer un embrasement général

Source :Réseau Voltaire 

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 10:15

L'armée malienne n’attendra pas septembre 2013 pour libérer le Nord selon Sanogo.

armee_malienne.jpg

Le capitaine Amadou Haya Sanogo, le tombeur d’ATT, a fait le tour de certaines garnisons de Bamako le lundi 3 décembre dans l’après-midi pour dire à ses frères d’arme de s’apprêter au combat contre les occupants du Nord. La guerre de libération du Nord, leur a-t-il signifié, n’est plus qu’une question d’heures.

Le capitaine Amadou Haya Sanogo, président du Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité, auteur du putsch du 22 mars (CMSRFDS), l’a tranché lundi après-midi : l’armée ne va pas attendre jusqu’au mois de septembre 2013 pour engager la guerre contre les occupants du Nord. Il a aussi révélé que les armes maliennes qui étaient bloquées au Port de la Guinée seront à Bamako dans les 72 h.

Le capitaine Sanogo a fait ces deux révélations le 3 décembre à l’issue d’une visite inopinée au Groupement mobile de sécurité (GMS) et au camp des gardes de N’Tomikorobougou où il a rencontré les troupes qui sont désormais en alerte. Le capitaine a averti ses frères d’arme que l’armée ne va pas attendre septembre 2013 pour commencer le combat contre les bandits armés au nord comme l’a dit Romano Prodi, envoyé spécial de l’Organisation des Nations unies (ONU) au Sahel au cours d’une conférence de presse, le mardi 20 novembre à Rabat (Maroc).

Le capitaine Amadou Haya Sanogo a assuré que les commandants de compagnie qui doivent libérer les régions du Nord sont déjà désignés. Chaque compagnie, a-t-il ajouté, a pour mission de libérer une région. Après la libération, la police assurera la sécurité.

Le capitaine Amadou Haya Sanogo a promis que les armements qui étaient bloqués au Port de la Guinée sont déjà en route. Selon le président du Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité, dans les 72 h ces armes seront à Bamako. Il a promis que dès qu’elles seront à Bamako, l’arme déclenchera les hostilités pour bouter hors du pays les indépendantistes du MNLA, les islamistes radicaux et les narcotrafiquants.

C’est dire que l’armée, dont la centralité dans la résolution de la crise, est plus que jamais décidée à assumer son rôle avec ou sans les forces étrangères.

Source : lanouvelletribune.info

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:55

Analyse/ Qu’est-ce qui fait courir la CPI ? Audiences de Gbagbo les 11 et 12 décembre 2012.

TPI Building

 

            A quelques semaines des vacances judiciaires et la fin de l’année, c’est toute la CPI qui est en branle pour dit-on évacuer tous les contentieux juridiques concernant l’ex président Ivoirien, Laurent Gbagbo et donner libre cours à une audience de confirmation des charges qui selon toute vraisemblance pourrait intervenir dans le premier trimestre de l’année 2013, histoire de tenir en l’esse les partisans de Laurent Gbagbo jusqu’à un procès qui ne connaîtra guère d’issue avant 2015.

Ainsi, après l’annonce de la Chambre préliminaire I qui tiendra le mardi 11 décembre 2012 à 14h30 à la Haye, une audience de mise en état pour fixer la date de confirmation des charges (maintes fois reportées : 18 juin et 13 août), c’est au tour de la Chambre d’appel de remplir sa tache. En effet, la procédure voudrait qu’après les observations des parties en présence dans le dossier (Défense et procureur) devant la Chambre préliminaire et après que cette dernière aura tranché (positivement ou négativement) selon du côté où l’on se trouve (Défense et Procureur), la partie lésée peut saisir la Chambre supérieure (Chambre d’appel) pour une décision finale.
C’est ce qui s’est passé avec la chambre d’appel les 24 et 25 septembre dernier après la décision de la chambre préliminaire refusant la mise en liberté provisoire de l’ex président ivoirien.
Il faut noter également que depuis le début de l’affaire, les deux parties de rencontrent au moins une fois par semaine dans le cadre des audiences de mise en état au cours desquelles les parties exposent les nouvelles données en vue de compléter leurs dossiers et ce avant la date de confirmation des charges.
On se souvient, la défense de Gbagbo avait formulé une demande le 21 août 2012 interjetant appel de la décision N°ICC-02/11-212 de la chambre préliminaire I rendue le 15 août 2012. Décision par laquelle, la chambre préliminaire avait rejeté la requête de la défense déposée dans un document de 73 pages le jeudi 24 mai 2012 et dans laquelle Me Emmanuel Altit demandait à cette même chambre préliminaire I de déclarer que la CPI est incompétente pour la période et les Faits visés dans le mandat d’arrêt délivré à l’encontre de son client le 23 novembre 2011 mais aussi, à titre subsidiaire, de reconnaître une exception d’incompétence au vu des violations des droits de M. Laurent Gbagbo lors de sa détention en Côte d’Ivoire.
C’est donc bien cette décision concernant l’incompétence de la CPI à juger Gbagbo qui sera tranchée le mercredi 12 décembre 2012 selon le dernier communiqué de la CPI :
« Chers tous,
Veuillez trouver ci-joint une ordonnance rendue le 6 décembre 2012 par la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) dans l'affaire Le Procureur c. Laurent Gbagbo programmant qu’un jugement en appel sur la décision de la Chambre préliminaire I sur la compétence et la suspension de la procédure sera rendu en session publique le mercredi 12 décembre 2012 à 15h30 ».
Aussi, l’audience de confirmation des charges est la procédure qui se situe entre les audiences de mise en état avec ses corollaires de rejet et d’interjeter appel (et qui se tiennent dans les deux chambres : préliminaire et Appel) et le procès qui lui est très long (affaire Bemba depuis 2009 et toujours en cours…) et qui est jugée en première instance, par une chambre au-dessus des deux premières.
En outre, il n’est pas exclu qu’une libération conditionnelle intervienne avant l’audience de confirmation des charges (pour des raisons de santé du détenu) en relation avec le pouvoir discrétionnaire des juges, uniquement, là où toute impossibilité d’une libération provisoire au vu de l’article 58, a, b (i, ii, iii) est établie.
Enfin, et c’est le lieu de le dire, les deux jours, mardi 11 et mercredi 12 décembre prochain vont être très décisifs pour la suite de la procédure. Mais déjà, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir aller jusqu’au bout : C’est-à-dire un non lieu pour Gbagbo, donc libéré sans procès ou bien aller au procès et permettre à l’ancien président ivoirien de tout déballer et enfin bénéficier d’un procès équitable qui lui donnera une sortie honorable dans son bras de fer avec le pouvoir Ouattara autour duquel l’étau se resserre de plus en plus.

De philippe kouhon

 

 

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:52

La bataille de Damas : 3000 miliciens tués, une milice décapitée.

touaregs

Le fiasco de la milice de l’Armée syrienne libre dans la conquête de Damas ne fait plus aucun doute. Son drapeau ne flotte toujours pas sur la capitale et a été mis en berne dans les localités qui servaient de refuge aux miliciens.

Concernant le bilan, les bruits qui courent font état de 3000 hommes armés tués depuis jeudi dernier. Date à laquelle l’armée régulière a lancé une attaque préventive, alors qu’ils venaient d’achever leurs préparatifs de deux mois pour déclencher la bataille finale : celle de Damas.

Pis encore, la milice la plus importante œuvrant dans la province de la capitale, le Bataillon de l’Islam a été décapitée, et est en état de désagrégation.

“Mâchoires de pince” contre “Tache d’huile”

Selon le quotidien libanais Al-Akhbar, l’armée régulière a tendu un piège aux miliciens de l’ASL qui avaient jeudi dernier achevé leurs préparatifs en vue de mener l’attaque finale contre Damas. Durant ces deux mois, dans le cadre d’une opération baptisée « Tache d’huile » ils avaient assis leur contrôle à l’ouest et au sud de la Ghouta sharkiyya (Ghouta orientale).

Elle les a entrainés dans un guet-apens, après avoir attaqué les localités de Harasta et Douma, (qui leurs servaient de refuge), les poussant à se diriger vers les vergers de la Ghouta Sharkiyya, aux abords de l’aéroport international de Damas.

A ce moment-là, les autorités ont coupé le réseau internet ainsi que le réseau de téléphonie fixe, pour séparer Damas et sa province de l’espace électronique mondial, et empêcher les miliciens d’utiliser leurs portables pour délimiter les datas de l’aéroport et de la capitale.

Or, une nouvelle donne a surgi : le commandement de la bataille se faisait de l’extérieur. A la demande des Français et des Américains, les deux sociétés Google et Twitter ont activé le service Contacter sur Twitter pour les Syriens.

Elle a certes permis de rétablir les liens entre les miliciens, mais ne leur a pas permis d’échapper aux « mâchoires de la pince ». Ils se trouvèrent pris dans un déluge de feu et ont perdu plus de trois milles tués dans leurs rangs.

Selon Alkhbar le résultat sur le terrain en est que les forces gouvernementales contrôlent désormais les régions qui permettent de sécuriser la capitale syrienne, laquelle faisait dernièrement l’objet de tirs d’obus. Il ne reste plus que la localité de Darayya qui constitue un repaire des miliciens. Mardi, les soldats gouvernementaux avaient commencé à l’investir, après l’avoir paralysée par les bombardements.

Le bataillon de l’Islam décapité

Deuxième coup réussi lequel s’inscrit dans le prolongement du fiasco de la bataille de Damas : l’armée régulière est parvenue à décapiter l’une des plus importantes milices de Damas. Mardi, elle a mis un terme à la vie de son chef milicien, lequel a sévi dans la province de Damas, semant la terreur et les voitures piégées, notamment à Germana, et perpétrant des enlèvements.

Selon le site Syria Truth, (et plusieurs sites syriens), le commandant de la milice « Bataillon de l’Islam » Majed Khayba, connu sous le pseudonyme Abou Ali le Doumani a été tué mardi dans une opération spéciale effectuée à Mesraba, à proximité de la localité de Douma, dans la Ghouta Sharkiyya, au nord-est de Damas.

Depuis le mois de juillet dernier, il se présentait comme étant « le commandant de la bataille de la libération de la capitale Damas ». Il avait conseillé au président syrien Bachar el-Assad de prendre la fuite, le mettant en garde que sa milice allait venir chez lui.

Doumani ( qui veut dire originaire de Douma), était connu pour avoir kidnappé plusieurs aviateurs militaires syriens, ainsi que des employés qui travaillaient dans l’aéroport international de Damas.

Il a même assassiné entre autre le pilote de l’air le capitaine Firas Ibrahim Safi, le mois de juillet dernier, alors qu’il était de retour d’un voyage à bord d’un avion de la Compagnie aérienne syrienne.

C’est lui aussi qui serait derrière le sabotage de la plupart des systèmes anti aériens S200 dans la Ghouta Sharkiyya (de l’est).

Sa milice qui compte plusieurs milliers d’hommes armés a été fondée par Zahrane Allouche, un personnage inconnu, et est financée par le Qatar en particulier.

Selon Syria Truth, Doumani entretenait des liens étroits avec le chef du courant du Futur au Liban, Saad Hariri. C’est à sa demande qu’il a kidnappé le général des forces aériennes Faraj el-Maket, lequel, d’après le site, aurait été livré au leader druze Walid Joumblatt. De confession druze, il a depuis fait défection.

Il a également kidnappé le témoin dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, Houssam Houssam. Avant de fuir en Syrie, ce dernier avait révélé avoir été recruté par Saad Hariri pour accuser les Syriens de l’attentat contre son père.

Source : http://www.algerie1.com/international-2/la-bataille-de-damas-3000-miliciens-tues-une-milice-decapitee/

 

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:50

Image militaire1

Haut du formulaire

Bas du formulaire

Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Ce que vous endurez aujourd’hui a déjà été le fardeau d’autres personnes, d’autres peuples dans le passé, un passé parfois récent. Et si ceux qui l’ont enduré avant vous, ont triomphé hier, pourquoi ne triompheriez-vous pas aussi aujourd’hui ? Si nous savons tirer les leçons du passé.

Pour ce faire, voici la présentation sommaire de l’approche tactique de trois Résistants parmi les plus illustres, qui auront conduit leurs peuples à s’affranchir définitivement de l’invasion étrangère barbare et de la traîtrise meurtrière de certains des leurs.

Mao Tse Tung, leader de guerre, stratège : 

Il est né le 26 décembre 1893, et est mort le 9 septembre 1976 des suites d’une maladie. Il fut cofondateur du parti communiste chinois en 1921. Après de longues années de guérilla contre le régime violent et liberticide du Kuomintang, ainsi que contre l’envahisseur japonais (1937-1945), Mao sortit vainqueur de l’ultime phase de la guerre civile chinoise, avec la victoire de l’Armée populaire de libération en 1949. Il proclame la République populaire de Chine le 1er octobre1949 à Pékin. Il en sera alors le Président de 1954 à 1959.

Mao Tse Tung a su s’imposer comme leader charismatique et chef redoutable de guerre, en remportant des victoires historiques, grâce à ses capacités en stratégie de guerre.

En termes de stratégie de combat, Mao préconisait une ligne de conduite visant à attaquer d’abord les bases faibles de l’ennemi. Une fois les bases faibles traitées et neutralisées, il recommande de viser l’anéantissement total du système défensif et offensif de l’ennemi en concentrant les forces d’élite de la Résistance, celle qui ont une supériorité absolue, tout autour de l’objectif final en les maintenant en mouvement offensif d’une rare puissance qui dépasse l’entendement de l’ennemi. Mais Mao souligne également l’importance de ne pas s’engager au combat sans une bonne préparation et sans être certain de gagner.

Charles De Gaulle, Chef militaire et leader de guerre, résistant à l’invasion allemande : 

Il est né le 22 novembre 1890 et il est mort le 9 novembre 1970. Refusant l’invasion de la France par l’Allemagne et l’Italie à partir de 1939, il part en exil à Londres en Grande Bretagne et de son exil, il organisa et inspira la résistance française.

La stratégie de Charles de Gaulle s’est construite autour d’un leadership qu’il a su affirmer en appelant la France à résister dès le 18 juin 1940. Cet appel connu sous le nom de l’"Appel du 18 Juin", met l’accent sur l’ « Espérance », la « Promesse » d’une « France libre », une France qui « n’est pas seule » et qui a des atouts cachés que l’ennemi ignore, une France qui ne doit pas capituler face à la supériorité mécanique et aérienne de l’ennemi et à la traîtrise du Régime du collabo Vichy.  Voici un extrait de l’Appel du Général de Gaulle aux Résistants français :

« Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi (…) Mais le dernier mot est il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est elle définitive ? Non ! Croyez en moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dit que rien n’est perdu pour la France. (…)Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! (…) Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite (.. .) à se mettre en rapport avec moi. Quoiqu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. »

La stratégie est sans aucune ambigüité. La Résistance doit être permanente quoi qu’il arrive. « Quoiqu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. »

De même, que personne ne s’imagine que la flamme de la Résistance ivoirienne, s’éteindra ; quoi qu’il arrive, elle restera allumée et l’envahisseur sera vaincu, anéanti, lui et tous les collabos qui l’aident à ruiner le présent et l’avenir la Côte d’Ivoire.

Winston Churchill, leader spirituel, stratège de guerre : 

Il est né le 30 novembre 1874 et mort le 24 janvier 1965 à Londres. Homme politique britannique, il fut Premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945 et de nouveau de 1951 à 1955. Churchill était un Officier de l’armée britannique, journaliste, historien, écrivain lauréat du prix Nobel de littérature et artiste.

Les écrits rapportent à son sujet, qu’en 1936, il fait une analyse géostratégique des visées impérialistes de l’Allemagne et révèle que l’Armée allemande commence à se positionner pour la guerre.

Mais l’Angleterre s’en trouve être divisée quant à la réaction à donner. Churchill dénonce cet immobilisme, démontre que l’Allemagne, sans aucune ambigüité, se prépare à la guerre et prononce alors un discours prophétique :

«Le gouvernement est incapable de prendre une décision ou de contraindre le Premier ministre [Chamberlain, NDR] à en prendre une. Alors les membres du cabinet s’embrouillent dans d’étranges paradoxes, bien décidés seulement à ne rien décider, bien résolus à ne rien résoudre ; ils mettent toute leur énergie à se laisser aller à la dérive, tout leur effort à être malléable, toutes leurs forces à se montrer impuissants. Des mois et des années qui vont suivre, qui sont d’un si grand prix pour la grandeur de l’Angleterre et ont peut-être même pour elle une importance vitale, nous ne ferons rien, nous les laisserons dévorer par les sauterelles ».

Il déclara aussi au cours d’un discours à la Chambre des communes: 

«Vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre ». 

Grâce à ses talents d’orateur, à sa rhétorique et à sa force de persuasion, Churchill  affermit l’opinion publique contre un règlement pacifique en refusant le principe d’un armistice avec l’Allemagne qui voulait ainsi ruser pour surprendre l’Angleterre.

Ayant acquis la confiance du peuple, Churchill devenu Premier Ministre, se mit alors à préparer son peuple à la guerre : « Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, des larmes et de la sueur ».

Mais dans le même temps, il donne un grand espoir au peuple tout en apparaissant pour lui, comme étant la base énergétique de l’action à venir :

« Nous irons jusqu’au bout, nous nous battrons en France, nous nous battrons sur les mers et les océans, nous nous battrons avec une confiance et une force croissantes dans les airs, nous défendrons notre île, quel qu’en soit le prix, nous nous battrons sur les plages, nous nous battrons sur les aires d’atterrissage, nous nous battrons dans les champs et dans les rues, nous nous battrons dans les montagnes ; nous ne nous rendrons jamais, et même si, ce que je ne crois pas un seul instant, cette île ou une grande partie de celle-ci était soumise et assiégée, alors notre Empire au-delà des mers, armé et gardé par la Flotte britannique, continuerait la bataille, jusqu’à, quand Dieu le voudra, le Nouveau Monde, avec tout son pouvoir et sa force, s’avance au-devant pour secourir et libérer l’ancien. »

Mais comme dans tout combat de libération, comme dans toute œuvre populaire, le très charismatique Winston Churchill est critiqué méchamment par ses détracteurs, pourtant alliés dans le combat de résistance. Ils disaient notamment de lui qu’« Il est [ … ] l’esclave des mots que son esprit invente à partir des idées [ … ] et il peut se convaincre lui-même de la vérité dans presque tous les cas, si à travers son mécanisme de rhétorique, il peut continuer ce parcours effréné. »

Malgré tout, de par sa capacité à convaincre, à fédérer les forces de Résistance autour d’une vision et d’un objet commun, Churchill et la Grande Bretagne sortirent vainqueurs de l’Allemagne Nazie et jusqu’à ce jour, il reste l’un des meilleurs exemples de leadership politico-militaire.

Stratégie dans l’action de résistance combattante et dans la communication psychologique, pour fonder la raison de résister sur l’Espérance placée en avenir meilleur, qui devra s’accomplir à tous les prix, par un combat tactique et puissant sur le théâtre des opérations, avec à la tête d’un Peuple qui croit en son Avenir, un Leader éclairé, visionnaire, capable de stratégie, voici la leçon que la Révolution Permanente titre de ces trois biographies de leadership en situation d’invasion étrangère et de guerre de libération totale et irréversible.

Sources des citations : Wikipedia, O. Juice.

A Très bientôt.

Hassane Magued

 

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:48

Bernard Doza
Bernard DOZA, journaliste-écrivain

 

Dans l’histoire des peuples libres, ceux qu’on appelle: les combattants de la liberté, ce sont les volontaires pour la résistance, qui prennent les armes, lorsque dans un pays envahit par l’étranger, le destin du peuple autochtone, est en péril.

A la veille d‘un nouveau printemps pour la liberté du peuple de Côte-d‘Ivoire, j’écris ces lignes, à l’honneur des résistants, morts où partis en exil.

Et surtout à ceux, des héros morts au combat, (entre le 27 mars et le 11 avril 2011), au cours des affrontements farouches qui ont opposés les résistants aux armées étrangères, sous le bombardements intensifs des hélicoptères français.

Je salut ici, la mémoire du grand combattant de la liberté: ‘’Maguy le Tocard‘’, qui a vaillamment combattu l’ennemi, avec ses 1600 hommes.

C’était un jeune parolier de la Sorbonne d‘Abidjan, devenu chef de guerre, pour la défense de la patrie.

Mort en juillet 2011, à la suite des graves blessures causées par les soldats d’Ibrahim Coulibaly dit (IB), Maguy le Tocard, a d’abord été exhibé dans des spots publicitaires, par la télévision de la dictature-Ouattara, comme le symbole de la reddition des combattants, pro-Gbagbo.

En Côte-D’ivoire, les patriotes se sont portés volontaire pour le combat de la libération dès 2002, lorsque les légions de la revendication du nord, ont délitées le combat pacifique pour la démocratie qui a commencé depuis 1980 contre le parti unique, vers la violence armée, le 19 septembre.

Une violence inouïe, qui a fait 1300 morts, en une demi-journée, sur l‘ensemble du territoire ivoirien, par des  mercenaires, soldats, porteurs d’une cause sectaire, venus pour tuer de sang froid.

L’instrumentalisation de la violence aveugle, non, pour la libération du peuple ivoirien (dans son intégralité du joug néocolonial), mais pour l’affirmation identitaire d’une ethnie, d’une région, au profit d‘un homme politique douteux, à posé les jalon définitifs de la déchirure nationale, contre le vivre ensemble .

C’est pour cela qu’en 2011, ce que les médias internationaux ont appelé, la crise postélectorale de Côte-d‘Ivoire, pour mieux installer l’imposture Ouattara, dans l‘inconscient collectif du petit peuple européen, à été un grand test pour le combat de la libération nationale.

Car la crise postélectorale d‘Abidjan, a permis, le premier véritable affrontement sur le continent noir, d’une armée occidentale, appuyée de supplétifs locaux(FRCI et ECOMOG) contre des patriotes insurgés, venant d’un peuple africain, désormais déterminé à se défendre fusil à la main, contre la volonté affirmé, de l‘impérialisme international.

C’est pour cela que le « final », de la bataille d’Abidjan, qui avait débuté en novembre 2004, par les premiers tirs de l‘armée française, sur le peuple ivoirien devant l‘hôtel Ivoire, fut le lieu, d’un combat terrible( pendant un mois) dans  l‘après, 11 avril, dès  l‘arrestation de Laurent Gbagbo.

Tout a commencé, lorsque le bombardements des avions français qui surviennent à la surprise générale, le 27 mars 2011 sur les sites militaires de l’armée ivoirienne, démasquent et provoquent la fuite des officiers supérieurs et met fin à la comédie de la résistance chantée par des barons de la refondation et par certains leaders patriotes, qui affirmaient « être prêt à mourir pour Gbagbo » .

C’est dans ce climat, de fuite généralisée, que naît la « nouvelle armée  de libération de la Côte-d’Ivoire » dont les soldats affirment sur les écrans de la télévision ivoirienne, assiégée par les pro-Ouattara, ceci: ‘’nos supérieurs nous ont abandonnés‘’. Ce sont des: militaires volontaires, civils, étudiants patriotes, des nationalistes de tout bords, qui ont refusés de fuir le combat, pour mourir les armes à la main.

Ils se sont battus, autour de la télévision nationale, où le chef rebelle Guillaume Soro, qui venait d’être reconduit dans ses fonctions de premier ministre, par Alassane Ouattara, (lui rajoutant le poste de ministre de la défense), redevient chef de guerre, en troquant le costume pour le treillis militaire, pour diriger lui-même la prise de  la télévision.

Et finalement, c’est dans la violence des bombardements, que le signal de l’émetteur de la télévision nationale est coupé. Alors le combat se déplace à Yopougon.

Dans le dernier bastion de la résistance, le ballet des hélicoptères franco-onussien, qui tirent des balles explosives sur les insurgés est assourdissant. Ensuite vont suivre les corps à corps  des résistants contre les  militaires étrangers. Ce sont des soldats de la légion française, armés de haches et de couteaux à doubles tranchants. Beaucoup de légionnaires sont restés sur le pavé de yopougon, tués par de jeunes garçons armés, déterminés à défendre leur pays.

Dans cette guerre imposée par Alassane Ouattara, il ya eu plus dix milles morts au sol, entre l’ouest  de la Côte-d’Ivoire où  Guillaume Soro et ses hommes ont commencé la marche de la victoire sur le régime de Gbagbo, en massacrant femmes et enfants, et Abidjan où la bataille contre les résistants de Yopougon, s’est arrêté par le manque de munitions des combattants de la liberté. 

10 milles morts, pour installer un président de la république au pouvoir. C’est le chiffre véritable.

Car le chiffre de trois milles morts, servi par Alassane Ouattara aux médias européens, est celui que Maurice Kakou Guikahué du PDCI à donné (en précisant qu’il s’agit bien des militants du RHDP) au cours d’un point de presse.

Aux combattants de la liberté,  qui n’ont pas fuient la Côte-d’Ivoire assiégée par les tirs des hélicoptères et les obus, je rend, un grand hommage.

Surtout, pour l’amour du pays, qu’ils ont montrés dans la résistance (qui a duré un mois).

Aujourd’hui à l’orée d’un nouveau printemps de la résistance, je  salut les combattants par leurs codes d‘identification:  

Le Cdt Yokoyoko (alias Papa roméo) Le Cdt Zagbayou, Zeguen, Capo chef Bino, le Cdt Eko, Kamel Abayomi, Gbizré capo, ComZone Koutouan Blétiokloè, KoKolédjà, Silencieux, Virus, Macdog, Sergent Côte-d’Ivoire, Senateur, Pkm, A52, Delta, CP1-Côte-d’Ivoire, Hôtel, la mère Colette, PC, Vectho-Côte-d‘Ivoire, Rougeot Marie-claire(aliasgrakoi), Rougeot Jumeaux, Rougeot koré, Junior Gbagbo, Dragonba, Gbotou, Bauer, Ayèrè-toujours, le prophète, Cyclone, Cdt Tchang, Gademè, Cdt Gbagbamlin, Petit Konan, Ousmane, Mougoudja, Zélor, Denco, Carin, Anaconda, Parrain, Brico-Côte-d’Ivoire, Charlie-Bravo, Gbeuliakou, Michant, Dadis, Rafale, Freeman, Aquelle heure, Kolo Didier, Robot, Bobby, Esprit, Dro, Coq à petits zo(alias Zagoté) Le saint, Mourihno, Sakmo, et à tout ceux dont on a pas cité les noms.….

Je rend gloire à ceux qui sont tombés au front, dans l‘enfer d‘Abidjan, les armes à la main, ce sont: Le Cdt Bogota, Gnérin Dadouè, Andimélo, koko, Maguy le Tocard, Zoulou, K.Charles, Petit Piment, Zoulou Zeguedoua, Gbagbadè…..,

Aux soldats présent, il faut dire, que le combat pour la libération de la Côte-d’Ivoire n’est pas terminé. C’est une bataille qui est momentanément perdue, mais pas la cause, encore moins le combat.

Et pour cela, il faut que le moral reste haut. 

Car, toute l‘Afrique nous regarde, le monde entier regarde, les combattants de nôtre pays, qui à su dire non en 2011.

Depuis la guerre de libération de l’Algérie, aucun pays de l’Afrique noire francophone, n’a jamais essayé de se libérer les armes à la main, des entraves de la colonisation et de la néo-colonisation. 

Alors l’Afrique noire francophone entière, se posent aujourd’hui des questions: « la libération, des griffes de la colonisation , passera-t-elle par les nationalistes insurgés de  Côte-d’Ivoire? », c’est à nous de répondre, pour la continuité de la bataille, où de nous refugier dans la défaite. Le défi sera relevé.

Bernard DOZA, journaliste-écrivain, en retrait à Cotonou(Benin) 

Source : Lynxtogo

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:44

 

Ludovic_Lado.jpg
Père Ludovic Lado

 

Les Camerounais sont d’ordinaire fiers de dire que le Cameroun est l’Afrique en miniature, et avec raison. C’est un beau pays qui frappe par sa diversité géographique, climatique, ethnique et culturelle. Parlant de diversité culturelle, il compte à lui seul près de 250 groupes ethniques. Quelle richesse humaine ! On a là tous les ingrédients pour des brassages de toutes sortes surtout dans un contexte où la construction d’une identité nationale est encore éprouvée par diverses formes de replis identitaires. Même si la peste du tribalisme a encore de beaux jours devant lui au Cameroun, les jeunes générations donnent des signes de croire que l’avenir appartient au brassage, au métissage, surtout dans un monde où les hommes et les choses circulent, où les sentiments au gré des rencontres se moquent des identités primaires. C’est un processus certes lent mais irréversible. A la faveur d’événements récents, on de bonnes raisons d’affirmer que la cohabitation ethnique au Cameroun reste très fragile malgré les brassages qui s’y produisent. La relative stabilité sociale couve de vifs ressentiments d’ordre ethnique, un véritable volcan qui n’attend que des conditions favorables pour cracher du feu. Les passions que déchaine ce sujet sont d’une telle violence et ont un tel pouvoir aveuglant qu’elles obscurcissent la raison, même d’intellectuels par ailleurs plutôt lucides. Chez nous, le tribalisme, comme rejet de l’autre culturellement différent, est un nœud de frustrations, de rancœurs et de ressentiments qui cristallisent de fortes charges émotionnelles, lesquelles littéralement possèdent des individus voire des collectivités. Il y a lieu de parler d’une pathologie sociale. Qui est tribaliste et qui ne l’est pas ? Au Cameroun, le tribalisme n’a pas d’ethnie. C’est très facile de croire que ce sont les autres qui sont tribalistes. Les dynamiques de socialisation au Cameroun ont fait du tribalisme vécu ou subi une expérience dont l’intériorisation, souvent inconsciente, forge des clés de lecture biaisées. Très souvent il s’agit d’un tribalisme sectoriel et situationnel, même s’il n’est pas rare de tomber sur des cas pathologiques. Combien d’entre-nous peuvent prétendre n’avoir jamais fait des considérations qui tendent à enfermer les ressortissants de telle ou telle autre ethnie dans des préjugés ou idées reçues ? Combien de parents sont prêts à donner leur bénédiction au fiancé ou à la fiancée de leur fils ou fille issu d’une ethnie autre que la leur? Les racines profondes du tribalisme sont à chercher dans l’ignorance et l’aveuglement né de l’endoctrinement. C’est une tendance irrationnelle qui se joue de la raison. Nous oublions un peu trop vite que nul ne choisit ses parents, son lieu de naissance, son ethnie ou sa culture. La vie est un don absolument gratuit qu’on reçoit des autres et que l’on nous reprend souvent malgré nous. On ne naît pas de telle ou telle autre ethnie, on le devient accidentellement. Il n’y a pas à en rougir, il n’y pas à en être particulièrement fier ! On n’y est pour rien ! C’est dont irrationnel de rejeter un être humain parce qu’il est culturellement différent. La différence est inscrite dans la nature même des choses, elle est inhérente à l’ordre du cosmos et contribue à sa beauté. L’univers des fleurs nous en donne une belle illustration et nous gagnerons à nous laisser instruire par la nature.

 

 


Père Ludovic Lado, Directeur de l’Institut de la Dignité et des Droits Humains d'Abidjan

Les identités ethniques et nationales sont donc des accidents historiques et notre récente histoire coloniale est là pour nous le rappeler. L’éducation devient un endoctrinement, un empoisonnement de l’esprit quant ceux et celles qui en ont la responsabilité enseignent aux enfants dès le bas âge que le fait d’avoir été moulé dans telle ou telle autre culture les rend fondamentalement différents des ressortissants d’une autre culture. C’est cet empoisonnement qui engendre la méfiance, laquelle peut, à l’occasion, devenir de la haine tribale. Prêcher l’exclusion ethnique aux enfants, c’est armer l’esprit qui ensuite arme la main. Le tribalisme et le nationalisme qui en dérivent sont des poisons de l’esprit dont les victimes jonchent les routes de l’histoire de l’humanité. Nous avons encore beaucoup de choses à apprendre des martyrs de l’indépendance du Cameroun, surtout de la synergie interethnique dont ils ont fait preuve. Ils s’appelaient Ruben Um Nyobe, Osende Afana, Abel Kingue, Ernest Ouandie, Félix Moumié, etc. Ils nous ont montré le chemin : mettre la nation comme projet politique collectif avant les intérêts individuels ou claniques. Mais les héritiers ont sacrifié le patriotisme à l’art du pillage et à la luxure. Nous bradons aujourd’hui le fruit de tant de sacrifices sur cette terre camerounaise qui risque de s’ouvrir un jour pour nous engloutir à cause d’une telle ingratitude. Les Camerounais ont intérêt à tirer les leçons de ce qui s’est passé ces deux dernières décennies au Rwanda, au Kenya, en Côte d’Ivoire, etc. Nous oublions si souvent que « la haine est contagieuse, qu’elle s’aggrave et se propage comme une maladie ; qu’aucune société n’est assez saine pour être automatiquement immunisée » (Martin Luther King). Ce serait donc une autre illusion de croire que le Cameroun est à l’abri de telles tragédies. Nous en avons tous les ingrédients. C’est maintenant qu’il faut agir, car en cette matière mieux vaut prévenir que guérir! Il faut prévenir en diagnostiquant les vrais problèmes relatifs à l’ethnicité au Cameroun, par exemple dans le domaine foncier, et en organisant des dialogues communautaires pour chercher des solutions idoines. Il faut prévenir en éduquant la jeunesse à la fraternité universelle qui commence par la fraternité nationale. L’ennemi commun des Camerounais n’est pas tel ou tel autre groupe ethnique, c’est l’exclusion sociale et les injustices qui engendrent la pauvreté, et cette pauvreté n’a pas d’ethnie. Si chacun a son dû, ces identités primaires deviendront une préoccupation secondaire. Le Cameroun a fait de grandes avancées en ce qui concerne le brassage gastronomique, vestimentaire, musical, etc. 

Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest les recettes, les rythmes musicaux, les modes vestimentaires sont consommés sans considération d’ordre ethnique. Au contraire, la variété est appréciée et les nouvelles expériences encouragées. C’est le brassage humain qui traîne le pas, les choses ont pris de l’avance sur les hommes. Mais le processus est irréversible car l’avenir appartient au métissage et aux métis. Les mariages interethniques vont se poursuivre et se multiplier, et c’est dans le creuset de cette hybridité que se forgera une certaine culture de l’humain tout court au grand dam des discours et des politiques de l’autochtonie. En guise de conclusion, je partage tout à fait l’utopie de l’afropolitanisme de Achille Mbembe qu’il décrit comme une « pratique et une pensée de la circulation». Il poursuit: «Car, ni l’indigénisme, ni le nativisme ne sauveront l’Afrique. Le Continent doit absolument s’ouvrir, et d’abord a lui-même. Que l’on abolisse les visas ; que l’on crée une vaste zone continentale de libre circulation ; que l’on accorde la nationalité africaine à qui veut l’obtenir. » Ce qui paraît d’ailleurs incohérent chez nous autres les Africains, c’est que d’une part nous nous plaignons du fait que la colonisation occidentale nous a enfermés dans des frontières nationales arbitrairement tracées par les Blancs mais d’autre part nous instrumentalisons les mêmes frontières pour exclure et tuer. 

La Déclaration Universelle des Droits Humains qui incarne aujourd’hui le consensus moral de la communauté internationale sur la dignité humaine nous rappelle dans son article premier que « tous les hommes naissent égaux en dignité et en droit. Ils sont doués de conscience et de raison et doivent agir les uns envers les autres avec un esprit de fraternité ». La fraternité signifie que tout homme est mon frère et toute femme est ma sœur, car l’humanité est une. L’Afrique qui est le berceau de l’humanité est mieux placée pour le comprendre et devrait être la gardienne de cette fraternité universelle. Il est temps, il me semble, qu’une véritable politique de l’intégration nationale se mette en place au Cameroun. L’intégration se construit et l’Etat doit encourager les citoyens qui donnent le bon exemple. Par exemple, pourquoi la République n’instaurerait pas une prime spéciale pour les mariages interethniques puisqu’ils contribuent concrètement à l’intégration nationale ? L’avenir appartient au métissage et c’est tant mieux pour toute l’humanité.

Par Père Ludovic Lado, Directeur de l’Institut de la Dignité et des Droits Humains d’Abidjan.

 

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:36

AU COEUR DE L’ANARCHIE LIBYENNE.

 MISRATA-AVANT-ET-APRES.jpgLibye11.jpg

 

La guerre civile libyenne a éclaté le 17 février 2011 à Benghazi et dans les principales villes de Cyrénaïque où les partisans du colonel Kadhafi ainsi que des policiers furent massacrés. La ville de Misrata suivit quasi immédiatement le mouvement ainsi que la région du jébel Nefusa dans l’extrême ouest du pays. 

 

L’escalade des combats fit que le 17 mars 2011, par la résolution 1973, le conseil de sécurité de l’ONU demanda aux pays concernés de prendre toutes les mesures nécessaires à la

protection des civils. La France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis décrétèrent alors une zone d’exclusion aérienne et attaquèrent les forces du régime qui marchaient sur Benghazi. A partir du 31 mars, l’Otan prit la direction des opérations.

 

La guerre civile libyenne ne présenta pas un front homogène car elle fut éclatée, des combattants se formant dans les villes et dans les zones tribales en kata’ib (katiba), brigade selon la terminologie britannique et cela quelque fut leur effectif. Ces brigades révolutionnaires se voient aujourd'hui comme les garantes de la révolution et elles ne font pas confiance à l’ancienne armée, l’armée nationale. Cependant, leur principal souci est de demeurer autonomes.

 

Les trois principales zones d’implantation de ces brigades sont Benghazi et la ville de Derna en Cyrénaïque, Misrata et Zintan (Zenten) en Tripolitaine.

 

- Misrata, la troisième ville de Libye, totalise plus de 40 000 hommes armés. Le 15 novembre 2011 les auteurs de l’article y recensaient 236 brigades équipées de 820 blindés divers, de plus de 2300 véhicules équipés de mitrailleuses et de dizaines de canons de divers calibres. Originaire de Misrata, le général Youssef al-Mangouch est à la fois le chef de l’armée nationale et de la coordination des milices à l’échelle nationale, ce qui lui donne en théorie un pouvoir considérable. - Le Conseil militaire de Zintan rassemble les brigades de Zintan et du jebel Nefusa. Militairement parlant, il s’agit de l’ensemble le plus aguerri. Il détient Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi.

 

- En Cyrénaïque, trois groupes armés dominent. Deux d’entre eux sont basés à Benghazi, à savoir la Brigade des martyrs du 17 février, forte de 3000 hommes et affilée aux Frères musulmans et la Brigade Raf Allah el-Chahati composée d’islamistes radicaux.

 

Ces deux brigades obéissent en théorie aux nouvelles autorités de Tripoli. La seconde a été expulsée de son cantonnement à Benghazi par la foule en colère le lendemain de l’assassinat de l’Ambassadeur américain, le 12 septembre 2012. La troisième brigade est celle des Martyrs d’Abou Slim. Basée à Derna, elle rassemble des islamistes radicaux. Ces divers groupes armés relèvent de quatre grands types :

 

- Les brigades révolutionnaires demeurent groupées autour de leurs propres chefs. Elles sont plus ou moins liées aux autorités gouvernementales auxquelles elles obéissent quand elles trouvent un intérêt à le faire. Certaines de ces unités ont constitué une coalition de brigades et de conseils militaires locaux « unis » dans une coordination nationale, le National Shield (bouclier libyen) ou Garde nationale, divisée en quatre régions : est, ouest, centre et sud. Elles sont ancrées sur leurs implantations régionales. Ces unités peuvent être envoyées en renfort dans d’autres régions, ce qui fut le cas à Koufra quand elles intervinrent contre les Toubou, à Sabha ainsi qu’à Zuwara et à Bani Walid depuis fin octobre 2012. A Misrata,

7000 hommes ont été intégrés dans cette force.

 

- Les brigades révolutionnaires n’obéissent pas aux nouvelles autorités et elles ont refusé d’intégrer la nouvelle armée ou la police.

- Les brigades post révolutionnaires sont essentiellement

composées d’anciens kadhafistes ou pour le moins de groupes n’ayant pas lutté contre lui. Elles se trouvent à Syrte et à Bani Walid où elles disposent d’un armement important. Elles sont organisées autour des tribus demeurées fidèles au colonel Kadhafi, essentiellement les Warfalla et les Kadhafa.

- Les milices opportunistes composées de criminels souvent abrités derrière le paravent religieux fondamentaliste.

 

 

Un an après la fin du régime du colonel Kadhafi, la ville de Misrata est méthodiquement occupée à prendre le contrôle de la Libye. Abritant les plus importantes

forces miliciennes du pays, « auréolée » par la capture de l’ancien guide, ses forces, aidées par des miliciens venus de Cyrénaïque viennent de s’emparer de

la ville de Bani Walid, « capitale » de la tribu des Warfalla. Dans la lutte traditionnelle contre leurs rivaux du sud, ils viennent donc de marquer un point.

 

Sur le terrain, la Libye « utile » est coupée en cinq :

 

- La Cyrénaïque où deux guerres se déroulent. L’une oppose les fondamentalistes musulmans dont le fief est la ville de Derna aux « traditionalistes » rassemblés

derrière les confréries soufi. L’autre voit se dresser contre le pouvoir de Tripoli ceux qui veulent une Libye bicéphale, fédérale ou confédérale.

 

- L’ouest de la Tripolitaine avec les milices berbères (berbérophones ou arabophones) du jebel Nefusa « alliées » de fait aux Warfalla.

 

- Misrata avec sa puissante force militaire et dont est originaire le général Youssef al-Mangouch, à la fois chef de l’armée et coordinateur des milices « ralliées »

au pouvoir de Tripoli.

 

- Tripoli et le «pouvoir central» qui doit négocier avec les diverses milices pour tenter d’exister.

 

- Le grand sud devenu une zone grise où le « pouvoir », ancré sur le littoral méditerranéen n’est obéi ni des Touareg, ni des Toubou, ces derniers devant périodiquement

faire face à des raids lancés contre eux par les tribus arabes.

 

L’attaque contre Bani Walid était destinée à conforter la domination de Misrata sur la Tripolitaine, tout en afaiblissant les milices du jebel Nefusa en faisant tomber leur « allié » warfalla. Le prétexte de ce rezzou tribal fut la mort d’Omran Ben Chaaban Osman, un des assassins du colonel Kadhafi capturé puis lynché le 20 octobre 2011 après un raid de l’aviation de l’OTAN sur le convoi de véhicules qui le transportait. Célèbre pour avoir paradé le révolver du colonel Kadhafi à la main, nombreux étaient ceux qui avaient juré sa perte.

 

Blessé à Bani Walid lors d’une précédente tentative de prise de la ville par les miliciens de Misrata, il y fut fait prisonnier et longuement torturé.

Finalement libéré aux termes de ténébreuses tractations, c’est aux frais du contribuable français que cet assassin fut transporté à Paris par avion sanitaire pour y être soigné. Il y mourut dès son arrivée. Pour mémoire, ce furent les forces spéciales françaises qui sauvèrent les insurgés de Misrata alors que la ville était sur le point de tomber entre les mains des forces fidèles au colonel Kadhafi. Pourquoi tant de sollicitude française envers Misrata ?

 

Désormais totalement dépendant de Misrata, la seule marge de manoeuvre du « gouvernement » de Tripoli va être de louvoyer entre ses puissants soutiens et les autres milices…, jusqu’au prochain épisode car un lien unit les différentes composantes tribalo miliciennes de Libye : leur commune détestation des habitants de Misrata…

 

Dans un proche avenir nous devrions assister à une crispation sur le front ouest où l’armée gouvernementale - lire les milices de Misrata -, va tenter de mettre au pas les forces du jebel Nefusa et de Zenten. Le prétexte de la guerre tribale qui s’annonce pourrait être le sort de Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi que les miliciens de l’ouest refusent de remettre aux autorités de Tripoli. Cette question sera un test permettant de mesurer le véritable rapport de force sur le terrain.

Source : la voix de la libye.com

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de afrohistorama.over-blog.com
  • Le blog de afrohistorama.over-blog.com
  • : AFROHISTORAMA Toute L’histoire sans histoire. CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR ET VOIR.
  • Contact

EVENEMENT

 

PROSPECTUS.jpg

 

Invitation: DEVOIRE DE MEMOIRE

Expo um1

CITOYENS

POUR LA MEMOIRE DU CAMEROUN

Affiche-semaine des heros et martyrs  

Renseignements:

Email : neuronesnews@gmail.com 

Mobile : 0033 (0)6 26 29 43 29

______________________________________________

 

Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

Recherche

DIVERS

 


L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

OEDC-copie-1.jpg


Email: oedc-info@oumarou.net

 Google+:

observatoirelectioncameroun@gmail.com

 

France:0033(0)6 26 29 43 29

Belgique:0033(0)4 83 69 23 12

 

Skype: oelection-cameroun

Facebook: observatoire des élections

de la diaspora camerounaise

 

 

  ........................................................................................

Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

----------------------------------------------------------------------

LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

------------------------------------------------------------


annonces

 

 


code noir

  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

  affiche-contre-l-esclavage-monetaire_001.jpg

 

images divers5

 

Affirmation

 

   ONU-complice-du-genocide-au-kongo.jpg

 

      Logo-Afrohistorama

      AFROHISTORAMA TV

 

  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

 ----------------------------------------------

 

 

simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

---------------------------------------------------------------------------

 

Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine