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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 08:00

Le scandale du tourisme sexuel au Maroc

 

Outre le fait qu’elle a fait voler en éclats le mythe, sulfureux mais tellement gaulois, du casanova politique, l’affaire DSK a libéré un torrent de paroles, dont celle du philosophe et politicien à ses heures, l’ancien ministre de l’éducation nationale Luc Ferry, qui a littéralement inondé le plateau de Canal +, le 30 mai dernier.

Evoquant un palier de plus dans l’ignoble et le hautement répréhensible – la pédophilie et le tourisme sexuel abusant de la misère humaine au Maroc – Luc Ferry, qui a eu le tort de ne pas en dire assez après en avoir trop dit, prétendait connaître, comme le Tout-Paris, un « ancien ministre, qui s’est fait poisser à Marrakech, dans une partouze avec des petits garçons ».

Alors qu’une association marocaine oeuvrant dans la protection de l’enfance se dit déterminée à en savoir plus et à intenter une action en justice, le cas échéant, la vidéo ci-dessous est extraite d’un reportage qui hélas apporte de l’eau au moulin de ces terribles secrets d’alcôve tenus secrets.

 


 

 


http://www.youtube.com/watch?v=DNsT_NGxbGc&feature=player_embedded#at=188

Djamal Benmerad
Journaliste, écrivain
Bruxelles

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 22:21

La Vision d’un leader :  Ecoutez cette  adresse et vous comprendrez pourquoi le président Laurent Gbagbo a une vision pour la Cote d’ivoire et Ouattara pas.

 


 
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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 21:53

Mr Lanciné CAMARA

Président de l’.U.I.J.A

Union Internationale des journalistes Africains

afrique

 

INVITATION

Disons le et écrivons le avec modération et sens de la mesure : Face a la tempête soulevée par l’affaire « Nafissatou Diallo – DSK » Peut-on  enfin en profiter pour sauver le continent noir de l’impérialisme sexuel des uns et du colonialisme économique des autres ?

 

Il ne s’agit nullement d’une science fiction quand nous expliquons que l’impérialisme sexuel, depuis longtemps, bien avant DSK – Naffissatou Diallo. Tout en respectant la présomption d’innocence, la modeste U.IJ.A a choisi d’ouvrir le débat, d’appuyer et d’épauler la personne qui a moins de moyens financiers et médiatiques (C’est-à-dire Nafissatou Diallo).

Et peut-être de contribuer à la mise à mort d’une certaine « Françafrique sexuelle faite de pédophile, nous dit-on au Maroc, et de pillage des matières premières du continent noir dont est originaire la pauvre et dynamique Nafissatou Diallo résistant au bras armé jouisseur du F.M.I »

               D’où l’utilité de cette invitation pour en parler et y voir clair :

LE SAMEDI

De 13H00 A 17H00

Salle Eugène Varlin

Bourse du Travail de Paris

3, Rue du Château D’eau

75010 PARIS

Métro Republique lignes 5, 7, 8, 9, 11

VENEZ NOMBREUX ET NOMBREUX !!!!!!!!!!!!!

Contact : 06 19 78 84 17 ou 06 61 09 09 79

               Email : lancinecamara@hotmail.fr   ou aissatousy001@yahoo.fr

 U.I.J.A / Le Devoir Africain, 1 allée du 8 mai 1945- 94140 ALFORVILLE

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LE DEVOIR AFRICAIN

Magazine africain engagé pour une nouvelle vision et un meilleur concept de l’information Nord-Sud et Sud-Nord Bimestriel Indépendant.



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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 16:06

AVIS DE RECHERCHE

Mlle Bouriahi Mariam Disparue

Avis-de-Recherche.jpg

Disparu depuis le 3 juin 2011 à 17h

Si vous l’apercevez ou avez des informations sur elle

Contactez

 La police

 Ou le numéro suivant : 06. 46 08.06.88

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 13:24

 

Colonel Kadhafiphoto60-copie-2

 

La réponse de Mbombog Ntohol a appel d’Hillary Clinton sur la Libye et la Chine.

t-29 OUEST Foumban Art Bamoun 02

 

L’appel de Hillary ne sera pas entendu sauf par les dictateurs Africains, les mêmes qui ont participé  au complot et meurtres contre le peuple ivoirien.

 

De quel droit elle se permet de dire aux présidents Africains de lâcher un homme qui a beaucoup  fait pour l’Afrique. Ceux qui ont déjà répondu à son appel comme les présidents du Sénégal et Mauritanien ne représentent pas l’esprit qui anime l’Afrique d’aujourd’hui, et sabotent l’union Africaine qui est contre le meurtre du peuple Libyen. Les agents occidentaux que le président Laurent Gbagbo désignait lors des réunions de l’Union Africaines se dévoilent de plus en plus.

Les Etats-Unis n’ont jamais demandé pardon pour l’esclavage que les noirs ont subit, les Etats-Unis continuent à maltraiter les noirs.

Ces leçons contre la Chine ou contre le guide de la jamahyra Libyenne, elle n’a qu’à se les mettre là ou elle veut. Nous africains ne voulons pas de ces conseils.

Elle peut prendre ses collabos Africains avec elle, les Africains n’en veulent pas.

Comment peut-elle osée dire  je cite : « les présidents Africains doivent retirer leur soutien à leur homologue libyen Mouammar Kadhafi, estimant qu'il était temps qu'ils mettent en œuvre leurs engagements en faveur de la promotion de la démocratie sur le continent. ». Est-ce Alcide Dje Dje Ministre ivoiriens des affaires étrangères pourrait demander a tous les présidents de l’Europe+Etats-Unis de lâcher le président Sarkozy.

Concernant la démocratie en Irak, Afghanistan, Cote d’ivoire et Bahreïn, on voit de quelle démocratie elle parle, nous n’en voulons pas. Leur démocratie n’existe et n’a jamais existée, elle est génocidaire, finalement beaucoup de gens ont finalement compris avec le tourbillon du golf ce qu’on appelle démocratie.

En Libye existe une vraie démocratie, basée sur le peuple, c’est elle qui a permis aux libyens d’avoir la qualité de vie qu’ils ont par rapport au pays comme le Sénégal ou on nous a toujours chanté la démocratie.

Dommage que des petits hommes Africains puissent répondre à ce genre d’appel. D’ailleurs étant petits,  peuvent –ils faire autrement. Un grand homme ne suit pas, on le suit.

Cet appel est un aveu d’échec sur le plan militaire pour l’OTAN qui n’arrive pas à déloger le régime populaire du guide Libyen. C’est la raison pour laquelle elle en appelle aux meurtriers Africains. On les connait. Ils répondront à l’appel. Mais leur réponse sera inaudible et inopérante. Le colonel Kadhafi est eternel, ne partira que lorsque le peuple Libyen le souhaite et non par une bande de terroristes ne serait-ce étatique.

Elle parle de la longévité au pouvoir. Venons-en. Et les royautés Européennes alors ?

Le peuple Africain ne pose pas comme préalable la longévité de ses dirigeants au pouvoir. C’est de la corruption, la dictature et le bradage des ressources du pays, l’incompétence des administrations à gérer le pays. Or le colonel a été tout au long de son règne à ce jour le contraire de la dictature et du bradage des ressources.

Donc Madame Clinton fait fausse route. Si elle est venu en Afrique pour les vacances et rencontrer ses amis les dictateurs, je la souhaite bonne vacances. Sinon qu’elle retourne en Europe son pays.

 

Tibune libre de Mbombog Ntohol

 

Afrohistorama n’est pas responsable du contenu

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 12:07

 

Un Général américain est venu sollicite l’approbation de l’Algérie pour le transfert du siège de l’Africom en Afrique, plus précisément au Burkina Faso ou au sud de la Libye en cas de victoire des terroristes.

Avion-copie-1

 

Le général américain Carter F. Ham à Alger
Le général Carter F. Ham, chef du Commandement militaire américain pour
l’Afrique (Africom, basé à Stuttgart - Allemagne) a effectué une visite de deux
jours du 31 mai au 2 juin.

Selon Brahim Takheroubt de L'Expression, deux hypothèses se dégagent de cette
visite :

«La première est que le général américain est venu solliciter l’approbation del’Algérie pour le transfert du siège de l’Africom en Afrique, plus précisément au Burkina Faso ou alors carrément au sud de la Libye, "ce que l’Algérie
n’acceptera jamais" (...) La deuxième lecture faite à cette visite du général consiste à dire qu’il y a une véritable pression sur l’Algérie pour la convaincre d’accepter une action militaire sur la Libye à partir du territoire
algérien. »

Selon le quotidien arabophone Al Khabar «l’Algérie a refusé de permettre à des appareils de la coalition ayant décollé des bases aériennes américaines en Espagne et en Angleterre, d’utiliser son espace aérien, pour bombarder les
forces pro-Kadhafi».

Le même journal révèle également que «des pays qui conduisent les frappes militaires contre la Libye ont demandé ces derniers jours à l’Algérie, à travers des voies diplomatiques et militaires officielles, d’autoriser l’utilisation de
l’espace aérien algérien, pour parvenir à la région des opérations militaires en Libye». Jusque-là, les appareils de la coalition n’arrivent pas à atteindre la profondeur du Sahara libyen où Kadhafi se réfugierait.

L'Algérie est souvent accusée par les Occidentaux de faire obstacle au renversement du régime libyen. Comme la Syrie, l'Algérie au mois de mars s'était opposée à la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne en Libye. En avril la
ligue des droits de l’Homme libyenne a affirmé que des mercenaires arrêtés par les rebelles avaient été recrutés par les services de sécurité algériens (DRS), mais le commandant de l'Africom lui-même l'a démenti lors de son passage à Alger (pour des raisons diplomatiques ?). Selon Jeune Afrique, Aïcha, la fille unique de Kaddafi, "serait réfugiée dans le plus grand secret en Algérie depuis le 16 mai sous la protection personnelle du président Bouteflika à la suite de
l'assassinat de son frère cadet par l'OTAN.

Il est vrai que les services de sécurité algériens redoutent que les éléments islamistes proches d'Al Qaida qui ont massivement intégré l'armée rebelle de Benghazi ne relancent le terrorisme et la guerre civile sur le territoire
algérien.L'Expression le 19 avril parlait de "complot de déstabilisation" de l'Algérie.

Le Quotidien d'Oran, pour sa part, estime que la visite de l'officier étatsunien est surtout liée à la coordination de la lutte anti-terroriste dans le Sahel : il note qu'elle "intervient une semaine après la fin de la réunion des chefs
d'état-major des pays du Sahel à Bamako (Mali), où l'accent a été mis sur l'urgence d'une généralisation de la lutte contre les groupes d'Al Qaida Maghreb (AQMI). L'appel à une union des forces et des moyens militaires des pays
concernés est d'autant nécessaire que le danger terroriste, avec les dommages provoqués par la guerre civile en Libye, risque de se propager rapidement dans plusieurs pays, et particulièrement en Tunisie. C'est dans cette perspective que
les quatre pays du Sahel, à travers leur état-major conjoint (Cemoc) ont pris la décision de confier à l'Algérie la préparation d'une rencontre à Alger vers le 3ème trimestre 2011 sur la lutte contre le terrorisme dans la région. Une
réunion à laquelle seront conviés les experts des pays de l'Union européenne et des Etats-Unis."

Mais cette lutte anti-terroriste dans toute l'Afrique du Nord-Ouest est elle-même liée à la guerre de Libye. Selon les services de sécurité algériens, début avril un convoi composé de 8 véhicules tout-terrain, chargé de missiles russes terre-air de type SA-7, l´équivalent du Stinger occidental et de matériels de guerre divers puisés par les rebelles de Banghazi dans les stocks de l´armée libyenne a déjà été acheminé au Mali, via le Tchad puis le Niger pour
se retrouver entre les mains de l'AQMI. D'autres on peut-être circulé. L'Algérie a dû affecter plus de 7 000 hommes à la protection de ses frontières dans le désert pour limiter ces trafics.

Ainsi pendant que les Etats-Unis jouent les pompiers pyromanes de l'Afrique du Nord en poursuivant la guerre en Libye, ils se "coordonnent" avec l'Algérie pour gérer la répression de groupes terroristes dont ils facilitent par ailleurs
l'approvisionnement en armes. Une contradiction qui n'augure rien de bon pour la stabilité de l'Algérie.
Par Atlasaltern

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 11:41

 

Stand up for Africa in Auguts the 20th in Washington DC / Levez-vous pour l'Afrique le 20 Aout 2011 à Washington DC.

 

 

 


 
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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 11:29

 

 

ImageCote-d-Ivoire.jpg

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 11:16

Afrique-Chine : Partenariat gagnant-gagnant            ou décolonisation occidentale de l’Afrique ?

 

Chinafrique.jpgL'Afrique est Ruinée ? La Chine est Preneuse

L'Afrique, les puissances coloniales l'ont pillée jusqu'en 1960, avant de pérenniser leurs intérêts en y soutenant ses régimes les plus brutaux. L'aide, que l'on estime à 400 milliards de dollars pour toute la période 1960-2000 (400 milliards, c'est l'équivalent du PNB de la Turquie en 2007, mais aussi des fonds que l'élite africaine aurait cachés dans les banques occidentales), n'a pas produit l'effet escompté et aurait même, selon une théorie en vogue, empiré les choses.

Le dernier acte de la mondialisation se joue loin des yeux occidentaux. Ses acteurs ?  Des milliers de migrants chinois qui s'installent partout en Afrique pour construire, produire et commercer. Serge MICHEL et Michel BEURET, avec le photographe Paolo WOODS, sont allés à leur rencontre.

Nous publions des extraits du prologue de leur livre, qui paraît mardi 20 mai 2011. La Chinafrique, Pékin à la conquête du continent noir, photographies de Paolo WOODS. © Editions Grasset & Fasquelle, 2008.

"Ni hao, ni hao".Nous marchions depuis dix minutes dans cette rue de Brazzaville quand une joyeuse pelote de petits Congolais s'est arrêtée de courir après un ballon pour nous saluer. Les Blancs, en Afrique, ont l'habitude des "hello mista", des "salut toubab" ou des "Monsieur Monsieur". Mais ces enfants, alignés et souriants au bord de la rue, ont enrichi le répertoire. Ils ont crié "ni hao, ni hao", bonjour en chinois, avant de reprendre leur jeu. Pour eux, tous les étrangers sont chinois.

Quelques centaines de mètres plus loin, une société chinoise était en train de construire le nouveau siège de la télévision nationale congolaise, un bâtiment de verre et de métal comme tombé du ciel dans ce quartier populaire. Et à l'entrée de la rue, cette même société érigeait une villa somptueuse pour un membre du gouvernement, sans doute en remerciement de l'attribution du chantier de la télévision.

En ville, d'autres compagnies chinoises mettaient la dernière main au nouveau ministère des affaires étrangères et de la francophonie et bouchaient les trous d'obus dans les bâtiments touchés par la guerre civile.

A 2 250 km au nord-ouest de là, dans la banlieue de Lagos, au Nigeria, l'usine Newbisco passait pour une malédiction. Fondée par un Britannique avant l'indépendance de 1960, cette unité de production de biscuits secs a changé souvent de mains, aucun propriétaire n'étant capable de la tenir à flot dans un pays où les exportations pétrolières et la corruption étouffent toute autre activité économique.

En 2000, son avant-dernier patron, un Indien, a revendu Newbisco en état de ruine à l'homme d'affaires chinois Y. T. CHU. Lorsque nous sommes entrés dans l'usine, un matin d'avril 2007, une odeur de farine et de sucre flottait dans l'air. Les tapis roulants charriaient chaque heure plus de trois tonnes de petits biscuits aussitôt emballés par des dizaines d'ouvrières. "Nous couvrons à peine 1 % des besoins du marché nigérian", a dit Y. T. CHU en souriant.

Les reporters rentrent souvent d'Afrique avec des histoires dramatiques d'enfants affamés, de conflits ethniques et de violences incompréhensibles. Nous avons bien sûr été témoins de tout cela lors de nos reportages en Afrique ces dernières années, mais, cette fois, au moment de commencer la rédaction de ce livre, ce sont les images d'une Afrique nouvelle qui nous passent devant les yeux : les enfants de Brazzaville qui saluent en chinois, l'usine de biscuits de Lagos ou encore l'autoroute construite au Soudan, que nous avons empruntée à l'été 2007.

Nous roulions depuis deux heures entre Khartoum et Port-Soudan lorsqu'un passage du livre de Robert FISK nous est revenu en mémoire. En 1993, c'est dans un village à gauche de cette route que le reporter britannique avait rendez-vous avec Oussama Ben LADEN, réfugié au Soudan après avoir appelé à la guerre sainte contre les Américains en Arabie saoudite. Pour remercier ses hôtes soudanais, il a expliqué à FISK qu'il allait construire une nouvelle route de 800 km entre la capitale et le grand port.

En 1996, le terroriste est obligé de fuir à nouveau, cette fois en Afghanistan, où il a développé d'autres projets que le génie civil. Qui allait terminer son chantier ? Les Chinois. Ils prévoient même de le doubler d'une voie de chemin de fer.

Arrivées massivement dans le pays dès le milieu des années 1990, les entreprises chinoises y ont déjà investi 15 milliards de dollars, en particulier dans les puits de pétrole qui fournissent aujourd'hui à la Chine jusqu'à 10 % de ses importations.

Pendant plus d'un an, nous avons parcouru des milliers de kilomètres et visité quinze pays pour raconter ce que la Chine fait en Afrique. L'idée nous trottait dans la tête depuis un certain temps, mais elle s'est imposée lors d'une rencontre impromptue avec LANSANA CONTÉ, le président de Guinée, à la fin octobre 2006. Cela faisait une dizaine d'années qu'il n'avait pas parlé à la presse étrangère.

Pourquoi accepter de nous voir, ce jour-là, dans son village natal, à trois heures de la capitale, Conakry ? Peut-être le besoin de prouver qu'il était encore vif, alors qu'on le disait à l'agonie et que le pays se laissait gagner par le chaos. De fait, la discussion fut assez sombre, malgré le décor ravissant de sa grosse villa donnant sur son lac privé. Le président a traité la plupart de ses ministres de "voleurs" et fustigé les Blancs "qui n'ont jamais cessé de se comporter en colons". Il a fait l'éloge d'une Guinée agricole et a paru accablé par la découverte off-shore de gisements pétroliers qui, à son avis, feront de la Guinée un pays plus corrompu encore.

Une seule fois, le visage présidentiel s'est éclairé : lorsque la discussion a glissé sur les Chinois. "Les Chinois sont incomparables" s'est exclamé le vieux général. "Au moins, ils travaillent ! Ils vivent avec nous dans la boue. Il y en a qui cultivent, comme moi. Je leur ai confié une terre fatiguée, vous devriez voir ce qu'ils en ont fait".

La présence de Chinois en Afrique n'est plus une surprise. Ces quatre ou cinq dernières années, nous les avions vus progresser un peu partout lors de nos reportages en Angola, au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou au Sierra Leone. Mais le phénomène a changé d'échelle. Tout se passe comme s'ils avaient d'un coup décuplé leurs efforts au point de pénétrer l'imaginaire de tout un continent, du vieux président guinéen, qui ne voyage plus que pour se faire soigner en Suisse, aux petits Congolais trop jeunes pour distinguer un Européen d'un Asiatique.

En quelques années, la Chine en Afrique est passée de sujet pointu pour spécialistes en géopolitique à un thème central dans les relations internationales et la vie quotidienne du continent. Et pourtant, chercheurs et journalistes continuent de brasser les mêmes chiffres macro-économiques : le commerce bilatéral entre les deux régions a été multiplié par cinquante entre 1980 et 2005. Il a quintuplé entre 2000 et 2006, passant de 10 à 55 milliards, et devrait atteindre 100 milliards en 2010. Il y aurait déjà 900 entreprises chinoises sur le sol africain. En 2007, la Chine aurait pris la place de la France comme second plus gros partenaire commercial de l'Afrique.

Ce sont là des chiffres officiels, qui ne prennent pas en compte les investissements de tous les migrants. D'ailleurs, combien sont-ils ? Un séminaire universitaire organisé à la fin 2006 en Afrique du Sud, où la communauté chinoise est la plus nombreuse, avance le chiffre de 750 000 pour tout le continent. Les journaux africains, eux, se laissent parfois aller à évoquer "des millions" de Chinois. Du côté chinois, l'estimation la plus haute vient du vice-président de l'Association de l'amitié des peuples chinois et africains, Huang ZEQUAN, qui a parcouru 33 des 53 pays africains. Dans une interview au Journal du commerce chinois en 2007, il estime que 500 000 de ses compatriotes vivent en Afrique (contre 250 000 Libanais et moins de 110 000 Français).

Tous ces migrants-là, comme s'ils n'étaient qu'une armée de fourmis, n'ont pas de nom, pas de visage et restent muets. Le plus souvent, les journalistes se plaignent qu'ils refusent de parler. Et le ton des articles pour les décrire est inquiet, voire alarmiste, comme si l'arrivée d'une nouvelle puissance n'était qu'une calamité de plus pour le continent noir, aux souffrances déjà infinies.

Voyons les choses d'une autre façon. L'entrée de la Chine sur la scène africaine pourrait bien représenter, pour Pékin, son couronnement de superpuissance mondiale, capable de miracles aussi bien chez elle que sur les terres les plus ingrates de la planète. Et, pour l'Afrique, cette rencontre marque peut-être le rebondissement tant attendu depuis la décolonisation des années 1960, de son heure qui sonne enfin, du dernier espoir du président guinéen mais aussi des 900 millions d'Africains, le signal que plus rien ne sera comme avant. Passons les acteurs en revue.

Les Chinois d'abord. L'histoire, telle qu'on la raconte en Occident, veut qu'ils vivent depuis des millénaires une aventure tragique, essentiellement collective et confinée à l'intérieur de leurs immenses frontières. Un jour de décembre 1978, alors que l'empire du Milieu se remettait à peine des affres de la révolution culturelle, Deng XIAOPING leur a lancé un slogan révolutionnaire : "Enrichissez-vous".

Vingt ans plus tard, c'est devenu le credo d'un milliard 300 millions de Chinois et, pour une partie d'entre eux, c'est chose faite. Pour les autres, les ruraux surtout, la vie est devenue impossible. Depuis la nuit des temps en Chine, cette catégorie-là cherche à quitter sa terre pour un monde meilleur. La diaspora chinoise, dit-on, est la plus nombreuse au monde, avec 100 millions de personnes, et la plus riche.

Jusqu'en 2000, Pékin tentait encore de freiner le mouvement, afin de ne pas entacher l'image du régime. Aujourd'hui, il l'encourage, en particulier pour les braves qui veulent tenter leur chance en Afrique. Dans l'esprit des dirigeants chinois, et singulièrement dans celui du président, surnommé parfois Hu JINTAO l'Africain, l'immigration est même devenue une partie de la solution pour faire baisser la pression démographique, la surchauffe économique, la pollution. "Nous avons 600 rivières en Chine, 400 sont mortes de pollution, affirmait un scientifique dans Le Figaro, sous couvert de l'anonymat. On ne s'en tirera pas sans envoyer 300 millions de personnes en Afrique !" Ils sont pour l'instant des centaines de milliers à avoir fait le grand saut.

Et c'est ainsi que s'achève, dans le plus grand silence, l'une des dernières étapes de la mondialisation et la rencontre des deux cultures les plus éloignées que la terre puisse porter. En Afrique, leur nouveau Far West, les Chinois découvrent à tâtons les grands espaces, l'exotisme, le rejet, le racisme, l'aventure individuelle - voire intérieure.

Ils comprennent que le monde est plus complexe que ne le décrit le Quotidien du peuple. Ces migrants-là se retrouvent tantôt prédateurs, tantôt héros de leur propre histoire, conquistadors ou samaritains. Ils ont, bien sûr, tendance à rester entre eux, à manger comme chez eux, ils ne font pas l'effort d'apprendre les langues autochtones ni même le français ou l'anglais et affichent souvent une moue de dégoût à l'idée d'épouser les coutumes locales, sans parler d'une femme africaine !

A force de s'être enfermés derrière leurs grandes murailles durant des millénaires, les Chinois auraient perdu l'envie de s'adapter aux autres civilisations ou de cohabiter avec elles. Mais aucun ne reviendra indemne d'Afrique. Leurs voyages, leurs découvertes ébranlent désormais l'inertie de la Chine autant qu'a pu le faire, dans les années 1980, sa conversion au capitalisme. Ces Chinois-là feront naître de nouvelles idées, de nouvelles ambitions.

D'ailleurs, leur gouvernement, lui aussi, change depuis qu'il a intensifié sa présence en Afrique. Très attaché à sa devise de "non-ingérence" dans les affaires intérieures, il se rend compte progressivement qu'un soutien trop affiché à certains dictateurs peut lui causer un tort considérable. C'est ainsi que Pékin, après avoir été le plus sûr allié de Khartoum ou de Harare, tente aujourd'hui de freiner l'élan guerrier du Soudan au Darfour et n'aide plus Robert MUGABÉ, le dictateur zimbabwéen, qu'au compte-gouttes.

L'Afrique, ensuite. Les puissances coloniales l'ont pillée jusqu'en 1960, avant de pérenniser leurs intérêts en y soutenant ses régimes les plus brutaux. L'aide, que l'on estime à 400 milliards de dollars pour toute la période 1960-2000 (400 milliards, c'est l'équivalent du PNB de la Turquie en 2007, mais aussi des fonds que l'élite africaine aurait cachés dans les banques occidentales), n'a pas produit l'effet escompté et aurait même, selon une théorie en vogue, empiré les choses.

Il n'empêche, l'Afrique n'a survécu que grâce au sentiment de culpabilité des Occidentaux, qu'elle a fini par décourager. En faisant échouer tous les programmes de développement, en restant la victime éternelle des ténèbres, des dictatures, des génocides, des guerres, des épidémies et de l'avancée des déserts, elle se montre incapable de participer un jour au festin de la mondialisation.

"Depuis l'indépendance, l'Afrique travaille à sa recolonisation. Du moins, si c'était le but, elle ne s'y prendrait pas autrement", écrit Stephen SMITH dans Négrologie. Avant de poursuivre avec ces mots terribles : "Seulement, même en cela, le continent échoue. Plus personne n'est preneur".

 

Erreur, la Chine est preneuse. Pour alimenter sa croissance démesurée, la République populaire a un besoin vital en matières premières dont le continent regorge : le pétrole, les minerais, mais aussi le bois, le poisson et les produits agricoles. Elle n'est pas rebutée par l'absence de démocratie ni par la corruption.

Ses fantassins ont l'habitude de dormir sur une natte, de ne pas manger de la viande tous les jours. Ils trouvent des opportunités là où d'autres ne voient que de l'inconfort ou du gaspillage. Ils persévèrent là où les Occidentaux ont baissé les bras pour un profit plus sûr. La Chine voit plus loin.

Ses objectifs dépassent les anciens prés carrés coloniaux et déploient une vision continentale à long terme. Certains n'y voient qu'une stratégie, apprise de Sun Tsu : "Pour battre ton ennemi, il faut d'abord le soutenir pour qu'il relâche sa vigilance ; pour prendre, il faut d'abord donner".

D'autres croient sincèrement aux partenariats "gagnant-gagnant", ce leitmotiv de la propagande de Pékin. De fait, la Chine ne fait pas que s'emparer des matières premières africaines.

Elle écoule aussi ses produits simples et bon marché, retape les routes, les voies ferrées, les bâtiments officiels. Manque d'énergie ? Elle construit des barrages au Congo Brazzaville, au Soudan, en Ethiopie, et s'apprête à aider l'Egypte à relancer son programme nucléaire civil. Besoin de téléphone ? Elle équipe toute l'Afrique de réseaux sans fil et de fibres optiques. Les populations locales sont réticentes ? Elle ouvre un hôpital, un dispensaire ou un orphelinat. Le Blanc était condescendant et m'as-tu-vu ? Le Chinois reste humble et discret.

Les Africains sont impressionnés. Plusieurs milliers parlent ou apprennent aujourd'hui le chinois. Beaucoup d'autres admirent leur persévérance, leur courage et leur efficacité. Et toute l'Afrique se réjouit de cette concurrence qui casse les monopoles des commerçants occidentaux, libanais et indiens.

La Chine en Afrique est donc plus qu'une parabole de la mondialisation, c'est son parachèvement, un basculement des équilibres internationaux, un tremblement de terre géopolitique. S'y installe-t-elle au détriment définitif de l'Occident ? Sera-t-elle pour le continent des ténèbres la lumière providentielle ? L'aidera-t-elle à prendre enfin sa destinée en main ?

Pour répondre à ces questions, nous le savions, quelques articles ne suffiraient pas. Il fallait aller sur place, sillonner l'Afrique de part en part, aller à la rencontre des Chinois et des Africains, se mettre dans la peau des uns et des autres ; il fallait écrire ce livre...

Par Patrick Eric Mampouya

 

 


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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 10:37

Mamadou_Koulibaly-et-alassane-ouattara.jpg

            Il vaut mieux que Le Temps présente, pour respecter la transparence qu’il aime tant au point de mettre tous ses problèmes sur la place publique, les 8 erreurs du Pr Mamadou Koulibaly dans la gestion de cette crise postélectorale plutôt que cela nous tombe dessus.

 Chaque chose a son temps, dit-on. Selon la règle de la vie, il y a un temps pour semer, il y a un temps pour récolter ; un temps pour lutter et un pour dire la vérité. Et les « vérités » du Président de l’Assemblée nationale, qui sortent maintenant, à l’heure où la France réalise ce que lui-même appelle la recolonisation du territoire ivoirien, par des bombardements et l’instrumentalisation des bandes armées de Ouattara, sont des vérités qui arrivent à contretemps. Ainsi, éclatant en dehors de leur cadre, de leur heure, ces « vérités » apparaissent fondamentalement plutôt comme des contre-vérités. Quels objectifs ? Quel agenda secret ? Quel dessein inavoué ? C’est cela, la problématique. C’est la trame de la réflexion de tous ceux qui n’ont pas attendu la dernière déclaration de Mamadou Koulibaly pour comprendre que l’homme a connu une profonde mutation au niveau de sa vision politique. Etant bien outillé pour savoir que le temps qu’il a choisi pour parler n’est pas un temps où l’on parle, mais où l’on construit, on se demande pourquoi alors a-t-il choisi ce temps pour parler. Quel est son agenda ? Où veut-il conduire la lutte ? On peut comprendre qu’il ait eu des frustrations en tant que numéro 2 du régime. Mais le jeu politique n’est-il pas ainsi ? Même Henri Konan Bédié, alors Président de la l’Assemblée nationale, a rongé ses freins pendant longtemps, attendant son tour, en tant que numéro 2 du régime Houphouët. C’est en cela, comme il aime poser ses problèmes sur la place publique, il convient de rappeler quelques une de ses erreurs monumentales.

Première erreur. Mamadou Koulibaly a toujours reproché à Laurent Gbagbo sa mollesse relativement à la France. Soit. Mais ce Gbagbo qu’il traitait de faible vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale, est resté à Abidjan avec toute sa famille et ses proches, pour affronter la même France. Qui, avec l’Onu, a largué sur « sa tête », dans la nuit du 10 au 11 avril 2011, 150 bombes et obus. Et le « peureux » est resté là, stoïquement. Jusqu’au bout, Laurent Gbagbo a assumé pour la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi depuis ce 11 avril, il est entré dans une autre dimension. Ceux qui l’ont vu « mourir » le saluent, comme une icône, un véritable symbole de la lutte de libération pour l’Afrique. Où était-il alors lui, Mamadou Koulibaly, « l’intrépide », avec les siens ? Où était-il lorsque ça chauffait, lui le courageux ?  

 

Quelle carte joue Koulibaly ?

Sa deuxième erreur c’est qu’en tant que numéro 2, il avait la possibilité de dénoncer les prises de positions « irrationnelles » de Gbagbo ou de démissionner en disant par exemple : « On lui parle, il n’écoute pas, il n’écoute personne, il nous conduit au suicide ». Il serait même sorti du Fpi que cela l’aurait grandi. Et Laurent Gbagbo l’a signifié clairement dans son communiqué du 30 mai 2011 : « il tient à relever que pendant toute la durée de la crise, aucune institution de l’Etat, aucune unité militaire n’a rejoint le camp de l’ennemi. Toutes les Institutions de la République lui sont restées loyales. Le peuple est resté soudé derrière les institutions qu’il incarne. Les composantes essentielles de notre pays ne pouvaient pas toutes se tromper en même temps». Mais en ne démissionnant pas, il est censé faire partie du sérail. En tant que tel, pour quelle raison n’était-il donc pas à la cérémonie de prestation-investiture du Président Gbagbo ? Mais non seulement il n’y était pas, alors qu’il court à celle d’Alassane Ouattara, mais c’est lui Koulibaly qui invite ses camarades à cette cérémonie du président du Rdr. Ouattara serait-il devenu aujourd’hui un meilleur symbole pour Koulibaly au point de faire la publicité de sa prestation de serment ?

  

Troisième erreur monumentale de Koulibaly. Alors qu’il était à l’abri avec sa famille au Ghana, où il n’avait pas à gérer la pression des bandes armées de Ouattara et de la coalition France-Onu, comment comprendre que ce soit la Licorne qui soit allée le chercher pour Abidjan ? Et cela, les habitants de son quartier (Rosier, programme 4) s’interrogent toujours. Ce quartier avait été littéralement assiégé, avec une centaine de soldats Frci à l’entrée, Frci qui y avaient d’ailleurs fait quatre ou cinq descentes musclées. Et c’est pendant cette période qu’il débarque avec les Blancs, à ses petits soins. Et le lendemain, il annonce à la télévision qu’il est venu aider le « Président Ouattara » à rétablir l’ordre constitutionnel. Que s’est-il passé pour qu’avant même qu’il ne parle, il s’affiche déjà avec les Blancs ?

 

Quatrième erreur monumentale. En plus du fait qu’il soit revenu en Côte d’Ivoire dans les bagages de la Licorne au moment où les gens pleuraient, Mamadou Koulibaly n’a jamais pu prononcer le nom de Gbagbo pour dire par exemple : « Libérez Gbagbo ! », comme si cela était lourd à prononcer. On sentait que cela n’était pas du tout dans ses préoccupations. 

 

Cinquième erreur monumentale. Il a enterré trop top Laurent Gbagbo en célébrant la messe de requiem. Or, à notre sens, la question est de savoir si le rapt colonial dont Gbagbo est victime signifie sa mort politique et définitive. Non ! Bien au contraire, ce kidnapping de Gbagbo depuis ce 11 avril 2011 augure d’une nouvelle approche.   

 

Sixième erreur monumentale. Ayant enterré trop top Laurent Gbagbo, il espère récupérer à moindres frais tous les instruments et plates-formes de lutte de celui-ci (Fpi, Cnrd…Lmp) pour se repositionner. C’est de ce point de vue que beaucoup s’interrogent si ce n’est pas pour lui ouvrir le chemin que Pascal Affi N’Guessan a été arrêté et mis en prison. Affi ne disait qu’il était prématuré d’aller offrir l’Assemblée nationale à Ouattara dans la mesure où sa vice Présidence et Laurent Gbagbo étaient en prison. Koulibaly ne jouerait-il pas sa propre carte en se présentant comme la « solution » ? Persuadé que son heure a sonné, ne serait-il pas en train de mener une course contre la montre en voulant tout boucler avant une éventuelle libération de Gbagbo ? De sorte que dépouillé de tout instrument, l’ancien Président libéré ne servirait plus qu’à inaugurer les chrysanthèmes ? Si dans son communiqué, Laurent Gbagbo a félicité Affi N’Guessan et le comité central du Fpi, sans citer Koulibaly, cela ne signifie-t-il pas, peut-être, qu’il ne se reconnait pas dans le combat du président par intérim de sa formation politique ? Peut-être oui. Peut-être non.

 

Mais à la lumière des actes de Mamadou Koulibaly, il est permis de s’interroger si, au regard de l’effritement du capital santé du Président Alassane Ouattara, les mêmes puissances étrangères ne le positionnent pas comme étant un des choix possibles (leur option dans le camp Gbagbo) pour représenter la Françafrique au cas où ? Les forces franco-onusiennes ne seraient-elles pas en train d’imposer subtilement aux Ivoiriens un schéma?  Simple question.

 

Mamadou Koulibaly a tourné le dos à la Constitution

Septième erreur monumentale. L’on a vu Mamadou Koulibaly en 2005 se présentant comme le guerrier et l’homme de la Constitution qui ne permet aucun compromis sur la loi fondamentale. Or, cette même Constitution dit, relativement à la situation actuelle, que lorsque le Président de la République est dans une situation d’empêchement, le pouvoir est dévolu au Président de l’Assemblée nationale. Mais voilà que la Constitution lui donne le pouvoir, lui le constitutionnaliste inégalé, il refuse la voix constitutionnelle et vient légaliser le coup d’Etat français (par l’appui des Institutions : Assemblée nationale et Conseil constitutionnel). S’il avait accepté d’assumer ses prérogatives constitutionnelles, Mamadou Koulibaly serait resté à l’exil, aurait formé un gouvernement provisoire et rassemblé tout le monde (légalistes) autour de lui pour la suite de la lutte. Mais il a refusé ce schéma pour venir faire allégeance à Alassane Ouattara.

 

S’il reproche à Laurent Gbagbo de n’écouter personne, qui écoute-t-il-lui même ? Et si Gbagbo n’est pas rationnel, Ouattara dont il vante le programme est-il rationnel ? Bédié est-il rationnel ? A ces questions Koulibaly n’a pas encore montré de réponses. C’est pourquoi le sentant équivoque, les bases et les sections du Fpi élargies au Congrès national pour la résistance et la démocratie (Cnrd) ont rétabli l’ordre des priorités relativement au débat sur l’entrée ou non de leur parti au gouvernement Soro. Et signifié à leur nouveau leader que ses positions dans les médias mettaient le parti à mal. 

 

Huitième erreur monumentale. Aujourd’hui, la priorité du Pr Mamadou Koulibaly, ce sont les législatives. Or, c’est du trompe-l’œil. Il y aura pas de législatives au sens démocratique du terme. Car pour réviser la loi sur le foncier votée à l’unanimité en 1998, la Constitution et opérer un certain nombre de reformes profondes, Alassane Ouattata  veut un contrôle strict et absolu sur l’Assemblée nationale. L’une des missions des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) appelées affectueusement par les Ivoiriens, « les Frères Cissé », mission pour laquelle Guillaume Soro est maintenu Premier ministre, est de terroriser les éventuels candidats, Lmp et même Pdci, afin qu’ils connaissent le score certifié de Laurent Gbagbo au Nord au cours de la récente présidentielle. Mamadou Koulibaly fait une erreur de penser que Ouattara va lui faire la faveur de ne pas recommander à ses hommes les intimidations, les les enlèvements, les brimades et le contrôle par la force des pv. Et cela, quelle que soit l’organisation que Mamadou Koulibaly mettra en place et le nombre de représentants qu’il enverra dans chaque bureau de vote. Soit il connait très bien cet agenda des Frères Cissé et y oriente ses camarades malgré l’insécurité, auquel cas, il joue la tactique de l’affaiblissement de Lmp, soit il ignore ce plan, alors il se présente comme un homme politique de peu de maturité. Ce qui serait également discutable.

 

Quoiqu’il en soit, le moins qu’on puisse dire, c’est que depuis la présidentielle du 28 novembre 2010, les militants du Fpi et de Lmp, ne comprennent pas toujours leur camarade Koulibaly. Selon la presse (L'Inter du 10 mai 2011), il se serait préoccupé de ceux des leurs détenus, affirmant à une réunion au Cnrd: « Laurent Gbagbo et son épouse ont déjà des avocats pour les défendre alors que ce n’est pas toujours le cas pour les autres prisonniers » Mais Koulibaly ne peut dire cela. S’il le dit, soit il décide d’induire intentionnellement en erreur l’opinion, insinuant qu’à l’heure de la détresse, Gbagbo et sa famille ont leurs avocats et oublié les autres, soit il n’est pas dans le secret des dieux. Parce que simplement, les avocats de Laurent Gbagbo sont également les avocats de tous les détenus dans cette affaire. Et ces avocats se sont rendus à Korhogo, Katiola, Bouna et à la Pergola et ont constitué un dossier pour tous les détenus identifiés de Ouattara. 

Source :  Le Temps . Suzanne Assalé



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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Burundi Kirundi, Swahili
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Source : Union Africaine