Cameroun : Roger MILLA EST FRANCAIS, ET PUIS QUOI?
Roger Milla la légende vivante du football camerounais, Africain et mondial.
Moi qui croyais qu'il était aussi américain, australien, chinois, en même temps que malien, sénégalais, sud-africain. Le jour ou dans notre pays nous comprendrons que la valeur d'un être humain ne se mesure pas a son passeport mais a sa volonté et a son courage (deux choses que Milla a, Le passeport n'est qu'un bout de papier - la nationalité aussi, soit dit en passant, apportée chez nous par les français, justement. Nous sommes plus grands que ca!
Par Patrice Nganang
Sarkozy battu KO sur France2 par Hollande.
Sarkozy battu KO sur France2 par Hollande.


Hollande sûr de lui face à un Sarkozy pugnace sur France 2
François Hollande et Nicolas Sarkozy ont réaffirmé les principales propositions de leur programme et ont également précisé leur position sur des questions d'actualité, jeudi soir, lors de l'émission "Des paroles et des actes", diffusée sur France 2. Les deux finalistes n'ont pas débattu ensemble - ce qu'a de nouveau regretté M. Sarkozy - mais se sont succédé sur le plateau, chacun pendant une durée de 45 minutes environ.
Relire le live du Monde.fr sur l'émission
Le candidat PS, qui passait le premier, s'est efforcé de se poser en opposition à son adversaire et d'apparaître aussi "présidentiel" que possible, même s'il a parfois donné l'impression d'esquiver. En face, le président sortant a joué à fond la carte du "challenger", qui confinait parfois à l'agressivité.
Les électeurs du FN
Le président candidat a justifié le ton de sa campagne, très à droite, pour convaincre les électeurs du Front national de voter pour lui. "Les électeurs de Marine Le Pen ne sont pas d'extrême-droite", a-t-il assuré. "Ils ont émis un vote de crise", selon lui, jugeant "normal" de "pouvoir parler" à ces Français.
Définissant le FN comme "un parti autorisé à se présenter", à la nuance qu'il "conteste un certain nombre de valeurs de la République", M. Hollande a fait valoir que lui n'avait pas "pas besoin de parler comme le Front national" pour tenter d'amener les électeurs de Marine le Pen à voter pour lui. "Je ne suis pas dans une course folle qui conduit les électeurs qui doutent à aller encore vers le Front national", a-t-il poursuivi. Alors qu'on lui faisait remarquer qu'il tente de séduire ces électeurs comme son adversaire, M. Hollande a lancé : "C'est sur les arguments que la différence se fait. Je n'ai pas besoin de parler comme le FN pour convaincre ces électeurs." "Je ne veux pas faire de l'immigration un sujet d'affrontement".
Sur l'immigration
Pressé d'exprimer "une conviction" sur l'immigration, M. Hollande donné l'impression de peiner à répondre, et de s'agacer de la répétition de la question "Y a-t-il trop d'étrangers en France ?" - comme l'avait dit M. Sarkozy avant le premier tour - posée d'emblée.
Soulignant que "nous devons avoir des règles", il a répété qu'il "n'expulserait pas d'étrangers venus légalement" sur le territoire, et n'a pas fait de propositions nouvelles, tout en prenant toutefois un ton plus ferme pour assurer qu'il expulserait les sans-papiers. "Les étrangers qui sont en situation irrégulière seront reconduits à la frontière", a-t-il affirmé. "Je ne peux être plus clair."
Face à lui, Nicolas Sarkozy a martelé ses propositions, réduction par deux de l'immigration légale notamment, sans faire de nouvelles promesses.
Sur le cannabis
Interrogé sur les propos de son conseiller sécurité, François Rebsamen, ayant indiqué qu'il voulait assouplir la législation sur la pénalisation du cannabis, M. Hollande a une nouvelle fois tenu un discours de fermeté. Jugeant que "la repression est nécessaire", il a affirmé que "le cannabis doit rester un interdit donc la pénalisation est nécessaire. Rien ne changera de ce point de vue." Une position plus répressive que lors de la primaire PS, où il évoquait un "débat européen" sur la question.
L'affaire du policier mis en examen
Les deux candidats ont également été interrogé sur la mise en examen d'un policier soupçonné quant aux conditions dans lesquelles il a abattu un délinquant multirécidiviste lors d'une interpellation. Sur ce sujet, François Hollande s'est dit opposé à la proposition formulée par son adversaire dans la journée, qui a repris une vieille idée de Marine Pen en se disant pour la présomption de légitime défense. "Je ne suis pas favorable par principe à toute annonce de législation nouvelle quand il se passe un incident ou un fait divers", a précisé M. Hollande. "Nous avons trop souffert ces dernières années pour que je réédite cette expérience", a-t-il poursuivi, assurant : "S'il y a une nécessité de corriger, nous le ferons dans la concertation" .
M. Sarkozy a réaffirmé sa proposition, expliquant que "ces policiers, avec une présomption de légitime défense, seraient mieux protégés". Il a aussi assuré se sentir responsable des fonctionnaires de police, de la gendarmerie ou des douanes "qui risquent leur vie pour nous protéger". "Fallait-il que le policier en cause attende d'être blessé par une arme à feu pour réagir ?"
Le candidat UMP a souligné que sa proposition de "présomption de légitime défense" ne visait pas pour autant à "donner un permis de tirer à un gendarme ou à un policier", en référence à des propos de M. Guéant, tenus en janvier. Le ministre de l'intérieur avait dit qu'accorder cette "présomption de légitime défense", une proposition issue du FN, reviendrait à accorder aux policiers un "permis de tirer".
La perpétuité réelle pour les condamnés
Nicolas Sarkozy s'est dit d'accord avec une autre proposition de Mme Le Pen incluse dans son projet présidentiel de "perpétuité réelle pour certains délits". Alors qu'on lui demandait s'il approuvait cette proposition, le président-candidat a répondu: "Ca ne me choque pas".
"Pourquoi voulez-vous que, parce que Mme Le Pen dit 'un fauve, un monstre doit rester en prison pour protéger la société', je devrais donc dire [que] c'est faux, me boucher le nez parce que c'est elle qui le dit ? C'est le contraire de la démocratie", s'est-il justifié.
Sur le chômage
"Le président sortant avait dit qu'il serait jugé sur le taux de chômage, il le sera. Il avait promis de le ramener à 5 %, il sera à 10 %", a lancé M. Hollande, selon lequel "le constat est implacable" pour M. Sarkozy. "Il y a une progression du chômage, elle est considérable sur les cinq dernières années, plus de 33 %, et ça touche et les jeunes et les seniors et avec une aggravation même pour le chômage de longue durée", a-t-il souligné. "Je ne laisserai pas dire qu'il y a du vrai travail et du faux chômage. Il y a du travail qui mérite d'être valorisé et du chômage qui mérite d'être combattu", a-t-il encore déclaré pour marquer son opposition avec la formule de "vrai travail" employée par M. Sarkozy pour annoncer sa volonté faire du 1er-Mai un rassemblement où seraient présents ses partisans.
M. Sarkozy a d'ailleurs fait son mea-culpa sur cette expression. "Sur le vrai travail, ce n'est pas une expression heureuse (...) Je voulais dire une vraie fête du travail, c'est-à-dire avec les travailleurs sous statut et les travailleurs dans le privé", a-t-il admis, asssurant qu'il ne "reprendrait pas" cette expression, alors que le chômage est à la hausse pour le 11e mois consécutif. "Celui qui travaille et qui cotise doit gagner plus que celui qui ne travaille pas et ne cotise pas", a-t-il martelé, avant de répéter ses propositions d'obligation de formation pour les chômeurs : "Je changerai le mode de formation professionnelle en profondeur avant la fin de l'année 2012".
Sur l'Europe
M. Hollande, qui souhaite la renégociation du Traité européen afin d'y ajouter un "pacte de croissance", indispensable selon lui pour relancer l'économie dans l'Union européenne, a tenté de montrer sa volonté de négocier coûte que coûte avec l'Allemagne sur ce point précis. "Je ne suis pas pour la chaise vide. Quand une chaise est devant moi, je l'occupe", a-t-il dit en référence à la renégociation du traité européen, affirmant que ce qu'il demande sur le sujet "doit être possible" par la négociation. "Ce n'est pas l'Allemagne qui va décider pour l'ensemble de l'Europe", a lancé M. Hollande à Angela Merkel qui ne veut pas renégocier le pacte fiscal européen.
A front renversé, Nicolas Sarkozy a pris ses distances avec Mario Draghi, le président de la BCE, qui a apporté un soutien à son adversaire PS en jugeant qu'il fallait que l'Europe intègre une stratégie de croissance. "Mon bréviaire, ce n'est pas le président la BCE qui le fixe", a jugé Nicolas Sarkozy, qui plaidait pourtant sur une meilleure convergence franco-allemande.
Les mea culpa de Sarkozy
Interpellé sur sa "tendance aux arrangements avec la vérité, avec les faits", M. Sarkozy a expliqué pourquoi il avait affirmé à tort être allé à Fukushima, au Japon, après le tsunami de 2011 avec sa ministre de l'écologie d'alors, Nathalie Kosciusko-Morizet. "Naturellement que je ne pouvais pas y aller parce qu'il y avait un périmètre de sécurité - même Nathalie n'y a pas été - qui était 30 kilomètres autour", a admis M. Sarkozy.
Moins attendu, M. Sarkozy a fait aussi un autre "mea culpa", selon ses propres mots. "Ce n'est pas normal que les ministres puissent être maires ou présidents d'exécutif. Quand on est ministre, on ne doit faire que ça", a-t-il dit.
Sur Mélenchon
Le candidat PS a ausi indiqué qu'il avait adressé "un message de remerciements" à Jean-Luc Mélenchon après sa déclaration "claire, simple" après le premier tour de la présidentielle pour un vote à gauche. Il a aussi souligné que le candidat du Front de gauche n'avait "pas posé de conditions particulières". "Il a dit 'je veux qu'il y ait le changement', ça ne veut pas dire qu'il viendra demain gouverner avec moi, ce sera sa responsabilité et je ne veux surtout pas forcer qui que ce soit."
Sur les législatives, M. Hollande s'est déclaré d'accord avec l'idée d'une entente avec le Front de gauche dans les circonscriptions où le Front national est bien placé, répondant ainsi positivement à une demande en ce sens de M. Mélenchon. "Lorsqu'il y a un risque d'élimination de la gauche aux élections législatives, de nous mettre ensemble dès le premier tour, ça peut arriver dans certaines circonscriptions, je suis tout à fait d'accord avec cette démarche", a-t-il déclaré.
Interrogé sur la lettre que lui a envoyé le président du MoDem, M. Hollande a lancé : "Je ne suis pas dans une entreprise de négociation. J'ai du respect pour François Bayrou. Il n'est pas de gauche, il n'est plus de droite", avant de lister les points d'accord avec le centriste : l'éducation, l'héritage du Conseil national de la résistance.
Le candidat PS a aussi rappelé qu'il était "d'accord avec Bayrou sur la moralisation de la vie politique". Il a répété qu'il était favorable à "la suppression du statut pénal du chef de l'Etat" qui empêche actuellement les poursuites durant le mandat du président, affirmant qu'il ne voulait "aucune protection" pour des "actes antérieurs" à la prise de fonction. "Ce qui a été fait avant de devenir président doit pouvoir être soumis aux tribunaux", a-t-il dit. "Un élu condamné pour des faits de corruption ne pourra pas se présenter au suffrage universel pendant 10 ans", a-t-il aussi ajouté.
M. Hollande a par ailleurs rappelé la règle qu'il a fixée à l'égard de ses partenaires s'il est élu : "Ceux qui auront appuyé ma candidature pour le second tour seront dans la majorité présidentielle". "Ensuite, il y a une majorité parlementaire qui se constituera dans les élections législatives. Ceux qui voudront gouverner viendront, mais sur la base du projet que j'ai présenté".
Source : le monde
Cameroun : Certains africains ne veulent pas la mort de la françafrique...
Certains africains ne veulent pas la mort de la françafrique, selon Bruno Gain, Ambassadeur de France à Yaoundé. «La françafrique n'est pas morte... mais elle est moribonde».
Bruno
Gain, Ambassadeur de France à Yaoundé
ce qui est bien vivace, c'est un nouveau type de partenariat entre la France et les pays africains : un partenariat équilibré et solidaire ; un partenariat débarrassé des scories du passé tout en assumant pleinement une histoire partagée ; un partenariat soucieux de promouvoir le développement du continent, Et cette Françafrique-là, nous l'assumons pleinement. Diplomatiquement vôtre!
Circulez. Pas de grandes déclarations ici. Aurait pu dire trivialement un des deux majordomes suivant,
en retrait, l'entretien entre le chef de la mission diplomatique française à Yaoundé et les journalistes du Quotidien Le Messager ce vendredi 20 avril 2012 à la résidence de France au
Plateau Atemengue à Yaoundé. Mais le deuxième conseiller d'ambassade, Laurent Touzard, qui suivait de près cette interview, comme de nombreux lecteurs du Messager rompus à la
tâche diplomatique, aux relations internationales ou même aux enjeux géostratégiques, trouveront, sans doute, dans cette transcription d'une heure et trente minutes d'échange avec Bruno
Gain, du grain à moudre. Ou, du moins, des pistes pour scruter les relations, bientôt centenaires, entre la France et le Cameroun. Car le plénipotentiaire de Paris à Yaoundé depuis le 16
juillet 2009 n'a éludé aucune question des journalistes... Même pas celles liées à la nébuleuse Françafrique qui jalonne peu ou prou les relations entre l'Afrique et l'ancienne métropole. Dans un
sens impressionnant de la répartie, ce Rémois a dit sa part de vérité sur la nouvelle donne que Paris voit concernant ses relations avec ses anciennes colonies.
Françafrique morte? Pas encore. Moribonde? Oui. Mais, surtout, relations décomplexées entre l'Afrique et la France, revendique l'ambassadeur de France à Yaoundé. Mais à l'épreuve de l'évocation
des pesanteurs de cette relation, le diplomate reconnaît que certains visages de la vie publique française et africaine n'acceptent pas la normalisation de ces rapports.
Conscient peut-être des effets de cette nébuleuse sur la popularité de son pays au Cameroun, ce diplomate de 64 ans (correspondant aussi à l'âge de l'implantation des piliers de la Françafrique)
se veut le légat d'une « nouvelle » France. Celle qui se veut «amie» des Camerounais au quotidien et ce, à travers des signes d'amour que sont le C2d, le projet de construction de plus de 1500
salles de classe au Cameroun ou même la délivrance de 85% de visas par rapport aux demandes des Camerounais afin de faciliter les échanges socioéconomiques et culturels.
Imperturbable malgré le bruit de la licorne qui côtoie d'autres animaux dans le vaste jardin qui jouxte la terrasse de sa résidence où il reçoit ses convives, Bruno Gain précise dans quel état
d'esprit les Français du Cameroun appréhendent l'élection présidentielle française. S'il reconnaît à demi-mots qu'en fonction de la sensibilité du vainqueur, la politique extérieure française se
module, il souligne que ce sont les principes républicains, notamment ceux de la Ve République qui gouvernent l'action de son pays à l'étranger et non pas les individus... Eh oui, vous avez bien
lu... Allez voir ce que recommandait Charles de Gaulle ! Lisez plutôt
Comment vivez-vous du Cameroun, l'élection présidentielle française?
Je vis cette élection avec beaucoup d'intensité mais aussi avec une gravité mêlée d'inquiétude. L'Europe et la France traversent une crise économique et financière sans précédent. Les défis
auxquels nous devons faire face sont considérables. Jamais sans doute depuis la naissance de la Vème République, les attentes mises sur un président n'auront été aussi fortes. Et l'on sent un
électorat encore indécis, perplexe, hésitant, volatile, prêt à changer d'avis et à tourner casaque au moment même de mettre son bulletin dans l'urne. Chaque soir, j'essaye de suivre débats et
interventions des candidats, en m'irritant du reste qu'il y soit aussi peu question de politique étrangère et de l'Afrique en particulier. C'est une campagne électorale dure, sans concessions
mais je me réjouis de voir que chaque candidat puisse s'y exprimer avec autant de liberté et dans des conditions d'égalité somme toute acceptables même pour les plus petits d'entre eux.
Est-ce la première fois que personnellement, vous prendrez part au vote étant à l'étranger?
Je ne me souviens pas avoir voté à l'étranger pour un scrutin présidentiel. Ce sera donc pour moi une première. J'aime le rituel républicain de ces journées d'élection en France, la nostalgie que
l'on éprouve dans les écoles communales où sont souvent installés les bureaux de vote, l'excitation du dépouillement lorsque le scrutin est clos... Si je n'ai jamais voté à l'étranger, j'ai en
revanche commencé ma carrière à New-York par le suivi d'un scrutin présidentiel. J'y avais suivi avec fièvre en 1976, en tant que jeune diplomate, la Convention du Parti démocrate qui s'était
tenue au Madison square garden et avait adoubé Jimmy Carter comme candidat aux élections présidentielles. Il avait ensuite terrassé son adversaire républicain, Gerald Ford. Je participerai
également en mai prochain aux élections législatives.
Pour la première fois en effet, les Français résidant à l'étranger seront appelés à élire 11 députés qui les représenteront à l'Assemblée nationale. Le Cameroun fait partie de la 10ème
circonscription qui regroupe les Français résidant dans 49 pays et couvre une vaste zone géographique allant du Liban à Madagascar. C'est un acquis démocratique pour tous les Français expatriés
ou résidant hors de France qui devaient jusqu'à présent se contenter d'une représentation, certes précieuse et utile, à l'Assemblée des Français de l'Etranger ainsi qu'au Sénat.
Comment le scrutin se déroule techniquement sur le territoire camerounais?
Nous disposons de 4 bureaux de vote au Cameroun: 2 à Douala, 1 Yaoundé et 1 à Garoua. La réglementation est extrêmement précise — voire tatillonne ! - en ce qui concerne l'organisation pratique
du scrutin, depuis la taille et l'emplacement de l'affichage électoral, jusqu'à la disposition des tables et des urnes en passant par la présentation des bulletins de vote où l'accès du bureau de
vote aux handicapés. C'est l'accumulation de toutes ces prescriptions réglementaires qui font la difficulté de l'exercice. L'enfer est dans les détails!
Combien de ressortissants français sont attendus dans les urnes au Cameroun?
Au Cameroun, 3733 électeurs se sont inscrits sur nos listes électorales: 2076 pour Douala, 1657 à Yaoundé et Garoua qui sont regroupés dans une seule circonscription consulaire. Il est difficile
d'anticiper le taux de participation mais si l'on en juge par le nombre de procurations qui ont d'ores et déjà été établies, ce taux ne devrait pas être négligeable.
Comment les états-majors de campagne des différents candidats déploient-ils leurs équipes au Cameroun?
Même dans des pays lointains comme le Cameroun, les principaux candidats n'ont pas omis de désigner un représentant, lequel a ensuite a pu proposer des assesseurs qui veilleront concrètement au
bon déroulement du scrutin dans chaque bureau de vote. C'est une responsabilité importante. S'il y a eu quelques réunions électorales organisées par certains partis politiques à Douala ou
Yaoundé, les candidats, en revanche, ne se sont pas personnellement manifestés à ma connaissance.
Quel est le rôle de l'ambassadeur et des autres diplomates, avant, pendant et après le scrutin?
En ma qualité d'ambassadeur, j'assume la direction et la responsabilité des opérations de vote. Bien entendu, le consul général à Douala et le chef de la section consulaire de l'ambassade à
Yaoundé agiront en mes lieux et place par délégation de compétences, en tant que de besoin. Plusieurs dizaines d'agents ont par ailleurs été mobilisés pour assurer un déroulement optimal des
opérations dans chaque bureau de vote qui sera ouvert de 8 à 18 heures.
La présidentielle française est souvent l'occasion de remettre sur la table la question de la Françafrique. La considérez-vous comme une nébuleuse comme certains officiels africains le
laissent entendre?
Si je vous disais que je n'ai jamais entendu parler de ce concept vous me feriez passer pour un plaisantin ! La Françafrique, c'est la tarte à la crème, comme on dit, de tous les journalistes qui
écrivent sur l'Afrique francophone. De quoi veut-on parler lorsque l'on évoque ce concept ? De cette nébuleuse de relations ambiguës, complaisantes et parfois occultes auxquelles vous faites
allusion ? Alors oui, ce mode de relations est en voie de disparition. Le président Sarkozy l'avait annoncé dans un discours à Cotonou en 2006, alors qu'il n'était encore que ministre de
l'Intérieur. Il faut débarrasser la relation franco-africaine de réseaux d'un autre temps, disait-il en substance ; des émissaires officieux qui n'ont d'autres mandats que ceux qu'ils
s'inventent... Cette Françafrique est-elle morte aujourd'hui? Je dirai qu'elle est moribonde ; que ce type de relations a laissé place à des relations décomplexées, transparentes et fondées sur
un partenariat d'égal à égal respectueux des souverainetés nationales. Oui, la Françafrique que vous avez en tête à vécu. Ses derniers grognards se retirent les uns après les autres et il est
hors de question de «retourner à la case Foccart» pour reprendre le titre d'un article de Jeune Afrique... Je ne connais du reste pas un seul candidat au scrutin présidentiel qui n'adhère à
l'idée d'une rupture avec ces pratiques dépassées. C'est aujourd'hui enfoncer une porte ouverte que de clamer que l'on veut rompre avec cette Françafrique. En revanche, ce qui est bien vivace,
c'est un nouveau type de partenariat entre la France et les pays africains : un partenariat équilibré et solidaire ; un partenariat débarrassé des scories du passé tout en assumant pleinement une
histoire partagée ; un partenariat soucieux de promouvoir le développement du continent, Et cette Françafrique-là, nous l'assumons pleinement.
Alors vous êtes au moins au courant que de nombreux réseaux se tissent généralement entre Etats d'Afrique francophone et les grands candidats en France pour éventuellement resserrer les
rapports entre la France et ses anciennes colonies?
Quoi de plus naturel que de vouloir resserrer les rapports entre la France et les pays qui ont cheminé avec elle à un moment de leur histoire! Quoi de plus démocratique que de vouloir nouer un
dialogue avec des candidats qui briguent la magistrature suprême et peuvent dès lors être amenés à gérer la relation entre ces pays ! Mais nous faisons la même chose au Cameroun. Croyez-vous que
cette ambassade se contente des relations — excellentes au demeurant — que nous entretenons avec le gouvernement et le parti majoritaire? Il est bien normal, là aussi, que nous soyons à l'écoute
des représentants des partis de l'opposition républicaine, c'est-à-dire celle qui récuse la violence comme moyen d'expression politique ; normal que nous dialoguions de manière sereine avec la
société civile ou les institutions religieuses. C'est ce type de relations apaisées qui est la pierre de touche de tout régime démocratique.
La presse locale estime que le président camerounais, Paul Biya, courtise le candidat Hollande, annoncé favori, en ce moment. N'est-ce pas là un signe que des choses s'inscrivant dans le
sillage de la Françafrique se font en douce?
Le président Biya est bien entendu libre de nouer les relations qu'il estime opportunes avec toute personne de son choix, y compris M. François Hollande et je ne vois pas au nom de quoi il
faudrait s'en offusquer ou y voir une résurgence de la Françafrique. Lorsqu'un chef d'Etat s'entretient avec un leader de l'opposition d'un pays ami, il le fait habituellement, non pas à la
dérobée, mais sans ostentation. C'est une question de courtoisie. Et si des collaborateurs du chef de l'Etat se rapprochent du candidat Hollande, quoi de plus naturel puisqu'il s'agit de l'un des
principaux prétendants en lice.
De nombreux observateurs estiment que si le président Sarkozy n'a pas effectué de visite à Yaoundé, son homologue camerounais est en droit de tenter de resserrer les liens avec son
principal challenger. Qu'en dites-vous?
Je suis consterne que l'on veuille systématiquement réduire la relation franco-camerounaise à la seule dimension des échanges de visites présidentielles. Ceci n'a pas de sens. Les relations entre
nos deux pays sont denses, fortes et prospères dans tous les domaines. Le dialogue politique est constant. Ces rapports s'appuient sur une histoire et des valeurs partagées. Si le président
Sarkozy n'a pas été en mesure d'effectuer une visite à Yaoundé comme il l'aurait souhaité, c'est parce que son agenda et l'actualité internationale ne le lui ont pas permis. Tout simplement.
Seulement, on sent bien au regard des positions de Chirac et de Sarkozy au sujet de la guerre en Irak ou en Côte d'Ivoire que la politique extérieure de la France change en fonction de la
personnalité qui est en poste à l'Elysée. Partant de ce postulat, peut-on estimer que les dirigeants d'un Etat africain se disent qu'il vaille mieux qu'untel plutôt qu'un autre emporte la
présidentielle?
Je ne partage pas totalement votre analyse. Un examen attentif de la politique étrangère de la France sous la Vème République montre au contraire une très grande continuité dans ses orientations.
Les alternances entre la droite et la gauche n'ont jamais eu d'incidences majeures sur ses choix diplomatiques qui sont toujours restés empreints d'une très grande constante que ce soit sur
l'Europe, le Moyen-Orient, les relations transatlantiques ou nord-sud. Peut-être y-a-¬t-il eu des inflexions plus marquées, par exemple sur la question de la défense européenne et du rapport avec
l'Otan, mais elles ont alors été dictées par des évolutions difficilement prévisibles, à l'instar de la chute du Mur de Berlin et de l'effondrement du monde communiste. La politique étrangère a
toujours été l'apanage du chef de l'Etat dans le cadre d'une Constitution qui est d'une grande plasticité. L'un de mes maîtres à l'université aimait à dire qu'elle avait été «taillée sur mesure
pour le Général de Gaulle et en prêt-à-porter pour ses successeurs». Cela dit, même en période de cohabitation droite/gauche, personne n'a remis en cause ce postulat d'une prééminence du
président pour le pilotage des relations extérieures.
Je pense que la meilleure conduite à tenir pour ces dirigeants serait surtout de se dire qu'ils traiteront avec le président que les Français se seront choisis, sans présupposer qu'untel serait
plutôt meilleur qu'un autre. Quel que soit le futur occupant du palais de l'Elysée, la France continuera d'être un acteur et un partenaire majeurs pour l'Afrique. Dans l'avenir que la France se
constitue aujourd'hui, le continent africain est appelé à jouer un rôle de premier plan. Par les hommes d'abord, compte tenu du brassage des hommes et des phénomènes migratoires qui métissent
considérablement les deux espaces. Et par l'économie ensuite eu égard au formidable potentiel du continent dans le contexte de relations mondialisées. Nous sommes arrivés au «Temps de l'Afrique»
pour reprendre le titre d'un ouvrage de Jean-Michel Severino, l'ancien patron de l'Afd, qui est l'un de mes livres de chevet. Et aucun dirigeant français ne saurait rester aveugle au formidable
jeu de forces qui l'animent.
Hollande favori, cela fait le bonheur des ressortissants des pays africains de France qui estiment que la gauche est plus flexible sur la politique d'immigration en France. Ce jugement
est-il fondé?
Il y a en effet le préjugé selon lequel la gauche aurait une position plus flexible sur les politiques d'immigration. C'est une affirmation qui doit toutefois être nuancée. Nous nous souvenons
tous de la formule de Michel Rocard affirmant que «la France ne pouvait pas se charger de toutes les misères du monde». Et puis il y a le poids des réalités économiques et sociales qui impose aux
gouvernements, qu'ils soient de droite ou de gauche, de réguler les flux migratoires. Sans doute un gouvernement de gauche éviterait-il des faux pas tels que la première mouture de la circulaire
sur le premier emploi des jeunes diplômés étrangers en France qui a suscité - à juste titre - tant de débats. Mais quels que soient les habillages politiques, le futur gouvernement devra faire
preuve de réalisme et de prudence d'autant qu'il s'agit d'un domaine où se développe de plus en plus une solidarité au sein de l'Union européenne. Aucun des Etats membres ne peut en effet se
permettre de développer une politique migratoire qui soit en complet décalage ou en rupture avec celle de ses voisins.
Existe-t-il, par exemple, des consignes de Paris en matière de visas de circulation?
Il y a bien entendu des règles qui s'appliquent à tous les pays qui font partie de la zone Schengen. Mais sur certains points, ces règles peuvent s'interpréter avec plus ou moins de souplesse.
Nous disposons d'une marge d'appréciation et c'est tant mieux. Ainsi, contrairement à une idée largement répandue au Cameroun, la France est l'un des pays les plus ouverts de la zone, sinon le
plus ouvert. En 2011, 9.051 demandes de visas ont été déposées. Sur cet ensemble, 15% des demandes ont fait l'objet d'un refus. Oui, vous avez bien entendu : le taux de délivrance de visas est de
85%! Et je peux affirmer sans aucune crainte d'être démenti que ce taux est le meilleur de tous les pays Schengen. Si certains Camerounais essuient un refus, c'est généralement qu'ils n'ont pas
été en mesure de présenter les pièces demandées (sans parler des documents falsifiés...) ou qu'ils n'ont pas été en mesure de présenter un minimum de garanties financières ou d'indications
précises quant à leur lieu de séjour. L'affirmation selon laquelle la France serait une forteresse et qu'obtenir un visa serait un tour de force relève ainsi des idées reçues. Cela fait partie
des contrevérités qui ont la vie dure. Non seulement notre pays n'est pas une citadelle, mais certains pourraient même nous reprocher d'être une passoire! Pour le seul mois d'avril dernier, 35
ressortissants Camerounais munis de visas ont choisi de ne pas revenir au pays et séjournent donc en France dans l'illégalité... Pour autant, ceci ne nous empêche pas de rester ouverts!
On sent pourtant qu'en fonction de la sensibilité politique de chaque ministre de l'Intérieur, le rythme des refoulements oscille. Pourquoi donc cela?
Il s'agit là aussi d'une idée préconçue. Il n'y a aucune variation dans le pourcentage d'exécution des arrêtés de reconduite à la frontière en fonction de la sensibilité politique des ministres
de l'Intérieur. En revanche, il y a une constante : la très grande difficulté de mise en œuvre de ces reconduites compte-tenu de la multiplicité des voies de recours auxquelles peuvent prétendre
les demandeurs d'asile déboutés et autres étrangers en situation irrégulière. Il ne s'agit pas de le déplorer ni de s'en féliciter. C'est un simple constat.
Il y a par ailleurs, quelque chose d'exceptionnel qui se fait avec le retour de Français d'origine camerounaise ici. J'en veux pour preuve, cet entrepreneur qui entend créer des plantations dans
le département du Moungo, région du Littoral.
Mais il y'en a d'autres qui rencontrent plutôt des malheurs à l'instar de Michel Thierry Atangana...
Le cas Atangana que nous suivons attentivement est préoccupant en effet. Ce ressortissant français incarcéré depuis 15 ans bénéficie de l'assistance consulaire de l'ambassade de France à Yaoundé.
Le dossier de l'accusation ne nous paraît pas assez fourni. Je garde confiance en la justice camerounaise qui dira le droit. Mais puisque le procès est en cours et que nous ne souhaitons pas nous
ingérer dans une procédure judiciaire du Cameroun, nous veillons pour l'instant que ce compatriote vive pendant son incarcération dans des conditions humaines.
Il y a quelques années, une étude d'une Fondation, Paul Ango Ella notamment, révélait que la France n'était pas très aimée des Camerounais. Y a-t-il aujourd'hui des
évolutions?
Comme vous le savez peut-être, j'adore sillonner le Cameroun et me rendre sur le terrain pour aller à la rencontre des Camerounaises et des Camerounais et mieux comprendre leur culture, leurs
attentes et leur préoccupation. J'y ai toujours trouvé un accueil des plus chaleureux. J'ai la faiblesse de penser, à travers le prisme de ces multiples contacts, que la France tient en effet une
place de choix dans le cœur de chacun. Nous sommes tous conscients des difficultés du passé, des erreurs et injustices qui ont pu être commises au cours de notre histoire commune. Mais j'ai la
conviction que cela n'empêche pas une relation forte entre nos deux pays, une relation de nature presque familiale où l'affection est si forte qu'elle permet parfois un langage de vérité ou des
tensions toujours surmontées. Et puis n'oublions pas le poids de la diaspora, cette diaspora constructive qui a tant cherché à resserrer ces liens avec la mère-patrie ces derniers temps, tous ces
Camerounais résidant de longue date en France et tous ces Français d'origine camerounaise qui contribuent à tisser cette relation si puissante entre nos deux pays. Certes, il y a eu des
incompréhensions l'an dernier, au plus fort des crises ivoirienne et libyenne ; mais elles sont restées sans incidences durables, me semble-t-il, sur le fond de cette relation affective et
affectueuse. Evitons toutefois de parler d'amour. Pierre Reverdy disait en effet «qu'il y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour». Nous nous efforçons d'en prodiguer autant que faire se
peut...
Source : Le Messager
Source : Le Messager
Mali, Ançar Dine: «Nous combattrons la CEDEAO si elle s’engage dans le nord-Mali»
Mali, Ançar Dine: «Nous combattrons la CEDEAO si elle s’engage dans le nord-Mali»

ALAKHBAR (Tombouctou) – Nous combattrons la CEDEAO s’elle s’engage militairement dans le nord-Mali. Et nous disons au président, au gouvernement et au peuple mauritaniens: « Ne nous exportez pas vos problèmes internes ». La politique de la fuite en avant est vouée à l’échec. En puis, nous ne dialoguerons jamais avec Ould Abdel Aziz tant qu’il nous considère des terroristes, a déclaré Senda Ould Boumama, porte-parole d’Ançar Eddine dans cette interview accordée à l’envoyé spécial d’Alakhbar à Tombouctou, au Mali.
ALAKHBAR: Comment présentiez-vous le mouvement Ançar Dine ?
SENDA OULD BOUMAMA: Ançar Eddine est un mouvement qui prône l’islam et tire sa référence du salefisme. Et nous sommes actifs dans la zone appelé Nord-Mali.
ALAKHBAR: Quels sont les objectifs du mouvement ?
Notre objectif c’est d’appliquer la Charia (Loi islamique) dans cette partie nord du Mali
ALAKHBAR : Comptez-vous l’appliquer au-delà même du Nord-Mali?
La charia concerne tout le monde. Elle ne se limite pas dans un espace donné. La preuve ; Allah dit dans le coran : «Etablissez la religion; et n’en faites pas un sujet de division» (sourate: 42, Verset: 11). L’instauration de l’Islam ne peut donc se limiter au niveau des foncières imposées par le colonisateur.
ALAKHBAR : Avez-vous au moins commencé cette application dans le nord ?
S.O.B: Oui, dans la mesure du possible et selon les besoins de la population.
ALAKHBAR : Y a-t-il des chiffres par rapport au nombre de peines déjà prononcées?
S.O.B: Des gens trouvés ivres ont été punis. Nous avons également détruit des bars, fermé des maisons closes, et confisqué de grandes quantités de drogue. Ce qu’il faut noter ce pendant c’est que dans cette zone la Charia était absente depuis dix siècles. Et il ne restait de l’Islam de ces gens que le nom. Nous tenons tous ces aspects en considération. A cet effet, nous combinons l’application de la charia et la sensibilisation de la population sur les préceptes de L’Islam. Toutefois, il y’a des choses que nous ne pouvons pas taire comme les maisons closes, les pratiques usurières… Nous d’ailleurs eu la chance de trouver que les banques ont été soit détruites soit saccagées.
ALAKHBAR : Comment trouvez-vous la réaction des populations vis-à-vis ces étapes?
S.O.B: très positive. Incroyable ! Les gens sont assoiffés de l’Islam. Ils veulent le voir appliquer.
ALAKHBAR : Contrôlez-vous toute cette zone où vous voulez commencer à appliquer la Charia?
S.O.B: Nous contrôlons la quasi-totalité de du nord-Mali. Certes, il y’a d’autres mouvements armés qui s’y sont installés après l’effondrement de l’armée malienne. A Tombouctou, le MNLA occupe l’aéroport situé à 5 Kilomètres de la ville. Il y a encore des milices armées et quelques restes du régime déchu. Actuellement, nous ne sommes pas en confrontation avec ceux-ci pour dire que notre contrôle sur la ville est complet.
ALAKHBAR : Comment gérez-vous les zones que vous contrôlez?
S.O.B: Cela dépend de la situation de la zone contrôlée. Il y’a des zones où la situation est nettement à notre faveur, ce qui n’est pas le cas par tout. Par conséquent, nous agissons en fonction de la situation sur place. A Tombouctou, par exemple, nous gérons les affaires en collaboration avec la population représentée par les imams et notables et hommes de confiance, tout en confiant un rôle particulier aux cadres et aux jeunes. Ce pour dire que nous n’excluons personne.
ALAKHBAR : Certains disent que vous êtes l’autre version d’AQMI. Y a-t-il lien entre vous?
S.O.B: Nous ne sommes pas en contradiction avec Al Qaïda au Maghreb Islamique qui est aussi un mouvement islamique jihadiste qui a la même référence que la nôtre. Mais, chacun est indépendant vis-à-vis de l’autre.
ALAKHBAR : Justement, comment gérez-vous vos relations avec les autres mouvements de l’Azaouad?
S.O.B: Quiconque nous respect méritera de retour notre respect.
ALAKHBAR : Avant notre arrivée, nous avons été informés d’une marche contre votre présence à Tombouctou?
S.O.B: C’est du mensonge. Il y’a eu plutôt une marche d’une centaine de personnes qui nous ont suppliés de ne pas quitter la ville.
ALAKHBAR : Vous voulez dire marche de soutien en votre faveur?
S.O.B: En tout, ils se sont révoltés contre l’Etat qui les a laissés et nous ont demandé de ne pas quitter la ville. Nous avons même pris soin de leur demander s’ils voulaient notre départ comme prétendent certains. C’était en présence de la presse. Vous savez que-est ce qui était leur réponse : «Si vous partez, avec qui vous nous laisserez ? Avec ceux qui ont détruit nos maisons et spolié nos biens !»
ALAKHBAR : Allez-vous aussi réclamer votre Etat et demander, si c’est le cas, la reconnaissance de l’ONU?
S.O.B: En principe, nous ne reconnaissons ni la légalité des Nations Unies ni celle qu’on appelle la communauté internationale. Cela ne nous regard pas. La légalité pour nous, c’est celle de Dieu. Quant à proclamer un Etat, il est très tôt d’en parler.
ALAKHBAR : Comment trouvez-vous les positions des pays limitrophes vis-à-vis de votre mouvement?
S.O.B: C’est une position tout à fait négative. Certains, surtout ceux qui ont des problèmes internes, cherchent par tous les moyens à nous diaboliser.
ALAKHBAR : Même la Mauritanie?
S.O.B: Oui, même la Mauritanie.
ALAKHBAR : Alors comment vous diabolise-t-elle la Mauritanie?
S.O.B: Il y’a une campagne médiatique et beaucoup des rumeurs véhiculés contre nous. Certains parlent d’une étroite collaboration, dans tous les domaines, entre le cheikh Abou Moussab Abdelwedoud (chef d’Aqmi) et Cheikh Iyad Ghali. En les croire cette collaboration serait même couronnée par la nomination de Abou Hammam (un chef d’Aqmi) comme gouverneur de Tombouctou. Nous n’avons pas annoncé un Emirat, et moins encore un Etat. Comment pouvons-nous donc des gouverneurs? Iyad Ghali a en effet confié la gestion de cette ville à Abou Oumar Targui. Il est là et vous pouvez le voir.
En tout cas, nous disons au président, au gouvernement et au peuple mauritaniens: ne nous exportez pas vos problèmes intérieur. La politique de la fuite en avant est vouée à l’échec.
Je signale au passage qu’on ne peut plus empêcher les gens de s’exprimer. Les carcans de la peur sont cassés. Il est temps que la Oumma soit reconsidérée. Les dirigeants doivent désormais savoir que la Nation musulmane n’est plus ce troupeau que le despote conduit à l’abattoir. Cette époque est révolue. Ils se chercher des solutions à ses problèmes internes au lieu de les exporter et de s’aventurer dans une guerre par procuration. C’est le message que nous adressons à la Mauritanie.
ALAKHBAR : Le président mauritanien s’est dit favorable à un dialogue avec quelques mouvements à Azaouad, mais pas avec vous qu’il qualifie de « terroristes ». Etes-vous, vous, prêts à dialoguer avec lui ?
S.O.B: Pas du tout. Nous ne sommes pas prêts pour dialoguer avec lui, tant qu’il nous considère un mouvement terroriste.
Pourquoi d’ailleurs Ould Abdel Aziz nos qualifie de terroristes ? C’est quoi le terrorisme? Avons-nous tué des femmes et des enfants dans l’Azaouad? Nos avions ont-ils bombardé des véhicules civils dans un marché populaire? Je trouve qu’il a besoin de réfléchir davantage pour définir le terme ‘’ terrorisme’’.
Et puis, s’il pense que l’instauration de l’Islam relève du terrorisme, nous sommes alors des terroristes selon sa définition. Nous en sommes d’ailleurs très fiers ; ces sur ce plan, Dieu nous a même loués. Allah ne dit-il pas « Préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d’effrayer l’ennemi d’Allah et le vôtre » (8:60).
De toute façon, je ne trouve pas une seule voie de coopération avec lui (Ould Abdelaziz) sauf s’il est prêt à l’application de la charia. Mais, actuellement qu’il mène une guerre sans merci contre les vrais croyants, il ne peut y avoir de discussion avec lui.
ALAKHBAR : La CEDEAO menace d’intervenir militairement dans le nord. Craignez-vous ce scénario?
S.O.B: Nous ne craignons que Dieu. Je pense en revanche que la question de l’intervention militaire est une méthode archaïque. Elle a été expérimentée par tout depuis l’invasion soviétique de l’Afghanistan jusqu’à nos jours. A chaque fois, les résultats ont été toujours en faveur des musulmans. L’URSS n’est plus. L’USA est aussi en voie de disparition à cause de ses interventions contre les musulmans. Personne ne s’attendait à que l’américain vit en SDF, chassé de sa propre maison. Du coup, nous ne croyons pas que la CEDEAO soit prête pour une intervention militaire. Toutefois, nous rappelons que nous avons porté les armes pour combattre et pas pour se reposer dans des bureaux climatisés.
Source : ALAKHBAR
L’hypocrisie ambiante de la double nationalité dénoncée par Roger Milla et Adophe Moudiki.
L’hypocrisie ambiante de la double nationalité dénoncée par Roger Milla et Adophe Moudiki.

Roger Milla ambassadeur itinérant du Cameroun
Ces deux personnalités font partie des 1657 ressortissants français au Cameroun qui se sont rendus aux urnes hier.
Roger Milla, l’ambassadeur itinérant de la présidence de la République du Cameroun, a accompli son devoir de citoyen français, hier à la résidence de l’ambassadeur de France au Cameroun. Le féru de football a introduit le bulletin de vote vers 9h dans l’urne, quelques minutes après Bruno Gain, l’ambassadeur de France au Cameroun.
A 16h 58, c’est au tour de Adophe Moudiki, administrateur directeur général de la Société nationale des hydrocarbures, accompagné de son épouse, d’introduire leurs enveloppes dans l’urne transparente placée au centre de la salle des banquets de la résidence de l’ambassadeur du pays du général De Gaulle. Vêtu d’un complet de couleur blanche cassée, Adophe Moudiki, est arrivé au lieu du vote aux environs de 16h 50, dans une voiture japonaise, de couleur bleu nuit immatriculée CE 256 CW. D’un pas alerte, il a adressé une timide salutation aux trois policières du commissariat du 7ème arrondissement assises sur le terre-plein situé en face du portail d’entrée de l’ambassade.
Guidé par les agents de Dak security, l’Adg de la Snh va parcourir les 100 m séparant la guérite du bureau de vote. Juste avant de se rendre chez les scrutateurs pour les modalités d’usage, il jettera un regard discret sur les panneaux sur lesquels sont affichés les portraits des 10 candidats en lice. Comme messieurs Milla et Moudiki, plusieurs autres camerounais bénéficiant de la double nationalité, ont choisi hier parmi les candidats en course pour l’Elysée. « Ce qui est étonnant c’est que j’ai voté avec un passeport et une carte de nationalité française périmées depuis 1998 », renseigne Stéphane Akoa, chercheur à la Fondation Paul Ango Ela. Et de poursuivre : « J’ai été appelé par la coopération française, me rappelant de ne pas oublier d’accomplir mon devoir citoyen. Or, je ne me considère plus comme français puisque je suis au Cameroun depuis plus de 10 ans ». Un autre Camerounais en service à l’Union européenne ne va pas cacher sa joie après le vote. « Je vote pour la France 2000. Ça fait un pincement au cœur de voter. Je suis une spécialiste en statistique, j’ai voté François Hollande », Abel Ebonguè.
Selon l’ambassadeur de France au Cameroun, Bruno Gain, le Cameroun dispose de deux centres de vote à Yaoundé et à Douala et quatre bureaux de vote. Deux bureaux de vote à Douala où 2076 électeurs ont été enregistrés, un bureau à Yaoundé et à Garoua pour respectivement 1657 et 300 électeurs. « Je suis satisfait parce que les opérations de vote se sont bien déroulées à Yaoundé.
Sur les 10 candidats en lice, quatre ont envoyé des représentants à Yaoundé. Notamment Sarkozy, Hollande, Eva Joly et Marie Le Pen», explique Bruno Gain, à la fermeture du bureau de vote à 18h. On apprendra de lui que quel que soit le candidat élu, la politique française vis-à-vis du Cameroun ne changera pas. D’ailleurs, ce pays est le principal bénéficiaire de la coopération française en Afrique centrale. Le diplomate français, cite parmi les projets qui seront bientôt financés par Paris au Cameroun, la construction de 1600 salles de classe entièrement équipées.
Par Pascal Dibamou
Source : Mutations
SARKOZY : Un bilan Africain meurtrier et dramatique!!
SARKOZY : Un bilan Africain meurtrier et dramatique!!


Depuis les indépendances, les pays africains ont toujours plus ou moins été
contraints d’avoir des relations étroites avec l’ex-puissance colonisatrice. Pour arriver à leurs fins, c'est-à-dire mieux assujettir les états africains et piller allègrement leurs richesses,
les Présidents français ont mis en place un réseau mafieux appelé officieusement Françafrique. Par ce réseau, la France a toujours imposé sa politique et ses hommes aux pays africains. C’est
ainsi que, face au nationalisme de Sankara, la France de Mitterrand a fait tuer ce jeune patriote pour imposer aux burkinabés, son ami d’enfance Compaoré.
Depuis bientôt cinq ans, Sarkozy a pris les rennes du pouvoir français. S’il est vrai qu’il
a été élu par les français pour défendre les intérêts de cette puissance impérialiste, interrogeons-nous sur les actes qu’il a posés en Afrique.
Au plan politique, sa première visite en Afrique s’est effectuée à Dakar, l’ex-capitale de
l’AOF, comme pour signifier son attachement à une plus violente néo colonisation inspirée du nazisme, surtout qu’il y déclara que « l’Afrique n’était pas suffisamment entrée dans l’histoire ». Il
faisait ainsi étalage d’une méconnaissance totale de ce continent et surtout de la farouche résistance africaine à la colonisation française et des centaines de milliers de morts occasionnés par
cette France qui n’est venue en Afrique que pour y puiser les richesses indispensables à son économie, à son développement voire à sa survie.
Sarkozy, pendant son mandat, a innové très négativement dans les relations France-Afrique.
Il a donné à ces relations une dimension très violente, d’une violence à la fois ouverte et sournoise, plus que tous les Chefs d’Etat français ou européens qui l’ont précédé.
Il est l’auteur, le commanditaire des guerres de Côte d’Ivoire et de Lybie qu’il a menées,
juste pour chasser du pouvoir des patriotes africains, mais en mettant en avant des raisons farfelues d’installation de démocratie et de préservation des vies humaines, comme si Dieu l’avait
chargé de ce mandat. Quand aujourd’hui on fait le constat, de ses nombreux crimes dans ces pays, des régimes sanguinaires et dictatoriaux qu’il y a installés, on comprend alors que la France,
fidèle à ses principes de toujours privilégier quoi qu’il en coûte, ses intérêts rien que ses intérêts, peut tuer impunément des milliers et des milliers de jeunes africains, sans que cela ne
puisse émouvoir les soit disant organisations des droits de l’homme.
Pour atteindre ses objectifs, Sarkozy fait itérativement usage du mensonge, de la délation,
de la subversion, de la corruption, des crimes. Dans cet ordre, il a utilisé les médias à sa solde : AFP, France24, TV5 et autres démembrements de cette presse du mensonge et de la
désinformation, pour toujours véhiculer au niveau de l’opinion mondiale une image fausse des dirigeants patriotes africains.
La couardise de Sarkozy l’a conduit aussi, à utiliser à fond les institutions
internationales telles l’ONU, l’UA, l’OTAN … démontrant ainsi, s’il en était encore besoin, que ces institutions sont au service exclusif des pays développés pour perpétuer leur domination sur le
reste du monde et particulièrement sur les pays africains. Aujourd’hui, Sarkozy a donné à la grande majorité des africains de réaliser que la pauvreté des pays du continent noir est due aux pays
développés et particulièrement à la France qui pille ses richesses, qui maintient l’insécurité par la réalisation répétée de nombreux coups d’état pour placer des hommes liges à la place de
patriotes nationalistes, empêchant ainsi les gouvernants de mettre en œuvre une véritable politique de développement.
Le dernier exemple est celui, tout récent, du Mali où la France vient de fomenter encore un
énième coup d’état contre un patriote, un démocrate en fin de mandat qui a décidé de ne pas violer la constitution de son pays en n’étant pas candidat. Comment comprendre alors la raison de ce
coup de force si ce n’est pour placer un pantin au pouvoir, à même de brader les richesses maliennes ?
Il est vrai que laisser libres des pays africains comme la RDC, le Nigéria, la Côte d’Ivoire
…, c’est leur donner la possibilité, sur le moyen terme, de prendre le dessus sur plusieurs pays de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) dont la
France.
Ces agissements de Sarkozy ont créé et renforcé dans l’esprit de nombreux africains un
sentiment anti-français. Il faut se souvenir de l’accueil à lui réservé à Libreville lors des funérailles de Omar Bongo ; il faut craindre et ne pas s’étonner, à terme que des français soient
sournoisement voire ouvertement chassés de certains pays africains. Car la politique africaine de ce Chef d’Etat français fait montre de voyoucratie et de cruauté. En témoignent les bombardements
de la résidence d’un Chef d’Etat étranger(Le Président GBAGBO) abritant de nombreuses personnes dont des enfants.
Pour mieux gagner l’estime du parrain, pour les Présidents africains qui, dans la pratique
se satisfont de leur rôle de « préfet »ou« gouverneur des colonies », l’appartenance à la secte des francs-maçons et précisément de la grande loge de France est un atout primordial. C’est donc
devenu une mode pour ceux-ci et d’autres politiciens véreux de se livrer corps et âme, c’est le cas de le dire, à cette secte pernicieuse qui, comme toute secte est d’essence et de source
diaboliques.
Pendant les années de règne de l’hyper Président français, l’asservissement de l’Afrique par
la France a été renforcé au prix de milliers de vies humaines et de nombreux gâchis économiques.
Ce Président-candidat a su imposer aux Présidents africains les intérêts des multinationales
de son pays telles Bolloré, Bouygues, Total, Areva et biens d’autres. Ces grandes entreprises, présentes dans de nombreux pays africains, y détiennent des exclusivités et le monopole dans
l’énergie, le transport, la téléphonie … annihilant ainsi toute concurrence et s’octroyant selon leur bon vouloir des bénéfices colossaux.
On constate que les économies africaines n’ont guère progressé durant ce quinquennat «
sarkozyen ». Pire, des entreprises nationales rentables, des nouvelles concessions d’exploitation ont été cédées à vil prix à des intérêts français ; pour Sarkozy tout est mis en oeuvre pour
obtenir des marchés importants.
Pour cacher ses agissements économiques néfastes aux pays africains, la France s’est imposée
aux organisations régionales UEMOA, CEDEAO… qui ont abandonné leurs objectifs économiques pour des objectifs hautement politiques ; c’est ainsi que ces organisations se sont mis du côté de la
rébellion en fournissant des mercenaires pour combattre le Président Gbagbo.
De plus, les Chefs d’Etat qui remettent en cause les contrats de dupe signés avec la France
se voient chassés du pouvoir ; ce fut le cas au Niger avec Mamadou Tandja qui a réussi à obtenir le doublement du prix de l’uranium nigérien .Peu de temps après, il fut victime d’un coup d’état
français. Rappelons que l’argument de la privatisation pour une meilleure rentabilité des entreprises nationales est souvent avancé à tort et en complicité avec les institutions de Bretton Woods,
pour justifier l’accaparement, au franc symbolique, d’entreprises publiques rentables bénéficiant ainsi d’exclusivité. Et pourtant, les mêmes secteurs d’activité sont aux mains d’entreprises
nationales en France.
Ce dernier quinquennat a vu la percée très nette des chinois, des indiens, des brésiliens
sur les marchés africains en même temps que diminuait la part des français. Quoi de plus normal quand on sait que les produits de ces pays du Sud sont plus proches de nos besoins et présentent un
meilleur rapport qualité/prix comparés aux produits de l’hexagone ; l’exemple du coût du pont Cocody-Marcory(deux quartiers d’Abidjan) qui revient deux fois plus cher avec les français qu’avec
les chinois atteste de la gourmandise des français qui ne cherchent dans les faits qu’à pomper nos ressources.
La colère de Sarkozy contre le régime Gbagbo s’est accentuée, quand il a su que le Président
ivoirien ambitionnait, de créer des unités industrielles pour transformer sur place le cacao ivoirien et une monnaie nationale pour se libérer du carcan du FCFA privant ainsi la France d’une
bonne partie des ressources mirobolantes du compte d’opérations ouvert au noms des pays de l’UEMOA au trésor français.
Au lieu donc, de donner aux entreprises françaises les moyens d’être les plus compétitives
sur le marché africain, pour y supplanter leurs concurrents du Sud, Sarkozy a choisi la voie de la force à la manière des mafiosi pour s’imposer aux fragiles économies africaines. Quelles
méchancetés !
Pire, la cruauté de cet homme s’est manifestée plus ouvertement au plan militaire. Il n’a
pas hésité à se mettre du côté de la rébellion ivoirienne pour imposer à Gbagbo des élections alors qu’une partie du territoire ivoirien était encore occupée par les rebelles toujours en
armes.
Ayant, avant les élections, conçu son traquenard électoral, il a réarmé les rebelles par le
biais du Burkina Faso où il avait nommé un Général comme ambassadeur pour préparer et gagner cet assaut final contre le peuple de Côte d’Ivoire.
Ainsi Sarkozy a-t-il conduit, au mépris des accords de défense liant la Côte d’Ivoire à la
France, une guerre totale et multiforme contre ce pays de paix. Sa haine contre Gbagbo l’a poussé à choisir, contre tout bon sens, la guerre qui a fait au moins 3000 morts, plutôt que le
recomptage des voix prôné par ce patriote africain. C’est pourquoi la Licorne a pris la tête de la coalition ONUCI, rebelles ivoiriens de Ouattara, mercenaires de Compaoré et de la sous région
Ouest africaine pour pilonner des sites officiels ivoiriens et de nombreux civils aux mains nues.
Pour réussir incognito son coup, Sarkozy s’est toujours abrité derrière les organisations
internationales ONU, UEMOA, CEDEAO, UA … Il a aussi fait livrer à l’ONUCI des hélicoptères de combat et a renforcé la Licorne en la dotant d’avions de guerre et d’hélicoptères de
combat.
C’est ainsi que cette armée française a largué des centaines de bombes et de missiles sur
des camps militaires, sur la résidence du Chef de l’Etat ivoirien, sur des milliers de civils ivoiriens, sous le fallacieux prétexte de détruire des armes lourdes, de protéger des civils et
d’instaurer la démocratie. Aujourd’hui où est cette démocratie ? La Côte d’Ivoire est bel et bien sous une tyrannie féroce.
En Libye, la France initiatrice de la guerre contre ce pays s’est encore couverte du manteau
de l’OTAN pour détruire impunément des sites et tuer des civils libyens en grand nombre avec comme cerise sur le gâteau l’assassinat de Kadhafi. C’est elle qui a formé les rebelles libyens
qu’elle approvisionnait en armes; certains de ses soldats ont même combattu à leur côté.
Après ses crimes en Afrique, Sarkozy pour étendre son champ d’action macabre se lance en
Syrie. Dans ce pays il livre des armes aux rebelles et y envoie de nombreux soldats. Certains se sont déjà fait prendre par l’armée syrienne. Comme toujours pour couvrir ses tueries massives, les
médias à sa solde véhiculent en boucle des informations mensongères sur le régime en place. Que veut Sarkozy ? Une 3ème guerre mondiale ?
Pour mener toutes ces actions déstabilisatrices, la France fait colporter par ces médias
dont la fameuse AFP, de grossiers mensonges, réussissant presque toujours à tromper l’opinion française et même mondiale. Elle se donne le rôle de justicier des « peuples opprimés » alors que
dans les faits elle n’est qu’une armée de grands criminels.
Au total le bilan africain de Sarkozy pour son quinquennat est un bilan dramatique :
destructions de nombreux sites officiels et non officiels, tueries massives de civils africains aux mains nues, créations et entretiens de nombreuses rébellions contre les responsables politiques
africains qui ont une vision patriotique de leur fonction, pour empêcher l’indépendance et le développement du continent noir.
Sarkozy a appliqué contre les états africains un terrorisme d’état plongeant les économies
de ces pays dans des crises interminables en livrant à ces états par l’utilisation des organisations africaines, européennes, mondiales une guerre économique, monétaire, médiatique et
militaire.
Cet usage continu du mensonge médiatique, ces crimes de Sarkozy ne resteront pas impunis et
conduiront à terme sûrement à la ruine de la France. Car inévitablement, les états africains obtiendront un jour leur véritable indépendance économique. S’il est vrai qu’aujourd’hui, par la faute
de la France de Sarkozy, l’Afrique a encore un grand retard de développement, il faut garder l’espoir que les valets africains de cet homme méchant perdront dans un bref délai le pouvoir sur ce
continent noir, plein de richesses et regorgeant de dignes fils.
Déjà point à l’horizon sa défaite à la prochaine présidentielle
française.
A vous démocrates et humanistes Africain- français et européens, à vous français d’origine
africaine et arabe, voilà le bilan dramatique de celui qui depuis cinq ans préside aux destinés de la France et qui sollicite à nouveau vos suffrages. Il apparait clairement que cet homme
méchant, violent, barbare, ne doit pas être réélu pour le bien de notre continent et la paix dans le monde. Que l’Eternel Dieu garde et bénisse l’Afrique !!
QUE VIVE L'AFRIQUE!!!!
QUE VIVE LE MOPJAD!!!!
BADIROU Mahfouz
Source : l’éveil de l’Afrique
Cameroun : La biométrie, une fraude garantie car indétectable. Démonstration.
Cameroun : La biométrie, une fraude garantie car indétectable. Démonstration.
http://www.youtube.com/watch?v=X1Ly8l8KpkA&feature=player_embedded
Marine le Pen explose l’UMP et lance la refondation de la droite nationale française.
Marine le Pen explose l’UMP et lance la refondation de la droite nationale française sous l’œil attentif de son père.
« Marine Le Pen va tenter de faire exploser l’UMP »
En arrachant la troisième place lors du premier tour de cette élection présidentielle, Marine Le Pen a réussi son pari. L’historien spécialiste de l’extrême droite Nicolas Lebourg revient sur les conséquences politiques de ce score historique du Front national.
Comment analysez-vous le score historique du FN, qui récolte près de 18% des suffrages au premier tour de cette élection ?
Marine Le Pen a remporté son pari, c’est la victoire de la stratégie de dédiabobilisation qu’elle avait entamée en 2002. Elle a réussi à convaincre les électeurs que le FN était une alternative au bipartisme, mais sans être un parti sulfureux. Marine Le Pen fait bien mieux que son père et ses 16,86% en 2002 parce qu’elle réussit à toucher un électorat nouveau, surtout chez les primo-votants et les femmes. Avant, lorsque l’on était homo ou d’origine immigrée, on n’aurait jamais voté FN. Des tabous ont été levés au cours de cette élection.
La stratégie très droitière adoptée par Nicolas Sarkozy a t-elle eu un impact sur le score du FN ?
Bien évidemment. En 2007, Jean-Marie Le Pen était à 10%, sa fille termine le quinquennat en récoltant 18% des suffrages. Il faut se rappeler qu’en décembre, la présidente du FN n’était qu’à 13,5% d’intentions de vote. Elle a opéré sa remontée dans les quinze derniers jours. Comme son père en 2002, elle la doit moins à elle qu’à la campagne d’ultra droite menée par l’UMP. Le score du FN marque la défaite de la ligne défendue par Patrick Buisson (conseiller maurrassien du Président de la république ndlr). Cette stratégie n’a fait que légitimer et déculpabiliser le vote FN.
Le vieux rêve d’une recomposition des droites de Jean-Marie Le Pen peut-il se réaliser ?
Il se rapproche, mais la question des alliances entre une partie de l’UMP et le Front national ne pourra se poser qu’après une défaite aux législatives. L’UMP doit boire le calice jusqu’à la lie avant d’envisager une alliance avec le Front. Aujourd’hui, l’intérêt de Marine Le Pen c’est que Nicolas Sarkozy perde afin de faire imploser l’UMP. Pour parvenir à ses fins, elle pourrait être tentée le 1er mai d’imiter la déclaration de son père en 1995 : «Pour nous, disons-le clairement, Chirac, c’est Jospin en pire!».
Quels sont les verrous qui empêchent encore une alliance avec le FN ?
Il n’y a plus rien qui différencie la Droite populaire et le Front national. Sauf si c’est François Fillon ou Alain Juppé qui reprennent l’appareil, on ne peut jurer de rien. Dans les années 90, Alain Juppé avait déclaré au sujet de cette alliance : « Entre eux et nous, il y aura toujours une croix de Lorraine » en faisant bien évidemment référence à la résistance et au gaullisme. Aujourd’hui, la frange droitière de l’UMP ne se sent plus imprégnée de cette culture politique et historique.
Auréolée de ce succès, Marine Le Pen va t-elle continuer à faire le ménage au sein du Front ?
Marine Le Pen vient de gagner ses galons de chef, elle est Le Pen maintenant. Elle va pouvoir mettre tout le monde au pas et faire taire les dissidents qui attendaient sa défaite. Bruno Gollnisch par exemple, ne pourra plus espérer inverser la tendance, c’est terminé. Maintenant qu’elle a une mainmise complète sur son parti, elle va chercher à faire exploser l’UMP en mettant un coup de barre sur les marqueurs de droite. Si Hollande est élu, son discours risque de devenir plus libéral. Son objectif sera de transformer le FN en premier mouvement d’opposition.
Propos recueillis par David Doucet
Nicolas Lebourg est co-auteur avec Joseph Beauregard d’une biographie de François Duprat, L’homme qui inventa le Front national, Denoël/Collection Impacts.
Source : preference-nationale.net
Au revoir Sarkozy, titre aujourd'hui le principal journal de Berlin.
Au revoir Sarkozy, titre aujourd'hui le principal journal de Berlin.
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La malédiction de Kadhafi est en train frapper. Nicolas Sarkozy est en train de perdre les pieds en l'air les élections présidentielles françaises. hier 22/4, pour la première fois dans l'histoire de la Vème République, un président sortant n'arrive pas en tête et la troisième arrivée Marine LePen mise tout sur l'éclatement de l'UMP après la défaire de Sarko. Comme quoi, le chaos crée en Libye et en Côte d'Ivoire n'ont pas aidé la France à sortir de ses lourds problèmes financiers comme les experts conseillers du gouvernement français l'espéraient.
à tous les Africains Français qui ont voté hier Sarkozy et lui ont permis d'arriver à 27%, vous m'énervez parce que vous lui avez donné à l'assassin du Guide Libyen l'espoir de se maintenir. Vous avez donné à l'auteur du chaos ivoirien, l'illusion d'avoir encore 5 ans pour torpiller l'Afrique.
Mais aussi, je vous comprends : vous avez voulu confirmer à la tête de la France le plus médiocre de ses présidents afin d'en précipiter la chute et libérer l'Afrique de ses griffes. C'est ce que beaucoup de vous m'ont écrit avant le scrutin.
Ce que vous oubliez en faisant ce choix est qu'il est le meilleur à même de produire le plus grand nombre de pauvres français, et qui vont tous finir par demander les visas pour venir en Afrique. Et même s'il est vrai que l'Afrique devra prendre sa part des pauvres européens, qui sont une véritable bombe à retardement, il faut tout de même éviter que leur trop grand nombre mette en péril la croissance en cours sur notre continent. Car cette forte croissance doit d'abord être mise au service de notre peuple, afin de sortir le plus grand nombre de nos citoyens de la pauvreté, avant même d'en accueillir celle des autres.
Pour le reste, laissons aux Française la jouissance de l'illusion démocratique, de croire qu'une élection pourra effacer 1700 milliards d'Euros de dettes et que dès le 7 Mai, lorsque François Hollande aura gagné, les usines vont se bousculer pour s'installer en France. Les Espagnols ont mis 1 mois après le vote pour comprendre que cela ne changeait en rien leur sort et qu'en vérité, l'élection avait juste servi pour choisir s'ils seraient mangés rôtis, ou frits. L'Italie a tout simplement compris que cela ne servait à rien de jeter l'argent du vote par la fenêtre et on y est passé directement par ce que Berlusconi a appelé "un coup d'état", avec un gouvernement qui sait distiller un fort sentiment placebo de solutions, puisqu'au fond, rien ne change.
Aux Pays Bas, la coalition gouvernementale vient de voler en éclat, ce sont les populistes qui avaient gagné en faisant campagne contre les immigrés qui découvraient samedi 21/4 qu'on peut gagner les élections sur les pires mensonges, mais qu'après arrivera l'heure du bilan. Le parti d'extrême droite de Geert Wilders n'accepte pas les coupes budgétaires et met fin à un an et demi d'expérience gouvernementale. Tous étaient pourtant d'accord pour bombarder la Libye. avec l'argent des bombes, n'auraient-ils pas pu financer ces coupes qui aujourd'hui sont à l'origine de la crise du gouvernement ? L'Europe n'a pas fini de nous surprendre.
Douala le 23/4/2012
Jean-Paul Pougala
(*) Jean-Paul Pougala enseigne "Géostratégie Africaine à l'Institut Supérieur de Management (ISMA) Douala-Cameroun
Merah sacrifié pour offrir les élections à Sarkozy ?
Merah sacrifié pour offrir les élections à Sarkozy ?
Ce communiqué réalisé par Sott.net se penche sur le parcours de Mohamed Merah, qui, selon la thèse officielle, a abattu 7 personnes à Toulouse et Montauban en mars 2012. Nos recherches ont révélé des éléments troublants montrant que Merah était un agent des services secrets qui a été sacrifié afin que Sarkozy ait son petit « 11 septembre » et qu'il soit réélu. C'est du moins ce qu'il espère.
Source : Sott.net
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