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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 16:42

LE DÉCLIN DE L’IMPÉRIALISME CONTEMPORAIN (3e  partie).

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Le stade ultime du système d’économie politique impérialiste se caractérise par une succession de crises sans fin. La semaine dernière nous avons présenté quatre axes d’effort déployés par la classe capitaliste monopoliste pour se sortir de ces crises successives [http://les7duquebec.org/ 7-au-front/le-declin-de-limperialisme-contemporain-2e-partie/]. La semaine précédente nous avions présenté les 8 caractéristiques de l’économie politique impérialiste contemporaine [http://les7duquebec.org/7-au-front/le-declin-de-limperialisme-contemporain-1ere-partie/].

 

Aujourd’hui, attardons-nous aux soi-disant «Parcours de productivité afin d’assurer une plus grande compétitivité du travail salarié» que le patronat des différents pays en crise présentent comme la solution à tous leurs maux.


Productivité et compétitivité du travail salarié


L'essentiel de l’économie politique c'est la façon dont les hommes produisent et échangent leurs moyens de subsistance. Augmenter la part de la plus-value relative dans la production de ces moyens de subsistance est le motif de cette récente propagande médiatique à propos de la productivité et de la compétitivité autour desquelles chaque État impérialiste – grand ou petit – voudrait embrigader son prolétariat national contre tous les autres prolétaires de la Terre. L’ouvrier déjà surexploité avec forte intensité n’a pourtant rien à gagner de cette productivité accrue sinon des cadences de travail infernales, des journées de travail allongées, moins de sécurité dans l’atelier et sur les chantiers, un stress suicidaire et pas beaucoup plus de sous au bout de cette course effrénée contre sa santé.


Les hausses de productivité signifient davantage de plus-value relative et extra réalisée pendant le temps de « surtravail » (non rétribué) produite grâce aux robots informatisés, et aux appareils sophistiqués (capital constant), remboursée à même le « surtravail » de l’ouvrier floué (14). Car le capital n’est pas seulement, comme le disait Adam Smith, le pouvoir de disposer du travail d’autrui mais, comme le disait Marx, le pouvoir de disposer d’un travail non payé. « Toute plus-value, quelle qu’en soit la forme particulière – profit, intérêt, rente, etc. – est en substance la matérialisation d’un travail non payé. » [K. Marx. Le Capital. Garnier-Flammarion. (livre 1). Chapitre XVIII. Page 383].

 

Dans ce combat pour leur survie chaque grand monopole industriel, chaque multinationale, chaque oligopole, chaque cartel financier et, en définitive, chaque État impérialiste est en lutte contre tous ses concurrents monopolistiques. Les pays impérialistes montants, comme l’Inde, la Corée et la Chine, affrontent vigoureusement les pays impérialistes parvenus à maturité comme les États-Unis, la France, le Canada, l’Espagne ou l’Italie – y compris sur le front de la recherche-développement – où, ne voulant pas perdre leur avantage momentané (relativement à la plus-value absolue), ces nouveaux «dragons asiatiques» investissent tout autant que les États occidentaux en Recherche-Développement (R&D) pour innover et s’emparer de la plus grande part de plus-value relative et extra (15).


Les crises récurrentes de surproduction relative (16) entraînent des coupes sombres dans les capacités de production locales, qui prennent la forme d’externalisation, de fermetures d’usines et de centres de services, de délocalisation d’entreprises industrielles, commerciales et de services, vers des contrées où le « travail nécessaire » est moins important (couteux) et le «surtravail-non payé» plus abondant (profitable). S’ensuivent un chômage accru, le rétrécissement des marchés minés par la paupérisation relative des travailleurs-consommateurs, parfois rémunérés en de ça des besoins élémentaires assurant le renouvellement de leur force de travail ; ce dont les États-Unis, la Grèce, l’Espagne et l’Italie nous donnent actuellement des exemples patents (17).


L’État impérialiste contemporain


L’État, disait Lénine, est une machine destinée à maintenir la domination d’une classe sur une autre [Lénine. L’État et la révolution. Éditions en langues étrangères, 1966]. L’État capitaliste est l’État-major de la classe dominante et il maintient la domination de la classe capitaliste sur la classe prolétarienne et sur toutes les autres classes et fractions de classes de la société bourgeoise. C’est la raison pour laquelle nous conseillons de ne pas se gaspiller à tenter d’en prendre le contrôle et la gestion par les élections mais de le détruire de fond en comble afin de créer sur ces ruines un nouvel État populaire-ouvrier…mais certainement pas populiste-fasciste [R. Bibeau. Beppe Grillo. Triste clown désolant. Que du vent inquiétant ! 6.03.2013 http://les7duquebec.org/7-au-front/beppe-grillo-triste-clown-desolant-que-du-vent-inquietant/].

 
L’État bourgeois dans sa mission de gouvernance et de support à l’exploitation ouvrière et populaire en faveur de ses maîtres capitalistes monopolistes intervient de multiples façons dans le déploiement des sociétés modernes soit :


1)  sur le plan juridique, par un écheveau de lois, de décrets et de règlements visant à judiciariser les révoltes populaires (étudiantes, ouvrières, chômeurs, autochtones, etc.) et à réguler l’exploitation fondée sur la propriété privée des moyens de production et de commercialisation;

2)  sur le plan policier et militaire répressif, l’État bourgeois détient le monopole de la violence légale pour réprimer les résistances populaires et les insurrections ouvrières, et pour défendre les intérêts des expropriateurs, des investisseurs et des exportateurs nationaux sur la scène internationale;

 

3) sur le plan économique et politique, par l’attribution de contrats alléchants pour le développement des infrastructures de production, par des aides multiples aux entreprises en capital de risque et en subsides, et pour le maintien des infrastructures de transports et d’énergie ainsi que des superstructures d’entretien des employés et des ouvriers à exploiter (éducation, santé, culture et sports, etc.);


4) sur le plan commercial et financier, par le développement du commerce et le support à l’exportation des marchandises ouvrées et des matières premières brutes, ainsi que le soutien à l’investissement des capitaux asservissants (IDE, ou investissement direct de et à l’étranger) dans les pays dépendants ou chez les concurrents de la bourgeoisie nationale prédatrice, parfois nationalistes et toujours électoralistes.


Afin d’accomplir toutes ces missions pour le bénéfice des capitalistes nationaux et internationaux, l’État bourgeois collecte taxes, impôts, droits d’assises et autres redevances et il emprunte lourdement et de façon inconsidérée sur les marchés boursiers, puis s’enfonce sous le poids de ses dettes souveraines, réduisant d’autant la consommation et la circulation du capital national, ce qui tarit ses sources de revenu (taxes à la consommation et impôts sur la production). La spirale infernale de la dépression impérialiste trouve ici son apogée.

 

La contradiction fondamentale du système d’économie politique impérialiste

Pourtant, pour les capitalistes financiers, il est impératif de toujours maintenir une intense activité de production car c’est l’expropriation privée du « surtravail-non-payé » qui fournit la plus-value source de tous les profits et gage de leur survie.


Plus la crise du système global s’approfondit et davantage la classe des capitalistes monopolistes financiers désespère de sauvegarder ses monopoles, ses cartels, ses oligopoles et d’absorber ou de détruire ses concurrents nationaux et étrangers tout en surexploitant les manants localement et à l’étranger.


Chaque nouvelle tentative de résoudre la contradiction principale entre les forces productives collectives, de plus en plus « socialisées », et les rapports de production (la propriété privée des moyens de production et d’échange) aboutit à un nouvel échec puisque les rapports de production sociaux – capitalistes, privés, anarchiques et chaotiques – et la quête de plus-value et de profits maximum entraînent les crises de surproduction de capital productif et improductif et de marchandises, lesquelles crises entravent inexorablement le développement des forces productives matérielles et collectives, fondement de la reproduction étendue du système.


La loi de correspondance nécessaire entre les rapports de production sociaux et la nature et le  caractère des forces productives est ainsi transgressée. Un système social qui vogue ainsi de Charybde en Scylla et ne parvient plus à se reproduire est voué à une mort assurée. La question subsidiaire se résume à sa longévité… Combien de temps le laisserons-nous agoniser ?


On pourrait ainsi résumer la contradiction fondamentale inhérente au système impérialiste : la production de biens et de services – de marchandises – revêt un caractère social – collectif – qui exige une méticuleuse planification de la production et de l’échange ; alors que la propriété des moyens de production et du capital demeure privée – anarchique, chaotique, ce qui entraîne un développement inégale, imbriquée et par bonds saccadés – ce qui est incompatible avec le caractère social planifié du procès de production social.


Cette contradiction va s’aggravant à mesure que les forces productives sociales se développent. Cette contradiction se manifeste par une anarchie accrue de la production impérialiste, le gaspillage des ressources et des marchandises, la destruction des forces productives et du capital sous toutes ses formes et par l’accentuation des antagonismes de classes entre le prolétariat et les masses laborieuses d’une part et les différentes fractions de la bourgeoisie, particulièrement la clique des capitalistes monopolistes financiers d’autre part (18).


Les protagonistes sous l’impérialisme contemporain


L’histoire de l’humanité, depuis l’Empire du Milieu (Chine 202 av. J.-C.) en passant par l’Empire romain, l’Empire de Charles Le Quint, l’Empire de Saladin et jusqu’aux Empires napoléonien, victorien et américain contemporain, n’est pas l’histoire des héros assassins, des chevaliers d’industries, des requins de la finance, des présidents trônant dans le Bureau Ovale, à l’Élysée, au 10 Downing Street ou au 24 rue Sussex, ni de leurs thuriféraires obséquieux, mais bien l’histoire des peuples, des classes besogneuses – travailleuses, l’histoire de la lutte des classes antagonistes.


L’ensemble du processus de putréfaction impérialiste est totalement indépendant de la volonté des capitalistes pris individuellement ou collectivement. La question n’est absolument pas de départager les capitalistes monopolistes corrompus, ou méchants et incompétents de ceux qui seraient complaisants. Un capitaliste qui ne s’astreindrait pas aux lois d’airain de la lutte des classes et de la confiscation de la plus-value et du surtravail non-payé; qui transgresserait la Loi de l’accumulation vorace du profit maximum et du capital à reproduire, serait balayé ou absorbé par ses concurrents amis et ennemis tout à la fois. Seule la classe ouvrière, de par sa position objective dans le procès de production sociale de l’existence collective a la capacité et l’intérêt  de renverser radicalement le système impérialiste complètement.


Prolétaires et capitalistes monopolistes financiers sont les protagonistes antagonistes de cette contradiction fondamentale entre, d’une part, le travail salarié, socialisé, des millions d’ouvriers demandant à développer les forces productives sociales pour satisfaire les besoins nécessaires du peuple – et, d’autre part, la classe capitaliste monopoliste, majordome de l’État bourgeois et propriétaire privée des moyens de production et de commercialisation, contrainte d’extorquer la plus-value pour empocher les profits afin d’assurer l’accumulation puis l’investissement pour un nouveau cycle de reproduction élargie du capital et des profits. Or ce cycle de reproduction étendue se brise sur les récifs de ses propres contradictions insolubles. Ce système a fait son temps; le temps présent est pour le changement radical.


De la fin du système impérialiste


Quand un système d’économie politique ne peut assurer sa propre reproduction élargie, il est secoué par des convulsions à répétition qui appellent non pas sa conversion, sa remédiation ou sa transformation mais bien sa destruction, son renversement total et son remplacement intégral par un nouveau système d’économie politique qui respecte la Loi de correspondance nécessaire entre les caractères des rapports de production et la nature et les traits et le développement des forces productives.


Par deux fois le système d’économie politique impérialiste mondial a trébuché et par deux fois il est venu bien près de s’effondrer. Par deux fois (1914-1918 et 1939-1945) l’impérialisme s’est relevé et aujourd’hui de différentes manières il étend sa domination hégémonique sur la planète toute entière.


Un troisième rendez-vous mondial se prépare entre la classe ouvrière et son ennemi implacable. Si le prolétariat ne sait pas acquérir une conscience révolutionnaire de classe en soi et pour soi, s’il ne sait pas s’unir et s’organiser en parti de classe dirigé par une théorie d’avant-garde, alors cette guerre, éventuellement nucléaire (qui sait ?), verra l’hydre impérialiste détruire une partie de l’humanité puis renaître de ses cendres, plus loqueteux qu’auparavant mais toujours vivant.


C’est la raison pour laquelle on dit du prolétariat – classe créée par le capital – qu’il est le fossoyeur du capitalisme à son stade impérialiste d’obsolescence, et aussi qu’il est l’accoucheur d’un nouveau système d’économie politique, le socialisme.


Les précédentes tentatives d’instaurer un système d’économie politique socialiste ont soulevé une telle hystérie de la part de la grande bourgeoisie internationale qu’elle s’est appliquée à en faire disparaitre les acquis et la mémoire parmi les jeunes générations après avoir pris les armes contre les peuples soviétique, chinois, et albanais et contre tous ceux qui avaient osé la défier. Ces gouvernements socialistes ont été trahis de l’intérieur et renversés si bien qu’aujourd’hui la classe ouvrière doit assumer ses responsabilités, s’organiser en avant-garde déterminée et reprendre le chemin de la liberté pour ériger la société socialiste libre.

 

Prolétaires de tous les pays unissez-vous !

Par Robert Bibeau

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 19:42

Les images du 8 mars 2013 au Cameroun. L’immoralité et le culte de la personne a son paroxysme entre autres.

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 19:41

LA C.P.I DECREDIBILISEE AVEC LES FAUSSES PREUVES CONTRE LE PRESIDENT GBAGBO. LE PROCUREUR FATOU BENSOUDA SUR LE DEPART.
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« La CPI, dont la crédibilité est totalement entamée, et qui désormais lutte pour sa survie, a pris la mesure du séisme causé par Fatou Bensouda, et aurait décidé de la limoger. C’est ce que nous rapportent nos sources avec insistance.
La CPI, dans l’urgence, a nommé son successeur en la personne du canadien JAMES STEWART, qui a prêté serment samedi dernier.
Celui-ci officiera dans un premier temps comme PROCUREUR ADJOINT, et aura la tâche seconder Bensouda pour les enquêtes et lui rendre compte directement. Le Procureur Bensouda avait été élu, il y a quelques mois pour une durée de 6 ans. Mais tout porte à croire qu’elle rendra bientôt le tablier, le temps que son successeur JAMES STEWART, prenne ses marques.
Fatou Bensouda n’est pas la seule à être emportée par le scandale des fausses preuves venant du Kenya. Selon nos sources, la greffière en chef de la Cpi Sylvana Arbia, devra elle aussi quitter ses fonctions dans quelques semaines.
Comme on le voit, c’est un véritable TSUNAMI qui a frappé la CPI avec le scandale des fausses preuves contre Gbagbo venant du Kenya.
Reste désormais à ce que la COUR invalide toutes les charges contre Gbagbo, et le libèrer purement et simplement, à la fois pour absence de preuves, absence d’enquêtes, et pour faux et usage de faux par l’accusation.
 
Source Ivoirebusiness

 

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 19:34

50 vérités sur Hugo Chávez et la Révolution bolivarienne.

 

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Décédé le 5 mars 2013 à l’âge de 58 ans des suites d’un cancer, le président Hugo Chávez a marqué à jamais l’histoire du Venezuela et de l’Amérique latine.

1. Jamais dans l’histoire de l’Amérique latine, un leader politique n’avait atteint une légitimité démocratique aussi incontestable.Depuis son arrivée au pouvoir en 1999, seize élections ont eu lieu au Venezuela. Hugo Chávez en a remporté quinze, dont la dernière en date, le 7 octobre 2012. Il a toujours battu ses opposants avec un écart allant de dix à vingt points.

2. Toutes les instances internationales, de l’Union européenne à l’Organisation des Etats américains, en passant par l’Union des nations sud-américaines et le Centre Carter, ont été unanimes pour reconnaître la transparence des scrutins.

3. James Carter, ancien président des Etats-Unis, a déclaré que le système électoral vénézuélien était le « meilleur au monde ».

 

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Milhares de venezuelanos se concentram nas ruas de Caracas para acompanhar cortejo fúnebre de Hugo Chávez

 

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4. L’universalisation de l’accès à l’éducation élaborée depuis 1998 a eu des résultats exceptionnels. Près de 1,5 millions de Vénézuéliens ont appris à lire, écrire et compter grâce à la campagne d’alphabétisation, nommée Mission Robinson I.

5. En décembre 2005, l’UNESCO a décrété que l’illettrisme avait été éradiqué au Venezuela.

6. Le nombre d’enfants scolarisés est passé de 6 millions en 1998 à 13 millions en 2011 et le taux de scolarité dans l’enseignement primaire est désormais de 93,2%.

7. La Mission Robinson II a été lancée afin d’amener l’ensemble de la population à atteindre le niveau du collège. Ainsi, le taux de scolarité dans l’enseignement secondaire est passé de 53,6% en 2000 à 73,3% en 2011.

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8. Les Missions Ribas et Sucre ont permis à des centaines de milliers de jeunes adultes d’entreprendre des études universitaires. Ainsi, le nombre d’étudiants est passé de 895 000 en 2000 à 2,3 millions en 2011, avec la création de nouvelles universités.

9. Au niveau de la santé, le Système national public de santé a été créé afin de garantir l’accès gratuit aux soins à tous les Vénézuéliens.Entre 2005 et 2012, 7 873 centres médicaux ont été créés au Venezuela.

10. Le nombre de médecins est passé de 20 pour 100 000 habitants en 1999 à 80 pour 100 000 habitants en 2010, soit une augmentation de 400%.

11. La Mission Barrio Adentro Ia permis de réaliser 534 millions de consultations médicales. Près de 17 millions de personnes ont ainsi pu être soignées, alors qu’en 1998, moins de 3 millions de personnes avaient un accès régulier aux soins. 1,7 millions de vies ont ainsi été sauvées entre 2003 et 2011.

12. Le taux de mortalité infantile est passé de 19,1 pour mille en 1999 à 10 pour mille en 2012, soit une réduction de 49%.

13. L’espérance de vie est passée de 72,2 ans en 1999 à 74,3 ans en 2011.

14. Grâce à l’Opération Milagro lancée en 2004, 1,5 millions de Vénézuéliens atteints de cataractes et autres maladies oculaires, ont retrouvé la vue.

15. De 1999 à 2011, le taux de pauvreté est passé de 42,8% à 26,5% et le taux de pauvreté extrême de 16,6% à 7%.

16. Au classement de l’Indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Venezuela est passé du 83ème rang en 2000 (0,656) au 73ème rang en 2011 (0,735), intégrant ainsi la catégorie des nations à l’IDH élevé.

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17. Le coefficient de GINI, qui permet de calculer les inégalités dans un pays, est passé de 0,46 en 1999 à 0,39 en 2011.

18. Selon le PNUD, le Venezuela, qui dispose du coefficient de GINI le plus bas d’Amérique latine, est le pays de la région où il y a le moins d’inégalités.

19. Le taux de malnutrition infantile a été réduit de près de 40% depuis 1999.

20. En 1999, 82% de la population avait accès à l’eau potable. Ils sont désormais 95%.

21. Durant la présidence de Chávez, les dépenses sociales ont augmenté de 60,6%.

22. Avant 1999, seules 387 000 personnes âgées recevaient une pension de retraite. Elles sont désormais 2,1 millions à en bénéficier.

23. Depuis 1999, 700 000 logements ont été construits au Venezuela.

24. Depuis 1999, le gouvernement a remis plus d’un million d’hectares de terres aux peuples aborigènes du pays.

25. La réforme agraire a permis à des dizaines de milliers d’agriculteurs de posséder leurs terres. Au total, plus de 3 millions d’hectares de terres ont été distribués.

26. En 1999, le Venezuela produisait 51% des aliments qu’il consommait. En 2012, la production est de 71%, alors que la consommation d’aliments a augmenté de 81% depuis 1999. Si la consommation de 2012 était similaire à celle de 1999, le Venezuela produirait 140% des aliments consommés au niveau national.


27. Depuis 1999, le taux de calories consommées par les Vénézuéliens a augmenté de 50% grâce à la Mission Alimentation qui a créé une chaîne de distribution de 22 000 magasins alimentaires (MERCAL, Casas de Alimentación, Red PDVAL), où les produits sont subventionnés à hauteur de 30%. La consommation de viande a augmenté de 75% depuis 1999.

28. Cinq millions d’enfants reçoivent désormais une alimentation gratuite à travers le Programme d’alimentation scolaire. Ils étaient 250 000 en 1999.

29. Le taux de malnutrition est passé de 21% en 1998 à moins 3% en 2012.

30. Selon la FAO, le Venezuela est le pays d’Amérique latine et de la Caraïbe le plus avancé dans l’éradication de la faim.

31. La nationalisation de l’entreprise pétrolière PDVSA en 2003 a permis au Venezuela de retrouver sa souveraineté énergétique.

32. La nationalisation des secteurs électriques et de télécommunications (CANTV et Electricidad de Caracas) ont permis de mettre fin à des situations de monopole et d’universaliser l’accès à ces services.

33. Depuis 1999, plus de 50 000 coopératives ont été créées dans tous les secteurs de l’économie.

34. Le taux de chômage est passé de 15,2% en 1998 à 6,4% en 2012, avec la création de plus de 4 millions d’emplois.

35. Le salaire minimum est passé de 100 bolivars (16 dollars) en 1999 à 2047,52 bolivars (330 dollars) en 2012, soit une augmentation de plus de 2000%. Il s’agit du salaire minimum en dollars le plus élevé d’Amérique latine.

36. En 1999, 65% de la population active touchait le salaire minimum. En 2012, seuls 21,1% des travailleurs disposent de ce niveau de salaire.

37. Les adultes d’un certain âge n’ayant jamais travaillé disposent d’un revenu de protection équivalant à 60% du salaire minimum.

38. Les femmes seules et les personnes handicapéesreçoivent une allocation équivalente à 80% du salaire minimum.

39. Le temps de travail est passé à 6h par jour et à 36 heures hebdomadaires sans diminution de salaire.

40. La dette publique est passée de 45% du PIB en 1998 à 20% en 2011. Le Venezuela s’est retiré du FMI et de la Banque mondiale en remboursant par anticipation toutes ses dettes.

41. En 2012, le taux de croissance au Venezuela a été de 5,5%, l’un des plus élevés au monde.

42. Le PIB par habitant est passé de 4 100 dollars en 1999 à 10 810 dollars en 2011.

43. Selon le rapport annuel World Happinessde 2012, le Venezuela est le second pays le plus heureux d’Amérique latine, derrière le Costa Rica, et le 19ème au niveau mondial, devant l’Allemagne ou l’Espagne.

44. Le Venezuela offre un soutien direct au continent américain plus important que les Etats-Unis. En 2007, Chávez a alloué pas moins de 8,8 milliards de dollars en dons, financements et aide énergétique contre seulement 3 milliards pour l’administration Bush.

45. Pour la première fois de son histoire, le Venezuela dispose de ses propres satellites (Bolívar et Miranda) et est désormais souverain dans le domaine de la technologie spatiale. Internet et les télécommunications sont disponibles sur tout le territoire.

46. La création de Pétrocaribe en 2005 permet à 18 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, soit 90 millions de personnes, d’acquérir du pétrole subventionné à hauteur de 40% à 60%, et d’assurer leur sécurité énergétique.

47. Le Venezuela apporte également son aide aux communautés défavorisées des Etats-Unis en lui fournissant de l’essence à des tarifs subventionnés.

48. La création de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) en 2004 entre Cuba et le Venezuela a jeté les bases d’une alliance intégratrice basée sur la coopération et la réciprocité, qui regroupe huit pays membres, et qui place l’être humain au centre du projet de société, avec l’objectif de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

49. Hugo Chávez est à l’origine de la création en 2011 de la Communauté des Etats d’Amérique latine et de la Caraïbe (CELAC) qui regroupe pour la première fois les 33 nations de la région, qui s’émancipent ainsi de la tutelle des Etats-Unis et du Canada.

50. Hugo Chávez a joué un rôle essentiel dans le processus de paix en Colombie. Selon le président Juan Manuel Santos, « si nous avançons dans un projet solide de paix, avec des progrès clairs et concrets, des progrès jamais atteints auparavant avec les FARC, c’est également grâce au dévouement et à l’engagement de Chávez et du gouvernement du Venezuela ».

Salim Lamrani 

OperaMundi http://operamundi.uol.com.br/conteudo/opiniao/27642/50+verda…

Source :Mondialisation 

 

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 19:32

L’Europe mythe ou réalité ? L'Europe est elle un Paradis comme pensent ceux qui résident en Afrique?

 

 

                               


 

CLIQUER LE LIEN CI-DESSOUS EN CAS DE PROBLEME.

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=_dt3-Ae4T50

 

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 19:29

CENTENAIRE DE CÉSAIRE : Bienvenue à nos rencontres littéraires !

PARIS –Fort-de-France –Bordeaux-Québec city

 

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À FORT-DE-FRANCE, MARTINIQUE, CENTENAIRE DE CÉSAIRE ET PRINTEMPS DES POÈTES :

 

Samedi 9 mars 2013 de 10 h 30 à 11 h 45 : 

Happening poétique devant la bibliothèque Schœlcher : lecture publique de poèmes de Césaire, avec José Alpha, l'association Anzésa, Yna Boulangé, Aliou Cissé, Sarah-Corinne Emmanuel, Daniéla Francisque, Patrick Mathelié-Guinlet, Suzy Singa (sous réserves), Apolline Stewart…

Marraine de l'événement : Suzanne Dracius.

 

 

SALON DU LIVRE DE PARIS :

 

 

- Samedi 23 mars de 16 h 30 à 17 h :  

 

Rencontre " Césaire, l'homme de la Caraïbe " avec Suzanne Dracius et Jean Métellus animée par Valérie Marin La Meslée, Le Point et France Culture.

 

 

- Lundi 25 mars de 12 h à 12 h 30 : 

 

Rencontre "Écrire en Martinique" avec Georges Brédent, Suzanne Dracius et Charles-Henri Fargues.

 

 

L'ESCALE DU LIVRE DE BORDEAUX :

 

Samedi 6 avril à 11 h :

 

Rencontre " Autour de Césaire " avec les écrivains et poètes Dominique Deblaine et Suzanne Dracius.

Modérateur : Rafaël Lucas, maître de conférences à l’université Michel de Montaigne Bordeaux 3.

 

SALON DU LIVRE DE QUÉBEC du 10 au 14 avril 2013 :

 

Vendredi 12 avril de 15 h 15 à 16 h 10 : 

Discussion et lecture d'extraits : Visages tournés vers Aimé Césaire avec Boubacar Boris Diop, Suzanne Dracius, James Noël, Rodney St-Éloi.

Animateur : Stanley Péan. Espace jeunesse Desjardins.

 

 

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 19:26

Martinique : Qui a vidé la banque des békés ?

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        Découverts abyssaux, prêts jamais remboursés, largesses accordées aux amis et aux partenaires en affaires. Pendant des décennies, le Crédit Martiniquais tenu par les puissantes familles créoles qui dominent l’économie de l’île, a dilapidé les économies des épargnants. Marie-France Etchegoin relève les dessous d’un scandale qui ravive les brûlures de l’histoire coloniale. La Martinique est un puzzle. Mémoires disparates, blessures séculaires, colères enfouies. Celles des fils d’esclaves contre celles des enfants de colon, des Noirs contre les Blancs, des « petits » contre les » gros ». Fin novembre, à Fort-de-France, il faut grimper sur les hauteurs de la ville pour avoir un aperçu de cette névrose insulaire. Jusqu’à la cour d’appel, qui siège dans un modeste préfabriqué surplombant l’époustouflante baie. C’est là, loin des regards, dans le ronron des climatiseurs, que l’on finit d’enterrer l’une des affaires les plus emblématiques de l’île. Le scandale du Crédit Martiniquais. Charles Rimbaud, 69 ans, crinière blanche et bretelles apparentes sous le blazer, écoute d’un air las les litanies de l’accusation. A la fin des années 1990, les en-cours de cet ex-promoteur en vue s’élevaient à près de 40 millions d’euros. « Sans convention, sans garantie » et « au mépris de toutes règles de prudence ». M. Rimbaud rêvait d’un manoir en France ?

 

Il sortait son chéquier. Et le Crédit banquait sans sourciller pour cet insatiable client à la « personnalité certes un peu difficile », selon les employés, mais qui « entretenait des relations au plus haut niveau de l’établissement ». Fils d’une vieille famille implantée dans l’île depuis le XVIIème siècle du coté du père, ancêtres charpentiers, réussite à force du poignet. Et ascension fulgurante grâce aux fameuses lois Pons, votées en 1986, sous Jacques Chirac. Profitant de la défiscalisation pour la construction de logements neufs, Charles Rimbaud a fait pousser ses sociétés immobilières comme des champignons. Et il y a englouti « ses » millions dans des projets qui n’ont, le plus souvent, jamais vu le jour. « La faute à la crise », explique t-il à la barre. Il a revendu ce qu’il pouvait et jure qu’il a « remboursé » ses créanciers. Depuis, « Monsieur Bretelles », comme on le surnomme parfois, s’est reconverti dans la banane, sur la commune du Vauclin, dont il est devenu le plus grand propriétaire foncier. Devant la cour, le maire-socialiste- lui rend un vibrant hommage : « Je suis l’arrière petit fils d’un esclave et M. Rimbaud, celui d’un esclavagiste. Mais il fait le bien dans notre ville. Et le soir, pour dîner, il y a des nègres à sa table. » Comment éviter que l’histoire et ses plaies mal refermées ne s’invitent à la table ? Dans l’imaginaire local, le Crédit Martiniquais était « la banque des békés », ces puissants créoles qui dominent l’économie antillaise depuis le temps des colonies. Charles Rimbaud, « moyen béké » n’avait rang que de débiteur. Mais dans les instances dirigeantes, c’étaient les représentants des plus grandes familles qui siégeaient.

 

Les Huygues-Despointes, les Fabre, les Laguarrigue. Ou les Hayot, Bernard en tête, le plus éminent d’entre eux, le plus secret aussi, et le plus riche, magnat de la distribution, première fortune des Antilles (275 millions d’euros), 155ème de France (1), 2 milliards de chiffre d’affaires… Tous ces propriétaires terriens, distillateurs ou planteurs – membres du conseil d’administration ou actionnaires majoritaires de l’établissement -, ont laissé se creuser des découverts vertigineux. Prêts à volonté et chèques en bois à gogo. Le Crédit Martiniquais a financé toutes les folies, cumulant près de 130 millions d’euros de créances douteuses. Jusqu’à la quasi banqueroute, évitée de justesse par la mobilisation de l’Etat.La justice, elle aussi, a bien fini par s’en mêler, sans trop de précipitation. En 1998, le parquet ouvrait une information judiciaire qui abouti en… 2009 au renvoi en correctionnel de six prévenus (la directrice générale de la banque – son président étant mort en cours d’instruction – et cinq clients), pour abus de biens sociaux et escroquerie. Un premier procès s’est tenu en 2011. C’est l’appel de cette affaire qui vient d’être plaidée à Fort-de-France. Près de quinze ans après l’éclatement du scandale dont les dessous ont été, au fil du temps, passés sous silence… 

 

Si l’on en croit plusieurs documents du dossier que « le Nouvel Observateur » a consultés, c’est en effet un désastreux mélange des genres qui a conduit l’établissement à la ruine. Les actionnaires réunis dans une holding, la Cofidom, qui détenait de la banque(2) , s’étaient associés en affaire avec les plus gros débiteurs du Crédit Martiniquais. Au premier rang desquels Charles Rimbaud. « La Cofidom s’est lancée avec lui dans des projets immobiliers de grande envergure, expliquent les magistrats instructeurs. Ceux-ci ayant échoué, elle a eu recours à sa filiale bancaire pour assurer au promoteur un découvert devenu abyssal et en grande partie irrécouvrable ». Pis, les mêmes actionnaires bénéficiaient personnellement de « concours très significatifs et d’une tarification avantageuse par rapport à la clientèle classique – cas du Groupe Bernard Hayot – alors même qu’ils n’apportaient qu’un volume de ressources limité à la banque qui se refinançait par les dépôts des particuliers. » En clair, les dirigeants, qui plaçaient leur fortune sous d’autres latitudes et confiaient aux petits épargnants de l’île le soin d’alimenter les caisses, faisaient des ponts d’or à leurs riches amis ou à leurs hommes de paille. « Ils se prêtaient à eux mêmes, tout en contribuant aux pertes », dit un expert financier du dossier.Le Crédit Martiniquais trônait au cœur de Fort-de-France, place de la Savane. Et dispensait ses belles promesses sur l’aide au « développement de l’économie locale ».

En réalité, affirment les juges d’instruction, il s’est spécialisé dans des « opérations spéculatives, peu créatrices d’emplois, parfois même à l’étranger, en fonction de considérations purement patrimoniales ». Et surtout « des dispositions fiscales avantageuses prévues pour l’outre-mer », mesures qualifiées de « pousse au crime » par l’administrateur provisoire du Crédit Martiniquais qui a fait le ménage avant fermeture… Les inspecteurs de la Commission bancaire ont, eux aussi, été effarés par ce qu’ils ont vu : « dysfonctionnements graves, déficience des contrôles internes, insincérité des comptes ». Les raisons de cette gestion « exotique » selon eux ? « Un engagement déraisonnable de la banque et de ses dirigeants en faveur des principaux conglomérats familiaux békés de la Martinique. » Les « conglomérats » ont, comme toujours, fait le gros dos, laissant passer l’orage et tirant les sonnettes d’alarme à Paris. Lorsque la catastrophe financière commence à fuiter dans la presse, à la fin des années 1990, les déposants se pressent en effet aux guichets pour retirer leurs économies. La grogne enfle dans l’île aux cris de « Békés, voleurs ! ». Mais il ne faut pas longtemps avant que l’Elysée et Matignon volent au secours des « grandes familles ». Marcel Fabre, figure légendaire de la caste béké dont le groupe est représenté au conseil d’administration de la banque, est un intime de Bernard Pons.

 

Les frères Hayot sont réputés pour leurs amitiés balladuriennes. A l’ombre de la présidence Chirac, mais aussi lors de la cohabitation, alors que Jospin est à Matignon et Strauss-Khan à Bercy, les pouvoirs publics s’activent pour empêcher la faillite qui menace de mettre le feu à la Martinique et inventent une solution sur mesure : la création, d’un « fonds de garantie des dépôts », alimenté par l’ensemble du réseau bancaire français, chargé d’ « indemniser les clients en cas de défaillance de leur établissement ». Ce fonds – qui à ce jour n’a jamais servi qu’en Martinique – débourser 1,5 milliard de francs pour éviter la spoliation des épargnants de l’île. Les banques qui souscrivent au fonds répercutent évidemment cette dépense sur leurs frais généraux donc sur leurs clients quand elles ne la déduisent pas de leurs impôts. Ce sont donc les particuliers et les contribuables qui, in fine, ont sauvé la mise des actionnaires du Crédit Martiniquais. Lesquels seront tous ou presque épargnés par l’instruction judiciaire. Yves Hayot, le frère de Bernard, est bien convoqué chez le juge au début de l’enquête, mais seulement pour être entendu. Marcel Fabre est bien mis en examen. Mais, cerné par le fisc depuis des années, il ne tient plus le haut du pavé. Et il finit par mourir, au cours d’une interminable et paresseuse procédure. Lors des deux procès, en première instance et en appel, aucun des seigneurs de la Martinique n’ira s’asseoir sur le banc des prévenus au côté du truculent Rimbaud. Et aujourd’hui dans l’île, seuls les initiés, habitués aux arcanes des contentieux financiers, savent que le fonds de garantie des dépôts s’est retourné contre les ex-actionnaires pour leur réclamer les sommes avancées en 2000.

 

Une bataille juridique à fleurets mouchetés, non pas au pénal mais au civil , devant le tribunal de Paris , loin des Antilles et de leurs brusques accès de fièvre. La cohorte d’avocats engagés par le « conglomérat békés » invoque la prescription. Ou l’ignorance par les anciens dirigeants des agissement de leur banque. Le fonds, lui, brandit des « centaines de documents prouvant leur parfaite connaissance de la situation » et rappelle avec insistance que « les groupes Bernard et Yves Hayot ont participé aux opérations immobilières du groupe Rimbaud, notamment dans la société Point de Vue » lourdement déficitaire mais portée à bout de bras par le Crédit martiniquais. La querelle se règlera sans doute en toute discrétion.

« Le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit », aime à répéter Bernard Hayot, au dire de ses amis. « Je préfère ne pas vous répondre. De toute façon, vous écrirez du mal de moi… », lâche en effet l’octogénaire, d’une voix douce, en cette fin décembre, avant de raccrocher son téléphone. L’empereur des Antilles a pour principe de ne jamais donner d’interview. Se taire, préférer l’ombre à la lumière, tout en ménageant des protecteurs à Paris, ne jamais afficher un luxe trop ostentatoire… c’est la ligne de conduite des « grands békés ». Comme si en Martinique ou en Guadeloupe il y avait toujours quelque secret honteux à l’origine des grandes fortunes. Comme si l’étalage de la richesse risquait d’attiser les contentieux encore purulents, les « haines et les jalousies sociales” disent ceux qui ont réussi.

En 2009, alors que les Antillais se soulevaient, ulcérés par les prix pratiqués par la grande distribution, Bernard Hayot était resté tout aussi muet. Propriétaire des franchises Carrefour, Leroy Merlin et Décathlon, premier importateur de marques alimentaires et leader de la concession automobile outre-mer, gérant de centrales d’achats, d’entrepôts ou de frigos à Rungis jusqu’au Havre, fabricant de béton ou de parpaings, il trouvait injuste d’être érigé en symbole de la « profitation ». Fidèle à ses préceptes, il n’avait pas élevé la voix, cultivant comme toujours les échanges en coulisses, le plus souvent par l’entremise de ses missi dominici. Yves Jégo, ministre de l’Outre-mer sous Nicolas Sarkozy et viré sans ménagement du gouvernement après les grandes grèves, n’a jamais caché qu’il voyait dans sa disgrâce la main du plus riche béké de France. « Je me suis fait littéralement scalper, sur le thème « Jégo n’assure pas la sécurité des patrons. » Il entend encore l’entrepreneur lui susurrer au téléphone, au plus fort du conflit : « De la fermeté, monsieur le ministre, de la fermeté… – Mais il va y avoir des morts ! – On s’en remettra, on en a vu d’autres… »

Aujourd’hui, alors que le nouveau ministre de l’Outre-mer, Victorin Lurel, promet de s’attaquer aux « oligopoles » qui « gangrènent l’économie antillaise (voir encadré-ci-contre), Bernard Hayot ne se départit pas de son apparente tranquillité. Sûr de lui, satisfait de ce qu’il a construit, inatteignable. Amateur d’art et d’orchidées, il a fait planter 250 palmiers royaux dans sa commune, au François. Il aimerait que la Martinique ressemble à un jardin. Dans sa magnifique habitation Clément, où l’on distille le meilleur rhum, plusieurs photos le montrent en compagnie de François Mitterrand et de George Bush père, qui avaient choisi la belle demeure coloniale pour abriter le sommet franco-américain en mars 1991. Le maître des lieux n’en est pas peu fier. Aujourd’hui, il a installé, au même endroit, une fondation pour soutenir la création et le patrimoine antillais. Au delà des origines et des couleurs de peau.

Bernard Hayot déteste « tout ce qui divise » N’a t-il pas invité Aimé Césaire à planter un arbre dans le parc ? Un geste de « fraternité » qu’il n’a pas manqué de rappeler dans un bref communiqué quand, en janvier 2009, un documentaire de Canal + (les Derniers Maîtres de la Martinique », de Romain Bolzinger) a fait voler en éclat sa vision idyllique de l’île. On y voyait, sur des images d’archives de 1960, un certain « M. Hayot » présenté comme un « parent de Bernard » exposer sa conception du monde : « Le Noir c’est comme un enfant : il faut être juste, et on obtient ce qu’on veut… Les békés, c’est ce qu’il y a de mieux ; ce sont les descendants des Blancs européens qui se sont reproduits en race pure. » On y voyait aussi le patriarche de l’une des familles actionnaires du Crédit martiniquais, Alain Huygues Despointes, montrant fièrement devant les caméras de Canal + le grand arbre généalogique des ex-colons : « Toutes les familles sont là, Hayot, les Despointes, les Reynal… Nous sommes tous apparentés… On a voulu préserver la race. » Dans un communiqué, Bernard Hayot a condamné « ces propos inacceptables ». Depuis, il n’est pas sorti de son silence.

Quand il n’est pas à Paris, en Algérie, au Maroc ou en Chine, jusqu’où il a étendu son empire, qui compte 6 000 salariés, il reçoit, dans la fraicheur des bougainvilliers, artistes, hommes politiques, notables ou magistrats de l’île. « Voyez tout ce que Bernard Hayot fait pour la Martinique, dit Charles Rimbaud en faisant visiter, au sortir du procès, sa plantation de bananier. « Tous les jours, je le remercie. » Dans les couloirs de la cour d’appel, les conseils officieux du « grand béké » « venus pour voir », s’activent aussi pour le défendre. « Certains ont essayé de transformer cette affaire en symbole de la « lutte des races, » dit l’un d’eux. Mais vous savez qu’il y a aussi des Noirs dans la Cofidom ? » Des représentants de la « bourgeoisie mulâtre » qui s’est enrichie, elle aussi, dans le commerce et la distribution (seul secteur gagnant dans ces îles où tout s’importe) ont acheté quelques actions. « Ils ont été appelés à la rescousse au moment où l’établissement commençait à sombrer, confie un connaisseur de la banque. Je me souviens de l’un d’eux me disant : « Ça y est maintenant, je suis Blanc ! »Aujourd’hui, il se rend compte qu’il a été le dindon de la farce. Il a perdu sa mise. Ce sont toujours les mêmes blessures que l’affaire du Crédit martiniquais vient raviver.

Alors que le procès s’achève devant la cour d’appel, les membres de l’Association martiniquaise de Recherche sur l’Histoire des familles (voir encadré page 16) organisent une réunion publique à Fort-de-France. Ils sont des dizaines à tenter de reconstituer leur généalogie de descendants d’esclaves. Tandis qu’une participante sort de son sac l’acte de baptême de son ancêtre, « un petit négrillon nommé Jean-Michel », une sexagénaire montre, comme un trophée, un livre au titre abscons. « Tenez, dit-elle, tout est là. » L’ouvrage, édité en 2002, intitulé « les 200 Anciennes Familles subsistantes de la Martinique », est introuvable en librairie, mais figure dans les bibliothèques de toutes les bonnes maisons de l’île. Il recense les descendants des colons, du XVII ème siècle à nos jours. Leurs mariages, presque toujours endogames, la surface de leurs terres, le nombre de leurs exploitations. A la lettre « H », on trouve l’histoire de la famille Hayot, « planteurs audacieux » qui évoluèrent dans la production industrielle de sucre ». Mais poursuivent les auteurs, « l’émancipation des esclaves en 1848 entraînant la raréfaction de la main-d’œuvre, il s’ensuivit des faillites cumulées. Pour redresser la situation, une banque de prêts est d’escompte fut créée (…) avec l’indemnité accordée aux propriétaires pour le rachat des esclaves qu’ils possédaient ».

L’historien Gabriel Debien,spécialiste de l’histoire de l’esclavage aux Antilles, a montré comment le Crédit martiniquais, fondé en 1922, est le lointain descendant de cet ancien Crédit foncier colonial. « L’héritier du crime“, accuse sans hésiter Garcin Malsa, l’un des leaders indépendantistes de l’île. La France a non seulement laissé toutes leurs terres aux esclavagistes, mais en plus elle leur a versé des dédommagements ! » Rue Oudinot, à Paris, dans son bureau du ministère, le Guadeloupéen Victorin Lurel dit la même chose avec des mots à peine feutrés : « Quand ces gens-là ont été indemnisés pour la perte de leurs esclaves, ils ont créé une banque de crédit. Et, quand la culture de la canne et les industries sucrières n’ont plus assez rapporté, ils se sont reconvertis, c’est là leur génie, dans l’importation et la distribution. Ils ont perpétué la vieille économie de comptoir. » Aux Antilles, il arrive toujours un moment où ressurgit le crime, la tâche indélébile, la faute des ancêtres. Comme une plainte inguérissable. Ou une explication commode.

Dans son domaine du Vauclin, Charles Rimbaud aimerait bien qu’ « on arrête avec toutes ces couillonnades ». Aujourd’hui, il emploie « 48 personnes qui travaillent dans des conditions très dignes. La banane, c’est un homme par hectare ». Il arpente sa propriété avec celui qu’il appelle, comme la plupart des planteurs, son « géreur ». Le terme, il n’y a pas si longtemps – à peine plus d’un siècle et demi -, désignait le contremaître qui supervisait l’habitation et ses esclaves. « L’expression est devenue usuelle », précise Rimbaud.

En première instance, le « chouchou » du Crédit martiniquais avait été condamné à dix huit mois de prison ferme, après les sévères réquisitions du procureur Xavier Hubert, aujourd’hui conseiller au cabinet d’Arnaud Montebourg. En novembre, devant la cour d’appel, l’avocat général a réclamé sa relaxe : « Certes, Charles Rimbaud a sollicité les services de la banque. Sans retenue, comme on vient boire à la fontaine. Mais peut-on lui reprocher d’avoir voulu étancher sa soif ? » Le jugement sera rendu le 28 février.

Marie-France ETHEGOIN.

(1) Selon le dernier classement « Challenges ».

(2) Le reste du capital se partageant entre la Chase Manhattan Bank et les Mutuelles du Mans.

http://www.madinin-art.net/qui-a-vide-la-banque-des-bekes/

Source :nouvelobs

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 19:21

FEMMES DU MALI Par Aminata Traoré.

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Indignons-nous et agissons ! Tout de suite
Je rends hommage à Stéphane Hessel qui reconnait à tout être humain le droit à l’indignation face à l’ordre injuste et violent de notre monde. 
Je suis une femme malienne indignée par l’humiliation infligée à son pays au nom de la démocratie libérale et la croissance sans le développement, l’emploi et le revenu. 
De mon point de vue, il n’y a pas une crise malienne en tant que telle, exigeant la tutelle politique et militaire de la France qui s’appuie sur la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union Africaine (UA) et l’Organisation des Nations Unies (ONU). La situation du Mali est l’une des expressions tragiques de l’échec du modèle néolibéral. 
Logiquement, lorsqu’un élève exemplaire s’écroule de manière si spectaculaire, ses maitres à penser doivent se poser des questions. Mais ces derniers ne s’interrogent pas sur leur modèle et ne se laissent pas questionner sur les conséquences des politiques économiques qu’ils imposent. Les femmes africaines sont formatées pour décrypter les inégalités liées aux rapports entre hommes et femmes à l’intérieur de leurs sociétés et jamais au-delà.
Je rends également hommage à Hugo Chavez, un autre homme de courage et de dignité, que son peuple, avec qui, il a su faire corps, pleure aujourd’hui. Le Président Hugo Chavez ne s’est pas enrichi, mais a accordé la priorité à la satisfaction des besoins sociaux vitaux des Vénézuéliens (éducation, santé, logement, retraite…) en y consacrant l’argent du pétrole.
D’élections en élections, nous cherchons au Mali, mais en vain, des dirigeants qui se soucient de leurs concitoyennes au lieu de chercher à plaire aux investisseurs étrangers et à vendre notre or et nos terres agricoles à notre insu.
Nous sommes confrontés, en Afrique, à la crise des valeurs que Stéphane Hessel et Hugo Chavez, que j’ai eu le privilège de connaitre de près, incarnent à mes yeux : le respect de la dignité humaine et la volonté politique d’écouter et de répondre aux questions légitimes que les peuples se posent.
Le pétrole, qui a permis à Hugo Chavez de disposer des moyens de sa politique sociale, est, précisément, la richesse énergétique dont la convoitise nous a value l’intervention de l’OTAN en Libye, dont les arsenaux ont fourni aux séparatistes et aux islamistes les armes de la conquête des régions de Kidal, Gao et Tombouctou.
Nous sommes, à présent, confrontés au monde global, dans sa complexité, ses mensonges, ses crises et ses violences. 
Les puissances occidentales, qui ont transformé la résolution 1973 du Conseil de Sécurité visant à protéger les populations de Benghazi en mandat de renverser le régime de Mouammar Kadhafi et de le tuer, ont créé les conditions de la victoire militaire des séparatistes et des islamistes sur l’armée malienne, l’occupation du nord et par conséquent les violences faites aux femmes et la destruction des mausolées. Mais les Maliennes ne le savent pas. La coopération bilatérale, multilatérale et internationale s’est empressée de monter des programmes de dénonciation des violences faites aux femmes en évitant de dire qu’elles sont des victimes collatérales de la guerre en Libye.
Le coup d’Etat du 22 mars 2012, qui résulte, d’une part, de fragilités internes, souvent induites par les programmes d’ajustement structurel et, d’autre part, de la déstabilisation de la Libye est érigé en cause principale de la percée des islamistes et de l’effondrement de l’Etat.
La grille de lecture dont la « communauté internationale » s’est dotée est à l’origine de sanctions économiques injustes qui aggravent la situation des couches sociales vulnérables, en l’occurrence, les femmes et les enfants. La plupart des décisions sont arrachées à des pouvoirs publics étranglés par les sanctions.
Présentée comme inéluctable, la guerre contre le terrorisme a été déclenchée le 11 janvier 2013 avec l’opération Serval. Un accord quasi unanime, mais tragique pour le peuple malien entoure cette intervention. Je ne crois pas, pour ma part, que, plongée dans une crise économique, financière et budgétaire particulièrement aigüe, la France puisse, au nom de l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale, voler au secours du Mali. Les masques sont, du reste, vite tombés avec l’opposition du MNLA à la participation de l’armée malienne à la libération de la région de Kidal que la France cautionne.
Le Mali vient, en réalité, d’être embarqué dans l’impréparation et le manque total de considération pour sa classe politique ou ce qui en reste et de son peuple dans la « guerre contre le terrorisme ». La France veut en découdre avec AQMI sur le sol malien, en prenant appui sur les Etats et les armées africains. Elle y est presque parvenue. Sauf que mis à part le Tchad et quelques autres pays, l’Afrique n’en a pas les moyens.
« La guerre légitime, légale, rapide et propre » que le Président par intérim, Dioncounda Traoré, prétendait mener à bien, avec l’appui de la « communauté internationale » est déjà dans l’impasse. La France qui le sait, envisage de se retirer et impose unilatéralement la transformation de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA) en force de maintien de la paix. Les djihadistes font preuve, à Gao, Kidal et dans l’Adrar des Ifoghas, d’une résistance farouche qui ne surprend que ceux qui ne veulent pas méditer les enseignements de l’Irak, de l’Afghanistan et de la Somalie. 
Jean Christophe Rufin rappelle à juste titre que, la guerre contre le terrorisme est « une croisade mondiale qui n’a pas de fin, qui justifie tous les engrenages et qui, compte tenu de l’ampleur du problème, ne peut aboutir à une victoire ». Et les femmes maliennes sont dans l’engrenage avec le déploiement possible de quelques dix mille casques bleus et l’arrêt de la plupart des activités économiques et des transformations des efforts de développement en effort de guerre.
Ce 8 mars 2013 est pour moi l’occasion d’insister sur les risques que les choix et les décisions des dominants nous font courir. Je rends hommage à toutes les femmes, mères, épouses, tantes, sœurs et autres parentes de soldats maliens, français, tchadiens, nigériens, nigérians, sénégalais…ainsi que les parents des otages qui ont les yeux tournés vers le nord de mon pays et qui craignent pour la vie d’un être cher.
La peur des mères et épouses des soldats maliens est à la dimension de l’état de dénuement et d’impréparation de notre armée. Par ailleurs, les soldats ne se battent pas que contre les fanatiques. Les milliers de chômeurs, d’affamés et de désespérés qui deviennent des rebelles, des convoyeurs de drogue et nouvelles recrues du djihadisme sont eux aussi nos enfants
Pendant combien de temps, les dominants vont-ils continuer à ouvrir des fronts et des plaies en jurant, la main sur le cœur, par la démocratie, les droits de l’Homme, la responsabilité de protéger les civils et de défendre les femmes contre les violences ?
La guerre est une violence extrême contre ces femmes. Mettons un terme à la militarisation du Mali en engageant la bataille des idées pour des alternatives aux fondamentalismes religieux, économique et politique. 
Aminata Traoré
 

 

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 19:16

Libye : des milliers de personnes ont besoin d’assistance à la suite d’affrontements tribaux dans le Djebel Nafoussa.

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Tripoli/Genève (CICR) – Au cours des trois derniers jours, les affrontements tribaux qui ont secoué le Djebel Nafoussa en Libye ont fait des milliers de déplacés. En coopération avec le Croissant-Rouge libyen, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’emploie à distribuer des vivres, des médicaments et d’autres secours d’urgence à plus de 3 000 personnes qui ont fui de leur foyer pour se réfugier dans les villes environnantes.

 

Les affrontements ont éclaté le 2 mars près de la ville de Mizdah, à 180 kilomètres au sud de Tripoli. « Certains déplacés vivent dans des conditions difficiles, car ils ont trouvé refuge dans des bâtiments encore en construction », déclare la collaboratrice du CICR Asma Khalik Awan, responsable de la distribution des secours.

 

Ces trois derniers jours, 750 personnes ont reçu des rations alimentaires pour un mois à Garyat, à quelque 140 kilomètres au sud de Mizdah, et à Nismah, à 50 kilomètres au sud de la ville. « Aujourd’hui, 2 500 autres personnes recevront des vivres, des couvertures, des ustensiles de cuisine et d’autres articles de première nécessité », poursuit Mme Khalik Awan.

 

Le CICR a en outre fourni au dispensaire de Mizdah du matériel de pansement pour traiter jusqu’à 50 blessés. Le personnel du dispensaire prodigue les premiers soins aux victimes avant de les transférer dans un établissement plus important. Aujourd’hui, des collaborateurs du CICR et des volontaires du Croissant-Rouge libyen évalueront la situation médicale à Gharyan et Shqeiqa, respectivement à 85 et 30 kilomètres au nord de Mizdah. D’autres volontaires de la Société nationale apportent leur soutien au CICR à Nismah, Garyat et Mizdah.

 

En Libye, le CICR visite les personnes détenues, contribue à faire la lumière sur le sort des disparus et coopère avec le Croissant-Rouge libyen pour aider les personnes blessées dans les affrontements ou déplacées à cause de la violence. L’institution s’emploie également à diffuser les règles du droit international humanitaire auprès des autorités et fait en sorte que ces règles soient prises en compte dans les formations dispensées aux forces armées et de sécurité libyennes.

 

Informations complémentaires : 

Saleh Dabbakeh, CICR Tripoli, tél. : +218 923 304 560 

Jean-Yves Clémenzo, CICR Genève, tél. : +41 22 730 22 71 ou +41 79 217 32 17 

ou sur notre site : www.cicr.org 

 

Pour visualiser les dernières vidéos du CICR et les télécharger en qualité professionnelle,
veuillez consulter le site : www.icrcvideonewsroom.org

 

Visitez aussi la page du CICR sur la protection des soins de santé : cicr.org/fre/vie-mort

 

Suivez le CICR sur Facebook (facebook.com/icrc) et Twitter (twitter.com/cicr_francais)

 

 

If you would rather not receive future communications from International Committee of the Red Cross (ICRC), let us know by clicking here.
International Committee of the Red Cross (ICRC), 19 avenue de la Paix Geneva CH 1202 Switzerland

 

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 19:12

 

Le Bilan économique d’Hugo Chavez

 

 

CLIQUER CI-DESSOUS EN CAS DE PROBLEME.

 

http://www.dailymotion.com/fr/relevance/search/Le+bilan+%C3%A9conomique+de+Hugo+Chavez/1#video=xy0aj0

 

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Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

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L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

OEDC-copie-1.jpg


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de la diaspora camerounaise

 

 

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Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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code noir

  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine