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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 09:28

« L’Algérie est clairement la suivante sur la liste »
Michel Collon
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Entreretien accordé au quotidien algérien La Nouvelle République à propos de la guerre au Mali, du conflit syrien et des « printemps arabes ».
 
 
Michel Collon est écrivain et journaliste indépendant. Il écrit des livres, collabore à des documentaires et a fondé le Collectif Investig’Action. Celui-ci anime le site Internet michelcollon.info avec une newsletter hebdomadaire diffusée à 100 000 abonnés en trois langues : français, espagnol et anglais. Il est spécialisé dans l’analyse des stratégies de guerre, des relations Nord-Sud et des médiamensonges.
 
Il a organisé des déploiements d'observateurs civils en Yougoslavie et en Irak, et s'est rendu en Libye en juin et juillet 2011. Il est co-auteur du film documentaire Les Damnés du Kosovo sur la guerre menée par l’Otan en Yougoslavie. Il a produit le documentaire de Vanessa Stojilkovic Bruxelles–Caracas sur l’expérience du Venezuela. Il est membre du Conseil consultatif de la télévision latino-américaine TeleSur. Michel Collon s'est fait connaître du grand public francophone lors de ses passages à l'émission « Ce soir ou jamais » de Frédéric Taddéï (France 3). Ses idées et son argumentation ont suscité l’intérêt des téléspectateurs.
 
Son livre Bush le cyclone (2006), prenant pour point de départ la catastrophe de La Nouvelle-Orléans et la guerre en Irak, étudie les liens entre l’économie et la guerre, ainsi que le rôle des médias. Son livre Les 7 péchés d’Hugo Chavez, publié en 2009, analyse les raisons de la pauvreté de l’Amérique latine, la politique générale et l’histoire des multinationales pétrolières. Il décrit l’entreprise menée par Hugo Chavez pour libérer son pays de la pauvreté et de la dépendance envers les USA. Son livre Israël, parlons-en ! comporte vingt entretiens avec des spécialistes juifs et arabes, européens et nord-américains : Noam Chomsky, Sand, Alain Gresh, Tariq Ramadan, Mohamed Hassan… Il en a rédigé la synthèse sous le titre Comment parler d’Israël.
 
Au cœur de tout son travail et du site michelcollon.info, on trouve en effet l’idée que, face à la désinformation, le rôle des citoyens est essentiel pour garantir le droit à, l’info. Son livre Libye, Otan et médiamensonges (septembre 2001), tout en ne cachant pas les fautes de Kadhafi, a exposé les véritables objectifs des Etats-Unis, de la France et de l’Otan par rapport au pétrole, au contrôle du Moyen-Orient et au maintien de l’Afrique en dépendance des multinationales.
 
Son dernier livre, corédigé avec Grégoire Lalieu et publié en décembre 2011, La Stratégie du Chaos (Impérialisme et islam – Entretiens avec Mohamed Hassan) analyse la nouvelle stratégie mondiale des USA pour le contrôle des richesses et des régions stratégiques du monde musulman (Méditerranée, Moyen-Orient, Corne de l’Afrique, Asie du Sud) en liaison avec la crise économique mondiale.
 
La Nouvelle République : Vous avez travaillé sur l'intervention militaire en Libye et ses répercussions stratégiques sur la région du Sahel, quelle est votre approche sur la situation au Nord-Mali et son impact régional et international ?
 
Michel Collon : Je pense que l’intervention de la France contre le Mali, c’est la continuation de la guerre contre la Libye et contre la Syrie. C’est une nouvelle phase dans ce que j’appellerais la recolonisation ou le fait de stabiliser la colonisation de l’Afrique en général, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest. Je pense que la chose qui n’est jamais traitée dans les médias européens et des Etats-Unis, c’est que le Mali et toute la région est pour la France, je veux dire la France officielle, la France des 1%, une zone de richesses naturelles que les multinationales françaises considèrent leur appartenir et pas aux populations locales.
 
L’exploitation des mines d’or par des groupes français comme Bouygues, dans des conditions scandaleuses avec de nombreux mineurs qui meurent à cause de l’utilisation du cyanure et de l’arsenic sans prévention et sans soins corrects, est la preuve que ces multinationales sont prêtes à écraser des êtres humains pour maintenir ou augmenter leur profit. Au Mali, on trouve également des gisements d’uranium ; c’est une richesse stratégique pour la multinationale française Areva, numéro un dans l’exportation du nucléaire au niveau mondial et la France a toujours fait en sorte de s’assurer le contrôle des gisements d’uranium et pour cela, elle a commis les pires crimes.
 
Et, donc, quand on veut voir comment la France considère les richesses naturelles, il suffit de voir l’exemple du Niger, c’est le pays n°174 sur la liste du développement humain, c'est-à-dire le dernier pays, le plus pauvre, les Nigériens ont une espérance de vie de 49 ans et moins de trois enfants sur dix vont à l’école. Et lorsqu’on a demandé à la multinationale Areva de faire un geste pour ces enfants, elle a répondu que ce n’était pas son problème, donc les Nigériens peuvent crever de faim, littéralement, et les Maliens aussi, pendant que des firmes comme Areva et celles qui travaillent avec elle, c'est-à-dire Suez, Bouygues, Alstom, construisent des profits fabuleux et que leurs actionnaires et leurs principaux dirigeants se construisent des châteaux un peu partout dans le monde.
 
Donc on a l’or, l’uranium, on a bien entendu le gaz et le pétrole, avec des richesses très importantes en Algérie et aussi dans d’autres pays de la région, et on constate qu’il y a une guerre pour les matières premières qui se mène, avec comme acteurs principaux, la France, les Etats-Unis, mais aussi le Qatar qui joue un rôle trouble en coulisses et qui veut devenir le n°1 mondial du gaz en alliance avec les Etats-Unis et contre la Russie, et donc je pense que cette guerre au Mali, c’est une guerre contre les patriotes maliens qui ont essayé de mettre fin à la corruption et de faire en sorte que les richesses naturelles du Mali profitent aux Maliens et permettent de mettre fin à la pauvreté. C’est une guerre contre le Niger, dont l’uranium est absolument stratégique.
 
C’est une guerre contre l’Algérie, parce que ce pays a lui aussi des ressources naturelles très importantes comme chacun sait. Il n’entend pas les offrir aux multinationales françaises et autres, donc c’est un pays qui conserve un secteur public important. C’est un pays qui résiste à Israël, qui a refusé de s’intégrer dans l’Otan et dans Africom, l’organisation militaire des Etats-Unis pour le contrôle des richesses de l’Afrique. Ses dirigeants militaires ont très clairement expliqué que le but d’Africom, donc le but des interventions militaires que les Etats-Unis préparent dans toute l’Afrique, c’est d’empêcher que l’Afrique ne soit indépendante et n’aie des partenaires comme la Chine, le Brésil, la Russie et d’autres pays.
 
Leur vision, c’est que l’Afrique doit rester la chasse gardée des puissances coloniales européennes et j’emploie à dessein le terme colonial parce que, selon moi, le colonialisme n’est pas fini, il a seulement changé de forme. Et la question de la Chine et de sa présence en Afrique comme partenaire alternatif est très importante et le meilleur exemple c’est que le jour où au Niger, il y a un président qui a commencé à vouloir rencontrer les Chinois pour discuter des alternatives commerciales, il a été très rapidement destitué par un coup d’Etat organisé par la France.
 
Que pensez-vous de l'évolution de la situation en Syrie et du rapport de force entre les groupuscules et milices qui composent l'« ASL » et l'armée nationale syrienne, et quel avenir voyez-vous pour une Syrie en proie à une guerre totale ?
 
La Syrie est l’objet d’une guerre qui est en réalité menée par une coalition : les Etats-Unis, la France, Israël discrètement dans les coulisses, la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar. On sait, le New York Times l’a confirmé, que les Etats-Unis fournissent des armes aux rebelles syriens via l’Arabie Saoudite et le Qatar. C’est donc assez ironique, ce serait drôle, si ce n’était tragique, de voir que l’Occident nous dit qu’il va apporter la démocratie en Syrie grâce à l’Arabie Saoudite et le Qatar qui sont deux régimes théocratiques, ce qu’il existe de plus réactionnaire sur le plan politique et social et de plus fanatique sur le plan religieux, et que ce sont des régimes traitant les femmes comme des animaux et traitant les travailleurs comme des esclaves, littéralement l’esclavage règne au Qatar, en Arabie Saoudite, et c’est avec ces gens-là qu’on prétend apporter la démocratie.
 
Donc, il est certain qu’en Syrie, il y a beaucoup de choses qui devraient changer, et je pense que tous les patriotes syriens, y compris ceux de l’opposition, devraient entamer un dialogue pour voir ce qu’il faut changer et comment le changer, et établir un programme. Mais l’objectif des agents des Etats-Unis, de la France, de l’Arabie Saoudite et du Qatar n’est pas d’amener la démocratie en Syrie, parce que si on amène la démocratie dans le monde arabe d’une manière générale, que vont dire les Arabes : que l’agression et le colonialisme israélien, c’est intolérable, qu’il faut y mettre fin, qu’il faut donner leurs droits aux Palestiniens, que sur le plan économique et social, le vol des ressources naturelles, le pétrole essentiellement, et d’autres par les multinationales avec comme effet de maintenir la pauvreté dramatique dans des pays comme l’Egypte et ailleurs. Je veux dire que le pétrole est une ressource qui devrait servir globalement à la nation arabe, quel que soit l’endroit où il se situe et donc s’il y avait la démocratie, les Arabes diraient que le pétrole doit leur profiter pour mettre fin à la pauvreté, à la dépendance et au colonialisme et qu’il faut cesser de considérer qu’il appartient à Exxon, British Petroleum et Total. Donc, je pense que ce qui se passe en Syrie est très important et j’espère que le peuple syrien va trouver les forces pour s’unir et pour résister à une agression très très grave.
 
On constate la situation instable et anarchique des pays qui ont connu « le printemps arabe » ; êtes-vous optimiste à l'idée d'une éventuelle sortie de crise ?
 
Je pense que les Etats-Unis, la France et leurs alliés craignent énormément les peuples arabes, craignent qu’ils soient unis et qu’ils prennent leur sort en main. Je pense donc que les Etats-Unis et compagnie craignent énormément la démocratie dans le monde arabe, la preuve, c’est que leurs meilleurs amis sont les régimes les plus dictatoriaux, Arabie Saoudite, Koweït, Qatar, Emirats, Jordanie, et qu’ils ont essayé de protéger jusqu’à la dernière minute les régimes en Egypte et en Tunisie. Par rapport à ça, il est très important que les peuples arabes s’unissent entre eux pour échapper à ces manœuvres qui sont coloniales et la seule façon de le faire, à mon avis, est de proposer à la nation arabe un programme indépendant des multinationales et des puissances coloniales, un programme dans la lignée de ce que le Mouvement des non-alignés a voulu mettre en place dans les années 60, un programme qui, comme Chavez et Evo Morales en Amérique latine, met au centre la récupération de la souveraineté du pays, l’utilisation des richesses au profit de ce que je vais appeler les 99%, au profit de la grande majorité, au profit de la population, et pas au profit du 1%, et que, aussi, c’est la nation arabe dans ce sens-là qui doit s’unir avec les autres forces de libération qui existent en Afrique noire, en Amérique latine et ailleurs.
 
Cela me semble très important et je crois que si l’on veut mettre fin à ces agressions, c’est la piste de l’unité d’un programme de souveraineté qui est la clé.
 
Dans une de vos nombreuses interviews, vous avez déclaré que l'Algérie est la future cible si elle ne plie pas devant les multinationales, pouvez-vous nous éclairer sur cette thèse ?
 
Je pense que l’Algérie est un pays qui a une longue histoire de résistance au colonialisme. Sa lutte de libération a été une des plus courageuses et exemplaires de toute l’Afrique. Elle a été en pointe avec quelques autres pays dont la Yougoslavie elle aussi attaquée par le colonialisme moderne, un pays détruit d’ailleurs, elle a été en pointe pour établir une solidarité du Tiers-Monde dans la résistance au colonialisme, et je pense qu’elle est la « bête noire » pour cette raison depuis très longtemps.
 
Je ne vais pas dire que tout va bien en Algérie et qu’il n’y a pas des problèmes importants et des maux à régler, mais je pense qu’elle est la bête noire parce qu’elle représente une force de résistance à Israël, aux Etats-Unis, au colonialisme en général des multinationales, et on sait que tout comme la Libye, l’Algérie s’est distinguée en finançant des projets de développement économiques et sociaux alternatifs, développement indépendant de pays d’Afrique noire. Et je crois que là, elle heurte les intérêts de la Banque mondiale et du FMI qui sont justement les employés des multinationales dont on a parlé, et la Banque mondiale et le FMI sont les gendarmes financiers des multinationales, ce sont aussi des assassins financiers quand on voit comment ils se comportent en Afrique noire, surtout où vraiment ils détruisent les programmes d’éducation, de santé, d’aide aux petites entreprises, d’aide aux paysans pour transformer les pays en véritables boulevards ouverts aux multinationales. Donc, je crois que c’est pour cette raison qu’on a éliminé Kadhafi et je crois que c’est pour cette raison que l’Algérie est clairement la suivante sur la liste.
 
Concernant la prise d’otages à In Amenas, dans ce genre d’évènement, évidemment, on doit être prudent dans la mesure où beaucoup de choses se déroulent dans les coulisses dont nous ne sommes pas forcément informés. Les prises d’otages civils sont une méthode de lutte que je réprouve totalement et je pense que cette prise d’otages-là, dont l’Algérie a été victime, avec un nombre important et fort regrettable de victimes civiles, soulève plusieurs questions. Essentiellement, il y a deux choses qui me semblent bizarres dans cet évènement : la France attaque des forces qu’on appelle islamistes au Mali et les forces islamistes ripostent en attaquant l’Algérie, quasiment le pays qui avait dit qu’il ne fallait pas faire la guerre et qu’il fallait négocier entre les différentes parties, donc ce n’est pas très logique. Et deuxièmement, ils en veulent à la France, et ils attaquent British Petroleum, un concurrent de Total. Ça n’a aucune logique. Sachant que ces forces ont été armées en Libye – c’est archi connu – sachant que la France et les Etats-Unis, et l’Otan en général, ont passé une alliance pour renverser Kadhafi avec le groupe islamique de combat libyen qui est donc la section libyenne d’Al-Qaïda et qu’aussi on a retourné certaines forces qui étaient en Libye en leur faisant des promesses – ça se trouve dans toute une série de revues plus ou moins spécialisées et ce n’est pas du tout un secret – je crois que cette prise d’otages pose beaucoup de questions.
 
La victoire politique de certains leaders progressistes en Amérique latine aidera-t-elle à l'émergence d'un pôle de résistance à l'impérialisme US et ses alliés et serviteurs à travers le monde ?
 
Absolument. J’ai mentionné Chavez, Evo Morales, vous avez aussi Correa et d’autres dirigeants, c’est frappant que les latino-américains ont repris espoir depuis 1999 et la victoire de Chavez qui a réussi à mettre en œuvre une politique économique et sociale de récupération des richesses, d’utilisation des richesses au service de la population, tout ça avec un grand développement de la démocratie, des comités de quartier, des débats politiques, des médias libres, et en général, pour moi qui suis allé plusieurs fois au Venezuela, il est très frappant de voir la politisation dans le bon sens du terme et la fertilité du débat politique au Venezuela, y compris parmi les révolutionnaires, donc c’est vraiment l’espoir qui est rendu à l’Amérique latine, et Chavez a toujours inscrit son action dans le sens de construire une unité des forces progressistes et indépendantes d’Amérique latine, d’Afrique, auxquelles il accorde une importance énorme, du monde arabe, de l’Asie également, et je souscris totalement à cette perspective de Chavez.
 
Nous avons besoin d’un front contre les manœuvres impérialistes et des puissances néocoloniales, nous avons besoin d’un front pour permettre à l’humanité d’échapper à la dictature des multinationales, à la dictature du 1%.
 
Comment voyez-vous l'avenir de cette planète ? Etes-vous optimiste ?
 
Je pense que oui. Je viens d’expliquer que nous sommes les 99% contre le 1% et donc le 1% se maintient au pouvoir par la force, bien sûr, par la violence, mais aussi et beaucoup par le mensonge, par la tromperie de l’opinion publique en cachant que toutes ces guerres sont économiques, en cachant les véritables politiques qui affaiblissent le tiers-monde, la majorité de l’humanité, et je pense que si nous arrivons à développer une bataille pour l’information, une bataille contre les médiamensonges, une bataille pour rallier les cœurs et les esprits à l’idée d’une autre conception de l’humanité, c'est-à-dire non pas la guerre d’une minorité contre tous mais la coopération, la solidarité, je pense que oui, l’humanité va pouvoir résoudre les problèmes de la faim, de la pauvreté et de la destruction de la nature également. Donc, à terme, oui, je suis optimiste, à condition que chacun, chaque citoyen, prenne ses responsabilités là où il est et entame le travail pour une information véritable et pour le débat politique sur les vrais enjeux.
 
Source : La Nouvelle République

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 09:18

                                                       Communiqué de Presse
Le Réseau CADTM Afrique condamne l’intervention militaire de la France et de ses alliés au Mali

Mali-Afrique



           Comme le dénonce un appel lancé par des femmes maliennes, la situation dramatique du Mali doit ouvrir les yeux sur une réalité terrible qui se vérifie dans d’autres pays en conflit : les violences faites aux femmes sont instrumentalisées pour justifier l’ingérence et les guerres de convoitise des richesses de leurs pays.
par CADTM
 
 Nous condamnons sans réserve les violations des droits humains par les groupes armés qui contrôlent la partie Nord du Mali. Nous sommes aux côtés des femmes et de toutes les victimes d’abus. Nous dénonçons également l’intervention militaire que mène la France depuis le 10 janvier 2013. L’État Français mène une guerre au Nord du Mali, non pas pour défendre la démocratie et garantir le respect des droits humains comme on le prétend, mais bel et bien pour défendre ses propres intérêts coloniaux et ceux des multinationales françaises présentes en Afrique afin d’exploiter les ressources naturelles (uranium, or, diamants, pétrole, terre, eau…). La France, comme les États-Unis dans d’autres parties du monde, veut montrer sa capacité militaire à prendre la défense des intérêts stratégiques des grandes puissances occidentales et de leurs grandes entreprises.
 
 Les bombardements français sur les régions très appauvries du Mali reflètent avant tout la détermination de l’impérialisme français à maintenir une domination néocoloniale sur les richesses des peuples de l’Afrique dans un contexte de crise mondiale du capitalisme. Il utilise les armes de pointe pour dissuader les convoitises de la Chine et les autres puissances. Par ailleurs, l’intervention occidentale a aussi comme but d’empêcher l’auto organisation des Maliens afin d’éviter le réveil de leurs aspirations démocratiques, anti impérialistes et panafricanistes. La France et ses alliés veulent éviter la remise en cause des régimes relais de la Françafrique.
 
 Le Mali est l’un des pays les plus appauvris et exploités du monde malgré ses importantes ressources naturelles minières et agricoles. Elles sont accaparées par les multinationales. Le peuple malien est terriblement affecté par les politiques néolibérales imposées par la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International, l’OMC, l’Union européenne et l’Etat français. Ces politiques n’ont été possibles qu’avec la complicité des régimes en place. Ces politiques ont empêché le Mali de se libérer du poids d’une dette extérieure qui sert d’instrument de pompage de ressources et de soumission du pays aux intérêts des institutions et des puissances créancières. L’initiative d’allègement de la dette du Mali, qui fait partie des pays pauvres très endettés (PPTE) a prolongé les effets dévastateurs du système d’endettement car les réductions de dette accordées au compte-gouttes ont été systématiquement conditionnées par l’application de mesure de privatisation et d’ouverture économico-commerciale. Ces mesures ont soumis les paysans/paysannes et les travailleurs/travailleuses des villes a une concurrence internationale à laquelle ils et elles ne pouvaient pas répondre. Les femmes maliennes qui portent un poids énorme dans la vie du pays sont victimes au quotidien de privation de tous ordres. Elles résistent au quotidien.
 
 La dette et son remboursement continuent d’être les instruments d’une paupérisation des populations.
 L’État français bombarde des villes, des villages et des infrastructures déjà rares du Mali dont la reconstruction demain sera probablement le prétexte pour endetter encore un peu plus le pays et augmenter sa soumission aux créanciers. Le FMI vient justement d’annoncer l’octroi au Mali d’un prêt de 18,4 millions de dollars. Cela ouvrira un nouveau cycle de malheurs pour le peuple malien s’il ne prend pas son sort en main.
 Le gouvernement français devrait normalement réserver les millions d’euros que coûtera son déploiement militaire au Mali pour les besoins sociaux de sa population condamnée elle-même à l’austérité du fait de l’explosion de la dette publique.
 La région connaît une propagation des groupes intégristes qui ont été appuyés et armés par les puissances occidentales, États-Unis en tête, directement ou par le biais du Qatar ou de l’Arabie Saoudite. Aujourd’hui les grandes puissances occidentales ne savent plus comment se dépêtrer d’un mouvement qui ne leur est plus utile, leur échappe et s’est retourné contre elles. La manière dont elles sont intervenues en Libye a aggravé la situation de la région entraînant notamment une prolifération des armes. Les interventions occidentales en Afghanistan et en Irak ont démontré que les arguments humanitaires cachent des intérêts économiques, politiques et militaires inavouables. L’intervention et l’occupation militaire occidentale n’apporte pas de solution réelle aux problèmes des droits humains. Elle tend même à les aggraver.
 
 Pour le CADTM Afrique, c’est au peuple malien de régler les conflits internes et chasser tous les groupes qu’il considère anti démocratiques et obscurantistes qui veulent imposer leurs lois par les armes.
 Le Réseau CADTM Afrique :
  condamne l’intervention impérialiste de la France et de ses alliés au Mali, il appelle à l’arrêt immédiat des bombardements et au retrait des troupes françaises et africaines du Mali ;
  exprime sa solidarité avec le peuple malien et son droit de décider librement de son devenir.
  appelle à un renforcement de la solidarité des Peuples maliens et africains pour barrer la route aux forces de la restauration et de ré-colonisation du Mali et du Sahel ;
  considère que la CEDEAO, organisation sous régionale dirigée par un club de chefs d’États au service des hégémonies américaine et européenne, n’a aucune légitimité et aucun pouvoir légal pour contracter des prêts de guerre au nom du peuple souverain du Mali ;
  invite le Peuple malien à invoquer l’absence de consentement comme fondement juridique d’une répudiation de toute dette héritée de l’intervention étrangère.
  appelle les peuples d’Afrique du nord au sud, du Maghreb au Machrek à s’unir contre les guerres.
 
 Pour le Réseau CADTM Afrique, le groupe de coordination, le 29 janvier 2013

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 09:16

 

Pourquoi israél bombarde un centre militaire syrien ?

Avion

 

 

Le silence des dirigeants israéliens était assourdissant, jeudi matin, alors que les plus grands journaux du pays titraient sur les informations, en provenance de l’étranger, faisant état d’une frappe aérienne israélienne, mardi soir, en territoire syrien. Ainsi, lorsqu’il a été interrogé par la radio publique jeudi matin, le ministre israélien des Finances Youval Steinitz, membre du cabinet de sécurité, s’est borné à affirmer qu’il se tenait au courant "par les médias". "Autrement dit : pas de commentaire", a-t-il ajouté.
Le responsable a pris soin de ne pas démentir. Et pour cause, telle est la consigne officielle au lendemain de chaque attaque surprise menée par l’État hébreu à l’étranger. En 2007, ce même silence était de mise après l’attaque aérienne, attribuée à Israël, contre un réacteur nucléaire construit par la Corée du Nord dans le nord de la Syrie. Même scénario fin octobre 2012, après que Tsahal a bombardé une usine militaire au Soudan, qu’elle soupçonnait de renfermer des armes de contrebande à destination de Gaza. Une exception notable cependant lors de l’opération "Pilier de défense" contre le Hamas, en novembre de la même année. À cette occasion, l’armée israélienne twittait à tout-va la liste de ses frappes contre les groupes islamistes de l’enclave palestinienne.
"C’est la censure militaire qui n’autorise pas la publication d’informations par la presse israélienne", explique Ely Karmon, chercheur en problématique stratégique et en contre-terrorisme au Centre interdisciplinaire d’Herzliya (Israël)."Cette stratégie n’a rien d’étonnant, ajoute-t-il. Il est important pour Israël de ne pas envenimer la situation en provoquant une mini-guerre." Cette fois, c’est de Damas qu’est venue l’alerte.
L’armée syrienne a indiqué mercredi soir qu’un "avion de combat israélien a violé (notre) espace aérien à l’aube et a directement bombardé un centre de recherche sur l’amélioration de la résistance et l’auto-défense dans la région de Jomrayah dans la province de Damas", selon un communiqué publié par l’agence officielle Sana. Les Forces syriennes font état de deux employés tués et de cinq blessés dans ce centre, qui a subi "d’importants dégâts", et dont le "bâtiment a été partiellement détruit".
Cette attaque prouve "désormais à tous qu’Israël est le moteur, le bénéficiaire et parfois l’acteur des actes terroristes visant la Syrie et son peuple résistant, en coordination avec les pays soutenant le terrorisme, dirigés par la Turquie et le Qatar", poursuit l’armée. Le communiqué explique en outre que "les avions de combat israéliens ont pénétré (en Syrie) en volant en-dessous de la hauteur détectée par les radars". L’information d’une attaque en Syrie a été confirmée peu après par le New York Times.
Citant des responsables américains, le quotidien affirme que la cible n’était autre qu’un convoi transportant des armes sophistiquées dans la banlieue de Damas. Son destinataire : le Hezbollah libanais. D’après d’autres officiels américains, cités par Associated Press, la cargaison comportait des missiles antiaériens russes de type SA-17. Des armes qui, aux mains du mouvement islamiste chiite libanais, pourraient "changer la donne" stratégiquement dans le conflit qui l’oppose à Israël. "Des missiles de longue et moyenne portée pourraient hypothéquer la maîtrise du ciel libanais par Tsahal, ce que ne peut se permettre l’État hébreu", explique David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut français d’analyse stratégique (Ifas).
Ainsi, ce spécialiste estime que l’attaque israélienne en Syrie "n’a rien d’étonnant". "L’État hébreu a annoncé à plusieurs reprises en 2012 qu’il n’hésiterait pas à intervenir au moindre doute d’un transfert d’armes chimiques, mais aussi conventionnelles de haute technologie, vers le Liban", rappelle David Rigoulet-Roze. "Le centre de recherche évoqué par Damas est depuis longtemps dans le collimateur des Israéliens, qui le soupçonnent de servir au développement d’armes de destruction massive à destination du Hezbollah", ajoute le spécialiste.
Ainsi, l’attaque israélienne était attendue, comme le suggère la visite récente de deux émissaires israéliens à Washington et à Moscou. Le chef du renseignement militaire, le général Aviv Kochavi, se trouve actuellement aux États-Unis où il a notamment rencontré le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey. De son côté, le chef du Conseil de sécurité nationale d’Israël, Yaakov Amidror, s’est rendu lundi en Russie pour convaincre le Kremlin d’empêcher que les armes chimiques syriennes ne se retrouvent entre les mains de groupes rebelles.
La semaine dernière, le cabinet de sécurité israélien, composé des neuf principaux ministres du pays, ainsi que des chefs de l’armée et des renseignements, s’est réuni à deux reprises mercredi et dimanche, pour discuter d’une attaque préventive en Syrie. "Pour Israël, la ligne rouge a été franchie", souligne David Rigoulet-Roze. "Si le risque de voir des rebelles syriens se doter d’armes chimiques est pris très au sérieux, les Israéliens jugent plus immédiate la menace liée au risque que le Hezbollah, leur ennemi déclaré, mette la main sur des armes sophistiquées."
Réagissant à son tour à l’attaque israélienne, le Parti de Dieu a estimé jeudi qu’Israël venait de montrer au grand jour les origines de la crise syrienne, à savoir "les objectifs criminels israéliens visant à détruire la Syrie et son armée". Le Hezbollah en a profité pour rappeler son "entière solidarité avec la Syrie, sa direction, son armée et son peuple". Pour l’allié de Damas, qui partage le pouvoir à Beyrouth, cette attaque démontre la volonté d’Israël d’empêcher "les forces arabes et musulmanes de renforcer leurs capacités militaires et technologiques".
Une riposte militaire est-elle envisageable ? Non, selon le chercheur israélien Ely Karmon. "Le calcul des Israéliens est que ni Damas ni le Hezbollah n’ont intérêt à des représailles." "Le régime de Bachar el-Assad, ébranlé de l’intérieur, n’est pas en mesure de répliquer de façon efficace, d’autant plus que l’ouverture d’un front avec Israël affaiblirait ses positions face aux rebelles. Quant au Hezbollah, il voit dans la situation délicate du régime syrien une des dernières occasions de mettre la main sur ses armes pour se renforcer dans le cadre libanais."
Toute décision du mouvement chiite, en tout cas sur la scène régionale, semble aujourd’hui suspendue au bon vouloir de son mentor iranien. Justement, le conseiller du Guide suprême iranien, Ali Akbar Velayati, a déclaré samedi que "le maintien au pouvoir du président Assad était la ligne rouge de l’Iran", et que la République islamique le soutiendrait "jusqu’au bout", pour le maintien de la "position de la Résistance, face aux menaces du régime sioniste". Pour parer à toute attaque, l’État hébreu a d’ores et déjà déployé deux batteries antimissiles Iron Dome près de la frontière libanaise.
(31 janvier 2013 - Armin Arefi)
(*) David Rigoulet-Roze, auteur de L’Iran pluriel (éditions L’Harmattan) et de Géopolitique de l’Arabie saoudite (éditions Armand Colin).
***
Raid israélien : Damas proteste à l’ONU
Les autorités syriennes ont protesté jeudi auprès de l’ONU contre un raid israélien ayant visé un centre militaire près de Damas, en disant se réserver le droit de riposter. Dans un communiqué publié par l’agence officielle Sana, le ministère des Affaires étrangères a dit "protester officiellement contre la violation par les Israéliens de l’accord de 1974" sur la fin des hostilités entre la Syrie et l’État hébreu, qui restent officiellement en état de guerre. Il appelle "les parties compétentes aux Nations unies à prendre les décisions nécessaires face à cette grave violation israélienne et pour garantir qu’elle ne se reproduira pas".
Dans une lettre envoyée aux chefs du Conseil de sécurité et de l’ONU, le ministère dénonce "l’échec du Conseil de sécurité à s’acquitter de sa responsabilité pour empêcher cette grave attaque israélienne qui fait peser d’énormes risques sur la stabilité du Moyen-Orient et la sécurité mondiale". Il fait porter "l’entière responsabilité des conséquences de cette agression à Israël et aux États qui le protègent au Conseil de sécurité, et affirme le droit de la Syrie à se défendre et à défendre son territoire et sa souveraineté".
L’armée syrienne a annoncé qu’un avion israélien avait mercredi "bombardé un centre de recherche sur l’amélioration de la résistance et l’auto-défense" dans la région de Damas, tuant deux personnes et en blessant cinq. Il s’agit du premier raid israélien sur la Syrie depuis 2007, et a fortiori du premier depuis le début en mars 2011 d’une révolte populaire devenue conflit armé ayant fait plus de 60 000 morts dans le pays, selon l’ONU. Israël n’a pas confirmé officiellement ce raid.
(31 janvier 2013 - Avec les agences de presse)
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Syrie : pourquoi le chef de l’opposition veut négocier
L’annonce-surprise du chef de l’opposition syrienne en faveur d’un dialogue avec le régime traduit sa crainte d’un enlisement du conflit, faute d’une action ferme des Occidentaux, inquiets du rôle croissant des islamistes au sein de la rébellion, selon des analystes. Mais cette ouverture pourrait, selon les experts, se heurter à un régime qui campe sur ses positions et n’acceptera pas les conditions d’Ahmed Moaz al-Khatib et à une partie de l’opposition déterminée à n’ouvrir les négociations qu’une fois le président Bachar el-Assad chassé du pouvoir.
"Ces derniers temps, Ahmed Moaz al-Khatib s’est montré extrêmement déçu par l’attitude des États qui prétendent soutenir l’opposition", affirme Thomas Pierret, maître de conférences à l’université d’Édimbourg en Écosse. De plus, note l’expert, "ni la Coalition de l’opposition ni le commandement unifié de l’Armée syrienne libre (ASL, rebelles) n’ont reçu l’appui qui leur avait été promis et le chef de la Coalition va jusqu’à parler d’un embargo". "Dans ces circonstances, M. Khatib estime que le seul moyen d’alléger les souffrances des Syriens est de négocier", ajoute l’auteur de Baas et islam en Syrie. "En même temps, comme c’est un homme de principes, il pose des conditions logiques mais rédhibitoires pour le régime, si bien que sa démarche est vouée à l’échec", dit-il encore.
Créant la surprise, Ahmed Moaz al-Khatib a affirmé mercredi qu’"en signe de bonne volonté" il était "prêt à des discussions directes avec des représentants du régime syrien au Caire, en Tunisie ou à Istanbul". Le Conseil national syrien (CNS), principale composante de la Coalition, a aussitôt rejeté cette idée. Pour le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane, Ahmed Moaz al-Khatib "est conscient que la Syrie est en train d’être détruite et que la solution militaire ne peut seule conduire à la liberté. Il constate aussi que la communauté internationale a fait des promesses jamais tenues".
Rami Abdel Rahmane, dont l’ONG s’appuie sur un large réseau de militants et de médecins à travers le pays, note que l’armée est "toujours du côté d’Assad et, même si l’ASL a enregistré des succès, la situation est bloquée sur le terrain à moins qu’un événement majeur ne fasse avancer les choses". "C’est très facile d’être assis dans un hôtel et de critiquer Khatib alors que les gens sont tués ou crèvent de faim", ajoute-t-il à l’adresse des détracteurs du chef de l’opposition.
Pour Volker Perthes, directeur de l’Institut allemand de politique étrangère et des questions de sécurité basé à Berlin, "l’attitude de Khatib est tout simplement réaliste". "Si vous voulez arrêter le bain de sang, vous devez aller vers des transformations politiques qui intègrent des éléments du régime actuel", ajoute l’auteur de La Syrie sous Bachar.
Mais Rime Allaf de Chatham House estime que ces déclarations fracassantes sont le fruit de pressions extérieures pour sortir par une solution politique d’un conflit qui s’enlise. "Ahmed Moaz al-Khatib est dans une position très difficile, car les Américains, les Français et leurs alliés font pression sur l’opposition en leur disant qu’ils n’auront rien tant qu’ils n’auront pas prouvé qu’ils sont capables de contrôler les islamistes", dit-elle. Pour cette chercheuse, "aujourd’hui, beaucoup de Syriens, qui résistent depuis deux ans, sont fatigués de la guerre et ne voient pas le bout du tunnel. Ils se disent que c’est peut-être une petite fenêtre qui s’ouvre". Les Occidentaux, qui n’envisagent aucune intervention militaire, insistent donc désormais sur une solution purement politique. "Ils s’appuient sur ce sentiment de lassitude au sein de la population pour tenter d’isoler les islamistes qui sont des jusqu’au-boutistes", notamment sur la question militaire, dit-elle. "Mais cela ne marchera pas, car les rebelles refuseront aussi cette solution. Ils diront : ’Dites-nous pourquoi nous nous sommes battus depuis un an et demi."
(31 janvier 2013 - Avec les agences de presse)
Source : "Assawra"



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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 09:11

enoh meyomesse

 

Hello Chers tous!
Enoh est aujourd'hui à Kodengui pour 07 ans
Les avocats ont fait appels
La pression doit continuer
La bataille pour la libération d'Enoh s'intensifie et nos armes se multiplient
Internet sans Frontière qui travaille aux cotés de Penn International s'est mobilisé dès le départ afin que l’innocence d'Enoh soit clamer et haut fort passe à une autre phase: La pétition
Cette pétition interpelle les autorités camerounaises à Libérer Enoh qui est Innocent, dont la procédure judiciaire a été entachée de multiples irrégularités....
Nous devons non seulement la signer, mais amener nos amis et connaissances, nos frères et soeurs à la signer
Il faut 10.000 signature....

 

Voici le lien:     http://liberezenoh.wesign.it/fr/signer/sign

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 09:09

Vidéo: Le drame d’une petite fille soumise à l’esclavage en Mauritanie.

Depuis que je suis consciente,  je suis entre les mains de ces gens là qui m’ont soumis dans l’esclavage.  Ils habitent entre  Arkass et Jamaag, je n’ai connu que des travaux pénibles : « puiser l’eau, cuisiner, piler les aliments, bergère des animaux etc.. » Mon maitre s’appelle Cheikh Ahmed Ould Chiam, il ne m’a jamais payé un salaire. Et puis la petite fille commence à raconter l’histoire de sa propre mère, mais aussi celle de ses proches qui sont décédés et elle fond en larme, des souvenirs douloureux sont revenus, elle a vu sa mère mourir comme un animal. Terrible vécu et on sent une énorme tristesse envahir cette petite fille. La jeune fille était en location au service d’autres personnes dont le salaire est versé à son maitre. L’enfant que j’ai eu est issu des rapports sexuels forcés avec un Peulh « FOULANI » en brousse lorsque j’accompagnais les animaux, il s’appelle Amadou, cet homme  est  à l’origine que nous avons été envoyé vers la dernière famille chez laquelle notre maître  m’avait placé avec ma petite sœur. Il battait devant tout le monde ma petite sœur au point qu’on n’aurait cru qu’il  l’abandonne morte. Aujourd’hui mon seul souci est de retrouver la liberté et celle de mes frères et sœurs qui sont encore entre les mains du maitre.



 Lien vidéo en hassanya:

 

                


 

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=UmbsLr20ycI

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 08:56

Procès de Laurent Gbagbo a la Haye : Voici le dossier en béton de Fatou Bensouda.

 

 

 

 

 

 

                                                                                              UN DOSSIER VIDE

 

 

 

                                                                                                                     photo60-copie-2

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 08:53

Inscriptions biométriques sur les listes électorales: Voici pourquoi Elecam n'atteindra pas le cap des 1 millions d'inscrits.

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             A 28 jours de la fin des opérations d'inscriptions sur les listes électorales, les chiffres font planer le doute de la non atteinte de l'objectif fixé à 7 millions d'électeurs.

Voici bientôt quatre mois que les électeurs défilent devant les kits électoraux pour s'inscrire sur les listes électorales à l'ère de la biométrie. Le sujet soulève encore des vagues au sein de l'opinion et même de la classe politique. Les chiffres actuels n'annoncent pas les lendemains qui chantent. On parle en ce moment d'environ trois millions d'inscrits. Un chiffre largement en deçà de celui attendu au regard de la barre fixée. D'où la grande interrogation qui taraude les esprits à savoir Elections Cameroon pourra-t-il atteindre le chiffre des 7 millions d'électeurs attendus au terme de cette opération? Difficile pour l'instant de répondre par l'affirmative au regard du rythme des inscriptions qui se font en compte goûte. La grande campagne actuellement menée par les responsables d'Elecam, à coup d'affiches dans les lieux publics (sous-préfectures, mairies, marchés, etc.) et des communiqués radios, télévisés et même dans la presse écrite reste pour l'instant, un coup d'épée dans l'eau. Rien ne change.

Et pourtant le lancement de cette opération le 09 octobre 2012 avait suscité de réels espoirs si bien qu'on avait cru que l'objectif fixé pouvait être atteint facilement. Il y avait des raisons d'y croire jusqu'à ce qu'on soit rattrapé par la triste réalité du temps qui est implacable. Ce n'est plus la grande sérénité et le peuple n'y croit plus véritablement. La question qu'on est en passe de se poser au regard de la situation qui fait sortir de leurs tombes les démons de 2002 sous l'ère Onel où les élections législatives et municipales avaient été reportées par le simple fait que les responsables étaient des vendeurs d'illusions qui naviguaient entre improvisations et approximations est la suivante: Qu'est ce qui peut justifier cet état de chose, malgré les assurances et les moyens conséquents qui avaient été accordés à ces responsables? Comment en est-on arrivé là? Plusieurs facteurs semblent en effet justifier cette situation.


LA VÉRACITÉ DES FAITS

D'abord, les agents d'Elecam peinent à rallier les localités enclavées. Dans les régions du Septentrion ou du soleil levant, l'on peut observer que ce sont des voitures des particuliers ou des mairies parfois gérées par les militants du parti au pouvoir qui assurent le transport des membres d'Elecam.

Ensuite; la période actuelle est propice aux travaux champêtres. Les populations sont plus concentrées à se battre pour leur survie, que d'accorder leur temps «aux équipes d'Elecam qui leur prennent du temps pour rien». Une situation qui nuit réellement au bon fonctionnement des inscriptions sur les listes électorales dans ces zones.

Enfin, le dernier aspect et celui qui semble être en grande partie responsable de cette situation est le matériel. Les kits électoraux estimés à 1200 seraient insuffisants pour l'ensemble des 360 communes du Cameroun. Egalement ledit matériel tomberait constamment en panne soit pour leur non-conformité aux conditions climatiques ou encore pour des raisons de méconnaissances de ces matériels par les agents d'Elecam. Du côté d'Elecam un doigt accusateur est pointé sur l'apathie des partis politiques dits de l'opposition et des acteurs de la société civile. De nombreux partis politiques qui semblent aujourd'hui s'impliquer dans cette opération s'étaient érigés en chantres du chaos lors de son lancement.

Ces derniers appelaient leurs électeurs à ne pas s'inscrire sur les listes électorales. De sources concordantes, ces leaders se comporteraient aujourd'hui comme «des chauves-souris» qu’en journée appellent les populations à aller se faire inscrire et une fois la nuit tombée, ils rassemblent leurs équipes qui font du porte à porte pour dire aux populations de ne pas tenir compte de ce qui a été annoncé en journée que «cela n'était qu'un trompe œil pour ne pas être mal vu».

Mais à y observer de près, et en plus des faits relevés plus haut, on constate que les responsables d'Elecam ont négligé certaines réalités. Dans les grandes villes, les habitants s'intéressent très peu à la chose politique, car ces derniers ont généralement des préoccupations autres, contrairement à ce qui se passe dans les zones reculées. Il n'y a qu'à observer les mobilisations sans précédent enregistrées lors des campagnes électorales pour s'en convaincre. Et la part belle a été accordée aux villes au moment du lancement de cette opération. Une bonne quantité de kits est déployée dans les centres urbains. Conséquence, aujourd'hui 70% des populations des zones reculées ne sont pas inscrites. Et si rien n'est fait entre temps, le taux n'atteindra pas 50%. Autre fait tout aussi important, ce sont les élites qui se chargeaient dans le passé d'inscrire les populations sur les listes. Ces dernières collectaient des cartes nationales d'identité qu'ils déposaient dans les bureaux d'inscription. Les populations n'avaient pas besoin d'être présentes. Mais avec la biométrie ce n'est plus le cas. La présence physique du propriétaire de la CNI est nécessaire; toute chose qui donne l'impression que les populations boudent le processus d’inscription. Les techniques mises sur pied par le RDPC pour mobiliser les électeurs en vue de renverser la tendance n'apportent pas de solutions durables. Il est reproché à ces équipes d'être constituées des personnalités impopulaires dans leurs villages respectifs. Le résultat ne peut être que celui déploré par les populations: Les inscriptions piétinent.

La mise à l'écart des autorités administratives

Les observateurs de la scène politique mentionnent, la mise à l'écart des Chefs traditionnels et Sous-Préfets qui jouaient un rôle important dans la mobilisation des populations comme fait à l'origine du fiasco. En confiant la totalité des pouvoirs aux responsables d'Elecam, ces autorités qui ne peuvent désormais qu'apporter leur concours ne se sentent plus dans l'obligation de jouer pleinement leurs rôles. Dans un tel contexte comment demander à un Chef qui ne gagne rien dans une opération de se battre corps et âmes pour sensibiliser les populations. Ceci est d'autant plus grave que ces derniers auraient eu vent de ce que d'importants moyens financiers ont été mobilisés dans le cadre de cette opération. Même la gratuité de l'établissement de la carte nationale d'identité décrété par le Président de la République ne semble aucunement faire booster les inscriptions. La plupart des cartes établies sont en souffrance dans les commissariats de police. Une autre campagne est actuellement en cours pour la distribution forcée des CNI. Preuve suffisante que les carottes sont cuites.

Pour éviter les démons de 2002...Les pistes de sorties.

Il faut assurément revoir à la hausse le budget d'Elecam, en le faisant passer du simple au double. En dehors du fait qu'il faudra acquérir des moyens de locomotions pour faciliter les déplacements vers les zones enclavées. Les groupes électrogènes seront aussi nécessaires pour l'accélération de l'opération. L'augmentation des effectifs est également un impératif et même du nombre de kits électoraux appelé à passer de 1200 à 3000. C'est le prix à payer pour éviter que le calendrier électoral ne connaisse des chamboulements dus à la prorogation de la date de clôture des inscriptions sur les listes électorales.

Par LCN
Source : L'Epervier

Visite présidentielle: Paul Biya reçu par un planton !
Après une très longue attente, le Président Paul Biya a enfin obtenu une invitation de François Hollande; Président de la République française. A son arrivée hier à Paris, aucun officiel français pour le recevoir à l'aéroport à part Bruno Gain dans le rôle du planton.
Comme tous les observateurs de la scène politique l’avaient prédit, le Président de la République Paul Biya est arrivé en France hier dans une quasi indifférence, ce qui donne le ton de ce que sera son séjour dans l'hexagone.

Qui imagine tout le tapage qu'il y aurait eu dans notre pays si François Hollande avait décidé d'y effectuer une visite de travail? Non seulement le jour de son arrivée aurait été déclaré férié ou presque, mais Paul Biya, son gouvernement, sa famille auraient été obligés de se rendre à l'aéroport de Nsimalen pour accueillir notre illustre hôte. Les militants du Rdpc et les populations auraient été aussi invités «fermement» à se masser sur le parcours emprunté par notre hôte de marque.

A l'inverse, c'est une véritable humiliation qu'a subi notre Chef de l'Etat hier. Il a été reçu non seulement sans la présence d'aucun membre du gouvernement français mais seul l'Ambassadeur de France au Cameroun Bruno Gain a fait le déplacement dans le rôle du parfait planton.


Une visite qui s'annonce difficile pour le lion de Mvomeka

Chacun doit savoir qu'un planton est «un soldat de service auprès d'un Officier supérieur, pour porter ses ordres». C'est aussi une sentinelle fixe sans armes. Qui, peut dire que Bruno Gain ne portait pas hier juste des ordres du gouvernement français? Même l'envoyé spécial de la Crtv a eu du mal à réaliser son reportage rappelant quand même que seuls les Ambassadeurs de France au Cameroun et celui du Cameroun en France attendaient le Chef de l'Etat à sa descente d'avion. Que ce dernier a été reçu ensuite au salon d'honneur par les doyens du corps diplomatique africain à Paris.

Mais le naturel revenant au galop, il n'a pas manqué de parler d'une foule enthousiaste au passage du Chef de l'Etat. Comme par hasard, c'est une jeune fille portant le nom d'Ongolo qui a remis les fleurs à Paul Biya confirmant la confiscation de tout ce qui peut l'être dans ce pays par une seule région.

Selon des sources concordantes, le Gouvernement français s'apprête à assurer le service minimum avec Paul Biya. L'image de Nicolas Sarkozy recevant avec faste Bachar El Assad et Mouammar Kadhafi pour les pourchasser par la suite hante encore les mémoires. Il est donc question de montrer à l'homme qui confisque le pouvoir depuis une trentaine d'années au Cameroun qu'il ne sera pas soutenu au cas où ...

Par  BENJAMIN ZEBAZE                                                                                                                                                                       Source : Ouest Littoral

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 08:48

                                                          Communiqué de presse
                                    De l’association AFRICAINS DU MONDE sur le Mali.
                                 Nous sommes contre l’intervention militaire française au Mali.

                                                             afrique


Nous condamnons la énième intervention militaire française en Afrique et particulièrement au Mali après la récente descente des  raids militaires en Côte d’ Ivoire et en Lybie en 2011, qui ont fait au passage des milliers de morts africains. Cette intervention au Mali ne peut pas être vue comme une action salvatrice mais plutôt  analysée comme une action d’occupation du territoire malien, venant  parachever l’occupation barbare des Djihadistes et offrir  sur un plateau d’or un territoire en agonie en bafouant ainsi la souveraineté d’un pays indépendant.


L’incurie et la faiblesse militaire des pays voisins donnent à la France un rôle de  maton et de gendarme qu’elle s’est toujours donnée en Afrique, notamment au Congo, en Centrafrique, au Niger, au Tchad, au Gabon et en Côte d’Ivoire.
L’actuel Président intérimaire  du Mali Dioncounda Traoré n’a aucune légitimité constitutionnelle pour engager  le pays dans un accord bilatéral comme le soutient le chef de l’Etat français François Hollande.


L’ordre juridique, c’est-à-dire la résolution 2085 de l’O.N.U, n’autorise pas une intervention française, l’éthique et la morale devraient plutôt pousser la France à s’abstenir de toutes interventions sur le territoire africain au regard de ses actions passées non encore réparées, notamment à Madagascar à plusieurs reprises, d’abord en 1896 avec les troupes  de Gallieni qui ont commis un génocide sur la population Malgache, et en  1947 les troupes coloniales sur ordre du  haut-commissaire Pierre de Chevigné font mitrailler plus d'une centaine de militants du MDRM (Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache) et les font emprisonner dans des wagons tout en expérimentant une nouvelle technique de guerre psychologique qui consiste à jeter vivants ces militants d'un avion pour terroriser les villageois de leur région. Au  Cameroun  en 1948  les mêmes méthodes sont utilisées avec  pour la première fois la mise en pratique de la bombe au napalm pour réduire les indépendantistes de L’U.P.C (Union des Populations du Cameroun) au silence.


Par conséquent, il ne peut y avoir d’approbation d’aucune organisation politique, associative, et de tous les autres mouvements africains à l’action en cours au Mali. Il est important de souligner le calvaire, le traumatisme, les atrocités au quotidien, précisément les exécutions sommaires, bras et pieds coupés, les expropriations, les expulsions et le génocide d’Etat que vivent les Noirs en Mauritanie depuis 40 ans sans que cela ne fasse l’objet d’une intervention militaire de la France, de la communauté internationale et des Etats africains voisins.


Par ailleurs ces mouvements Djihadistes et Touaregs, soutenus hier dans leur action de sécession et d’occupation du Mali par la France, ont gagné en confiance et se sont donc autorisé à commettre  les pires exactions, atrocités et destructions des joyaux historiques du patrimoine malien. Les troubles actuels au Mali sont la conséquence directe des aventures guerrières de la France en Lybie avec la dispersion des armes  aux troupes Touaregs venus soutenir le colonel Kadhafi. La France doit faire face à ses erreurs stratégiques dans le Sahel. Nous rappelons à la mémoire du peuple malien leur concours au peuple français pendant l’occupation allemande au cours des deux guerres mondiales au prix de leur sang pour la libération de la France.
Seule la résistance nationale libère de l’occupation comme l’atteste le passé glorieux du Mali avec le roi Sonni Ali qui a chassé les Touaregs qui avaient envahi Tombouctou en 1468 et la résistance héroïque de l’Askia Nouh lors de la guerre contre le Maroc 1593.


Fait le 18 janvier 2013 à Paris.
Thibeaud OBOU – Président de AFRICAINS DU MONDE.
Thibeaud OBOU
Consultant en Stratégie & Expert en Organisation                                                                                                                    Président de AFRICAINS DU MONDE                                                                                                                                                         +33 (0) 6 63 00 93 71                                                                                                                                              www.africainsdumonde.com

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 08:43

Avis de recherche (Cameroun): Aidez-moi à retrouver DASHAKO Samson un criminel refugié au Nigeria.
Il a tué mon frère le Commandant, l’Adjudant-chef Major MENANGA AHANDA Jean-Claude, à TIKO.

Assassin_Recherche-1-.JPGDASHAKO Samson le gendarme recherché.

Monsieur, Madame, Bonjour. Je tiens à porter à la connaissance  des médias  l'assassinat odieux et crapuleux d'un commandant de brigade qui était mon frère perpétré dans une brigade de gendarmerie au Cameroun  dans un état supposé de droit et les difficultés auxquelles la famille du défunt est confrontée face à un silence total de la grande muette .Pour que ce crime ne soit pas étouffé et que justice soit rendue.
 En effet le 09/10/2012, au sein même de l’unité dont il était le Commandant, l’Adjudant-chef Major MENANGA AHANDA Jean-Claude, mon frère était assassiné à TIKO (Localité Camerounaise située dans la région frontalière avec le Nigéria) par un de ses adjoints, l’Adjudant DASHAKO Samson en cavale et réfugié au Nigéria. L’Adjudant-chef Major MENANGA AHANDA Jean-Claude est décédé, le corps horriblement mutilé, transformé en passoire sanglante, après avoir reçu 18 impacts de balles d’une arme de guerre en temps de paix. Lesdits projectiles ayant, pour la plupart, été tirés à bout portant. L’Adjudant-chef Major MENANGA AHANDA Jean-Claude est mort, pour avoir établi l’aberration d’une garde à vue illégale dont était innocemment victime un de ses concitoyens et dont il avait ordonné la libération sine die. Il faut rappeler que ce mardi soir, vers 19h, L’Adjudant-chef Major MENANGA, commandant de la brigade de gendarmerie de TIKO revient à son bureau. Au passage, il rencontre une dame qui l’interpelle au sujet de son frère qui serait gardé à vue depuis deux jours. Le commandant qui n’est nullement au courant de cette situation consulte la main courante où ne figure aucune information sur le concerné. Sur l’insistance de la dame, portant ses recherches dans les cellules, il découvre effectivement la présence du prévenu. Irrité par cette pratique peu orthodoxe qu’il exècre quoique coutumière des poste de police ou de gendarmerie au Cameroun, il demande son adjoint, l’Adjudant DASHAKO, responsable de cette arrestation et détention arbitraire puis, lui enjoint de libérer ce monsieur (qui doit représenter de gros intérêts financiers). Ce dernier refuse d’obtempérer à l’ordre de son supérieur. Il semble qu’il y ait eu des éclats de voix sulfureux entre les deux hommes et les mots du Commandant aurait été passablement rugueux pour dénoncer cette pratique pour le moins recommandable par la règlementation en vigueur. Tout compte fait, c’est un autre gendarme, des trois qui était présent à la brigade qui libère le détenu. Alors que l’on croit l’incident clos, l’Adjudant DASHAKO, tireur d’élite à l’humeur sombre et massacrante qui n’a pas digéré ce qu’il considère comme une humiliation par son chef, s’empare subitement de l’arme avec laquelle  il était en patrouille (on parle d’un fusil d’assaut léger ou d’une Kalachnikov), tire une première rafale de 3 balles dans le dos de son supérieur, qui se dirigeait vers son bureau sis au fond d’un couloir. L’infortuné, tentant de s’y réfugier, est copieusement arrosé d’une autre salve de 9balles qui ont aisément transpercé la porte métallique. Le forcené DASHAKO, dans une sorte de folie meurtrière, l’y rejoint, seul et désarmé, se vidant déjà de son sang. Puis, il achève sa macabre besogne de bouché, éclatant la cervelle à sa victime et lui broyant littéralement le bassin. Puis il ressort, s’engouffre dans sa voiture après avoir lâché en l’air une dernière salve dissuasive, certainement à l’attention des deux autres gendarmes, qui, tétanisés par la peur, étaient terrés à l’extérieur de la brigade. Les premiers à arriver sur le théâtre du drame découvrent un spectacle d’une horreur insoutenable : le corps inerte du commandant de brigade affreusement mutilé par la violence des impacts de balles tirées à bout portant gisant sur un escalier donnant sur son bureau. L’Adjudant-chef Major MENANGA AHANDA Jean-Claude, meurt donc dans son bureau de la main d’un de ses frères d’armes, victime des droits d’un concitoyen que tentait d’écraser la machine des pratiques maffieuses, l’incurie des fonctionnaires de la gendarmerie (comme de tous les autres corps de métier au Cameroun). En outre, l’Etat camerounais, dont l’efficacité de l’appareil sécuritaire ne se manifeste que dans les cas de préservation des intérêts de la caste d’apparatchiks qui en tiennent les rênes, traine dans la procédure d’investigation tout en maintenant le secret le plus absolu sur l’évolution du dossier.
 
Je sollicite donc votre intervention  afin de médiatiser ce drame afin que l'Etat Camerounais y mette un peu du sien afin que l’assassin, DASHAKO Samson, véritable danger public, soit appréhendé, pour qu’aussi, justice soit rendue à la mémoire d’un infortuné défenseur des droits citoyens, MENANGA AHANDA Jean-Claude. Cordialement,  Pièce jointe: Photo de l'assassin recherché supposé avoir trouvé refuge au Nigeria état voisin du Cameroun.
 Par Godefroy frère du tué.

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 23:02

La chasse aux terroristes déclenchée par l’armée malienne soutenue par ses alliés.

 

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           La chasse aux terroristes déclenchée par l’armée malienne soutenue par celle de la France et de la sous-région ouest-africaine semble prendre une forme salutaire, à tel point que l’avancée des troupes française et malienne sur le front de la reconquête est un ouf de soulagement pour tous les Maliens.

Après la reconquête des villes du Nord aux mains d’Ançardine (qui pactise avec les terroristes) par l’armée malienne et française, les populations de la ville des Askia (Gao) s’apprêtent à recouvrer définitivement leur liberté confisquée par les islamistes. Alors, Gao a reçu la visite des forces françaises qui volent au secours des populations de la ville. En tout cas, nos sources signalent que l’aéroport de Gao a été repris par la l’armée française qui y a atterri depuis le samedi dernier à 3 h du matin. Cette descente musclée des troupes françaises à Gao permettra de sécuriser les points stratégiques de la ville.

Pour ce faire, le pont de Wabaria de Gao, l’axe Niamey-Ansongo où sont situés plusieurs ponts et la sortie de Gao direction N’jiwa (où se situe le premier camp des islamistes) sont des endroits où sont stationnées les forces françaises. Aussi, des avions de guerre en provenance de Niamey (Niger) et du Tchad, y compris des commandos et des matériels militaires, ont été transportés via l’Aéroport de Gao pour renforcer le dispositif sécuritaire en place. Toute chose qui prouve que la guerre contre les terroristes et leurs alliés d’AQMI pour la libération des trois grandes villes du Nord (Gao, Tombouctou et Kidal) est d’ores et déjà engagée à Gao. En effet, les quelques djihadistes et islamistes qui étaient confondus avec la population ont été chassés de la ville.
 

KIDAL

Sous les bombardements aériens

Visiblement, la guerre pour la reconquête des villes du Nord occupées par des terroristes s’apparente à une mission-éclair pour les armées malienne et française. Ainsi, sans aucune résistance (comme le pensait certains), l’opération s’est concrétisée de manière spectaculaire par la reprise de certaines villes.

Deux semaines après les premières attaques des forces maliennes et françaises au Nord, les populations locales, enthousiasmées, hissent les drapeaux maliens et français  pour saluer les efforts de l’armée malienne soutenue par les troupes françaises. C’est sur cette lancée que la ville de Gao vient de s’ajouter à la liste de celles qui sont déjà reconquises à coup de canons. Le cap est donc déjà sur la ville de Kidal qui, depuis avant-hier nuit, est sous l’effet de bombardements aériens. Concernant, la ville de Gao, les éléments de la force locale et leurs alliés seraient à la phase de ratissage à travers des fouilles des habitations.

Mais où sont partis ces terroristes, se demandent certains? Selon les uns, les djihadistes ont plié bagages en direction du désert, un endroit qu’ils maîtrisent mieux que quiconque. Selon les autres, ces éléments, dont les affinités avec AQMI ne sont plus à démontrer, n’ont pas tous quitté les grandes villes du Nord et ont pris la population comme bouclier humain pour se défendre. En tout cas, les troupes maliennes et françaises sur le terrain ont une idée de  la qualité d’attaque et de défense de l’ennemi. D’où l’idée de fouiller les résidences et autres habitations après toute opération.

Serge Lath

Source:Le combat

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Affiche-semaine des heros et martyrs  

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Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

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L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

OEDC-copie-1.jpg


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de la diaspora camerounaise

 

 

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Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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Affirmation

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine