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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 16:33

 

 Enlèvement  du Dr. Oumar Mariko Secrétaire général du parti SADI par des barbouzes françafricains.

Parti SadiMariko.jpg

Communiqué N°02_2013 du 12 février 2013 du Bureau politique du Parti SADI

Le Bureau Politique du Parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI) informe ses militants, l’opinion nationale et internationale que dans la journée du lundi 11 février 2013 vers 16H30, des hommes armés en civil ont violemment interpellé le Secrétaire Général du Parti, Dr Oumar MARIKO, avant de l’amener vers une direction encore inconnue.
Le Bureau Politique du Parti SADI prend à témoin le Peuple malien face à cette nouvelle provocation des autorités intérimaires du Mali. Il rappelle que notre Parti a joué à l’apaisement en cette période cruciale d’état d’urgence afin de concentrer tous les efforts sur le soutien à nos forces armées et de sécurité pour accélérer la libération de notre territoire.
Notre nation est empêtrée depuis janvier 2012 dans une guerre planifiée et mise en œuvre par le pouvoir défunt du Général Amadou Toumani Touré et ses soutiens (ADEMA, URD, PDES) regroupés aujourd’hui au sein du FDR. Le Parti SADI ne comprend pas pourquoi les autorités maliennes profitent de cette période qu’elles ont décrétée « Etat d’urgence » pour perpétrer une arrestation violente aux allures d’enlèvement sur le Secrétaire Général du Parti.
Le Parti SADI rend le Professeur Dioncounda Traoré responsable de tout ce qui arrivera au Dr Oumar Mariko.
Le Parti SADI demande à tous ses militants, à ses sympathisants et à tout le Peuple de rester mobiliser en cette période difficile, afin d’éviter que le pouvoir de fait dirigé par le Professeur Dioncounda ne nous conduisent vers de nouvelles aventures périlleuses, par eux planifiées, pour perdurer le plus possible au pouvoir.
Le Bureau Politique du Parti SADI demande au Professeur Dioncounda de libérer immédiatement Dr Oumar Mariko afin d’apaiser les esprits et permettre au Peuple de regarder de nouveau dans la même direction.
Restons mobilisés et vigilants pour la construction d’une démocratie véritable !

 

Bamako, le 12 février 2013
Pour le Bureau Politique
Le Secrétaire Politique chargé de la Communication

Mohamed AG AKERATANE

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 18:08

La France joue à un jeux mortel avec le MNLA.

Presence militaire de la France en afrique


La France risque de perdre tous les bénéfices de son intervention au Mali, qui a entrainé pourtant une approbation quasi unanime, au Mali, au Niger et dans toute l’Afrique, si elle s’engage, comme elle semble parfois le faire, dans un soutien aux indépendantistes touaregs du MNLA (maladresses ? intoxication ? complaisance ?). 

Alors que, de façon générale, les sentiments « anti-français » sont assez prompts à s’exprimer dans les pays africains, pour des raisons multiples (les comptes de la colonisation jamais complètement réglés, les nombreux refus injustifiés et méprisants de visas, la Françafrique, l’arrogance de certains experts, la récente guerre en Lybie…), c’est un enthousiasme quasi unanime qu’ont suscité la rapidité et l’efficacité de la réponse française à la défaite de l’armée malienne à Konna et la décision de libérer le Nord Mali. Quel basculement !

Mais, du jour au lendemain, divers signes malheureux font fortement vaciller ce capital de sympathie. 

Alors que les troupes françaises avaient pris jusque-là grand soin, et à juste raison, de se faire toujours accompagner par des troupes maliennes pour libérer les villes, voilà qu’elles sont entrées seules à Kidal. Elles semblaient ainsi cautionner le refus du MNLA de laisser l’armée malienne entrer à Kidal et reconnaissaient en quelque sorte la légitimité de rebelles indépendantistes arrivés la veille dans la ville et qui prétendaient en exclure l’Etat malien !

Qui est le MNLA : un groupe de rebelles indépendantistes touaregs qui a été à l’origine de l’horreur qu’a vécu le Nord- Mali depuis presqu’un an. 

Ils ont tout d’abord profité de la guerre en Lybie, et fait croire aux Français qu’en laissant partir vers le Mali avec leurs armes les éléments touaregs de l’armée de Khaddafi  ils feraient d’une pierre deux coups : (a) ils n’auraient plus face à eux en Lybie des guerriers bien formés, et (b) ces mêmes guerriers allaient déloger AQMI des montagnes au Nord de Kidal.

On connait la suite, hélas : le MNLA a lancé l’insurrection au Nord, en s’alliant au contraire avec les jihadistes. Il a même proclamé une dérisoire République de l’Azawak. Le MNLA a aussi été directement responsable de nombreuses exactions dans la vallée du fleuve Niger. Mais ses alliés ont vite pris le dessus. Le projet jihadiste d’Ansar Eddine, du Mujao et d’AQMI n’avait que faire du projet indépendantiste du MNLA. Le MNLA a vu beaucoup de ses éléments rejoindre Ansar Eddine. Il a été complètement marginalisé militairement et politiquement, chassé de ses bases de Ménaka et de Kidal. Par deux fois il a tenté de se remettre dans le jeu… en négociant avec les jihadistes (et a même accepté en une occasion la charia !), mais en vain.

Et voilà que ce petit groupe, voyant les succès de l’intervention française, se proclame tout à coup résistant de la première heure aux jihadistes (oubliant ses nombreuses compromissions avec eux), et, apprenant que les jihadistes ont quitté Kidal, se précipite pour occuper la ville avant l’arrivée des troupes maliennes et françaises ! Et entend, contre l’Etat malien, y dicter sa loi !

Diverses déclarations venant de France accroissent le malaise. On présente le MNLA comme « représentant du peuple touareg », voire des « populations du Nord ». C’est totalement faux : le MNLA ne représente que lui-même, et la grande majorité des Touaregs ne le suivent pas. Quant aux populations du Nord, elles sont multi-culturelles (il y a aussi les Songoï, les Peuls, les Arabes, les Bozos, et d’autres encore), et les Touaregs sont minoritaires.  On présente le MNLA (pourtant mis en déroute par les jihadistes en quelques brèves batailles) comme seul capable de débusquer les jihadistes des montagnes et des grottes, alors que les troupes maliennes comptent de nombreux militaires touaregs en leurs rangs, et que les Tchadiens et les Nigériens connaissent bien ce genre de terrain ! On présente le MNLA comme un rempart contre les règlements de comptes ou un partenaire privilégié de la réconciliation, alors qu’il est au contraire un facteur profond de déstabilisation et de confusion.

Depuis longtemps la France est accusée, dans les opinions publiques au Sahel, d’une grande complaisance vis-à-vis des groupes indépendantistes touaregs. Certains pensent qu’elle veut toujours ressusciter un vieux projet colonial d’Etat saharien à sa botte, par exemple pour contrôler les ressources du Nord Mali et du Nord Niger. Je ne partage pas ce soupçon, et je crois qu’il s’agit surtout de l’efficacité du lobby pro-indépendantiste en France et d’un manque de connaissances de la classe politique française sur le Sahel. Mais l’attitude actuelle de la France est décryptée en Afrique sur ce fond de méfiance, qu’elle ravive à chaque faux-pas.

On ne peut céder au chantage et au bluff d’un groupe rebelle totalement déconsidéré au Mali ou au Niger.

Certes il faut absolument éviter toute vendetta contre les Touaregs ou les Arabes, tout le monde en est conscient : mais le MNLA n’est pas une solution, c’est une partie du problème, car, par ses rodomontades et ses provocations, il ne fait au contraire que renforcer cette assimilation abusive entre « rebelle » (qu’il soit indépendantiste ou jihadiste) et « Touareg », qu’il faut justement briser.

Certes il faut absolument engager un dialogue politique sur la reconstruction du Nord, mais ce doit être avec tous les représentants du Nord : élus, société civile, chefferies, mouvements divers issus de communautés diverses (et, parmi eux, le MNLA, bien sûr, s’il accepte de déposer les armes et de renoncer à toute revendication d’indépendance).

Enfin, il ne faut pas oublier que, au-delà des jihadistes, c’est le narco-trafic qu’il faut éliminer au Nord-Mali. Or, outre les généraux de l’ancien régime d’ATT, les responsables jihadistes comme les responsables indépendantistes y ont été profondément mêlés.

 

Jean-Pierre OLIVIER de SARDAN

Directeur de recherche émérite au CNRS, directeur d’études à l’EHESS

Chercheur au LASDEL, Niamey, Niger

La France joue à un jeux mortel avec le MNLA

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 17:47

Cameroun : Les promesses démagogiques de Paul Biya aux jeunes.

Paul Biya

 

 

Fête de la jeunesse: Les promesses démagogiques de Paul Biya aux jeunes. 200.000 emplois en 2013 dans le secteur formel. Organisation de la profession de mototaximan.

 

 

Discours de paul Biya: Le président de la République redoute la jeunesse

Le discours du chef de l’Etat aux jeunes diffusé le 10 février dernier, est fait d’annonces fortes, mais surtout de crainte d’une insurrection des jeunes face au chômage et à la pauvreté dont la jeunesse camerounaise est la principale victime.

Lundi 11 février 2013, le marché central de Yaoundé grouillait de monde comme d’habitude. Tout comme l’avenue est restée plus encombrée que jamais de commerçants ambulants. Tous ces jeunes dont l’âge varie entre 16 et 40 ans, qui s’adonnent au quotidien à ces activités du secteur informel et qui se considèrent pour la plupart comme des exclus de notre société, n’ont pas quitté « leur poste de travail », ce jour où la nation toute entière leur consacre pourtant une fête. Pour la plupart de ces jeunes dont Manga Emmanuel, âgé de 32 ans, diplômé de l’enseignement supérieur depuis près de dix ans et qui vend de l’eau glacée au marché central « la fête nationale de la jeunesse n’a pas de sens pour des gens comme moi, que si on me donne les moyens de mieux gagner ma vie ». A la question de savoir s’il a suivi le discours du chef de l’Etat, il affirme comme beaucoup d’autres jeunes rencontrés hier au marché central, que « ce n’était pas possible de suivre le président. Nous avions le cœur à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Ce qui fait qu’il n’était pas possible de le suivre de manière sereine quelle que soit la bonne volonté. » Et de poursuivre : « En réalité, il (le président) semble assez loin de nous. Au cours d’une fête comme celle-là, ce qui est important ce n’est plus le traditionnel discours. Il faut des actes. Par exemple, pourquoi le président ne prendrait-il pas le temps de déjeuner avec une bonne franche de représentants d’associations des jeunes que lui-même aura choisis. Cela montrerait qu’il peut causer et échanger avec les jeunes. Au lieu de nous faire à chaque fois un discours à la télé. »


Précarité tous azimuts

Parions que la plupart des jeunes du Cameroun, ceux-là qui ont entre 16 et 30 ans, et qui constituent l’avenir des 30 prochaines années, n’ont pas pris le temps d’écouter le président de la République en cette fin d’après-midi du 10 février 2013. Signe des temps en cette ambiance peut-être de fin de règne, Paul Biya a cassé un mythe, en laissant non seulement son discours à la jeunesse camerounaise de cette année être diffusé non plus dans le traditionnel 20h pour cause d’actualité sportive, mais aussi en laissant désormais savoir que ce n’est plus le direct dans les médias publics. Le chef de l’Etat commence son propos en stigmatisant la fracture sociale qui existe entre la jeunesse qu’il a qualifié d’ « encadrée », c’est celle qui a le privilège d’être scolarisée, et la jeunesse des « exclus », celle-là qui par manque de scolarisation se débrouille chaque jour pour survivre. Aux jeunes qui sont« encadrés », Paul Biya rappelle que « plus de 15% du budget global » est consacré à la construction des établissements scolaires et que des enseignants ont été recrutés « et la gratuité appliquée dans le primaire ». Pour cela le chef de l’Etat estime que « ces jeunes doivent être conscients des efforts qui sont faits pour eux par la communauté nationale et l’obligation de réussite qui en découle. »


Clin d’œil aux enseignants

Mais alors, à quoi bon aller à l’école et se contraindre à cette obligation de réussite si comme dit Paul Biya lui-même : « la possession d’un diplôme ne garantit toujours pas l’accès à l’emploi » ? Réponse du chef de l’Etat : « L’Etat intervient dans toute la mesure du possible en intégrant un grand nombre de jeunes dans la fonction publique et dans les services de sécurité ». (Sic) Le chef de l’Etat leur promet même en 2013, 200 000 emplois dans le secteur formel. Maintenant pour ce qui est des jeunes qui ne vont pas à l’école, ou « ceux qui sont prématurément sortis du système scolaire et aux diplômés qui n’ont pas encore trouvé d’emplois et qui désespèrent d’en trouver »,Paul Biya fait une recommandation : surtout ne verser pas dans la délinquance à cause du vagabondage et l’oisiveté. Mais à ceux qui osent travailler dans des métiers de précarité tels que les pousseurs, les chargeurs, les tâcherons dans les chantiers, conducteurs de motos-taxis et peuvent en vouloir à la société, le président de la République du Cameroun redoute « qu’ils soient tentés par la fronde. Mais là ne serait pas la bonne réponse, l’expérience montrant que celle-ci aggrave les problèmes sans apporter de solution. »

Rendu à sa 80è année de vie terrestre, et après 30 ans de pouvoir absolu à la tête du Cameroun, Paul Biya comprend enfin qu’ « il serait paradoxal qu’au Cameroun, on ne donne pas à la fonction enseignante la place qui lui revient…». Sûr que les syndicalistes du secteur de l’éducation vont sourire face à ce qui peut être considéré comme une vraie démagogie. Combien de fois ceux-ci se sont plaints du mauvais traitement dont ils font l’objet, sans que le chef de l’Etat n’ait cru nécessaire de les rencontrer en personne ? La vérité de ce discours à la jeunesse du Cameroun est que le président Paul Biya redoute les jeunes qui, face à la précarité, sont capable de tout. Il n’a pas oublié ce qui s’est passé en fin février 2008, avec les émeutes de la faim et du mal vivre dont les jeunes Camerounais étaient les principaux acteurs. C’est pourquoi, le chef de l’Etat, à 80 ans bien sonnés, se plie en deux : « je vous exhorte, vous jeunes, à adopter un comportement moral exemplaire et responsable. » Et de poursuivre en s’adressant aux parents : « j’invite vos parents à assumer leurs responsabilités et à vous conduire dans cette voie. Le civisme, on ne le dira jamais assez, est le fondement de toute société ».

Au final que valent ces leçons de morales face à des jeunes dont le plus grand nombre au Cameroun vivent dans la précarité et ont faim au quotidien ?

Jean François CHANNON



Adresse: Paul Biya «insulte» les jeunes

Comme à chaque fête de la jeunesse depuis trente ans, le président de la République s’est adressé à la jeunesse camerounaise, dans un discours préenregistré et diffusé sur les antennes de la Crtv, dimanche 10 février 2013, une heure avant la finale de Coupe d’Afrique des nations de football qui se jouait en Afrique du Sud.

Le discours du chef de l’Etat n’a pas fondamentalement changé, en ce sens que, comme d’habitude, Paul Biya n’arrive pas à trouver des solutions concrètes aux nombreux problèmes des jeunes. Bien au contraire, le locataire d’Etoudi est allé cette fois-ci un peu plus loin en « insultant » carrément sa jeunesse. Notamment sur son peu de civisme et la dégradation des valeurs morales. « Je voudrais enfin aborder un sujet qui me tient à cœur (…) Le niveau de moralité de notre jeunesse se dégrade. Il suffit de lire la rubrique des faits divers dans la presse pour s’en rendre compte… », constate le président de la République. Dans un bar à Yaoundé, où les téléspectateurs attendaient le démarrage de la finale de la Can, c’est un tollé général au sein de la couche sociale concernée. « Comment peut-il dire cela ? Est-ce que ce n’est pas à cause de lui et de ses petits copains que les jeunes se sentent délaissés à eux-mêmes et sont contraints à faire des choses immorales, voire amorales », fulmine un jeune étudiant.

Les réactions sont vives. Ce d’autant plus que dans la majorité de son discours, le prince d’Etoudi n’a rien dit de concret quant à l’avenir de la jeunesse. Bien au contraire. Et même s’il reconnaît que le comportement de « quelques jeunes » est le reflet de la société, il estime que cela n’est pas une bonne excuse. « En effet, même si nous parvenons à relever le niveau de vie de notre population, même si nous assurons le fonctionnement de nos institutions démocratiques, même si nous maintenons la paix et la stabilité dans notre pays, la société apaisée et prospère que nous voulons construire sera minée de l’intérieur si ces avancées ne sont pas accompagnées par un progrès de la moralité publique »,prévient-il. Ainsi, le président de la République, comme le laisseront entendre plus tard ses griots, attend que les jeunes prennent leurs responsabilités et reviennent aux valeurs de moralisation, d’éthique, de civisme, etc. Quoi qu’il en soit, il est clair pour plusieurs jeunes rencontrés à Yaoundé le matin du 11 février que la jeunesse attend du président, non pas des remontrances, mais plutôt des solutions concrètes à ses problèmes.

Alain NOAH AWANA


Réactions des leaders politiques et de la société civile


Albert Ndzongang, (président de la Dynamique citoyenne): «C’est un discours de résignation»

Aujourd’hui, ce que la jeunesse attend, ce n’est pas des discours. Elle veut s’affirmer. Vous voyez, le pape Benoît XVI à 85 ans a décidé de se retirer parce qu’il est fatigué. Notre président de la République, lui, demande plutôt au journaliste si à 80 ans, il a l’air d’être fatigué. C’est tout dire. Pour revenir à l’adresse de Monsieur Biya, le fait de citer les conducteurs de moto taxis en estimant qu’il faut réorganiser leurs activités est pour moi un discours de résignation. C’est dire que cette activité de transport est devenue un dépôtoir. Dans un pays sérieux qui se respecte, il n’y a pas de places pour les conducteurs de mototaxis. Ça nous réjouit que l’on ait pensé à se pencher sur les propositions que nous avons faites dans le sens d’assainir cette activité. Nous avions trouvé des astuces pour encadrer les mototaximen par exemple, en leur donnant la possibilité de se former, au cours du soir pour ce qui est du code de la route et de l’obtention du permis de conduire. Mieux organiser les «benskineurs» aujourd’hui, ce n’est pas multiplier les impôts. S’agissant des 200 mille emplois annoncés, je dis qu’il s’agit d’une goutte d’eau dans un océan de chômeurs. 86% des jeunes sont sans emplois. Il est judicieux de promouvoir l’auto-emploi et non penser à recruter des jeunes dans l’administration. En tout cas, entre ce qui est dit et ce qui est fait, il y a une montagne. J’attends de voir.


Ernest PEKEUHO, (Président national du Bric): «Aucune réponse aux problèmes des jeunes»

Le discours du 10 février 2013 de Monsieur Biya, nous laisse constater que Biya parle seul, il parle à sa génération, il parle à ses amis, mais il ne parle pas à la jeunesse. Moi, je suis leader jeune, je suis avec les jeunes chaque jour, je travaille pour la jeunesse camerounaise, mais nulle part, je n ai eu une réponse aux problèmes que les jeunes posent dans ce pays. Aujourd’hui, aucun Camerounais n’est plus dupe sur la capacité de Paul Biya à faire autre chose que de s'éterniser au pouvoir. Dans son Eldorado d'égoïste, tout est si parfait qu’à la question d'un journaliste au sortir de son audience avec le président français qui l’interrogeait sur sa longévité au pouvoir, il a répondu sans anicroche et de façon lapidaire : «croyez-vous que je suis fatigué» ! Pendant ce temps, les populations subissent les coupures d'électricité, le manque d'eau potable, l'insécurité, la hausse des prix semble échapper à tout contrôle, défie toute logique, nos routes sont devenues des terribles mouroirs, le choléra bat son plein en plein 21è siècle au Cameroun...En ce 21ème siècle, n’en déplaise aux propagandistes de Paul Biya, les grands dirigeants du monde ont tous, actuellement, la cinquantaine: Barack Obama, président de la première puissance mondiale; François Hollande et Nicolas Sarkozy, dirigeant de la cinquième puissance mondiale ; Angela Merkel, chancelière d’Allemagne, etc. Paul Biya, lui-même, en accédant au pouvoir, n’avait que 49 ans. Et demain le 13 février 2013, il en aura … 80 ! C’est beaucoup trop, en passant, je lui souhaite joyeux anniversaire et espère que ce soit le dernier qu’il fête au palais de l’Unité. Comme le pape a démissionné, je demande à notre pape du Cameroun qu'il fasse autant!


Cabral LIBII LI NGUE (coordonateur G18 Génération Cadeg): «Constat de détresse, du sous-emploie des jeunes»

Pour des raisons qui lui sont propres, le président de la République a choisi de segmenter la jeunesse en trois catégories, destinataires principales de son allocution : la jeunesse encadrée, la jeunesse non encadrée et les enseignants majoritairement jeunes. Et selon ses propres mots, le discours devait être un bilan de l’action du gouvernement à l’endroit de la jeunesse, ainsi qu’une projection dans le proche avenir. Nous regrettons le caractère lapidaire du bilan (sacrifices de l’Etat, 15% du budget global) et la nature démagogique et inappropriée du projet (200 000 dans le secteur formel en 2013, organisation du métier de moto-taximan). Le président aura consacré l’essentiel de son discours à faire le constat de détresse, du sous-emploi et de l’incivisme des jeunes. Une telle maîtrise du désarroi de la jeunesse aurait dû aboutir à des solutions plus adaptées. Quant à l’inclination du Président devant la mémoire d’une adolescente décédée à Mbanga, elle avait tout l’air impréparée, car précédée d’un mauvais raccord de l’image et ne figurant pas sur le prompteur puisque le Président a dû baisser la tête pour lire péniblement le nom. La société « apaisée et prospère »reste largement tributaire d’une jeunesse mieux encadrée et mieux employée, jouissant d’une meilleure considération.

Alain Njipou avec Aganews

Source :  Le Messager

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 19:26

Mandats d’arrêt contre des terroristes et alliés : Ils sont 28 du MNLA et des groupes islamistes armés

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C’est ce vendredi 8 février que le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako, Daniel Amagoin Tessougué, dans un communiqué lu à la télévision nationale, a lancé ces mandats d’arrêt. C’est contre 28 personnes que ces mandats d’arrêt ont été lancés. Ils sont du Mnla et des groupes islamistes armés Ansar Dine, Aqmi et Mujao. Il leur est reproché entre autres chefs d’accusation le terrorisme et la sédition.

 

Des poursuites ont été engagées ce vendredi contre plusieurs responsables des mouvements criminels MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad, rébellion touareg), Ansar Dine (islamiste), Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest), des narcotrafiquants. Ils font tous l’objet de mandats d’arrêt à exécuter tant sur le plan national qu’international. C’est en tout cas ce qui ressort du communiqué du Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako, Daniel A. Tessougué. Par cette action, M. Tessougué engage un véritable bras de fer avec les terroristes et tous leurs alliés pétris dans l’ombre. Car, désormais toutes les instances internationales de justice et tous les pays ayant signé des traités avec le Mali seront obligés de s’exécuter.

Les faits qui leur sont reprochés sont, entre autres: terrorisme, sédition, crimes portant atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, à l’intégrité du territoire national par la guerre, l’emploi illégal de la force armée, la dévastation et le pillage publics, crimes et délits à caractère racial, régionaliste et religieux, trafic international de drogue.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 19:24

La Côte d’Ivoire au plus bas du bas-fond : Un chasseur de gibier à la tête de  l’état major des armées.

mobilization pour la Cote d'Ivoire-copie-1

 

Le grand stratège chinois de guerre Sun Tzu nous apprend que dans «  L’art de la guerre, il n’existe pas de règles fixes. Lorsque les troupes parviennent à se placer dans une situation favorable, les lâches deviennent braves ; que la situation est désespérée et les braves deviennent des lâches ». Le schéma s’y prête en Côte d’Ivoire depuis que la France et les armées du monde ont apporté logistique et troupes sous le pavillon de l’ONUCI pour mater le président élu Laurent Gbagbo. La preuve aussi est que les Généraux Mangou, Bi Poin ou Kassareté sont depuis au garde à vous devant les voyous comme Shérif Ousmane, Tuo Fozie , Morou, Wattao…!
Et Dieu seul sait combien d’Ivoiriens et de Libériens le caporal devenu dans la rébellion subitement commandant, Issiaka Ouattara alias Wattao a tué, trancher les têtes pour certains et enterré filles et femmes enceintes pour désormais enfiler le treillis de patron d’une structure respectable de l’armée ivoirienne comme le CEMA. Le sourire non innocent de la canaille se lit sur son visage lors du passage des troupes par le général Philippe Mangou dans la ville de Séguéla. À côté des tueries, il est le plus riche seigneurs de guerre que l’armée ivoirienne possède.

  Dans sa zone de Bouaké, il avait à son compte tous les trafics d’or comme de coton sans oublier le fait qu’il avait de concert avec Soro Guillaume et affiliés dilater les coffres forts de la BECEAO de Bouaké. Selon le rapport d’enquête de l’ONU, Wattao en tirerait près de 640 millions de francs CFA (1,45 million d'euros) de recettes annuelles dans les trafics de tout genre. L’ancien caporal est également impliqué dans la production musicale et le commerce de voitures. Avec son cousin Morou Ouattara et le commandant Hervé Pélikan Touré alias «Vétchio» à la tête du «bataillon mystique». Leur plus grand palmarès : « endeuiller des familles entières et permettre de violer la jeune fille ». De la force brute, il est désormais une menace financière au sein de la grande muette ivoirienne. L’homme peut se payer les armes de guerre dont il a besoin, Ouattara qui connait la troupe semble aussi avoir hypnotisé les cancres et fait des fils chéris. Lors du mariage du second tueur Shérif Ousmane, celui-là qui disait que sa conscience le gênait d’avoir trop tué, le tuteur Alassane Ouattara est allé avec sa femme au teint « claire claire » jouer au parrain et à la marraine.

Dans le caillassage de la BCEAO pour financer la rébellion, le nom de Wattao flambait de toutes les couleurs en premier. D’ailleurs le compagnon Abdoulaye Traoré décrit le partage des 15 milliards. De Blaise Compaoré en passant par le patriarche de la rébellion, Alassane Ouattara, tout le monde  a eu sa part. Abdoulaye Traoré d’abord au côté des rebelles et depuis citoyen libre raconte : « Ils ont demandé un montant. C’est comme la campagne d’Alassane Ouattara. Sa campagne, c’est l’argent de la Bceao qui l’a financée. Voyez bien, est-ce qu’un homme, même s’il a travaillé pendant cent (100) ans, peut-il avoir l’argent de la sorte ? Comment ? Soyons clairs, soyons dans la logique, disons-nous la vérité. Il n’a jamais été Président, comment a-t-il pu avoir cet argent  pour faire cette campagne qu’il a faite ? On sait d’où ça provient, on sait qu’il y a eu trois agences attaquées : Korhogo, Man, Bouaké. Et on sait les contenus qui sont partis, on sait! Son émissaire venu chercher l’argent, on connait ; les soldats burkinabés venus chercher aussi, on connait ! l’immatriculation de la voiture burkinabé venue convoyer l’argent, on connait ! Donc, qu’ils arrêtent de fatiguer le président Gbagbo. Ce sont eux mêmes qui ont pris l’argent de la Bceao pour faire leur campagne. Nous, on a pris des morceaux- morceaux, moi, je reconnais ce que j’ai pris, mais que chacun reconnaisse ses faits ! » Merci pour le grand banditisme Mr le président de la communauté internationale!

Le plus grand problème du président de la communauté internationale serait de se séparer de ses tueurs. Son plus grand défi serait de leur retirer la licence de tuer et de meurtrir des familles entières qu’il les avait donné avec le déclenchement de la rébellion du 19 septembre 2002. Mais tous les analystes sont clairs, Alassane Ouattara ne sciera pas les branches sur lesquelles il est assis. La présidente de l’association Survie et panafricaniste convaincu, Odile Biyidi ajoutait dans une interview au Lynx : «  Alassane Ouattara  a encore besoin de ses seigneurs de guerre ». Mais pour combien de temps encore ? A défaut d’une vraie armée, il a fini par baptiser une armée de trois mois d’âge armée républicaine… pour la plupart des analphabètes de son Grand nord.

La Côte d’Ivoire n’a jamais autant été aussi humiliée ! Le pays se trouve au plus bas du bas fond.

Par Camus Ali                                                                                                                                                                          Source :Lynx.info

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 19:21

Selon Samuel Eto'o, La direction de la fédération camerounaise de football est un repère de voleurs qui a détruit le foot camerounais.

 

Lire ou cliquez les liens ci-dessous

 

 

       


http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=gha4HULay9s

 

 

    


 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=l3EEb4fsfwE

Source : http://www.afrikitalia.it/

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 16:43

Bassek Ba Kobhio: «L’après Biya m’inquiète... J’ai peur de l’ivoirisation du Cameroun »

Bassek-ba-kobhio.jpg

Il est connu comme cinéaste. Mais, l’auteur de « Sango Malo » est aussi un observateur et un analyste politique averti. Dans l’entretien qui suit, il commente les principaux sujets qui font l’actualité politique.

Bassek Ba Kobhio, êtes-vous inscrit sur une liste électorale ?

Non, ou si vous voulez, pas encore.


Et pourquoi ?

D’abord il faut rappeler que je suis d’idéologie anarchisante. Cela a expliqué longtemps que je n’aie jamais été tenté par le vote. Mais l’anarchie a beaucoup évolué depuis Jean-Paul Sartre, et là, si je ne suis pas encore inscrit, c’est que comme beaucoup de Camerounais, je m’interroge sur le sérieux et le niveau de crédit qu’on pourrait accorder à cette « biométrisation » du système électoral. Dès lors que je serai convaincu que la biométrie ouvre la voie à des élections où la garantie d’« un homme, une voix et une voix seulement », est assurée, je m’inscrirai. Dès que la preuve aura été faite qu’il en est ainsi, vous verrez les bureaux d’inscription déborder de monde. Ce ne sera peut-être pas pour cette fois-ci, mais il est incontestable que les Camerounais aiment la politique et qu’ils n’attendent que ça pour le prouver.


On a désormais un nouvel organe chargé de conduire le processus électoral, il y a la biométrie, un code électoral. Ce n’est pas suffisant pour penser qu’il y aura du mieux dans le déroulement des élections ?

Elecam n’est pas nouveau. L’évolution de la dénomination ne change pas la réalité. A mon avis, il n’y a que deux voies pour rassurer tout le monde : soit on prend officiellement et équitablement des membres de partis politiques qui représentent leur mouvement, des politiques qui assument leur militantisme, soit on prend des membres libres de toute appartenance -on les connaît-, pour constituer Elecam.


Quelle est la formule qui vous arrangerait ?

Je serais pour la deuxième formule. En attendant, actuellement, nous n’avons ni l’une ni l’autre. Même lorsqu’il a fallu adjoindre aux militants sortis des rangs du Rdpc des personnalités venues de la société dite civile, il y a certes eu un Titi Nwel et quelques autres, mais on a aussi choisi en connaissance de cause, des colleurs d’affiches du parti au pouvoir. Et puis, s’agissant du sérieux de l’affaire, permettez-moi d’être surpris d’apprendre qu’il y a des kits qui ont disparu. Qui les a volés ? Qui peut les voler au Cameroun au point que la police camerounaise ne les retrouve pas ? Cela m’interroge. Pas vous ? J’espère d’ailleurs que cette information n’est pas vraie, mais vous savez que nous sommes dans un pays où même les boîtes noires des avions sont muettes après un accident, alors on est enclin à croire à l’incroyable.


En quatre mois, Elecam dit avoir inscrit environ 3 millions d’électeurs, soit moins de la moitié des estimations au moment du lancement. Qu’est-ce qui peut justifier ce faible nombre d’inscrits ?

Nous sommes dans un pays où la population aime la politique, où le peuple est totalement acquis à l’idée de démocratie depuis les origines. Aux élections de 1957, il y avait près d’un million d’électeurs qui marchaient parfois cinq à six heures à pieds pour aller voter. Nous n’avons pas à faire à un manque de volonté. Le seul problème des Camerounais, c’est d’être certains que lorsqu’ils votent, le bulletin qu’ils mettent dans l’urne influence le résultat final. Face aux élections, il y a deux espèces de citoyens camerounais aujourd’hui : il y a les militants du Rdpc qui se disent que dans tous les cas, les élites règleront ça, chacun dans ses urnes, et il y a les autres, qui se disent que dans tous les cas, tout est plié. Conséquence aucune des deux espèces ne se préoccupe de s’inscrire. Il faut un nouveau pacte de confiance entre la classe politique et la population. Ce n’est pas la carte d’identité qui fait problème comme on l’a fait croire au président de la République. La carte d’identité gratuite nous fait courir d’ailleurs un problème peut être plus épineux. Il semblerait que ceux qui en profitent le plus sont les Nigérians qui règlent une fois pour toutes la question de leur séjour au Cameroun. D’aucuns pointent également du doigt la faiblesse des partis politiques, qui ne proposent pas aux Camerounais, des solutions à leurs problèmes réels…

Il y a, c’est vrai, un problème d’offre politique et idéologique au Cameroun aujourd’hui. Comment concevez-vous qu’il n’y ait pas un véritable parti de gauche ? Je ne parle pas de la gauche en acculturé français ou européen, je parle d’un parti qui prendrait en compte les préoccupations des paysans, des ouvriers, des femmes, des minorités, des laissés pour compte ? Comment comprendre qu’il n’y en ait pas un qui fasse de l’écologie une préoccupation primordiale ? Bien sûr le Sdf est membre de l’Internationale socialiste, mais cette Internationale n’a plus rien de socialiste depuis plus de 50 ans. C’est devenu un fourre-tout. Mais je n’accuse pas les partis politiques. Il faut même parfois leur tirer un coup de chapeau. Etre dans l’opposition pendant 20 ou 30 ans n’est pas chose aisée. Je parle des quatre ou cinq partis qui résistent au temps, et pas des 200 partis politiques saisonniers que l’on dénombre souvent.
Il faut aussi reconnaître que depuis 1990, la classe politique camerounaise ne s’est pas beaucoup renouvelée ; Paul Biya est toujours à la tête du Rdpc, Fru Ndi, Ndam Njoya, Bello Bouba, etc.

C’est un très gros problème. Ce sont en fait, tous, des partis qui fonctionnent sur le modèle du parti unique. C’est un problème. Dans tous ces partis politiques, vous avez le même président depuis leur création, et des membres du bureau politique qui sont là depuis 20 ou 30 ans. Cela pose un problème d’intéressement des jeunes à la chose politique. Je pense qu’il faut renouveler le débat, la pensée, les modes de fonctionnement, et ça passe aussi par le personnel.


Et quelle est la responsabilité de la société civile dans l’animation de l’espace politique au Cameroun ?

Elle est très grande. Mais j’ai un gros problème avec ce qu’on appelle société civile au Cameroun. Quand vous avez des gens qui sont désignés par des ambassades étrangères comme étant la société civile, je ne suis pas sûr que cela réponde aux attentes internes de la société. La société civile, c’est comme l’engagement politique. Cela s’apprécie sur la durée. Et lorsqu’on vous prend des gens que l’on présente comme la société civile, vous vous rendez compte, à la première occasion, que ce sont des militants soit du parti au pouvoir, soit d’autres partis qui, le temps d’un discours, font diversion. Je ne crois pas beaucoup à cette société civile désignée. Je crois à des gens qui développent une activité intellectuelle sur la durée, des gens qui ont un projet de société connu, n’ayons pas peur des mots, des gens qui défendent une idéologie claire.


Revenons au président Biya qui a célébré ses 30 ans de pouvoir en novembre 2012. Etiez-vous de la fête ?

Je n’y ai pas été invité. Mais je constate comme vous que le temps passe, et plus il passe, plus l’avenir et le devenir du Cameroun me préoccupent. Ils ne me semblent pas sereins lorsqu’on voit ce qui se passe autour de nous, en Afrique.


Qu’est-ce qui vous inquiète ?

Soyons clair, l’après-Biya, puisqu’il y en aura bien un, m’inquiète. Je n’ai pas le sentiment que les institutions qui sont déjà mises en place soient de nature à assurer une alternance paisible au Cameroun. Le problème, ce n’est pas l’opposition. Le problème, c’est le Rdpc. L’opposition, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, n’est pas assez outillée pour créer un désordre systémique au Cameroun. Les grands barons militants du Rdpc, si. Quand vous voyez la virulence des textes que publient les camarades d’hier de Marafa contre lui, quand vous voyez les coups qu’ils se donnent entre eux, cela inquiète. Je m’inquiète des gens qui, à l’intérieur du Rdpc, ont acquis des fortunes, ont des gens qui leur sont redevables, qui peuvent aligner des colonnes, qui peuvent, demain, casser la baraque.


Pourquoi ne vous a-t-on pas beaucoup entendu en 2008 lorsque le président Biya a fait modifier la constitution pour s’éterniser au pouvoir ?

Vous plaisantez ! J’ai dit, à cette époque, toute mon opposition à cette modification. Je me suis exprimé dans la presse et partout où j’en ai eu l’opportunité. Je me suis opposé à la levée du verrou de la limitation des mandats dans la Constitution. Je l’ai dit. Finalement quand cela a été fait, j’en ai pris acte, comme tous les Camerounais. Et j’ai immédiatement pensé que Biya se devait de nous protéger de certaines catastrophes socio-politiques que nous voyons dans d’autres pays. De la même manière que Ahidjo l’avait fait avant lui... Quand Ahidjo quitte le pouvoir en 1982, je ne sais pas ce que serait devenu le Cameroun si les choses n’avaient pas été assez claires. On savait très bien que le Premier ministre succéderait au président. Il l’a respecté et y a tenu contre ses tout proches. Cela a d’ailleurs réconcilié son histoire personnelle avec beaucoup de Camerounais.


Vous suggérez que le président décide à la place des Camerounais ?

Non, ce n’est pas ce que je dis. Je préconise qu’il laisse des institutions très claires, qu’elles soient mises en place et que dans son parti, les choses soient tout autant claires. Il y a, au Cameroun, tellement de prétendants dans les chaumières qu’on pourrait avoir de grosses surprises demain. Un ami me disait l’autre jour que j’étais trop pessimiste sur ce point. Je voudrais, le moment venu, qu’il ait eu absolument raison.


Après les Grandes ambitions, le président Biya a lancé les Grandes réalisations. Vous-y croyez ?

Certaines réalisations ont commencé dont certaines sont des projets assez anciens. Tant mieux. Mais on a une impression générale de retard sur de nombreux secteurs, dont particulièrement l’énergie, qu’on se demande pourquoi il a fallu tant attendre. En même temps, ce ne sont pas les réalisations en tant que telles qui m’intéressent. C’est la philosophie qui les sous-tend. Je n’ai pas l’impression qu’il y a une philosophie politique ou idéologique qui sous-tend tout ce qui est en train d’être fait. Il faut faire attention d’avoir simplement un agrégat de réalisations qui ne soient pas portées par des valeurs idéologiques. Ce n’est pas simplement un pont ou un barrage qui font la République. C’est aussi et peut-être d’abord l’esprit, la pensée sur lesquels se fondent des objectifs, qui la constituent plus sûrement. Quelle est l’idéologie qui sous-tend, aujourd’hui, toutes ces réalisations ? Quelle société voulons-nous pour nos enfants ? Paul Biya a posé cette question fondamentale il y a une dizaine d’années : la réponse me semble toujours attendue.


En 2005, vous affirmiez que le président Biya devait songer à partir. Sept ans plus tard, votre position a-t-elle changé ?

En 2005, je précisais qu’il doit songer à partir, en organisant sa succession. Je le dis aujourd’hui davantage encore. Nous sommes tous des hommes. Tout peut arriver à tout moment. Pour nous épargner des événements du Mali ou de la Centrafrique, je préfère que les choses tant structurelles que de personnes soient claires. Je sais qu’au Cameroun, on pense que si un successeur est simplement esquissé, tout le monde va tirer sur lui. Mais quand Ahidjo a choisi Biya, 10 années se sont écoulées. Des gens comme Ayissi Mvodo n’étaient pas d’accord et pensaient même que c’était un choix de pacotille. Mais, cela nous a épargné de graves problèmes dans ce pays. Il faudrait, aujourd’hui, nous présenter un schéma clair. Surtout que les institutions qui peuvent nous garantir une transition pacifique n’existent pas vraiment. C’est de la « malianisation » ou de l’ « ivoirisation » du Cameroun que j’ai peur. Il faut savoir que, si la Côte d’Ivoire a connu ce que l’on sait, c’est parce que Houphouët Boigny n’a pas été très clair dans ses choix de personnes. Ouattara et Bédié, aujourd’hui réunis pour des besoins de stratégie politique sous les conseils de la France, voilà d’où vient en réalité la crise ivoirienne. Si la réalité démocratique était déjà avérée, je n’afficherais pas cette crainte. Le problème est que malgré le pluralisme affiché, nous sommes encore totalement dans un comportement de groupes de partis uniques, avec la porte ouverte à toutes les aventures.


Qu’est ce que Paul Biya a réussi en 30 ans de pouvoir ?

La principale réussite, mais elle ne peut pas être attribuée à un seul individu, c’est l’absence de conflits sociaux ou politiques qui aient débouché sur des conflits armés. Encore qu’on a eu avril 84. C’est une réussite collective. Je voyage beaucoup, et vous ne pouvez pas savoir ce qu’une guerre civile peut coûter à un pays. La paix, la démocratie, le bien-être collectif cheminent-ils ensemble au Cameroun ? Je ne dirai pas oui, mais au moins quand une sirène résonne en pleine nuit à Yaoundé, on ne se met pas aux fenêtres pour savoir quel est le groupe militaire qui la provoque. Et puis pour lui-même il a une réussite, il a duré. C’est une appréciation quantitative, pas qualitative.


Et les échecs des 30 ans de règne du président Biya ?

Lorsqu’un président vous dit, 30 ans après son arrivée au pouvoir, qu’il engage des Grandes réalisations, il y a problème. Il s’est certainement rendu compte qu’on ne peut pas continuer avec un seul pont à Douala par exemple. Des fois je me dis, si ce pont s’écroule, qu’est ce qu’on fait ? L’offre énergétique est extrêmement faible. Il y a des pays en Afrique, où personne ne vous croirait si vous dites qu’à Yaoundé nous n’avons pas d’eau, alors que le Cameroun est un scandale en matière d’eau et d’électricité potentielles, etc. Il faut donc souhaiter que les Grandes réalisations rattrapent ces grands retards.


En 30 ans, il a plus réussi ou plus échoué ?

Durer, c’est déjà quelque chose en politique. C’est difficile de mettre sur la balance ce qu’on a réussi et ce qu’on a échoué. Le bilan politique n’est pas une affaire d’arithmétique. J’ai l’impression quand même que le recrutement de 25 000 jeunes, ce n’est pas un signe de succès. C'est-à-dire qu’il y a une génération de jeunes qui n’a pas pu travailler durant des années, et à un moment donné on se rend compte qu’il faut la mettre n’importe où, parce que ces jeunes-là constituent une poudrière à retardement. Quand nous sommes obligés de regarder la Can à la télévision sans équipe en Afrique du sud parce que nous sommes éliminés par un pays de 500 000 habitants, cela pose un problème, puisqu’en plus, cet échec se renouvelle et les gérants de ce bilan restent en place. Quand un pays n’a pas une salle de cinéma dans tout le pays, ça me pose un problème. Mais c’est aussi notre bilan à tous, même si le président en est le premier comptable. Nous avons beaucoup de secteurs où on aurait pu faire mieux.


Le président Biya s’est rendu en France pour une visite officielle et c’est célébré par ses partisans comme une grande victoire…

Il ne faut pas non plus être puéril. Les relations entre les Etats sont des rapports d’intérêt. La France peut-elle vraiment ignorer le Cameroun aujourd’hui en Afrique ? Je ne le pense pas. La France a ses intérêts qu’elle défend. Un pont sur le Wouri pour une société française passe avant tous les Michel Atangana Thierry. Maintenant, quelle victoire pourraient célébrer les partisans de Biya ? Ce n’est pas sur une visite qu’on juge les affinités politiques. Vous savez que j’ai plus d’amis dans la gauche française que dans la droite. Ce que cette gauche ne pourra pas faire en France, à savoir une politique économique et sociale de gauche, elle cherchera à le rattraper ailleurs, et surtout en Afrique, au moins au niveau du discours : les droits de l’Homme, le respect des règles démocratiques pour la dévolution des pouvoirs en cas d’alternance, etc. les socialistes y feront davantage attention pour calmer leur opinion et leurs intellectuels.


Comment appréciez-vous l’entrée dans l’opposition de Maurice Kamto, ancien ministre et désormais président du Mrc ?

L’offre politique au Cameroun est très faible. On ne voit pas très bien quelle différence il y a entre telle et telle autre formation politique. J’ai discuté avec lui dans un avion venant de Paris, il ne m’a pas dit qu’il créait un parti politique, alors qu’il allait le faire un mois plus tard. Je comprends qu’il ait acquis la phobie de la trahison, alors on cache ses intentions. Mais depuis la faculté, il aurait dû me connaître davantage. Je lui aurais demandé ce qu’il apporte de nouveau. Je lui aurais demandé de me décrire son projet de société par rapport à celui des autres, s’il en a et s’ils en ont. Moi j’aurais cru, Maurice Kamto démissionnant, qu’il retournerait au sein du parti dans lequel nous l’avions vu en 92. Il était apparu à la télévision avec l’écharpe du Sdf. Je ne suis pas sûr que la multiplication des partis politiques soit la solution. A sa décharge, on pourrait dire qu’en rentrant dans le Sdf, les barons du parti unique dans ce mouvement-là ne lui auraient pas fait la place qu’il aurait dû avoir. Il est quelque part une victime du syndicat des partis politiques qui s’organisent pour empêcher qu’il y ait des candidatures indépendantes dans ce pays. Ce qui oblige à être dans un parti ou à en créer.


A-t-il des chances de s’en sortir dans l’arène politique camerounaise ?

Maurice Kamto est quelqu’un de très intelligent. Nous n’étions pas dans la même faculté à l’université, mais nous connaissions les étudiants brillants du campus. Il en était un. En plus, il s’est bâti un CV solide, à la fois à l’université et dans le dossier Bakassi. S’il veut être leader politique, avoir des milliers de gens qui viennent et votent pour lui, ça va être très compliqué parce que ça demande du temps. Créer un parti, l’implanter dans tout le pays, avoir des représentants dans tous les bureaux de vote, ce n’est pas quelque chose de facile. J’ai l’impression que ça va être très compliqué pour lui de se faire une place dans cette jungle alors que les échéances approchent. Par contre, Il peut apporter de la crédibilité à un mouvement. Vous savez, on crée un parti pour se battre seul, ou pour apporter sa structure dans un plateau de mariage éventuel, le moment venu.


L’opération Epervier vous semble-t-elle efficace pour lutter contre la corruption ?

Il n’y a aucun Camerounais honnête qui pourrait s’opposer à l’opération Epervier en elle-même. C’est une opération salutaire. Ne comptez donc pas sur moi pour dire que Biya a mal fait de l’engager.


Même si certains estiment qu’il s’agit d’une opération «d’épuration politique» ?

L’épuration politique peut renvoyer à deux choses : soit vous ne vous reprochez rien, mais le prince a décidé de vous incriminer parce que prévaut la raison du maître et parce que vous le gênez. Cela est incontestablement détestable. Soit vous vous savez coupable, mais vous vous dites que vous n’êtes pas seul dans ce cas, et que simplement le prince choisit de couper certaines têtes, et d’en exonérer d’autres. Cela n’est certainement pas juste, mais ça ne fait pas de vous un innocent. Pour des non exégètes du droit, et j’en suis un, me basant uniquement sur les faits qu’on a voulu nous rapporter, Marafa pourrait relever de la seconde catégorie. Il ferait partie des seuls condamnés qui ne seraient cependant pas seuls coupables. Ça ne l’innocente pas obligatoirement.


Marafa Hamidou Yaya a justement décidé de ne pas se laisser faire avec les lettres qu’il publie depuis sa cellule. Cette stratégie vous semble-t-elle payante ?

Payante pour lui, certainement : à défaut d’être élargi, il s’est définitivement forgé une forte stature politique. C’est incontestable. Mais les difficultés du moment ne peuvent pas faire qu’un incriminé soit automatiquement blanchi. Les textes qui régissent les élections au Cameroun, la manière dont les choses se passent dans et derrière les urnes, la manière dont la vie politique se gère aujourd’hui, etc. on ne peut pas dire que Marafa n’a rien eu à y voir. Il a contribué, et à un très haut niveau, à la mise en place de cette armature-là. Il vit certainement un retour de boomerang.


Avec un certain courage quand même…

Marafa est un homme du Nord, un musulman. A certains moments, dans l’islam, la vie n’a pas le même goût qu’ailleurs. Marafa a décidé de se lancer, de casser ce qu’il faut casser. Il ne mourra pas seul ou alors il mourra debout. Ses camarades d’infortune qui sont de la forêt, qui ont un grand instinct de survie, se taisent eux. Ce n’est pas parce qu’ils ont moins de révélations à faire que Marafa. Seulement, nous avons de notre côté un rapport jouissif à la vie. Marafa a décidé de ne pas mourir sans arracher des branches d’arbre. Mais, les révélations qu’il fait aujourd’hui, il aurait dû les faire plus tôt, en démissionnant par exemple. Garga Haman a démissionné, et personne depuis ne remet en question ses poussées d’acrimonie. D’attendre d’être démissionné pour sortir tout cela, gâche le geste, même si ces textes aident à comprendre le Cameroun.


Il a écopé de 25 ans d’emprisonnement ferme, mais se projette résolument vers l’avenir avec un projet politique pour le Cameroun. C’est sérieux, ça ?

Mandela a fait 27 ans en prison. Il y a beaucoup de gens qui sortent de prison pour prendre le pouvoir. Ange Patassé est même revenu d’exil pour le prendre en Centrafrique. Nul ne sait ce que sera le Cameroun dans deux, trois ou quatre ans. Je pense que Marafa s’inscrit dans l’avenir, inévitablement. A défaut d’accéder au pouvoir, il peut être un appoint décisif pour quelqu’un d’autre, de la même manière que je l’estimais pour Kamto, en engrangeant les dividendes de la manœuvre. La vie des nations est quelque chose de très mystérieux. En politique, personne ne peut préjuger de ce que sera fait le lendemain.


Dans une interview qu’il a accordée à un journaliste basé en France, Marafa estime que le président Biya fait courir un grand danger à ce pays quand il ne se presse pas à mettre en place les institutions créées par la Constitution du 18 janvier 1996…

Pourquoi le dit-il aujourd’hui ? Pendant près de 20 ans, il était aux affaires. Et ces textes ont été adoptés à ce moment-là. Où était-il ? Il aurait dû se désolidariser à ce moment là. Les temps vont être très compliqués dans les prochaines années. Vous aurez des gens qui voudront, soit sauter du navire, soit y embarquer. Cela ne fait que commencer. Mais les Camerounais qui n’ont pas la mémoire courte ne l’accepteront pas ! Que des gens qui ont mis en place et construit l’armature nous fassent croire que Paul Biya a fait tout ça tout seul dans son bureau, ça va être difficile de nous le faire gober. Quand on a été secrétaire général de la présidence, ministre de l’Administration territoriale, j’ai de la peine à penser que, même en Corée du Nord, on puisse dire qu’on n’a pas eu sa main mêlée aux décisions qui ont été prises.


Quand on vous écoute, on a l’impression que le Cameroun est dans une impasse. Dans ces conditions, comment voyez-vous l’alternance ?

On me dira ce qu’on veut, mais mon problème est que je veux le moins de casses possibles. Après Biya, il sera impossible que quelqu’un installe un système qui dure 30 ans. Je crois qu’après Biya, même les élections feront foule. Je suis inquiet pour l’alternance au Cameroun. C’est pour cela que je pense que pendant qu’il est là, il faut qu’il s’implique personnellement pour que l’alternance commence à avoir un cadre. Ne serait-ce que pour que les gens commencent à s’habituer, à penser à autre chose. Son cas personnel est assez parlant. Sinon, j’ai peur. Il y a tellement de capitaines et de colonels dans ce pays qui rêvent de pouvoir! Regardez comment un capitaine a foutu le désordre au Mali, un pays qui avait déjà connu deux fois l’alternance, à deux mois des élections. J’ai donc peur qu’un caporal se lève pour nous dicter sa loi. Ce serait la pire des choses. Que Paul Biya dise au moins aux siens : « Je porte mon choix sur tel. » Cela pourra nous aider, ne serait-ce qu’au sein du Rdpc. Regardez le Ghana. Un président est mort, un autre est arrivé le lendemain d’abord intérimaire, puis il y a eu des élections, il a été élu. Tout ça en quelques mois. C’est vers cela qu’il faut aller. Car le grand danger de ce pays, je le répète, ce n’est pas l’opposition, ce ne sont pas les sécessionnistes du Nord-ouest, c’est l’intérieur du Rdpc.


Vous parliez tout à l’heure du Mali, qui est en train d’être libéré par l’armée française. Vous êtes satisfait ?

Certainement. Les Djihadistes sont d’un obscurantisme tellement obtus que ça ne doit faire de mal à personne, à part eux, que la France se soit mise en travers de leur chemin. Mais la question malienne m’inspire trois réflexions distinctes :

1/ La démocratie la plus approximative est meilleure à tout pouvoir de la force tel que le capitaine Sanogo dont je me demande aujourd’hui où il se terre, voulait l’instaurer, alors qu’il s’est retrouvé incapable d’aller arrêter les Djihadistes.

2/ L’histoire retiendra que la première participation de la France à une guerre de libération en Afrique a eu lieu en 2013, aux portes du désert malien. Ça ne fera pas oublier l’Algérie, ça n’excuse pas la guerre coloniale du Cameroun, ça n’efface pas la Libye ou la Côte d’Ivoire, mais ça réconcilie la France avec elle-même et avec la déclaration universelle des droits de l’Homme.

3/ L’Afrique politique sera pour longtemps encore ridicule. La guerre est pratiquement finie au Mali, mais les généraux de la Cedeao, plus habitués des palais et des hôtels luxueux que du chaud terrain, continuent à dessiner des plans de bataille qui ne serviront peut-être plus jamais. Alors que l’on sait que dans tous ces pays qui disent attendre de l’argent, s’il s’était agi de casser de l’opposant à coups de milliards, leurs dirigeants auraient depuis trouvé l’argent nécessaire. Le dur de la guerre s’achève, on attend, on attend, la Missa ne vient pas … L’Afrique noire est mal partie, déplorait René Dumont, il était très optimiste, elle n’est simplement pas encore partie.

Propos recueillis par Jean-Bruno Tagne

Source : Le Jour

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 21:00

Nous irons au-delà de Kidal et nous irons chercher nos adversaires partout où ils iront. »Dioncounda Traore.

 

Une grande partie de la mission des forces maliennes et françaises visant à reconquérir le Nord-Mali, tombé sous le contrôle de groupes islamistes armés, a été accomplie mais le plus dur reste peut-être à faire, estime le président malien par intérim Dioncounda Traoré dans une interview

.dioncounda-traore.jpg Le président malien par intérim Dioncounda Traoré

« Je pense que si les choses continuent de la manière dont elles ont commencé, je pense que dans un mois au maximum nous arriverons à être présent partout », dit-il dans une interview accordée à RFI qui sera diffusée jeudi. « Nous irons au-delà de Kidal et nous irons chercher nos adversaires partout où ils iront. » « Une bonne partie de la mission est accomplie mais je ne sais pas si le plus dur est fait, parce qu’une chose est de reconquérir les territoires occupés et une autre chose est de réorganiser la vie et de faire en sorte que les gens qui ont vécu ensemble pendant des siècles réapprennent à vivre ensemble », souligne Dioncounda Traoré.

Revenant sur l’absence de combats lors de la « libération » de Gao et de Tombouctou, le chef de l’Etat par intérim a estimé que cela jetait le flou sur la stratégie des islamistes, qui se sont sans doute repliés dans le massif montagneux de l’Adrar des Ifoghas, près de la frontière algérienne. « Ce n’est ni bon signe ni mauvais signe parce que nous ne savons pas exactement pourquoi il n’y a pas eu de combat, qu’est ce que l’adversaire mijote », dit-il. « Probablement ils se sont retirés des grandes villes pour ne pas se trouver coincés et ils ont dû se retirer pas très loin de ces agglomérations, alors qu’est-ce qu’ils vont faire ensuite, on ne le sait pas encore. »

Source : Bameda.Net

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 20:56

Une partie de la région de Kidal vendue à l’Algérie, selon l’ancien ministre de l’Agriculture, Seydou Traoré

seydou-Traore.jpg

Comment peut-on vendre une partie d’un pays souverain à un autre pays ? Difficile d’y croire !  Mais lorsque cela a été publiquement affirmé et par un ancien ministre de surcroît, cela donne vraiment matière à réflexion. En tout cas, l’ex-ministre Seydou Traoré l’a affirmé au cours des échanges sur la problématique de sortie de crise organisée par le COREN dans la salle de réunion du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT).

Avec cette déclaration, on comprend aisément pourquoi l’Algérie n’a jamais voulu être au premier plan dans la crise malienne de peur de voir ses intérêts (fictifs) au Mali lui échapper. Au cours de son exposé, le ministre n’est pas passé par quatre chemins pour affirmer haut et fort qu’une partie de la région de Kidal a été vendue à l’Algérie et que cette partie regorge de ressources naturelles telles que le gaz et le pétrole. «Oui, je faisais partie de ce gouvernement et j’assume mes propos…», ajoute l’ancien ministre Seydou Traoré sans frémir. Mais de quoi s’agit-il en fait ?

Les patrons algériens se frottent les mains

Si la crise malienne prenait une autre tournure, l’Algérie allait simplement crier sur tous les toits que le Mali lui doit de l’argent, à défaut de dire qu’il a déboursé une faramineuse somme pour un deal avec l’ancien régime. Les Maliens doivent des milliards de FCFA à l’Algérie. Et comme aucun Malien ne sait exactement ce qui se passe dans les couloirs de la diplomatie, ils n’auront que leurs yeux pour pleurer les dégâts. Malgré la présence des terroristes sur le sol malien, le régime déchu n’avait pas daigné mettre la pression sur l’Algérie afin que ce pays s’implique davantage dans la rébellion touarègue du MNLA et l’aider à combattre les éléments d’AQMI qui, en réalité, ne sont que des Algériens de l’ex-GSPC (Groupe salafiste pour la Prédication et le Combat) et du FIS (Front Islamique pour le Salut). Lire autres newss sur maliweb.net. Le silence entre les deux Chefs d’Etat (malien et algérien) pourrait se résumer dans ces propos de l’Algérie : «Nous sommes très contents de la collaboration entre nos deux pays parce que le Mali va nous faire gagner beaucoup d’argent et en contrepartie, nous lui fournirons des aides dans le volet humanitaire et des prêts en échange d’une partie de la ville de Kidal».

Quand l’ancien régime vend le Mali

Lorsqu’un ancien ministre tient de tels propos, cela donne à réfléchir. Est-ce une confession de sa part ou est-ce parce qu’en son temps, il  était obligé de se taire pour…nrecevoir lui aussi sa «part du gâteau» issue de cette vente ? Ou bien l’ex- ministre trouve-t-il que le moment est enfin venu pour lui de dénoncer la mauvaise gestion dudit régime dont il a pourtant fait partie ? Ce qui ne lui confère ainsi aucune crédibilité : c’est plutôt une trahison envers le peuple malien.

Mais au fait, quelles sont les motivations réelles qui ont poussé les autorités d’alors à céder cette partie de Kidal à l’Algérie ? Quelle était l’origine de ce deal entre les deux Chefs d’Etat malien et algérien ? On ose croire que l’ex-ministre Seydou Traoré aura à fournir plus de détails sur ces questions car   avec sa «confession» du ministre, il est indiqué de revoir à fond les contrats de partenariat signés entre les deux pays à l’époque. Si cette affirmation de l’ex-ministre de l’Agriculture s’avérait fondée, ATT et ses collaborateurs doivent rendre des comptes aux Maliens à qui, ils n’ont jamais fait le bilan des précédentes privatisations.

Par Paul N’Guessan

Source :Bameda.net

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 20:55

La diaspora camerounaise est-elle la plus imbécile de l’Afrique ? Entre tous les « présidents fondateurs  d’associations» et les renifleurs d’odeurs d’oignons du régime de Yaoundé, un constat d’échec s’impose.

Manif10

  • La diaspora camerounaise et le syndrome de l’«envoûtement collectif» - Tous des «présidents-fondateurs»
  • La quête de l’innovation a conduit de nombreux pays africains, soucieux d’améliorer leurs système de gouvernance, à opter pour la formation des jeunes et le renforcement des capacités des cadres de tous les secteurs prioritaires de vie de la nation.

La quête de l’innovation a conduit de nombreux pays africains, soucieux d’améliorer leurs système de gouvernance, à opter pour la formation des jeunes et le renforcement des capacités des cadres de tous les secteurs prioritaires de vie de la nation. La dispersion des peuples dans l’étymologie du terme diaspora est consubstantiel à l’existence des personnes à la recherche de justice et du bien-être perdu. La diaspora camerounaise qui a suivi cette logique jusqu’à la fin des années 90, connait aujourd’hui une évolution très complexe à repenser.
Les clivages politiques et ethniques qui ont mis en péril l’unité nationale, ont été malicieusement transposés partout où vivent les Camerounais de l’extérieur. De Bruxelles à Francfort en passant par Paris, Milan, Montréal, les camerounais ont, dans leur écrasante majorité, conservé les habitudes socio-anthropologiques héritées de leur région de départ. La mode est à la promotion des associations d’idéologies ethnico-tribales, qui contrastent avec les réalités démocratiques des pays hôtes. Plus contrastant encore, c’est le modus operandi des personnes censées animer ces associations, qui reproduisent systématiquement ce qu’ils reprochent au régime qu’ils disent parfois à raison les avoir bâillonnés, ulcérés et martyrisés.


Le mauvais héritage de la diaspora

Le paysage politique et associatif camerounais est contrôlé par des personnes à la sénilité avérée. Ils sont pour la plupart anciens transfuges de l’union camerounaise (U.C.), de l’union nationale camerounaise (U.N.C.) et du Rassemblement du Peuple Camerounais (R.D.P.C.). Le retour à la démocratie, il y a une vingtaine d’années, nous semble avoir fait beaucoup de mal à notre pays, en ce sens qu’il n’a pas fait des démocrates mais des « présidents-fondateurs » qui, pour l’intellectuelle Maman, sont des sortes de politiciens par embuscade, qui ont naïvement pensé que la popularité sans stratégie dans la conquête du pouvoir, sans vision aurait suffi pour être aux affaires. Désillusionnés au fils du temps face à l’habileté et au cynisme du régime policier de Yaoundé, ils ont très vite déchanté, soit en signant des plates-formes d’action gouvernementale, véritables phagocytoses politiques, soit en organisant autour d’eux des systèmes de racket qui constituent aujourd’hui leur seule survie politique.

Le blocage de l’éclosion de la démocratie véritable au Cameroun n’est plus l’apanage des seuls conservatistes du régime. La fermeture du jeu de l’alternance à l’intérieur des partis de l’opposition a favorisé le pluralisme politique plutôt que la démocratie. Tout ceux, victimes du 8-2, et de tous les autres mécanismes d’exclusion, ont très souvent créé des partis politiques, oubliant de mémoire que, la naissance d’un nouveau parti politique, dans le système électoral actuel à un tour, augmente l’espérance de vie au pouvoir de Paul Biya.


Diaspora: tous des « présidents-fondateurs »

A la tète de chaque association, on trouve un « président-fondateur », ce type de personnage qui vient vers vous, dans un prosélytisme politique savamment huilé, vous exposer un projet bien conçu et ambitieux, vous proposant de vous mettre ensemble pour changer le monde et chasser le dictateur. Ambition sans doute légitime dans un environnement favorable à l’expression des libertés. Le Camerounais de la diaspora, à âge égal et à égal diplôme, n’est peut-être pas le plus intelligent, mais à quand même beaucoup de facilité (facile accès aux technologies de l’information et de la communication, bibliothèques…) et une bonne marge de manœuvre qui peut lui permettre d’être plus prompt à se mouvoir.

Les associations des camerounais de la diaspora contre le régime de Yaoundé se sont multipliées comme des champignons ces 20 dernières années, tout à l’image de nos trois cent partis politiques, comme si l’environnement ne devrait avoir d’influence sur nous que dans l’apprentissage, jamais dans l’action. La récente visite de travail de Paul Biya en France démontre à souhait le « fractionnement malétictif » des associations de la diaspora qui disent combattre un même régime mais n’arrivent jamais à fédérer leurs efforts. Le droit de réponse publié il ya quelques jours, sur le site www.cameroun-info.net par le président de l’une des ex-fractions du « CODE »ne nous éloigne pas de toute la cacophonie, le clientélisme et bien d’autres mots qui y règnent. Le fonctionnement de nos associations donne raison à ceux qui pensent que Paul Biya reste le meilleur risque pour le Cameroun, sinon comment comprendre que des hommes pour la plupart bien formés et issus de tous les secteurs d’activité, restent englués dans des querelles de bas étage, des guerres de positionnement et des egos surdimensionnés, comme seul notre pays en a l’exclusivité.

Quitte à constituer le cheval de Troie des hiérarques du régime qui, las de voir le créateur survivre à l’horloge biologique, sont prêts à tout instrumentaliser pour le fragiliser et le voir clamser, ces activistes gagneraient à repenser leurs stratégies qui ne nous semblent pas aller dans le sens d’une dévolution pacifique et immédiate du pouvoir. La cyber-opposition, expression utilisée de façon très péjorative aujourd’hui, s’explique par le très grand désaveu du système en place observé dans le forum mais qui ne se matérialise pas sur le terrain, où les manifestants sont très souvent recrutés parmi ceux que nous appelons avec un zeste d’humour les « exilés de Bruxelles », c’est-à-dire ces Camerounais, quelques fois sans papiers, qui se découvrent seulement dans la manif, des persécutions que leur aurait infligées le régime à une date dont le dernier souvenir se trouve dans les coupures de journaux.

Les récentes élections très contestées au sein d’une l’association des Camerounais du Canada et dans de nombreuses associations de la diaspora sont symptomatiques du mode de fonctionnement que les présidents mettent sur pied pour s’éterniser à leur tête. Ceux-là même qui sont élus dans les règles de l’art ont mis sur pied des mécanismes de gestion patrimonialiste. « C’est notre chose », peut-on entendre honteusement dire, les autres n’étant là que pour les aider à accomplir leurs desseins. A l’analyse, la démocratie sans démocratie est vaine. Si on doit rester ad vitam aeternam à la tête des associations parce qu’on les a créées, on en fait un projet privé-familial qui ne mérite plus l’adhésion de tous. Il n’y a pas que Paul Biya !, nous sommes tous des «présidents-fondateurs» et notre démocratie, c’est la démocratie des autres, notre rêve, c’est celui des autres.


Une refondation est possible

Refonder nos associations sous-entend aussi leur donner un statut cohérent au combat qu’on veut mener. Si les associations qui sont membres de la société civile ont le droit de poser les problèmes d’ordre existentiel de l’espèce humaine (droit de l’homme, famine, développement…), elles ne sont en rien fondées de demander le départ d’un président fut-il mal élu, parce qu’elle n’ont pas pour vocation de solliciter les suffrages des électeurs, quitte à se muer en parti politique et gagner en crédibilité. La dévolution du pouvoir, quand on est démocrate, passe par les urnes. Ne nous trompons pas de combat. Il revient à chacun de nous, de contribuer à la socialisation politique du « peuple d’en bas » qui constitue l’essentiel du corps électoral, non plus par le seul biais de l’internet auquel seulement 7% des Camerounais ont accès, mais aussi et surtout par les actions concrètes sur le terrain. En radicalisant le débat politique, on joue le jeu du régime qui, dans sa stratégie de l’usure, sait bien récupérer à son compte ce type d’erreur politique et stratégique. Célestin Ndjamen nous semble l’avoir compris…

En réalité, manifester à Bruxelles, à Paris… n’apporte rien de façon substantielle au quotidien des Camerounais, à contrario, elle (la manifestation) sert d’outil de chantage diplomatique à l’occident qui sait très bien s’en servir au demeurant, donnant l’impression d’avoir satisfait les désidératas des manifestants. En 2009, pendant l’opération « lançons les tomates pourries à Paul Biya », c’est François Hollande, alors haut cadre et député PS, qui était descendu recueillir les doléances des activistes des « CODE, CCD », en leur promettant d’en parler en session à ses pairs à l’assemblée nationale. Quelle posture a t-il aujourd’hui ? Sortons de l’envoûtement hérité des politiques et de nos habitudes socio-anthropologiques et rebâtissons une nouvelles diaspora encore plus crédible et plus conquérante.

Par Narcis Bangmo

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

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 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
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                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Massacres en Côte d'Ivoire       

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine