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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 18:26

Réponse de Claude Koudou aux attaques insultantes.

Claude-Koudou.jpg

Ensemble pour la libération de Laurent Gbagbo et pour la restauration de la paix en Côte d’Ivoire : Allons aux états généraux.


Le dimanche 17 mars, j’ai lu dans les colonnes des sites internet « connectionivoirienne.net » et « afrik53.com » un « article » s’en prenant à ma personne et à ma vie privée. Dans ma déclinaison actuelle, je n’utiliserai les mêmes termes ni sur le fond ni sur la forme.  Parce que la forme des écrits qui m’attaquent est gratuitement insultante et le fond inexistant. Puisque ces écrits ne répondent à une contradiction dans le débat qui doit être notre leitmotiv. J’ai reçu beaucoup de soutiens. Et je voudrais ici les rassurer que je suis dans l’esprit qui stimule le débat. Car notre rôle est de convaincre ; convaincre ; convaincre pour que Laurent Gbagbo soit libéré ! Ces écrits soutiennent que j’aurai touché d’énormes sommes sans en avoir versé tout ou partie aux avocats du Président … Je ne répondrai pas aux différentes insinuations qui ne reposent sur aucun fondement et qui voudraient nous éloigner de l’essentiel. « Asseyons-nous et discutons ! »

Vu l’esprit du « texte », il m’est difficile de croire que les auteurs – qui ne signent pas de leurs noms – soient des nôtres. De quoi s’agit-il ? Depuis deux années après l’enlèvement de Laurent Gbagbo à sa résidence à Cocody (Abidjan), pour être déporté de façon illégale à la CPI, les démocrates et tous ceux qui sont réellement épris de justice, de liberté et de paix restent mobilisés pour faire entendre raison à l’opinion internationale. Avec toute l’émotion et l’indignation que le procédé de destitution de Laurent Gbagbo a suscitées, les Ivoiriens et leurs amis multiplient les actions pour faire comprendre qui est réellement l’homme Gbagbo.

C’est dans ce cadre que nous parcourons des pays et des chancelleries depuis plusieurs mois. Mais il est aussi évident que sans la discipline, sans une réelle stratégie de communication et un rassemblement autour d’objectifs communs, la lutte que nous menons aura du mal à arriver à son terme dans un contexte de dispersion des énergies. Il importe de noter que le combat dans lequel nous sommes engagés n’est pas une option. Il y va de notre survie et de celle de nos enfants.

C’est la raison qui milite en faveur d’un inventaire pour ensuite identifier ensemble des perspectives ; et nous donner les moyens de nous y projeter. C’est sur cette idée que se bâtit le projet des états généraux prévus pour le 30 mars. Toutes les démarches de consultations et de concertations avec différents acteurs sont unanimes pour soutenir qu’il faut se rassembler mêmes si nous avons des différences. Ce qui gênerait c’est que certains rament évidemment vers le bon sens qui dit « qu’il ne faut pas se tromper de combat ». En même temps, les mêmes font de la résistance au rassemblement qui pourrait étouffer leur existence. Un tel climat qui n’est pas édifié sur la vérité et la sincérité, est un poison dont nous n’avons pas besoin, surtout à la période actuelle de l’histoire de notre pays.

Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades, cher(e)s compatriotes, pour que tous ceux qui sont déçus de comportements malsains, reviennent vers nous, il faut que nous nous parlions avec des mots qui peuvent consolider notre lutte, avec des normes arrêtées par le plus grand nombre. C’est le sens des états généraux. Ils permettront de faire un point à mi-parcours afin de poser des bases méthodologiques qui conviennent. Des espaces de débats francs sont prévus le 30 mars. Et aucune question ne sera éludée. Pourquoi alors des attaques sur la place publique si on est vraiment « des justiciers de la résistance » ?

Il nous semble plutôt qu’après la brillante prestation des avocats – du 19 au 28 février 2013 –, il convient de mieux nous structurer, en gardant à l’esprit l’essentiel : la libération de Laurent Gbagbo et la restauration d’un état de droit dans notre pays, avec ses corollaires de paix et de quiétude pour tous ceux qui y habitent ou qui en sont ressortissants.

C’est pourquoi avec des amis et camarades – dignes combattants –, nous resterons fidèles aux indications de Laurent Gbagbo. C’est ici l’occasion de dire que j’ai choisi de faire la politique mais dignement, avec des débats d’idées et des propositions. Ma famille ne fait pas de la politique. Mais elle se trouve exposée et attaquée ces jours-ci par la sortie de « justiciers de la résistance » encagoulés. Etant ici dans un Etat de droit, je me réserve donc le droit de porter plainte pour atteinte à ma vie privée déjà au moins contre les médias qui ont fait la publication, sans se rapprocher de moi comme le recommande la déontologie en matière de journalisme.

Fait à Paris, le 20 mars 2013

Claude KOUDOU

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:17

MALI. Le djihadiste français  arrêté est un ancien de la police française de la BAC (Brigade anticriminalite).

Bac-POLICEfrench.jpg

 

« Il a porté l’uniforme français », raconte dans « Le Parisien » la sœur du combattant islamiste franco-algérien arrêté au Mali début mars. 

L’information émane du « Parisien » : dans son édition du lundi 18 mars, le quotidien publie le témoignage de la sœur de Djamel, ce djihadiste franco-algérien de 37 ans arrêté dans le nord duMali au début du mois de mars.

La jeune femme, âgée de 30 ans et vivant en Isère, confie qu’avant de servir aux côtés des islamistes, son frère, qu’elle condamne sévèrement, a servi dans la police :

A la fin des années 1990, il a travaillé dans la police. A la BAC, la brigade anticriminalité deGrenoble. Il a donc porté l’uniforme français. C’est vrai que cela peut paraître hallucinant, lorsqu’on voit ce qu’il est devenu aujourd’hui », révèle-t-elle au « Parisien ».

Obligé d’arrêter son frère alors qu’il était policier

La jeune femme retrace le parcours de Djamel, depuis la région grenobloise, où il a longtemps vécu, en passant par Bonneville, en Haute-Savoie, où il a rencontré sa femme, avec laquelle il a eu trois enfants et dont il est aujourd’hui séparé.

L’une des raisons de son départ de l’institution serait l’épisode au cours duquel il a dû arrêter son propre frère, ce qui lui avait valu « quelques piques de ses collègues », poursuit-elle.

« J’ai honte de ce qu’il a fait », condamne la sœur du jeune homme, qui a selon elle « commis le pire du pire : combattre les troupes françaises alors que c’est la France qui l’a fait grandir, lui a permis d’étudier, de travailler, d’avoir une femme, des enfants ».

La jeune femme raconte aussi que Djamel, qui avait obtenu la nationalité française à sa majorité, a fait de l’athlétisme « à un très bon niveau » et qu’il a multiplié les emplois dans divers secteurs, du BTP aux métiers de la boucherie. C’est à la suite de son mariage en 2005 qu’il a commencé, selon elle, « à avoir de mauvaises fréquentations avec des barbus qui essayaient d’endoctriner des jeunes ».

Hollande : pas de « filière », mais des « concitoyens perdus »

Le jeune djihadiste franco-algérien attend pour l’heure son extradition vers Paris. « Je ne pense pas qu’on puisse parler de filière. Il y a effectivement un certain nombre de concitoyens perdus, parfois travaillés par des milieux extrémistes et fondamentalistes, qui peuvent se retrouver sur un certain nombre de théâtres d’opérations », a déclaré le président François Hollande, après l’annonce de son arrestation.

Ibrahim Aziz Ouattara, un Franco-Malien de 25 ans arrêté en novembre au Mali, a quant à lui été expulsé le 5 mars vers la France où il a été mis en examen et écroué. L’homme, soupçonné d’avoir cherché à rejoindre des groupes djihadistes opérant dans la région, voyageait sous l’identité d’un certain Khalifa Dramé, lequel a également été mis en examen et fait prisonnier.

Un autre Français, Cédric Lobo, avait été arrêté début août à Niamey par les autorités nigériennes alors qu’il espérait rejoindre des groupes jihadistes du nord du Mali. Expulsé vers la France, lui aussi a été mis en examen et écroué.

Source : tempsreel.nouvelobs.com/ 

 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:14

La SELEKA, la coalition rebelle enlève 5 ministres  centrafricains et donne 72 heures au président Bozize pour répondre favorablement à leurs revendications.


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Ils donnent 72 heures au président Bozizé pour répondre favorablement à leurs revendications 

 

Ce sont les renvoyés de la prise d’otage des cinq ministres issus de la Séléka, qui ont porté le message dès leur retour sur Bangui. Le général congolais Léonard Essongo, représentant du médiateur dans la crise centrafricaine, le président Denis Sassou Nguesso du Congo, qui s’est rendu dimanche à Sibut à environ 200 km de la capitale Bangui avec cinq ministres rebelles pour discuter avec des responsables du groupé armé de l’application de l’accord de Libreville est revenu sans eux. Devant l’émissaire du médiateur venu à leur rencontre pour recueillir leurs doléances, les rebelles ont déroulé une liste de revendications en onze points.

Les deux parties devaient surtout parler du cantonnement des combattants Séléka
Présentées par le porte-parole de leur Etat-major Sylvain Bordas, ces revendications, énumérées de longues dates, vont du retrait immédiat de la troupe sud africaine à la confirmation par décret de leur grade, en passant par l’intégration immédiate au sein de l’armée nationale de près de 2000 combattants de la rébellion, pour assurer la sécurité de leurs représentants à Bangui, et l’octroi immédiat des postes ministériels choisis. Par ailleurs, la rébellion s’oppose aussi au cantonnement de leurs éléments dans des lieux différents et demande au gouvernement de les intégrer dans divers corps de sécurité choisis. La longue liste est assortie d’un ultimatum de 72 heures à l’ endroit du président Bozizé, appelé à répondre favorablement à leurs revendications. «Dans le cas échéant nous allons reprendre nos armes» a menacé Sylvain Bordas.

C’est à la fin de cette rencontre que les rebelles ont décidé de retenir leurs représentants au gouvernement qui ne sont pas rentrés à Bangui avec le représentant du médiateur. Lequel n’a pas caché son exaspération. Mais le général Léonard Essongo a affirmé qu’il espérait que les ministres de la rébellion retourneront bientôt à Bangui pour occuper leurs postes au sein du gouvernement. Même si la décision de l’Etat-major de la rébellion a été approuvée par le chef de la rébellion Séléka Michel Djotodia, par ailleurs vice-premier ministre, ministre de la défense au sein du gouvernement d’union nationale. Lequel avait été mis en place dans le cadre des accords de paix de Libreville signés en janvier 2012, il était censé mettre fin à la crise inter centrafricain qui avait éclaté en décembre dernier. Mais les deux parties s’accusent mutuellement de violer cet accord arraché sous l’égide de l’organisation sous régionale.

Retour à la normale au sein de Séléka?
Depuis plusieurs semaines des dissensions au sein de la rébellion se faisaient sentir avec les attaques du 11 mars d'une des principales villes du sud du pays, Bangassou, par une faction du Séléka qui avait déjà conquis fin février la localité de Sido (nord). Ces attaques avaient alors été fermement condamnées par les ministres Dhaffane et Ghazam Betty. «Il faut comprendre que ceux qui dirigent Séléka sont ceux qui dirigent le terrain. Aujourd'hui le terrain considère que les accords n'ont pas été respectés, et le maintien du président Bozizé (au pouvoir) ne nous permet pas de ramener la paix», a réagi l'un des porte-parole de la rébellion, Eric Massi, joint par l'AFP. «Qu'il (le président Bozizé) respecte les accords ou qu'il s'en aille, sinon il ne pourra pas éviter une bataille inutile à Bangui. C'est à prendre très au sérieux, le terrain est largement armé et déterminé», a affirmé M. Massi. Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.

Par Lucie Nkouka
Source :autres agences

 

Centrafrique: Derrière la «séquestration» des 5 ministres Séléka.

A Sibut, la scène paraît comme une entente entre les patrons et leurs subordonnés 

 

La situation politique en République centrafricaine est très tendue avec la «séquestration» des patrons de la Séléka, ministres au sein du gouvernement d’union nationale. Même si jusque-là des réactions de la part du Premier ministre, ainsi que du président Bozizé sont attendues, la population se prépare à d’éventuelles reprises d’hostilités entre la rébellion et le pouvoir.

D’un côté se trouve l’un des chefs fondateurs de l’UFDR membre de Séléka, Zakaria Damane qui est venu attendre la mission conduite par le médiateur dans la crise centrafricaine, Général Noel Léon Essongo avec les 5 ministres issus de Séléka et le ministre de l’administration du territoire. Dans cette équipe on note aussi la présence du Général Nourredine Adam qu’on dit patron de l’aile dissidente de la Séléka.

 En face, on voit un président Bozizé très sceptique qui campe sur ses positions. D’ailleurs, il l’a prouvé lors de la célébration du 15 mars. Dans son message adressé en sango à la population, il a appelé la jeunesse à se tenir par les mains et à barrer la route à l’envahisseur. De ce point de vue, les troupes sud-africaines constitueraient un dernier rempart pour le président Bozizé qui ne pourra jamais les laisser partir s’il veut se maintenir au pouvoir.

L’autre but de la rétention des chefs de la Séléka membres du GUN serait que, «à travers le message du président Bozizé du 15 mars, nous constatons que nous sommes en danger…», a fait savoir à Sibut le vice-premier ministre Michel Djotodjia. A cet effet, ils auraient volontairement monté cette pseudo prise en otage à Sibut afin de rester avec leurs hommes. A cette date, les trois jours d’ultimatum donnés au président Bozizé tiennent toujours.

Source : Journal de bangui

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:12

Paris - Place de l'Opéra : Manifestation pour la libération de Laurent Gbagbo - Le 16 mars 2013.

 

 

                              


 

 

En cas de probleme cliquer le lien ci-dessous.

 

http://www.youtube.com/watch?v=thM-0dPjG_s

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:08

Comment l'armée française bloque l'information sur la guerre au Mali. Circuler il n’y a rien à voir ici il n’y a que des nègres.

Soldat-Francais1.jpg

Haut du formulaire

La guerre au Mali va entrer cette semaine dans son troisième mois. Quelques 4.000 soldats français et environ le double de soldats africains combattant en collaboration avec eux au sein d’une force internationale ont conquis les principales villes au Nord Mali. Et pourtant, il n’existe guère de reportages sur les combats et presque pas de photos.

Depuis le début de la guerre l’armée française, en collaboration avec l’armée malienne, a systématiquement a privé les reporters et les journalistes de toute possibilité de produire des informations objectives.

Dès le début, on a interdit à tous les journalistes internationaux de quitter la capitale Bamako où ils furent harcelés par les soldats de la junte malienne qui confisquèrent leur matériel.

Une semaine après le début de la guerre, un certain nombre de « journalistes embarqués » furent autorisés à se rendre au Nord Mali. On instruisit ces correspondants de se tenir aux côtés des unités qui leur avaient été désignées et la participation fut restreinte exclusivement aux employés des médias français nationaux.

Le 31 janvier, des officiers du renseignement malien ont confisqué le matériel de deux journalistes travaillant pour la chaîne française France24. Ces derniers avaient filmé une manifestation de soldats de la brigade des Bérets rouges qui avaient essayé de réintégrer l’armée malienne.

Le 8 février, plusieurs journalistes étrangers ont été détenus pendant des heures à Bamako par des ‘Bérets verts’. Ces unités avaient organisé un coup d’Etat au Mali en mars dernier. Le photographe de Reuters, Benoît Tessier et deux autres journalistes qui furent témoins de l’incident et qui le photographièrent, furent battus et embarqués. Leur matériel et leurs téléphones portables furent confisqués.

Après la conquête de Gao, une cinquantaine de journalistes internationaux furent autorisés à entrer dans la ville en respectant des conditions strictes puis, peu de temps après, ils furent escortés hors de la ville, soi-disant en raison d’un attentat suicide sans qu’ils aient pu faire leur travail. Trois équipes de télévision qui étaient arrivées en avion à Kidal furent détenues jusqu’à leur départ à l’aéroport par l’armée française.

La chaîne de télévision française France 2 avait diffusé le 7 février sous le titre « Exactions au Mali, » un reportage de 22 minutes dans lequel 45 secondes du film étaient consacrées à des victimes de l’armée malienne. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) avait réprimandé les responsables du programme en leur reprochant de porter « atteinte à la dignité de la personne humaine » en présentant des images de corps de personnes décédées.

Le 28 février, le CSA avait multiplié ses avertissements en déclarant que « des plans répétés et particulièrement insistants sur les corps de personnes décédées » étaient « difficilement soutenables » notamment pour de jeunes téléspectateurs. Depuis lors, il n’y a plus eu de reportages critiques sur la guerre au Mali à la télévision française.

La semaine passée, le rédacteur en chef du journal malien Le Républicain, Boukary Ndaou, a été arrêté sans mandat par les services de sécurité d’Etat maliens. Quelques heures plus tôt, il avait publié une lettre ouverte d’un soldat critiquant le président Dioncounda Traoré pour des paiements effectués au capitaine Amadou Sanogo, le dirigeant du coup d’Etat de mars 2012. Le lieu de séjour de Ndaou est inconnu et aucune accusation n’a été portée jusque-là contre lui.

Le blocage médiatique de la guerre au Mali est fondé sur l’ordre implicite du commandement de l’armée française : dès le tout premier jour, les journalistes furent gardés éloignés d’au moins 150 kilomètres des lignes de front sur tous les théâtres de guerre. Ils eurent seulement le droit de se déplacer en convoi sans pouvoir prendre de photos. Ils ne purent pénétrer dans les villes conquises qu’à la fin des hostilités et seulement quand toutes les victimes eurent été enlevées.

Des personnalités influentes des médias officiels ont plaidé en faveur d’une telle censure. 

Antoine Guélaud, le directeur de la rédaction de TF1, a publiquement justifié la politique de l’armée en soulignant la difficulté de trouver « le juste équilibre entre le devoir d’informer et la sécurité des journalistes et de leurs équipes. » La guerre au Mali, a-t-il poursuivi « n’est pas une guerre conventionnelle entre deux pays, » mais vise des terroristes.

Son collègue Phil Chetwynd, rédacteur en chef à l’AFP a, en s’excusant, aussi fait référence à un « conflit compliqué et dangereux. » Un autre journaliste a déclaré qu’il valait mieux avoir un reportage d’un « journaliste embarqué » que pas de reportage du tout.

La subordination des médias français à la discipline de l’armée jouit d’une certaine tradition, notamment la censure de la guerre d’Algérie de 1954 à 1962 qui a souvent été décrite comme une « guerre sans images, » vu que les médias censuraient les exactions généralisées, les massacres et le recours à la torture par les forces françaises.

Tout comme dans le cas du général de Gaulle dans les années 1960, la plus grande crainte de l’actuel gouvernement français, dirigé par le socialiste François Hollande, est qu’un sentiment anti-guerre puisse s’associer à une colère grandissante contre la politique anti-ouvrière menée par l’Etat et vienne attiser des soulèvements sociaux. C’est pour cette raison que l’armée française est déterminée à poursuivre sa politique de la « guerre sans images. »

Par Ernst Wolff  

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:02

Cherif Ousmane un homme de main du tandem Soro-Ouattara: J'en ai marre de tuer... ma conscience me parle.


Cherif-ousmane.jpgphoto12.jpg

 J'ai tué  et enterré une femme enceinte sans me demander si je pouvais sauver l'enfant

 

Les criminels aussi ont une conscience? Nous venons de l'apprendre au Lynx avec cette confession du plus tortionnaire des tortionaires et guerrier de Ouattara, Cherif Ousmane alias Wattao. L'économiste du FMI et très cher ami de Nicolas Sarkozy a finalement fait de ces hommes des machines à broyer, à tuer. Pour son pouvoir de 5 ans, fallait-il passer à l'abominable? Chez les blancs, on aurait mis des structures et des centres pour faire des thérapies collectives à ces criminels. Mais nous sommes en Afrique et Ouattara va devoir travailler avec sa Dominique aux jambes longues et ses fous de guerre... en attendant qu'ils violent la femme d'affaires avec teint clair comme ils ont fait  à Simone Gbagbo. Lecture !

Shérif Ousmane, aux jeunes de Yopougon : "Je ne veux plus avoir de mort sur ma conscience"
« Aucune structure ou institution ne peut accepter d’ouvrir ses bureaux à Yopougon sans la présence de la police et de la gendarmerie. Quand j’entends un coup de feu à Yopougon, j’appelle pour savoir qui en est l’auteur. Je ne veux plus entendre de coup de feu. Hier (ndlr : jeudi 21 Avril 2011), l’un de mes éléments a perdu un bras à cause d’une mauvaise manipulation d’une grenade. Et tous ceux qui avaient des grenades s’en sont débarrassés. J’ai retrouvé plein de grenades ici. Tout ceci pour vous dire qu’on doit mettre fin à la guerre. Au niveau de Yopougon, je prends un engagement sécuritaire. Le temps joue contre nous. Tous les CHU sont fermés et nos jeunes qui ont été blessés meurent parce qu’on n’arrive plus à les soigner. Il faut qu’on mette le peuple en confiance et qu’on arrête de piller les maisons des gens. Le président de la république a demandé au Premier ministre de vous recevoir. Aujourd’hui, il n’y a plus rien à la BAE et il faut des milliards pour reconstruire nos casernes. Regardez un peu nos collègues de l’Etat-major avec qui nous cohabitons. Ils ont tout perdu. Ils sont en civil pendant que nous sommes en treillis. J’ai reçu 835 plaintes pour vol de véhicules. Je ne suis pas policier et ce n’est pas mon rôle de faire la police. C’est pourquoi il faut rouvrir les commissariats et les gendarmeries. Nous nous sommes battus pour le peuple et aujourd’hui, le peuple en a marre de nous. Il faut mettre fin aux actes de pillages. Aucune banque n’est prête à ouvrir à Yopougon s’il n’y a pas une sécurité garantie. Nos hommes n’ont plus le droit de se promener en ville avec des armes, à moins qu’ils ne soient en mission. Je vous demande d’inscrire vos noms dans le livre d’Or de l’histoire. Si je demande un retrait de nos forces de Yopougon, cela nous emmènerait encore en arrière. Et comme vous voulez un début de confiance, nous pourrons envisager par exemple une brigade mixte appuyée par l’Onuci. Si on ne s’entend pas pour trouver une solution rapide au problème sécuritaire de Yopougon, vous et nous allons tuer au moins 500 mille civils. Nous avons des armes que nous n’avons pas voulu utiliser à notre arrivée à Abidjan. Nous avons voulu souffrir pour épargner des vies humaines. Je sais comment régler le problème des mercenaires Libériens qui combattent à vos côtés. A Danané, j’ai combattu Sam Bouckari. Une dame enceinte et l’un de mes éléments sont tombés sous les balles des Libériens. J’ai enterré mon élément, j’ai enterré la dame sans vérifier si on pouvait sauver l’enfant qu’elle portait. Et j’avoue que j’ai encore ce triste évènement sur ma conscience…Je ne veux plus avoir de mort sur ma conscience. Raison pour laquelle j’ai décidé de retourner à la terre et devenir planteur. Le président de la République demande que tout le monde regagne sa base. Nous devons unifier nos deux armées et nous ne voulons pas que restiez en marge de cette réunification de notre armée. J’ai donné des ordres et je ne veux plus voir des militaires en train d’ériger des barrages pour contrôler des véhicules. C’est le rôle des policiers. Le président de la République a donné l’ordre de ne pas tirer sur vous à Yopougon. La guerre est finie, il y a eu beaucoup de morts et de paralysés à vie. Certains sont morts en laissant leurs enfants derrière eux. Celui qui vous parle est un combattant. Moi je suis un combattant. Le vrai combattant c’est celui qui gagne une guerre en perdant moins d’éléments. Je ne serai pas maire ni député. Si on nous demande de déposer les armes, je les dépose et peut-être j’irai à la retraite ».

 Par Bob Konan                                                                                                                                                                                         Source :Lynx.info

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:00

SÉNÉGAL-DÉTOURNEMENT DE DENIERS PUBLICS: Karim Wade va devoir justifier sa fortune de « 694 milliards de F Cfa » soit 1 milliard d’euros.


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            C’est une étape importante qui a été franchie ce vendredi 15 mars 2013 dans la traque des biens mal acquis. A l’issue d’un face à face à la mi-journée avec le procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite, Karim Wade a été mis en demeure : l’ancien ministre et fils de l’ex-président Abdoulaye Wade a désormais un mois pour justifier du caractère licite de son patrimoine, qui s’élève selon le procureur à un milliard d’euros.
Le montant global de la fortune de Karim Wade serait en effet de 694 milliards de francs CFA, soit un peu plus d’un milliard d’euros. C’est en tout cas la somme évaluée par ses accusateurs, et c’est celle sur laquelle il devra se justifier.
Selon Me Amadou Sall, l’un des avocats de Karim Wade, il n’est fait mention à aucun moment du moindre centime caché sur un compte en banque à l’étranger mais il est reproché à Karim Wade d’être le propriétaire de Dubai Ports World, de la Banque marocaine du commerce extérieur, des sociétés AHS (Aviation Handling Service) au Sénégal, au Niger, au Ghana et en Jordanie.
« Une mise en scène »
Karim Wade aurait aussi des actions dans l’aéroport de Malabo, en Guinée équatoriale. L’avocat dénonce une « mise en scène » et « des accusations qui font sourire ». Le procureur, de son côté, n’a fait aucune déclaration.
Karim Wade dispose désormais d’un délai d’un mois pour se justifier. Si, passé ce délai, le procureur spécial n’est pas convaincu par les réponses de l’ancien ministre, il pourra alors ouvrir une information judiciaire et saisir la commission d’instruction de la Cour. Ensuite, ce sera aux juges d’instruction de décider de l’éventuelle inculpation de Karim Wade et de son possible placement en détention provisoire.

Source : autre agence

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 17:55

Une étude russe qui prouve que les OGM stériliseront l'humanité au bout de 3 Générations.

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On soupçonnait déjà que la perte de la fertilité était au nombre des graves  dégâts occasionnés, une étude récente va dans ce sens. Une étude qui, si elle n'est pas étouffée, pourrait avoir un grand impact sur les décisions à prendre à l'avenir!

En 2009, près de 3% des terres agricoles étaient couvertes d'OGM avec 134 millions d'hectares, selon l'ISAAA, qui, chaque année, fait état des cultures des plantes transgéniques dans le monde. Et le dossier des OGM alimentaires - dont de très nombreuses pages restent encore floues à ce jour - pourrait bien s'alourdir prochainement alors qu'une nouvelle pièce en provenance de Russie est sur le point d'y être ajoutée. 

 

Celle-ci prend la forme d'une étude, dont les résultats les plus frappants viennent d'être présentés à la presse en Russie dans le cadre de l'ouverture dans ce pays des Journées de Défense contre les Risques Environnementaux. Elle est même évoquée par Jeffrey Smith, fondateur de l'Institute for Responsible Technology aux Etats-Unis et auteur de référence dans le monde des OGM avec notamment son ouvrageSeeds of Deception (littéralement «les semences de la tromperie») publié en 2003. Menée conjointement par l'Association Nationale pour la Sécurité Génétique et l'Institut de l'Ecologie et de l'Evolution, cette étude russe a duré deux ans, avec pour cobayes des hamsters de race Campbell, une race qui possède un taux de reproduction élevé. Ainsi, le Dr Alexey Surov et son équipe ont nourri pendant deux ans et d'une manière classique les petits mammifères, à l'exception près que certains d'entre eux ont été plus ou moins nourris avec du soja OGM (importé régulièrement en Europe) résistant à un herbicide.

Au départ, quatre groupes de cinq paires (mâles / femelles) ont été constitués: le premier a été nourri avec des aliments qui ne contenaient pas de soja, le second a, quant à lui, suivi un régime alimentaire qui comportait du soja conventionnel, le troisième a été alimenté avec en complément du soja OGM et enfin le quatrième groupe a eu des plateaux repas dans lesquels la part de soja transgénique était encore plus élevée que dans ceux du troisième.

 

A la fin de cette première phase, l'ensemble des quatre groupes a eu en tout 140 petits. L'étude s'est poursuivie dans une deuxième phase par la sélection de nouvelles paires issues de chacun de ces premiers groupes. Et, dans la logique du déroulement, les nouvelles paires de la deuxième génération ont, elles aussi, eux des petits, créant de fait la troisième et dernière génération de cobayes. Ainsi, il y a eu au final 52 naissances parmi les spécimens de troisième génération qui n'ont pas consommé du tout de soja, 78 parmi ceux qui ont consommé du soja conventionnel.

 

Mais le troisième groupe, celui qui a été nourri avec du soja OGM, n'a eu que 40 petits, dont 25% sont morts. Et, pire, dans le groupe qui a mangé le plus de soja génétiquement modifié, une seule femelle a réussi à donner naissance, soit 16 petits au total, dont 20% sont finalement morts.

 

Ainsi, à la troisième génération, les hamsters qui, pour les besoins de l'étude, ont eu, dans leur menu, une part importante de soja OGM, n'étaient plus capables de se reproduire...

 

Mais une autre surprise de taille a été observée: certains de ces hamsters issus de la troisième génération se sont retrouvés avec des poils ... dans la bouche, un phénomène d'une extrême rareté.

 

Voici, à ce sujet, les photos publiées par Jeffrey Smith, dans son billet

 

Selon Jeffrey Smith, l'étude du Dr Surov et de son équipe pourrait bien «déraciner» une industrie qui vaut plusieurs milliards de dollars. L'affaire est donc à suivre, mais, quoi qu'il en soit, depuis l'introduction en 1996 dans l'environnement et dans la chaîne alimentaire de produits agricoles transgéniques (issus de semences dans lesquelles y sont ajoutées un ou plusieurs gênes étrangers afin de conférer à la plante une propriété spécifique), les risques qui y sont liés restent encore très largement inconnus car très peu observés, faute d'études suffisamment longues et indépendantes, mais aussi à cause du refus des semenciers de publier leurs propres études (sauf sous la contrainte juridique) pour des raisons de stratégies industrielles et commerciales.

 

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le principe de précaution, dans ce domaine, semble effectivement illusoire, alors que les incertitudes scientifiques qui demeurent devraient justement le mettre au cœur du processus d'évaluation. Et, d'ailleurs, l'on peut même supposer que cetteabsence de précaution large et de manque de transparence vis-à-vis du public nuisent par la même occasion aux OGM agricoles expérimentaux (de seconde génération) qui ne peuvent pas être évalués dans les meilleures conditions puisque ceux qui sont actuellement sur le marché ne l'ont été que partiellement (voir le proverbe de la «charrue avant les boeufs»...).

 

Car l'ennui, au fond, c'est que nous tous, les consommateurs, sommes au bout de cette chaîne alimentaire: alors finalement dans l'histoire, qui sont réellement les cobayes?

Source:   www.mediapart.fr 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 17:53

CAF : La légende vivante du football  Africain et mondial Roger Milla craint la mort du football africain suite à la réélection de son compatriote ISSA Hayatou à la tête de la Confédération africaine de football.


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Réagissant à la réélection de son compatriote ISSA Hayatou à la tête de la Confédération africaine de football, Roger Milla a fait une sortie médiatique pour dénoncer le 7e mandat de rang du dirigeant camerounais à la tête de l’instance. L’ancienne idole des Lions Indomptable parle même de "mort du football africain".

De notre correspondant à Yaoundé 

Roger Milla demeure fidèle à sa ligne de conduite, celle d’électron libre et critique. Réagissant à la réélection de Issa Hayatou à la tête de la CAF comme président, pour un septième mandat, il a été assez critique sur bilan de 25 ans de règne du dirigeant. Sans toutefois, vouloir indexer directement le président la CAF, il a eu des mots assez dure pour parler du football africain.

"Je ne veux pas parler de lui, de la CAF. Ça ne m’intéresse pas du tout. J’ai un sentiment amer, de désolation, parce que si la CAF existe, c’est grâce aux footballeurs. Mais avez-vous déjà vu une Coupe d’Afrique des nations où des anciens footballeurs ont été invités ?", s’est-il questionné, assez remonté. Interrogé sur de possibles sollicitations comme invité à des éditions de la CAN, le Camerounais s’est aussi montré amer.

"Un sentiment de désolation" 

"Ma dernière CAN en tant que joueur date de 1988 et on ne m’a jamais invité depuis. Moi je m’en fous, mais les autres qui n’ont pas l’habitude de voyager, on pourrait les faire venir. Non, on préfère inviter les Occidentaux qui sont soi-disant de grands joueurs. Mais en Afrique, qui sont les grands joueurs si ce n’est les joueurs africains eux-mêmes ? Quand les Occidentaux organisent des compétitions, les Africains ne sont pas invités. C’est tout le drame : l’UEFA ne convie pas les Africains alors qu’ils ont participé à l’essor du football européen. Sincèrement, il faut le dire", signale le vieux lion.

Depuis sa retraite sportive en 1994 à l’issue de la Coupe du monde à l’âge de 38 ans, Roger Milla n’a pas sa langue dans la poche. Il s’est illustré très souvent par des polémiques avec les dirigeants du football de son pays et du continent et parfois contre certains sportifs. L’on a encore en mémoire ses désaccords avec le goleador camerounais Samuel Eto’o à la veille de la Coupe du monde 2010 ou alors son combat pour faire partir de la Fecafoot l’actuel président Iya Mohamed.

Source :Afrik.com

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 17:48

Syrie - Alain Chouet : "Ce n'est pas en armant des salafistes qu'on trouvera une solution"

 

alain-chouet.jpg

Ancien chef de poste de la DGSE à Damas, puis cadre supérieur des services secrets, Alain Chouet conteste la décision française de livrer des armes à l'opposition syrienne.

 

Le président français François Hollande a souhaité vendredi que les Européens prennent "dans les prochaines semaines" une décision sur la levée de l'embargo sur la fourniture d'armes aux forces d'opposition syriennes. "Des armes sont livrées par des pays, dont la Russie, à Bachar el-Assad et son régime. Nous devons en tirer toutes les conclusions et l'Europe doit prendre sa décision dans les prochaines semaines", a déclaré François Hollande. Il a précisé que "toutes les conséquences de la levée de l'embargo" seraient examinées par les ministres des Affaires étrangères au cours d'une réunion prévue de longue date les 22 et 23 mars à Dublin.

Une démarche jugée sévèrement par Alain Chouet, ancien chef de poste de la DGSE à Damas, puis cadre supérieur des services secrets. Il est l'un des meilleurs connaisseurs du monde arabo-musulman. Rencontre.

 

Le Point.fr : Est-il opportun que la France livre des armes à l'opposition syrienne ?

Alain Chouet : Je suis confondu par cette affaire. On se trouverait complètement en dehors de la légalité internationale, dans une situation sans précédent. Pour prendre une comparaison, c'est comme si la France, en 1992, avait décidé unilatéralement d'armer le GIA (Groupe islamique armé) et le FIS (Front islamique du salut) algériens, sous prétexte qu'ils avaient gagné les élections et que les militaires avaient interrompu le processus électoral. Dans le cas de la Syrie, nous armerions des groupes non représentatifs et reconnus par personne, si ce n'est par nous ! l'ONU n'a pas reconnu l'opposition, et d'ailleurs, de quelle opposition parlons-nous ? Elle est totalement hétéroclite et divisée, les militaires ne reconnaissent pas l'autorité des politiques et, à l'intérieur de la composante militaire, les milices djihadistes ont pris le pas sur les autres.

 

Quelles armes la France veut-elle livrer ?

Je ne le sais pas. J'entends parler d'armes "défensives", qui ne font pour moi aucune différence avec les armes "offensives". Quant à évoquer des armes "non létales", on joue sur les mots. Et je ne sais pas à qui on va les donner... Certains responsables politiques français affirment que nos services spéciaux savent parfaitement à qui il faut les donner. Je connais la Syrie depuis 40 ans, j'ai fait partie des services spéciaux pendant 30 ans et j'affirme qu'une telle certitude est totalement présomptueuse. Ce que je constate, c'est que, sur le terrain, celle qu'on appelle l'ASL (Armée syrienne libre) est composée d'officiers et d'hommes de troupe qui ont déserté vers la Turquie et qui se trouvent pour la plupart consignés dans des camps militaires quand ils n'ont pas donné des gages d'islamisme. L'un des fondateurs de l'ASL, le colonel Riad al-Assaad, se trouve pratiquement assigné à résidence avec l'interdiction de se rendre sur le territoire syrien. Tout cela pour laisser la place aux groupes salafistes et aux djihadistes. Je repose donc la question : quelles armes allons-nous donner et à qui ?

 

Si Londres et Paris veulent livrer des armes, c'est pour balayer Bachar el-Assad. Pourquoi bouger maintenant, après deux ans de quasi-immobilisme ?

Nous n'avons aucun mandat de l'ONU ou de qui que ce soit d'autre ni de légitimité juridique pour renverser le président Assad quels que soient ses torts. Ce n'est pas aux Français ni aux Anglais de le faire, mais aux Syriens. Depuis deux ans, la France a fourni aux opposants syriens une assistance logistique, technique, des entraînements organisés par les services spéciaux, également britanniques ou américains. Cette fois, en livrant officiellement des armes, on passe à un autre stade !

 

Ce n'est tout de même pas d'aujourd'hui que des services secrets soutiennent des groupes d'opposition armés au mépris des lois internationales !

Certes, et ces services sont même faits pour ça... On ne peut envoyer des militaires avec drapeaux, plumes et trompettes que lorsqu'on en a le mandat dans le cadre de la légalité internationale. Mais dès lors qu'un ministre des Affaires étrangères proclame qu'il va apporter une aide militaire à des étrangers désireux de renverser leur gouvernement, même si les instances internationales s'y opposent, on entre dans une forme nouvelle et dangereuse de l'illégalité internationale.

 

Vous connaissez extrêmement bien la Syrie, où vous avez longtemps été en poste et dont vous parlez la langue. Quelle est votre appréciation globale sur la situation ?

Depuis deux ans, la situation s'est gravement dégradée. On est dans un pays dévasté, ruiné, en proie à des affrontements ethniques et confessionnels, où rien ne sera plus jamais comme avant. On est entré dans une logique de guerre civile semblable à celle qui a ensanglanté le Liban pendant 15 ans. Mais je vous le dis nettement : ce n'est pas en armant des salafistes qu'on va arriver à une solution. D'une façon hypocrite, la France a appelé à une solution négociée en disqualifiant d'emblée une des parties sommée de ne pas se présenter à la table des discussions, en l'occurrence le pouvoir en place. Que reste-t-il alors à négocier ? Depuis le début de cette affaire, on se trouve dans le flou militaire, juridique, politique ou idéologique. J'ai le plus grand mal à m'y retrouver. On est dans une ambiguïté absolue en soutenant en Syrie ceux contre lesquels on lutte ailleurs.

 

Pouvez-vous être plus précis ?

J'évoque ici le Mali. Même si comparaison n'est pas raison et si les islamistes qui se manifestent au Mali ne sont pas les mêmes qui se battent en Syrie, ils ont les mêmes objectifs, les mêmes inspirateurs, les mêmes idéologues et les mêmes financiers. Je trouve ça tout à fait curieux. Et en tant qu'ancien responsable d'un grand service de l'État, je suis assez perturbé par ces choix bizarres et antagonistes de nos diplomates et de nos politiques.

Propos recueillis par Jean Guisnel

Source : Le Point.fr

 

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Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine