Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de afrohistorama.over-blog.com

RDC : La stratégie d’Obama pour « balkaniser » l’Afrique

8 Janvier 2014 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

RDC : La stratégie d’Obama pour « balkaniser » l’Afrique

CARTE-AFRIQUE.png

Récemment une tentative de coup d’Etat a été réprimée et avortée. Des coups de feu ont été signalés par la police dans plusieurs quartiers de la capitale, Kinshasa. La station de radio a été prise d’assaut et des journalistes pris en otage. D’autres attaques ont été signalées au siège de l’armée de la RDC et à l’aéroport international. Des affrontements ont également eu lieu à Kindu, dans la province du Maniema, ainsi qu’à Lubumbashi, la capitale de la région minière du Katanga. La révolte a commencé alors que le président Kabila était en visite à Lubumbashi.

Le gouvernement a annoncé que 103 personnes étaient mortes dans ces attaques, dont huit soldats. Les forces de sécurité ont capturé 150 des adeptes du mouvement du pasteur Mukungubila Mutombo, prophète auto-proclamé et adversaire de Kabila ayant été battu lors des élections de 2006. Le porte-parole du gouvernement a qualifié l’opération de mission suicide.

Des sources basées au Congo et en Italie ont rapporté que le président Kabila aurait tenté d’échapper au contrôle exercé par les occidentaux sur les matières premières de son pays, à travers le lancement d’un partenariat avec la Chine. Les Anglo-américains auraient récemment mis entre parenthèses leur relation avec le dictateur rwandais Kagame (en effet des sanctions financières lui ont été récemment imposées suite au soutien qu’il apporte au mouvement du M23, qui recrute des enfants-soldats). Ils auraient fait alors à Kabila une offre plus avantageuse que celle de la Chine.
Au cours du sommet France-Afrique du 6 et 7 décembre [lien vers article de Christine], John Kerry, envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs de l’Afrique centrale et Russ Feingold, ancien sénateur, ont publiquement déclaré, dans un entretien avec Radio France Internationale, que le conflit prolongé dans l’est de la RDC, impliquant l’Ouganda et le Rwanda depuis 20 ans, ne pouvait pas être résolu sans changer les frontières de la RDC.

Russ Feingold sur RFi:

L’accord-cadre d’Addis-Abeba a été signé sous l’égide de l’Union africaine et de l’Onu, en février dernier. Onze pays africains ont signé, mais nous avons besoin d’un dialogue plus large qui, bien sûr, inclurait ce qu’on appelle les pays des Grands Lacs (…) Toutefois, d’autres pays pourraient être intéressés – comme le Congo-Brazza, la Tanzanie. Ils pourraient aussi participer à ces discussions puisqu’elles devraient inclure – si nous parvenons à lancer cette initiative – des problématiques comme celles des groupes armés, les questions de frontières mais aussi des thématiques qui concernent la région dans son ensemble, comme par exemple la question des opportunités économiques qui pourraient naître non seulement pour l’Est du Congo, mais aussi pour toute la région des Grands Lacs.

Dans les yeux des patriotes congolais, cela signifie que les conflits, encouragés par l’empire financier de la City de Londres et de Wall Street, sont utilisés comme prétexte pour diviser la RDC en petits morceaux, jusqu’à faire de la province du Kivu, à l’Est de la RDC, une région du Rwanda.
La balkanisation de la RDC a été le but de cet empire depuis l’accession à l’indépendance de la RDC en 1960. La sécession de la province du Katanga pendant la présidence de Kennedy destinée à saboter sa politique de collaboration avec les nationalistes en Afrique, est un exemple de ces tactiques. Pour les patriotes congolais, rendre cette politique de balkanisation publique aujourd’hui, comme le sénateur américain Russ Feingold l’a fait, c’est franchir la ligne rouge. Au début de l’administration Obama, le secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique, Johnnie Carson, avait déjà une position similaire. LA RDC était le deuxième plus grand pays industrialisé en Afrique au moment de l’indépendance, et Patrice Lumumba, qui voulait lancer une politique de grands travaux a été assassiné.
Feingold et les États-Unis mènent une politique de double standard, une pour la RDC et une autre pour le Rwanda et l’Ouganda. Le résultat de cette double politique, est une guerre perpétuelle au Congo, qui a déjà causé la mort de plus de 5 millions de personnes.

Lorsque l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) a été créée à Addis-Abeba le 25 mai 1963, à la demande de Kwame Nkrumah et des autres chefs d’Etats africains (32 signataires), l’un de ses principes les plus importants était que les frontières coloniales seraient considérées comme sacro-saintes, pour défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance des Etats africains. Si ces frontières pouvaient être malmenées par les grandes puissances étrangères, les pays africains n’auraient plus aucune souveraineté. Ce principe a été inclu dans toutes les constitutions d’Afrique à l’époque. Encore aujourd’hui des chansons populaires font écho à cette idée !

Il faut éviter la balkanisation de la RDC, car comme c’est le cas aujourd’hui au Soudan et Sud Soudan, cette politique ne fait que démultiplier les conflits. Comment ? Par une politique de développement mutuel entre les Etats-nations africains autour de grands projets infrastructurels comme le projet Transaqua.

Via un canal de 2400km, le projet Transaqua transfèrera 100 milliards de mètres cubes annuellement depuis une dizaine d’affluents du Congo.

Une connaissance qui était récemment à Kinshasa nous a signalé que des pourparlers avec des représentants du gouvernement avaient lieu sur la question du grand projet Transaqua. Bien qu’étant très sceptique quant à la possibilité de réaliser le projet, le fait même que le projet Transaqua soit une question discutée à Kinshasa, est très perturbante pour les néo-colonialistes.

Source : Solidarite & Progres

Lire la suite

Décès de 11 ENFANTS EN CHINE SUITE AU VACCIN DE l'hépatite B

7 Janvier 2014 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Décès de 11 ENFANTS EN CHINE SUITE AU VACCIN DE  l'hépatite B

 

Enfant-vaccine-qui-pleure-Eileen-Dannemann

Alors que l'hépatite B est une maladie évitable par des mesures de précaution simple pour éviter la transmission, les effets secondaires potentiellement mortels du vaccin restent TOTALEMENT incontrôlables et imprévisibles une fois le vaccin injecté!

 

Selon l'OMS, les vaccins chinois contre l'hépatite B sont sûrs

 

Mis à jour le 30-12-2013

 

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, les vaccins chinois sont produits et réglementés conformément aux normes internationales, et le programme de vaccination contre l'hépatite B est essentiel dans la protection des enfants contre la maladie.

 

Bernhard Schwartlander, représentant de l'organisation internationale pour la santé en Chine, a insisté jeudi sur ces points lors d'une interview avec le China Daily.

 

« Étant donné que le virus de l'hépatite B est toujours là, il est important que les bébés soient vaccinés », a-t-il dit.

 

Le bureau de l'OMS à Beijing a rencontré jeudi la Commission nationale de la santé et de la planification familiale pour discuter des derniers développements entourant l'incident au cours duquel 11 nouveau-nés sont morts après avoir été vaccinés contre l'hépatite B.

 

Selon M. Schwartlander, il est difficile d'établir un lien de causalité entre les vaccins et les décès des bébés, car presque tous les nourrissons en Chine reçoivent le vaccin dans le cadre d'un programme de vaccination très réussi.

 

Les statistiques de la Commission ont en effet montré que plus de 16 millions de bébés sont nés en Chine l'année dernière, et que 90% d'entre eux ont été couverts par le programme qui propose une vaccination gratuite contre l'hépatite B.

 

« Sans la couverture vaccinale, il pourrait y avoir une augmentation rapide de la maladie », a averti M. Schwartlander.

 

La Chinea lancé les vaccinations contre l'hépatite B en 2002 en vertu d'un programme de vaccination à l'échelle nationale qui a débuté en 1978 et vise à protéger les enfants contre les maladies qui peuvent être évitées.

 

Les vaccins, qui protègent contre plus de 10 maladies, sont tous fabriqués en Chine, a déclaré Zhao Kai, expert en vaccins et membre de l'Académie chinoise d'ingénierie.

 

M. Schwartlander a qualifié le programme de « très réussi », en disant que la prévalence de l'hépatite B chez les enfants chinois de moins de 5 ans est maintenant inférieure à 1%.

 

Mais il a concédé que certains risques liés à la vaccination ne peuvent être évités.

 

Selon les Centres pour le Contrôle et la Prévention des Maladies américains, le vaccin contre l'hépatite B est très sûr, et la plupart des bénéficiaires n'ont pas de problèmes avec lui. Les problèmes graves sont extrêmement rares. Les réactions allergiques dangereuses ne se produiraient qu'environ une fois sur 1,1 million de doses.

 

« La formation médicale est importante pour que le public puisse comprendre pleinement les bénéfices et les risques du vaccin, lui permettant ainsi de faire le bon choix », a déclaré M. Schwartlander.

 

Il est important que les gouvernements restent vigilants face aux problèmes de vaccins et prennent des mesures préventives, comme la suspension des produits lors des enquêtes, a-t-il dit. Mais « on peut faire confiance aux vaccins produits par les autres fabricants enregistrés », a-t-il ajouté.

 

Les autorités sanitaires de la province du Gansu ont déclaré vendredi qu'elles enquêtaient sur un nouveau décès lié à la vaccination contre l'hépatite B, le 11e de ce genre d'un nourrisson depuis novembre. Dans le dernier cas, un bébé est mort à Lanzhou après avoir reçu une injection du vaccin fabriqué par la société Dalian Hissen Bio-Pharm Inc.

 

Plus tôt, à Loudi, dans la province du Hunan, un garçonnet de 2 mois est décédé mercredi après avoir reçu une injection de vaccin contre l'hépatite B produit à Beijing. La plupart des autres décès sont survenus après la vaccination de produits fabriqués à Shenzhen par la société de biotechnologie BioKangtai. L'utilisation de tous les vaccins contre l'hépatite B de BioKangtai a été suspendue dans l'ensemble du pays.

 

Source : French.China.org

 

Hélas, la "saga" n'est pas finie, le nombre de morts est déjà passé à 17 (en date du 4/1/14)

 

Voir aussi ici car hélas, les décès d'enfants vaccinés, ça n'arrive pas qu'en Chine!

 


 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=xlrHRKe7RQI#t=25

Source : Initiative Africaine

 

Lire la suite

Israëlafrique : Afrique de l’Est et L’oléoduc israélien

7 Janvier 2014 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Israëlafrique : Afrique de l’Est et L’oléoduc israélien


afrique-copie-1CarteIsrael.PNG

  

Israëlafrique - La rapidité avec laquelle Benjamin Netanyahou a réagi à l’attaque du « Westgate Mall » par un commando Shebab, le 21 septembre dernier à Nairobi, ne s’explique pas seulement par le fait que le centre commercial appartienne à des Israéliens.

 

La région des Grands Lacs est d’un d’intérêt stratégique primordial pour le Mossad dans sa lutte contre le « terrorisme » dans la Corne de l’Afrique, c’est à dire contre tout ce qui peut gêner le trafic maritime vers la mer Rouge et le port d’Eilat et, surtout, menacer le futur oléoduc reliant le Soudan du Sud au port kenyan de Lamu, près de la frontière somalienne.

 

Si la coopération d’Israël-Kenya, date de l’accession du pays à l’indépendance en 1963, l’attention portée à la région par le Mouvement sioniste remonte au début du 20ème siècle, suite à la proposition faite à Théodore Herzl – père du sionisme politique - par Joseph Chamberlain, secrétaire d’Etat britannique aux colonies, de créer un Etat juif sur le plateau de Mau en Ouganda, pays possédant par ailleurs une tribu juive noire : les Abayudaya. Le projet fut rejeté par le 7ème Congrès sioniste réuni à Bâle, en 1905. L’enquête de faisabilité s’était révélée « négative », sous la pression des partisans d’une implantation en Palestine. Ce plateau, d’une superficie équivalent approximativement à celle de la Corse, fait aujourd’hui partie du Kenya. Des colons juifs, s’installèrent néanmoins en Ouganda et essaimèrent alentour. En 1947, la communauté juive du Kenya – estimée à 150 familles – prit fait et cause pour les terroristes de l’Irgoun et du Groupe Stern déportés par les Britanniques au camp de détention de Gilgil, près de Nairobi. Très influent au sein du petit monde colonial britannique local, Israël « Issy » Somen, président du Board of Kenya Jewry - Bureau de la Juiverie Kenyane » - se fit élire maire de la capitale en 1955. Après l’indépendance, en décembre 1963, le gouvernement israélien en fit son consul honoraire.

 

Les fruits de la politique israélienne

 

Les relations israélo-kenyanes se sont développées dans les domaines commercial, agricole, militaire, et du renseignement, après la tournée africaine de Golda Meir. Elles furent maintenues souterrainement pendant leur rupture officielle provoquée par l’adoption par l’ONU d’une résolution faisant du sionisme une forme de racisme. Si bien qu’en  juillet 1976, Nairobi servit de base arrière au commando des forces spéciales du colonel Yonatan Netanyahu – frère de l’actuel Premier ministre -, envoyé pour libérer les passagers d’un Airbus pris en otage sur l’aéroport d’Entebbe par des membres du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) et de la Fraction Armée Rouge allemande. En 1978, Yitzhak Shamir effectua une visite secrète au Kenya et obtint leur rétablissement en échanges de la livraison de missiles sol-sol Gabriel. En septembre dernier, le quotidien Haaretz pouvait titrer, sans se tromper: « Kenya, base avancée d’Israël en Afrique »…

 

Depuis que David Ben Gourion a lancé sa politique dite d’« Alliance de la périphérie » pour contrer la « menace arabe » - aujourd’hui recyclée iranienne ! - le Mossad apportait son soutien aux minorités ethniques ou religieuses d’Afrique de l’Est, notamment aux chrétiens du sud-Soudan et aux partis d’opposition en Ouganda et en Ethiopie quand le régime ne convenait pas à Israël.

 

Tel-Aviv a recueilli les fruits de sa politique avec l’arrivée au pouvoir de Yoweri Museveni en Ouganda et avec la partition du Soudan. En décembre 2011, le président sud-soudanais Salva Kiir a effectué sa première visite officielle à Jérusalem pour remercier les Israéliens : « «Sans vous », leur a-t-il dit « nous n’existerions pas», et le représentant du nouvel Etat à l’ONU s’est aussitôt engagé à voter contre la reconnaissance de l’Etat palestinien…

 

Entente contre le fondamentalisme islamique 

 

Un mois plus tôt, Benyamin Netanyahou - qui ambitionne de constituer une entente contre fondamentalisme islamique avec ces pays, auxquels s’associerait la Tanzanie - avait déclaré à Raila Odinga, Premier ministre kényan, qu’Israël et le Kenya avaient les « mêmes ennemis ». Dans la foulée, Netanyahou avait signé avec son homologue un accord anti-Shebab, vite concrétisé par l’envoi de conseillers militaires, de blindés, et par le tir d’un drone sur un village somalien. Bilan : 17 personnes tuées. L’engagement d’Israël dans le conflit allait être lourd de conséquences pour ses expatriés au Kenya. – on l’a vu avec l’attaque du « Westgate Mall » à Nairobi –, mais riches d’espoirs côté business, et pas seulement dans celui de l’armement.

 

En effet, depuis la création du Soudan du Sud, l’évacuation de son pétrole par une autre voie que le pipeline du Soudan musulman, est à l’ordre du jour. Un vaste plan de développement des infrastructures de l’Afrique de l’Est, comprenant un port, des routes, une voie ferrée, une raffinerie, trois aéroports et un oléoduc de 2250 km reliant les puits sud-soudanais au port kényan de Lamu – et au-delà Israël et l’Asie - est sorti des cartons. Ce plan, baptisé Lapsset (Projet de transport Lamu/Sud-Soudan/Ethiopie, est estimé, au bas mot, à 25 milliards de dollars. Israël est évidemment sur les rangs, tant en ce qui concerne sa réalisation que sa sécurisation. Car, là où le bât blesse, c’est que l’oléoduc longera la frontière du Kenya avec la Somalie sur plus de 600 km. Le Mossad et les conseillers militaires israéliens ont « du pain sur la planche » pour les décennies à venir.

Source : Afrique Asie 

 

 

Lire la suite

SYRIE : La vie à Alep en 2014

7 Janvier 2014 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Source : simone lafleuriel-zakri  


 

Lire la suite

LA PETITE-BOURGEOISIE (2e partie) Robert Bibeau

7 Janvier 2014 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

LA PETITE-BOURGEOISIE (2e partie)
Robert Bibeau
LA PETITE BOURGEOISIE PERVERTIE A TRAHI (2e partie)

rOBERT-BIBEAU.jpg





La semaine dernière nous avons publié la première partie de ce texte présentant le segment de classe petit-bourgeois et ses activités politiques. Cette première partie est accessible ici : www.les7duquebec.com/7-au-front/la-petite-bourgeoisie-pervertie-et-trahie/ Cette semaine nous poursuivons l’analyse en présentant l’exemple du comportement politique de la petite bourgeoisie emportée par la tourmente économique et sociale en Argentine.

La petite bourgeoisie en Argentine pendant la crise

La crise économique de 2001 en Argentine (plus de 20% d’inflation par année), offre un exemple patent du comportement du segment de classe petit-bourgeois en situation de crise économique, sociale et politique catastrophique. Observons ce segment de classe filouté, empreint de fatuité et qui aspire au mode de vie bourgeois en jouant constamment sur la corde raide, repoussé qu’il est vers le bas de l’échelle sociale par le développement économique impérialiste moderne de plus en plus chaotique.

Observons d’abord que la petite bourgeoisie en ces temps de crise sévère est en voie de paupérisation accélérée, elle le sait mais elle croit qu’elle peut s’en tirer si elle livre la classe ouvrière pieds et poings liés aux capitalistes monopolistes ses maîtres à penser. Voici comment elle s’y prend pour remplir sa part de marché.

En Argentine devant sa déchéance évidente, la petite bourgeoisie est descendue dans les rues chanter et tambouriner sur des casseroles et elle a exigé qu’on lui restitue ses «droits acquis» (slogan typiquement petit-bourgeois – les droits acquis pour les ouvriers ça n’existe pas en société capitaliste – chaque avantage conquis par les ouvriers doit être quotidiennement défendu par la résistance de classe). Le grand capital n’assure aucun «acquis» ni aux ouvriers ni à ses sous-fifres petits-bourgeois qui doivent le mérité à chaque journée.

La grande bourgeoisie de l’Argentine leur a alors proposé une série de polichinelles politiques à travers une suite d’élections «démocratiques». Voter est l’activité politique préférée des petits-bourgeois car c’est par les urnes que la classe petite-bourgeoise manifeste sa capacité de nuisance politique faisant et défaisant les gouvernements des différentes factions capitalistes qui se disputent la mainmise sur l’appareil d’État (Que des factions capitalistes – les partis de la gauche petite-bourgeoise n’ayant absolument aucune chance de décrocher la palme électoral dont il ne saurait que faire de toute manière).

La petite bourgeoisie a donc participé dévotement à chacune de ces élections bidon attirant la classe ouvrière dans son sillage vers le marécage électoral péroniste.

Les sacrifices et la misère de la classe ouvrière s’accroissant, la monnaie nationale périclitant, la dette souveraine étant rééchelonnée, les épargnes des petits salariés s’étant envolés en fumée, dévalués par l’inflation, les entreprises d’État privatisées, le FMI et la Banque mondiale rassasiés, l’économie de l’Argentine s’est couci-couça temporairement rétablie, permettant à ce tas de parias de reprendre peu à peu leurs activités, leurs studios dans la Cité, leurs grosses cylindrée jusqu’à la prochaine butée économique qui ne saurait tarder. Vous les reverrez bientôt chahutés, les casseroles «révolutionnaires» à la main et chantonner désespérés dans les rues de Buenos Aires enflammées.
À un moment donné pendant la crise la petite bourgeoisie argentine a menacé de se radicaliser et certains de ses partisans ont été recrutés par les organisations de la «gauche» piteuse et surannée ou par la droite radicale et patentée. La petite bourgeoisie est souvent tentée d’effrayer, et même, de terroriser ses maîtres grands bourgeois en les menaçant de tout faire sauter (terrorisme FLQ, Tupamaros et/ou djihadiste sont au menu politique de la classe petite-bourgeoise). Pire encore, la petite bourgeoisie peut aller jusqu’à menacer d’ameuter et de soulever les ouvriers insurgés comme en Égypte (Moubarak dégage ! – Qu’un autre larbin s’engage !), en Tunisie de Ben Ali, en Libye de Kadhafi et en Syrie de Bachar al-Assad, et de les diriger vers les saccages et les crimes contre l’humanité où ce sont les ouvriers qui sont sacrifiés en tant que chair à canon des soulèvements petits-bourgeois exaspérés.

Le petit bourgeois veut ainsi démontrer que si on le pousse aux dernières extrémités et qu’on le prive de ses émoluments et de son niveau de vie, qu’il croit méritée, alors il peut s’énerver et se battre jusqu’au dernier ouvrier à immoler sur la place du Pirée. Salvador Allende leur a déjà montré la voie vers ce cinéma. Il y a laissé la peau ce pauvre Bobo. Nelson Mandela quant à lui leur a démontré qu’il était préférable de se réconcilier avec les maîtres grands bourgeois afrikaners et de les soutenir politiquement dans l’exploitation de la classe ouvrière grégaire.

La go-gauche –pseudo révolutionnaire– raffole de la clientèle étudiante et communautaire compassionnée et friande de justice sociale. Le communautaire c’est son affaire. La go-gauche petite-bourgeoise réclame une redistribution des richesses entre d’un côté les très riches, de l’autre côté les Bobos et les pauvres, accompagnée au passage d’aumônes généreuses destinées aux lumpenprolétaires, ses supporteurs indéfectibles (se souvenir de la composition sociale du Parti national-socialiste allemand). Les bobos n’exigent nullement le renversement du mode de production impérialiste moderne, seulement d’effrayer le grand capital jusqu’à ce qu’il lui restitue son boulot d’affidé.

La petite bourgeoisie et la révolution socialiste

La classe ouvrière doit se tenir aussi loin que possible de l’influence malsaine de la petite bourgeoisie urbaine, fanatisée, agitée et instable qui n’est pas son adversaire principal, nous en convenons, mais n’en constitue pas moins le troufion, le goupillon, la plume et le clavier, le bras et la voix pour propager les idées et le bras séculier des grands patrons.

L’avant-garde de la classe ouvrière consciente doit tenir en respect ce segment de classe dévoyé et l’empêcher d’infiltrer et de noyauter les organisations révolutionnaires de la classe ouvrière comme ce fut le cas en France et au Canada au cours des années 1970–1980, aussi bien que dans la plupart des pays impérialistes modernes qui amorçaient alors leur déclin par un éphémère regain de prospérité avant la grande plongée.

On se souviendra qu’à cette époque, dans la plupart des pays impérialistes, aussitôt que la crise connut une accalmie et l’économie une légère bonhommie, tous ces orphelins de Kautsky, Bernstein, Trotski, Khrouchtchev, Tito, Gramsci et Mao s’éclipsèrent dans la nature quérir un bon emploi dans les ONG subventionnées, les universités et les CEGEP, les syndicats bureaucratisés, comme conseillers politique de la grande bourgeoise réconciliée, démontrant ainsi une grande ferveur en faveur de l’État bourgeois – l’État bienfaiteur et providentiel – temporairement réhabilité, abandonnant la classe ouvrière à ses usines, ses chantiers, ses ateliers, ses mines de misère et à ses emplois précaires.

Aussitôt bien installés dans leurs nouveaux bureaux, à leur nouveau métier et au volant de leur grosse cylindrée, les petits-bourgeois, pour récompenser leurs sponsors firent courir le bruit que la classe ouvrière avait disparue en même temps que leur agitation militante et solidaire. Toutes ces marchandises, ces bateaux, ces paquebots, ces édifices, ces avions, ces autos, cette machinerie sophistiquée, ces produits de qualité, ces vêtements et ces aliments tout cela étaient produit par le capital et des robots et le prolo s’étaient muté en Bobo comme le petit-bourgeois, heureux, content et repu. Dorénavant ce n’était pas l’exploitation des ouvriers qui allaient le tarauder mais la surexploitation de la Terre-mère nourricière. Oubliant pauvre Bobo que ce sont les travailleurs qui manœuvrent ces machines de destruction, qui construisent ces pipelines, ces super tankers, ces avions jumbos pollueurs, ces chantiers, ces usines et ces centrales nucléaires nécessaires et que si l’ouvrier cessait de travailler, cessait de vendre sa force de travail pour valoriser le capital et produire des profits, c’est son avenir à lui le petit-Bobo parasitaire qui serait compromis. Il est impossible de concilier le développement économique capitaliste et le développement écoresponsable. Le capitalisme doit d’abord être abolit puis le mode de production repensé et reconstruit pour concilier les nécessités de l’économie nouvelle et ceux de l’écologie.

Et voici nos régiments de Bobos éco-socialistes mobilisés pour dénoncer les ouvriers (qui soi-disant n’existent plus) et les pousser dans le camp de la grande bourgeoisie ; la classe ouvrière étant bien forcée de travailler pour ne pas s’anémier et le grand capital étant bien forcé de faire tourner le capital afin de le valoriser et le faire se multiplier et se reproduire sans discontinuer. La classe ouvrière, elle, sait que ce n’est pas d’entraver la construction d’un pipeline, ou d’un chantier pétrolier hauturier qui fera stopper la dépravation de l’environnement mais de renverser totalement ce mode de production impérialiste décadent.

Aujourd’hui, que la crise a repris, ces go-gauchistes réclament l’intervention de l’État capitaliste des riches dès qu’un segment ou un autre des salariés se bat pour l’équité et la justice ou qu’il s’oppose physiquement à la police. En 2012 ce sont les étudiants, fils et les filles d’ouvriers qui ont affrontés les flics, aussitôt les petits-bourgeois ont réclamé une commission d’enquête étatique pour désarmer la résistance des enfants des salariés. Aujourd’hui, les bobos réclament une législation de l’État policier pour congédier les femmes voilés, et pour discriminer les salariés sur la base de leurs croyances –religieuses pour le moment, politiques dans quelques temps–. Les bobos appellent l’intervention de l’État pour attaquer les régimes de retraite des salariés trop «gâtés» selon leurs maîtres en pensée les grands banquiers.

La petite bourgeoisie est un segment de classe qui parasite l’État capitaliste et lui voue un culte imprescriptible. Quel que soit le problème social comptez sur le Bobo (bourgeois-bohèmes) pour imaginer une pétition, une protestation, une marche aux lampions, implorant l’État bourgeois de venir apaiser sa compassion de Bobo éploré, parfois même endeuillé. Plutôt que de se révolter, le Bobo humaniste et idéaliste propose de pleurer sur les malheurs de l’humanité et d’organiser la charité afin de se défausser.

Imaginez, au beau milieu de cette crise économique terrible où les salariés sont saqués, matraqués, paupérisés, où les cafés pour mendiants sont achalandés, où les friperies sont dévalisés, où les comptoirs alimentaires ne suffisent plus à la demande, une assemblée de ces Bobos surfaits, issus de la go-gauche universitaire, s’expliquant mutuellement que le problème de la société de consommation est la surconsommation – les pauvres consomment trop et devraient être mis à la diète forcée par l’État policier pensent les Bobos effrontés. C’était justement l’intention de l’État policier qui ne demandait qu’une pression bien articulée.

La présente «reprise» de la crise économique systémique (qui en réalité n’a jamais cessé) amène des fragments de la petite bourgeoisie paupérisée à se réactiver – proposant aujourd’hui de recréer une variété de «Parti Communiste Révolutionnaire», de Nouveaux Cahiers du «Socialisme» populiste et néo-fasciste, de nouvelles organisations révisionnistes et divers succédanés de partis «communistes» virtuellement citoyen communautaire et réellement pseudo solidaire, et tutti quanti, tous plus radicaux les uns que les autres (en parole et sur papier exclusivement) – à la mesure de la déception de ces petits bourgeois frustrés, jetés sur le pavé malgré tous les services rendus à leurs maîtres déglingués.

Les fondements économiques du désespoir petit-bourgeois

Nous l’avons mentionné précédemment, le développement chaotique, inégal et combiné du mode de production capitaliste anarchique et la division internationale du travail impérialiste moderne ont entraîné l’hyper-croissance des secteurs tertiaires d’activité (vente, commerce, marketing, distribution, service, communication, finance, banque, bourse, assurance, éducation, formation, culture, sport, loisir, restauration, hôtellerie, voyage, bureaucratie syndicale, etc.), d’où l’expansion et l’extension importante des emplois pour petits bourgeois accrédités et petits cadres salariés jetables. Cette section de classe prolixe, subjective, idéaliste, narcissique et mystique, aspire à vivre la vie des millionnaires, et à singer, même chichement, même caricaturalement, la vie des gens riches et célèbres qui lui sont inaccessibles sinon à travers la télévision et les spectacles « bling-bling » dont la télé s’évertue à les abreuver.

Cette multitude de petits bourgeois-bohèmes (Bobos) que Lénine qualifiait de philistins trouve intérêt à augmenter les ponctions que l’État effectue sur les revenus des salariés afin de maintenir leurs emplois, et cela même quand eux-mêmes subissent de plein fouet ces hausses de taxes, d’impôts, de tarifs car ils se trouvent eux-mêmes au-dessus de la pile salariale. Un beau jour, malgré ces taxes et ces impôts exorbitants, la désindustrialisation et la délocalisation industrielle vers les pays émergents combinée à l’énorme dette souveraine entraînera le gouvernement des riches vers la débâcle économique. Plutôt que de se révolter et de s’enrôler dans l’armée prolétarienne du Parti Révolutionnaire Ouvrier pour renverser le pouvoir des oligarques, le petit-bourgeois en appellera à la solidarité de l’ouvrier pour qu’il partage sa pauvreté et qu’il signe des pétitions, participe aux défilés des casseroles et chante dans les rues des cités en pleurant sa déchéance «socialisée».

Encore récemment un cacique, fétiche de ces plumitifs, expliquait à ses comparses que l’État pouvait encore emprunter et que le taux d’endettement souverain était affaire de manière de calculer de la part du souverain. Ce parangon keynésien, entiché de J.K. Galbraith, l’économiste des réformistes, ne faisait que proposer de retarder l’échéancier des dettes publiques à rembourser aux banquiers occupés à compter leurs bénéfices anticipés dans l’antichambre de l’Assemblée nationale de la « patrie » en danger. Tous les Bobos collatéraux se sont écrié « Oh miracle ! » leur père bienfaiteur, ex-premier ministre venait de faussement rassurer tous ces paumés désemparés (1).

Le Parti Ouvrier ne doit jamais s’assujettir ou se laisser travestir et pervertir par ce segment de classe qui, quoi qu’il arrive, cherchera toujours à opter pour le compromis de classe et la réforme du système car le petit-bourgeois croit toujours avoir le choix de sa souffrance même s’il ne l’a pas.

C’est pour avoir oublié, nié ou renié ces vérités que les différents partis politiques communistes, ancienne manière (khrouchtchévien) ou nouvelle contrefaçon (maoïste) se sont coupés de leur base sociale et ont périclité – noyés sous le trotskysme-intellectualiste, la social-démocratie électoraliste, le titisme autogestionnaire, l’eurocommunisme psychédélique, le réformisme altermondialiste, l’éco-socialisme populiste et l’anarchisme libertaire. Et c’est la raison pour laquelle il faut aujourd’hui construire de nouvelles organisations révolutionnaires de la base ouvrière jusqu’au sommet prolétaire.

Le petit bourgeois repenti qui voudrait aujourd’hui se liguer en faveur de l’ouvrier devrait être invité à faire son autocritique sur son passé politique opportuniste, surtout s’il a flirté jadis avec ces apparatchiks, soi-disant communistes, qui sont apparus au printemps de la crise pour disparaître à l’été de la reprise économique éphémère. Alors peut-être que ce Bobo ayant trahi ses intérêts de classe petit-bourgeois aura l’humilité et le dévouement requis pour servir le Parti Ouvriers plutôt que son EGO démesuré.

(
1) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/jacques-parizeau-de-la-rhetorique-au-sophisme/nçait pas à son soutien à Assad . aussitôt après ces menaces, le chef des takfiris caucasiens , Dako Omarov a affirmé vouloir visé les JO de Sotchi devant se tenir au mois de février. Omarov a menacé de commettre des attentats suicides au cours de ces jeux. La Russie a élaboré l'avant texte d'une résolution où l'Arabie saoudite est qualifié d'état terroriste et elle se prépare à remettre cet avant texte au conseil de sécurité !!

Lire la suite

Poutine déclare la guerre contre l'Arabie saoudite !!

7 Janvier 2014 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

Poutine déclare la guerre contre l'Arabie saoudite !!

Vladimir Putin

Dans une prise de position sans précédente, le président russe a qualifié de "terroriste" le régime saoudien menaçant de "riposter les attentats terroristes de Volgograd". Poutine a promis "des représailles" aux attentats de Volgograd, "représailles qui ne tarderont pas "! 

 

Pour M Poutine, "les attentats suicides de Volgograd sont identiques à ceux qui sont régulièrement commis en Irak, en Syrie et au Liban: " Pour identifier les auteurs criminels de ces attentats, on n'a pas besoin de davantage de temps et la Russie y répondra très bientôt. Notre réponse sera en sorte qu'elle changera la carte même du Moyen Orient (!!!) " le chef du Kremlin a qualifié encore une fois de terroriste le régime saoudien. ces propos sans précédent de Poutine interviennent alors que les attentats terroristes de Volgograd ont été contribués à Bandar Sultan, le chef du renseignement saoudien, lui qui en avait évoqué la possibilité au cours d'une rencontre avec Poutine au mois de septembre, alors que les Etats Unis s'apprêtaient à attaquer militairement la Syrie. Bandar avait menacé Poutine d'attentat takfiris d'origine centre asiatique et tchéchene,

 

Source : IRIB

 

 

Lire la suite

LETTRE DE PROTESTATION CONTRE L’INTERDICTION DE LA 1ère MARCHE DES PATRIOTES CAMEROUNAIS

7 Janvier 2014 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

          LETTRE DE PROTESTATION CONTRE L’INTERDICTION DE LA 1ère MARCHE DES PATRIOTES CAMEROUNAIS

Commandant Kissamba 

                     Manif10 

 A Son Excellence Monsieur René Emmanuel SADI, Ministre de l’Administration

                         Territoriale  et de la Décentralisation

        A   YAOUNDE,

    s/C   de  Monsieur le Préfet du   Mfoundi              

 A    YAOUNDE,

                   s/c  de Monsieur le Sous-Préfet de YAOUNDE 3ème  

                                                                                                                                 A   Efoulan  YAOUNDE ,

 

                   Monsieur le Ministre,

 

              Par lettre n°000048 du 3O Décembre 2013 dont copie est jointe, Monsieur le Sous-Préfet de Yaoundé 3ème  nous a notifié l’interdiction de notre Première Marche des Patriotes du 1er Janvier 2014.

  

             Nous élevons  une vive protestation contre cette interdiction qui tient de l’arbitraire et attirons votre haute attention sur son double caractère illégal. 

  

          Primo  Jusqu’à nouvel ordre, les manifestations publiques dans notre pays  au régime de la déclaration et non à celui de l’autorisation. Or, Monsieur le Sous-Préfet répond négativement à une demande que nous n’avons jamais formulée : nous l’informions et déclarions la manifestation prévue pour  recevoir, en retour de courrier « un récépissé de déclaration ».

  

        Sommes-nous dans un Etat de droit ou dans un simulacre d’Etat de droit ? 

 

          Secundo   Probablement mal inspiré par la hiérarchie, Monsieur le Sous-Préfet s’est lancé dans une argumentation scabreuse et erronée pour justifier l’interdiction de la Marche. Le Minat prétendrait donc écarter résolument le referendum du champ du législatif, pour nous imposer la voie de l’Assemblée Nationale pour des raisons que vous connaissez, et que nous connaissons aussi.

 

      Or, Excellence, LA CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN dispose explicitement en son Article 36  (1) que :

 

    « Le Président de la République, après consultation du Président du Conseil Constitutionnel, du Président de l’Assemblée Nationale et du Président du Sénat, peut soumettre  au référendum tout projet de réforme qui, bien que relevant du domaine de la loi serait susceptible d’avoir des répercussions profondes sur l’avenir de la Nation et des institutions nationales ».

    Excellence, vous qui laissiez poindre l’espoir d’une gouvernance plus intelligente, en demandant qu’il n’y ait plus plusieurs UPC – ce qui nous a permis de demander au Chef de l’Etat de ne plus nommer  de Ministre upéciste tant que subsiste la division de l’UPC, REFUSERIEZ-VOUS DESORMAIS D’APPLIQUER LA CONSTITUTION POUR IMPOSER L’ARBITRAIRE et ramener le pays à l’ère de la répression de triste mémoire ?

 

     Monsieur le Ministre,

 

     Notre démarche précisait bien qu’il ne s’agissait pas pour nous de privilégier un point de vue, mais de demander que L’ON DONNE  LA PAROLE AU PEUPLE CAMEROUNAIS. Ne serait-il pas paradoxal que ceux qui « voulaient entrer dans l’Histoire comme ayant apporté la Démocratie aux Camerounais s’effraient à ce point de cette modeste revendication ? De quelle démocratie s’agit-il alors ?

 

     Il nous est revenu enfin, que le Chef de l’Etat en personne s’était impliqué dans la mise en place du dispositif d’une répression « sans états d’âmes » de notre marche. Nous avons donc préféré éviter pour le moment tout risque de confrontation prématurée de nos camarades avec les forces de l’ordre.

   

Ngouo Woungly-Massaga, Cdt Kissamba

Yaoundé, le 6 janvier 2014

 

 

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5