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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 08:32

Colonel-Kadhafi-copie-1.jpgKadhafi, un symbole
pour l’Afrique

 

Par Calixthe Beyala,

http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif

«Si tu rencontres un étranger, avant de le repousser, méfie-toi, tu es peut-être de­vant ton frère ou devant ton miroir», dit un proverbe africain. Cet adage ne semble pas avoir sa place dans la langue de Baudelaire, à en juger par les propos de l’ensemble des médias et de la classe politique française à l’égard de Kadhafi.

D’un côté, on l’invective, on l’insulte, on le traite de dictateur, de tyran, de sanguinaire. De l’autre, on justifie sa présence par les contrats juteux dont la France bénéficierait à l’issue de cette visite de cinq jours.

La Libye, pays souverain, ne serait-elle qu’une oie à plumer et dont on enverrait la carcasse choir dans une décharge publique ? C’est à qui trouverait le qualificatif le plus humiliant pour parler du Guide libyen. Et tous d’applaudir sans frémissement aucun, comme si chaque anathème avait le pouvoir secret de nous conforter dans notre rôle du pays gardien des idéaux relatifs à la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Oublié, la France terre des expositions coloniales ! Aux or­ties, cette France qui a accueilli et protégé des dictateurs de la pire espèce, et l’on aurait par­ticu­lièrement aimé entendre Rama Yade, notre jolie sous- minis­tresse aux Droits de l’homme, tenir des propos aussi insultants contre la Chine et plus particulièrement la Russie. C’est curieux, mais on a la désagréable impression qu’elle ne retrouve sa langue que lorsqu’il s’agit de l’Afrique. Curieux !

Au-delà des règles élémen­taires du savoir-vivre qui voudraient qu’on reçoive dignement un étranger, il ne serait point inutile pour nous, Français, de faire l’effort nécessaire afin de remettre en question notre perception du monde, notre défi­nition du mot «respectabilité», qui ne correspondent pas forcément à celles d’autres peuples. Le centre du monde était occidental au XIXe siècle. En cette aube du troisième millénaire, il s’est fragmenté en autant de points cruciaux qu’il y a de continents, de cultures et de civili­sations. Ce constat devrait nous amener à plus de retenue dans nos jugements sur ce qui est bon ou mauvais, à moins établir de lignes de démarcation entre le bien et le mal.

Cette manière de nous positionner en procureur explique que la France, magnifique pays dont la beauté de la langue et de la culture n’est plus à démontrer, devienne de moins en moins attractive pour les autres. Ce qui est dommageable à notre image, à notre économie, à moins que nous ne considérions définitivement que l’Autre ne compte pas, qu’il n’est pas notre égal.

Le colonel Kadhafi est un homme hautement respecté dans son pays et en Afrique. Ce respect n’est pas lié, comme aiment à le clamer les langues chagrines, aux pétrodollars, dont, dit-on, la Libye regorge, mais à ses actions. Il a été de tous les combats de libération des peuples opprimés. Les combattants de l’ANC en Afrique du Sud ont été heureux de le compter parmi leurs plus grands soutiens, et les Noirs maltraités de l’ancienne Rhodésie lui doivent un morceau de leur accession à l’indépendance.

Autour de sa personnalité se cristallisent les mille espoirs de l’Afrique de demain, celle qui aspire au bien-être, celle qui veut compter et compte déjà dans le concert des Nations, celle qui, pleine d’espoir et dont les yeux sont braqués sur l’horizon 2015, attend impatiemment que se confirme la création des États-Unis d’Afrique, cette organisation qui la verra plus forte, plus unie, plus que jamais pacifiée.

Oui, Kadhafi en est un des symboles forts, il en est ainsi, et pour moi qui ai visité à maintes reprises la Libye, je n’y ai point vu de peuple opprimé tel que décrit dans la presse, je n’ai point rencontré d’homme affamé, mourant sur les trottoirs.

Tout au contraire, j’ai été dans des hôpitaux gratuits, ultramodernes, où chaque ci­toyen avait accès aux soins ; j’ai rencontré des hommes heureux de me dire qu’à vingt-cinq ans, chacun d’entre eux avait automatiquement droit à un appartement climatisé avec eau et électricité ; j’ai rencontré des jeunes femmes rieuses, voilées certes, mais souriantes, car, grâce à Kadhafi, elles fréquentent de plus en plus les universités, elles sont avocates, femmes d’affaires, médecins, mal­gré le courroux des chefs religieux, qui voient leur pouvoir s’effriter face à cet homme qui a donné une place importante aux femmes dans un pays musulman ; ce n’est pas moi qui le dis, mais les statis­tiques des Nations unies soulignent qu’au pays du Guide, un fonctionnaire sur cinq est une femme.

J’y ai vu de magnifiques avenues, des enfants scolarisés, je n’y ai pas vu de Libyens faisant la queue devant les ambassades étrangères pour y quémander un visa, afin de fuir leur terre. Bien sûr qu’il traîne comme tout un chacun des scories, mais cela mé­rite-t-il un tel déchaînement de haine, d’anathèmes ? Pour ma part, je n’ai malheureusement pas vu, à la courte échelle de ma vie, un pays parfaitement démocrate, égalitaire ou du moins pratiquant une équité sans faille.

Je me suis toujours opposée aux discours de Sarkozy relatifs à l’Afrique. Voilà qu’il me plaît qu’il reçoive le colonel Kadhafi avec les honneurs dignes de son rang. Voilà qui me fait sourire. Voilà qui me met quelque baume au cœur. Voilà qui apaise quelque peu les relations France-Afrique. Voilà qui réconcilie quelque peu, juste un petit peu, les Afro-Français avec leur nouveau président.

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 08:21

Avion

Les tribus Libyennes ne négocieront pas le départ de Kadhafi. 




Les leaders de l’association des tribus africaines en Libye ont affirmé ce mercredi que l’unité territoriale du pays n’est pas négociable, de même que la sortie de Mouammar Kadhafi, qu’ils considèrent comme le leader de la Révolution Verte et comme "un leader symbolique pour eux", a rapporté le correspondant de Télésur à Tripoli, Rolando Segura.

"Selon ce que nous ont dit les organisations de la société civile, elles ne permettront pas la négociation de l’unité territoriale de la Libye et considèrent le colonel Kadhafi comme l’unique élément qui pourrait garantir l’unité du pays", a dit Segura.

Il a ajouté que les leaders de La Conférence Nationale des tribus de Libye ont condamné les violents bombardements qui ont eu lieu à l’aube de ce mercredi et "ont réaffirmé leur volonté, comme force morale et éthique de la société libyenne, d’impulser un processus qui permette la paix dans le pays"

Segura a informé qu’en moins de 24 heures l’OTAN en est venue à attaquer Tripoli avec une intensité particulière, avec les bombardements les plus violents contre la capitale de la Libye.

"Au moins 18 missiles en une demi-heure et ensuite 5 missiles de plus" ont été enregistrés à Tripoli, et la télévision libyenne a annoncé qu’une mosquée a été touchée. 

"Le gouvernement a révélé que l’escalade de la violence envers des objectifs civils atteint 16 morts et quelques 130 blessés par des bombardements sur des installations civiles dans la capitale", a ajouté le correspondant.

Segura a dit que les stratégies poursuivies par l’OTAN contre de supposés objectifs militaires à Tripoli, affectaient la population et "engendraient la terreur et le mécontentement dans la population civile.

"Les gens sortaient désespérés à l’aube parce qu’ils ne savaient d’où étaient tombés les 18 missiles en à peine une demi-heure", a-t- il dit.

Les représentants des tribus africaines ont invité la population à participer au processus de paix qu’elles ont entrepris et ont appelé l’attention sur le fait que le Conseil National de Transition Libyen ne réunit pas toutes les forces opposées au gouvernement "car il y a beaucoup de représentants de l’opposition qui sont contre le CNT".

"Les tribus ont appelés à des discussions pour appuyer la feuille de route stratégique proposée par l’Union Africaine pour parvenir à une solution pacifique au conflit interne" qui dure depuis maintenant plus de trois mois.

(...) Le président d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, viendra lundi prochain à Tripoli pour discuter avec le leader Libyen, Mouammar Kadhafi, de la possibilité d’une solution au conflit qui affecte le pays nord-africain depuis plus de trois mois, selon un communiqué de la Présidence Sud-africaine. Ce voyage de Zuma est un voyage inutile, car si c’est pour venir brasser de l’air comme il l’a fait avec le president Gbagbo. Il est mieux qui restât chez lui. Avec ses 2 femmes.

Pendant ce temps les bombardement inhumains de des occidentaux se poursuivent : Voir photos ci-dessous les membres d'alqaida qui combattent en collaboration avec l'OTAN.

 

 

Noc2-copie-1.jpg

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 10:00

Côte d'Ivoire: Cacao, diamants, trafic d’armes, viols et tuerie, un rapport de l’ONU qui s’accuse.

CACAO1.jpg

 

  La publication du rapport du groupe d’experts de l’ONU sur la Côte d’Ivoire, bloquée depuis sept mois, accable les Forces nouvelles.
Les seigneurs de guerre du nord de la Côte d’Ivoire se préparaient, bien avant les élections, à une reprise du conflit armé. C’est ce que révèle le rapport S/2011/271 du groupe d’experts de l’ONU sur la Côte d’Ivoire. La publication de ce document devait intervenir en septembre2010. Longtemps bloqué, il n’a été transmis au Conseil de sécurité que le 20avril dernier.

Ce rapport décrit les violations de l’embargo sur les armes imputables  aux Forces nouvelles (FN) de Guillaume Soro. Il dissèque, surtout, l’économie de guerre mise sur pied par les «com’zone» (commandants de zone) des Forces nouvelles, rebaptisées, depuis, Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) par Alassane Ouattara.

Loin de se conformer au désarmement, un préalable à la tenue d’élections posé par les accords de Ouagadougou, les FN, affirme le document, ont bénéficié, dès
2009 et2010, de «transferts d’armes et de munitions» depuis le Burkina Faso, «principal pays de transit», en violation de l’embargo sur les armes imposé par la résolution 1572 (2004). Le mouvement s’est accéléré pendant la crise post-électorale, jusqu’à l’offensive éclair lancée par les Forces nouvelles le 22février 2011. La rapidité de leur avancée vers Abidjan s’explique par ces livraisons illégales d’armes, parmi lesquelles une «grande quantité de fusils d’assaut (...) dont les numéros de série avaient été effacés (...) par meulage» pour en dissimuler l’origine.

Le document confirme aussi l’appui de «forces militaires étrangères opérant sur le territoire ivoirien», en citant le Burkina Faso, le Sénégal et le Nigeria. 

Il pointe, surtout, les «taxes» imposées par les com’zone sur «les activités liées à la culture du cacao». Les Forces nouvelles accumulent ainsi «chaque année un montant compris entre 22 et 38millions de dollars (chiffres approximatifs)». Autre source de source de financement des FN, «la contrebande de diamants bruts», «l’extraction et l’exportation d’or». Au passage, les com’zone n’ont pas de scrupules à se servir. Le document cite ainsi le cas de Martin Kouakou Fofié, com’zone de Korhogo, visé par des sanctions internationales («Les forces sous son commandement se sont livrées au recrutement d’enfants soldats, à des enlèvements, à l’imposition du travail forcé, à des sévices sexuels sur les femmes, à des arrestations arbitraires et à des exécutions extrajudiciaires»). Un homme d’affaires prospère qui «a créé des entreprises dans divers secteurs de l’économie, notamment l’immobilier, l’exploitation minière, les télécommunications et le commerce de produits de base et de carburant».

Rosa Moussaou Human R.  

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 09:47

LES MANIFESTES ET CRIS D´UN PANAFRICANISTE.

LES MANIFESTES ET CRIS D´UN PANAFRICANISTE, LE COURSIER

Salut peuple d´Afrique,

Nos sincères remerciements aux frères et sœurs de la diaspora africaine, élites de la diaspora africaine et nos amis sympathisants du peuple Africain !

Nos aïeux n´ont pas eu la chance de reconnaître ce qui devait leur arriver, quand le blanc mettait ses pieds chez nous…

Aujourd´hui, à l´heure où je rédige cet article, chaque jour, se réveillent les consciences, qui comprennent actuellement ce qui nous arrive en Afrique et ceci nous arrivait depuis plus de 50 ans. 

Nous avons des instruments aujourd´hui, contrairement à nos aïeux, pour comprendre ce qui se passe en Afrique. Ici je veux mentionner une petite erreur commise par l´élite de la diaspora Africaine dans cette lutte, oui je veux dire dans ce combat, qui est le notre ! Nous avions réussit :

  • à mobiliser les Africains conscients,
  • à réveiller l´opinion publique,
  • à nous organiser dans les groupes pour discuter et partager nos opinions sur les circonstances, qui nous interpellent,
  • à organiser des petites manifestations, ici, là et en tout,
  • à sensibiliser certains hommes politiques, qui nous adossent dans nos revendications et ces gens, qui nous aident à leur risque et péril deviennent plus actifs et panafricains que nous.

Frères et sœurs de la diaspora africaine,

Qu´est ce qui nous arrive ?

N´avons-nous pas des moyens ?

N´avions-nous pas appris de nos passés ?

Voulions-nous accepter ces dénigrements et humiliations ?

Sommes-nous conscients de ce que nous sommes en train de faire, en laissant notre patrie dans les mains du diable ?

Moi je dirai non et non… Et je dis bien, je resterai le dernier fils d´Afrique à refuser cette injustice jusqu´à ce que la mort s´en suive, si jamais cela arrive.

Ceci est un grand signal fort et défie, que je lance à mes frères combattants de la diaspora, élite Africaine. Nous devons agir et cela ne nous coûtera rien mais seulement la volonté de tout un chacun de nous est demandée.

Certains d´entre vous me jugerez fous, ambitieux, utopique ou naïf mais il se peut ! Ce que je sais, est, que nous ne sommes pas seuls dans ce combat, notre volonté, détermination et maturité sont exigées pour mener ce combat aux termes. Je suis très confiant, aussi d´autres ambassadeurs combattants comme moi, qui ne cessent de vous interpeler, que nos messages et appels proviennent des sources sûres. Croyez-moi, des personnalités africaines sont sorties de leur silence et nous ont confié une mission pour la grande mobilisation, qui les permettra de rompre avec ce silence. Ces gens influençant se sont donné un rendez-vous pour corriger les erreurs commises dans le passé et nous laisser notre patrie bien seine avant de nous quitter.

Comment vous prouvez notre détermination ? C´est simple. Vous devez asseyez, du moins de relire nos articles apparus bien avant les élections en Côte d´Ivoire et tout juste après les élections aussi. Là vous comprendrez, que nous ne sommes ni des prophètes, ni des voyeurs ou visionnaires pour crier alarme de ce qui va se passer et ce qui en suivra. Jugez-vous en… !

Ici il ne s´agit pas d´un auto-jugement mais une interpellation à une mobilisation massive, une autodétermination et une prise de responsabilité vis-à-vis notre histoire et le sauvegarde du patrimoine africaine, que nous connaissons mal. Oui bien sûr nous avons tous soif de savoir, qui nous sommes et ce qui s´est passé pou, que nous devenons comme nous sommes aujourd´hui !   

Mais hélas, nous ne réussissons pas à organiser des manifestations successives et inédites dans les grandes villes en occident et ceci avec la participation de plus de 200. 000 personnes par séance !

Je sais bien, nous sommes toujours sur facebook en train de dénoncer, condamner, prier à tort et à travers, sachant bien, que:

-         Kadhafi et le peuple libyen sont bombardés,

-         en Côte d´Ivoire les gens meurent chaque jour, le Président Gbagbo, sa famille, ses proches et collaborateurs sont détenus illégalement par la France,

-         la recolonisation de l´Afrique bat son plein,

-         l´occident, surtout la France, ne va pas facilement nous laisser tranquille si nous n´agissons pas (retournez vos regards sur l´Espagne et constatez ce qu´ils ont récolté à moins de deux semaines et spontanément.) 

Devant nos yeux à ciel ouvert, le samedi, 21 mai 2011, le diable intronisait son serviteur pour signer le contrat de la nouvelle colonisation en Afrique. A ce jour ma révolte a gagné son sommet culminant.

Voulons-nous laisser aller ? 

Si cela marche en Côte d´Ivoire et que les bombardements de la Libye sont légales et légitimes, donc concluons-nous que l´Afrique reste la proie de l´occident et en même que nous n´existons pas. Si cela convient à d´autres, moi en tout cas non.

 Merci pour votre aimable attention et nous espérons des réactions constructives. 

Que Dieu bénisse le Peuple Africain 

Le Coursier, Dipl. Phys. Pierre-David Takpara

 Africa for African

Action des Africains pour l'Afrique 

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 09:37

JE DEFIE L'ELITE AFRICAINE par Majo Ngan


Elite Africaine de la diaspora,

j'ose espérer qu'on vous passera ce message. L'heure est plus que grave. Et cela vous le savez encore mieux que moi.

 

Samedi le monde a assisté au bal des vampires en Côte d'Ivoire. Oui, ils se sont retrouvés pour boire le sang des ivoiriens versés en guise de vin. Tellement les dégâts du bombardement de la maiso...n du président Gbagbo par la France et les milliers de morts sont encore présents dans mon esprit. Tellement Dukoué est encore dans mon esprit. Et ils organisent ce bal de Vampir au coup de plus de 20 Milliards de F CFA pour clore la recolonisation de ce beau pays, aujourd'hui sous l'emprise totale de la France.

 

 

Je défie mainentant l'élite de la diaspora africaine en leur demandant de prendre leur responsabilités et de nous sortir du gouffre. On a eu assez de manifestations ci et là, de réactions, d'articles dans Facebook et dans les différents forums etc..Chacun de nous a montré sa volonté patriotique. Mais Sarkozy l'assassin, le diable continue sa route. On n'a pas encore pu les arrêter. Les bombardements continuent en Lybie.

 

Le problème central que je vois c'est le manque de coordination de toutes ces forces qui s'activent et le manque de plan concret avec des buts précis. Je puis me tromper. Alors corrigez moi.

 

Je vous défie chère élite de la diaspora. Je vous donne une ligne de route qu'il faut réaliser à l'immédiat pendant les 6 prochains mois.

 

1 - La libération du président Gbagbo et ses proches

 

2 - Sarkozy - comme DSK - devient insupportable et ne peut plus candider aux élections présidentielles de 2012

 

3 - L'arrêt des bombardements en Lybie.

 

D'aucuns me traiteront sûrement de naifs. Mais alors êtes-vous incapables ? Suis-je vraiment naif de penser que l'Afrique a dans la diaspora des hommes et femmes hyper intelligents qui peuvent nous organiser pour ces buts. On peut pourtant les atteindre facilement selon moi.

 

Et voici ici deux exemples de ce qu'ils faillent faire:

1 - Mettez donc les moyens et organisons une seule manifestation inédite à la Blé Goudé ici en Europe. Et après une aux Etats-Unis. Nous avons plus de 200 Millions d'africains dans la Diaspora. Une Manifestation qui verra le déplacement de plus de 200 000 africains qui prendront en assaut une ville pendant deux jours pour revendiquer certaines choses. Une telle manifestation inédite selon vous n'aboutira-t-elle pas à rendre Sarkozy insupportable, même pour son propre partie et alors à marquer le début de changement avec son départ ?

 

2 - Des plaintes il en faut, et ceci par seulement de la famille directe de Gbagbo mais d'autres, il faut des plaintes contre Sarkozy, contre Soro / Ouattara etc.. tout cela est possible non ? Alors qu'attendez-vous ?

 

Oui, voilà le challenge que je mets entre vos mains:

Pr Obinga, Calixte Beyala, Toussain, Kehlman, Pr Mbembe, Dr Amaizo, les Mbombogs etc ... Je vous lis tous, je me gave de vos publications. Je visionne vos vidéos etc.. etc.. etc.. Je prends conscience, mais Sarkozy marche, marche et marche. Ohhhh Elite de la diaspora, le sang des Africains nous interpellent. Posons finalement des actes inédits. Nous sommes là, nous nous débrouillons. Il nous faut des moyens. Et je pense vous pouvez nous doter de ces moyens. Alors faites-le, faites-le.

 

Nous restons à l'écoute.

 

Ngan Ngan

du groupe Action des Africains pour l'Afrique

 


 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 09:22

t-29 OUEST Foumban Art Bamoun 02

 

CHRONIQUE DE MBOMBOG NTOHOL

 

 

Pourquoi le Cameroun est dans l’œil du cyclone occidental avant l’élection présidentielle en prévision?

          Depuis plusieurs semaines  les media d’intox occidentaux, relayée par leur relais locaux africains a travers les dépêches d’agence se mobilisent [LIRE].

Cette campagne a été lancée depuis le  20 mai le jour de la fête nationale depuis le sommet de l’état aux Etats-Unis. Tout un symbole, et un message clair, nous sommes contre votre unité nationale. Vous pouvez vous la mette là où vous voulez. Ce n’est pas ce qui nous intéresse.

Rappel des derniers signes avant-coureurs :

-         Lettre de Madame Clinton, Ministre des Affaires étrangères des Etats-Unis aux Camerounais;

-         Déclarations de certains hommes politiques Camerounais de l’opposition sur l’illégalité de la date de  l’unité nationale Camerounaise, jeu très dangereux ;

-         Insécurité grandissante dans les villes avec les attaques des banques et des institutions de l’état Camerounais, méthode consistant à tester les forces de défense et de sécurité ;

-         Déclaration des hommes politiques français comme Fillon qui déclare : «Tous les autres pays africains doivent s’attendre à la réaction de l’occident type Côte d’ivoire» comme si les africains sont des enfants qu’on dit ce qu’ils ont à faire.

-         Déclaration de Séguéla publiciste français lors d’une réunion à Paris, qui n’avait rien à voir avec les présidentielles du Cameroun, exceptée la présence de Madame Kah Wallah candidate déclarée à l’éventuelle élection présidentielle d’octobre 2011;

-         etc. …

 

Je viens ici faire une mise en garde à tous les apprentis sorciers de l’opposition mais aussi du RDPC qui pensent que pour gouverner ou permettre le développement du Cameroun, un soutien des forces extérieures est nécessaire.

Sachez ceci : un changement qui est dicté de l’extérieur n’est pas un changement, mais une obligation. On ne donne rien sans rien, de surcroit si je suis en position de force, je vous oblige.

Personne ne gagne dans le soutien des agents extérieurs excepté les individus. Si  le pays rencontre des difficultés actuellement, c’est tout simplement parce que le peuple Camerounais  est exclu de son propre développement. Son développement est dicté de l’extérieur.

Le RDPC doit opérer l’ouverture politique «Now», maintenant, en intégrant l’opposition qui en est exclu par la force publique. Si le RDPC ne le fait pas, elle risque de disparaître.

Car, avec l’appel incessant des occidentaux aujourd’hui une opposition alimentaire pourrait voir le jour très rapidement. C’est-à-dire un appel de l’étranger dans la résolution du problème national Camerounais. On Connait les conséquences. Je suis certain que d’aucuns diront ce n’est pas possible. Je leur dirai que si, les bureaux de stratégie sont à l’étude.

Le Pays va mal et tous les Camerounais le savent et le ressentent. Si nous ne prenons pas garde, l’étranger va renforcer ce mal par la division et choisir le camp qui lui proposera mieux l’offre de ressources. En Côte d’ivoire, le Kilo du Cacao qui était à 1200Fcfa, vaut aujourd’hui 300fcfa depuis l’arriver par les chars du régime Ouattara.

AFRICOM la force américaine pour l’Afrique est à la recherche des bases militaires en Afrique centrale pour son positionnement géostratégique dans le golfe de guinée, les Français sont à la recherche de la perpétuation de la colonisation et du FCFA (Franc des colonies françaises d’Afrique).

Les Camerounais ont une chance historique pour échapper à ces pièges qui commencent à s’amonceler.

Grâce à l’histoire d’abord du pays. Le Cameroun n’a jamais obtenu son indépendance dans une pochette comme d’autres pays. C’est a travers les luttes des héros nationaux comme UM Nyobe, Moumié, Njoumessi, Osende Afana, Ntoumazeh Ouandié etc.

Grâce à ses ressources humaines qui sont aujourd’hui parmi les meilleurs au monde, combien de fois vous arrivez dans une ville à l’étranger, où le premier noir important que vous rencontrer dans les domaines de pointes est un Camerounais. C’est monnaie courante. D’ailleurs la première chose dans les échanges est ce rappel que la stratégie du gouvernement pour un Cameroun émergent en 1935. Alors qu’en combinant  de façon efficiente toutes les ressources disponibles, le Cameroun le serait avant 2O21.

Grâce à la population qui connait qui son véritable ennemi. Politiquement éduquée et connait les enjeux réels pour le pays.

Grâce à une population relativement jeune et prête à l’emploi ;

Si le RDPC ne s’engage pas dans une ouverture politique en revoyant la composition d’ELECAM, j’ai vraiment peur que le Cameroun risque de rentrer dans une spirale de violence qui sera certainement raviver depuis l’étranger par les forces occultes qui hier ont soutenu le RDPC au pouvoir et aujourd'hui commencent à lui tourner le dos.

Rappel : Gbagbo à tout donner en termes d’investissement aux français (Port, Electricité, eau, transport, etc.), n’empêche que les mêmes français  sont venus le kidnapper militairement pour le remplacer par Ouattara que Madame Diabate lors de l’investiture a qualifié par un lapsus  révélateur de Préfet de la Côte d’Ivoire [LIRE].

Si aujourd’hui on peut qualifier le Gabon, le Tchad, le Burkina Faso, ou le Sénégal de moins dictatorial que le Camerounais n’est pas anodin. Cela doit beaucoup faire réfléchir le régime Camerounais.

Cela veut tout simplement dire que ils sont entrain de lâché le régime et cherche à le remplacer par un autre [LIRE]. Evidemment  que, le RDPC  réagira, pour se maintenir aux affaires. Mais je crois qu’une telle voie est périlleuse, pour le RDPC en particulier, mais aussi pour le pays en général. Je pense que le RDPC  devrait refondre ELECAM, introduire les partis d’opposition et les sociétés civiles représentatives, et permettre de créer un sentiment  démocratique et d’unité nationale  chez le Camerounais.

Le gouvernement Camerounais doit comprendre que son meilleur avoir est le peuple Camerounais et l’opposition Camerounaise et non les occidentaux.

S’ils continuent  à ignorer ses meilleurs partenaires dans le changement du pays, alors les Camerounais  lui tourneront le dos, et certains seront attirés certainement par les sirènes néo esclavagistes qui rayonnent partout aujourd’hui en Afrique.

Attention Cameroun, la recolonisation te guète.

A suivre

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 19:25

Paul-Biya.jpg Paul Biya

Article de CBS News

 

MISE EN GARDE AUX APPRENTIS SORCIERS:

 

Nous pensons que cet article de CBS News est tendancieux, Car considérer le Cameroun dictature et pas le Gabon suivant leur carte des dictatures, nous fait sourire au sein de la Rédaction d’Afrohistorama.

A paris c’est Séguéla qui parle en mal du président Paul Biya.

Je crois que même si l’on ne partage la politique de son régime, il ne faut pas rentrer dans le jeu des occidentaux. Il ne faut pas accepter que l’on critique le symbole de votre pays. C’est de la trahison si vous l’accepter.

Ce que nous pouvons conseiller aux Camerounais. Il est vrai le pouvoir de Mr paul Biya est policier, pas encore suffisamment démocratique, mais il est mieux que le changement provienne de l’intérieur et non de l’extérieur. Tout ceux qui vont chercher le soutien à l’extérieur sont les ennemis du Cameroun et ne l'auront jamais.

Le RDPC doit comprendre aussi que rien est éternel, l’heure du  changement a sonné et il s’impose, sinon ils seront les grands perdants de ce chamboulement  tôt ou tard.

Mbombog Ntohol

 

 

 

 

ARTICLE IN ENGLISH CLICK  Paul Biya The world's enduring dictators

 


Les dictateurs du monde qui durent : Paul Biya du Cameroun

     Il s'agit d'un épisode de la série Worldwatch, « les dictateurs du monde qui durent», inspirée par les événements en Tunisie et en Egypte, dans lesquels CBSNews.com jette un regard sur les chefs d’etats qui continuent de régner sur leurs terres sans entrave. Voir une explication complète de la série et une liste des autres profile.


Paul Biya, Président du du Cameroun


Durée au pouvoir: 29 ans. En 1982, Biya a été désigné le successeur d’Ahmadou Ahidjo, qui avait dirigé le Cameroun depuis 22 ans avant lui. Biya a depuis remporté plusieurs élections, qui ont tous été contestés en raison d'allégations de fraudes massives. Un vote de réforme en 2008 a même retiré la durée limite du mandat, et Biya compte être candidat à l'élection présidentielle prévu en Octobre 2011- et probablement gagner - encore une fois avec les mêmes méthodes.
La plupart des actes despotiques: les forces de sécurité de l'État ont été accusés d'une série d'actes odieux, y compris l'assassinat de plus de100 manifestants en 2009 et de l'utilisation de la violence, les arrestations arbitraires et détentions illégales pour empêcher les militants politiques de l'opposition de tenir des réunions. En 2008, Biya a changé la constitution de sorte qu'il soit à l'abri de toutes poursuites une fois qu’il ne sera plus chef de l’état. Son parti au pouvoir avait fait supprimer au Parlement la possibilité pour l’organisme chargé de l’organisation des élections d’annoncer les résultats, ce qui rend encore plus facile cette entreprise lors de la prochaine élection présidentielle.
Perspectives pour le changement: Biya a survécu à des tentatives de coup d'État, ainsi que de nombreuses protestations contre la légalité douteuse de son règne. Actuellement, le leader de 77ans, tente de faire face à l'un des défis les plus difficiles de son règne: la technologie.

Après les soulèvements de Tunisie et d’Egypte, le gouvernement a ordonné aux compagnies de téléphone cellulaire de suspendre les services mobiles pour Twitter. Cela est arrivé après que les gens ont utilisé le site du réseau social pour dénoncer le déploiement massif de troupes pour empêcher une manifestation  « Biya Dégage»  en mars 2011. Alors que les groupes d'opposition ont promis de perturber le vote présidentiel à venir, l'adhérence de Paul Biya sur le pouvoir politique reste ferme, et toute tentative visant à renverser cette tendance électoralement a une mince chance de succès.

Écouter

Lire phonétiquement

 

 

 

http://www.cbsnews.com/8301-503543_162-20065207-503543.html

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 15:59

Côte d’ivoire: les Leçons de l’histoire des Black Panthers revisitée


 


    

           http://www.youtube.com/watch?v=itjvLxnst_U&feature=related

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 10:14

photo60-copie-1 Pour sauvez la presse de Côte d'ivoire.

 

      Violation de la liberté de presse : Récit de la terreur d’un journaliste traqué vers la route de l’exil, ou est l’ONG Journaliste sans frontière ? 
      

13 avril 2011. Cela fait trois jours que l’armée française a enlevé le Président Laurent Gbagbo à la suite d’un intense bombardement de sa résidence et l’a remis à son rival Alassane Dramane Ouattara. On est mercredi. Le jour se lève difficilement. Moi comme lui. La nuit n’a pas été tout à fait reposante. Elle a été meublée d’insomnie et de mille pensées. De même, le peu de sommeil qui a consenti à me visiter a été pris en otage par des cauchemars. Je me sens lourd. Mais il faut que je me lève pour prier. C’est une tradition.

 

Mais je reste couché, en y pensant. Voilà que quelqu’un frappe à la porte. Résolument. Ma femme s’y dépêche. Ces temps-ci, un bruit à la porte ou sur le toit, n’est plus perçu comme avant. L’insécurité ciblée et l’insécurité libérale font fureur dans le pays. Notamment à Abidjan depuis que les hommes lourdement armés de Alassane Dramane Ouattara y ont fait leur entrée. J’entends ma femme parler avec quelqu’un.

 

Mais je n’ai pas saisi ce que les deux se sont dit. Madame revient et me tend un bout de papier. Il y est inscrit un numéro de téléphone et un nom. Un voisin a reçu le message et a été prié de me le transmettre urgemment. Je dois appeler immédiatement la personne dont le nom et le numéro sont sur le bout de papier. Ma femme me précise que selon le messager, cette personne a tenté de m’appeler, mais mon téléphone portable était éteint.

Je me lève vivement, redoutant une nouvelle grave. Je remets mes téléphones sous tension. Il est 7h 40 mn. Je vais au salon. Je m’acquitte de ma prière. Et j’appelle l’ami qui l’a exigé. Il est formel. Hier, mardi 12 avril 2011, à l’Hôtel du Golf, QG d’Alassane Ouattara à Abidjan, une liste de journalistes à abattre a été établie. Il s’agit de 17 journalistes, de la radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI) et de la presse écrite, qui avaient soutenu le régime du Président Laurent Gbagbo. Lui-même qui m’informe, a hébergé hier nuit un confrère d’un grand quotidien du pays. Le confrère a dû fuir son domicile après avoir directement reçu du Golf l’information selon laquelle il serait sur la liste de journalistes pro-Gbagbo à éliminer physiquement.

Mon ami me prévient clairement en ces termes : « Je ne dis pas que tu es sur la liste, parce que je ne sais pas si tu es sur la liste. Mais je connais ton engagement. Et ce sont ceux qui se sont le plus illustrés dans la défense des institutions de la République qui sont visés. Donc, je t’en prie, cherche à te mettre à l’abri, ou si ce n’est pas possible, alors ne mets pas les pieds dehors.»

Je n’imaginais pas la nouvelle aussi pressante. Que faire exactement maintenant ? Partir ? Mais où ? Avec quels moyens ? La situation est difficile. Bien avant l’offensive des rebelles d’Alassane Ouattara le 28 mars 2011, les banques avaient fermé et la mienne n’était pas parmi celles qui avaient rouvert. Il est donc devenu impossible de recourir à son compte pour se sauver d’un pépin. De même, le mois n’était pas vraiment fini pour espérer percevoir le salaire à la main. Depuis près de deux semaines que je suis terré à la maison comme la plupart des abidjanais, toute la maisonnée vit dans la petite tirelire de la maîtresse des lieux.

C’est même grâce à elle que j’ai pu assurer mes frais de transport ces derniers jours pour me rendre au bureau. Etant donc si désargenté, où vais-je aller ? Je passe alors mentalement en revue mes relations dans la ville d’Abidjan. Les autorités que je connais, qui ont de grosses villas, ont fui ces résidences pour sauver leur peau. Leurs téléphones portables sont même fermés. Où aller ?

J’appelle un ami enseignant qui m’avoue qu’il ne peut pas me refuser ce service. Seulement, compte tenu de ce que son appartement est entouré des partisans de Ouattara, je devais y aller discrètement. Mais cela veut dire quoi exactement, y aller discrètement ? Comment y aller discrètement alors que le jour ne vient que de commencer ? En clair, même si je ne dois pas y aller, chargé de bagages, je ne dois y aller discrètement que la nuit. L’ami a été sincère. Je comprends. Je suis devenu encombrant. Et je n’ai pas le droit d’attirer des ennuis à un paisible monsieur et sa famille.

Savoir que je suis recherché ou que je peux être recherché, et qu’il m’héberge, peut lui valoir la pire expérience de sa vie. C’est vrai, le fait qu’il soit de mon bord idéologique est déjà un délit aux yeux des hommes de Ouattara. Mais s’il devait être puni pour cela, qu’il le soit uniquement pour cet engagement. Et non à cause du surcroît d’audace qu’il aura eu en hébergeant un homme, peut-être, particulièrement recherché. Non, je vais assumer seul. J’ai promis rappeler mon ami le professeur avant d’effectuer le déplacement chez lui.

C’est le silence à la maison. Ma femme informée, participe à la recherche de solution. Elle décide d’aller voir le Pasteur de notre Eglise pour lui demander si un frère pouvait m’héberger quelques jours. Elle revient presque bredouille. Il y a une surpopulation chez le Pasteur. Les autres frères ont dit vivre tous dans un environnement hostile, au milieu des partisans de Ouattara. La proposition qui lui a été faite, c’est que je puisse dormir dans le bureau du Pasteur à l’Eglise. Un bureau à l’étage, chargé, où il faut écarter des effets pour se coucher à l’étroit, sachant que les toilettes sont en bas, dans une vaste cour peu sure la nuit. Je ne voyais pas de solution dans l’immédiat.

Parce que les gardiens de nuit de cette église ne m’inspirent pas confiance. De plus, les églises sont dans le viseur des hommes de Ouattara. Ailleurs, Duékoué et San-Pedro, ils n’ont pas hésité à entrer dans les églises pour mitrailler les fidèles en prière ou refugiés. Je n’irai pas dormir seul dans ce lieu. Je n’y irai pas. Les moustiques ? C’est le moindre mal. Il faut être sûr de ne pas pouvoir y rencontrer ce que je fuis.

A un moment, je me suis senti tendu. Puis, j’ai retrouvé un calme précaire. Replié dans ma chambre, je mets à fond le split pour recevoir plus de fraicheur. Je prends l’ordinateur. Je me connecte à l’Internet. Je navigue. Je rédige deux articles sur l’actualité. Je les envoie sur la toile. Je me sens soulagé. Un collègue de la rédaction, que je m’apprêtais à joindre, m’appelle et me donne la même information du jour.  

Aux environs de 14h, un camarade du quartier, de même bord idéologique que moi, informé par ma femme, me propose de me mettre gracieusement en lieu sûr, en attendant que je trouve une solution définitive. Je quitte alors la cour sans attirer l’attention, en culotte et chemise usée comme si j’allais prendre un peu d’air naturel dehors.

Quelque temps plus tard, je suis dans une chambre d’hôtel, bien loin de chez moi. Le camarade me rassure qu’il prend en charge les frais  deux jours à l’hôtel. Je ne comprends pas pourquoi il peut être aussi gentil. Pourtant il n’y a pas de familiarité entre nous. Mais bien plus tard, l’on me rappellera qu’un jour, au passage, j’avais glissé une pièce de 500 Fcfa dans la main de sa fille, alors que je ne connaissais pas encore son père. Pour moi, cela n’avait pas d’importance. Je le faisais d’ailleurs partout lorsque j’en avais les moyens et l’humeur. Mais pour lui, c’était remarquable. Au point de débourser 20 000 Fcfa pour me mettre à l’abri.

Je reçois mon ordinateur à l’hôtel. Un bon compagnon. Sans cette machine, je suis un homme perdu. J’écris. Je me repose. J’écris. Je grignote quelque chose. Je prie. Je regarde la télévision. La télé ! Ah, oui ! Je la regarde avec moins d’intérêt. Les informations données en boucles par ces chaînes occidentales me donnent maintenant plus de nausée qu’une autre impression. Encore du mensonge. Encore de la manipulation pour des intérêts économiques. Tout cela au détriment de la morale. Comment l’impérialisme peut-il être aussi cruel !

A l’hôtel, je me sens moins en sécurité que dans ma chambre. Chaque bruit de pas dans le couloir me met sous tension. A travers le rideau de la vitre, j’épie les mouvements de la cour. La clandestinité est une vie dingue. Qui a ses charmes. Que le vent m’emporte !

Dans l’après midi, mon Directeur des rédactions m’appelle et me demande de me mettre en lieu sûr. Il me confirme le projet du Golf contre les journalistes proches du régime de Laurent Gbagbo. Le lendemain, un ami informé par ma femme, m’appelle et me promet une petite aide financière qui me permettrait de m’éloigner.

Me voici donc en partance pour la frontière de la Côte d’Ivoire, abandonnant ainsi ma femme et mes enfants, dans l’incertitude. Je m’en vais à l’aventure. A l’exil. Mais que vont-ils devenir, eux déjà terrorisés ? Moi ? Je me soumets à mon destin.

Dans le véhicule, une Peugeot 604, c’est presque la surcharge. Je suis coincé à côté d’une grosse dame avec ses deux enfants. Ce n’est pas le confort. Mais en pareilles circonstances, ce n’est pas le confort qu’on recherche : sauver sa peau.  Une peau dont je ne sais plus la valeur… Surtout que ces dernières heures, l’on m’a appris l’assassinat de tant de personnes : ministres, artistes, patriotes… Vrai ou faux, je n’ai aucune possibilité de le vérifier. Mais la question qui me revient est la suivante : pourquoi Alassane Ouattara se montre-t-il aussi difficile ? Pourquoi ?

 

 Source :  Le Temps Auteur : Germain Séhoué

 

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 10:09

Calixte1

 

Et si l'Homme Africain était responsable de la soumission de l'Afrique

By Calixthe Beyala  

Peut-être serait-il temps d'aborder le problème par le fond, oui par son dessous et non ses artifices. L'Afrique est en voie de recolonisation ; il ne s'agit point d'une fiction, mais d'une réalité connue de tous... Ses dirigeants sont clairement désignés par les Occidentaux. Des dirigeants ? Un mot trop abrupt pour désigner ces pantins sans colonne vertébrale aucune et dont le pouvoir sur les peuples abrutis par des croyances mystiques, semblent venir des tréfonds des enfers de toutes les religions connus et inconnus et qui charroient dans leur sang toutes les maléfices du monde. Et ils sont chargés de faciliter le travail aux envahisseurs sans foi ni loi, qui cliquent des menottes invisibles aux mains de tout espoir, l'enfermant pour l'éternité. Et ils font bien leur travail nos chefs. Ils bradent les richesses par brassée et en détails, en gros et aux enchères, tout en entretenant des réseaux françafricains, bas-ventralement soumis à leurs désidératas.

Et si le problème n'était pas tant les dirigeants eux-mêmes que l'homme africain dans son essence, sang infecté par le chienlit minable de la crainte de perdre ou pas ce qu'il ne possède déjà pas, se révélant ainsi incapable de défendre sa terre, ses biens et ses enfants ? Et s'il par nature il était lâche ?

La question mérite d'être posée d'autant plus fortement qu'à travers les nombreuses réactions masculines, on constate sans qu'il ait besoin de fouiller ce qui n'existe pas dans les poubelles, que l'Africain serpente, glisse, virevolte, évitant joyeusement d'affronter le cœur du sujet : la guerre ! Le voilà à blablater, proposant des solutions aussi iconoclastes et absurdes que l'organisation des conférences, des débats, des manifestations pacifiques (et ils insistent sur le mot pacifique) quand il n'accuse pas l'intellectuel, oh, c'est de la faute d'untel qui n'a pas... de tel autre qui n'a pas... Oui, il parlotte et propose encore la palabre alors que l'occident ne lui offre pas d'alternative autre que la guerre, que les bombes pleuvent sur son pays, que des milliers de gens meurent, massacrés. Et L'Occident va conquérir l'Afrique en frimant, montrant ses soldats prêts au combat, vantant les mérites de son matériel sophistiqué qui tue sans bavure... Et ces images d'humiliation de l'Afrique tournent en boucle, et l'on parle encore...Une terre sans homme en quelque sorte.

Et pour cette nouvelle épopée militaire aussi destructrice pour l'Afrique que bénéfique pour l'occident, ce dernier fabrique déjà l'histoire, une magnifique histoire de conquête rien qu'avec les intitulés de ses croisées : " Odyssée du désert" ou opération " Barracuda " Oui, des noms dont la simple évocation donne aux élites Occidentales l'occasion d'écrire des livres qui feront fantasmer des dizaines de générations, des dizaines d'ouvrages qui renforceront le mentale des jeunes à venir et les conduiront à imiter, voire à surpasser les exploits de leurs ancêtres. Et ils iront à la conquête d'autres contrées encore et toujours tant qu'ils ne rencontreront pas une farouche résistance sur leur chemin.

Et pour ces extraordinaires exploits militaires en Afrique, l'Occident n'a besoin que d'une poignée d'hommes. Une poignée d'hommes pour mâter et démâter plusieurs millions d'Africains ! Oui une poignée d'hommes. Inutile pour lui de déployer de centaines de milliers de soldats comme en Afghanistan et de se jeter dans des dépenses en matériels de pointe. Oui Quelques poignées d'hommes suffisent, quelques bombes ou kalachnikov et l'affaire est bouclée.

Et si le problème n'était pas l'Homme Occidental, mais l'Homme Africain ? Hormis quelques guerriers, quelques figures emblématiques de la résistance, l'Afrique qui est quatre fois plus grande que l'Europe ne déborde pas de héros, ne nous en déplaise ! Ce constat clairement établi, on pourrait extrapoler sur la capacité de l'africain à se battre, à affronter l'Occidental sur le terrain de la guerre. Certains prétextent de la supériorité technologique des occidentaux pour expliquer leur domination, mais force est de reconnaître que ce ne sont pas seulement les armes qui font la guerre, mais les hommes. Il m'est difficile de croire que quelques milliers de soldats occidentaux arrivent à soumettre des millions d'Africains sans qu'au préalable ces derniers aient dans leurs gestes ou dans leurs comportements à l'égard de l'Occident, une soumission psychologique, une reconnaissance inconsciente ou subconsciente de celui-ci en tant que maître. Ou en tant que Dieu... des éléments non négligeables auxquels s'ajoutent la peur de mourir, une sourde couardise qui l'amène à parler, à verboiser, à accuser les dirigeants, les intellectuels quand il se ne cache pas derrière un Dieu aussi débile que magique pour ne point regarder ce qu'il est.

Peut-être ai-je tort ? J'aimerais tant me tromper... j'aimerais tant que ceci soit faux, tout en étant pour la paix. Oui, la paix, mais celle-ci n'existera que lorsque l'Homme sera égal à un Autre.

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Histoires oubliées, histoires occultées

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AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Ou recopier le lien ci-dessous

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

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  Libérez Gbagbo:
 

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Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine