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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 16:51

Guerre au Mali : Des raisons qui amènent le Pentagone à se tenir en retrait de l’opération « Serval »

Avion

 

Le programme anti-terroriste le plus ambitieux des Etats-Unis dans la région du Sahel s’est soldé par un échec  cuisant au Mali. Et avec le lancement de  l’opération « Serval », cet échec revient au devant de la scène.

Selon le journal «New York Time», pendant  plusieurs  années,Washington a financé et formé l’armée malienne qui était jusque-là considérée comme la plus à même de résister fermement à la menace islamiste. Depuis le vendredi 11 janvier (début des hostilités), les Etats Unis suivent de très près l’intervention militaire française au Mali. Sans y participer directement, les forces américaines apportent leur soutien en termes de renseignements, de logistiques et de ravitaillement en matériels volants. Une aide qui s’avère importante dans la mesure où les Etats-Unis connaissent bien la zone sahélienne. Les autorités maliennes ont non seulement perdu le contrôle des régions du Nord au profit des rebelles, mais aussi les unités entraînées par les forces américaines ont été les premières à faire défection en abandonnant leurs armes entre les mains de l’ennemi et cela, à un moment crucial où elles ne devaient pas fuir la bataille.  Auparavant, lors de la démarcation des zones menacées par le terrorisme, le Pentagone a dépensé entre 520 et 600 millions de dollars (depuis quatre ans) pour aider les gouvernements d’une région allant du Maroc au Nigeria. Mais c’est au Mali que les Américains ont concentré le plus de ressources, précise « New York Time ». Mais en vain.

Par ailleurs, le Capitaine Sanogo, qui avait bénéficié de l’entraînement américain, avait renversé ATT sans que Washington ait vu venir le coup. Ce qui a accéléré les choses, c’est l’afflux d’islamistes dans le Nord du pays en provenance de la Libye d’où ils étaient  revenus armés et aguerris.  Ils  s’allient alors temporairement aux Touaregs du Nord pour mettre l’armée malienne en déroute. « Considérées comme le meilleur espoir pour repousser une telle offensive, ces mêmes unités entraînées par les Américains se sont au contraire révélées comme l’élément central de leur défaite », souligne le journal en notant que la plupart de ces unités étaient commandées par des Touaregs. Par ailleurs,  de nombreux responsables interrogés par le journal américain  regrettent que les Etats-Unis se soient reposés sur des éléments touaregs alors que ce peuple malien se bat depuis des décennies contre la rébellion du Nord. « Le quasi-effondrement de l’armée malienne, notamment des unités entraînées par les Etats-Unis, suivi d’un coup d’Etat mené par un officier entraîné par les Américains, a stupéfié et embarrassé les leaders militaires américains », constate enfin le journal. Mis à mal par cet échec, le Pentagone se tient donc en retrait de l’opération « Serval » au Mali.

Jean Pierre James
SOURCE: Le Combat   

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 11:12

15 janvier 1971, Il y a 42 ans le régime néocolinial de Yaoundé fusillait Ernest Ouandié à Bafoussam.

 

                       19 janvier journée

             d'hommage à Ernest Ouandié.

                                                          Ernest Ouandie1

Le 19 janvier 2013 aura lieu à Paris à la Maison de l'Afrique une journée d'hommage au Héro et Martyr africain Ernest Ouandié. L'évenement est organisé par l'association Citoyens Pour la Mémoire du Cameroun (C.P.M.C) à l'occasion du 42ème anniversaire de l'exécution de l'un des derniers grands Leaders de l'UPC. Né en 1914 à Ndumla, Ernest Ouandié est mort fusillé le 15 janvier 1971 à Bafoussam après une parodie de procès au cours duquel il fut condamné à mort, en même temps que plusieurs prisonniers dont feu Monseigneur Albert Ndogmo. Alors que le président camerounais d'alors, Mr. Ahmadou Ahidjo avait accepté de gracier certains condamnés, il réfusa d'epargner la vie de Ouandié. Selon certaines informations non confirmées, Ahidjo aurait dit de son illustre prisonnier: "Ouandié, je le respecte. il sera fusillé". 

Ernest Ouandié est sans conteste une des plus grandes figures de la lutte pour une véritable Indépendance du Cameroun, qui lutta et donna sa vie afin d'empêcher l'installation d'un régime néo-colonial à la solde de la France. Après l'assassinat de Roland-Félix Moumié par les Services Secrets Français en 1960, il prit la tête de l'UPC et décida, en exécution des résolutions de l'Assemblée Générale du parti nationaliste, d'entrer sous le maquis alors qu'il vivait dans une rélative sécurité en exil au Ghana.

Ce n'est qu'en 1991 que l'Etat du Cameroun, par une loi votée à l'Assemblée Nationale, lui reconnaîtra un statut de  Héros National. Malgré cette reconnaissance le combat de Ouandié et de ses camarades reste encore relativement inconnu de la grande majorité de la Jeunesse Camerounaise et Africaine. D'où l'importance de manifestations comme cette journée qui sera organisée le 19 Janvier 2013 à Paris.

Leaders camerounais


De gauche à droite Osende Afana, Abel kingue, Oum Nyobe, Felix Moumiéet Ernest Ouandié

Informations pratiques:

A Paris France
            samedi 19 janvier 2013 de 14H30 à 18H30                                              
  Lieu: MAISON DE L’AFRIQUE, 

au 7, RUE DES Carmes 75005 Paris

Metro : Maubert Mutualité (Ligne 10)

 

 

A Yaoundé Cameroun

Librairie de peuples Noirs

Tshinga

Contact: Email : neuronesnews@gmail.com
Tel : 0033(0)6 05 72 28 69 ou  0033(0)757878847

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 11:09

L’ESPIONNAGE RELIGIEUXPar Jean Paul Pougala

Pougala-copie-1

 

Leçon n° 50 L'ESPIONNAGE RELIGIEUX - Partie 2/5
LA COREE : Connaître l'histoire de l'Asie pour comprendre et anticiper les enjeux en Afrique - Comment la religion peut réussir à dompter et à coloniser là où tout a échoué?

En Asie (Japon, Chine, Corée, Inde), il y a un dicton très populaire, scandé de manière différente selon les pays, mais qui se résume à peu près ainsi : « Si tu abandonnes ta spiritualité pour pratiquer celle de ton agresseur, tu deviens son esclave à jamais ».

Durant la période de la soi-disant « mission civilisatrice » du 17, 18 et 19ème siècle, qui au fond était une véritable virée de spoliation des autres peuples d’Asie, d’Afrique et d’Amérique, les Européens vont avoir beaucoup plus de mal à dominer les peuples d’Asie qu’Afrique, parce que ces derniers ont déjà été fragilisés depuis le 15ème siècle par les nombreuses déportations et la mise en esclavage de ses populations en Amérique.

C’est ce qui va expliquer que sur tout un continent comme l’Afrique, lorsqu’on pose le problème de Dieu, des gens sont même incapables de comprendre qu’ils ne sont monothéistes que parce qu’ils ont perdu la bataille contre l’agression coloniale, parce qu’ayant perdu devant un adversaire plus coriace, mêmes leurs croyances ont été décimées en signe de butin de guerre pour le gagnant. C’est de l’humiliation cuisante que beaucoup ne veulent pas assumer, prétextant même un hypothétique monothéisme des ancêtres, venu tout droit de l’antiquité égyptienne. L’Asie qui ne souffre pas des mêmes fragilités va poser plus de problèmes que prévu aux Européens qui ont beaucoup du mal à l’occuper et la dominer. Un exemple, c’est la Corée, un pays très fermé qui vante encore aujourd’hui le record de la dynastie la plus longue de l’histoire de l’humanité. C’est la dynastie du Choson (1392-1910), c’est-à-dire 5 siècles de gouvernement d’un si grand territoire par la même et unique famille.

Pour briser ce mur infranchissable, les gentils européens allés civiliser l’Asie vont être très fertiles en imagination. C’est la France qui se porte volontaire pour percer ce rocher. Et pour y parvenir, elle appelle l’Eglise catholique romaine à la rescousse pour infiltrer ce territoire avec la bible à la main et la prière comme mot d’ordre. Elle se sert pour cela d’un instrument très redoutable d’espionnage religieux dénommé : « Missions Etrangères de Paris ». Depuis le 17ème siècle elle a pour but d’évangéliser le maximum d’asiatique, afin de réduire leur capacité de résistance à l’occupation coloniale qui allait ensuite suivre. Pour y parvenir la France crée à partir de septembre 1831 un véritable vicariat clandestin à Séoul où vont prendre fonction dès 1836 trois prêtres catholiques : le père Pierre Maubant, le père Jacques Chastan et Mgr Laurent Imbert, ce dernier assume les fonctions de Vicaire apostolique. En Mars 1839, les services du contre –espionnage coréen réussissent à faire la lumière sur les activités d’endoctrinement clandestin de ces 3 personnes. Ce qui amène le ministre coréen du droit Yi Chi-Yon à émettre un décret pour interdire le catholicisme dans le pays ; ce qui sera suivi par l’exécution des 3 prêtres au mois d’août de la même année. La France n’en démord pas. En 1845, de nouveaux prêtres vont repartir pour la Corée. Cette fois-ci, la mission change de stratégie. Au lieu de perdre le temps à endoctriner tout le peuple avec tout le risque que cela comporte, il est plus utile d’infiltrer directement le cœur du royaume et de convertir à l’intérieur même du cœur du pouvoir coréen. Ce qui sera fait en moins de 10 ans.

En 1864, le roi Kojong prend le pouvoir. Mais comme il n'a que 14 ans, c'est son père Daewongun qui devient le régent. Il mettra à peine 2 ans pour se rendre compte que ce sont les français qui commandent effectivement, puisqu'ils avaient réussi à convertir presque tout le cerveau du royaume au catholicisme. Lors de son énième refus d'avoir des relations commerciales avec la Russie, il découvre avec amertume qu’au fond, ces différents refus que ses conseillers et ses ministres s’obstinaient à maintenir, étaient en réalité dictés depuis Paris à travers le clergé local qui a converti en secret grand monde à la cour royale. Il apprend que, à son insu, même son secrétaire particulier Nam Chong-sam s’est converti au catholicisme et donc, manipulé par le clergé, installé par Paris. Daewongun prend alors une décision radicale. Il émet un décret selon lequel la sécurité de la Corée ne peut pas être garantie sans l’effacement complet du catholicisme. D’après ce décret, les coréens qui y sont convertis sont sans se rendre compte soumis au bon vouloir d’une ou de plusieurs puissances étrangères. En février 1866, Mgr Siméon-François Berneux qui avait été nommé vicaire apostolique en 1856 et se vantait 3 ans plus tard en 1859 d’avoir pu convertir 17.000 coréens sera tout simplement torturé pour qu’il explique tous les plans d’infiltration du pays avec l’instrument du catholicisme, avant d’être décapité le 7 Mars 1867 avec 8 autres prêtres français. Les mois qui vont suivre verront la mise à mort, selon les sources de 10.000 à 15.000 fidèles coréens convertis au catholicisme, considérés comme des traitres à la solde de l’étranger.

La France devait à tout prix laver l’affront. Comment un pays civilisateur peut-il subir une telle humiliation d’un pays qui refuse de se faire coloniser ? Ce n’était pas acceptable pour Paris. Il fallait, disaient-ils, « venger la vie de nos concitoyens ». Et c’est là que nous allons voir plusieurs ressemblances avec la crise syrienne de 2012 où le président français Hollande déclare que le président syrien est déchu, sans aucun procès. Revenons en été 1866. Le ministre français Henri de Bellonet pour venger les français décapités en Corée, demande prince chinois Kong d’intervenir, un peu comme la Ligue Arabe et la Turquie dans la crise Syrienne. Sa réponse est cinglante, il se dérobe avec cette réponse : « jamais un asiatique n’ira tirer sur un autre asiatique pour faire plaisir à un européen ». Henri de Bellonet doit se débrouiller tout seul. Il décrète que le roi de Corée est désormais déchu. Et que pour cette raison, rien n’empêche plus la France de conquérir ce pays. Le 10 octobre 1866 il envoie le général Roze avec 7 bâtiments de guerre pour conquérir la péninsule asiatique. Après un mois, jour pour jour de bataille, c’est le 11 novembre 1866 avec un échec cuisant que ces militaires français vont fuir la Corée. Dans les livres écrits par les historiens français sur cette triste épisode de la première d’une série de défaites françaises en Asie, on peut lire qu’ils ont quand même « ramené un trésor fait de : caisses de lingots d’or, d’argent, du jade, des ouvrages avec des valeurs inestimables ». Quelle maigre consolation pour quelqu’un qui allait conquérir et le coloniser un pays dont il avait par arrogance décrété son roi déchu.

Si l’espionnage religieux n’a pas fonctionné dans cette première phase, et s’est plutôt terminé de façon tragique, on peut aussi remarquer que le prince chinois Kong sera très vite démenti et dès 1876, ce sont les Asiatiques, des Japonais qui vont réussir là où les Européens ont échoué en mettant à mal la résistance coréenne. C’est la première défaite de la Corée, qui se concrétise avec le traité de Kanghwa qui marque le début de l’occupation japonaise. Et c’est bien avec les Occidentaux que le Japon va fêter cette victoire, ce qui va permettre aux missionnaires presbytériens américains de s’installer finalement. Les Japonais sont d’accord avec les Américains que pour éviter de voir un jour la Corée devenir une puissance régionale, ils ont besoin de briser la résistance culturelle et spirituelle du pays : il faut convertir le pays à une autre religion. C’est la seule certitude de briser l’esprit patriotique qui conduirait à des révoltes. Et il n’y a pas mieux que le christianisme qui glorifie la misère, pour y parvenir.

C’est donc pour cette raison que le Japon laisse les presbytériens américains s’installer pour convertir le peuple. Mais avant, pour éviter que ces missionnaires utilisent ensuite la Corée comme base arrière pour aller un jour déstabiliser le Japon lui-même, ce dernier va tout simplement réduire la portée des chrétiens en instituant le Shintoïsme, la religion japonaise du culte de morts (venue d’Afrique) comme la religion d’état. Tout ira pour le mieux jusqu’à la deuxième guerre mondiale où tout se gâte entre les anciens amis prédateurs de la Corée, c’est-à-dire le Japon et les USA et la conséquente occupation du Japon par les USA. On connait la suite. Et la guerre dite de Corée qui va se terminer avec la division du pays en deux parties dont le sud sous occupation américaine.
Comment peuvent s’appeler les services secrets d’un pays comme la Corée sous occupation américaine ? Bien sûr la KCIA (Korea Central Intelligence Agency), c’est-à-dire le sous-traitant de la CIA. Créée en 1961, la KCIA va faire parler d’elle pour ses séquestrations, la torture et les assassinats de toute personne qui émettrait la moindre critique contre la gestion américaine du dossier coréen. Le plus célèbre des victimes s’appelle : Kim Dae-jung dont la seule faute aux yeux de Washington était de désirer l’unification de son pays. Il va échapper à plusieurs tentatives d’assassinat.

En 1971, alors qui perd aux élections présidentielles avec 45% des voix malgré les nombreuses fraudes par le chouchou de Washington, le président coréen de 1963 à 1979, Park Chung-hee, il échappe à un assassinat camouflé en accident de voiture d’où il sort avec un handicap à vie de la hanche. Il fuit le pays pour s’exiler au Japon, où le 8 Aout 1973, il sera kidnappé à l’Hôtel Grand Palace de Tokyo. Grâce aux documents déclassifiés en 2000 de la KCIA, on peut lire qu’il a été prélevé de sa chambre, la n° 2212 pour la chambre voisine, la 2210 où il sera drogué et perdra connaissance pour se retrouver le lendemain sur un bateau attaché à des blocs de béton pour être noyé en haute mer. Il sera sauvé in extremis par un stop de dernière seconde, grâce à la détermination d’un homme qui décide d’aller contre son propre gouvernement. Cet homme, c’est l’Ambassadeur des USA à Tokyo, un certain Philip Habib qui va utiliser des stratagèmes dignes d’un film de 007 pour sauver Kim, allant jusqu’à la publication officielle d’un faux communiqué du Département d’Etat Américain non seulement demandant la libération de Kim, mais l’invitant même à Washington. Tel que décrit par un article paru sur le Washington Post du 23 février 2003, l’Ambassadeur Habib a même un plan B, c’est le court message qu’il envoie au Premier Ministre coréen : « Si Kim ne ressort pas vivant, vous aurez de graves ennuis ».

Kim, le miraculé, se retrouvera ainsi quelques jours après errant dans les rues de Séoul, puis arrêté et condamné à 20 ans de prison. La suite, nous la connaissons : Kim deviendra le 8ème président de la Corée du Sud de 1998 à 2003. Grâce à son initiative de rapprochement entre les deux Corées dénommée « Sunshine Policy », il effectue la première visite d’un chef d’Etat Sud-Coréen en Corée du nord pour signer l’accord historique le 15 Juin 2000, ce qui lui vaudra un Prix Nobel de la Paix polémique (puisqu’il aurait été juste de l’attribuer aussi à Kim Il Sun du nord avec qui il a signé pour la paix). Pour les élections de décembre 2002, Kim Dae-Jung alors âgé de 77 ans, cède sa place à son premier Ministre et camarade du parti Roh Moo-hyun qui sera élu avec 48,9% de voix comme le 9ème président de la Corée du Sud.

Il prend ses fonctions le 25/3/2003. Et continue la politique d’unification avec le Nord qui accepte le principe, mais qui exige d’abord le départ des troupes américaines. Le 12 mars 2004, après à peine un an de présidence, Roh est démis de ses fonctions après une motion du parlement coréen qui l’accuse d’avoir exprimé son soutien pour un parti politique, violant ainsi le code électoral. Ce qui est faux et la Cours Constitutionnelle va invalider la procédure de démission. Mais peu importe. Pour ceux qui savent comment a été gérée la crise ivoirienne de 2010-2012, on sait que lorsque Washington est derrière ce genre de pratique, il n’existe aucune cour constitutionnelle qui vaille. Une question ne peut manquer de venir à l’idée : était-ce un simple hasard la nomination du Sud-Coréen Choi comme représentant des Nations Unies en Côte d’Ivoire dans cette crise par un autre Sud-Coréen Ban Ki Moon ? Dans tous les cas, Roh est obligé de démissionner. Selon la version officielle, il va se suicider le 23 Mai 2009. Et son mentor, Kim Dae-Jung va assister à ses funérailles avant de s’éteindre lui aussi 5 mois plus tard, le 18 Août 2009 à l’âge de 83 ans.

Mais pourquoi Washington est-elle hostile à un rapprochement entre les deux Corées ?
C’est que comme dans la crise malienne ou ivoirienne, chaque fois qu’on invite un pays étranger à intervenir militairement, on cède une partie de sa souveraineté à ce pays. Lorsque la Corée du Sud demande l’intervention des USA dans la guerre de Corée (1950-1953), ce pays y perd seulement en matériel 1406 avions détruits par les nord-coréens, ce n’est pas pour accepter des plans de paix qui préconisent de le mettre hors-jeu et de l’expulser sans réagir. C’est pour cela que les Américains ont un autre plan : utiliser la religion pour infiltrer la Corée du Nord La CIA va revenir sur les anciennes méthodes d’espionnage religieux pour atteindre ses objectifs en Corée du Nord. Elle y parvient en fabriquant une religion chrétienne de toute pièce dénommée L’Église de l’Unification, crée en 1954, par le sud-coréen, Sun Myung Moon. En tout cas c’est ce qui resulte de l'enquête d’une sous-commission du Congrès des États-Unis, la " Investigation of Korean-American Relations " Sub-committee on International Organizations of the Committee on International relations, et publiée le 31 octobre 1978.

Moon se présente à ses fidèles comme : « le second messie venu sur terre compléter l’œuvre inachevée de Jésus-Christ ». Le premier messie étant Jésus. Moon va remplir sa mission à plusieurs reprises. Mais deux d’entre elles attirent notre attention : La première c’est l’ambigu rapport avec la Corée du Nord et la deuxième, le rapprochement de ses services secrets avec ceux du Vatican en 1984 pour faire taire la « Théologie de la Libération en Amérique du Sud ». Nous en parlerons dans la partie 4/5, intitulée USA/VATICAN.

L’ENNEMI QU’ON FABRIQUE SUR MESURE
A la chute du mur de Berlin en novembre 1989, suivi par l’effondrement de l’Union Soviétique, les américains ont besoin d’un nouvel ennemi pour justifier les folles dépenses militaires. Si la Russie de Eltsine est devenue un pays presque ami, comment peut-on justifier au peuple de continuer de s’endetter contre un ennemi disparu depuis ? La réponse est vite trouvée. Elle s’appellera encore une fois l’Eglise de l’unification du révérend Moon. Dès 1991, les services secrets de l’Eglise de Moon vont entrer en contact avec le président de la Corée du Nord Kim II Sun d’abord et son fils ensuite avec lesquels pour le compte de Moon, ils vont entretenir de très bonnes relations. Le prétexte est tout trouvé : sa ville natale est située de l’autre côté de la ligne de démarcation, en territoire nord-coréen et il voudrait faire quelque chose pour aider ce petit village à se développer. Selon les documents déclassifiés et rendus publiques par le Defence Intelligence Agency, le révérend a fait transiter vers la Corée du Nord, une somme colossale de 3,5 milliards de dollars US. Et le hasard veut bien que la période de ce mouvement d’argent coïncide ou précède de peu le début du programme nucléaire nord-coréen. Et un rendez-vous garanti : le rituel qui voit à chaque fois les américains aboyer pour des tests ou pseudo-tests de missiles nord-coréens, donnant l’impression de toucher le territoire américain. Alarme que la propagande va scientifiquement véhiculer dans les médias américains et convaincre ainsi, très facilement tout le monde que l’Amérique est en danger et doit se préparer contre la menace d’un fou en Corée du nord. En réalité, un fou, bien commode et construit sur mesure. D’où la nécessité d’investir des sommes folles pour un programme militaire complètement inutile dénommé : « bouclier anti-missile ».

Mais quel lien y-a-t-il entre cette église et l’administration américaine ? Dans un article publié par le Réseau Voltaire le 26 mars 2001 avec le titre « Révérend Moon : le retour », une comptabilité est faite de l‘argent qui passerait entre l’Eglise de Moon et les présidents américains. Par exemple, on peut lire que Georges Bush sr, ancien directeur de la CIA participe depuis 1995 à presque toutes les cérémonies officielles de la secte, avec un cachet total de 10 millions de dollars pour rémunérer ses 5 ans de présence. Au final, entre Moon et la CIA, qui tient qui par la barbichette ? Qu’est-ce que Jesus-Christ ou dieu a à voir dans tout cela ?

Jean-Paul Pougala 13/01/2013

à suivre sur www.pougala.org la partie 3/5 : USA/RUSSIE : comment la CIA sous-traite ses missions aux églises reveillées chrétiennes qui font trembler toute la Russie.

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 11:07

A 80 ans sonné, Paul Biya a t-il tiré les leçons de la situation qui avait failli mettre le Cameroun à feu et à sang.

Paul Biya-copie-1

           L’Afrique, selon le président Barack Obama en visite officielle au Ghana, n’a pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes, c’est-à-dire d’institutions solides qui résistent à l’épreuve du temps et transcendent les individus. Ce sont ces institutions qui facilitent les alternances à la tête des États démocratiques en Occident, dans certains pays d’Amérique du sud et dans quelques rares pays d’Afrique. Lorsque les institutions sont solides, et le rôle des forces de défense et de sécurité bien défini, le pays peut même fonctionner sans chef de l’État. C’est ce qui s’est passé récemment en Belgique où le pays a fonctionné pendant des mois sans président de la République.
Dans la plupart des pays d’Afrique où tous les ingrédients d’une conflagration sont réunis (confiscation du pouvoir politique par un groupe, ethnicisme,  népotisme, corruption généralisée, etc.), une pareille situation parait inimaginable. S’il arrivait qu’il y ait vacance au sommet de l’État, il est presque certain que les citoyens assisteront à une lutte sans merci pour la conquête du pouvoir suprême, le problème dans ces pays étant que les institutions sont taillées à la mesure

du leader central considéré, dans la plupart des cas, comme étant le représentant de Dieu sur terre.
En 2004, après l’annonce de la vraie-fausse mort du président de la République, Paul Biya, des personnalités, dont la plupart étaient des ressortissants de sa région d’origine, s’étaient réunies afin de trouver les stratégies pour éviter, à tout prix et à tous les prix, que le président de l’Assemblée nationale n’assure l’intérim, conformément à la Constitution de 1972 qui fait de la seconde personnalité de la République l’intérimaire du chef de l’État en cas de vacance du pouvoir.
A 80 ans sonné, Paul Biya semble ne pas avoir tiré les leçons de cette situation qui avait failli mettre le Cameroun à feu et à sang.
Depuis la promulgation de la loi constitutionnelle du 18 janvier 1996, il n’a pas toujours mis en place des institutions prévues par ce texte fondamental, dont notamment la Cour constitutionnelle et le Senat. La mise en place de cette dernière institution aurait permis de régler une fois pour toutes la question de la succession au cas où, en fonction, il passait de vie à trépas.
Des Camerounais, qui ont de bonnes raisons de se plaindre de sa gouvernance catastrophique depuis 30 ans, estiment qu’après avoir hypothéqué durablement l’avenir du pays, son rêve est de laisser un pays ingouvernable.
Ce dossier suscitera à coup sûr l’ire des thuriféraires de Paul Biya, surtout en ce qui concerne les aspects polémiques. Mais, en la forme, dans ce registre polémique, qui est le maître de qui ? Qui a traité les Camerounais de « ténors de la péroraison creuse » ? Qui les a qualifiés de « bonimenteurs du chaos », d’ «apprentis sorciers», de « myopes politiques » et d’ « amnésiques » ? N’est-ce pas Paul Biya ?
Au fond, ne met-on pas le pays en danger quand :
- on détruit les acquis démocratiques issus de la Tripartite au profit du pouvoir perpétuel ;
- les institutions républicaines sont chancelantes ;
- le pays vit, en permanence, dans une incertitude juridique et normatif avérée ;
- 30 ans après on n’a pu tenir un conseil supérieur de l’Enseignement supérieur ;
- 17 ans après les états généraux de l’Éducation et 14 ans après avoir promulgué la loi d’orientation de l’Éducation au Cameroun, on n’a pu engager la réforme de l’enseignement secondaire ;
- À ce jour rien n’est fait pour clarifier la succession à la tête de l’État par la mise en place de la Cour constitutionnelle et du Sénat
- etc. ?

(Presque) toutes ses créatures politiques à qui il a fait semblant de faire confiance ont été dévorées. Indubitablement sa gouvernance globalement catastrophique conduit le Cameroun vers une émergence piteusement chaotique.

Paul Biya et la stratégie du bord du gouffre
Touche pas à mon pouvoir ! Sinon le chaos, l’Apocalypse
Sous le sceau de la fourberie. Après une vingtaine d’années d’observation au quotidien Ahidjo s’était révélé incapable de se faire une idée claire du vrai caractère de son successeur désigné – Par Aujoulat, et finalement par lui-même, persuadé que les intérêts néocoloniaux que les deux poulains du gaullisme incarnaient allaient être préservés dans un minimum de dignité, de respect pour les intérêts supérieurs de l’Etat, du pays de Moumié et ses milliers de camarades martyrs. Il n’avait qu’à suivre dès 1961, l’avis pertinent de Eteki Mboumoua : « Inapte au commandement !!! »


Un slogan, une devise au départ appât des âmes sensibles : « Rigueur et Moralisation ! » Et sur le terrain, cinq années de tolérance administrative pour la presse, qui s’engouffre dans la brèche avec ardeur – même Cameroon Tribune , le poste national de radiodiffusion, et la jeune télévision naissante. Puis les beaux jours du Messager et consorts. Des intellectuels accourent pour l’épauler contre son prédécesseur hanté par le souci d’un certain retour aux affaires ; ils rédigent ses premiers discours, son livre fétiche : Pour le Libéralisme communautaire.
Au bout de cinq ans, il commence à les rouler dans la farine et leur préfère les militaires qui ont pu l’intimider sous le masque d’un simulacre de coup d’Etat discrètement sanglant. Puis, point de retraite pour les généraux ; assez d’argent mobilisé pour combler tout le corps – sans oublier la police. Le reste du pays peut attendre, plus trente années durant : l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, l’économie, la sécurité publique, …


L’art consommé de nager entre deux eaux, avant de retrouver son naturel de démolisseur en douce de tous les espoirs placés en lui : le pays profond attend la dissolution de l’UNC de triste mémoire pour élever sur ses cendres une formation politique à même de sauver le pays des séquelles d’une colonisation féroce. Le prince se limite à un geste cosmétique, à rebaptiser en RDPC le forum national de la mangeoire aujoulatiste, et prend de nouveaux appuis sur son arrière-garde ; en changeant carrément de direction pour un parcours en somnambules d’insouciants  gérontocrates qui forcément traînent la patte, en caméléons amnésiques depuis lors.
Trois décennies de mensonges et de fausses promesses. De cynisme ostentatoire ; de mépris hautain de la canaille et sa misère galopante. « Quand Yaoundé (Etoudi-Mvomeka'a) respire, le Cameroun vit ! » « Et me voici donc à Douala !!! » « Je ne commente pas les commentaires ! »


Du stalinisme tropicalisé. Pour accuser et abattre l’ennemi politique au nom des crimes que l’accusateur en chef incarne le mieux depuis si longtemps ; sur la base desquels la Françafrique recrute ses agents les plus sûrs. « Ce qui se ressemble, … » Tourmenter quelques corrompus sans rien tenter de sincèrement soutenu contre la corruption, parce qu’on en fait un mode privilégié de gouvernement. L’institution de la Cour des comptes indéfiniment repoussée.
Trente années d’un laxisme caractériel décapant. « Un vacancier au pouvoir ! » A la tête du pays de Um Nyobe. En contremaître quelque peu apathique, somnambule, mais des plus fidèles aux diktats des Réseaux foccartistes ; presque tout le temps en incessants « cours séjours privés » à l’Elysée pour recevoir les ordres les plus urgents de l’heure. Il y a longtemps que le record d’Ahidjo de 120 visites à Paris en vingt-deux ans de pouvoir a été battu par son successeur ; qui n’en a plus le temps pour les sommets de l’Union Africaine, de l’Udeac, de la Cemac, pour être à Yaoundé. Pour voir mourir le Cameroun.
À quoi se réduit au fond le pouvoir d’un potentat du gaullisme équatorial ? Il est « sans croûte ni mie », à en croire Aimé Césaire. Jusque de quoi tenir le bâton (clouté) pour apprendre à ses sujets à vivre, à rester tranquille pendant que les multinationales pillent leur pays, à savoir jeûner, prier pour ne pas avoir trop faim ; à laisser leur avenir aux bons soins des sectes apocalyptiques.

Que faire dans l’immédiat face à la catastrophe Biya ?
Le Cameroun est un point chaud majeur de la Françafrique. Il est cerné de bases militaires françaises. Son armée est la plus imposante la plus chouchoutée aussi du Pré-carré. Truffée – pour l’éternité, paraît-il – de conseillers techniques français, la lisibilité de son destin national fait problème. L’esprit de corps, la fidélité à ses contrôleurs et équipementiers aux yeux bleus, l’emportent par-dessus tout.


Le pays vis-à-vis camerounais en Afrique de l’Ouest, c’est la Côte-d’Ivoire. Nous devons considérer avec un intérêt toujours soutenu ce qui s’y passe depuis le tournant des années 1990. La répression néocoloniale est transnationale. Toute stratégie pour la surmonter doit en tenir compte, sous peine de se voir frappée d’irréparable inefficacité. Tous les oppresseurs se donnent la main par-dessus les frontières, pendant que leurs victimes se laissent enfermer dans de micro-nationalismes de pacotille, l’ethnisme, le corporatisme - tous aveugles.
Quelle tribu ne bave pas au Cameroun aujourd’hui ? Quel corps de métier prétendu fier de son sort peut se regarder dans le miroir de toute une jeunesse nationale aux abois, de génération en génération, sans en frémir de Honte ?
Les chrétiens vont continuer à prier, sous le règne des plus mafieux des ex-séminaristes. Le Pape est venu nous bénir par trois fois en moins de trente ans. Je leur souhaite un peu plus d’honnêteté, de courage et de lucidité dans leur prière quotidienne. Opus Dei ne chôme visiblement pas – avec sa très probable quinzaine de victimes saignantes, dans les rangs même du Clergé, entre les trois saintes visites.


Notre devoir impérieux de l’heure : laisser notre pays, le Continent Noir moins dévastés que nous ne les avons reçus en partage du Destin. Nos enfants, leur progéniture à eux ne nous pardonneront pas nos tout petits calculs éhontés d’aujourd’hui. Nous ne pouvons guère impulser le courage, la générosité dans l’effort, dans la prise de risque, la largeur de vue, sans en avoir assez nous-mêmes.
C’est dire que nous ne pouvons par parvenir à libérer notre pays, nos peuples sans être au départ des hommes libres dans leur tête, dans leur cœur, aptes aux sacrifices qui sauvent. De l’auto-détermination personnelle d’abord, comme pierre angulaire de choix de l’édifice social convivial qu’il nous faut bâtir.
Trouvons au plus vite quelque chose d’efficace contre la Démocratie de la fraude effrontée, préparée de longue main ; sinon de la canonnière, de l’ingérence au napalm planté de missiles. « Car l’Occident a faim ! Et quand l’Occident a faim, l’Afrique doit mourir ! » (Calixte Beyala). Mieux vaut au moins choisir entre les offres de mort. De la faim ? De désinformation-matraquage ? De guerres civiles ? Des pandémies tropicales ? De honte ? En prison ? ou en faisant résolument, unanimement  et massivement face ?
Il nous faut brutalement briser le miroir du sauve qui peut, de l’individualisme à courte vue, de l’égoïsme de clans. Le meilleur salut est collectif ; que tout le monde, à tous les niveaux, y contribue, et chacun de tout cœur, de toutes les forces à portée de main, de la réflexion stratégique qui urge.
Hilaire Sikounmo

Source :Germinal

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 11:03

Précision du Maire de Foumban suite aux troubles entre ses partisans et ceux du sultan.

 



 

adamou-ndam-njoya

 

DECLARATION  PLAINTE  A L’ATTENTION :

-          DE MONSIEUR LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE

-          DE MONSIEUR LE COMMANDANT PRESIDENT DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE

EN COMPLEMENT COMME RELEVE DANS MES DECLARATIONS RESPECTIVEMENT LE MERCREDI 2 ET LE SAMEDI 5 JANVIER 2013 DANS LE CADRE DES ENQUÊTES SUR LES INCIDENTS DU 1er JANVIER 2013 A FOUMBAN.

 

I) LE NON RESPECT OU L’IGNORANCE  VOULUE PAR LE SOUS PREFET DE FOUMBAN DE LA LOI N° 90/055 DU 19 DECEMBRE 1990 SUR LE REGIME DES REUNIONS ET DES MANIFESTATIONS PUBLIQUES

Depuis le 1er Janvier 1992, sans interruption, nous organisons chaque 1er jour de l’an des manifestations culturelles qui, depuis les quatre dernières années ont pris la forme de Carnaval sans coloration politique mais permettant l’expression des riches diversités  culturelles du Cameroun avec l’ouverture à tous les apports mêmes étrangers. Ceci en nous basant sur la Loi N°90/055 DU 19 décembre 1990 en son chapitre III intitulé « DES MANIFESTATIONS PUBLIQUES » qui dispose ainsi :

ARTICLE 6  (1) : » Sont soumis à l’obligation de déclaration préalable, tous les cortèges, défilés, marches et rassemblements des personnes et d’une manière générale, toutes les manifestations sur la voie publique. »

(2) « dérogent à l’obligation visée à l’alinéa 1er, les sorties sur la voie publique conformes aux traditions et usages locaux ou religieux »

De ce qui précède :

Le 1er Janvier, premier jour de l’an est une fête universellement célébrée. C’est ce qu’ont compris tous les Sous -préfets successifs de l’arrondissement de Foumban ; et c’est ce que nous avions compris car nous n’avions jamais fait une déclaration pendant plus de vingt (20) années.

A cette occasion, il est de tradition au Cameroun comme ailleurs à travers le monde en général, que les populations pour manifester leur joie d’avoir vu la nouvelle année, occupent la voie publique de diverses façons, marches, défilés, danses publiques, etc.

Ainsi, à Foumban, depuis deux décennies, il y a toujours eu à l’occasion des fêtes de nouvel an, des marches joyeuses couplées d’un défilé motorisé au cours desquelles les populations, venant de toutes les localités du Noun après un tour de ville effectué dans l’allégresse à travers les artères de Foumban, se rendent au domicile du Dr Adamou NDAM NJOYA, pour se souhaiter mutuellement les vœux de nouvel an.

Depuis 4 années, cette fête populaire s’est transformée en Carnaval organisé par le Syndicat des Communes du Noun avec la participation d’autres institutions culturelles opérant dans le Noun ou hors du Noun. Ceci pour qu’à travers des diverses tenues et des  déguisements arborés par les « carnavaliers », tout cela étant nourri par des chants, les danses, les jeux et jongleries originaux, suivant ce que offrent les groupes selon les localités de provenance, la ville de Foumban, avec toute sa région, connue mondialement comme étant la « Cité des arts », devienne également célèbre par son carnaval à l’instar du carnaval de Rio, Madrid, Paris, Munich etc. Et l’on doit réaliser que cela permet aux artisans et artistes de déployer leurs talents en matière de créativité ; ce qui est une grande source de développement à travers les réalisations et ce qui peut être aussi vendu et aux locaux et aux étrangers et même exporté. C’est pour cela que ce sont les communes du Noun qui organisent le Carnaval depuis quatre années consolidant ainsi  des traditions et usages locaux qui découlent du 1er  jour de l’an.

II)  LE CARNAVAL  ETANT EN CONFORMITE  AVEC L’ARTICLE 6 (2) DE LA LOI SUSCITEE, L’AUTORISATION DU SOUS-PREFET CONTROVERSEE EST CADUQUE ET SUPERFETATOIRE

De ce qui précède, il est clair que nous sommes DANS LE CADRE DE DEROGATION A L’OBLIGATION DE DECLARATION PREALABLE DE MANIFESTATIONS PUBLIQUES lorsque lesdites manifestations sont conformes aux traditions et usages locaux ou religieux.

Cette disposition rend caduque et superfétatoire l’autorisation controversée du Sous-préfet de Foumban, car elle n’est pas conforme à la loi du 19 décembre 1990 Art 6 alinéa 2

III) LA RESPONSABILITE TOTALE DU SOUS PREFET POUR NON RESPECT DE LA LOI

a-      Comme administrateur, il lui revenait de faire comprendre à Tapon Mama qui a déposé la Déclaration qu’il n’avait pas à le faire eu égard aux dispositions de la loi suscitée. Est-ce volontairement  ou bien par ignorance de la loi qu’il a manqué à son devoir d’information et d’éducateur des populations ? Il doit y répondre.

b-      Lorsque Tapon Mama a présenté la déclaration- avec décharge-  qu’il avait déposée auprès du Sous Préfet, la commission des Maires en charge de l’organisation des Manifestations du Carnaval lui a fait savoir qu’il n’avait pas à le faire eu égard à la loi suscitée et à la pratique suivie depuis plus de vingt (20) années. Il est rentré chez le Sous Préfet le lui dire et ce dernier lui avait promis qu’il  prendrait les mesures pour que le défilé se passe comme d’habitude.

c-      Le matin du 1er Janvier quand nous allons au point de départ du défilé du Carnaval, nous sommes rassurés en trouvant des gendarmes et des policiers au carrefour du serpent à deux têtes et sur la rue passant devant le Palais des Rois bamoun qui est un lieu public d’accueil et de paix par excellence.

d-      Au retour il n’y a plus ni gendarmes, ni policiers mais les hommes d’armes et le groupe de danse du Palais barrant la voie qui vont être à l’origine des débordements d’une grande violence entraînant des blessés et des dommages matériels. Tout cela, le 1er Jour de l’an ! Ces hommes et femmes du Palais vont, face à la marée humaine défilant paisiblement se replier au sein du Palais et entreprendre de bombarder la foule paisible des jets de pierres.

e-      Le Sous préfet arrivant de vive allure au volant de sa voiture, bousculant et renversant des paisibles défilants, ignorant les Maires et les Députés qui étaient dans le cortège  est allé entrer au Palais après avoir aussi essuyé des jets de pierres, et, tout cela grâce à la protection des responsables et des encadreurs de la marche car il aurait pu être renversé, voire lynché par cette marée humaine.

f-       Le Sous préfet a ainsi établi sa connivence et, de ce fait sa responsabilité quant a ce qui est advenu du fait des agresseurs partant de tout ce qui était tramé au sein du Palais.

Le 1er Janvier étant une fête populaire et universelle, la tradition veut que les populations occupent les voies publiques en chantant, en dansant ou en organisant des marches, des défilés, carnavals et autres pour célébrer la nouvelle année. Avec ses complices du Palais dont le Chef  du premier degré qui est l’auxiliaire de l’Administration, le Sous-préfet  est pleinement responsable de tout ce qui est arrivé.

IV) NON SEULEMENT LE SOUS PREFET MECONNAÎT LA LOI MAIS AUSSI IL SE COMPORTE EN COMPLICE DES AGRESSEURS QU’IL REJOINT DANS LE PALAIS

Les Pouvoirs publics, peut être par oubli, volontaire ou pas, de cette loi, ne saurait mettre sur le dos de quiconque et donc de Tapon Mama, les débordements orchestrés par les soudards placés en embuscade à l’intérieur du Palais et à la solde du chef de premier degré qui y réside. Ces hommes et femmes ont créé des graves incidents ternissant l’image du Cameroun un 1er jour de l’an en attaquant sauvagement par des jets de pierres les paisibles défilants dont plusieurs ont été plus ou moins grièvement blessés. Les vitres de la voiture du Maire ont été brisées et le Maire, ses trois enfants et l’honorable députée, porte Parole auraient pu être grièvement blessés aussi, car, ils avaient choisi d’être dans les rangs des « Carnavaliers » et subir avec eux les jets de pierres en provenance du Palais.  Lors de son installation à la tête de l’arrondissement de Foumban, le Sous préfet,  avait pour mission d’utiliser les forces de l’ordre si nécessaire au cas où le dialogue échouait pour assurer la paix ; il a ignoré cela  et doit dire pourquoi il a laissé des hommes et des femmes bombarder des paisibles citoyens des jets des pierres. Avec ses complices ils sont responsables de tout ce qui est arrivé à l’intérieur et à l’extérieur du Palais.

V) L’ARGUMENT DU NON RESPECT DE L’ITINERAIRE NE TIENT PAS.

Pour les raisons citées plus haut et aussi parce que en analysant le « Récépissé de l’autorisation » proprement dite, limitative dans sa portée, même si elle était inutile pour la circonstance (cf article 6 alinéa 2) de la loi suscitée, elle n’a pas été reçue par son destinataire ; aucune décharge ne l’établit. C’est une fabrication pour l’occasion comme le prouve l’allure avec laquelle elle a été multipliée et répandue partout et dans les marchés à travers le Département et hors du Département. Les faits sont là. Tapon Mama n’ayant pas été notifié, l’itinéraire retenu était celui figurant sur la demande qu’il avait déposée et dont le Sous- Préfet avait accusé réception.

VI) LES HOMMES ET LES FEMMES DU PALAIS, LE GROUPE DE DANSE SOUS L’AUTORITE DE LEUR CHEF SE SONT  MIS A FAIRE LA LOI DANS LA RUE LE SOUS-PEFET, VOLONTAIREMENT OU NON AYANT DEMISSIONNE DE SES OBLIGATIONS

Quand bien même il n’y a pas eu respect de la loi il y a lieu de se demander si ce sont des groupes privés qui doivent se substituer à l’autorité publique et entreprendre des actions  sanctionnant les fauteurs, cela en dressant barricades et en agressant et blessant  les paisibles défilants protégés par la loi. Est-ce avec l’accord du Sous-préfet ? En tout cas il est clair que ce dernier,  complice ou non, a démissionné de ses obligations car il avait pour rôle principal en ce jour de fête, de placer les forces du maintien de l’ordre un peu partout dans la ville pour encadrer les manifestations populaires :

-          Ce qui n’a pas été fait. Au contraire, à vive allure, au volant de sa voiture, bousculant au passage les défilants qui croyaient être sauvés par la présence de l’autorité administrative, il a rejoint les agresseurs suffisamment armés des pierres et des cailloux et postés à l’intérieur du palais dans le but d’attaquer les défilants. D’ailleurs les images prises par les cameramen présents n’ont-elles pas filmé ces barbares sur les toits de l’enceinte du Palais dont l’un reconnaissable s’agitant fou furieux placé au dessus du toit en train de lancer des pierres ?

       -       Qu’a fait le Sous préfet pour empêcher la bande de voyous, prétextant être un groupe culturel et les quatre cavaliers, qui, après avoir effectué un tour dans le but de provocation sur l’axe que s’apprêtait à emprunter les « carnavaliers », sont allés se placer en pleine chaussée en face du Palais pour obstruer le passage, permettant à leurs complices cachés à l’intérieur du Palais, d’attaquer par l’effet de surprise les paisibles et joyeux défilants ; ces derniers ont pu maîtriser les cavaliers dressés pour attaquer et disperser les foules et conduits deux chevaux à la fourrière municipale. Seuls les « carnavaliers » ont été blessés, ce qui prouve qu’ils on été unilatéralement agressés par des gens préparées à cet effet et équipées de pierres dont ils avaient constitué les réserves au regard des jets massifs qui sortaient du Palais. La responsabilité première incombe à Mbombo Njoya soutenu par le Sous-préfet.

V) LE SOUS PREFET ET MBOMBO NJOYA ONT SUSCITE DES DEGÂTS POUR ACCUSER L’UDC

La réaction des défilants se justifie par la légitime défense ;  en effet ils se sont servis, au moment de la panique momentanée semée dans les rangs de tête du Carnaval, des projectiles des agresseurs qui retombaient dehors. Ce qui prouve que  les «carnavaliers » étaient pris de court par cette attaque surprise, violente et barbare. Les actes de dégradations perpétrés sur les véhicules à l’intérieur du Palais, tels que présentés par les images de la CRTV, sont le fait des assaillants conspirateurs, tapis à l’intérieur du palais afin de faire porter le chapeau aux paisibles défilants . Il y a des films pris quelque temps avant montrant les dispositifs en cours d’installation à l’intérieur du Palais pour agresser le défilé du Carnaval.

Le but visé par les comploteurs était de faire arrêter les militants de l’UDC et d’éliminer un adversaire politique dont ils savent pertinemment qu’ils n’ont aucun espoir de renverser la tendance par le jeu démocratique.

VI) LES AUTRES VICTIMES DES AGISSEMENTS ILLEGAUX DU PALAIS : LES COMMERCANTS

-          Qu’est ce qu’a fait le Sous-préfet lorsque dans les matinées du 02 et 03 Janvier 2013, dans la poursuite des actes illégaux des hommes se réclamant du Palais des Rois Bamoun , se sont mis à saccager les étales, chaises, bancs, marchandises des commerçants sur la place du marché, lieu public par excellence, les contraignant à s’installer anarchiquement au bord de la chaussée ?

         -     Quid des pertes subies par ces commerçants qui ont, sous couvert du Maire de Foumban  saisi le Procureur de la République pour réparation. Les hommes confiants de la couverture des autorités administratives se sont installés dans l’illégalité. Ils doivent répondre.

VII) VIOLATION DE L’ARTICLE 1er DE LA CONSTITUTION AVEC LE CONCOURS DE L’AUTORITE ADMINISTRATIVE EN L’OCCURRENCE LE SOUS –PREFET

La Constitution dans son Article premier (2) dispose :

«La République du Cameroun est un Etat unitaire décentralisé.

« Elle est une et indivisible, laïque, démocratique et sociale

« Elle reconnaît et protège les valeurs traditionnelles conformes aux principes démocratiques, aux droits de l’homme et à la loi

« Elle assure l’égalité de tous les citoyens devant la loi. »

Les autorités administratives de Foumban ne font rien pour le respect des dispositions constitutionnelles ci-dessus et cela aura été illustré clairement le 1er Janvier 2013 ;

-          Le Sous préfet a choisi de traiter avec le Chef de 1er degré ignorant l’autorité locale à savoir le Maire qui assume la mission lui  incombant dans le cadre de l’Etat unitaire décentralisé et, de ce fait, il a marginalisé les populations vidant  la République de son contenu qui s’analyse dans l’unité, l’indivisibilité, sa nature laïque, démocratique et sociale.

-          Le Sous-préfet n’a rien fait pour que l’emportent les valeurs traditionnelles reconnues et protégées par la constitution ; en effet il a cautionné la transformation du  siège de ces valeurs qu’est le Palais royal Bamoun en base d’agression contre les populations.  

Le Sous- préfet a créé la discrimination entre les citoyens en choisissant d’aller avec les agresseurs installés à l’abri du Palais en abandonnant  les populations défilant paisiblement dans la rue.

VIII) LE PALAIS EN MARGE DES VALEURS TRADITIONNELLES PROTEGEES  DEFENDUES PAR LA CONSTITUTION.

Le Palais dans la tradition bamoun est ce lieu sûr où l’on se réfugie, où l’on est accueilli, où on calme les tensions, où l’on résout les problèmes entre les populations, où on réconcilie ; le Palais des rois bamoun est cet espace où l’on réfléchit pour construire, bâtir, où se retrouvent toutes les sensibilités, toutes les formes d’intelligence. C’est là que le Roi Njoya entouré des grands esprits a inventé l’Ecriture Bamoun, rédigé des ouvrages dans différents domaines, œuvrer pour la créativité dans la culture, les arts, la technique, la science etc. Les écoles furent crées, les enseignements dispensés. Alors que nous avions entrepris de faire revivre cette dynamique avec le feu Sultan Roi des Bamoun, Njimoluh Seidou, en commençant par la rénovation du Palais voilà que nous nous installons dans la logique de destruction, allant à l’encontre de la voie républicaine et démocratique.

Nous avons des valeurs traditionnelles qui s’accommodent avec la République conduisant à l’amour, la paix, l’unité et participant à la construction nationale. Ces éléments doivent être pris en compte dans tout jugement pour ne pas renvoyer à plus tard les conflits ouverts et violents. Le Cameroun est en marche et n’a pas besoin de cela.

CONCLUSION

Tout porte à croire que le Sous préfet était de mèche avec les agresseurs conspirateurs, agents du Chef du 1er degré locataire du Palais royal bamoun, décidés à mettre tout en œuvre pour gâcher la fête du 1er Janvier 2013 par cette agression sauvage dans le but de :

-          Intimider les populations

-          Porter atteinte à leur foi militante et à leur soutien indéfectible depuis 22 ans à l’éthique UDC  qui met l’être humain au centre de tout et au Dr Adamou Ndam Njoya qui est à abattre avec toute sa famille.

-          Eliminer du jeu et champ politiques ses collaborateurs les plus dynamiques en les incarcérant à la suite des procédures et procès kafkaiens que nous avions connus avant l’arrivée de l’équipe actuelle constituée depuis peu  du Procureur de la République et du Président du Tribunal. Nous comptons sur ce que nous a dit le Procureur de la République en nous interrogeant à savoir que le Ministre lui a demandé que ce soit la justice qui l’emporte.

MECONNAISSANCE DE LA LOI SUR LES MANIFESTATIONS PUBLIQUES PAR LA HIERARCHIE DU SOUS PREFET

Le Sous-préfet a conduit à l’intervention partisane du Gouverneur de la Région de l’Ouest, à travers les antennes de la CRTV, journal télévisé de 20h30 du jeudi 3 janvier 2013. En affirmant que l’itinéraire prévu avait été « violé » par les organisateurs du défilé, suivant en cela le Sous-préfet de Foumban, il atteste également de sa méconnaissance de la loi susvisée relative aux manifestations publiques.

Face à tout cela, les enquêteurs et les juges dans leur impartialité comme le demande le Ministre de la justice en réunissant tous les éléments pourront faire ressortir la vérité, rendre la justice et établir les responsabilités.

C’est ce que nous demandons pour réparer, le gros préjudice moral causé un grand jour qui est celui du premier jour de l’année, les préjudices physiques et matériels, les mesures pour le respect des valeurs traditionnelles reconnues et protégées par la constitution, les mesures pour le respect de la constitution et des lois, la fin des particularismes cultivés et entretenus par des autorités administratives conduisant à mettre le département en dehors de la République.

 

Dr Adamou NDAM NJOYA

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 11:00

COMMUNIQUE DE SURVIE

SUR L’INTERVENTION FRANCAISE AU MALI

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La France intervient au Mali et réaffirme son rôle de gendarme en Afrique  

C’est finalement le 10 janvier 2013 que la France est entrée en guerre au Mali. La communication du gouvernement français, reprise sans questionnement par les principaux médias, tend aujourd’hui à légitimer par tous les moyens et tous les arguments cette nouvelle intervention militaire française sur le sol africain et son rôle de "gendarme de l’Afrique".  

Pour Survie, association qui dénonce depuis longtemps l’ingérence et la domination de la France envers ses anciennes colonies africaines, il est important de rappeler quelques éléments de contexte et d’analyse critique sur cette intervention française, sans minimiser l’ampleur de la crise que connait le Mali. 

La menace que font peser ces groupes armés sur la population et l’intégrité du Mali est indéniable. Leurs exactions sont connues et ont provoqué la fuite de centaines de milliers de personnes. Après le calvaire vécu par les populations dans le Nord, le soulagement des Maliens en ce moment est compréhensible. Si l’intervention française semble effectivement avoir mis un coup d’arrêt à l’offensive vers le sud du pays de mouvements armés qui se revendiquent d’un islam radical, il existe cependant d’autres motifs, militaires et politiques, à l’opération Serval rendant la conduite française des opérations critiquable.  

Le camouflage multilatéral d’une opération française 

Cette intervention ne s’inscrit pas dans le cadre des résolutions de l’ONU. Des mois de négociations ont permis de faire voter trois résolutions du Conseil de Sécurité, ouvrant la voie à une intervention internationale sous responsabilité africaine et pouvant faire usage de la force, mais officiellement sans implication directe des militaires français. En informant simplement le Conseil de Sécurité sur le fait que son intervention urgente "s’inscrit dans le cadre de la légalité internationale" eu égard aux dispositions de la Charte de l’ONU, elle a finalement pu justifier une décision bilatérale. Ce changement majeur, qui met ses « partenaires » devant le fait accompli, est complaisamment occulté afin de laisser à nouveau croire que la France met en œuvre une volonté multilatérale actée au sein de l’ONU. Il est donc nécessaire qu’elle respecte au plus vite les résolutions de l’ONU.  

Une fois de plus, la France joue le rôle de gendarme de l’Afrique, en appuyant sa stratégie sur ses relations bilatérales avec des "régimes amis" africains, sur la présence permanente de son armée dans la région et sur sa capacité de projection de forces. Ainsi, les hélicoptères utilisés pour stopper l’offensive adverse sont ceux des forces spéciales françaises de l’opération Sabre, présentes au Burkina Faso voisin (et en Mauritanie) depuis deux ans et renforcées au mois de septembre. C’est surtout le dispositif Epervier, en place au Tchad depuis 1986 alors qu’il était supposé provisoire, qui est mobilisé. À travers l’opération baptisée Serval, ce sont donc les liens que Paris entretient avec des régimes totalement infréquentables, ceux d’Idriss Déby et de Blaise Compaoré, qui se trouvent une nouvelle fois renforcés. Le rôle phare de la France est reconnu par la plupart de ses partenaires occidentaux qui lui emboitent le pas timidement dans cette intervention (Royaume-Uni, Etats-Unis, Allemagne) sans pour autant engager de troupes combattantes, tandis que d’autres restent en retrait.

Une intervention directe décidée dans l’ombre

Ce scénario rentre dans la logique développée par le nouvel exécutif français, prônant l’intervention militaire comme un "préalable" à la restauration de la paix dans le pays (également en proie à une crise institutionnelle grave). Ces derniers mois, la France n’avait en rien contribué à l’émergence d’une solution collective discutée par l’ensemble des Maliens et de nature à favoriser un consensus politique, préalable à une réorganisation rapide des forces de sécurité. Aujourd’hui, la présence de soldats français jusque dans Bamako - sous couvert de protection des ressortissants - représente une pression importante sur les autorités maliennes en état de grande faiblesse.

L’option d’une intervention directe et rapide des forces françaises était déjà prévue, au vu de la rapidité de mise en œuvre, et ce bien avant que l’offensive ne se rapproche de Sévaré-Mopti. L’aval du Parlement n’est pas nécessaire à l’Élysée pour déclencher une opération extérieure, ce qui marque l’insuffisance de la modification constitutionnelle de juillet 2008 relative au contrôle parlementaire des opérations extérieures. De rares réactions critiques dans la classe politique soulignent cette absence de concertation. La nature préméditée de cette intervention armée aurait indiscutablement dû susciter une prise de décision parlementaire.

Dans l’immédiat, l’opération Serval a déjà basculé dans une phase offensive et semble devoir se prolonger dans la durée. Cette logique occulte délibérément les risques pour la population malienne et les Etats de la région, de même que les perspectives politiques et la période post-conflit. Le bilan accablant des récents antécédents français en Afrique montre pourtant que ces risques sont bien réels. Les interventions de 2011 en Côte d’Ivoire et en Libye ont en effet débouché sur des situations internes explosives, passées sous silence.

En conclusion, la crise malienne et cette nouvelle intervention militaire française en Afrique révèlent l’échec de 50 années de "coopération" avec l’Afrique : armées incapables de protéger leurs populations, chefs d’Etat médiateurs de crises eux-mêmes putschistes, accords de défense et bases militaires qui ont perpétué le rôle de gendarme de l’Afrique que la France s’est historiquement octroyé. On ne peut que constater l’incapacité des institutions africaines et multilatérales à organiser la moindre opération de sécurisation dans la région sans avoir recours au poids lourd français, qui a tout fait pour se rendre incontournable. Ces événements appellent une fois de plus à une remise en cause de l’ensemble du cadre des relations franco-africaines.

Communiqué, le 14 janvier 2013

 

Contact presse :

danyel.dubreuil@survie.org

Association Survie

107, Boulevard de Magenta

75010 Paris

Tél : 01 44 61 03 25

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 13:00



 Plus de 100 rebelles tues: Comment l’armée malienne a repris le dessus

Les-islamistes-arabes-au-Mali.jpg

 

Votre journal vous livre, en exclusivité, le film des combats qui, en fin de semaine dernière, ont opposé l’armée malienne aux assaillants islamistes dans la région de Mopti. Ainsi que les forces françaises et étrangères engagées au front.

Depuis quelque temps, Iyad Ag Ghali, le chef islamiste d’Ansar Dine, qui occupe Kidal et Tombouctou, caresse le projet de mettre la main sur une nouvelle région malienne: celle de Mopti, clé de voûte du système de défense malien établi entre le nord et le sud du pays.
Pourquoi Iyad a attaqué
Le projet d’invasion présentait, aux yeux du chef rebelle, ds avantages majeurs. D’abord, il compromettrait la venue au Mali des 500 instructeurs européens annoncés; ensuite, il permettrait de détruire les restes de l’armée malienne déployés au quartier général de Sévaré, ce qui hypothéquerait toute intervention étrangère; enfin, il placerait Iyad en position de force écrasante lors des pourparlers engagés à Ouagadougou avec le gouvernement malien. Iyad, qui n’a jamais parlé d’Azawad mais plutôt d’appliquer la loi islamique dans tout le Mali, pourrait pousser l’avantage militaire jusqu’à Ségou: le Mali, définitivement vaincu et humilié, se verrait alors contraint de renoncer à la laïcité et au contrôle administratif des régions du nord afin de récupérer, en contrepartie, les régions de Ségou et de Mopti qui, historiquement, n’avaient jamais quitté le giron gouvernemental.

Iyad avait la certitude que sa nouvelle offensive aboutirait. Habitué à voir les troupes maliennes s’enfuir au premier coup de canon, il s’attendait à une immédiate débandade malienne dès que les combattants islamistes pointeraient le nez. De plus, Iyad se disait que les troupes maliennes de Sévaré gardaient le moral au talon puisque la communauté internationale ne cesse d’hésiter sur le dossier malien et qu’à Bamako même, le pouvoir politique manque d’autorité au point que, mercredi dernier, le conseil des ministres ne put se tenir, de crainte des manifestants anti-Dioncounda. Surtout, Iyad Ag Ghali comptait sur les divisions de l’armée: elles opposent, entre autres, les bérets verts aux bérets rouges, les moins gradés aux généraux, les militaires proches du capitaine Amadou Sanogo à ceux de l’ancien président ATT. Enfin, le chef rebelle avait foi en ses propres forces: des centaines de combattants aguerris, prêts àmourir en « martyrs » et issus d’Ansar Dine, du MUJAO, d’AQMI ainsi que de la redoutable secte nigériane Boko Haram.
Mobilisation générale des rebelles
Jugeant le contexte favorable, Iyad provoque un conseil de guerre à Tombouctou. Là, dix jours durant, il se concerte avec ses alliés terroristes d’AQMI et du MUJAO, les mêmes qu’il avait promis à la communauté internationale d’abandonner au profit d’une « discussion sincère entre Maliens ». A l’issue de la réunion secrète, le compère, roublard comme un singe, annonce publiquement qu’il rompt tout cessez-le-feu avec le Mali, accusant ce pays de ne pas croire au dialogue et promettant une descente musclée de ses hommes vers le sud. Dans un article intitulé « Mobilisation générale des rebelles: Sévaré menacée d’invasion », nous rapportions, dans notre édition du lundi 6 janvier, que les combattants islamistes avaient fait des démonstrations de force à Tombouctou et fait le tour des radios locales pour demander des bénédictions aux habitants dans la perspective de la guerre qu’ils s’apprêtaient à engager au sud malien. Au même moment, le MUJAO mobilisait ses sbires à Gao, rejoints par des combattants noirs de Boko Haram, le groupe terroriste nigérian célèbre pour ses tueries. Tout ce beau monde, à bord de centaines de 4X4, met bientôt le cap sur Bambaramaoudé, Douentza et Boré, à quelques kilomètres de Konna.
Bataille de Konna
La ville de Konna, située à 70 km de Sévaré, abrite une unité spéciale des bérets verts appelée « Dami ». Cette unité de l’armée de terre, formée pendant 4 bonnes années par la France, est rompue aux opérations commando; elle n’a d’équivalent, en termes de technicité et d’endurance, que le régiment des commandos parachutistes de Djikoroni (bérets rouges), actuellement dissous. L’unité des « Dami » constitue l’échelon le plus avancé de l’armée malienne dans la région de Mopti. Elle est commandée par le lieutenant-colonel Mamadou Massa Oulé Samaké, un bouillant officier qui, à la propre demande des soldats, a interrompu un stage à l’étranger pour venir diriger les « Dami ». Pour la petite histoire, le lieutenant-colonel Samaké, pressé d’en découdre avec les rebelles, aurait refusé toute moindre prime de commandement;  ses hommes lui vouent un respect presque religieux. Lorsqu’il apprend que les islamistes rôdent aux alentours de Boré, le chef des « Dami » lève, mercredi soir, une forte patrouille destinée à les localiser et à les neutraliser. Entre autres armements, il dispose d’une dizaine de BRDM, engins russes semi-blindés très redoutables tant il fait, même de loin, des ravages dans les rangs ennemis. La patrouille, dirigée par le lieutenant-colonel Samaké lui-même, secondé par le capitaine Traoré – nous ignorons son prénom -, parvient jusqu’à Boré sans rencontrer un seul rebelle. Elle décide de retourner à la base de Konna. Sur le chemin du retour, elle tombe dans une embuscade islamiste. En fait, les rebelles se sont scindés en deux groupes: pendant que le premier fait feu sur les « Dami », l’autre fonce droit sur Konna. Apprenant que les « Dami » subissent le feu ennemi et qu’une colonne rebelle fonce sur Konna, ce qui reste du camp malien de Konna croit les « Dami » exterminés et, donc, la messe dite. Sans les « Dami », impossible, en effet, de sauver Konna. Les nôtres ramassent donc armes et bagages et se replient à Nti, village situé entre celui de Fatoma et le quartier général de Sévaré. Jeudi matin, vers 10 heures, les rebelles entrent sans combat à Konna et paradent devant les caméras. Juchés sur leurs 4X4 remplis d’armes, ils annoncent triomphalement qu’ils viennent appliquer la loi divine, qu’ils ne s’en prendront pas aux civils et que leur prochain objectif est l’aéroport de Mopti dont la prise empêcherait tout ennemi étranger de débarquer.
Quelques heures plus tard, les « Dami » arrivent à bout de l’embuscade islamiste: ils tuent tous les assaillants (une centaine) mais apprennent que Konna est tombée aux mains de l’ennemi.Ne disposant plus d’assez de munitions pour libérer Konna, les « Dami » contournent la ville et rejoignent leurs camarades enfuis à Nti. Leurs toutes dernières munitions, avant de rejoindre Nti, sont épuisées dans une attaque-surprise de 50 rebelles. Ces derniers se dirigent à pied vers les « Dami », en se cachant derrière un gros troupeau de boeufs. Démasqués in intremis, ils sont arrosés par les BRDM. Bilan: le troupeau et le groupe de rebelles décimés. Un bus de la société de transport Sonef, qui passait là au même moment, a failli faire les frais de l’accrochage.
A Nti, où l’armée se replie en attendant des renforts, on fait les comptes de la journée de jeudi. Les « Dami » déplorent une dizaine de morts et quelques blessés: tous sont ramenés à Nti, de même que l’ensemble du matériel de combat. C’est la preuve qu’ils ont triomphé de l’embuscade car autrement, ils seraient revenus sans le matériel ni leurs camarades touchés. Quant à la troupe résiduelle qui avait fui Konna pour Nti, croyant les « Dami » perdus, elle a, elle aussi, pu emporter avec elle son matériel au grand complet. Nos sources rapportent qu’à Douentza, Gao et Tombouctou, les rebelles ont passé la nuit enterrer leurs morts estimés à 400 hommes.
Renforts jihadistes
Vendredi, des renforts sont envoyés aux rebelles. Environ 500 combattants noirs appartenant à Boko Haram ont déjeûné à Tombouctou, prié ensemble dans une mosquée du quartier « Sans fil » avant de prendre, vers 14 h 30 mn, la route du sud à bord de 51 véhicules tout terrain que nos sources ont comptés consciencieusement. Au même moment, le MUJAO et Boko Haram dépêchaient vers Konna des centaines de miliciens lourdement armés. Et pour parer à toute éventualité, les jihadistes font parvenir à la France le message que si elle intervient, ses otages seront sommairement exécutés.
Renforts maliens
Les renforts, côté malien, viennent d’abord de Sévaré, le quartier général commandé par le colonel Didier Dackouo. Ordre est donné de vider les civils des abords des camps. 2 hélicoptères sont dépêchés de Bamako à Sévaré et comme l’armée de l’air locale ne compte pas assez d’avions, la plupart de ses éléments sont transformés en fantassins, chargés de rejoindre les unités combattantes à Nti et Fatoma. Kati, qui n’avait envoyé à Sévaré qu’une fraction du matériel militaire venu de Guinée, décide de redéployer le reste. Ainsi, une vingtaine de BRDM et une forte troupe – y compris des bérets rouges - sont réparties entre le front de Sévaré et la zone de Nara, non loin de la frontière mauritanienne.  Mais les renforts les plus déterminants viennent de l’étranger. En effet, à la demande du président Dioncounda Traoré,  le chef de l’Etat français, François Hollande, annonce avoir décidé de voler au secours du Mali, « un pays ami » dont l’existence se trouve en péril. Hollande ordonne à l’armée française de prendre position au Mali et d’appuyer l’armée malienne dans la reconquête des territoires perdus. Et Hollande précise que les opérations militaires françaises dureront « tout le temps nécessaire ». Si la France a pu réagir si vite, c’est parce qu’elle dispose de forces déjà prépositionnées en Afrique, au Gabon, au Sénégal, mais aussi au Tchad, d’où l’armée de l’air peut lancer des raids aériens, avec ses Mirages 2000D et F1CR. 19 autres avions de combat sont déployés à Sévaré dès vendredi; parmi eux, 7 hélicoptères Cougar, Caracal et Gazelle, très performants, grâce à leur système vidéo, dans les missions de reconnaissance. 2 hélicoptères d’attaque Tigre feraient partie de l’arsenal. Quelque 500 légionnaires français, habitués aux terrains africains, sont, selon des sources,  transportés à Sévaré en gros porteur Transall mais officiellement, la France ne reconnaît pas l’engagement de ses forces terrestres.

L’entrée en guerre de la France provoque aussitôt celle des pays de la CEDEAO. Le « déploiement immédiat » de la force en attente de la CEDEAO (3.300 hommes) est ordonnée. Sur le terrain, les Nigérians, qui ont de sérieux comptes à régler avec Boko Haram, sont les plus prompts et les plus nombreux: c’est un de leurs généraux qui commande la troupe africaine composée de soldats et d’officiers nigériens, sénégalais, burkinabè, béninois et togolais. Bref, le rapport des forces change et Dioncounda Traoré peut, à juste titre, promettre vendredi soir une « risposte cinglante et massive » aux assaillants.
Le front bouge
Selon des sources militaires que nous avons approchées, les avions français ont fait, dans la seule journée de vendredi, 17 sorties. Les équipements techniques utilisés permettent de localiser et de liquider tout groupe jihadiste en mouvement. Konna est reprise à l’aube du samedi. Parallèlement, tout mouvement jihadiste est stoppé dans tout le nord du Mali. « Aujourd’hui, aucun jahadiste armé ne peut parcourir 10 mètres au nord sans être tué. Le mieux pour les rebelles, c’est de déposer les armes, de se déguiser en bergers pour s’enfuir », nous confie un haut gradé.

 

Tiékorobani
SOURCE: Procès Verbal

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 21:56

Les vraies raisons de l’occupation du nord Mali par les islamistes et djidahistes.

 ansar-dine-islamistes-Armee malienne-berets-verts

Entretien avec Many Camara. Faléa 21 (Mali) 1/2

 

Cliquez le lien ci-dessous

http://www.dailymotion.com/video/xektjo_entretien-avec-many-camara-falea-21_news?start=154#.UPB266zvM0o

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 20:03

L’armée malienne a repris Konna au centre du Mali. En ce moment les forces du Colonel Aladji Gamou et sa troupe, basés au Niger ont franchi la frontière nigérienne et marche sur Gao.

        Image militaire1

 

Grâce à l’intervention aérienne, l’armée malienne a repris, jeudi aux environs de 20h00 (GMT), le contrôle de la localité de Konna (centre), en neutralisant tous les jihadistes, selon des sources militaires. 

Les forces de l’ordre et de sécurité du Mali ont repris le contrôle de la ville de Konna grâce l’intervention aérienne, ont déclaré ces sources militaires.

D’après les explications d’un officier malien sous couvert d’anonymat, « la prise de la ville de Konna par les islamistes terroristes jeudi après-midi n’était pas une défaite mais une stratégie militaire ».

Par ailleurs, à en croire certaines indiscrétions au sein de l’armée, « tous les jihadistes ont été neutralisés à Konna », précisant que trois avions (un de la capitale malienne et deux de Sévaré) ont été déployés pour la reprise.

D’autre part, le colonel-major Aladji Gamou et sa troupe, basés au Niger depuis la prise des trois villes du nord du Mali, « ont franchi la frontière nigérienne avec pour objectif de marcher sur Gao (nord-est du Mali) », ont confié jeudi en début de soirée des sources militaires.

Source : Maliweb

 

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 19:50

COLLOQUE  FARHAT HACHED

A QUAND LA VERITE SUR LES CRIMES COLONIAUX

ASSEMBLÉE NATIONALE 
SAMEDI 12 JANVIER 2013 - 9H - 17H

 Intervention2

 

Présidé par Houcine ABASSI SG UGTT

 

 

Thème : A QUAND LA VERITE SUR LES CRIMES COLONIAUX 

F. HACHED - Me A. OULD AOUIDIA - M. BEN BARKA - H. CURIEL...
 
 

Association Vérité et Justice pour Farhat Hached
 La journée est organisée à l'invitation de Mme la Députée Marie
 Georges Buffet, MM. les Députés Noël Mamère et Pouria Amirshahi
 en présence de Mme Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH
 et de M. Kamel Jendoubi, président de l’ISIE
 En association avec :
 L'Institut Mehdi Ben Barka - Sortir du colonialisme
 avec le soutien des syndicats français
 CFDT, CGT, FSU, Union Syndicale Solidaires; UNSA, FO
 


 
 

Ainsi que les associations CDTL, FTCR - ATF - ADTF - UTIT - CRLDHT - AIDDA -
 Collectif 3C - MCTF - REMCC - LDH - MRAP - ATTAC - ATMF - AMF - ASDHOM - le
 Manifeste des Libertés - ACDA - Cédétim - l’Acort
. 

 

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine