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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 17:48

Syrie - Alain Chouet : "Ce n'est pas en armant des salafistes qu'on trouvera une solution"

 

alain-chouet.jpg

Ancien chef de poste de la DGSE à Damas, puis cadre supérieur des services secrets, Alain Chouet conteste la décision française de livrer des armes à l'opposition syrienne.

 

Le président français François Hollande a souhaité vendredi que les Européens prennent "dans les prochaines semaines" une décision sur la levée de l'embargo sur la fourniture d'armes aux forces d'opposition syriennes. "Des armes sont livrées par des pays, dont la Russie, à Bachar el-Assad et son régime. Nous devons en tirer toutes les conclusions et l'Europe doit prendre sa décision dans les prochaines semaines", a déclaré François Hollande. Il a précisé que "toutes les conséquences de la levée de l'embargo" seraient examinées par les ministres des Affaires étrangères au cours d'une réunion prévue de longue date les 22 et 23 mars à Dublin.

Une démarche jugée sévèrement par Alain Chouet, ancien chef de poste de la DGSE à Damas, puis cadre supérieur des services secrets. Il est l'un des meilleurs connaisseurs du monde arabo-musulman. Rencontre.

 

Le Point.fr : Est-il opportun que la France livre des armes à l'opposition syrienne ?

Alain Chouet : Je suis confondu par cette affaire. On se trouverait complètement en dehors de la légalité internationale, dans une situation sans précédent. Pour prendre une comparaison, c'est comme si la France, en 1992, avait décidé unilatéralement d'armer le GIA (Groupe islamique armé) et le FIS (Front islamique du salut) algériens, sous prétexte qu'ils avaient gagné les élections et que les militaires avaient interrompu le processus électoral. Dans le cas de la Syrie, nous armerions des groupes non représentatifs et reconnus par personne, si ce n'est par nous ! l'ONU n'a pas reconnu l'opposition, et d'ailleurs, de quelle opposition parlons-nous ? Elle est totalement hétéroclite et divisée, les militaires ne reconnaissent pas l'autorité des politiques et, à l'intérieur de la composante militaire, les milices djihadistes ont pris le pas sur les autres.

 

Quelles armes la France veut-elle livrer ?

Je ne le sais pas. J'entends parler d'armes "défensives", qui ne font pour moi aucune différence avec les armes "offensives". Quant à évoquer des armes "non létales", on joue sur les mots. Et je ne sais pas à qui on va les donner... Certains responsables politiques français affirment que nos services spéciaux savent parfaitement à qui il faut les donner. Je connais la Syrie depuis 40 ans, j'ai fait partie des services spéciaux pendant 30 ans et j'affirme qu'une telle certitude est totalement présomptueuse. Ce que je constate, c'est que, sur le terrain, celle qu'on appelle l'ASL (Armée syrienne libre) est composée d'officiers et d'hommes de troupe qui ont déserté vers la Turquie et qui se trouvent pour la plupart consignés dans des camps militaires quand ils n'ont pas donné des gages d'islamisme. L'un des fondateurs de l'ASL, le colonel Riad al-Assaad, se trouve pratiquement assigné à résidence avec l'interdiction de se rendre sur le territoire syrien. Tout cela pour laisser la place aux groupes salafistes et aux djihadistes. Je repose donc la question : quelles armes allons-nous donner et à qui ?

 

Si Londres et Paris veulent livrer des armes, c'est pour balayer Bachar el-Assad. Pourquoi bouger maintenant, après deux ans de quasi-immobilisme ?

Nous n'avons aucun mandat de l'ONU ou de qui que ce soit d'autre ni de légitimité juridique pour renverser le président Assad quels que soient ses torts. Ce n'est pas aux Français ni aux Anglais de le faire, mais aux Syriens. Depuis deux ans, la France a fourni aux opposants syriens une assistance logistique, technique, des entraînements organisés par les services spéciaux, également britanniques ou américains. Cette fois, en livrant officiellement des armes, on passe à un autre stade !

 

Ce n'est tout de même pas d'aujourd'hui que des services secrets soutiennent des groupes d'opposition armés au mépris des lois internationales !

Certes, et ces services sont même faits pour ça... On ne peut envoyer des militaires avec drapeaux, plumes et trompettes que lorsqu'on en a le mandat dans le cadre de la légalité internationale. Mais dès lors qu'un ministre des Affaires étrangères proclame qu'il va apporter une aide militaire à des étrangers désireux de renverser leur gouvernement, même si les instances internationales s'y opposent, on entre dans une forme nouvelle et dangereuse de l'illégalité internationale.

 

Vous connaissez extrêmement bien la Syrie, où vous avez longtemps été en poste et dont vous parlez la langue. Quelle est votre appréciation globale sur la situation ?

Depuis deux ans, la situation s'est gravement dégradée. On est dans un pays dévasté, ruiné, en proie à des affrontements ethniques et confessionnels, où rien ne sera plus jamais comme avant. On est entré dans une logique de guerre civile semblable à celle qui a ensanglanté le Liban pendant 15 ans. Mais je vous le dis nettement : ce n'est pas en armant des salafistes qu'on va arriver à une solution. D'une façon hypocrite, la France a appelé à une solution négociée en disqualifiant d'emblée une des parties sommée de ne pas se présenter à la table des discussions, en l'occurrence le pouvoir en place. Que reste-t-il alors à négocier ? Depuis le début de cette affaire, on se trouve dans le flou militaire, juridique, politique ou idéologique. J'ai le plus grand mal à m'y retrouver. On est dans une ambiguïté absolue en soutenant en Syrie ceux contre lesquels on lutte ailleurs.

 

Pouvez-vous être plus précis ?

J'évoque ici le Mali. Même si comparaison n'est pas raison et si les islamistes qui se manifestent au Mali ne sont pas les mêmes qui se battent en Syrie, ils ont les mêmes objectifs, les mêmes inspirateurs, les mêmes idéologues et les mêmes financiers. Je trouve ça tout à fait curieux. Et en tant qu'ancien responsable d'un grand service de l'État, je suis assez perturbé par ces choix bizarres et antagonistes de nos diplomates et de nos politiques.

Propos recueillis par Jean Guisnel

Source : Le Point.fr

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 17:45

GLÔGLÔ de Paname 5 : Agenda du 18 au 24 Mars 2013 .Un outil de communication à la disposition de la culture africaine.

 

 

                         


 


 

Le Glôglô C'est :
- Festival AFRO & CO BelleVilloise 2013 : Fort de son caractère de melting-pot de tendances et de styles, Le Festival Afro & CO propose pour l'édition 2013, une programmation bariolée d'artistes tels que Serge TATNOU, Maurice BIYONG, Dynamit Girls, Olivier TSHIMANGA, Shindra Ya JADE, Abad, OAZZUNK, Mamdiarra et Komandant Simi OL (artiste-invité-d'honneur). C'est le dimanche 24 Mars 2013 à Partir de 15:00 à la Bellevilloise 19-21 rue Boyer, 75020 Paris.

- Ciné-rencontre avec le film "Congo le rafiot de l'enfer". Un documentaire de Daniel Lainé et de David Geoffrion. C'est le Samedi 23 mars à 14 h 30 / au Musée Dapper 35 bis, rue Paul Valéry 75116 Paris
Fort de son caractère de
- La comédie musicale "Hééé Mariamou" est une mise en scène de Maïmouna Coulibaly, traduisant le quotidien difficile des jeunes femmes dans notre société moderne. C'est le samedi 23 mars à 21h et le dimanche 24 mars à 16h : au Théâtre de La Reine Blanche, 2 bis passage Ruelle, Paris 18è -

- MAMA ADELE donne des cours de DANSE AFRICAINE du Sénégal, Sabar M'balax Wolof, Bougarabou de Casamance, le Kotoba de Guinée, et le Wolossodon du Mali
Rendez-vous tous les Jeudis de 20H30 à 22H au POINT EPHEMERE : 200 quai de Valmy 75010 Paris métro Jaurès ou Louis Blanc

http://www.youtube.com/watch?v=1GVYwvKk0bY

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 14:56

Cameroun :Combien Fru Ndi et le SDF ont-ils touché pour obtenir leur participation aux sénatoriales

BIYA FRUDI

Sénatoriales - Concussion ou collusion d'intérêts: Fru Ndi et le SDF ont-ils trahi le peuple camerounais?

Depuis son retour du palais, le Chairman du Social Democratic Front (SDF) a manifestement avalé sa langue face à une déferlante de critiques aussi bien de son supposé allié que de ses pairs de l'opposition.

 

- Les soupçons qui pèsent contre le Chairman

A la demande du NEC, le Chairman du Social Democratic Front (SDF) a été reçu le jeudi 7 mars 2013 par le Directeur du Cabinet Civil à la Présidence de la République, Martin Belinga Eboutou. Même si rien n'a filtré de l'entretien entre les deux hommes, un fait reste constant. Tous les familiers des couloirs du palais d'Etoudi indiquent que jamais de mémoire, aucun hôte ni invité du Chef de l'Etat, reçu dans les circonstances similaires, n'est ressorti des lieux sans une mallette d'argent. De ce fait, il se susurre que John Fru Ndi a été bien servi, d'où son silence assourdissant. Et certains de ses anciens compagnons et même lieutenants ne s'empêchent pas de demander à certaines personnes proches de l'entourage du Chef de l'Etat des questions insidieuses à l'instar de : «A combien s'est élevé le montant débloqué par la Présidence de la République afin de susciter ce revirement spectaculaire de John Fru Ndi? Et à combien s'élevait le montant alloué pour son carburant?».

Parce que pour l'imagerie populaire, on ne comprendrait plus que celui qui quelques jours encore, menaçait qu'il aiderait «Biya à gâter le pays», se soit retrouvé à se faire recevoir par l'un des proches collaborateurs du Président de la République en lieu et place du maître des céans. N'était-ce pas un chantage en règle? Autant d'interrogations que suscite la position prise par le SDF après que son Chairman ait été reçu au Palais de l'Unité par le Directeur du Cabinet Civil. Des errements et des revirements spectaculaires du Chairman auxquels on commence à s'habituer. Quelques membres influents du SDF joints au téléphone n'ont pas pu nous donner des explications plausibles par rapport aux agissements de leur leader. Toute chose qui amènerait à penser que les accointances entre les deux hommes ne dateraient pas d'aujourd'hui. En fait, selon moult indiscrétions, les rencontres secrètes entre Paul Biya et son challenger «putatifs» ne dateraient pas d'aujourd'hui.

Avant le tête-à-tête historique de 2010 en marge à la commémoration du Cinquantenaire des Armées à Bamenda, plusieurs de nos sources indiquent que plus de six rencontres informelles ont eu lieu entre les deux hommes ces dernières années. C'est fort à propos que l'ancien Commissaire principal, Christophe Junior Zogo, aujourd'¬hui exilé politique en France, avait avoué avoir été le missi dominici du Chef de l'Etat, pour la remise d'une mallette de 500 millions de FCFA au Chairman en vue de désorganiser l'opposition qui, clans une plate-forme dénommée «Coalition pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationales (CRRN)», venait de choisir Adamou Ndam Njoya comme étant l'unique candidat de l'opposition à l'élection présidentielle du 11 octobre 2004.

A contrario, pour certains membres influents du parti des flammes interrogés sous anonymat, c'est Grégoire Owona (SGA du Comité central) et l'actuel président du groupe parlementaire du RDPC à l'Assemblée Nationale, Jean Bernard Ndongo Essomba, qui auraient parachevé le rapprochement entre les deux hommes. En effet, le célèbre homme d'affaires de la Lékié et l'homme fort de Ntarikon seraient beaux-frères depuis quelques années. Le fils de Jean-Bernard Ndongo Essomba est selon nos sources, l'époux de la fille de Ni John Fru Ndi. Comme pour dire que lorsque des personnes ont les mêmes intérêts, c'est le peuple qu'on tourne en bourrique.


II- Les explications du SDF

Pour le ministre du Shadow Cabinet en charge de l'information et des médias, contrairement à la campagne de discrédit menée depuis la décision du SDF de participer aux élections sénatoriales du 14 avril 2013, il faut y voir une volonté de préparer véritablement une alternance pacifique et démocratique dans un cas de vacance éventuel. «Le SDF avait le choix entre créer un blocage politique et accepter la mise sur pied d'un Sénat. N'oublions surtout pas que l'absence du Sénat, entraine de fait l'impossibilité de la mise en place du Conseil Constitutionnel dont 3 membres sont désignés par le Président du Sénat et dont la constatation de la vacance au sommet de l'Etat constitue une des prérogatives», soutient Jean Robert Wafo.

Pour ce dernier, il ne fait aucun doute que le SDF a pris au contre-pied tous ceux, nombreux dans les instances du régime au pouvoir, qui tapis dans l'ombre prépare la prise par la force du pouvoir en cas de vacance du pouvoir. «Il est indéniable que la fin de règne est imminente et que le début de l'après-Biya a commencé depuis la convocation du collège électoral des sénatoriales. En acceptant que le SDF participe aux sénatoriales malgré la mascarade programmée, le Chairman Ni John Fru Ndi a fort heureusement déjoué en toute dernière minute les desseins diaboliques inavoués que les totalitaristes de l'ordre régnant avaient projeté sur notre vivre ensemble». Toutefois, il y a encore des observateurs dont cet argumentaire est loin de convaincre. Convaincu que ce revirement spectaculaire du SDF et son Chairman, tout comme les précédents est la preuve que ces deux partis sont des alliés objectifs du RDPC et de Biya.

Il n'en est rien soutient-on du côté du SDF pour dire qu'il s'agit de rester dans la posture de préserver la paix et donner une chance à une alternance pacifique. Parce qu'en mettant le pays à feu et à sang, le SDF n'a aucune garantie qu'une situation confuse permettrait d'arriver à l'objectif final. Au contraire, pour le principal parti de l'opposition, une telle situation ne profiterait certainement pas aux forces du changement, mais un régime tribal qui contrôle toute la machine de répression. Puisqu'il ne fait aucun doute que forcement, il l'utiliserait à ses fins pour se régénérer à un moment où user par 30 ans de pouvoir sans partage, le Chef de l'Etat lui-même veut éviter une transition par un bain de sang. «En l'état actuel de nos institutions, marqué par I 'absence du Sénat et du Conseil Constitutionnel, en cas de vacance au sommet de l'Etat, le vide constitutionnel ne peut profiter qu'a l'oligarchie régnante qui dispose d'importants moyens matériels pour se régénérer par la force en cas de déflagration sociale de forte amplitude».
Pour les observateurs politiques, qu'on compte parmi les adversaires politiques du SDF dans les rangs de l'opposition, et les thuriféraires du parti au pouvoir, ils n'y voient que la décadence d'un parti, certes leader de l'opposition, mais allégrement passe pour devenir une fauve dépourvue de ses atouts offensifs, et décidé de brouter de l'herbe. «Comment le SDF, en cas de mise en place du Sénat et du Conseil Constitutionnel, fera-t¬-il pour faire en sorte que demain la vacance au sommet de l'Etat ne profite pas à l'oligarchie régnante?». Et d'ajouter : «Que valent encore le SDF et son Chairman qui sont passés depuis 1997 du front de lutte pour la démocratie et l'Etat de droit au front de lutte pour la mangeoire». Avant de conclure : «Peut-on encore prendre au sérieux les menaces/chantages du SDF et de son Chairman qui sont devenus à tu et à toi avec Paul Biya et le Directeur du Cabinet Civil?».

Et J. R. Wafo de rétorquer que : «La posture du SDF a donc été dictée par ses convictions républicaines et surtout par l'intérêt suprême du peuple camerounais qui passe par la mise sur pied de toutes les institutions contenues dans la Constitution du 18 janvier 1996 notamment celles le Conseil Constitutionnel et le Sénat qui sont extrêmement importantes dans les mécanismes de dévolution du pouvoir politique dans notre pays». On attend de voir si l'avenir donnera raison au SDF où alors conduira à la déchéance de l'opposition? Car comme l'affirme Sam Baka, le vice-Président national de l'UDC, la situation politique que traverse le Cameroun est le résultat de l'échec collectif de tout un peuple... Les politiques, la société civile, bref de toutes les forces vives de cette nation de jouisseurs qui ne savent pas faire foule et qui manquent de manière criarde de culture citoyenne. Celle-là qui a permis aux autres peuples (Sénégal, Mali, Benin, Ghana...) de parvenir à l'instauration de la bonne gouvernance et à des alternances pacifiques.

Par Mathieu Nathanaël Njog et Yves Junior Ng

 Source :Aurore Plus

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 14:54

Le triomphe du mensonge et de l'injustice.

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Desgagné. Il vaudrait beaucoup mieux que la justice internationale n'existe pas, car elle constitue en fait une grave forme d'injustice. M. Gbagbo est un grand démocrate et un homme de dialogue, de progrès et de paix. Il a été victime d'un coup d'État sanglant orchestré par les dirigeants mafieux de l'OTAN, en particulier M. Sarkozy, pour mettre au pouvoir un partenaire de l'ordre mondial néolibéral, M. Alassane Ouattara.

L'armée privée de M. Ouattara, les Forces nouvelles, est une armée d’analphabètes soutenus par la France depuis 2002. Elle sévit encore aujourd'hui en Côte d'Ivoire sous le nom de FRCI. Pas une semaine ne passe sans que les FRCI ne commettent des exactions et des violences. Le racket et la contrebande sont leurs principales activités et sources de revenus.

M. Sarkozy, M. Ouattara et beaucoup d'autres chefs d'État devraient être jugés pour leurs crimes de masse, si une véritable justice internationale existait. Les partisans de ces sinistres personnages n'ont qu'une seule stratégie : le déni et les mensonges. Ils passent leur temps à accuser leurs victimes des crimes qu'ils ont eux-mêmes commis au vu et au su de tous. Ils misent sur la complicité des médias, qui répètent constamment les mêmes mensonges et qui ne donnent qu'occasionnellement la parole à leurs contradicteurs. Tout est affaire de pondération dans les médias : une vérité dite une fois ne fait pas le poids devant un lavage de cerveau systématique où les mensonges sont répétés des milliers de fois.

La justice internationale donne les mêmes résultats partout, que ce soit en Côte d'Ivoire, au Rwanda ou en RDC : c'est le triomphe du mensonge et de l'injustice. La justice n'est qu'un concept qui ne vit encore que dans l'esprit des hommes de bonne foi, dont le président Laurent Gbagbo fait partie. Dans la réalité, il n'y a pas de justice. Il n'y a que l'argent, les fusils et les rapports de force. 

M. Assad, le président de la Syrie, l'a compris. Il ne discute pas avec l'OTAN et les médias menteurs occidentaux. Il achète des missiles russes et empêche l'OTAN de lui faire ce qu'elle a fait à Gbagbo et Kadhafi. C'est le seul argument que comprend l'OTAN, qui ne s'intéresse aucunement à la justice, à la démocratie et au respect des droits de la personne et qui n'est que le bras armé des parasites et des pillards du grand capital apatride basé à Wall Street.

La seule conclusion possible est qu'il ne sert à rien de discuter. Il faut s'armer et résister. Puis, un jour, il faudra éliminer pour de bon les agresseurs qui ensanglantent l'humanité depuis Hiroshima. Après, nous pourrons reparler de justice, internationale ou pas.

Regards sur Gbagbo met en avant des personnes qui veulent s'exprimer sur des sujets particuliers ou des personnes qui ont simplement des histoires engageantes à raconter. Leurs opinions ne reflètent évidemment pas celles du site Regards sur Gbagbo. 

http://regardssurgbagbo.net/content/le-triomphe-du-mensonge-et-de-linjustice

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 17:00

CAF (Confédération Africaine de Football) : Issa Hayatou veut mourir à la présidence comme son compatriote de président au Cameroun.

Issa-Hayatou.jpg

A la tête de la Confédération Africaine de Football (CAF) depuis 1988, Issa Hayatou veut briguer un nouveau mandat, le 10 mars prochain, lors de l’Assemblée générale de l’instance dirigeante du football africain, prévue au Maroc. Déjà, la campagne a commencé lors de cette CAN qui se déroule en Afrique du Sud avec la distribution d’une brochure où il est bien mentionné : « comme on ne change pas une équipe qui gagne, on ne change pas un Président qui fait le bonheur du football africain ».  

 

Dans cette brochure, on peut lire : « comme on ne change pas une équipe qui gagne, on ne change pas un Président qui fait  le bonheur du football africain ». Une façon de dire que Hayatou n’est pas prêt à quitter la présidence de la CAF.  Après plus d’une vingtaine d’années (il est président de la CAF depuis 1988), il veut encore chercher un autre mandat mais pour quoi faire ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres en Afrique du Sud plus précisément à Durban. Cette candidature a été l’objet d’un débat entre les journalistes venus de différents horizons avant le match des quarts de finale, qui a opposé l’Afrique du Sud au Mali. « Je pense que Hayatou doit se reposer pour laisser la place à d’autres générations. Il y a des gens qui sont valables pour faire avancer le football africain. Hayatou a trop duré dans cette affaire. Je n’ai rien contre lui, mais, je pense qu’il est temps qu’il quitte avec tous les honneurs » nous a confié un journaliste congolais. Un journaliste sénégalais pense qu’il est très normal qu’il continue sa politique de faire du football africain, un véritable levier de développement pour l’Afrique. « Je pense que Hayatou a des ambitions pour le football africain. S’il est candidat à sa propre succession, c’est donc bien pour nous. Il va certainement améliorer davantage le niveau de nos compétitions pour le plus grand bonheur du sport roi. Il a déjà montré ses preuves. Qu’on lui donne une dernière cartouche. Un jour qu’il va quitter » a-t-il dit.

Ce qui est sûr, Issa Hayatou briguera un nouveau mandat, le 10 mars prochain, lors de l’Assemblée générale de la CAF, au Maroc. Et notre compatriote, Amadou Diakité, ami fidèle de Hayatou,  signera son retour au sein du comité exécutif de la CAF. Puisqu’il est le seul candidat du Mali. Déjà, Amadou Diakité est présent à la CAN à côté de son mentor.

                                            Alou B HAIDARA, Envoyé spécial 

Anglophone ou francophone 

Les demi-finales, qui se dérouleront mercredi 6 février prochain, opposeront le Ghana au Burkina Faso et le Mali au Nigeria. La CAN Orange Afrique du Sud 2013 est rentrée dans sa phase décisive. Après les matchs de poule, et les quarts de finale, quatre équipes ouest africaines restent encore dans la course. L’Afrique de l’Ouest entre ainsi dans l’histoire en devenant la première région à placer quatre équipes en demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) depuis la création de cette compétition, en 1957.

Douze équipes sont d’ores et déjà rentrées, parmi elles, le champion en titre et le vice champion. La Zambie a abandonné sa couronne historiquement acquise il y a seulement un an et la Côte d’Ivoire, super favori  du tournoi, est sortie contre toute attente, éliminée par  une jeune équipe du Nigéria.  Ce mercredi, deux  matches de haut vol, meubleront ces demi finales. Du sulfureux Ghana-Burkina Faso, au choc Mali-Nigéria.

En tout cas deux scénarios se présentent pour la finale. Le premier est une finale entre pays anglophones, si le Ghana bat le Burkina Faso et le Nigeria prend le dessus sur le Mali.

D’autre part, une finale entre deux pays francophones est envisageable si le Mali et le Burkina Faso remportent la demi-finale.  Une chose est certaine, cette fois-ci la coupe va revenir à la région de l’Afrique de l’Ouest.

Avec l’élimination de leur éternel bec noir, les éléphants de Côte d’ivoire, les Aigles du Mali savent désormais que c’est plus que jamais le bon moment de saisir leur chance ce mercredi, face aux Super Eagles du Nigeria. Il ne nous reste qu’à leur souhaiter bonne chance.

Par Clarisse NJIKAM                                                                                                                                                                               Source : Bamada.net

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 16:58

Alpha Blondy : Dans les calculs politiques de M. Ouattara, le crime figure en bonne place.

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On peut reprocher au Lynx tout ce qu’on veut sauf la capacité de rappeler à chaque pestiféré de prendre ses responsabilités en respectant ce qu'il a toujours dit. On a sur votre journal préféré crié que le «Dioula » Alpha Blondy qui disait avoir voté pour Laurent Gbagbo mais reconnaissait la victoire d’Alassane Ouattara pour terminer sa course que s’était le tour du groupe Mandé de diriger la Côte d’ivoire était un garçon « instable ». Dans la recherche de la vérité, les confrères du côté d’Abidjan ont bien voulu aller dans les archives pour le Lynx. Nous vous re-publions ce que « Rasta Pou » Alpha disait il y a seulement trois ans.Seulement trois ans. Lecture!

Notre Voie : Alpha Blondy, dans une interview accordée au mensuel panafricain Afrique Magazine (AM) n° 270 de mars 2008, vous avez qualifié M. Alassane Dramane Ouattara de prestidigitateur et avez soutenu qu’il ne sera jamais président de la République de Côte d’Ivoire. Pourquoi vous attaquez-vous à ce leader politique ivoirien ? 

Alpha Blondy : Souvenez-vous, à un moment donné de ma vie et de l’histoire de la Côte d’Ivoire, j’ai crânement défendu le cas Alassane Dramane Ouattara, le leader du Rassemblement des Républicains (RDR) et un des futurs candidats à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. J’avais dénoncé le fait qu’on le traite d’ivoirien lundi et d’étranger mardi. Et qu’à cause de cela, ce Monsieur que le PDCI a envoyé en Côte d’Ivoire ne pouvait pas être candidat à l’élection présidentielle. J’avais dit non ! Et aujourd’hui, il peut être candidat à la présidentielle. Ne voyez-vous pas que ce combat que j’ai mené a payé dans une certaine mesure ? Mais actuellement, les données ont changé et il me semble important de souligner les actes graves que M. Ouattara a posés. Il faut le dire, nous ne partageons pas sa façon de faire.

Que lui reprochez-vous ? 

Il serait indécent de ne pas souligner que le premier coup d’Etat en Côte d’Ivoire (le 24 décembre 1999 qui a renversé le président Henri Konan Bédié, ndlr) a été fait par M. Ouattara…

Comment le savez-vous ? 

Mais il l’a dit lui-même et les Ivoiriens en sont témoins. Il a dit : «Quand je frapperai ce régime moribond, il tombera». Il avait annoncé aussi aux Ivoiriens : «Je reviendrai à Noël». Donc il savait bien de quoi il parlait. Le 24 décembre 1999, il a effectivement frappé, le régime Bédié est tombé et il est revenu en Côte d’Ivoire.

Pour moi, le coup d’Etat était déjà un acte anti-démocratique. Et je dis que c’est ce coup d’Etat qui a ouvert la boîte de Pandore d’où sont sorties toutes les tentatives hebdomadaires de coups d’Etat qui ont abouti à la guerre, cause de la rébellion armée du 19 septembre 2002 suivie de la partition systématique du pays.

Le général Robert Guéi, chef du CNSP, la junte militaire au pouvoir, avait pourtant indiqué, devant la nation, que le coup d’Etat de 1999 était l’œuvre des «Jeunes gens »…

Je n’entre pas dans ce genre de masturbation.

Vous n’y croyez pas ? 

Non ! Mais écoutez, lorsque la guerre a éclaté en septembre 2002, Alassane Ouattara a déclaré sur RFI – je l’ai bien écouté – qu’il n’était ni de près ni de loin mêlé à la rébellion. Mais j’ai regardé plus tard une vidéo où des rebelles égorgent un gendarme. Sur ce document (j’ignore comment l’on procède en matière de montage et de truquage), ce que Koné Zakaria (un des chefs rebelles, ndlr) dit est clair – je comprends bien le malinké. Il a dit : «Nous avons pris les armes, pas pour IB, mais pour Alassane Ouattara». Et que c’est lui qui leur envoyait 25 millions de FCFA par mois. Zakaria l’a dit. Si cette grave accusation était fausse, pourquoi M. Ouattara n’a-t-il pas apporté de démenti ?

Que voulez-vous finalement insinuer ?

M. Ouattara est largement le commanditaire de la rébellion, you know. Je ne suis pas Jack Bauer (personnage principal d’une série policière américaine à la télé, NDLR) mais c’est M. Ouattara qu’on connaît. Qui ne dit mot consent. Même, à un moment donné, Guillaume Soro s’est un peu énervé devant le refus de M. Ouattara d’assumer.

Je signe et je persiste qu’Alassane Ouattara est à l’origine du coup d’Etat de 1999 qui a entraîné la guerre. Il est à l’origine de tous les problèmes que nous vivons aujourd’hui. Depuis qu’il est venu dans ce pays, nous avons rompu avec la tranquillité et la sérénité. Celui qui a tiré le plus grand profit de l’Ivoirité, c’est bien Alassane Ouattara. Il en a fait un fonds de commerce. Le PDCI, sa famille politique de départ, ne voulait pas de lui pour deux raisons principales.

Lesquelles ?

Première raison, lorsque Alassane Ouattara est arrivé en Côte d’Ivoire en 1990, il n’aurait pas dû sortir avec Dominique Nouvian-Folléroux (son épouse actuelle, NDLR).

Vous y allez fort !

Oui mais lui, il n’a pas hésité. Moi, je relate les faits. Je fais un décryptage, you know. A l’époque, je sortais avec Patricia, la fille d’un Européen qui travaillait à la présidence. Elle m’a confié ceci, après la nomination d’Alassane Ouattara : «Attention votre Premier ministre-là est en train de prendre un virage dangereux. Parce que Dominique est en quelque sorte la «Go» du président de la République, Félix Houphouët». Comprenez-vous le sens de ce message de Patricia ? Je pense qu’Alassane Ouattara pouvait s’offrir toutes les filles d’Abidjan, sauf celle-là. Ce qu’il a fait, c’est comme si tu couchais avec ta propre mère. Parce que le président Houphouët était son père politique et spirituel. Et quand tu as fini de coucher avec ta mère, n’aies pas la prétention de ravir à ton père son fauteuil. Or, Ouattara a fait tout cela. C’est ce que le PDCI n’a jamais osé dénoncer aux yeux du monde. Voilà pourquoi beaucoup se sont contentés de le traiter d’étranger. Ce qui l’a d’ailleurs arrangé car il en a fait son fonds de commerce.

Quelle est la seconde raison ?

Il voulait niquer M. Konan Bédié. Quand le président Houphouët est mort, beaucoup de cadres du PDCI ont regardé Alassane Ouattara bizarrement. Ça murmurait qu’après avoir couché avec Dominique par calcul politique…

Avez-vous un problème avec Mme Dominique Ouattara ?

Non, pas du tout, je respecte Dominique. Seulement, je voulais dire qu’elle n’est pas la seule personne qu’Alassane Ouattara a bernée. Mais elle n’est pas dupe. Dominique avait perdu son mari dans des conditions tragiques. Et M. Ouattara a profité de la blessure de cette dame – je vous le dis parce je le pense sincèrement – pour déployer son calcul politicien. Il s’est servi d’elle pour son ambition.

Vous dites là des choses terribles ?

On me qualifie de fou, non ? Mais un fou, il sait beaucoup de choses, you know ! Le mariage de M. Ouattara avec Dominique, relève d’un calcul politicien. Il prétend que Houphouët lui a donné l’ordre de prendre cette femme. Mais il a oublié que c’est parce qu’il a couché avec elle que «le Vieux» s’est fâché et la lui a cédée. Un proche d’Houphouët – et non des moindres – m’a confié que «le Vieux» en a pleuré. Parce qu’il ne pouvait pas s’imaginer que quelqu’un qu’il a fait venir auprès de lui de bonne foi puisse lui planter le couteau dans le dos. Son entourage en été malade aussi. C’est de là qu’est parti le débat sur la filiation de Ouattara. Aujourd’hui, nous disons qu’Alassane Ouattara est certes un Ivoirien mais il y a un problème.

Quel problème encore ?

Tu peux être un Ivoirien mais si tu as grandi à Bobodioulasso, où est le problème ? Ses frères ont grandi à Dimbokro, dans le centre de la Côte d’Ivoire. Mais lui, il a grandi du côté de la Haute Volta, c’est-à-dire dans la région de Bobodioulasso. Même quand il parle le malinké, son accent est de Bobodioulasso. Il ne faut pas en avoir honte ! Mais il semble tellement perturbé par cela. Et il raconte à sa femme Dominique que je suis son cousin. Parce que nous sommes tous deux nés à Dimbokro. Je ne suis pas son parent. Il n’a pas besoin de forcer des liens de parenté avec moi pour prouver qu’il est Ivoirien. Dans tous les cas, on ne couche pas avec la femme de son papa. Mais il l’a fait.

Pourquoi est-ce maintenant que vous en parlez ?

Excusez-moi, chaque chose en son temps ! Un jour ou l’autre, Dominique Folléroux se réveillera. Alassane Ouattara pense que M. Sarkozy va l’imposer aux Ivoiriens parce qu’il a été tout simplement le témoin de son mariage. C’est peut-être vrai que le président français est son ami, mais attention !

N’est-il pas envisageable que M. Sarkozy veuille donner un coup de pouce à son ami en difficulté ?

M. Sarkozy pourrait aider la Côte d’Ivoire en tant qu’Etat mais pas M. Ouattara en tant qu’individu. Parce que les intérêts de la France sont plus grands que ceux de Messieurs Sarkozy et Ouattara. Quand je dis qu’Alassane Ouattara ne peut pas être président de Côte d’Ivoire, c’est parce qu’il a fait couler trop de sang, de larmes. Il a fait briser trop de vies d’innocents. Je pense sincèrement ce que je dis. Depuis le coup d’Etat de 1999, avez-vous vu se bousculer des personnalités comme Ahoua N’Guetta, Essy Amara, enfin tous les repères de tous bords politiques confondus ? Savez-vous pourquoi ? Parce que la chaîne référentielle a été brisée. En outre, les généraux Palenfo et Coulibaly se sont également éclipsés et ont vu leurs vies respectives brisées parce qu’on leur colle une étiquette de RDR déçus. Même moi qui vous parle…

Justement, il y a quelques années, vous avez proclamé que vous êtes un militant du RDR…

J’ai déjà reconnu dans un mensuel panafricain qu’Alassane Ouattara a roulé tout le monde dans la farine. On dit que M. Gbagbo est un boulanger. D’accord, mais je dis que M. Ouattara est un hyper-boulanger. C’est le propriétaire des Grands Moulins d’Abidjan (rires). Et moi, je suis un chanceux parmi ceux que M. Ouattara a roulés dans la farine.

Mon ami H., le comédien Camara Yêrêfê, en a été tellement victime qu’il en est mort. On raconte que je n’ai rien fait pour lui jusqu’à ce qu’il trouve la mort. Mais qu’ils me font pitié, les colporteurs de ces rumeurs ! Je vais vous dire la vérité. Lorsque la SICOGI de Yopougon voulait expulser H. pour une location-vente impayée à hauteur de 3 millions FCFA, c’est vers moi qu’il a couru. Je partais pour une tournée à l’étranger et je n’avais pas de la liquidité sur moi. Je lui ai alors signé un chèque de 3 millions FCFA. Je précise qu’on a appelé Ibrahim dit «photocopie», le frère cadet de M. Alassane Ouattara, pour lui poser le problème de H. qui a fait la prison, qui a perdu son boulot à la télé à cause de son militantisme au RDR… On m’a répondu que lorsque qu’on donne de l’argent à H., il le dilapide. Au vu de cette attitude du RDR à son égard, j’ai interpellé H. en ces termes : «Petit frère, fais attention à toi ! Ces gens vont t’utiliser pour rien. Chaque fois que y a drap, tu viens me dire : Elvis (l’autre surnom d’Alpha Blondy), on m’a blessé, on a blessé mon fils… Et je demande : est-ce qu’un seul enfant d’Alassane a été égratigné ? Une façon de te demander de faire attention et de te dire que moi-même qui te parle, ils ont envoyé des militaires chez moi en 1999 sans que je n’y comprenne rien. N’oublie donc pas d’où on vient». J’ai dit tout cela à H. Depuis ce jour, on se fréquentait davantage, on mangeait du poisson à la braise ensemble… Un jour, il m’a encore dit que des militaires l’ont blessé à la tête. Pour le tirer de ce guêpier et lui permettre de reprendre ses activités professionnelles, j’ai décidé de lui remettre une caméra que j’ai achetée à 20 millions FCFA. Je lui ai même demandé de changer sa façon de militer. Je lui ai expliqué que c’est parce que les gens du RDR parlent trop. Je lui expliquais aussi comment j’étais souvent félicité, à ma grande surprise, pour des sacs de riz et autres que j’aurais offerts à des militants du RDR.

Et que se passait-il en réalité ?

Ma secrétaire d’alors, Koné Ténin (aujourd’hui membre du cabinet de la ministre Jeanne Peuhmond, NDLR) était militante du RDR ; mon manager Koné Dodo était du RDR et ils le sont aujourd’hui encore. Au départ, ils ont nié mais plus tard, Ténin l’a reconnu. Ténin était tellement passionnée qu’il suffisait de critiquer M. Alassane Ouattara, pour qu’elle étouffe. Je connais Ténin, je la respecte ; elle a fait un choix que je respecte. En revanche, Koné Dodo m’a trahi dans sa passion, non pas pour le RDR, mais pour M. Alassane Ouattara qui est en réalité le problème et non le RDR car Alassane veut faire de ce parti une sorte de secte.

Koné Dodo m’a trahi en me disant que des gens l’ont chargé de venir encaisser de l’argent auprès de moi pour financer la rébellion. Moi, je lui ai dit que je préférerais faire des dons à la Croix Rouge pour des actions humanitaires en faveur de ceux qui en avaient besoin dans l’urgence. Il en était tellement passionné que je le suspecte aujourd’hui d’avoir détourné au profit de la rébellion une partie des recettes de 35 millions de FCFA engrangés lors de ma tournée de 2003. Aujourd’hui, Koné Dodo se trouverait à Boundiali, hypertendu, à moitié paralysé. Pendant ce temps, que fait le RDR pour lui ? Que fait pour Koné Dodo, M. Alassane Ouattara qui, paraît-il, est propriétaire de 22 avions et 212 bateaux ? Fohi ! Rien ! Actuellement Dodo ne vit qu’avec l’aide que lui apporte son fils.

Quels sont aujourd’hui vos rapports ?

Koné Dodo m’appelle parfois. Il me demande de l’appeler à mon tour. Seulement, c’est moi qui me sens gêné. Ah, lui aussi a été tellement aveuglé ! Mais je pense qu’un jour, il se réveillera car, tout comme Ténin, il admirait beaucoup M. Zémogo Fofana (personnalité politique, transfuge du RDR qui a créé l’ANCI, son parti).

Vous auriez abandonné également Aldo Moro, Affri Loué et bien d’autres de vos proches malades…

J’avais proposé à Aldo Moro (paix à son âme) de travailler avec H. pour la réalisation de sketches qu’ils devaient commercialiser. Mais Aldo Moro (ancien cameraman à la RTI) m’a dit que son rêve, c’était de découvrir la Jamaïque. Je l’ai envoyé en Jamaïque. Quant à Eugène Affri Loué (paix à son âme), il était condamné à mort, je n’y pouvais rien. Pinto, quant à lui, est superviseur au Café de Versailles (le restaurant chic bâti par Alpha Blondy). Vous pouvez le lui demander. Il n’a jamais été victime d’un grave accident de la circulation avec ma voiture sans que je ne sois au courant. (Pinto dément devant nous avoir fait un accident avec un véhicule de Blondy). «Ancien» (un regretté collaborateur d’Alpha) est mort d’insuffisance rénale. Lorsque j’ai arrêté de fumer de la drogue, j’ai dit à tous ceux qui fumaient comme moi de rester à carreau pour ne pas que je replonge. «Ancien» était devenu entre temps le manager du groupe Adjam Tala Rockers. On s’est perdus de vue. Un jour, lorsque je l’ai vu à Grand-Bassam, j’ai découvert une loque humaine. Une autre fois, il a fait venir des jeunes gens chez moi pour me solliciter de l’aide, alors qu’il était en instance d’être hospitalisé au CHU de Treichville. Plus tard, j’ai appris que ces jeunes se sont volatilisés dans la nature avec l’argent que je leur avais remis. Après, il s’est levé lui-même de son lit d’hôpital pour me trouver à Grand-Bassam. Il avait besoin d’argent. Je lui en ai donné. C’est à Yohou Yolande dite «Yoyo Rasta», une grande amie, que je remettais de l’argent pour secourir «Ancien». Un jour, à la veille d’une tournée, il m’a dit : «Si on ne se revoit plus… » Je lui ai répondu : «Arrête, ne me parle pas de ta mort… (Alpha Blondy se met à pleurer. Après une pause, il poursuit ses propos)… Alassane Dramane Ouattara est dangereux pour la Côte d’Ivoire. Pourquoi, en le disant, on doit être menacé de mort ?

Avez-vous été menacé de mort ? Par qui ?

Bien sûr, j’ai été menacé de mort après la publication de mon interview à Afrique Magazine. On m’a appelé sur le téléphone fixe et sur le portable pour me menacer de mort. Un individu est même venu me voir pour me conseiller de boire le pipi du matin de ma mère car, selon lui, je suis un malade mental. Menacer un malade mental ? Menacer un fou ?

Avez-vous porté plainte contre X ?

Non, je ne porterai pas plainte.

Pourquoi ?

Parce que je sais que Dieu le fera à ma place. Ecoutez, M. Alassane Ouattara ne fait rien pour que Dieu ne puisse pas mener mon combat. Tant de sang versé, tant de vies humaines anéanties. Savez-vous pourquoi il n’y a pas eu les 100 000, 200 000 voire 300 000 spectateurs que j’attendais à mon FESTARRR, le 30 décembre 2007 ? C’est à cause de cette guerre que M. Ouattara a enclenchée en Côte d’Ivoire. Où est-ce que les FANCI ont recruté leurs nouveaux soldats ? C’est parmi les “bramogos” (fans) d’Alpha Blondy. Où est-ce que les Forces nouvelles ont puisé leurs soldats ? C’est dans les “bramogos” d’Alpha Blondy. Quand l’on a sacrifié la vie de mes «bramogos» pour des ambitions politiques personnelles, il ne faut pas demander le miracle aux quelques survivants.

Quels sont aujourd’hui vos rapports avec la France ?

Moi, je n’ai pas de problème avec la France. J’ai dit simplement que je condamne fermement la France pour ce qu’elle a fait en novembre 2004 devant l’Hôtel Ivoire à Cocody et sur les deux ponts d’Abidjan. Son armée a tué des Ivoiriens qui manifestaient tranquillement pour la souveraineté de leur pays. La France, c’est quand même nous. C’est inacceptable. Maintenant que l’on dise que moi, j’ai choisi mes morts, c’est faire de la désinformation. Qu’on arrête cela. J’ai dit qu’on a passé le temps à parler de 9 soldats français qui auraient été tués à Bouaké par les FANCI mais qu’on n’a pas parlé des autres morts de la ville. C’est ce que j’ai toujours dit, ok ? Donc qu’on arrête de tout déformer tout le temps.

Maintenez-vous toujours votre position selon laquelle l’armée française basée à Abidjan (le 43ème BIMA) doit partir ?

Mais bien sûr. Moi, je voterai pour le candidat à la présidentielle prochaine qui promettra de faire partir l’armée française et de nous faire passer d’une indépendance virtuelle à une indépendance réelle. Voyez-vous, je ne nourris aucune haine envers qui que ce soit mais je ne supporte pas l’injustice.

Etes-vous toujours à couteaux tirés avec l’ambassadeur de France à Abidjan, André Janier ?

Récemment, quand j’étais hospitalisé à la PISAM, il m’a joint sur mon portable pour me souhaiter prompt rétablissement. Il m’a même annoncé qu’il m’inviterait à partager un repas dès que je serais rétabli. Mais je préfère attendre après ma tournée en Amérique.

Et la polémique sur votre titre d’ambassadeur de la paix de l’ONUCI ?

Jusqu’à ce qu’on me le signifie officiellement par écrit, comme ça été le cas lorsqu’on me nommait, il y a un peu plus de deux ans, je demeure messager de la paix pour l’ONUCI. C’est d’ailleurs à ce titre que je tire la sonnette d’alarme pour prévenir tout risque de regain de violence en Côte d’Ivoire.

Que répondez-vous à ceux qui affirment que vous êtes le principal auteur de la Charte du Nord rédigée en 1990 ?

Je n’ai jamais écrit cette sale Charte du Nord. J’ai fait un tract, bien au contraire. On m’a dit que la Charte du Nord contient plus de 200 pages mais ce qu’ils ont publié (dans le quotidien Le Patriote, ndlr) ne tient pas sur un feuillet. Pourquoi sont-ils malhonnêtes jusqu’à ce point !

Dans votre tract publié en 1990, vous meniez le combat de M. Ouattara. Comment expliquez-vous ce changement de position radicale de votre part aujourd’hui ?

J’ai changé parce que M. Ouattara a touché à la Côte d’Ivoire. Ça, je ne saurais l’accepter. Il a posé des actes qu’il ne devrait pas. Je vous l’ai déjà suffisamment dit. On nous a tous bernés avec cette histoire d’ivoirité parce qu’en réalité, seul Alassane Ouattara en est le plus grand bénéficiaire. Je me souviens qu’en 1990, on est venu me voir pour me dire que les Bété disent que s’ils prennent le pouvoir, ils vont égorger tous les gens du Nord.

Qui est venu vous le dire ?

Je préfère taire les noms mais ils se reconnaissent. Des gens sont venus me voir à l’immeuble Nanan Yamousso (Abidjan-Treichville) que j’habitais à l’époque. La mère d’un de mes enfants, Valerie Yébarth était témoin. Ceux qui me pourfendent, parlent de quoi ? J’aimerais bien qu’Alassane Ouattara nous parle des circonstances de la mort de Félix Houphouët- Boigny en 1993.

Vous devez en savoir quelque chose…

Non, c’est lui qui doit en savoir quelque chose. C’est lui qui pourra nous éclairer. Ça, c’est d’un. De deux, il y a un petit truc que je voudrais savoir. Vous souvenez-vous de la défunte femme policière Simone Gbahé ? Vous souvenez-vous de sa révélation faite dans Soir Info, dans laquelle, elle soutenait qu’un coup d’Etat se préparait contre le président Bédié ? Ne trouvez-vous pas bizarre qu’elle soit morte sans avoir pu rencontrer Bédié alors qu’elle le désirait ? C’est une question que je me pose. En somme, Simone avait bel et bien averti qu’un coup d’Etat se préparait contre Bédié mais…

Et qui préparait ce coup d’Etat ?

Qui a fait le premier coup d’Etat en Côte d’Ivoire, en 1999 ? Qui était le financier de la guerre dont Koné Zakaria a parlé ?

Faites-vous allusion à M. Alassane Ouattara ?

Bien sûr, puisque c’est lui qui a commandité le premier coup d’Etat. Aujourd’hui, quand je vois l’acharnement avec lequel la presse proche de lui s’attaque à ma modeste personne jusqu’à vouloir ma mort, je suis amené à me poser encore de nombreuses questions. Mais, qu’ils soient tous rassurés, je n’ai pas encore dit mon dernier mot.

Vos détracteurs soutiennent que c’est parce que le président de la République, Laurent Gbagbo, vous donne beaucoup d’argent que vous vous acharnez sur M. Ouattara. Qu’en dites-vous ?

Pour être poli, je vais vous dire simplement ceci : le président Houphouët m’avait donné de l’argent mais ils ne s’étaient pas plaints ; le président Bédié m’avait aussi donné de l’argent par rapport à ma Caravane de la Paix en 1995 mais ils ne s’étaient pas plaints non plus. Pour l’organisation de mon FESTARRR en décembre 2007, j’ai écrit à tout le monde pour solliciter de l’aide financière : ambassades, partis politiques, etc. Quand je montais le projet avec John Jay (animateur-télé, ndlr), on avait fait un devis de 300 millions FCFA. Ça traînait, faute de moyens. Et, suite à l’attentat contre l’avion du Premier ministre Guillaume Soro, le 29 juin 2007, j’ai reporté le festival. Après, j’ai décidé de le faire tout seul. C’est alors que Charles Blé Goudé m’a dit : “Ecoute, le président Gbagbo voulait nous donner sa contribution. C’est le moment d’aller le voir”. Je lui ai répondu : “Ok, on va profiter de l’occasion pour faire d’une pierre deux coups, c’est-à-dire l’inviter. S’il nous donne quelque chose, Dieu merci ; s’il ne nous donne rien, Dieu merci, you know”. Voilà ! A l’heure où je vous parle, je dois encore la somme de 16 millions à des entreprises qui ont travaillé avec moi.

L’on raconte que le chef de l’Etat vous a effectivement remis la somme de 300 millions FCFA pour l’organisation du FESTARRR. Est-ce vrai ?

A tous ceux qui soutiennent que le président de la République m’a donné 300 millions FCFA et que de cette somme, j’ai tiré 100 millions FCFA pour l’offrir à Charles Blé Goudé, je leur demande d’arrêter l’intox et la désinformation. Il faut simplement qu’ils comprennent que ce que le président Gbagbo m’a donné n’a pas de prix, c’est de la considération. Je ne savais même pas qu’il y avait un coup d’Etat qui se préparait contre lui dans cette période, comme on me l’a signifié plus tard, mais le Président a pris le risque de venir à mon invitation jusqu’à Grand-Bassam. Il a été le seul à m’honorer et pourtant, j’ai invité tous les leaders politiques, les partis politiques et leurs organisations de jeunesse. Même les Forces Nouvelles étaient attendues, à commencer par leur secrétaire général, le Premier ministre Guillaume Soro. Je me rappelle que le commandant Wattao m’a appelé pour s’excuser parce qu’il y avait “gbangban” à Bouaké (attaques de la ville par les hommes d’IB, ndlr). Ça c’est le respect, je vous le répète. Et ça n’a pas de prix.

Si l’on vous comprend bien, vos relations avec le président Laurent Gbagbo ne sont pas fondées sur l’argent ?

Les gens voient tout en terme d’argent. Je n’ai aucune intention de me vanter mais moi, je vais vous dire que ça va. Je n’ai pas de problème de ce côté-là.

Les personnalités qui n’ont pas répondu à votre invitation au FESTARRR vous ont-elles donné les raisons de leur absence ?

Moi, j’ai fait le pas qu’il fallait parce que je tenais à tuer la guerre. Mais ce n’est pas bien grave. Je comprends mes jeunes frères KKB du PDCI, Karamoko Yayoro du RDR, Blé Guirao de l’UDPCI. Ils ont subi des pressions de part et d’autre. Pour moi, le FESTARRR a été un grand succès.

Vos contradicteurs prétendent que vous avez bénéficié de la générosité de M. Ouattara du temps de la bonne entente…

Je n’ai jamais demandé de l’argent à M. Ouattara. Il n’y a jamais eu ça entre lui et moi. En revanche, je connais M. Adama Tounkara (actuel maire d’Abobo, ndlr) depuis New York. Ce dernier et moi, on s’est vu à l’époque par deux fois, il m’a donné 50 dollars. Quand on raconte que M. Alassane Ouattara est un multimilliardaire et qu’il distribue de l’argent, c’est faux. Moi, je peux aller où je veux avec mes 10 FCFA. Ma vie n’est pas en danger, à moins que M. Ouattara en décide maintenant autrement. Car lui, il est toujours tapi dans l’ombre pendant que les enfants des autres sont en première ligne au front, donc leur vie en péril en permanence, you know.

D’où tirez-vous cette conviction que M. Ouattara est derrière chaque coup tordu contre les Ivoiriens alors que lui-même le nie tous les jours ?

Mais M. Ouattara, c’est Kacou Anouanzè, c’est-à-dire l’homme-araignée ! Il est très rusé. De plus, dès que ça chauffe, il saute au mur puis disparaît. Voilà pourquoi j’aimerais dire ceci aux Ivoiriens: “Dès que ça pète encore en Côte d’Ivoire, n’hésitez pas à neutraliser M. Alassane Dramane Ouattara. Attention, je n’ai pas dit de le tuer, je dis bien neu-tra-lisez-le ! Car, envoyez les enfants des autres à l’abattoir, il aime bien ça. Son rêve ethnique est égal à la guerre ethnique. Chez lui, le Bété, le Guéré…, est un ennemi, le Bousmani (le peuple de la forêt) est un ennemi. Ne vous laissez plus distraire, mes frères Ivoiriens : Alassane Ouattara est notre problème. Eux, ils ont appelé au meurtre contre ma personne mais moi, non. Je n’en ferai pas autant en retour. Car je crois en Dieu. Ouattara, lui, il n’a pas de respect pour la vie que Dieu nous a donnée.

Vous dites qu’il ne peut pas être président, mais pour gagner, il est en tandem avec le président du PDCI, Henri Konan Bédié…

Lorsqu’un traître vient vers toi, ça se sent immédiatement par son premier bonjour. En effet, M. Bédié ne pouvait pas échapper à M. Ouattara. Aussitôt que ce dernier est venu en Côte d’Ivoire, M. Bédié était dans son collimateur. Chronologique-ment, le président Houphouët est la première victime de M. Ouattara, Dominique, la deuxième, et le président Bédié, la troisième. Quant au Président Gbagbo, il l’a échappé belle. Rappelez-vous qu’en février 1992, lors d’une manifestation au Plateau, M. Ouattara a fait tirer sur M. Gbagbo. M. Ouattara était alors Premier ministre de Côte d’Ivoire. Il ne faut pas l’oublier, dans les mœurs des Ivoiriens, tuer n’existe pas vraiment. Mais dans les calculs politiques de M. Ouattara, le crime figure en bonne place. Les Dioula disent que “tout ce qui arrive à un cadavre dans une tombe, ce n’est pas la faute aux asticots ; il faut accuser la mort”. Dans la crise ivoirienne, MM. Gbagbo, Bédié, Guéi, Soro et Wattao ne sont que des asticots. Et la mort, c’est M. Alassana Ouattara. Voilà pourquoi, je pense qu’il est nécessaire qu’on le neutralise afin qu’il ne nuise plus à la Côte d’Ivoire.

Le premier coup d’Etat en Côte d’Ivoire est l’œuvre de M. Ouattara. Ouattara est le commanditaire de la rébellion.Ouattara n’aurait pas dû sortir avec Dominique. Koné Dodo m’a trahi…

M. Alassane Ouattara est en réalité le problème et non le RDR.

M. Bédié ne pouvait pas échapper à M. Ouattara.

Je voterai pour le candidat à la prochaine présidentielle qui promettra de faire partir l’armée française.

Je demeure messager de la paix pour l’ONUCI.

Interview réalisée par Didier Dépry et Schadé Adédé

Notre Voie

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 16:57

Sénatoriales au Cameroun : Election ou nomination par décret présidentiel, ce qu’on vous cache.

BIYA FRUDI


Diktat: Comment Paul Biya «nommera» les 100 sénateurs

En passant avec l’opposition un pacte secret; en évitant les primaires dans son propre parti, le chef de l’Etat qui nommera 30 sénateurs en début mai prend la posture d’un hégémon présidentiel qui désignera tous les sénateurs.

 

Pas besoin de faire de calculs particuliers pour savoir quelle formation politique l’emportera sur les autres, la compétition des élections sénatoriales du 14 avril 2013. C’est bien sûr, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) au pouvoir qui sera grand vainqueur de cette compétition. Ce, au regard de ses plus de 9000 conseillers municipaux sur les 10. 632 élus en 2007. Mieux, dans les dix régions du pays, le Rdpc détient la majorité absolue de sièges de conseillers municipaux et est assuré de ce fait de rafler l’intégralité des sièges de sénateurs (70) mis en jeu le 14 avril 2013.

Consciente de cela, l’opposition qui n’a pas pu obtenir l’organisation des municipales avant les sénatoriales, espérant une reconfiguration de la carte politique camerounaise, a choisi en toute logique de boycotter les élections annoncées le 14 avril. Sauf que quelques jours après, le 7 mars et le 8 mars le Social democratic front (Sdf) et l’Union démocratique camerounaise (Udc) ont annoncé respectivement -et contre toute attente- leur participation à la compétition électorale alors que a priori il ne pourrait obtenir des sièges de sénateurs même dans leurs fiefs électoraux. Des sources dignes de foi assurent que les leaders de ce parti ont été garantis de ce qu’ils obtiendraient, après une consigne du président national du Rdpc, quelques sièges accordés « par générosité ». Ou alors dans le pire des cas, que des représentants de l’opposition seraient nommés parmi les 30 sénateurs désignés début mai par Paul Biya. Dans tous les deux cas de figure, que le chef de l’Etat passe des consignes de vote favorables à l’opposition ou qu’il nomme directement des militants du Sdf ou de l’Udc qui auront crédibilisé le scrutin du 14 avril 2013, il aura désigné même les sénateurs issus de l’opposition.


Investitures

Là où on aurait pu s’attendre à un minimum de pratique démocratique, il n’y a non plus aucune chance d’échapper au diktat du président national du Rdpc. Car sous d’autres cieux, face à une majorité obèse comme celle du parti du flambeau, on aurait procédé à des primaires afin que les candidats présentés soient crédités d’une certaine légitimité. Sous nos latitudes, on aurait donc laissé l’opportunité aux militants du Rdpc de choisir eux-même leurs candidats aux sénatoriales. Mais au lieu de cela, il s’agira dans le parti assuré de faire passer plus de 60 sénateurs sur les 70 à élire le 14 avril, de simples investitures qui au vu du mécanisme déployé, sera décidé par la président national. Pour cela, Paul Biya a annoncé les couleurs en fixant des conditions jugées « compliquées » au sein des états majors régionaux du partis. Toutes listes de candidatures déposées seront, du reste, soumises à l’attention de Paul Biya.

En gros, c’est le chef de l’Etat qui choisira tous les 70 candidats présentés par la Rdpc au cours de ces élections. Tous, seront considérés comme élus au soir du 14 mars, date limite de dépôts des dossiers, si Paul Biya ne donne pas des consignes de vote en faveur de l’opposition. En sus, parvenu à un Senat qui affichera un visage complet à la mi-mai 2013, Paul Biya une fois de plus en désignera le président. Puisque d’après la pratique parlementaire, ce sont les partis politiques qui proposent des candidats aux bureaux des chambres et généralement les partis majoritaires proposent la candidature décidée par leur chef de file. Une fois encore… ce sera Paul Biya.

Par Rodrigue N. TONGUE

Source : Le Messager 

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 16:55

 

Journée de la femme au Cameroun (8 mars 2013) : Les femmes d’Idenau veulent de l’eau à boire et non le pagne.

 

                        


 

 

 

  Cliquer ci-dessous en cas de probleme.

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=aa9yBUU3WS4&feature=youtu.be

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 16:50

Un ancien représentant du Ku Klux Klan nommé ambassadeur au Gabon par Barack Obama ?


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Le 4 avril 1968, Martin Luther King était assassiné à Memphis, à l’âge de 39 ans. Il avait voué toute son existence à la défense des droits des Noirs. Pasteur baptiste,inspiré par le Mahatma Gandhi, c'est grâce à la lutte qu'il initia que furent adoptées les célèbres « lois civiques » (1964-1965) qui mirent fin à la ségrégation dans le sud des États-Unis.

Lorsque Martin Luther King prononça son célèbre discours "I Have a Dream", en 1963, ce grand orateur ne savait pas qu’il entrait pour toujours dans l’Histoire. Au-delà de la défense des Noirs américains qui a permis à Obama d'être aujourd'hui Président de la première puissance mondiale, Martin Luther King symbolise le combat universel pour la défense des droits de l’homme dans le tout monde. Lesquels droits sont aujourd'hui revendiqués par les peuples du monde entier, le peuple gabonais y compris.

Pendant que le Pasteur organisait la résistance contre l'oppression des noirs et revendiquait leurs droit, une organisation raciste appelée le Ku Klux Klan prônait la suprématie de la «race» blanche sur les autres «races», particulièrement les noirs descendants des anciens esclaves, influençant même les différents gouvernements américains.

Sir Eric D. Benjaminson dont le père est d'origine sud africaine,donc Afrikaner, pro aparteid, compterait-il parmi les membres influents du Ku Klux Klan nommé par Barack Obama comme Ambassadeur des États-Unis, auprès de cette République pour exprimer et faire valoir la suprématie de la race blanche sur la race noir du Gabon ; au point d'imposer ses avis racistes et méprisants au département d'état, donc au gouvernement américain ? C'est difficile à croire mais possible si, face à son comportement d'esclavagiste et de membre de la race qui se considère supérieur, Mr Barack Obama se laisse minimiser par un petit ambassadeur qui ne doit son poste que grâce à la volonté d'un noir dont il méprise la race. Et la présence de ce cher Eric D. Benjaminson représentant du Ku Klux Klan au Gabon, au delà du mois d'avril 2013 ferait croire aux uns et au autres, que ce super hyper ambassadeur, aux règles diplomatiques particulières, serait effectivement soutenu par l'organisation suprématiste blanche protestante des États-Unis et Mr Barack Oboma en serait son soutien noir.

Dans tous les cas, son militantisme en faveur du pouvoir autoritariste en place au Gabon et de la privations des gabonais de leurs droits, font désormais de Sir Eric D. Benjaminson, un personnage dont la présence est indésirée et le départ exigé par tous les gabonais défenseurs de leurs droits.

Que misterEric D. Benjaminson dégage, un point un trait ! Le Ku Klux Klan n'a pas de place au Gabon et l'esclavagisme non plus, car les gabonais ont eux aussi des droits à défendre, à revendiquer, et ne peuvent supporter plus longtemps un Ambassadeur de l'un des plus grande démocratie au comportement indécent pour un diplomate.

par Marcel DJABIOH

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 16:46

Cameroun : Un film sur la longévité au pouvoir (31 ans) du président Paul Biya crée la panique à la présidence.

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 Longévité au pouvoir de Paul Biya: Un film de Jean Pierre Bekolo crée la panique à Etoudi - Le Cabinet civil adresse une demande d’explications à Ama Tutu Muna.

La sortie du film qui fustige entre autres la longévité au pouvoir de certains dirigeants africains, semble avoir irrité les tenants du pouvoir au Cameroun. Le directeur du cabinet civil de la présidence de la République vient de demander à madame la ministre Ama Tutu de s’expliquer.

La sortie du film qui fustige entre autres la longévité au pouvoir de certains dirigeants africains, semble avoir irrité les tenants du pouvoir au Cameroun. Le directeur du cabinet civil de la présidence de la République vient de demander à madame la ministre Ama Tutu de s’expliquer. En cause, une petite aide financière accordée au cinéaste camerounais par l’Etat pour réaliser une œuvre qui fustige le président octogénaire au pouvoir depuis plus de 30 ans.

Il n’y a plus de doute. Jean Pierre Bekolo est certainement le cinéaste camerounais le plus engagé de ces 30 dernières années. Après de brillantes réalisations cinématographiques tels que : « Quartier Mozart » et « les saignantes », qui ont respectivement traités des problèmes de la jeunesse et des crimes rituels en sociétés africaines postcoloniales, le talentueux réalisateur à l’écriture cinématographique alerte, vient d’achever une autre œuvre que l’on peut considérer à juste titre, comme une satire sociopolitique. Le titre du nouveau film de Jean Pierre Bekolo qui sortira dans les salles européennes (France et Belgique) dans les prochaines semaines est assez symptomatique : « Le Président ! Comment sait-on qu’il est temps de partir ? ». Il s’agit à la fois d’une fiction mêlée au documentaire en long métrage pour une durée d’une heure 5 minutes. Comme l’a majestueusement dit l’artiste franco-nigérien Mamane, il y a une semaine de cela sur les antennes de Radio France Internationale, dans sa fameuse chronique sur la « République très, très démocratique du Gondouana », ce film met en scène un président vieillissant, après plusieurs décennies de pouvoir, et qui voit son pouvoir s’effriter et lui échapper inexorablement par le simple fait qu’il est devenu pratiquement inopérant. L’écriture cinématographique adoptée par Jean Pierre Bekolo dans sa nouvelle création artistique veut s’inscrire dans la mémoire collective de plusieurs pays du continent africain dont les mutations vers des sociétés plus démocratiques se trouvent aujourd’hui, plus de vingt ans après, étranglées.

Dans l’esprit de l’auteur, le scénario de ce film qui, il faut le dire, est d’abord une œuvre de fiction, a effrayé plusieurs acteurs, camerounais notamment. Beaucoup ont décliné l’offre de travail de Jean Pierre Bekolo, estimant ne pas vouloir se mettre en danger, « face au caractère violent du système dominant au Cameroun ». Il faut dire que certains ont vite fait de faire un rapprochement avec la dynamique sociopolitique ambiante.


Une œuvre courageuse

Heureusement pour l’amour du cinéma, il s’est quand même trouvé des acteurs courageux qui ont accepté d’entrer dans des personnages et traduire à ceux qui croient à la magie du 7è art sur le progrès de notre société, la vérité qui peut gêner tous ceux-là, qui vivent dans les hautes sphères du système, et qui auraient dans leurs subconscient pleins de monstres tragiquement despotiques.

Gérard Essomba, disons plutôt, «le Grand Gérard Essomba», l’immense acteur dont le talent est inoxydable, a accepté de jouer le rôle du Président « qui ne sait pas qu’il est temps de partir ». A ses côtés, le rappeur Valséro, a choisi d’être bien dans son rôle de tribun de la jeunesse qui sans cesse, écrit au président pour lui traduire les questions que se posent les jeunes. Tout comme l’humoriste Valery Ndongo dans le personnage d’un journaliste indépendant. Ce dernier essaye au quotidien de jouer les chiens de garde de la démocratie. Mathias Eric Owona, le juriste à l’analyse pointue, est également dans le film, dans un rôle d’intellectuel qui éduque, informe et sensibilise le petit peuple sur la vérité des vertus de l’alternance démocratique. Le tout forme donc un cocktail cinématographique bien dosé, que les cinéphiles d’ici et d’ailleurs (surtout ceux qui font partie du petit peuple marginalisé en Afrique) auront bien du plaisir à déguster.


Panique à Etoudi ?

Officiellement, le film n’est pas encore sorti. Il a juste été projeté dans les coulisses du dernier Festival panafricain du cinéma (Fespaco) à Ouagadougou, au «pays des hommes intègres». Quelques espions du chef de l’Etat Burkinabé, Blaise Compaoré (tiens ! celui-là, comme bien d’autres présidents africains qui ont plus de 20 ans de pouvoir, doit certainement avoir bien de choses à se reprocher hein !), sont venus visionner cette œuvre dont la thématique pourrait bien s’adresser à leur champion. Au Cameroun, le seul écho de la sortie prochaine de ce film a créé une fébrilité impressionnante en haut lieu. Selon des sources bien introduites, sur instruction de la Haute hiérarchie, le directeur du cabinet civil de la présidence de la République a envoyé il y a quelques jours, une demande d’explication à madame le ministre des Arts et de la culture, Ama Tutu Muna, sur les conditions de réalisation de ce film considéré dans le landerneau politique comme une « provocation ». Complètement paniquée et larguée par cette demande d’explication qui vient d’Etoudi, Ama Tutu Muna qui n’était pas au récent Fespaco, a demandé d’urgence à son collaborateur, le directeur de la cinématographie au ministère des Arts et de la culture, l’administrateur civil principal Joseph Lobe, qui lui, a pris part au nom du gouvernement camerounais au dernier Fespaco, de vite trouver les mots justes, susceptibles de l’aider dans sa défense. La réponse de madame la ministre des Arts et de la culture à la demande d’explication venue du Cabinet civil de la présidence de la République serait selon nos sources, encore en préparation. Mais dans les coulisses de ce département ministériel, on se mord les doigts, puis on s’accuse mutuellement. Et surtout on pointe d’un doigt accusateur, ceux qui ont parrainé le dossier de financement présenté par le cinéaste Jean Pierre Bekolo pour ce qui est notamment de l’aide à l’écriture d’un montant de deux millions de Fcfa. Contacté par Le Messager pour avoir une réaction de madame le ministre des Arts et de la culture sur cette affaire, et surtout pour comprendre les fondements de cette colère de la haute hiérarchie qui a infligé une demande d’explication au chef du département de la culture, une source très proche de madame la ministre des Arts et de la culture s’est d’abord émue et étonnée d’apprendre qu’il y a eu une demande d’explication venant du Cabinet civil et qui soit adressée au chef du département de la culture. Se ravisant, ce collaborateur de madame Ama Tutu Muna indique que « une correspondance envoyé par la Haute hiérarchie à madame le ministre ne saurait faire l’objet d’un quelconque commentaire dans les médias. C’est la position de madame le ministre… » Même le directeur de la cinématographie, Joseph Lobe a refusé de se prononcer sur cette affaire qui est pourtant sur toutes les lèvres dans les coulisses du Ministère des Arts et de la culture. Une affaire à suivre de très près.

Par Jean François CHANNON

Source : Le Messager 

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

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 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

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  Libérez Gbagbo:
 

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Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine