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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 07:40

 

articles densite villes afrique

Manuel à l’usage des peuples qui veulent se débarrasser de leur dictateur

 

Pour se débarrasser de son dictateur, la première règle est de ne compter que sur soi-même. Surtout, il ne faut pas croire que les Occidentaux voleront à votre secours. Faites d’abord le boulot, c’est alors seulement qu’ils se souviendront de l’universalité des fameux «principes démocratiques».En second lieu, il n’est pas nécessaire d’avoir un homme providentiel, bien souvent il vous décevra et s’accaparera le pouvoir à la première occasion. Lui préférer une révolution sans leader, sans autre visage que celui du peuple. Cela a pour mérite de rallier les militaires et d’attirer la curiosité de l’opinion internationale. Troisième point, il faut savoir choisir soigneusement ses manifestants. Veillez à tenir à l’écart les religieux extrémistes, les politiciens opportunistes, les ralliés de la dernière heure et les anarchistes destructeurs. En revanche, une jeunesse qui ne craint pas les balles et les gaz lacrymogènes —périmés ou non—, est un atout indispensable. La composante féminine est encore plus utile. Elle ajoutera du crédit à votre projet, vous ralliera une part non négligeable de la population (les femmes sont majoritaires dans TOUS les pays sauf l’Inde), abaissera le niveau de violence potentielle, et à l’occasion, une manifestation de femmes aux sein nus vous procurera quelques photos inoubliables. Quatrièmement, cultivez vos amitiés sur Facebook. Ce ne sont pas plusieurs centaines, ni plusieurs milliers, mais des millions d’amis que vous devez avoir. Deux millions de Tunisiens ont leur page Facebook… C’est la condition du succès: l’effet feu de brousse qui se transforme en un gigantesque incendie. Internet est votre meilleur ami et votre plus sûr allié. Le dictateur, même bien informé, ne sait pas encore comment contrer le Web.Dès lors, vous devez veiller à documenter votre révolution en vous équipant de smartphones capables de filmer les manifestations ou la répression policière. Les Chinois fabriquent de faux iPhone à bas prix, on peut s’en procurer pour une somme raisonnable. Et puis, pour une fois au moins dans votre vie, vos films amateurs intéresseront un public plus large que votre cercle familial. Le quart d’heure de célébrité d’Andy Warhol est à portée de main…Cinquièmement, trouvez un nom qui sonne bien pour votre révolution. Les fleurs (œillets, tulipe, jasmin) ça commence à lasser. Les couleurs (rouge ou orange) ça n’est guère glamour. Au rayon des tissus, hormis le velours, on ne voit pas trop quoi choisir… Tweed, popeline, wax ou bazin… vous pouvez essayer mais le succès n’est pas garanti. Dans le même ordre d’idée, un bon slogan vaut mieux qu’un long discours. «Ben Ali dégage!», simple et direct —bien qu’un peu sommaire— s’est révélé d’une efficacité redoutable. On peut certes le reproduire de pays en pays, mais vous devez faire preuve d’originalité; c’est à ce prix que votre révolution sortira du lot et sera médiatisée de par le monde. Sixièmement, sachez retourner les policiers et les soldats. Après tout ce sont des hommes comme vous, des citoyens et des pères de famille. Beaucoup ont les mêmes problèmes quotidiens que vous. Ils habitent parfois la rue d’à côté. Profitez-en donc pour aller sonner à leur porte la nuit venue, et les convaincre —en insistant si nécessaire— de rejoindre les rangs de la révolte. Si certains sont réticents, essayez avec leurs enfants. Les fils de policiers ont sans doute des comptes familiaux à régler avec papa. Ils seront les premiers sur les barricades, à jeter des pierres. Le septième point est le plus important en ce début de 21e siècle. Votre révolution doit être exemplaire afin de pouvoir s’exporter. Pas de pillage à grande échelle: on n’est pas en Grèce. Pas d’usage de déjections humaines ou animales: on n’est pas en Grande-Bretagne dans une manifestation d’étudiants en colère. Pas de lynchage systématique: on n’est pas au Pakistan.En revanche, ayez quelques blogueurs lookés «sympa», à la Steve Jobs, patron cool, qui sauront s’adresser aux journalistes et poser devant les caméras. Autre façon de séduire, nommer rapidement un blogueur à un poste ministériel, d’où il tweetera pendant les Conseils des ministres. Accueillir à bras ouverts la presse étrangère, et se mettre dans la poche un grand réseau de télévision, de type Al-Jazeera ou CNN. Huitième point, mettez la main sur le carnet d’adresses privé de votre dictateur. Il a probablement tout un réseau d’amis puissants venus d’Europe, d’Afrique ou d’Amérique: présidents, ministres, hommes d’affaires, intellectuels et artistes de renom. Il s’en trouvera bien quelques-uns qui auront passé des vacances dans vos hôtels de luxe, au frais du contribuable. Plus ces personnalités seront puissantes dans leur pays et plus vos révélations provoqueront de scandale. L’objectif étant de faire culpabiliser les grandes puissances et de les amener à vous soutenir pour ne pas paraître complices. Au passage, vous aurez sans doute la satisfaction de voir quelques ministres étrangers démissionner piteusement en s’excusant d’avoir dégusté des bricks au thon dans l’avion privé d’un homme d’affaires proche du régime. Neuvième point, c’est le moment de penser à culpabiliser la finance mondiale. Votre dictateur est d’abord un voleur et les banquiers du Nord sont ses complices. L’argent est quelque part dans des coffres étrangers, c’est le moment de le crier haut et fort et de réclamer son retour au pays. Vous aurez, de surcroît, l’immense plaisir de voir des banquiers cossus ou des dirigeants complices faire acte de contrition en public. Avec un peu de chance, il se trouvera un Suisse pour demander pardon. Soyez magnanime, n’exigez pas forcément la tête de votre dictateur, mais simplement son portefeuille, qui, après tout, est un peu le vôtre. Dixième point. Si Dieu s’est reposé au septième jour, il n’est pas question pour vous de faire de même. Une fois le dictateur en fuite, la partie n’est pas pour autant terminée. Il vous reste encore beaucoup de travail pour gérer la transition et installer un nouveau pouvoir.Une révolte, ce n’est pas si compliqué; mais une révolution c’est une entreprise de longue haleine.

Gardez la tête froide.

Par Kidi Bebey et Alex Ndiaye

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 07:25

 

Côte d’Ivoire : Mamadou Koulibaly confirme-t-il la trahison?

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Je ne suis pas d'accord avec ceux qui soutiennent Koulibaly sur le fait de critiquer le FPI aujourd'hui et cela malgré le fait que je ne sois pas FPI mais pro GBAGBO. Il y a trop d'incohérences, d'inconstances et d'inconséquences dans l'attitude du sieur Koulibaly. Oui c'est un grand intellectuel mais il n'est pas le seul et le FPI n'...a pas eu besoin de lui pour devenir ce qu'il est devenu. En quoi Mamadou Koulibaly a t'il influençé la création, le developpement et l'accession au pouvoir du FPI? factuellement rien alors arrêtez un peu de nous rabâcher les oreilles avec l'idée selon laquelle sa trahison doublée d'une lachété inommable (car c'en est une) mettrait le FPI plus bas que sous terre. ceux qui le pensent se trompent lourdement car après avoir bien analysé ce qui se passe je pense que Mamadou vient de se tirer une balle dans le pied. Je demontrerai cela très bientôt dans un article à paraître sur www.gbagbolaurent.net pour l'avancée du débat intellectuel. Mamadou serait devenu grand s'il n'avait pas attendu de voir GBAGBO en difficulté avec l'aide prépondérante des Français, s'il était parti avant les élections ou bien longtemps avant oui on pouvait donner du crédit à ses élucubrations mais voilà que le traître coopté par les services français jouent celui qui vient de se reveiller d'un mauvais rêve pendant que la tête de son parti est en difficulté et vous voulez donner une justification rationnelle au plus grand acte de couardise de la décennie. Allez y raconter vos histoires aux illétrés qui servent de militants à Dramane mais de grâce pas à nous. Pourquoi doit on critiquer le parti au moment où ses dirigeants croupissent en prison? Aidés en cela par certains militants du rdr qui hier ont fait bloc derrière Dramane quand il traversait le désert et qui se sont battus pour lui, ce sont eux qui vous demandent d'abandonner votre chef aujourd'hui et vous le faîtes en voulant justifier l'injustifiable. Koulibaly n'a rien apporté à GBAGBO donc son départ n'enlèvera rien à GBAGBO et si critique il doit y avoir ce n'est ni le lieu ni le moment

Par Jean André A. Ahipeaud

 

 

 

 

Jean André A. Ahipeaud

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 07:18

Pendant que l’Europe et les États-Unis font la guerre et tuent, la Chine fait des affaires et du social.

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Le 10 juin 2010, à la veille de sa visite d'Etat au Kazakhstan et en Russie, le Président chinois Hu Jintao a respectivement accordé une interview écrite à la presse kazakhe et russe, dont Kazakhstanskaya Pravda, Egemen Qazaqstan, l'Agence Khabar pour le Kazakhstan et Rossiïskaïa Gazeta, ITAR-TASS et Interfax pour la Russie, et a répondu à leurs questions sur les relations sino-kazakhes, les relations sino-russes, la situation internationale actuelle et sur d'autres questions.

En ce qui concerne les relations Chine-Kazakhstan, l'état actuel et les perspectives de la coopération bilatérale dans les domaines économique, technoscientifique, culturel et humain, Hu Jintao a déclaré que, grâce aux efforts communs, les relations bilatérales ont toujours maintenu un bon élan de développement sain et stable depuis l'établissement des relations diplomatiques il y a une vingtaine d'années. En particulier, depuis l'établissement du partenariat stratégique en juillet 2005, les relations entre les deux pays se sont développées plus rapidement, caractérisées par des échanges nourris à haut niveau et une confiance politique mutuelle renforcée. Il avait eu plusieurs entretiens avec le Président Noursoultan Nazarbaïev au cours des rencontres bilatérales et multilatérales. Les deux pays ont complètement résolu leur problème frontalier hérité de l'histoire, signé le Traité de bon voisinage, d'amitié et de coopération Chine-Kazakhstan, formulé les Stratégies de coopération entre la Chine et le Kazakhstan au XXIe siècle et établi le Comité de coopération intergouvernemental au niveau des vice-Premiers ministres. Le système juridique pour le partenariat stratégique bilatéral ne cesse de se perfectionner. La coopération pragmatique a obtenu des résultats impressionnants et la coopération dans les domaines économique, commerciale, financier, énergétique, technoscientifique, culturel, humain et des transports ne cesse de se développer. Les projets d'oléoducs et de gazoducs Chine-Kazakhstan et d'autres projets ont été achevés et mis en oeuvre. Un grand nombre de projets de coopération non liés aux ressources sont mis en application progressivement. En 2010, le volume du commerce bilatéral a atteint 20,4 milliards de dollars, soit plus de 50 fois celui du début de l'établissement des liens diplomatiques. Le développement durable et approfondi de la coopération pragmatique bilatérale a apporté des avantages tangibles aux deux pays et à leurs peuples. Les deux parties se sont fermement et mutuellement prêtées soutien sur les questions majeures liées à leurs intérêts vitaux et ont mené une coopération fructueuse dans la lutte contre les « trois fléaux », le trafic de drogue et la criminalité transfrontalière organisée. Les échanges culturels et humains se développent de façon stable, les échanges sociaux se sont intensifiés de jour en jour, et la coopération amicale dans les zones frontalières est renforcée. Le concept de paix durable et d'amitié de génération en génération s'est profondément enraciné dans les populations des deux pays et l'amitié traditionnelle entre les deux peuples a été renforcée et accrue. Les deux pays coordonnent et collaborent étroitement aux Nations unies, dans l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), la Conférence pour l'interaction et les mesures de confiance en Asie (CICA) et dans d'autres cadres multilatéraux, ce qui a contribué à sauvegarder et à promouvoir la paix, la stabilité et le développement de la région et du reste du monde. La Chine est satisfaite du statu quo du développement des relations bilatérales et est pleine de confiance à l'égard du développement de ces relations dans l'avenir.

Hu Jintao a indiqué que la Chine et le Kazakhstan, pays voisins et amis, étaient des partenaires stratégiques importants et que les deux pays étaient membres de l'OCS. Développer un partenariat stratégique durable, stable et global est une aspiration commune des peuples chinois et kazakh et correspond aux intérêts réels et à long terme des deux pays. La Chine attache une grande importance au développement des relations avec le Kazakhstan et œuvre constamment pour approfondir la coopération amicale à divers niveaux et dans différents domaines et à élever sans cesse le niveau des relations bilatérales. Actuellement, la Chine et le Kazakhstan travaillent tous les deux à la mise en œuvre de nouveaux plans quinquennaux de développement, qui offriront de nouvelles opportunités pour le développement de leurs relations. La Chine espère travailler de concert avec le Kazakhstan, sur la base du respect mutuel, du traitement d'égal à égal et mutuellement gagnant, pour continuer à renforcer l'amitié et le bon voisinage, à approfondir la confiance mutuelle, à améliorer le mécanisme de coopération, à renforcer la coopération pragmatique dans l'économie, le commerce, l'énergie et les domaines non liés aux ressources, à intensifier la coordination multilatérale et la coopération de sécurité, afin de porter le partenariat stratégique sino-kazakh à un nouveau niveau.

En ce qui concerne les attentes de sa visite au Kazakhstan et les résultats attendus, le Président Hu a déclaré qu'il attendait de s'entretenir avec le Président Nazarbaïev et le Premier ministre Masimov. Avec les dirigeants kazakhs, il voudrait faire la revue du développement des relations bilatérales au cours de la dernière vingtaine d'années et des réalisations obtenues, programmer la prochaine étape du développement du partenariat stratégique bilatéral et proposer de nouvelles cibles et tâches pour la coopération pragmatique bilatérale. Il espère échanger les vues approfondies avec les dirigeants kazakhs sur le développement de l'OCS, la situation en Asie centrale et d'autres grands dossiers régionaux et internationaux d'intérêt commun. Durant sa visite, les deux parties publieront un document politique commun et les départements concernés et les entrepreneurs des deux pays vont signer des documents de coopération importants touchant l'économie, le commerce, les finances, la protection environnementale et autres. Nous avons toutes les raisons de croire que grâce aux efforts conjugués, la visite sera couronnée de succès et insufflera une nouvelle vitalité au développement durable, stable et global des relations entre la Chine et le Kazakhstan.

En ce qui concerne les sujets qui seront discutés avec le Président Medvedev et le Premier ministre Poutine lors de sa visite en Russie, Hu Jintao a dit que sur l'invitation du Président Medvedev, il effectuerait une visite d'Etat en Russie et participerait à la 15e édition du Forum économique international de Saint-Pétersbourg. Durant sa visite, il s'entretiendra avec le Président Medvedev et rencontrera le Premier ministre Poutine. Cette année marque le 10e anniversaire de la signature du Traité sino-russe de bon voisinage, d'amitié et de coopération et les relations bilatérales font face à de nouvelles opportunités de développement. Avec le Président Medvedev et le Premier ministre Poutine, il fera le bilan des réalisations et des expériences de développement des relations bilatérales depuis la signature du traité il y a 10 ans, définira l'orientation du développement des relations bilatérales dans la prochaine décennie et élaborera le plan favorisant la coopération bilatérale dans tous les domaines. Il échangera également de vues approfondies avec les dirigeants russes sur les grandes questions internationales et régionales d'intérêt commun. Il a la conviction que la visite insufflera une nouvelle vitalité au développement durable, sain et stable du partenariat de coordination stratégique sino-russe dans la deuxième décennie du nouveau siècle.

En ce qui concerne la question sur le développement actuel des relations sino-russes, Hu Jintao a noté que les relations bilatérales maintenaient toujours un élan de développement global, sain et rapide depuis la signature du Traité de bon voisinage, d'amitié et de coopération il y a 10 ans pour atteindre un haut niveau sans précédent. Les deux pays ont mis en place un mécanisme parfait d'échange de haut niveau et leurs dirigeants se rencontrent fréquemment. La question frontalière léguée par l'histoire a été totalement résolue. Les deux parties se soutiennent fermement sur la souveraineté, la sécurité, le développement et les autres questions concernant leurs intérêts fondamentaux, et leur confiance mutuelle politique et stratégique ne cesse de se renforcer. La coopération pragmatique dans les domaines de l'économie, du commerce, de l'énergie, de la science, de la technologie au niveau local demeure fructueuse, permettant d'apporter des avantages réels aux peuples des deux pays et de promouvoir le développement et le redressement. Plusieurs grandes manifestations telles que l'« Année de l'amitié de la jeunesse », l'« Année de la Chine en Russie », l'« Année de la Russie en Chine », et l'« Année linguistique » ont été organisées. Une coopération dynamique se déroule également dans l'éducation, la culture, la santé, les sports, les médias, le tourisme, etc. Chaque année, les échanges personnels atteignent 3 millions de personnes, permettant aux peuples des deux pays de mieux se comprendre et de consolider leur amitié. La coordination stratégique étroite entre la Chine et la Russie concernant les grandes questions internationales et régionales a permis de défendre leurs intérêts communs et de promouvoir la multipolarisation du monde et la démocratisation des relations internationales.

Il a souligné que dans les 10 prochaines années, dans l'esprit du traité et en conjuguant leurs efforts, les relations sino-russes marquées par le partenariat de coordination stratégique connaîtront de nouveaux progrès et seront plus fructueuses. Ceci contribuera au bien-être des peuples des deux pays et apportera une nouvelle contribution au maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la région et dans le monde.

En ce qui concerne les perspectives de la coopération économique et commerciale sino-russe et l'élargissement de la coopération en matière d'investissement, Hu Jintao a déclaré que grâce aux efforts conjugués, la coopération économique et commerciale entre les deux pays a réussi à surmonter l'impact de la crise financière internationale et à connaître un rebond global et rapide. La qualité de la coopération a été nettement améliorée. En 2010, les échanges commerciaux bilatéraux ont approché les 60 milliards de dollars. La Chine est devenue le premier partenaire commercial de la Russie. Les investissements bilatéraux et la coopération économique et technologique se sont accélérés de façon significative et la coopération transfrontalière et régionale se développe vigoureusement. La Chine et la Russie sont des marchés émergents importants et partenaires de coordination stratégique, leur coopération économique et commerciale bénéficie d'un avenir prometteur et d'un potentiel énorme. Les deux parties doivent mettre pleinement en valeur leurs points forts respectifs pour accroître les échanges commerciaux, améliorer la qualité de la coopération et rendre leur coopération plus saine et plus rapide.

Il a fait savoir qu'en novembre 2010, le Président Medvedev a proposé de porter les échanges commerciaux bilatéraux à 100 milliards de dollars dans les trois à cinq années suivantes. A en juger par l'élan du développement actuel, il est tout à fait possible d'atteindre cet objectif. Les deux parties travaillent actuellement pour élaborer l'objectif de développement du commerce bilatéral pour la prochaine décennie. La Chine entend coopérer avec la Russie pour continuer à approfondir les échanges et la coopération sur le plan économique et promouvoir le développement harmonieux tant en quantité qu'en qualité.

Hu Jintao a indiqué que les investissements mutuels entre les deux pays ont connu une croissance relativement rapide ces dernières années et que tous les secteurs ont vu les investissements et les projets de coopération économique et technologique s'accroître. En 2009, les deux pays ont approuvé le Programme sur la planification de la coopération d'investissement sino-russe et le Programme sur la planification de la coopération entre la région du Nord-Est de la Chine et la région d'Extrême-Orient et la Sibérie orientale de la Russie (2009-2018). Pour la prochaine étape, les deux parties doivent, sous l'orientation des deux programmes susmentionnés, travailler pour accomplir les projets clés, renforcer la coopération locale, améliorer les mécanismes, innover les modes de coopération, enrichir son contenu, exploiter son potentiel et élever son niveau. Tout en poursuivant la coopération dans les domaines de l'énergie, de l'agriculture et de la fabrication, les deux pays doivent explorer davantage les possibilités de coopération dans le développement de nouvelles et hautes technologies, les infrastructures, la logistique, les transports et l'information électronique, ainsi qu'optimiser constamment la structure des investissements industriels en fonction de leurs points forts respectifs. D'ailleurs, les institutions financières des deux parties doivent être encouragées à jouer un rôle plus important pour offrir un meilleur environnement de financement aux projets de coopération bilatérale.

Sur la question de la coopération énergétique sino-russe, Hu Jintao a fait savoir que, ces dernières années, la Chine prenait une part active dans le développement du marché énergétique international et a effectué une coopération avec les pays concernés dans plusieurs secteurs. Ces activités sont favorables à l'augmentation de l'offre énergétique mondiale et à la préservation de la stabilité du marché énergétique et de la sécurité de l'approvisionnement en énergie.

Il a indiqué que la Chine appréciait hautement la coopération énergétique avec la Russie, parce qu'elle était, d'une part, une partie importante de la coopération bilatérale économique et commerciale et, d'autre part, un élément important du partenariat de coordination stratégique sino-russe. Le marché énergétique chinois a un fort potentiel de développement. La Chine est disposée à intensifier la coopération avec la Russie et les autres pays producteurs et consommateurs d'énergie pour préserver en commun la stabilité du marché énergétique mondial sur une base mutuellement bénéfique.

En ce qui concerne la situation internationale actuelle et celle de la lutte contre le terrorisme dans le monde, Hu Jintao a dit qu'à l'heure actuelle, la situation internationale était en train de subir les changements les plus profonds et les plus compliqués depuis la fin de la Guerre froide et que l'aspiration de notre époque à la paix, au développement et à la coopération était plus forte. La multipolarisation et la globalisation économique se développent en profondeur, l'innovation technoscientifique permet de nouvelles percées, la coopération entre les marchés émergents et les pays en développement demeure florissante et tous les pays du monde font face à de rares opportunités de développement.

Il a indiqué que la situation internationale restait cependant très compliquée. L'impact profond de la crise financière internationale ne cesse de se présenter, l'économie mondiale se redresse lentement, le développement déséquilibré Nord-Sud reste grave et il reste encore un long chemin à parcourir pour réformer la gouvernance économique mondiale. La situation sécuritaire internationale reste stable dans son ensemble, mais les facteurs d'instabilité et d'incertitude augmentent. La récente instabilité politique et même la guerre dans certains pays en Asie occidentale et en Afrique du Nord exerce un impact profond et complexe sur la stabilité régionale. Les divers problèmes de sécurité conventionnels et non-conventionnels s'entremêlent et les menaces et défis que représentent les problèmes mondiaux tels que le changement climatique, la détérioration environnementale, la sécurité de l'énergie et des ressources, les graves maladies épidémiques et les violentes catastrophes naturelles, se multiplient.

Il a souligné que dans ce nouveau contexte, les pays voyaient leur interdépendance s'intensifier et leurs intérêts partagés se multiplier. La recherche de la paix, du développement et de la coopération représente une aspiration forte de l'homme et la tendance de l'époque. Face aux divers risques et défis, nous devons travailler dans la solidarité, coopérer main dans la main à la recherche d'un développement partagé et œuvrer inlassablement pour mettre en place un monde harmonieux caractérisé par la paix durable et la prospérité commune.

Il a noté que ces dernières années, la communauté internationale a pris des mesures concertées pour réprimer sévèrement les activités terroristes et que la lutte internationale contre le terrorisme a remporté des succès. Dans le même temps, la lutte anti-terroriste internationale fait encore face à une situation grave, certaines organisations terroristes sont toujours très actives et le terreau du terrorisme est loin d'être éliminé. Nous devons faire davantage pour mener à bien la lutte contre le terrorisme dans le monde entier. La communauté internationale doit renforcer la coopération pour combattre le terrorisme conformément à la Charte des Nations Unies, ainsi qu'aux règles du droit international et aux normes régissant les relations internationales universellement reconnues. Pour la lutte contre le terrorisme, nous devons adopter des mesures politiques, économiques et diplomatiques afin d'éradiquer ses origines sans perdre de vue tous ses symptômes. La Chine espère travailler avec toutes les parties concernées pour faire avancer la coopération internationale antiterroriste et préserver la paix et la stabilité de la région et du monde, tout en respectant les principes de la coopération sur un pied d'égalité et des avantages réciproques.

Sur la question du développement pacifique de la Chine, Hu Jintao a fait savoir que la Chine s'en tenait à la politique de réforme et d'ouverture lancée il y a plus de 30 ans. Il est évident que la Chine n'a cessé de remporter des progrès économiques et sociaux et que son statut international s'est élevé sans cesse. Cependant, la Chine reste un pays en développement. En termes de forces productives sociales, de capacité d'innovation technoscientifique et de niveau de vie des Chinois, la Chine est loin derrière les pays développés. C'est une tâche difficile et de longue haleine et nécessite de grands efforts pour que tout le peuple chinois puisse s'enrichir et connaître une vie plus belle. C'est pourquoi, la Chine doit se concentrer toujours sur le développement, aujourd'hui et à l'avenir.

Il a souligné que poursuivre fermement la voie de développement pacifique était un engagement solennel pris par le gouvernement et le peuple chinois pour la communauté internationale et qu'il constituait notre politique à appliquer durablement. La Chine continuera à lever bien haut l'étendard de la paix, du développement et de la coopération, à poursuivre une politique diplomatique d'indépendance et de paix, et à développer la coopération amicale avec tous les pays sur la base des Cinq principes de la coexistence pacifique. Préconisant une nouvelle conception de sécurité marquée par la confiance mutuelle, les bénéfices réciproques, l'égalité et la coopération, la Chine poursuit une politique de défense à caractère défensif, elle ne procède jamais à la course aux armements, ni n'exerce de menace militaire sur d'autres pays. La Chine propose de régler de façon pacifique les différends internationaux et les questions d'actualité régionales, et s'oppose au recours arbitraire à la force ou à la menace de l'utilisation de la force. La Chine ne prétend jamais à l'hégémonie ni ne mène une politique d'expansion.

Sur la question du 90e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois (PCC), Hu Jintao a dit que l'histoire du PCC fondé il y a 90 ans était étroitement liée avec le destin du peuple chinois, le redressement de la nation chinoise et le développement de la Chine. La Chine au début du XXe siècle était victime de l'agression impérialiste à l'extérieur et du régime autocratique féodal à l'intérieur. La nation chinoise en souffrait profondément et le peuple chinois vivait dans la misère. C'est juste dans un tel contexte historique que le PCC a été fondé. Au cours des 90 dernières années, en s'appuyant sur les populations de toutes les ethnies, en les unissant étroitement et en menant une lutte inlassable avec elles, le PCC a surmonté de nombreuses difficultés et remporté la grande victoire de la révolution, de la construction et de réforme. Aujourd'hui, la Chine socialiste est en plein essor et la nation chinoise se dresse majestueusement en Orient. Dans le même temps, le PCC est passé d'un petit parti de quelque 50 membres à un grand parti de 80 millions de membres. On peut dire que l'histoire des 90 ans du PCC est une histoire de la lutte inlassable pour l'indépendance nationale, la libération populaire, la prospérité nationale et le bonheur du peuple.

Il a souligné que, malgré les progrès retentissants, les problèmes et difficultés auxquels la Chine se trouve confrontés au cours de son développement sont rarement vus dans le monde à en juger par leur envergure que leur complexité. Pour mettre en place sur tous les plans une société d'aisance moyenne d'un niveau plus élevé, et réaliser pour l'essentiel la modernisation et un enrichissement commun du peuple tout entier, la Chine a encore un long chemin à parcourir. Le PCC va faire sérieusement le bilan des expériences, rester fidèle à l'objectif essentiel de servir le peuple de tout cœur, persévérer dans le développement scientifique et guider le peuple multiethnique dans la promotion de la réforme, de l'ouverture et de la modernisation, pour que les 1,3 milliard de Chinois puissent mener une vie plus heureuse.

 

Beijing Information

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 07:13

 

 

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Abdoulaye Wade reste sourd aux demandes la population sénégalaise et compte sur les Mourides pour  s’éterniser au pouvoir.

 

Suite au discours du président sénégalais Abdoulaye Wade, jeudi 14 juillet 2011, l’opposition se dit déçue mais pas surprise. Pour elle, en réaffirmant sa candidature au scrutin présidentiel, le président Wade « est resté sourd au message du peuple sénégalais ». Et elle appelle à la poursuite de la mobilisation.

« Abdoulaye Wade n’a pas parlé aux Sénégalais mais à son camp. Il est resté sourd au message que le peuple sénégalais a voulu exprimer le 23 juin 2011 ». Ce communiqué du Parti socialiste sénégalais résume les réactions de l’opposition au lendemain du discours très attendu du président.

En s’adressant au peuple sénégalais jeudi 14 juillet, Abdoulaye Wade a rompu le silence qu’il observait depuis les manifestations des 23 et 27 juin qui ont fait une centaine de blessés. Les manifestants avaient alors émis deux principales doléances qui s’adressaient tout particulièrement au chef de l’Etat : ils lui avaient demandé de ne plus toucher à la Constitution et de ne pas se représenter à la présidentielle, en respect précisément de cette Constitution.

Ils ont obtenu gain de cause pour la Constitution mais pas pour sa candidature. Le fameux 23 juin, de vives protestations s’étaient faites entendre dans le pays suite, notamment, au projet de loi du chef de l’Etat prévoyant de faire élire, au scrutin présidentiel, un président et un vice-président avec un minimum de 25% des voix dès le premier tour. (Il s'agit de la réforme dite du « quart bloquant ».)

Sous la pression de la rue et des critiques à l’étranger, le texte a finalement été retiré. Dans son discours de ce jeudi, le président Wade a considéré que le projet de loi en question « n’a probablement pas été suffisamment expliqué ».

Abdoulaye Wade a répondu au peuple en chef de parti et non en chef d’Etat

Lors de son discours, le président Abdoulaye Wade, 85 ans, s’est dit convaincu de sa réélection lors du prochain scrutin présidentiel, prévu en février prochain, alors que la Constitution lui interdit de briguer un troisième mandat. Il a, par ailleurs, proposé, si l’opposition le souhaitait, une élection présidentielle anticipée.

 Maître Aïssata Tall Sall, porte-parole du Parti socialiste sénégalais, dénonce un mépris de démocratie de la part d’un président « pathétique et autiste » et appelle le peuple sénégalais à manifester.

 

Aïssata Tall Sall, porte-parole du Parti socialiste sénégalais.

Le peuple continuera à manifester car c’est dans la logique de l’affrontement qu'Abdoulaye Wade veut nous imposer.

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 07:01

Ouattra

La France de Nicolas Sarkozy, ennemie de la démocratie en Afrique francophone

 

S’il y a une chose que la France a très bien réussi dans ses ex colonies c’est l’aliénation psychologique de bon nombre d’intellectuels africains. Il n’est pas rare de trouver des africains au quotient intellectuel hors norme se complaire dans une attitude défaitiste lorsqu’il s’agit d’explorer les voies et moyens de la décolonisation économique de nos pays respectifs. La France s’étant assurée de la réussite de sa politique de domination psychologique sur une grande partie des élites africaines condition sine qua none de sa visée expansionniste brutale

elle peut donc en 2011 à l’ère des nouvelles technologies de l’information et de la communication continuer sa politique d’asservissement du peuple africain à coups de mitraillettes et de missiles en tout genre. Comme l’a dit le Président Poutine c’est à une vraie croisade de l’occident contre les « sauvages » que nous assistons aujourd’hui. Croisade conduite sous la houlette d’un seul homme qui rêve de grandeur et de reconnaissance planétaire.

Sarkozy est l’homme qui veut perpétuer le cannibalisme économique de la France en Afrique mais sans la manière policée de ses prédécesseurs qui faisaient miroiter des choses à nos dirigeants avant de nous saigner. Sarkozy lui est si arrogant, si imbu de lui-même, si raciste, si avide de pouvoir et de reconnaissance qu’il ne s’accommode même plus de fioritures. Sarkozy pratique sa saignée économique concomitante à une strangulation de manière violente envers les africains. Il ne discute plus avec nous, il choisi un ou des collabos intérieurs et ensuite le(s) nous imposent violemment, brutalement et j’ajouterai même de manière génocidaire à coup de bombes et autres objets de la mort. Sarkozy nous viole dans notre amour propre et dans ce que nous avons de plus cher c’est-à-dire notre dignité. Mais s’il semble réussir pour l’instant c’est parce que comme toujours il y a des africains qui s’allient aux colons occidentaux dans leur  lutte d’asservissement perpétuel des autres peuples. A ceux qui croient que c’est mû par la volonté de démocratiser le continent qu’ils agissent de la sorte je poserai cette question « de qui le conseil élyséen de Libye pompeusement dénommé CNT tient t’il sa crédibilité ? » les rebelles libyens ont-ils gagné des élections ?non. 

Représentent  ils vraiment le peuple libyen ? non. Alors au nom de quoi sont ils organisés, financés et armés par Sarkozy en violation flagrante de la résolution de l’ONU qu’il a lui-même fait voter? Tout mais certainement pas au nom de l’idéal démocratique du dictateur français.  D’ailleurs la France n’a pas vraiment intérêts à voir la démocratie réellement s’instaurer en Afrique.

La France ennemie de la démocratie en Afrique francophone

La démocratie est couramment définie comme « un régime politique dans lequel le peuple exerce la souveraineté ». Le peuple souverain est donc libre de se doter des dirigeants de son choix à des périodes définies pour éviter l’instauration d’une anarchie institutionnelle qui n’aurait pour effets que de mettre à mal lesdites institutions. Ce même peuple ne devant pas non plus être obligé d’en changer tant que les dirigeants agissent pour son bien être. Si nous sommes d’accord sur cette définition alors nous reconnaitrons que logiquement le peuple étant détenteur exclusif de sa souveraineté, ceux qu’il choisi à un moment donné pour le représenter doivent lui rendre compte mais surtout agir pour son intérêt exclusif. Comme il est évident que la multiplication des interlocuteurs du peuple peut être source de troubles majeurs alors on décide d’une autorité suprême qui agit et dirige au nom du peuple par le peuple et pour le peuple.  Personnellement je pense que si 70% de tout ce qui est dit ci-dessus se réalise alors on peut dire qu’on applique la démocratie car la perfection n’est pas de ce monde.  Si l’Afrique francophone s’astreint à ce schéma il devient évident que les présidents africains ne seraient plus obligés de faire suite aux attitudes mafieuses des gouvernements français.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que le Président qui devra son élection à son peuple et non à la France sera libre de gérer ses ressources naturelles pour le bien être de ce peuple duquel il tient son pouvoir et donc sa crédibilité. Il pourra donc dire non au bradage de ses ressources à vil prix, non au recours à l’endettement excessif proposé par les puissances occidentales et leurs organisations financières  comme panacée aux problèmes économiques à des présidents marionnettes, non au manque de considération et de respect de l’occident envers son peuple. Ainsi il pourra librement agir et le  peuple le lui rendra aussi bien. La symbiose entre le peuple et son dirigeant suprême conduira nécessairement au développement économique du territoire sous son autorité. Kadhafi l’a réussi en Libye comme l’atteste les lignes qui vont suivre et même la page wikipédia de la Libye : « les entretiens que nous avons eu ont témoigné de notre unité de vues sur les réalisations de la Libye et sur les principaux défis auxquels elle est confrontée. Les réformes ambitieuses des dernières années ont produit une croissance forte (…) Le défi principal est de maintenir le rythme des réformes en cours visant entre autres à réduire la taille de l’État. » dixit  Dominique Strauss Kahn alors DG du FMI le 18 novembre 2008. Encore plus loin dans la même section on peut lire Le 15 février 2011, un rapport du FMI, résumé par son directeur, loue la bonne gestion par le colonel Kadhafi, l’encourage à « continuer d’améliorer l’économie », mentionnant son « ambitieux agenda de réformes ».   Le peuple libyen ne manquant de rien sauf d’un peu plus de liberté de parole il eût fallu d’autres choses qu’une guerre destructrice et ravageuse pour l’obtenir. Hélas Sarkozy en a décidé autrement tout simplement parce que la démocratie qui s’exerce au profit des africains n’arrange pas les politiciens occidentaux en général mais surtout français en particulier.

La démocratie en Afrique vu de Paris

Pour mieux protéger et sécuriser son système mafieux Sarkozy comme ses prédécesseurs préfère faire élire des pantins locaux ou adouber des putschistes comme Présidents. Une fois le Préfet africain installé il est loisible à la France de lui faire accepter tout et n’importe quoi pour que son pouvoir soit garanti. C’est ce qui a été fait de tout temps et c’est ce qui continue

aujourd’hui. Cependant il arrive de temps à autre que le système se grippe et qu’un intrus vienne menacer  l’exécution de la symphonie française de pillage systématique du sous sol africain. Il y a un peu plus de 20 ans lesdits irrévérencieux étaient tout simplement exécutés ou mis sous l’éteignoir à la faveur d’un coup d’état  « salutaire »,  les putschistes reçus en grande pompe à Paris et le tour était joué.  Mais la prise de conscience des peuples  et de nombreux militaires africains rendant cette méthode de moins en moins efficace, la France (en réalité c’est tout l’occident qui le fait) s’adapte et  procède d’abord par la mise sur pied d’une rébellion qu’elle entretient et promène partout afin de la faire accepter. Ensuite suffisamment équipée cette pseudo rébellion est poussée/aidée (c’est selon) à prendre des territoires afin d’obliger le gouvernement récalcitrant en cas d’échec du coup d’état à des négociations qui conduiront tout droit à des élections qui se termineront par un braquage électoral . La France s’assure toujours d’être aidée en cela par une certaine élite africaine psychologiquement mise sous l’éteignoir par l’intelligentsia française. Et lorsque la supercherie ne passe pas comme en Côte d’Ivoire ou en Libye alors devant l’incapacité notoire de ses valets locaux à finir le travail, Sarkozy réprime violemment et sauvagement l’envie de liberté économique des dirigeants ivoiriens ou libyens avec ses armes de destructions massives sous de fallacieux prétextes.

Une fois le viol de notre dignité réussi, Sarkozy a vite fait d’installer un pouvoir fasciste à Abidjan qui applique des méthodes dignes de Staline (exil à l’intérieur des frontières dans des prisons inhumaines, brimades, tortures en tout genres, atteinte à la liberté de la presse, viol extorsions et autres intimidations envers les pro Gbagbo etc…) en ce moment en Côte d’Ivoire. Ce règne étudié de la terreur est un avertissement aux autres pays d’Afrique noire francophone à qui il viendrait l’idée d’un plus grand bol d’air frais.

Que faire ?

Devant tant de mépris, tant d’absence d’égard et de considération mais surtout la non reconnaissance de notre légitimité à agir par nous et pour nous mêmes et le risque de voir l’Afrique noire francophone demeurée au même niveau de sous développement dans 50 ans, que devons nous faire?

Nous avons le devoir de réagir, nous avons le devoir de tuer en nous toute peur et de nous mettre au firmament des méthodes françaises pour engager la lutte, la vraie cette fois ci de la libération totale de notre continent du joug économique occidental en général mais surtout français en particulier en ce qui concerne l’Afrique noire francophone.

Si nous échouons en Côte d’Ivoire alors on aura condamné à jamais l’Afrique noire. Est-ce ce que nous voulons ?

 Michel Lefebvre

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 06:52

 

 

200px-Muammar al-Gaddafi at the AU summit

Pourquoi l’Europe  et les états-unis s’acharnent- ils en Libye ?

 

Si vous ne pouvez pas lire la vidéo sur notre site, recopier le lien ci-près, et coller sur Daylimotion.

http://www.dailymotion.com/video/xjv341_pourquoi-l-europe-s-acharne-en-libye_news

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 12:03

Pourquoi Strauss-Kahn a perdu la partie

 dominique-strauss-kahn

Depuis le 14 mai 2011 une triste affaire de viol présumé, vendue par la presse comme un feuilleton à rebondissements, passionne la planète. Mais il n’y a finalement guère de mystère sur l’issue de cette histoire. Strauss-Kahn a déjà tout perdu ou presque.

D'abord l'essentiel : l'honneur. A supposer que cela ait un sens pour lui et ses amis.

Par sa propre démission -qui est presque un aveu- il a aussi perdu son poste lucratif et prestigieux de directeur général du FMI avec l’humiliation de voir arriver comme successeur une femme, française et de surcroît adversaire politique.

Strauss-Kahn a vu du même coup son rêve s’effondrer. Il ne sera jamais président de la République et, même s’il réussit à passer entre les mailles des filets judiciaires américain et français, ce qui est très improbable, - et devrait l’occuper quelques mois sinon quelques années - il aura le plus grand mal à revenir en politique, même au plus modeste niveau.

A terme, il a perdu en outre, très probablement, le soutien de son épouse. Anne Sinclair a adopté l’attitude d’une femme qui défend son mari contre vents et marées. Très bien ! Respectons ce choix. Mais n'en a-t-elle pas beaucoup trop fait et sa posture arrogante n'a-t-elle pas desservi celui qu’elle prétendait aider ? Passer l’éponge sur une incartade est une chose, supporter l’humiliation d’être bafouée et contente pendant trente ans en est une autre, couvrir un viol présumé avec l’impudence que donne la fortune en est une troisième. Pendant combien de temps supportera-t-elle encore de n'être que la grosse dame qui règle les additions, comme dans les films des Marx brothers ? On peut comprendre qu’elle ait joué gagnant un homme qui lui permettrait de réaliser un rêve par procuration : entrer à l’Élysée. Mais jusqu’à quel point sa "magnanimité" affichée, dans laquelle je ne vois qu'une injure faite à toutes les femmes violées, lui permettra-t-elle de miser désormais sur un tocard ?

Si on enlève à Strauss-Kahn la fortune de sa femme et la perspective d’une réussite en politique, que reste-t-il ? Un brillant économiste selon certains admirateurs ? Soyons honnête : sa thèse « Économie de la famille et accumulation patrimoniale » et son livre sur « La richesse des Français », deux ouvrages publiés il y a plus de trente ans, ne le prédisposent guère au prix Nobel. Il reste donc un homme dont la célébrité reposera sur l’un des plus grands scandales sexuels de l’histoire et qui ne pourrait être intéressant, à la rigueur, s’il en avait le talent, qu’à travers une introspection littéraire sur propre cas. Le plus probable, c’est que Strauss-Kahn restera un cas d’études clinique et, certainement, un héros de la petite histoire au même titre que Gilles de Rais, le cardinal de Rohan, Félix Faure, John Profumo ou le cardinal Daniélou.

Les maladresses des bons amis

Ceux qui ont tenté de défendre Dominique Strauss-Kahn ne l’ont guère aidé, c’est sûr. Jacques Lang qui a tenté de minimiser le viol présumé en déclarant qu’il n’y avait « pas mort d’homme ». Jean-François Kahn qui ne voyait d’ans cette affaire qu’un banal « troussage de domestique ». Bernard-Henri Lévy pour lequel Strauss-Kahn n’était pas «un justiciable comme les autres » et qui invoquait, sans en comprendre, apparemment, l’ironie dans le cas d’espèce (d'autant qu'on imagine mal BHL en train de rire) l’adage « Rira bien qui rira le dernier ». Michèle Sabban qui dénonçait « un complot international ». Johnny Hallyday, lui-même accusé de viol en 2002, qui ne voyait dans les chefs d’inculpation visant Strauss-Kahn, que des « critiques odieuses ». Elisabeth Badinter pour laquelle tout cela n'est qu'une «possible injustice» (qui aurait frappé Strauss-Kahn, bien sûr, pas la victime présumée). Finkielkraut pour qui le fait d'oser porter une accusation contre un homme au-dessus de tout soupçon comme Strauss-Kahn équivaut à un... « viol ». Rien de moins ! Jean-Marie Le Guen qui déclarait encore le 5 juillet 2011 que Strauss-Kahn serait en 2012 « un atout considérable pour la gauche». Il ne manquait, pour compléter ce florilège, que la réaction de Roman Polanski lequel, heureusement, a gardé le silence.

Un dossier d’accusation accablant

Les injures et les calomnies déversées sur Nafissatou Diallo par les avocats et le communicants de Strauss-Kahn ne doivent pas faire oublier que les faits reprochés à l’ex-directeur général du FMI sont étayés, non seulement par le témoignage de Nafissatou Diallo qui n’a pas varié d’un iota, mais aussi par des preuves impossibles à réfuter qui corroborent ce témoignage : notamment un rapport médical et des expertises médico-légales accablants. Les mensonges de la défense de Strauss-Kahn qui, dans un premier temps, a tenté d’établir que le Français était déjà parti au moment des faits et que la présumée victime n’était « pas attirante » avant d’en venir à une « relation consentie » risquent de peser lourd le moment venu. Sans parler des tentatives du sexagénaire à l’encontre de deux autres employées de l’hôtel et de la présence nocturne d’une jeune femme dans les heures qui ont précédé l’agression : autant d’indices d’une libido pathologique.

L’attitude désinvolte d’un justiciable sûr d’être supérieur aux autres.

La posture arrogante de Strauss-Kahn qui, au motif qu’il avait partiellement recouvré la liberté, se voyait déjà disculpé et allait fêter l'événement avec sa femme au Scalinatella, l'un des plus huppés restaurants new-yorkais (600 dollars les pâtes aux truffes et le Brunello Di Montalcino pour porter un toast à la santé des rmistes Sarcellois) n’est peut-être pas de nature, quant on y réfléchit, à faciliter un abandon des charges. La décision provisoire d’un magistrat n’éloigne ni la perspective d’un procès, ni celle d’une condamnation avec la perspective d’un retour à Rikers island où le menu et la carte sont moins gastronomiques.

La quasi-certitude d'une lourde condamnation au civil.

Si, d'aventure, DSK échappait au pénal américain, il peu probable qu'il puisse s'en tirer au civil et, dès lors, il risque bel et bien d'être condamné pour les mêmes faits, sinon à la prison, du moins à de faramineux dommages-intérêts qu'Anne Sinclair ne sera peut-être pas disposée à payer.

L’ouverture d’un second front en France.

L’attitude de Tristane Banon qui, après avoir porté des accusations contre Strauss-Kahn, a refusé de venir témoigner dans le procès américain, s’explique très certainement par la volonté de ne pas réduire sa propre affaire à un banal épisode du dossier new-yorkais. Par ailleurs, on peut comprendre que la jeune femme, à laquelle le comité de soutien à Nafissatou Diallo apporte aujourd'hui ses encouragements, n’ait pas voulu s’exposer aux calomnies que pourraient utiliser contre elle les avocats de Strauss-Kahn dans la procédure américaine. L’ouverture d’une enquête préliminaire en France et la perspective d’une longue instruction qui pourrait déboucher sur un procès en cour d’assises risquent d’apporter à l’accusation américaine des éléments de toute évidence défavorables à Dominique Strauss-Kahn. En outre, avec l'entrée en scène de Banon, qui n'est ni "noire" ni musulmane, il va être plus difficile d'invoquer le "complot" et un "nouvelle affaire Dreyfus".

La politisation du dossier

Les féministes françaises, habituées à voir les victimes de viol calomniées par les violeurs, ont adopté une attitude courageuse qui doit rappeler que la discrimination sexuelle va généralement de pair avec la discrimination raciste. De ce point de vue, c’est à bon droit que la diaspora africaine, en France à travers le comité de soutien créé dès le 24 mai 2011, puis aux USA, avec la mobilisation des syndicats et des militants pour les droits civiques , a vu dans les attaques portées contre Nafissatou Diallo la manifestation d’un racisme à peine dissimulé. Le hallali négrophobe auquel on a assisté à partir du 1er juillet 2011 a été en effet d’une violence rarement atteinte depuis les années soixante. Bien sûr, la couleur de Nafissatou Diallo n’a jamais été invoquée explicitement pour justifier ces attaques. Ce qui a en effet changé depuis les années soixante, c’est que le racisme au premier degré n’est plus socialement tolérable dans la société occidentale. Cependant, il faudrait être de bien mauvaise foi pour soutenir que l’acharnement contre Nafissatou Diallo, traitée, pendant une semaine, et sans aucune preuve, non seulement par des journaux à scandale, mais par des organes de presse dit « respectables », de menteuse, de complice de trafic de drogue et de prostituée, n’a absolument rien à voir avec sa couleur, ses origines ni sa religion. Le lynchage en règle auquel on a assisté, n otamment dans la presse française de gauche, n’est absolument pas contradictoire avec l’attitude première qui a consisté à sanctifier Nafissatou Diallo. Au contraire. Les préjugés contre les femmes africaines ou afro-descendantes s’expriment de deux manières qui semblent figées depuis le XVIe siècle. Tantôt on a recours au stéréotype paternaliste de la «vraie noire» qui serait en adéquation avec la nature, tantôt à celui de la « fausse noire » dénaturée par le contact avec l’Occident.

Dans les deux cas, prévalent de grossiers préjugés qui réduisent la femme africaine aux fantasmes sexuels projetés sur elle par des anciens pays colonisateurs et esclavagistes. Ce sont, de toute évidence, ces fantasmes qui ont allumé la libido de Strauss-Kahn et peut-être amené cet homme à des actes de violence, suite au refus de Nafissatou Diallo de se plier aux fantasmes de l’ancien maire de Sarcelles. Pour plus de détails, on se reportera aux intéressants travaux de Yann Le Bihan, chercheur en psychologie sociale.

Pendant un mois, Nafissatou Diallo a donc été hypocritement présentée comme une « vraie noire » issue d’un village africain utopique et en tout point conforme aux villages mis en scène dans les expositions coloniales des années trente. C’était une bonne musulmane, issue d’une famille respectée. En « bonne sauvage », elle était incapable de mentir. Tout a basculé en quelques heures. Nafissatou Diallo est devenue une « fausse noire » vénale pervertie par le contact avec la société américaine et incapable de s’acculturer, du fait de son « infériorité » naturelle. On a insisté sur l’argent dépensé pour des soins jugés futiles pour une « vraie noire » – coiffure, instituts de beauté. Bien sûr, il a tout de suite été affirmé que le financement de ces dépenses futiles était assuré par des hommes. Nafissatou a été immédiatement traitée de prostituée par toute la presse occidentale, en précisant qu’il s’agissait d’une « filière guinéenne » pour replacer la prostitution dans un contexte spécifiquement africain. Les calomnies distillées par les avocats et communicants de Strauss-Kahn dans le peu reluisant New York Post étaient reprises presque sans réserves dans Libération et même dans Le Monde. Des conversations téléphoniques, jamais rendues publiques, mais citées par de mystérieuses sources « proches du dossier » révélaient que Nafissatou avait des liens avec des trafiquants de drogue (qui eux, soit dit en passant, ne semblent pas profiter de la présomption d’innocence). Bien sûr, la « fausse noire » avait tout de suite flairé la bonne affaire et appelé son complice – noir évidemment – pour en parler avec lui.

Il ne manque plus à Nafissatou, pour faire bonne mesure et confirmer la théorie du complot international, que l’imputation de relations avec des terroristes islamistes. Ce qui, finalement, va peut-être venir. On compte sur Taylor, Brafman et Khiroun pour nous régaler encore de leurs affabulations et de leurs bobards.

source : Par Claude Ribbe

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 12:00

 

Avion

 

Sarkozy rêvait d'une guerre éclair. Mais rien ne s'est passé comme prévu. A la veille du vote du Parlement pour ou contre la poursuite de l'intervention, de hauts responsables ont raconté à Vincent Jauvert la véritable histoire de cette opération.

  

Cela devait durer quelques jours, quelques semaines tout au plus. "Sûrement pas des mois", disait Alain Juppé. Les services de renseignements français assuraient que, dès les premières frappes, des milliers de soldats de Kadhafi feraient défection. Ils prédisaient aussi que les rebelles avanceraient rapidement jusqu'à Syrte, la ville natale du Guide, et que tout cela contraindrait Kadhafi à partir très vite. Mais rien ne s'est passé comme prévu.

De surprises en déconvenues 

Quatre mois et des milliers de frappes plus tard, Kadhafiest toujours là. Certes, Benghazi, la capitale des rebelles, est sous protection. Mais la guerre voulue par Nicolas Sarkozy s'enlise. Cette opération devait restaurer le prestige de sa politique étrangère, ternie par les frasques de « MAM » et son accueil glacial du « printemps arabe ». Mais, malgré ses Rafale, malgré l'Otan dont elle a réintégré le commandement en fanfare, la France apparaît impuissante face au dictateur d'un pays mal armé et dix fois moins peuplé. Cette guerre devait être un passeport pour la gloire. On se contenterait aujourd'hui d'un sauf-conduit pour en sortir.

Que s'est-il passé ? A quelques jours du premier vote parlementaire sur cette guerre, plusieurs responsables français - officiers supérieurs, diplomates et hommes politiques - racontent l'histoire secrète de cette opération : les bévues des services de renseignements, les déchirements au sein de l'Alliance atlantique. Et le jeu ambigu des Etats-Unis...

 

L'état-major demande à l'Elysée de changer de cible...

La guerre commence par un coup d'éclat, non planifié, des forces aériennes françaises. « Le premier jour, samedi 19 mars, nos pilotes devaient seulement préparer le terrain, dit un haut responsable. Leur mission était de détruire des batteries anti-aériennes libyennes. Mais, le matin, les forces de Kadhafi ont avancé beaucoup plus vite que prévu vers Benghazi. Si nous ne faisions rien, la deuxième ville libyenne allait être massacrée. » En catastrophe, l'état-major demande à l'Elysée l'autorisation de changer de cible et de viser les blindés plutôt que les défenses anti-aériennes. Malgré les risques pour les Rafale, qui se feront repérer par les radars ennemis,Nicolas Sarkozy donne son feu vert. « Les pilotes sont partis de la base de Saint-Dizier comme ça, au pif, avec une nouvelle mission : trouver les chars et les détruire, en évitant de se faire abattre... Par chance, ils revenaient d'Afghanistan, ils étaient très entraînés. » Ils repèrent la colonne de blindés, la « tapent » et sauvent Benghazi.

Une déroute pour les services de renseignements

Une victoire éclatante pour l'aviation française. Mais une déroute pour les services de renseignements. « Nous nous sommes rendu compte que leurs informations étaient de mauvaise qualité, dit un haut responsable. Ils s'étaient procuré un rapport de l'armée algérienne qui venait de faire des manoeuvres avec les Libyens. Il y était écrit que les chars de Kadhafi étaient tous rouillés et ne pourraient pas être mis en état de marche en moins de deux mois. Pourtant, ces blindés ont attaqué Benghazi ! »

Un officier ajoute : « Plusieurs semaines avant les frappes, nous avons déployé sur zone des moyens de renseignement importants : trois satellites espions passent chaque jour au-dessus de la Libye, un sous-marin au large de Tripoli intercepte des communications. Des forces spéciales ont été dépêchées et, plus tard, la DGSE a ouvert une antenne à Benghazi. Mais nous avons raté l'essentiel : nous avons sous-estimé Kadhafi, qui se préparait depuis quarante et un ans à une invasion. Nous n'avons pas imaginé qu'il s'adapterait aussi vite. » Personne ne prévoit, par exemple, que, pour transporter ses troupes et ses batteries de missiles, le Guide va aller acheter des centaines de pick-up Toyota au Niger et au Mali. C'est un coup de génie : ces camions sont identiques à ceux utilisés par les rebelles. L'Otan est paralysée. Elle retarde ses frappes. Avant de bombarder ces véhicules, les pilotes doivent avoir la certitude qu'ils sont bien ceux des forces de Kadhafi. « Nous avons demandé aux rebelles de mettre un signal particulier sur le toit de leurs pick-up, dit un militaire, mais nous n'étions jamais sûrs. Ils sont tellement désorganisés... »

Des rebelles totalement incompétents

Personne n'a prévu, non plus, le degré d'impréparation militaire de l'opposition. Pour le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, les rebelles sont « pathétiques ». Non seulement ils sont totalement incompétents, mais, pendant plusieurs semaines, ils sèment la panique dans les grandes capitales. « Au moindre bruit suspect, raconte un officiel français, moqueur, ils appelaient BHL, l'Elysée ou Downing Street. Ils juraient que des centaines de chars se précipitaient vers eux, que l'Otan devait agir sur-le-champ. On envoyait en catastrophe des avions de reconnaissance et des bombardiers, mais la plupart du temps c'étaient de fausses alertes. » Au bout d'un mois et demi, la coalition, excédée, décide de dépêcher des officiers de liaison sur place, à Benghazi. Leur rôle : « Trier les informations des rebelles et ne transmettre que les plus plausibles au QG de l'Otan, à Naples. »

La volte-face des Anglais

Autre terrible déconvenue : la volte-face des Anglais sur le commandement de l'opération. La veille des premières frappes, l'Elysée croit encore que la guerre en Libye sera conduite par Paris et Londres, et non par l'Otan. Sarkozy et Cameron ont évoqué plusieurs fois ce commandement conjoint, conçu comme un prolongement naturel de l'accord militaire franco -britannique signé en novembre. En secret, les chefs se sont mis d'accord sur la répartition des tâches : la guerre sera gérée de Montverdun, près de Lyon, où la France dispose d'un QG d'opérations aériennes flambant neuf ; et de Northwood, dans la banlieue de Londres, siège d'un QG stratégique performant. Tout est donc en place pour une grande première militaire européenne c'est du moins ce que l'on croit à Paris...

Vendredi 18 mars, au lendemain du vote de la résolution autorisant les frappes, c'est la douche froide. Le patron des forces aériennes françaises, le général Hendel, se rend à Northwood pour prendre le commandement en second de l'opération qui doit commencer le lendemain. Il s'attend à être accueilli en grande pompe. Mais, humiliation, on le fait attendre plusieurs heures avant de lui dire la vérité : les officiers britanniques qu'il devait commander sont partis la veille. Où ? A Ramstein, QG des forces américaines en Europe. Et le général anglais qui devait s'installer à Montverdun ne viendra pas. Bref, Londres a renoncé à son duo avec Paris et se tourne vers l'Otan. Perfide Albion...

Nicolas Sarkozy se méfie de Berlin

Si certains militaires français, qui redoutaient d'être dépassés par la tâche, poussent un « ouf » de soulagement, d'autres sont furieux, les aviateurs surtout. Patron de l'armée de l'air, le général Paloméros déplore que l'opération n'ait pu être menée « en franco-britannique ». Pendant plusieurs jours, la diplomatie française tente de sauver la face. Elle fait le forcing pour qu'au moins l'embargo maritime de la Libye soit assuré par l'Union européenne et non par l'Otan. Mais la Turquie et l'Allemagne refusent : l'Alliance se chargera de tout ou de rien. La France, qui a besoin d'alliés, est coincée et contrainte d'accepter. A une condition : Nicolas Sarkozy exige de mettre sur la touche les officiers turcs et allemands présents dans la structure de commandement de l'Otan, au motif qu'ils pourraient saboter cette guerre à laquelle Berlin et Ankara sont hostiles. Un détail ? Quand le chef suprême de l'Otan, un général américain, et son n° 2, un Britannique, sont en congé, c'est le n° 3, un Allemand, qui assure le commandement militaire de l'Alliance. Trop risqué pourNicolas Sarkozy, qui se méfie de Berlin et obtient que, pendant toute la durée de la guerre contre Kadhafi, ce roulement soit discrètement suspendu...

Brutales, les bagarres au sein de l'Otan continueront pendant des semaines. A Bruxelles, des portes claquent, des noms d'oiseaux fusent. Premier sujet de discorde : les règles d'engagement de cette guerre. L'intervention est destinée à protéger la vie des civils. Il faut donc limiter au maximum les bavures. Jusqu'où ? « Au début, nous appliquions les mêmes normes de prudence qu'en Afghanistan », raconte un officier. Mais les moins va-t-en-guerre exigent qu'en Libye les règles soient « trois fois plus strictes », précise un militaire. « Souvent nos pilotes repèrent une cible mouvante, demandent l'autorisation de frapper et l'Otan refuse. » De ce fait, les « dommages collatéraux » seront peu nombreux. Mais l'opération est ralentie. Au fil des semaines, loin des réunions enflammées, le représentant français au QG des opérations, à Naples, obtiendra discrètement des dérogations pour ses pilotes...

"Des plans de frappes sans queue ni tête"

En fait, la machinerie de l'Otan - cet Otan que Sarkozy avait tellement tenu à réintégrer - exaspère les Français. « Cette bureaucratie sort des plans de frappes sans queue ni tête, dit un responsable français. Pour les officiers de l'Otan, il s'agit de faire exécuter un certain nombre de sorties aériennes. Il n'y a aucun objectif stratégique cohérent, seulement des cases à cocher. La guerre comme à la Sécu ! » Un autre officiel est plus indulgent. « Le commandant de l'opération contre la Libye, le général canadien Bouchard, fait ce qu'il peut avec ce qu'il a. Très peu d'alliés de l'Otan ont accepté de participer à l'opération. C'est un grand échec des diplomaties françaises et britanniques. Alors, c'est vrai, vu le manque d'avions à sa disposition, Bouchard est obligé de bricoler. »

Les Américains se retirent...

La pénurie est d'autant plus grande que, autre déconvenue magistrale, l'Amérique a retiré très tôt ses dizaines de chasseurs-bombardiers, en particulier les A10 « tueurs de chars » que l'US Air Force est la seule à posséder. « Obama avait prévenu Sarkozy dès le début que les Etats-Unis ne resteraient pas en première ligne, dit un responsable français. Le Congrès était très hostile à cette opération. Et le Pentagone ne voulait pas d'une nouvelle guerre de l'Amérique contre des Arabes. Mais on n'avait pas compris que ce retrait interviendrait au bout de dix jours. » Paris et Londres ont bien réussi à convaincre Washington d'envoyer des moyens de frappe plus discrets, des drones armés, et de laisser leurs avions antiradars. Mais pour le reste, c'était : « Débrouillez-vous ! »

Français et Britanniques décident de pallier ce manque par leurs propres moyens. Début mai, quand l'enlisement devient évident, ils entreprennent d'envoyer des renforts : une vingtaine d'hélicoptères. C'est tout ce qu'ils peuvent fournir. Et encore faudra-t-il un mois pour que le porte-hélicoptères « Tonnerre », une des fertés de l'armée française, arrive sur zone. « Dire que, dans les hangars de l'Otan, il y a 150 hélicoptères américains que Washington refuse d'envoyer en Libye ! », relève un oficier français.

... mais restent indispensables sur le terrain

« C'est l'une des grandes leçons de cette guerre à laquelle on ne s'attendait pas, dit un responsable français : Washington a vraiment commencé son repli stratégique. » Seulement voilà : sur le terrain, les Américains sont toujours indispensables. « Rien ne serait possible sans leur soutien. Ils nous tiennent par la barbichette. Ce sont toujours eux les patrons. » Certes, l'armée français fait bonne figure. Elle assure plus du tiers des frappes, certains jours près de la moitié. Ses avions sont les plus nombreux dans le ciel libyen - entre 15 et 20. Elle est la seule à disposer d'unporte-avions nucléaire. La technologie militaire made in France demeure l'une des meilleures. La guerre a permis de tester avec succès le dernier cri de ses productions : le Rafale 3, le missile modulaire AASM, l'hélicoptère Tigre...

Mais la supériorité américaine est écrasante : 33 des 41 avions ravitailleurs utilisés dans l'opération sont américains, la plupart des Awacs aussi, tous les drones également, comme 100% des missiles antiradars et des kits de guidage laser des bombes. Et ce n'est pas tout. « L'essentiel des moyens de commandement et de contrôle de l'Otan comme la gigantesque bande passante qui permet de transmettre toutes les données sont américains », dit le spécialiste François Heisbourg. « Quand les pilotes français arrivent au-dessus de la Libye, explique un officier, ce sont des avions américains dotés de radars spéciaux, des JStar, qui les guident jusqu'à leurs cibles. Les Américains ont des moyens de renseignement colossaux : des U2, des capteurs dont nous ne disposerons jamais, des dizaines de satellites... »

Les Américains dirigent les opérations en coulisse

Un chiffre résume tout : devant la délégation parlementaire sur le renseignement, le directeur du renseignement militaire, le général Didier Bolelli, a révélé que plus de 80% des cibles affectées aux pilotes français en Libye étaient désignées par les services américains ! Autrement dit, si Français et Britanniques réalisent la majorité des frappes, lesAméricains dirigent les opérations en coulisses « from behind », dit le grand magazine « New Yorker ». « Ils nous donnent juste ce qu'il faut pour que nous ne nous cassions pas la figure », assure un diplomate.

 

Comment terminer cette guerre sans un coup de pouce de Washington ? Pour l'armée française, le temps presse. « En mer depuis huit mois, le «Charles-de-Gaulle» est à bout, dit un officier. Certaines réparations ne peuvent pas être faites à bord. Le nombre de sorties du porte-avions chute. » Le « Charles-de-Gaulle » devait rentrer le 30 juin, mais les marins devront attendre. Pour le remplacer, on cherche des bases aériennes proches du théâtre des opérations. On voudrait aussi envoyer un drone français au-dessus du ciel libyen. Mais les négociations avec les pays qui pourraient accueillir ces aéronefs traînent.

L'Elysée décide de livrer du matériel aux rebelles

Alors on compte surtout sur l'avancée des rebelles. Ils doivent faire vite. Les chaleurs torrides et le ramadan arrivent, peu propices à de grandes offensives. Il faut régler le problème avant août. Comment ? L'Elysée a décidé d'interpréter à sa façon les résolutions de l'ONU sur la Libye. Certaines capitales, dont Londres, estiment qu'elles interdisent de fournir des armes aux rebelles. Pas Paris. « Le Figaro » vient de révéler que, début juin, la France a parachuté 40 tonnes de matériel militaire aux forces rebelles. Selon d'autres sources, elle enverrait aussi des armes par voie terrestre via des pays frontaliers. L'Elysée pense qu'une progression des rebelles jusqu'à quelques kilomètres de Tripoli devrait susciter une révolte à l'intérieur de la capitale libyenne. Et Kadhafi serait contraint de partir. Si, pour une fois, tout se passait comme prévu...

Vincent Jauvert-Le Nouvel Observateur

Lire l'intégralité de l'enquête de Vincent Jauvert dans  le Nouvel Observateur du 7 juillet

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 11:58

t-29 OUEST Foumban Art Bamoun 02La chronique de Mbombog Ntohôl

Tribune Libre

Quel lien y a –t-il entre l’impopularité du président Wade Abdoulaye et l’affaire Hisène Habré ?


Un bref rappel de l’affaire Hisene Habré. Au lendemain de son indépendance le Tchad avait connu une instabilité politique continuelle pendant au moins 25 ans. Coups d’état, rébellions, occupation des forces étrangères. C’est pendant cette période trouble que le président Hisene Habré apparu sur la scène politique. Il réussit à stabiliser le pays pour quelques temps. Mais les mauvaises habitudes ont du mal à partir chez les politiciens Africains, surtout lorsqu’ils reçoivent leurs ordres de l’étranger. Il fut lui aussi chassé du pouvoir comme Tombalbaye et tous les autres. Chassé du pouvoir il se refugia au Sénégal comme l’ancien sanguinaire Camerounais Ahidjo président du Cameroun.

Que reproche t-on à Habré ?

On l’a accusé d’avoir fait enlever une française. Et  généralement ce dont les dirigeants Africains sont maîtres, terroriser de l’Africain et protéger les étrangers. Mais cette histoire remonte tellement si loin que son importance aujourd'hui est vraiment nulle. Surtout si on regarde les faits commis aujourd’hui  à la barbe et au nez de la soi disant communauté internationale, avec vidéo à l’appui. Qu’on ne vienne pas nous dire  ou nous faire croire que l’on veut rendre justice.

C’est la raison pour laquelle, je pense que c’est tout simplement  une opération de communication pour le président Wade Abdoulaye qui est regardé aujourd’hui par le peuple Africain comme un «vendu». Celui qui est dans tous les coups fourrés contre l’Afrique.

En Côte d’ivoire l’union Africaine a demandé la négociation entre les Ivoiriens, lui a réclamé le bombardement. En Libye l’union Africaine a demandé les négociations, lui va carrément saluer et applaudir les criminels de Benghazi qui égorgent les noirs en public au vu et à la connaissance de la soit disant communauté internationale.

Dernièrement, il a voulu ratifier la dictature pour installer un pouvoir familial, un député est allé s’empaler sur les grilles de l’assemblée nationale pour dénoncer la manœuvre. Heureusement qu’il a compris le message et il renonça, qui dit qu’il n’y revienne pas demain. Les Sénégalais doivent rester vigilants.

Donc je crois comme beaucoup que,  l’affaire Hisène Habré est tout simplement une affaire de communication pour redorer son image ternie aux yeux des Sénégalais  en particuliers et des Africains en général, qui l’on confondu à un moment donné avec les grands hommes de l’Afrique lors de l’inauguration du monument  de la renaissance de Dakar.

En renonçant à l’extradition de ce vieux monsieur et ancien président du Tchad, ils veulent nous faire croire que le président Wade est un bon président Africain, qui ne livre pas un président un Africain fut-il ancien. Mon œil oui ! Ce  Monsieur Hisene Habré ne représente plus rien sur le plan politique et médiatique. Sinon pour quoi le tribunal Belge alors, pendant  que le TPI qui a été conçue pour les Africains se tourne les pouces, et considère que tuer de l’Africain c’est rendre justice à la communauté internationale. Le ridicule ne tue pas. Beaucoup en serait déjà dans l’au-delà.

Pour compléter la mascarade on nous fait lire des communiqués d’accusations du TPI, par des Africains qui ne savent pas ce que dignité veut dire. Tout ceci n’est que du montage bidon pour les imbéciles.

Tout ce qu'on espère c’est qu’un jour le Sénégal comme l’Afrique définitivement se débarrassent de tous les Africains qui minent le progrès social de l’Afrique.

Que vivent l’Afrique et le panafricanisme.

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 11:52

 

t-29 OUEST Foumban Art Bamoun 02

 

The chronicle of Mbombog Ntohôl  


 The connection between the unpopularity of President Abdoulaye Wade and Hisen Habré’s  Case?  

·       
A brief review of the Hisen Habré’s case. In the aftermath of independence Chad had experienced political instability for at least 25 years. Coups, rebellions, occupation of foreign forces. It was during this troubled period that President Habré Hisen appeared on the political scene. He managed to stabilize the country for some time. But bad habits are hard to  disappear for Africans politicians today, especially when they receive their orders from abroad. He was also ousted from the power as Tombalbaye. After his departure from tchad he went in exile in Senegal such as former President Ahidjo bloody Cameroon dictator.

What is the accusation?
He was accused of having kidnapped a French citizen. Usually African leaders are very protective of foreigners than their own citizens they terrorized often. But this story goes back so far that's, today is less important than what is going on around countries where they are killing people like chikens. Especially if you look at the crimes committed today to the beard and the nose of the so called international community, with video support.
Let no one tell us or make us believe that bringing Hisen Habre in Belgium or refusing to send him in Belgium is important.
That's why I think it's just a communication stuff for President Abdoulaye Wade who is regarded today by the African people as a "sold person". He who is in any dirty tricks against Africa.

·         Ivory Coast , African Union has called for the negotiation between Ivorians, he claimed the bombing.

·        In Libya the African Union wanted negotiations, it’s totally welcome and applaud the criminals who slaughter blacks in Benghazi in public  and where was Belgium or the  so-called international community.
Recently, he wanted to ratify the dictatorship to install his son in power, a Member of Parliement went impaled on the railings of the National Assembly to protest the maneuver. Fortunately he got the message and renounced, who says that he would not repeat the maneuver. The Senegalese must remain vigilant.
So I think that like many, Hisen Habré case is simply a matter of communication to improve its tarnished image in the eyes of Senegal in particular and Africans in general who confused  his image before at some point with the great men of Africa during the inauguration of the monument to the rebirth in Dakar.
By giving up the extradition of that old gentleman and former president of Chad, they want us to believe that Wade is a good African president,.
my eye! Hisen Habré is no longer anything on the political and the media arena. Otherwise why the Belgian court then, whiles the TPI that was designed for Africans turned thumbs, and believes that, the killing of Africans is justice. Ridicule” does not kill. Many would be already in the afterlife.
To complete the charade they let  African make official  ICC accusations, in order to legitimate their cynism.
Only fools can believe their statements.
All we hope is that one day Senegal as Africa permanently get rid of all Africans that undermine social progress of Africa.
Long live Africa and Pan-Africanism.

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

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 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine