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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:02

Cherif Ousmane un homme de main du tandem Soro-Ouattara: J'en ai marre de tuer... ma conscience me parle.


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 J'ai tué  et enterré une femme enceinte sans me demander si je pouvais sauver l'enfant

 

Les criminels aussi ont une conscience? Nous venons de l'apprendre au Lynx avec cette confession du plus tortionnaire des tortionaires et guerrier de Ouattara, Cherif Ousmane alias Wattao. L'économiste du FMI et très cher ami de Nicolas Sarkozy a finalement fait de ces hommes des machines à broyer, à tuer. Pour son pouvoir de 5 ans, fallait-il passer à l'abominable? Chez les blancs, on aurait mis des structures et des centres pour faire des thérapies collectives à ces criminels. Mais nous sommes en Afrique et Ouattara va devoir travailler avec sa Dominique aux jambes longues et ses fous de guerre... en attendant qu'ils violent la femme d'affaires avec teint clair comme ils ont fait  à Simone Gbagbo. Lecture !

Shérif Ousmane, aux jeunes de Yopougon : "Je ne veux plus avoir de mort sur ma conscience"
« Aucune structure ou institution ne peut accepter d’ouvrir ses bureaux à Yopougon sans la présence de la police et de la gendarmerie. Quand j’entends un coup de feu à Yopougon, j’appelle pour savoir qui en est l’auteur. Je ne veux plus entendre de coup de feu. Hier (ndlr : jeudi 21 Avril 2011), l’un de mes éléments a perdu un bras à cause d’une mauvaise manipulation d’une grenade. Et tous ceux qui avaient des grenades s’en sont débarrassés. J’ai retrouvé plein de grenades ici. Tout ceci pour vous dire qu’on doit mettre fin à la guerre. Au niveau de Yopougon, je prends un engagement sécuritaire. Le temps joue contre nous. Tous les CHU sont fermés et nos jeunes qui ont été blessés meurent parce qu’on n’arrive plus à les soigner. Il faut qu’on mette le peuple en confiance et qu’on arrête de piller les maisons des gens. Le président de la république a demandé au Premier ministre de vous recevoir. Aujourd’hui, il n’y a plus rien à la BAE et il faut des milliards pour reconstruire nos casernes. Regardez un peu nos collègues de l’Etat-major avec qui nous cohabitons. Ils ont tout perdu. Ils sont en civil pendant que nous sommes en treillis. J’ai reçu 835 plaintes pour vol de véhicules. Je ne suis pas policier et ce n’est pas mon rôle de faire la police. C’est pourquoi il faut rouvrir les commissariats et les gendarmeries. Nous nous sommes battus pour le peuple et aujourd’hui, le peuple en a marre de nous. Il faut mettre fin aux actes de pillages. Aucune banque n’est prête à ouvrir à Yopougon s’il n’y a pas une sécurité garantie. Nos hommes n’ont plus le droit de se promener en ville avec des armes, à moins qu’ils ne soient en mission. Je vous demande d’inscrire vos noms dans le livre d’Or de l’histoire. Si je demande un retrait de nos forces de Yopougon, cela nous emmènerait encore en arrière. Et comme vous voulez un début de confiance, nous pourrons envisager par exemple une brigade mixte appuyée par l’Onuci. Si on ne s’entend pas pour trouver une solution rapide au problème sécuritaire de Yopougon, vous et nous allons tuer au moins 500 mille civils. Nous avons des armes que nous n’avons pas voulu utiliser à notre arrivée à Abidjan. Nous avons voulu souffrir pour épargner des vies humaines. Je sais comment régler le problème des mercenaires Libériens qui combattent à vos côtés. A Danané, j’ai combattu Sam Bouckari. Une dame enceinte et l’un de mes éléments sont tombés sous les balles des Libériens. J’ai enterré mon élément, j’ai enterré la dame sans vérifier si on pouvait sauver l’enfant qu’elle portait. Et j’avoue que j’ai encore ce triste évènement sur ma conscience…Je ne veux plus avoir de mort sur ma conscience. Raison pour laquelle j’ai décidé de retourner à la terre et devenir planteur. Le président de la République demande que tout le monde regagne sa base. Nous devons unifier nos deux armées et nous ne voulons pas que restiez en marge de cette réunification de notre armée. J’ai donné des ordres et je ne veux plus voir des militaires en train d’ériger des barrages pour contrôler des véhicules. C’est le rôle des policiers. Le président de la République a donné l’ordre de ne pas tirer sur vous à Yopougon. La guerre est finie, il y a eu beaucoup de morts et de paralysés à vie. Certains sont morts en laissant leurs enfants derrière eux. Celui qui vous parle est un combattant. Moi je suis un combattant. Le vrai combattant c’est celui qui gagne une guerre en perdant moins d’éléments. Je ne serai pas maire ni député. Si on nous demande de déposer les armes, je les dépose et peut-être j’irai à la retraite ».

 Par Bob Konan                                                                                                                                                                                         Source :Lynx.info

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:00

SÉNÉGAL-DÉTOURNEMENT DE DENIERS PUBLICS: Karim Wade va devoir justifier sa fortune de « 694 milliards de F Cfa » soit 1 milliard d’euros.


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            C’est une étape importante qui a été franchie ce vendredi 15 mars 2013 dans la traque des biens mal acquis. A l’issue d’un face à face à la mi-journée avec le procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite, Karim Wade a été mis en demeure : l’ancien ministre et fils de l’ex-président Abdoulaye Wade a désormais un mois pour justifier du caractère licite de son patrimoine, qui s’élève selon le procureur à un milliard d’euros.
Le montant global de la fortune de Karim Wade serait en effet de 694 milliards de francs CFA, soit un peu plus d’un milliard d’euros. C’est en tout cas la somme évaluée par ses accusateurs, et c’est celle sur laquelle il devra se justifier.
Selon Me Amadou Sall, l’un des avocats de Karim Wade, il n’est fait mention à aucun moment du moindre centime caché sur un compte en banque à l’étranger mais il est reproché à Karim Wade d’être le propriétaire de Dubai Ports World, de la Banque marocaine du commerce extérieur, des sociétés AHS (Aviation Handling Service) au Sénégal, au Niger, au Ghana et en Jordanie.
« Une mise en scène »
Karim Wade aurait aussi des actions dans l’aéroport de Malabo, en Guinée équatoriale. L’avocat dénonce une « mise en scène » et « des accusations qui font sourire ». Le procureur, de son côté, n’a fait aucune déclaration.
Karim Wade dispose désormais d’un délai d’un mois pour se justifier. Si, passé ce délai, le procureur spécial n’est pas convaincu par les réponses de l’ancien ministre, il pourra alors ouvrir une information judiciaire et saisir la commission d’instruction de la Cour. Ensuite, ce sera aux juges d’instruction de décider de l’éventuelle inculpation de Karim Wade et de son possible placement en détention provisoire.

Source : autre agence

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 17:55

Une étude russe qui prouve que les OGM stériliseront l'humanité au bout de 3 Générations.

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On soupçonnait déjà que la perte de la fertilité était au nombre des graves  dégâts occasionnés, une étude récente va dans ce sens. Une étude qui, si elle n'est pas étouffée, pourrait avoir un grand impact sur les décisions à prendre à l'avenir!

En 2009, près de 3% des terres agricoles étaient couvertes d'OGM avec 134 millions d'hectares, selon l'ISAAA, qui, chaque année, fait état des cultures des plantes transgéniques dans le monde. Et le dossier des OGM alimentaires - dont de très nombreuses pages restent encore floues à ce jour - pourrait bien s'alourdir prochainement alors qu'une nouvelle pièce en provenance de Russie est sur le point d'y être ajoutée. 

 

Celle-ci prend la forme d'une étude, dont les résultats les plus frappants viennent d'être présentés à la presse en Russie dans le cadre de l'ouverture dans ce pays des Journées de Défense contre les Risques Environnementaux. Elle est même évoquée par Jeffrey Smith, fondateur de l'Institute for Responsible Technology aux Etats-Unis et auteur de référence dans le monde des OGM avec notamment son ouvrageSeeds of Deception (littéralement «les semences de la tromperie») publié en 2003. Menée conjointement par l'Association Nationale pour la Sécurité Génétique et l'Institut de l'Ecologie et de l'Evolution, cette étude russe a duré deux ans, avec pour cobayes des hamsters de race Campbell, une race qui possède un taux de reproduction élevé. Ainsi, le Dr Alexey Surov et son équipe ont nourri pendant deux ans et d'une manière classique les petits mammifères, à l'exception près que certains d'entre eux ont été plus ou moins nourris avec du soja OGM (importé régulièrement en Europe) résistant à un herbicide.

Au départ, quatre groupes de cinq paires (mâles / femelles) ont été constitués: le premier a été nourri avec des aliments qui ne contenaient pas de soja, le second a, quant à lui, suivi un régime alimentaire qui comportait du soja conventionnel, le troisième a été alimenté avec en complément du soja OGM et enfin le quatrième groupe a eu des plateaux repas dans lesquels la part de soja transgénique était encore plus élevée que dans ceux du troisième.

 

A la fin de cette première phase, l'ensemble des quatre groupes a eu en tout 140 petits. L'étude s'est poursuivie dans une deuxième phase par la sélection de nouvelles paires issues de chacun de ces premiers groupes. Et, dans la logique du déroulement, les nouvelles paires de la deuxième génération ont, elles aussi, eux des petits, créant de fait la troisième et dernière génération de cobayes. Ainsi, il y a eu au final 52 naissances parmi les spécimens de troisième génération qui n'ont pas consommé du tout de soja, 78 parmi ceux qui ont consommé du soja conventionnel.

 

Mais le troisième groupe, celui qui a été nourri avec du soja OGM, n'a eu que 40 petits, dont 25% sont morts. Et, pire, dans le groupe qui a mangé le plus de soja génétiquement modifié, une seule femelle a réussi à donner naissance, soit 16 petits au total, dont 20% sont finalement morts.

 

Ainsi, à la troisième génération, les hamsters qui, pour les besoins de l'étude, ont eu, dans leur menu, une part importante de soja OGM, n'étaient plus capables de se reproduire...

 

Mais une autre surprise de taille a été observée: certains de ces hamsters issus de la troisième génération se sont retrouvés avec des poils ... dans la bouche, un phénomène d'une extrême rareté.

 

Voici, à ce sujet, les photos publiées par Jeffrey Smith, dans son billet

 

Selon Jeffrey Smith, l'étude du Dr Surov et de son équipe pourrait bien «déraciner» une industrie qui vaut plusieurs milliards de dollars. L'affaire est donc à suivre, mais, quoi qu'il en soit, depuis l'introduction en 1996 dans l'environnement et dans la chaîne alimentaire de produits agricoles transgéniques (issus de semences dans lesquelles y sont ajoutées un ou plusieurs gênes étrangers afin de conférer à la plante une propriété spécifique), les risques qui y sont liés restent encore très largement inconnus car très peu observés, faute d'études suffisamment longues et indépendantes, mais aussi à cause du refus des semenciers de publier leurs propres études (sauf sous la contrainte juridique) pour des raisons de stratégies industrielles et commerciales.

 

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le principe de précaution, dans ce domaine, semble effectivement illusoire, alors que les incertitudes scientifiques qui demeurent devraient justement le mettre au cœur du processus d'évaluation. Et, d'ailleurs, l'on peut même supposer que cetteabsence de précaution large et de manque de transparence vis-à-vis du public nuisent par la même occasion aux OGM agricoles expérimentaux (de seconde génération) qui ne peuvent pas être évalués dans les meilleures conditions puisque ceux qui sont actuellement sur le marché ne l'ont été que partiellement (voir le proverbe de la «charrue avant les boeufs»...).

 

Car l'ennui, au fond, c'est que nous tous, les consommateurs, sommes au bout de cette chaîne alimentaire: alors finalement dans l'histoire, qui sont réellement les cobayes?

Source:   www.mediapart.fr 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 17:53

CAF : La légende vivante du football  Africain et mondial Roger Milla craint la mort du football africain suite à la réélection de son compatriote ISSA Hayatou à la tête de la Confédération africaine de football.


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Réagissant à la réélection de son compatriote ISSA Hayatou à la tête de la Confédération africaine de football, Roger Milla a fait une sortie médiatique pour dénoncer le 7e mandat de rang du dirigeant camerounais à la tête de l’instance. L’ancienne idole des Lions Indomptable parle même de "mort du football africain".

De notre correspondant à Yaoundé 

Roger Milla demeure fidèle à sa ligne de conduite, celle d’électron libre et critique. Réagissant à la réélection de Issa Hayatou à la tête de la CAF comme président, pour un septième mandat, il a été assez critique sur bilan de 25 ans de règne du dirigeant. Sans toutefois, vouloir indexer directement le président la CAF, il a eu des mots assez dure pour parler du football africain.

"Je ne veux pas parler de lui, de la CAF. Ça ne m’intéresse pas du tout. J’ai un sentiment amer, de désolation, parce que si la CAF existe, c’est grâce aux footballeurs. Mais avez-vous déjà vu une Coupe d’Afrique des nations où des anciens footballeurs ont été invités ?", s’est-il questionné, assez remonté. Interrogé sur de possibles sollicitations comme invité à des éditions de la CAN, le Camerounais s’est aussi montré amer.

"Un sentiment de désolation" 

"Ma dernière CAN en tant que joueur date de 1988 et on ne m’a jamais invité depuis. Moi je m’en fous, mais les autres qui n’ont pas l’habitude de voyager, on pourrait les faire venir. Non, on préfère inviter les Occidentaux qui sont soi-disant de grands joueurs. Mais en Afrique, qui sont les grands joueurs si ce n’est les joueurs africains eux-mêmes ? Quand les Occidentaux organisent des compétitions, les Africains ne sont pas invités. C’est tout le drame : l’UEFA ne convie pas les Africains alors qu’ils ont participé à l’essor du football européen. Sincèrement, il faut le dire", signale le vieux lion.

Depuis sa retraite sportive en 1994 à l’issue de la Coupe du monde à l’âge de 38 ans, Roger Milla n’a pas sa langue dans la poche. Il s’est illustré très souvent par des polémiques avec les dirigeants du football de son pays et du continent et parfois contre certains sportifs. L’on a encore en mémoire ses désaccords avec le goleador camerounais Samuel Eto’o à la veille de la Coupe du monde 2010 ou alors son combat pour faire partir de la Fecafoot l’actuel président Iya Mohamed.

Source :Afrik.com

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 17:48

Syrie - Alain Chouet : "Ce n'est pas en armant des salafistes qu'on trouvera une solution"

 

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Ancien chef de poste de la DGSE à Damas, puis cadre supérieur des services secrets, Alain Chouet conteste la décision française de livrer des armes à l'opposition syrienne.

 

Le président français François Hollande a souhaité vendredi que les Européens prennent "dans les prochaines semaines" une décision sur la levée de l'embargo sur la fourniture d'armes aux forces d'opposition syriennes. "Des armes sont livrées par des pays, dont la Russie, à Bachar el-Assad et son régime. Nous devons en tirer toutes les conclusions et l'Europe doit prendre sa décision dans les prochaines semaines", a déclaré François Hollande. Il a précisé que "toutes les conséquences de la levée de l'embargo" seraient examinées par les ministres des Affaires étrangères au cours d'une réunion prévue de longue date les 22 et 23 mars à Dublin.

Une démarche jugée sévèrement par Alain Chouet, ancien chef de poste de la DGSE à Damas, puis cadre supérieur des services secrets. Il est l'un des meilleurs connaisseurs du monde arabo-musulman. Rencontre.

 

Le Point.fr : Est-il opportun que la France livre des armes à l'opposition syrienne ?

Alain Chouet : Je suis confondu par cette affaire. On se trouverait complètement en dehors de la légalité internationale, dans une situation sans précédent. Pour prendre une comparaison, c'est comme si la France, en 1992, avait décidé unilatéralement d'armer le GIA (Groupe islamique armé) et le FIS (Front islamique du salut) algériens, sous prétexte qu'ils avaient gagné les élections et que les militaires avaient interrompu le processus électoral. Dans le cas de la Syrie, nous armerions des groupes non représentatifs et reconnus par personne, si ce n'est par nous ! l'ONU n'a pas reconnu l'opposition, et d'ailleurs, de quelle opposition parlons-nous ? Elle est totalement hétéroclite et divisée, les militaires ne reconnaissent pas l'autorité des politiques et, à l'intérieur de la composante militaire, les milices djihadistes ont pris le pas sur les autres.

 

Quelles armes la France veut-elle livrer ?

Je ne le sais pas. J'entends parler d'armes "défensives", qui ne font pour moi aucune différence avec les armes "offensives". Quant à évoquer des armes "non létales", on joue sur les mots. Et je ne sais pas à qui on va les donner... Certains responsables politiques français affirment que nos services spéciaux savent parfaitement à qui il faut les donner. Je connais la Syrie depuis 40 ans, j'ai fait partie des services spéciaux pendant 30 ans et j'affirme qu'une telle certitude est totalement présomptueuse. Ce que je constate, c'est que, sur le terrain, celle qu'on appelle l'ASL (Armée syrienne libre) est composée d'officiers et d'hommes de troupe qui ont déserté vers la Turquie et qui se trouvent pour la plupart consignés dans des camps militaires quand ils n'ont pas donné des gages d'islamisme. L'un des fondateurs de l'ASL, le colonel Riad al-Assaad, se trouve pratiquement assigné à résidence avec l'interdiction de se rendre sur le territoire syrien. Tout cela pour laisser la place aux groupes salafistes et aux djihadistes. Je repose donc la question : quelles armes allons-nous donner et à qui ?

 

Si Londres et Paris veulent livrer des armes, c'est pour balayer Bachar el-Assad. Pourquoi bouger maintenant, après deux ans de quasi-immobilisme ?

Nous n'avons aucun mandat de l'ONU ou de qui que ce soit d'autre ni de légitimité juridique pour renverser le président Assad quels que soient ses torts. Ce n'est pas aux Français ni aux Anglais de le faire, mais aux Syriens. Depuis deux ans, la France a fourni aux opposants syriens une assistance logistique, technique, des entraînements organisés par les services spéciaux, également britanniques ou américains. Cette fois, en livrant officiellement des armes, on passe à un autre stade !

 

Ce n'est tout de même pas d'aujourd'hui que des services secrets soutiennent des groupes d'opposition armés au mépris des lois internationales !

Certes, et ces services sont même faits pour ça... On ne peut envoyer des militaires avec drapeaux, plumes et trompettes que lorsqu'on en a le mandat dans le cadre de la légalité internationale. Mais dès lors qu'un ministre des Affaires étrangères proclame qu'il va apporter une aide militaire à des étrangers désireux de renverser leur gouvernement, même si les instances internationales s'y opposent, on entre dans une forme nouvelle et dangereuse de l'illégalité internationale.

 

Vous connaissez extrêmement bien la Syrie, où vous avez longtemps été en poste et dont vous parlez la langue. Quelle est votre appréciation globale sur la situation ?

Depuis deux ans, la situation s'est gravement dégradée. On est dans un pays dévasté, ruiné, en proie à des affrontements ethniques et confessionnels, où rien ne sera plus jamais comme avant. On est entré dans une logique de guerre civile semblable à celle qui a ensanglanté le Liban pendant 15 ans. Mais je vous le dis nettement : ce n'est pas en armant des salafistes qu'on va arriver à une solution. D'une façon hypocrite, la France a appelé à une solution négociée en disqualifiant d'emblée une des parties sommée de ne pas se présenter à la table des discussions, en l'occurrence le pouvoir en place. Que reste-t-il alors à négocier ? Depuis le début de cette affaire, on se trouve dans le flou militaire, juridique, politique ou idéologique. J'ai le plus grand mal à m'y retrouver. On est dans une ambiguïté absolue en soutenant en Syrie ceux contre lesquels on lutte ailleurs.

 

Pouvez-vous être plus précis ?

J'évoque ici le Mali. Même si comparaison n'est pas raison et si les islamistes qui se manifestent au Mali ne sont pas les mêmes qui se battent en Syrie, ils ont les mêmes objectifs, les mêmes inspirateurs, les mêmes idéologues et les mêmes financiers. Je trouve ça tout à fait curieux. Et en tant qu'ancien responsable d'un grand service de l'État, je suis assez perturbé par ces choix bizarres et antagonistes de nos diplomates et de nos politiques.

Propos recueillis par Jean Guisnel

Source : Le Point.fr

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 17:45

GLÔGLÔ de Paname 5 : Agenda du 18 au 24 Mars 2013 .Un outil de communication à la disposition de la culture africaine.

 

 

                         


 


 

Le Glôglô C'est :
- Festival AFRO & CO BelleVilloise 2013 : Fort de son caractère de melting-pot de tendances et de styles, Le Festival Afro & CO propose pour l'édition 2013, une programmation bariolée d'artistes tels que Serge TATNOU, Maurice BIYONG, Dynamit Girls, Olivier TSHIMANGA, Shindra Ya JADE, Abad, OAZZUNK, Mamdiarra et Komandant Simi OL (artiste-invité-d'honneur). C'est le dimanche 24 Mars 2013 à Partir de 15:00 à la Bellevilloise 19-21 rue Boyer, 75020 Paris.

- Ciné-rencontre avec le film "Congo le rafiot de l'enfer". Un documentaire de Daniel Lainé et de David Geoffrion. C'est le Samedi 23 mars à 14 h 30 / au Musée Dapper 35 bis, rue Paul Valéry 75116 Paris
Fort de son caractère de
- La comédie musicale "Hééé Mariamou" est une mise en scène de Maïmouna Coulibaly, traduisant le quotidien difficile des jeunes femmes dans notre société moderne. C'est le samedi 23 mars à 21h et le dimanche 24 mars à 16h : au Théâtre de La Reine Blanche, 2 bis passage Ruelle, Paris 18è -

- MAMA ADELE donne des cours de DANSE AFRICAINE du Sénégal, Sabar M'balax Wolof, Bougarabou de Casamance, le Kotoba de Guinée, et le Wolossodon du Mali
Rendez-vous tous les Jeudis de 20H30 à 22H au POINT EPHEMERE : 200 quai de Valmy 75010 Paris métro Jaurès ou Louis Blanc

http://www.youtube.com/watch?v=1GVYwvKk0bY

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 14:56

Cameroun :Combien Fru Ndi et le SDF ont-ils touché pour obtenir leur participation aux sénatoriales

BIYA FRUDI

Sénatoriales - Concussion ou collusion d'intérêts: Fru Ndi et le SDF ont-ils trahi le peuple camerounais?

Depuis son retour du palais, le Chairman du Social Democratic Front (SDF) a manifestement avalé sa langue face à une déferlante de critiques aussi bien de son supposé allié que de ses pairs de l'opposition.

 

- Les soupçons qui pèsent contre le Chairman

A la demande du NEC, le Chairman du Social Democratic Front (SDF) a été reçu le jeudi 7 mars 2013 par le Directeur du Cabinet Civil à la Présidence de la République, Martin Belinga Eboutou. Même si rien n'a filtré de l'entretien entre les deux hommes, un fait reste constant. Tous les familiers des couloirs du palais d'Etoudi indiquent que jamais de mémoire, aucun hôte ni invité du Chef de l'Etat, reçu dans les circonstances similaires, n'est ressorti des lieux sans une mallette d'argent. De ce fait, il se susurre que John Fru Ndi a été bien servi, d'où son silence assourdissant. Et certains de ses anciens compagnons et même lieutenants ne s'empêchent pas de demander à certaines personnes proches de l'entourage du Chef de l'Etat des questions insidieuses à l'instar de : «A combien s'est élevé le montant débloqué par la Présidence de la République afin de susciter ce revirement spectaculaire de John Fru Ndi? Et à combien s'élevait le montant alloué pour son carburant?».

Parce que pour l'imagerie populaire, on ne comprendrait plus que celui qui quelques jours encore, menaçait qu'il aiderait «Biya à gâter le pays», se soit retrouvé à se faire recevoir par l'un des proches collaborateurs du Président de la République en lieu et place du maître des céans. N'était-ce pas un chantage en règle? Autant d'interrogations que suscite la position prise par le SDF après que son Chairman ait été reçu au Palais de l'Unité par le Directeur du Cabinet Civil. Des errements et des revirements spectaculaires du Chairman auxquels on commence à s'habituer. Quelques membres influents du SDF joints au téléphone n'ont pas pu nous donner des explications plausibles par rapport aux agissements de leur leader. Toute chose qui amènerait à penser que les accointances entre les deux hommes ne dateraient pas d'aujourd'hui. En fait, selon moult indiscrétions, les rencontres secrètes entre Paul Biya et son challenger «putatifs» ne dateraient pas d'aujourd'hui.

Avant le tête-à-tête historique de 2010 en marge à la commémoration du Cinquantenaire des Armées à Bamenda, plusieurs de nos sources indiquent que plus de six rencontres informelles ont eu lieu entre les deux hommes ces dernières années. C'est fort à propos que l'ancien Commissaire principal, Christophe Junior Zogo, aujourd'¬hui exilé politique en France, avait avoué avoir été le missi dominici du Chef de l'Etat, pour la remise d'une mallette de 500 millions de FCFA au Chairman en vue de désorganiser l'opposition qui, clans une plate-forme dénommée «Coalition pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationales (CRRN)», venait de choisir Adamou Ndam Njoya comme étant l'unique candidat de l'opposition à l'élection présidentielle du 11 octobre 2004.

A contrario, pour certains membres influents du parti des flammes interrogés sous anonymat, c'est Grégoire Owona (SGA du Comité central) et l'actuel président du groupe parlementaire du RDPC à l'Assemblée Nationale, Jean Bernard Ndongo Essomba, qui auraient parachevé le rapprochement entre les deux hommes. En effet, le célèbre homme d'affaires de la Lékié et l'homme fort de Ntarikon seraient beaux-frères depuis quelques années. Le fils de Jean-Bernard Ndongo Essomba est selon nos sources, l'époux de la fille de Ni John Fru Ndi. Comme pour dire que lorsque des personnes ont les mêmes intérêts, c'est le peuple qu'on tourne en bourrique.


II- Les explications du SDF

Pour le ministre du Shadow Cabinet en charge de l'information et des médias, contrairement à la campagne de discrédit menée depuis la décision du SDF de participer aux élections sénatoriales du 14 avril 2013, il faut y voir une volonté de préparer véritablement une alternance pacifique et démocratique dans un cas de vacance éventuel. «Le SDF avait le choix entre créer un blocage politique et accepter la mise sur pied d'un Sénat. N'oublions surtout pas que l'absence du Sénat, entraine de fait l'impossibilité de la mise en place du Conseil Constitutionnel dont 3 membres sont désignés par le Président du Sénat et dont la constatation de la vacance au sommet de l'Etat constitue une des prérogatives», soutient Jean Robert Wafo.

Pour ce dernier, il ne fait aucun doute que le SDF a pris au contre-pied tous ceux, nombreux dans les instances du régime au pouvoir, qui tapis dans l'ombre prépare la prise par la force du pouvoir en cas de vacance du pouvoir. «Il est indéniable que la fin de règne est imminente et que le début de l'après-Biya a commencé depuis la convocation du collège électoral des sénatoriales. En acceptant que le SDF participe aux sénatoriales malgré la mascarade programmée, le Chairman Ni John Fru Ndi a fort heureusement déjoué en toute dernière minute les desseins diaboliques inavoués que les totalitaristes de l'ordre régnant avaient projeté sur notre vivre ensemble». Toutefois, il y a encore des observateurs dont cet argumentaire est loin de convaincre. Convaincu que ce revirement spectaculaire du SDF et son Chairman, tout comme les précédents est la preuve que ces deux partis sont des alliés objectifs du RDPC et de Biya.

Il n'en est rien soutient-on du côté du SDF pour dire qu'il s'agit de rester dans la posture de préserver la paix et donner une chance à une alternance pacifique. Parce qu'en mettant le pays à feu et à sang, le SDF n'a aucune garantie qu'une situation confuse permettrait d'arriver à l'objectif final. Au contraire, pour le principal parti de l'opposition, une telle situation ne profiterait certainement pas aux forces du changement, mais un régime tribal qui contrôle toute la machine de répression. Puisqu'il ne fait aucun doute que forcement, il l'utiliserait à ses fins pour se régénérer à un moment où user par 30 ans de pouvoir sans partage, le Chef de l'Etat lui-même veut éviter une transition par un bain de sang. «En l'état actuel de nos institutions, marqué par I 'absence du Sénat et du Conseil Constitutionnel, en cas de vacance au sommet de l'Etat, le vide constitutionnel ne peut profiter qu'a l'oligarchie régnante qui dispose d'importants moyens matériels pour se régénérer par la force en cas de déflagration sociale de forte amplitude».
Pour les observateurs politiques, qu'on compte parmi les adversaires politiques du SDF dans les rangs de l'opposition, et les thuriféraires du parti au pouvoir, ils n'y voient que la décadence d'un parti, certes leader de l'opposition, mais allégrement passe pour devenir une fauve dépourvue de ses atouts offensifs, et décidé de brouter de l'herbe. «Comment le SDF, en cas de mise en place du Sénat et du Conseil Constitutionnel, fera-t¬-il pour faire en sorte que demain la vacance au sommet de l'Etat ne profite pas à l'oligarchie régnante?». Et d'ajouter : «Que valent encore le SDF et son Chairman qui sont passés depuis 1997 du front de lutte pour la démocratie et l'Etat de droit au front de lutte pour la mangeoire». Avant de conclure : «Peut-on encore prendre au sérieux les menaces/chantages du SDF et de son Chairman qui sont devenus à tu et à toi avec Paul Biya et le Directeur du Cabinet Civil?».

Et J. R. Wafo de rétorquer que : «La posture du SDF a donc été dictée par ses convictions républicaines et surtout par l'intérêt suprême du peuple camerounais qui passe par la mise sur pied de toutes les institutions contenues dans la Constitution du 18 janvier 1996 notamment celles le Conseil Constitutionnel et le Sénat qui sont extrêmement importantes dans les mécanismes de dévolution du pouvoir politique dans notre pays». On attend de voir si l'avenir donnera raison au SDF où alors conduira à la déchéance de l'opposition? Car comme l'affirme Sam Baka, le vice-Président national de l'UDC, la situation politique que traverse le Cameroun est le résultat de l'échec collectif de tout un peuple... Les politiques, la société civile, bref de toutes les forces vives de cette nation de jouisseurs qui ne savent pas faire foule et qui manquent de manière criarde de culture citoyenne. Celle-là qui a permis aux autres peuples (Sénégal, Mali, Benin, Ghana...) de parvenir à l'instauration de la bonne gouvernance et à des alternances pacifiques.

Par Mathieu Nathanaël Njog et Yves Junior Ng

 Source :Aurore Plus

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 14:54

Le triomphe du mensonge et de l'injustice.

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Desgagné. Il vaudrait beaucoup mieux que la justice internationale n'existe pas, car elle constitue en fait une grave forme d'injustice. M. Gbagbo est un grand démocrate et un homme de dialogue, de progrès et de paix. Il a été victime d'un coup d'État sanglant orchestré par les dirigeants mafieux de l'OTAN, en particulier M. Sarkozy, pour mettre au pouvoir un partenaire de l'ordre mondial néolibéral, M. Alassane Ouattara.

L'armée privée de M. Ouattara, les Forces nouvelles, est une armée d’analphabètes soutenus par la France depuis 2002. Elle sévit encore aujourd'hui en Côte d'Ivoire sous le nom de FRCI. Pas une semaine ne passe sans que les FRCI ne commettent des exactions et des violences. Le racket et la contrebande sont leurs principales activités et sources de revenus.

M. Sarkozy, M. Ouattara et beaucoup d'autres chefs d'État devraient être jugés pour leurs crimes de masse, si une véritable justice internationale existait. Les partisans de ces sinistres personnages n'ont qu'une seule stratégie : le déni et les mensonges. Ils passent leur temps à accuser leurs victimes des crimes qu'ils ont eux-mêmes commis au vu et au su de tous. Ils misent sur la complicité des médias, qui répètent constamment les mêmes mensonges et qui ne donnent qu'occasionnellement la parole à leurs contradicteurs. Tout est affaire de pondération dans les médias : une vérité dite une fois ne fait pas le poids devant un lavage de cerveau systématique où les mensonges sont répétés des milliers de fois.

La justice internationale donne les mêmes résultats partout, que ce soit en Côte d'Ivoire, au Rwanda ou en RDC : c'est le triomphe du mensonge et de l'injustice. La justice n'est qu'un concept qui ne vit encore que dans l'esprit des hommes de bonne foi, dont le président Laurent Gbagbo fait partie. Dans la réalité, il n'y a pas de justice. Il n'y a que l'argent, les fusils et les rapports de force. 

M. Assad, le président de la Syrie, l'a compris. Il ne discute pas avec l'OTAN et les médias menteurs occidentaux. Il achète des missiles russes et empêche l'OTAN de lui faire ce qu'elle a fait à Gbagbo et Kadhafi. C'est le seul argument que comprend l'OTAN, qui ne s'intéresse aucunement à la justice, à la démocratie et au respect des droits de la personne et qui n'est que le bras armé des parasites et des pillards du grand capital apatride basé à Wall Street.

La seule conclusion possible est qu'il ne sert à rien de discuter. Il faut s'armer et résister. Puis, un jour, il faudra éliminer pour de bon les agresseurs qui ensanglantent l'humanité depuis Hiroshima. Après, nous pourrons reparler de justice, internationale ou pas.

Regards sur Gbagbo met en avant des personnes qui veulent s'exprimer sur des sujets particuliers ou des personnes qui ont simplement des histoires engageantes à raconter. Leurs opinions ne reflètent évidemment pas celles du site Regards sur Gbagbo. 

http://regardssurgbagbo.net/content/le-triomphe-du-mensonge-et-de-linjustice

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 17:00

CAF (Confédération Africaine de Football) : Issa Hayatou veut mourir à la présidence comme son compatriote de président au Cameroun.

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A la tête de la Confédération Africaine de Football (CAF) depuis 1988, Issa Hayatou veut briguer un nouveau mandat, le 10 mars prochain, lors de l’Assemblée générale de l’instance dirigeante du football africain, prévue au Maroc. Déjà, la campagne a commencé lors de cette CAN qui se déroule en Afrique du Sud avec la distribution d’une brochure où il est bien mentionné : « comme on ne change pas une équipe qui gagne, on ne change pas un Président qui fait le bonheur du football africain ».  

 

Dans cette brochure, on peut lire : « comme on ne change pas une équipe qui gagne, on ne change pas un Président qui fait  le bonheur du football africain ». Une façon de dire que Hayatou n’est pas prêt à quitter la présidence de la CAF.  Après plus d’une vingtaine d’années (il est président de la CAF depuis 1988), il veut encore chercher un autre mandat mais pour quoi faire ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres en Afrique du Sud plus précisément à Durban. Cette candidature a été l’objet d’un débat entre les journalistes venus de différents horizons avant le match des quarts de finale, qui a opposé l’Afrique du Sud au Mali. « Je pense que Hayatou doit se reposer pour laisser la place à d’autres générations. Il y a des gens qui sont valables pour faire avancer le football africain. Hayatou a trop duré dans cette affaire. Je n’ai rien contre lui, mais, je pense qu’il est temps qu’il quitte avec tous les honneurs » nous a confié un journaliste congolais. Un journaliste sénégalais pense qu’il est très normal qu’il continue sa politique de faire du football africain, un véritable levier de développement pour l’Afrique. « Je pense que Hayatou a des ambitions pour le football africain. S’il est candidat à sa propre succession, c’est donc bien pour nous. Il va certainement améliorer davantage le niveau de nos compétitions pour le plus grand bonheur du sport roi. Il a déjà montré ses preuves. Qu’on lui donne une dernière cartouche. Un jour qu’il va quitter » a-t-il dit.

Ce qui est sûr, Issa Hayatou briguera un nouveau mandat, le 10 mars prochain, lors de l’Assemblée générale de la CAF, au Maroc. Et notre compatriote, Amadou Diakité, ami fidèle de Hayatou,  signera son retour au sein du comité exécutif de la CAF. Puisqu’il est le seul candidat du Mali. Déjà, Amadou Diakité est présent à la CAN à côté de son mentor.

                                            Alou B HAIDARA, Envoyé spécial 

Anglophone ou francophone 

Les demi-finales, qui se dérouleront mercredi 6 février prochain, opposeront le Ghana au Burkina Faso et le Mali au Nigeria. La CAN Orange Afrique du Sud 2013 est rentrée dans sa phase décisive. Après les matchs de poule, et les quarts de finale, quatre équipes ouest africaines restent encore dans la course. L’Afrique de l’Ouest entre ainsi dans l’histoire en devenant la première région à placer quatre équipes en demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) depuis la création de cette compétition, en 1957.

Douze équipes sont d’ores et déjà rentrées, parmi elles, le champion en titre et le vice champion. La Zambie a abandonné sa couronne historiquement acquise il y a seulement un an et la Côte d’Ivoire, super favori  du tournoi, est sortie contre toute attente, éliminée par  une jeune équipe du Nigéria.  Ce mercredi, deux  matches de haut vol, meubleront ces demi finales. Du sulfureux Ghana-Burkina Faso, au choc Mali-Nigéria.

En tout cas deux scénarios se présentent pour la finale. Le premier est une finale entre pays anglophones, si le Ghana bat le Burkina Faso et le Nigeria prend le dessus sur le Mali.

D’autre part, une finale entre deux pays francophones est envisageable si le Mali et le Burkina Faso remportent la demi-finale.  Une chose est certaine, cette fois-ci la coupe va revenir à la région de l’Afrique de l’Ouest.

Avec l’élimination de leur éternel bec noir, les éléphants de Côte d’ivoire, les Aigles du Mali savent désormais que c’est plus que jamais le bon moment de saisir leur chance ce mercredi, face aux Super Eagles du Nigeria. Il ne nous reste qu’à leur souhaiter bonne chance.

Par Clarisse NJIKAM                                                                                                                                                                               Source : Bamada.net

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 16:58

Alpha Blondy : Dans les calculs politiques de M. Ouattara, le crime figure en bonne place.

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On peut reprocher au Lynx tout ce qu’on veut sauf la capacité de rappeler à chaque pestiféré de prendre ses responsabilités en respectant ce qu'il a toujours dit. On a sur votre journal préféré crié que le «Dioula » Alpha Blondy qui disait avoir voté pour Laurent Gbagbo mais reconnaissait la victoire d’Alassane Ouattara pour terminer sa course que s’était le tour du groupe Mandé de diriger la Côte d’ivoire était un garçon « instable ». Dans la recherche de la vérité, les confrères du côté d’Abidjan ont bien voulu aller dans les archives pour le Lynx. Nous vous re-publions ce que « Rasta Pou » Alpha disait il y a seulement trois ans.Seulement trois ans. Lecture!

Notre Voie : Alpha Blondy, dans une interview accordée au mensuel panafricain Afrique Magazine (AM) n° 270 de mars 2008, vous avez qualifié M. Alassane Dramane Ouattara de prestidigitateur et avez soutenu qu’il ne sera jamais président de la République de Côte d’Ivoire. Pourquoi vous attaquez-vous à ce leader politique ivoirien ? 

Alpha Blondy : Souvenez-vous, à un moment donné de ma vie et de l’histoire de la Côte d’Ivoire, j’ai crânement défendu le cas Alassane Dramane Ouattara, le leader du Rassemblement des Républicains (RDR) et un des futurs candidats à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. J’avais dénoncé le fait qu’on le traite d’ivoirien lundi et d’étranger mardi. Et qu’à cause de cela, ce Monsieur que le PDCI a envoyé en Côte d’Ivoire ne pouvait pas être candidat à l’élection présidentielle. J’avais dit non ! Et aujourd’hui, il peut être candidat à la présidentielle. Ne voyez-vous pas que ce combat que j’ai mené a payé dans une certaine mesure ? Mais actuellement, les données ont changé et il me semble important de souligner les actes graves que M. Ouattara a posés. Il faut le dire, nous ne partageons pas sa façon de faire.

Que lui reprochez-vous ? 

Il serait indécent de ne pas souligner que le premier coup d’Etat en Côte d’Ivoire (le 24 décembre 1999 qui a renversé le président Henri Konan Bédié, ndlr) a été fait par M. Ouattara…

Comment le savez-vous ? 

Mais il l’a dit lui-même et les Ivoiriens en sont témoins. Il a dit : «Quand je frapperai ce régime moribond, il tombera». Il avait annoncé aussi aux Ivoiriens : «Je reviendrai à Noël». Donc il savait bien de quoi il parlait. Le 24 décembre 1999, il a effectivement frappé, le régime Bédié est tombé et il est revenu en Côte d’Ivoire.

Pour moi, le coup d’Etat était déjà un acte anti-démocratique. Et je dis que c’est ce coup d’Etat qui a ouvert la boîte de Pandore d’où sont sorties toutes les tentatives hebdomadaires de coups d’Etat qui ont abouti à la guerre, cause de la rébellion armée du 19 septembre 2002 suivie de la partition systématique du pays.

Le général Robert Guéi, chef du CNSP, la junte militaire au pouvoir, avait pourtant indiqué, devant la nation, que le coup d’Etat de 1999 était l’œuvre des «Jeunes gens »…

Je n’entre pas dans ce genre de masturbation.

Vous n’y croyez pas ? 

Non ! Mais écoutez, lorsque la guerre a éclaté en septembre 2002, Alassane Ouattara a déclaré sur RFI – je l’ai bien écouté – qu’il n’était ni de près ni de loin mêlé à la rébellion. Mais j’ai regardé plus tard une vidéo où des rebelles égorgent un gendarme. Sur ce document (j’ignore comment l’on procède en matière de montage et de truquage), ce que Koné Zakaria (un des chefs rebelles, ndlr) dit est clair – je comprends bien le malinké. Il a dit : «Nous avons pris les armes, pas pour IB, mais pour Alassane Ouattara». Et que c’est lui qui leur envoyait 25 millions de FCFA par mois. Zakaria l’a dit. Si cette grave accusation était fausse, pourquoi M. Ouattara n’a-t-il pas apporté de démenti ?

Que voulez-vous finalement insinuer ?

M. Ouattara est largement le commanditaire de la rébellion, you know. Je ne suis pas Jack Bauer (personnage principal d’une série policière américaine à la télé, NDLR) mais c’est M. Ouattara qu’on connaît. Qui ne dit mot consent. Même, à un moment donné, Guillaume Soro s’est un peu énervé devant le refus de M. Ouattara d’assumer.

Je signe et je persiste qu’Alassane Ouattara est à l’origine du coup d’Etat de 1999 qui a entraîné la guerre. Il est à l’origine de tous les problèmes que nous vivons aujourd’hui. Depuis qu’il est venu dans ce pays, nous avons rompu avec la tranquillité et la sérénité. Celui qui a tiré le plus grand profit de l’Ivoirité, c’est bien Alassane Ouattara. Il en a fait un fonds de commerce. Le PDCI, sa famille politique de départ, ne voulait pas de lui pour deux raisons principales.

Lesquelles ?

Première raison, lorsque Alassane Ouattara est arrivé en Côte d’Ivoire en 1990, il n’aurait pas dû sortir avec Dominique Nouvian-Folléroux (son épouse actuelle, NDLR).

Vous y allez fort !

Oui mais lui, il n’a pas hésité. Moi, je relate les faits. Je fais un décryptage, you know. A l’époque, je sortais avec Patricia, la fille d’un Européen qui travaillait à la présidence. Elle m’a confié ceci, après la nomination d’Alassane Ouattara : «Attention votre Premier ministre-là est en train de prendre un virage dangereux. Parce que Dominique est en quelque sorte la «Go» du président de la République, Félix Houphouët». Comprenez-vous le sens de ce message de Patricia ? Je pense qu’Alassane Ouattara pouvait s’offrir toutes les filles d’Abidjan, sauf celle-là. Ce qu’il a fait, c’est comme si tu couchais avec ta propre mère. Parce que le président Houphouët était son père politique et spirituel. Et quand tu as fini de coucher avec ta mère, n’aies pas la prétention de ravir à ton père son fauteuil. Or, Ouattara a fait tout cela. C’est ce que le PDCI n’a jamais osé dénoncer aux yeux du monde. Voilà pourquoi beaucoup se sont contentés de le traiter d’étranger. Ce qui l’a d’ailleurs arrangé car il en a fait son fonds de commerce.

Quelle est la seconde raison ?

Il voulait niquer M. Konan Bédié. Quand le président Houphouët est mort, beaucoup de cadres du PDCI ont regardé Alassane Ouattara bizarrement. Ça murmurait qu’après avoir couché avec Dominique par calcul politique…

Avez-vous un problème avec Mme Dominique Ouattara ?

Non, pas du tout, je respecte Dominique. Seulement, je voulais dire qu’elle n’est pas la seule personne qu’Alassane Ouattara a bernée. Mais elle n’est pas dupe. Dominique avait perdu son mari dans des conditions tragiques. Et M. Ouattara a profité de la blessure de cette dame – je vous le dis parce je le pense sincèrement – pour déployer son calcul politicien. Il s’est servi d’elle pour son ambition.

Vous dites là des choses terribles ?

On me qualifie de fou, non ? Mais un fou, il sait beaucoup de choses, you know ! Le mariage de M. Ouattara avec Dominique, relève d’un calcul politicien. Il prétend que Houphouët lui a donné l’ordre de prendre cette femme. Mais il a oublié que c’est parce qu’il a couché avec elle que «le Vieux» s’est fâché et la lui a cédée. Un proche d’Houphouët – et non des moindres – m’a confié que «le Vieux» en a pleuré. Parce qu’il ne pouvait pas s’imaginer que quelqu’un qu’il a fait venir auprès de lui de bonne foi puisse lui planter le couteau dans le dos. Son entourage en été malade aussi. C’est de là qu’est parti le débat sur la filiation de Ouattara. Aujourd’hui, nous disons qu’Alassane Ouattara est certes un Ivoirien mais il y a un problème.

Quel problème encore ?

Tu peux être un Ivoirien mais si tu as grandi à Bobodioulasso, où est le problème ? Ses frères ont grandi à Dimbokro, dans le centre de la Côte d’Ivoire. Mais lui, il a grandi du côté de la Haute Volta, c’est-à-dire dans la région de Bobodioulasso. Même quand il parle le malinké, son accent est de Bobodioulasso. Il ne faut pas en avoir honte ! Mais il semble tellement perturbé par cela. Et il raconte à sa femme Dominique que je suis son cousin. Parce que nous sommes tous deux nés à Dimbokro. Je ne suis pas son parent. Il n’a pas besoin de forcer des liens de parenté avec moi pour prouver qu’il est Ivoirien. Dans tous les cas, on ne couche pas avec la femme de son papa. Mais il l’a fait.

Pourquoi est-ce maintenant que vous en parlez ?

Excusez-moi, chaque chose en son temps ! Un jour ou l’autre, Dominique Folléroux se réveillera. Alassane Ouattara pense que M. Sarkozy va l’imposer aux Ivoiriens parce qu’il a été tout simplement le témoin de son mariage. C’est peut-être vrai que le président français est son ami, mais attention !

N’est-il pas envisageable que M. Sarkozy veuille donner un coup de pouce à son ami en difficulté ?

M. Sarkozy pourrait aider la Côte d’Ivoire en tant qu’Etat mais pas M. Ouattara en tant qu’individu. Parce que les intérêts de la France sont plus grands que ceux de Messieurs Sarkozy et Ouattara. Quand je dis qu’Alassane Ouattara ne peut pas être président de Côte d’Ivoire, c’est parce qu’il a fait couler trop de sang, de larmes. Il a fait briser trop de vies d’innocents. Je pense sincèrement ce que je dis. Depuis le coup d’Etat de 1999, avez-vous vu se bousculer des personnalités comme Ahoua N’Guetta, Essy Amara, enfin tous les repères de tous bords politiques confondus ? Savez-vous pourquoi ? Parce que la chaîne référentielle a été brisée. En outre, les généraux Palenfo et Coulibaly se sont également éclipsés et ont vu leurs vies respectives brisées parce qu’on leur colle une étiquette de RDR déçus. Même moi qui vous parle…

Justement, il y a quelques années, vous avez proclamé que vous êtes un militant du RDR…

J’ai déjà reconnu dans un mensuel panafricain qu’Alassane Ouattara a roulé tout le monde dans la farine. On dit que M. Gbagbo est un boulanger. D’accord, mais je dis que M. Ouattara est un hyper-boulanger. C’est le propriétaire des Grands Moulins d’Abidjan (rires). Et moi, je suis un chanceux parmi ceux que M. Ouattara a roulés dans la farine.

Mon ami H., le comédien Camara Yêrêfê, en a été tellement victime qu’il en est mort. On raconte que je n’ai rien fait pour lui jusqu’à ce qu’il trouve la mort. Mais qu’ils me font pitié, les colporteurs de ces rumeurs ! Je vais vous dire la vérité. Lorsque la SICOGI de Yopougon voulait expulser H. pour une location-vente impayée à hauteur de 3 millions FCFA, c’est vers moi qu’il a couru. Je partais pour une tournée à l’étranger et je n’avais pas de la liquidité sur moi. Je lui ai alors signé un chèque de 3 millions FCFA. Je précise qu’on a appelé Ibrahim dit «photocopie», le frère cadet de M. Alassane Ouattara, pour lui poser le problème de H. qui a fait la prison, qui a perdu son boulot à la télé à cause de son militantisme au RDR… On m’a répondu que lorsque qu’on donne de l’argent à H., il le dilapide. Au vu de cette attitude du RDR à son égard, j’ai interpellé H. en ces termes : «Petit frère, fais attention à toi ! Ces gens vont t’utiliser pour rien. Chaque fois que y a drap, tu viens me dire : Elvis (l’autre surnom d’Alpha Blondy), on m’a blessé, on a blessé mon fils… Et je demande : est-ce qu’un seul enfant d’Alassane a été égratigné ? Une façon de te demander de faire attention et de te dire que moi-même qui te parle, ils ont envoyé des militaires chez moi en 1999 sans que je n’y comprenne rien. N’oublie donc pas d’où on vient». J’ai dit tout cela à H. Depuis ce jour, on se fréquentait davantage, on mangeait du poisson à la braise ensemble… Un jour, il m’a encore dit que des militaires l’ont blessé à la tête. Pour le tirer de ce guêpier et lui permettre de reprendre ses activités professionnelles, j’ai décidé de lui remettre une caméra que j’ai achetée à 20 millions FCFA. Je lui ai même demandé de changer sa façon de militer. Je lui ai expliqué que c’est parce que les gens du RDR parlent trop. Je lui expliquais aussi comment j’étais souvent félicité, à ma grande surprise, pour des sacs de riz et autres que j’aurais offerts à des militants du RDR.

Et que se passait-il en réalité ?

Ma secrétaire d’alors, Koné Ténin (aujourd’hui membre du cabinet de la ministre Jeanne Peuhmond, NDLR) était militante du RDR ; mon manager Koné Dodo était du RDR et ils le sont aujourd’hui encore. Au départ, ils ont nié mais plus tard, Ténin l’a reconnu. Ténin était tellement passionnée qu’il suffisait de critiquer M. Alassane Ouattara, pour qu’elle étouffe. Je connais Ténin, je la respecte ; elle a fait un choix que je respecte. En revanche, Koné Dodo m’a trahi dans sa passion, non pas pour le RDR, mais pour M. Alassane Ouattara qui est en réalité le problème et non le RDR car Alassane veut faire de ce parti une sorte de secte.

Koné Dodo m’a trahi en me disant que des gens l’ont chargé de venir encaisser de l’argent auprès de moi pour financer la rébellion. Moi, je lui ai dit que je préférerais faire des dons à la Croix Rouge pour des actions humanitaires en faveur de ceux qui en avaient besoin dans l’urgence. Il en était tellement passionné que je le suspecte aujourd’hui d’avoir détourné au profit de la rébellion une partie des recettes de 35 millions de FCFA engrangés lors de ma tournée de 2003. Aujourd’hui, Koné Dodo se trouverait à Boundiali, hypertendu, à moitié paralysé. Pendant ce temps, que fait le RDR pour lui ? Que fait pour Koné Dodo, M. Alassane Ouattara qui, paraît-il, est propriétaire de 22 avions et 212 bateaux ? Fohi ! Rien ! Actuellement Dodo ne vit qu’avec l’aide que lui apporte son fils.

Quels sont aujourd’hui vos rapports ?

Koné Dodo m’appelle parfois. Il me demande de l’appeler à mon tour. Seulement, c’est moi qui me sens gêné. Ah, lui aussi a été tellement aveuglé ! Mais je pense qu’un jour, il se réveillera car, tout comme Ténin, il admirait beaucoup M. Zémogo Fofana (personnalité politique, transfuge du RDR qui a créé l’ANCI, son parti).

Vous auriez abandonné également Aldo Moro, Affri Loué et bien d’autres de vos proches malades…

J’avais proposé à Aldo Moro (paix à son âme) de travailler avec H. pour la réalisation de sketches qu’ils devaient commercialiser. Mais Aldo Moro (ancien cameraman à la RTI) m’a dit que son rêve, c’était de découvrir la Jamaïque. Je l’ai envoyé en Jamaïque. Quant à Eugène Affri Loué (paix à son âme), il était condamné à mort, je n’y pouvais rien. Pinto, quant à lui, est superviseur au Café de Versailles (le restaurant chic bâti par Alpha Blondy). Vous pouvez le lui demander. Il n’a jamais été victime d’un grave accident de la circulation avec ma voiture sans que je ne sois au courant. (Pinto dément devant nous avoir fait un accident avec un véhicule de Blondy). «Ancien» (un regretté collaborateur d’Alpha) est mort d’insuffisance rénale. Lorsque j’ai arrêté de fumer de la drogue, j’ai dit à tous ceux qui fumaient comme moi de rester à carreau pour ne pas que je replonge. «Ancien» était devenu entre temps le manager du groupe Adjam Tala Rockers. On s’est perdus de vue. Un jour, lorsque je l’ai vu à Grand-Bassam, j’ai découvert une loque humaine. Une autre fois, il a fait venir des jeunes gens chez moi pour me solliciter de l’aide, alors qu’il était en instance d’être hospitalisé au CHU de Treichville. Plus tard, j’ai appris que ces jeunes se sont volatilisés dans la nature avec l’argent que je leur avais remis. Après, il s’est levé lui-même de son lit d’hôpital pour me trouver à Grand-Bassam. Il avait besoin d’argent. Je lui en ai donné. C’est à Yohou Yolande dite «Yoyo Rasta», une grande amie, que je remettais de l’argent pour secourir «Ancien». Un jour, à la veille d’une tournée, il m’a dit : «Si on ne se revoit plus… » Je lui ai répondu : «Arrête, ne me parle pas de ta mort… (Alpha Blondy se met à pleurer. Après une pause, il poursuit ses propos)… Alassane Dramane Ouattara est dangereux pour la Côte d’Ivoire. Pourquoi, en le disant, on doit être menacé de mort ?

Avez-vous été menacé de mort ? Par qui ?

Bien sûr, j’ai été menacé de mort après la publication de mon interview à Afrique Magazine. On m’a appelé sur le téléphone fixe et sur le portable pour me menacer de mort. Un individu est même venu me voir pour me conseiller de boire le pipi du matin de ma mère car, selon lui, je suis un malade mental. Menacer un malade mental ? Menacer un fou ?

Avez-vous porté plainte contre X ?

Non, je ne porterai pas plainte.

Pourquoi ?

Parce que je sais que Dieu le fera à ma place. Ecoutez, M. Alassane Ouattara ne fait rien pour que Dieu ne puisse pas mener mon combat. Tant de sang versé, tant de vies humaines anéanties. Savez-vous pourquoi il n’y a pas eu les 100 000, 200 000 voire 300 000 spectateurs que j’attendais à mon FESTARRR, le 30 décembre 2007 ? C’est à cause de cette guerre que M. Ouattara a enclenchée en Côte d’Ivoire. Où est-ce que les FANCI ont recruté leurs nouveaux soldats ? C’est parmi les “bramogos” (fans) d’Alpha Blondy. Où est-ce que les Forces nouvelles ont puisé leurs soldats ? C’est dans les “bramogos” d’Alpha Blondy. Quand l’on a sacrifié la vie de mes «bramogos» pour des ambitions politiques personnelles, il ne faut pas demander le miracle aux quelques survivants.

Quels sont aujourd’hui vos rapports avec la France ?

Moi, je n’ai pas de problème avec la France. J’ai dit simplement que je condamne fermement la France pour ce qu’elle a fait en novembre 2004 devant l’Hôtel Ivoire à Cocody et sur les deux ponts d’Abidjan. Son armée a tué des Ivoiriens qui manifestaient tranquillement pour la souveraineté de leur pays. La France, c’est quand même nous. C’est inacceptable. Maintenant que l’on dise que moi, j’ai choisi mes morts, c’est faire de la désinformation. Qu’on arrête cela. J’ai dit qu’on a passé le temps à parler de 9 soldats français qui auraient été tués à Bouaké par les FANCI mais qu’on n’a pas parlé des autres morts de la ville. C’est ce que j’ai toujours dit, ok ? Donc qu’on arrête de tout déformer tout le temps.

Maintenez-vous toujours votre position selon laquelle l’armée française basée à Abidjan (le 43ème BIMA) doit partir ?

Mais bien sûr. Moi, je voterai pour le candidat à la présidentielle prochaine qui promettra de faire partir l’armée française et de nous faire passer d’une indépendance virtuelle à une indépendance réelle. Voyez-vous, je ne nourris aucune haine envers qui que ce soit mais je ne supporte pas l’injustice.

Etes-vous toujours à couteaux tirés avec l’ambassadeur de France à Abidjan, André Janier ?

Récemment, quand j’étais hospitalisé à la PISAM, il m’a joint sur mon portable pour me souhaiter prompt rétablissement. Il m’a même annoncé qu’il m’inviterait à partager un repas dès que je serais rétabli. Mais je préfère attendre après ma tournée en Amérique.

Et la polémique sur votre titre d’ambassadeur de la paix de l’ONUCI ?

Jusqu’à ce qu’on me le signifie officiellement par écrit, comme ça été le cas lorsqu’on me nommait, il y a un peu plus de deux ans, je demeure messager de la paix pour l’ONUCI. C’est d’ailleurs à ce titre que je tire la sonnette d’alarme pour prévenir tout risque de regain de violence en Côte d’Ivoire.

Que répondez-vous à ceux qui affirment que vous êtes le principal auteur de la Charte du Nord rédigée en 1990 ?

Je n’ai jamais écrit cette sale Charte du Nord. J’ai fait un tract, bien au contraire. On m’a dit que la Charte du Nord contient plus de 200 pages mais ce qu’ils ont publié (dans le quotidien Le Patriote, ndlr) ne tient pas sur un feuillet. Pourquoi sont-ils malhonnêtes jusqu’à ce point !

Dans votre tract publié en 1990, vous meniez le combat de M. Ouattara. Comment expliquez-vous ce changement de position radicale de votre part aujourd’hui ?

J’ai changé parce que M. Ouattara a touché à la Côte d’Ivoire. Ça, je ne saurais l’accepter. Il a posé des actes qu’il ne devrait pas. Je vous l’ai déjà suffisamment dit. On nous a tous bernés avec cette histoire d’ivoirité parce qu’en réalité, seul Alassane Ouattara en est le plus grand bénéficiaire. Je me souviens qu’en 1990, on est venu me voir pour me dire que les Bété disent que s’ils prennent le pouvoir, ils vont égorger tous les gens du Nord.

Qui est venu vous le dire ?

Je préfère taire les noms mais ils se reconnaissent. Des gens sont venus me voir à l’immeuble Nanan Yamousso (Abidjan-Treichville) que j’habitais à l’époque. La mère d’un de mes enfants, Valerie Yébarth était témoin. Ceux qui me pourfendent, parlent de quoi ? J’aimerais bien qu’Alassane Ouattara nous parle des circonstances de la mort de Félix Houphouët- Boigny en 1993.

Vous devez en savoir quelque chose…

Non, c’est lui qui doit en savoir quelque chose. C’est lui qui pourra nous éclairer. Ça, c’est d’un. De deux, il y a un petit truc que je voudrais savoir. Vous souvenez-vous de la défunte femme policière Simone Gbahé ? Vous souvenez-vous de sa révélation faite dans Soir Info, dans laquelle, elle soutenait qu’un coup d’Etat se préparait contre le président Bédié ? Ne trouvez-vous pas bizarre qu’elle soit morte sans avoir pu rencontrer Bédié alors qu’elle le désirait ? C’est une question que je me pose. En somme, Simone avait bel et bien averti qu’un coup d’Etat se préparait contre Bédié mais…

Et qui préparait ce coup d’Etat ?

Qui a fait le premier coup d’Etat en Côte d’Ivoire, en 1999 ? Qui était le financier de la guerre dont Koné Zakaria a parlé ?

Faites-vous allusion à M. Alassane Ouattara ?

Bien sûr, puisque c’est lui qui a commandité le premier coup d’Etat. Aujourd’hui, quand je vois l’acharnement avec lequel la presse proche de lui s’attaque à ma modeste personne jusqu’à vouloir ma mort, je suis amené à me poser encore de nombreuses questions. Mais, qu’ils soient tous rassurés, je n’ai pas encore dit mon dernier mot.

Vos détracteurs soutiennent que c’est parce que le président de la République, Laurent Gbagbo, vous donne beaucoup d’argent que vous vous acharnez sur M. Ouattara. Qu’en dites-vous ?

Pour être poli, je vais vous dire simplement ceci : le président Houphouët m’avait donné de l’argent mais ils ne s’étaient pas plaints ; le président Bédié m’avait aussi donné de l’argent par rapport à ma Caravane de la Paix en 1995 mais ils ne s’étaient pas plaints non plus. Pour l’organisation de mon FESTARRR en décembre 2007, j’ai écrit à tout le monde pour solliciter de l’aide financière : ambassades, partis politiques, etc. Quand je montais le projet avec John Jay (animateur-télé, ndlr), on avait fait un devis de 300 millions FCFA. Ça traînait, faute de moyens. Et, suite à l’attentat contre l’avion du Premier ministre Guillaume Soro, le 29 juin 2007, j’ai reporté le festival. Après, j’ai décidé de le faire tout seul. C’est alors que Charles Blé Goudé m’a dit : “Ecoute, le président Gbagbo voulait nous donner sa contribution. C’est le moment d’aller le voir”. Je lui ai répondu : “Ok, on va profiter de l’occasion pour faire d’une pierre deux coups, c’est-à-dire l’inviter. S’il nous donne quelque chose, Dieu merci ; s’il ne nous donne rien, Dieu merci, you know”. Voilà ! A l’heure où je vous parle, je dois encore la somme de 16 millions à des entreprises qui ont travaillé avec moi.

L’on raconte que le chef de l’Etat vous a effectivement remis la somme de 300 millions FCFA pour l’organisation du FESTARRR. Est-ce vrai ?

A tous ceux qui soutiennent que le président de la République m’a donné 300 millions FCFA et que de cette somme, j’ai tiré 100 millions FCFA pour l’offrir à Charles Blé Goudé, je leur demande d’arrêter l’intox et la désinformation. Il faut simplement qu’ils comprennent que ce que le président Gbagbo m’a donné n’a pas de prix, c’est de la considération. Je ne savais même pas qu’il y avait un coup d’Etat qui se préparait contre lui dans cette période, comme on me l’a signifié plus tard, mais le Président a pris le risque de venir à mon invitation jusqu’à Grand-Bassam. Il a été le seul à m’honorer et pourtant, j’ai invité tous les leaders politiques, les partis politiques et leurs organisations de jeunesse. Même les Forces Nouvelles étaient attendues, à commencer par leur secrétaire général, le Premier ministre Guillaume Soro. Je me rappelle que le commandant Wattao m’a appelé pour s’excuser parce qu’il y avait “gbangban” à Bouaké (attaques de la ville par les hommes d’IB, ndlr). Ça c’est le respect, je vous le répète. Et ça n’a pas de prix.

Si l’on vous comprend bien, vos relations avec le président Laurent Gbagbo ne sont pas fondées sur l’argent ?

Les gens voient tout en terme d’argent. Je n’ai aucune intention de me vanter mais moi, je vais vous dire que ça va. Je n’ai pas de problème de ce côté-là.

Les personnalités qui n’ont pas répondu à votre invitation au FESTARRR vous ont-elles donné les raisons de leur absence ?

Moi, j’ai fait le pas qu’il fallait parce que je tenais à tuer la guerre. Mais ce n’est pas bien grave. Je comprends mes jeunes frères KKB du PDCI, Karamoko Yayoro du RDR, Blé Guirao de l’UDPCI. Ils ont subi des pressions de part et d’autre. Pour moi, le FESTARRR a été un grand succès.

Vos contradicteurs prétendent que vous avez bénéficié de la générosité de M. Ouattara du temps de la bonne entente…

Je n’ai jamais demandé de l’argent à M. Ouattara. Il n’y a jamais eu ça entre lui et moi. En revanche, je connais M. Adama Tounkara (actuel maire d’Abobo, ndlr) depuis New York. Ce dernier et moi, on s’est vu à l’époque par deux fois, il m’a donné 50 dollars. Quand on raconte que M. Alassane Ouattara est un multimilliardaire et qu’il distribue de l’argent, c’est faux. Moi, je peux aller où je veux avec mes 10 FCFA. Ma vie n’est pas en danger, à moins que M. Ouattara en décide maintenant autrement. Car lui, il est toujours tapi dans l’ombre pendant que les enfants des autres sont en première ligne au front, donc leur vie en péril en permanence, you know.

D’où tirez-vous cette conviction que M. Ouattara est derrière chaque coup tordu contre les Ivoiriens alors que lui-même le nie tous les jours ?

Mais M. Ouattara, c’est Kacou Anouanzè, c’est-à-dire l’homme-araignée ! Il est très rusé. De plus, dès que ça chauffe, il saute au mur puis disparaît. Voilà pourquoi j’aimerais dire ceci aux Ivoiriens: “Dès que ça pète encore en Côte d’Ivoire, n’hésitez pas à neutraliser M. Alassane Dramane Ouattara. Attention, je n’ai pas dit de le tuer, je dis bien neu-tra-lisez-le ! Car, envoyez les enfants des autres à l’abattoir, il aime bien ça. Son rêve ethnique est égal à la guerre ethnique. Chez lui, le Bété, le Guéré…, est un ennemi, le Bousmani (le peuple de la forêt) est un ennemi. Ne vous laissez plus distraire, mes frères Ivoiriens : Alassane Ouattara est notre problème. Eux, ils ont appelé au meurtre contre ma personne mais moi, non. Je n’en ferai pas autant en retour. Car je crois en Dieu. Ouattara, lui, il n’a pas de respect pour la vie que Dieu nous a donnée.

Vous dites qu’il ne peut pas être président, mais pour gagner, il est en tandem avec le président du PDCI, Henri Konan Bédié…

Lorsqu’un traître vient vers toi, ça se sent immédiatement par son premier bonjour. En effet, M. Bédié ne pouvait pas échapper à M. Ouattara. Aussitôt que ce dernier est venu en Côte d’Ivoire, M. Bédié était dans son collimateur. Chronologique-ment, le président Houphouët est la première victime de M. Ouattara, Dominique, la deuxième, et le président Bédié, la troisième. Quant au Président Gbagbo, il l’a échappé belle. Rappelez-vous qu’en février 1992, lors d’une manifestation au Plateau, M. Ouattara a fait tirer sur M. Gbagbo. M. Ouattara était alors Premier ministre de Côte d’Ivoire. Il ne faut pas l’oublier, dans les mœurs des Ivoiriens, tuer n’existe pas vraiment. Mais dans les calculs politiques de M. Ouattara, le crime figure en bonne place. Les Dioula disent que “tout ce qui arrive à un cadavre dans une tombe, ce n’est pas la faute aux asticots ; il faut accuser la mort”. Dans la crise ivoirienne, MM. Gbagbo, Bédié, Guéi, Soro et Wattao ne sont que des asticots. Et la mort, c’est M. Alassana Ouattara. Voilà pourquoi, je pense qu’il est nécessaire qu’on le neutralise afin qu’il ne nuise plus à la Côte d’Ivoire.

Le premier coup d’Etat en Côte d’Ivoire est l’œuvre de M. Ouattara. Ouattara est le commanditaire de la rébellion.Ouattara n’aurait pas dû sortir avec Dominique. Koné Dodo m’a trahi…

M. Alassane Ouattara est en réalité le problème et non le RDR.

M. Bédié ne pouvait pas échapper à M. Ouattara.

Je voterai pour le candidat à la prochaine présidentielle qui promettra de faire partir l’armée française.

Je demeure messager de la paix pour l’ONUCI.

Interview réalisée par Didier Dépry et Schadé Adédé

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Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Source : Union Africaine