CAMEROUN : ELECAM repousse les inscriptions jusqu’au 29 mars 2013 parce que le système de fraude n’est pas encore au point.
CAMEROUN : ELECAM repousse les inscriptions jusqu’au 29 mars 2013 parce que le système de fraude n’est pas encore au point.
Inscriptions sur les listes Electorales: Le coup d’Etat biométrique d’Elecam
On n’arrête pas le progrès. Après le coup d’Etat constitutionnel d'avril 2008 légalisé par une Assemblée nationale aux ordres, voici le coup d’Etat biométrique de février 2013 signé par le tandem Mohaman Sani Tanimou- Fokam Azu’u.
On n’arrête pas le progrès. Après le coup d’Etat constitutionnel d'avril 2008 légalisé par une Assemblée nationale aux ordres, voici le coup d’Etat biométrique de février 2013 signé par le tandem
Mohaman Sani Tanimou- Fokam Azu’u. Les Camerounais ne sont donc pas sortis de l’auberge. Malgré les condamnations d’Elecam et de ses méthodes par la classe politique et la société civile, les
inscriptions sur les listes électorales vont se poursuivre jusqu’au 29 mars, c’est à dire au-delà des délais illégaux imposées par Elecam qui avait fixé le premier terme au 28 février 2013.
A tout moment dès le 29 mars donc, les électeurs peuvent être convoqués. Pour quelle crédibilité ? Il est vrai que le pouvoir n’est pas à une forfaiture près. En 5 mois, Elecam n’a pu réunir que
4 millions d’inscrits. Le forcing d’enfer qui se prépare pour le mois de mars pourra t-il convaincre les 5 millions d’hésitants à se « biometriser» ? Rien n’est moins sûr. Pourtant, estiment les
observateurs, la loi ne donne pas à Elecam la possibilité de proroger la période d’inscription: « La compétence d’abréger la période d’inscription est exclusivement réservée au président de la
République (article 74) qui peut l’exercer à travers la publication d’un décret de convocation du corps électoral». Membre de la société civile, Hilaire Kamga estime en effet que les inscriptions
sur les listes électorales effectuées avant le mois de janvier 2013 étaient illégales et devraient être annulées. Souvenez-vous, c’est par décision signée le 27 septembre 2012 que Mohaman Sani
Tanimou avait décidé de la refonte biométrique en cours. Cette opération avait commencé le 03 octobre dernier et devrait s’achever selon les délais légaux qui courent jusqu’au 31 août, bien avant
la convocation du corps électoral.
Il faudrait, estiment certains, «statuer d’abord sur le sort des inscriptions illégales effectuées entre le 03 octobre 2012 et le 31 décembre 2012 ; celles-ci ayant été opérées en dehors de la
période légale d’inscription». Pour Hilaire Kamga, « la loi électorale en ses articles 74 et 75 est suffisamment claire sur les périodes d’inscription sur les listes électorales, que ce soit en
période de révision ou de refonte et que cette période ne saurait se situer en dehors de l’intervalle allant du 01 janvier au 31 août de chaque année». A travers Elecam le pouvoir fait ainsi
contre mauvaise fortune, bon cœur en laissant couler les inscriptions afin de tenter d’atteindre au moins 4 millions d’inscrits. Commencé depuis octobre 2012, ces opérations ont difficilement
franchi la barre de 3 millions, soit 5 mois après le lancement de la refonte biométrique. Depuis quelques mois, le débat faisait rage sur le bien-fondé de ces inscriptions avant terme qui sont
appelées à s’arrêter… avant terme, si l’on en croit le chronogramme d’Elecam qui vient de les proroger pour fin mars.
Mais l’agenda électoral du chef de l’Etat demeure une grande nébuleuse. Succès de la refonte biométrique en cours ou non, le président de la République peut tout aussi bien convoquer le corps
électoral à sa guise, entre les sénatoriales et les législatives ou encore les municipales, à moins que ce ne soient les régionales. Nous sommes, depuis la fin des mandats des députés et des
conseillers municipaux en 2012, entrés en année électorale… en accordéon. Selon le bureau du comité directeur de l’Union des populations du Cameroun réunis en session plénière mensuelle à Douala
le 9 février dernier, Elecam n’atteindra pas les 8,5 millions d’inscrits espérés par son président Samuel Fonkam Azu’u. Fallait-il être sorcier pour le prévoir ? Que va faire le pouvoir ? Il se «
trouverait dans la position d’avoir à repousser la date finale des inscriptions, ou bien d’annoncer le miracle d’avoir inscrit 5,5 millions de personnes en un mois ! » s’indigne l’Upc.
Corps électoral
En attendant, des voix s’élèvent déjà pour exiger la légalisation du vote. Selon Charly Gabriel Mbock, certains pays du monde ont rendu le vote obligatoire pour des raisons qui leur sont propres.
Au Cameroun, la légalisation de l'obligation de vote obligerait déjà l'Etat partisan à limiter ses manœuvres de vénalité électorale et d'abrutissement des populations : «Obliger légalement un
citoyen à assumer pleinement sa citoyenneté, son identité, s'inscrit sans contradiction dans le registre des devoirs de tout Etat à défendre et à protéger les droits de la personne humaine, au
besoin contre toute personne mal outillée pour s'approprier ses propres droits. Avec une légalisation de l'obligation de vote, l'on ne se limiterait sans doute plus à biométriser les seules
inscriptions. Ce sont les élections mêmes qui, sans autre délai trentenaire, deviendraient biométriques».
Nous n’en sommes pas encore là. Légaliser ouvrirait une boîte de pandore où les ‘mange-mille’ feraient royalement leur entrée, comme au bon vieux temps des lois d’exception où la carte du vote
était plus ou moins exigée sans droit. Ce serait aussi faire le constat que le pouvoir a échoué dans sa volonté de rassurer le citoyen sur sa bonne foi. Quant à la classe politique, elle a perdu
toute crédibilité. Pour l’heure, la question lancinante est la suivante : la convocation du maigre corps électoral est-il au bout de la prorogation? Le pouvoir a-t-il un plan ‘b’ pour sortir du
piège d’Elecam ? Va-t-il prendre le risque de faire l’impasse sur les millions d’électeurs à séduire qui de toutes les façons, quelle que soit l’alchimie, ne seraient pas au rendez-vous du 29
mars ?
Par Edouard Kingue
Source : Le Messager
Quelques accusations mensongères, faux et usage de faux des procureurs de la CPI. Un vrai scandale de la justice internationale.
Quelques accusations mensongères, faux et usage de faux des procureurs de la CPI. Un vrai scandale de la justice internationale.

1ere accusation mensongère et usage de faux :
La vidéo montrant le massacre de Yopougon (Abidjan) alors que la vidéo a été tournée au Kenya.
2eme accusation mensongère et usage de faux
La marche sur la RTI (Radio télévision Ivoirienne). Les procureurs des illuminatis accusent le président Laurent Gbagbo d’être le responsable de cette attaque qui a couté la vie aux journalistes et techniciens et causée des dégâts importants.
Les avocats de la défense ont pu prouver et tout le monde se souvient Guillaume Soro en sa qualité de chef de guerre donnant l’ordre à ses troupes depuis l’hotel du Golf de marcher sur la Radio et tout le monde se souvient des résultats.
3eme accusation mensongère et usage de faux
Laurent Gbagbo n’a pas reconnu le résultat des urnes. Faux.
C’est Ouattara qui n’a pas reconnu les résultats des urnes dans la mesure où le conseil constitutionnel après vérification a déclaré Laurent Gbagbo vainqueur.
4eme accusation mensongère et usage de faux
Ce sont les forces loyale a la Cote d’ivoire qui étaient le commando invisible qui attaquant les commissariats. Faux
Alors que les preuves de la défense et le monde entier a pu observer les hommes de Ibrahim Coulibaly alias IB semer la terreur au sein de la population d’Abidjan pendant la période post électorale.
5eme accusation mensongère et usage de faux
Laurent Gbagbo ne voulait pas négocier. Faux.
La réponse vient du président de l’Union Africaine d’alors Obiang Guema qui vient de faire une déclaration en rappelant aux esprits tordus qu’il avait convaincu le président Gbagbo de laisser le pouvoir et que celui-ci avait accepté bien qu’ayant remporté les élections, mais c’est Alassane Ouattara et sa communauté internationale qui n’en voulait.
La liste de ces mensonges est infinie. D’où la question suivante :
La CPI est-elle une cours de justice ou une cour d’injustice ?
Que feront les Africains si malgré le tas de mensonges des procureurs Le président Laurent Gbagbo n’est pas remis en liberté voire condamné sur une base mensongère?
En tout cas une chose est maintenant certaine, les accusations des procureurs ne peuvent pas constituer des charges devant une cour de justice respectable.
Cette audience de confirmation ou d’infirmation des charges a été une occasion de dire au monde entier ce qui s’est réellement passé en Cote d’Ivoire.
Ces audiences sont le procès des medias d’intox et de la communauté dite internationale et ses supplétifs Africains et non celles du président Laurent Gbagbo.
Quelque soit la suite qui sera donné aux multiples audiences de la CPI. Le président Laurent sort de la crise post électorale la tête haute. Indirectement on reconnait a travers les mensonges de la CPI et les preuves de la défense qu’il est celui qui a été élu et qu’il reste le seul capable d’apporter la paix dans LE PAYS D’EBURNIE.
Par Mbombog Ntohol

GLÔGLÔ de PANAME n°3 -
GLÔGLÔ de PANAME n°3 -
Rubrique des bons plans, présentée par la ravissante Salome DICKA :
Cliquer ci-dessous en cas de probleme.
http://www.youtube.com/watch?v=QJ0Hs_XWW3c&feature=youtu.be
Communiqué de Madame Eteki-Otabela Marie Louise Sur l’arrestation arbitraire des dirigeants de l’Union des populations du Cameroun(UPC)
Communiqué
de Madame Eteki-Otabela Marie Louise
Sur l’arrestation arbitraire des dirigeants
de l’Union des populations du Cameroun(UPC)

Alexis Ndema président de l'Union des Populations du Cameroun et son SG ont été arrêtés ce matin à Douala: ils manifestaient paisiblement pour des élections transparentes et démocratiques au Cameroun ! C'est une honte de plus pour notre pays après le voyage de Biya en France... L'UPC est le premier parti politique du Cameroun (créé en 1948 !) Pour tous les patriotes c'est comme si c'est UM Nyobè qui va dormir ce soir dans une cellule - à même le sol , bouffé par des moustiques !!! Faites quelque chose tout de même, plus d'un demi siècle après...Cela mérite au moins une grève générale ce 28 février !
Instrumentalisation de la jusctice. Un quotidien allemand «dénonce les manipulations» de la CPI
Dans un article publié le 19 février dernier, et rédigé par Thomas Scheen,
correspondant en Afrique du Sud, le Frankfürter Allgemeine Zeitung, un des principaux quotidiens allemands, relaie les critiques qui montent de l’Afrique à propos de la Cour pénale
internationale, qui a des«motivations
politiques» qui «tournent souvent à l’avantage de
l’Occident».
Le quotidien indique que sous Gbagbo, l’influence française avait été réduite, et qu’elle est rétablie sous le règne de Ouattara, qualifié de «milliardaire» et de parrain de
la rébellion de septembre 2002. Notre correspondant en Allemagne a traduit cet article pour nos lecteurs.
___________
Ce mardi (mardi 19 février, ndlr) l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo comparaît devant un panel de juges de la Cour pénale internationale à La Haye, deux ans après qu'il a été arrêté et
transféré aux Pays-Bas. Les juges auront à décider si les accusations portées contre M. Gbagbo sont valides et donc si l'ancien président de Côted'Ivoire, peut être jugé par la CPI.
L'acte d'accusation accuse le socialiste de 67 ans, de «complicité indirecte» dans des crimes contre l'humanité en relation avec les violences de fin 2010 à début 2011 en Côte d’Ivoire. Selon
l’acte d’accusation, Gbagbo et ses partisans auraient concocté un «plan» visant à maintenir Gbagbo au pouvoir, en ciblant ses opposants politiques et ethniques.
Seulement dans la période allant du 28 novembre 2010 au 8 mai 2011, des soldats et miliciens restés fidèles à Gbagbo, selon l’acte d’accusation, auraient assassiné entre 706 et 1059 personnes.
Gbagbo, et avec lui, une grande partie de la population ivoirienne – en l’occurrence ses électeurs – contestent cela et dénoncent la procédure comme étant une « justice des
vainqueurs». Flashback: Laurent Gbagbo est élu en Novembre 2000 dans des circonstances chaotiques, Président de la Côte d'Ivoire. Le pays vient de traverser un coup d'Etat militaire. Malgré
les nombreuses imperfections, les résultats des élections sont internationalement reconnus. Deux ans plus tard, une rébellion provenant du Burkina Faso plonge le pays dans la guerre civile.
Derrière les rebelles se trouve le rival de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara. Cinq ans après le déclenchement de la rébellion, un accord de paix est trouvé en 2007.
Des élections libres sont fixées, mais jusqu'à ce qu'elles puissent être tenues, beaucoup de temps s’écoule parce que la liste électorale est incomplète et doit être renouvelée. Quand en novembre
2010, enfin, se tiennent les élections, Gbagbo ne reconnaît pas les résultats à cause de nombreuses fraudes présumées dans le nord du pays, fief de Ouattara. La communauté internationale veut
forcer Gbagbo à céder le pouvoir. Il refuse et active ses partisans. Ses adversaires passent à l'offensive et obtiennent l'aide de l'armée française, Gbagbo étant devenu un paria international.
Plus de 3000 personnes sont tuées. Gbagbo est arrêté ainsi que son épouse Simone. Gbagbo sera transféré à la Cour Pénale Internationale.
Les partisans de Gbagbo ont leur propre version
Du point de vue des partisans de Gbagbo, qui selon les résultats de 2010, pèse au moins 48 pour cent de la population électorale de la Côte d'Ivoire, l'histoire de la crise en Côte d’ivoire est
bien sûr autre : Guillaume Soro, un ancien leader étudiant d'Abidjan et un ancien proche allié de Gbagbo, se rend peu de temps après l'élection de 2000 à Ouagadougou au Burkina Faso et y bâtit
avec l'argent du milliardaire Ouattara, qui n'a pas pu participer à cette élection, une rébellion armée.
Cette dernière marche sur la Côte d’Ivoire en 2002 et tente de renverser un gouvernement élu. Les rebelles commettent de nombreuses atrocités. En 2007, sous la pression de la communauté
internationale, un accord de paix est conclu avec la formation d’un gouvernement de transition. Guillaume Soro en devient le Premier Ministre. Après l'élection en Novembre 2010, Soro menace
Gbagbo de reprendre la guerre si ce dernier n’abdique pas et met sa menace à exécution. 3 000 personnes sont tuées, dont plus de 800 civils dans un village de l'ouest de la Côte-d'Ivoire,
massacrés par les rebelles de Guillaume Soro. La communauté internationale met Ouattara sur le trône, Guillaume Soro devient Président du Parlement et Gbagbo est inculpé.
Procès ou amnistie pour tous
Il est clair que les deux parties au conflit ivoirien ont du sang sur les mains. Cependant, la façon dont la Cour pénale internationale ou plutôt le procureur de la CPI, a pris parti dans le cas
de laCôte d'Ivoire, est de nature à renforcer sentiment dominant en Afrique selon lequel le Tribunal n'est pas indépendant mais est politiquement manipulé.
Même les Nations Unies, qui ont activement participé à la chute de Gbagbo, ont à plusieurs reprises insisté sur les graves violations des droits humains commises par les rebelles. Malgré cela,
aucun dirigeant rebelle n’a été poursuivi à ce jour. Le peuple de Côte d'Ivoire voudrait bien regarder vers l’avant ; mais pour ce faire, il n'y a que deux possibilités: soit l'amnistie pour tous
ou alors les poursuites contre tous ceux qui ont été impliqués dans la barbarie en Côte d’Ivoire. Le procureur de la CPI et ses choix sélectifs empêchent cela.
Il est d’ailleurs à noter que l’approche contre les crimes de guerre réels ou supposés en Afrique, a toujours des motivations politiques qui tôt ou tard tournent à l’avantage de l’Occident.
Exemple de la Côted'Ivoire : sous Gbagbo l’influence française en Côte d'Ivoire avait été considérablement réduite ; sous Ouattara elle a repris de l’ampleur.
Dans une cellule aux Pays-Bas, se trouve également Jean-Pierre Bemba, un ancien chef rebelle Congolais. Lors de l’élection présidentielle de 2006, au Congo Jean Pierre Bemba a été défait par
Kabila avec 42 pour cent contre 58 pour cent des voix. Les deux tentèrent alors de régler le différend qui s’en était suivi, avec des armes automatiques, jusqu’à ce que Jean Pierre Bemba lui-même
s’enfuie au Portugal. Peu de temps après, il a été arrêté et transféré à La Haye sous le reproche que ses rebelles auraient perpétré des massacres en 2002, en République Centrafricaine voisine,
quand elles étaient venues secourir le Président Ange-Félix Patassé, alors confronté à une guerre contre sa propre armée.
Solidarité entre autocrates
Est-ce un hasard si dans le même temps l'opposition congolaise a été décapitée et le pouvoir du Président Kabila soutenu par l'Occident, a été consolidé ? L'Afrique ne croit pas à de telles
coïncidences. Les gouvernements africains se trouvaient une fois de plus confrontés à la décision de ratifier le Statut de Rome, qui régit la Cour Pénale Internationale et ils durent y réfléchir
par deux fois. Confrontés à la décision de ratifier le Statut de Rome, qui régit la Cour pénale internationale, les gouvernements africains ont dû réfléchir par deux fois. Cela a bien sûr des
conséquences : le mandat d'arrêt contre le Président Soudanais Omar El-Béchir a été à ce jour, exécuté nulle part en Afrique. La nouvelle Présidente de la Commission de l'Union
africaine (UA), Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, le rejette d’ailleurs de manière très explicite.
On peut bien entendu considérer cela comme la solidarité entre autocrates. Mais la question peut aussi être approchée différemment : pourquoi Omar El-Béchir pour ses crimes présumés au Darfour
est-il l’objet d’un mandat d’arrêt et pas le Rwandais Paul Kagamé qui a financé de nombreux groupes rebelles dans l’Est du Congo ayant plongé les habitants de cette région dans une misère
inimaginable ? D'un point de vue africain, la réponse est simple.
Au Rwanda, l’Occident compte encore sur Kagame, alors qu’elle cherche un changement de régime au Soudan. L'outil pour cela est la Cour pénale internationale. D'un point de vue africain, la
réponse est toute simple. L'Occident a encore besoin de Kagamé au Rwanda, alors que le même Occident souhaite un changement de régime au Soudan. L’instrument pour cela est la Cour Pénale
Internationale.
Traduit de l’Allemand par Kouakou Koffi
Moustapha Chafi, l'homme des basses besognes de Blaise Compaore en charge du réseau de négociation avec les Djihadistes dans la libération des otages au Sahel?
éseau de négociation avec les Djihadistes dans la libération des otages au Sahel?
Le cheikh Moustapha Chafi est partout, tout le temps. Mais si son nom est rarement prononcé, c’est parce qu’il agit dans l’ombre. Ce Mauritanien de 52 ans, souvent appelé « l’homme du désert », est à lui seul le bras diplomatique caché du président burkinabé Blaise Compaoré. Il est aussi, et surtout, celui qui pourrait parvenir à faire libérer les otages français au Mali.
Il serait l’homme actuellement en action pour permettre la libération des otages français gardés en détention par des mouvements islamistes au nord du Mali. Le seul capable de mener à bien des négociations auprès de tous les acteurs du Sahel.
Profession : libérateur d’otages
Moustapha Chafi, l’ami de tous, en particulier des infréquentables, le maître de la diplomatie souterraine qui relie les terroristes aux gouvernements sahéliens, l’homme de la situation pour négocier cette sensible libération.
C’est notamment lui qui, en 2010, avait négocié la libération des deux otages espagnols, retenus dans le sahel malien par l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, également auteur de la sanglante prise d’otages d’In Amenas le mois dernier.
L’année précédente, il avait également été à l’origine de la libération d’otages canadiens, également retenus dans le désert.
Ses secrets ? Il connaît tout le Sahel et ses environs, il connaît tous les gouvernements, il parle toutes les langues, a grandi partout mais plus que cela, son tact et son sens de la diplomatie sont qualifiés par beaucoup comme remarquables.
Il est l’homme de l’ombre, celui qui a toujours refusé le pouvoir. Présent dans l’antichambre d’un palais présidentiel un jour, il conduit un 4x4 dans le désert le lendemain. Partout, tout le temps, Moustapha Chafi serait aujourd’hui l’homme de la situation.
Un CV hors norme
Né à Nouakchott, en Mauritanie, en 1960, Moustapha Chafi est issu de la tribu maraboutique et commerçante des Tajakant. Une tribu respectée et présente sur tout le territoire qui sépare Nouakchott de La Mecque.
Ses parents sont originaires du sud de la Mauritanie. Il grandit au Niger et après la chute d’Hamani Diori, en 1974, sa famille retourne en Mauritanie. C’est durant tous ces trajets que Moustapha Chafi apprend toutes les langues locales qui lui seront tellement utiles plus tard.
Ce curriculum vitae idéal lui permet d’atteindre quiconque vit dans le désert.
Repéré par Blaise Compaoré
C’est sans doute pour ces nombreuses qualités acquises que l’homme sera rapidement repéré par l’actuel président burkinabé Blaise Compaoré.
Après un trouble passé au sein du Front de libération nationale du Tchad puis dans l’entourage de Mouammar Kadhafi, qui finance largement le groupe armé, sa carrière de diplomate débute alors qu’il devient le relais entre Tripoli et Ouagadougou, où émerge alors la personnalité du capitaine Blaise Compaoré, numéro deux du pays.
Togo, Guinée, République démocratique du Congo
Il devient alors son bras droit en termes de diplomatie souterraine. Leurs relations se troublent pendant quelques années, entre 1987 et 1995. Mais ils se retrouvent et depuis, Moustapha Chafi lui est resté fidèle.
Jusqu’à aujourd’hui, Moustapha Chafi a été sur tous les fronts. En 1997, Il est en République Démocratique du Congo après le renversement du maréchal Mobutu. En 2005, il est au Togo pour assurer la succession du général Eyadéma. Juste après le coup d’État en Guinée, en 2009, il impose le Burkina Faso comme médiateur.
Actif depuis le Burkina Faso
C’est encore en Mauritanie que les talents de Moustapha Chafi se révèlent le plus. Car dans son pays natal, il est son propre maître et même s’il réside au Burkina Faso avec sa famille, il est informé de tout et tout le temps et est souvent l’allié à avoir dans son camp.
Lorsque les ressortissants espagnols sont pris en otages, en 2009, Moustapha Chafi agit donc auprès de Mokhtar Belmokhtar, à l’époque chef d’une des deux katibas d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Il parvient dans un premier temps à obtenir de celui qu’on appelle « l’insaisissable » la promesse de ne pas exécuter les otages. Mais entre-temps, la mort de sept djihadistes d’Aqmi lors d’un raid mené par la France et la Mauritanie menace de bouleverser l’équilibre trouvé avec les ravisseurs.
Mais encore une fois, Moustapha Chafi agit dans l’ombre et parvient à mener une libération qui offrira à Blaise Compaoré une stature d’homme d’État régional.
Blaise Compaoré est depuis bientôt un an le médiateur de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et nul doute que sa véritable arme réside en l’incontournable Moustapha Chafi.
Source:
Lynxtogo
Amnesty International publie un nouveau rapport sur les violations généralisées des droits humains perpétrées par les forces armées à l’encontre de partisans de l'ancien président Laurent Gb
Amnesty International publie un nouveau rapport sur
les violations généralisées des droits humains perpétrées par les forces armées à l’encontre de partisans de l'ancien président Laurent Gbagbo compromettent encore davantage la réconciliation en
Côte d’Ivoire.
Lire l’intégralité du rapport. En cas de problème recopier le lien.
Exactions du MNLA au nord Mali : témoignages de réfugiés à Sévaré.
Exactions du MNLA au nord Mali : témoignages de réfugiés à Sévaré.
Cliquer le lien suivant en cas de problème.
http://www.youtube.com/watch?v=2CAv4x_vX28&feature=player_embedded
La secte Boko Haram dément toute implication dans l'enlèvement de sept Français dans le nord du Cameroun. D’où la question, qui est derrière cet enlèvement ? Une affaire de plus en plus louche
La secte Boko Haram dément toute implication dans l'enlèvement de sept Français dans le nord du Cameroun. D’où la question, qui est derrière cet enlèvement ? Une affaire de plus en plus louche.
La secte Boko Haram a démenti samedi toute implication dans l'enlèvement de sept Français dans le nord du Cameroun.
Muhammad Ibn Abdulazeez, l'un des responsables militaires de Bako Haram, a déclaré à des journalistes à Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, que Boko Haram ne connaissait pas de cette prise d'otages contrairement à des informations selon lesquelles des membres de sa secte ont enlevé sept Français dans le nord du Cameroun, proche de la frontière du Nigeria.
"Les allégations selon lesquelles nous avons mené cette attaque étaient fausses. Bako Haram n'a rien à voir avec les otages français ni avec leurs ravaisseurs", a souligné le responsable de Bako Haram.
Après l'enlèvement de sept Français mardi dans le nord du Cameroun, Bako Haram est soupçonnée d'être responsable de cette prise d'otage. Sept Français, dont des enfants, ont été enlevés par des hommes armés à moto et auraient été déplacés vers le Nigeria.
Bako Haram, un groupe radical islamiste, est accusé d'être responsable de plusieurs enlèvements, attentats suicides au Nigeria depuis le début de son insurrection dans le nord du pays en 2009. Fi
Source : Agence Xinhua
Le président de l’Union Africaine en 2011 accuse l’ONU et la France d’avoir attaqué Gbagbo.

LE PRESIDENT OBIANG NGUEMA DE GUINEE EQUATORIALE : L’ingérence de la France et de l’Onu en Côte d’ivoire a crée un mauvais précédent.
Dans une interview exclusive au magazine Panafricain Africawatch, le président Equato-Guinéen Obiang Nguema Basogo dénonce de manière véhémente l’intervention de la France et de l’onu dans les conflits ivoirien et libyen. Président en exercice de l’Union Africaine au moment des faits, le Président Obiang s’insurge contre l’internationalisation du conflit par la France qui avant même les élections en cote d ivoire avait clairement choisi son camp.
Q: Vous étiez le président de l’Union Africaine de Janvier 2011 à Janvier 2012. Il y a eu plusieurs événements importants au cours de cette période, y compris la famine en Afrique de l’Est, le printemps arabe en Tunisie, Égypte et Libye, et une guerre civile en Côte d’Ivoire. Cela semble avoir été un agenda chargé pour juste sur un année au pouvoir. Comment avez-vous managé dans ces situations difficiles?
R: Eh bien, c’était vraiment une période difficile. J’ai fait face à beaucoup de problèmes au cours de mon mandat en tant que président de l’UA, donc je ne sais pas quoi dire. Était-ce la volonté de Dieu pour moi d’être le président de l’UA à ce moment précis pour faire face à tous ces conflits et ces problèmes? Ou était-ce juste une malchance? Je ne sais pas. Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai travaillé très dur pour essayer d’apporter la paix à tous les endroits ou il y avait des conflits, et en Afrique en général.
En ce qui concerne les cas de la Tunisie et de l’Egypte que vous avez mentionnés, je pense que c’était des questions internes que les gens de ces pays voulaient mettre à l’attention de leurs gouvernements et des présidents. Et il n’y avait pas grand-chose qu’on pourrait faire ou dire à leur sujet au niveau de l’UA ou international. À propos de la Côte d’Ivoireet de la Libye, c’était une autre paire de manches. On peut clairement dire que les deux conflits ont échappé à notre contrôle à cause de l’ingérence extérieure dans les deux pays.
En Côte d’Ivoire, par exemple, quand j’étais président de l’UA, j’ai parlé et j’ai réussi à convaincre l’ancien président Laurent Gbagbo à démissionner du pouvoir et il a accepté de le faire, j’ai aussi essayé de convaincre l’autre partie à accepter la négociation avec Gbagbo parce qu’il avait accepté de démissionner, mais l’ingérence extérieure n’a pas donné vraiment le temps à Gbagbo de démissionner ou de s’engager dans des négociations avec l’autre partie.
En fait, le problème ivoirien n’était pas vraiment un problème au début, il s’agissait d’un malentendu. Les gens sont allés à une élection et il y avait un malentendu sur le gagnant. En fait, cela me surprend qu’à partir de ce malentendu est né un énorme conflit qui s’est aggravé au niveau que nous avons vu.
Q: Qu’est ce qui à votre avis a provoqué l’escalade?
R: Je crois que c’était l’ingérence de pays étrangers, des Nations Unies et de tous les organismes, qui ont vraiment aggravé le conflit en Côte d’Ivoire. Je me suis demandé pourquoi les Nations Unies, une institution de la paix fondée pour favoriser la paix dans le monde, a pris parti dans un conflit interne et créée l’escalade à l’aide de ses troupes qui sont intervenues, même combattu, pour une partie au conflit.
Pourquoi n’a-t-elle pas dit: «Eh bien, nous savons que la France s’est impliqué jusqu’au cou dans ce conflit, elle a utilisé ses troupes et s’est battu pour un camp dans le conflit avant les élections, et beaucoup de personnes sont mortes. En tant que tel, la France n’est plus un arbitre impartial en Côte d’Ivoire. Elle devait donc se mettre à l’écart et donner la place à des pays neutres acceptés par les deux parties pour vraiment aider à trouver une solution acceptable en Côte d’Ivoire « .
Mais non. L’ONU, elle-même, sous l’influence des pays occidentaux au sein du Conseil de sécurité, a déployé ses troupes en tandem avec la France pour attaquer Laurent Gbagbo, le traquer dans le bunker présidentiel, et l’humilier, lui , sa femme et sa famille devant la télévision internationale. Oui, ils l’ont défilé devant la télévision internationale. Cela, pour moi, restera à jamais l’un des points les plus bas, les jours sombres, même des Nations Unies. Pourquoi l’ONU a décidé de descendre si bas dans un conflit international me tourmente. Et beaucoup de gens sont morts en Côte d’Ivoire en raison de l’ingérence extérieure. Ils n’ont vraiment fait qu’aggraver le problème.
Q: En ce qui concerne l’UA, pouvait-elle ou devait-elle intervenir?
R: Je crois qu’il était possible à l’UA de trouver une solution, parce que, en tant président de l’UA, j’ai demandé à la communauté internationale de permettre à l’Union africaine de trouver une solution en Côte d’Ivoire. Je leur ai dit que c’était une opportunité pour l’Union africaine et les Africains, pour résoudre le problème. C’était un problème africain qui avait besoin d’une solution africaine.
Mais ils n’ont pas écouté. Pour eux, il était trop tard, car ils avaient déjà pris la décision d’intervenir et d’utiliser leurs troupes contre Gbagbo, de le retirer de pouvoir au profit de l’autre partie. Ainsi, contrairement à la Tunisie et l’Egypte, ce n’était pas le peuple de Côte d’Ivoire qui a enlevé Gbagbo du pouvoir. Ce sont les Français et les troupes de l’ONU qui l’ont fait. Ce n’était même pas l’armée ivoirienne qui l’a enlevé. Ce sont les français et les troupes de l’ONU, des troupes étrangères.
Q: Pourquoi exactement la France et les Nations Unies ont-elles joué ces rôles importants dans ces conflits africains?
A: la France a joué un rôle clé dans le conflit ivoirien parce que la France avait promis de donner le pouvoir à l’autre partie. Mais elle n’allait pas le faire par les urnes ou les négociations, elle avait l’intention d’utiliser l’armée française. Et c’est exactement ce qu’elle a fait. Et quelque soit ce que nous disions en tant que dirigeants de l’Afrique, siégeant à l’Union africaine, n’avait pas d’importance pour eux.
En Libye, le conflit a aussi commencé comme une affaire interne, comme ce qui s’est passé en Egypte et en Tunisie, mais il a fini dans une rébellion parrainée par les pays étrangers. Tout à coup, les rebelles de l’Est, qui n’avait pas de fusils, ont reçu des armes envoyées par des pays étrangers pour lutter contre le gouvernement du colonel Mouammar Kadhafi, qui avait contribué à la création de l’Union africaine, et a soutenu l’organisation de quelque manière qu’il le pouvait.
Dans tous les pays, si un gouvernement est attaqué par des rebelles armés, le gouvernement a le droit
de se défendre par le déploiement de son armée. C’est inscrit dans le droit international. Et c’est exactement ce que le gouvernement de Kadhafi a tenté de faire.
En Tunisie et en Egypte, le peuple s’est levé pour exiger un changement de gouvernement sans utiliser les armes. En Libye, c’était différent. La soi-disant armée rebelle dans l’est de la Libye a
soudainement obtenu des armes en provenance de pays étrangers et les ont utilisées pour attaquer le gouvernement de Kadhafi.
On peut donc comprendre ce que Kadhafi a essayé de faire pour se défendre et défendre la souveraineté
de son pays. Même si c’était un cas évident d’un gouvernement qui se défend contre l’agression rebelle, contre les rebelles financés et armés par des pays étrangers, les mêmes pays étrangers se
sont cachés derrière l’OTAN pour bombarder et de détruire l’armée de Kadhafi et neutraliser sa capacité de se défendre et défendre son pays.
Ces mêmes pays étrangers ont à nouveau utilisé les Nations Unies pour imposer une «zone d’exclusion aérienne» sur la Libye. Alors, vraiment, les mains et les pieds de Kadhafi étaient attachés par
l’ingérence internationale qui a joué un rôle clé dans le conflit libyen, contrairement aux soulèvements en Tunisie et en Egypte, qui ont été autorisés à être des questions purement internes à
résoudre par les peuples de ces deux pays , et non par des puissances étrangères.
On peut donc distinguer entre les soulèvements en Egypte et en Tunisie, d’une part, et les conflits en
Côte d’Ivoire et la Libye, d’autre part. Les deux premiers étaient des questions internes qui ont été régler par les peuples de ces pays eux-mêmes, tandis que la Côte d’Ivoire et en Libye ont
connus des interférences internationales qui n’ont fait qu’empirer les choses.
Pour cette raison, nous pensons que les Nations Unies, une institution de la paix, ne devrait pas avoir joué le genre de rôle qu’elle a joué en aidant les puissances étrangères à intervenir en
Côte d’Ivoire et en Libye. Ce n’était pas pour cela que l’ONU a été créé. Elle a créé un mauvais précédent dansr le monde.
Source : stevebeko.wordpress.com