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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 17:29

A quoi sert la diaspora camerounaise?

Cameroon flag

 

Estimée à plus de 5 millions de personnes, elle passe son temps à critiquer le Président Paul Biya mais ne fait rien pour le Cameroun.

 

I-                   La place qu’accorde l’Etat à la communauté extérieure

La semaine dernière, on a vu certains de nos compatriotes s’agiter lors de la visite de travail du président en France. Cela est tout à fait normal, cela participe du fonctionnement de la démocratie. Ceux-là reprochent au Chef de l’Etat un grand nombre de choses, entre autres sa longévité au pouvoir, le manque de démocratie, la mal gouvernance, la violation des droits de l’homme, son incapacité notoire à développer le pays, etc. Si certaines de ces critiques sont parfois fondées, on peut se demander en retour ce que fait cette diaspora camerounaise estimée à plus de 5 millions d’individus pour le développement du Cameroun ? Il est difficile de dire avec précision comment est repartie cette diaspora à travers les continents et les pays. Le gris de ces camerounais résidant à l’étranger est en Afrique, principalement au Nigeria où ils sont plus de 2 millions de personnes originaires surtout des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-ouest. On trouve également des Camerounais assez nombreux en Guinée Equatoriale, attirés qu’ils sont par le boom économique de ce petit pays voisin considéré comme un El Dorado pétrolier.

Les Camerounais ont déserté quelque peu le Gabon pour ce nouvel émirat pétrolier. Hors du continent africain, la deuxième communauté camerounaise de l’étranger réside aux Etats Unis où elle est estimée à 800 000 personnes dont 300 000 environ ont acquis la nationalité américaine. En France, on estime à plus de 600 000, le nombre de Camerounais y vivant. Et en Allemagne, environ 20 000. Face à ceux qui ont organisé des manifestations contre la présence de Paul Biya en France, ce dernier a reçu des personnalités camerounaises résidant dans ce pays telles Manu Dibango, Calixte Beyala, Marie Roger Biloa pour dire à ces opposants que tout le monde n’est pas contre lui, même si on dit que c’était un rendez-vous arrangé. C’est un remake de juillet 2009 à Paris, mois au cours duquel Paul Biya en visite officielle en France avait demandé à ses compatriotes de retourner au pays pour le développer.

Il est vrai que le Cameroun, c’est-à-dire les autorités politiques ne font pas grand-chose pour encourager le retour au pays de cette diaspora qui a un très fort potentiel économique, intellectuel, culturel, sportif, technique, etc. On peut évoquer qu’une division des Camerounais de l’étranger a été créée le 30 juillet 2005 au ministère des relations extérieures, mais on ne sait pas à quoi elle sert. Quand il était aux relations extérieures, l’actuel Ministre Délégué à la présidence chargé du contrôle supérieur de l’Etat, Henri Eyebe Ayissi avait déclaré: «Le défi aujourd’hui est de susciter une contribution plus significative de nos compatriotes de l’étranger par des mécanismes et des programmes d’incitation adéquats et transparents … Il s’agit dès lors de créer des conditions nécessaires pour une plus grande mobilisation des ressources financières et du capital humain de nos compatriotes à l’étranger, au travers de projets intégrés associant dans un partenariat tripartite le gouvernement, le secteur privé et la diaspora».

On se souvient qu’en août 2010 un forum avait été organisé au Palais des Congrès à Yaoundé. Il avait réuni un échantillon représentatif des Camerounais de l’étranger très enthousiaste mais deux ans après on ne voit pas de résultats concrets. Des actions ont également été entreprises au Fonds National de l’Emploi (Fne) dirigé par Camille Mouthe à Bidias depuis sa création en 1990. C’est le programme d’appui au retour des immigrés camerounais (Paric) qui a été mis en place en 1999 pour valoriser les compétences des Camerounais formés en occident. En 2010, 240 de nos compatriotes ont pu regagner le pays grâce à ce programme, une goutte d’eau dans un océan de compétences. S’agissant toujours du Fne, on ne sait pas grand chose de l’agence internationale située du côté du stade omnisports de Yaoundé dont la mission était de s’occuper du retour des Camerounais de l’étranger et du placement des Camerounais à l’étranger. Beau programme mais qu’en est-il de la suite ?

Le Ministère de la Jeunesse et de l’Education Civique n’est pas en reste. Il y existerait un Programme d’Aide au Retour et à l’Insertion des Jeunes de la Diaspora (Parjedi). On ne sait pas grand-chose de ce programme, sinon que sa mission est de promouvoir le «retour et l’insertion socio-économique réels ou virtuels des jeunes camerounais résidant à l’extérieur du territoire national, âgés de 21 à 35 ans par le biais d’une gestion concertée de la migration. (Avec) pour finalité de permettre aux jeunes de la diaspora de participer au développement socio-économique du Cameroun afin que le pays puisse ainsi tirer le plus grand profit de toutes ses ressources». On n’entend plus parler de ce programme qui, s’il était fonctionnel devait à terme promouvoir la création de juniors et seniors entreprises «financées respectivement à hauteur de 25 et 50 millions de F CFA». Au ministère de l’Enseignement Supérieur (Minesup), un programme de recrutement de professeurs d’enseignement supérieur a été mis sur pied par le ministre Jacques Fame Ndongo. Quelques Camerounais résidant à l’étranger ont mordu à l’appât mais les conditions de salaire et de travail ont fait un flop.


II- L’apport des Camerounais de l’étrange

A l’heure où nous écrivons ces lignes, les mesures prises par l’Etat du Cameroun pour favoriser le retour de ses nationaux au pays ont échoué. Les propositions d’Aurore Plus sont les suivantes: - Faciliter l’accès des terrains aux Camerounais de l’étranger pour construire les logements et les entreprises. Ce qui est fait actuellement est dérisoire. Il faudrait faire comme l’Etat d’Israël qui donne gratuitement des terrains à tous les Juifs installés à l’étranger et qui veulent renter dans ce pays. De plus, l’Etat israélien subventionne la construction des logements de tous ceux qui rentrent; - Pour la création des entreprises, des facilités doivent être systématiquement accordées à ceux qui rentrent au Cameroun comme par exemple ne pas payer les impôts pendant un certain nombre d’années; - La mise en place effective de fonds (et non des annonces sans effet) à la disposition de ceux qui veulent se lancer dans l’investissement productif; - Pour les enseignants du supérieur, on pourrait revoir les conditions salariales de ceux qui acceptent de rentrer définitivement au pays, mais seulement cela créerait une discrimination avec ceux qui sont sur place; - La création d’un ministère des Camerounais de l’extérieur.

Généralement ils dénoncent la mauvaise gestion du pays sous toutes ses formes (corruption, tribalisme) pour ne pas rentrer au pays. Mais eux-mêmes ne sont pas exempts de lacunes, insuffisances quand bien même ils font quelques bonnes choses pour le pays. En effet, même s’ils ne sont pas d’accord avec la politique du président Paul Biya, qu’est-ce qui les empêche de rentrer au pays et d’y investir ou qu’est-ce qui les empêche de rester dans leur pays d’accueil et d’investir au Cameroun. Prenons l’exemple du Mali, est-ce que tous les Maliens qui rentrent chez eux ou qui investissent au Mali en demeurant à l’extérieur soutiennent automatiquement la politique du régime en place? De même, est-ce que tous les Juifs qui rentrent en Israël sont ou pas d’accord avec tous les gouvernements qui se sont succédé à la tête d’Israël? Que non! C’est donc une mauvaise querelle qu’on fait au Président Paul Biya. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, mais ce n’est pas suffisant. Quand on parle d’immobilier, c’est leur maison personnelle construite au village ou en ville mais cela ne crée que des emplois éphémères, le temps de la construction.

La plupart des Camerounais résidant à l’étranger s’adonnent à une activité qui leur est particulière: envoyer de l’argent régulièrement à leurs familles restées au pays pour des besoins alimentaires, sanitaires, scolaires et autres. Pour tout dire, de l’argent pour l’entretien de la famille. Un certain nombre de Camerounais de la diaspora dispense des enseignements supérieurs publics dans les établissements d’enseignement supérieur public et privé. C’est une bonne chose, mais pourquoi ne rentrent-ils pas définitivement mettre leur expertise au service de leur pays, surtout ceux qui ont bénéficié des bourses d’Etat pour aller poursuivre leurs études supérieures à l’étranger ? Certains de nos compatriotes ont le cœur sur la main. C’est grâce à l’un d’entre-eux que le centre hospitalier universitaire (Chu) de Yaoundé à la tête duquel trône depuis de nombreuses années le Pr. Maurice Nkam (département de la Menoua, région de l’Ouest) a reçu un équipement au cobalt 60 destiné au traitement du cancer. De temps en temps, d’autres Camerounais de la diaspora font des dons en matériels et médicaments à la faculté de médecine de l’université des montagnes, un établissement privé de bonne réputation situé dans le département du Ndé, région de l’Ouest.


III- Impact politique

Parmi les Camerounais de la diaspora, certains sont dans l’opposition systématique à Paul Biya. Peut-on les qualifier d’opposants? Oui et non! Si en effet certains sont des vrais opposants au régime de Paul Biya, d’autres ne le sont pas en réalité, ils font partie de la société civile, membres d’Ong de défense des droits de l’homme, des libertés politiques. Assez nombreux sont ceux qui militent dans le parti au pouvoir et se recrutant surtout dans les régions du Centre et du Sud. Lors du scrutin présidentiel du 09 octobre 2011, ils ont massivement voté pour Paul Biya. Sur les 15 648 suffrages valablement exprimés des Camerounais de la diaspora, 10 599 voix sont allées à Paul Biya, soit 67,7339%. Au lieu donc de passer leur temps à critiquer Paul Biya à partir d’où ils vivent, les Camerounais de la diaspora devraient faire comme les diasporas de certains autres pays.


IV- L’exemple des autres pays

Le père de la bombe atomique chinoise était de la diaspora

Même s’ils sont contre la politique de leur pays d’origine, la Chine, les membres de la diaspora chinoise sont nationalistes dans leur grande majorité. Et ils font beaucoup de choses pour leur pays. Ingénieur atomiste (comme l’ancien président démocrate américain Jimmy Carter), ce sino-américain, fait partie de l’équipe américaine chargé, à ,la fin de la seconde guerre mondiale de faire main basse sur les documents, les savants, le matériel de laboratoire allemand, relatifs à la recherche nucléaire. A son retour aux Etats-Unis, il fut exclu du programme atomique américain et en 1951, il fut autorisé à rentrer en Chine. Erreur fatale pour les Américains qui avaient cru que l’éloignement des laboratoires de l’ingénieur d’origine chinoise pendant quelques années avait fait oublier à ce dernier, toutes les ficelles de son métier. Une fois rentré en Chine, il se mit au service de Mao Tse Toung qui avait pris le pouvoir en 1949. Il se mit aussitôt au travail. En 1959, l’Urss cessa toute coopération avec la Chine dans le domaine en expulsant les étudiants chinois qui y étaient formés. En 1964, la Chine a fait exploser sa première bombe atomique dans le désert du Sin Kiang, à l’ouest du pays. Si la Chine est aujourd’hui la deuxième puissance mondiale, c’est en partie grâce à sa diaspora. En effet, pendant des années la Chine a envoyé à l’étranger, principalement aux Etats-Unis, des dizaines de milliers d’étudiants dans les disciplines scientifiques. Une fois leurs études terminées, ils sont restés aux Etats-Unis parfois pendant une vingtaine d’années, le temps d’acquérir de l’expérience et d’accumuler des fonds pour rentrer après en Chine. Et cela a payé.


Israël

C’est un Juif de la diaspora, le journaliste autrichien Theodor Herzl qui est à la base de la création de l’Etat d’Israël en 1948. Les juifs de la diaspora (présents dans plus de 100 pays) ont joué un rôle éminent dans la mise au point de la bombe atomique et de la bombe H. on peut citer Albert Einstein (Allemagne), Julius Robert Oppenheimer (Etats-Unis), Niels Bohr (Danemark), Léo Szilard (Hongrie), Edward Teller (Hongrie) futur père de la bombe H. En France, les juifs quoiqu’au nombre de 600 000 seulement occupent le devant de la scène. Nicolas Sarkozy est juif, François Hollande a du sang juif dans les veines, Jack Lang, l’ancien ministre de la culture de François Mitterrand l’est également, tout comme Me Robert Badinter, Laurent Fabius le ministre des affaires extérieures de Hollande, etc. Cette diaspora joue un très grand rôle dans la défense des intérêts de l’Etat d’Israël. Le lobby juif est très puissant aux Etats-Unis en particulier et dans le monde en général. Les pays d’Asie du sud-est communément appelés les petits dragons (Taïwan ou l’île de Formose), la Corée du Sud, ont émergé grâce en partie à la diaspora. Une diaspora qui n’est pas toujours d’accord avec les régimes en place. Pourquoi donc une grande partie de la diaspora camerounaise au lieu de construire le pays passe le temps à combattre Paul Biya qui n’est pas «éternel», comme il l’a dit lui-même la semaine dernière en France? C’est après le départ du Chef de l’Etat qu’ils vont se mettre à investir au Cameroun?


Le Pakistan

Le père de la bombe atomique pakistanaise est le Dr Abdul Khan, docteur en métallurgie formé en Allemagne et aux Pays-Bas où il était resté de nombreuses années. On lui avait fait confiance en le laissant travailler dans le secteur du nucléaire. Et puis un beau jour il rentre au Pakistan où il se met à la disposition du dictateur général Zia Ul Haq. On connaît la suite; la bombe atomique pakistanaise.

L’Inde

Ce pays a formé beaucoup de scientifiques dans les universités britanniques et américaines. Ce sont eux avec les Pakistanais qui peuplent les laboratoires de recherche anglo-américains dans les domaines de la chimie et de la physique. Ce sont les Indiens de la diaspora rentrés au pays qui ont mis au point la bombe atomique indienne en 1974. Ils représentent aujourd’hui 50% du personnel scientifique de la Nasa, l’agence spatiale américaine.

Par Michel Michaut Moussala

Source : Aurore Plus

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 17:25

Surpopulation - Prison centrale de Douala (Cameroun): 86 gardiens de prison pour 4000 détenus.


prison-camerounais1.jpg

             L'actuelle prison centrale de Douala est si sollicitée qu'elle s'écroule sous le poids de la surpopulation carcérale et l'insuffisance drastique des gardiens de prison. Soit un ratio de 2,15 gardiens de prison pour 100 détenus.

De 2524 détenus il y a un an, la prison centrale de Douala abrite à ce jour 4000 prisonniers pour 86 gardes prisonniers (compris dans les 120 individus au total que constitue le personnel), a-t-on été informé au journal de 7h du jeudi le 7 février 2013 sur les ondes de Radio Equinoxe. Une différence très importante qui inéluctablement rend difficile les tâches des gardes prisonniers dont, un doit être en principe a-t-on appris en charge de 5 détenus. Or, pour le cas de la prison de New-Bell, un garde prisonnier a au mois 42 captifs à surveiller. Ce qui est impensable et peut justifier des évasions. On se souvient que les 17 et 20 septembre de l'année précédente, trois internés avaient tenté de s'évader (même si deux ont échoué). On ne le dira jamais assez, les prisons ont besoin d'être réfectionnées, de nouvelles infrastructures sont toujours attendues ainsi que les personnels pénitenciers au rang desquels les gardiens de prison. Lesquels ont récemment saisi le Président de la République pour lui signifier leur malaise.


Mouvement d'humeur latent

Les gardiens des prisons vont mal. Ils pensent et repensent aux tribulations qui sont les leurs dans l'accomplissement de leur devoir régalien en dépit de leur insuffisance. Il faut faire face à la violence des malfrats. Digérer leurs propos injurieux et calomnieux. S'exposer à des agressions voire des assassinats. «Nous n'avons plus le moral de travailler avouent les futurs grévistes au patron du Cameroun, depuis la signature des avancements au choix. Notre tâche d'encadrer, de réinsérer et de rééduquer les détenus est énorme. Vous savez que vivre au quotidien avec les grands bandits de toutes sorte c’est pas chose facile», affirment-ils dans la correspondance adressée au Chef de l'Etat. Les habitués qui côtoient les détenus toutes catégories confondues au quotidien disent être victimes d'une injustice hors échelle. L'insuffisance et la vétusté des matériels de travail, le mauvais traitement salarial puis professionnel, l'absence des primes d'escorte et de technicité sont des facteurs qui noircissent la vie déjà sombre des concernés. Par ailleurs, les mauvaises conditions d'hygiène et de salubrité, les problèmes de détention préventive qui s'étalent sur de très longues durées, les violences faites aux femmes et aux jeunes filles dans ces milieux carcéraux, laissent à désirer. La promiscuité, la vétusté, l'électrification archaïque, la cuisine qui se fait dans ce milieu carcéral de manière incontrôlée avec des réchauds et des fours de fortune, sont autant d'ingrédients suffisants qui montrent la précarité ambiante à New-Bell.

On en est à se demander pourquoi les pouvoirs publics n'ont pas encore accéléré le projet de construction d'une nouvelle prison dans la ville de Douala. Pourtant de plus en plus, les personnalités des plus hautes sphères de l'Etat qui croyaient que la prison était pour les autres se retrouvent nombreuses à en devenir des pensionnaires Et un responsable des organisations de défense des droits de s'étonner que «les choses pourtant prioritaires sont repoussées aux calendes grecs sans raison apparente, même lorsque tous les moyens sont réunis.» Une inertie maintes fois dénoncée par le Chef de l'Etat, mais qui a allègrement fait son lit dans la gestion des affaires publiques.


Par Linda Mbiapa

Source : Aurore Plus

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 16:59

Cameroun : Un pays où tous les membres du gouverment et des entreprises d’état  ou presque sont des prisonniers en liberté provisoire en attendant la justice du peuple.

Les chiffres des detournements parlent d’eux-mêmes.

epervier.jpg

 

 

 

 

 

 

Le gouvernement est en possession d’une liste de comptes bancaires attribués à de hautes personnalités de l’Etat.

Urbain Olanguena Awono (ex ministre)
• Compte : n°13906001508500104357480 (Caisse Régionale du Sud Rhône, Alpes, Paris).
Solde au 23-02-2010 : 889.000.000 FCFA
Cumul de mouvements au crédit : 2.519.000.000 FCFA
Cumul de mouvements au débit : 1.663.000.000 FCFA
• Compte n°0308203548G4 (Banque Régionale de Solidarité, Monaco)
Solde au 31-01-2010 : 111.166.077 FCFA
• Compte n°0952007927000079 (BICEC-Cameroun)
Solde au 30-06-2007 : 1.412.529.345 FCFA
• Compte n°121350030004943554880-52 (Caisse d’Epargne rue de) S/C Claude Kupisz
Solde au 12-01-2010 : 17.000.000 FCFA
• Compte n°30003016900 (Société Générale, 2 rue des Aillettes 51500 Taissy Reims)
Solde au 31-12-2009 : 8.530.000 FCFA
• Compte n°10268-05604-00012355440-06 (Crédit Mutuel France) s/c Jean Paul Dauppher René 22 rue du Vall de Bliz 57200 Paris
Solde non précisé
• Compte n°136070003418619695440-67 (Banque Populaire France, 7 Rue de Barrière Côte d’Azur
Solde non précisé
• Compte n°40618802600004071030888 (Boursorama Banque) s/c Bernard Mariotto, 18 Quai du Pont du Jour 9269 Boulogne Billancourt
Solde non précisé
• Compte n°16607-00015-01519228832-59 (Banque Populaire des Pyrénées Orientales) s/c M. Gaillard Jean François
Solde non précisé
• Compte n°3000300252834712-69 (Société Générale) s/c Tolla Dominique
Solde non précisé

  

Abah Abah Polycarpe (ex ministre)
• Compte n°04676083646-54 (Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou Charentes) S/C M. Cayron André Narcisse et Bragato Pierre
Solde au 31-12-2009 : 730.000 euros soit 478.150.000 FCFA
• Compte n°37331004629001 (Alpha Fund Banking of Djibouti) S/C Bodo Simon
Solde au 22-02-2010 : 310.000.000 FCFA
• Compte n°39-0000515-001-1 (CITI Group Bank USA)
Solde au 15-01-2004 : 154.549.000 FCFA
Après retrait de 1.570.000.000 FCFA
• Compte n°9222353429 (First National Bank)
Solde au 31-12-2009 : 3.500.000 rands
soit 283.500.000 FCFA
• Compte n°1480180003800775400021 (Crédit Agricole Centre Loire) S/C M. Hervouin Claude, 7 rue de Cologne 18110
Solde au 17-03-2010 : 2.847.000 euros
soit 1.864.785.000 FCFA
• Compte n°158990897100028599994074 (Crédit Mutuel) S/C M. Lajard Michel
Solde au 31-12-2009 : 16.000.000 FCFA
• Compte n°15459/3747300010435601-60 (Crédit Mutuel) S/C Jokiel Jean Pierre
Solde au 30-03-2010 : 164.150.000 FCFA
 • Compte n°001003733-1004629-01J (Crédit Agricole Charentes Maritimes Deux Sèvres) S/C M. Stil Denis.
Solde au 31-03-2010 : 1.162.742 euros
soit 761.596.010 FCFA
Solde au 05-07-2010 : 140.000 euros
soit 91.700.000 FCFA
• Compte N°21430052314701-S, 10 avenue de la libération (Crédit Agricole Charente Maritime)
Solde au 21-04-2010 : 8000 euros soit 5.240.000 FCFA
• Compte N°3000003224900 (Société Générale, 2 rue des ailettes 51500 taissy Rems)
Solde au 17-02-2010 : 142 000 euros
soit 93.010.000 FCFA
• Compte N°1480180003800775400022 (Crédit Agricole Centre Loire, 2ème)
Solde au 03-03-2010 : 1000 euros soit 655.000 FCFA
• Compte n°30180701S (CBC) S/C Mme Julienne Komnang et de M. Jean Luis Chapuise
Solde non encore précisé (en date du 20 Juillet 2000 M. Abah Abah Polycarpe alors Directeur des impôts a ordonné un important virement en remboursement de la TVA)
• Compte n°30189701M (CBC) S-C Mme Julienne Komnang et de M. Jean luis Chapuise
Solde non encore précisé
• Compte n°2920040075 (First Trust And LeavingSaves) S/C Mme Medou Michel Fregisse
Solde non encore précisé
• Compte n°218749D72 (Crédit Lyonnais 46 avenue Gabriel Perry 93400 Saint Ouen)
Solde non encore précisé
• Compte n°10297501-10 (Crédit Industriel et Commercial CIC 230 rue du Faubourg Saint Martin 75010 Paris) Mandataire, son épouse Mme Caroline Meva’a
Solde non encore précisé
• Compte n°11780343-13 (HSB 16/1 8eme avenue des Villard 75007 à Paris)
Solde non encore précisé

  

Mme Abena Catherine (ex secrétaire d’Etat)
• Compte n°K00941015021156006018 30 (ECOBANK Sénégal) sous prête nom Mveng Mve Zang Jean Joseph
Solde au 31-12-2008 : 96.000.000 FCFA
Un retrait de 80.000.000 FCFA a été effectué le 1er Novembre 2009
• Compte n°028324852-77-064 (NATIXIS Bank Paris) S/C Abena Nicolas
Solde au 28-02-2010 : 120.000 FCFA
Après un retrait de 622.000.000 FCFA effectué le 23-02-2010

  

Mme Haman Adama née Alimatou Mahoundé (ex ministre)
• Compte n°22221713-0628-94 (Crédit Agricole Rhône Pollens) S/C Mme Hamadjoda Sidiki
Solde au 10-03-2010 : 310.815.000 FCFA
• Compte n°5354835802-64 (Société Générale, 78eme Paris Versailles)
Solde au 10-03-2010 : 830.000 FCFA
Après un retrait de 235.000.000 FCFA.
• Compte n°26032122806011 sous prête nom Miyouna Nashie Galina Staël
Solde d’ouverture le 20-09-2009 : 203.300.000 FCFA

  

Jean Marie Atangana Mebara (ex Ministre d’Etat)
• Compte n°7200001696873-02 (BNP Paribas).
Solde au 31-12-2009 : 413.000.000 FCFA
• Compte n°4738077813-FR18 (Union des Banques Suisses) S/C Carthage assistance
Solde au 31-12-2009 : 10.500.000 dollars US soit 4.725.000.000 FCFA

  

Étogo Mbezele Luc Evariste
• Compte n°179060003204228839015-31 (Crédit Agricole de L’Anjou et du Marnes)
Solde au 31-12-2009 : 521.000.000 FCFA

  

Dieudonné Nguema Ondo
• Compte n°03219091810-37 (Banque Populaire VAL de France) S/C Hervé Gauca
Solde au 31-12-2009 : 412.000.000 FCFA

  

Jean Ndjem (Communauté Urbaine de Douala)
• Compte n°30005318137-28 (Société Générale Paris)
Solde au 31-12-2009 : 830.000 euros soit 543.650.000 FCFA

  

Ngo Yogo Linette
• Compte n°340133091909-19 (UBC I Tunisie)
Solde au 15-02-2010 : 748.000.000 FCFA

  

Lamine Mbassa (Communauté Urbaine de Douala)
• Compte n°154890485400024693940-70 (Crédit Mutuel) S/C Makary Bernard 7 rue du Morin 61440 Messei France
Solde au 31-01-2010 : 18.000 euros soit 11.790.000 FCFA

  

Jean Bessala Nsama
• Compte n°3000401131003201-96 (BNP Paribas CROS DE CAGNES LOUVIER France) S/C Yves Maubuchon
Solde au 31-01-2010 : 740.000 euros soit 484.700.000 FCFA

  

Jérôme Mendouga (ex Ambassadeur aux USA)
• Compte n°18134413-09 (CITI Group Bank New York)
Solde au 31-12-2009 : 2.213.413 dollars US soit 996.035.850 FCFA
• Compte n°171713412-TWTB78 (World Trade Bank USA)
Solde au 31-12-2009 : 324.999 dollars US soit 146.249.550 FCFA

  

Ntongo Onguene (ex DG de société)
• Compte n°FR2221232816-FR06 S/C Mme Medouane Brigitte
Solde au 31-12-2009 : 228.710.000 FCFA

  

Nguini Effa Jean-Baptiste (ex DG Société d’Etat)
• Compte n°7610107003690003169651-395 (Banque BRED Caen Saint Etienne) S/C Gresne Claude Marcel François
Solde au 20-09-2009 : 850.000 euros soit 556.750.000 FCFA
• compte n°2220000129200400-75 (Banque BPATL PORNIC EUROP)
Solde au 31-12-2009 : 4.530.649 euros soit 2.967.575.095 FCFA

  

Engo Pierre Desiré (ex DG Société d’Etat et ex Ministre)
• Compte n°22020204-01 (BICEG Libreville) S/C Ela Ondo Marquise
Solde au 31-12-2009 : 812.000.000 FCFA
• Compte n°05050743120-7249250 (Société Générale, Agence Fontaine Guerrin, France) S/C Bertran José
Solde au 31-12-2009 : 410.000 euros soit 268.550.000 FCFA
• Compte n° 30819480276/68 (Banque BPATL Pornic Europe Guichet 0069)
Solde au 31-01-2010 : 466.000 euros soit 305.230.000 FCFA

  

Edou Jean Louis (ex trésorier Payeur Général Douala)
• Compte ouvert à CITI Bank New York NA-Fl-CEEMA 111 WALL STREET 19 FLOOR Zone1 10043 NewYork: CITI US33
Solde d’ouverture : 176.402.364 FCFA
• Compte n°091731043-US-12 (Union des Banques Suisses)
Solde au 31-12-2009 : 5.830.720 euros soit 3.819.121.600 FCFA

 

Gilles Roger Belinga (ex DG Société d’Etat)
• Compte n°0894927L029-89 (Banque Postale, France) S/C Mme Moradais Michelle, N1O Domaine des Magnances, Relles 13170 les Pennes Mirabeau, Centre Financier de Marseille
Solde au 20-01-2010 : 712.490.000 FCFA
• Compte n°0177740S030-03 (BANQUE Postale, Centre Financier de Montpellier) S/C Sauvagnat Bernard, Lavilaubois 41 allée Eugène de la Croix, 77190 Domari les lis
Solde au 28-02-2010 : 839.000.000 FCFA
• Compte n°36326500000-51 (Crédit Agricole) S/C Moutier Marie Odile 7ème Rue Traversière, 18000 Bourges Centre Loire
Solde au 20-01-2010 : 18.000.000 FCFA
• Compte n°32000008-6913 (NATIXIS Banque Paris) S/C Mme Belinga, proviseur du lycée de Mimboman Cameroun.
Solde au 31-12-2009 : 820.000.000 FCFA
• Compte n°2828210814 (Banque de Développement Local) S/C Effemba Ango Roger (étudiant)
Solde au mois de Mai 2010 : 78.000.006 FCFA
• Compte N°0827413241-18 (LA CAIXA, Barcelone)
Solde au 30-06-2010 : 183.000.000 FCFA
• Compte non précisé à la banque de Développement Local en Algérie.

  

Ondo Ndong Gerard Emmanuel (ex DG société d’Etat)
• Compte n°155893353807039642540 (Crédit Mutuelle du Sud Ouest) S/C Mme Hude Marie Josette
Solde au 31-12-2009 : 3.718.000 euros soit 2.435.290.000 FCFA

Ngamo Hamani Paul (ex DG Société d’Etat)

 


• Compte n°17406254758-CHF13 (BNP Paribas) S/C Société Transit Transport Routier
Solde au 31-12-2009 : 58.000.000 euros soit 37.990.000.000 FCFA
• Compte n°7274217112204 (Banque Sahélo-Saharienne pour l’investissement et le commerce BSIC) S/C Beta Yene Antoine
Solde au mois d’Avril 2010 : 643.000.000 FCFA
• Banque Sahélo-Saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC) :
numéro de compte non précisé.

 

Zaccheus Forjindam (ex DG Société d’Etat)
• Compte n°02990167409-20 (HSBC) S/C Dominique Serny Morat, 12 avenue de Pessiart 06100 Nice Grimaldi France
Solde au 31-12-2009 : 128.000 euros soit 83.840.000 FCFA
• Compte n°00541956401-82 (Code Banque 10107) S/C Stanislas Guillet 7B chemin des fleurs 97423 le Guillaume France
Solde au 31-12-2009 : 410.000 euros soit 268.550.000 FCFA
• Compte n°66163226000-15 (Code Banque 18306) S/C Henri Lecordier 14 passage Lienny 76280 Criquelot Lesnevales Paris
Solde au 31-12-2009 : 72.000 euros soit 47.160.000 FCFA
• Compte n°038412813-18-GR30 (INTESA San Paolo)
Solde au 16-12-2009 : 748.930.000 FCFA
• Compte n°340154609 (SCALBERT Dupont Paris France)
Solde au 16-12-2009 : 12.091.641 euros soit 7.920.024.855 FCFA
• Compte n°124988018-5 (Caisse d’Epargne, rue de Mazenaud)
Solde au 31-12-2009 : 843.000 FCFA
• Compte n°1000300100050034293891 (Général Caisse Epargne and Financement a Hamsphild Grande Bretagne)
Solde non précisé
• Compte n°37170200011170130 TEG (National Financial Crédit)
Solde non Précisé
• Compte n°95392660001-35 (BICEC Cameroun)
Solde non précisé
• Comptes n°736568N49 (courant),
n°432616W24 (épargne),
n°960513C22 (épargne logement)
(Crédit Lyonnais agence de l’Ecole Militaire 68 avenue Bosquet 75007 Paris)
Solde non encore précisé

  

lbrahim Toukour Ismaël (Affaire Trésorerie Générale de Douala)
• Compte n°K009002238712-29 (ECOBANK Senegal)
Solde au 15-02-2010 : 188.000.000 FCFA

Mebe Ngo’o Edgar Alain (ministre délégué chargé de la Défense)
• compte N°1738744 (Citibank New York NA 111 Wallstreet), solde au 30/05/2010 : 3,5 millions USD
• compte N°7777 13 (Royal Banic of Canada 180 Welington Street),
solde au 30/05/2010 : 2 118 000 000 Fcfa

  

Yves Michel Fotso
• Compte n°771318220-08-WWTBX69 (Wall Trade Bank New York).
Solde au 31-12-2009 : 2.118.813 dollars US soit 1.387.822.515 FCFA
• Compte n°42441318701-02 (CITI Group Bank New-York)
Solde au 31-12-2009 : 847.000 euros soit 381.150.000 FCFA
• Compte n°43441318701-02 (CITI Group Bank New York)
Solde au 31-12-2009 : 7.845.715.dollars. US soit 5.138.943.325 FCFA
• Compte n°7713FR181344 (Safety Group Bank of Georgia, Atlanta).
Solde au 31-12-2009 : 13.850.700 dollars soit 9.072.208.500 FCFA
• Compte n°52545252-TW01 (Crédit Agricole SA Guinée Equatoriale)
Solde au 28-02-2010 : 1.142.813.000 FCFA
• Compte n°30000025347-69 (Société Générale Paris 78 Avenue Biancourt).
Solde au 31-01-2010 : 742.000.000 FCFA
• Compte n°317018842-13T69 (Wall Trade Bank NewYork)
Solde au 20-02-2010 : 1.810.000.000 FCFA
• Compte n°3978771834-T69 (Wall Trade Bank New York)
Solde au 31-01-2010 : 7.000.000 euros soit 4.585.000.000 FCFA
• Compte n°78344720-25 (Scalbert Dupond Paris)
Solde au 20-02-2010 : 12.091.064 euros soit 7.919.646920 FCFA
• Compte n°473457909-S (Intesa San Paolo)
Solde au 31-12-2007 : 18.000.000 euros soit 11.790.000.000 FCFA
• Compte n°991 575849-54S (UBS SA Washington)
Solde au 31-12-2007: 813.000.000 FCFA
• Compte n°6560923010-53 (Crédit Lyonnais) S/C Cabinet AVELIANCE CONSEILS
Solde au 31-12-2009 : 1.000.000 euros  soit 655.000.000 FCFA
• Compte n°172194052000700197310/23 (Crédit Maritime Atlantique) S/C Yves Michel Fotso; prête-nom : GGARREC Jacob; 5 Rue Docteur Albert Schwitzer 56100 l’Orient
Solde au 31-12-2009 : 450.000 euros soit 294.750.000 FCFA
M. Yves Michel Fotso est titulaire de 12
comptes bancaires identifiés à l’étranger dont le solde provisoire est de
45.437.584.260 FCFA.

  

Inoni Ephraïm (ex Premier Ministre)
• Compte n°2237780808-O1BWCLO7 (Boston City Bank)
Solde au 31-12-2009 : 1.112.730.210 FCFA
• Compte n°44091738513 (BCEAO)
Solde au 31-12-2009 : 495.459 euros soit 324.525.645 FCFA

  

Lekene Donfack (ex Ministre, député à l’assemblée)
• Compte n°270000716-002-01 (CITI Group Bank USA)
Solde au 31-12-2009 : 3.060.813 euros soit 2.004.832.515 FCFA

  

Titti Pierre (Ministre)
• Compte n°4381751218-9 (Banque de Gestion Privée Indo-Suez (BGPI)) 20 rue de la Baumé 75008 Paris V
Solde non encore précisé
• Compte n°30003-0112813798-4 (Société Générale)
Solde non encore précisé
• Compte n° 18709708-W42 (Crédit Lyonnais agence Champs-Elysées)
Solde non encore précisé

  

Houli Zoua Abraham (SG Ministère)
• Compte n°523633421287-01 (Société Générale) S/C M. Manepa Antoine
Solde au 31-12-2010 : 128.730.000 FCFA

  

Abessolo Martin
• Compte n°74103644701-37 (BNP Paribas)
Solde au 31-12-2009 : 1.830.000 euros soit 1.198.650.000 FCFA

  

Etonde Ekotto Edouard (ex délégué du gouvernement)
• Compte n°161068500801229362050-06 (Union Bancaire pour le Commerce et l’industrie) S/C Mamoudah Ka
Solde au 20-01-2010 après divers retraits : 18.000.000 FCFA
• Compte n°30002004010000073862H21 (LCL Odette VENLE)
Solde au 20-04-2010 : 896.000.000 FCFA
• Compte n°20035314001 (Crédit Agricole Charente Maritime) 10 avenue de la libération 17139, Domicile pières; prête-nom : Renverseau Christian
Solde au 20-02-2010 : 118.780.123 FCFA
• Compte n°30002004010000073862H24 (LCL, 2ème compte)
Solde au 20-04-2010 : 210.000 euros soit 137.550.000 FCFA

 

Siyam Siwe Alphonse (ex ministre)
• Comptes n°860283116, n°9960963863 (Natexis Banque Populaire 115 rue Montmartre 75002 Paris)
Solde non encore précisé
• Compte n°134917000910/23 (Crédit Maritime Atlantique, 5 rue Docteur Albert Schwitzer)
Solde au 15-01-2010 : 847.000 euros soit 554.785.000 FCFA

Meva’a Caroline epse Abah Abah
• Compte n°10297604-89 (Crédit Industriel et Commercial CIC 230 rue du Faubourg Saint Martin 75010 Paris)
Solde non encore précisé
• Compte n°9760492-10 (Skandinaviska Enskilda Banken suède)
Solde non encore précisé
• Compte n°4297794-8FR (Kaupthing Bank islande)
Solde non encore précise
• Compte n°4218171717-102 (City Group USA)
Solde non encore précise
• Compte n°3029215099-1 (Banque Canadienne Impériale de Commerce Ontarlo Canada)
Solde non encore précisé
• Compte n°3428813709 (Arab Banking Corporation) S/C Bodo Claude
Solde au mois de Mai 2010 : 847.730.210 FCFA
• Compte n°74813719 (Monte dei paschi de Sienne, Toscane ltalie).
Solde au 09-06-2010 : 813.000 000 euros soit 532.815 000 000 FCFA
• Compte n°441841 0730-71 (Unicredit Group, Italie) S/C MINKONGO Louis Thomas
Solde au 13-05-2010 : 17.000.000 FCFA
• Compte n°17113201-1 (Unipol Banca, Italie) S/C NKOLO Christelle Aurélie
Solde au 24-05-2010 : 710.000 euros soit 465.050.000 FCFA appartenant à M. Tjol Zacharie
• Compte à la banque Arab Banking Corporation (Banque privée) en Algérie non encore précisé

Gervais Mendo Zé (ex DG Société d’Etat et ex Ministre)
• Compte n°03099441906-03 (Banque Populaire du Nord, France)
Solde au 31-12-2009 : 1.810.000 euros soit 1.185.550.000 FCFA
• Compte n°1920840001-49 (BICECCameroun)
Solde au 31-12-2004 : 420.000.000 FCFA
• Compte n°712928061F (CBC Cameroun)
Solde au 31-12-2005: 932.518.615 FCFA
• Compte n°027482775300000 (Crédit Lyonnais)
Solde au 31-12-2005: 361.747.855 FCFA
• Compte n°00633021501-06 (Afriland First Bank-Cameroun)
Solde au 31-12-2005 : 1.423.860.057 FCFA.
• Compte n°100050000100078201051-77 (Afriland First Bank Cameroon)
Solde au 24-02-2010 : 1.813.743.000 FCFA
• Compte n°0033059021 (Banque Régionale de Paris) sous prête-nom Borris Alain 20ème Rue Christophe Colomb, 49460 Montreuil Juihne
Solde non encore précisé
• Compte n°680357681064 (BNP,Paribas) sous prête-nom Gounard, 36 quai Monseigneur Prouvost, 49570 Mont Jean du Loire
Solde non encore précisé
• Compte n°680657681064 (BNP Paribas) sous prêt nom Liliane Vincent, 10ème rue Marcel Rivière
Solde non encore précisé
• Compte n°00031019341 (Banque CCM Paris) identité Code CMC1FR2A, 19 place des fêtes, 78320 la carrière
• Compte n°30198201A, (CBC BANK)
Solde non encore précisé
• Compte n°10008000303713063290104 (CBC BANK)
Solde non encore précisé
• Compte n°8041026013000101 (Banque Nationale de Paris)
Solde non encore précisé
• Compte n°37230198201-84 (CBC Bank)
Solde non encore précisé
• Compte n°18713212-44 (Banque Laurentienne Québec)
Solde non encore précisé
• Compte n° 4222042019-1 (Banco de Credito Colombie)
Solde non encore précisé
• Compte n°789121016-55 (Banque Otsar Ha-Hayal Israël)
Solde non encore précisé
• Compte n°710222813-1 (Macary Bank Australie)

Patricia Enam Daisy (ex employée CRTV)
• Compte n°0308203548G4 (Banque Régionale de Solidarité, Monaco)
Solde : 2.000.000 euros soit 1.310.000.000 FCFA
• Compte n°15749360500001036470137 (Crédit Mutuel CCM Escoublac) S/C Fremont George Noel Jules, 9 Chemin de la Vallée, 445.00 La Baule Escoublac France
Solde au 17-04-2009 : 341.667 euros soit 223.791.885 FCFA
• Compte n°0000483871204 (National Commercial Bank, Arabie Saoudite)
Solde : 6.000.000 euros soit 3.930.000.000 FCFA
L’intéressé posséderait deux comptes localisés l’un à Luxembourg et l’autre aux USA à la World Trade Banque of New York d’un solde respectif de
5.895.000.000 FCFA (9.000.000 euros) et de 4.585.000.000 FCFA (7.000.000 euros)
Elle serait aussi propriétaire des appartements à Paris, Monaco, Mans et à Versailles.

Mongori Elisabeth (ex employée CRTV)
• Compte n°763000100064005245-024 (Banque Européenne d’Investissement)
Solde au 31-12009 : 172.000 euros soit 112.660.000 FCFA

Bapes Bapes Louis (Ministre des Enseignements secondaires)
• Compte n°3094276800245-9 (Société Générale Paris)
Solde au 31-12-2009 : 728.000.000 FCFA
• Compte n°14161 52218-1 (Shangai Commercial Bank Chine)
Solde non encore précisé
• Compte n°0228132532 (Shinsei Bank Japon)

Joseph Edou (ex Dg)
• Comptes n° 3022252532 et n° 12827532 (NP PARIBAS 26 rue des Bourets 92150 Suresnes)
Solde non encore précisé
• Compte n°20041000012958572W020-95 (Banque Postale) S/C M. Belbes Jean Pierre, les Horizons 5 boulevard de l’IH 13340 le Raincy.
Solde non encore précisé

Laurent Nkodo (ex Dg)
• Compte n°1738246718-04FR (United Bank For Africa-Senegal) S/C Mohamadou Sidiki Aral
Solde au mois de Mai 2010 : 224.000.000 FCFA
• Compte à United Bank of Africa non précisé (Sénégal)

Awah Awah
• Compte n°3701238201-48 (BNP Paribas)
Solde au 31-12-2009 : 600.000 euros soit 393.000.000 FCFA

Mendomo Edith Jeanese
• Compte n°49001033604072-18 (Banque Régionale du Sud Rhones Paris)
Solde au 17-04-2008 : 341.730 euros soit 223.833.150 FCFA

Manga Paul
• Compte n°30040048800001335641-19 (BNP Paribas) S/C Mme Lincker Marie Louise
Solde au 30-03-2010 : 177.000.000 FCFA

Ivo Leke Tambo
• Compte n°3924244-12 (CITIBANK, Sénégal)
Solde au 05-04-2010 : 433.000.000 FCFA

Meva Meboutou Michel (Ex ministre)
• Compte n°4718182210 (Al Barid Bank, filiale bancaire des postes Maroc) S/C Minla’a Daniel
Solde au mois de Mai 2010 : 227.000.000 FCFA
• Compte à Al Barik Bank (filiale bancaire des postes au Maroc) non précisé

Essama Zoh Gervais
• Compte n°0087331060004806280752 (CIC EST) S/C M. Melier Christian.
Solde au 15-01-2010 : 612.000.000 FCFA

Mewoulou Oyono Epse Mballa Helene
• Compte n°1170600027026905300196 (Crédit Agricole Charente Maritime Deux-Sèvres) S/C M. Stil Denis
Solde au 31-12-2009 : 612.000.000 FCFA

Par RAOUL GUIVANDA

©Source : L’Oeil du Sahel  

 

 

 

 

 

 

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 16:56

Vers un pape noir pourquoi faire?

evequesqfrique 

Certains disent que c’est pour abrutir les noirs davantage les rendre  encore plus esclave, d’autres pour lutter contre l’islam et l’emprise économique, politique et spirituelle de la Chine.

L’Afrique en danger ?

A peine a-t-il annoncé son départ que Benoît XVI fait l’objet de toutes les attentions. Sa succession fait d’ores et déjà l’objet de paris.

Les bookmakers parient déjà sur le nom du successeur de Benoît XVI. Selon l’agence de presse italienne de jeux et de paris Agipro News, les bookmakers britanniques misent sur un affrontement entre Italie et Afrique, donnés respectivement à 2,75 et 3,00 par l’agence Paddy Power.

Une compétition confirmée par la liste des favoris de la course à la papauté. Le cardinal nigérian Francis Arinze (photo ci-dessus) mène la danse (cote de 2,90) devant le Ghanéen Peter Turkson (3,25) et le Canadien Marc Ouellet (6,00). Les Italiens sont à la traîne, Angelo Scola (8,00) et Tarcisio Berlone pâtissant de cotes moins élevées que leurs supposés concurrents.

Les bookmakers ne s’arrêtent pas là, lançant également des paris sur le nom du prochain pape. Pierre (5,00), Pie (6,00), Jean-Paul (7,00) et Benoît (9,00) étant en tête de leurs prédictions.

Bernadette Chirac aimerait un pape d'Afrique noire

Interrogée lundi soir après l'annonce lundi de la démission du pape Benoît XVI fin février, l'ex Première dame de france a donné son avis sur la suite des évènements.

L'épouse de l'ancien président de la République, Bernadette Chirac, estime "souhaitable" que le nouveau pape qui succédera à Benoît XVI, démissionnaire, soit originaire "d'Afrique noire ou d'Amérique du Sud". "Personnellement il me semble et il serait souhaitable que ce soit un pape d'Afrique Noire ou d'Amérique du Sud", a dit sur RTL la conseillère générale de la Corrèze après l'annonce lundi de la démission du pape Benoît XVI fin février.

"Ce n'est pas que les Européens ne veulent plus d'un pape européen ou un pape italien, c'est qu'il me semble que la foi est particulièrement forte dans certaines régions de ce monde et que par conséquent le nouveau pape donnera sûrement un nouvel élan à l'Eglise", a argumenté cette croyante revendiquée.

Rassemblé par Séverine Toche                                                                                                                                         Source :Lynxtogo

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 16:46

 

  Après la Côte d’ivoire, la Libye et aujourd’hui le Mali en miettes. À qui le tour?

 

_areva-logo.jpg-550x0.jpg«Il faut que tout change pour que tout redevienne comme avant ». Tancrède dans le film: « Le Guépard de Luchino Visconti »

Ça y est! Comme nous l’avons prédit dans un article précédent, l’Afghanisation du Mali est en marche! Pourquoi l’engouement des redresseurs de tort de l’Empire et de ses vassaux pour un pays qui, en théorie, est un désert au sens qu’il ne contient rien de comestible à moins que nous n’ayons pas toute l’information sur les réelles potentialités de ce pays voisin. (1)

 

Mali-Afrique

Petit rappel: le Mali est devenu indépendant le 22 septembre 1960. Avec 14 517 176 habitants en 2009, la population malienne est constituée de différentes ethnies. Avec une économie encore essentiellement rurale, le Mali, pays enclavé, fait partie des 49 pays les moins avancés(PMA). La République du Mali tient son nom de l’ancien Empire du Mali fondé par Soundiata Keïta au XIIIe siècle et qui a connu son apogée au XIXe siècle. Le Mali, avec ses 1 241 238 kilomètres carrés, est le plus vaste État d’Afrique de l’Ouest après le Niger.

Le Mali est un pays en développement, avec 65% de son territoire en région désertique ou semi-désertique. L’activité économique est surtout limitée autour de la région fluviale irriguée par le fleuve Niger. Des entreprises multinationales ont développé les opérations de prospection de l’or en 1996-1998, et le gouvernement prévoit que le Mali deviendra un exportateur majeur d’or dans la région subsaharienne. En plus du coton (12e producteur mondial en 2004) et de ses dérivés (graine de coton), le Mali est un important producteur de mangues (200.000 tonnes). (2)

Le produit intérieur brut par habitant était estimé à 380 dollars en 2005 (selon World Development Indicators (WDI) database). Un important pourcentage de la population vit sous le seuil de pauvreté soit 36,1% (2005) avec un taux de chômage qui est très élevé soit de 30%. L’Indice de développement humain (IDH) est de 0,371 en 2007, 173e sur 177. L’Indicateur de pauvreté humaine place le Mali à la 107e sur 177. Avec 6,54 enfants par femme, le Mali possède l’un des taux de fécondité les plus élevés au monde. Le taux d’alphabétisation se situe entre 23 et 46% selon les sources. (2)

Ce n’est, donc, pas le Pérou bien que l’on parle de découvertes d’hydrocarbures et d’un gisement d’hydrogène unique au monde. Pourtant l’Empire veut le sauver malgré lui de ses démons islamistes, alors que le vrai problème est, comme nous le voyons, un problème de développement, la manipulation des foules au nom du Divin est plus facile quand les ventres sont vides, quand il n’y a plus de perspectives terrestres il reste l’Au-delà.

L’accélération des événements

Autre petit rappel du feuilleton tragique malien: le 30 mars 2012, la rébellion touarègue et les groupes islamistes armés alliés à Aqmi prennent le contrôle des capitales des trois régions du nord du Mali: Kidal, Gao puis Tombouctou. Le 1er avril, un coup d’Etat militaire à Bamako a renversé, le 22 mars, le régime du président Amadou Toumani Touré, la junte a invoqué l’échec du régime contre la rébellion.

Le 13 avril, Dioncounda Traoré est investi président par intérim, en vertu d’un accord entre la junte et laCommunauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) prévoyant le retour du pouvoir aux civils. Il menace d’une «guerre totale et implacable» les rebelles touareg et les groupes islamistes dans le Nord. Le 27 juin, Aqmi et ses alliés du Mouvement pour l’unicité du djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et d’Ansar Eddine écrasent les rebelles du Mnla, puis les chassent de Tombouctou et ses environs. Le Mnla, allié au début de son offensive aux groupes islamistes, puis marginalisé, ne contrôle plus aucune place forte dans la région.

Le 28 juin, dès le lendemain, les islamistes armés, devenus les maîtres absolus du Nord, entament la destruction de mausolées de saints musulmans de Tombouctou. Le 12 octobre, l’ONU adopte une résolution préparant le déploiement d’une force militaire et donnant quarante-cinq jours aux pays ouest-africains, qui en constitueront le noyau, pour préciser leurs plans. Le 11 novembre, des dirigeants de la Cédéao et d’autres pays africains décident d’envoyer 3300 militaires pour un an afin d’aider l’armée malienne à chasser les groupes islamistes du Nord. Le 11 décembre, démission forcée de Cheick Modibo Diarra du poste de Premier ministre. Son successeur, Diango Cissoko, est nommé le lendemain. Le 20 décembre, le Conseil de sécurité de l’ONU donne son feu vert au déploiement d’une force internationale au Mali, sans fixer de calendrier précis. Le 10 janvier 2013, les islamistes s’emparent de la localité de Konna à 70 km de Mopti. Le 11 janvier, en fin d’après-midi, Francois Hollande confirme l’engagement des forces armées françaises au Mali, «le temps nécessaire».(3)

Curieusement, ces dernières semaines notamment avec les accords de Ansar Eddine et du Mnla à Alger, qui devaient ensuite être reçus par les responsables de la Cédéao pour une solution négociée, avaient fait miroiter une possible paix sans intervention militaire. Tout s’est précipité. Une résolution fut arrachée aux Nations unies le 20 décembre 2012, elle autorise une intervention en cas d’échec de la diplomatie. Cette diplomatie qui n’a pas eu à faire ses preuves puisque trois semaines après, la France intervenait pour stopper les mouvements se revendiquant d’un Islam fondamentaliste, sans accord du Conseil de sécurité.

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La France, craignant, dit-on, que le nord du Mali ne devienne, au coeur de sa sphère d’influence en Afrique, un sanctuaire de groupes terroristes, a décidé d’intervenir militairement, déployant vendredi 11 janvier des Mirages et des hélicoptères de combat pour stopper une colonne de combattants avançant vers le Sud. Il s’agit, selon le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, de «stopper la menace terroriste». Cette menace, a-t-il déclaré lors d’une courte intervention télévisée samedi matin, porte non seulement sur les pays africains, mais aussi «sur la France et l’Europe».

L’intervention au Mali a été engagée après le forcing français pour l’adoption, le 20 décembre 2012, de la résolution 2085 par le Conseil de sécurité de l’ONU. Pour autant, aucune résolution de l’ONU n’autorise (ni n’interdit du reste) l’intervention française. Lorsque Assad invoque la présence terroriste représentée par Al Qaîda (pourtant apparemment bien avérée, notamment dans le cas de la prise de la base militaire de Taftanaz), les intérêts de la France, ne l’oublions pas, résident aussi dans les ressources en uranium dont dépendent ses centrales, principalement situées au Niger. Il y a des intérêts stratégiques à protéger. Invité du journal de 20h de France 2 samedi soir, Jean-Yves le Drian n’a pas exclu que les troupes françaises remontent jusqu’à Tombouctou, une ville située dans le nord du Mali et contrôlée par les rebelles islamistes. «Il n’y a pas de blocage dans les plans d’action de nos forces, donc pourquoi pas, un jour. Toutes les hypothèses sont possibles.» Nous sommes donc partis pour un possible enlisement.

Les réactions

En France, l’unanimisme de la classe politique française est totale. Il y a tout de même des bémols. Marine Le Pen, quant à elle, semble bien plus prudente. Elle légitime l’intervention française tout en émettant ce paradoxe: «Cette intervention légitime révèle, cependant, un cruel paradoxe quand on sait que les gouvernements français ont contribué à faire le lit des islamistes en Libye et en Syrie en apportant aide, assistance et armes aux fondamentalistes de ces pays, utilisées aujourd’hui pour attaquer un allié historique de la France.»

Autre réaction à l’opposé de l’unanimisme « Umps» celle de Dominique de Villepin qui dans une tribune  au Journal du Dimanche reprise par le journal le Monde. Dans ce texte intitulé “Non, la guerre ce n’est pas la France”,  M. de Villepin s’interroge :

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“Comment le virus néoconservateur a-t-il pu gagner ainsi tous les esprits ?” “L’unanimisme des va-t-en-guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la “guerre contre le terrorisme”  m’inquiètent”, écrit l’ancien ministre des affaires étrangères, qui avait porté en février 2003 à l’ONU le “non” de la France à la guerre en Irak.

Pour lui, “au Mali, aucune des conditions de la réussite n’est réunie”. “Nous nous battrons à l’aveuglette, faute de but de guerre. Arrêter la progression des djihadistes vers le sud, reconquérir le nord du pays, éradiquer les bases d’AQMI(Al-Qaïda au Maghreb islamique) sont autant de guerres différentes”, ajoute-t-il.

“Nous nous battrons seuls faute de partenaire malien solide”, développe-t-il.“Eviction du président en mars et du premier ministre en décembre, effondrement d’une armée malienne divisée, défaillance générale de l’Etat, sur qui nous appuierons-nous ?” Enfin, “nous nous battrons dans le vide, faute d’appui régional solide. La Communauté des Etats de l’Afrique Occidentale reste en arrière de la main et l’Algérie a marqué ses réticences”, dit encore celui qui se targue de n’avoir “jamais cessé” depuis 2003 et l’Irak de “(s’) engager pour la résolution politique des crises et contre le cercle vicieux de la force”. (4)

Pour sa part, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a jugé hier que la reprise des affrontements au Mali rendait «nécessaire une accélération de l’engagement international» pour restaurer l’intégrité territoriale de ce pays.  David Cameron offre ses avions cargos, et Les Etats Unis proposent de surveiller par satellite les mouvements des damnés de la terre. Même le secrétaire général de la Francophonie s’est fendu d’un communiqué sur une «mobilisation urgente» en faveur d’une intervention internationale au Mali.

Naturellement, les médias main stream  ne tarissent pas de scoops sur une totale unanimité de la communauté internationale – comprenons les pays occidentaux – applaudissant la mort d’une centaine d’hommes parce que «ce sont des terroristes».

Jean-François Chalot y voit une ingérence malsaine au nom du grand capital:

«Ils sont tous là, droits dans leurs bottes, pour soutenir l’intervention militaire française au Mali. Ils sont bien alignés, au complet: le PS, les deux fractions de l’UMP unies en la circonstance et le FN… Il n’y a pas ici de contraintes budgétaires qui tiennent… L’intérêt supérieur des capitalistes prime avant tout. C’est le retour de la sainte France-Afrique, dénoncée, hier, par une gauche dans l’opposition et acceptée aujourd’hui par une gauche libérale au pouvoir. Il ne manque plus que l’Église pour aller bénir les bombardiers….

C’est comme en 14, vive les marchands de canons! Le matraquage médiatique a été bien mené: on présente les islamistes aguerris, sanguinaires qui attaquent le Mali en oubliant qu’au moment de la chute de Khadafi des hommes lourdement chargés et bien équipés militairement ont traversé le grand désert pour venir au Mali. Lorsque le Mnla, Mouvement national pour la libération de l’Azawed, a proclamé l’indépendance du nord du pays, il a obtenu le soutien bienveillant et actif financièrement et politiquement de la France….

La lutte contre l’islamisme radical n’est qu’un leurre… Ici, l’impérialisme le combat alors que là-bas, juste à côté, en Libye, le même impérialisme l’a aidé à accéder au pouvoir…. C’est la géopolitique et les intérêts économiques qui priment, c’est ainsi que les États-Unis essayent, de leur côté, de réduire l’influence française et d’assurer une présence politique et économique en Afrique… Voici les vrais enjeux. Le peuple du Mali est sacrifié.» (5)

Les actions décalées de l’Algérie

La solution politique à laquelle croit l’Algérie et qu’elle a martelée contre vents et marées, a fait long feu. Pourtant, on pensait que l’accord d’Alger de la semaine dernière entre les différentes factions, Mnla, et Ansar Eddine pour une résolution politique a fait miroiter, un moment, un début de solution. Il n’en fut rien, l’accord fut rapidement dénoncé. Avec un échec sur toute la ligne des tentatives diplomatiques algériennes d’éviter la guerre.

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Un conflit est à nos portes, et la Télévision algérienne n’en parle pas. La rencontre tripartite Algérie-Tunisie-Libye sur la sécurisation des frontières a conforté la solution politique préconisée par l’Algérie. Même une tentative de mise en oeuvre des méthodes de résolution des conflits «à l’ancienne» a échoué.

Les factions maliennes ont boudé la rencontre d’Adrar. Les représentants des différentes factions maliennes n’ont pas fait le déplacement pour la rencontre prévue à Adrar. Côté algérien, même les personnalités politiques désignées pour ces négociations se sont abstenues de venir – hormis quelques membres de la société civile algérienne, des notables de Tamanrasset, d’Illizi et de Ouargla – à la réunion préparatoire du conclave qui s’est déroulée, au niveau de la zaouïa de cheikh Moulay Touhami.

Laurent Fabius s’est félicité hier de la collaboration de l’Algérie, qui, en ouvrant son espace aérien, a permis à la France de venir en aide au Mali. L’Algérie «a autorisé le survol de son territoire et je l’en remercie», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, à l’émission «Grand Jury LCI-Le Figaro-RTL». « La France se devait d’intervenir de toute urgence, sinon il n’y aurait plus de Mali, mais un État terroriste…(…)  La décision d’Alger d’ouvrir son espace aérien aux appareils français basés sur le territoire national et qui frappent les islamistes dans le nord du Mali est significative compte tenu de la méfiance traditionnelle des autorités algériennes face à toute intervention militaire de Paris dans la région. Une fois que la force africaine aura pris le relais dans le nord du Mali, «il faudra que les Algériens ferment leurs frontières» pour couper les combattants islamistes de leurs bases», a ajouté le ministre. (6)

On le voit nous sommes, à notre corps défendant  des « collaborateurs ». Nous sommes impliqués – qu’on le veuille ou non- et tout sera fait par les médias pour présenter cet acte d’autorisation comme un acte majeur dans la lutte que mène la France, d’autant que Laurent Fabius nous conseille de « fermer nos frontières » ce que nous n’arrêtons pas de faire mais qui a une nouvelle connotation celle d’étouffer les combattants d’Aqmi, d’Anser Eddine..

Il vient que l’échec de la médiation algérienne qui voulait barrer la route à l’intervention française était prévisible. On ne lutte pas contre l’Empire avec des tire-boulettes. Il est à craindre que l’Algérie ait de moins en moins de poids politique dans le Sahel. Il serait grand temps qu’elle reconsidère la préservation de ses intérêts à la lumière des nouveaux enjeux, de la nouvelle géopolitique des relations internationales. Il est grand temps aussi que l’on explique aux Algériens les vrais défis pour les mobiliser le moment venu pour défendre en connaissance de cause le pays.

Dans un discours célèbre, le grand Aimé Césaire parlant de l’indépendance des pays colonisés, écrivait: «La lutte pour l’indépendance c’est l’épopée, l’indépendance acquise c’est la tragédie ». Cette sentence sans concession s’applique merveilleusement aux pays africains suite à des décolonisations ratées. La France-Afrique – que l’on soit de droite ou de gauche – est un invariant. Elle n’est en fait qu’un post-colonialisme ou mieux encore un néo-colonialisme, où l’ancienne puissance coloniale tente de maintenir d’une façon ou d’une autre son pouvoir en adoubant, ou en éliminant, ceux qui contredisent ses intérêts. Cinquante après, le continent africain francophone est plus atomisé que jamais.

En fait, dans cette affaire, nous avons la pénible impression que les différents acteurs africains jouent une partition écrite ailleurs avec un champ, un rôle à jouer. D’abord, il faut que les médias diabolisent ad nauseam des barbus barbares qui coupent les mains, c’est ensuite la parodie de la Cédéao dont on sait que le mécanisme de fonctionnement est ailleurs. Cette Cédéao ayant reçu comme instruction de pousser à la roue de l’aventure militaire. C’est aussi l’énigme de l’Union africaine devenue aussi boutefeu avec un commissaire à la Sécurité totalement dépassé et une présidente qui en appelle à l’Otan pour la délivrer d’un monstre que ce dernier a créé et alimenté en armes après le lynchage de Kadhafi et l’ouverture de son arsenal à tout vent.

 

Le partage du monde en sphère d’influence fait que les Etats-Unis laissent la bride sur le cou à la France car traditionnellement l’Afrique lui «appartient». Cependant, il ne faut pas se leurrer puisque le Mali s’avère comestible, il n’est pas interdit de voir apparaître l’Otan d’autant que l’Union africaine appelle l’Otan à son secours pour déloger des Africains entre eux. Le forcing est fait à travers la Cédéao, club de tyrans sous la botte Barak-hollande.jpgfrançaise pour pousser à la roue, elle va participer à la curée. Il est hors de doute que les islamistes vont être laminés, des troupes étrangères resteront à demeure pour stabiliser le pays qui va plonger dans le chaos et ne se relèvera pas de sitôt. Il faut que tout change dans le sens il faut retracer les nouvelles frontières avec de “nouveaux peuples”, pour que tout redevienne comme avant comme au “bon vieux temps des colonies”.

La néo-colonisation est en marche elle a besoin d’un nouveau découpage des  territoires peuples faibles comme cela a été fait il y a un siècle pour l’empire ottoman  . Ce charcutage est rendu nécessaire par les besoins grandissants en ressources minières et énergie. Peut importe les espérances des peuples, ils ne comptent pas.

Le Mali est en miettes, à qui le tour? Dans cette nouvelle aventure coloniale, et curieusement, le colonialisme anglais, aussi répréhensible soit-il, a su créer une structure post-décolonisation: le Commonwealth qui est accepté plus sereinement. Il est à craindre que la France continue de croire que seule la force lui permettra de protéger son pré carré. Pourtant, la France peut contribuer à faire émerger une vraie alternance si elle veut un jour continuer à apporter son génie dans le cadre d’un partenariat win-win et surtout avec une égale dignité. On fermera alors la parenthèse honteuse d’une colonisation européenne abjecte avec l’élimination de Lumumba au profit d’un Mobutu, d’un Tschombé et autres scories de l’histoire.

Professeur Chems Eddine Chitour                                                                                                                                   Source :Lynxtogo

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 16:44

 

Mali. Un général français enfonce le clou: «l’armée française est là pour très longtemps».

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La guerre au Mali va durer très longtemps et risque de ne pas avoir l’effet escompté. Les craintes viennent des spécialistes français eux-mêmes. Selon le général français Vincent Desportes, ancien directeur de l'Ecole de guerre, «l’armée française est là pour très longtemps».

«Dès lors qu'elle s'est engagée, la France est responsable de ce qui se passe dans ce pays. Si elle part trop tôt et que, dans la foulée, la situation se dégrade, Paris en portera la responsabilité», estime-t-il dans une interview publiée par le journal L’Express d’aujourd’hui.

Pour lui, la France est déjà responsable du chaos libyen. Elle «a fait une erreur stratégique en Libye qu'elle ne doit pas répéter au Mali», met-il en garde.

«Quand on fait le choix de déclencher une guerre, il faut pousser jusqu'au bout la logique impliquée par cet engagement. En Libye, il aurait fallu soit s'en tenir à la mission initiale prévue par la résolution de l'ONU, c'est-à-dire protéger la ville de Benghazi face aux menaces de l'armée libyenne, soit s'engager au sol et désarmer les milices. L'entre-deux adopté par la France a détruit le pouvoir politique et ne l'a remplacé par rien. On en paie maintenant les conséquences au Sahel», dénonce-t-il.

Pour le général Desportes qui enseigne également à Sciences Po, le problème est que l’armée française n’est pas en mesure de sécuriser une zone qui s’étend sur 1 500 km. Même avec des techniques de renseignement très sophistiquées, la mission de «pacifier le Mali» est quasi impossible pour cet expert qui estime que «les terroristes ont toujours l'avantage de la surprise ; et ce type d'attaque est très peu coûteux pour eux. Pour les actions menées à Gao ces derniers jours, il est difficile de savoir si elles représentent le chant du cygne des groupes armés ou le début de quelque chose de nouveau».

Il souligne que si les armées française et malienne ont progressé sans couacs vers le Nord du pays, c’est parce que les terroristes ont adopté la stratégie de l’évitement. Il précise que même si l’armée française réussit à sécuriser les villes du nord, chose qui reste extrêmement difficile, cela ne suffirait pas pour enrayer la menace terroriste. «La Guerre d'Algérie a montré qu'on peut gagner une bataille - comme celle d'Alger - et perdre la guerre», rappelle-t-il. Ce général, qui a connu la malheureuse expérience de la guerre d’Afghanistan dans laquelle la France était engagée, appelle à renouer le dialogue politique pour régler la crise. «Au Mali, non plus, on ne l'emportera pas si on ne s'attaque pas aux racines de la crise», alerte-t-il.

Pour lui, le règlement de la crise malienne passerait par le retour à la légitimité du pouvoir de Bamako et le traitement de la question des Touareg dans toute sa complexité à travers un dialogue permanent. A cela s’ajouterait la nécessite de «rétablir l'unité de l'armée malienne, en proie à de graves luttes intestines actuellement».

Source :algeriepatriotique

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 16:39

Procès injuste contre Laurent Gbagbo: A quelques jours de l’audience de confirmation de charges à la CPI : Les hommes d’Ib sortent l'artillerie lourde !

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         A quelques jours de l’audience de confirmation de charges de la Cpi contre le président Laurent Gbagbo, il nous apparait opportun et judicieux de sortir du mutisme dans lequel nous nous étions volontairement enfermés depuis un peu plus de deux années, afin de livrer à l’opinion nationale et internationale notre part de vérité, en notre qualité d’acteurs et témoins de cette crise ivoirienne depuis sa genèse jusqu’à ce jour.

De prime abord, nous voudrions marquer notre total accord avec ceux là qui déclarent que la crise ivoirienne, telle qu’elle apparait aujourd’hui, est la conséquence naturelle de cette vague de violences, pourtant, introduite en Côte d’Ivoire par le Rdr. Les choses s’enchaînèrent et dès décembre 1999 avec coup d’Etat qui renversa M. Henri Konan Bédié. Nous sommes largement instruis sur les commanditaires de ce putsch lorsque nous jetons un regard sur la liste des meneurs qui n’étaient autres que le sergent chef Ibrahim Coulibaly (Ib), Diarassouba alias Zaga Zaga, Diomandé «La grenade», Touré Pelican Hervé dit Vetcho, Chérif Ousmane , Koné Zakaria, Kambou Sansan, Boka Yapi, Adama Coulibaly, Issiaka Wattara dit Wattao, etc.

Pour ce coup-là, on a vite fait de se féliciter de ce qu’il fut fait sans effusion de sang. Mais quel Ivoirien ne se souvient–il pas des graves violations des droits humains enregistrées dans les jours et mois suivant ce coup de force ? Est-il encore besoin de rappeler aux Ivoiriens les dérives et affres causées par le fameux Pc-Crise ? Le sang des Ivoiriens coulait déjà à cette période à profusion. Pouvait-il en être autrement avec ces chefs de guerre-là que nous connaissons désormais mieux ? Bref ! Souvenons-nous que traqués et brimés par le pouvoir Guéi, ces chefs du Pc-Crise et de la toute aussi fameuse Cosa-Nostra se retrouvèrent au Burkina Faso dans le courant de l’année 2000. Sans leur donner le temps de se revenir de leurs émotions, M. leur mentor leur ordonna de se remettre assez rapidement au travail pour la déstabilisation des institutions de la Côte d’Ivoire, car selon ce dernier, le temps pressait. Voilà pourquoi après moins de 4 mois d’entrainement, la Côte d’Ivoire connu une autre page sombre de son histoire à travers le coup de la Mercédès blanche. Arrêtons-nous un peu et faisons un tout petit exercice pour savoir combien d’Ivoiriens ont sauvagement trouvé la mort lors de cette tentative de déstabilisation ? Que sont devenus les enfants du commandant de brigade de Kong tué et dépossédé de sa Mercédès blanche ? Que sont devenus les enfants, épouses et parents de ces jeunes gendarmes en service à la Rti, qui cette nuit de Janvier 2001 sont tombés sous les balles assassines des protégés du commanditaire ? Pourrait-on objectivement parler de justice et de lutte contre l’impunité en gardant le silence sur ces faits ? Qu’à cela ne tienne, en cette nuit de janvier 2001, les troupes du mentor échouent et reculent. Le sergent chef Ibrahim Coulibaly, commandant des opérations, explique cet échec à celui-ci, par la survenue d’une défaillance du système de communication qui aurait suscité un massacre de la population civile s’il s’entêtait à mener l’action jusqu’au bout ; ce qui ne manqua de mettre le mentor dans une colère noire. On lui déclara à l’occasion que la préservation de la vie des civils n’importait en rien. Le sergent Chef Ib et ses hommes devaient se remettre au travail pour une ultime action qui ne saurait s’accommoder d’un quelconque échec. Survient alors l’inoubliable 19 septembre 2002.

Pour s’octroyer plus de chances de réussir ce coup, le couple Ouattara imposa au Sergent Chef Ib, l’implication et la collaboration de Modibo Adama dit Mobio Mobio et Régis Manon, tous deux membres de leur garde privée. La consigne était claire et sans ambigüité : éliminer sans état d’armes tous se qui seraient susceptibles de pouvoir empêcher la réalisation de ce complot. Les résultats sont aujourd’hui connus ; gendarmes policiers, militaires et fonctionnaires soupçonnés à tort ou raison d’être favorables à Gbagbo sont exécutés à bout portant ou égorgés sur les places publiques. Des centaines et des centaines de jeunes ivoiriens sont devenus orphelins. Des jeunes filles violées ou éventrées se ruaient vers le Sud réclamant justice et abri au Président Gbagbo. La Côte d’Ivoire était déstabilisée et il n’y avait que ça qui comptait aux yeux du commanditaire qui contrôlait désormais, via l’ex-rébellion, la moitié du pays. Après une lecture objective de la situation socio –politique que vivait dès lors la Côte d’Ivoire, une résistance nationale s’organisa en Abidjan et dérangea profondément les plans du clan Ouattara. Entre temps survint au sein de la rébellion ivoirienne une profonde dissension entre Soro Guillaume et le Sergent chef Ib. Des centaines et des centaines de soldats, fidèles au dernier cité, sont exécutés. Encore d’autres orphelins parmi les Ivoiriens. Nous ne comptons pas les tueries quotidiennes que l’on déplorait dans la zone Cno pendant ces huit années d’occupation et intéressons nous enfin à la crise post électorale. M. Ouattara n’envisageait nullement une défaite. De leur côté, les Forces nouvelle devaient intervenir après résultat des élections. Les commanditaires décidèrent de faire appel à tous. Ainsi donc, Koné Zakaria qui était en rupture de banc avec ses amis des Forces nouvelles est rappelle et remis en selle. Sollicité par son mentor de tous les temps, le sergent chef Ib lui, décida de faire une démonstration de force et une manœuvre de séduction à l’endroit du couple Ouattara en s’installant à Abobo, au plus fort de la crise militaire ivoirienne. Ainsi la majorité des combattants fidèles à Ib s’installèrent à Abobo, lorsqu’un groupe de 63 personnes dont nous même, fut détaché à la maison du Pdci à Cocody. Nous devions constituer un poste avancé et mater la Fesci qu’on nous avait décrite comme une milice pro Gbagbo.

Nos cibles étaient donc les résidents de la Cité rouge, du Campus 2000 et ceux de la cité Mermoz. Nos hommes dotés de pouvoirs mystiques qui les rendaient invulnérables aux armes à feu et autres armes blanches semèrent paniques et désolations chaque dans les rangs des étudiants. Et ce, depuis le début du mois de Janvier 2010. Ainsi des jeunes filles étaient elles violées pendendant que les étudiants étaient mortellement agressés jours après jours. Pour ce travail, nos hommes étaient régulièrement pris en charge par le maire d’Abobo. C’est bien l’affluence des plaintes à l’encontre des méfaits de nos hommes qui a motivé la descente musclée mais légitime et justifiée des Fds au siégé du Pdci, ce matin du 4 Janvier2011. Ce jour-là, l’un des notre, Diakité Karim, alias Krimo, fut tué après un long affrontement contre les forces régulières de l’ordre. Grâce au Rhdp, notre séjour carcéral fut très court. Une fois libres, nous regagnons alors notre base à Abobo. Là, nous apprenons que les consignes restaient les mêmes. Le président Ouattara nous avait assigné la mission de débarrasser Abidjan de tous ceux qui étaient susceptibles d’être des pro- Gbagbo, par tous les moyens. Combien n’ont-ils pas été des victimes innocentes sur la base de leur appartenance ethnique ou politique ? Comment se fait il qu’aucun charnier n’ait été découvert à Abobo, alors que les cadavres jonchaient les rues par dizaines un peu partout dans cette commune ? Où alors l’Onuci qui se chargeait du ramassage des corps avec la croix rouge a-t-il emporté les cadavres d’Abobo ? Certainement loin de là pour en faire porter le chapeau au Président Gbagbo. Pourrais-je un jour oublier le regard effrayé mais digne du Capitaine Kassy de la Gendarmerie nationale et de ses hommes du Cecos avant leur exécution ? Face à de telles exactions, Laurent Gbagbo se devait-il de croiser les bras et regarder sa population se faire massacrer ? Ne devait-il pas protéger les Ivoiriens ? Pour notre part, nous croyons que dans cette crise, il y avait un agresseur et un agressé. Nous nous sentons offusqués de constater que l’agressé se retrouve en prisons à la Cpi, pendant que l’agresseur est sanctifié par la «communauté internationale». Est-il besoin de décrire aux Ivoiriens ce qui se serait produit comme massacre d’être humains si M. Gbagbo n’avait empêché cette prétendue marche sur la Rti pour l’installation de M. Brou Aka Pascal ? Je révélerai seulement que nos hommes infiltrés parmi les manifestants avaient pour consigne d’éliminer le maximum d’éléments des ex-Fds en se servant des marcheurs comme bouclier humain. De ce qui précède, nous voudrions dire haut et fort que M. Laurent Gbagbo n’est pas et n’a jamais été le bourreau des Ivoiriens. Nous voulons qu’il nous soit permis de déclarer que le seul et unique bourreau du peuple ivoirien est le régime actuel.

Le jour où ce régime commandita l’assassinat de notre mentor et chef Ibrahim Coulibaly, ses hommes crurent avoir effacé toute trace de liaison entre IB et M. Ouattara en confisquant les deux téléphones portables qu’ils trouvèrent sur lui. Mais qu’ils se renseignent bien auprès de tous ceux qui ont fréquenté l’homme, ils sauront alors que Ib avait toujours trois téléphones portables. Que le régime sache que nous détenons ce troisième téléphone ainsi que l’agenda de notre mentor. Toute chose qui permettra de démontrer, aux yeux de tous, la connivence entre les deux hommes. Pour ce qui nous concerne, nous prenons l’engagement de témoigner partout avec force détails et éléments de preuves en notre disposition, pour que Ouattara et Soro se retrouvent là où ils ont aujourd’hui mis injustement le président Gbagbo et ses proches.

Le Collectif des ex-membres de la branches politiques de l’Unir (proche du Sergent Chef IB) en exil.

Source: lynxtogo

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 16:33

 

 Enlèvement  du Dr. Oumar Mariko Secrétaire général du parti SADI par des barbouzes françafricains.

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Communiqué N°02_2013 du 12 février 2013 du Bureau politique du Parti SADI

Le Bureau Politique du Parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI) informe ses militants, l’opinion nationale et internationale que dans la journée du lundi 11 février 2013 vers 16H30, des hommes armés en civil ont violemment interpellé le Secrétaire Général du Parti, Dr Oumar MARIKO, avant de l’amener vers une direction encore inconnue.
Le Bureau Politique du Parti SADI prend à témoin le Peuple malien face à cette nouvelle provocation des autorités intérimaires du Mali. Il rappelle que notre Parti a joué à l’apaisement en cette période cruciale d’état d’urgence afin de concentrer tous les efforts sur le soutien à nos forces armées et de sécurité pour accélérer la libération de notre territoire.
Notre nation est empêtrée depuis janvier 2012 dans une guerre planifiée et mise en œuvre par le pouvoir défunt du Général Amadou Toumani Touré et ses soutiens (ADEMA, URD, PDES) regroupés aujourd’hui au sein du FDR. Le Parti SADI ne comprend pas pourquoi les autorités maliennes profitent de cette période qu’elles ont décrétée « Etat d’urgence » pour perpétrer une arrestation violente aux allures d’enlèvement sur le Secrétaire Général du Parti.
Le Parti SADI rend le Professeur Dioncounda Traoré responsable de tout ce qui arrivera au Dr Oumar Mariko.
Le Parti SADI demande à tous ses militants, à ses sympathisants et à tout le Peuple de rester mobiliser en cette période difficile, afin d’éviter que le pouvoir de fait dirigé par le Professeur Dioncounda ne nous conduisent vers de nouvelles aventures périlleuses, par eux planifiées, pour perdurer le plus possible au pouvoir.
Le Bureau Politique du Parti SADI demande au Professeur Dioncounda de libérer immédiatement Dr Oumar Mariko afin d’apaiser les esprits et permettre au Peuple de regarder de nouveau dans la même direction.
Restons mobilisés et vigilants pour la construction d’une démocratie véritable !

 

Bamako, le 12 février 2013
Pour le Bureau Politique
Le Secrétaire Politique chargé de la Communication

Mohamed AG AKERATANE

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 18:08

La France joue à un jeux mortel avec le MNLA.

Presence militaire de la France en afrique


La France risque de perdre tous les bénéfices de son intervention au Mali, qui a entrainé pourtant une approbation quasi unanime, au Mali, au Niger et dans toute l’Afrique, si elle s’engage, comme elle semble parfois le faire, dans un soutien aux indépendantistes touaregs du MNLA (maladresses ? intoxication ? complaisance ?). 

Alors que, de façon générale, les sentiments « anti-français » sont assez prompts à s’exprimer dans les pays africains, pour des raisons multiples (les comptes de la colonisation jamais complètement réglés, les nombreux refus injustifiés et méprisants de visas, la Françafrique, l’arrogance de certains experts, la récente guerre en Lybie…), c’est un enthousiasme quasi unanime qu’ont suscité la rapidité et l’efficacité de la réponse française à la défaite de l’armée malienne à Konna et la décision de libérer le Nord Mali. Quel basculement !

Mais, du jour au lendemain, divers signes malheureux font fortement vaciller ce capital de sympathie. 

Alors que les troupes françaises avaient pris jusque-là grand soin, et à juste raison, de se faire toujours accompagner par des troupes maliennes pour libérer les villes, voilà qu’elles sont entrées seules à Kidal. Elles semblaient ainsi cautionner le refus du MNLA de laisser l’armée malienne entrer à Kidal et reconnaissaient en quelque sorte la légitimité de rebelles indépendantistes arrivés la veille dans la ville et qui prétendaient en exclure l’Etat malien !

Qui est le MNLA : un groupe de rebelles indépendantistes touaregs qui a été à l’origine de l’horreur qu’a vécu le Nord- Mali depuis presqu’un an. 

Ils ont tout d’abord profité de la guerre en Lybie, et fait croire aux Français qu’en laissant partir vers le Mali avec leurs armes les éléments touaregs de l’armée de Khaddafi  ils feraient d’une pierre deux coups : (a) ils n’auraient plus face à eux en Lybie des guerriers bien formés, et (b) ces mêmes guerriers allaient déloger AQMI des montagnes au Nord de Kidal.

On connait la suite, hélas : le MNLA a lancé l’insurrection au Nord, en s’alliant au contraire avec les jihadistes. Il a même proclamé une dérisoire République de l’Azawak. Le MNLA a aussi été directement responsable de nombreuses exactions dans la vallée du fleuve Niger. Mais ses alliés ont vite pris le dessus. Le projet jihadiste d’Ansar Eddine, du Mujao et d’AQMI n’avait que faire du projet indépendantiste du MNLA. Le MNLA a vu beaucoup de ses éléments rejoindre Ansar Eddine. Il a été complètement marginalisé militairement et politiquement, chassé de ses bases de Ménaka et de Kidal. Par deux fois il a tenté de se remettre dans le jeu… en négociant avec les jihadistes (et a même accepté en une occasion la charia !), mais en vain.

Et voilà que ce petit groupe, voyant les succès de l’intervention française, se proclame tout à coup résistant de la première heure aux jihadistes (oubliant ses nombreuses compromissions avec eux), et, apprenant que les jihadistes ont quitté Kidal, se précipite pour occuper la ville avant l’arrivée des troupes maliennes et françaises ! Et entend, contre l’Etat malien, y dicter sa loi !

Diverses déclarations venant de France accroissent le malaise. On présente le MNLA comme « représentant du peuple touareg », voire des « populations du Nord ». C’est totalement faux : le MNLA ne représente que lui-même, et la grande majorité des Touaregs ne le suivent pas. Quant aux populations du Nord, elles sont multi-culturelles (il y a aussi les Songoï, les Peuls, les Arabes, les Bozos, et d’autres encore), et les Touaregs sont minoritaires.  On présente le MNLA (pourtant mis en déroute par les jihadistes en quelques brèves batailles) comme seul capable de débusquer les jihadistes des montagnes et des grottes, alors que les troupes maliennes comptent de nombreux militaires touaregs en leurs rangs, et que les Tchadiens et les Nigériens connaissent bien ce genre de terrain ! On présente le MNLA comme un rempart contre les règlements de comptes ou un partenaire privilégié de la réconciliation, alors qu’il est au contraire un facteur profond de déstabilisation et de confusion.

Depuis longtemps la France est accusée, dans les opinions publiques au Sahel, d’une grande complaisance vis-à-vis des groupes indépendantistes touaregs. Certains pensent qu’elle veut toujours ressusciter un vieux projet colonial d’Etat saharien à sa botte, par exemple pour contrôler les ressources du Nord Mali et du Nord Niger. Je ne partage pas ce soupçon, et je crois qu’il s’agit surtout de l’efficacité du lobby pro-indépendantiste en France et d’un manque de connaissances de la classe politique française sur le Sahel. Mais l’attitude actuelle de la France est décryptée en Afrique sur ce fond de méfiance, qu’elle ravive à chaque faux-pas.

On ne peut céder au chantage et au bluff d’un groupe rebelle totalement déconsidéré au Mali ou au Niger.

Certes il faut absolument éviter toute vendetta contre les Touaregs ou les Arabes, tout le monde en est conscient : mais le MNLA n’est pas une solution, c’est une partie du problème, car, par ses rodomontades et ses provocations, il ne fait au contraire que renforcer cette assimilation abusive entre « rebelle » (qu’il soit indépendantiste ou jihadiste) et « Touareg », qu’il faut justement briser.

Certes il faut absolument engager un dialogue politique sur la reconstruction du Nord, mais ce doit être avec tous les représentants du Nord : élus, société civile, chefferies, mouvements divers issus de communautés diverses (et, parmi eux, le MNLA, bien sûr, s’il accepte de déposer les armes et de renoncer à toute revendication d’indépendance).

Enfin, il ne faut pas oublier que, au-delà des jihadistes, c’est le narco-trafic qu’il faut éliminer au Nord-Mali. Or, outre les généraux de l’ancien régime d’ATT, les responsables jihadistes comme les responsables indépendantistes y ont été profondément mêlés.

 

Jean-Pierre OLIVIER de SARDAN

Directeur de recherche émérite au CNRS, directeur d’études à l’EHESS

Chercheur au LASDEL, Niamey, Niger

La France joue à un jeux mortel avec le MNLA

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 17:47

Cameroun : Les promesses démagogiques de Paul Biya aux jeunes.

Paul Biya

 

 

Fête de la jeunesse: Les promesses démagogiques de Paul Biya aux jeunes. 200.000 emplois en 2013 dans le secteur formel. Organisation de la profession de mototaximan.

 

 

Discours de paul Biya: Le président de la République redoute la jeunesse

Le discours du chef de l’Etat aux jeunes diffusé le 10 février dernier, est fait d’annonces fortes, mais surtout de crainte d’une insurrection des jeunes face au chômage et à la pauvreté dont la jeunesse camerounaise est la principale victime.

Lundi 11 février 2013, le marché central de Yaoundé grouillait de monde comme d’habitude. Tout comme l’avenue est restée plus encombrée que jamais de commerçants ambulants. Tous ces jeunes dont l’âge varie entre 16 et 40 ans, qui s’adonnent au quotidien à ces activités du secteur informel et qui se considèrent pour la plupart comme des exclus de notre société, n’ont pas quitté « leur poste de travail », ce jour où la nation toute entière leur consacre pourtant une fête. Pour la plupart de ces jeunes dont Manga Emmanuel, âgé de 32 ans, diplômé de l’enseignement supérieur depuis près de dix ans et qui vend de l’eau glacée au marché central « la fête nationale de la jeunesse n’a pas de sens pour des gens comme moi, que si on me donne les moyens de mieux gagner ma vie ». A la question de savoir s’il a suivi le discours du chef de l’Etat, il affirme comme beaucoup d’autres jeunes rencontrés hier au marché central, que « ce n’était pas possible de suivre le président. Nous avions le cœur à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Ce qui fait qu’il n’était pas possible de le suivre de manière sereine quelle que soit la bonne volonté. » Et de poursuivre : « En réalité, il (le président) semble assez loin de nous. Au cours d’une fête comme celle-là, ce qui est important ce n’est plus le traditionnel discours. Il faut des actes. Par exemple, pourquoi le président ne prendrait-il pas le temps de déjeuner avec une bonne franche de représentants d’associations des jeunes que lui-même aura choisis. Cela montrerait qu’il peut causer et échanger avec les jeunes. Au lieu de nous faire à chaque fois un discours à la télé. »


Précarité tous azimuts

Parions que la plupart des jeunes du Cameroun, ceux-là qui ont entre 16 et 30 ans, et qui constituent l’avenir des 30 prochaines années, n’ont pas pris le temps d’écouter le président de la République en cette fin d’après-midi du 10 février 2013. Signe des temps en cette ambiance peut-être de fin de règne, Paul Biya a cassé un mythe, en laissant non seulement son discours à la jeunesse camerounaise de cette année être diffusé non plus dans le traditionnel 20h pour cause d’actualité sportive, mais aussi en laissant désormais savoir que ce n’est plus le direct dans les médias publics. Le chef de l’Etat commence son propos en stigmatisant la fracture sociale qui existe entre la jeunesse qu’il a qualifié d’ « encadrée », c’est celle qui a le privilège d’être scolarisée, et la jeunesse des « exclus », celle-là qui par manque de scolarisation se débrouille chaque jour pour survivre. Aux jeunes qui sont« encadrés », Paul Biya rappelle que « plus de 15% du budget global » est consacré à la construction des établissements scolaires et que des enseignants ont été recrutés « et la gratuité appliquée dans le primaire ». Pour cela le chef de l’Etat estime que « ces jeunes doivent être conscients des efforts qui sont faits pour eux par la communauté nationale et l’obligation de réussite qui en découle. »


Clin d’œil aux enseignants

Mais alors, à quoi bon aller à l’école et se contraindre à cette obligation de réussite si comme dit Paul Biya lui-même : « la possession d’un diplôme ne garantit toujours pas l’accès à l’emploi » ? Réponse du chef de l’Etat : « L’Etat intervient dans toute la mesure du possible en intégrant un grand nombre de jeunes dans la fonction publique et dans les services de sécurité ». (Sic) Le chef de l’Etat leur promet même en 2013, 200 000 emplois dans le secteur formel. Maintenant pour ce qui est des jeunes qui ne vont pas à l’école, ou « ceux qui sont prématurément sortis du système scolaire et aux diplômés qui n’ont pas encore trouvé d’emplois et qui désespèrent d’en trouver »,Paul Biya fait une recommandation : surtout ne verser pas dans la délinquance à cause du vagabondage et l’oisiveté. Mais à ceux qui osent travailler dans des métiers de précarité tels que les pousseurs, les chargeurs, les tâcherons dans les chantiers, conducteurs de motos-taxis et peuvent en vouloir à la société, le président de la République du Cameroun redoute « qu’ils soient tentés par la fronde. Mais là ne serait pas la bonne réponse, l’expérience montrant que celle-ci aggrave les problèmes sans apporter de solution. »

Rendu à sa 80è année de vie terrestre, et après 30 ans de pouvoir absolu à la tête du Cameroun, Paul Biya comprend enfin qu’ « il serait paradoxal qu’au Cameroun, on ne donne pas à la fonction enseignante la place qui lui revient…». Sûr que les syndicalistes du secteur de l’éducation vont sourire face à ce qui peut être considéré comme une vraie démagogie. Combien de fois ceux-ci se sont plaints du mauvais traitement dont ils font l’objet, sans que le chef de l’Etat n’ait cru nécessaire de les rencontrer en personne ? La vérité de ce discours à la jeunesse du Cameroun est que le président Paul Biya redoute les jeunes qui, face à la précarité, sont capable de tout. Il n’a pas oublié ce qui s’est passé en fin février 2008, avec les émeutes de la faim et du mal vivre dont les jeunes Camerounais étaient les principaux acteurs. C’est pourquoi, le chef de l’Etat, à 80 ans bien sonnés, se plie en deux : « je vous exhorte, vous jeunes, à adopter un comportement moral exemplaire et responsable. » Et de poursuivre en s’adressant aux parents : « j’invite vos parents à assumer leurs responsabilités et à vous conduire dans cette voie. Le civisme, on ne le dira jamais assez, est le fondement de toute société ».

Au final que valent ces leçons de morales face à des jeunes dont le plus grand nombre au Cameroun vivent dans la précarité et ont faim au quotidien ?

Jean François CHANNON



Adresse: Paul Biya «insulte» les jeunes

Comme à chaque fête de la jeunesse depuis trente ans, le président de la République s’est adressé à la jeunesse camerounaise, dans un discours préenregistré et diffusé sur les antennes de la Crtv, dimanche 10 février 2013, une heure avant la finale de Coupe d’Afrique des nations de football qui se jouait en Afrique du Sud.

Le discours du chef de l’Etat n’a pas fondamentalement changé, en ce sens que, comme d’habitude, Paul Biya n’arrive pas à trouver des solutions concrètes aux nombreux problèmes des jeunes. Bien au contraire, le locataire d’Etoudi est allé cette fois-ci un peu plus loin en « insultant » carrément sa jeunesse. Notamment sur son peu de civisme et la dégradation des valeurs morales. « Je voudrais enfin aborder un sujet qui me tient à cœur (…) Le niveau de moralité de notre jeunesse se dégrade. Il suffit de lire la rubrique des faits divers dans la presse pour s’en rendre compte… », constate le président de la République. Dans un bar à Yaoundé, où les téléspectateurs attendaient le démarrage de la finale de la Can, c’est un tollé général au sein de la couche sociale concernée. « Comment peut-il dire cela ? Est-ce que ce n’est pas à cause de lui et de ses petits copains que les jeunes se sentent délaissés à eux-mêmes et sont contraints à faire des choses immorales, voire amorales », fulmine un jeune étudiant.

Les réactions sont vives. Ce d’autant plus que dans la majorité de son discours, le prince d’Etoudi n’a rien dit de concret quant à l’avenir de la jeunesse. Bien au contraire. Et même s’il reconnaît que le comportement de « quelques jeunes » est le reflet de la société, il estime que cela n’est pas une bonne excuse. « En effet, même si nous parvenons à relever le niveau de vie de notre population, même si nous assurons le fonctionnement de nos institutions démocratiques, même si nous maintenons la paix et la stabilité dans notre pays, la société apaisée et prospère que nous voulons construire sera minée de l’intérieur si ces avancées ne sont pas accompagnées par un progrès de la moralité publique »,prévient-il. Ainsi, le président de la République, comme le laisseront entendre plus tard ses griots, attend que les jeunes prennent leurs responsabilités et reviennent aux valeurs de moralisation, d’éthique, de civisme, etc. Quoi qu’il en soit, il est clair pour plusieurs jeunes rencontrés à Yaoundé le matin du 11 février que la jeunesse attend du président, non pas des remontrances, mais plutôt des solutions concrètes à ses problèmes.

Alain NOAH AWANA


Réactions des leaders politiques et de la société civile


Albert Ndzongang, (président de la Dynamique citoyenne): «C’est un discours de résignation»

Aujourd’hui, ce que la jeunesse attend, ce n’est pas des discours. Elle veut s’affirmer. Vous voyez, le pape Benoît XVI à 85 ans a décidé de se retirer parce qu’il est fatigué. Notre président de la République, lui, demande plutôt au journaliste si à 80 ans, il a l’air d’être fatigué. C’est tout dire. Pour revenir à l’adresse de Monsieur Biya, le fait de citer les conducteurs de moto taxis en estimant qu’il faut réorganiser leurs activités est pour moi un discours de résignation. C’est dire que cette activité de transport est devenue un dépôtoir. Dans un pays sérieux qui se respecte, il n’y a pas de places pour les conducteurs de mototaxis. Ça nous réjouit que l’on ait pensé à se pencher sur les propositions que nous avons faites dans le sens d’assainir cette activité. Nous avions trouvé des astuces pour encadrer les mototaximen par exemple, en leur donnant la possibilité de se former, au cours du soir pour ce qui est du code de la route et de l’obtention du permis de conduire. Mieux organiser les «benskineurs» aujourd’hui, ce n’est pas multiplier les impôts. S’agissant des 200 mille emplois annoncés, je dis qu’il s’agit d’une goutte d’eau dans un océan de chômeurs. 86% des jeunes sont sans emplois. Il est judicieux de promouvoir l’auto-emploi et non penser à recruter des jeunes dans l’administration. En tout cas, entre ce qui est dit et ce qui est fait, il y a une montagne. J’attends de voir.


Ernest PEKEUHO, (Président national du Bric): «Aucune réponse aux problèmes des jeunes»

Le discours du 10 février 2013 de Monsieur Biya, nous laisse constater que Biya parle seul, il parle à sa génération, il parle à ses amis, mais il ne parle pas à la jeunesse. Moi, je suis leader jeune, je suis avec les jeunes chaque jour, je travaille pour la jeunesse camerounaise, mais nulle part, je n ai eu une réponse aux problèmes que les jeunes posent dans ce pays. Aujourd’hui, aucun Camerounais n’est plus dupe sur la capacité de Paul Biya à faire autre chose que de s'éterniser au pouvoir. Dans son Eldorado d'égoïste, tout est si parfait qu’à la question d'un journaliste au sortir de son audience avec le président français qui l’interrogeait sur sa longévité au pouvoir, il a répondu sans anicroche et de façon lapidaire : «croyez-vous que je suis fatigué» ! Pendant ce temps, les populations subissent les coupures d'électricité, le manque d'eau potable, l'insécurité, la hausse des prix semble échapper à tout contrôle, défie toute logique, nos routes sont devenues des terribles mouroirs, le choléra bat son plein en plein 21è siècle au Cameroun...En ce 21ème siècle, n’en déplaise aux propagandistes de Paul Biya, les grands dirigeants du monde ont tous, actuellement, la cinquantaine: Barack Obama, président de la première puissance mondiale; François Hollande et Nicolas Sarkozy, dirigeant de la cinquième puissance mondiale ; Angela Merkel, chancelière d’Allemagne, etc. Paul Biya, lui-même, en accédant au pouvoir, n’avait que 49 ans. Et demain le 13 février 2013, il en aura … 80 ! C’est beaucoup trop, en passant, je lui souhaite joyeux anniversaire et espère que ce soit le dernier qu’il fête au palais de l’Unité. Comme le pape a démissionné, je demande à notre pape du Cameroun qu'il fasse autant!


Cabral LIBII LI NGUE (coordonateur G18 Génération Cadeg): «Constat de détresse, du sous-emploie des jeunes»

Pour des raisons qui lui sont propres, le président de la République a choisi de segmenter la jeunesse en trois catégories, destinataires principales de son allocution : la jeunesse encadrée, la jeunesse non encadrée et les enseignants majoritairement jeunes. Et selon ses propres mots, le discours devait être un bilan de l’action du gouvernement à l’endroit de la jeunesse, ainsi qu’une projection dans le proche avenir. Nous regrettons le caractère lapidaire du bilan (sacrifices de l’Etat, 15% du budget global) et la nature démagogique et inappropriée du projet (200 000 dans le secteur formel en 2013, organisation du métier de moto-taximan). Le président aura consacré l’essentiel de son discours à faire le constat de détresse, du sous-emploi et de l’incivisme des jeunes. Une telle maîtrise du désarroi de la jeunesse aurait dû aboutir à des solutions plus adaptées. Quant à l’inclination du Président devant la mémoire d’une adolescente décédée à Mbanga, elle avait tout l’air impréparée, car précédée d’un mauvais raccord de l’image et ne figurant pas sur le prompteur puisque le Président a dû baisser la tête pour lire péniblement le nom. La société « apaisée et prospère »reste largement tributaire d’une jeunesse mieux encadrée et mieux employée, jouissant d’une meilleure considération.

Alain Njipou avec Aganews

Source :  Le Messager

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine