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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 17:27

Comprendre la guerre au Mali pour les nuls. Par le professeur  Doumbi Fakoly

 

                             

Si vous n'arrivez pas à lire la vidéo, cliquer sur le lien suivant merci.

http://www.dailymotion.com/video/xx8sri_la-crise-au-mali-par-le-professeur-doumbi-fakoly_news#.URVHLYHnHiR

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 17:24

Kidal (Mali): L’armée malienne et le peuple malien en désaccord avec l’armée française et l’élite maçonnique locale sur la stratégie à suivre.

 

 armee30forces armee nouvellesLes coalisées, c’est-à-dire les troupes maliennes et françaises, n’ont pas la même impression de résistance devant les portes de Kidal. S’il y a un risque de conflits d’intérêts, nous y sommes.

Advienne que le Chef d’état-major général des forces françaises, actuellement dans nos murs, nous en informe. L’Elysée nous montrerait de ce côté ce qu’il pense être «l’allée du jardinier» dans la voix de la recherche de la paix. Et la voix de la première institution de la République au Mali s’est fait entendre. «In mansuetudine magnitudo» : la grandeur est dans la mansuétude. Ce propos est de Sénèque. La bonne surprise n’était pas dans la prise de la ville de Kidal, mais dans l’arrêt-distanciation voulu par les armées françaises arrivées ici les premiers. Ces armées françaises nous font cette impression de ressembler à ces arbres géants de la planète autour desquels s’ordonne l’architecture des forêts dont ils stockent la majorité du carbone. Voilà le rapport qu’a l’armée malienne qui est en voie de reconstruction avec les troupes françaises dans cette guerre de reconquête. Une armée «secouriste» qui avance sans attendre les Maliens. Ces Français entendent donc se construire une réputation dans cette partie du Sahel qui lui est propre. Prétendre l’apostropher dans cette démarche serait hypocrite. Il lui fallait poser des bornes politiques, pour ne pas dire opérationnelles. Ne pouvant s’arrêter puisqu’elle était la seule à proposer sur le terrain des opérations, l’armée française  vient de prendre une position «clivante» sur le dernier point fixe qui est Kidal. Ces soldats commandos sont partis là-bas sans avertir les autres combattants alliés, comme s’ils voulaient envoyer chaque jour (et ce depuis plus de trois semaines de campagne militaire) une carte postale à l’Elysée. Soit ! Mais auraient-ils pu arriver sur l’aéroport de Kidal avec le plus petit nombre de soldats maliens ? En arrivant ici et dans l’état actuel de la gestion MNLA à Kidal, nous revoilà plongés dans une atmosphère anxiogène, MNLA et Français semblent courir plus vite que les autres. A quelles fins ?

Le calendrier de l’avant-bataille de Kidal : si l’armée nationale n’a pas un rythme, elle est dans le rythme de l’intervention ; mais à une différence près : l’Etat-major malien cherchera-t-il à bétonner son agenda ?

On ne change pas une méthode d’intervention militaire sur le terrain et qui a jusqu’ici été « coiffante » pour les islamistes. Cet épisode nous rappellerait quelque chose : les aventures du fin limier, l’Inspecteur Colombo où, dès le début, on sait comment cela va se terminer. Les Français nous intiment d’aller à un dialogue politique avec toutes les populations représentatives du Nord-Mali. Nous discuterons un autre jour de la gestion du Médiateur à mettre en selle. Les Français jouent sur une pente dangereuse avec le MNLA car on dit que «quand le cheval trébuche, c’est le cavalier qui doit se sentir responsable». La route se rétrécit devant le MNLA, alors le cavalier se verra invité à la manœuvre sportive car quoiqu’il dise, le MNLA, en ouvrant sa plaidoirie, racontera une scène qui parlera sans doute à beaucoup de familles maliennes. Mais attention, la pression n’est pas sur notre armée nationale. Le timing des déclarations que nous avons entendu du côté français n’y changerait rien. En tout cas, cela ne change rien à la situation politique créée. Les réactions de Bamako ? Quelques petites phrases bien senties jusque-là. On ne va pas débattre sur des hypothèses, et quand on ne sait rien, on dit que tout le monde attend d’une certaine manière. Comme Samuel Beckett qui disait «En désespoir de cause…», le MNLA cherche toujours sur notre scène nationale à regarder le premier rang des spectateurs. Il se voit déjà transfiguré à la fin de cette guerre. Mais alors, question : peut-il seulement écrire une histoire qui ne sera pas la sienne sur une table rase ? Sur  cela, redonnons la parole au Président Dioncounda Traoré. A elle seule, sa parole pouvait s’opposer à celle du MNLA. Il a choisi de nous amener à la même table des pourparlers qu’eux, tout en se disant qu’ils ne pourront plus protester contre, mais plus jamais hors de l’alliance Mali. Depuis le 17 janvier 2012, les Maliens ont appris à voir le MNLA chanter le mensonge du jour, la vérité de la nuit et le silence du crépuscule. Dur métier de journaliste que le nôtre. Un illustre devancier redevenu révolutionnaire dans la France post-1789, Camille Desmoulins (1760-1794) ; nous prévenait ainsi : «Nous n’avons pas été aussi esclaves que lorsqu’on est devenu républicains…».

Par S. Koné

SOURCE: Le Combat  

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 17:18

Nicolas Sarkozy refuse toujours de rendre la mallette nucléaire. 

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Cela en deviendrait presque une affaire d’état. Ce matin, le journal Le Point rend publique une affaire qui pourrait paraître comique si elle n’était pas inquiétante. En effet, selon l’hebdomadaire, Nicolas Sarkozy, plus de 8 mois après sa passation de pouvoir à François Hollande, rechignerait encore à rendre la fameuse mallette nucléaire. Un couac que tente de résoudre l’Elysée en toute discrétion mais qui pourrait bien se transformer en affaire d’état.

Éviter tout clash

D’après les sources du Point, la situation serait partie d’une bonne volonté, celle de préserver le président sortant, comme le confie cette secrétaire qui travaille à l’Elysée : « Quand Nicolas Sarkozy a du quitter l’Elysée, il était furieux d’avoir perdu cette élection. Personne n’a osé lui demander de rendre la mallette après sa défaite. On s’est dit que ce serait peut-être mieux d’attendre un peu que la déception passe pour la lui réclamer. »

Les semaines et les mois passent. A l’état-major des armées, on s’inquiète de l’absence de l’attaché-case malgré les subterfuges employés par l’Elysée pour cacher l’affaire, comme le souligne cet officier supérieur : « On voit que Hollande a quand même gardé en permanence près de lui un aide de camp avec une mallette semblable. Mais en interne, on sait très bien que c’est une fausse, juste là pour rassurer. Non, là ça devient urgent. Il est grand temps qu’il remette la main dessus. »

En off, on essaye d’expliquer la position délicate de Hollande face au refus de Sarkozy de rendre la mallette, comme le confirme ce conseiller à la présidence : « C’est compliqué. Il faut qu’il la récupère mais il n’a pas non plus envie de s’embrouiller avec Sarkozy. Déjà pour des raisons politiques. Et puis on ne sait pas ce que l’autre pourrait faire s’il se sentait poussé dans ses retranchements. »

Toujours sous couvert d’anonymat, ce conseiller de François Hollande décrypte la volonté de l’actuel Président : « Il n’a évidemment pas l’intention de s’en servir mais il aimerait tout de même la récupérer. Un président sans mallette nucléaire, pour l’image, ça fait pas vraiment chef d’état.»

Nicolas Sarkozy injoignable

Joints par la rédaction du Gorafi, plusieurs proches de Nicolas Sarkozy ont confirmé l’affirmation. S’ils concèdent que son attitude peut avoir quelque chose d’immature, ils tentent d’en justifier les causes : « Nicolas a très mal vécu ce revers politique. Il s’est complètement renfermé sur lui-même et dès qu’on lui parle de la mallette, il se mure dans le silence. Personnellement, je sais que quand il voit le numéro de l’Elysée s’afficher sur son portable, il ne prend même plus le temps de répondre. »

Source : Le Gorafi

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 09:50

L'intervention francaise au Mali est une honte pour toute l'Afrique selon le président Guinéen Alpha Condé.


Alpha-Conde.jpg

L’intervention militaire française au Mali pour aider ce pays à se débarrasser des islamistes est « une honte » pour l’Afrique, soixante ans après les indépendances, a déclaré le président guinéen, Alpha Condé, en regagnant mardi son pays, après avoir pris part au 20ème Sommet de l’Union africaine (UA), à Addis-Abeba, en Ethiopie.

A cet égard, il a révélé qu’un des thèmes du prochain Sommet de l’institution continentale, prévu le 25 mai prochain à Addis-Abeba, commémorant le 50è anniversaire de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), devenue UA, portera sur la prise en charge par les Africains des règlements des conflits en cours sur le continent.

« Même si toute l’Afrique a salué l’intervention des forces militaires françaises au Mali en proie à l’implantation sur son territoire des islamistes et autres narco-trafiquants, c’est une honte pour nous après 60 ans d’indépendance que la France vienne régler un tel problème sur le continent », a-t-il dit.

Toutefois, il a reconnu que si la France n’était pas intervenue, l’implantation des islamistes et autres narco-trafiquants serait une catastrophe pour le Mali, voire pour toute la sous-région et le monde entier.

Le président Condé a invité à une réflexion au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur les solutions africaines à apporter à l’avenir à de tels problèmes, car, a-t-il assuré, l’Afrique Centrale a réglé, sans le concours de l’Occident, le problème en Centrafrique.

L e chef de l’Etat guinéen, qui avait annoncé récemment l’envoi prochain au Mali d’un contingent de 125 militaires de son pays pour renforcer les forces africaines déjà déployées aux cotés des militaires français, a affirmé que la Guinée apporterait, sans en préciser le montant, une contribution à l’enveloppe requise devant être décaissée au profit du Mali.

« Comme l’avait dit le défunt président, Ahmed Sékou Touré, la Guinée et le Mali sont les deux poumons d’un même corps (…) Alors nous sommes obligés d’apporter notre contribution en faveur du Mali qui se bat pour une cause noble et juste pour que le second poumon ne meurt pas », a-t-il déclaré.

On rappelle que sur un budget prévisionnel de plus de 900 millions de dollars américains proposé par la CEDEAO, la réunion des donateurs à Addis-Abeba a enregistré les promesses de décaissement d’une enveloppe de 455 millions de dollars destinée à la logistique, à l’entretien des forces africaines, initialement estimées à 3.300 hommes, mais plus que le double actuellement, sur place au Mali et à la mise à niveau de l’armée malienne.

Source : africanmanager.com

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 09:30

Mondial 2022 - Qatargate : le scandale de trop pour la Fifa ?

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"France Football" met au jour une corruption massive pour l'attribution de la Coupe du monde au Qatar. Un scandale qui s'ajoute à une longue liste.

Sepp Blatter, le président de la Fifa, le 2 décembre 2010, lors de la victoire du Qatar pour organiser le Mondial 2022. © Philippe Desmazes / AFP
La Fifa soupçonnée de délit de favoritisme pour désigner l'organisateur d'un Mondial ? L'histoire semble se répéter. Dans son édition du 29 janvier, le journal France Football s'attaque violemment sur 13 pages à un événement qui avait soulevé nombre de réactions : l'attribution de l'organisation de la Coupe du monde de football 2022. En cause, les deux principaux intéressés, le Qatar, pays hôte désigné, et la Fifa, l'instance décisionnaire. Des révélations d'autant plus étonnantes que la plus haute instance mondiale du foot et le bihebdomadaire sont partenaires dans le cadre de la remise du Fifa Ballon d'or (nom officiel depuis la fusion du Ballon d'or France Football et du meilleur joueur Fifa)...

 
Les faits avancés par le journal sont lourds, graves, moralement abjects et certainement répréhensibles pénalement. Au programme, achats de votes, interceptions de mails, conflits d'intérêts, confiscation des passeports des travailleurs népalais construisant les stades, décès non déclarés, etc. Les millions en jeu dépassent l'entendement et le nom des personnalités impliquées fait froid dans le dos. Notamment celles participant à cette réunion secrète du 23 novembre 2010 au... palais de l'Élysée !
Ce jour-là, l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy convie Michel Platini, président de l'UEFA, Tamim bin Hamad al-Thani, prince du Qatar, et Sébastien Bazin, président du Paris-SG de l'époque. Et là, la teneur des propos tenus - s'ils sont avérés - témoigne d'une stratégie qatarie parfaitement huilée. Le prince du Qatar veut une chose : le vote de Michel Platini. Et pour cela, il se serait dit prêt à - accrochez-vous ! - racheter le PSG, augmenter sa présence dans l'actionnariat du groupe Lagardère et créer une chaîne de sport pour concurrencer Canal+. Le tout évidemment en faisant la part belle aux entreprises françaises de BTP au moment de la future construction de la dizaine de stades qui accueilleront le Mondial 2022...
Mussolini, Hitler...
Ce n'est pas la première fois malheureusement qu'une affaire de corruption vient éclabousser la Fifa. La Fifa, gardienne du temple du football, fondée en 1904, a pour leitmotiv la défense des valeurs du sport et la promotion des valeurs humanistes (comme les innombrables campagnes contre le racisme semblent l'indiquer). Mais elle a rarement fait appel à la morale pour gérer son business. Exemple, avant même la Seconde Guerre mondiale, cette association d'origine suisse se fourvoie en attribuant l'organisation de la Coupe du monde 1934 à l'Italie de Mussolini. Mieux, elle a même très longtemps pensé à l'Allemagne nazie d'Adolf Hitler pour être le pays hôte du Mondial 1942. Mais guerre oblige, l'histoire en décidera autrement...
Et que dire de la Coupe du monde 1978 en Argentine ? Non contente d'organiser le Mondial dans un pays en dictature, la Fifa choisit un régime qui utilise les stades de football à une tout autre fin que des rencontres sportives : l'exécution des prisonniers politiques ! Comme si, aujourd'hui, le Mondial était attribué à la Syrie... Cela relativise (un peu) le fait que la Fifa ait favorisé le Qatar pour obtenir le Mondial 2022. Avant, cette organisation s'asseyait sur les droits de l'homme. Aujourd'hui, elle y ajoute le droit pénal financier.
Connivence, conflits d'intérêts, collusion font partie de l'ADN de cette institution dont l'histoire est rythmée par les scandales. "Les faits l'ont prouvé, il y a une vraie culture de la corruption au sein de la Fifa. Il ne faut pas être naïf, il y a des gens qui en vivent très bien et des nations qui ont une relation très détendue avec la corruption", lance Guido Tognoni, ancien chef de projet des Coupes du monde 1990 et 1994, viré de la Fifa en 2003.
Ballon rond ou foot-business ?
Et voici quelques affaires qui montrent que la Fifa ne pense pas qu'au ballon rond. Depuis 1998, l'entreprise Match Hospitality possède l'exclusivité des forfaits Coupe du monde-billet de stade-hôtel. Or, les conditions d'appels d'offres de ce marché sont plutôt douteuses, puisque le neveu de Sepp Blatter fait partie des actionnaires de cette société. Sepp Blatter, président de la Fifa depuis... 1998 !
Une autre affaire récente a aussi mis en lumière la corruption qui règne à la Fifa. Il s'agit du dossier ISL, un groupe de marketing sportif basé à Zoug en Suisse. Partenaire de la Fifa, cette entreprise gérait en exclusivité les droits de retransmission de la Coupe du monde et les contrats de marketing. Mais cette boîte a mis la clé sous la porte en 2001, à cause d'une faillite estimée à 300 millions de francs suisses. S'estimant lésée, la Fifa dépose une plainte. Sauf que le parquet suisse fait son travail et enquête. Résultat, le procureur de Zoug décide de poursuivre... la Fifa pour délit de favoritisme et gestion déloyale ! En 2008, le tribunal relaxe l'organisation. Motif : à l'époque des faits, les rétrocommissions censées "lubrifier les relations commerciales" (propos mêmes du président de cette audience) ne revêtaient pas un caractère illégal.
La Fifa sort impunie de ces scandales. Pourquoi changer ses habitudes ? "La Fifa a beau être une organisation internationale, elle est régie par le droit suisse, et seulement le droit suisse. Même s'il est bien sûr possible de poursuivre pénalement les antennes basées dans chaque pays si elles ont commis une infraction au sens de la loi du pays d'accueil", explique un avocat du cabinet Bertrand, spécialisé dans le droit du sport.
Pour ce nouveau dossier qatari, il faudrait une plainte d'une personne qui s'estime lésée. Reste à savoir si quelqu'un en aura le cran au regard de la puissance financière de cette institution.
Par Alexandre Borde et Alexandre Ferret
Source : Le Point


LA GUERRE DES CLANS : MONÉTARISTES CONTRE FISCALISTES.


Monétaristes contre fiscalistes

Moult aristocrates ouvriers, quelques bureaucrates syndicaux, et nombres de «bobos» ayant thésaurisé tout l’été demandent aujourd’hui à être conseillés afin de planquer leurs deniers durement gagnés en ces temps d’austérité économique aggravée.

J’ai donc visité Internet à la recherche d’économistes avisés. Je suis tombé sur une vidéo très instructive où un gang de spécialistes pédants, probablement des Républicains américains, se pourfend et s’épand en conjectures contradictoires (1). J’ai pensé utile de traduire, pour la compréhension d’un béotien, leur bavardage discordant. Je cite au hasard trois phrases remarquables prononcées par ces parangons du capital : « Nous sommes tous esclaves du gouvernement mondial dirigé par les banques centrales », et « Le marché libre (sic) finira par réagir et se mettre au diapason de la réalité économique », et enfin « Nous savons tous qu’il y aura un prochain QE3 » !?...

Dans le milieu de l’oligarchie financière mondiale, la bisbille fait rage au sein de la famille capitaliste monopoliste entre, d'une part, ceux que j’appellerai – faute de mieux – le clan des « monétaristes », et, d'autre part, le clan des « fiscalistes ». Les capitalistes monopolistes partagent actuellement le pouvoir politique avec les « monétaristes » en opposition aux « fiscalistes ». La vidéo précitée vous présente les récriminations des « fiscalistes ». Voilà pour le portrait de famille, analysons maintenant les propos de ces radicaux (!)

Les « monétaristes » – ministres des finances, boursicoteurs, investisseurs, Présidents de banques centrales – utilisent pour faire face à la présente dépression la seule arme qui demeure à leur disposition, la planche à billet – une métaphore pour désigner l’action des banques centrales et l’injection du carburant « crédit-argent » dans l’appareil de reproduction – Ceux-là impriment et jettent du papier monnaie dans la chaudière du Titanic financier-boursier mondial en train de sombrer, ce misérable rafiot économique plombé.

La triste mondialisation-globalisation-néolibérale inévitable

Conservez, je vous prie, cette idée à l’esprit : mondialisation, globalisation, intégration économique néolibérale ne sont pas de vains mots; la façon que la présente crise s’approfondit le démontre à l’envi. Il ne vous est plus offert une variété d’économies nationales indépendantes : l’étatsunienne, la japonaise, la française, l’allemande ou la canadienne… Ces temps sont révolus et l’on ne peut revenir en arrière malgré les cris futiles et désespérés des conseillers économiques réclamant de « démondialiser sans néolibéraliser » (2). Il n’y a dorénavant, de gré ou de force, qu’une seule et unique économie-politique mondiale, l’économie politique impérialiste où tous les joueurs s’affrontent, banquiers, financiers, firmes multinationales, trust transnationaux, cartels plurinationaux, gouvernements impérialistes grands et petits et néo colonies, tous imbriqués les uns dans les autres, tous interdépendants les uns v is-à-vis des autres, mais n’ayant pas tous, tant s’en faut, la même puissance de gouvernance.

C’est la raison pour laquelle tous ces acteurs déchirent leur chemise sur la place boursière publique présentement : A) Qui, pour réclamer un troisième QE ou Quantitative Easing – assouplissement quantitatif – ou plus communément appelée une émission de monnaie inflationniste et dévaluationniste de la part de la Reserve Fédérale américaine (3) ; B) Qui, pour exiger des politiques fiscales restrictives abolissant des services publics, ou réduisant les salaires, et le pouvoir d’achat des travailleurs, des chômeurs et des étudiants afin de rediriger cet argent directement dans les goussets des banquiers, des manufacturiers – ce que ces gens appellent pudiquement et hypocritement des sources d’« investissements ». Pourquoi de nouvelles sources de capital d’investissement peut-on demander ? Le capital-argent, qui croitrait de 14% par an ne manque pourtant pas sur le marché boursier international [Challenges, 6.03.2008]. À titre d’exemple, au Cana da, 578 milliards de dollars canadiens sont en réserve, inutilisés, présentement sur les comptes bancaires des firmes impérialistes canadiennes (!).

Le deuxième clan, que nous appellerons pour les besoins de la cause les « fiscalistes », arguent qu’ils sont pris en otage par les politiciens et les Présidents des banques centrales – en fait par les « monétaristes » – qui refusent de se plier à leurs remontrances.

De la contradiction dans le camp des profiteurs

Quelles sont les exigences de cette engeance de « fiscalistes » ? Les voici : Que les États souverains surendettés et les banques centrales discréditées cessent de frapper monnaie et qu’ils frappent les travailleurs et les petits employeurs de nouvelles taxes et de nouveaux impôts et qu’ils osent rediriger ce capital-argent extorqué directement dans les goussets du moins de un demi de un pourcent d’aristocrates financiers mondiaux multi milliardaires qui les feront fructifier, du moins ils l'espèrent (4). Reagan, Madame Thatcher et Bush avaient déjà colporté ce bobard auparavant !

Mais pourquoi les politiciens de tous poils, les Présidents de banques centrales et les « monétaristes » en tout genre ne se plient-ils pas à ces exigences ? Subodorent-ils une manigance ? Pourquoi Barak Obama et les chefs d’État européens, japonais, australiens, canadiens ne se rendent-ils pas aux raisons des « fiscalistes » ? Tout simplement parce qu’ils ne le peuvent pas, du moins, pas aussi vite que le souhaiteraient la clique des « fiscalistes ».

Ce sont les pions politiciens et les larrons « monétaristes » qui sont au front, ce sont eux qui tiennent les rênes du pouvoir et qui font face à la résistance ouvrière et populaire, aux chômeurs et aux désœuvrés saqués, aux pauvres affamés, aux petits bourgeois paupérisés, aux autochtones enragés et aux étudiants masqués et casqués (5). Ceux-là savent que s’ils forcent la note ils auront une insurrection sur les bottes. D’autant qu’ils ont déjà, ces ministres et députés, ces banquiers, ces policiers militarisés, perdu le contrôle de leurs mercenaires essaimés à travers le désert incendié.

Les corsaires du désert

La bride sur le cou, après avoir rompu leur licou, les corsaires du désert mènent leurs affaires pour leur propre compte et font monter les enchères que la France tente de faire taire, hier en Côte d’Ivoire, aujourd’hui au Mali, demain qui sait en Algérie ! Mais ces flibustiers débridés, que la CIA et la DGSE-DST ont armés, sont à l’œuvre aussi en Mauritanie, au Niger, en Algérie, en Syrie, en Somalie, en Tunisie, en Égypte, au Yémen, en Irak, en Afghanistan, au Soudan, au Congo, en République Centre Afrique, autant de foyers de résistance où les prétendants au titre de « gendarme international » ne parviennent pas à maintenir le couvercle sur l’autoclave social mondial. Alors de grâce gémit le sous-fifre, que nul n’ordonne aux politiciens et aux « monétaristes » d’envenimer la situation en Grèce, en Italie, en Espagne, en France, au Canada et au Portugal par des mesures anti sociales radicales.

Chaque chose en son temps, répliquent les « monétaristes » prévaricateurs aux « fiscalistes » intempestifs. Les malins politiciens savent que le prochain QE3 (émissions de capital-argent inflationniste) approfondira davantage la crise économique et que toutes les banques centrales du monde – sauf peut-être la banque centrale de Chine – dévalueront leur monnaie (dont souffriront énormément les 15 pays sous le joug du Franc CFA. D’autres soulèvements et d’autres guerres «humanitaires» en perspective) (6).

Par cet audace monétaire tous ces voraces chacals obtiendront le bénéfice recherché – la dévaluation de la marchandise « monnaie » et par ricochet la dévaluation de la marchandise la plus convoitée qui soit, la « force de travail », d’où une revalorisation relative des autres marchandises – une revalorisation de la valeur du surtravail et de la plus-value et aussi, par la bande croient-ils, une réévaluation du Yuan chinois – quasi seule monnaie nationale présentement sous-évaluée.

Par la même occasion, les gouvernements nationaux dégraisseront leurs dettes souveraines et spolieront les petits et les grands épargnants – [les fonds de pension spéculatifs notamment] – et tous ceux qui n’auront pas planqué leur «blé» dans les paradis fiscaux comme ces messieurs Depardieu et Arnault (7).

Pour conclure

Morale de cette guerre des clans entre « monétaristes » et « fiscalistes », messieurs et mesdames convertissez votre capital-argent en Yuan chinois, en Franc suisse ou en Or-métal si vous le pouvez. Mais je sais très bien pauvres gens qu’il y a longtemps que vous ne contrôlez plus votre argent dont le banquier s’est emparé. S’il est un investisseur argenté qui lit ce papier, convertissez votre capital-argent en denrée de première nécessité, dont les prix seront bientôt majorés. La famine pousse à manger quel que soit les prix sur les marchés, mais cela, vous le savez.

Pour les ouvriers, les employés, les travailleuses, les étudiants, les autochtones et les petits rentiers paupérisés, laissez-moi vous conseiller de vous braquer, de résister; manifestez; refusez de payer; gardez-vous que l’on vous désarme, que l’on vous taxe, que l’on vous impose toujours davantage, que l’on vous saque. Ouvriers et travailleuses «investissez» dans la solidarité et résistez, voilà la recommandation de votre «conseiller financier».


Par Robert Bibeau____________________________________________________

(1) http://www.youtube.com/watch?v=ZxIwwqfRMGk
(2) Richard Le Hir. Démondialiser, et vite ça urge! 9.01.2013. http://www.vigile.net/Demondialiser-et-vite-Ca-urge
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif
(4) http://www.centpapiers.com/quand-la-science-decouvre-les-1-qui-dirigent-leconomie/
(5) Robert Bibeau. Gratuité ou marchandisation de l’éducation. Quelle solution? 23.01. 2013. http://www.centpapiers.com/gratuite-ou-marchandisation-de-l%e2%80%99education-la-resistance-etudiante/
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_CFA
(7) Robert Bibeau. La crise économique dans tous ses méfaits. 26.09.2012.
http://www.alterinfo.net/LA-CRISE-ECONOMIQUE-DANS-TOUS-SES-MEFAITS_a81805.html

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 09:28

« L’Algérie est clairement la suivante sur la liste »
Michel Collon
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Entreretien accordé au quotidien algérien La Nouvelle République à propos de la guerre au Mali, du conflit syrien et des « printemps arabes ».
 
 
Michel Collon est écrivain et journaliste indépendant. Il écrit des livres, collabore à des documentaires et a fondé le Collectif Investig’Action. Celui-ci anime le site Internet michelcollon.info avec une newsletter hebdomadaire diffusée à 100 000 abonnés en trois langues : français, espagnol et anglais. Il est spécialisé dans l’analyse des stratégies de guerre, des relations Nord-Sud et des médiamensonges.
 
Il a organisé des déploiements d'observateurs civils en Yougoslavie et en Irak, et s'est rendu en Libye en juin et juillet 2011. Il est co-auteur du film documentaire Les Damnés du Kosovo sur la guerre menée par l’Otan en Yougoslavie. Il a produit le documentaire de Vanessa Stojilkovic Bruxelles–Caracas sur l’expérience du Venezuela. Il est membre du Conseil consultatif de la télévision latino-américaine TeleSur. Michel Collon s'est fait connaître du grand public francophone lors de ses passages à l'émission « Ce soir ou jamais » de Frédéric Taddéï (France 3). Ses idées et son argumentation ont suscité l’intérêt des téléspectateurs.
 
Son livre Bush le cyclone (2006), prenant pour point de départ la catastrophe de La Nouvelle-Orléans et la guerre en Irak, étudie les liens entre l’économie et la guerre, ainsi que le rôle des médias. Son livre Les 7 péchés d’Hugo Chavez, publié en 2009, analyse les raisons de la pauvreté de l’Amérique latine, la politique générale et l’histoire des multinationales pétrolières. Il décrit l’entreprise menée par Hugo Chavez pour libérer son pays de la pauvreté et de la dépendance envers les USA. Son livre Israël, parlons-en ! comporte vingt entretiens avec des spécialistes juifs et arabes, européens et nord-américains : Noam Chomsky, Sand, Alain Gresh, Tariq Ramadan, Mohamed Hassan… Il en a rédigé la synthèse sous le titre Comment parler d’Israël.
 
Au cœur de tout son travail et du site michelcollon.info, on trouve en effet l’idée que, face à la désinformation, le rôle des citoyens est essentiel pour garantir le droit à, l’info. Son livre Libye, Otan et médiamensonges (septembre 2001), tout en ne cachant pas les fautes de Kadhafi, a exposé les véritables objectifs des Etats-Unis, de la France et de l’Otan par rapport au pétrole, au contrôle du Moyen-Orient et au maintien de l’Afrique en dépendance des multinationales.
 
Son dernier livre, corédigé avec Grégoire Lalieu et publié en décembre 2011, La Stratégie du Chaos (Impérialisme et islam – Entretiens avec Mohamed Hassan) analyse la nouvelle stratégie mondiale des USA pour le contrôle des richesses et des régions stratégiques du monde musulman (Méditerranée, Moyen-Orient, Corne de l’Afrique, Asie du Sud) en liaison avec la crise économique mondiale.
 
La Nouvelle République : Vous avez travaillé sur l'intervention militaire en Libye et ses répercussions stratégiques sur la région du Sahel, quelle est votre approche sur la situation au Nord-Mali et son impact régional et international ?
 
Michel Collon : Je pense que l’intervention de la France contre le Mali, c’est la continuation de la guerre contre la Libye et contre la Syrie. C’est une nouvelle phase dans ce que j’appellerais la recolonisation ou le fait de stabiliser la colonisation de l’Afrique en général, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest. Je pense que la chose qui n’est jamais traitée dans les médias européens et des Etats-Unis, c’est que le Mali et toute la région est pour la France, je veux dire la France officielle, la France des 1%, une zone de richesses naturelles que les multinationales françaises considèrent leur appartenir et pas aux populations locales.
 
L’exploitation des mines d’or par des groupes français comme Bouygues, dans des conditions scandaleuses avec de nombreux mineurs qui meurent à cause de l’utilisation du cyanure et de l’arsenic sans prévention et sans soins corrects, est la preuve que ces multinationales sont prêtes à écraser des êtres humains pour maintenir ou augmenter leur profit. Au Mali, on trouve également des gisements d’uranium ; c’est une richesse stratégique pour la multinationale française Areva, numéro un dans l’exportation du nucléaire au niveau mondial et la France a toujours fait en sorte de s’assurer le contrôle des gisements d’uranium et pour cela, elle a commis les pires crimes.
 
Et, donc, quand on veut voir comment la France considère les richesses naturelles, il suffit de voir l’exemple du Niger, c’est le pays n°174 sur la liste du développement humain, c'est-à-dire le dernier pays, le plus pauvre, les Nigériens ont une espérance de vie de 49 ans et moins de trois enfants sur dix vont à l’école. Et lorsqu’on a demandé à la multinationale Areva de faire un geste pour ces enfants, elle a répondu que ce n’était pas son problème, donc les Nigériens peuvent crever de faim, littéralement, et les Maliens aussi, pendant que des firmes comme Areva et celles qui travaillent avec elle, c'est-à-dire Suez, Bouygues, Alstom, construisent des profits fabuleux et que leurs actionnaires et leurs principaux dirigeants se construisent des châteaux un peu partout dans le monde.
 
Donc on a l’or, l’uranium, on a bien entendu le gaz et le pétrole, avec des richesses très importantes en Algérie et aussi dans d’autres pays de la région, et on constate qu’il y a une guerre pour les matières premières qui se mène, avec comme acteurs principaux, la France, les Etats-Unis, mais aussi le Qatar qui joue un rôle trouble en coulisses et qui veut devenir le n°1 mondial du gaz en alliance avec les Etats-Unis et contre la Russie, et donc je pense que cette guerre au Mali, c’est une guerre contre les patriotes maliens qui ont essayé de mettre fin à la corruption et de faire en sorte que les richesses naturelles du Mali profitent aux Maliens et permettent de mettre fin à la pauvreté. C’est une guerre contre le Niger, dont l’uranium est absolument stratégique.
 
C’est une guerre contre l’Algérie, parce que ce pays a lui aussi des ressources naturelles très importantes comme chacun sait. Il n’entend pas les offrir aux multinationales françaises et autres, donc c’est un pays qui conserve un secteur public important. C’est un pays qui résiste à Israël, qui a refusé de s’intégrer dans l’Otan et dans Africom, l’organisation militaire des Etats-Unis pour le contrôle des richesses de l’Afrique. Ses dirigeants militaires ont très clairement expliqué que le but d’Africom, donc le but des interventions militaires que les Etats-Unis préparent dans toute l’Afrique, c’est d’empêcher que l’Afrique ne soit indépendante et n’aie des partenaires comme la Chine, le Brésil, la Russie et d’autres pays.
 
Leur vision, c’est que l’Afrique doit rester la chasse gardée des puissances coloniales européennes et j’emploie à dessein le terme colonial parce que, selon moi, le colonialisme n’est pas fini, il a seulement changé de forme. Et la question de la Chine et de sa présence en Afrique comme partenaire alternatif est très importante et le meilleur exemple c’est que le jour où au Niger, il y a un président qui a commencé à vouloir rencontrer les Chinois pour discuter des alternatives commerciales, il a été très rapidement destitué par un coup d’Etat organisé par la France.
 
Que pensez-vous de l'évolution de la situation en Syrie et du rapport de force entre les groupuscules et milices qui composent l'« ASL » et l'armée nationale syrienne, et quel avenir voyez-vous pour une Syrie en proie à une guerre totale ?
 
La Syrie est l’objet d’une guerre qui est en réalité menée par une coalition : les Etats-Unis, la France, Israël discrètement dans les coulisses, la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar. On sait, le New York Times l’a confirmé, que les Etats-Unis fournissent des armes aux rebelles syriens via l’Arabie Saoudite et le Qatar. C’est donc assez ironique, ce serait drôle, si ce n’était tragique, de voir que l’Occident nous dit qu’il va apporter la démocratie en Syrie grâce à l’Arabie Saoudite et le Qatar qui sont deux régimes théocratiques, ce qu’il existe de plus réactionnaire sur le plan politique et social et de plus fanatique sur le plan religieux, et que ce sont des régimes traitant les femmes comme des animaux et traitant les travailleurs comme des esclaves, littéralement l’esclavage règne au Qatar, en Arabie Saoudite, et c’est avec ces gens-là qu’on prétend apporter la démocratie.
 
Donc, il est certain qu’en Syrie, il y a beaucoup de choses qui devraient changer, et je pense que tous les patriotes syriens, y compris ceux de l’opposition, devraient entamer un dialogue pour voir ce qu’il faut changer et comment le changer, et établir un programme. Mais l’objectif des agents des Etats-Unis, de la France, de l’Arabie Saoudite et du Qatar n’est pas d’amener la démocratie en Syrie, parce que si on amène la démocratie dans le monde arabe d’une manière générale, que vont dire les Arabes : que l’agression et le colonialisme israélien, c’est intolérable, qu’il faut y mettre fin, qu’il faut donner leurs droits aux Palestiniens, que sur le plan économique et social, le vol des ressources naturelles, le pétrole essentiellement, et d’autres par les multinationales avec comme effet de maintenir la pauvreté dramatique dans des pays comme l’Egypte et ailleurs. Je veux dire que le pétrole est une ressource qui devrait servir globalement à la nation arabe, quel que soit l’endroit où il se situe et donc s’il y avait la démocratie, les Arabes diraient que le pétrole doit leur profiter pour mettre fin à la pauvreté, à la dépendance et au colonialisme et qu’il faut cesser de considérer qu’il appartient à Exxon, British Petroleum et Total. Donc, je pense que ce qui se passe en Syrie est très important et j’espère que le peuple syrien va trouver les forces pour s’unir et pour résister à une agression très très grave.
 
On constate la situation instable et anarchique des pays qui ont connu « le printemps arabe » ; êtes-vous optimiste à l'idée d'une éventuelle sortie de crise ?
 
Je pense que les Etats-Unis, la France et leurs alliés craignent énormément les peuples arabes, craignent qu’ils soient unis et qu’ils prennent leur sort en main. Je pense donc que les Etats-Unis et compagnie craignent énormément la démocratie dans le monde arabe, la preuve, c’est que leurs meilleurs amis sont les régimes les plus dictatoriaux, Arabie Saoudite, Koweït, Qatar, Emirats, Jordanie, et qu’ils ont essayé de protéger jusqu’à la dernière minute les régimes en Egypte et en Tunisie. Par rapport à ça, il est très important que les peuples arabes s’unissent entre eux pour échapper à ces manœuvres qui sont coloniales et la seule façon de le faire, à mon avis, est de proposer à la nation arabe un programme indépendant des multinationales et des puissances coloniales, un programme dans la lignée de ce que le Mouvement des non-alignés a voulu mettre en place dans les années 60, un programme qui, comme Chavez et Evo Morales en Amérique latine, met au centre la récupération de la souveraineté du pays, l’utilisation des richesses au profit de ce que je vais appeler les 99%, au profit de la grande majorité, au profit de la population, et pas au profit du 1%, et que, aussi, c’est la nation arabe dans ce sens-là qui doit s’unir avec les autres forces de libération qui existent en Afrique noire, en Amérique latine et ailleurs.
 
Cela me semble très important et je crois que si l’on veut mettre fin à ces agressions, c’est la piste de l’unité d’un programme de souveraineté qui est la clé.
 
Dans une de vos nombreuses interviews, vous avez déclaré que l'Algérie est la future cible si elle ne plie pas devant les multinationales, pouvez-vous nous éclairer sur cette thèse ?
 
Je pense que l’Algérie est un pays qui a une longue histoire de résistance au colonialisme. Sa lutte de libération a été une des plus courageuses et exemplaires de toute l’Afrique. Elle a été en pointe avec quelques autres pays dont la Yougoslavie elle aussi attaquée par le colonialisme moderne, un pays détruit d’ailleurs, elle a été en pointe pour établir une solidarité du Tiers-Monde dans la résistance au colonialisme, et je pense qu’elle est la « bête noire » pour cette raison depuis très longtemps.
 
Je ne vais pas dire que tout va bien en Algérie et qu’il n’y a pas des problèmes importants et des maux à régler, mais je pense qu’elle est la bête noire parce qu’elle représente une force de résistance à Israël, aux Etats-Unis, au colonialisme en général des multinationales, et on sait que tout comme la Libye, l’Algérie s’est distinguée en finançant des projets de développement économiques et sociaux alternatifs, développement indépendant de pays d’Afrique noire. Et je crois que là, elle heurte les intérêts de la Banque mondiale et du FMI qui sont justement les employés des multinationales dont on a parlé, et la Banque mondiale et le FMI sont les gendarmes financiers des multinationales, ce sont aussi des assassins financiers quand on voit comment ils se comportent en Afrique noire, surtout où vraiment ils détruisent les programmes d’éducation, de santé, d’aide aux petites entreprises, d’aide aux paysans pour transformer les pays en véritables boulevards ouverts aux multinationales. Donc, je crois que c’est pour cette raison qu’on a éliminé Kadhafi et je crois que c’est pour cette raison que l’Algérie est clairement la suivante sur la liste.
 
Concernant la prise d’otages à In Amenas, dans ce genre d’évènement, évidemment, on doit être prudent dans la mesure où beaucoup de choses se déroulent dans les coulisses dont nous ne sommes pas forcément informés. Les prises d’otages civils sont une méthode de lutte que je réprouve totalement et je pense que cette prise d’otages-là, dont l’Algérie a été victime, avec un nombre important et fort regrettable de victimes civiles, soulève plusieurs questions. Essentiellement, il y a deux choses qui me semblent bizarres dans cet évènement : la France attaque des forces qu’on appelle islamistes au Mali et les forces islamistes ripostent en attaquant l’Algérie, quasiment le pays qui avait dit qu’il ne fallait pas faire la guerre et qu’il fallait négocier entre les différentes parties, donc ce n’est pas très logique. Et deuxièmement, ils en veulent à la France, et ils attaquent British Petroleum, un concurrent de Total. Ça n’a aucune logique. Sachant que ces forces ont été armées en Libye – c’est archi connu – sachant que la France et les Etats-Unis, et l’Otan en général, ont passé une alliance pour renverser Kadhafi avec le groupe islamique de combat libyen qui est donc la section libyenne d’Al-Qaïda et qu’aussi on a retourné certaines forces qui étaient en Libye en leur faisant des promesses – ça se trouve dans toute une série de revues plus ou moins spécialisées et ce n’est pas du tout un secret – je crois que cette prise d’otages pose beaucoup de questions.
 
La victoire politique de certains leaders progressistes en Amérique latine aidera-t-elle à l'émergence d'un pôle de résistance à l'impérialisme US et ses alliés et serviteurs à travers le monde ?
 
Absolument. J’ai mentionné Chavez, Evo Morales, vous avez aussi Correa et d’autres dirigeants, c’est frappant que les latino-américains ont repris espoir depuis 1999 et la victoire de Chavez qui a réussi à mettre en œuvre une politique économique et sociale de récupération des richesses, d’utilisation des richesses au service de la population, tout ça avec un grand développement de la démocratie, des comités de quartier, des débats politiques, des médias libres, et en général, pour moi qui suis allé plusieurs fois au Venezuela, il est très frappant de voir la politisation dans le bon sens du terme et la fertilité du débat politique au Venezuela, y compris parmi les révolutionnaires, donc c’est vraiment l’espoir qui est rendu à l’Amérique latine, et Chavez a toujours inscrit son action dans le sens de construire une unité des forces progressistes et indépendantes d’Amérique latine, d’Afrique, auxquelles il accorde une importance énorme, du monde arabe, de l’Asie également, et je souscris totalement à cette perspective de Chavez.
 
Nous avons besoin d’un front contre les manœuvres impérialistes et des puissances néocoloniales, nous avons besoin d’un front pour permettre à l’humanité d’échapper à la dictature des multinationales, à la dictature du 1%.
 
Comment voyez-vous l'avenir de cette planète ? Etes-vous optimiste ?
 
Je pense que oui. Je viens d’expliquer que nous sommes les 99% contre le 1% et donc le 1% se maintient au pouvoir par la force, bien sûr, par la violence, mais aussi et beaucoup par le mensonge, par la tromperie de l’opinion publique en cachant que toutes ces guerres sont économiques, en cachant les véritables politiques qui affaiblissent le tiers-monde, la majorité de l’humanité, et je pense que si nous arrivons à développer une bataille pour l’information, une bataille contre les médiamensonges, une bataille pour rallier les cœurs et les esprits à l’idée d’une autre conception de l’humanité, c'est-à-dire non pas la guerre d’une minorité contre tous mais la coopération, la solidarité, je pense que oui, l’humanité va pouvoir résoudre les problèmes de la faim, de la pauvreté et de la destruction de la nature également. Donc, à terme, oui, je suis optimiste, à condition que chacun, chaque citoyen, prenne ses responsabilités là où il est et entame le travail pour une information véritable et pour le débat politique sur les vrais enjeux.
 
Source : La Nouvelle République

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 09:18

                                                       Communiqué de Presse
Le Réseau CADTM Afrique condamne l’intervention militaire de la France et de ses alliés au Mali

Mali-Afrique



           Comme le dénonce un appel lancé par des femmes maliennes, la situation dramatique du Mali doit ouvrir les yeux sur une réalité terrible qui se vérifie dans d’autres pays en conflit : les violences faites aux femmes sont instrumentalisées pour justifier l’ingérence et les guerres de convoitise des richesses de leurs pays.
par CADTM
 
 Nous condamnons sans réserve les violations des droits humains par les groupes armés qui contrôlent la partie Nord du Mali. Nous sommes aux côtés des femmes et de toutes les victimes d’abus. Nous dénonçons également l’intervention militaire que mène la France depuis le 10 janvier 2013. L’État Français mène une guerre au Nord du Mali, non pas pour défendre la démocratie et garantir le respect des droits humains comme on le prétend, mais bel et bien pour défendre ses propres intérêts coloniaux et ceux des multinationales françaises présentes en Afrique afin d’exploiter les ressources naturelles (uranium, or, diamants, pétrole, terre, eau…). La France, comme les États-Unis dans d’autres parties du monde, veut montrer sa capacité militaire à prendre la défense des intérêts stratégiques des grandes puissances occidentales et de leurs grandes entreprises.
 
 Les bombardements français sur les régions très appauvries du Mali reflètent avant tout la détermination de l’impérialisme français à maintenir une domination néocoloniale sur les richesses des peuples de l’Afrique dans un contexte de crise mondiale du capitalisme. Il utilise les armes de pointe pour dissuader les convoitises de la Chine et les autres puissances. Par ailleurs, l’intervention occidentale a aussi comme but d’empêcher l’auto organisation des Maliens afin d’éviter le réveil de leurs aspirations démocratiques, anti impérialistes et panafricanistes. La France et ses alliés veulent éviter la remise en cause des régimes relais de la Françafrique.
 
 Le Mali est l’un des pays les plus appauvris et exploités du monde malgré ses importantes ressources naturelles minières et agricoles. Elles sont accaparées par les multinationales. Le peuple malien est terriblement affecté par les politiques néolibérales imposées par la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International, l’OMC, l’Union européenne et l’Etat français. Ces politiques n’ont été possibles qu’avec la complicité des régimes en place. Ces politiques ont empêché le Mali de se libérer du poids d’une dette extérieure qui sert d’instrument de pompage de ressources et de soumission du pays aux intérêts des institutions et des puissances créancières. L’initiative d’allègement de la dette du Mali, qui fait partie des pays pauvres très endettés (PPTE) a prolongé les effets dévastateurs du système d’endettement car les réductions de dette accordées au compte-gouttes ont été systématiquement conditionnées par l’application de mesure de privatisation et d’ouverture économico-commerciale. Ces mesures ont soumis les paysans/paysannes et les travailleurs/travailleuses des villes a une concurrence internationale à laquelle ils et elles ne pouvaient pas répondre. Les femmes maliennes qui portent un poids énorme dans la vie du pays sont victimes au quotidien de privation de tous ordres. Elles résistent au quotidien.
 
 La dette et son remboursement continuent d’être les instruments d’une paupérisation des populations.
 L’État français bombarde des villes, des villages et des infrastructures déjà rares du Mali dont la reconstruction demain sera probablement le prétexte pour endetter encore un peu plus le pays et augmenter sa soumission aux créanciers. Le FMI vient justement d’annoncer l’octroi au Mali d’un prêt de 18,4 millions de dollars. Cela ouvrira un nouveau cycle de malheurs pour le peuple malien s’il ne prend pas son sort en main.
 Le gouvernement français devrait normalement réserver les millions d’euros que coûtera son déploiement militaire au Mali pour les besoins sociaux de sa population condamnée elle-même à l’austérité du fait de l’explosion de la dette publique.
 La région connaît une propagation des groupes intégristes qui ont été appuyés et armés par les puissances occidentales, États-Unis en tête, directement ou par le biais du Qatar ou de l’Arabie Saoudite. Aujourd’hui les grandes puissances occidentales ne savent plus comment se dépêtrer d’un mouvement qui ne leur est plus utile, leur échappe et s’est retourné contre elles. La manière dont elles sont intervenues en Libye a aggravé la situation de la région entraînant notamment une prolifération des armes. Les interventions occidentales en Afghanistan et en Irak ont démontré que les arguments humanitaires cachent des intérêts économiques, politiques et militaires inavouables. L’intervention et l’occupation militaire occidentale n’apporte pas de solution réelle aux problèmes des droits humains. Elle tend même à les aggraver.
 
 Pour le CADTM Afrique, c’est au peuple malien de régler les conflits internes et chasser tous les groupes qu’il considère anti démocratiques et obscurantistes qui veulent imposer leurs lois par les armes.
 Le Réseau CADTM Afrique :
  condamne l’intervention impérialiste de la France et de ses alliés au Mali, il appelle à l’arrêt immédiat des bombardements et au retrait des troupes françaises et africaines du Mali ;
  exprime sa solidarité avec le peuple malien et son droit de décider librement de son devenir.
  appelle à un renforcement de la solidarité des Peuples maliens et africains pour barrer la route aux forces de la restauration et de ré-colonisation du Mali et du Sahel ;
  considère que la CEDEAO, organisation sous régionale dirigée par un club de chefs d’États au service des hégémonies américaine et européenne, n’a aucune légitimité et aucun pouvoir légal pour contracter des prêts de guerre au nom du peuple souverain du Mali ;
  invite le Peuple malien à invoquer l’absence de consentement comme fondement juridique d’une répudiation de toute dette héritée de l’intervention étrangère.
  appelle les peuples d’Afrique du nord au sud, du Maghreb au Machrek à s’unir contre les guerres.
 
 Pour le Réseau CADTM Afrique, le groupe de coordination, le 29 janvier 2013

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 09:16

 

Pourquoi israél bombarde un centre militaire syrien ?

Avion

 

 

Le silence des dirigeants israéliens était assourdissant, jeudi matin, alors que les plus grands journaux du pays titraient sur les informations, en provenance de l’étranger, faisant état d’une frappe aérienne israélienne, mardi soir, en territoire syrien. Ainsi, lorsqu’il a été interrogé par la radio publique jeudi matin, le ministre israélien des Finances Youval Steinitz, membre du cabinet de sécurité, s’est borné à affirmer qu’il se tenait au courant "par les médias". "Autrement dit : pas de commentaire", a-t-il ajouté.
Le responsable a pris soin de ne pas démentir. Et pour cause, telle est la consigne officielle au lendemain de chaque attaque surprise menée par l’État hébreu à l’étranger. En 2007, ce même silence était de mise après l’attaque aérienne, attribuée à Israël, contre un réacteur nucléaire construit par la Corée du Nord dans le nord de la Syrie. Même scénario fin octobre 2012, après que Tsahal a bombardé une usine militaire au Soudan, qu’elle soupçonnait de renfermer des armes de contrebande à destination de Gaza. Une exception notable cependant lors de l’opération "Pilier de défense" contre le Hamas, en novembre de la même année. À cette occasion, l’armée israélienne twittait à tout-va la liste de ses frappes contre les groupes islamistes de l’enclave palestinienne.
"C’est la censure militaire qui n’autorise pas la publication d’informations par la presse israélienne", explique Ely Karmon, chercheur en problématique stratégique et en contre-terrorisme au Centre interdisciplinaire d’Herzliya (Israël)."Cette stratégie n’a rien d’étonnant, ajoute-t-il. Il est important pour Israël de ne pas envenimer la situation en provoquant une mini-guerre." Cette fois, c’est de Damas qu’est venue l’alerte.
L’armée syrienne a indiqué mercredi soir qu’un "avion de combat israélien a violé (notre) espace aérien à l’aube et a directement bombardé un centre de recherche sur l’amélioration de la résistance et l’auto-défense dans la région de Jomrayah dans la province de Damas", selon un communiqué publié par l’agence officielle Sana. Les Forces syriennes font état de deux employés tués et de cinq blessés dans ce centre, qui a subi "d’importants dégâts", et dont le "bâtiment a été partiellement détruit".
Cette attaque prouve "désormais à tous qu’Israël est le moteur, le bénéficiaire et parfois l’acteur des actes terroristes visant la Syrie et son peuple résistant, en coordination avec les pays soutenant le terrorisme, dirigés par la Turquie et le Qatar", poursuit l’armée. Le communiqué explique en outre que "les avions de combat israéliens ont pénétré (en Syrie) en volant en-dessous de la hauteur détectée par les radars". L’information d’une attaque en Syrie a été confirmée peu après par le New York Times.
Citant des responsables américains, le quotidien affirme que la cible n’était autre qu’un convoi transportant des armes sophistiquées dans la banlieue de Damas. Son destinataire : le Hezbollah libanais. D’après d’autres officiels américains, cités par Associated Press, la cargaison comportait des missiles antiaériens russes de type SA-17. Des armes qui, aux mains du mouvement islamiste chiite libanais, pourraient "changer la donne" stratégiquement dans le conflit qui l’oppose à Israël. "Des missiles de longue et moyenne portée pourraient hypothéquer la maîtrise du ciel libanais par Tsahal, ce que ne peut se permettre l’État hébreu", explique David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut français d’analyse stratégique (Ifas).
Ainsi, ce spécialiste estime que l’attaque israélienne en Syrie "n’a rien d’étonnant". "L’État hébreu a annoncé à plusieurs reprises en 2012 qu’il n’hésiterait pas à intervenir au moindre doute d’un transfert d’armes chimiques, mais aussi conventionnelles de haute technologie, vers le Liban", rappelle David Rigoulet-Roze. "Le centre de recherche évoqué par Damas est depuis longtemps dans le collimateur des Israéliens, qui le soupçonnent de servir au développement d’armes de destruction massive à destination du Hezbollah", ajoute le spécialiste.
Ainsi, l’attaque israélienne était attendue, comme le suggère la visite récente de deux émissaires israéliens à Washington et à Moscou. Le chef du renseignement militaire, le général Aviv Kochavi, se trouve actuellement aux États-Unis où il a notamment rencontré le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey. De son côté, le chef du Conseil de sécurité nationale d’Israël, Yaakov Amidror, s’est rendu lundi en Russie pour convaincre le Kremlin d’empêcher que les armes chimiques syriennes ne se retrouvent entre les mains de groupes rebelles.
La semaine dernière, le cabinet de sécurité israélien, composé des neuf principaux ministres du pays, ainsi que des chefs de l’armée et des renseignements, s’est réuni à deux reprises mercredi et dimanche, pour discuter d’une attaque préventive en Syrie. "Pour Israël, la ligne rouge a été franchie", souligne David Rigoulet-Roze. "Si le risque de voir des rebelles syriens se doter d’armes chimiques est pris très au sérieux, les Israéliens jugent plus immédiate la menace liée au risque que le Hezbollah, leur ennemi déclaré, mette la main sur des armes sophistiquées."
Réagissant à son tour à l’attaque israélienne, le Parti de Dieu a estimé jeudi qu’Israël venait de montrer au grand jour les origines de la crise syrienne, à savoir "les objectifs criminels israéliens visant à détruire la Syrie et son armée". Le Hezbollah en a profité pour rappeler son "entière solidarité avec la Syrie, sa direction, son armée et son peuple". Pour l’allié de Damas, qui partage le pouvoir à Beyrouth, cette attaque démontre la volonté d’Israël d’empêcher "les forces arabes et musulmanes de renforcer leurs capacités militaires et technologiques".
Une riposte militaire est-elle envisageable ? Non, selon le chercheur israélien Ely Karmon. "Le calcul des Israéliens est que ni Damas ni le Hezbollah n’ont intérêt à des représailles." "Le régime de Bachar el-Assad, ébranlé de l’intérieur, n’est pas en mesure de répliquer de façon efficace, d’autant plus que l’ouverture d’un front avec Israël affaiblirait ses positions face aux rebelles. Quant au Hezbollah, il voit dans la situation délicate du régime syrien une des dernières occasions de mettre la main sur ses armes pour se renforcer dans le cadre libanais."
Toute décision du mouvement chiite, en tout cas sur la scène régionale, semble aujourd’hui suspendue au bon vouloir de son mentor iranien. Justement, le conseiller du Guide suprême iranien, Ali Akbar Velayati, a déclaré samedi que "le maintien au pouvoir du président Assad était la ligne rouge de l’Iran", et que la République islamique le soutiendrait "jusqu’au bout", pour le maintien de la "position de la Résistance, face aux menaces du régime sioniste". Pour parer à toute attaque, l’État hébreu a d’ores et déjà déployé deux batteries antimissiles Iron Dome près de la frontière libanaise.
(31 janvier 2013 - Armin Arefi)
(*) David Rigoulet-Roze, auteur de L’Iran pluriel (éditions L’Harmattan) et de Géopolitique de l’Arabie saoudite (éditions Armand Colin).
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Raid israélien : Damas proteste à l’ONU
Les autorités syriennes ont protesté jeudi auprès de l’ONU contre un raid israélien ayant visé un centre militaire près de Damas, en disant se réserver le droit de riposter. Dans un communiqué publié par l’agence officielle Sana, le ministère des Affaires étrangères a dit "protester officiellement contre la violation par les Israéliens de l’accord de 1974" sur la fin des hostilités entre la Syrie et l’État hébreu, qui restent officiellement en état de guerre. Il appelle "les parties compétentes aux Nations unies à prendre les décisions nécessaires face à cette grave violation israélienne et pour garantir qu’elle ne se reproduira pas".
Dans une lettre envoyée aux chefs du Conseil de sécurité et de l’ONU, le ministère dénonce "l’échec du Conseil de sécurité à s’acquitter de sa responsabilité pour empêcher cette grave attaque israélienne qui fait peser d’énormes risques sur la stabilité du Moyen-Orient et la sécurité mondiale". Il fait porter "l’entière responsabilité des conséquences de cette agression à Israël et aux États qui le protègent au Conseil de sécurité, et affirme le droit de la Syrie à se défendre et à défendre son territoire et sa souveraineté".
L’armée syrienne a annoncé qu’un avion israélien avait mercredi "bombardé un centre de recherche sur l’amélioration de la résistance et l’auto-défense" dans la région de Damas, tuant deux personnes et en blessant cinq. Il s’agit du premier raid israélien sur la Syrie depuis 2007, et a fortiori du premier depuis le début en mars 2011 d’une révolte populaire devenue conflit armé ayant fait plus de 60 000 morts dans le pays, selon l’ONU. Israël n’a pas confirmé officiellement ce raid.
(31 janvier 2013 - Avec les agences de presse)
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Syrie : pourquoi le chef de l’opposition veut négocier
L’annonce-surprise du chef de l’opposition syrienne en faveur d’un dialogue avec le régime traduit sa crainte d’un enlisement du conflit, faute d’une action ferme des Occidentaux, inquiets du rôle croissant des islamistes au sein de la rébellion, selon des analystes. Mais cette ouverture pourrait, selon les experts, se heurter à un régime qui campe sur ses positions et n’acceptera pas les conditions d’Ahmed Moaz al-Khatib et à une partie de l’opposition déterminée à n’ouvrir les négociations qu’une fois le président Bachar el-Assad chassé du pouvoir.
"Ces derniers temps, Ahmed Moaz al-Khatib s’est montré extrêmement déçu par l’attitude des États qui prétendent soutenir l’opposition", affirme Thomas Pierret, maître de conférences à l’université d’Édimbourg en Écosse. De plus, note l’expert, "ni la Coalition de l’opposition ni le commandement unifié de l’Armée syrienne libre (ASL, rebelles) n’ont reçu l’appui qui leur avait été promis et le chef de la Coalition va jusqu’à parler d’un embargo". "Dans ces circonstances, M. Khatib estime que le seul moyen d’alléger les souffrances des Syriens est de négocier", ajoute l’auteur de Baas et islam en Syrie. "En même temps, comme c’est un homme de principes, il pose des conditions logiques mais rédhibitoires pour le régime, si bien que sa démarche est vouée à l’échec", dit-il encore.
Créant la surprise, Ahmed Moaz al-Khatib a affirmé mercredi qu’"en signe de bonne volonté" il était "prêt à des discussions directes avec des représentants du régime syrien au Caire, en Tunisie ou à Istanbul". Le Conseil national syrien (CNS), principale composante de la Coalition, a aussitôt rejeté cette idée. Pour le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane, Ahmed Moaz al-Khatib "est conscient que la Syrie est en train d’être détruite et que la solution militaire ne peut seule conduire à la liberté. Il constate aussi que la communauté internationale a fait des promesses jamais tenues".
Rami Abdel Rahmane, dont l’ONG s’appuie sur un large réseau de militants et de médecins à travers le pays, note que l’armée est "toujours du côté d’Assad et, même si l’ASL a enregistré des succès, la situation est bloquée sur le terrain à moins qu’un événement majeur ne fasse avancer les choses". "C’est très facile d’être assis dans un hôtel et de critiquer Khatib alors que les gens sont tués ou crèvent de faim", ajoute-t-il à l’adresse des détracteurs du chef de l’opposition.
Pour Volker Perthes, directeur de l’Institut allemand de politique étrangère et des questions de sécurité basé à Berlin, "l’attitude de Khatib est tout simplement réaliste". "Si vous voulez arrêter le bain de sang, vous devez aller vers des transformations politiques qui intègrent des éléments du régime actuel", ajoute l’auteur de La Syrie sous Bachar.
Mais Rime Allaf de Chatham House estime que ces déclarations fracassantes sont le fruit de pressions extérieures pour sortir par une solution politique d’un conflit qui s’enlise. "Ahmed Moaz al-Khatib est dans une position très difficile, car les Américains, les Français et leurs alliés font pression sur l’opposition en leur disant qu’ils n’auront rien tant qu’ils n’auront pas prouvé qu’ils sont capables de contrôler les islamistes", dit-elle. Pour cette chercheuse, "aujourd’hui, beaucoup de Syriens, qui résistent depuis deux ans, sont fatigués de la guerre et ne voient pas le bout du tunnel. Ils se disent que c’est peut-être une petite fenêtre qui s’ouvre". Les Occidentaux, qui n’envisagent aucune intervention militaire, insistent donc désormais sur une solution purement politique. "Ils s’appuient sur ce sentiment de lassitude au sein de la population pour tenter d’isoler les islamistes qui sont des jusqu’au-boutistes", notamment sur la question militaire, dit-elle. "Mais cela ne marchera pas, car les rebelles refuseront aussi cette solution. Ils diront : ’Dites-nous pourquoi nous nous sommes battus depuis un an et demi."
(31 janvier 2013 - Avec les agences de presse)
Source : "Assawra"



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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 09:11

enoh meyomesse

 

Hello Chers tous!
Enoh est aujourd'hui à Kodengui pour 07 ans
Les avocats ont fait appels
La pression doit continuer
La bataille pour la libération d'Enoh s'intensifie et nos armes se multiplient
Internet sans Frontière qui travaille aux cotés de Penn International s'est mobilisé dès le départ afin que l’innocence d'Enoh soit clamer et haut fort passe à une autre phase: La pétition
Cette pétition interpelle les autorités camerounaises à Libérer Enoh qui est Innocent, dont la procédure judiciaire a été entachée de multiples irrégularités....
Nous devons non seulement la signer, mais amener nos amis et connaissances, nos frères et soeurs à la signer
Il faut 10.000 signature....

 

Voici le lien:     http://liberezenoh.wesign.it/fr/signer/sign

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 09:09

Vidéo: Le drame d’une petite fille soumise à l’esclavage en Mauritanie.

Depuis que je suis consciente,  je suis entre les mains de ces gens là qui m’ont soumis dans l’esclavage.  Ils habitent entre  Arkass et Jamaag, je n’ai connu que des travaux pénibles : « puiser l’eau, cuisiner, piler les aliments, bergère des animaux etc.. » Mon maitre s’appelle Cheikh Ahmed Ould Chiam, il ne m’a jamais payé un salaire. Et puis la petite fille commence à raconter l’histoire de sa propre mère, mais aussi celle de ses proches qui sont décédés et elle fond en larme, des souvenirs douloureux sont revenus, elle a vu sa mère mourir comme un animal. Terrible vécu et on sent une énorme tristesse envahir cette petite fille. La jeune fille était en location au service d’autres personnes dont le salaire est versé à son maitre. L’enfant que j’ai eu est issu des rapports sexuels forcés avec un Peulh « FOULANI » en brousse lorsque j’accompagnais les animaux, il s’appelle Amadou, cet homme  est  à l’origine que nous avons été envoyé vers la dernière famille chez laquelle notre maître  m’avait placé avec ma petite sœur. Il battait devant tout le monde ma petite sœur au point qu’on n’aurait cru qu’il  l’abandonne morte. Aujourd’hui mon seul souci est de retrouver la liberté et celle de mes frères et sœurs qui sont encore entre les mains du maitre.



 Lien vidéo en hassanya:

 

                


 

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=UmbsLr20ycI

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Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

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L’Observatoire des Elections

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de la diaspora camerounaise

 

 

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Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine