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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 01:33

    La guerre coloniale du Cameroun a bien eu lieu.

 

           Barbarie-coloniale.jpg

A moins d'un improbable coup de théâtre, Paul Biya, 78 ans, président du Cameroun depuis 1982, sera "réélu" pour un nouveau septennat le 9 octobre prochain. Malgré les fraudes électorales, les journalistes emprisonnés, les opposants menacés et une corruption omniprésente, il aura droit aux félicitations de Paris, comme cela a toujours été le cas depuis trente ans.

Paul Biya est arrivé au pouvoir sans jamais avoir été élu, ni s'être jamais présenté à la moindre élection. Il a simplement été désigné par son prédécesseur Ahmadou Ahidjo, qui gouverna lui aussi son pays d'une main de fer. A l'origine de ce demi-siècle de dictature, on trouve une guerre. Une terrible guerre coloniale menée par l'armée française, une guerre cachée et encore taboue aujourd'hui, qu'il nous appartient à nous, Camerounais comme Français, de regarder en face.

Avant et après la proclamation officielle de l'indépendance de ce pays, le 1er janvier 1960, Paris a tout essayé pour briser les mouvements qui, portés principalement par l'Union des populations du Cameroun (UPC), réclamaient une indépendance réelle respectant la souveraineté populaire. Dans ce territoire placé sous la tutelle de l'ONU en 1946 - mais administré par la France et le Royaume-Uni -, la IVe République, sous les ordres de François Mitterrand, Gaston Defferre ou Pierre Messmer, a déclenché une véritable guerre au milieu des années 1950. Bâillonnement de l'opposition, création de milices sanguinaires, torture à grande échelle, déplacement des populations, guerre psychologique, assassinats : les méthodes de la "guerre révolutionnaire" - et parfois les hommes chargés de les appliquer - sont les mêmes que celles mises en oeuvre au même moment en Algérie.

La Ve République du général de Gaulle a poursuivi la même politique de répression après l'"indépendance" confiée au candidat choisi par Paris, le président Ahmadou Ahidjo. En accentuant encore la guerre à l'ouest du pays à l'aide de bombardements intensifs, qui mirent à feu et à sang toute la région "bamiléké". Combien de morts ce terrible conflit a-t-il provoquées ? De 61 000 à 76 000, comme l'estimait l'ambassade du Royaume-Uni en 1964 ? 120 000, comme le rapportait deux ans plus tôt André Blanchet, alors journaliste au Monde ? Davantage, comme l'affirment certains commentateurs ?

Dénoncée depuis des décennies et aujourd'hui largement documentée, cette guerre reste un tabou français. Le mot lui-même, pourtant utilisé à l'époque par les militaires pour décrire leur action, est banni du vocabulaire officiel, qui ne retient que les mots de "troubles", d'"émeutes", de "guerre civile" et, parfois, d'affrontements "ethniques". En 1972, la France de Pompidou interdisait Main basse sur le Cameroun (éd. Maspero), l'essai de l'écrivain camerounais Mongo Beti, qui dénonçait déjà ces atrocités et la responsabilité de Paris.

On retrouve cette négation, officiellement exprimée, dans la bouche de François Fillon en mai 2009. Interrogé sur ces "événements" et, notamment, sur l'"assassinat par l'armée française de certains nationalistes camerounais", le premier ministre osa dire que "tout cela" relevait "de la pure invention". L'armée française a pourtant, d'après ses propres archives, assassiné Ruben Um Nyobé, secrétaire général et leader charismatique de l'UPC, en septembre 1958. Ses services secrets ont, comme l'ont avoué plusieurs de leurs responsables, fait empoisonner à Genève Félix-Roland Moumié, président de l'UPC, en octobre 1960. L'aviation française a, toujours d'après les archives françaises, tiré à l'ouest du Cameroun des centaines de milliers de cartouches entre décembre 1959 et septembre 1960... Que M. Fillon aille vérifier par lui-même : les archives françaises regorgent de "pures inventions" de ce type.

Si, encore aujourd'hui, le gouvernement français ment aussi effrontément, c'est parce que ce passé reste d'une actualité brûlante. M. Biya, formé à l'Ecole nationale de la France d'outre-mer au moment où la répression battait son plein au Cameroun, avant d'entrer au cabinet d'Ahidjo, de devenir son secrétaire général puis son premier ministre, est toujours au pouvoir aujourd'hui.

Soutenu à bout de bras par la France malgré une répression aussi sournoise que permanente des mouvements populaires, il a autoritairement modifié la Constitution camerounaise en 2008 pour briguer un nouveau septennat. Au même moment, alors que la jeunesse camerounaise se soulevait contre ce coup d'Etat constitutionnel et contre la misère entretenue par le régime, son armée et sa police noyaient la révolte dans le sang, faisant plus d'une centaine de morts. Sans aucune réaction ou presque de la communauté internationale.

Nicolas Sarkozy martèle depuis des années que la France ne doit plus se "repentir". "Nul, affirmait-il dans son fameux discours de Dakar en 2007, ne peut demander aux fils de se repentir des fautes de leurs pères." Mais personne ne demande cela. Ce dont il s'agit, c'est d'en finir avec la falsification de l'Histoire : la France de 2011 doit admettre qu'elle a mené une guerre au Cameroun. Elle doit ouvrir entièrement ses archives, soutenir les travaux des chercheurs français et camerounais qui veulent connaître leur histoire, et participer, avec les autorités camerounaises, à la sauvegarde des archives de ce conflit, qui pourrissent à grande vitesse au Cameroun.

En février 2005, l'ambassadeur de France en Algérie a reconnu la "tragédie inexcusable" des massacres de Sétif et Guelma en 1945. La même année, Jacques Chirac est allé à Madagascar reconnaître la responsabilité de la France dans la terrible répression de 1947. Qui ira au Cameroun pour dire - simplement dire - une réalité historique : la France y a mené une guerre ? Cette démarche impliquera sans doute de reconnaître que cette guerre a enfanté une dictature implacable, c'est-à-dire une autre forme de guerre, permanente, contre un peuple entier. Mais à l'heure où les dirigeants français prétendent promouvoir la démocratie dans le monde arabe, ne serait-il pas cohérent de reconnaître la responsabilité majeure de la "patrie des droits de l'homme" dans la guerre qui a embrasé le Cameroun et y a installé depuis cinq décennies une dictature sanglante typique de la Françafrique ?


Ambroise Kom, professeur des universités ;

Achille Mbembe, professeur de science politique à l'université du Witwatersrand (Johannesburg) ;

Odile Tobner, écrivain.

Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsitsa, François Gèze, Ambroise Kom, Achille Mbembe et Odile Tobner

Source : Lemonde

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 01:27

Corruption:  Transparency International sermonne la France.

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Le rapport de l'organisation non-gouvernementale range la France au 9ème rang des pays de l'Union européenne dans le classement des Etats perçus comme les moins corrompus. Et propose de faire de la lutte contre la corruption une grande cause nationale.

 

CORRUPTION - Selon l'ONG Transparancy International le manque de transparence et d'intégrité dans la vie politique est l'une des principales causes du "retard français".

afp.com/Joel Saget

Elève médiocre. Doit mieux faire. L'appréciation décernée à la France est sévère mais juste, à en croire le rapport de l'organisation non gouvernementale (ONG) Transparency International qui a rendu public, ce mercredi, son rapport annuel sur la corruption. Avec une note de 71 sur 100, la France se classe au 22e rang mondial et au neuvième rang de l'Union européenne(UE) devancée dans l'ordre par le Danemark, la Finlande, la Suède, les Pays-Bas, le Luxembourg, l'Allemagne, la Belgique et le Royaume-Uni dans le classement des Etats perçus comme les moins corrompus. 

Pour Transparency, l'une des causes principales du "retard français" tient au manque de transparence et d'intégrité dans la vie politique. Alors que la quasi totalité des pays de l'UE rend public le patrimoine de ses élus, la France maintient le secret sur cette donnée sensible. Plus généralement, le parlement, l'exécutif et la justice sont des maillons faibles aux yeux de l'ONG. L'activité de lobbying des grands intérêts économiques auprès des parlementaires reste opaque.

 

Pas moins de 60 députés et sénateurs exercent en plus de leur mandat le métier d'avocat d'affaires au risque de conflit d'intérêts. Ou encore les comptes des partis politiques ne font l'objet que d'un contrôle formel, puisque la commission chargée de vérifier les comptes de campagne n'a aucun moyen d'investigation les concernant en dehors des périodes électorales. 

La justice soupçonnée de ne pas être indépendante

La justice est soupçonnée de ne pas être indépendante; le parquet en charge de l'action publique est en effet placé sous l'autorité du ministre de la justice. Cette situation également dénoncée par la cour européenne des droits de l'homme permet au pouvoir politique de contrôler les affaires les plus sensibles, notamment celles de corruption sous toutes les formes: favoritisme, trucage des marchés publics, pots de vin, trafic de diplômes, etc. Par ailleurs, les lanceurs d'alerte dans la fonction publique ne bénéficient d'aucune protection juridique comme c'est le cas dans les pays du nord de l'Europe. En clair, un fonctionnaire souhaitant dénoncer des infractions dont il a été le témoin, prend le risque d'être livré à lui-même. Une situation suffisamment dissuasive pour encourager au silence... 

Cet état des lieux inquiétant a provoqué une crise de confiance, poursuit le rapport. Il cite une étude d'opinions de septembre 2011 (TNS-Sofres) au résultat parlant: 72% des Français estimaient alors que leurs élus et dirigeants politiques étaient "plutôt corrompus", un record depuis la première mesure effectuée en 1977. 

Il est donc urgent d'agir, affirme l'ONG. Transparency lance un appel au gouvernement pour qu'il fasse de la lutte contre la corruption une grande cause nationale. Lors de la campagne présidentielle, le candidat François Hollande s'était engagé à mettre en oeuvre une série de mesures simples et peu coûteuses proposées par l'ONG: la fin des conflits d'intérêts, la garantie d'une justice indépendante, l'inéligibilité pour les élus condamnés pour des faits de corruption, le non-cumul des mandats, la transparence sur le lobbying et le patrimoine des parlementaires, etc. Pour soutenir son action, Transparency sollicite la signature de tous les citoyens dans une pétition présentée sur son site: www.transparency-france.org 

Par Pascal Ceaux,

 

 

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 01:25

Centrafrique: Depuis Paris, une plateforme politique vient en appui à la coalition Séléka (rebelles).

                           carte centrafrique1

Après dix années de règne sans partage du pouvoir par le Général François BOZIZE, et, face à une situation de chaos généralisé en République centrafricaine, des élus du Peuple et de la Nation, des Organisations politiques et de la Société civile, des Personnalités politiques ou indépendantes se sont réunis à Paris, ce jeudi 27 Décembre 2012.

Pendant cette réunion, ils ont :

Analysé de manière approfondie la situation de crise que traverse notre Pays.
Constaté la montée des périls multiformes contre le Peuple Centrafricain.
Décidé de trouver des solutions pour sortir de la crise actuelle.

Sur l’analyse de la situation actuelle et la montée des périls multiformes.

Ils ont identifié les causes majeures dues principalement :

Au refus de François BOZIZE d’appliquer dans son intégralité les accords de paix de 2007.

Au mépris total de François BOZIZE de mettre en œuvre les recommandations du Dialogue National 2003, puis de celles du DPI (Dialogue National Politique) 2008.

A l’organisation des élections présidentielle et législatives manipulées et truquées. L’opposition démocratique n’avait pas pris part à ces élections législatives. Et, les faits ont fini par leur donner raison, car à l’issue de ces élections législatives un quart (1/4) de l’Assemblée est constitué par les Fils de BOZIZE, ses Femmes, ses nombreuses Maîtresses ou ses Parents les plus proches.

Aux dernières manœuvres pour le tripatouillage de la Constitution de 2005 afin de briguer un troisième mandat, alors que cela lui est interdit (Art. 24 et 108 de la Constitution).

A une Armée Nationale sous-équipée, humiliée et démotivée, alors que le Ministre de la Défense nationale n’est autre que Francis BOZIZE, le propre fils du Général François BOZIZE.
Pour les solutions de sortie de crise.

Les participants ont décidé de :

Dénoncer le recrutement massif de mercenaires angolais et congolais, la distribution en règle de machettes et d’armes de guerre en tout genre. Alors que le procès de Jean-Pierre Bemba Moussa Gombo est en cours, auprès de la Cour Pénale Internationale à la Haye ! Nous réaffirmons qu’il s’agit avant tout d’une affaire centrafricano-centrafricaine.

De créer une plate-forme politique du changement rassemblant toutes les composantes de la vie nationale.

D’accompagner les efforts et les sacrifices accomplis par les forces contestataires regroupées dans la coalition « SELEKA »

La plate-forme annoncée est dénommée Front Républicain pour l’Alternance et la Paix (FRAP). Elle aura pour mission de définir et de mettre en œuvre les modalités de la transition consensuelle, après le départ forcé ou volontaire du Président en place actuellement.

Enfin, le FRAP appelle la Communauté internationale, l’Union Africaine, la France, les Chefs d’Etat de la CEEAC, à soutenir ses propositions plutôt que de laisser perdurer une situation dont l’auteur est parfaitement connu.

Fait à Paris, le 27 Décembre 2012.

 

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 01:11

Cameroun- France, 19 Janvier 2013: journée d'hommage à Ernest Ouandié.

Ernest Ouandie1

Le 19 janvier 2013 aura lieu à Paris à la Maison de l'Afrique une journée d'hommage au Héro et Martyr africain Ernest Ouandié. L'évenement est organisé par l'association Citoyens Pour la Mémoire du Cameroun (C.P.M.C) à l'occasion du 42ème anniversaire de l'exécution de l'un des derniers grands Leaders de l'UPC. Né en 1914 à Ndumla, Ernest Ouandié est mort fusillé le 15 janvier 1971 à Bafoussam après une parodie de procès au cours duquel il fut condamné à mort, en même temps que plusieurs prisonniers dont feu Monseigneur Albert Ndogmo. Alors que le président camerounais d'alors, Mr. Ahmadou Ahidjo avait accepté de gracier certains condamnés, il réfusa d'epargner la vie de Ouandié. Selon certaines informations non confirmées, Ahidjo aurait dit de son illustre prisonnier: "Ouandié, je le respecte. il sera fusillé". 

Ernest Ouandié est sans conteste une des plus grandes figures de la lutte pour une véritable Indépendance du Cameroun, qui lutta et donna sa vie afin d'empêcher l'installation d'un régime néo-colonial à la solde de la France. Après l'assassinat de Roland-Félix Moumié par les Services Secrets Français en 1960, il prit la tête de l'UPC et décida, en exécution des résolutions de l'Assemblée Générale du parti nationaliste, d'entrer sous le maquis alors qu'il vivait dans une rélative sécurité en exil au Ghana.

Ce n'est qu'en 1991 que l'Etat du Cameroun, par une loi votée à l'Assemblée Nationale, lui reconnaîtra un statut de  Héros National. Malgré cette reconnaissance le combat de Ouandié et de ses camarades reste encore relativement inconnu de la grande majorité de la Jeunesse Camerounaise et Africaine. D'où l'importance de manifestations comme cette journée qui sera organisée le 19 Janvier 2013 à Paris.

Leaders camerounais


De gauche à droite Osende Afana, Abel kingue, Oum Nyobe, Felix Moumiéet Ernest Ouandié

Informations pratiques:
Date et heure: samedi 19 janvier 2013 de 14H30 à 18H30                                        
Lieu: MAISON DE L’AFRIQUE, 

au 7, RUE DES Carmes 75005 Paris

Metro : Maubert Mutualité (Ligne 10)

Contact: Email : neuronesnews@gmail.com
Tel : 0033(0)6 05 72 28 69 ou  0033(0)757878847
Web: http://heros-et-martyrs-camerounais.overblog.com /

© Source : fondationmoumie.org été

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 01:06

Centrafrique: Les forces régulières n'ont pas réussi à reprendre la ville stratégique de Bambari.

 

 

Carte centrafrique

 

                                © afrikarabia.com
                    Bambari toujours entre les mains des rebelles


La concentration des forces armées tchadiennes et centrafricaines sur Damara est le dernier recours à une progression de la rébellion sur Bangui 

Les forces régulières n'ont pas réussi à reprendre la ville de Bambari, dans le centre de la Centrafrique, tandis que la rébellion du Séléka s'emparait de la place stratégique de Sibut, à 160 kilomètres au nord de Bangui, la capitale, a-t-on appris. "Je suis encore à Bambari à l'heure actuelle. Nous tenons la ville. On a été attaqués par les Faca, mais on les a repoussés. Les combats a duré environ deux heures", a affirmé un responsable du Séléka Djouma Narkoyo. Une information confirmée de source militaire centrafricaine. "Il y a eu des combats vendredi à Bambari, à l'issue desquels les Faca se sont repliées vers Sibut (avant de se replier de nouveau sur Damara, NDLR)", a déclaré samedi un responsable militaire centrafricain. Djouma Narkoyo a fait état de "pertes" du côté de l'armée centrafricaine, précisant que les combats avaient fait "un mort et trois blessés" côté rebelle. Prise dimanche (il y a une semaine) en quelques heures, Bambari, à 300 kilomètres au nord-est de Bangui, était l'une des places fortes des Faca (Forces armées centrafricaines).

 

Les rebelles ont pris Sibut
Plus tôt samedi, la rébellion du Séléka, a pris sans combat la ville de Sibut, à 160 km au nord de la capitale, un nouveau succès enregistré en trois semaines d'offensive. "Nous continuons à progresser et nous avons récupéré Sibut", a confirmé Djouma Narkoyo depuis Bambari. Selon des habitants en provenance de Sibut, une soixantaine de véhicules de troupes tchadiennes et centrafricaines ont été aperçus dans la soirée de vendredi en train de converger vers Damara, désormais le dernier verrou stratégique avant Bangui. La concentration des forces armées tchadiennes et centrafricaines sur Damara est désormais le dernier recours à une progression de la rébellion jusqu'à Bangui. Acculé, le pouvoir n'a plus le contrôle de la majeure partie du pays, le Séléka occupant les importantes localités de Bria et Bambari et plusieurs villes du nord dont Kaga Bandoro.

Parallèlement, la France a porté vendredi sa présence militaire à 400 hommes avec l'envoi de 150 parachutistes à l'aéroport de Bangui et la CEEAC a annoncé des renforts. L'évolution de la situation sur le terrain éloigne l'espoir d'une solution négociée rapide en Centrafrique, que les pays de la région tout comme la France, ex-puissance coloniale, ont appelée de leurs vœux.

Source : http://www.journaldebangui.com

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 01:02

Africains réveillez-vous ! La résolution  de l’ONU sur le Mali organise l’échec d’une intervention militaire de la CEDEAO contre les salafo-djihadistes et terroristes.

         FDR-ADPS-COREN-Forces-vives-du-Mali

 

Bamako (Mali) – Des partis et associations réunis au sein de l’Alliance des démocrates et patriotes pour la sortie de crise (ADPS) ont appelé samedi les autorités au Mali à décréter la « mobilisation générale » du peuple en raison des conditionnalités de la résolution onusienne qui risquent de retarder le déploiement d’une force internationale contre les groupes armés dans le nord du pays. 

« L`ADPS engage le président de la République par intérim, chef suprême des Armées, et le gouvernement à prendre leurs responsabilités face à l`Histoire et à décréter la mobilisation générale du Peuple pour la libération des zones occupées », écrit notamment la coalition dans une déclaration parvenue à APA.

Une résolution autorisant le déploiement d`une force militaire internationale au Mali pour en chasser les groupes extrémistes a été unanimement adoptée le 21 décembre par les pays membres du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Le texte est assorti de conditionnalités, dont la formation préalable de l`Armée nationale, l`ouverture de dialogue avec les groupes acceptant de se dissocier du groupe terroriste Al Qaïda et le rétablissement de l`ordre constitutionnel dans le pays, par l`organisation d`élections libres avant avril 2013.

Ce « trop grand nombre » de conditionnalités est de nature à retarder la mise en œuvre de la résolution et à remettre en selle des groupes terroristes comme le Mouvement national de libération de l`Azawad (MNLA, séparatiste) et Ansar Dine (islamiste), estime l`Alliance.

Dans son communiqué, le regroupement politique affirme avoir relevé que la résolution reste « muette » et « imprécise » sur des aspects essentiels, telle la laïcité, « élément pourtant non négociable au même titre que l`intégrité territoriale du pays ».

La coalition affirme avoir aussi noté que la résolution n`exige pas des groupes armés qu`ils déposent les armes et que rien n`a été par ailleurs dit dans le texte onusien sur les pays servant de base arrière aux séparatistes et djihadistes.

La coalition estime, pour toutes ces raisons, que « la marchandise (la résolution) livrée ne correspond pas à la demande » et qu`elle traduit, en fait, « l`échec » de la diplomatie et de la politique de communication du gouvernement malien.

Source :APA

 

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 02:30

Sénégal : Trafic de cocaïne : quinze ans de travaux forcés pour un citoyen français et 10 ans pour ses complices nigérians.

                         imagesE-coli

La Cour d’assises de Dakar a condamné, jeudi, un Français, expert-comptable de profession, à quinze ans de travaux forcés et ses complices nigerians à dix ans de travaux forcés pour trafic international de cocaïne. 

Les faits remontent au 24 décembre 2009 lorsque les éléments de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (ORCTRIS) interpellent Olivier Georges Nunez Hernandez avec une valise contenant cinq paquets de poudre blanche dont l’analyse révèlera que c’est de la cocaïne. 

Alors qu’il sortait de l’aérogare, il sera arrêté sur le parking des taxis de Blessing avec Tompson Anyiam et Félix Anyawu qui se dirigeaient vers lui.

La fouille corporelle pratiquée sur eux aboutit à la saisie d’un billet d’avion électronique et d’un téléphone portable pour Olivier Hernandez dans une poche du pantalon de Blessing Tompson.

La perquisition de la chambre qu’ils occupaient à l’hôtel ‘’Le virage’’ de Ngor a permis la découverte entre autres d’une photo représentant le modèle de la valisée détenue par Olivier Hernandez.  

Ainsi, tous les trois, Olivier Georges Nûnez Hernandez, Blessing Tompson Anyiam et Félix Anyawu, seront placés sous mandat de dépôt pour complicité et trafic international de cocaïne. 

 A la barre, Olivier Georges Nunez Hernandez, citoyen français, a déclaré : ‘’A mon arrivée à l’aéroport, un policier m’a demandé mon passeport et m’a demandé de les suivre. Ils ont fouillé la valise qui m’a été confiée par un ami à la sortie de l’hôtel à Sao Paulo’’. 

‘’C’est là bas que j’ai découvert la drogue. Je devais transporter des émeraudes, des draps pour un hôtel à Accra’’, a poursuivi, l’accusé âgé de 46 ans, expert comptable de profession. 

Olivier Hernandez, père de trois enfants dit avoir été en Amérique du Sud ‘’pour chercher des pierres précieuses’’. ‘’C’est à la police qu’on m’a montré cinq kilogrammes de cocaïne. Je ne savais pas ce qui il y avait dans la valise même si j’ai vérifié. Après Dakar, je devais rendre le colis à Stephan’’, a-t-il expliqué. 

‘’J’ai été léger d’esprit. Je le reconnais aujourd’hui. Je ne connais pas mes co-accusés. J’ai été très mal accueilli au Sénégal et j’ai été molesté par les policiers’’, a-t-il déclaré.

L’accusé, Blessing Tompson Anyiam, de nationalité nigériane dit avoir arrêté à l’aéroport alors qu’il était venu ‘’confirmer mon billet’’. ‘’C’est une fois arrivé au commissariat qu’on m’a dit que j’étais mêlé à la drogue qu’Olivier avait dans sa valise’’, a soutenu le prévenu, âgé de 41 ans et père d’un enfant. 

‘’J’étais venu au Sénégal pour visiter l’île de Gorée et particulièrement la porte sans retour’’, a-t-il précisé. 

Le troisième accusé dans cette affaire, Félix Anyawu, un nigérian de 38 ans, a également nié les faits. ‘’On m’a arrêté au parking des taxis à l’aéroport quand j’étais en train de marchander. C’est là bas que j’ai vu Olivier Hernandez pour la première fois. Je ne l’ai jamais connu’’, a-t-il expliqué.

Commerçant de profession, il a affirme être venu au Sénégal pour acheter du bazin pour sa boutique installée au Nigéria. 

Dans ses réquisitions, l’avocat général, Madiaw Diaw a souligné que ‘’Olivier Hernandez a profité de la misère des autres pour se faire de l’argent’’ et requis 20 ans de travaux forcés contre le principal accusé et 15 ans pour Blessing Tompson Anyiam et Félix Anyawu pour qui il a demandé la requalification de trafic en complicité de trafic. 

Me Bamba Cissé, avocat des deux Nigérians a demandé l’acquittement pour ses clients. ‘’Aucune preuve ne les lie à cette affaire. Ils ont toujours nié avoir détenu le billet de leur co-accusé, Olivier Hernandez dans leur poche’’ a-t-il expliqué.  

Me Abou Dialy Kane, avocat d’Olivier Hernandez a lui aussi plaidé une requalification des faits de trafic en complicité

Source : http://www.seneweb.com

 

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Devoir de mémoire                                                                                              Citoyens Pour  la Mémoire du Cameroun                                                 Vous invite à l’hommage d’un héros

et martyr national Camerounais

                                                                                      ouandie ernest

Le samedi 19 janvier 2013

DE 14H30 -18H30
MAISON DE L’AFRIQUE

                                   7, RUE DES Carmes 75005 Paris                                                                          Metro : Maubert Mutualité (Ligne 10)

Email : neuronesnews@gmail.com     

Tel : 0033(0)6 05 72 28 69

 

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 02:26

Centrafrique: Les Américains plient bagages Washington a fermé et évacué son ambassadeur et son équipe.

                          Ambassade-americaine-a-Bangui.jpg

Les Etats-Unis ferment leur ambassade en Centrafrique pour des raisons de sécurité, les rebelles étant aux portes de la capitale, Bangui. Leur ambassadeur et son équipe ont quitté le pays. «L'ambassade des Etats-Unis à Bangui a provisoirement suspendu ses opérations le 28 décembre (heure de Bangui, Ndlr) en raison de la situation sécuritaire en République centrafricaine (...). L'ambassadeur Wohlers et son équipe diplomatique ont quitté Bangui avec d'autres ressortissants américains», a annoncé dans un communiqué un porte-parole du département d'Etat, Patrick Ventrell. Il a ajouté que "cette décision était uniquement due aux inquiétudes sur la sécurité de notre personnel et n'était en rien liée à nos relations diplomatiques continues et de longue date avec la République centrafricaine". Washington avait déjà exprimé mercredi sa "profondes inquiétudes" face aux troubles en Centrafrique, poussant tous ses ressortissants à quitter le pays et demandant aux autorités centrafricaines de protéger leur ambassade et à la rébellion de cesser les combats.

Un porte-parole du ministère de la Défense, Todd Breasseale, a précisé que le commandement américain en Afrique avait appuyé l'évacuation de l'ambassade des Etats-Unis à Bangui, notamment l'acheminement de ressortissants américains et d'étrangers vers des lieux sûrs de la région. Un autre responsable officiel américain a précisé qu'un avion militaire avait quitté Bangui vers 00H00 GMT. La décision d'évacuer Bangui intervient au lendemain d'une manifestation violente de plusieurs centaines de personnes, proches du pouvoir, qui avaient lancé mercredi des projectiles sur l'ambassade de France. Ces manifestants avaient auparavant fait un sit-in devant l'ambassade des Etats-Unis. Lesquels encouragent toutes les parties en Centrafrique à participer au dialogue sous l'égide de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), laquelle va tenter d'obtenir un cessez-le-feu, a insisté le département d'Etat.

Source : Journaldebangui.com 

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 02:19

Les journalistes martyrs du Cameroun.                       Haman Mana et Guibai Gatama : dans le collimateur du régime camerounais ?  

                                haman-gubai-copie-1.jpg

 

Ils sont directeurs de publications du quotidien "Le Jour" et de l'hebdomadaire "L'œil du Sahel". Ils ont abondamment relayé les lettres puis le procès Marafa, mis en lumière l'affaire Franck Biya. Leurs éditoriaux et révélations mettent le régime en difficulté. Qui recourt à ses moyens pour les faire taire.

Sous les tropiques, les journalistes passent presque toujours pour des martyrs de la liberté ou des victimes du pouvoir. Mais, au Cameroun, et un peu malgré eux, MM. Haman Mana et Guibai Gatama apparaissent plutôt comme les bourreaux du régime de Yaoundé. Le premier porte allègrement ses 46 ans et a été moulé à l'Essti aujourd'hui Esstic, tandis que le second, qui court encore après ses 40 printemps, a fait sciences économiques d'abord dans l'ancienne université de Yaoundé puis à l'université de Yaoundé Il-Soa.

Si leurs trajectoires fondent leurs différences, ils ont en commun d'être aujourd'hui patrons de presse. Après avoir fourbi sa plume à "Cameroon tribune", M. Haman Mana rompt les amarres avec le quotidien gouvernemental pour plus tard diriger pendant 11 ans le quotidien privé "Mutations". En septembre 2007, il lance le quotidien "Le Jour". M. Guibai Gatama fonde en 1997 l'hebdomadaire "L'oeil du Sahel" avant d'aller suivre une formation en mass communication à l'université d'Alexandrie en Egypte une année plus tard.

Les deux Dp ont surtout en commun de donner, à travers leurs organes, des insomnies au pouvoir. Leur dernier fait d'arme: avoir mis sur la place publique ce qu'il est aujourd'hui convenu d'appeler l'affaire Franck Biya et les titres de Camtel et de la Cnps. Selon les révélations de "L'oeil du Sahel" et de "Le Jour", le fils aîné du chef de l'Etat dans une transaction d'acquisition titres a spolié le Trésor public de 100 milliards de FCFA. Ces informations mettent en ébullition le sérail qui, dans une mobilisation sans précédent, sonne la charge. Hommes politiques, universitaires, juristes, médias d'Etat, journaux ou presse audiovisuelle privés, etc. sont mis à contribution pendant plusieurs semaines pour " dénoncer ces pourfendeurs et leurs manipulateurs tapis dans l'ombre qui organisent une cabale contre Franck Biya pour mieux viser le chef de l'Etat ".

Même lorsque les deux journaux ont donné un écho retentissant aux lettres de M. Marafa Hamidou Yaya gênantes au plus haut point pour M. Paul Biya depuis au procès de l'ex-ministre d'Etat emprisonné qui écorne l'image du régime, tout le sérail ne s'est pas mis en ordre de vengeance. En dehors des sorties de quelques seconds couteaux, tout au plus a-t-on enregistré une ou deux réactions de poids. En raison peut-être de la peur d'être visé par une prochaine lettre.

Mais il se trouvera tout de même le directeur général de la Recherche extérieure (Dgre) pour passer un coup de fil menaçant au Dp de "Le jour". Ses éditoriaux au vitriol, à l'instar de "Du pain et pas du sang" ou "Les 30 piteuses" consacré aux 30 ans de pouvoir de M. Paul Biya, lui valent aussi une convocation du directeur adjoint du cabinet civil de la présidence de la République pour lui remonter les bretelles ou refaire ses cours de journalisme à l'impertinent.

Pendant ce temps, le Dp de "L'oeil du Sahel", présenté comme la pierre angulaire de la stratégie de communication de M. Marafa, fait l'objet de filature ou d'actes d'intimidation des forces de sécurité. C'est que les révélations de son canard font des malheurs parmi des pontes du régime. D'ailleurs, M. Guibai Gatama a toujours constitué une épine pour le régime. A la veille de la présidentielle d'octobre 2004, le mouvement des mémorandistes du Grand-Nord dont il est le porte-parole donne du fil à retordre au pouvoir en dénonçant la marginalisation de cette partie du Cameroun dans les projets de développement initiés par l'Etat. Dans cette optique, le Dp de "L'oeil du Sahel", feu Antar Gassagai, Dakolé Daissala, Issa Tchiroma Bakary et autres sont retenus prisonniers à la préfecture de Maroua en compagnie du préfet. Son collègue du Mfoundi interdit toute réunion des ressortissants du Grand-Nord sur son ressort territorial. Las des interdictions, le pouvoir se résout à casser cette dynamique, en engageant des négociations individuelles qui se soldent en 2004 par le retour au gouvernement de MM. Amadou Moustapha et Dakolé Daissala.

Et il ne se lasse pas. M. Guibai Gatama se rappelle encore au souvenir du pouvoir en mettant sur pied le Comité pour la restitution aux familles des dépouilles des victimes du Grand-Nord lors des tristes évènements d'avril 1984 qui, 28 ans après, charrient toujours une forte charge émotionnelle. " On dirait qu'il est activiste dans l'âme. L'ancrage éditorial de son journal en fait une espèce de porte-voix du Grand-Nord qui pose des problèmes certes pertinents, mais si sensibles qu'ils peuvent soulever les populations. Le pouvoir ne peut que regarder ça d'un mauvais œil ", raconte une barbouze de la Dgre. M. Guibai Gatama met donc le doigt dans des plaies purulentes au point d'être comparé à Guillaume Soro par un haut responsable des services de sécurité.

M. Haman Mana a souvent eu maille à partir avec les mêmes services de sécurité. Comme en juillet 2001 lorsque le président de la République prend 21 décrets en vue de la modernisation de l'armée camerounaise. Ces décrets font l'objet d'abondants commentaires du ministre de la Communication dans les médias. Celui qui officie alors comme Dp du quotidien "Mutations" flaire un coup commercial en publiant dans une édition spéciale tous ces textes. Cette initiative lui vaut un séjour de quatre jours dans les cellules du secrétariat d'Etat à la Défense (SEP). Curieusement, durant sa captivité, ses geôliers loin de retenir contre lui la violation du secret-défense initialement alléguée, exigent désormais qu'il révèle sa source d'information.

Les directeurs de publications de "Le Jour" et "L'oeil du Sahel" ont tellement ébranlé le pouvoir avec l'affaire Marafa qu'en haut lieu on semble désormais déterminé à punir les indociles. Le ministre de la Communication a interdit M. Guibai de débat à la télévision publique avant de réaliser l'inefficacité de sa mesure. Il était persona non grata aux récents états généraux de la communication.

Après ces tentatives de musellement, on a ensuite opté d'asphyxier financièrement les deux journaux. " Depuis le début de l'année, je n ai pas reçu un seul paiement d'une administration publique ", corrobore M. Haman Mana. Mais au sein du sérail d'aucuns se sont élevés en pleine réunion secrète contre une telle initiative en opposant qu'elle pourrait se révéler contre productive si d'aventure les propriétaires des deux journaux bénéficiaient de financements occultes. D'ailleurs, plusieurs services de l'Etat et lobbies ont reçu d'importants appuis financiers pour les contrer en nourrissant la thèse des mallettes d'argent mises à disposition par les réseaux Marafa.

Sans doute, se rendant compte que les représailles financières ne pourront décourager ceux qu'on considère désormais comme "des pyromanes ou des ennemis de la République", d'autres stratégies plus machiavéliques sont mises en œuvre. Dans cette veine, des insinuations distillées par le sérail ont voulu voir la main de M. Haman Mana derrière l'assassinat de Jacques Bessala Manga, licencié quelques semaines plutôt du quotidien "Le Jour". " Pour accréditer cette thèse, on a prétendu que Dessala Manga en savait long sur les collusions de Haman Mana avec le réseau Marafa. Ce faisant on a volontairement omis de souligner que le défunt avait continué à collaborer avec Haman Mana en sa qualité de promoteur des éditions du Schabel. Cette accusation ne visait qu'à ternir la réputation sinon pourquoi n'avoir pas ouvert une enquête pour tirer cette affaire au clair " susurre une source.

Pour autant, le rouleau compresseur ne s'arrête pas. Dimanche 25 novembre 2012, d'après le- communiqué rendu public par M. Lambert Fotso Tchamekwem, " un commando de six individus dont deux portant des cagoules a détruit presses offset de marque Heidelberg Kord dans les ateliers de Press-book Communications, société regroupant une imprimerie et le quotidien "Stades". Le dernier paragraphe du communiqué fait une allusion: «Nous comptons aussi sur l'habituelle efficacité de nos forces de l'ordre pour traquer et neutraliser ces malfaiteurs dont le scénario et le mode opératoire ressemblent étrangement à ceux qui ont conduit il y a quelques mois a l'assassinat de notre ami et confrère Jacques Dessala Manga ". Tout le soupçon est là, bien orienté. Car il y a quelques semaines encore, le quotidien "Le Jour" était tiré dans cette imprimerie. Et les rapports entre le promoteur de l'imprimerie et le Dp de "Le jour" ne seraient pas au beau fixe. Mais d'après les informations de "Repères ", l'acte porte l'estampille d'une unité spécialisée des services de sécurité qui a agi avec l'onction de sa haute hiérarchie. Décodera le message qui pourra.

Source : Le Jour

 

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 02:12

Centrafrique : Le dictateur François Bozizé, lâché par ses cousins français.

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     Je ne sais pas jusqu’à quand les Africains vont s’entêter à la jouer en solo. Le temps passe et, têtu comme il est, il nous rappelle tous les jours combien nos dirigeants sont de mauvais redoublants et même très mauvais triplants, voire de mauvais quadruplants*.

Les faits sont têtus. Je n’invente rien. Lénine l’a dit bien avant moi. Et tous les jours, ces faits nous rappellent que les États africains qui clament chaque jour leur « indépendance » ne sont même pas capables de se défendre. Doit-on encore compter le nombre de guerres existant sur le continent ? Doit-encore comptabiliser les putschs qui ont eu lieu depuis 50 ans à Kemet ? Pourtant, malgré tous ces faits, nos dirigeants, pour la plupart, jouent à l’autruche, plongeant leurs têtes dans le Sahara, le Ténéré, le Tassili, l’erg et le Kalahari, dès que pointent les questions d’unité africaine, de mutualisation de ressources tant humaines que matérielles…

Kwamé Nkrumah avait dit à ses pairs, en son temps que Divisés nous sommes faibles, Unie, l’Afrique pourrait devenir, et pour de bon, une des plus grandes forces de ce monde. Qui avait réellement prêté attention à ces recommandations très avant-gardistes ? Pas grand monde en réalité. Les vainqueurs, membres du monde dit « libre » avaient imposé leurs volontés : il ne fallait pas toucher aux « frontières héritées de la colonisation ». C’était biblique et dogmatique. C’était gravé dans le marbre. Mais chaque année, le fantôme de Nkrumah doit rôder dans les palais présidentiels de nos excellences lorsque des coups de fusils et de canons menacent leurs pouvoirs.

Ce mois de décembre sera-t-il fatale à François Bozizé, putschiste** centrafricain qui avait troqué son treillis contre un costume civil avec cravate en 2005, année de son « élection » ? On est bien parti pour le vivre, même si les paris ne sont pas mon fort. Cet homme était arrivé aux affaires avec l’aide de la France qui n’en pouvait plus de son prédécesseur, Ange-Félix Patassé qui insupportait lui aussi ses pairs (surtout ses voisins immédiats). En près de 10 ans de pouvoir, Bozizé a passé son temps à gérer des rébellions venus du Nord de la RCA. Sans le moindre succès durable. Ce n’étaient que des paix momentanées. Comment un homme, général de surcroît, peut « diriger » son pays tout ce temps sans jamais mettre sur pieds une armée digne de ce nom, capable de venir à bout de quelques rebelles ? C’est tout simplement incroyable. L’armée centrafricaine ne dispose même pas de matériels militaires de précision pour connaître les positions rebelles à 200 ou 300 Km de Bangui ? On rêve…

Toute la lumière sera sans doute faite sur ces rebelles qui occupent peut-être aujourd’hui 80 à 90% des villes les plus importantes du pays, mais Bozizé devrait profiter de ces moments pour méditer sur certains aspects pas très reluisants de sa gestion :

  • Où se trouve son fils Francis***, nommé très récemment général, par son propre père ? Faut-il rappeler qu’il est tout de même ministre de la Défense ?
  • À quoi sert réellement la fameuse FOMAC (Force multinationale d’Afrique centrale) avec ses 500 hommes à Bangui ?
  • Il en appelle à l’aide des Américains. Oublie-t-il que ces derniers aimeraient bien comprendre à quoi ont servi les fonds alloués par les USA pour la capture du rebelle illuminé, Joseph Kony ?
  • Dans la droite ligne de Jean-Bedel Bokassa, qui appelait Charles de Gaulle « papa » et Valéry Giscard d’Estaing « cher parent », lors de son appel à l’aide aux Français, il les appelle « cousins ». Sait-il que cela en ajoute encore beaucoup plus à son ridicule, à celui de la RCA et à celui de l’Afrique ?
  • À quoi cela sert-il de payer des manifestants (jeunes) en les payant quelques pièces, afin qu’ils brûlent des drapeaux français ? Les drapeaux de ses propres cousins. Cela tourne-t-il rond dans sa tête ?
  • Où sont les soldats centrafricains qui avaient défilé sur les Champs Élysées le 14/07/2010 à Paris, pour fêter les cinquantenaires des « indépendances » africaines ?

Nos dirigeants se veulent têtus, mais les faits nous démontrent que les faits le sont encore plus. Que Bozizé tombe, ainsi que son régime n’a pas grande importance. Il est sûr, tout simplement qu’à cette allure, d’autres pays subiront le même sort, puisque nous continuons avec la logique suicidaire de faire cavalier seul, au lieu de nous unir et de travailler véritablement ensemble, au-delà des conférences, sommets et réunions d’opérette qui ne servent qu’à faire des photos t à dépenser l’argent difficilement gagné par nos parents.

Par Obambé GAKOSSO

 

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Ou recopier le lien ci-dessous

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine