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Cameroun: La Renaissance du Peuple SAWA

11 Mai 2015 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire Publié dans #Histoire

Cameroun: La Renaissance du Peuple SAWA

La Renaissance du Peuple SAWA

 

Au 21è siècle, le Peuple Sawa fait partie des groupements camerounais les plus exposés à la menace de disparition. Leur voix est devenue à peine audible. Dans l’environnement politique, économique et social du Cameroun, la contribution du Peuple Sawa est réduite à la portion congrue. On ne les entend à aucun débat à caractère national. Pire elle n’existe même plus au plan Régional.

 

Les  obstacles qu’est confronté le Peuple Sawa sont :

 

– les interminables contestations et empoignades de légitimité qui agitent régulièrement les chefferies,

 

– le micro-tribalisme édifié en système de pensée entre les constituantes du Peuple Sawa :

 

Moungo (Nkongsamba) : Bakaka – Bakem – Bakoko – Balong – Bankon – Bonkeng - Mbo'o – Pongo

Wouri (Douala) : Duala - Bassa-ba-Douala – Bakoko

Nkam (Yabassi) : Bandem – Banen – Banya – Bibom – Bodiman – Ewodi – Mbang - Moya

Sanaga-Maritime (Edea) : Bakoko – Malimba - Ndonga

 

Manyu (Manfe) : Banyangi

Kupe-Manengouba (Bangem) : Bakole - Ngolo-Batanga - Oroko

Fako (Limbe) : Bakossi – Bakweri - Mongo

Lebialem (Menji)

Ndian (Mundemba) : Bimbian - Oroko

 

Ocean (Kribi) : Bakoko – Batanga – Bokwe.).

 

– la nomination des allochtones à Douala par l’Etat au statut de Chefs de 3è degré.

 

Bien que la ville de Douala soit la Capitale économique du Cameroun, ce qui lui donne un aspect d’une ville cosmopolite, néanmoins, la disposition Constitutionnelle du 18 janvier 1996 qui protège les MINORITES AUTOCHTONES doit aussi être appliquée chez les Sawas,  à commencer par les Sawas de la ville de Douala.

 

Rappelons que les autres communautés vivant à Douala ont le privilège d’avoir leur ville et  village contrairement aux AUTOCHTONES de Douala qui n’ont de village que la ville de Douala.

 

La déclaration du 15 juin 1996 pour la défense des minorités autochtones et le boycott du défilé de la fête du travail du 1er mai 2015 à Douala des Chefs traditionnels Sawa, ne sont – ils pas là des exemples de prise de conscience ? Ou à suivre et à prolonger ?

 

Aujourd’hui, le Cameroun réunit plus que jamais toutes les conditions d’une explosion sociale, surtout lorsqu’on pense à la Présidentielle de 2018. Les Sawas seront les premières victimes s’ils ne prennent pas conscience de l’état du pays et de leur propre situation - condition.

 

En ces moments pénibles où beaucoup d’hommes et de femmes Sawa, surtout les jeunes, sont  inquiets  et sans   perspective, où des foyers Sawa vivent  au-dessous du seuil de pauvreté, où de plus en plus, le Peuple Sawa se retrouve impuissant et désenchanté par  les  conditions de vie. Nous, Peuple sawa, devons  inverser cette tendance.

 

Le Peuple Sawa doit penser à sa Renaissance voire à sa Refondation, pour cela, il doit mettre sa réflexion au service de la communauté en construisant un nouveau paradigme de développement fondé sur les solidarités des Sawas – comme cela se fait dans toutes les autres communautés camerounaises – à l’exemple de LAAKAM chez les bamiléké et ESSINGAN chez les fan-béti.

 

Le Peuple Sawa doit s’inscrire bien sûr dans l’histoire d’une famille, mais aussi et surtout dans son époque. Être SAWA, c’est d’abord appartenir à une culture, à un idéal de vie mais aussi à une  Communauté de destin

 

Nous pensons que la reconquête de l’Espace Territorial Sawa doit s’appuyer sur cinq (5) principaux axes stratégiques :

 

- l’enseignement par la maîtrise des savoirs,

 

- la santé,

 

- l’emploi par la socialisation de la jeunesse Sawa,

 

- l’économie par l’autonomie financières et la création d’entreprise,

 

- la culture par l’enseignement des langues et traditions Sawas

 

La stratégie de la Renaissance des Sawas autour du concept des Solidarités (politique – économiques – sociale et culturelle) devra impérativement être mise en oeuvre dans le respect des orientations de l’Etat du Cameroun, Etat du Cameroun considéré comme partenaire privilégié dans l’oeuvre de la reconquête de notre Espace Territorial.  

 

Le but recherché est clair : les Sawas doivent être présents partout où les Grandes décisions et Orientations politiques du Cameroun se passent.

 

Cela veut dire établir, avant toute chose, un état des lieux du Peuple Sawa fondé sur :

 

- la situation politique, sociale, économique et culturelle,

 

- le recensement des populations Sawa à l’intérieur comme à l’extérieur,

 

- le recensement des diplômés Sawa à l’intérieur comme à l’extérieur,

 

- le pourcentage de scolarisation des populations Sawa,

 

- le pourcentage d’insertion sociale des Sawas aussi bien au Cameroun, qu’à l’étranger.

 

Pour :

 

- améliorer les conditions et la qualité de vie des populations Sawa,

 

- augmenter leur représentativité dans le débat national et au sein de cercles de décision de la République,

 

- développer leurs influences et pouvoirs intellectuels, politiques et économiques,

 

- enfin, construire des stratégies efficaces de réintégration des communautés Sawa dans l’Espace Territorial Sawa  et national camerounais. 

 

Le travail de création et de mise en oeuvre de la Renaissance Sawa exige la mobilisation d’importantes ressources : humaines, matérielles, spirituelles, financières et surtout la durée. Il faudra trouver les mécanismes appropriés pour cette mobilisation.

 

Toutefois, un certain nombre de conditions doivent d’abord être satisfaites :

 

- la création d’un Mouvement politique Sawa,

 

- les moyens de gestion et de fonctionnement de ce Mouvement en termes de locaux, de logistiques et de fonds.

 

Une fois ces préalables acquis, il faudra :

 

- constituer une équipe,

 

- communiquer les délais dans lesquels le plan de mise en oeuvre de cette Renaissance sera disponible,

 

- accomplir par l’équipe un plan d’actions à réaliser à très court terme pour illustrer l’opportunité de la Renaissance voire la Refondation du Peuple Sawa.

 

Dès maintenant, nous, Sawas de l’intérieur et de la diaspora,  devons nous préparer à conduire des réflexions dignes de l’enjeu. Notre mission est de faire du Peuple Sawa, celui des propositions, celui qui accompagne le développement des Sawas et du Cameroun pour le XXIè siècle.

 

Tel doit être le sens et l’ambition de tout Sawa, de notre combat, quelque soit le lieu où il se trouve.

 

Nous, Sawas de l’intérieur et de la diaspora, devons nous donner les moyens de montrer que nous avons une AMBITION et des REPONSES à proposer au Peuple Sawa. Comment ? D’abord en étant fidèle à nous–mêmes, à notre culture, à nos traditions. Nous devons être le pôle autour duquel se crée une dynamique nouvelle.

 

Pour cela, nous devons veiller à notre cohérence, à être au clair avec nous-mêmes, afin de rassembler toutes les composantes du Peuple Sawa : de Duala à Bakweri en passant par Pongo, Bakoko, Bassa, Banen, Bodiman, Ewodi, Malimba, etc.

 

Si beaucoup de Sawas sont inquiets, parfois lassés, c’est parce qu’ils ne veulent plus voir se perpétuer ce qui a abîmé et qui continue à abîmer l’image de la population Sawa : guerre des Chefs ; empoignades de légitimité dans les chefferies, problèmes fonciers multiples, dégradation urbaine de Douala, etc. Faut-il voir aujourd’hui dans  cette inquiétude diffuse le contrecoup d’une déception plus vaste, la marque d’une désillusion à l’encontre des Elites Sawa ? C’est probable.

 

Plus que jamais, le Peuple Sawa a besoin  de contenu clairement défini et qui s’inscrive dans le réel.

 

Le temps est en effet venu de mobiliser les populations Sawa autour des grands enjeux qui sont ceux de l’emploi, de l’Education, de la santé,  de l’économie et de la qualité de la vie. Cette Renaissance, voire Refondation devra faire vivre une solidarité active, concilier respect, exigence et efficacité, en contribuant au développement économique et social, mais aussi culturel des Sawas.

 

Le défi auquel le Peuple Sawa est confronté est de construire un Mouvement à contenance politique. Nous ne parlons pas d’un parti politique. Ce Mouvement ne se reconstruira pas dans l’ambiguïté et dans la confusion mais dans des choix et des responsabilités assumées par le Peuple Sawa.  Aujourd’hui, ce Mouvement est notre seul outil, notre seule résistance qui puisse créer une dynamique de changement et opérer un rassemblement pour conquérir notre Espace Territorial et redevenir un peuple respecté -  admiré et épanoui.

 

Nous appelons de nos vœux la formation de ce Mouvement avec toutes celles et tous ceux qui veulent, mettre un terme à l’AGONIE qui paralyse notre Peuple. Nous devons libérer le peuple Sawa de cette inertie. Car ce que la population Sawa nous demande, nous les Elites Sawa, c’est de faire la démonstration de notre capacité à être créatifs, actifs, crédibles, efficaces et rassembleurs.

 

La marge de manœuvre est étroite, il n’y a pas 1000 façons de faire, mais une seule : elle consiste à travailler au renforcement unitaire sinon solidaire de toutes les composantes du Peuple Sawa dans leur diversité, autour des points clairs répondant aux vrais enjeux de la population Sawa.

 

Respecter la diversité des tribus Sawa, des pensées, refuser les attitudes dominatrices et rassembler largement toutes celles et tous ceux qui pensent à l’avenir et à la destinée du Peuple Sawa, tel est le chemin qu’il nous faut parcourir au cours des  mois et des années prochains.

 

Patrice EKWE SILO EDIMO

 

 

 

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Côte d’ivoire - Kouadio Konan Bertin : Ouattara a peur, nous augmenterons sa peur

5 Mai 2015 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire Publié dans #Politique

Côte d’ivoire - Kouadio Konan Bertin : Ouattara a peur, nous augmenterons sa peur
Côte d’ivoire - Kouadio Konan Bertin : Ouattara a peur, nous augmenterons sa peur

         

      Kouadio Konan Bertin, candidat déclaré à l'élection présidentielle ivoirienne d'octobre prochain était l'un des invités du séminaire-bilan du parti politique ivoirien LIDER.
Le député de Port-Bouët a saisi cette opportunité pour éreinter de nouveau le pouvoir d'Abidjan : « La Côte d'Ivoire est devenue le “Gondwana” de Mamane (Pays imaginaire où tout va bien selon le chroniqueur de RFI). Pour Ouattara en Côte d'Ivoire, tout va bien. Seuls les naïfs peuvent encore croire à cela. Il n'a que les mêmes poncifs. ''Ponts et routes''. Ayant échoué lamentablement, il sert du sensationnel à ceux qui ont encore le courage de le suivre.

      Ouattara a la phobie d'une élection électorale indépendante. Il a peur je vous le dis. Depuis 2013, Alassane Ouattara fragilise mon parti le PDCI-RDA. Ce monsieur ne veut que des thuriféraires pour lui tenir l'encensoir. Mais, il a menti. La Convention Nationale pour le Changement (CNC) va augmenter sa peur. Nous aurons tort de le laisser faiblir longtemps notre pays. On voulait la réconciliation nationale, il ne nous l'a pas donnée et ne l'a pas permise par “ses” procès triviaux. Il faut unanimement dire non à ce monsieur ».
Par J-F Y
Source : L’intelligent d’Abidjan

 

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Concernant le viol des enfants centrafricains : Mr Jean-Pierre Chevènement déclare : il faut laisser l'armée française au dessus de tout cela parce qu'elle rend beaucoup de services à l'Afrique.

5 Mai 2015 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire Publié dans #Droits humains

Jean Pierre Chevenement ancien ministre français

Jean Pierre Chevenement ancien ministre français

Concernant le viol des enfants centrafricains : Mr Jean-Pierre Chevènement déclare : il faut laisser l'armée française au dessus de tout cela parce qu'elle rend beaucoup de services à l'Afrique.

 

      Invité de l'émission Europe 1 Dimanche soir d'hier 03 mai, Jean-Pierre Chevènement  ancien ministre français justifie le viol des enfants Centrafricains par le fait que les conditions de travail des militaires français sont très difficiles et ceux-ci sont confrontés à des populations malheureuses, abandonnées.

Pour lui : "Il est clair que le fait de se trouver au contact des populations malheureuses, abandonnées peut  favoriser les comportements de ce type''.

En gros, se retrouver face des populations malheureuses développe des instincts de violeurs.

Choquée par ce propos, la journaliste qui l'interviewe le recadre: " Quelque soit le contexte, pardonnez moi, aussi sombre soit-il et François Hollande l'a rappelé; il faut être implacable face à ce qui s'est passé". 

Pour Chevènement, il faut laisser l'armée française au dessus de tout cela parce qu'elle rend beaucoup de services à l'Afrique: " Surtout, laissons l'armée française au dessus de tout cela parce que l'armée française rend beaucoup de services; elle s'acquitte avec beaucoup de professionnalisme des tâches qui lui sont confiées".

Le viol des femmes et des enfants africains est un phénomène qui date de très longtemps et qui a connu son apogée avec l'esclavage et la colonisation.

Dès 1632, le peintre flamand,  Christiaen van Couwenbergh  (1604-1667), réalisa un tableau que l'on peut retrouver fièrement exposé en France au musée de Strasbourg. Dans cette toile intitulée « le rapt de la négresse » ou « le viol de la négresse » deux jeunes Européens, nus, s'apprêtent à violer une noire. 

L'actualité récente nous montre que l'habitude coloniale de violer des femmes et jeunes enfants africains est encore largement admise dans les mentalités françaises du XXIe siècle. Dans l'imaginaire de certains occidentaux, on peut encore violer la "négresse" en toute impunité. On comprend alors pourquoi Chevènement essaie de justifier le viol des enfants Centrafricains par les militaires français.

Ecoutez-plutôt : https://www.youtube.com/watch?v=MTPqx1qzMZ0

Wake Up africa

Source : Cameroonvoice

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Comment l’ONU a couvert la sodomisation de l’avenir de la Centrafrique.

3 Mai 2015 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire Publié dans #Droits humains

Comment l’ONU a couvert la sodomisation de l’avenir de la Centrafrique.

Comment l’ONU a couvert la sodomisation de l’avenir de la Centrafrique.

Un rapport de l’ONU avance que des hommes de «Sangaris» auraient abusé d’enfants. Une enquête a été ouverte.

Un rapport des Nations unies, relayé par le quotidien britannique The Guardian, accuse des troupes internationales, et particulièrement les soldats français de l’opération «Sangaris», d’avoir commis des viols en 2014 sur de jeunes garçons en Centrafrique. La capitale, Bangui, était alors soumise à de terribles combats entre les miliciens chrétiens anti-balaka et les musulmans de la Séléka. Des milliers de civils avaient alors fui les quartiers de Bangui pour trouver refuge dans les environs de l’aéroport de M’Poko. C’est dans ce camp de réfugiés que les viols auraient été commis «courant juin 2014», selon une source jointe mercredi à Bangui. Le texte du rapport, révélé mercredi par The Guardian, avance que des soldats de Sangaris auraient abusé de jeunes enfants des rues, dont l’un n’aurait pas 9 ans.

 

Autres sujets sur le viol en Afrique impliquant l’ONU

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Ce que les Africains devraient savoir de Robert Mugabe que l'Occident tente de diaboliser

3 Mai 2015 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire Publié dans #Politique

Ce que les Africains devraient savoir de Robert Mugabe que l'Occident tente de diaboliser

https://www.youtube.com/watch?v=7WrYJEDHVW4&feature=youtu.be

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La révolution est en marche au Burundi…

3 Mai 2015 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire Publié dans #Droits humains

La révolution est en marche au Burundi…

La révolution est en marche au Burundi…

 

Le 18 février 2015, le monde s’est réveillé devant un spectacle d’un Burundi nouveau. La marée humaine spontanée dans les rue de Bujumbura pour saluer la libération de Bob Rugurika a marqué les esprits. Désormais il y a un avant et un après 18 février! Depuis ce jour la peur a changé de camp, le ras-le bol est perceptible. La grande majorité de burundais ont souffert d’une décennie de misère, de  privations, de pleurs et de deuil. Le moment est venu de crier le « trop , c’est trop! »

 

Aujourd’hui à 17h30 devant le  Village Market, non loin de la banque BCB, une cohorte de policiers sont venus comme d’habitude dépouiller les pauvres commerçantes ambulantes; la réaction a été surprenante et immédiate: une pluie de jet de pierres qui fusait de partout a assailli les policiers. La camionnette qui venait de les déposer a pris le large laissant les pauvres policiers à leur propre sort. Ceux-ci ont quant à eux détalé. Il y a eu un policier blessé à la tête. Mais ces pauvres mamans commerçantes ont échappé à cette raquette d’aujourd’hui!

 

Il a raison, Nelson Mandela, lui qui déclare à cette brave population qui vient de secourir ces pauvres commerçantes ceci: « Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse ». Un autre auteur , Paulo Coelho, nous dévoile l’origine de cette force qui grandit depuis le 18 février dans ces termes: « La douleur d’hier est la force d’aujourd’hui ». C’est cette douleur qui dure depuis dix ans qui est le moteur de ce ras-le- bol, de cette révolution de mentalité. La roue du changement est en marche! La douleur a été grande, la force du changement sera conséquente!

Par Amandla…Ngawetu.

Source: http://mporeburundi.org/la-revolution-est-en-marche-au-burundi/

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François Fillon et les « métastases » de la guerre de Libye

3 Mai 2015 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire Publié dans #Politique

François Fillon

François Fillon

François Fillon et les « métastases » de la guerre de Libye.

Analyse du discours prononcé à Londres, lors d'une conférence-débat avec Gilles Kepel, sur le thème : « Lutter contre le terrorisme aujourd’hui : quelles politiques ? Quelles perspectives pour la France et le Royaume-Uni? Quel impact sur le secteur privé ?».

Voyons donc ce que peut dire sur ces questions François Fillon, lui qui, en tant que Premier ministre du 17 mai 2007 au 10 mai 2012, a pris une part directe de responsabilité dans la guerre menée de mars à octobre 2011, par le président Nicolas Sarkozy, le Premier ministre David Cameron et le président des États-Unis Barack Obama, contre le peuple libyen.

« Avec les printemps arabes, nous espérions la victoire de la démocratie mais la démocratie ne s’improvise pas, et à bien des égards, l’Occident - USA en tête - s’est comporté en apprenti sorcier. L’invasion de l’Irak en 2003 et la démocratisation improvisée de ce pays ont précipité le chaos. » Outre qu’il faudrait savoir ce que les chefs de quelque trois États occidentaux entendent par « démocratie », puisque leurs soutiens sont exclusivement voués à la bourgeoisie et que leurs meilleurs amis se trouvent, désormais, dans les monarchies féodales du Golfe Persique, force est de constater qu’ils veulent imposer, coûte que coûte, à tous les pays du monde, cette « démocratie » qu’ils se gardent bien de définir.

En 2011, les « printemps arabes », joliment vendus aux populations occidentales par les médias mainstream, n’étaient destinés, dès le début, qu’à être des printemps de sang et de cendres.

La démocratie de s’exporte pas

Le renversement d’un régime, quel qu’il soit, par une « guerre » pudiquement appelée «opération extérieure », comme en Irak ou en Libye, ne peut que s’achever - ainsi que François Fillon le souligne lui-même - dans le « chaos ». Car, non seulement la « démocratie » ne «s’improvise » pas, mais elle ne s’exporte pas. Elle ne peut venir de l’extérieur du pays visé par les “bienfaits occidentaux” sous peine de s’imposer au mépris de la souveraineté des peuples : alors, monsieur Fillon, la « démocratie », c’est quoi ?

Les nombreuses expériences passées devraient avoir appris, non pas « à l’Occident » mais à certains chefs d’États occidentaux « - USA en tête - », que la « démocratie », selon leur imaginaire mais aussi selon leur réalité exclusive, ne peut s’implanter, ni dans l’imaginaire des peuples, ni dans la réalité d’un pays. Restent les dégâts considérables causés par les bombes dans le quotidien de ces peuples et dans l’histoire de ces pays. Ce que les déstabilisations des dernières années montrent, c’est que les peuples irakien, tunisien, égyptien, libyen, syrien, etc., ne peuvent plus être mis au pas forcé, comme au temps de la colonisation européenne, même sous les bombes des bienfaiteurs de l’humanité qui se résument à trois chefs de pays occidentaux. L’insistance de ces derniers, aiguillonnés par les multinationales amies, à aller, au nom des droits de l’homme, contre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ne peut qu’aboutir à ce résultat : à défaut de pouvoir faire entendre raison à ces peuples dépourvus de toute raison, qui refusent l’exploitation de l’être humain par l’être humain, comme en Libye, il ne reste plus qu’à détruire tout dans leur pays pour les plonger dans le « chaos ».

Pris au piège des mots

On pourrait croire qu’à la lueur de ce qui s’est passé et de ce qui se passe encore en Irak, monsieur Fillon a compris un peu quelque chose. Mais non ! Puisque monsieur Fillon considère que « l’opération française en Libye » était « juste » « sur le plan moral »... C’est-à-dire ?

« Quant à l’opération française en Libye - aussi juste fût-elle sur le plan moral - elle aura eu pour conséquence de disloquer cet État et de métastaser le Sahel. » Là où monsieur Fillon a tout à fait raison, c’est lorsqu’il compare « l’opération française en Libye » à un cancer qui fait des métastases au Sahel. Cependant, pris au piège des mots, voilà une comparaison terrible pour lui... Car, en dehors de lui, à qui viendrait-il l’idée de considérer et de dire qu’un cancer est « juste » « sur le plan moral »... Enfin, le fin mot de l’histoire est dans le but visé et obtenu de cette guerre : « disloquer l’État », c’est-à-dire l’État des masses, pour arracher au peuple libyen le pouvoir politique et économique, empêcher la création des États-Unis d’Afrique avec une monnaie commune, une armée commune de défense pour tout le continent.

Est-il possible de se voiler la face en utilisant un mot pour un autre... En 2011, en fait d’« opération en Libye», il s’est agi d’une véritable guerre menée, durant huit mois, par des attaques systématiques - de nuit comme de jour - dirigées contre la population civile, tuant hommes, femmes, enfants jusque dans leur sommeil. Le président Sarkozy, avec la complicité active du gouvernement - dont monsieur Fillon était lui-même le chef - et de l’assemblée parlementaire, est à l’origine d’une guerre qui a fait plus de 100.000 mort(e)s sur une population de six millions d’habitant(e)s, un grand nombre de blessé(e)s dont des handicapé(e)s à vie... Et, quand monsieur Fillon parle de métastases, il ne croit pas si bien dire : l’utilisation de bombes, avec des ogives fabriquées à l’uranium appauvri, aura de cruelles répercussions sur la santé des générations à venir... Combien d’hommes, de femmes, d’enfants de Libye vont mourir de cancers à plus ou moins longue échéance ? De l’opération « Protecteur Unifié » des trois chefs d’États occidentaux, destinée à protéger des agressions supposées, fantasmées, de Muammar Gaddhafi « contre son peuple », celui-ci se souviendra longtemps. « Merci, monsieur Sarkozy »?

Ce qui gêne monsieur Fillon…

Monsieur Fillon se réveille tout à coup... Il avait cru faire un rêve de « démocratie » pour les pays musulmans qui ne demandaient rien, et ne demandent toujours rien d’ailleurs, ni au président français, ni à son équipe politique ; et voilà qu’il se réveille dans un cauchemar qui ne fait que commencer... « Nous sommes confrontés à une nouvelle forme de guerre mondiale. Les mouvements totalitaires islamiques occupent désormais des territoires, ils contrôlent des populations, ils lèvent l’impôt, exportent du pétrole, se procurent des armes lourdes, conduisent une guerre numérique efficace contre leurs ennemis, c’est-à-dire contre nous. L’axe de la terreur court du Nigéria au Pakistan, et est marqué par l’émergence de l’État islamique auquel Boko Haram vient de prêter allégeance. »

Qu’est-ce qui gêne monsieur Fillon, dans tout cela ? Pas le nombre de morts en Libye puisqu’il ne les a pas vus. Boko Haram a fait un mort ici, un mort là. L’ÉIIL (État Islamique en Irak et au Levant) a fait deux morts ici, dix morts là. Les bombes occidentales ? Aucun mort ! Ce qui gêne monsieur Fillon, c’est le fait que « les mouvements totalitaires islamiques » - que les monarques du Golfe ont financé et que les chefs d’États anglo-saxons et français ont formé militairement pour les utiliser dans les guerres contre la RDA (République Démocratique Afghane), contre la république d’Irak, contre la démocratie directe libyenne (Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste), contre la république syrienne - « occupent désormais des territoires », « contrôlent des populations », s’emparent de l’économie à travers, notamment, les richesses pétrolières, maîtrisent le militaire et... le « numérique » (“le top du top” des prochaines guerres) ...

Photo : François Fillon légitimant l’intervention militaire française en Libye (Assemblée nationale - 22/3/11)

*Source : Contre le terrorisme : riposte globale, fermeté et sang-froid (Le blog de François Fillon – 21/4/15)

* Auteuse de La Libye révolutionnaire dans le monde (1969-2011) aux Éditions Paroles Vives 2014.

Contact : http://www.francoisepetitdemange.sitew.fr

Sur le même sujet, lire aussi :

Kadhafi sur France 3 : « Je lui ai donné l’argent avant qu’il ne devienne président… » ,

Par Françoise Petitdemange

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LA PROCUREURE DE BALTIMORE Marilyn J. Mosby FAIT ARRETER LES SIX POLICIERS MEURTRIER DE FREDDIE GRAY

2 Mai 2015 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire

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Les six policiers (criminels) de la police de Baltimore

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Gbagbo Laurent, Nouveau président du FPI

2 Mai 2015 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire Publié dans #Histoire

Gbagbo Laurent, Nouveau président du FPI

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Afrocentricity International avec AMA MAZAMA ET MOLEFI ASANTE AU CAMEROUN DU 23 AU 28 MARS 2015

22 Mars 2015 , Rédigé par afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire Publié dans #Panafricanisme

Afrocentricity International avec AMA MAZAMA ET MOLEFI ASANTE AU CAMEROUN DU 23 AU 28 MARS 2015

AMA MAZAMA ET MOLEFI ASANTE AU CAMEROUN DU 23 AU 28 MARS 2015

=> CONFÉRENCE PUBLIQUE A YAOUNDÉ LE 24 MARS 2015 (14H00 A 18H00)
.
=> CONFÉRENCE PUBLIQUE A L’UNIVERSITÉ DE DOUALA AU CAMPUS 2 AMPHI GEORGES NGANGO , LE 26 MARS 2015 (14H00 A 18H00).

=> EMISSION SPÉCIALE A AFRIQUE MEDIA LE 25 MARS 2015 DE 19H00 A 22H30 SOUS LE THEME :
" L’éveil du monde noir et l’impératif afrocentrique : enjeux et perspectives ‘’
(AVEC OWONA NGUINI, EMMANUEL PONDI, BALOG, NTOH NTOH, DOU KAYA, SINDJOUN POKAM, MBOMBOG MBOG BASSONG).
(Lien pour suivre l'émission en direct : http://www.afriquemedia.tv/le-live)

=> EXCURSION A BIMBIA LE 28 MARS 2015.

 

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