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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 17:08

EXPOSITION EN IMAGES SUR UM NYOBE

 

LE 12 septembre 2015 à la maison des associations du 10ième          de 14h à 16H
206 quai de Valmy 75010 PARIS Métro JAURES

EXPOSITION EN IMAGES SUR UM NYOBE LE 12 septembre 2015
EXPOSITION EN IMAGES SUR UM NYOBE LE 12 septembre 2015
EXPOSITION EN IMAGES SUR UM NYOBE LE 12 septembre 2015
EXPOSITION EN IMAGES SUR UM NYOBE LE 12 septembre 2015
EXPOSITION EN IMAGES SUR UM NYOBE LE 12 septembre 2015
EXPOSITION EN IMAGES SUR UM NYOBE LE 12 septembre 2015
EXPOSITION EN IMAGES SUR UM NYOBE LE 12 septembre 2015
EXPOSITION EN IMAGES SUR UM NYOBE LE 12 septembre 2015
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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 16:26
T-shirt officiel à commander : cpmccameroun@gmail.com

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Semaine des Héros et Martyrs Nationalistes


Du 07 au 13 Septembre 2015


Yaoundé- Douala- Bafoussam- Paris


Opération « Cent jeunes autour de la tombe


de Ruben Um Nyobe »

 

Comme il est de coutume depuis quelques années, le Citoyen pour la Mémoire du Cameroun (CPMC) va se déployer pendant la semaine du 7 au 13 septembre 2015 pour manifester sa reconnaissance à l’engagement porté par les Héros et Martyrs de notre pays pour le bien être commun. Des combats menés par les Nationalistes depuis l’arrivée des Allemands jusqu’à nos jours, ont une particularité : l’engagement pour la libération véritable de notre pays. Sarah Ngo Yock, Ruben Um Nyobè, Pierre Yemback,Felix Roland Moumié, Castor OsendeAfana, Martin Singap, Ernest Ouandié, Fotsing Raphael, Tabeu Gabriel,Tankeu Noé, Rudolf Douala Manga Bell, Marthe Moumie, Marie-Irène NgapethBiyong, Kingue Abel… tous mus par le bien être de leurs compatriotes, ont trouvé indispensable de poser comme base, l’indépendance réelle de notre pays. Une autre caractéristique intéressante à relever est la jeunesse de ces camerounais engagés pour chacun selon son époque dans cette quête difficile.


Il importe donc pour ce pays, de s’efforcer à pérenniser le combat toujours actuel de ces héros. La lutte de libération de notre pays de toutes sortes de dominations, leitmotiv de nombreux jeunes camerounais d’hier doit être comprise et réappropriée par la génération actuelle à travers la prise de conscience de l’engagement résolu et radical d’antan. Ce qui devrait, à notre avis, motiver les jeunes d’aujourd’hui à s’engager passionnément et radicalement à leur tour – au sens qu’accorde à ce mot le philosophe camerounais Marcien Towa dans son « Essai sur la problématique philosophique dans l’Afrique actuelle » (Clé) – dans l’option panafricaniste révolutionnaire pour les Etats Unis d’Afrique. D’où l’importance de l’instauration d’une mémoire collective.


Notre bataille pour l’instauration de la mémoire collective est d’un enjeu capital quand on sait la qualité des choix existentiels et salvateurs des Nationalistes qui devraient , dans un autre background national ,être érigés en parangons de notre société par une reconnaissance nationale véritable et enseignés aux générations futures. Or au Cameroun, la loi n°91/022 du 16 décembre 1991 portant « réhabilitation de certaines figures de l'histoire du Cameroun » qui ménage la chèvre et le chou, les victimes et leur bourreau, ne visait pas un tel objectif. La preuve, rien de concret dans le fond n’a changé pour ces héros.

 

Cet appel est nécessaire car la situation actuelle qui consiste à éluder la question de la mémoire collective hypothèque l’avenir de notre nation d’autant plus que les stratégies mises sur pied pour empêcher l’édification de cette mémoire ne s’émoussent guère. Tout le monde a pu se rendre compte que la célébration des cinquantenaires de l’indépendance et de la réunification s’est transformée en une célébration du présent et d’un individu,.. En août 2014, Paul Biya a d’ailleurs réitéré cette façon gauche d’enseigner l’histoire en confondant les Nationalistes (maquisard dans leur langage), aux adeptes de la secte terroriste Boko haram contre laquelle tout le Cameroun est mobilisé. Une telle conception de l’histoire sape l’histoire réelle de notre pays. Nous n’avons pas à rester bras croisées devant cette négation de notre histoire. Comme pendant la colonisation, cette jeunesse doit encore être à l’avant-garde pour continuer à réclamer l’indépendance véritable de notre pays et de notre continent.

 

Le Mpodol Ruben Um Nyobe assassiné officiellement le 13 septembre 1958

Pour l’essentiel, le dilemme d’avant l’Indépendance reste le même pour la jeunesse d’aujourd’hui : « se réaliser personnellement » (de manière illusoire en vérité) sous le régime néocolonial qui perpétue le régime colonial, ou rechercher en priorité la réalisation du peuple camerounais dans son ensemble hors de ce régime ?

 

Le symbole Ruben UM NYOBE reste éminemment actuel pour nos jeunes, parce qu’il fut un précurseur dans le refus des patriotes à « se réaliser personnellement » au détriment de la réalisation véritable de tout le peuple. Il aurait pu devenir « Premier Ministre » et même « Président » de la mouvance néocoloniale. Mais, parfaitement conscient des leurres et des tromperies des colonialistes, il préféra persévérer dans la lutte pour l’indépendance véritable du pays. Son opiniâtreté et son ouverture d’esprit ont créé un enthousiasme qui a imprégné toute une génération et dont il a toujours su être à la hauteur des attentes à travers des serments qu’il n’a jamais trahis. La semaine annuelle du 13 septembre 1958, jour officiel de l’assassinat du Mpodol, nous a donc paru idoine pour commémorer la mémoire de ceux qui se sont battus et parfois ont donné leur vie dans les combats pour la réunification et l’indépendance, la démocratie et les libertés pour tous les Camerounais.
Um Nyobe reste actuel parce que le néocolonialisme est triomphant et le nationalisme qui pour lui est: « Une prise de conscience des réalités africaines qui se manifeste aujourd’hui sous forme de sentiment national […] », est chancelant.

 

Au départ de la lutte contre le colonialisme, les pionniers de l’indépendance avaient clairement indiqué le cap, les objectifs stratégiques de la lutte, à savoir, l’unification, l’Indépendance et l’amélioration du standard de vie des camerounais.Il est normal que les jeunes d’aujourd’hui, dans la situation confuse de démagogie dictatoriale résultant de la non-réalisation des objectifs de la lutte anticolonialiste, demandent ou se demandent quel est le nouveau cap de la lutte de notre peuple, en d’autres termes, quelle est la réponse explicite à la situation actuelle ?

 

Cette édition 2015 de la Célébration des Héros et Martyrs Nationalistes se donne comme preuve de la persévérance dans la construction d’une mémoire collective pour une jeunesse qui doit répondre à la question précédemment posée, fondamentale pour le devenir de notre pays. Nous ambitionnons donc de voir au moins cent jeunes sur la sépulture du Mpodol à Eseka le 13 septembre 2015, à travers Opération « Cent jeunes autour de la tombe de Ruben Um Nyobe ». La prochaine étape devra nous conduire à (Bafoussam) à la visite de la sépulture de Ernest Ouandié pour un recueillement à l’africaine le 15 janvier 2016. Avant cela une conférence sera donnée le 03 novembre 2015 en hommage à Félix-Roland Moumié en attendant de pouvoir un jour, nous recueillir aussi sur sa tombe.

 

Source CPMC (Citoyens pour la mémoire du Cameroun)

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 16:19
Aucun pays africain ne peut être Emergent avec le franc CFA. Toutes les déclarations sur 2035 ou 2020sont de la fumisterie.

 Aucun pays africain francophone ne peut être Emergent avec le franc CFA.

Toutes les déclarations sur 2035 ou 2020 sont de la fumisterie. selon le professeur Nicolas Agbohou

 

Qu’est-ce qui vous motive à parcourir le monde pour dénoncer les méfaits du franc CFA dans les économies africaines ?

Nicolas Agbohou : Plusieurs raisons : D’abord, je suis un Africain et en tant que tel je me sens interpellé par les problèmes de l’Afrique. Ensuite, je vois objectivement le danger qui arrive. Dans 36 ans, en 2050, l’Afrique aura 2 milliards d’habitants à nourrir. Il faut préparer la vie de ces 2 milliards de personnes. En d’autres termes, il faut changer de politique économique.

Or nous ne pouvons pas faire une politique économique sans la maîtrise de la monnaie. Donc, conscient de ce problème, je me suis appesanti sur le Franc CFA et après étude je me suis rendu compte que « franc CFA » voulait tout simplement dire « franc des Colonies françaises d’Afrique (CFA) ».

Pour continuer à piller l’Afrique après les indépendances formelles de 1960, le colon français a redéfini le franc CFA comme : le « franc de la Communauté Française d’Afrique). Mais c’est un simple maquillage !

Pourquoi estimez-vous dans votre livre que Le Franc CFA et l’Euro [sont] contre l’Afrique ?

Tout simplement parce que le franc CFA est d’origine nazie. Il s’agit d’un mécanisme mis sur pied pour permettre à la France de tirer profit non seulement des richesses naturelles, mais aussi du travail des Africains. Le franc CFA a été crée le 25 décembre 1945, conformément à l’article 3 du décret 45/0136 par le général De Gaulle. Et le franc CFA qui veut dire le franc des Colonies françaises d’Afrique est une monnaie purement coloniale inventée par et pour les intérêts des colons pour dévaster l’Afrique. La survivance du franc CFA n’est que la perpétuation de cet appauvrissement.

Il y a 30 ans, l’économiste camerounais Joseph Tchuidjang Pouemi dans son livre intitulé Monnaie, servitude et liberté, affirmait déjà que le franc CFA n’est qu’un instrument de « répression monétaire de l’Afrique ». A votre avis cette répression monétaire a-t-elle toujours cours ?

Elle a toujours cours ; car lorsqu’on regarde les institutions de la zone franc CFA, notamment le conseil d’administration des trois banques centrales, on voit que les Français y sont présents et disposent du droit de véto. Autrement dit ce n’est pas son utilisation qui fait problème, mais le franc CFA lui-même.

Son fonctionnement appartient à la France qui l’utilise pour ses propres intérêts et donc contre les intérêts des Africains. Aussi bien à la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC) qu’à la Banque des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) qu’à la Banque centrale des Comores (BCC), la France nomme des représentants qui disposent d’un droit de véto.

Autrement dit, si les Africains présents aux conseils d’administration de ces différentes banques décident de prendre des décisions qui défendent les intérêts de l’Afrique en touchant aux intérêts de la France, ces décisions ne pourront pas être validées puisque les Français voteront « contre ». Ce d’autant plus qu’il est clairement mentionné dans les textes régissant ces trois banques centrales que « les décisions se prennent à l’unanimité ».

Lorsqu’on parle du franc CFA, on évoque toujours le mécanisme du « compte d’opérations ». De quoi s’agit-il exactement ?

La zone franc CFA a quatre principes de fonctionnement :

1-La centralisation des réserves de changes qu’on appelle le compte d’opérations. 2-Le principe de la libre convertibilité des francs CFA en francs français hier et aujourd’hui en Euros. 3- Le principe de la fixité des parités. 4- Le principe de la libre transférabilité des capitaux de la zone franc CFA vers la France.

En ce qui est du compte d’opérations, disons qu’il est d’inspiration nazi. Il a été appliqué à la France par les nazis et après la Libération, le général De Gaulle a décidé de l’appliquer aux Africains depuis 1945. Conformément aux accords monétaires entre la France et l’Afrique, le principe de la centralité des réserves des changes fonctionne de la manière suivante les Africains doivent déposer, et ils le déposent effectivement, l’intégralité de leurs recettes d’exportation dans des comptes ouverts à la banque centrale de France.

De 1945 à 1973, quand les Africains exportaient par exemple les matières premières pour 100 milliards de dollars, ils déposaient tous les 100 milliards de dollars dans le Trésor français. De 1973 jusqu’en 2005, s’ils exportaient pour 100 milliards de dollars, les Africains étaient obligés de déposer 65 milliards au Trésor français dans le fameux compte d’opérations.

Depuis le 20 septembre 2005 jusqu’à la seconde où nous parlons (2014), on est passé à 50%. Ce qui veut dire que si les Africains exportent à hauteur de 100 milliards de dollars ou d’Euros, de Yuans, etc. ils sont tenus de déposer 50 milliards en France. S’en suivent plusieurs conséquences majeures :

Première conséquence majeure. Puisque le compte d’opérations est d’origine nazie, la France s’en est servie et s’en sert encore pour s’approvisionner gratuitement en matières premières africaines.

C’est-à-dire que la France dit aux Africains d’exporter les matières premières dont elle a besoin pour 100 millions d’euros par exemple. Lorsque les Africains ont exporté, au lieu de les payer, la France prend son stylo et écrit un signe PLUS dans le compte. Elle ne débourse aucune devise. Or si ce sont les Nigérians ou les Ghanéens qui exportent, la France est obligée de sortir 100 millions d’euros des coffres forts pour les payer.

Ce qui revient à dire que le jour où les Africains vont se débarrasser du franc CFA, la France sera obligée de débourser de l’argent pour payer directement et immédiatement l’intégralité de la facture des exportations.

Deuxième conséquence majeure. Puisque les Africains déposent des devises en France, celle-ci s’en sert pour combler son déficit budgétaire ou pour amortir, c’est-à-dire payer sa dette.

Troisième conséquence majeure. En contrôlant leurs devises, la France met les dirigeants africains au pas. Si un dirigeant de la zone CFA n’obéit plus aux ordres de la France, Paris bloque ses réserves de devises et mieux, il ferme les banques dans ce pays devenu « rebelle ». C’est ce que nous avons vu tout récemment en Côte-d’Ivoire avec Laurent Gbagbo. Et quand les banques sont fermées, aucun ménage, aucun chef d’entreprise ne peut sortir de l’argent pour nourrir sa famille ou payer les employés. En un mot, en fermant les banques, la France organise le chaos socio-économique. Et toute la population se rebelle contre le dirigeant.

C’est ce qui s’est passé avec Gbagbo. Ne pouvant plus prendre des devises à la France, il a décidé de créer la monnaie ivoirienne et à partir de là la décision a été prise pour le bombarder. Gbagbo n’est pas le premier et ne sera malheureusement pas le dernier. Avant lui, il y a eu Sylvanus Olympio du Togo dont la monnaie devrait être mise en circulation le 15 décembre 1963. Deux jours avant, exactement le 13 janvier 1963, il a été froidement assassiné.

Donc ces trois conséquences majeures ou plutôt ces trois avantages pour la France à savoir l’approvisionnement gratuit en matières premières africaines, l’utilisation des devises africaines pour son propre développement, une arme de mise au pas des dirigeants africains, constituent un puissant instrument utilisé par la France pour bloquer l’industrialisation de l’Afrique.

Au regard de tout ce que vous venez de dire on peut conclure que l’Emergence annoncée par les présidents africains relève d’une simple propagande politicienne…

Il s’agit d’une simple chimère. Aucun pays ne peut être émergent avec le franc CFA.

Quand vous quittez votre quartier pour allez en zone périphérique parce que vous touchez 100 000 F CFA et que vous êtes entrés dans une association qui vous prend 50 000 F CFA chaque fin du mois vous pensez raisonnablement que vous quitterez subitement ce quartier de pauvres pour entrer dans le quartier des riches ? Non. Tant que les pays africains continueront à payer un« impôt » de 50% de leurs revenus extérieurs à la France, l’émergence socio-économique ne sera jamais possible.

En 2013, dans un rapport commandé par le gouvernement de son pays, l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine a proposé l’élargissement de la zone franc CFA à d’autres pays africains. Comment percevez-vous un tel projet et quelles en sont les chances de réussite ?

Disons qu’Hubert Védrine est dans son rôle puisque c’est celui qui contrôle la monnaie qui contrôle le pays. Ainsi, s’il y a 15 pays africains qui utilisent le franc CFA, ces pays sont tous sous le contrôle de la France. Et s’il y a d’autres pays qui, parce que mal informés entrent dans la zone CFA, ce sera une très bonne chose pour la France. C’est pourquoi M. Védrine invite les Nigérians, les Ghanéens et d’autres pays à entrer dans la zone CFA pour justement mieux les contrôler et prendre leurs énormes richesses. N’oubliez-pas que lorsque ces pays vont entrer dans la zone CFA, ils seront obligés de donner 50% de leurs énormes richesses à la France. On voit bien que le Nigéria n’est pas dans la zone CFA mais se porte mieux. Ce n’est pas au Nigéria que l’on meurt de faim ! Une fois de plus, Hubert Védrine est dans son rôle. Et il revient aux Africains de ne plus se laisser tromper.

Les pays africains qui n’ont pas le même niveau économique peuvent-ils avoir une monnaie commune ? Effectivement ils le peuvent parce que c’est la monnaie qui fait créer la richesse. Ce qui fait rouler la voiture c’est le carburant. Le carburant lui-même n’est pas la voiture. Mais c’est un produit indispensable qui fait rouler la voiture. Donc les pays africains, développés ou non développés peuvent avoir une monnaie commune. La monnaie est une pièce centrale dans le triangle de souveraineté. Vous avez la monnaie/économie, la défense et le droit positif qui constituent les angles de ce triangle de souveraineté.

Comment expliquez-vous la relative avancée économique des anciennes colonies anglaises sur le continent africain ?

Justement, ces pays travaillent pour eux-mêmes. Contrairement aux pays de la zone franc CFA, les pays anglophones ne travaillent pas pour l’Angleterre. C’est aussi simple que ça ! Les pays anglophones sont véritablement libres de l’Angleterre qui est parti après la décolonisation.

Comme vous le constatez très bien à l’échelle planétaire, tous les pays anciennement colonisés par l’Angleterre se portent nettement mieux que ceux de la zone franc CFA. La France n’est jamais partie. Au contraire, au fur et à mesure que le temps passe, la France est omniprésente dans les économies africaines ; toujours avec le même prétexte : « nous sommes là pour aider les Africains ». Et les Africains au lieu de se réveiller ne font que s’endormir…

Le franc CFA est-il la cause de la déliquescence du système éducatif africain qui se caractérise par des effectifs pléthoriques ?

Très bien. L’exemple d’un ménage qui gagne 100 000 F CFA que nous avons pris plus haut est assez illustratif ici. Quand l’Etat se voit privé de 50 % de sa richesse à travers le compte d’opérations, les dépenses sur l’éducation nationale et les hôpitaux diminuent. C’est ce compte d’opérations qui explique les budgets squelettiques de l’éducation nationale dont vous parlez. Au lieu de construire beaucoup d’écoles, l’Etat en construit moins !

Vous comprenez maintenant pourquoi les hôpitaux deviennent des mouroirs en Afrique francophone. Lorsque vous regardez les moyens de transport collectif, les gens sont entassés les uns sur les autres comme des sardines dans une boite de conserve. Ce n’est pas un hasard parce que les moyens importants qui devraient être utilisés pour le transport sont donnés à la France.

Est-ce qu’il vous arrive de parler de ces méfaits du franc CFA avec des hommes d’Etat africains et qu’est-ce qui vous en disent ?

J’ai rencontré quelques dirigeants africains dont Mathieu Kerekou à l’époque président du Benin. Il m’a dit qu’il ne connaissait pas ce système. Il en était totalement ignorant. J’en ai parlé avec le gouverneur de la BCEAO, Konan Banny qui m’a dit qu’il m’invitera pour que je puisse en discuter avec ses collaborateurs. J’ai rencontré Mamadou Koulibaly à l’époque président de l’Assemble nationale de Côte-d’Ivoire. Sans oublier les présidents Laurent Gbagbo et Jacob Zuma. Lorsque j’ai expliqué le fonctionnement du franc CFA au président sud-africain, Jacob Zuma, il n’en revenait pas. Et il a déclaré ceci : « c’est exactement de la colonisation. Car c’est lorsque vous êtes une colonie que vous payez des impôts au pays colonisateur ! ».

La plupart de pouvoir d’Etat obtenu dans la zone franc CFA, vient directement de Paris. Les dirigeants qui sont portés au pouvoir par cette voie là ne peuvent pas se révolter contre leur employeur. On va vous dire démocratie par-ci ; mais vous savez que ne vient pas au pouvoir qui veut. C’est Gbagbo qui a fait l’exception qui confirme la règle. Et on sait comment il a fini !

Comment sortir de cette situation qui a tout l’air d’une impasse monétaire pour les pays de la zone franc CFA ?

En prenant conscience que cette monnaie nuit gravement à leur bien être socio-économique, les Etats africains doivent tout simplement se retirer de la zone CFA. Et en lieu et place, battre une monnaie typiquement africaine, gérée par et pour les intérêts des Africains. Ainsi, les pays africains vont éliminer la France dans leur gestion et toutes les devises qu’ils vont gagner vont rester en Afrique. Elles seront utilisées pour pouvoir importer des équipements dont les Etats africains ont besoin pour s’industrialiser. Ainsi, ils transformeront eux-mêmes les matières premières africaines en Afrique.

Je dois absolument préciser que pour créer une monnaie on a besoin de trois jours. Pas plus. Le premier jour, le gouvernement prend la décision de créer la monnaie et fait un projet de loi qu’il envoie au parlement. Le lendemain, c’est-à-dire de deuxième jour, les parlementaires approuvent. Le troisième jour, on déclenche les machines à l’imprimerie et la monnaie est créée.

Il faut que les Africains se réveillent. Qu’ils comprennent que c’est celui qui domine la monnaie qui domine tout le pays. Il est temps que chaque jeune, où qu’il se trouve s’engage dans ce débat en intégrant le Mouvement pour la Souveraineté économique et Monétaire Africaine (Mosema). Créé en Côte-d’Ivoire, le Mosema installe ses sections partout en Afrique.Nous sommes persuadés que si les jeunes comprennent cela, un moment viendra où ils vont déclencher un mouvement de contestation des institutions de la zone franc CFA simultanément pendant une semaine dans tous les 15 pays de la zone CFA. Ce qui va aider ou contraindre les dirigeants à prendre la bonne décision. Ils vont constater que partout on conteste le franc CFA et ils n’auront plus d’autre choix que de créer une monnaie africaine.

Voulez-vous nous dire que le franc CFA n’est pas une fatalité pour les 15 pays qui l’utilisent depuis tant d’années malgré sa nocivité ?

La force du franc CFA provient de l’ignorance des Africains. Je les comprends. Le franc CFA n’est pas inscrit dans les programmes scolaires et même universitaires.

Mais, dans la vie il faut retenir une chose : c’est l’esclave qui se libère lui-même de son esclavagisme. C’est l’opprimé qui se libère de son oppresseur. La liberté, peu importe qu’elle soit économique ou politique s’arrache. Elle ne se donne pas. Donc il appartient aux Africains de prendre conscience des méfaits du franc CFA et de se révolter pour liquider cette monnaie de singe.

Il n’y a pas de fatalité. Chaque génération à sa lutte. Celle de la génération actuelle est de liquider le franc CFA et de mettre en place une monnaie africaine contrôlée par les Africains et pour les intérêts des Africains. Pour sortir, Je tiens à préciser que pour créer une monnaie, je le répète, il faut trois jours. Pas plus. Le premier jour, le gouvernement prend la décision de créer la monnaie et saisi l’Assemblée nationale à travers un projet de loi. Le deuxième jour, les députés examinent et approuve le projet de loi. Le troisième jour, la loi est promulguée et on actionne les machines à l’imprimerie. La monnaie est disponible. Le pays a sa monnaie et en use pour son développement.

Nous connaissons des pays africains qui ne sont pas dans la zone CFA, mais ne se portent pas mieux économiquement…

Vous avez raison. On vous dira d’ailleurs qu’un pays comme la Guinée Conakry par exemple a décidé de sortir de la zone CFA avec Sekou Touré mais n’a pas réussi à construire une économie forte. C’est un fait. Mais, pour le cas de la Guinée, on oublie toujours de dire que la France a inventé la fausse monnaie qu’elle a déversée au pays de Sekou Touré, l’homme qui a osé s’opposé au général De Gaulle en disant NON à la communauté française en 1958. Il avait dit que les Guinéens préféraient la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage. Depuis lors la France a décidé de saboter ses actions.

Parlant des pays africains qui utilisent leur propre monnaie mais ne sont pas développés, il faut dire qu’ils n’appliquent pas le deuxième principe qui est la transformation locale des matières premières. Après la création de la monnaie, les Etats africains doivent obligatoirement créer de la valeur ajoutée en transformant les matières premières agricoles, minières et énergétiques sur le continent. Cette transformation conduira à l’industrialisation de l’Afrique et à la création des emplois pour les Africains.

Source : Le Journal de l’Afrique

 

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 17:59

DEVOIR DE MEMOIRE

Pèlerinage 2015 à la tombe

De

 

 

Mpodol Um Nyobe

Mpodol Um Nyobe

à

Eseka Cameroun

 

Le dimanche 13 septembre 2015

 

À l’initiative des Citoyens pour la mémoire du Cameroun

Pour y participer, contacter dès maintenant

le comité d’organisation

 

Par Email : cpmccameroun@gmail.com

Par téléphone : (+237) 674489883

En partenariat

avec

                                                                 Citoyens pour la mémoire du Cameroun

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:18

Le Dernier roi d'Ecosse - bande annonce - (2006)

 

https://www.youtube.com/watch?v=0mayeOTQBQo

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:15
Fifa : Moscou demande à Washington d'arrêter ses «tentatives d'exercer la justice hors de ses frontières»

Fifa Moscou demande à Washington d'arrêter ses «tentatives d'exercer la justice hors de ses frontières»

 

La kabbale contre la Russie continue Et ça touche jusque là FIFA. Et comme d'habitude Des que Washington tousse, toute l'Europe a la grippe. Ils ont demandé à Blatter de participer à la kabbale pour retirer à la Russie son mondial 2018 Mais Blatter a refusé, et là subitement ils dévoilent toutes les corruptions dont ils étaient au courant et n'en parlaient pas. Il faut savoir que ces gens quand ils veulent t'attaquer, ils utilisent toutes les armes possibles. Il faut vous méfier de tout, surtout des ONG, même d'un simple groupe qui vient chez vous faire un documentaire sur les animaux, la végétation, etc.. Rien est innocentSi tu entres en guerre avec ces gens. Nettoie ton pays.

Source:Autrepresse

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:08
L’Algérie dit non aux drones anti-immigration clandestine

 

L’Algérie dit non aux drones anti-immigration clandestine

 

 

L’Algérie a répondu par un niet catégorique à la demande de l'Union européenne d’installer sur son sol des drones anti-immigration clandestine. Pour l’Algerie la solution du problème de l’immigration clandestine ne relève pas d’une fiction technique mais d’une solution politique à la crise libyenne, et ces drones ne pourront que constituer un danger stratégique pour le Pays : l’espionnage !

L'Algérie a refusé une demande de l'Union européenne (UE) la sollicitant de mettre en place une plate-forme sur son sol qui servirait de base pour des drones chargés de repérer en mer toute tentative de migrants clandestins de traverser la Méditerranée, a indiqué dimanche à Xinhua une source diplomatique algérienne. L'UE a, selon cette même source, souhaité implanter cette base au niveau de la province côtière d'Ain Temouchent, située à 500 km à l'ouest d’Alger.
Cette demande formulée par l'UE s'inscrit dans le cadre d'un plan de lutte contre l'immigration clandestine qui consiste, selon la même source, à mettre en place des plates-formes pour drones dans des îles et des villes côtières des pays des deux rives de la Méditerranée occidentale. Même si la source n'a pas donné les raisons de ce refus, des observateurs estiment que l'Algérie craindrait que ce genre de système de surveillance soit utilisé pour de l'espionnage.
Pour l’Algérie la solution du problème de l’immigration clandestine ne relève pas d’une fiction technique, la crise tragique de l'immigration clandestine en Méditerranée ne pourra être résolue sans stabilisation de la situation en Libye. "La seule solution aujourd'hui est la paix (en Libye) et la stabilité des institutions", a vait confirmé la diplomatie algérienne durant toutes ses interventions devant les instances internationales.
Noton que, ce type de drones, le système, nommé VADER – pour “Vehicle And Dismount Exploitation Radar” – a d’abord été testé en Afghanistan, via un drone Predator utilisé pour suivre les mouvements des insurgés. D’abord employé contre les Talibans en Afghanistan, testé à la frontière américano-mexicaine ont permis de capturer près de la moitié des 4000 clandestins détectés,  mais 1962 autres clandestins ont pu s’échapper , ce qui soulève des questions sur le nombre de personnes qui parviennent chaque jour à passer sans être détectées et l'efficacité de cet appareil dont l'Union européenne veut l’essayer sur le sol algérien,  ce n’est que pour espionner l’Algérie.
Cependant avec la  guerre civile qui s’éternise en Libye, quelque 218.000 migrants avaient tenté de traverser la Méditerranée en 2014. Au moins 3.500 d'entre eux avaient trouvé la mort, selon le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

 

Source: http://m.reflexiondz.net

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 23:51
Burundi:Assassinat crapuleux de l'opposant Zedi Feruzi, jusqu'où iront Nkurunziza et ses chiens?

Burundi:Assassinat crapuleux de l'opposant Zedi Feruzi, jusqu'où iront Nkurunziza et ses chiens?

 

Des milliers de personnes se sont mobilisées le dimanche 24 mai 2015 pour accompagner l'opposant Zedi Feruzi à sa dernière demeure. Farouche opposant au troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, le chef de l'UPD, un parti de l'opposition a été froidement abattu par des hommes ayant pris la fuite et portant un temoin blessé, des uniformes de la garde présidentielle.

Après cet assassinat crapuleux, l'on se pose la question de savoir jusqu'où iront Pierre Nkurunziza et ses chiens tueurs? Et jusqu'a combien de victimes la communuaté internationale devra-t-elle comprendre la nécessité d'arrêter ces massacres inutiles juste parce qu'un homme et son clan voudraient rester longtemps au pouvoir.

Saluant la détermination et l'endurance du peuple burundais, le Noyau politique du MCCD lui rassure de son soutien. Il faut tenir bon. La victoire est certaine quelque soit la durée.

Source: La Voix du peuple libre

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 19:26
Conférence sur Boko Haram le vendredi 15 mai

POUR SUIVRE LA CONFERENCE EN LIGNE CLIQUEZ:https://www.youtube.com/watch?v=sF0_rC1BAaw

 

 

 

L'association OP-AV-BH Opération- Aide aux victimes de Boko Haram vous convie à sa conférence- débat qui se déroulera en plein cœur du quartier latin. Face aux assassinats perpétrés par la nébuleuse terroriste dans le, bassin du lac Tchad, les Africains de la diaspora ont décidé d'agir et se sont constitués en association loi 1901, composée de ressortissants Camerounais, Nigériens, Nigérians, Tchadiens et Français. Nous comptons sur votre présence massive pour nous aider à relever ce défi. Faites passer le message. A l'issue de la conférence- débat, un cocktail sera offert et nous pourrons ainsi poursuivre nos échanges de manière plus conviviale.
http://www.sosvictimesbokoharam.org/

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 15:54
Cameroun: La Renaissance du Peuple SAWA

La Renaissance du Peuple SAWA

 

Au 21è siècle, le Peuple Sawa fait partie des groupements camerounais les plus exposés à la menace de disparition. Leur voix est devenue à peine audible. Dans l’environnement politique, économique et social du Cameroun, la contribution du Peuple Sawa est réduite à la portion congrue. On ne les entend à aucun débat à caractère national. Pire elle n’existe même plus au plan Régional.

 

Les  obstacles qu’est confronté le Peuple Sawa sont :

 

– les interminables contestations et empoignades de légitimité qui agitent régulièrement les chefferies,

 

– le micro-tribalisme édifié en système de pensée entre les constituantes du Peuple Sawa :

 

Moungo (Nkongsamba) : Bakaka – Bakem – Bakoko – Balong – Bankon – Bonkeng - Mbo'o – Pongo

Wouri (Douala) : Duala - Bassa-ba-Douala – Bakoko

Nkam (Yabassi) : Bandem – Banen – Banya – Bibom – Bodiman – Ewodi – Mbang - Moya

Sanaga-Maritime (Edea) : Bakoko – Malimba - Ndonga

 

Manyu (Manfe) : Banyangi

Kupe-Manengouba (Bangem) : Bakole - Ngolo-Batanga - Oroko

Fako (Limbe) : Bakossi – Bakweri - Mongo

Lebialem (Menji)

Ndian (Mundemba) : Bimbian - Oroko

 

Ocean (Kribi) : Bakoko – Batanga – Bokwe.).

 

– la nomination des allochtones à Douala par l’Etat au statut de Chefs de 3è degré.

 

Bien que la ville de Douala soit la Capitale économique du Cameroun, ce qui lui donne un aspect d’une ville cosmopolite, néanmoins, la disposition Constitutionnelle du 18 janvier 1996 qui protège les MINORITES AUTOCHTONES doit aussi être appliquée chez les Sawas,  à commencer par les Sawas de la ville de Douala.

 

Rappelons que les autres communautés vivant à Douala ont le privilège d’avoir leur ville et  village contrairement aux AUTOCHTONES de Douala qui n’ont de village que la ville de Douala.

 

La déclaration du 15 juin 1996 pour la défense des minorités autochtones et le boycott du défilé de la fête du travail du 1er mai 2015 à Douala des Chefs traditionnels Sawa, ne sont – ils pas là des exemples de prise de conscience ? Ou à suivre et à prolonger ?

 

Aujourd’hui, le Cameroun réunit plus que jamais toutes les conditions d’une explosion sociale, surtout lorsqu’on pense à la Présidentielle de 2018. Les Sawas seront les premières victimes s’ils ne prennent pas conscience de l’état du pays et de leur propre situation - condition.

 

En ces moments pénibles où beaucoup d’hommes et de femmes Sawa, surtout les jeunes, sont  inquiets  et sans   perspective, où des foyers Sawa vivent  au-dessous du seuil de pauvreté, où de plus en plus, le Peuple Sawa se retrouve impuissant et désenchanté par  les  conditions de vie. Nous, Peuple sawa, devons  inverser cette tendance.

 

Le Peuple Sawa doit penser à sa Renaissance voire à sa Refondation, pour cela, il doit mettre sa réflexion au service de la communauté en construisant un nouveau paradigme de développement fondé sur les solidarités des Sawas – comme cela se fait dans toutes les autres communautés camerounaises – à l’exemple de LAAKAM chez les bamiléké et ESSINGAN chez les fan-béti.

 

Le Peuple Sawa doit s’inscrire bien sûr dans l’histoire d’une famille, mais aussi et surtout dans son époque. Être SAWA, c’est d’abord appartenir à une culture, à un idéal de vie mais aussi à une  Communauté de destin

 

Nous pensons que la reconquête de l’Espace Territorial Sawa doit s’appuyer sur cinq (5) principaux axes stratégiques :

 

- l’enseignement par la maîtrise des savoirs,

 

- la santé,

 

- l’emploi par la socialisation de la jeunesse Sawa,

 

- l’économie par l’autonomie financières et la création d’entreprise,

 

- la culture par l’enseignement des langues et traditions Sawas

 

La stratégie de la Renaissance des Sawas autour du concept des Solidarités (politique – économiques – sociale et culturelle) devra impérativement être mise en oeuvre dans le respect des orientations de l’Etat du Cameroun, Etat du Cameroun considéré comme partenaire privilégié dans l’oeuvre de la reconquête de notre Espace Territorial.  

 

Le but recherché est clair : les Sawas doivent être présents partout où les Grandes décisions et Orientations politiques du Cameroun se passent.

 

Cela veut dire établir, avant toute chose, un état des lieux du Peuple Sawa fondé sur :

 

- la situation politique, sociale, économique et culturelle,

 

- le recensement des populations Sawa à l’intérieur comme à l’extérieur,

 

- le recensement des diplômés Sawa à l’intérieur comme à l’extérieur,

 

- le pourcentage de scolarisation des populations Sawa,

 

- le pourcentage d’insertion sociale des Sawas aussi bien au Cameroun, qu’à l’étranger.

 

Pour :

 

- améliorer les conditions et la qualité de vie des populations Sawa,

 

- augmenter leur représentativité dans le débat national et au sein de cercles de décision de la République,

 

- développer leurs influences et pouvoirs intellectuels, politiques et économiques,

 

- enfin, construire des stratégies efficaces de réintégration des communautés Sawa dans l’Espace Territorial Sawa  et national camerounais. 

 

Le travail de création et de mise en oeuvre de la Renaissance Sawa exige la mobilisation d’importantes ressources : humaines, matérielles, spirituelles, financières et surtout la durée. Il faudra trouver les mécanismes appropriés pour cette mobilisation.

 

Toutefois, un certain nombre de conditions doivent d’abord être satisfaites :

 

- la création d’un Mouvement politique Sawa,

 

- les moyens de gestion et de fonctionnement de ce Mouvement en termes de locaux, de logistiques et de fonds.

 

Une fois ces préalables acquis, il faudra :

 

- constituer une équipe,

 

- communiquer les délais dans lesquels le plan de mise en oeuvre de cette Renaissance sera disponible,

 

- accomplir par l’équipe un plan d’actions à réaliser à très court terme pour illustrer l’opportunité de la Renaissance voire la Refondation du Peuple Sawa.

 

Dès maintenant, nous, Sawas de l’intérieur et de la diaspora,  devons nous préparer à conduire des réflexions dignes de l’enjeu. Notre mission est de faire du Peuple Sawa, celui des propositions, celui qui accompagne le développement des Sawas et du Cameroun pour le XXIè siècle.

 

Tel doit être le sens et l’ambition de tout Sawa, de notre combat, quelque soit le lieu où il se trouve.

 

Nous, Sawas de l’intérieur et de la diaspora, devons nous donner les moyens de montrer que nous avons une AMBITION et des REPONSES à proposer au Peuple Sawa. Comment ? D’abord en étant fidèle à nous–mêmes, à notre culture, à nos traditions. Nous devons être le pôle autour duquel se crée une dynamique nouvelle.

 

Pour cela, nous devons veiller à notre cohérence, à être au clair avec nous-mêmes, afin de rassembler toutes les composantes du Peuple Sawa : de Duala à Bakweri en passant par Pongo, Bakoko, Bassa, Banen, Bodiman, Ewodi, Malimba, etc.

 

Si beaucoup de Sawas sont inquiets, parfois lassés, c’est parce qu’ils ne veulent plus voir se perpétuer ce qui a abîmé et qui continue à abîmer l’image de la population Sawa : guerre des Chefs ; empoignades de légitimité dans les chefferies, problèmes fonciers multiples, dégradation urbaine de Douala, etc. Faut-il voir aujourd’hui dans  cette inquiétude diffuse le contrecoup d’une déception plus vaste, la marque d’une désillusion à l’encontre des Elites Sawa ? C’est probable.

 

Plus que jamais, le Peuple Sawa a besoin  de contenu clairement défini et qui s’inscrive dans le réel.

 

Le temps est en effet venu de mobiliser les populations Sawa autour des grands enjeux qui sont ceux de l’emploi, de l’Education, de la santé,  de l’économie et de la qualité de la vie. Cette Renaissance, voire Refondation devra faire vivre une solidarité active, concilier respect, exigence et efficacité, en contribuant au développement économique et social, mais aussi culturel des Sawas.

 

Le défi auquel le Peuple Sawa est confronté est de construire un Mouvement à contenance politique. Nous ne parlons pas d’un parti politique. Ce Mouvement ne se reconstruira pas dans l’ambiguïté et dans la confusion mais dans des choix et des responsabilités assumées par le Peuple Sawa.  Aujourd’hui, ce Mouvement est notre seul outil, notre seule résistance qui puisse créer une dynamique de changement et opérer un rassemblement pour conquérir notre Espace Territorial et redevenir un peuple respecté -  admiré et épanoui.

 

Nous appelons de nos vœux la formation de ce Mouvement avec toutes celles et tous ceux qui veulent, mettre un terme à l’AGONIE qui paralyse notre Peuple. Nous devons libérer le peuple Sawa de cette inertie. Car ce que la population Sawa nous demande, nous les Elites Sawa, c’est de faire la démonstration de notre capacité à être créatifs, actifs, crédibles, efficaces et rassembleurs.

 

La marge de manœuvre est étroite, il n’y a pas 1000 façons de faire, mais une seule : elle consiste à travailler au renforcement unitaire sinon solidaire de toutes les composantes du Peuple Sawa dans leur diversité, autour des points clairs répondant aux vrais enjeux de la population Sawa.

 

Respecter la diversité des tribus Sawa, des pensées, refuser les attitudes dominatrices et rassembler largement toutes celles et tous ceux qui pensent à l’avenir et à la destinée du Peuple Sawa, tel est le chemin qu’il nous faut parcourir au cours des  mois et des années prochains.

 

Patrice EKWE SILO EDIMO

 

 

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Ou recopier le lien ci-dessous

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine