L'Afrique en deuil:Dans le viseur de Ouattara, ses guerriers ont violé et égorgé Patricia Hamza
L'Afrique en deuil:Dans le viseur de Ouattara, ses guerriers ont violé et égorgé Me Patricia Hamza
Maître Patricia Hamza-Attéa est avocate au Barreau de Côte d'Ivoire et militante très engagée des Droits de l'Homme. Depuis l'éclatement de la rébellion armée en Côte d'Ivoire dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, cette éminente juriste qui a parcouru plusieurs pays en conflit (Liberia, Sierra Leone, RDC, Rwanda, Tanzanie, etc.) a décidé de se mettre au service de ses concitoyens victimes des atrocités de la guerre pour assurer leur défense et faire en sorte qu'ils soient dédommagés et leurs bourreaux traqués par la justice internationale. Dans cet entretien accordé en exclusivité à Connectionivoirienne.net, Me Hamza remet sur la table la question de l'indemnisation des victimes ivoiriennes qui ont subi les barbaries de l'armée française, en novembre 2004. Elle se dit prête à poursuivre la France, la rébellion ivoirienne et ses commanditaires devant les tribunaux pour répondre, quel que soit le temps que cela prendra, de leurs actes.
De ma petite vie de journaliste, des personnes m’ont convaincu de leur spontanéité et du respect qu'ils avaient pour les médias. Dans l'ordre, Pr Apedo Tagoata Amah, feu Agbobli Atsutsè, Odile Biyidi, Comi Toulabor, Gilbert Bawara ex-ministre de la Coopération du Togo et la regrettée Me Patricia Hamza. Assis, debout, au bureau, au lit, au dîner, en famille, je pouvais demander une interview et l'avoir séance tenante . La première et la dernière fois que j'ai vu Me Patricia Hamza remonte en janvier 2005.
La France venait de tuer, décembre 2004, à bout portant des patriotes ivoiriens et Patricia Hamza, militante des droits de l'homme, était dans la délégation pour une explication à Bruxelles. Félicité Doudou et le sénior Zeff (tous deux Ivoiriens) que j'ai connus à la faculté des Sciences Politiques à l'Université d'Aix-la-Chapelle m'appelèrent pour me demander s'il ne fallait pas tendre le micro de InfosTogo aux messagers de Laurent Gbagbo. Le rendez-vous fut pris, et je devrais rencontrer ces Ivoiriens chez Zeff. Je me présentai et dans la petite bibliothèque de Zeff je vis une femme souriante et très humoriste en binocle, c'était Me Patricia Atea Hamza.
Dans le coin un autre avec des binocles, petite tasse de thé en main, marquait une confiance sur sa personne et un calme olympien, c'était Alain Toussaint, porte-parole du président Laurent Gbagbo. Un sexagénaire était de la partie, c'était un député du FPI. L'interview fut rapidement fait et nous nous transportâmes au lieu où des étudiants africains et allemands nous attendaient. En bonne avocate, elle vint avec dans sa gibecière, des preuves. Des cassettes vidéos furent diffusées pour que de visu, personne ne contestât les horreurs. On voyait des soldats de la Licorne tuer de sang froid en tirant à bout portant sur des civils ivoiriens. Dans la salle, les étudiants criaient leur rage, demandaient à savoir pourquoi tant d'atrocités...
A la fin, je demandai à mieux connaître cette femme forte de caractère. Je n'avais ni argent ni or. Je lui remis une montre que j'avais par hasard dans ma petite veste pour lui témoigner de mon respect pour tout ce qu'elle faisait pour l'Afrique. Elle me laissa ses coordonnées et depuis on ne s'était plus quitté du téléphone. Interview sur interview, elle me gavait. La dernière est encore sur la rubrique Micro du Lynx que tous les lecteurs peuvent encore écouter. Toutes les fois que j'appelai chez elle, elle voulut même que je m'installe en Côte d'Ivoire. Souriante, elle me fit savoir qu'elle pouvait me donner un coin de son bureau pour faire les bureaux de mon journal. Elle m'expliqua tous les problèmes que le TPI du procureur Ocampo lui donnait à faire avancer les dossiers de ses clients tués par la barbarie française et ouattariste en 2002 au nord et 2004 à Abidjan. Notre seule pomme de discorde, elle voulait me voir marier… sourires.
Je finis par lui présenter un parent, et elle devint pratiquement la tutrice à Abidjan. Un ami qui lui a rendu visite un jour a eu droit au poisson braisé accompagné de Atiéké et reconnait avoir partagé avec elle des histoires drôles qu'elle aimait raconter. Par elle, je pouvais désormais joindre Charles Blé Goudé le ministre de la jeunesse et j'eus le numéro de téléphone du Président de l'Assemblée Mamadou Coulibaly.
Quand survint, la crise postélectorale de novembre 2010, je l'appelai pour savoir un peu sur les frappes chirurgicales dont Ouattara parlait. Dans son humour habituel, elle me parlât plutôt du droit, ce qu'elle savait mieux faire, et de la souveraineté de son pays, la Côte d'Ivoire. Erreur de calcul sur la France? Depuis je passai des dizaines de coups de fil sans plus jamais l'avoir au bout. C'est dans la journée d'hier, qu'un ami me fit lire la dépêche qui mis fin à sa vie. Patricia a été violée et égorgée par les Khmers noirs de Ouattara. Brave patriote, mon vœu pieux est que tu dises à nos parents tombés pour l'indépendance, que 50 ans après rien a changé sous le soleil. Il y a toujours des suppôts nègres et des racistes blancs pour lutter contre l'indépendance totale de l'Afrique. Que la terre te soit légère.... Brave Femme digne de l'Afrique.
Article de Camus Ali Lynx.info
Rédacteur en Chef
Vendredi, 29 Avril 2011 10:21
Les stratégies de la guerre économique occidentale contre la Libye
|
|
|
Derrière l’attaque contre la Libye : les stratégies de la guerre économique
par Manlio DinucciL’agression occidentale contre la Libye n’a pas eu pour but de s’emparer du pétrole local que des compagnies occidentales avaient déjà été autorisées à exploiter depuis la
normalisation des relations diplomatiques. Il ne s’agit donc pas d’une guerre de ressources. Par contre, relate Manlio Dinucci, cette guerre, la reconnaissance précipitée par la France du Conseil
national de transition (10 mars) et le sommet de Londres (30 mars), ont permis aux multinationales occidentales de modifier les termes de leurs contrats et de ne plus payer que des droits
d’exploitation symboliques. De ce point de vue, il s’agit donc d’une guerre coloniale classique.
|
L’OTAN a concentré ses interventions de « support aérien » aux rebelles armés autour de la raffinerie de Ras-Lanouf, qui concentre les 2/3 des capacités de raffinage du pays. L’invasion de la Libye, contrairement à ce qui se dit, a déjà commencé. Les unités d’assaut qui, opérant depuis longtemps sur le territoire libyen, ont préparé la guerre sont en train de l’effectuer : ce sont les puissantes compagnies pétrolières et les banques d’investissement étasuniennes et européennes. Quels sont les intérêts en jeu ? Ceci émerge d’un article du Wall Street Journal, le réputé quotidien d’affaires et de finance [Après l‘abolition des sanctions en 2003, les compagnies pétrolières occidentales ont afflué en Libye avec de grandes attentes, mais ont été déçues. Le gouvernement libyen, sur la base d’un système connu sous le nom d’Epsa-4, concédait les licences d’exploitation aux compagnies étrangères qui laissaient à la compagnie étatique (National Oil Corporation of Libya, NOC) le pourcentage le plus élevé du pétrole extrait : étant donnée la forte compétition, ce pourcentage arrivait à environ 90 %. « Les contrats Epsa-4 étaient ceux qui, à l’échelle mondiale, contenaient les termes les plus durs pour les compagnies pétrolières », dit Bob Fryklund, auparavant président de la société étasunienne ConocoPhillips en Libye.
En 2005-06, après la normalisation des relations de la Libye avec l’Occident, la NOC a réalisé trois appels d’offres internationaux pour l’exploration et l’exploitation de ses réserves pétrolières, les plus importantes d’Afrique. Cependant, les contrats passés avec les multinationales étrangères ont pris la forme de joint-venture particulièrement favorables à la nation libyenne. C’est pour « libéraliser » ce système que le Conseil national de transition a créé la LOC et que les « volontaires » lui ont reconnu le droit d’exporter le pétrole libyen, lors du sommet de Londres, le 29 mars 2011. La gestion de la LOC a été confiée au Qatar qui, en échange, a mis Al-Jazeera à disposition des « volontaires » pour déstabiliser la Syrie. Les raisons apparaissent ainsi clairement —par une opération décidée non pas à Benghazi mais à Washington, Londres et Paris— de la création par le Conseil national de transition de la « Libyan Oil Company » : une coquille vide, semblable à une des sociétés clé en mains, prêtes pour les investisseurs dans les paradis fiscaux Elle est destinée à se substituer à la NOC, quand les « volontaires » auront pris le contrôle des zones pétrolifères. Sa mission sera de concéder des licences à des conditions extrêmement favorables pour les compagnies étasuniennes, britanniques et françaises. Seraient par contre pénalisées les compagnies qui, avant la guerre, étaient les principales productrices de pétrole en Libye : avant tout l’italienne ENI qui a payé en 2007 un milliard de dollars pour s’assurer les concessions jusqu’en 2042, et l’allemande Wintershall qui venait au deuxième rang. Plus pénalisées encore seraient les compagnies russes et chinoises, à qui Kadhafi a promis le 14 mars (2011) de donner les concessions pétrolières retirées aux compagnies européennes et étasuniennes. Les plans des « volontaires » prévoient aussi la privatisation de la compagnie d’État, qui serait imposée par le Fond Monétaire International en échange d’ « aides » pour la reconstruction des industries et infrastructures détruites par les bombardements des « volontaires » mêmes. Il apparaît aussi clairement pourquoi a été créée, en même temps, à Bengazi, la « Central Bank of Libya », autre coquille vide mais avec une mission future importante : celle de gérer formellement les fonds souverains libyens —plus de 150 milliards de dollars que l’État libyen avait investi à l’étranger— quand ils seront « dégelés » par les États-Unis et par les plus grandes puissances européennes. Qui les gèrera effectivement est démontré par le colosse bancaire britannique HSBC, principal « gardien » des investissements libyens « congelés » au Royaume Uni (environ 25 milliards d’euros) : une équipe de hauts cadres d’HSBC est déjà au travail à Bengazi pour lancer la nouvelle « Central Bank of Libya » Il sera facile pour HSBC et d’autres grandes banques d’investissement d’orienter les investissements libyens en fonction de leurs stratégies. Un de leurs objectifs est de couler les organismes financiers de l’Union africaine, dont la naissance a été rendue possible en grande partie par les investissements libyens : la Banque africaine d’investissement, avec siège à Tripoli ; la Banque centrale africaine, siège à Abuja (Nigeria) ; le Fond monétaire africain, siège à Yaoundé (Cameroun). Ce dernier, avec un capital programmé à plus de 40 milliards de dollars, pourrait supplanter en Afrique le Fond monétaire international, qui a jusqu’à présent dominé les économies africaines en ouvrant la voie aux multinationales et aux banques d’investissement étasuniennes et européennes. En attaquant la Libye, les « volontaires » essaient de couler les organismes qui pourraient un jour rendre possible l’autonomie financière de l’Afrique.
|
|
|
|
L’assassinat de Oussama Ben Laden date t-il de dimanche soir comme le prétend le président Américain Barak Obama ?
Suite à l’annonce de l’assassinat d’Oussama Ben Laden par une unité des forces spéciale des Marines, plusieurs questions sont posées sur les circonstances et la suite des événements notamment l’ensevelissement du corps en plein mer. Pourquoi tout ce remue-ménage.
Beaucoup de lecteurs d’Afrohistorama ont réagit à cette annonce par la suspicion et nous avons pensé qu’il était judicieux de soumettre ce questionnement des lecteurs aux spécialistes qui suivent tous ces événements. Nous avons posé la question à un Analyste africain.
Mr. Luc Banemeck,
Consultant en Stratégie
Afrohistorama : Je pense que nos lecteurs sont habitués depuis un certain temps avec vos analyses qui réveille leur attention sur des sujets particuliers des relations internationales. Que pensez-vous de l’annonce de l’assassinat d’Oussama Ben Laden ? Est-il vraiment mort dimanche soir 01 mai 2011 comme le prétend le président américain, ou bien il y a bien longtemps comme le rappelle certain de nos lecteurs et spécialistes du renseignement ?
Luc Banemeck : Je pense qu’effectivement vos lecteurs ont raison de suspecter cette annonce spectaculaire qui s’apparente plus à un montage qu’ à une réalité. Depuis plusieurs jours, on voit apparaitre d’ici et là dans les journaux spécialisés internationaux des informations en provenance des services de renseignement occidentaux, informations faisant croire à une telle annonce d’envergure qui devait se faire le 02 Mai. Certains analystes pensaient que ce serait la mort de Kadhafi. On peut évidemment lire dans un journal Russe. Un officiel anonyme du Service russe des Affaires étrangères de renseignement a déclaré que les divisions et unités spéciales de l'armée de la France, la Grande-Bretagne et États-Unis prendront part à l'opération spéciale visant à assassiner le dirigeant libyen informelle avant le lundi 2 mai 201.
Il est vrai que leur analyse n’était pas loin de la réalité, puisque ce jour là est mort Al-Arab Kadhafi fils de 29 ans de Kadhafi et ses trois enfants. Selon certaines sources le guide de Jamahyira n’était pas loin. Peut-être que cette annonce avait pour objet de coupler cet assassinat avec celui de Ben Laden. Qui sais-je ? A ce niveau on ne peut qu’émettre des hypothèses.
Selon mes recherches et analyses et des colloques de spécialistes du renseignement que j’ai pu suivre, il apparait que Ben Laden est mort il y a bien longtemps en tout cas pas dimanche dernier, mais bien avant cela et dans les grottes de Tora Bora en Afghanistan.
Afrohistorama : Pourquoi ne pas l’avoir annoncé aussitôt ? Et pourquoi le groupe s’y réclamant ne l’a pas fait ?
Luc Banemeck : Bonne question. Les américains ne pouvaient pas le faire immédiatement et le groupuscule non plus, pour des raisons opérationnelles.
Afrohistorama : Pourquoi ne pouvaient t-il pas le faire immédiatement ?
Luc Banemeck : Il y a deux raisons principales, qui a mon avis. Soit parce que les deux travaillaient en tandem, c'est-à-dire ils étaient partenaires dans l’action qui était menée, soit parce que ayant des buts divergents et que n’ayant pas attend leur but, annoncer la mort du chef dans l’action démoralise les troupes en ce qui concerne Al-Qaïda et pose la question de l’intérêt de la guerre pour l’armée Américaine qui était la pour combattre les mauvais garçons d’Al-Qaïda.
Les deux analyses tiennent débout et vous verrez par la suite pourquoi.
Tout d’abord beaucoup d’éléments démontrent que les Etats unis ne sont pas allez en guerre contre le terrorisme international, sinon il aurait arrêté la destruction des tours jumelles comme l’atteste les différents rapports des services de la CIA et des d’un grand nombre d’éminents professeurs (100).
Janvier 2001: Une école de pilotage
d’Avion alerte la FAA
(Fédération aéronautique Américaine). L’un des
preneurs d’otage Hani Hanjour manque de compétences en anglais nécessaires à
sa licence de pilote commercial. Un fonctionnaire de la FAA s'assied
à côté de lui
dans la classe
d’examen. Le fonctionnaire offre
un traducteur pour l'aider à passer, l'école de
pilotage dénonce cet état de fait qui est contraire aux règles. Les services de sécurité sont averti personnes ne réagit
2006-2009: Plus de 50 hauts fonctionnaires de l'armée, du renseignement, du Cabinet et du Congrès, et plus de 100 professeurs hautement
respecté, y compris les ingénieurs, physiciens, architectes, philosophes et théologiens critiquent publiquement le Rapport 9 / 11 de la Commission comme
défectueux, et appellent à une nouvelle
enquête indépendante. Certains
affirment même des éléments
incontrôlés de gouvernement ont été impliqués dans
les attentats.
Beaucoup d’éléments concourent à dire qu’ils sont partis en guerre pour assurer les approvisionnements en ressources énergétiques. Avant la guerre d’Afghanistan, le régime des Talibans était copain-copain avec les États-Unis, ils ont d’abord collaboré ensemble pour chasser les Russes qui retirèrent leurs troupes au début 1989 de l’Afghanistan, donc les Américains ne peuvent pas prétendre que c’est avec la présence de Ben Laden et ses camps d’entrainements qu’ils ont connu les Talibans. Je crois qu’ils comptaient poursuivre leur collaboration avec les talibans pour deux raisons. Et ce sont ces derniers qui ont dit niet.
Les raisons de la guerre :
1) Encercler le régime islamique d’Iran limitrophe de l’Afghanistan et sous la coupe des mollahs qui ne sont pas favorable à l’impérialisme Américain. Souvenez-vous de la prise d’otage de Téhéran qui a humilié l’Amérique en 1979 et mis son armée en échec lors d’une opération organisée par les États-Unis pour leur libération en 1980.
2) Construire un réseau de Pipeline qui traverse l’Afghanistan, pour convoyer le pétrole en provenance des nouveaux états de l’Asie centrale autrefois sous le contrôle de l’URSS comme l’Azerbaïdjan.
Vous pouvez donc constater que faire une telle annonce ne pouvait que nuire aux objectifs poursuivis par les états unis. Il fallait poursuivre la guerre à tout prix . Et toujours dans cette optique d’encerclement si à l’est de l’IRAN on pouvait y être(Afghanistan), à l’ouest aussi il fallait faire quelque chose, d’où l’attaque de l’IRAK qui est à l’ouest de l’IRAN. Dans la stratégie militaire Américaine deux buts ont toujours guidé leurs intérêts. Les ressources énergétiques et l’encerclement de la république des Mollahs qui est une menace réelle non seulement pour leur présence dans la région, mais pour ses alliés Israël et les petits états du golf comme Qatar etc.
Concernant Al Qaeda. Certain spécialistes pensent que ils travaillent en synergie avec les états unis c’est la raison pour laquelle ils ne purent annoncer la nouvelle. Mois je ne crois le contraire. Je pense plutôt que les membres d’Al-Qaïda sont des politiciens qui parfois peuvent avoir par hasard des intérêts convergents avec leurs ennemis, et en tant que fins stratèges et opportunistes ils peuvent collaborer comme ce fut le cas en Afghanistan avec les États-Unis contre l’armée Soviétique. Par conséquent Al-Qaïda n’ayant pas attend son objectif aussi à cette époque, il fallait garder sous silence la nouvelle et continuer le combat.
Afrohitorama : Cette annonce aujourd’hui signifie que l’objectif ou les objectifs ont-ils été atteints ?
Luc Banemeck : je dirai oui et non
Non, parce que l’encerclement du régime des mollahs, n’a pas pu empêcher l’Iran de fabriquer sa bombe atomique, en Afghanistan, la construction d’un pipeline en Afghanistan n’a pas eu lieu, rien ne dit qu’il ne fera pas non plus. En Irak le régime en place n’a pas été stabilisé, alors que les soldats US vont réduire notablement leur présence en tout cas n’y seront plus pour combattre, en revanche les ressources énergétiques l’ont été.
Oui, parce qu’au début du bombardement de la Libye, Kadhafi a dit une chose que beaucoup de personnes n’ont pas relevé. A savoir c’est Al-Qaïda qui attaquait la Libye.
Ce qui veut dire qu’il ya eu peut-être convergence d’intérêts entre Al-Qaïda et les Américains et occidentaux. Pour la prise du pouvoir dans le monde Arabe. Vous voulez le pétrole, et nous le pouvoir, alors les uns aidant les autres à réaliser leur but. Ce qui permet également au Etats-Unis de damner le pion aux Chinois qui sont en passe de prendre leur place de première puissance économique d’ici 2016 selon le FMI.
Afrohistorama : tout ceci fait froid au dos pour le commun des humains. Est-ce nouveau ce genre de pratique ?
Luc Banemeck : Ce genre de procéder n’est pas du tout nouveau, il est très bien connu. On l’appelle la stratégie de la tension..
La stratégie de la tension (en italien:
tension della strategia) est une théorie qui
décrit comment les puissances mondiales divisent, manipulent, et mènent les actions de contrôle de
l’opinion publique en utilisant la peur, la propagande, la
désinformation, la guerre psychologique, des agents provocateurs, et des terroristes.
La théorie a commencé avec des allégations
selon lesquelles le gouvernement des États-Unis et la junte
militaire grecque de 1967-1974 appuyé d'extrême-droite des groupes
terroristes en Italie et en Turquie, où le communisme
très populaire inquiétait les États-Unis, pour l’éteindre il
fallait semer la panique parmi la population qui exigerait du gouvernement des mesures dictatoriaux.
Le plus souvent pour réaliser un objectif, on créer une situation, une tension pour justifier sa résolution, c’est ce qu’ils font, rien de plus et de moins.
C’est ce qu’ils ont fait avec la Côte d’Ivoire.
1- On diabolise le sujet afin de le fragiliser, en Côte d’Ivoire c’est le président Laurent Gbagbo ;
2- On utilise les leviers du droit international pour légitimer et légaliser l’acte en vue aux yeux de l’opinion nationale et internationale.
3- On attaque militairement pour parfaire le travail.
C’est la même tactique que le serpent Boa utilise pour maitriser sa proie.
1- Il neutralise la proie avec son venin (les medias d’intox)
2- Il se retire en assurant un contrôle à distance pour voir qui viendrait menacer la proie ou la subtiliser (la phase Onusienne)
3- Des opérations de balayage par un radar naturel des lieux et après évaluation de la situation, c’est là que le Boa peut avaler sa proie en toute confiance en sachant que personne ne vendait l’embêter pour un bon bout de temps.
Afrohistorama : Que pensez-vous de l’évolution des relations internationale et de l’ONU ?
Luc Banemeck : L’ONU est totalement décrédibiliser, il ne pourra continuer à exister que par la contrainte. Personne aujourd’hui ne croit plus à sa capacité de sécurisation du monde avec les événements du Rwanda, Cote d’Ivoire et Libye ou elle participe aux génocides et massacres des populations civiles elle est censé sécurisée. Il y a une urgence absolue. Il faut repenser les relations internationales.
Depuis l’avènement de la Chine comme puissance économique, le monde occidental est en émoi. Elle se rend compte de plus en plus que dans quelques années elle ne sera plus le centre du monde, c’est la raison pour laquelle elle va semer un désordre ambiant dans les dix prochaines années et les victimes seront les pays militairement et politiquement faibles. Donc les combats seront Cybernétiques, économiques, militaires entre les grandes puissances par pays faibles interposés.
C’est la raison pour laquelle les dirigeants Africains doivent grandir faire attention, ils doivent prendre leurs responsabilités devant l’histoire sinon il y a de forte chance que dans 100 ans les Africains vivent dans les réserves comme les indiens d’Amériques.
Cliquez cette vidéo pour comprendre: http://www.dailymotion.com/Rudy-D/video/x7pnz6_benazir-bhutto-affirme-que-ben-lade_news?subtitle=fr
Les dix conditions et commandements pour une réconciliation durable en Côte d’Ivoire par Mbombog Ntohol.
1- 1) La libération immédiate et sans condition du président Laurent Gbagbo et de toute sa famille, ainsi tous les détenus politiques et membres du gouvernement et hauts dignitaires militaires;
2- 2) Retrait immédiat de toutes les forces d’occupation (ONUCI et Licorne Française), leur remplacement par une Légion Panafricaine sous un même commandement intégré, et sous la supervision d’un Général Zimbabwéen. Pays pouvant faire parti de la Légion (le Cameroun, le Zimbabwé, l’Angola, L’Ouganda, le Ghana et la Gambie). Dissolution des FRCI (Forces rebelles de Côte d’Ivoire) qui n’ont aucune base constitutionnelle et l’intégration de certains éléments n’ayant pas appartenus aux escadrons de la mort au sein des FANCI;
3- 3) Renoncement au pouvoir de Ouattara et installation de Mr Mamadou Coulibaly par le conseil constitutionnel pour assurer la présidence provisoire pendant une période de 2 ans, afin d’apaiser les tensions et relancer l’économie du pays;
4- 4) Création d’une commission nationale composée des chefs traditionnels Ivoiriens et Africains choisis sur la base de leur Africanité. Cette commission sera chargée de recenser les problèmes à l’ origine du conflit et proposer les solutions de sortie de crise;
5- 5) Il faut engager une investigation sur les massacres, pillages et autres exactions commises depuis 2000 jusqu'à nos jours;
6- 6) Il faut soumettre le pardon au referendum populaire afin de savoir si le peuple est prêt à pardonner les génocides de Duékué, Gagnoa, pillages et viols etc.
7- 7) Indemnisation des victimes des massacres, pillages et exactions par les auteurs nationaux et internationaux;
8- 8) Organisation d’une élection démocratique et indépendante sous la supervision des observateurs Africains de la société civile et non ceux de l’Union Africaine, dont les rapports sont manipulés par les agents infiltrés de la communauté internationale dite l’Organisation de la Nébuleuse Unie;
9- 9) Décréter une journée Panafricaine de commémoration pour les massacres de Duekue et du Rwanda, afin que cela ne puisse jamais se reproduire en Afrique;
1 10) Remettre le kilo du cacao a 1000FCfa et non a 300FCFA. Création d’une monnaie nationale Ivoirienne.
Ce n’est que sur cette base que la réconciliation avec le peuple ivoirien et les Panafricanistes et le peuple Africain sera possible. Sinon rien. Tout gouvernement qui s’engage dans une épreuve de force, empruntant d’autres chemins notamment le soutien de l’étranger ne sera jamais reconnu par la communauté Africaine et est voue a l’échec.
La parole au citoyen Lambda dans les rues de Paris sur la situation en Cote d’Ivoire.
La parole au citoyen Lambda dans les rues de Paris sur la situation en Cote d’Ivoire.

Thabo MBeki, L’Union Africaine a été utilisée par les grandes puissances contre la Cote d’Ivoire.
Thabo Mbeki
Côte d’Ivoire : Thabo MBeki L’Union Africaine a été utilisée par les grandes puissances contre la Cote d’Ivoire.
L’ancien président sud africain Thabo MBeki a condamné le rôle de l’ONU dans la crise en Côte d’Ivoire dans une contribution publiée vendredi par Foreign Policy.vaut mieux tard que jamais.
Thabo MBeki a estimé que la crise en Côte d’Ivoire résulte de l’incapacité pour les organisateurs de gérer les « pré-réquis électoraux». Il a dénoncé le contrôle exercé par la rébellion sur la partie nord du pays et le maintien de la capacité militaire de celle-ci qui ont constitué les moyens par lesquels Alassane Ouattara s’est installé au pouvoir en Côte d’Ivoire.
Il n’est pas étonnant, poursuit-il, que Laurent Gbagbo dénonce une trahison au regard de l’aggravation de la crise postélectorale.
Pour Monsieur Mbeki, les événements tragiques en Côte d’Ivoire ont consacré la marginalisation de l’Union africaine dans la résolution des défis majeurs de l’Afrique. L’UA a plutôt été utilisée par les grandes puissances « pour légitimer leur actions en persuadant l’ONU d’autoriser leurs interventions égoïstes».
Selon Mbéki, accepter l’ONU comme une force neutre dans la résolution des conflits internes, comme celui vécu en Côte d’Ivoire, est aujourd’hui gravement compromis. « Il sera désormais difficile pour l’ONU de convaincre l’Afrique et le reste du monde en développement que cette organisation n’est pas un simple instrument entre les mains des grandes puissances du monde » s’est-il insurgé.
Aussi, l’ancien président sud africain préconise-t-il « l’urgente nécessité de restructurer le système des relations internationales qui ont mis en évidence la réalité de l’abus de pouvoir dans l’ère post-guerre froide».
« Nous ne pouvons qu’espérer que Laurent et Simone Gbagbo et le peuple ivoirien ne continuent pas à souffrir en étant les victimes maltraitées et humiliées d’un système mondial qui, dans son intérêt, tout en prônant haut et fort les droits universels de l’homme, ne cherche en réalité qu’à perpétuer la domination du plus grand nombre par quelques-uns qui disposent de l’essentiel du pouvoir politique, économique, militaire et médiatique » poursuit-il.
« Les procédures perverses et néfastes qui ont frappé la Côte d’Ivoire amènent à se poser d’urgence la question suivante : Combien de violations flagrantes de pouvoir devra subir l’Afrique et le reste des pays en développement avant que la vision d’un système démocratique de la gouvernance mondiale soit réalisée ? » a-t-il conclu.
Thabo MBeki a été médiateur de la crise en Côte d’Ivoire. Sous son égide a été conclu l’Accord de Pretoria qui a notamment permis à Alassane Ouattara, inéligible selon la Constitution ivoirienne, d’être candidat à titre exceptionnel, à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire.
La crise ivoirienne est née d’une tentative de coup d’état suivie d’une rébellion armée démarrés le 19 septembre 2002 à l’initiative d’Alassane Ouattara avec l’appui de la France, contre le régime de Laurent Gbagbo démocratiquement élu en 2000. Après différents accords de paix, les rebelles ont obtenus, en échange de leur promesse de désarmement jamais réalisée, plusieurs postes dont ceux clés de Premier ministre, ministre de la Justice, ministre de l’économie et des finances de même que la présidence de la commission électorale et la majorité absolue des sièges dans cette institution.
Le contentieux électoral né du refus de Ouattara d’accepter les résultats du scrutin du 28 novembre s’est transformé en une guerre marquée par l’ingérence armée de la France et de l’ONU qui soutiennent Ouattara.
Le Président Laurent Gbagbo, réélu le 28 novembre 2010 triomphalement, reconnu et investi Président par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs en Côte a été capturé le 11 avril par les forces françaises sous mandat de l’Onu et remis aux mains de son adversaire Ouattara qui le détient prisonnier dans un lieu inconnu du « nord du pays ». De nombreuses organisations et des milliers de personnes exigent la libération immédiate de Laurent Gbagbo et de ses proches et la reconnaissance du droit. Comme l’a rappelé le Pr. Yao Dre Paul président du conseil constitutionnel. Ce qui compte ce sont les institutions et non les individus. Ce que la France et Ouattara ont fait c’est un cout d’état et devront l’assumer.
Article DirectScoop
Agence de presse panafricaine
VOTEZ EN AVANCE POUR LA PRESIDENTIELLE CAMEROUNAISE
Sondage
Pensez-vous que la stratégie de l'OPPOSITION Camerounaise est capable de briser la machine RDPCISTE de Paul Biya?
Do you
think the strategy of the OPPOSITION in Cameroon is capable of breaking
the RDPCIST’s
system of Paul Biya?
1-Oui/Yes
2-No/Non
Dans l’espace commentaire mentionnez 1=Oui=Yes=bonne=good ou 2=No=Non=Mauvaise=bad
En cas de probleme copiez le suivant/Any probleme, please copy the following link: http://9818.lapetition.be/
Dès que nous atteignons 10.000 votants, nous envoyons les résultats aux responsables politiques et aux Médias et a tout ceux qui le souhaitent. veuillez envoyer votre email : afrohistorama@gmail.com
Faut-il être pour ou contre les quotas de Laurent Blanc par Mbmbog Ntohol ?
Faut-il être pour ou contre les quotas de Laurent Blanc par Mbmbog Ntohol ?
Le gouvernement Français veut-il entrainé la France dans l’Arptheid avec les affaires Rama Yade, et Laurent Blanc?
Si On applique les quotas dans le sport alors il faut généraliser le système, dans tous les domaines, jusqu’aux plus hautes instances de l’état. Les Noirs et arabes doivent reposer cette question qui remettra au gout du jour ces revendications de Dieudonné et d’un certain nombre de français d’origine étrangère.
Si le problème était posé sur le plan de la résolution d’une injustice comme il fut posé par le groupe de Dieudonné, on n’aurait rien à redire. Car Dieudo et toute sa bande voulait Juste une meilleure représentation de la société française dans toutes les instances. Ce que les hommes politiques ont balayéd’un revers de la main.
Or ce qui choque avec l’affaire Blanc, dans sa proposition de quota c’est qu’elle s’accompagne des thèses racistes et Darwinistes. « En partant du "constat" que la plupart des grands costauds sont plutôt noirs et que les petits malins sont plutôt blancs, favoriser les petits au détriment des grands permettra du même coup de rééquilibrer la couleur de notre football sans avoir à l’avouer ».
Pour mieux comprendre ce qui se cache au fond de la vase, j’ai posé des questions à Luc Banemeck Consultant en Stratégie.
Mbombog Ntohol : Que pensez-vous des quotas de noirs et d’arabes prônés par Laurent Blanc l’entraineur de l’équipe de France?
LB : le problème de quota en lui-même n’est pas mauvais s’il se généralise à tous les niveaux. Comme ce fut le cas par exemple aux etats-unis avec le positive
act, qui a servi les Noirs.
Ce qui gène et choque dans la proposition Blanc, c’est son caractère Darwiniste, c'est-à-dire Raciste.
Mbombog Ntohol : selon vous quel est le véritable but de cette annonce ?
LB : Ce type d’annonce n’est pas le fruit d’un hasard, il est planifié longtemps à l’ avance.
Je pense que cette annone concerne l’élection présidentielle de 2012 en France. Le régime en place sait qu’une forte majorité de Noirs et d'Arabes iront voter contre lui suite aux événements de Cote d’ivoire, de la Libye sans compter la politique intérieure française sur les problèmes de société les concernant.
Remettre le quota qui a été revendiqué au départ par les Noirs et les arabes au niveau des médias, peut au moment très opportun permettre la division de l’électorat immigré ayant la nationalité française et en âge de voter. Toutes les études démontrent que cet électorat est décidé à voter contre Sarkozy en 2012.
En revanche, présenter cette proposition sous l’angle de l’injustice, c’est rejoindre Dieudonné que l’on critique depuis des années, c’est mécontenter les français blancs et politiciens qui avaient pris position en déclarant la France n’est un pays de communautés, et surtout ouvrir une voie royale pour Marine le Pen qui ne cesse de grimper dans les sondages.
En revanche le présenter sous l’angle Darwiniste c'est-à-dire raciste «les noirs n’ont rien dans la tête et tout dans les bras, passe dans l’opinion française».
Toute cette histoire n’est qu’une manipulation de l’opinion sans plus. C’est une stratégie politique pour 2012. Il ne faut pas tomber dans ce panneau qui est vraiment royal et ne grandit pas leurs auteurs ni les suiveurs.
Mbombog Ntohol : faut-il etre pour ou contre le quota ?
LB : Dans l’absolue Non bien entendu.
Il faut être pour si on déclare que tout le monde est égaux en droit et que le quota vise à réparer une injustice.
En revanche il faut être contre si le quota vise à créer une injustice et surtout refouler les talents comme c’est le cas aujourd'hui dans les autres domaines de la société.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------
Laurent Blanc Selectionneur de l'Equipe de France
L’affaire Mediapart ne démontre pas que la FFF est raciste, mais complètement à l’ouest. C’est encore pire.
En pensant lâcher une bombe sur le racisme de la fédération française de football, Mediapart a peut-être fait bien plus que ça. Le site vient en effet, et sans le savoir, de parfaitement démontrer l’incompétence voire la bêtise d’une institution en perdition. La véritable info divulguée par Médiapart, ce n’est pas que la FFF veuille instaurer des quotas sur des critères raciaux, mais qu’elle pensait pouvoir le faire en douce, et un peu n’importe comment...
Ce que nous apprend vraiment le site d’information payant, c’est que les membres des hautes instances du foot français se penchent donc concrètement sur le problème de la "représentation de l’EDF". Ils y travaillent, ils y réfléchissent, et le sujet est même abordé lors de réunions en présence du sélectionneur de l’équipe de France, de celui des espoirs ou encore du DTN. Voilà la base du problème. Voilà même tout le problème. Théoriquement, la fédération française de football ne devrait en avoir rien à foutre de ces problèmes d’images, de représentation, de combien de noirs, de combien de blancs, de combien d’arabes... Officiellement, en tout cas, c’est bien entendu sa position. Or on apprend aujourd’hui que la FFF se sent donc chargée de réfléchir en douce à la composition “raciale” de son football et à plus forte raison de son équipe nationale. On savait que la FFF allait mal, mais on ne pensait pas que c’était à ce point...
La dernière Coupe du Monde, l’incident de Knysna et toutes les leçons de morale qui ont suivies ont sans doute fini de convaincre les responsables du foot français qu’il fallait non seulement réfléchir au sujet, mais en plus agir. Alors la fédération a agi. Problème, elle a agi comme parle Franck Ribéry, n’importe comment. Puisqu’il est bien entendu impossible de s’attaquer frontalement au sujet sous peine de tollé général, la fédé s’est retrouvée obligée de ruser comme un vieux singe. Problème, elle s’est fait gauler...
Le principal reproche fait à l’encontre de la formation à la française est de favoriser le physique sur la technique. Et ça, la fédé le sait mieux que personne. Aussi, dans la lignée du succès de l’Espagne et de l’emballement général sur le FC Barcelone, elle veut rectifier le tir. En gros, il s’agirait de calmer le jeu sur les grands costauds et de se pencher davantage sur les petits techniques. Pourquoi pas. Seulement, le verbatim publié par Mediapart prouve que ce réajustement pourrait être utilisé au service d’une autre cause. En partant du "constat" que la plupart des grands costauds sont plutôt noirs et que les petits malins sont plutôt blancs, favoriser les petits au détriment des grands permettra du même coup de rééquilibrer la couleur de notre football sans avoir à l’avouer. Malin non ? Non.
Même logique pour ce qui concerne le problème des joueurs dits “bi-nationaux”. Le problème a toujours existé. Le foot français n’a eu de cesse de former des joueurs susceptibles de jouer pour leur pays d’origine. Les Kopa, Platini, Christian Perez, Desailly, Zidane, Nasri et compagnie. Et si certains font parfois ce qu’on appelle communément “le choix du coeur”, la plupart des joueurs ont, comme on peut le constater, choisi de jouer l’EDF. Ce qui est à la fois naturel pour des gens nés et formés en France, mais également logique d’un point de vue professionnel : jouer pour l’équipe de France étant plus intéressant - que ce soit sportivement ou financièrement - que pour son pays d’origine. Car il faut être honnête, ce sont principalement les joueurs qui n’ont pas la possibilité de briller en bleu qui choisissent leur première patrie, afin de pouvoir eux aussi faire carrière internationale. Moussa Sow a choisi le Sénégal, très bien, mais aurait-il joué pour le maillot bleu ? Et la question ne se pose pas que des pour des joueurs africains, loin de là. Des joueurs comme Obraniak ou Pjanic ont choisi la sélection de leur pays d’origine. Mais auraient-ils fait le même choix s’ils étaient assurés d’une carrière en bleu ? Bref, ce problème n’en est pas un.
Alors après, on peut comprendre que la fédération soit emmerdée de voir des joueurs qu’elle a formés exercer leurs talents sous d’autres couleurs. Mais c’est le “prix à payer” pour pouvoir justement aligner les meilleurs d’entre eux. La fédération le sait très bien, c’est le principe même de la formation. Pour un Zidane, il faut accepter deux Meghni ; on ne peut pas avoir le beur et l’argent du beurre. D’ailleurs, la FFF, qui n’a jamais hésité à profiter de la mixité de la population française quand ça l’arrangeait, est donc très mal placée pour regretter les mauvais côtés de cette formation. Et surtout, pourquoi maintenant ? Il semblerait d’après les récentes découvertes que ce soit là aussi pour faire le tri au plus vite et en profiter pour rééquilibrer la couleur de notre football...
On peut aujourd’hui remercier Mediapart d’avoir sorti cette info et alerté l’opinion quant aux véritables intentions de la FFF, mais surtout quant à son état mental. Car si le masque est tombé, c’est la FFF qui n’en finit plus de se casser la gueule. Elle s’est perdue en route, de mauvais choix en mauvais choix, au point aujourd’hui d’envisager de glisser une petite quenelle par dessous, sous la forme de quotas discriminatoires. Pire, elle pensait faire son affaire peinarde en prétextant favoriser la technique et régler le “problème” des joueurs d’origine étrangère. La fédé est devenue complètement dingue, et ne s’en rend même pas compte. Elle doit maintenant répondre de ses actes, auprès de tous et surtout auprès du capitaine de son équipe nationale, Alou Diarra, un grand Malien aux pieds carrés...
Par Simon Capelli-Welter
____________________________________________________________________________________________
Nicolas Sarkozy veut virer Rama Yade
Moins de quatre mois après l'avoir nommée ambassadrice de France à l'Unesco, Nicolas Sarkozy veut démettre de ses fonctions celle qui a quitté l'UMP pour le Parti radical.
Mme rama Yade
Il l’a nommée ambassadrice de France à l'Unesco le 22 décembre dernier et veut déjà la virer. Nicolas Sarkozy entend démettre Rama Yade de ses fonctions ! "La décision de principe est prise", explique un proche du Président.
Le chef de l'Etat se plaint de voir Rama Yade violer sans arrêt son devoir de réserve. Mais il estime surtout qu'elle lui doit tout et ne supporte pas qu'elle s'émancipe de l’UMP en se mettant au service du Parti radical de Jean-Louis Borloo.
Après l'avoir sortie du gouvernement au mois de novembre, Nicolas Sarkozy pensait s'assurer un minimum de fidélité en la nommant ambassadrice. Il n'en a rien été. Les attaques de l'ancienne secrétaire d'Etat ont été virulentes contre la dérive droitière de la majorité.
Pas un mot de soutien, même pendant les moments importants. L'action de la France en Libye ? "Ça aurait peut-être mérité un petit commentaire de Rama Yade, non ? On est les seuls à s'engager autant sur les droits de l'homme en Libye, idem pour la Côte d'Ivoire, et on ne l'entend plus !", enrageait-il encore le mois dernier, rapportait Le Figaro.
"Ca ne me ferait rien du tout"
La voir aujourd'hui accompagner la montée en puissance de Jean-Louis Borloo est de trop. "Si cela gêne le président, qu'il n'hésite pas à me le dire et je choisirais la politique dans la minute", réagit l'intéressée. "Je ne compte pas faire carrière à l'Unesco, ce n'est que temporaire."
"Ca ne me ferait rien du tout, poursuit-elle. Je n'avais rien demandé. J'ai même mis dix jours à accepter le poste, alors que Claude Guéant m'appelait tous les deux jours ! Et je l'ai accepté parce que le président m'avait assurée que je pourrais continuer à avoir une expression politique."
Elle s'interrompt, puis s'interroge : "Pourquoi moi ? Roger Karoutchi aussi est ambassadeur de France à l'OCDE et il ne se dérange pas pour faire de la politique. Il vient d'être secrétaire départemental de l'UMP dans les Hauts-de-Seine !" Sauf que lui soutient l'action de Nicolas Sarkozy...
Karoutchi quitterait aussi l'OCDE
N'empêche qu'il aurait été gênant pour l'Elysée de révoquer la première en laissant le second en place. Le paradoxe est justement en passe d'être réglé, ouvrant ainsi la voie à un départ de l'impétueuse.
La solution est avancée par Roger Karoutchi lui-même : "Si la commission d'investiture de l'UMP à la mi-mai me désigne tête de liste aux sénatoriales, comme cela est prévu, je dirai au président qu'il est évident que je ne resterai pas à l'OCDE, au moins le temps de la campagne."
Comme il est évident pour Rama Yade que son éviction ne remettrait pas en cause son envie de se frotter de nouveau au suffrage universel. Elle aussi hésite à se présenter aux sénatoriales en septembre, mais vise plus sûrement une circonscription dans son département des Hauts-de-Seine en 2012.
Elle dit ne pas être encore décidée. "On verra tout ça à la fin du mois, après le congrès." Le congrès du Parti radical, bien sûr.
Hervé Algalarrondo et Julien Martin - Nouvelobs.com
(Le mardi 19 avril 2011)
Afrohistorama n'est pas responsable du contenu de l'Article