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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 21:17

Communique de presse de l’ACP-DH

                                                                  Marche de l'ADDEC photo archive

 Suite à l’enlèvement du leader Etudiant de Buéa Ronald Minang enlevé par les inconnus le12 février 2013 et retrouvé le 21 février 2013 dans des conditions sanitaires nécessitant son hospitalisation.

Suite à l’enlèvement du leSuite à l’enlèvement du leader Etudiant de Buéa Ronald Minang enlevé par les inconnus le12 février 2013 et retrouvé le 21 février 2013 dans des conditions sanitaires nécessitant son

L’ACP-DH (Action citoyenne pour la promotion des droits humains) est très concernée par l’enlèvement d’étudiants de l’université de Buéa.

Le 15 février dernier nous avons appris l’enlèvement à Buea (Sud ouest du Cameroun) pendant 10 jours manu militari du leader étudiant Ronald Minang par des inconnus.

Suite à sa libération intervenue le 21 février dernier, ce dernier s’est retrouvé dans une condition sanitaire nécessitant son hospitalisation.

Nous condamnons avec la dernière énergie de tels agissements, car les étudiants sont l’avenir du pays et revendiquent pacifiquement le droit à l’éducation, un droit de l’homme et universel.

L’ACP-DH (Action Citoyenne pour la Promotion des Droits Humains) condamne fermement de tels agissements et exhorte les autorités chargées de la sécurité des biens et des personnes de Buéa à plus de vigilance. Nous appelons officiellement les autorités locales et nationales camerounaises a :

1. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de l’ensemble des étudiants camerounais en lutte pour une meilleure éducation ;

2. Procéder à l’ouverture immédiate et inconditionnelle d’une enquête administrative pour déterminer les circonstances de cet enlèvement afin d’interpeller les auteurs et les traduire devant la justice ;

3. Mettre un terme à tout acte de harcèlement à l’encontre des étudiants qui ne font que revendiquer le droit d’étudier dans de bonnes conditions;

4. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son article 1 qui stipule que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation de tous les droits de l’Homme et de toutes les libertés fondamentales aux niveaux national et international” et son article 12.2 susmentionné ;

Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par le Cameroun.

L’ACP-DH reste mobilisé sur ce dossier en attendant votre réponse

L’ACP-DH Encourage nos compatriotes à poursuivre leur combat contre les abus et le non respect des lois de la république dans la voie de la paix.

Fait à Paris le 23 février 2012

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 21:15

La Côte d'Ivoire à l'ère de la recolonisation foncière.

achat des terres

        Entre 100 000 et 200 000 hectares de terre, accordées au groupe Louis-Dreyfus ! C’est l’information principale qui est ressortie jeudi dernier, de l’audience accordée par Alassane Ouattara aux dirigeants de cette multinationale française spécialisée dans le négoce de matières premières. Dans un contexte d’opacité totale sur les clauses de l’accord qui octroie une aussi vaste portion du territoire ivoirien à des requins cités parmi les principaux acteurs d’une vaste entreprise d’accaparement des terres dans les pays en voie de développement, et qui semblent avoir choisi la Côte d’Ivoire pour nouvelle cible. En effet, au-delà de Louis-Dreyfus, le groupe français Mimran et la firme singapourienne Olam sont à un stade avancé dans les négociations avec le régime d’Abidjan. Quand on additionne les prétentions des différentes firmes qui convoitent les terres arables ivoiriennes, l’on s’approche assez vite du million d’hectares.

Ce qui est le plus préoccupant dans cette affaire, c’est l’atmosphère d’opacité dans laquelle se déroulent des transactions qui vont pourtant influencer de manière radicale le destin de dizaines de milliers de petits paysans, et qui vont modifier en profondeur la nature même de l’agriculture ivoirienne. L’Assemblée nationale, de toute façon totalement contrôlée par la coalition au pouvoir, et menacée par l’exécutif dès la moindre velléité d’indépendance, a été maintenue en dehors du coup. Aucune loi-cadre n’a été envisagée en amont du «grand mercato» sur les terres ivoiriennes. Le gouvernement attendrait l’année 2015, selon un document consulté par Le Nouveau Courrier, pour adopter un «Rural Land Act», c’est-à-dire une nouvelle loi sur le foncier rural, dont les contours restent mystérieux !

Louis-Dreyfus contrôlera l’espace occupé par 2000 exploitations agricoles françaises

Il faut pourtant tenir bien à distance la propagande officielle et poser les questions qui fâchent. En effet, l’on n’est pas ici face à des investissements «comme les autres». La superficie des vastes étendues de terre concédées à des firmes financièrement plus puissantes que plusieurs Etats africains réunis pose problème. En France, pays développé et pays agricole par excellence, une exploitation moyenne fait environ 55 hectares ! Louis-Dreyfus contrôlera donc, assez vite, l’espace occupé par près de 2 000 «plantations» hexagonales ! Dans ce contexte, et alors que la superficie moyenne d’une exploitation agricole ivoirienne est de 3,89 hectares, comment envisager la cohabitation, dans les zones ciblées, entre firmes étrangères et petits paysans autochtones ?

Passons en revue les difficultés à venir. Le groupe Louis-Dreyfus et les autres mettront sans doute en place des techniques destinées à «apprivoiser» l’eau, ce qui pourrait avoir un effet sur les nappes phréatiques. Dans quelle mesure de tels dispositifs pourront-ils handicaper les paysans qui resteront indépendants ? Ailleurs dans le monde, le groupe Louis-Dreyfus développe des cultures à base d’organismes génétiquement modifiés (OGM), dont certaines cohabitent difficilement avec l’agriculture biologique pratiquée traditionnellement. Dans les grandes nations agricoles, les entrepreneurs du secteur bénéficient de l’accès au crédit, aux intrants et aux machines destinées à améliorer le rendement de leurs terres ; ils disposent bien souvent d’une formation adaptée ; ils sont organisés en coopératives puissantes. La Côte d’Ivoire se prépare à donner la clé de ses villages et de ses terroirs au capitalisme mondialisé alors qu’elle ne dispose même pas d’un marché du vivrier organisé, qu’un grand nombre de ses agriculteurs vit en dessous du seuil de pauvreté, et que sociologiquement la terre n’est pas encore considérée comme une marchandise comme les autres, ce qui rend possibles des conflits de fond difficilement gérables. Qu’espère-t-elle récolter en dehors de nouvelles spoliations ? Les agriculteurs ivoiriens ne seront-ils pas au final contraints à devenir des métayers au service des nouveaux maîtres de la terre ou à rejoindre la cohorte des miséreux vivant dans les quartiers précaires des grandes villes ?

Le «miracle économique» ivoirien n’était pas ultralibéral

Il est urgent qu’un débat le plus inclusif s’ouvre. Il doit porter sur les modalités des cessions foncières qui ont commencé pour ne plus s’arrêter – puisqu’elles s’inscrivent dans un plan d’ensemble soutenu par le G8, la France et l’Union européenne. Il doit aussi porter sur le «modèle économique» qui peut permettre à la Côte d’Ivoire post-ajustement structurel de renouer durablement avec une croissance partagée et socialement harmonieuse. L’ultralibéralisme le plus débridé semble en effet être le seul horizon des actuels dirigeants du pays qui ressassent à n’en plus finir le refrain du choix initial de la Côte d’Ivoire pour «l’économie de marché». Mais en réalité, le «miracle économique» relatif qu’a connu le pays des Eléphants durant la première partie du règne de Félix Houphouët-Boigny s’est fondé, d’abord et avant tout, sur un capitalisme d’Etat. La Côte d’Ivoire est devenue le premier producteur mondial de cacao alors que la filière était, en interne, quasiment gérée intégralement par un Etat fort qui investissait dans les pistes rurales, garantissait les prix aux producteurs, vendait les fèves sur le marché mondial. Les multinationales étaient tenues loin de la commercialisation locale. Elles n’avaient pas mis la main sur de vastes étendues de terre. L’Etat ivoirien ne s’était pas soumis à cette recolonisation foncière qui ne dit pas son nom.

On peut objecter à cet argument que ce capitalisme d’Etat s’est effondré dès le tournant des années 1980. Mais est-ce sa nature intrinsèque qui le condamnait ? La mauvaise gouvernance notamment liée à la faible surveillance citoyenne sur les dirigeants dans un contexte de parti unique n’était-elle pas la principale criminelle ? En Asie et en Amérique latine, ils sont nombreux les pays qui tirent leur épingle du jeu grâce à des recettes qui relèvent le plus souvent de ce capitalisme non dogmatique, essentiellement porté par un Etat visionnaire qui n’a pas renoncé à son rôle de chef d’orchestre de l’économie. Pendant ce temps, les pays africains comme la Côte d’Ivoire, dont les dirigeants se sont pliés par paresse intellectuelle et lâcheté quotidienne à la vulgate des institutions de Bretton Woods, ne cessent de péricliter. Ils ont vendu leurs entreprises publiques, y compris celles qui relèvent des secteurs stratégiques, à des multinationales uniquement centrées sur leurs plus-values et la satisfaction de leurs actionnaires. Ils ont abandonné leurs banques d’Etat, et ne disposent plus de leviers efficaces quand ils veulent soutenir les agriculteurs ou les jeunes entrepreneurs. Ils ont, pour certains, renoncé à leur souveraineté militaire. Et leurs armées sont à genoux dès les premiers coups de canon de rébellions téléguidées qui précèdent souvent des opérations de maintien de la paix qui finissent par s’éterniser. Désormais, ils dépouillent leurs paysans de leur patrimoine foncier ancestral et créent de véritables enclaves extra-territoriales au profit des «nouveaux prédateurs» de l’économie mondiale dont ils ne pourront pourtant pas contrôler l’appétit gargantuesque.

Théophile Kouamouo

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 21:12

Inscriptions-Dernière ligne droite : Elections Cameroon très loin de l'objectif fixé

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Quatre mois et demi sont passés depuis le début des inscriptions biométriques, et Elecam a jusqu'ici inscrit seulement près de 4 millions d'électeurs sur les listes électorales.

 

Sur les antennes de la Cameroon Radio and Television (Crtv) dimanche le 17 février 2013, invitée à l'émission «Scène de Presse», madame Nzié, chargée de la communication d'ELECAM à Yaoundé, a laissé entendre que près de 4 millions d'électeurs sont déjà inscrits. Et pourtant, nous sommes à six jours de la clôture des inscriptions biométriques telle que prévue par ELECAM. Le compte à rebours est lancé alors que Elections Cameroon est très loin d'atteindre ses objectifs. Ces derniers jours, les équipes mobiles de l'organe en charge de l'organisation des élections au Cameroun mettent les bouchées doubles. Dans les paroisses catholiques de l'Archidiocèse de Douala, les marchés, les commissariats, les rues de la métropole économique, celles-ci s'y rendent. A la paroisse Pentecôte New-town aéroport, sise à Village, lesdites équipes mobiles ont pu attirer quelques brebis qui tardent encore à assumer leur devoir civique. Dans le dessein d'enregistrer 7 millions d'électeurs d'ici le 28 février, la gratuité de la Carte Nationale d'Identité a été effective, l'établissement des actes de naissance a été rendu possible à travers les audiences foraines. Malheureusement, cela n'a pas suffit à toucher les cœurs d'un nombre de citoyens en âge de voter. ELECAM est dans les nuages puisque entre rêver (inscrire 7 millions d'électeurs) et réaliser son rêve, il y a un fossé.

De plus, selon les organisations de la société civile, ELECAM est très loin d'atteindre ses objectifs à cause de nombreuses irrégularités observées dans le processus d'inscription sur les listes électorales. Philippe Nanga, coordinateur de « Un Monde A Venir », pense que la timidité

observée dans le déroulement des inscriptions, le manque de communication et de collaboration d'ELECAM avec les OSC (organisations de la société civile), l'absence des médias lors des descentes des équipes mobiles d'ELECAM sur le terrain, la non disposition d'un calendrier des descentes des équipes mobiles d'ELECAM impactent sur les prévisions d'ELECAM. «Des informations obtenues d'ELECAM, nous apprenons qu'à la date du 27 janvier 2013, l'organe avait déjà inscrit 3.300 000 électeurs. Le rythme des inscriptions va de 2 à 300 000 inscrits par jour sur le plan national», argue le promoteur de Un Monde A venir, alors qu'il donnait une conférence de presse à ce sujet le 5 lévrier dernier.

Par ailleurs, même si la société civile affirme qu'il est anormal qu'on en soit à procéder aux inscriptions biométriques dans un Etat, que cela est une preuve incontestable de la crainte des dirigeants d'organiser des élections dans la transparence, ces derniers ont foi en la biométrie. Ils estiment que c'est une technique globale visant à établir l'identité d'une personne mesurant une de ses caractéristiques physiques. Il peut y avoir plusieurs types de caractéristiques physiques, les unes plus fiables que les autres, mais toutes doivent être infalsifiables et uniques pour pouvoir être représentatives d'un et un seul individu. Certains citoyens affirment que les caractéristiques physiques sont loin d'être si parfaites et si précises, et l'on atteint très vite des limites pour ces techniques. Les techniques basées sur la biométrie jouissent à l'heure actuelle d'un engouement général favorisé par un phénomène de mode, principalement véhiculé par les films au cinéma et à la télévision. Ainsi, il n'est pas rare de voir des scanners rétiniens avec de superbes lasers rouges, des lecteurs d'empreintes digitales avec de très jolis voyants - clignotants-, etc… Tout cela représentant le summum de la technologie du contrôle d’accès. Les techniques de biométrie sont bel et bien en train de se répandre dans notre vie quotidienne, et ce tout en gardant une image quelque peu trompeuse. Le problème est bien de savoir quelles techniques existent réellement, et quelles sont leurs limites.

 

Source : Aurore Plus

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 21:11

Un mouvement d’Arabes maliens des membres de la rébellion touareg, en représailles à des violences contre des Arabes maliens.

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Un mouvement d’Arabes maliens, créé en mars 2012, a affirmé à l’AFP avoir attaqué tôt samedi près de Tessalit (extrême nord-est du Mali) des membres de la rébellion touareg, en représailles à des violences contre des Arabes dans la zone, alors que la rébellion touareg parle d’une attaque de jihadistes.

Nous avons attaqué In-Khalil à 04H00 (locales et GMT) ce matin et avons pris le contrôle de la localité. Des combats sont en cours actuellement aux alentours de In-Khalil“, contre le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg), a indiqué dans un message à l’AFP Boubacar Taleb, un des responsables du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA).

In-Khalil est proche de Tessalit, elle-même située à environ 170 km au nord de Kidal. Les forces françaises avaient repris fin janvier le contrôle de l’aéroport de Kidal avec quelque 1.800 soldats tchadiens sécurisant la ville, contrôlée depuis peu par des islamistes se disant “modérés” et le MNLA qui y refuse la présence de soldats maliens mais assure collaborer avec la France.

Source :Bamada.net

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 21:09

Guinée: Les jours de Alpha Condé sont-ils désormais comptés ?

Alpha Condé

 

Tout porte à croire que c’est le début de la fin pour le président Alpha Condé. Nous avions parlé les premiers du coup d’Etat au Mali, de la tentative d’assassinat du chef de l’Etat Yayi Boni. Aujourd’hui, c’est autour de la Guinée-Conakry.

Isolé de plus en plus au niveau international, ayant perdu onze officiers supérieurs de son armée, dont le Chef d’Etat major général, incapable après deux ans d’organiser des élections législatives, face à une opposition revigorée, victorieux d’une campagne présidentielle des plus contestées en Afrique, le Pr Alpha Condé gouverne avec une sous-légitimité de 18 %, – son score au premier tour de la présidentielle. Pendant ce temps, la pauvreté grandit, le mécontentement se généralise, la colère gronde. La Guinée est riche, mais jamais les Guinéens n’ont été si pauvres. Le bateau prend de l’eau de partout.

Lorsque lesenegalais.net annonçait en novembre 2011 un coup d’Etat en préparation à Bamako, nombreux furent les lecteurs qui nous avaient ri au nez. Des ambassadeurs fort avisés se sont moqués de nous, nous invitant à revisiter les fondamentaux de la géopolitique africaine. On connaît la suite ! Le putsch d’un quarteron d’officiers subalternes conduits par le ténébreux capitaine Amadou Sanogo suivi de la guerre en Mali et de l’Opération Serval.

Source : Bamada.net

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 15:15

 

Inscriptions électorales au Cameroun: fondement et perspectives d’une résistance civique.

(Réponse au professeur Charly Gabriel MBOCK, Anthropologue Professeur des Universités).

 Wougly-Massaga.gif

Par NGOUO WOUNGLY-MASSAGA, Commandant KISSAMBA

Vétéran de l’UPC et de l’ALNK.

1 Un sophisme en question

Un sophisme est aujourd’hui à la mode dans notre pays: « je vote donc je suis » . Tous les donneurs de leçons de civisme et de sens des responsabilités au peuple camerounais se gargarisent de ses variantes à l’infini: (qui ne vote pas n’existe pas) etc.

Il s’agit de parodies mystificatrices de la maxime du célèbre philosophe français René Descartes: « JE PENSE DONC JE SUIS ».

Or, la force et la véracité de la maxime cartésienne reposent sur le fait que les deux termes du paradygme sont des expressions- essentielles de l’individu, indépendantes de tout contexte.

Le caractère fallacieux des formules qui l’imitent apparait au fait que, contrairement à l’acte de penser, l’acte civique de voter n’exprime ou n’engage pas tout l’être et, surtout, dépend étroitement du contexte.

Ainsi, à ceux qui disent: « je suis un citoyen responsable; je m’inscris et je vote », nous demendons: qui est plus responsable, vous qui, pour des raisons inavouables mais bien connues de plat opportunisme politique cherchez à garantir à un pouvoir dictatorial et méprisant une participation moutonnière des Camerounais au vote, ou ceux qui, jaloux de leur dignité civique refusent de s’inscrire et de voter en exigeant du régime qu’il garantisse d’abord un minimum de transparence et d’équité électorale en acceptant une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et un Code électoral consensuel? La réponse va de soi.

Ajoutons que proclamer que « quiconque ne vote pas n’existe pas » revient à brandir un slogan grossièrement mensonger: car si ceux qui ne votent pas n’existent pas, pourquoi leur courir après à grand renfort de publicité et de moyens d’Etat? Soyons sérieux.

2 Une incontestable résistance civique.

 

Depuis des mois, malgré la mobilisation tous azimuts du parti au pouvoir et de son Administration, malgré les campagnes de terrain des Sous Préfets et des Chefs traditionnels et malgré l’accompagnement des partis politiques d’opposition collaborateurs, nos compatriotes ne veulent pas s’inscrir sur les listes électorales d’Elecam. Dire qu’ils trainent les pieds serait un euphémisme dès lors qu’à quelques jours de la date de clôture fixée au 28 Février 2013, moins de trois millions cinq cent mille citoyens ont été péniblement inscrits au lieu des huit millions cinq cent mille annoncés dans ses prévisions par M. Fonkam Azu’u, Président d ‘Elecam.

C’est donc la majorité du corps électoral camerounais qui manifeste ainsi sa défiance au processus électoral malsain imposé par le pouvoir. Il y’a donc lieu de parler non pas d’un mouvement d’humeur, mais d’une véritable résistance civique, et de constater que nos compatriotes sont conscients que la biométrie finalement acceptée de mauvaise grâce par M. BIYA, mais gerée par des hommes unilatéralement choisis par lui, ne garantira pas un minimum de transparence électorale.

3

Responsabilité du fiasco et fondement de la résistance civique.

C’est le Chef de l’Etat lui-même bien entendu qui est responsable de ce fiasco. Par ses choix autocratiques bornés, notamment son refus obstiné d’une Commission Electorale Nationale Indépendante et son rejet de tout dialogue politique. Chacun sait pourtant que plusieurs régimes africains guère plus démocratiques ou plus progressistes que le régime camerounais ont accepté des Commissions Electorales Nationales Indépendantes et s’accommodent des concertations politiques avec les opposants et avec les partis d‘opposition.

Reconnaissant clairement cette responsabilité du pouvoir comme fondement de la résistance civique aux inscriptions électorales au Cameroun, le professeur Charly Gabriel MBOCK, Antropologue et Professeur des Universités au verbe poétique écrit dans « Le Messager »  du13 Février 2013:

« la rage d éternité à inspiré de folles manipulations électorales et des tripatouillages de la Constitution, toutes choses qui ont fini par provoquer la désaffection civique qu’on observe ».

Plus loin, il ajoute le constat on ne peux plus lucide suivant:

« le parti-Etat à longuement frustré les populations du Cameroun de leur dignité électorale en abusant des moyens de l’Etat. Voici que précipitamment par les mêmes moyens d’Etat le même parti Etat s’active à atténuer les conséquences civiques des frustrations commises, à défaut de les réparer. L’Etat ainsi pris au piège de son parti et de son parti pris politico-administratif s’est décrédibilisé aux yeux des populations dont la sanction, silencieuse mais éfficace, menace de le renvoyer à mieux se pourvoir en matière électorale ».

4 Dysfonctionnement logique, politique et idéologique d’une tendance de l’UPC.

Sans expliquer pourquoi cette sanction des populations « silencieuse mais éfficace » serait catastrofique pour le pays,

sans dire pourquoi il faudrait rendre le vote obligatoire au lieu de garantir préalablement la transparence électorale, le professeur Charly Gabriel MBOCK propose « une voie de sortie d’embarras pour l’Etat du Cameroun » (sic).

Cette offre de service au régime, venant du porte parole d’une tendance de l’UPC, la tendance Louka Massok, suggère un référendum pour rendre le vote obligatoire au Cameroun. Cela engage certes ce groupe, mais interpelle aussi tous les Upécistes et tous les patriotes camerounais. D’où notre réponse.

Logiquement,

à notre sens, cette proposition au régime est contraire au bon sens qui commanderait de contraindre ce dernier « à mieux se pourvoir en matière électorale » selon la volonté du peuple reconnue ci-dessus par l’éminent professeur.

Politiquement

, à notre humble avis, cette offre de service au régime est érronée et vouée à l’échec. Dans la mesure où un régime en fin de course et dans un contexte de crise profonde, déja confronté à une résistance civique incontestable de la majorité du Corps électoral ne serait pas assez fou pour assumer un projet de référendum rendant le vote obligatoire. Un tel projet serait évidement voué lui-même au boycott. Et l’on imagine l’accueil que le résultat d’un référendum fortement minoritaire rencontrerait auprès des électeurs camerounais défiés. Ce serait le retour à la case départ, dans des conditions probablement plus dramatiques.

Idéologiquement

enfin, cette offre de service implique selon nous une dérive fascisante ou l’Upécisme véritable ne se reconnaitrait plus à terme.

« S’inscrire absent du registre des droits et de libertés citoyennes, affirme l’éminent professeur, reviendrait à se désinscrire de la société. Nous entendons que tout bannissement de ce genre soit banni, l’auto bannisement étant un crime de lèse citoyenneté, aussi passable de sanction que toute autre forme d’homicide »…

A mort les non-votants?… L’Anthropologue gagnerait sans doute à mieux connaître les traditions de lutte et de résistance du peuple camerounais.

5 Perspectives de la résistance civique et devoir des patriotes.

Face au constat que « la sanction des populations, silencieuse mais éfficace menace de renvoyer l’Etat à mieux se pourvoir en matière électorale », tout militant sérieux de la lutte pour le changement, tout upéciste conséquent devrait se mobiliser pour appuyer la volonté populaire et aider les populations à contraindre le régime à accepter une Commission Electorale Nationale Indépendante et un code électoral consensuel.

Ceci implique bien évidement d’intensifier la dénonciation d’Elécam et d’oeuvrer à l’échec des manoeuvres du régime visant à poursuivre les inscriptions biométriques avec Elecam et à refuser obstinément la création d’une CENI ainsi que tout dialogue pour un Code électoral consensuel.

Un double mot d’ordre s’impose donc aujourd’hui: « pas d’inscriptions sans CENI et pas de vote sans CENI. »

A ceux qui ne sont pas encore inscrits et auxquels le régime proposera sans doute des prolongations ( voire des séances de tirs au but…), s’adresse le premier mot d’ordre: « pas d’inscriptions sans CENI ».

À ceux que l’on a déja inscrits ou qu’on pourra encore inscrire, à la faveur des pressions multiformes du pouvoir et des descentes sur le terrain de ses agents, sans oublier les campagnes des partis et des groupes plus ou moins liés au régime, s’adresse le second mot d’ordre: « pas de vote sans CENI».

 

6. Progrès dialectiques de la dynamique unitaire de l’UPC (et de la lutte en général):

.

Nous approuvons sans réserve la déclaration du Bureau du Comité Directeur de l’UPC dite des Fidèles du 9 Février 2013 à Douala, déclaration qui appelle à l’intensification de la Campagne contre Elecam. Elle n’est pas contradictoire, loin s’en faut, avec notre vision prospective qui prévoit que « l’autisme politique » du Président BIYA pourrait bien conduire le pays un jour à l’ explosion incontrolée d’un ras-le-bol populaire épousant inévitablement les clivages tribaux ou régionaux, vision prospective qui pose donc, d’ores et déja, les jalons d’une transition maîtrisée passant par une « Insurection Massive Organisée, à Trois Options combinées ( IMOTOC):

- Insurrection des travailleurs et de la jeunesse,

- Isurrection des groupes partisans de la lutte armée,

- Et Coup d’Etat progressiste des éléments patriotes des Forces Armées et Police (FAP) nationales.

Cette vision prospective ou prévisionnelle, plutôt insurrectionnelle, n’empêche pas que nous soyons sans réserve partisans du dialogue national et de la résolution pacifique des problêmes de notre pays.

Nous sommes convaincu par ailleurs que l’unité de l’UPC et l’ensemble même de la lutte progressent aussi bien par des évènements positifs que par des évènements négatifs. Prenons quelques exemples.

1 Les prises de position des différentes tendances de l’UPC au sujet du processus électoral sont dissonantes, cacophoniques et suggèrent qu’il y a approfondissement des divisions-. Mais elles permettront aux militants de tous les groupes de percevoir les convergences qui s’imposent et de les stimuler résolument, par volontarisme révolutionaire. Nous y travaillerons.

 

2 Même les flots de calomnies entrenues pendant des décénnies par des courants tribalistes et régionalistes sont balayés à la longue par la pratique révolutionaire des uns et des autres.

« Le témoignage direct, oral et écrit des compagnons d’Ernest OUANDIE au maquis (Makembe Tolo Adolphe - Free Boy - commandant millitaire de région, Njassep Mathieu - Ben Bella - sécrétaire particulier du camarade Emile, et Nganya Flaubert par exemple) qui ont pris part aux deux Assemblées Populaires permet aujourd’hui de dire sans risque de se tromper que les affirmations (sus-citées) de « la vérité sur le commité revolutionnaire » sont fausses et non conformes à la vérité des faits »

(Dr Bakang ba Tonjé dans son livre Le Kamerun L’indépendance réelle d’abord - édition KUNDE 2007)

Ne suffisait-il pas déja qu’en 1971 Ernest OUANDIE lui même se soit présenté au peuple Camerounais et à ses bourreaux comme Président du Comité Révolutionnaire de l’UPC? (et quels « dommages et intérêts » pour le parti et pour WOUNGLY MASSAGA?…).

3 Il est d’ailleurs souvent préférable d’ignorer les calomniateurs les plus vils dans leur basse besogne.

Les Camerounais ont largement connu la camarade Valentina, Mireille Ada Abolo. Imaginent-ils cette femme d’exception, aujourd’hui disparue, vivant dans la « luxure » avec le Commandant KISSAMBA?

Vivre dans un Palais présidentiel implique évidement un luxe de haut niveau (et non la luxure). Nous n’aurions pas vécu plus de quatre ans au Palais Présidentiel du Beco de Belao de Luanda si nous nous étions un tant soit peu montrés indignes du statut protocolaire d’hôtes d’honneur de la République Populaire d’Angola en utilisant ce luxe comme des voyous.

Nous fermions volontiers les yeux en militants démocrates de conviction sur la part dont la trentaine de travailleurs du Palais affectés à notre service bénéficiaient de notre ravitaillement incontestablement généreux.

Et surtout, un haut responsable des « Gendarmes Katangais » réfugiés en Angola, le général Martin et son garde du corps passaient tous les quinze jours prendre livraison de notre contribution de solidarité avec ces camarades réfugiés dont certains occupent aujourd’hui de hauts postes de responsabilité en République Démocratique du Congo.

Comme disait quelqu’un, « l’histoire m’acquittera »…

En effet, qui pouvait penser que WOUNGLY MASSAGA finirait par être reconnu dans l’UPC comme quelqu’un « à qui personne ne devrait dénier les qualités de leader politique et même d’homme d’Etat »(sic), et qui pouvait imaginer que malgré les campagnes de dénigrement menées par quelques uns de ses camarades upécistes, des Camerounais de tous bords politiques et responsables l’appelleraient de plus en plus « Héros vivant du peuple Camerounais », « Icône»…?

4 Nous avons annoncé il y a quelques mois le projet de relance de « La Voix du Kamerun » Organe central de l’UPC dans l’optique d’impulser l’unification du parti. Un groupe de tribalistes primaires a pris les devants pour sortir un journal pirate, sans récépissé, grâce au laxisme de certains milieux du régime. Ce Journal pirate se présente comme « La Voix du Cameroun » fondée en 1944 et qui en serait à son 351ème numéro.

De prime abord, l’évènement est chocant, déplorable et négatif pour l’image du parti. Mais à le considérer plus attentivement, il comporte des aspects positifs:

- Quel Upéciste ignore même dans les villages les plus réculés du pays que l’UPC fut créée le dix avril 1948 et que son organe central ne pouvait donc pas avoir été fondé en 1944 c‘est-à-dire quatre ans plus tôt que le parti lui-même? Rien qu’à ce détail nos camarades découvriront une opération de banditisme politique.

- Il n’est pas totalement négatif que ce journal pirate étalle au grand jour la prostitution politique totale de ce groupe tribaliste primaire au parti au pouvoir.

- Il n’est pas totalement négatif aussi que le Directeur de publication de ce journal pirate, que beaucoup pouvaient prendre pour un cadre consistant de l’UPC se présente en intellectuel handicapé trainant une béquille symbolique de son état,et compte dans un éditorial poussif de quelques lignes sur «le sang de nos parents martyrs » pour réaliser l’unité du parti sous sa houlette.

- Dans le cas ci-dessus, comme dans le cas des pseudo-camarades que la commémoration de l’assassinat du Héros National Ernest OUANDIE laisse indiférents, mais qui s’activent à acheter auprès des journalistes du gombo le titre d’« Homme Politique de l’année 2012 », (Pauvre Cameroun!), nous sommes persuadés que l’étallage de la médiocrité contribuera finalement au regroupement des énergies saines au sein de l’UPC et du peuple Camerounais.

C’est ce que nous appelons progrès dialectique de la dynamique unitaire. En ce qui me concerne, je mettrai donc tout en oeuvre pour que l’unification upéciste progresse et entre dans une phase décisive: je n’ai absolument pas besoin d’un titre de sécrétaire général pour la faire avancer et aboutir.

7 Appel au sursaut.

Professeur Charly Gabriel MBOCK, très estimé camarade,

Votre place est aux côtés du peuple Camerounais. Ne revenez dont pas, tel un vulgaire parjure, fourbe et cynique sur votre dénonciation solennelle de l’alliance avec le RDPC d’il y’a à peine un an, sous prétexte d’offrir « une voix de sortie d’embarras à l’Etat du cameroun ».

Dans votre propre intérèt et dans celui de notre parti je vous interpelle fraternellement et sans aucune Intension de basse polémique, malgré une indispensable rigueur au plan des principes. Et si cet appel au sursaut vous est adressé dans une réponse publique, c’est pour qu’il puisse mieux vous poursuivre (comme l’oeil de Caen), au cas où, hélas, vous choisiriez de vous enfoncer inexorablement dans les ténèbres méfitiques de la collaboration avec un régime archi corrompu et comdamné à terme à l’effondrement.

Haute considération

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 15:11

A quoi joue RFI dans la crise malienne? Son rôle

La presse francaise

L’avancée rapide dans la région de Tombouctou et de Gao par les armées maliennes, française et leurs alliés nous a enthousiasmés depuis un mois. Elle continue à nous réjouir dans la région de Kidal ; à l’exception de la ville de Kidal où un silence s’est criard installé entre l’armée française et le MNLA.

Mais ce n’est pas l’objet de cet article. Plutôt je me pose des questions à quoi joue Radio France Internationale (RFI). La question n’est pas nouvelle, mais deux termes banalement placés lors des annonces des nouvelles sur le Mali ont attiré mon attention ces derniers jours.

Le 5 février, la semaine passée, le MNLA est entré dans la ville de Menaka dans la région de Gao. Cette ville a été occupée par les islamistes et reprise par des soldats nigériens et tchadiens en janvier, et après par le MNLA. Cette semaine l’armée malienne a repris le contrôle sur la ville après le MNLA. C’est pendant les jours d’occupation de Menaka par le MNLA la semaine passée qu’une journaliste de RFI a employé le terme « ville ouverte » en parlant de Menaka. Un terme du droit international qui veut dire ‘une ville qui a été rendue sans combat’. Si le terme s’appliquait dans ce contexte, le MNLA serait entré à Menaka en tant qu’autorité légitime, en réalité cela ne pourrait se faire que par une autorité mandatée par le gouvernement malien. Ce qui n’est pas le cas, au contraire, les mandats d’arrêt annoncés le 8 février par le procureur de la République contre des responsables du MNLA viennent de le prouver.

Mais encore pire, le 12 février RFI rapporte l’arrestation d’Abdoul Karim Ag Matafa, chargé de la santé au conseil transitoire de l’Etat de l’Azawad qui venait d’arriver de Menaka. Je n’étais pas au courant qu’il y a un Etat de l’Azawad, terme bizarre que RFI veut nous imposer en collant au désir du MNLA, car une liste de leur gouvernement imaginaire existe, la réalité. Croit-on à RFI que l’Azawad est une Palestine qui pourra réclamer bientôt le statut d’observateur à l’ONU ?

Est-ce une stratégie plus ou moins subtile pour nous suggérer un semblant de légitimité du MNLA ? Cela n’ira pas très loin au Mali, où la population est bien informée du contexte dans lequel évolue le MNLA y compris des mandats d’arrêt. Mais dans les autres pays africains et en France où RFI est écoutée, l’effet de cette terminologie pourrait rendre la compréhension de la situation au nord du Mali encore plus difficile. En ce temps de crise, d’état d’urgence RFI devrait adopter une terminologie responsable.

Sylvia Sangaré

Source: L’Indépendant

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 15:08

 Le silence coupable des autorités maliennes sur Kidal.

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Aujourd’hui, la   libération  des régions du nord est chose faite ou presque. C’est du moins, ce que font croire l’armée malienne et ses alliés qui mènent, depuis plus d’un mois, une guerre implacable contre les djihadistes. Mais l’absence prolongée de l’armée malienne à Kidal suscite supputations et colère au sein de l’opinion. 

 

Mais au même moment, des interrogations et  pas des moindres, demeurent.

Notamment, sur l’absence prolongée de l’armée malienne à Kidal. L’espoir suscité par l’intervention militaire de France est émoussé par la situation floue qui règne à Kidal où, à ce jour, l’armée malienne n’a pu mettre pied. Seules, les forces  française et tchadienne y sont présentes.  Point n’est besoin de fréquenter une école de guerre pour comprendre l’écart entre les déclarations officielles et la réalité sur le terrain.  Car peut-  on vraiment parler de contrôle du territoire national sans la présence de l’armée nationale à Kidal ? Aussi, il n’est un secret pour personne que le MNLA considéré comme l’acteur principal de la crise du nord est présent. Mieux, ses éléments patrouillent aux cotés des forces française et tchadienne. Ce qui suscite colère et indignation au sein de l’opinion. Pourquoi, les troupes  française et  tchadienne qui se disent alliées de l’armée malienne,  acceptent-elles de côtoyer les éléments du MNLA, qui ne cachent pas leur antipathie pour l’armée malienne ? Les populations  maliennes attendent  toujours des réponses à ces questions. Et les autorités maliennes, qui avaient pris l’engagement d’informer les populations, restent muettes sur le flou artistique qui entoure la ville de Kidal. Au départ, les autorités maliennes avaient laissé entendre que l’armée malienne est présente à Kidal. Quelques jours après, d’autres communiqués, indiquent que « l’armée malienne est en route pour Kidal et que son entrée dans la ville de Kidal n’est qu’une question d’heures ».

Aujourd’hui, l’armée malienne n’est toujours pas à Kidal. Plus grave, la question  est de moins de moins évoquée dans les discours officiels.

Autres questions soulevées par nos populations : les autorités maliennes ont-elles renoncé à Kidal ? Ou entendent-elles respecter la condition posée par le MNLA : la négociation ? L’armée malienne a-t-elle, vraiment, tenté d’entrer à Kidal ? Que cache le silence  des autorités maliennes face à cette situation ?

Le moins que l’on puisse dire et au regard de ce qui se passe à Bamako,  Kidal ne semble plus être une priorité pour les autorités de la transition. Or, prétendre à des élections propres au Mali, sans la présence de l’autorité sur l’ensemble du territoire national n’est qu’un leurre.

Par Abou BERTHE 

Source :Bamada.net

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 15:02

Le Qatar reconnait son rôle dans la promotion du Djihadisme international.

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Le Qatar à l'Algérie: «Arrêtez de défendre la Syrie, parce que votre tour viendra»

Une altercation verbale entre l’ambassadeur d’Algérie, au Caire, Nadir Larbaoui, et le ministre qatari des Affaires étrangères, Cheikh Hamad bin Jassim Al-e Thani s’est produite, lors d’une réunion de la Ligue arabe, en Egypte, consacrée à la fermeture des représentations diplomatiques syriennes, dans les pays arabes, autour de l’ambassade de la Syrie, à Alger. Le ministre qatari a demandé des explications, en usant d’un langage peu diplomatique, sur le refus de l’Algérie de renvoyer l’ambassadeur syrien, en Algérie.

En effet, selon plusieurs médias arabes, notamment, égyptiens, (dont Al-Ahram) et libanais, le diplomate qatari a eu droit à une correction algérienne, de la part de l’ambassadeur, en poste, au Caire, surtout après que Cheikh Hamad bin Jassim Al-e Thani s’était emporté, face la remarque de Nadir Larbaoui, qui lui faisait le reproche d’”ingérence dans les affaires internes d’un pays ami et frère”.

Le ministre qatari aurait lancé, selon les mêmes sources, à l’adresse du diplomate algérien, cette phrase : “votre tour viendra”, allusion faite aux soulèvements dans certains pays arabes connus sous l’appellation de “printemps arabe”. Ce dernier lui a répliqué, par des accusations portées contre le Qatar, en le tenant pour responsable du “complot”, en Syrie, et dans d’autres pays arabes. Les médias égyptiens ont précisé, sur cette affaire, que l’ambassadeur algérien aurait même associé à ce complot l’actuel secrétaire général de la Ligue arabe

«C’est un complot émanant de vous, personnellement, et c’est un dépassement envers la loi et la Charte (de la Ligue arabe), et vous êtes à la tête du sabotage, non pas, seulement, en Syrie, mais dans tout le monde arabe, également». «Vous et le secrétaire général, vous commettez des crimes contre la Syrie et la nation arabe», a ajouté Nadir Larbaoui, selon les mêmes sources.

“Arrêtez de défendre la Syrie, parce que votre tour viendra” 

Pour rappel, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays arabes, tenue, en novembre 2011, La décision de suspendre la Syrie de la Ligue arabe, n’est pas passée comme une lettre à la poste. Durant la réunion, une vive altération a eu lieu entre le ministre des Affaires étrangères algérien, Mourad Medelci, et son homologue qatari, Hamad bin Jassim al-e Thani.

Ce dernier n’a pas hésité, selon des médias arabes, a menacer le chef de la diplomatie algérienne, lors des débats, sur le cas syrien. Selon ces sources, M. Medelci aurait demandé au conclave de ministres arabes de «traiter le sujet syrien avec plus de sagesse et de revoir la décision de suspendre la Syrie de la Ligue arabe, au risque de se retrouver dans une situation compliquée».

Le ministre des Affaires étrangères qatari l’interpella, en plein discours, pour le menacer : «Arrêtez de défendre la Syrie, parce que votre tour viendra, et peut-être, que vous aurez besoin de nous».

La tension entre les deux ministres est telle qu’à la délibération, le ministre qatari décide de lever la séance, sans même donner le temps au ministre Medelci d’exprimer son point de vue.

Par Lila Ghali 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 14:53

Le régime françafricain de Yaoundé sur des braises ardentes. 7 français kidnappés dans l’extrême nord du Cameroun par des éléments connus selon le président François Hollande.

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Parmi les victimes, une famille de quatre personnes. Les otages enlevés hier dans la localité frontalière de Dabanga avec le Nigeria seraient entre les mains d’islamistes de la secte islamique Boko Haram.

 

La nouvelle n’a pas surpris grand monde dans le rang des forces de sécurité camerounaise. Notamment au poste frontière de Fotokol dans le Logone et Chari. La zone frontalière avec le Nigeria vit depuis quelques semaines sous les menaces d’enlèvement terroristes imputées à la secte islamique Boko Haram. L’insécurité y a fait son nid à telle enseigne que la psychose s’est emparée des populations chrétiennes ou non musulmanes. Et depuis l’assaut français dans le nord du Mali, des rumeurs persistantes laissaient déjà redouter des représailles contres les nombreux ressortissants français dans la partie septentrionale du Cameroun.

Hier 19 février 2012, une famille de touristes de nationalité française et trois autres personnes de nationalité française ont été enlevés dans la localité de Dabanga, située à 80 Km de Kousséri près du Nigeria. D’après une source policière, les Français ont été enlevés par des hommes armées de Kalachnikov et manifestement bien informés de leur présence dans la zone. Les ravisseurs à bord de motos auraient ensuite conduits les otages sur le territoire nigérian, dans une brousse qui servirait aussi de cachette aux membres de la secte islamique.


Braises ardentes

L’ambassadeur de France au Cameroun, St Bruno Gain, contacté par Le Messager confirme l’information et ajoute un détail : parmi les personnes enlevées figurent trois mineurs et quatre adultes dont une famille entière (père, mère et deux enfants). Une autorité administrative camerounaise jointe au téléphone par Le Messager affirme même qu’il s’agit d’un enlèvement ciblé. Celui qui ne souhaite pas être cité fait du reste savoir qu’une réunion de sécurité d’urgence s’est tenue hier à Kousséri notamment. Sur haute instruction de la « hiérarchie à Yaoundé ».L’on est toujours sans nouvelle des Français kidnapés.

Leur identité n’a toujours pas été révélée. Jusque dans l’après-midi d’hier, des médias français d’information en continu, à l’instar de Radio France internationale (Rfi) et France 24 ont relayé l’information sans pour autant préciser les noms des sept (7) otages disparus sur le sol camerounais. Le chef de l’Etat français, François Hollande, cité en boucle sur France 24 a laissé entendre qu’« un groupe terroriste que nous connaissons a enlevé 7 Français ». Voilà en tout cas un incident qui met le régime de Yaoundé sur des braises ardentes. Très critiquée sur la gestion de la sécurité frontalière par le Nigeria, les forces camerounaises ont du pain sur la planche. Affaire à suivre !

 

Par Salomon KANKILI

Source : Le Messager

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Ou recopier le lien ci-dessous

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine