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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 17:31

Panique en Outtardie : Le PDCI-RDA se rapproche du FPI de Laurent Gbagbo en vue de faire partir Le régime dozocratique de Côte d’ivoire.

Bedie.jpg

                         Henri Konan Bédié Leader du PDCI RDA

 

 

 Le Pr Miaka Ouréto, président intérimaire du Front populaire ivoirien (Fpi) a raison : Alassane Ouattara et tout son système ont une peur bleue du Fpi. Et quand à cela s’ajoute l’idée de voir le Pdci-Rda se rapprocher du Fpi de Laurent Gbagbo en vue de faire partir Ouattara du pouvoir, c’est la panique, un tournis violent qui s’empare de tout le sommet de l’Etat. A preuve, c’est le président de la jeunesse du Rdr, le député d’Abobo Karamoko Yayoro qui a enfoncé le clou récemment en redoutant un possible rapprochement du Pdci d’Henri Konan et le Fpi de Laurent Gbagbo.
A la Rue Lepic l’on est conscient que l’alliance des Houphouétistes contre Gbagbo a fini de produire les effets escomptés. Le Fpi n’est plus au pouvoir. Mais il se pose à eux la lancinante question de la gestion en couple du pouvoir. Ouattara et ses partisans estiment que bien qu’étant membre du Rhdp, le Pdci ne se fait aucun scrupule à critiquer ouvertement et vertement le pouvoir. Pour eux, même à la périphérie du pouvoir Rdr, le Pdci participe à la gestion du pays et doit donc la boucler.
Dénoncer le non respect du pacte de Yamoussoukro et l’invasion des ministères et autres directions par les seuls militants du Rdr au détriment du principal allié qu’est le Pdci, «c’est se comporter comme un parti d’opposition, notamment le Fpi», tranchent les républicains. Ils vont jusqu’à affirmer que «c’est d’ailleurs le double langage soudain et le manque de solidarité du parti de Bédié qui est à la base de la dernière dissolution du gouvernement.» Que Bédié nous le dise, s’il s’est fait de nouveaux amis, qu’il ait l’honnêteté de le dire à Ouattara, au lieu de lui faire des enfants dans le dos, nous confiait le jeudi dernier un cacique du parti au pouvoir. Qui revendique une proximité notoire avec le chef de l’Etat.
Pour ce dernier, quand le Pdci relève que des candidats du Rdr ont continué à déposer leurs dossiers de candidatures à la Cei au-delà du délai imparti, c’est une façon déguisée

d’accuser déjà le parti au pouvoir de fraude. «C’est un discours qui prouve que notre allié est devenu notre ennemi, pour s’être fait un autre ami qui n’est autre que le Fpi», estime notre interlocuteur.
«Des cadres du Pdci accusent le Rdr d’être hégémonique et d’être à la base de la rupture du consensus au sein du Rhdp concernant les régionales. Dans nos bases, les militants ne se font plus d’illusion. Pour eux, le Pdci a un calendrier et un agenda secrets, dans la perspective de la présidentielle de 2015. Vous vous souvenez de la déclaration fracassante du président Bédié luimême, au dernier bureau politique du Pdci. Ce sont des signes qui ne trompent pas. Il y a du Fpi dedans», se convainc ce haut cadre du parti au pouvoir.

Comme lui, d’autres proches de Ouattara, pour ne pas dire Ouattara lui-même, voient une possible recomposition du paysage politique ivoirien à l’orée des joutes électorales de 2015, avec la réémergence du Front patriotique (alliance Fpi-Pdci) pour balayer Ouattara. Et cette idée, à elle seule, donne déjà l’insomnie au sommet de l’Etat.
Barthélemy Téhin

Source : http://nouvelles.abidjantv.net

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 17:29

Au Cameroun il ne fait pas bon d’être réalisateur de film traitant de la dictature, des élections truquées et de la longévité au pouvoir. Un réalisateur qui a osé traité de ses sujets est porté disparu.

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Le 22 mars, le comédien camerounais Alain Bomo Bomo qui avait rendez-vous à Yaoundé avec le réalisateur Fofié Djimeli Richard (Richard Djif) a trouvé la chambre de ce dernier complètement saccagée et n'a depuis plus de nouvelle du réalisateur. Aucun autre de ses proches n'a pu en obtenir depuis 4 jours.

Au Cameroun, également, le cinéaste Jean Pierre Bekolo Obama , qui bénéficie de la double nationalité,  française et Camerounaise, a vu la diffusion de son dernier film « Le Président, comment sait-on qu’il est temps de partir ? » menacé d'interdiction.

Aux dernières nouvelles le film qui n'est pas sorti n'était pas encore interdit. En revanche l'ambassadeur de France au Cameroun a lui devancé l'appel et fait interdire une projection du film à l'institut culturel français.

En réponse à une lettre de protestation du cinéaste Jean-Pierre Bekolo le diplomate français persiste et signe, invoquant pour se justifier la réglementation française en la matière. Le problème est qu'il ne connait pas, ou ne veut pas connaître, la réglementation française en matière d'interdiction. L'interdiction, ou l'imposition d'une limite d'âge imposée par la commission délivrant le visa d'exploitation (de censure), n'a d'incidence que sur les films rentrant dans le système commercial générant des recettes dont une partie, sous forme d'une taxe spécifique la TSA, sera versée au CNC. Á charge pour cet organisme de redistribuer cette taxe, perçue sur tous les films (français et étrangers), aux différents intervenants de l'industrie cinématographique française en général et aux producteurs des films français ayant obtenu l'agrément en particulier. Pour les autres films qui ne rentrent pas dans ce circuit spécifique (films pornographiques entre autres qui sont de fait interdits aux moins de 18 ans) et dont les producteurs ne bénéfécient pas de la redistribution de cette TSA, ils ne sont soumis qu'à la loi qui régit en France la présentation au public d'oeuvres littéraires, cinématographiques, picturales, etc… Seuls sont formellement interdits les appels à la haine raciale, à la haine de l'autre en général, à la violence,…

En aucun cas le film de Jean-Pierre Bekolo ne peut rentrer dans cette catégorie. L'ambassadeur français invoque donc, à torts et en jouant sur la confusion, la réglementation française pour interdire la projection du film de Jean-Pierre Bekolo. Soit l'ambassadeur français au Cameroun ignore la loi française et il est temps de le remplacer par quelqu'un de compétent, soit l'ambassadeur français au Cameroun devance la censure du Gvt de Paul Biya (au pouvoir depuis 1982 grâce en partie au soutien de la France ancienne puissance coloniale), auquel cas il faut s'interroger, au delà des discours de rupture d'avec un passé récent, sur la réalité de ce qu'est la politique française en Afrique.

Il est également utile de rappeler, pour ne prendre que cet exemple, que le festival de Cannes, où Jean-Pierre Bekolo avait été remarqué, ne s'est heureusement jamais posé la question de l'interdiction des films chinois, iraniens,… avant de les projeter.

En attendant la vie de 2 cinéastes est en danger dans un pays où la France a plus que ses entrées.

Par Richard Malbequi

(Producteur du prochain film de Jean-Pierre Bekolo)

http://cameroon-info.net/stories/0,42816,@,longevite-au-pouvoir-de-paul-biya-un-film-de-jean-pierre-bekolo-cree-la-panique-.html

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=10269

http://www.camer.be/index1.php?art=25171&rub=14:6

http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=13593

http://www.camer.be/index1.php?art=25251&rub=14:6

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 17:28

Les BRICS (Brésil-Russie-Chine-Inde-Sud Afrique) déclare le recours à la force contre un état  souverain un acte de barbarie et contraire au droits de l’homme.

Brics-leaders.jpg

 « plus question de recours à la force contre un Etat souverain »   

 


Le BRICS, qui se réunit dès demain en Afrique du Sud, veut s’affirmer collectivement pour peser davantage sur la marche du monde. D’ores et déjà Russes et Chinois se sont rencontrés pour accorder leurs discours relativement offensifs : les deux dirigeants, Vladimir Poutine et Xi Jinping, ont, chacun à leur tour, averti qu’ils ne tolèreront « plus de recours à la force contre la souveraineté des pays », selon les mots du chef du Kremlin. « Nous devons respecter le droit de chaque pays à choisir en toute indépendance sa voie et nous devons nous opposer aux ingérences dans les affaires intérieures des autres Etats », a approuvé Xi Jinping.

Vladimir Poutine souhaite démontrer que le collectif BRICS peut désormais peser de tout son poids sur la marche du monde : « Le PIB des pays du BRICS, mesuré selon la parité du pouvoir d'achat, en monnaies nationales, atteint 27 %, et cette part est en train d’augmenter», a-t-il déclaré, jurant que ce groupe ne revendiquera jamais qu’un système mondial plus juste et plus équilibré : « Les membres des pays BRICS sont favorables à la création d'un système plus équilibré et plus équitable des relations économiques internationales. (…) la preuve : c’est la décision consolidée de renflouer les fonds du FMI de 75 milliards de dollars ».

Mais au-delà des considérations géopolitiques et philanthropiques, c’est surtout le système financier qui sera sur la table du 25 au 27 mars à Durban. Et là, il s’agit, pour M. Poutine, de passer à l’action : « Nous proposons à nos partenaires de transformer les BRICS, forum de dialogue qui coordonne les positions sur un nombre limité de questions, en un mécanisme d'interaction stratégique, permettant de travailler ensemble pour trouver des solutions à des questions clés de la politique mondiale », a annoncé Vladimir Poutine. Il s’agira de lancer la Banque de développement des BRICS, première pierre de la construction d’une alternative au système FMI-Banque mondiale qui gère le monde depuis 60 ans. La création d’une agence de notation commune sera également au menu des discussions. De même qu’un  forum économique sur le modèle de Davos, qui permettra aux grands acteurs politiques et économiques des BRICS de se concerter pour mieux construire ensemble le bonheur des peuples.

Même si l’Afrique du Sud semble tentée de rejoindre les positions sino-russes, il n’est pas certain que le Brésil ou l’Inde soient vraiment disposés à participer aussi activement à ce qui ressemble tout de même à un plan d’action pour devenir calife à la place du calife.
Source : Xinhua

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 17:27

Le nouveau président chinois déclare: "L'Afrique appartient aux Africains" il n’ y a que les Africains qui ne le savent pas.

 

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"Aucune partie ne tente d'imposer sa vue à l'autre", a-t-il souligné dans la capitale économique de la Tanzanie, première étape d'une visite de huit jours en Afrique qui doit le conduire ensuite en Afrique du Sud puis au Congo-Brazzaville.

Le nouveau président chinois a appelé le reste du monde à faire de même. "L'Afrique appartient aux Africains. En développant leurs relations avec l'Afrique, tous les pays devraient respecter la dignité et l'indépendance de l'Afrique", a déclaré M. Xi, sous les applaudissements nourris de la salle......

"La Chine insiste sur l'égalité entre les pays, quels que soient leur taille, leur force et leur richesse. La Chine défend la justice, et s'oppose à la pratique du grand harcelant le petit, du fort dominant le faible, et du riche oppressant le pauvre", a-t-il poursuivi.

Le président chinois doit s'envoler lundi de Tanzanie pour l'Afrique du Sud, où il participera mardi et mercredi à Durban au 5e sommet des grandes puissances émergentes des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Il y retrouvera son homologue russe, Vladimir Poutine, avec qui il a affiché des relations au beau fixe lors de son passage à Moscou.

Le choix de l'Afrique, dans la foulée de la Russie, pour le premier déplacement à l'étranger du nouveau président chinois illustre l'importance que la Chine place dans le développement de ses relations économiques et politiques avec ce continent, soulignent les experts.

M. Xi a assuré que ces relations "allaient s'intensifier et non s'affaiblir" sous sa présidence, rappelant que les échanges commerciaux entre les deux partenaires s'étaient élevés l'an dernier à 200 milliards de dollars. La Chine est devenue depuis 2009 le premier partenaire commercial de l'Afrique.

"La Chine va continuer à étendre ses investissements et poursuivre sa coopération avec l'Afrique, conformément à son engagement de fournir 20 milliards de dollars de crédits aux pays africains entre 2013 et 2015", a poursuivi Xi Jinping, investi mi-mars comme président de la République populaire après avoir pris les rênes du Parti communiste en novembre.

L'hôte du président chinois, le chef de l'Etat tanzanien Jakaya Kikwete, a relevé que "la crainte de la Chine persistait (dans certains pays) en dépit de la fin de la guerre froide", mais que pour leur part, les Tanzaniens "se fieront toujours à leur propre jugement, fondé sur l'intérêt national du pays", pour développer leurs relations avec Pékin.

"Inoubliable soleil africain"

Le choix par M. Xi de la Tanzanie comme première étape africaine vise, selon les analystes, à souligner la dimension historique de la coopération sino-africaine. M. Kikwete a ainsi rappelé que les deux pays avaient établi des relations diplomatiques dès 1965, sous l'égide du premier président de la Tanzanie indépendante, Julius Nyerere, promoteur d'un "socialisme à l'africaine".

La Chine a certes d'importants intérêts économiques en Tanzanie, notamment dans le secteur minier. Mais c'est aussi là qu'elle a réalisé, dans les années 70, ce qui est encore aujourd'hui considéré comme le plus vaste projet d'aide chinoise en Afrique: une ligne de chemin de fer reliant le pays à la Zambie.

M. Kikwete a chaleureusement remercié la Chine pour avoir construit le "centre de conférences Julius Nyerere" de Dar es Salam, inauguré plus tôt dans la journée, et à la tribune duquel M. Xi et lui-même s'exprimaient lundi.

Source : La voie de l’Afrique

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 17:25

France: 700 kg de cocaïne découverts dans un avion appartenant à Alain Afflelou le célèbre opticien.


Coke-dans-l-Avion-d-afflelou.jpg

Mauvaise surprise pour le lunetier Alain Affelou qui dit avoir découvert "par la presse" que l'avion Falcon, dans lequel 700 kg de cocaïne ont été découverts mercredi 20 mars en République dominicaine, est le sien.

Ce Falcon 50 immatriculé F-GXMC a été intercepté alors qu'il s'apprêtait à décoller de Punta Cana, en République dominicaine, à destination de Versailles (ouest de Paris). A son bord, 26 valises avec "682 paquets" de cocaïne ont été découverts.

"Cet avion est en leasing et la gestion en est confiée à la société (lyonnaise) SN Transhelicoptère Services qui l'a loué à des personnes que l'on ne connaît pas", a déclaré la directrice de la communication du groupe du lunetier, Isabelle Amaraggi. "Cet avion, et un autre plus petit également géré par cette société, sont utilisés par Alain Afflelou et ses collaborateurs en fonction de leurs déplacements.", a-t-elle précisé.

"STUPÉFAIT" 

"Alain Afflelou a appris la nouvelle hier, par la presse, il est stupéfait. Il a immédiatement demandé des explications par courrier à la société gestionnaire", a-t-elle ajouté. L'avocat du chef d'entreprise, Me Hervé Témine, a confirmé que l'avion de son client était en leasing et que ce dernier avait été "très surpris par cette situation, à laquelle il est totalement étranger".

L'avocat a précisé être en train d'entreprendre "les démarches nécessaires pour établir ce qui s'est passé" et qu'il se réservait "éventuellement" le droit d'engager une procédure judiciaire, sans en préciser encore la forme.

Au total 35 personnes, dont quatre Français ainsi que des militaires, des policiers et des agents des douanes, ont été arrêtées, soupçonnés de faire partie d'un réseau de narcotrafiquants. Ce réseau comptait sur la complicité de militaires assurant la sécurité des aéroports, de membres de la Direction nationale du contrôle des drogues, de militaires de la Marine, de la police et d'employés des douanes, selon les enquêteurs.

Source : Le monde.fr

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 16:03

Karim Wade l’homme qui valait plus d’un milliards d’euros lâché par son « homme de paille».


Karim-Wade.jpg

Patrick William lâche Karim et prépare sa défense 

Une nouvelle qui ne va plaire Karim plaire et ses souteneurs. Patrick Ady Williams, l’ami d’enfance de Wade-fils qui fut Directeur de Ahs, (société d’assistance au sol des avions) avant de prendre les commandes d’Istar Immobilier et Istar Capital etc prépare sa défense.

 

Principal témoin à charge contre le fils de Wade, il a avoué aux enquêteurs que toutes ces sociétés, il les portait pour Karim Wade. Ce que ce dernier a toujours nié. Et, selon Libération, Patrick William s’est payé les services de l'un des ténors du barreau sénégalais, Me Boucounta Diallo pour prouver ses allégations. Alors, il n’est pas exagéré de dire qu’en cas de procès, l’affaire Karim Wade sera sans doute le procès du siècle.  

Source : seneweb

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 15:59

Inculpation de Boukary Daou : Pourquoi Sanogo ne veut-il pas aller au front ?

Boukary-Daou.jpgBoukari Dao, Journaliste 


Le mardi dernier, les journalistes maliens ont tenu une Assemblée générale pour décider de la marche à suivre, surtout que notre confrère Boukari Daou sera jugé le 16 avril prochain pour incitation au crime et au délit et publication de fausses nouvelles. Il risque ainsi jusqu’à trois ans de prison. 

«C’est un signal inquiétant  par le fait qu’il se retrouve en prison. Mais on a demandé à ce que notre confrère subisse une procédure judiciaire normale. Nous faisons confiance en notre justice en attendant le procès », confie Mahamane Hameye Cissé,  président du comité de crise mis en place par les journalistes. Parce qu’ils ne réclament pas d’exception pour eux et qu’ils veulent croire en la justice de leur pays, les journalistes ont décidé de ne pas relancer leur mouvement de grève de la semaine dernière. Néanmoins ils continueront de ne plus couvrir les informations d’ordre institutionnel jusqu’à nouvel ordre : une forme de réponse aux autorités. «Au niveau des autorités, je crois que c’est une forme de harcèlement et d’intimidation, et la pression sur les journalistes continue. Ce n’est pas normal, surtout dans cette phase que nous vivons», dénonce le directeur de publication du journal «Le Scorpion».

Cette solidarité agissante et ces actions concertées de la Presse malienne n’ont pas pu sauver ce soldat de la plume (Boukari Daou) dont le seul «crime» a été d’avoir publié une lettre ouverte d’un militaire dénonçant le salaire et les avantages accordés au Capitaine Sanogo, chef des putschistes du 22 mars 2012. On aurait pu le tolérer si Boukary Daou avait été seulement entendu  dans le cadre de cette affaire, en attendant un procès  en bonne et due forme, somme toute normale dans une procédure judiciaire. Mais de là à le priver de sa liberté, cela  est difficilement concevable, surtout dans un pays qui, jusqu’à une date récente encore, était un exemple de liberté de presse. Mais en quelques mois, le Mali a effectué un grave recul : 62 violations de la presse depuis le renversement du Président ATT.

Le comble dans tout cela, c’est que le Président de la République par intérim, Dioncounda Traoré, intervenant sur la question, a enfoncé davantage Boukary Daou en déclarant  que la publication du document querellé pouvait démobiliser l’armée malienne au moment où la guerre se déroule au Nord contre les terroristes. Pendant qu’on y est, pourquoi le Capitaine Sanogo n’ose-t-il pas aller au front combattre les terroristes alors que c’est par lui que tout le mal est arrivé ?

Paul N’Guessan

Source: Bamada.net

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 15:58

Faure Gnassingbé et sa bande sont entrain de manipuler la constitution togolaise pour s’éterniser au pouvoir.

faure-gnassingbe.jpg

Regardez-les conduire ce pays à vau-l’eau, avec des injustices flagrantes et des détournements gigantesques restés impunis jusqu’à ce jour et surtout, qui continuent…

Regardez-les massacrer notre constitution pour en faire un objet sans valeur solide

Regardez cette CENI sénile avant l’âge, composée d’imposteurs autour de la mangeoire

Regardez ce découpage électoral dont même un élève de CP comprendrait l’objectif principal

Regardez-les embastiller leurs propres leaders politiques « hacameurs » et leurs frères de sang

Regardez-les avec ce Procureur qui menace les citoyens avant même de les écouter

Regardez d’ailleurs notre justice qui n’en est plus une dans ce faux pays de non droit

Regardez nos trois avocats qu’on maltraite comme de vulgaires citoyens coupables d’un grand délit

Regardez –les incendier nos marchés avec du kérosène tout en criant au pyromane (chuan!)

Regardez tous ces milliers de kilomètres de pagnes brûler par la volonté d’une seule femme

Regardez nos pompiers avec leurs camions anti-incendie même sans eau de pluie

Regardez ces milliards de nos francs partis en fumée, anéantissant la vie de milliers de familles

Regardez celles qui sont notre fierté, nos mamans « Nanas Benz »  s’effondrer de douleur

Regardez les interrogatoires bidons montés de toute pièce pour confondre nos leaders

Regardez la peur qui s’empare du pouvoir suite à la pression des autorités  françaises

Regardez –les envoyer des militaires au MALI, croyant faire plaisir à la France qui s’en fout

Regardez dans LA LETTRE DU CONTINENT, comment la démocratie est bafouée chez nous

Regardez l’intolérable comportement des envoyés officiels à la CAN en Afrique du Sud

Regardons-nous en face pour nous demander si nous méritons vraiment nos  gouvernants

Regardez-les adhérer hypocritement à ce parti  créé au TOGO rien que pour « NUIR »

Regardons dans le rétroviseur de notre histoire pour nous demander si cela valait la peine

Regardons vers nos vaillants nationalistes qui ont lutté pour arracher l’indépendance

Regardons leurs tombes dans lesquelles ils doivent se retourner, déçus par 50 ans d’incurie

Regardez les DOM-TOM français pour nous comparer à eux et regretter la lutte vaine de nos devanciers contre les divers colonisateurs

Regardez le franc CFA qui n’existe plus que dans nos pays dits indépendants alors que même en France, on ne peut pas l’échanger alors que l’Euro est roi.

Regardez les dirigeants de nos pays francophones africains, incapables de frapper leur monnaie pour se débarrasser définitivement de l’emprise colonialiste qui ne dit pas son nom

Regardez autour de vous et vous verrez que tous les pays anglophones ont leur monnaie

Regardez-les droit dans les yeux et sans sourciller, dites-leur : DE GA GEZ !!!

Par Mivahonamilôôô  

Source :Journal La Nouvelle  

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 15:55

Cote D’Ivoire : Le Fpi n'ira pas aux élections locales. Les raisons!

Miaka-oureto.jpg

MIAKA Ouretto

 

Déclaration liminaire

« La réponse du FPI à son exclusion du jeu électoral par le régime Ouattara »

(Déclaration lue par Dr Kodjo Richard, Secrétaire général par intérim & Porte-parole)

Mesdames et messieurs les journalistes ;

Mesdames et messieurs les invités ;

Je salue votre présence, vous qui nous avez fait l’amitié et l’honneur de répondre à notre invitation.

Mesdames et messieurs les journalistes, par cette conférence, je souhaite vous prendre à témoin par rapport aux dérives autoritaires persistantes du régime Ouattara. Je voudrais exprimer avec gravité et indignation, qu’en dépit de quelques cris d’indignation et de rapports d’ONG dénonçant la recrudescence des exactions, arrestations arbitraires et autres atrocités perpétrées depuis le 11 avril jusqu’à ce jour, le régime Ouattara n’est nullement inquiété. Il agit à sa guise, assuré qu’il est de toute impunité.

Après avoir attendu près de deux années avant d’accepter le dialogue direct avec le Front Populaire Ivoirien, le pouvoir Ouattara a multiplié les actes de sabotage de ce dialogue manifestement pour pousser le FPI à quitter la table de négociation.

Et pourtant, le FPI, en prenant l’initiative de demander le 22 septembre 2011, le dialogue direct avec le Gouvernement, exprimait ainsi sa volonté de contribuer à la normalisation de la vie socio politique en Côte d’Ivoire.

Ainsi, le FPI a non seulement affiché son désir d’entrer dans le jeu politique, mais il a surtout réaffirmé, dans ce dialogue direct sa ferme volonté de participer aux élections locales à venir.

Ainsi les points qui restaient encore à négocier concernent, (i) la réconciliation par le sommet, (ii) l’amnistie générale, (iii) la réforme de la CEI, (iv) la sécurisation du jeu démocratique, (v) la désignation d’un arbitre et d’un comité de suivi par consensus. Tous ces points visent justement à créer au-delà de la réconciliation nationale, les conditions objectives d’un scrutin juste, transparent, équitable et inclusif.

A ce stade de mon propos, nous devons convenir ensemble, mesdames et messieurs les journalistes, que le pouvoir Ouattara a peur du FPI et ne veut point de lui aux élections. Et cela pour plusieurs raisons :

- Le Front Populaire Ivoirien pour avoir été crédité de 38,04% de l’électorat ivoirien au premier tour du scrutin présidentiel d’octobre 2010, est le premier parti politique de Côte d’Ivoire. Aujourd’hui dans l’opposition le FPI pèse plus lourd que chacun des principaux partis du RHDP le PDCI et le RDR, dont l’image s’est érodée avec l’exercice d’un pouvoir calamiteux.

- Le RDR qui connait son score officiel (32.3%) obtenus lors du premier tour du scrutin présidentiel, sait qu’il pèse bien moins. le RDR étant un phénomène urbain principalement.

- Ce pouvoir a expérimenté l’absence du FPI aux législatives de décembre 2011 où près de 85% de l’électorat s’est abstenu de prendre part au scrutin à l’appel du Front Populaire Ivoirien.

Voilà qui fonde son refus d’élections justes, transparentes et ouvertes à tous. 

C’est aussi pourquoi le pouvoir Ouattara refuse obstinément :

1- Que le Président Laurent Gbagbo recouvre la liberté parce que, comme le reconnait la CPI elle-même, il est devenu tellement populaire qu’il reprendra aussitôt le pouvoir par les urnes si un scrutin venait à être organisé. 

2- De prendre une loi d’amnistie qui permettrait au FPI de retrouver toutes ses forces ce qui conduirait inévitablement à une débâcle électorale du RDR et du RHDP. 

3- Que la CEI qui dans sa composition comprend encore des représentants du MPIGO, du MJP et du MPCI, et est par ailleurs dominée à 90% par le RDR soit réformée. 

4- Que le découpage électoral qui lui est favorable soit revu. 

5- Que le jeu démocratique soit sécurisé pour tous. Parce que aussi bien dans le Nord que partout ailleurs, seuls les électeurs du RDR seront sécurisés au détriment de ceux de tous les autres partis qui par peur s’abstiendront de prendre part au vote. 

Le pouvoir Ouattara sait que face à ses dérives dictatoriales maintes fois décriées par les ONG des droits de l’Homme, que le Front Populaire Ivoirien est aujourd’hui en Côte d’Ivoire, la seule alternative démocratique crédible.

C’est pourquoi ce pouvoir est aussi convaincu, que la seule issue pour lui, de gouverner encore pour un temps, est de régner dans une terreur absolue pour renforcer ses assises ethno-tribales.

Non, le Front Populaire Ivoirien ne se taira pas. C’est un parti attaché à la paix, mais il n’est pas aveugle. Il est conscient qu’en portant ces coups systématiques à notre camp – c’est toute la Côte d’Ivoire que le régime des vainqueurs est en train de déstructurer, voire d’engloutir. Oui, chers frères et sœurs du RHDP, en particulier du PDCI et du RDR, le pays brûle au sens vrai comme au sens figuré. Le FPI, victime principale des attaques des vainqueurs, ne se taira pas face à cette barbarie.

La Côte d’Ivoire brûle par sa gouvernance autocratique caractérisée par cette phobie du dialogue que je nomme « agoraphobie » ; résultat, le Gouvernement seul se prépare à gagner brillamment des élections régionales et municipales non inclusives mais que l’on prévoit déjà démocratiques.

La Côte d’Ivoire brûle du côté du Nord avec les affrontements à répétitions entre autochtones et allochtones ; le régime Ouattara qui ne peut prospérer qu’en mobilisant des loyautés ethniques, se tait dans le secret espoir de tirer profit de cet autre drame foncier.

Mesdames et messieurs les journalistes, la Côte d‘ivoire brûle mais le régime Ouattara non content d’avoir fait consumer bien des vies, des ressources économiques, financières et agricoles en l’espace de 24 mois, prépare, ici et là, d’autres foyers, notamment dans les régions où le candidat Laurent Gbagbo a gagné dès le 30 octobre 2010

En effet, pour se donner toutes les chances de remporter à l’avenir n’importe quel scrutin, le régime Ouattara est en train de modifier la démographie de ces zones là en y naturalisant massivement des communautés étrangères. Un acte qui va contre les intérêts de la Côte d’Ivoire dans la mesure où cette fabrication de bétails électoral dresse les nationaux contre les étrangers en plus du fait qu’elle viole la constitution. Mais ce n’est pas tout.

Alors récapitulons, mesdames et messieurs, en dénonçant ce qui se passe en Côte d’ivoire au vu et au su de tous :

1°) le climat de terreur ;

2°) la confiscation des médias d’Etat avec pour conséquence le retour du monopartisme;

3°) la justice des vainqueurs ;

4°) le sabotage du processus conciliatoire ;

5°) le blocage du Dialogue-Direct ;

6°) l’exclusion du plus grand parti politique – le FPI – des élections du 21 avril 2013 ;

7°) l’entretien des foyers de conflits fonciers en faveur des ex combattants pro Ouattara ;

8°) la modification de la démographie, nationale, dans un but électoraliste.

Au regard de ce qui précède, et vu que le régime Ouattara a tout mis en œuvre pour exclure le FPI des élections municipales et régionales à venir, notre parti en prend acte et décide de ce qui suit :

1. Le FPI n’est pas concerné par les élections du 21 Avril 2013,

2. Aucun militant du FPI ne doit en aucune manière prendre part à ces élections, à savoir : ne figurer sur aucune liste, ni faire campagne pour une liste, encore moins voter, sous peine de s’exposer aux sanctions disciplinaires prévues par nos textes;

3. Le FPI ne reconnaîtra pas les résultats de cette mascarade électorale ;

4. Le FPI saisira les instances compétentes pour dénoncer l’incompétence et l’illégalité de la CEI devenue caduque après les législatives de 2011;

5. Le FPI appelle tous les militants à la vigilance, à la sérénité, à la discipline.

Le FPI lance encore une fois un appel solennel et pressant au pouvoir afin qu’il se ressaisisse et s’engage sans faux fuyant dans la voie de la vraie réconciliation. A cet égard , nous invitons instamment le Gouvernement au strict respect de l’unique résolution contraignante du Conseil de sécurité de l’ONU qui lui enjoint et je cite : « de veiller à ce que les prochaines élections locales soient ouvertes, transparentes, libres et régulières et se déroulent dans le calme, et à ce qu’elles favorisent la représentativité politique et la réconciliation en choisissant une date opportune, en assurant la sécurité, et en procédant aux réformes électorales utiles ».

En tout état de cause, le FPI ne désespère pas de voir la communauté internationale veiller à ce que la seule résolution contraignante qu’elle a produite sous le régime Ouattara soit effectivement appliquée dans l’intérêt de la paix en Côte d’ivoire.

Mesdames et messieurs les journalistes de tous les médias, de la presse nationale et internationale, je vous remercie pour votre aimable attention et reste à votre disposition pour vos questions.

Abidjan, le 21 mars 2013

Le Président

MIAKA Ouretto

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 15:53

Comment des « charlatans » ruinent les ménages à Douala (Cameroun).

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Installés dans certains carrefours et à proximité des marchés, ils haranguent la foule, prétendent guérir tout et rien à la fois. Les femmes ne s’en privent pas et y accourent dans l’espoir d’une guérison.

1-Des cliniques à ciel ouvert 

C’est un phénomène de mode à Douala. Des naturopathes, féticheurs et sorciers pour certains sont dans les rues. Carrefour Nelson Mandela. Un attroupement se crée non loin de l’arrêt bus. Au centre un homme harangue la foule. Selon ses affirmations, il soigne toutes les maladies, même celles réputées incurables. « Le mysticisme, c’est mon affaire. Je suis un grand sorcier.

Si vous êtes envoûtés, je vous soigne. Dieu m’a donné le don de la guérison. Que les femmes qui n’ont pas enfanté viennent à moi, je leur donnerai la potion magique qui va leur permettre d’avoir un enfant. Si vous avez une plaie inguérissable, j’ai la solution… » Scande-t-il.

Dans la foule, une femme, la trentaine entamée, s’avance, la voix à peine audible, elle se confie : « J’ai des problèmes dans mon ménage depuis deux ans. Nous n’arrivons pas, mon mari et moi, à dormir de la nuit. Les cafards ont envahi la maison. Comment faire ? Il faut que vous m’aidiez », supplie-t-elle. «Madame, rétorque le charlatan, vous êtes victime de la sorcellerie. Votre voisin en est le principal responsable ; vous devez m’apporter un morceau de votre vêtement demain. Mais pour l’instant, donnez-moi 3000 Fcfa pour que je vous remette la potion que vous utiliserez à chaque fois que vous voudriez vous laver. Surtout, dès aujourd’hui, méfiez-vous de votre voisin, il est dangereux.» La femme s’exécute. Une potion d’une odeur nauséabonde lui est donnée.

D’autres femmes font autant. L’une après l’autre, chacune se confie. Les traitements varient en fonction des «pathologies». Sur une étoffe de couleur rouge posée à même le sol, l’on peut entre autres  voir  des écorces d’arbres, des décoctions embouteillées, des poudres multicolores contenues dans des sachets en plastique noirs à moitié ouverts, des feuilles fraîches ou sèches du gui d’Afrique, de l’eucalyptus, de l’aloe vera, de l’herbe appelée communément le « roi des herbes » et plusieurs autres plantes plus ou moins connues

Au carrefour Ndokoti, le scénario est presque identique. Ici, un homme tout de rouge vêtu joue avec un reptile. Et de temps en temps effraye le public. « Le grand maître », se présente-t-il, se veut très puissant. Ceux qui ont des serpents magiques dans leur W.C peuvent me contacter.

J’ai la magie indienne. Je soigne les hémorroïdes, les fibromes, le poison et les couches de nuit. Plus besoin de subir une opération chirurgicale. Si vous voulez qu’on vous recrute quelque part venez me voir. Ceux qui nous gouvernent sont passés par moi… »

Non loin du marché de Bonewonda, un autre qui prétend être chirurgien déclare  avoir appris durant son adolescence à soigner, à appliquer des pansements sur des blessures et à utiliser des remèdes de son cru pour guérir différentes maladies. Pourtant à première vue, il n’a jamais été apprenti sous la supervision d’un médecin.

Toutefois, confie-t-il, avoir l’habitude de prendre en pension chez lui les malades afin de leur administrer lui-même ses remèdes. «Ophtalmotricien» prestidigitateur, il saupoudre les yeux avec des substances irritantes, qui pincent les paupières ou encore qui font apparaître subrepticement une pièce de cuir simulant l’extraction de la cataracte. Un véritable fakir !

A Douala, ces guérisseurs ambulants  parcourent coins et recoins dans un pompeux équipage. Après un discours stupide aux badauds, ils leur vendent parfois un baume secret moyennant une certaine somme d’argent, puis disparaissent  aussitôt au galop.

« Ces fripons éhontés » savent duper non seulement la basse classe de la société, mais aussi des dignitaires de l’Église et de l’État. Ailleurs comme en France, on les couvre d’infamie et on va même jusqu’à leur infliger des peines corporelles. Tout comme on les dénonce aussi.

2- Des victimes à la pelle 

Il est des histoires des victimes qui protègent certains de ces escrocs. En juin 2012, Hortense, tenancière d’un restaurant à Ndogpassi était désespérée, complètement perdue avec tous les problèmes qui lui tombaient dessus et avaient fini par la déstabiliser psychologiquement.

Elle a rencontré Dr Kounsh de nationalité nigériane dans la rue et aujourd’hui elle le regrette. Dès le début de l’entretien, bien qu’elle eut à peine parlé, celui-ci s’est rendu compte qu’elle était abasourdie ; Et que « j’étais envoûtée ».

Aussi vite, il avait un programme garantissant , dit-il que sa santé allait s’améliorer dès le début des travaux, que tous ses problèmes allaient se régler peu à peu, qu’elle ne sera plus rejetée par aucun organisme… « Il m’a demandé  200.000 Fcfa en espèces, me précisant qu’il n’acceptait pas les chèques (trop de problème de chèques en bois)», affirme-t-elle.

Et d’indiquer que : « j’ai 72 ans, je suis handicapée et en plus aveugle avec le DMLA (forme qui ne se soigne pas Ndlr). Les travaux débutés, je n’ai eu aucune amélioration. En septembre, je l’ai contactée pour lui dire que rien n’avait changé.

Il me promit de venir pour comprendre ce que je faisais. Je fixe un rendez-vous qu’il n’a pas honoré, puis un second, puis un troisième. Et quand je l’appelais il avait toujours des excuses ! Puis il me dit qu’il fallait mieux attendre début janvier 2013. Après de multiples rendez-vous auxquelles il n’est pas venu, promettant de me rappeler sans le faire. »

Profitant parfois de l’âge, du désarroi, de la maladie, ils vendent du vent et entretiennent l’illusion. Les victimes se comptent par dizaines. Aujourd’hui, nombreux sont les ménages qui ne tiennent que sur un fil. Et qui sont en voie de perdre leur logement et se retrouver dans la rue. Parce qu’ayant hypothéqué tous leurs biens.

Ce qui pourrait s’expliquer, pense  un psychologue, par le fait que le charlatanisme semble inspirer confiance là où la médecine hippocratique connaissait des succès relatifs dans l’art de guérir. Pourtant argumente-t-il, l’opposition de la médecine scientifique avait beau décrier fermement les vertus des traitements des charlatans, il n’en demeure pas moins vrai que les guérisons obtenues par les traitements médicaux sont souvent loin d’être satisfaisantes, si ce n’est déplorables.

Bien plus, « la médecine scientifique n’avait pas toutes les réponses aux angoisses des malades. C’est pourquoi la magie et le mystère constituent bien souvent un élément d’espoir dans l’efficacité des gestes posés par les guérisseurs ».

A propos, l’on pourrait citer quelques cas et leurs traitements empiriques : la cataracte avec des criquets écrasés, l’épilepsie avec l’œil droit d’un loup pendu au cou du patient, les palpitations avec des pièces de monnaie jetées dans une jarre de vin, le goitre avec le sabot d’un cheval réduit en poussière, le cancer avec du jus de feuilles de pêchers, etc.

3-Ces dangers qui nous guettent 

Les superstitions ne datent pas d’hier. Elles ont toujours fait partie de notre vie.  Ailleurs, l’on croyait fermement au pouvoir mystérieux des amulettes que l’on portait autour du cou, tel un fer à cheval, une grenouille empaillée ou encore un bracelet en cuir pour combattre le rhumatisme, etc. « Les succès des charlatans sont tout simplement le reflet de la crédulité et de la naîveté du public ». Un bel exemple est ce pouvoir magique que l’on attribue aux jumeaux qu’on croit  posséder le don de guérir.

Dans un entretien accordé au journal catholique L'Effort camerounais, Mgr Samuel Kleda, l'Archevêque de Douala, fait un discernement entre les charlatans, les guérisseurs et les naturopathes. Il met aussi les chrétiens en garde contre les faiseurs de miracles. Face aux difficultés qu'éprouvent les Camerounais pour se soigner convenablement, le prélat souhaite que l'Etat promeuve des recherches sur les plantes médicinales, afin de permettre à un grand nombre de trouver leur compte.

Lorsqu'une personne annonce  publiquement ou fait une publicité selon laquelle il soigne toutes les maladies, explique-t-il « cette personne n'est plus dans la vérité. Il faut s'en  méfier, car c'est quelqu'un qui cherche de l'argent, et non pas une personne qui veut  rendre service aux autres. Même le plus grand médecin du monde ne peut prétendre soigner toutes les maladies. L'individu qui prétend soigner toutes les  maladies, ne peut plus être considéré comme étant un naturopathe,  un tradi-praticien ou un  guérisseur, mais, plutôt, un charlatan.»

Bien évidemment, les populations  qui vont vers « ces faiseurs de miracles », encourent de nombreux dangers. « Dans un premier temps, ils ne font que de faux diagnostics. Généralement, ils ne parlent que de maladies mystiques et de sorcellerie. Ce qui signifie qu'ils sont  les seuls capables de vous soigner. Et pour le faire, ils exigent de fortes sommes d'argent. Quand on est malade, il faut se rendre dans les centres de santé agréés. Je conseille aussi à ceux qui n'ont pas assez de moyens  de se rendre chez les guérisseurs, tradipraticiens ou naturopathes intègres, reconnus  et honnêtes, qui peuvent les  soigner», conseille Mgr Kléda.

Par Blaise-Pascal Dassié

Source- Le Messager

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

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 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
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                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Ou recopier le lien ci-dessous

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine