politique
Appel solennel d’Etienne Tshisekedi aux congolais : Il est temps de mettre fin au régime arbitraire de Kabila.
Appel solennel d’Etienne Tshisekedi aux congolais : Il est temps de mettre fin au régime arbitraire de Kabila.
L’opposant historique congolais Etienne Tshisekedi a appelé mardi à une mobilisation des Congolais pour forcer le “régime finissant” du président Joseph Kabila à quitter le pouvoir, alors que Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), connaissait une seconde journée consécutive de violences contre une nouvelle loi électorale qualifiée de “coup d’Etat constitutionnel” par l’opposition.
“Je lance un appel solennel à notre peuple de demeurer mobilisé, de manière permanente, pour contraindre ce régime finissant à quitter le pouvoir en utilisant tous les moyens que nous confère l’article 64 de la Constitution congolaise“, a affirmé M. Tshisekedi, qui préside le principal parti congolais d’opposition, l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), dans un communiqué adressé à l’agence Belga.
Cet article stipule que “tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution” datant de 2006.
“Le régime d’imposture en place à Kinshasa ne cesse de multiplier les actes irresponsables de provocation, plongeant ainsi la nation (congolaise) dans une impasse totale qui risque d’installer un climat de chaos généralisé“, a ajouté M. Tshisekedi, 82 ans, qui séjourne en Belgique depuis le mois d’août dernier pour poursuivre sa convalescence.
Etienne Tshisekedi est un vétéran de la politique congolaise – il avait été ministre de la Justice en 1960, peu après l’indépendance de l’ex-Congo belge avant de devenir opposant au maréchal Mobutu Sese Seko puis à Laurent-Désiré Kabila, le père de l’actuel chef de l’Etat. Il s’était auto-proclamé vainqueur de l’élection présidentielle de novembre 2011 et ses partisans le qualifient de “président élu” de la République démocratique du Congo (RDC). Mais les résultats officiels de ce scrutin controversé et entaché de fraudes avaient donné la victoire au président sortant Joseph Kabila.
Source : http://popafro.com
Communiqué de presse L'Association CONGO YA SIKA
Communiqué de presse
L'Association CONGO YA SIKA
L'Association CONGO YA SIKA qui en appelle, depuis toujours, à la construction de l'Union des Forces de l'Alternance se réjouit de la nouvelle dynamique patriotique et nationale actée dans leur Déclaration du 13 janvier 2015 à Brazzaville par les Partis politiques, les Mouvements, Associations de la société civile et les Personnalités indépendantes opposés au changement de la Constitution congolaise du 20 janvier 2002, suite au message à la nation du président de la République du Congo.
Ce combat légitime et noble doit être gagné par le peuple, la république, la démocratie et la nation afin que se reconstruisent au Congo la flamme de la liberté, de la prospérité et du bien être de la population dans la concorde et et la paix.
L'Association CONGO YA SIKA s'adjoint aux signataires de la Déclaration du 13 janvier 2015 qui en "appellent au président de la République du Congo à renoncer à son projet de changement de la Constitution de 2002 par intérêt personnel et l'invitent à donner la priorité au Congo et à bien vouloir convoquer dès maintenant, en ce ce début d'année 2015, un vrai dialogue politique national, articulé autour d'un point fondamental: la gouvernance électorale."
L'Association CONGO YA SIKA adhère, comme le proposent les signataires de la Déclaration du 13 janvier 2015, à la formation d'un large Front uni contre la violation de l'ordre constitutionnel actuel et contre un troisième mandat de l'actuel chef de l'Etat congolais.
L'Association CONGO YA SIKA se dit disponible avec d'autres formations politiques et de la société civile pour représenter en Europe la ligne politique des signataires de la Déclaration du 13 janvier 2015. Elle s'engage à donner une dimension internationale au soutien de ce combat pour l' alternance démocratique, le respect de la constitution, l'affirmation démocratique de la gouvernance électorale et la promotion du Front uni contre la violation de l'ordre constitutionnel en vigueur et contre un troisième mandat de Mr Sassou Nguesso.
Fait à Paris le 19 janvier 2015
Pour l'Association CONGO YA SIKA
Le Président
Ouabari Mariotti
COMMENT PRETORIA A REFUSE LE PUTSCH CONTRE MUGABE
L'INGERENCE DE L'OCCIDENT EN AFRIQUE : COMMENT PRETORIA A REFUSE LE PUTSCH CONTRE MUGABE
Thabo Mbeki fait de graves révélations
Devoir de mémoire ! Désormais qu’il est libre de sa parole, n’étant plus aux affaires, le successeur de Nelson Mandela se fait un devoir de témoigner et d’enseigner les plus jeunes sur les réalités géopolitiques qui enserrent le destin du continent africain.
A l’occasion d’une récente interview accordée à l’émission «Talk to Al Jazeera », Thabo Mbeki a fait un certain nombre de révélations. Il a expliqué que son pays a été l’objet de fortes pressions du Premier ministre Tony Blair qui lui demandait de coopérer dans le cadre d’une invasion militaire du Zimbabwe, dont l’objectif était de renverser Robert Mugabe et de le remplacer par Morgan Tsvangirai.
“Il y a un chef des forces armées britanniques (Lord Charles Guthrie) qui a dit qu’il avait dû résister aux pressions du Premier ministre d’alors du Royaume-Uni Tony Blair qui lui demandait de mettre en place un plan militaire visant à renverser physiquement Robert Mugabe. Nous savons cela parce que nous avons subi les mêmes pressions nous invitant à coopérer dans un tel schéma. C’était un schéma de changement de régime, qui devait éventuellement passer par l’utilisation de la force militaire. Nous avons dit non. (…) Vous venez de Londres et vous dites que vous n’aimez pas Robert Mugabe pour des raisons qui vous sont propres. Les gens à Londres ne l’aiment pas et disent qu’ils vont l’enlever et mettre quelqu’un d’autre à sa place. Mais au nom de quoi cela devient-il une responsabilité britannique de décider qui dirige le Zimbabwe ? (…) Nous avons dit non. Laissons les Zimbabwéens s’asseoir et se mettre d’accord sur ce qui est bon pour leur pays”, a révélé Thabo Mbeki.
Le président de l’Association des vétérans de guerre du Zimbabwe Jabulani Sibanda a commenté les propos de l’ancien président sudafricain. “Ce que dit Thabo Mbeki est vrai. Ce qui arrive en Afrique du Nord [ndlr : Libye] et au Moyen-Orient [ndlr : Syrie], c’est la même stratégie qu’ils voulaient employer en Afrique australe. La seule différence est que cette stratégie qui a marché au nord de l’Equateur, à en juger par l’histoire des coups en Afrique du Nord, n’a pas fonctionné au sud de l’Equateur où ils ont eu des problèmes avec leur stratégie parce que la majorité des partis au pouvoir sont des anciens mouvements de libération et ont déjà résisté à de tels mouvements”, a-t-il affirmé le général à la retraite Mark Nyambuya. Les officiers supérieurs maliens, ivoiriens, camerounais ou centrafricains peuvent-ils se bomber le torse comme Mark Nyambuya ?
T.Kouamouo
Cameroun : la liberté ne sera pas octroyée à crédit et l’alternance ne passera pas par les élections selon l'historien Achille Mbembe. .
Cameroun :la liberté ne sera pas octroyée à crédit , et l’alternance ne passera pas par les élections selon l'historien Achille Mbembe.
Enseignant d'histoire et de sciences politiques à l'université Witwatersrand de Johannesburg, il analyse l’actualité autour de la présidentielle.
La France a qualifié l’élection au Cameroun « d’acceptable ». C’est le terme employé par le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. Que vous inspire ce genre de commentaire ?
Ce genre de commentaire est typique des rapports que la France officielle entretient avec l’Afrique, et notamment avec ses anciennes colonies. Elle est prête à y accepter des choses qu’elle n’accepterait pas s’il s’agissait de la France elle-même. Cette attitude est très ancienne et elle ne m’étonne pas du tout. Les élites gouvernantes françaises ont grand intérêt à ce que perdure en Afrique centrale en particulier, un ensemble de satrapies au Congo, au Cameroun, au Gabon, au Tchad qui sont devenues des chiens de garde des intérêts français en Afrique.
Mais la France sait aussi revoir ses amitiés, lorsque la situation l’exige et lorsque les systèmes deviennent trop instables. Elle appuie les transitions démocratiques comme en Guinée. Alors, est-ce à dire que le régime de Paul Biya est suffisamment stable pour éviter les crises majeures dans ce pays?
Il n’y a pas de danger immédiat dans la mesure où le régime camerounais en particulier, est parvenu à émasculer la société civile. L’alternative politique au Cameroun dans les circonstances actuelles ne sera pas le produit des élections.
Cette destruction de la société civile camerounaise est-elle le fait du régime de Paul Biya ou le produit de la décolonisation ?
Le Cameroun a été depuis les années de la colonisation, et surtout depuis la guerre d’indépendance dans les années 50, un des laboratoires privilégiés de l’autoritarisme postcolonial à la française. C’est dans ce pays qu’ont été expérimentées, d’abord les techniques de la guerre contre-révolutionnaire que l’on a en suite disséminées en Algérie. C’est également dans ce pays qu’au cours des années Ahidjo et Biya, que l’Etat postcolonial a repris à son compte un ensemble de techniques se rapportant à la fois à la mise en place d’un système clientéliste parmi les plus corrompus de la planète, la division des forces sociales en terme ethnique et la décapitation presque systématique de l’intelligentsia et des associations. M. Biya y a ajouté un zeste de machiavel à l’africaine à travers un style de gouvernement que moi j’appelle le gouvernement spectral, le gouvernement par l’inaction et par l’immobilisme. Il n’a même pas besoin d’être sur place. D’ailleurs il passe l’essentiel de son temps dans un hôtel luxueux à Genève ou alors dans son village.
Alors, comment s’y prend-t-il pour diriger son pays en étant la plus part du temps à l’étranger ou dans son village ?
Mais il s’est entouré d’à peu près une centaine de vieillards, qui à leur tour contrôle la majorité des cadets sociaux, des femmes et des jeunes.
Pourtant dans les années 90 l’opposition et notamment le Sdf représentait une force réelle. Alors comment expliquez-vous le déclin de cette opposition ?
Mais M. Biya a mis en place un rouleau compresseur qui a permis de faire imploser le Sdf. Le Sdf paye d’autre part, son propre aveuglement et son incapacité à analyser objectivement les transformations de la société camerounaise, à s’engager dans une lutte politique sur le long terme. Et donc nous avons à faire aujourd’hui à une opposition imbécile, qui ne sait pas faire masse et qui a perdu énormément de sa crédibilité.
Comment expliquer que ce système ne génère pas une contre violence. Une violence en réaction ?
Je dirais que c’est à cause des traumatismes historiques. Le Cameroun a été le seul pays en Afrique subsaharienne où la lutte pour l’indépendance ait emprunté le chemin de la lutte armée. Cette lutte a été écrasée pendant des décennies jusqu’à l’assassinat d’Ernest Ouandié au début des années 70. L’Etat d’urgence proclamé à l’époque coloniale s’est prolongé longtemps après les indépendances.
Paradoxalement, c’est aussi un pays ou la parole est relativement libre ou la presse foisonne ou les médias se multiplient ; il existe même une petite société civile malgré tout... et malgré tout on a le sentiment que le débat n’existe pas vraiment notamment le débat politique...
Mais c’est une société qui a du mal à faire corps. Les formes d’identification ethniques, sectaires ont été aggravées au cours des 30 dernières années. Il existe une masse énorme de jeune sans emplois ; c’est une société également ou les gens ne veulent pas prendre le risque de mourir pour des causes qui leur sont chères. Comme partout ailleurs en Afrique, ils estiment que la liberté peut leur être octroyée à crédit. Et tant que c’est le cas, tant que cette mentalité persiste M. Biya peut dormir absolument tranquille.
Interview retranscrite par Jean De Dieu Bidias (Stagiaire)
Source : Rfi
Congo Brazzaville : Communiqué final FEDERATION AUTONOME UPADS FRANCE EUROPE Paris
Congo Brazzaville : Communiqué final
FEDERATION AUTONOME UPADS FRANCE EUROPE
Paris

Conférence-débat sur la Riposte des forces démocratiques et patriotiques congolaises face aux enjeux politiques actuels au Congo Brazzaville Paris- Maison de l'Afrique -11 janvier 2015.
Dans les circonstances actuelles de douleur et de deuil qui frappent la communauté nationale française, la Fédération autonome UPADS France Europe exprime sa solidarité inconditionnelle aux familles éprouvées et au peuple français et se joint à toute initiative républicaine qui condamne tout acte de barbarie et de haine. Elle réaffirme son soutien a la défense des valeurs démocratiques et aux libertés d'expression.
La Fédération autonome UPADS France Europe a organisé ce 11 janvier 2015 à la Maison de l' Afrique -Paris une conférence débat sur le thème de la "Riposte des forces démocratiques et patriotiques congolaises face aux enjeux politiques actuels au Congo Brazzaville".
La thématique en débat est liée à la nouvelle donne créé au Congo Brazzaville par Mr Sassou Nguesso, le 31 décembre 2014, dans son message à la nation congolaise, révélant son intention masquée de changer de constitution pour s'octroyer un troisième mandat illégal alors que la constitution du 20 janvier 2002 le lui interdit formellement.
Les débats sur la thématique se sont déroulés dans un esprit républicain et fraternel. Il en ressort que le pouvoir de Brazzaville, après avoir longtemps rejeté le projet camouflé de changement de constitution, s'est aujourd'hui mis à découvert. Les travaux du Comité Central du PCT de décembre 2014 illustrent cette orientation reprise de manière malicieuse par Mr Sassou Nguesso qui parle plutôt d'un débat sur l'avenir institutionnel du Congo. Et pourtant, la totalité du peuple congolais, face à la profondeur de la crise structurelle du pays, exige une clarification nationale souveraine et substantielle qui passe par une rupture d'avec la situation actuelle de régression, d'appauvrissement et de précarisation de la vie quotidienne des congolais.
La crise qui tient le Congo dans l'impuissance est une crise de direction politique et morale, de modèle de la gouvernance et des valeurs sous jacentes à ce modèle. En aucun cas, une crise institutionnelle.
Du fait de l'incapacité organique du pouvoir à juguler cette crise, se dessine une fracture politique et sociale entre ce pouvoir et le peuple congolais. D'où l'intérêt d'une riposte par les forces démocratiques et patriotiques pour sauver la nation des tendances qui voudraient la détruire.
La riposte en question, c'est d'abord de contraindre par le rassemblement populaire, assumé et déterminé, en expression dans le pays, le pouvoir de Brazzaville à s'aligner sur la problématique du Congo.
Cette problématique procède:
a) du respect scrupuleux de la constitution du 20 janvier 2002
b) de la fin du mandat présidentiel de Mr Sassou Nguesso
c) de la pacification de la succession du pouvoir qui passe par l'organisation d'élections démocratique et transparentes du nouveau président de la république du Congo, successeur légal de Mr Sassou Nguesso
d) de l'affirmation de l'unité nationale et du renforcement du caractère républicain de la force publique qui fondent la garantie de la pacification de la passation du pouvoir entre l'ancienne légitimité détenue par Mr Sassou Nguesso et la nouvelle qu'incarnerait le nouveau président de la république, élu démocratiquement.
Pour rendre réalisable et effective cette problématique du Congo dans le contexte politique actuel, la clé réside dans la structuration de l'Union des Forces de l'Alternance et du Changement, base essentielle pour construire l'avenir du Congo et pour interrompre le règne politique du pouvoir injuste de Mr Sassou Nguesso.
La Fédération autonome UPADS France Europe en appelle à la lucidité, au courage et à l'esprit républicain des patriotes et démocrates congolais de l'intérieur du Congo et de la diaspora pour que l'Union des Forces de l'Alternance et du Changement existe dans les faits et s'approprie cette problématique du Congo.
La Fédération autonome UPADS France Europe croit en la reconstruction organisationnelle de l'UPADS pour reconquérir sa place de parti leader sur l'échiquier politique congolais. Elle reste une alternative et une offre politique décisives pour le changement au Congo Brazzaville.
Aujourd'hui, la légitimité historique, politique et symbolique au Congo n'est pas du côté du pouvoir finissant de Mr sassou Nguesso mais du côté du peuple rassemblé dans la nation et la république. A l'Union des Forces de l'Alternance et du Changement dont la Fédération autonome UPADS France Europe est l'une des composantes de saisir la portée de cette nouvelle recomposition politique.
Fait à Brazzaville le 11 janvier 2015
Pour la Fédération autonome UPADS France Europe
Le 1er Secrétaire de la Fédération
Ouabari Mariotti
Manifeste des Femmes du Cameroun* contre la loi Boko - Haram
Manifeste des Femmes du Cameroun* contre la loi Boko - Haram.
Lettre ouverte à Son Excellence Paul Biya, Président de la République
D’une tradition de rébellion...à la loi sur « le terrorisme » : parole de femmes !
Manifeste des Femmes du Cameroun* contre la loi Boko - Haram
Décembre 2014
Excellence, Monsieur le Président,
N’ayant pas réussit à vous empêcher de promulguer cette loi avec les nombreuses protestations qui se sont élevées de votre Peuple, protestations que vous avez balayé le 31 décembre d’un revers de la main en les qualifiant « d’esprits mal intentionnés », au nom des femmes camerounaises, nous vous adressons cette lettre pour vous annoncer que trois distinguées*(1) d’entre nous vont organiser la mobilisation générale au Cameroun pour la libération de notre pays.
D’une tradition de rébellion...
Depuis toujours les femmes camerounaises ont individuellement ou en groupe, pensé, lutté, et organisé des espaces de mieux vivre dans leur quotidien. Que ce soit dans le passé ou dans la société moderne, s’occuper de son foyer, élever ses enfants, prendre en charge des membres de la grande famille, soutenir le mari dans son ascension sociale par le travail productif aux champs, à l’usine, dans les plantations industrielles, en ville dans le commerce des produits alimentaires ou dans le travail de bureau, ont toujours été pour elles un combat permanent. Quelle qu’ait pu être la forme de ce combat, il s’est toujours inscrit dans un ordre patriarcal dominant.
Vivre dans cette société, surtout organisée pour l’épanouissement des hommes, y réussir à préserver une certaine intégrité physique et morale, équivaut pour les femmes à se faire violence .Alors périodiquement, à titre individuel ou collectif, cette violence s’exprime par des scènes de ménages ou par des rebellions organisées. Ainsi les rebellions des femmes dont parle Peter Geschière*(2).
Avec l’économie monétaire et l’expansion des cultures de rente, ces modes de rébellion traditionnels sont devenus des « mascarades » cachant des mécanismes de reproduction de l’ordre social dominant. Les femmes devaient, pour être acceptées dans la nouvelle société, prouver qu’elles valaient les hommes.
...à la loi sur le « terrorisme »*(3)
Un pas de plus est alors franchi avec les guerres d’Indépendance, les Africaines étaient convaincues que l’indépendance nationale serait pour elles aussi la fin de la servitude en tant que femme. Au Cameroun par exemple, elles ont été jusque dans le maquis, sacrifier leur vie. C’est ainsi que nous devons à nos aînées certains acquis législatifs : sur le plan politique, être considérées comme des citoyennes à part entière ; sur le plan économique, l’indépendance n’est plus un leurre ; sur le plan social surtout : aller à l’école n’est plus un privilège mais un droit ; les mariages forcés sont punis par la loi, et la polygamie est un choix...
Qui sont les femmes camerounaises et où en sont-elles aujourd’hui ? Une population de femmes en majorité « analphabètes », certes mais des femmes laborieuses, des femmes intellectuelles et des femmes professionnelles qui entendent prendre la relève d’un pouvoir mâle à bout de souffle...
Des femmes d’origine étrangère, anciennes militantes féministes qui n’acceptent pas que l’ordre néocolonialiste leur interdise de continuer leur militantisme en Afrique sous prétexte qu’en leur qualité de coopérant (e)s ou de « femmes de coopérants », elles n’ont pas à se mêler de la politique dans un pays africain.
Des jeunes femmes camerounaises, nos enfants qui, ayant peut-être inscrit quelque part dans leurs chromosomes, cette tradition millénaire de rébellion, refusent ce discours social aliénant. Votre dernière sortie a particulièrement choqué la Nation entière ! Nous attendions un discours d’apaisement. Vous n’avez parlé que de votre loi sur le terrorisme, de votre guerre contre une nébuleuse... Vous êtes apparu comme le terroriste en chef : nous refusons aujourd’hui ce genre de discours.
La Patrie en danger !
C’est pour cela que nous, membres du Mouvement des femmes au Cameroun (à travers nos centaines de milliers d’associations), nous vous adressons cette lettre ouverte pour vous rappeler juste trois vérités :
1°- il est établi que les deux sexes sont égaux dans tous les domaines significatifs et que cette égalité doit être enfin reconnue publiquement : votre Etat a ratifié la Convention des Nations-Unies à cet effet en 1994 et vous venez de violer cette CEDF* (4).
2°-Que le combat personnel équivaut au combat politique, c'est-à-dire « que l’échelle de valeurs d’une société est identique dans les domaines privé et public »*(5) et qu’il n’est donc pas normal que le sexe masculin exerce seul, le contrôle de la vie publique comme de la vie privée en dépit du mythe du partage des pouvoirs : d’ailleurs, vous avez confisqué tous les Pouvoirs dans notre pays !
3°-Que ce sont les femmes, nous, la majorité des citoyens de ce pays qui ont fait de vous « président de la République » en vous déléguant une partie de notre Souveraineté populaire, vous faisant confiance que vous allez renégocier cette Souveraineté nationale en institutionnalisant un Etat de droit, afin de nous sortir définitivement de nos tribus pour vous soutenir dans votre projet de Construction économique du Cameroun. Monsieur le Président, nous sommes au regret de vous dire que vous nous avez trompées, au propre et au figuré...Vous nous avez trahies avec des promesses, des engagements non-tenus depuis 32 ans ! Vous avez trahi votre Peuple...
Vous n’allez pas maintenant contribuer à nous assassiner, nous et nos enfants que nous mettons au monde en donnant nos corps et en sacrifiant nos vies pour les élever si difficilement !
C’est pour cela que l’objectif fondamental de cette lettre ouverte n’était pas seulement de vous demander de ne pas promulguer cette loi sur le terrorisme et maintenant de l’abroger mais d’amener les femmes camerounaises à s’organiser en vue d’un changement radical de notre société.
C’est pourquoi, les milliers, peut-être même les millions de femmes camerounaises, vos mères, épouses, sœurs et...vos filles qui vont signer cette lettre, conscientes de la nature politique de notre détresse, refusent « votre loi » dont l’objectif véritable est de tuer l’âme immortelle du Peuple Camerounais.
Parole de femmes !
a signé : Marie louise Eteki-Otabela ;
1-Mme Eteki-Otabela Marie Louise, PH.D. Science Politique, Prix d’Excellence Pearson, 1989-90
Mme Henriette Ekwe, Journaliste, Prix du courage féminin, Washington 8 mars 2011
Me Alice Nkom, Première femme avocate au Barreau du Cameroun, Prix Défense des D.H aux
USA 2012, et Prix Amnesty International à Berlin 2014
2-Dans « Femmes du Cameroun, mères pacifiques, femmes rebelles » sous la dir. De J.C. Barbier, Orstom-Kathala, 1985
3- Cf. L’analyse politique de cette loi par Marie Louise Eteki-Otabela dans Le Messager du 22 déc. 2014, p.8
4-Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’ égard des femmes dont le protocole additionnel n’a été ratifié qu’en 2005 !
5-Dans Marilyn French : La Fascination du pouvoir, Fagar, Paris, 1987
(*) Cette Lettre est inspirée du Manifeste des Féministes du Cameroun, Publié par l Institut Canadien de Recherche sur les femmes : ICREF-Ottawa, déc. 1994.
Choc des photos : Bokassa 1er l’empereur réincarné en Boni Yayi président du bénin à Paris lors de la manifestation je suis Charlie.
Choc des photos : Bokassa 1er l’empereur réincarné en Boni Yayi président du bénin à Paris lors de la manifestation je suis Charlie.
L'empereur déchu Bokassa 1er à gauche lors du décès du Général De Gaulle à Paris
Yayi Boni à Droite et actuel président du Bénin lors de la manifestation " Je suis Charlie" à Paris
Gabon : La maison de Jean Ping Vandalisée par les sbires du régime dictatorial de Libreville.
Gabon : La maison de Jean Ping Vandalisée par les sbires du régime dictatorial de Libreville..
Sous la houlette de certains cadres de ce régime dont Hervé Opianga, homme de main du Président; une horde de vandales, s'est permise d'attaquer et de saccager une partie de mon domicile, ce matin, à Libreville.
Ces bassesses immondes et ce vandalisme politique auxquels le régime actuel nous habitue, ne sauront éteindre le feu de nos convictions. À contrario, elles le rendront plus vif, plus valeureux.
Vous corrompez la faim, vous financez la misère et vous souillez l'avenir de cette valeureuse jeunesse des quartiers qui dans la couleur de vos billets, trouvent le moyen de combler le manque de Tout: d'éducation, de liberté, de nourriture et surtout manque de pouvoir espérer à autre chose que le malheur social dont vous êtes seul responsable.
Immense est ma peine lorsque je vois que du haut de vos pyramides sans sommets, vous ne trouviez comme unique procédé que de mettre au service de vos ignobles intérêts, une jeunesse que vous méprisez, puis condamnez vous-même à la misère.
Quel désaveu terrible !!Vous profanez votre propre peuple. C'est une nouvelle fois la mise en lumière de votre criante inaptitude à ne savoir "diriger" autrement que dans le silence, le fer et le feu.
Vous ne pouvez pas salir mes idéaux de paix et démocratie, en saccageant la maison qui a vu grandir mes enfants.
Vous ne répondrez jamais au cri d'alarme du peuple Gabonais par la violence et la terreur.
Vous ne souillerez pas les valeurs de ce merveilleux pays, qui vous échappe, en polluant et viciant les valeurs de la République Gabonaise et les principes mêmes de la démocratie - qu'étrangement vous défendiez à Paris lors de la marche de soutien aux victimes des attentats.
Avant de soigner le malheur des autres, guérissez les plaies sociales qui gisent sous vos yeux!! On ne dénonce pas la le terrorisme à Paris, lorsque tous les jours au Gabon vous faîtes germer les fruits de la division et de la peur.
Le peuple n'est peuple que lorsqu'il est libre.
Ne vous a t-on pas appris cela lors de la marche à Paris?
Je vous salue
Jean Ping
Organisation d'une conférence à l'occasion du 44ième anniversaire de l'assassinat d'Ernest Ouandié
Organisation d'une conférence à l'occasion du 44ième anniversaire de l'assassinat d'Ernest Ouandié Héros national camerounais
Dans le cadre de la préservation de la mémoire de ceux qui se sont battus et parfois ont donné de leur vie dans les combats pour l’indépendance, la démocratie et les libertés pour tous les Camerounais d’une part et d’autre part de promouvoir l’héritage qu’ils nous ont légué,
Le CPMC (Citoyens pour la mémoire du Cameroun)
Organise le Samedi 17 Janvier 2015
Une conférence débat sis à la librairie des Peuples Noirs
Sous le
Thème: « Comment gouverner les mémoires camerounaises pour un enjeu politique et un avenir pacifique. »
Contact
Cameroun
Citoyen Pour la Mémoire du Cameroun (CPMC) Tél : (+237) 74 48 98 83 / 96 20 44 97 / 70 01 42 47
Email : cpmccameroun@gmail.com
France
Citoyen Pour la Mémoire du Cameroun (CPMC)
Tél (+33) (0)621567665 Email : neuronesnews@gmail.com
Site : http://heros-et-martyrs-camerounais.over-blog.com
Défense de la démocratie et des droits humains en Afrique : Naissance d’une initiative des oppositions Africaines à Paris.
Défense de la démocratie et des droits humains en Afrique : Naissance d’une initiative des oppositions Africaines à Paris.
La chute du Dictateur Blaise Compaoré, et le véritable exploit du peuple Burkina ont ré-boosté les oppositions africaines, de sorte qu’aujourd’hui d’aucuns parlent même d’un début du « printemps africain » en comparaison aux « printemps arabes ».
Cette Initiative pour la défense de la démocratie, bien entendue en Afrique a vu le jour au mois de novembre 2014 à Paris, et à l’initiative de plusieurs oppositions africaines qui veulent en finir avec les dictatures en place.
Un projet très ambitieux, qui n’est aucunement de faire de ce regroupement un conglomérat de partis politique ou d’anciens ministres expulsés des gouvernements, mais de construire une véritable alternative aux régimes dictatoriaux et compradores.
Pour atteindre cet objectif leur méthode de travail selon les promoteurs, consistera à mutualiser les efforts et informations pour répondre au syndicat des dictateurs africains qui veulent s’éterniser au pouvoir (rappel : en 2015 aura lieu 25 élections en Afrique).
Pour finaliser ce projet a eu lieu donc, une séance de signature d’une charte le vendredi 9 janvier 2015 à la chambre de commerce de Paris près du palais Brongniart.
Que vise l’IPDD :
• Œuvrer pour le respect de l’ordre constitutionnel en Afrique, tout particulièrement, veiller au strict respect de la limitation des mandats des présidents de la République afin que les peuples africains puissent réellement élire et être gouvernés par des dirigeants de leur choix,
• Combattre toute succession dynastique du pouvoir en Afrique.
• Œuvrer pour la promotion des conditions permettant l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles sur la base de critères internationaux, par des commissions électorales véritablement indépendantes et composées de façon paritaire de représentants des mouvances présidentielles, des représentants des mouvances oppositionnelles et des représentants des associations des sociétés civiles africaines et présidés par des personnalités neutres et consensuelles.
• Travailler au renforcement de l’unité des oppositions réelles et des associations de la société civile indépendantes, afin d’aider à l’émergence de nouveaux leaderships politiques capables de canaliser la volonté de changement qui habitent les peuples africains.
• Promouvoir les conditions permissives de l’émergence des alternances et alternatives démocratiques en Afrique.
• Aider à la promotion des armées et des polices réellement républicaines en Afrique.
Pour l’instant cette initiative ne regroupe que quelques partis d’opposition africaine des pays suivants (Centrafrique, de République démocratique du Congo, du Congo-Brazzaville, du Burundi, du Bénin, du Sénégal, du Gabon ou de Guinée Equatoriale).
Les promoteurs espèrent que d’autres partis viendront grossir les rangs pour prêter main forte afin de sonner le glas à l’endroit de la volonté maladive de certains chefs d’Etat africains de réviser ou de changer les Constitutions de leurs pays. L’expérience burkinabé doit désormais constituer une référence voire une jurisprudence pour l’Afrique entière ».
Par Paul Ayi
Pour rejoindre cette initiative vous pouvez contacter : http://ipddafrique.org/contact/
Voir ci-dessous la charte de l’IPDD






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