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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 02:26

Centrafrique: Les Américains plient bagages Washington a fermé et évacué son ambassadeur et son équipe.

                          Ambassade-americaine-a-Bangui.jpg

Les Etats-Unis ferment leur ambassade en Centrafrique pour des raisons de sécurité, les rebelles étant aux portes de la capitale, Bangui. Leur ambassadeur et son équipe ont quitté le pays. «L'ambassade des Etats-Unis à Bangui a provisoirement suspendu ses opérations le 28 décembre (heure de Bangui, Ndlr) en raison de la situation sécuritaire en République centrafricaine (...). L'ambassadeur Wohlers et son équipe diplomatique ont quitté Bangui avec d'autres ressortissants américains», a annoncé dans un communiqué un porte-parole du département d'Etat, Patrick Ventrell. Il a ajouté que "cette décision était uniquement due aux inquiétudes sur la sécurité de notre personnel et n'était en rien liée à nos relations diplomatiques continues et de longue date avec la République centrafricaine". Washington avait déjà exprimé mercredi sa "profondes inquiétudes" face aux troubles en Centrafrique, poussant tous ses ressortissants à quitter le pays et demandant aux autorités centrafricaines de protéger leur ambassade et à la rébellion de cesser les combats.

Un porte-parole du ministère de la Défense, Todd Breasseale, a précisé que le commandement américain en Afrique avait appuyé l'évacuation de l'ambassade des Etats-Unis à Bangui, notamment l'acheminement de ressortissants américains et d'étrangers vers des lieux sûrs de la région. Un autre responsable officiel américain a précisé qu'un avion militaire avait quitté Bangui vers 00H00 GMT. La décision d'évacuer Bangui intervient au lendemain d'une manifestation violente de plusieurs centaines de personnes, proches du pouvoir, qui avaient lancé mercredi des projectiles sur l'ambassade de France. Ces manifestants avaient auparavant fait un sit-in devant l'ambassade des Etats-Unis. Lesquels encouragent toutes les parties en Centrafrique à participer au dialogue sous l'égide de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), laquelle va tenter d'obtenir un cessez-le-feu, a insisté le département d'Etat.

Source : Journaldebangui.com 

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 02:19

Les journalistes martyrs du Cameroun.                       Haman Mana et Guibai Gatama : dans le collimateur du régime camerounais ?  

                                haman-gubai-copie-1.jpg

 

Ils sont directeurs de publications du quotidien "Le Jour" et de l'hebdomadaire "L'œil du Sahel". Ils ont abondamment relayé les lettres puis le procès Marafa, mis en lumière l'affaire Franck Biya. Leurs éditoriaux et révélations mettent le régime en difficulté. Qui recourt à ses moyens pour les faire taire.

Sous les tropiques, les journalistes passent presque toujours pour des martyrs de la liberté ou des victimes du pouvoir. Mais, au Cameroun, et un peu malgré eux, MM. Haman Mana et Guibai Gatama apparaissent plutôt comme les bourreaux du régime de Yaoundé. Le premier porte allègrement ses 46 ans et a été moulé à l'Essti aujourd'hui Esstic, tandis que le second, qui court encore après ses 40 printemps, a fait sciences économiques d'abord dans l'ancienne université de Yaoundé puis à l'université de Yaoundé Il-Soa.

Si leurs trajectoires fondent leurs différences, ils ont en commun d'être aujourd'hui patrons de presse. Après avoir fourbi sa plume à "Cameroon tribune", M. Haman Mana rompt les amarres avec le quotidien gouvernemental pour plus tard diriger pendant 11 ans le quotidien privé "Mutations". En septembre 2007, il lance le quotidien "Le Jour". M. Guibai Gatama fonde en 1997 l'hebdomadaire "L'oeil du Sahel" avant d'aller suivre une formation en mass communication à l'université d'Alexandrie en Egypte une année plus tard.

Les deux Dp ont surtout en commun de donner, à travers leurs organes, des insomnies au pouvoir. Leur dernier fait d'arme: avoir mis sur la place publique ce qu'il est aujourd'hui convenu d'appeler l'affaire Franck Biya et les titres de Camtel et de la Cnps. Selon les révélations de "L'oeil du Sahel" et de "Le Jour", le fils aîné du chef de l'Etat dans une transaction d'acquisition titres a spolié le Trésor public de 100 milliards de FCFA. Ces informations mettent en ébullition le sérail qui, dans une mobilisation sans précédent, sonne la charge. Hommes politiques, universitaires, juristes, médias d'Etat, journaux ou presse audiovisuelle privés, etc. sont mis à contribution pendant plusieurs semaines pour " dénoncer ces pourfendeurs et leurs manipulateurs tapis dans l'ombre qui organisent une cabale contre Franck Biya pour mieux viser le chef de l'Etat ".

Même lorsque les deux journaux ont donné un écho retentissant aux lettres de M. Marafa Hamidou Yaya gênantes au plus haut point pour M. Paul Biya depuis au procès de l'ex-ministre d'Etat emprisonné qui écorne l'image du régime, tout le sérail ne s'est pas mis en ordre de vengeance. En dehors des sorties de quelques seconds couteaux, tout au plus a-t-on enregistré une ou deux réactions de poids. En raison peut-être de la peur d'être visé par une prochaine lettre.

Mais il se trouvera tout de même le directeur général de la Recherche extérieure (Dgre) pour passer un coup de fil menaçant au Dp de "Le jour". Ses éditoriaux au vitriol, à l'instar de "Du pain et pas du sang" ou "Les 30 piteuses" consacré aux 30 ans de pouvoir de M. Paul Biya, lui valent aussi une convocation du directeur adjoint du cabinet civil de la présidence de la République pour lui remonter les bretelles ou refaire ses cours de journalisme à l'impertinent.

Pendant ce temps, le Dp de "L'oeil du Sahel", présenté comme la pierre angulaire de la stratégie de communication de M. Marafa, fait l'objet de filature ou d'actes d'intimidation des forces de sécurité. C'est que les révélations de son canard font des malheurs parmi des pontes du régime. D'ailleurs, M. Guibai Gatama a toujours constitué une épine pour le régime. A la veille de la présidentielle d'octobre 2004, le mouvement des mémorandistes du Grand-Nord dont il est le porte-parole donne du fil à retordre au pouvoir en dénonçant la marginalisation de cette partie du Cameroun dans les projets de développement initiés par l'Etat. Dans cette optique, le Dp de "L'oeil du Sahel", feu Antar Gassagai, Dakolé Daissala, Issa Tchiroma Bakary et autres sont retenus prisonniers à la préfecture de Maroua en compagnie du préfet. Son collègue du Mfoundi interdit toute réunion des ressortissants du Grand-Nord sur son ressort territorial. Las des interdictions, le pouvoir se résout à casser cette dynamique, en engageant des négociations individuelles qui se soldent en 2004 par le retour au gouvernement de MM. Amadou Moustapha et Dakolé Daissala.

Et il ne se lasse pas. M. Guibai Gatama se rappelle encore au souvenir du pouvoir en mettant sur pied le Comité pour la restitution aux familles des dépouilles des victimes du Grand-Nord lors des tristes évènements d'avril 1984 qui, 28 ans après, charrient toujours une forte charge émotionnelle. " On dirait qu'il est activiste dans l'âme. L'ancrage éditorial de son journal en fait une espèce de porte-voix du Grand-Nord qui pose des problèmes certes pertinents, mais si sensibles qu'ils peuvent soulever les populations. Le pouvoir ne peut que regarder ça d'un mauvais œil ", raconte une barbouze de la Dgre. M. Guibai Gatama met donc le doigt dans des plaies purulentes au point d'être comparé à Guillaume Soro par un haut responsable des services de sécurité.

M. Haman Mana a souvent eu maille à partir avec les mêmes services de sécurité. Comme en juillet 2001 lorsque le président de la République prend 21 décrets en vue de la modernisation de l'armée camerounaise. Ces décrets font l'objet d'abondants commentaires du ministre de la Communication dans les médias. Celui qui officie alors comme Dp du quotidien "Mutations" flaire un coup commercial en publiant dans une édition spéciale tous ces textes. Cette initiative lui vaut un séjour de quatre jours dans les cellules du secrétariat d'Etat à la Défense (SEP). Curieusement, durant sa captivité, ses geôliers loin de retenir contre lui la violation du secret-défense initialement alléguée, exigent désormais qu'il révèle sa source d'information.

Les directeurs de publications de "Le Jour" et "L'oeil du Sahel" ont tellement ébranlé le pouvoir avec l'affaire Marafa qu'en haut lieu on semble désormais déterminé à punir les indociles. Le ministre de la Communication a interdit M. Guibai de débat à la télévision publique avant de réaliser l'inefficacité de sa mesure. Il était persona non grata aux récents états généraux de la communication.

Après ces tentatives de musellement, on a ensuite opté d'asphyxier financièrement les deux journaux. " Depuis le début de l'année, je n ai pas reçu un seul paiement d'une administration publique ", corrobore M. Haman Mana. Mais au sein du sérail d'aucuns se sont élevés en pleine réunion secrète contre une telle initiative en opposant qu'elle pourrait se révéler contre productive si d'aventure les propriétaires des deux journaux bénéficiaient de financements occultes. D'ailleurs, plusieurs services de l'Etat et lobbies ont reçu d'importants appuis financiers pour les contrer en nourrissant la thèse des mallettes d'argent mises à disposition par les réseaux Marafa.

Sans doute, se rendant compte que les représailles financières ne pourront décourager ceux qu'on considère désormais comme "des pyromanes ou des ennemis de la République", d'autres stratégies plus machiavéliques sont mises en œuvre. Dans cette veine, des insinuations distillées par le sérail ont voulu voir la main de M. Haman Mana derrière l'assassinat de Jacques Bessala Manga, licencié quelques semaines plutôt du quotidien "Le Jour". " Pour accréditer cette thèse, on a prétendu que Dessala Manga en savait long sur les collusions de Haman Mana avec le réseau Marafa. Ce faisant on a volontairement omis de souligner que le défunt avait continué à collaborer avec Haman Mana en sa qualité de promoteur des éditions du Schabel. Cette accusation ne visait qu'à ternir la réputation sinon pourquoi n'avoir pas ouvert une enquête pour tirer cette affaire au clair " susurre une source.

Pour autant, le rouleau compresseur ne s'arrête pas. Dimanche 25 novembre 2012, d'après le- communiqué rendu public par M. Lambert Fotso Tchamekwem, " un commando de six individus dont deux portant des cagoules a détruit presses offset de marque Heidelberg Kord dans les ateliers de Press-book Communications, société regroupant une imprimerie et le quotidien "Stades". Le dernier paragraphe du communiqué fait une allusion: «Nous comptons aussi sur l'habituelle efficacité de nos forces de l'ordre pour traquer et neutraliser ces malfaiteurs dont le scénario et le mode opératoire ressemblent étrangement à ceux qui ont conduit il y a quelques mois a l'assassinat de notre ami et confrère Jacques Dessala Manga ". Tout le soupçon est là, bien orienté. Car il y a quelques semaines encore, le quotidien "Le Jour" était tiré dans cette imprimerie. Et les rapports entre le promoteur de l'imprimerie et le Dp de "Le jour" ne seraient pas au beau fixe. Mais d'après les informations de "Repères ", l'acte porte l'estampille d'une unité spécialisée des services de sécurité qui a agi avec l'onction de sa haute hiérarchie. Décodera le message qui pourra.

Source : Le Jour

 

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 02:12

Centrafrique : Le dictateur François Bozizé, lâché par ses cousins français.

Bozize.jpg

     Je ne sais pas jusqu’à quand les Africains vont s’entêter à la jouer en solo. Le temps passe et, têtu comme il est, il nous rappelle tous les jours combien nos dirigeants sont de mauvais redoublants et même très mauvais triplants, voire de mauvais quadruplants*.

Les faits sont têtus. Je n’invente rien. Lénine l’a dit bien avant moi. Et tous les jours, ces faits nous rappellent que les États africains qui clament chaque jour leur « indépendance » ne sont même pas capables de se défendre. Doit-on encore compter le nombre de guerres existant sur le continent ? Doit-encore comptabiliser les putschs qui ont eu lieu depuis 50 ans à Kemet ? Pourtant, malgré tous ces faits, nos dirigeants, pour la plupart, jouent à l’autruche, plongeant leurs têtes dans le Sahara, le Ténéré, le Tassili, l’erg et le Kalahari, dès que pointent les questions d’unité africaine, de mutualisation de ressources tant humaines que matérielles…

Kwamé Nkrumah avait dit à ses pairs, en son temps que Divisés nous sommes faibles, Unie, l’Afrique pourrait devenir, et pour de bon, une des plus grandes forces de ce monde. Qui avait réellement prêté attention à ces recommandations très avant-gardistes ? Pas grand monde en réalité. Les vainqueurs, membres du monde dit « libre » avaient imposé leurs volontés : il ne fallait pas toucher aux « frontières héritées de la colonisation ». C’était biblique et dogmatique. C’était gravé dans le marbre. Mais chaque année, le fantôme de Nkrumah doit rôder dans les palais présidentiels de nos excellences lorsque des coups de fusils et de canons menacent leurs pouvoirs.

Ce mois de décembre sera-t-il fatale à François Bozizé, putschiste** centrafricain qui avait troqué son treillis contre un costume civil avec cravate en 2005, année de son « élection » ? On est bien parti pour le vivre, même si les paris ne sont pas mon fort. Cet homme était arrivé aux affaires avec l’aide de la France qui n’en pouvait plus de son prédécesseur, Ange-Félix Patassé qui insupportait lui aussi ses pairs (surtout ses voisins immédiats). En près de 10 ans de pouvoir, Bozizé a passé son temps à gérer des rébellions venus du Nord de la RCA. Sans le moindre succès durable. Ce n’étaient que des paix momentanées. Comment un homme, général de surcroît, peut « diriger » son pays tout ce temps sans jamais mettre sur pieds une armée digne de ce nom, capable de venir à bout de quelques rebelles ? C’est tout simplement incroyable. L’armée centrafricaine ne dispose même pas de matériels militaires de précision pour connaître les positions rebelles à 200 ou 300 Km de Bangui ? On rêve…

Toute la lumière sera sans doute faite sur ces rebelles qui occupent peut-être aujourd’hui 80 à 90% des villes les plus importantes du pays, mais Bozizé devrait profiter de ces moments pour méditer sur certains aspects pas très reluisants de sa gestion :

  • Où se trouve son fils Francis***, nommé très récemment général, par son propre père ? Faut-il rappeler qu’il est tout de même ministre de la Défense ?
  • À quoi sert réellement la fameuse FOMAC (Force multinationale d’Afrique centrale) avec ses 500 hommes à Bangui ?
  • Il en appelle à l’aide des Américains. Oublie-t-il que ces derniers aimeraient bien comprendre à quoi ont servi les fonds alloués par les USA pour la capture du rebelle illuminé, Joseph Kony ?
  • Dans la droite ligne de Jean-Bedel Bokassa, qui appelait Charles de Gaulle « papa » et Valéry Giscard d’Estaing « cher parent », lors de son appel à l’aide aux Français, il les appelle « cousins ». Sait-il que cela en ajoute encore beaucoup plus à son ridicule, à celui de la RCA et à celui de l’Afrique ?
  • À quoi cela sert-il de payer des manifestants (jeunes) en les payant quelques pièces, afin qu’ils brûlent des drapeaux français ? Les drapeaux de ses propres cousins. Cela tourne-t-il rond dans sa tête ?
  • Où sont les soldats centrafricains qui avaient défilé sur les Champs Élysées le 14/07/2010 à Paris, pour fêter les cinquantenaires des « indépendances » africaines ?

Nos dirigeants se veulent têtus, mais les faits nous démontrent que les faits le sont encore plus. Que Bozizé tombe, ainsi que son régime n’a pas grande importance. Il est sûr, tout simplement qu’à cette allure, d’autres pays subiront le même sort, puisque nous continuons avec la logique suicidaire de faire cavalier seul, au lieu de nous unir et de travailler véritablement ensemble, au-delà des conférences, sommets et réunions d’opérette qui ne servent qu’à faire des photos t à dépenser l’argent difficilement gagné par nos parents.

Par Obambé GAKOSSO

 

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 02:04

 

Les Dictatures d’Afrique centrale sous la pression des militaires et des groupes armés. Un militaire tire sur le cortège de Paul Biya. Bozize en partance .

                   Biya-cortege.jpg

 

Malaise: Un militaire tire sur le cortège présidentiel - Le Caporal Donald Abena Meba est aux arrêts depuis dimanche dernier

Un militaire de la Garde présidentielle a-t-il tenté de tuer le président de la République, Paul Biya ? Des informations contradictoires au sein des forces de défense circulent à ce sujet.


Un militaire de la Garde présidentielle a-t-il tenté de tuer le président de la République, Paul Biya ? Des informations contradictoires au sein des forces de défense circulent à ce sujet.

Dimanche 23 décembre 2012. 18h40. Le président de la République, Paul Biya, vient de remettre le trophée de vainqueur de la finale de la Coupe du Cameroun au capitaine de l’Unisport du Haut-Nkam. Son cortège, militarisé et sirènes hurlantes, quitte le stade Ahmadou Ahidjo en direction du palais de l’Unité d’Etoudi. Au lieu-dit pont Elig-Edzoa, le caporal Donald Abena Meba Klam, matricule T09/1189-4 tire une rafale sur le cortège présidentiel. Selon notre source, les trois coups de feu qui s’ensuivent ne font aucune victime. Panique dans la sécurité du chef de l’Etat. Le cortège accélère pendant que le caporal Abena Meba est maitrisé par les éléments de la Garde présidentielle, le corps dont il dépend.

Une source militaire ayant requis l’anonymat confirme l’identité du caporal Abena Meba, mais nie le fait que celui-ci a tiré sur le cortège présidentiel. « Je pense que les gens veulent dramatiser cette affaire, tente-t-il de minimiser. Je vais vous dire exactement ce qui s’est passé. L’élément en question était en contrebas d’Elig-Edzoa. Il n’avait pas une bonne vue de la route. Quand il a entendu le cortège arriver, il a voulu ajuster son arme. Mais, la boîte à chargeur a eu un problème et une rafale de deux coups de feu est partie. Voilà ce qui s’est passé. Toutes les vérifications qui ont été faites, l’inspection de l’arme, etc., ont montré que son arme était dirigée vers le ciel. Il n’a donc pas tiré sur le président de la République, encore moins sur son cortège. »

GP, Dsp, Bir

Cette version est contestée par des riverains d’Elig-Edzoa et par des militaires de la Garde présidentielle, qui lient cet incident à un malaise qui régnerait en ce moment dans les rangs des unités militaires chargées de la protection du président de la République. Une lettre en circulation sur Internet datée du 18 décembre 2012 et attribuée aux « soldats (tous grades confondus) de la Garde présidentielle (Gp), de la Direction de la sécurité présidentielle (Dsp) et du Bataillon d’intervention rapide (Bir) » exprime un certain nombre de revendications, dont le limogeage des patrons de ces unités. Extrait :

« Ainsi, comment comprendre qu'un soldat de la protection d'un chef d'Etat, de toute sa famille et des institutions, soit amené à déféquer en pleine nature parce qu’il manque d’eau ? Nos enfants et épouses sont privés d’eau et d’électricité. Qu’en est-il des enfants de M. Biya et des officiers supérieurs ? Ils vivent dans l’opulence et suivent leurs études à l’étranger sans soucis. Nous, hommes de rang et sous-officiers de la Gp, de la Dsp et du Bir sommes [Sic] dans une situation avilissante, misérable : le choléra, le paludisme sont le lot quotidien de nos enfants et épouses. (…) En conséquence, nous, soldats patriotes (tous grades confondus) de la Gp et de la Dsp, exigeons impérativement :

1) le limogeage du colonel Amougou, chef d’état-major particulier du président; du général Ivo Disancio, directeur de la Dsp ; du colonel Etoundi, commandant de la Gp et des officiers coupables d’affairisme avéré et d’irresponsabilité outrancière.

2) Le rétablissement immédiat de l’eau potable et des meilleures conditions de vie pour nos familles ;

3) la libération immédiate et sans condition de nos camarades aux arrêts ;

4) La réintégration au sein des armées des officiers de la Gp rayés de nos rangs à cause de leur solidarité avec les soldats aux arrêts. »

Mesures disciplinaires

Selon un élément de la Garde présidentielle, les revendications formulées dans cette lettre sont fondées. « Beaucoup de gens pensent que, puisque nous sommes dans la sécurité du chef, nous avons beaucoup d’argent, dit-il. C’est faux. Ce sont nos patrons qui mangent. Ils se sont terriblement embourgeoisés. Ils ont des affaires partout. Ils ne travaillent plus pour le chef de l’Etat, mais sont là uniquement pour protéger leurs nombreux business. » Il ajoute que le malaise est si profond que des actes de défiance se multiplient au sein de la Garde présidentielle et pourraient même se poursuivre.

Notre interlocuteur rapporte une scène qui aurait eu lieu il y a quelques mois à Mvomeka’a. « Un de nos camarades a refusé d’ouvrir le portail alors que le cortège du chef de l’Etat allait dans ses plantations. Il a exigé de parler au président. Celui-ci l’a écouté. Il lui disait que ses collaborateurs le trompent. Que le malaise dans nos rangs est profond. Le camarade en question, après cet acte, a été détenu pendant quelque temps avant d’être reversé », confie notre source.

Un responsable du ministère de la Défense affirme que l’acte posé dimanche dernier après la finale de la Coupe du Cameroun de football par le caporal Donald Abena Meba Klam est « hautement grave ». « Que cela ait été intentionnel, accidentel ou pas, il y a eu une faute très lourde. Des mesures disciplinaires sévères vont être prises contre lui », confie-t-on au Mindef.

 

Par Jean-Bruno TAGNE

Source : Cameroon-Info.Net

 

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Devoir de mémoire                                                                                              Citoyens Pour  la Mémoire du Cameroun                                                    Vous invite à l’hommage d’un héros et martyr national Camerounais

                                                                            Ernest Ouandie

Le samedi 19 janvier 2013

DE 14H30 -18H30
MAISON DE L’AFRIQUE

                           7, RUE DES Carmes 75005 Paris                                                                             Metro : Maubert Mutualité (Ligne 10)

Email : neuronesnews@gmail.com   

Tel : 0033(0)6 05 72 28 69

 

 

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 01:54

Cameroun : Regroupement et rupture politiciens : où va l’opposition ?

Biya-opposition

 

           Il ya quelques années, les jeunes kamerunais, mineurs pour la plupart, s’étaient engagés à fond à la recherche d’une société démocratique. Vingt ans plus tard, ils sont adultes et leur combat demeure identique. Il est vrai, les luttes de libération ou de mieux-être sont parfois longues, mais avec le temps, les protagonistes acquièrent aussi de la maturité au combat. Aujourd’hui où notre opposition patine et a de la peine à avancer, il nous arrive de nous demander si  l’opposition, au-delà des contingences, voudrait capitaliser les erreurs d’hier ;  si elle voudrait s’enrichir de son expérience de terrain et celle des autres, à travers le monde, afin de potentialiser les luttes au Kamerun et surtout se positionner avec plus de succès aujourd’hui.

En effet, dans la situation socio politique actuelle qui se complexifie de jour en jour et parfois s’alourdit de sourdes menaces qui pèseraient sur la Nation en cas de disparition subite du « père », nous sommes ahuris des tâtonnements stratégiques et même tactiques de l’opposition. Peut-être mise-t-elle, qu’en cas d’absence de Paul Biya, un boulevard « magique » et pacifique s’ouvre pour son couronnement !

A cela, le politologue Hans de Marie Heungoup répond : « C’est un vœu pieux, la lumpen bourgeoisie bureaucratique présidentielle fera que même en l’absence de Paul Biya le système gouvernant se perpétue. Et au besoin sollicitera les services de l’armée. Dans ce cas de figure, on se dirigera vers une transition néoconservatrice, ce qui signifie qu’on changera de dirigeant, mais pas de système gouvernant. (…), seul un mouvement social ou une révolution seront à même de conduire le Kamerun vers une transition où le dirigeant qui en sera élu sera l’émanation du peuple. Et même là, il est fort à parier que les choses ne se passeront pas pacifiquement. » (1).

A côté, Owona Nguini, répète depuis toujours : «L’alternance pacifique à la tête du Cameroun est durablement impossible. » (2).

Et Manassé Aboya Endong, d’ajouter : « Paul Biya est à la tête d’un pays potentiellement explosif » (3).

Il n’y a que des revenants thuriféraires tel Pr A. Kontchou Kouomegni pour naviguer à contre courant de plusieurs indicateurs : « L’alternance va se dérouler dans la paix et la stabilité » (4).

Mais au-delà de tant de problèmes que doit résoudre l’opposition afin d’affirmer son efficacité politique et de retrouver les faveurs des masses populaires, nous dirons que deux problématiques têtues et incontournables se dressent irrésistiblement sur notre chemin, à savoir :

- S’associer et s’organiser avec quelles forces politiques ?

- La question du leadership politique.

Certains de nos analystes, brillants et sérieux, affirment, comme Ghonda Nounga, que le meilleur regroupement des forces d’opposition au Rdpc devrait être : « non pas de regroupements impotents par essence comme le G7, mais d’un large front de forces qui représenteraient les intérêts matériels et moraux de tous les exploités de la société, de tous ceux aux dépends de qui se fait l’organisation actuelle de la société. Par son ancrage dans les classes sociales ci-dessus évoqué, ledit front se constituera en une organisation potentiellement progressiste et révolutionnaire. Encore faut-il que cette potentialité soit effectivement réalisée par l’action concrète ! »(5). Faisant écho à cette réflexion, Yimgaing Moyo, président du Moci (Mouvement citoyen), renchérit : « Je pense qu’il faut appuyer la mise sur pied des structures politiques qui auront pour finalité de renforcer le patriotisme, de lutter contre le néo colonialisme, et qui visent la recherche des structures monétaires communes et le panafricanisme. C’est ce qui faut pour combattre ce régime. » (6)

D’autre part, l’autre volet de la problématique de la déliquescence de l’opposition est la question du leadership politique, pour laquelle Maurice Kamto regrette que : « la lutte inavouée pour le leadership partisan et personnel absorbe le gros des énergies et distrait finalement de l’essentiel qui est la création des conditions de l’alternance dans notre pays. » (7).

Du G7 au Pacte républicain 

L’avènement du G7, malgré d’autres multiples tentatives infructueuses, n’a point laissé indifférent des observateurs politiques. L’ouverture à la société civile et surtout la production d’un Code électoral alternatif ont été bien accueillis et ont confondu ceux pour qui l’opposition ne faisait jamais des propositions. Mais sa dislocation si tôt, renforce malheureusement l’appréhension de ceux qui pensent que l’âge d’or de l’opposition Kamerunaise est révolu à jamais…

Néanmoins, au-delà de toutes les justifications qui seront évoquées de part et d’autre par les associés d’hier dans le G7, émergent avec récurrence les péchés infantiles de l’hégémon oppositionnel kamerunais : l’incapacité tactico-organisationnelle et le manque de différenciation entre le fait réel-objectif et le fait historique.

Pour cette incapacité tactico-organisationnelle, nous répétons qu’il est « illusoire », même si l’analyse est vraie, de refuser de s’associer avec les forces politiques disponibles du G7, parce que : « Fondamentalement, ce regroupement appartient à la mouvance néocoloniale, tant par l’appartenance antérieure de tous ses dirigeants à l’UNC d’Ahidjo que par la nature intrinsèquement libérale des programmes et propositions politiques et économiques des partis. »(8). Car, aujourd’hui, comme hier, nous menons des batailles politiques avec le Kamerun réel, tout en espérant le transformer.

Et comme les faits sont têtus, rappelons-nous, même les tentatives de regroupement de ceux qui se ressemblent n’ont pas été si prometteuses : La Convergence des forces démocratiques et progressistes (Cfdp). Assurément, nous puisons dans notre passé politique, sans délaisser ce que historiquement l’Humanité a produit :

- En 1956, en plein délire sanguinaire des colonialistes et leurs agents locaux sur les patriotes kamerunais, Um Nyobè, connaissant bien Soppo Priso et Assalé, n’a pas lésiné d’associer le Mouvement upéciste dans le Courant d’Union Nationale, jusqu’à la faillite anti patriotique de ces deux leader ;

- En 1962, dans la « Voix du Kamerun » J.M. Tchaptchet demandait d’ « unir tous ceux qui doivent et peuvent s’unir »(9)

- En 1992, L’Upc dirigée par Michel Ndoh s’est engagée dans l’Union pour le Changement et s’est rangée derrière le candidat Fru Ndi ;

- En 1980, le Parti communiste français (Pcf), bien que connaissant très bien François Mitterand, a signé le Programme Commun qui permit l’accession de la gauche au pouvoir en 1982 en France ;

- En 2011, le candidat-président, le sandiniste et marxiste Daniel Ortéga a été élu à la présidentielle de novembre 2011 sous la bannière de l’Alliance Nicaragua Unida Triunfa (le Nicaragua Uni Triomphe) à 63%. Tandis qu’en 2006, il fut seulement crédité lors de son élection à la présidence de son pays à 38% des voix. Notons que ce raz-de marée sandiniste est le fruit de l’alliance des Sandinistes avec la puissante Eglise Catholique du Nicaragua. Et novembre 2012, le Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN), a aussi remporté à 75% des voix, les municipales au Nicaragua.

Enfin sachons différencier le fait réel-objectif qui révèle que dans l’opposition kamerunaise, les forces de gauche s’y trouvent également comme celles de la droite ou du centre-droite, mais l’analyse nous commande de bien apprécier le concret, le rapport de forces et l’avenir immédiat. Delà, hormis ses fondamentaux, les forces de gauche ne pèsent pas suffisamment sur l'échiquier politique national. Ainsi la modification du rapport de forces ne pourra se faire qu’en alliance avec d’autres forces disponibles, indépendamment de leur substrat, à condition que nous soyons sur un programme commun : d’abord la déchéance du Rdpc.

La lutte des classes ne sera pas reniée en tant que tel, mais deviendra une contradiction secondaire entre nous et nos partenaires ponctuels de droite ou sociaux-démocrates. Car entre cette lutte des classes et la déchéance des anti-patriotes, un vrai patriote a-t-il objectivement à hésiter ?

Um Nyobè nous a appris que : « notre lutte de libération nationale peut être comparée à un grand magasin. Un magasin qui ne renferme qu’une seule espèce de marchandises n’est pas un magasin. C’est une boutique ou section du magasin. Une telle installation ne peut pas satisfaire toute la clientèle. La victoire serait impossible si nous prétendons mener la lutte sur un seul front. Ce serait le cas d’un corps vivant qui prétendrait fonctionner avec un seul membre. » (10)

D’autre part, le leadership politique est semblable à une montagne qui s’est établie au gré du hasard ou le contexte, mais surtout par un travail de terrain. Une montagne n’a point besoin d’être cherchée ou recherchée, peut-être pour ceux qui sont nourris des ambitions inavouées…

Hier, quand Um Nyobè disait : « l’Upc, avant-garde du nationalisme kamerunais » (11), et surtout que « tout « nationalisme kamerunais » qui ne s’appuiera pas sur notre Mouvement ne sera qu’un « nationalisme de bouche et de démagogie » » (12), il s’est trouvé toujours d’autres compatriotes qui se sont opposés à Um. Mais, quel est le sens de l’Histoire aujourd’hui ?

Aujourd’hui, comme hier, un leadership politique existe dans l’opposition kamerunaise, malgré ses limites, sa forme ou son contexte de construction. C’est le Social Démocratic Front (Sdf). Ne pas le reconnaître risque de faire un jeu inavoué… En plus un leadership politique n’est pas immuable…

Pour cette ènième tentative de regroupement de l’opposition, nous sommes d’accord avec Albert Dzongang : « Le G7 regroupe tous ceux qui ont pris conscience de ce que le peuple camerounais veut que chacun taise ses ambitions égoïstes au profit de l’intérêt général de notre pays.

Dans ce cas, refuser que le Sdf est aujourd’hui le premier parti de l’opposition, tant sur le plan de l’antériorité que sur celui de l’implantation, et que son président est ce qu’on appelle dans d’autres pays démocratiques le chef de l’opposition, relève de la mauvaise foi et d’une ambition personnelle démesurée. Cette attitude aurait pour but de casser la dynamique qui s’est mise en marche à la demande des Camerounais. » (13).

Ainsi, nos fondamentaux doivent nous servir à mieux assimiler la réalité socio- politique kamerunaise pour la transformer, que de continuer à l’interpréter.

En plus de ces deux problématiques, nous évoquerons celle du vaillant peuple kamerunais qui est aujourd’hui dessiné sous plusieurs coutures rétrogrades. Non, le peuple kamerunais n’a point baissé les bras pour sa libération, mais il serait devenu sceptique face aux entrepreneurs politiques parfois ambigus, dilettantes ou ondoyants. Puisqu’après les années de braises, où il a supporté tant de sacrifices, tout seul il a affronté la soldatesque du Rdpc en 2008, lorsque les leaders-opposants se cachaient ou se désolidarisaient du mouvement en le taxant de spontané ou de douteux. Pourtant, Lénine claironnait : « Nous serions des « politiques » et des social-démocrates qu’en paroles (comme cela se produit bien trop souvent en réalité), si nous ne comprenions pas que notre tâche est d’utiliser toutes les manifestations de mécontentement quelles qu’elles soient, de recueillir et d’élaborer jusqu’aux moindres éléments une protestation, fut-elle embryonnaire. » (14).

Et, désormais, l’abstention du peuple aux échéances électorales est une attitude éminemment politique. Néanmoins notre peuple continue le combat, mais désormais pour sa survie quotidienne. C’est à nous de lui redonner confiance et de convertir ses luttes, désormais de quotidienneté, en combat politique.

En cela Lénine disait, encore: « En effet, jusqu’à présent, personne encore, semble-t-il, n’avait douté que la force du mouvement contemporain ne fût dans l’éveil des masses (…) et sa faiblesse dans le manque de conscience et d’esprit d’initiative des dirigeants révolutionnaires. » (15).

Par   David Ekambi Dibonguè 

 

- 1- Rodrigue N. Tongue, Hans de Marie Heungoup « Paul Biya tient sa longévité au pouvoir des forces armées et de la corruption » in Le Messager du Lundi 29 octobre 2012 ; p, 9-10

- 2- Parfait Tabapsi et Serge D. Bontsebe, M. E. Owona Nguini : « L’alternance pacifique à la tête du Cameroun est durablement impossible ». In Les Cahiers de Mutations. Vol 074. Octobre 2011. P-P, 10-11

- 3- Georges A Boyomo, Manassé Aboya Endong : « Paul Biya est à la tête d’un pays potentiellement explosif ». Mutations n° 3275 du lundi 05 novembre 2012. P, 11

- 4- Georges A Boyomo, A. Kontchou Kouomegni : « L’alternance va se dérouler dans la paix et la stabilité » Mutattions n° 3288 ; jeudi 22 novembre 2012, p : 12-13

- 5- Lire dans ce numéro Ghonda Nounga, Kamerun : manifeste pour un front des forces progressistes et panafricanistes révolutionnaires

- 6- Younoussa Ben Moussa, Yimgaing Moyo : « Ils n’ont pas la même idéologie », in Le Jour n° 1267 du vendredi 07 septembre 2012 ; p, 3

- 7- Maurice Kamto, L’opposition camerounaise et la crise du leadership. Le Jour n° 1312 du lundi 12 novembre 2012. P, 9

- 8- Ghonda Nounga, Kamerun, Ibd

- 9- J.M. Tchaptchet, Pour que çà change. In La Voix du Kamerun n° 9 et10 Juin-Juillet 1962, p, 3

- 10- Ruben Um Nyobè, Ecris sous maquis. L’HARMATTAN. p, 259

- 11- R. Um Nyobè, ibd, p, 143

- 12- R. Um Nyobè, ibd, p, 195

- 13- M. Eclador Pekoua, Albert Dzongang: « Le partage des voix lors des manipulations électorales ne m’est pas favorable » Ouest Echos n° 761 du 20 au 26 novembre 2012. P, 6-7

- 14- Lénine, Que faire ? Les questions brûlantes de notre mouvement. Les Editions du Progrès. p, 120

- 15- Lénine, ibd. P, 37

 

 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 17:01

 

 

 

Chine-Etats-unis une guerre sans limite

 

 

 

   

 


 

 

 

 

           http://www.youtube.com/watch?v=r3SsaRYkqgU&feature=share

 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 11:47

Démission tacite: Philémon Yang Yundji, Premier Ministre, ne retournera plus au Cameroun !

Philemon-yang.jpg

La PM ne se reconnaîtrait plus dans le gouvernement actuel où il est réduit à inaugurer les chrysanthèmes. 

 

II y a peu, un journal de la place relayait l'information selon laquelle le Premier ministre, chef du gouvernement avait rendu sa démission à Paul Biya. Sans que ce dernier ne démente cette information, c'est le quotidien gouvernemental, notre Pravda national (Cameroon Tribune) qui se fendait d'un communiqué musclé pour contrarier cette «feuille de choux». Des jours plus loin, les évènements semblent donner raison à ce journal, pendant que l'encre du journal de la rue de l'aéroport semblait paradoxalement avoir séché.

La preuve a été administrée encore lors du dernier conseil des ministres tenu récemment au Palais de l'Unité où l'ambiance était lourde avec des ministres qui affichaient des sourires des mauvais jours.

Après ledit conseil, le PM a fondu dans la nature. Aujourd'hui, un silence épais entoure cette disparition et les commentaires vont dans tous les sens. La réalité dépasse la fiction. Le Pm Yang Philémon répond depuis un certain temps aux abonnés absents. Cette situation, au-delà des opportunistes tapis dans l'ombre, a totalement frigorifié le sérail. Et tout ceci montre qu'au Cameroun, la destination de la primature n'est pas toujours rêvée d'autant plus que celui qui y occupe ce strapontin ministériel est là pour inaugurer les chrysanthèmes et pourquoi pas, à se tourner les pouces pendant que ses plus proches collaborateurs l'enjambant, rendent compte directement au chef de l’Etat.

C'est le cas de Louis Paul Motaze, le secrétaire général des services du Premier ministre qui, ayant la charge de tous les projets structurants juteux, s'adresse seulement à la voix la plus autorisée: Paul Biya. Tous les ministres de la République font un pied-de-nez à Philémon Yang Yundji. Ils dédaignent ses prises de décision.

Selon nos informations, pour ce qui est de la construction du 2e pont sur le Wouri, le Premier ministre, Philémon Yang Yundji aurait jeté son dévolu sur les chinois, dans son dos, le directeur du Cabinet civil Martin Belinga Eboutou et le ministre des Travaux publics, Patrice Amba Salla auraient donné ce marché à l'entreprise française Satom. Courroucé, le Premier ministre aurait posé le problème au président de la République qui est resté de marbre. Voilà un catalogue de bonnes intentions qui est ainsi jeté aux orties.

Aussi, le Pm a constaté que plusieurs personnes originaires de sa région natale passent le plus clair de leur temps à savonner sa planche pour le supplanter. Et comme Yang Philémon aurait le mépris triste, il aurait décidé de prendre la poudre d'escampette. Selon des sources confidentielles, cet homme au verbe compté se trouverait en France pour officiellement des raisons de santé. Il finira officieusement par retrouver, pour ne plus jamais revenir au Cameroun, sa famille restée au Canada où il fut le chef de mission diplomatique du Cameroun pendant près de 20 ans.

L'une des explications qu'il avancerait en petits comités est qu'au sérail, il a rencontré peu ou pas de personnes proches de son idéal. Qui pis est, ce qui l'aurait davantage fait souffrir en silence, c'est la nomination en catimini de Touna Mama au poste de secrétaire général adjoint des services du Premier ministre. En sus, toutes ces nominations sur la base affinitaire faite par Belinga Eboutou auraient également hérissé son poil, y compris les lazzis de Edgard Mebe Ngo'o, qui ne lui fait jamais allégeance. Ayant beaucoup appris de la vie politique et administrative, ses mirages, ses pièges, ses coups bas, Philémon Yang Yundji aurait décidé de prendre ses cliques et ses claques pour recourir aux conseils d'autres cieux.

Pendant ce temps, ses successeurs potentiels utilisent toutes les herbes de la Saint Jean pour lui succéder. Ils oublient cependant une chose: le même sort les attend.

Dans l'ombre, il se raconte à hue et à dia que Martin Belinga Eboutou voudrait positionner Agbor Tabi. En échange de quoi? Mystère et boule de gomme. Voila à quel spectacle se livrent nos gouvernants pendant qu'au Cameroun, on ne vit que pour survivre...

Par J. P. Nkama  

Source: Canard Libre 

 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 11:42

Centrafrique : Les dictateurs d’Afrique centrale au secours de Bozizé.

FranceAfriquecarte-centrafrique1.jpg

 

Intervention: la force multinationale d'Afrique sécurise Bangui. Suite à l’appel lancé à travers son discours en direction des puissances occidentales, seule la FOMAC a répondu par l’affirmative.

 

Le président centrafricain, François Bozizé, a prononcé un discours ce jeudi matin dans lequel, il demande à Paris et Washington leur appui pour «faire reculer les rebelles» avant de faire avancer le dialogue. «Nous demandons à nos cousins français et aux Etats Unis d’Amérique, qui sont des grandes puissances, de nous aider à faire reculer les rebelles à leur base initiale de façon à permettre la tenue du dialogue à Libreville pour résoudre la crise actuelle», a déclaré le président François Bozizé en sango, langue nationale centrafricaine sur les ondes de la radio nationale. «Il n’est pas question de les laisser tuer les Centrafricains, de les laisser détruire les maisons, piller les biens et nous demander le couteau sous la gorge d’aller à ce dialogue», a ajouté le président. «C’est un complot contre la République centrafricaine, c’est un complot contre son peuple. (...) Tous les autres chefs d’Etat centrafricains ont connu cela: Boganda a été assassiné pour cela, Bokassa a été ramené au pays menottes aux poignets, Kolingba, Patassé ont connu cette situation, et aujourd’hui c’est au tour de Bozizé d'être menacé», a-t-il martelé, faisant référence à des anciens présidents.

Une fin de non recevoir?
La France a dans la foulée condamné «la poursuite des hostilités en République centrafricaine de la part des mouvements rebelles», appelant à régler «par le dialogue» la crise en Centrafrique, sans répondre à la demande de soutien militaire formulée par Bozizé. Selon le ministère français de la Défense, les forces françaises sont déployées en Centrafrique dans le cadre de la mission Boali de soutien à une force multinationale sous mandat de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC). Elles contribuent à la «sécurité générale du pays» et offrent un «soutien à la reconstruction des forces armées» centrafricaines. De son côté la force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC), qui compte plusieurs centaines de militaires en Centrafrique, a annoncé ce jeudi matin l’envoi de nouvelles troupes pour sécuriser Bangui. «Bangui est sécurisée au maximum par les troupes» (de la FOMAC), mais «d’autres (troupes) vont arriver pour renforcer cette mission de sécurisation de Bangui», a déclaré à la radio nationale le commandant de la FOMAC, le Général Jean-Félix Akaga. Il n’a toutefois donné aucun détail sur le nombre et la date d’arrivée de ces éventuels renforts.

Cette force multinationale, mise en place en 2008, avait pour mission d’aider à consolider la paix dans le pays miné par des années de guerres civiles et de nombreuses rébellions. Elle a compté jusqu'à 500 soldats en provenance du Gabon, de République Démocratique du Congo, du Tchad et du Cameroun. Elle avait commencé à se retirer progressivement de la Centrafrique, qu’elle était censée quitter définitivement avant le 31 décembre 2013.

Source : http://journaldebangui.com                                                                                                                                                                   Par source: afp

 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 04:17

Enoh Dieudonné: 07 ans d'emprisonnement assortis de 200.000 Fcfa d'amendes. L’acharnement continue.

Enoh meyomesse1

Ce 27 décembre 2012 se tenait la sixième audience du procès Enoh.
Il est 13h quand on annonce le Président du tribunal et sa suite.
Une fois installée, la première affaire est celle d'Enoh et compagnie qui vont être appelé à la barre.
Le président ne va pas tarder à prononcer les sentences après avoir parlé de Bénéfice de doute, de circonstances atténuantes, de leur situation de délinquants primaires etc. et alors les peines seront:
-   Manda (celui qui avait plaidé coupable et crie a haute voix qu'il a commis le braquage sans convaincre): 02 ans d'emprisonnement assorti de 200.000 Fcfa d'amendes
-    Enoh Dieudonné: 07 ans d'emprisonnement assortis de 200.000 Fcfa d'amendes
-   Song Kanga(l'armurier): 09 ans d'emprisonnement avec 400.000 Fcfa d'amendes
-   Ndi Benoit: 03 ans d'emprisonnement assorti de 200.000 Fcfa d'amendes
Le juge a signale que les concerné avaient 10 jours pour faire appel
Ce que les avocats ont décidés de faire

 

 

                                         


 

 

 

                                                http://www.youtube.com/watch?v=iBbjilkPvf4

 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 03:54

 

Citoyens Pour  la Mémoire du Cameroun

Vous invite à l’hommage d’un héros et martyr national Camerounais

 

                                   Ernest-Ouandie-copie-1.jpg

 

 

 

Le samedi 19 janvier 2013

DE 14H30 -18H30
MAISON DE L’AFRIQUE

7, RUE DES Carmes 75005 Paris

Metro : Maubert Mutualité (Ligne 10)

Email : neuronesnews@gmail.com    Tel : 0033(0)6 05 72 28 69

Devoir de mémoire

                                                http://heros-et-martyrs-camerounais.overblog.com/

 

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EVENEMENT

 

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Invitation: DEVOIRE DE MEMOIRE

Expo um1

CITOYENS

POUR LA MEMOIRE DU CAMEROUN

Affiche-semaine des heros et martyrs  

Renseignements:

Email : neuronesnews@gmail.com 

Mobile : 0033 (0)6 26 29 43 29

______________________________________________

 

Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

Recherche

DIVERS

 


L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

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Email: oedc-info@oumarou.net

 Google+:

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France:0033(0)6 26 29 43 29

Belgique:0033(0)4 83 69 23 12

 

Skype: oelection-cameroun

Facebook: observatoire des élections

de la diaspora camerounaise

 

 

  ........................................................................................

Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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annonces

 

 


code noir

  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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Affirmation

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine