Pourquoi les présidents francafricains de la CEDEAO bloquent-ils les armes de l’armée Malienne dans les entrepôts des ports de Dakar et Conakry?
Pourquoi les présidents francafricains de la CEDEAO bloquent-ils les armes de l’armée Malienne dans les entrepôts des ports de Dakar et Conakry?

Ports de Dakar et de Conakry : La CEDEAO fait bloquer du matériel militaire malien
La CEDEAO entend garder la haute main sur les affaires publiques maliennes jusqu’à la fin de la crise que traverse le pays. Ayant appris que l’armée malienne se préparait à engager, seule, les hostilités pour déloger les rebelles inscrustés au nord du Mali, l’organisation sous-régionale a vu rouge.
Ses chefs d’État ont soupçonné une tentative de la junte malienne de s’émanciper de toute tutelle ouest-africaine et, en cas de victoire militaire, de continuer à régenter la vie politique au Mali, voire de reprendre ouvertement le pouvoir. D’autre part, une reconquête solitaire du nord-Mali par l’armée du pays mettrait en échec les velléités de la CEDEAO de liquéfier l’État central malien au profit d’un système d’autonomie très poussé où les régions du nord verraient leur gestion largement confiée aux responsables du mouvement indépendantiste MNLA. Enfin, la CEDEAO ne fait plus trop confiance aux capacités militaires du Mali dont une offensive solitaire pourrait déboucher sur un échec, susciter une recrudescence du terrorisme dans l’ensemble de la sous-région et entraîner un renforcement des positions militaires des groupes islamistes armés.
C’est pour toutes ces raisons que les pays membres de la CEDEAO appliquent, discrètement, une sorte d’embargo sur le matériel militaire à destination du Mali. Selon des sources bien introduites, une grande quantité de matériel militaire (armes, munitions, etc.) a été commandé par le gouvernement de Cheick Modibo Diarra. Redéployées sur le terrain, avec Sévaré et Markala comme quartiers généraux, les unités combattantes maliennes n’attendaient que ce matériel pour engager le fer contre les rebelles. Comme le matériel est lourd et ne peut être transporté que par paquebots, il devait être réceptionné dans les ports maritimes de Conakry (en Guinée) et de Dakar (Sénégal). « Cela fait un mois que nos armes sont venues à Dakar mais les autorités portuaires multiplient les tracasseries administratives pour refuser de les livrer aux émissaires maliens », nous révèle un officier de l’armée malienne.
Notre source fait état du même problème à Conakry. A ses dires, « le président guinéen Alpha Condé, qui était prêt à accompagner l’effort militaire malien au nord, a retourné sa veste et rejoint le camp de ceux qui veulent contrôler l’action militaire malienne ». Or sans ces armes bloquées dans les ports voisins, l’armée malienne restera en phase d’attente. « Notre plan ne consiste pas à occuper telle ou telle ville occuper mais de lancer une offensive générale et simultanée sur tout le territoire usurpé par les rebelles: il nous faut le matériel de guerre au grand complet », souligne notre source qui estime très dangereuse une attaque prématurée contre les rebelles.
La tête du Premier ministre à prix
Fidèle à sa stratégie de mise sous tutelle du Mali, la CEDEAO souhaite le départ de Cheick Modibo Diarra, le Premier ministre. L’organisation reprend à son compte le réquisitoire dressé par la classe politique contre le chef du gouvernement. Ce dernier est accusé de s’être allié à la junte contre la classe politique, d’avoir écarté la classe politique du gouvernement et de caresser le projet de devenir chef de l’État en mettant la justice aux trousses des hommes politiques comme l’attestent les audits des services publics qu’il a ordonnés. De plus, il est reproché à Diarra de disperser ses efforts dans d’autres tâches alors qu’il a été désigné pour deux missions seulement: reconquérir le nord et organiser les élections futures. (maliweb.net) Pour ne rien arranger, la CEDEAO reproche à Cheick Modibo Diarra de n’avoir pas demandé officiellement l’intervention de troupes étrangères au Mali, ce qui a conduit au rejet, par l’ONU, de la demande de force internationale déposée par le président de l’Union africaine Boni Yahi. Anticipant sur un départ de Diarra, les négociateurs de la CEDEAO (Djibril Bassolé et autres) ont déserté Bamako depuis belle lurette et élu domicile à l’hôtel où réside Dioncounda Traoré, à Paris. Et c’est à Dioncounda qu’ils demandent de décréter un nouveau gouvernement ouvert à l’ensemble des « forces vives de la nation ».
Dans ces conditions, Cheick Modibo pourra-t-il sauver sa tête? Il s’y emploie activement. Au cours de son récent périple en Afrique et en France, il a, certes, plaidé pour le déblocage des matériels maliens bloqués dans les ports voisins, mais aussi proposé un gouvernement consensuel qu’il continuerait à diriger. Son message sera-t-il entendu ? Quels ministres seront sacrifiés aux politiciens ? Qui vivra verra…
Tiékorobani
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Mali, afghanisation et sahelistan : des responsabilités des pompiers de la communauté internationale et de la CEDEAO On raconte que les putschistes dirigés par Moussa TRAORE et à la solde de la France sont allés demander à Modibo KEÏTA de démissionner. On raconte que Modibo KEÏTA a refusé en assimilant la démission à la trahison du peuple malien. On raconte que Modibo KEÏTA a tenu des propos d’une résonnance prémonitoire au regard des événements actuels : « Quant à vous, vous venez de prendre une lourde responsabilité devant l’histoire. Allez au bout de votre action. On verra… ! ». Si Modibo KEÏTA a été assassiné après neuf ans passé en prison sans jugement, l’histoire, elle, rend son jugement tragique sur une période véritable marécage post colonial recouverte aujourd’hui d’une brume ethnico-djihadiste qu’il importe de dissiper pour mieux comprendre ce qui se laisse à voir sous nos yeux. Le mali dans la mélasse du marécage post colonial Le démembrement du mali amputé de plus des 2/3 de son territoire est une des dernières preuves s’il en était encore besoin de la faillite de la théorie de l’intangibilité des frontières coloniales héritées du congrès de Berlin. Mais le Mali est aussi la preuve, à ses dépens, de la justesse de la position de « l’indépendance dans l’unité » sabotée par les HOUPHOUËT, SENGHOR and Co. Au nom du peuple sénégalais, les dirigeants sénégalais de l’époque à la solde de la françafrique ont saboté la fédération du Mali. Quelle différence avec le leader panafricaniste LUMUMBA dont le projet était : «Avec mes amis, N’Krumah du Ghana, Moumié du Cameroun, Roberto Holden d’Angola et bien d’autres, progressistes et nationalistes, nous voulons, primo, réviser les frontières arbitrairement fixées à Berlin par des diplomates ignorant tout de l’Afrique, en vertu d’intérêts contradictoires qui ne sont pas ceux des population(s…)». C’est ce projet qui était conforme au principe juste de « l’union libre des peuples libres d’Afrique » du grand malien Tiémokho Garan KOUYATE différent de ces parodies et psalmodies d’unité que sont CEDEAO, UA, CEMAC…du moins de ces unités véritables cartels de chefs d’Etat au service de l’impérialisme. Le démembrement du Mali amputé de plus des 2/3 de son territoire est ainsi la conséquence d’un Burkina entre les mains de l’assassin COMPAORE, d’une Algérie qui a perdu son statut de « Mecque des révolutionnaires », d’une Côte d’Ivoire entre les mains des filleuls du parrain françafricain HOUPHOUËT, de la trahison Senghorienne puis celle Khadafi par Wade au Sénégal, des représailles françaises et du blocus par le Sénégal de Senghor et la Côte d’Ivoire d’Houphouêt contre la Guinée de Sékou TOURE… La situation actuelle du peuple frère malien ne saurait aussi se comprendre sans se rappeler de l’attitude de la France consistant en « la recherche à tout prix et coûte que coûte, d’un régime de trahison nationale à son entière dévolution » expliquant le coup d’Etat semi colonial du 19 novembre 1968 ayant débouché sur l’assassinat de Modibo KEÏTA. Avec l’assassinat de Modibo c’est plus qu’une personne qui a été assassinée. Ont été en effet assassinés le franc malien et /ou les perspectives d’une souveraineté monétaire, le rejet des accords de défense et des bases militaires françaises… Avec ce coup d’état a été arrêté le processus naturel et endogène identifié par l’US/RDA lors de son congrès de Mai 1968 et consistant en la lutte contre la gérontocratie patriarcale, les féodalités traditionnelles, l’accaparement foncier en campagne par les nouveaux riches et les impérialistes. La gestion conservatrice et non de transformation sociale de la semi colonie multinationale qu’est le Mali par les TRAORE, KONARE et ATT n’a pas tenue face aux conséquences des résultats des politiques tacticiennes à courte vue au service d’une géopolitique impérialiste en Libye dangereuse à court terme en l’espèce pour le Mali et tout le sahara et le sahel. Le piège de l’ethnisme et du djihadisme politique L’identité des sécessionnistes que sont Aqmi, Ansar Din, Boko Haram, Mujao, MNLA…encouragent les théoriciens de l’ethnisme et de l’islamisme politique dans leur volonté d’imposer des grilles de lectures ethno-djihadistes en lieu et place des repères de classe fondées sur l’analyse des structures socioéconomiques et de l’intégration soumission au mondialisme capitaliste. L’islamisme, l’ethnisme, le confrérisme, l’intégrisme chrétien, juif, le racialisme, le culturalisme…ne constituent pas les éléments fondamentaux explicatifs d’une situation sociopolitique. Ils n’en constituent que des facteurs qui aggravent, qui dérivent, qui poursuivent, mais qui sont des conséquences….Mais ils n’en sont jamais la cause. L’instrumentalisation de l’ethnisme et l’islamisme politique comme sinon une « mystification fascinante » ou du moins un leurre intellectuel pour masquer la réalité ne sont pas nouveaux. Oui les sécessionnistes du Nord Mali sont des réactionnaires de la plus vile, de la plus sanguinaire et de la plus sotte espèce. Sur ce point les media mensonges au service de la pensée dominante libérale particulièrement au service de la France communiquent beaucoup. Tout d’un coup l’impérialisme se ferait du souci pour les mosquées de Tombouctou et la ville des 333 saints du Mali ?! Rappelons le secret de polichinelle. Le Qatar finance Ansar Dine et le Mujao. C’est ce même Qatar qui était l’allié de l’OTAN en Libye. Quand KHADAFI parlait d’Al qaïda, il faisait référence à ces hordes de barbares médiévaux qui le combattaient aux côtés de la « communauté internationale ». Il apparaît que l’OTAN les a acheté pour les retourner contre KHADAFI contre un retour armé au Mali et dans tout le sahara. Il n’y a pas l’ombre d’un doute : « on assiste aussi à l’alliance objective entre la Françafric, l’Eurafric et l’Usafric et les pétro-dollars du fondamentalisme religieux d’Arabie Saoudite, du Quatar, de Barhein, du Koweit, des Emirats pour déstabiliser et balkaniser les Etats nés des indépendances comme on le voit au Mali, au Soudan, etc. ». Cette ruse ne sert qu’à une chose : distinguer l’ivraie du fondamentalisme religieux d’avec la bonne graine du MNLA. La France soutient le MNLA c’est d’ailleurs la raison pour laquelle son secrétaire général a été exfiltré par hélicoptère par B. COMPAORE. Pour nous, c’est ni groupes djihadistes du Sahel ni MNLA. Aucune propagande ne cachera la vérité que, « (…) l'actuel mouvement touareg n'est pas nationaliste mais pro-impérialiste, il est national-chauvin, national terroriste et islamo-fasciste. ». Le Code de l’AZAWAD, en retard de deux siècles sur la charte de Kouroukan Fouga est un pacte de soumission au néo colonialisme. Le pétrole, l’uranium, l’or, le gaz, le coton, le riz et le mil maliens font saliver. A défaut d’un nouveau congrès de Berlin, activer les Marionnettes de Libération Nationale de l’AZAWAD est la solution pour dépecer les Etats-nations post-coloniaux et repartager ainsi le monde. Prédécesseur Modibo KEÏTA, on a vu ! « Le peuple malien est et doit rester souverain » Il est parfois des questions plus informatives que des réponses. Et dans le cas du Mali, certaines d’entre elles sont plus que troublantes. Si la CEDEAO n’était intéressée que par l’ordre constitutionnel pourquoi n’avoir pas respecté la constitution malienne qui parle de l’organisation dans les 40 jours par le président de transition d’une élection présidentielle ? Pourquoi alors s’émouvoir d’un coup d’état intervenant un mois avant l’élection présidentielle et avoir imposé un président de transition pour une période d’un an ? La CEDEAO est aujourd’hui de manière objective une partie de l’actuel problème malien. Comment préparer des interventions militaires au Mali avec de surcroît des forces étrangères sans les maliens ? Alors que la facture sera payée par le peuple malien. Pourquoi la CEDEAO a menacé d’embargo le Mali alors que cette sanction n’existe pas dans ses textes ? Pour qui travaille OUATTARA qui se presse de fermer ses frontières au peuple malien avant la réunion de la CEDEAO ? Pourquoi faire des pressions sur le premier ministre de transition pour une intervention militaire ? Pourquoi organiser des rencontres à Ouagadougou pour parler du mali avec des maliens ? Pourquoi n’avoir pas accordé l’appui logistique et militaire demandé par le gouvernement malien en son temps en lieu et place de troupes étrangères ? Comme le dit le Mouvement Populaire du 22 mars (MP22), « il n’appartient pas à la CEDEAO, à l’Union Africaine, au Conseil de Sécurité des Nations Unies, à la France ni à aucune autre puissance étrangère de venir imposer une solution en dehors des Maliens eux-mêmes. » La CEDEAO doit répondre des graves accusations du MP22 : « la persistance de la crise politique et institutionnelle au Mali est le fait de la CEDEAO qui continue à afficher un mépris souverain pour toute solution nationale et à multiplier les gestes de provocation, de chantage et de menace contre les forces politiques qui rejettent ses diktats. La CEDEAO n’est pas à la recherche d’une solution politique nationale souveraine et durable à la crise que traverse le Mali. Bien au contraire, elle s’est totalement discréditée aux yeux de notre peuple à travers ses violations répétées de l’Accord-cadre du 6 avril, la déclaration solennelle du CNDRE du 1er avril 2012, la déclaration solennelle des forces vives du Mali à Ouagadougou les 14 et 15 avril 2012. » La CEDEAO osera-t-elle quant à elle prendre une lourde responsabilité devant l’histoire ? Si elle va au bout de son action il est indéniable que nous allons vers un putsch contre le peuple malien. C’est pourquoi, il urge pour les peuples de faire pression sur leur gouvernement pour dire: nous ne voulons pas en nôtre nom une CEDEAO dans le camp des hyènes qui prétendent faire de l’intermédiation dans l’enclos des chèvres ou des pyromanes qui « allument le feu, qui l’attisent et maintenant qui viennent jouer aux pompiers ». Ne démissionnons pas sur ce point pour ne pas trahir nos responsabilités vis à vis du peuple malien. D’autant plus que ce sera ensuite le tour de quel pays? Pour une conférence nationale souveraine au Mali ! Le Mali n’est pas une sous-préfecture de la CEDEAO ! A bas le diktat de la CEDEAO contre le peuple malien ! La CEDEAO ne peut plus être cette AOF véritable conseil d’administration des intérêts de la « communauté internationale » par l’entremise de la Françafric!
Guy Marius SAGNA
Coordonateur du M23 de Tambacounda |
Lavrov, Ministre Russe des Affaires étrangères : La Russie ne cédera pas au chantage des occidentaux sur la Syrie.
Lavrov, Ministre Russe des Affaires étrangères : La Russie ne cédera pas au chantage des occidentaux sur la Syrie.
La Russie ne soutient pas le régime de Bachar al-Assad mais prône l’application du plan Annan et l’exécution des accords de Genève, a déclaré lundi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.
Cependant certains participants de la conférence de Genève reviennent aujourd’hui sur les ententes en question en appelant au changement du régime et en soutenant l’opposition, a souligné le ministre russe.
La conférence de presse donnée par Sergueï Lavrov s’est tenue la veille de son entretien avec l’émissaire des Nations unies Kofi Annan. C’est la deuxième visite de M. Annan à Moscou. Cette fois il est venu dans la capitale russe alors que les tensions montent en Syrie et le Conseil de sécurité de l’ONU s’apprête à voter une résolution prorogeant la mission d’observation dans ce pays. Il est inadmissible d’utiliser les observateurs internationaux comme une monnaie d’échange, a insisté Sergueï Lavrov.
« A notre grand regret on observe des éléments de chantage : on nous dit que si nous ne donnons pas notre accord à l’adoption d’une résolution appliquant le Chapitre VII de la Charte des Nations unies, la mission d’observation ne sera pas prorogée. Je crois que c’est une approche contreproductive voire dangereuse. Les observateurs sont censés de donner une appréciation objective des événements ».
La Russie prône la fin de l’effusion du sang en s’adressant aux deux parties au conflit, a rappelé le ministre russe.
« Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir tant en ce qui concerne le travail au quotidien avec les dirigeants syriens que les contacts réguliers avec pratiquement tous les groupes d’opposition. Nous ne sommes du côté d’aucune des parties. Notre seul intérêt est d’éviter la déstabilisation de l’Etat syrien qui risque de détruire ce dernier en rompant l’équilibre dans la région toute entière ».
Selon Sergueï Lavrov, le gouvernement syrien se conforme aujourd’hui aux exigences de la Conférence de Genève. Ainsi Damas a proposé un négociateur pour les négociations avec l’opposition, a
souligné le ministre. Le chef de la diplomatie russe a fait remarquer que la prochaine rencontre des ministres des Affaires étrangères se déroulerait avec la participation de l’Iran et de
l’Arabie saoudite.
La déclaration de la Croix Rouge Internationale sur la situation en Syrie a fait l’objet d’une mention particulière de la part de Sergueï Lavrov. Le comité de cette organisation a qualifié ce qui
se passe en Syrie de conflit armé interne et a exigé le respect du droit humanitaire international. Selon les normes de celui-ci, le massacre des civils est qualifiable de crime de guerre.
Sergueï Lavrov a rappelé que cette qualification ne donnait cependant pas le droit d’ingérer dans les affaires intérieures d’un Etat souverain
Source : ruvr.ru
Le représentant des francafricains en larmes à ADDIS: Jean Ping fond en larme dans les bras d'Alassane Ouattara.
Le représentant des francafricains en larmes à ADDIS: Jean Ping fond en larme dans les bras d'Alassane Ouattara.

UNION AFRICAINE - ADDIS ABEBA LE 17 JUILLET 2012 - Pris sans nul doute par l"émotion voire la déception, le président sortant de la commission de l'union africaine Jean Ping se serait effondré en
larme dans les bras du président ivoirien Alassane Ouattara lundi peu après la clôture du 19ème sommet qui se tenait depuis deux jours à Addis Abéba.
La scène à en croire des proches du diplomate gabonais, se serait déroulée dans la chambre d’hôtel du président ivoirien. Ces mêmes sources qui n'hésitent à pas à critiquer ouvertement le
président gabonais Ali Bongo, pointé du doigt dans la défaite de Ping face à Zuma (voir article koaci.com : UNION AFRICAINE : Nkosazana Dlamini-Zuma remplace Jean Ping à la présidence de la
commission http://koaci.com/articles-76282 ), insisteront sur la reconnaissance de Ping envers Alassane Ouattara qui, à les en croire, aurait, sans ménager ses efforts, défendu la candidature du
gabonais.
Par Akissi Kouamé,
Source : koaci.com
Roland Dumas : Coups et Blessures
Roland Dumas : Coups et Blessures
Dans son dernier livre intitulé "Coups et blessures - 50 ans de secrets partagés avec François Mitterrand", l’ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas parle de ses souvenirs auprès de l’homme, mais aussi… (Et c’est là où l’auteur étonne et détonne), il dénonce l’ingérence israélienne dans les affaires françaises !
Pour ce faire, l’homme a dû enlever ses gants diplomatiques, et se livrer à cœur ouvert : sans un seul tabou, il parle de tout, relate tout, explique tout, sans fioriture ni faux-semblants.
Les Israéliens manipulent les services secrets français
« Les Israéliens en font à leur guise en France, et manipulent les services de renseignements français comme bon leur semble », dénonce-t-il, non sans courage. Il évoque les circonstances qui ont entouré la visite du chef de l’organisation de libération de la Palestine Yasser Arafat en France à la fin des années 80, assurant être lui-même l’architecte des relations avec le leader palestinien.
Selon lui, Mitterrand
craignait la réaction du lobby juif : « le lobby juif, comme l’appelait Mitterrand, œuvrait ardemment. Les pressions étaient très fortes lorsque j’ai annoncé que je comptais rencontrer
Arafat durant sa visite au parlement européen en septembre 1988. J’ai obtenu du président Mitterrand après de pénibles tractations la permission de l’accueillir. Après m’avoir répété ses mises en
garde, il m’a dit :« Bon d’accord, mais tu en assumeras la responsabilité »…peut-être voulait il insinuer par-là ma démission si les choses tournaient mal ».
Et d’ajouter : « J’ai toujours été fidèle au principe d’équilibre instauré par le général de Gaule au Moyen Orient ».
Les révolutions arabes auront un impact fort sur Israël
Dans son ouvrage paru le mois d’avril dernier, le diplomate français estime que les révolutions arabes sont l’événement le plus important après celui la fin du colonialisme et celui de la chute du mur de Berlin, et leur impact sur Israël sera formidable.
Mais d’après lui, l’Égypte est en train de payer le prix de l’humiliation qu’elle a fait pâtir au peuple Palestinien, et ce de par son laxisme avec les Américains et les Israéliens.
Bachar El Assad est un homme charmant
L’ancien ministre
français des affaires étrangères s’est longuement attardé sur la Syrie.
Il a révélé avoir visité l’ancien président syrien Hafez Al Assad en 1992 sur une suggestion de Shimon Perez qui était alors chef de la diplomatie israélienne.
Rapportant leur longue discussion qui a porté sur le Liban, durant laquelle Assad s’est attelé à lui expliquer que le Liban est une terre syrienne et que les problèmes sont dus aux Britanniques et aux français qui ont opéré un partage injuste, Dumas affirme qu’il sentait qu’Assad voulait par là le taquiner sans aller pour autant jusqu’à mettre en question les frontières léguées par le colonialisme.
« Bien au contraire, c’est une chose qu’il a refusée, lorsque certains leaders maronites le lui ont suggérée, comme l’a rapporté Karim Bakradouni », un ancien responsable des Phalanges-les Kataëb. Indiquant avoir aussi connu le président syrien actuel Bachar ElAssad, il le qualifie « d’homme charmant qui détient un esprit plus ouvert que celui de son père, un esprit pétillant, qui ne récuse pas les questions embarrassantes », estimant que les israéliens se trompent de ne pas négocier avec lui.
Pas d’armes nucléaires en Iran
Roland Dumas a consacré un chapitre
important à l’Iran, qu’il a visité plusieurs fois pour y rencontrer son ancien homologue Ali Wilayati et l’ancien président Ali Akbar Hachémi Rafsanjani. « La bombe nucléaire iranienne est à
mon avis à l’instar des armes de destructions massives de Saddam Hussein. C’est-à-dire que je n’y crois pas. Tout ce qui se passe n’est que de l’intoxication.
Les tergiversations de la politique française sont dues à des immixtions aux origines connues », a-t-il signifié, signalant que la présence d’Israël aux portes rend toute analyse différente suspecte. Dumas défend le point de vue iranien qui explique la nécessite d’édifier des réacteurs nucléaires pour des besoins énergétiques vu que leur stock en pétrole devrait tarir dans 60 ans.
« Ce qui est vrai est que les Iraniens veulent poursuivre leur programme nucléaire civil et que tous les rapports indiquent qu’il n’y a pas d’armes nucléaires », conclut-il.
Les otages français et l’avenir de Chirac
Dumas a également évoqué l’affaire des otages français détenus au Liban au milieu des années 80 du siècle dernier, incombant le retard de leur libération à l’intrusion de Jacques Chirac et de son
équipe dans les négociations menées entre Mitterrand et les Iraniens. Il y dévoile
que Chirac qui en était au summum de sa campagne électorale a accordé aux Iraniens un marché plus
séduisant pour que leur libération soit effectuée grâce à lui, et ce en faveur de son avenir politique.
Roland Dumas n’hésite pas révéler son parcours personnel, sa vision politique et ses choix de vie, en tant que résistant, sympathisant, ancien journaliste, avocat réputé, député, dandy, ministre puis président du Conseil constitutionnel.
Il évoque son militantisme pour la défense des militants algériens du Front de libération dans les années 60.
Source : Al-Manar
DE LA NECESSITE DE SE POLITISER de EMENE MPACKO Jasmine Cyrielle
DE LA NECESSITE DE SE POLITISER de EMENE MPACKO
Jasmine Cyrielle

Alors pourquoi est ce que je parle de nécessité et de politique dans la même phrase?
"Just Because you don't take an interest in politics doesn't mean that politics won't take an interest in you
! " Pericles (430 bc)
C’est tout simple. Nous sommes nombreux nous les jeunes qui avons des ambitions. Nous sommes tous pavés de bonnes intentions pour nos pays respectifs. Nous voulons “changer les choses”. Nous
voulons faire de notre pays un pays émergent, et ce le plus tot possible. Nous voulons laisser la trace de notre passage sur terre. Nous voulons être celui ou celle qui aura redoré le blason de
son pays africain auprès de la communauté internationale. En d’autres termes, nous voulons faire briller l’Afrique. Mais que faisons nous au fond pour tout changer? Comment pensons nous avoir un
réel impact sur le cours des évènements si on regarde tout se faire de l’extérieur?
Il y a quelques semaines on me demandait pourquoi j’ai changé? Pourquoi je publie autant d’articles sur l’actualité politique sur mon facebook. En fait j’ai décidé de partager ma passion tout
simplement. Pour moi c’est une passion mais aussi une obligation, l’obligation de s’engager. Je suis d’avis que pour faire bouger des lignes, il faut faire partie de ces lignes, au risque d’y
laisser quelques plumes. La politique c’est un engagement personnel certes mais c’est un investissement dans l’avenir de nos descendants, et une autre façon d’écrire l’histoire.
Si vous pensez que la politique est trop mystique, qu’il faut des rites spéciaux, ou avoir fait des études en Sciences Politiques, je vous dirai que vous vous trompez lourdement. Politiser c’est
agir. Ne pensez pas qu’on n’agit pas en parlant ou en écrivant. Au contraire, ce sont les seuls moyens qu’on a de faire changer certaines choses dans notre pays, dans notre continent, il faut
donner son avis. Dire ce qu’on pense de tout ce qui se passe. De plus il faut proposer des solutions aux problèmes de son pays. Faire de la politique ce n’est pas juste avoir un poste, rouler
dans de belles voitures, se faire appeler “son excellence” et être craint pour sa position. NON. C’est se donner pour une cause à laquelle on croit, sans jamais chercher les honneurs. C’est se
dévouer pour le bien du plus grand nombre. Faire de la politique ce n’est pas seulement être Président de la République. C’est agir pour le bien de sa communauté, que ce soit un village, un
district, un département. Il faut commencer autour de soi. Commencer par agir près de nous. L’association de plusieurs impacts locaux permet l’émergence d’un pays et le progrès au niveau
national.
Certes c’est une activité ingrate tout comme être enseignant. Parfois on oublie vite ce que vous faites de bien pour se concentrer sur vos échecs. Mais gardez à l’esprit qu’un esprit altruiste ne
demande pas son reste. Il agit envers et contre tous parfois pour le bien du plus grand nombre. Dans un de mes poèmes, je dépeignais une image un peu négative de la politique. Mais c’est l’image
de la politique africaine de nos jours, c’est l’image que certains jeunes ont de nos dirigeants. En Afrique j’aime à croire qu’on ne fait pas réellement de politique, on fait de la propagande. Il
faut se réapproprier ce domaine. Ce n’est pas seulement pour les vieux de 80 ans, c’est pour tout le monde. Et l’image du profane est révélatrice de la distance créée pour éloigner la population
des vraies questions. Pour dissuader les jeunes de s’impliquer car la jeunesse est la force. Elle est l’avenir. Si elle s’en donne les moyens, elle peut faire mille fois mieux que ses
prédécesseurs.
Bien sûr il faut avoir les moyens de sa politique comme on dit. Il faut donc travailler, ensemble, acquérir une certaine crédibilité, entreprendre, poser des actes concrets, avoir une vision,
avoir confiance en soi. Je ne demande à personne de faire ce qui ne lui plait pas. Je demande à tous de vous intéresser à ce qui sera garant de votre avenir. Si un régime devient subitement
dictatorial sans que vous n’ayez eu votre mot à dire c’est parce que vous l’aurez voulu. Je vous demande d’essayer de mettre votre grain de sel. D’essayer d’agir au mieux selon vous. Bien sûr
tout le monde ne sera pas toujours de votre avis, mais on a besoin de tous pour avancer, opposants comme partisans.
Le changement ne viendra pas de l’au delà, il est en nous. Le changement dépend de nous tous. Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez vous ce que vous pouvez faire
pour lui. Impliquez vous.
Montréal, le 17/07/2012
J.E.M.
Jasmine Emene Mpacko
Vol des nouveau-nés dans les hôpitaux du Cameroun. Mr. Luc BANEMECK invité de L'ENTRETIEN DU JOUR LUNDI 21 MAI 2012 sur Télésud
Vol des nouveau-nés dans les hôpitaux du Cameroun.
Mr. Luc BANEMECK invité de L'ENTRETIEN DU JOUR LUNDI 21 MAI 2012 sur Télésud.
http://www.youtube.com/watch?v=zpSt2sKGh4A&feature=results_video&playnext=1&list=PLF9F62016E84FA8C4
Cameroun : Affaire de l'avion présidentiel: L'argent est aux îles Vierges Britanniques.
Cameroun : Affaire de l'avion présidentiel: L'argent est aux îles Vierges Britanniques.

Où fut créée Sg Avipro, l'une des sociétés écrans appartenant, selon certaines sources, au fils du milliardaire de Bandjoun.
L'affaire de l'avion présidentiel ou mieux l'affaire de l'argent de l'avion
présidentiel va encore pendant longtemps faire des vagues. L'acquisition du BBJ devait coûter la bagatelle de 65 millions US$. L'Etat du Cameroun avait débloqué une avance de 31 millions US$. Une
partie de cet argent avait été envoyée comme avance à Boeing et l'autre avait alors pris la direction des îles vierges Britanniques, siège de la société Sg Avipro.
Créée en 2003 dans les îles sus évoquées, la société Sg Avipro appartiendrait à Yves Michel Fotso et M Shanmuga Rethenam de nationalité Indo-Singapourienne. Certains rapports font état de ce que
M. Yves Michel Fotso, Administrateur Directeur Général de Camair, contrôlait aussi GIA qui avait été capitalisée à 100% avec l'argent public camerounais. L'argent ainsi transféré aurait permis à
Avipro d'acquérir des aéronefs qui seront plus tard loués à la Camair. Devenu un prestataire de services privilégié, Avipro va se faire énormément d'argent sur le dos de la Camair au moyen de
règlement des factures de location d'avions.
AVIPRO exige 20 milliards
C'est ainsi que sur la base d'un contrat signé le 7 novembre 2001 entre la Camair et Gia, la société Sg Avipro a saisi le tribunal arbitral de New York en 2004 en vue d'obtenir la condamnation de
Camair à lui payer 38 millions US$ (20 milliards F Cfa). En juin 2004, cette société a retiré sa demande et réintroduit une nouvelle sur la base d'un faux contrat antidaté au 25 juin 2002 conclu
entre la Camair et Shanmuga Rethenam, ou Avipro Finance.
En 2005, le tribunal fédéral de New York avait donné 6 mois à la Camair pour qu'elle réunisse et fournisse les preuves soutenant sa contestation de la validité du contrat querellé. Yves Michel
Fotso qui n'était ni partie au procès ni invité, a adressé au dit tribunal une déclaration sous serment dans laquelle il soutenait la validité du contrat, assurant ainsi la condamnation de la
Camair à subir la procédure d'arbitrage. Dans quel intérêt l'Administrateur directeur général de la Camair agissait-il ainsi? Certainement pas au profit de la société nationale de transport
aérien dont il avait la charge.
Yves Michel Fotso aurait rompu ce contrat en octobre 2002 avec transfert de tous les actifs de SG AVIPRO vers la société Irlandaise TLL (Treasury Leasing Limited).
La SUISSE recherche Yves Michel FOTSO
Il faudrait relever que l'ex Adg de la Camair à qui l'on impute le détournement des 31 millions US$ fut dénoncé, puis inculpé en Suisse en 2005 dans l'enquête "Kourata".
Dans le même ordre d'idées, le cabinet Kroll mandaté par la Société Financière Internationale (SFI) pour mener une mission d'information sur Yves Michel FOTSO, avait relevé la gestion calamiteuse
de ce dernier. Autant de raisons et bien d'autres qui auraient suggéré à Proparco et la DEG (partenaire historique de la CBC) d’arrêter tout investissement dans la CFH, vraisemblablement parce
que ses dirigeants estimaient que la CBC avait une activité spéculative et un manque de contrôle interne qui ne correspondaient pas à leurs pratiques.
La question essentielle qui préoccupe désormais l'immense majorité des Camerounais est celle de savoir comment rentrer en possession de cet argent, dès lors que l'on a pu identifier les traces et
les divers personnages ayant collaboré à la réalisation de cette opération maffieuse? De l'avis de certains, la négociation entamée entre certains cercles du pouvoir et l'entourage d'Yves Michel
Fotso d'une part et la saisie des biens de ce dernier d'autre part, participeraient de cette volonté de récupérer les sommes qui ont ainsi été détournées. La procédure de rapatriement des fonds
est certes complexe, pourvu qu'elles soient menées par des experts aguerris en la matière.
L'ex-directeur général de la Société de Recouvrement des Créances, Emmanuel Etoundi Oyono n'a-t-il pas réussi l'exploit de faire revenir près de 7 milliards FCFA qui étaient planqués aux îles
Cayman!
ParLewis Medjo
Source : La Détente Libre
Le clan des Francafricains en perte de vitesse au sein de l’Union Africaine suite à l’élection triomphale de Mme Nkosazana Dlamini Zuma au poste de présidente de la commission.
Le clan des Francafricains en perte de vitesse au sein de l’Union Africaine suite à l’élection triomphale de Mme Nkosazana Dlamini Zuma au poste de présidente de la commission.
Mme KosanZana D. Zuma Mr jean Ping
Enfin la présidente de l’union Africaine a été choisie après plusieurs mois de bataille occulte et farouche des franc-africains qui voulaient reconduire leur champion le franc-africain Jean Ping comme président de la commission.
Au premier tour du scrutin Mme KosanZana D. Zuma a obtenu 27 voies et Mr jean Ping 24, aucun n’ayant obtenu les 2/3 requises pour devenir le prochain président, un deuxième tour a eu lieu. Mme NDZ a obtenu à l’issue de ce tour 29 voies et Mr Ping 24, puis un troisième tour, 29 pour Mme NDZ et 22 pour Monsieur Ping. Dès le troisième tour les franc-africains ont complètement perdu espoir.
Au 4ème tour, leur champion a jeté l’éponge en renonçant au profit de Mme NDZ qui a pu obtenir 37 voies, soit les 2/3 requises pour devenir la présidente de l’Union Africaine.
Le choix de Mme NDZ est une bonne nouvelle pour l’Afrique, car le bilan des franc-africains est totalement négatif et terrible. Ces derniers ont ramené l’Afrique 50 ans en arrière.
Autorisation de l’attaque de la Cote d’ivoire par les forces françaises
Autorisation de l’attaque de la Libye par les forces anti-panafricaines
Autorisation de la destruction de Tombouctou par les barbares.
La présidence franc-africaine a été marqué par la destruction de l’idéal panafricain en tuant dans l’œuf son champion le colonel Kadhafi.
On espère qu’avec la nouvelle présidente en collaboration avec les Africains qui veulent le progrès du continent, l’Union Africaine ne sera plus ce machin au service des intérêts étrangers et contre les intérêts de l’Afrique.
Par Mbombog Ntohol
Pourquoi les services secrets russes soutiennent Damas.
Pourquoi les services secrets russes soutiennent Damas.
Une source sécuritaire russe explique pourquoi Moscou refuse de laisser tomber le président syrien Bachar Al-Assad.
«Nous avons compris», semble dire Poutine
Une source sécuritaire russe explique pourquoi Moscou refuse de laisser tomber le président syrien Bachar Al-Assad. Cette source révèle
des détails de premier ordre sur les tenants et aboutissants de la guerre civile syrienne qui a fait plus de 16 000 morts en un peu plus d’une année. Les explications de cette source montrent que
ce qui se passe dans ce pays est loin d’être une simple revendication démocratique, même si le peuple syrien aspire effectivement à la liberté et à la fin d’un régime
monolithique suranné, bien que moins archaïque que les monarchies du Golfe qui soutiennent la rébellion armée.
L’officier des services secrets russes, qui a séjourné récemment en Syrie, indique que le moral des troupes syriennes «n’est nullement atteint» et que l’armée
agit selon un plan bien déterminé, la priorité étant donnée actuellement, explique cette source, au «nettoyage des axes qui relient les grandes agglomérations entre elles et des villes
frontalières où se trouvent des poches d’insurgés». Cette tactique permet à l’armée régulière de «maîtriser la situation parfaitement à l’intérieur du pays». Parallèlement à l’action
militaire, le pouvoir en place ouvre la voie du dialogue avec l’opposition interne «qui obtient tout ce qu’elle demande» pour discréditer le Conseil national syrien miné par les
dissidences et sujet à des critiques tous azimuts.
Le plan des Etats-Unis en Syrie est voué à l’échec, ajoute l’agent secret russe, qui souligne que la question syrienne est désormais «entre les mains des services secrets et de
l’armée russes», deux institutions qui «ont joué un rôle stratégique dans la désignation du président Poutine et qui dictent la politique étrangère du pays». «Aussi, la guerre qui se déroule en
Syrie est-elle perçue par Moscou comme une guerre américaine contre les intérêts directs de la Russie», relève l’officier des services secrets russes, pour qui «les événements de Syrie relèvent
de la sécurité nationale russe». D’où le feu vert du Kremlin à Bachar Al-Assad pour «éradiquer l’opposition armée». Mais cette démarche est ralentie par la présence des opposants armés au sein de
la population prise en otage et qui sert de bouclier. Les pertes en vies humaines et les dégâts subis par les infrastructures sont très élevés, mais «Damas n’a pas le choix», explique encore la
source russe : «C’est soit la destruction totale de la Syrie par la CIA à travers les groupes qu’elle arme et dirige à partir d’un PC situé au Liban et appartenant aux services secrets
jordaniens, soit une guerre sans merci pour faire échec au plan américain quels que soient les dégâts collatéraux.»
A la question : «Les insurgés sont-ils des révolutionnaires ?», la source répond que ce qui arrive en Syrie est une aberration : «Est-il imaginable que des Palestiniens de Ghaza demandent
l’intervention de l’armée israélienne pour les libérer du gouvernement Hamas ?» s’est-elle interrogée, sceptique. Parlant de l’armée syrienne, la source russe signale qu’aucun bataillon
ne s’est retourné contre la hiérarchie militaire et qu’aucun soldat n’a retourné son arme contre ses camarades.
La source russe rapporte également que les Américains ont balancé 30 000 hommes armés syriens et étrangers pour mener une offensive contre la capitale Damas, mais l’opération a
échoué. Ces hommes sont répartis entre plusieurs villes syriennes, mais le plus gros des effectifs se trouvent à Douma (12 000 hommes). Les Etats-Unis ont définitivement perdu la
bataille de Damas, affirme enfin l’officier russe.
2012, année de tous les périls ? par Joseph Stiglitz.
2012, année de tous les périls ? par Joseph Stiglitz

Joseph Stiglitz commente les récents déboires de l’économie états-unienne, qui sonnent comme un réveil pénible pour les tenants du « rêve américain ». C’est grâce au statut particulier du dollar que Washington jouit encore d’une autorité disproportionnée au regard de ses capacités économiques objectives. Jusqu’à présent, les États-Unis réussissaient à dissuader militairement toute contestation de leur rente. Néanmoins leur position est de moins en moins tenable, que ce soit moralement ou militairement, face aux puissances émergentes. Dans cette perspective, le double véto russe et chinois du 4 février sonne comme un rappel au principe de réalité. Un rééquilibrage est inéluctable, et c’est aux conséquences géopolitiques de ce réajustement économique que nous allons assister en 2012 selon le prix Nobel d’économie.
source : RÉSEAU VOLTAIRE | 13 FÉVRIER 2012
2011 restera l’année au cours de laquelle beaucoup d’Étasuniens, pourtant généralement optimistes, ont commencé à perdre espoir. Le président Kennedy avait déclaré que la marée montante soulève tous les bateaux ; mais maintenant qu’elle descend, les Étasuniens réalisent que non seulement les plus gros bateaux ont eu la chance d’être portés bien plus loin, mais que les plus petits ont été réduits en morceaux.
Pendant une courte période, des millions de personnes pensaient à plus ou moins juste titre qu’elles pouvaient peut-être réaliser le « rêve américain ». Maintenant ce rêve aussi s’efface. Les Étasuniens qui avaient perdu leur emploi en 2008 ou 2009 ont épuisé toutes leurs économies en 2011. Ils n’ont plus droit au chômage. Les gros titres des journaux annonçant de nouvelles embauches, mais pas suffisamment pour accueillir les nouveaux entrants sur le marché du travail, n’ont guère de sens pour les chômeurs âgés de 50 ans sans grand espoir de retrouver jamais un travail.
Les gens d’âge moyen qui pensaient qu’ils ne resteraient que pendant quelques mois sans emploi réalisent maintenant qu’ils ont été mis en fait à la retraite de force. Les étudiants nouvellement diplômés qui doivent rembourser des prêts d’étude s’élevant à des dizaines de milliers de dollars ne trouvent pas de travail. Des personnes qui ont dû demander l’hospitalité à des parents ou amis sont devenues SDF. Les maisons achetées lors du boom immobilier et remises sur le marché n’ont pas trouvé acquéreur ou ont été vendues à perte. Plus de sept millions de familles américaines ont perdu leur maison.
Le talon d’Achille du boom financier de la dernière décennie est maintenant apparent en Europe aussi. Les hésitations sur la conduite à tenir à l’égard de la Grèce et le choix de l’austérité par les principaux pays du continent ont coûté cher à l’Europe l’année dernière. L’Italie a été frappée par la contagion. En Espagne, le chômage qui se rapprochait déjà de 20 % au début de la récession a continué à progresser. On a même commencé à envisager l’impensable : la fin de l’euro.
Cette année pourrait être encore pire. On ne peut exclure que les USA résolvent leurs problèmes politiques et finissent par adopter les mesures de stimulation économique nécessaires pour ramener le taux de chômage à 6 ou 7 % (viser le taux d’avant-crise de 4 ou 5 % est sans doute trop ambitieux). Mais c’est tout aussi improbable que de voir l’Europe arrêter de considérer l’austérité à elle seule comme la mesure qui lui permettra de résoudre ses problèmes, alors qu’elle va exacerber le ralentissement économique. En l’absence de croissance, la crise de la dette et celle de l’euro s’aggraveront. Et la longue crise amorcée par l’éclatement de la bulle immobilière en 2007 et la récession qui a suivi vont se prolonger.
Les principaux pays émergents qui ont réussi à échapper aux tempêtes de 2008 et 2009 pourraient avoir quelques difficultés pour faire face aux problèmes qui se dessinent à l’horizon. Le Brésil est déjà en panne de croissance, ce qui alimente l’anxiété de ses voisins d’Amérique latine.
Il faut compter aussi avec les problèmes à long terme tels que le réchauffement climatique, les autres menaces environnementales et l’accroissement des inégalités presque partout. Certains de ces problèmes s’aggravent, tandis qu’un chômage élevé pousse les salaires à la baisse et aggrave la pauvreté.
Reste cependant un aspect positif : la résolution des problèmes à long terme faciliterait la résolution des problèmes à court terme. L’accroissement des investissements pour adapter l’économie au réchauffement climatique stimulerait la croissance et la création d’emplois. Une fiscalité plus progressive et redistributive réduirait les inégalités et le chômage en relançant la demande. Une imposition plus importante à l’égard des plus fortunés permettrait de financer les investissements publics nécessaires et d’accorder une protection sociale à ceux qui sont au bas de la pyramide des revenus, notamment les chômeurs.
Une hausse équilibrée des revenus fiscaux et des dépenses publiques diminuerait le chômage et augmenterait la production sans creuser nécessairement le déficit budgétaire. Le risque est cependant de voir la politique et les considérations idéologiques des deux cotés de l’Atlantique (mais sans doute davantage aux USA) bloquer toute tentative en ce sens. La fixation sur le déficit va conduire à une réduction des dépenses sociales, ce qui augmentera les inégalités. Bien qu’elle soit manifestement contre-productive (notamment quand le chômage est élevé), la priorité constamment donnée à l’offre empêchera d’accroître la fiscalité des plus riches.
Même avant la crise, un rééquilibrage du pouvoir économique mondial était déjà en cours – la correction d’une anomalie historique de 200 ans durant lesquels la part de l’Asie dans le PIB mondial a dégringolé de prés de 50 % à un minimum inférieur à 10 %. En Asie et dans d’autres pays émergents, l’engagement pragmatique en faveur de la croissance se démarque sans ambiguïté des mesures mal inspirées de l’Occident, qui sous l’influence de l’idéologie et d’intérêts particuliers peut donner l’impression de s’engager contre la croissance.
Aussi le rééquilibrage économique mondial va-t-il très probablement s’accélérer, entraînant des tensions politiques. Étant donné les problèmes auxquels est confrontée l’économie mondiale, nous aurons de la chance si elles ne se manifestent pas au cours des 12 prochains mois.