Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 12:37

Communiqué de presse

Création d’une Cellule de crise sur la Côte d’Ivoire

LaurantGbagbo

Dans l’histoire des relations internationales, c’est la première fois qu’on a pu voir un Président de la République élu dans les urnes puis investi légalement par le Conseil Constitutionnel de son pays, être purement et simplement relevé de ses fonctions et enlevé, le 11 avril 2011, par une force armée coalisée étrangère et remis comme trophée aux forces rebelles de son adversaire, Alassane OUATTARA. Ce Président s’appelle Laurent GBAGBO. De surcroit, le 29 novembre 2011, dans l’illégalité la plus amorale, le Président Laurent GBAGBO sera déféré à la Cour Pénale Internationale, par une coterie de mafieux, au nez et à la barbe d’une diplomatie internationale atone. En agissant ainsi, la France des droits de l’homme qui a diligenté cette opération, aura bafoué tous les principes qui ont fait d’elle la patrie des droits de l’homme.

Il faut rappeler que Laurent GBAGBO avait été porté par le suffrage universel en octobre 2000, à la magistrature suprême sous le régime du général GUEI. En 2002, une rébellion déjà menée par Alassane OUATTARA, sous commandement opérationnel de Guillaume SORO, avait tenté de renverser le Président Laurent GBAGBO. Malgré l’évidence du commanditaire avéré de cette opération, à savoir le Burkina-Faso, l’exécutif français d’alors a refusé d’intervenir pour soutenir le Président Laurent GBAGBO, le processus de déstabilisation du pays était en marche.

Il faut également rappeler que Laurent GBAGBO, démocrate intègre aura lutté pendant plus de trente ans, suivant des voies stricto-sensu légales contre le parti unique d’Houphouët BOIGNY. De fait, en déportant le Président Laurent GBAGBO comme un bandit de grands chemins, en se positionnant ouvertement en violation avec les statuts de Rome, les « justiciers » nous ont fait comprendre que le traitement de cette affaire ne reposait, en droit sur aucune base justifiant les faits. Ces « justiciers » décideurs n’auront jamais accepté qu’un militant de la souveraineté de son pays et de la dignité de l’Afrique puisse ouvrir une ère nouvelle où l’homme africain s’autodéterminerait sans tutelle ! En conséquence :

Vu les violations flagrantes des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire, qui se commettent sans que la France s’en émeuve,

Vu que le peuple ivoirien ne voit pas venir la démocratie qui a été le prétexte pour enlever le Président Laurent GBAGBO,

Vu que le Président Laurent GBAGBO avait proposé le recomptage des voix du dernier scrutin présidentiel pour régler un contentieux politique électoral, en lieu et place d’une guerre,

Nous affirmons que l’on veut frapper le Président Laurent GBAGBO d’ostracisme et que son incarcération dans les geôles de la CPI ne relève aucunement d’un contexte juridique mais bien d’une question politique.

C’est pourquoi, des intellectuels, des juristes, des diplomates, des femmes et hommes politiques et autres acteurs de la société civile ont crée le samedi 12 janvier 2013, une cellule de crise pour défendre les intérêts du Président Laurent GBAGBO et lutter contre l’obscurantisme en Côte d’Ivoire.

Celle cellule se donne la charge de sensibiliser l’opinion sur le « cas Laurent GBAGBO » et d’intervenir auprès de décideurs de tous bords et de toutes obédiences de par le monde pour que le Président Laurent GBAGBO recouvre sa liberté par décision politique.

En dehors d’initiatives diplomatiques, la Cellule de crise informera dans les jours à venir sur un programme d’actions tous ceux qui œuvrent pour le retour du Président Laurent GBAGBO, en vue d’une réconciliation viable entre tous les ivoiriens.

Fait à PARIS, pour valoir ce que de droit, le 18 janvier 2013.

Pour la Cellule de crise,

Dr Claude KOUDOU.

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 12:34

Le Mali et la ruée vers l’Afrique : Une nouvelle vague de Barbarie

 Mali-Afrique

L’intervention militaire française au Mali qui a débutée vendredi, la seconde intervention de la France en deux ans dans une ex-colonie africaine, est rapportée être “secondée” par les Etats-Unis. Ceci ne doit pas être une surprise lorsque l’on considère l’intensification de la pénétration du Pentagone en Afrique.

D’après le centre de commandement étasunien en Afrique, AFRICOM, le Pentagone prévoit de déployer des soldats dans quelques 35 pays africains différents en 2013. Comme le rapporte NPR, environ 4000 soldats étasuniens vont prendre part « à des manœuvres militaires et entraîner les troupes africaines dans des domaines allant de la logistique au tir en passant par l’organisation des soins médicaux. » (de plus, l’officier malien responsable du coup d’état en mars dernier venait juste de recevoir une formation militaire  par les Etats-Unis.)

Bien entendu, l’armée US a déjà une présence de terrain très significative en Afrique. Par exemple, la « base de drones Predator, la plus active en dehors de la zone de guerre d’Afghanistan »  avec 16 vols de drones par jour, est localisée au Camp Lemonnier à Djibouti.

Mais comme le note la revue Army Times : « La région à bien des égards représente la dernière frontière militaire » et afin de rassasier l’appétit des États-Unis pour une « projection de sa puissance mondiale », aucune frontière n’est laissée non conquise.

Ainsi, un rapport de juin dernier du Washington Post révélait que les tentacules préliminaires de l’armée américaine s’étendaient déjà à travers les États-Unis. Comme le journal le rapportait, la surveillance aérienne étasunienne s’exerce actuellement depuis des bases clandestines au Burkina Faso, en Mauritanie, en Ouganda, en Ethiopie, à Djibouti et au Kenya, avec un plan contingent d’ouvrir une nouvelle base au sud Soudan.

Le Post expliquait plus en disant que: « le pentagone dépense 8,1 millions de dollars pour moderniser une base aérienne opérationnelle avancée en Mauritanie, sur la côte ouest du Sahara. La base est proche de la frontière avec le Mali touché par les troubles. »

Avec de tels avantages déjà en place, le Pentagone était en position non seulement de « seconder » la France dans son intervention au Mali, mais, comme l’a rapporté le New York Times (NdT: La voix officielle de la CIA dans la presse écrite étasunienne), de peser “sur un bon nombre d’options pour aider les efforts français, ceci incluant un soutien accru dans la logistique et dans le partage optimisé du renseignement”.

Pour mieux mettre en lumière ce qu’un soutien étasunien pourrait éventuellement devenir au Mali, J. Peter Pham, le directeur de l’Atlantic Council’s Africa Center de Washington et un chef conseiller stratégique de l’AFRICOM a commenté: « Les attaques de drones ou de l’armée de l’air ne vont pas restaurer l’intégrité territoriale du Mali ou défaire les islamistes, mais elles peuvent être de moindres maux. » Un signe plutôt de mauvaise augure, quand on sait que « cette option du moindre mal » a déjà coûté le massacre de centaines d’innocents dans la campagne d’assassinat des Etats-Unis par les drones.

Bien sûr, tout comme avec la campagne de drones, la poussée du Pentagone en Afrique est devenue partie intégrante par extension de l’emballage acidulé de la “guerre contre la terreur”. Un rapport de Juin d’Army Times notait: « L’Afrique en particulier, a émergé comme la plus grande des priorités pour le gouvernement américain parce que des groupes terroristes y sont devenus une menace de plus en plus grande pour les Etats-Unis et la sécurité régionale. »

Mais quelle intervention n’a t’elle pas été justifiée en employant quelque variante que ce soit de la toujours très utile rengaine de la « guerre contre la terreur » ? Comme le président français François Hollande l’a déclaré vendredi dernier: « Les terroristes devraient savoir que la France sera toujours là quand les droits d’un peuple, ceux du Mali qui veut vivre librement et dans une démocratie, sont en danger. »

« L’idéologie de notre temps, du moins lorsqu’il s’agit de légitimer la guerre, est un certain discours sur les droits de l’Homme et la démocratie », a écrit Jean Bricmont dans son livre “L’impérialisme humanitaire”. Et nous pourrions même ajouter, un certain discours cynique de combattre la terreur.

Naturellement, la notion même que le renouveau d’intérêt de l’Occident pour l’Afrique soit ancré dans un désir altruiste d’aider les états africains à combattre le terrorisme et d’établir la démocratie est complètement absurde. Ce fut l’alliance de l’OTAN, moins une nation, qui s’est si avidement alignée avec les combattants salafistes pour renverser Mouamar Kadhafi en Libye. De plus, c’est la même alliance militaire qui encourage les salafistes en Syrie, tout en les bombardant dans la région AfPak (Afghanistan/Pakistan), en Somalie, au Yémen et maintenant au Mali.

Clairement, seuls ceux qui pratiquent la double pensée ont une chance de comprendre le terrain en permanence mouvant de la « guerre contre la terreur » menée par l’Occident.

De fait, pour une fois, le voile de la « protection de la démocratie » et de « combattre la terreur » est levé et le visage impérialiste est dévoilé.

Ainsi, l’impératif qui motive le renouvellement de l’intérêt occidental en Afrique, comme l’a expliqué Conn Hallinan, est la course pour sécuriser les vastes ressources et richesses du continent.

« Les Etats-Unis reçoivent actuellement environ 18% de ses sources d’énergie de l’Afrique, on prévoit que ce chiffre grimpera à 25% à l’aube de 2015, l’Afrique aussi fournit environ un tiers des besoins énergétiques de la Chine, plus du cuivre, du platine, du bois et du minerai de fer », écrit Hallinan.

De plus comme l’affirme Maximilian Forte dans son Slouching Towards Sirte : « Les intérêts chinois sont perçus comme entrant en concurrence avec ceux de l’Occident quant à l’accès aux ressources et aux influences politiques. AFRICOM et quelques autres initiatives du gouvernement étasuniens sont faits pour prendre en compte et contrer ce phénomène. »

Ceci explique l’aventure de l’OTAN de 2011 en Libye, qui a éliminé du pouvoir un leader panafricain borné qui menaçait de frustrer l’expansion d’AFRICOM dans cette “dernière frontière” militaire. Ceci explique aussi l’intervention française, soutenue par les Etats-Unis au Mali, qui sert au renforcement des intérêts occidentaux plus avant en Afrique.

L’intervention comme nous le voyons appelle l’intervention. Comme Nick Turse nous avait prévenu en Juillet: « Le Mali n’est sûrement que le début et bien malin qui peut dire comment cela va se terminer. »

Une chose est certaine, nous allons vers une nouvelle vague de barbarisme alors que la course effrénée pour l’Afrique s’accélère.

Ben Schreiner

Article original en anglais :

Mali and the Scramble for Africa, A New Wave of Barbarism, Global Research, le 13 janvier 2013.

Traduit de l’anglais par Résistance 71 

Ben Schreiner est un écrivain free lance qui couvre la politique étasunienne et internationale. Il est actuellement étudiant en Masters de journalisme à l’université du Wisconsin-Madison.

 http://www.workingleft.blogspot.com

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 12:28


Entretient exclusif avec Oumar Amarha, commandant militaire d'AQMI 

 

 

       



 

http://www.youtube.com/watch?v=umD9SPPyF0Q

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 12:27

Affaire BLE GOUDE: Les révélations de ZAP KRASSO

 

 

 

 


 

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=nPhT0opO8Y8
Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 20:11

Texte Extrait du Tome3 du Livre "géostratégie Africaine - Sortie Juin 2013 - (cette leçon fut rendue publique pour la première fois le 3 Janvier 2012) :
Pougala
POURQUOI LES AFRICAINS ONT-IL HONTE DU CULTE DE LEURS ANCETRES ? de Jean-Paul Pougala

L'Afrique est le berceau de l'humanité. C'est-à-dire que les Africains sont les géniteurs de tous les 7 milliards d'hommes et de femmes qui peuplent la planète terre. Sur le plan scientifique, ceci est prouvé notamment par l'ADN. La conséquence de ce lien entre l'Afrique et ses enfants éparpillés partout dans le monde est l'exportation de la pratique religieuse africaine sur toute la planète. C'est en effet la seule véritable religion universelle du monde qui n'a eu besoin d'aucun pasteur, d'aucun missionnaire, d'aucun imam pour être présente ici ou là. C'est la seule religion qui s'est rependue sur tous les continents sans un seul mot, sans une phrase de prosélytisme ou de propagande à la recherche de convertis, sans un mort, sans la moindre violence ? La religion africaine est dès lors la mère de toutes les religions, non seulement parce qu'elle est la plus ancienne, mais aussi et surtout parce que c'est celle qui résiste le mieux au temps, à l'espace et à la virulence des nouvelles religions qui ont tout fait pour l'effacer. Mais pourquoi les Africains eux-mêmes donnent-ils la fâcheuse impression d'avoir honte des croyances de leurs ancêtres ?

A- LA FAUTE DES INTELLECTUELS AFRICAINS

Dans sa pièce de théâtre publiée en 1946 intitulée: Malatesta, Henry de Montherlant (1895-1972) a écrit : "Vivent mes ennemis ! Eux du moins, ne peuvent pas me trahir". Et Bernard Werber de renchérir disant : "Seuls vos vrais amis savent où vous frapper pour que ça fasse mal". Le peuple africain a été trahi par ses propres intellectuels. La religion africaine a été bradée pour un bout de pain mal garni par ses propres fils présumés éclairés, supposés la protéger. Alors que l'Afrique était encore sous occupation européenne, la plupart des intellectuels africains ont mis tous leur talent à aider à pérenniser sa mise sous tutelle.

Le plus illustre d'entre eux s'appelait Léopold Sédar Senghor. Voici
ce qu'il conseille en 1945 aux missionnaires catholiques pour dompter son peuple; il cite son mythe, il cite la phrase d'une circulaire écrite un siècle plutôt (1847) par le prêtre Libermann à ses
missionnaires envoyés en Afrique : "soyez nègres avec les nègres afin de les gagner à Jésus-Christ". Cette phrase des plus humiliantes et grotesques se passe de commentaire. Mais Senghor ne va pas s'arrêter en si bon chemin. Il va ajouter : " Le rôle du catholicisme est de dégager plus nettement la personne de la famille, Dieu des ancêtres ; (...) Par le Christ, Dieu fait chair, qui empêche ainsi le Catholicisme de tomber dans l'abstraction formaliste. M. Griaule me dira que je parle en croyant et il n'aura pas tort." Alléluia. En d'autres termes, pour Senghor, l'individualisme et l'égoïsme européens doivent remplacer la solidarité et la générosité africaine, doivent se substituer à la "famille africaine" qu'il juge comme une abstraction
formaliste, c'est-à-dire une illusion, une utopie entretenue par la
tradition, par le conformisme. Pour lui, un frère doit être un vrai
frère biologique, un cousin doit être un vrai fils biologique de
l'oncle direct ou de la tante et non cette "abstraction formaliste"
africaine qu'il déteste.

Mais le plus grave c'est ce qui suit "dégager Dieu des Ancêtres"
surtout lorsqu'on le met en relation avec la citation précédente de
Libermann "être nègre avec les nègres". Senghor est un homme très intelligent. Il réussit là où les missionnaires avaient toujours
échoué : en prônant de dégager le Dieu chrétien des ancêtres, son idée est de faire émerger cette figure monothéiste pour remplacer en tout et pour tout, la religion des africains par celle des Européens. Il sait très bien que pour les Africains, il n'y a pas de Dieu. Les ancêtres sont leurs divinités, sont leurs Dieux. et c'est à eux qu'ils vouent leur culte. Offrir un Dieu aux Africains c'est déchoir leurs ancêtres de leur position de divinité. C'est couper la relation fusionnelle qui lie un africain avec son mort; C'est le tuer,
puisqu'il cesse désormais d'être lui-même. Les Africains cessent
d'être eux-mêmes sans savoir exactement ce qu'ils sont devenus. La seule chose certaine est qu'ils sont devenus dès lors très vulnérables parce qu'ils doivent attendre que le nouveau maître leur explique ce qu'ils sont, ce qu'ils seront.

C'est ce rôle que d'aucuns qualifient de "traitre", d'autres de "bon
nègre", d'autres encore de "suppôt colonial", ou même de "sous-préfet de la France", que la très grande majorité d'intellectuels africains a décidé d'adopter, vue la très forte récompense que Senghor a obtenu en son temps : Président de la République. L'épilogue de la crise ivoirienne en 2011 n'est pas là pour les démentir. Ce qui fait froid dans le dos c'est d'imaginer qu'à la même époque plusieurs intellectuels africains s'étaient retrouvés à Dakar au Sénégal pour étudier comme le Docteur Félix Moumié du Cameroun de 1945 à 1947 et très probablement communiquaient avec leur frère aîné Senghor (député du Sénégal à l'Assemblée Nationale Française) sur les voies et moyens pour obliger la France à reconnaître l'indépendance des pays africains. On connait la fin de l'histoire : assassinat de ces africains trop idéalistes peut-être trop naïfs de simplement rêver d'une Afrique libre. (Dr. Moumié meurt, empoisonné par la France à l'âge de 35 ans).

Les intellectuels qui sont ceux qui partout dessinent l'architecture
et l'agencement des croyances religieuses en écrivant par exemple des livres saints devant servir de référence aux croyants, en Afrique, ont démissionné de leurs responsabilités. Ce sont eux les premiers qui se sont engouffrés dans les offres religieuses élaborées par leurs collègues des autres continents.

Ces déserteurs d'un nouveau genre, souvent très instruits ont laissé derrière eux un champ de ruine à la merci des idées venues d'ailleurs, des croyances importées et qui se battent férocement pour avoir ce territoire abandonné, d'où les violences islamistes et chrétiennes de noël 2011 et les jours suivants au Nigéria.

B- RELIGION ET SOUVERAINETÉ : LE CAS DU JAPON

Peut-on être réellement indépendant en adoptant des religions imposées avec de la violence et accompagnée par de la soumission et l'esclavage ? Le Japon, a érigé la religion d'origine africaine du culte des morts, au rang de religion d'état en 1868, les prêtres shintoïstes payés par l'état, chaque habitant devant s'inscrire comme membre d'un sanctuaire non loin de son domicile. Tout ceci a limité fortement l'installation du christianisme au Japon.

Au 5ème siècle de notre ère, les Japonais sont culturellement très
complexés par rapport à leurs voisins Chinois qui ont une religion
très forte et structurée : le Confucianisme depuis déjà plus de 8
siècles alors que les Japonais pratiquent encore la religion d'origine africaine non structurée. Chaque village japonais pratique le culte des morts, sans qu'il y ait une synergie entre eux, avec des rites très différents. Pour éviter que le peuple japonais se convertisse en masse dans cette nouvelle religion venue d'ailleurs, les intellectuels japonais se réunissent et posent très clairement la question :
"peut-on se développer et devenir un pays fort et puissant en cédant sur l'essentiel, sur la spiritualité venue d'ailleurs? peut-on se dire patriote et avoir honte des pratiques religieuses de ses propres ancêtres ? La réponse à ces deux questions est NON. Mais comment faire ? Le peuple a besoin de croire et est toujours plus naïvement séduit par l'offre toujours alléchante venue d'ailleurs. La réponse est toute trouvée : regrouper et harmoniser le culte des ancêtres des différents villages, pour ne plus laisser à chaque communauté de continuer seul et sans orientation dans une jungle religieuse où elles sont une proie trop facile pour les lucioles des croyances importées. C'est cette harmonisation qui prend le nom de Shintoïsme. Le mont Fuji est désigné et devient sur le plan national, le mont sacré de référence pour la nouvelle religion. Au 21ème siècle, les Japonais de Tokyo sont même allés plus loin dans leur pratique religieuse, en dédiant une chambre entière dans leurs maisons pour ceux qui en ont les moyens, au culte
des ancêtres à qui on fait des offrandes, de la viande, de l'eau, du
pain. Le Japonais dialogue au quotidien avec son mort, avec ses
ancêtres. La conséquence est qu'il est en paix avec lui-même et avec les autres. Le pays est la troisième puissance du monde sans la grande violence, qu'on retrouve dans les pays occidentaux.

C- ET L'AFRIQUE ?
Le christianisme et l'Islam sont des religions introduites en Afrique
avec la violence. La religion africaine a démontré d'être une religion de la paix, son fondement est l'harmonie entre les membres de la société. C'est une religion de dialogue et de pardon. C'est ce qui explique que malgré les torts causé par les Européens aux autochtones d'Amérique, aux Africains, aux autochtones d'Australie ou de Papouasie, aucun de ces peuples n'a jamais développé le moindre sentiment de vengeance et même pas de haine à long terme. La religion africaine ne professe pas l'éthique, elle est éthique et morale. ses adeptes, convaincus qu'ils deviennent des divinités après la mort, prennent de la hauteur dans leurs comportements au quotidien.

La jeunesse africaine doit se préparer à reprendre son destin en main, parce que leurs aînés ont lamentablement failli même là où on n'avait pas besoin de cerveau pour avancer : la religion.

Pour éviter les scénarios de terrorisme chrétien et musulman sur le sol africain, il existe une seule solution durable, à mon humble avis, l'Afrique doit débuter sa déconstruction des vérités venues d'ailleurs sans aucune prise sur son environnement, et cesser d'avoir honte de ses croyances ancestrales, se livrant de temps en temps en cachette à des pratiques grotesques qu'il croit être la religion africaine, mais qui au font, ne sont plus que la caricature de l'original. Les gouvernements doivent avoir le courage de mettre les spécialistes au travail pour reformuler en l'adaptant au contexte moderne notre propre religion.

D- LA RELIGION AFRICAIN EST-ELLE RÉTROGRADE ?

La religion est plutôt en avance par rapport aux religions
monothéistes, telle l'islam et le christianisme parce qu'elle a réussi
à exorciser complètement la peur de la mort. Le fait que les morts
deviennent une divinité permet une sorte de régulation des
débordements possibles, garantissant ainsi la sécurité et la sérénité de la communauté. Car chacun est porté à s'auto réguler et éviter la radicalisation dès lors qu'il sait que son père, sa mère, son grand-père etc. doit devenir très bientôt une divinité. Les bombes des chrétiens et des musulmans deviennent une inutilité et une probabilité nulle dès lors qu'on sait que celui qu'on fera passer de la vie à la mort deviendra une divinité capable de nous punir sur nos actions mauvaises, ou alors de nous protéger de tous les maux, que nous récitons et promettons dans nos recueillements de ne jamais les commettre. En d'autres termes, dans la religion africaine, le croyant ne peut pas demander la protection d'un mal qu'il a pu commettre, ce qui le décourage d'emblée d'y recourir comme raccourci pour résoudre
ses problèmes. Ceci contraste avec l'Islam et le christianisme qui au contraire promettent à ceux qui commettent du mal aux autres une impunité totale, basée sur le pardon inconditionnel, il suffit de
quelques prières et le mal est lavé. On peut donc recommencer son forfait.

La religion qui à priori est une question anodine et intime, est
pourtant décisive pour l'affirmation des peuples. La Pape Jean-Paul II s'était battu afin que le christianisme soit inscrit dans le traité européen comme le fondement de l'identité culturel européenne. On ne peut que lui donner raison, puisqu'il rendait ainsi hommage aux croyances de ses ancêtres et le revendiquait. La vraie question était plutôt de savoir quelle place dans cette identité culturelle de l'Europe les Africains chrétiens y trouvaient-ils ? La honte qu'ont certains africains de leurs ancêtres a transformé ce qui reste de leurs croyances en folklore pour charlatans à la recherche de quelques âmes naïves à arnaquer avec des prétendues révélations tout aussi bidon sur l'avenir. Les Etats doivent reprendre la main en Afrique pour fixer la ligne rouge marquant la différence entre les effets bénéfiques de la mythologie religieuse de nos ancêtres et la course au fric qui envahit toutes les couches de la société africaine dite traditionnelle avec la prétendue sorcellerie dans toutes les sauces et les injustes accusations des ennemis choisis pour porter le chapeau sur tout malheur qui peut subvenir.

E- EN AFRIQUE COMME AU JAPON

Comme exprimé plus haut, le Shintoïsme Japonais est une des variantes de la religion africaine La différence entre le Japon et l'Afrique est que la bas, les intellectuels n'ont pas eu honte de leurs croyances.
C'est un rapport, un dialogue direct avec son mort que rien ne peut
remplacer. Le japonais prend sa sérénité de son mort à qui il voue un culte quotidien, avec qui il dialogue et se sent en paix d'abord avec lui-même et ensuite avec la société entière. c'est le même scénario que nous retrouvons dans la plupart des villages africains où la chambre des morts est remplacée par la foret sacrée, par l'arbre sacré en dessous duquel les sacrifices sont déposés, de l'huile de palme versée à même le sol ou de morceau de viande de chèvre que les fourmis en feront un vrai festin.

F- QUELLE RELIGION AFRICAINE AU 21ème SIÈCLE ?

Au moment où on assiste à la plus forte urbanisation de l'Afrique,
avec des villages qui sont en passe de devenir des villes, les états
africains devraient se concerter pour harmoniser l'offre religieuse
africaine, avec la création dans toutes les villes africaines, d'une
sorte de jardin botanique d'un genre nouveau, devant servir au
recueillement et aux sacrifices que les croyants africains et les
convertis d'autres continents pourront venir trouver un moment de paix en écoutant bruit des oiseaux ou tout simplement le ruissèlement de la rivière artificielle si importante dans les croyances africaines comme instrument de purification.

Si au contraire rien n'est fait, le désarrois religieux des populations africaines continuera à créer cette espèce de no man's
land, la terre de personne, une sorte de supermarché des âmes où tous les chacals du monde viendront à la chasse de leurs proies pour alimenter d'abord leurs caisses et leurs gloires avec des conséquences souvent fâcheuses entre les prédateurs comme les événements tristes de Abuja au Nigéria le jour de noël et les jours suivants pour la vengeance.

L'Afrique n'a rien à voir dans des batailles de conquête et de
positionnement des religions importées. Sans la religion de nos
ancêtres, le nomadisme spirituel dans lequel vivent les Africains
depuis trop longtemps sera toujours un élément de déséquilibre
sociétal et de déchéance culturelle. Plus l'état cède sa place aux
religions importées qu'elle ne peut pas maîtriser et plus il descend
en enfer pour la gestion courante de la vie de ses citoyens.

G- QUELLE MODEL DE SOCIÉTÉ POUR UNE AFRIQUE BIENTÔT PROSPÈRE
L’Afrique deviendra dans les prochaines années une des principales puissances économiques du monde. La religion que nous adopterons formatera la société dans laquelle nous voulons vivre. Les deux principales religions importées ont des choses en commun, contraires à nos intérêts :

- le fatalisme : les africains qui ont subit le travail forcé ont
tendance à associer au travail l'explication de punition, de
soumission. Si une religion peut le consoler en attribuant toutes les
causes à un dieu. Il n'en reste pas moins que notre priorité est de
mettre les personnes au travail, c'est d'amener les jeunes à aimer le travail. C'est d'encourager les jeunes à créer le travail afin d'être maîtres de leurs destins. Pour l'Afrique, le fatalisme de ces deux religion est plutôt nocif.

- triomphe de l'individu sur la société, sur la communauté. La
richesse la plus insolente du monde peut côtoyer la misère la plus
criante sans gêner personne à New-York ou à Dubai. La pauvreté est même vantée comme une vertu. Ainsi, Dieu ne préfère-t-il pas les pauvres aux riches ? Dans tous les cas, ces deux religions ont besoin qu'il y ait des pauvres afin que le riche puisse avoir l'opportunité de laver sa conscience en donnant quelques miettes. Notre objectif en Afrique est de fuir la pauvreté à vitesse grand V.

- Manque de patriotisme : Les dettes de l'état japonais sont
totalement absorbées par les entreprises japonaises qui dans le
Shintoïsme, évite que ce soit quelqu'un en dehors du groupe à venir résoudre les problèmes financiers de leur état, au moment où en Occident, ce sont des individus qui spéculent sur le chute de leur gouvernement, qui parient sur leur déclin à eux tous. Le jour où ils ont compris qu'ils pouvaient gagner quelques dollars en plus en déplaçant les usines vers la Chine, ils se sont tous précipités à
fermer les entreprises en Occident sans se préoccuper des dommages que cela pouvait créer à la société qui leur avait donné tant de chance et de fortune. Le plus ridicule est que mêmes les Etats s'y sont mis. On a ainsi vu l'Etat Français actionnaire dans une grande compagnie, délocaliser les parties administratives et comptables vers l'Inde en mettant au chômage des centaines de ménages de Français.

Est-ce le genre de modèle de développement que nous voulons pour l'Afrique ? Je ne pense pas. Nous devons revenir au culte de nos ancêtres afin de retrouver cette solidarité ancestrale qui a fait
notre force et garanti l'équilibre de notre société même durant les
dures périodes de l'oppression et de l'humiliation de l'occupation
européenne. La prospérité du continent africain ne sera effective et
stable que si elle impliquera tout le monde, comme tout un village.
Arrêtons de singer des modèles de développement que nous ne maitrisons pas et surtout, des modèles que même celui qui nous l'a apporté ne le maitrise pas lui-même, vue la crise profonde dans laquelle lui-même se trouve, afin de réinventer notre propre modèle de développement humain en partant de nos villages, en commençant par faire de nos campagnes le premier cercle de production et de distribution de la richesse. Nos villes ne pourront que suivre la vague ainsi créée et maîtrisée.

Si nous ne revenons pas à nos fondamentaux, le déséquilibre entre
l'économie florissante et une poche de miséreux sera inévitable.
L'individualisme et l'égoïsme des religions monothéistes dans
lesquelles personne n'a de compte à rendre à personne d'autre qu'à Dieu ont fabriqué le Dieu Argent.

H- CONCLUSION

Les Africains qui vivent en Europe ont entendu au moins une fois cette phrase "tu n'es pas comme les autres, tu es plus intelligent" La plupart de ceux qui sont chrétiens ou musulmans réagissent comment ?
Ils se sentent flattés. Ils se sentent élus et très souvent, ils en
rajoutent. Par contre ceux qui pratiquent le culte des morts
réagissent par l'indignation. Parce que ces autres jugés
peu-intelligents c'est une partie de nous-mêmes, c'est nous mêmes qu'on insulte. car selon nos croyances, nous ne sommes rien dans notre groupe, nous avons beau exceller dans le monde entier, mais tant que notre peuple est piétiné, c'est nous-mêmes qui sommes piétinés. Les prisons européennes sont pleines à craquer d'Africains qui ont commis un seul tort, celui dit de "l'immigration clandestine" et les autres africains qui sont en règle ou qui ont la nationalité dans ces pays sont convaincus que cela ne les regarde pas. Erreur. Nous devons à chaque fois faire un retour aux sources dans nos propres racines, dans nos propres traditions et croyances pour chercher à interpréter tout
ce qui nous arrive. On comprendrait alors très vite que ces
sans-papiers incarcérés sont une partie de nous-mêmes. Qui sommes-nous ? Nous sommes ce qu'est notre famille. Nous sommes ce qu'est notre pays. Nous sommes ce qu'est notre continent. S'il est pauvre, c'est nous qui sommes pauvres. S'il est humilié, c'est nous tous qui le sommes.

Lorsqu'on trahit la mémoire de ses ancêtres on peut tout trahir.
Lorsqu'on trahit ses propres morts on ne peut reculer devant rien pour ses intérêts personnels. Ceux qui ont honte de nos ancêtres sont une indication de ceux sur qui nous ne pouvons baser l'espoir de la renaissance africaine. L'Afrique fera bientôt partie de ceux qui comptent dans le monde. Se présentera-t-il à ce rendez-vous en revendiquant fièrement son authenticité ou en singeant les autres? Les langues africaines feront-elles partie de cette fierté ? Mais existera-t-il une Afrique digne sans sa religion ?

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 20:08

 

Abou Ahamed Chef de la police Islamique de Gao MUJAO  parle.

 

                     


 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=8MnnuHOBrLo

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 10:38

MALI : Selon une source proche de la présidence, la semaine dernière, le colonel El- hadj Gamou a été reçu par le président de la République par intérim, Dioncounda Traoré.

Armee malienne-berets-verts

Le chef d’Etat major de l’armée a ordonné au colonel-major El Hadj Gamou, cantonné depuis 9 longs mois au Niger voisin, de prendre position à Ménaka, l’extrême nord du Mali, pour couper la route à d’éventuels fuyards islamistes. Gamou s’est déjà exécuté vendredi, menant un assaut sur Ménaka mais sans combat, la ville étant depuis longtemps désertée par les rebelles islamistes engagés sur le principal front de Sévaré. Il s’est replié ensuite au Niger en attendant certainement des renforts.

Le colonel El-Hadj Gamou, faut-il le rappeler, dispose de 8 semi-blindés BRDM, de 77 véhicules 4 X 4 et de 500 soldats dont 396 issus de sa propre ethnie, les Touaregs Imaghads. De source proche de la hiérarchie militaire, le Mali tient à mettre le colonel Gamou à l’épreuve pour tester sa loyauté et son efficacité, lui qui n’a cessé, au cours de la guerre, de multiplier les pirouettes et les simulacres.

A.Touré 

SOURCE: Le Matin  

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 10:33

 

Ecrits prophétiques d’Ernest Ouandié, citoyens libres ou esclaves en 1962? Assassiné le 15 janvier 1971.

Ernest Ouandie

 

 

Cet article rédigé au maquis le 20 mars 1962, par le martyr de l’indépendance totale du Kamerun, Ernest Ouandié, a paru dans la Voix du Kamerun des mois de juin-juillet 1962. Arrêté, puis condamné, Ouandié sera exécuté sur la place publique à Bafoussam le 15 janvier 1971.

Dans cet article digne d’un héros, il dénonce les atrocités du régime Ahidjo et fustige les assassins, criminels et tous les fantoches à la solde de ce dernier. C’est un cri du cœur, révélateur d’une réelle ardeur patriotique, que l’on peut déceler à travers ces lignes pathétiques. Certaines barbouzes de l’époque encore en service aujourd’hui sont ciblées par cet article et une lumière éclaboussante jaillit sur leur véritable nature, un vrai témoignage !

« S’il est déjà très grave d’avoir des esclaves, il n’y a rien de plus grave que d’avoir des esclaves et les appeler citoyens. A quelques mots près, c’est en ces termes qu’un philosophe étranger dénonçait il y a plus de deux siècles l’hypocrisie manifeste des régimes d’oppression en matière de conception de la liberté des peuples.

Oui, ces lignes datent de plus de deux cent ans, et aujourd’hui pourtant, elles demeurent d’une brûlante actualité pour notre pays et son peuple. En effet, deux ans après l’accession du Kamerun à l’Indépendance juridique, plus les fantoches multiplient les discours dans lesquels ils veulent se poser en « libérateurs suprêmes » du peuple kamerunais, et moins ce peuple croit à sa libération.
Journellement pillé, dégradé et torturé comme hier sous le régime colonial direct, il se rend bien vite compte que la mise sur pied d’institutions ironiquement baptisées nationales n’a pas résolu et ne pouvait résoudre dans les conditions que l’on sait, le grave problème de fond qui demeure toujours posé, celui de notre libération totale du joug de domination étrangère. Les colonialistes franco-britanniques sont « partis pour rester ».

Le Kamerun « Indépendant » continue dès lors à être dirigé de l’extérieur cette fois par l’intermédiaire d’une poignée de gouvernants autochtones vendus corps et âme aux puissances coloniales à qui ils doivent d’être provisoirement imposés à la tête de notre pays. Oui, les Ahidjo, Arouna, Assale et autres Foncha que l’ironie du sort maintient encore à la direction des affaires nationales, sotn des hommes préposés à la liberté mais qui ont malheureusement, pour un plat de lentilles, renoncé à cette liberté et prête serment de servir loyalement jusqu’à la mort l’impérialisme international dirigé parles Etats-Unis d’Amérique.
Il n’est donc pas surprenant que ces « esclaves volontaires coiffés du casque de l’indépendance » affichent, comme leurs maîtres, un mépris révoltant pour le peuple dont ils piétinent les droits et libertés les plus élémentaires à longueur de journée.

Un gouvernement d’assassins

Au fil des jours, tout le monde réalise que c’est un gouvernement d’assassinats que les néocolonialistes français et américains ont installé à Yaoundé, à la faveur d’une terreur militaire digne des seuls régimes fascistes. Les tragiques événements qui ont en particulier marqué le mois de février dernier en ont apporté la preuve supplémentaire.

Une fantaisiste histoire de « ralliement » ou un « démenti » tardif et embarrassé parviendront difficilement à masquer la vérité.


Criminelle asphyxie

Depuis le début de cette année, les maquis de Douala déploient des activités intenses : celles-ci ont fait écho auprès des détenus politiques de la localité qui y trouvent naturellement un réconfort moral à l’idée de savoir que la lutte pour le triomphe de leur idéal de liberté, de justice et de progrès se poursuit. Les fantoches alertés par leurs services n’ont qu’une idée : éloigner les détenus de Douala et les envoyer à Mokolo, citadelle de la répression, de la torture, de la mort lente et des exécutions sommaires. Le 1er février donc, 57 détenus politiques extraits de la prison de Douala sont parqués dans un wagon généralement affecté au transport des marchandises et dépourvu de toute ouverture.

Sous prétexte d’éviter d’éventuelles « évasions » des détenus au cours du voyage, le wagon déjà imperméable à la moindre parcelle d’air sera hermétiquement fermé et plombé au départ. C’est dans ces conditions d’insalubrité totale que nos camarades sont condamnés à effectuer un parcours de 308 kilomètres dans un train qui mettra au moins 15 heures pour arriver à Yaoundé, première escale d’un voyage hélas :! Sans retour pour la plupart d’entre eux.

Soulignons en passant que le seul fait qu’ils étaient des patriotes, nos camarades n’ont même pas eu droit au minimum de mesures hygiéniques généralement prises en faveur des animaux voyageant en chemin de fer.
Déjà extrêmement mal nourris, les détenus avaient tous une santé défaillante et étaient dès lors physiquement incapables de résister plus longtemps à une quelconque épreuve de force.

Voilà qui explique et justifie l’inquiétude, disons même l’angoisse de la foule qui à Douala assiste au départ des camarades, malgré la discrétion dont on a voulu entourer la cynique opération.

Lorsqu’enfin s’ouvre à la gare de Yaoundé le fameux wagon N° 31.047, 25 détenus politiques gisent sans connaissance sur le plancher, victimes d’une asphyxie criminelle soigneusement organisée par les services judiciaires d’Ahidjo et Arouna Njoya. Les 32 autres visiblement à bout de forces ne « tiennent » plus que par miracle. Ils sont transportés à l’hôpital où 2 d’entre eux à peine arrivés succombent à leur tour. C’est la panique totale dans les milieux fantoches qui organisent l’habituelle conspiration du silence autour du drame.
Mais que vaut le secret dans un « gouvernement » qui en public, donne l’apparence de l’unité et de la cohésion alors qu’en réalité il est miné par de profondes dissensions internes ?

A la faveur de cette situation, la tragique nouvelle a transpiré et s’est répandue à trainée de poudre grâce au peuple qui veille malgré les rigueurs du régime policier. Dépassé par les événements, le « gouvernement » ne peut plus persister dans son silence complice : plusieurs jours se sont déjà écoulés lorsqu’enfin il se décide à faire publier par Radio – Yaoundé un communiqué à la fois vague et embarrassé, sur la cruelle disparition de nos camarades : les fantoches croient réussir à contenir la colère du peuple devant leur nouveau crime en annonçant à la fin du communiqué l’ouverture d’une information judiciaire. Il s’agit en fait d’une véritable campagne de mystification.
En effet, quelques jours après cette annonce, le 10 février plus précisément, un journaliste européen, prêtre de son état, publie un article avec force détail sur la tragédie du train : cet article versé dans le dossier de l’affaire aurait pu dans une certaine mesure aider l’information judiciaire à avancer : mais à la stupéfaction générale, le journaliste a été expulsé du Kamerun et le numéro de « L’Effort Camerounais » comportant son article saisi par les autorités néocolonialistes. Ces mesures arbitraires ont mécontenté même certains suppôts du régime : c’est le cas par exemple du Dr Aujoulat, « ange gardien de la France au Cameroun » et par excellence directeur de conscience d’Ahidjo !...

Comme le relève l’ « Effort Camerounais » dans son éditorial du 25 février, « ces mesures qui nous touchent douloureusement », ne visent pas seulement à étouffer littéralement la liberté d’information, mais elles « viennent en réponse à la décision de Monseigneur l’Archevêque de Yaoundé de célébrer, en sa cathédrale, un office funèbre pour les 25 morts du train de Douala ». Elles prouvent avec éclat que le « gouvernement » n’entend pas situer les responsabilités que d’aucuns portent manifestement dans la troublante affaire du wagon n° 31.047 ; il a au contraire intérêt au silence pour se couvrir et couvrir ses services.

Lorsque les pressions exercées dans ce sens n’épargnent même pas l’Eglise, que peut-on encore espérer de l’issue d’une information judiciaire ouverte et conduite par des juges qui attendent du pouvoir en cause leurs salaires et leurs avancements ? Au fond, une enquête est-elle-même vraiment nécessaire ?
Dans la triste affaire des 27 morts du train de Douala, c’est le Ministre de la justice Njoya Arouna, c’est tout le « gouvernement » qui doit siéger au banc des accusés et répondre du crime qui endeuille une fois de plus de nombreuses familles Kamerunaises.


(2) Cynisme des cochons néocolons

Dans un pays où le dernier agent de la répression dispose de droit de vie ou de mort sur les patriotes, il n’est pas surprenant que la lutte du peuple Kamerunais ait déjà coûté des dizaines de milliers de victimes.


Barbarie: Assassiné au nom du « Président » Ahidjo

Gâchette facile pour la « protection » du président Ahidjo. Des morts à la pelle.

La consternation provoquée par ce massacre collectif de patriotes est à son comble lorsque l’on apprend le 19 février qu’un autre citoyen vient d’être abattu au nom du « président » Ahidjo. Cette nouvelle victime servait depuis longtemps au Nord-Kamerun. Arrivée récemment dans la ville de Yaoundé et ignorant tout ou presque de la réglementation routière, elle s’était engagée, à bicyclette, dans une rue débouchant – pour son malheur – sur le palais président, zone interdite. Obéissant aux instructions catégoriques reçues, la sentinelle présidentielle ne voulut pas entendre raison et l’abattit d’une balle tirée à bout portant, et ce, en plein jour.

Comme dans l’affaire précédente, la réaction officielle n’a pas été et ne pouvait être spectaculaire. Timidement il a été annoncé que la sentinelle a été « écrouée en attendant que soit connu le résultat de l’enquête. » Devant ce déni du principe le plus élémentaire de justice, l’indignation des magistrats du lieu a été telle qu’ils ont observée, en signe de protestation. Pensez donc ! Au vu et au su de tout le monde, un mercenaire a tué sans raison un paisible citoyen ; ce crime qui relève du flagrant délit devait être jugé le jour même et son auteur châtié de façon exemplaire.

Mais la justice dans notre pays est précisément entre les mains de ceux à qui profitent tous les crimes odieux que nous ne cesserons de flétrir ; alors on tente de nous bercer d’illusions sur le « résultat » d’une enquête pour la sentinelle était en état de « légitime défense » ayant été surprise par un « terroriste » venu attenter à ses jours et surtout à ceux de son « président » ?
Cela grossirait terriblement le dossier d’Ahidjo à la veille de son départ pour Washington où il doit réaffirmer son loyalisme aux Impérialistes américains et essayer d’obtenir quelques armes et quelques liasses de dollars de plus « pour la défense du monde libre sérieusement menacé à travers son régime » au Kamerun.
Du coup serait même « justifiée » la conclusion au cours du même voyage de quelques accords militaires entre les deux « partenaires », accords en vertu desquels les Etats-Unis d’Amérique contrôleraient les bases militaires dans notre pays, comme le fait déjà la France …

Vraiment, les fantoches se déjugeraient s’ils envoyaient leur agent au tribunal. Ils considèrent le patriotisme comme un défit, et pour réprimer ce « délit » ils ont donné des pouvoirs considérables, presqu’une carte blanche aux mercenaires et autres agents de tous ordres.

A ce propos, l’ « Effort Camerounais » rapportait l’année dernière cette grave déclaration faite à la population par un lieutenant de l’armée d’occupation : «J’ai le droit de tuer tout délinquant sans avoir besoin de passer par les tribunaux. Il s’agit d’un droit de vie et de mort sur les populations, il s’agit d’une véritable licence de la mort ».

De qui peut-il les détenir si ce n’est des fantoches ? Ce « droit » excessif et cette licence du meurtre ont permis à leurs détenteurs de faire d’innombrables et innocentes victimes dans les masses populaires kamerunaises.

Pour l’instant, rappelons un seul fait tragique qui prouve l’ampleur des assassinats den série faits par les mercenaires au nom du fameux «droit». Courant septembre 1961, plus précisément le 24 de ce mois, d’importantes unités militaires partent de Loum pour « exterminer » les maquisards du mon Koupé. Non seulement ils essuient un cuisant échec au cours de leur sortie puisqu’ils ne trouvent au «nid» aucun maquisard, mais pis encore les mercenaires laissent sur le terrain beaucoup des leurs. Revenus à Loum, les survivants de la bande se rendent au bar du quartier pour boire un « coup » et vanter leurs exploits devant les serveuses. A les entendre, tous les maquis du Koupé ont été détruits et on ne parlera jamais plus de « terroristes » dans ce secteur. C’est alors qu’une des serveuses ose poser la question de savoir le nombre des victimes et s’il est possible de présenter au moins quelques prisonniers à la population. Elle estime que cela produirait plus d’effet que toute description verbale fût-elle des plus expressives.

L’un des mercenaires voit tout de suite dans cette question un affront et fait marcher sa mitraillette : bilan 5 «délinquants» abattus. Ce mercenaire n’a été nullement inquiété puisqu’il est puissamment protégé par le «droit».
Comme on le voit, dans la bouleversante affaire des 27 détenus politiques tués dans le train de Douala ou dans l’assassinat pour le moins spectaculaire du regretté Laurent Belibi devant le palais présidentiel. Ce n’est pas pour rien que les fantoches de Yaoundé tergiversent. Leur responsabilité entière se trouve directement engagé à travers les agents en faute qui ne sont en fait, que des traduits en justice par la force des choses, ils seront amenés à avouer qu’ils étaient en service commandé et qu’ils ont tué au nom et pour le compte du « président » Ahidjo.


Voiture mitraillée

Un «droit» qui permet aux mercenaires de faire feu en tout lieu et à tout moment menace d’éloigner de notre pays les touristes et autres visiteurs étrangers qui risquent d’être confondus avec les «terroristes» et d’être traités comme tels. Un fonctionnaire du Bureau International du Travail en mission au Kamerun ne doit qu’au miracle d’avoir survécu à une attaque des mercenaires dont il fut victime à Yaoundé ; mais s’il s’en tira à merveille, sa voiture fut copieusement mitraillée. En raison du statut de cette personnalité, l’incident risquait d’avoir des proportions inespérées et c’est pourquoi les fantoches ont compris que la comédie de l’information judiciaire ne tromperait personne ici. Jetant le masque, ils ont préféré présenter au fonctionnaire du B.I.T. des excuses pour ce nouvel acte inconsidéré de leurs mercenaires en mal d’exploits dans la lutte contre les «délinquants terroristes».

La Nouvelle Expression

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 17:06

Centrafrique: Le choix de Nicolas Tiangaye a été confirmé

Nicolas-Tiangaye.jpg


Par journaldebangui.com, afp - 15/01/2013
Les rebelles entérinent le choix du Premier ministre validé par l’opposition démocratique

 

C’est au sortir d’une audience à Brazzaville, avec le médiateur de la crise centrafricaine que l’un des leaders de la rébellion du Séléka a certifié la désignation par l'opposition, démocratique et armée, de l'avocat Nicolas Tiangaye comme futur Premier ministre du gouvernement d'union nationale de la Centrafrique. Un acte de confirmation qui lève de ce fait tout obstacle à la nomination de Me Nicolas Tiangaye par le président de la République centrafricaine François Bozizé. Nous venons de confirmer (le choix de) M. Tiangaye comme Premier ministre, a déclaré le chef du Séléka Michel Djotodia au sortir de son entretien avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui dirige le Comité de suivi de l'accord de paix de Libreville. Michel Djotodia et plusieurs autres rebelles, étaient accompagnés à l'audience par Me Tiangaye. L'accord de sortie de crise signé vendredi 11 janvier à Libreville prévoyait, en effet, la nomination d’un nouveau Premier ministre issu de l'opposition.


Leur déplacement à Brazzaville visait à convenir avec le médiateur d’un protocole de gouvernance en République centrafricaine. «Nous allons discuter également de notre sécurité, une fois rentrés à Bangui. Il faut que le Premier ministre soit nommé», a déclaré à RFI une source proche de la délégation, précisant que tous ces points seront soumis au médiateur, qui doit à son tour nommer un représentant spécial à Bangui. Dans le même ordre d’idée, le médiateur congolais tient au respect scrupuleux des accords signés dernièrement à Libreville.


Dimanche soir déjà sur les antennes de la même radio, Josué Binoua le ministre de l'Administration territoriale du gouvernement démis samedi, avait déclaré que le président centrafricain François Bozizé, après avoir été informé de la désignation de Me Tiangaye par l'opposition démocratique, attendait d'être informé par écrit du nom proposé par les rebelles avant de nommer le nouveau titulaire de la Primature. Nous sortons de cette entrevue avec beaucoup d’optimisme quant à l’avenir de notre pays. Il n’y a plus de dissensions parce que l’accord de Libreville a prévu que le Premier ministre doit être issu de l’opposition démocratique et l’opposition démocratique m’a désigné à l’unanimité. Cela a été approuvé par la coalition Séléka, a commenté Me Tiangaye. Je vais rentrer avec le Séléka à Bangui qui va confirmer la proposition faite par l’opposition démocratique, a-t-il précisé. De source de la délégation de Me Tiangaye, les rebelles et lui rentreront mardi en fin d'après-midi à Bangui.
L'ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth s'était également proposé au poste de Premier ministre. La rébellion, qui n'a pas obtenu le départ du président François Bozizé, attend également d’autres postes clé dans le futur gouvernement.

Source: Journal de Bangui

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 16:54

Le Mali que nous avons connu, c’est à dire fier, debout et digne, n’existe plus.

 

yachim_maiga.jpgMr Yachim Maiga

 

C’est dur de l’admettre mais c’est la triste réalité avec laquelle il va falloir s’y habituer.

Ceci étant, revenant à une question qui taraude beaucoup parmi nous, à savoir n’est-il pas mieux que la France  recolonise le Mali,  je dirai simplement que la France n’a plus besoin de nous recoloniser. Désormais, nous sommes tous français, et nous nous plierons au diktat de nos ancêtres les gaulois,  une fois l’orage derrière nous.

François Hollande ave la France, sauveur du Mali, peut légitimement nous imposer une ligne de conduite à respecter dans les négociations futures. Car n’oublions pas qu’ils ne vont pas rester tout le temps. Il  va falloir, un moment donné comme en Afghanistan, que les forces étrangères  se retirent. Un retrait qui ne peut se faire sans avoir à régler l’épineuse question des régions du Nord.  Il ne faut pas se voiler la face c’est dès aujourd’hui qu’il faut mettre la question sur la table : La France au secours du Mali et après ? Plus rien ne sera comme avant, car cette fois- ci nous devrions prendre en compte le facteur : l’intervention étrangère. C’est toute la gouvernance  qui est à revoir et cela passe par des choix. Il est fort à parier que les français, nos sauveurs, et futurs vainqueurs de la guerre contre les jihadistes, auront leurs mots à dire et surtout à imposer, comme jadis l’URSS en RDA après la seconde guerre mondiale. Le probable scenario serait la carte de l’autonomie des régions du Nord sous la férule du MNLA. Nous n’aurons pas le choix, car nous n’avons plus aucune carte maitresse en mains pour négocier.

Avec des forces armées mal formées et sous–équipées, une classe politique en déconfiture, une société alimentaire, un pays divisé entre Nord et Sud, le Mali ne peut se permettre une énième humiliation : entre l’autonomie des régions du nord ou l’humiliation suprême, la prise de Bamako, le choix est vite fait.

Nul n’est dupe, cette guerre est une guerre géostratégique où la France joue gros. Elle tient l’occasion rêvée de se faire une place au soleil au Mali où elle aura toute la latitude d’exploiter les ressources énergétiques du nord. Elle qui ne possède plus de ressources.

Aider le Mali à ne pas disparaitre, et aussi et surtout lutter contre le terrorisme international, à la place des autres puissances étrangères, est le scenario idéal qui  lui ouvrira toutes les portes pour conduire à sa guise les négociations vers l’autonomie de l’Azawad.

Ca parait presque utopique, mais n’en déplaise ceux qui ne veulent pas voir la réalité, notre avenir en tant que nation malienne indivisible, nous a déjà échappé. C’est mon intime conviction d’analyste rêveur.

Revisitons ensemble quelques bizarreries soudaines qui viennent de se produire dans l’intervalle de deux semaines. Une semaine plutôt, les rebelles, version Ansardine d’Iyad Aghaly venait de faire connaitre leur position: autonomie. Deuxième bizarrerie : Juste à la veille de l’ouverture des négociations prévues le 10 Janvier 2013 au Burkina,  les hostilités se déclenchent et en deux jours de combat, le Mali entier est ébranli.

Troisième bizarrerie : il a suffit de quelques heures à l’armée française de se déployer à Sévaré et comme par enchantement au même moment, le Président français présentait ses vœux aux diplomates  qui avaient la primeur des combats sur le terrain.

L’enchainement des événements soulève une curieuse coïncidence. Est-ce le hasard ? Ou est-ce une planification orchestrée avec une main de maitre ?  Je n’en sais rien, mais je ne crois point aux coïncidences, mais crois plutôt à un plan savamment organisé, qui certes soulage aujourd’hui les maliens, qui nous conduirait toit droit au mur : le Mali libéré, et après ?

Dommage qu’au moment même où le sort de la nation malienne se joue entre rebelles et forces étrangères, nos politiciens assoiffés et affamés s’ameutent dans les rues de Bamako pour on ne sait quel but.

Bon allons, me diriez-vous, l’essentiel est que les français nous aient aidés à stopper l’avancée des rebelles vers le sud et il faut les rendre gloire en chantant désormais la « Marseillaise » et en brandissant le drapeau tricolore français.

Après la guerre, il va falloir retourner à la table de discussions : les rebelles qui ne voudraient certainement même pas du sud, pensaient mettre la pression sur le Mali pour influencer les négociations prochaines. Mal leur a pris, car ils viennent sans se rendre compte, faciliter le travail du MNLA. Aujourd’hui ce dernier se pré-positionne déjà pour occuper toute sa place dans les négociations.  Nos autorités ont-elles la tête aux négociations ?  J’en doute fort. Quel négociateur malien pourrait-il relever la tète lors des négociations après cette énième humiliation pour exiger quoi?

« Malheur aux vaincus,  criaient les romains qui venaient de vaincre sur l’armée gauloise » Cette terrible boutade pourrait bien s’appliquer à nous maliens. Malheur à nous vaincus et humiliés. Nous ne sommes plus en capacité d’exiger quoi que ce soit.

Les français, nos sauveurs, feront de nous ce qu’ils voudraient sans avoir à nous  recoloniser.

Nous leur serons éternellement reconnaissants en chassant les rebelles de la partie utile du Mali. En contre partie nous leur dirons de faire ce qu’ils voudraient du nord, cette partie maudite par où tous nos malheurs arrivent.

Après tout, en nous débarrassant de cette partie maudite, qu’est le Nord, on pourra enfin vivre en paix et sans crainte de rébellion. Alors seulement, on pourra s’occuper de nos manifestations de rues, de nos grèves illimitées, et  autre sit-in. Nous pourrons tranquillement de nouveau battre le pavé avec les sacs de riz, de thé et de sucre pour nous faire élire.

Quant aux nordistes qui n’en veulent pas de l’autonomie, ils ont le choix de nous rejoindre plus au sud, ou de rester là-bas dans cette  partie  que même les harikoy, les hakoye et gandakoye ont abandonné pour les fous de Dieu et les seigneurs de la drogue et du trafic.

La pilule à avaler sera amère et même très amère car les vaincus ont toujours tort.

Une contribution de Mr Yachim MAIGA pour maliweb.net
Port-Au Prince,

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de afrohistorama.over-blog.com
  • Le blog de afrohistorama.over-blog.com
  • : AFROHISTORAMA Toute L’histoire sans histoire. CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR ET VOIR.
  • Contact

EVENEMENT

 

PROSPECTUS.jpg

 

Invitation: DEVOIRE DE MEMOIRE

Expo um1

CITOYENS

POUR LA MEMOIRE DU CAMEROUN

Affiche-semaine des heros et martyrs  

Renseignements:

Email : neuronesnews@gmail.com 

Mobile : 0033 (0)6 26 29 43 29

______________________________________________

 

Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

Recherche

DIVERS

 


L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

OEDC-copie-1.jpg


Email: oedc-info@oumarou.net

 Google+:

observatoirelectioncameroun@gmail.com

 

France:0033(0)6 26 29 43 29

Belgique:0033(0)4 83 69 23 12

 

Skype: oelection-cameroun

Facebook: observatoire des élections

de la diaspora camerounaise

 

 

  ........................................................................................

Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

----------------------------------------------------------------------

LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

------------------------------------------------------------


annonces

 

 


code noir

  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

  affiche-contre-l-esclavage-monetaire_001.jpg

 

images divers5

 

Affirmation

 

   ONU-complice-du-genocide-au-kongo.jpg

 

      Logo-Afrohistorama

      AFROHISTORAMA TV

 

  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

 ----------------------------------------------

 

 

simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

---------------------------------------------------------------------------

 

Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine