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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 20:11

L’étau judiciaire se resserre autour d’ADO

Alassane Ouattara

 

Coup de massue au cœur du pouvoir ivoirien et dans le cercle des ADOlâtres le jeudi 4 avril 2013. Dans un rapport de 82 pages, intitulé «Transformer les discours en réalité : l’heure de réclamer des comptes pour les crimes internationaux graves en Côte d’Ivoire», l’ONG américaine, Human Rights Watch, n’est pas passée par quatre chemins pour souffler violemment dans les bronches du président Alassane Ouattara.

Le ton est d’une rare virulence, le constat effroyable et la sentence sans appel : le chef de l’Etat ivoirien n’a pas tenu sa promesse d’une «justice équitable et impartiale » contrairement à son engagement de poursuivre tous les responsables de la crise quels que soient «leur appartenance politique ou leurs grades dans l’armée». 

Chiffres à l’appui, l’association de défense des droits de l’homme dénonce la pratique, en Côte d’Ivoire, d’une justice à deux vitesses : «même si les procureurs ont inculpé plus de 150 personnes pour des crimes perpétrés au cours des violences postélectorales, aucun des inculpés ne provient des forces pro-Ouattara».

Human Rights Watch, qui affirme dans le même document n’avoir aucun doute que «les forces de Ouattara ont commis des exactions durant la crise postélectorale, surtout dans la phase finale de la crise», invite la Cour pénale internationale à «enquêter sur les crimes perpétrés par des individus appartenant au camp Ouattara et sur la base des éléments de preuves» et demande que «des mandats d’arrêt soient délivrés».

Avant cette charge de l’ONG américaine contre les autorités ivoiriennes, la semaine dernière, c’était la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) qui jetait le pavé dans la mare de l’impunité où barbotent certains éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) fortement soupçonnés de massacres. Comme celui de Nahibly le 20 juillet 2012 au cours duquel près de 200 personnes ont été froidement liquidées par des militaires soutenus dans leur barbarie par des Dozos, ces chasseurs traditionnels utilisés comme des supplétifs aux côtés des troupes combattantes pro-Ouattara.

On ne le dira jamais assez, n’en déplaise aux zélateurs du président ADO qui se complaisent dans une lecture paresseuse des événements avec une posture de manichéisme primaire, dans toute guerre pour le pouvoir, il n’y a pas d’un côté les agneaux et de l’autre, les loups. Tout comme il ne saurait y avoir de bonnes et de mauvaises victimes. Les Ivoiriens, sans distinction d’appartenance politique, ethnique, religieuse et géographique, ont payé un très lourd tribut du fait des graves dérives auxquelles se sont laissés aller les partisans de Gbagbo et ceux de Ouattara. Croyez-vous, bonnes gens, que les quelque trois mille morts qu’a coûté en vie humaine cette guerre d’ambitions personnelles ont été recensés dans le seul camp de l’ancien gouverneur de la BCEAO ?

L’intérêt supérieur du pays d’Houphouët-Boigny et la nécessaire réconciliation commandent de mettre fin à cet apartheid judiciaire qui est en train de s’installer dangereusement sur les bords de la lagune Ebrié. 

Seulement, à l’état actuel, on peut se demander si le président Ouattara dispose de suffisamment d’autorité politique pour répondre à cet impératif. Quand on se rappelle les moyens et les conditions dans lesquels il s’est installé au pouvoir, cela ne pousse guère à l’optimisme. Autrement dit, ADO peut-il livrer à la justice tous ceux qui, depuis le coup d’Etat raté du 19 septembre 2002 contre Laurent Gbagbo, ont sué sang et eau pour le faire enfin roi en 2011 ? Difficile. Car tous ces soldats, hier des sans-grade, aujourd’hui des galonnés plein aux as, ne se sentent pas justiciables des tribunaux d’un régime qu’ils estiment avoir mis sur place.

Car, n’oublions pas de le relever, même si cela va faire grincer des dents, toute cette nomenklatura politique, dont certains sont passés du jour au lendemain du tabouret au perchoir ou au fauteuil douillet de ministre, et sur lesquels planent de graves soupçons de crime, oui, cette coterie de parvenus et d’arrivistes n’entend pas se laisser fer lorsque la justice va vouloir s’intéresser de près à leur passé.

Dans ces conditions, on s’aperçoit aisément qu’Alassane Ouattara, même dopé d’une volonté de fer pour instaurer une justice équitable et impartiale, apparaîtra comme un justicier d’opérette qui n’effraie personne. A la limite, il est l’otage de tout ce beau monde qui l’entoure et donc à plaindre. C’est la rançon à payer par tous ceux qui sont parvenus au pouvoir grâce aux poitrails et aux jarrets des autres.

Si ADO était arrivé aux affaires sans cette parenthèse de sang, les choses auraient sans doute été autrement.

Que va donc faire le père fondateur du RDR ? Laisser la justice poursuivre librement ses hommes auteurs présumés de crime avec ce que cela comporte comme péril sur son pouvoir, ou va-t-il plutôt les protéger comme le ferait un chef de bande avec ici le risque d’entamer sérieusement le crédit de respectabilité que lui a offert la communauté internationale ? On a beau le surnommer «ADO la solution», en l’espèce, il n’y a pas trente-six solutions

Par Alain Saint Robespierre 

Source : L'Observateur Palga 

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 20:08

Sindiély, la fille de Wade poursuivie pour détournement de 400 millions de F CFA.

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Haut du formulaire

C’est le tour de la fille, Sindiély, d’être poursuivie par la justice. Elle est accusée d’avoir détourné quatre cent millions de FCFA.

Quelques jours après la mise en demeure de Karim Wade, le 15 mars dernier pour une affaire de 694 milliards de FCFA (1 milliard d’euros), Sindiély Wade est aujourd’hui mise en cause par l’Inspection générale d’Etat pour une affaire de détournement d’un montant de 400 millions de FCFA (610.000 euros). C’est dans le cadre de l’organisation du Festival mondial des arts nègres dont l’organisation lui avait été « confiée » par son père, Abdoulaye Wade, ancien Président du Sénégal.

Epinglée au Sénégal… 

Selon l’Inspection générale d’Etat (IGE), qui vient de communiquer son pré-rapport sur la gestion du Festival mondial des arts nègres (Fesman) aux intéressés pour recueillir leurs réponses, a formellement mise en cause la fille de l’ex-Président sénégalais, Abdoulaye Wade, pour un détournement de deniers publics d’un montant de 400 millions FCFA (610.000 euros).

L’ancien Chef de l’Etat aurait été informé de la mise en cause de sa fille dans le cadre de cet audit par Nafissatou Ngom Keïta, patronne de l’IGE. Cette dernière était venue rencontrer Wade à Versailles pour lui notifier les dispositions prises par Macky Sall et afférentes à son traitement d’ancien Chef d’Etat, apprend-on du quotidien sénégalais Libération.

…Et en France 

La fille de l’ex-Président sénégalais est également soupçonnée de détenir un nombre important de biens immobiliers en Europe, notamment en France. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’on a appris que l’Office central de la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) s’intéresse de très près aux conditions d’acquisition d’un luxueux appartement dans le 16ème Arrondissement de Paris.

Il s’agit du n°27, Avenue Pierre 1er de Serbie, siège de deux sociétés civiles immobilières (Sci) liées aux Wade, note-t-on dans Libération. Il s’agit des Sci Synka (« Syn » comme Syndiély et « Ka » comme Karim, enfants de Wade) et Yakaar dont le capital est détenu majoritairement par Sindiély.

Viviane Wade née Viviane Madeleine Vert et sa fille Aïda Sindiély Rose Wade auraient comparu devant Me Olivier Macron, notaire à Versailles, au 38 rue de l’Orangerie pour monter la Sci Yakaar.

Elle est déclarée au greffe du Tribunal de Paris le 2 janvier 2005 sous le numéro 2328 par acte du 16 décembre 2004. Ce qui est troublant dans cette affaire est que les deux Sci n’ont jamais publié de bilan financier après des années d’existence. Une nébuleuse qui pourrait porter préjudice à la fille d’Abdoulaye Wade.

Dans le cadre de la traque des biens supposés mal acquis par le régime de Wade, le gouvernement de Macky Sall avait porté plainte contre Karim Wade et X au niveau du Parquet de Paris. C’était pour cerner les contours du poids financier des Wade en France. Ce qui a abouti à la découverte des deux Sci liées à la famille de l’ancien Président du Sénégal, Abdoulaye Wade.

Par Abubakr Diallo, Cheikh Dieng 

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 20:06

Amadou Haya Sanogo:« Je n’ai pas fait un coup d’Etat, mais une opération médicale nécessaire »

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Beaucoup de gens pensent que le Mali est plongé dans une crise profonde depuis que son leader  de fait le Capitaine Amadou Haya Sanogo a perpétré un Coup d’Etat il y a un an. Mais ce n’est pas ainsi que l’intéressé voit la situation. Le capitaine Amadou Haya Sanogo dit qu’il est juste un simple soldat. Il était agé de 40 ans lorsqu’il a mené en mars 2012 le coup d’Etat qui a renversé le régime du président Amadou Toumani Touré. Sanogo avait suspendu la Constitution puis remis le pouvoir entre les mains d’un gouvernement de transition sous la pression de la communauté internationale. Mais il reste le leader de facto du Mali.  Dans les semaines qui ont suivi le putsch, les islamistes ont occupé le nord du Mali. Actuellement, ce pays naguère démocratique est en passe de devenir la prochaine Somalie. Malgré les troubles qui ont suivi le coup d’Etat, Sanogo déclare à Der Spiegel qu’il a sauvé le pays. 

Der Spiegel : Monsieur Sanogo, vous rappelez-vous d’avoir plongé votre pays dans le chaos avec le coup d’Etat  que vous avez organisé il y a un an ? 

Amadou Haya Sanogo : Qu’est-ce que vous racontez ? J’ai sauvé le pays. Nous étions au bord de la ruine à l’époque.

Mais c’est seulement après que vous ayez pris le pouvoir que les islamistes ont mis en place un régime de terreur dans le nord et introduit la charia. Cela ne pouvait être votre objectif !

L’armée malienne avait déjà été débordée par les rebelles touaregs avant cela. C’est pourquoi, je suis intervenu. Les rebelles touaregs ne sont pas des islamistes.

Vous-même avez été formé aux Etats Unis ? 

J’ai fréquenté une école d’infanterie, subi diverses formations militaires et travaillé comme interprète.  L’Amérique est un grand pays doté d’une armée fantastique. J’ai essayé de  pratiquer ici toutes les bonnes choses que j’ai  apprises là-bas.

Comment votre coup d’Etat s’est-il produit ? 

Coup d’Etat n’est pas le terme approprié. Je préfère dire que j’ai effectué une opération médicale nécessaire.

Mais vous n’avez pas réussi à libérer le nord des islamistes. Pour cette raison les troupes françaises sont dans votre pays depuis deux mois et demi et bientôt c’est l’armée allemande qui va former les soldats maliens ?

Les  Français sont les bienvenus, les Allemands aussi.

Cela n’a toujours pas été votre position

Vous ne devriez pas croire les médias. Je suis heureux de la présence des soldats étrangers et qu’ils soient issus de l’ancienne puissance coloniale ne me dérange pas. Le conflit est loin d’être terminé, aussi les troupes étrangères doivent-elles rester dans le pays.

Le nord a été un point névralgique durant des décennies

Il est vrai que les touaregs ont été constamment en rébellion. Ils l’ont fait dans les années 1960,  1990, 2007.

Amadou Haya Sanogo:« Je n’ai pas fait un coup d’Etat, mais une opération médicale nécessaire »

Source : Bamada.net

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 20:02

Les homosexuels interdits en Gambie.


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Alors que le reste du monde débat sur le mariage des personnes du même sexe, d’autres pays durcissent leurs discours à l’encontre des homosexuels.

 

Fin de semaine dernière, devant le Parlement de Banjul, le président gambien, Yahya Jammeh, a exprimé son ressenti sur les homosexuels. Pendant son discours, il déclara officiellement que gays et lesbiennes ne sont pas autorisés à fouler le sol de la Gambie. Même traitement pour les touristes en vacances dans le pays.

Selon le président, les homosexuels seront immédiatement emprisonnés dans les prisons de femmes. Il ajoute que l’homosexualité est contraire à Dieu, que cela ne respecte pas les principes d’humanité et de civilisation. Il ajoute qu’il souhaite que beaucoup d’enfants naissent en Gambie et qu’il refusait l’homosexualité. Enfin, il termine par une menace d’une extrême violence : « Si on vous attrape, vous regretterez d’être nés».

Malgré les pressions des ONG et associations en faveur des homosexuels, le président a déclaré qu’il préférait manger de l’herbe que de se soumettre à une quelconque acceptation de l’homosexualité.

L’homosexualité en Afrique 

La peine de mort ou les châtiments corporels existent encore pour les homosexuels :

- Nigéria : peine de mort pour les hommes ; flagellation pour les femmes
- Somalie : peine de mort ou flagellation
- Soudan : 100 coups de fouet et à la 3eme récidive, peine capitale

Dans 9 pays d’Afrique, les gays et lesbiennes encourent une peine supérieure à dix ans de prison voire la perpétuité :

- Ouganda : perpétuité
- Tanzanie : perpétuité
- Sierra Leone : perpétuité
- Ghana : 25 ans de prison
- Kenya : 21 ans de prison
- Zambie : 14 ans de prison
- Malawi : 14 ans pour les hommes, 5 pour les femmes
- Soudan du Sud : 10 ans de prison

 

SourceAfriquinfos

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 15:37

L’Union des populations du Cameroun (U.P.C) en deuil. Samuel Mack-Kit n'est plus. L’ancien Président de l’UPC tire sa révérence.


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       Samuel MACK-KIT (1941-2013)


          L’Union des Populations du Cameroun (UPC) a la profonde douleur d’annoncer le décès du camarade Samuel MACK-KIT, ancien Président de l’UPC, membre du Comité Directeur et militant au Comité de Base Septembre 96 dans la Section Communale de Douala 1er. Décès survenu le dimanche 31 mars 2013. Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.

Samuel Mack-Kit est né le 17 octobre 1941. Marié et père d’une fille, il a été exilé politique en France jusqu’en 1991 avec un passeport du HCR (Organisme des nations unies pour les réfugiés). Entré en école primaire à la Mission Protestante Française à Bonabeké (Yabassi), il obtient en 1953 le Certificat d’Etudes Primaires Élémentaires. Ses études secondaires le mènent successivement au Collège Alfred Saker à Deïdo (Douala), à l’Institut des Missions Évangéliques de Libamba et au Lycée Joss de Douala où il obtient le Baccalauréat Série Sciences Expérimentales en 1961. Arrivé en France en 1961, ses études le mènent successivement à Toulouse, à Paris, à Lausanne en Suisse, à Rennes et à Paris. Il obtient ainsi des diplômes en médecine, Histoire et sociologie.

Il a exercé comme Professeur d’anatomie et physiologie humaines à
L’École des Assistantes Sociales de l’hôpital Hôtel-Dieu, à L’Ecole des Infirmiers et Infirmières de l’Hôpital Louis Mourier de Colombes (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris). Aussi comme Médecin dans certains hôpitaux avant d’ouvrir un cabinet de Médecine Générale à Paris. Une fois rentré au Cameroun, depuis Mars 1992 à Douala, il était Médecin Cancérologue à la Clinique Louis Pasteur, à la Clinique d’Accouchement de New- Bell, à la Polyclinique Joseph SACK, à la Polyclinique Bonanjo et actuellement, au Cabinet Médical IVY.

Après avoir mené diverses activités syndicales en France, au Cameroun il est membre Fondateur de l’Association Camerounaise des Professionnels de la Santé (ACPS), Membre du bureau de cette association (Directeur scientifique puis Conseiller), Membre Fondateur de l’Association Vive Ndogtouna (A.V.N.) en 1993 à Douala, Membre Fondateur de l’Association Camerounaise pour la Promotion de la Santé (ACPS) 1994 à Douala, Membre du Comité National de lutte contre le cancer au Cameroun (1994) et membre Fondateur de la Solidarité pour la Promotion des Droits de l’Homme et des Peuples) (PRODHOP) en 1996 à Douala.

Dans la politique il occupe tour à tour les fonctions suivantes: Membre du Comité Directeur de l’UPC au Congrès Unitaire de Bafoussam en Décembre 1991, puis membre de Bureau Politique et du Secrétariat du Comité Directeur, Secrétaire National à la Coordination Administrative de 1991 à 1995, Membre du Comité Directeur de l’UPC – MANIDEM au 1er Congrès (Août 1995),Membre du Bureau Politique et du Secrétariat National, Secrétaire National à l’Organisation et à la Coordination Administrative 1995-1996, Membre du Comité Directeur de l’UPC au 2ème Congrès Unitaire des 13, 14 et 15 Septembre 1996 à Yaoundé, Membre du Bureau et du Secrétariat - Politique du Comité Directeur, Trésorier Général de l’UPC à partir de 1996, Porte - Parole de l’UPC de 2000 à 2004, Président de l’UPC depuis 2004, Président de l’UPC (2004 – 2011) élu aux Congrès de 2004 et 2008, Membre du Comité Directeur de l’UPC depuis le Congrès de 2011, où il a sollicité de ne plus briguer un autre mandat de Président. Il était en charge du département histoire du Comité Directeur.
C’est une grande figure politique qui quitte
ainsi la scène.

Par Salma Amadore

Source :Cameroon-Info.Net 

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 15:24

BRICS. Un nouveau système en marche.

                Brics-leaders-copie-1.jpg

Les pays sous-développés n’existent plus. Cette expression qui désignait globalement les pays du Sud, a été discrètement mise au rencart, emportant avec elle toutes les connotations qu’elle renfermait.

Dans les années 80, comme pour récompenser ces pays d’avoir courageusement supporté leur ancienne dénomination et d’avoir résolument choisi le chemin du libéralisme imposé par le FMI, on décida de leur octroyer le terme « en voie de développement ». Leur situation n’avait en rien changé, pour la plupart, mais leur nouveau nom entretenait un certain espoir. Ils restaient toujours dans un tiers-monde déshérité et mal délimité, mais avec une petite lueur d’espoir au bout.

Vingt à trente ans plus tard, au début du 21ème siècle, la situation du monde était devenue beaucoup plus complexe.  La dislocation de l’URSS et l’émergence foudroyante de la Chine venaient semer le trouble et brouiller les cartes. Les expressions « sous-développé » et « en voie de développement » n’avaient de signification que dans la mesure où elles étaient opposées au mot « développé ».

On pouvait ainsi, sans trop se casser la tête, diviser le monde en deux : les pays développés d’un côté, tous ceux qui ne le sont pas, de l’autre. Les pays développés, c’est l’occident.  Après la chute du Mur de Berlin, tous les anciens états de l’Europe de l’Est ont été phagocytés dans le bloc de l’Ouest.

Mais où classer la Fédération de Russie et les anciens Etats de l’URSS ? Où pourrait-on placer la Chine que l’on ne peut plus ne pas voir, même avec la meilleure volonté du monde. Comme si cela ne suffisait pas, l’Amérique du Sud vient en rajouter une couche avec un Brésil en plein essor. D’autres encore s’y mettent : l’Inde, le Nigéria, l’Afrique du Sud, les pays arabes, etc. Il faut trouver une désignation plus appropriée pour tous ces pays.  On parlera désormais de pays émergeants pour tous ces pays dont les croissances feraient rêver n’importe quel ministre des finances occidental (ou lui donnerait des cauchemars, c’est selon).

Une nouvelle étape semble se profiler à l’horizon. 

Certains de ces pays émergeants ont eu la bonne idée de se regrouper, d’abord à quatre, puis à cinq, pour tisser des relations économiques au sein d’un ensemble : le BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud. Progressivement les relations entre ces pays se sont renforcées et ont débordé le cadre strictement économique. La situation géopolitique du monde ne pouvait que les souder un peu plus, ne serait-ce que pour coordonner leurs décisions dans les cas où leurs intérêts se rejoignaient. Avec la crise, cette association de cinq pays représentant 40% de la population mondiale et dont le PIB total avoisine 30% du PIB mondial, s’est avérée être un moyen efficace pour limiter les dégâts.

Un nouveau pas vient d’être franchi lors de leur 5ème sommet qui s’est tenu à Durban les 26 et 27 Mars, par le renforcement de leurs partenariats dans différents secteurs de développement et le lancement d’une idée de banque mondiale complètement indépendante de l’UE et des USA. En attendant cette banque mondiale bis, des mécanismes de transfert (swap) de devises ont pu être mis en place entre les banques centrales de certains des partenaires. Une manière de s’affranchir des devises étrangères pour toutes les transactions entre les signataires.

Dans l’ensemble, tout est fait pour créer des mécanismes internes au groupe qui leur permettront de booster leurs économies et leurs investissements. L’Afrique du Sud semble, pour la première fois, être vue concrètement comme une tête de pont pour une participation conjointe des cinq au développement de l’Afrique dans son ensemble, dans une approche plus globale. Il apparait également, à travers les discours des uns et des autres, une volonté d’entente commune au sein des organismes internationaux. Leur objectif affiché et clairement exprimé est de remettre la légalité internationale au sein des relations entre états, pour garantir la souveraineté des peuples.  Pour eux, la prospérité mondiale passe par des rapports d’égal à égal entre les nations.

A Durban, c’est un bloc qui s’affirme. Ses membres répètent à l’envie que leur bloc n’est dirigé contre personne et n’a aucune visée hostile. C’est évident dans la mesure où leurs économies respectives sont totalement imbriquées avec les autres économies du monde.  Mais à y regarder de plus près, les choses se présentent d’une tout autre manière.

En effet, s’émanciper de l’ordre économique mondial, c’est s’émanciper de l’ordre occidental et donc l’affaiblir. Chercher à instaurer des rapports d’égal à égal entre les états, c’est saper toutes les bases hégémoniques de l’occident qui sont le fondement même de son économie. Dans un cas comme dans l’autre, les objectifs du nouveau bloc sont antagonistes des intérêts du bloc occidental.  A terme, on risque de voir s’installer une rivalité bloc contre bloc, comme au bon vieux temps de l’URSS. C’est la nature même du bloc occidental qui le veut.

Source: Autrepresse

Jusqu’ici, l’Occident n’a pu fonctionner que sur la base de ses acquis historiques caractérisée par l’hégémonie pour laquelle le dialogue d’égal à égal n’a pas sa place. Nécessité fait loi, telle a toujours été la règle, et personne ne s’y est jamais opposé. A moins d’un bouleversement modifiant les rapports internationaux, cette vision du monde ne risque pas de changer.

Si les pays du BRICS arrivent à leurs fins, ce sera le début d’une nouvelle ère de bras de fer. D’un côté il y aura ceux pour lesquels nécessité fait loi, et de l’autre les défenseurs de la loi internationale et rien que la loi internationale.

Avic / Réseau International 

 

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 15:21

Centrafrique: des  enfants-soldats dans l’armée de la SELEKA.

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Des soldats sud-africains se disent traumatisés après avoir combattu et tué des enfants-soldats pendant la prise de Bangui par les rebelles du Séléka le 23 mars, a rapporté l'hebdomadaire dominical sud-africain Sunday Times.

Près de 200 soldats sud-africains - déployés en janvier en soutien au président François Bozizé et pour tenter de restaurer la paix civile en Centrafrique - ont été attaqués par quelque 3.000 rebelles mieux armés, et treize d'entre eux sont morts dans les combats.

"C'est seulement après que les tirs eurent cessé que nous avons vu que nous avions tué des enfants. Nous n'étions pas venus ici pour ça .. tuer des gamins. Ca rend malade, ils pleuraient, appelaient à l'aide, appelaient (leurs) mamans", a confié un soldat sud-africain au Sunday Times, après son retour au pays.

"Nous ne savions pas que ça se passerait comme ça. (...) Nous avons tué des petits garçons... des adolescents qui auraient dû être à l'école!", a-t-il ajouté

"On nous avait dit que ces rebelles étaient des amateurs. On nous avait dit qu'il n'y avait rien à craindre, que les milliers de soldats (venus des pays voisins) d'Afrique centrale et ceux du gouvernement centrafricain nous aideraient. Mais ils ont été les premiers à s'enfuir. Quand les premiers coups ont été tirés, ils ont disparu", a déclaré un autre soldat, cité par le journal.

City Press et Rapport, deux autres hebdomadaires dominicaux sud-africains, publient des témoignages semblables, soulignant qu'une bonne partie des rebelles n'étaient "que des enfants".

La Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) n'a pas voulu commenter l'implication supposée d'enfants-soldats contre ses soldats.

"Ce dont nous avons été informés, c'est que la SANDF a été attaquée par des groupes de rebelles qui s'avançaient. (...) Ils ont ouvert le feu sur nos soldats et nos soldats ont répondu par auto-défense", a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'armée Xolani Mabanga.

"Maintenant, dire qu'ils étaient composés de ceci ou cela, je ne veux vraiment pas m'engager", a-t-il ajouté.

Les combats ont cessé après dix heures d'affrontements, alors que les Sud-Africains manquaient de munitions, selon les trois journaux. Une version démentie par le porte-parole.

Mis à part la mort des 13 soldats sud-africains, aucun bilan précis de ces affrontements n'a été fourni. La Croix-Rouge centrafricaine a seulement indiqué que 78 corps ont été "ramassés" dans les rues de Bangui depuis la prise de la capitale par la rébellion.

L'implication des troupes sud-africaines dans les combats de Bangui fait polémique en Afrique du Sud, leur mission n'étant pas clairement définie.

Le président Jacob Zuma, considéré comme ayant été le dernier soutien à l'ex-homme fort de Bangui, François Bozizé, se trouve en porte-à-faux avec sa doctrine de non-intervention et de promotion du dialogue dans les conflits, comme en Libye en 2011. Il doit se rendre mercredi au sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) consacré à la situation en Centrafrique.

 

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 15:17

Cameroun : Iya Mohammed l’éternel président de la FECAFOOT et de la société nationale de coton rattrapé par la justice Camerounaise. Plus de 9 milliards détournés. L’heure des comptes et des révélations a sonné. 

Iya-Mohammed.jpg


           Le Directeur Général de la Société de Développement du Coton (Sodecoton) est frappé d'une déchéance de 7 ans consécutive à «20 fautes de gestion» à lui attribuées par le Consupe. En réalité, c'est davantage lya, le Président de la Fécafoot qu'lya le Dg de la Sodecoton qui est visé par cette sanction kafkaïenne. 

Iya Mohammed a été victime d'un tacle irrégulier de la part du Contrôle supérieur de l'Etat (Consupe) alors qu'il courrait balle au pied vers un nouvel plébiscite à la Présidence de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot)». C'est le sentiment le plus partagé depuis vendredi dernier. Ce jour-là, le Consupe sous la plume du Ministre Délégué Eyebe Ayissi, publiait un communiqué dont les principaux termes sont: «Le Conseil a retenu, à l'encontre de [M. Iya Mohammed, Dg de la Sodecoton] vingt (20) fautes de gestion ayant induit un préjudice financier évalué et à lui imputé. (...). Le Conseil a décidé: - de constituer M. IYA Mohammed débiteur envers ladite entité de la somme de 9 052 078 692 (neuf milliards cinquante-deux millions soixante-dix-huit mille six cent quatre-vingt-douze) de FCFA, représentant le préjudice financier subi par la susdite entité, de son fait; - de lui infliger une amende spéciale de 2 000.000 (deux millions) de FCFA, pour l'ensemble des fautes de gestion commises, dans le cadre de la présente affaire». Et le communiqué d'enfoncer le clou, confirmant ainsi la thèse d'une épuration menée contre la personne d'Iya Mohammed: «prononce à son endroit une déchéance valant interdiction, pour une durée de sept (07) ans, d'être responsable de l'administration ou de la gestion des Services publics ou des Entreprises d'Etat, à quelque titre que ce soit».

C'est quoi la «faute de gestion» dont parle le Consupe? On a beau lu et relu le communiqué qu'on ne tirera aucune précision sur ces fameuses fautes de gestion. Cependant, on en apprend que la gestion de la Sodecoton durant la période 2005 à 2010 a été passée au peigne fin par les inspecteurs d'Etat. C'est leur rapport qui a donné lieu à la session du 27 mars 2013, laquelle s'est soldée par le verdict partial que l'on connait depuis vendredi dernier. Partial parce qu'aucun passage du communiqué ne fait mention ces arguments de défense produits par le Directeur Général de la Sodecoton. Si jamais Iya Mohammed a été entendu, pourquoi faire abstraction des explications qu'il aurait fournies à la mission d'enquête? «Autant l'opinion a le droit d'être mis au courant des griefs que le Consupe porte à la gestion de la Sodecoton, autant l'opinion a le droit d'être informée des justificatifs présentés par le Directeur Général et les autres personnes incriminées. Faire à ce niveau de la rétention de l'information s'assimile à une volonté délibérée de porter atteinte à la réputation d'autrui», a expliqué, à La Météo, un expert des procédures judiciaires.

Certains observateurs ne manquent pas de faire savoir que faute de gestion ne veut pas dire malversations financières. Et les décisions du Consupe sont susceptibles de recours devant la Chambre administrative de la Cour suprême. De quoi doucher l'enthousiasme de ces ambitieux masqués qui rêvent du scénario selon lequel une arrestation de l'actuel Dg de la Sodecoton créera de facto et par ricochet une vacance à la tête de la Fécafoot, qui leur sera profitable.


Coton sport de Garoua

Selon des sources concordantes, les supposées «fautes de gestion» pointées par le Consupe porteraient, entre autres, sur le financement de l'équipe de football Coton Sport de Garoua. «Le Consupe a estimé que Coton Sport n'a pas de base juridique», confie une source introduite. Seulement, certains inspecteurs d'Etat ayant été de la mission à la Sodecoton disent, sous cape, ne pas se reconnaître totalement dans les termes du communiqué rendu public vendredi dernier.

Concernant le statut de Coton Sport de Garoua, des sources proches du Conseil d'administration de la Sodecoton affirment unanimement que cette équipe phare du championnat de première division a bel et bien une existence légale et est la propriété, non pas d'un individu quel qu'il soit, mais de la société.

Rappelons que Coton Sport de Garoua voit le jour en 1989, cinq après la nomination d'Iya à la Direction générale de la Sodecoton. Cette équipe, force est de le reconnaître, est l'une des meilleures ambassadrices du championnat local sur la scène continentale. Non seulement sa gestion est professionnelle, offrant de salaires conséquent à ses sociétaires, Coton sport de Garoua dispose d'un véritable Complexe sportif donnant ainsi de la Sodecoton dont le club est la propriété, l'image d'une société citoyenne, s'impliquant tant dans le développement de l'agriculture cotonnière que de l'épanouissement de la jeunesse via le football.

A propos de l'état de santé de la Sodecoton, plusieurs économistes sont d'avis que les chiffres de l'entreprise sont bon malgré la conjoncture marquée par l'écoulement du coton) pourtant subventionné par l'entreprise de Garoua, vers le Nigeria en raison des coûts alléchants pratiqués par ce pays voisin. Autres chiffres qui témoignent de la compétence managériale d'Iya Mohammed: En 2003, la Sodecoton était la 3e entreprise du Cameroun après la Sonara et les Brasseries du Cameroun. Elle était aussi classée 8e parmi les entreprises africaines les plus performantes. Cette entreprise à mi-chemin entre le privée et le public a un chiffre d'affaires évalué à 95 milliards de FCFA et emploie plus de 2000 employés. Selon une source crédible, la géographie du capital de la Sodecoton est la suivante: 59 % d'actions appartenant à l'Etat, 11% appartenant à un opérateur privé camerounais qui serait Baba Ahmadou Danpullo, 30 % à la Compagnie française pour le développement des textiles (Cfdt). Un conseil d'administration aux membres aussi cosmopolite qu'indépendant qui a toujours renouvelé son quitus à la gestion d'Iya Mohammed, à la suite d'un examen minutieux des comptes. Rappelons que la Sodecoton ne possède plus de plantations de coton) mais travaille en partenariat avec les producteurs camerounais qui sont tout autant satisfaits, pour la grande majorité, des facilités en termes de semences, d'engrais, de formation que met à leur disposition l'entreprise de Garoua.
 

Par René Atangana, et Nadine Bella

Source : La Météo 

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 15:07

INVITATION

Cameroon flag

Conférence-Débat

 

"EN FINIR AVEC L’ETAT DE NON-DROIT AU CAMEROUN"

Organisée par

 

Conseil des Camerounais de la Diaspora

 

SAMEDI 06 AVRIL 2013 Heure : 18h30 à 21h30

 

 

La Diaspora Progressiste Camerounaise, à travers le CCD (Conseil des Camerounais de la Diaspora) membre du Front Uni, vous invite à assister à la conférence-débat qui se tiendra à Paris. Nous clôturerons cet évènement autour d’une Galette de l’amitié et de la fraternité.

Le thème consacré à ce débat est:

"EN FINIR AVEC L’ETAT DE NON-DROIT AU CAMEROUN" :  

Dans la foulée de la convocation des sénatoriales le 14 avril 2013 ; 4 sous-thèmes seront exposés:

-Diaspora et questions politiques

-Politique et Alternance

-Un processus démocratique est-il possible au Cameroun ?

-Quelle solution pour le Cameroun ?

Conférenciers : Représentants Associations - société civile & Hommes politiques  

Invités spéciaux : Artistes musiciens, Journalistes, Sportifs

 

Modérateurs : Général Robert Wanto & Commissaire Junior ZOGO  

 

Lieu

 

Lieu : AGECA 177 Rue de Charonne 75011 Paris, Métro Alexandre Dumas Ligne 2  

 

Contact

 

   Emails : concamed@yahoo.fr / ccd.relais@gmail.com          Site web : www.concamed.com

                                            ( : 06 30 19 50 61 / 06 50 95 80 36

 

  

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 14:55

Cameroun: Richard Djif pris en otage depuis 10 jours suite à la production d’un film intitulé : Les derniers prédateurs (les derniers salopards).

 Richard-Djif.jpg

 

Cameroun : Nous exigeons la libération de Richard Djif, en même temps que celle de la pensée et de la créativité artistique !

 

Il y a quelques jours, l’opinion publique camerounaise apprenait avec émoi et désarroi la disparition de Richard Djif, cinéaste et artiste polyvalent, manifestement enlevé dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mars 2013, à son lieu de résidence au quartier dit Bonamoussadi, à Yaoundé.

A l’origine de cet acte ignoble et lâche, la sortie et la diffusion de son film intitulé : 139… LES DERNIERS PRÉDATEURS, qui met en scène les dérives d’un pouvoir totalitaire vieux de 139 ans, dans un pays imaginaire nommé le Chimpanz. Le jeune réalisateur Djif et les principaux acteurs du film recevaient, depuis quelques semaines, des messages de menaces leur intimant l’ordre d’arrêter immédiatement la diffusion du film.

Cet enlèvement survient dans un contexte de crispation autoritaire du pouvoir camerounais, observable depuis quelques années déjà, par des entraves à la libre diffusion des oeuvres de l’esprit - et tout particulièrement des productions cinématographiques - au moyen de la censure pure et simple et de l’interdiction des séances de projection des films et documentaires qui « dérangent ». Ce qui est en effet mis en cause dans ces oeuvres, au-delà de l’alibi autoritariste du « trouble à l’ordre public », c’est leur charge critique (réelle ou supposée) à l’égard du régime Biya, au pouvoir depuis 1982, ou de quelques multinationales installées au Cameroun et qui sont des alliés objectifs du régime.

Quelques exemples :

Avril 2011 : un festival du film sur les droits de l’Homme organisé à Yaoundé et qui avait reçu toutes les autorisations requises est finalement interdit quelques heures avant la cérémonie d’ouverture. Motif invoqué : « Absence du visa de Madame le ministre de la Culture sur l’ensemble des films à projeter ».

Toujours en avril 2011, le documentaire « La Banane» est interdit de diffusion. Réalisé par Franck Bieleu, le documentaire décrit la véritable condition de forçats à laquelle sont réduits les ouvriers camerounais des bananeraies de Penja, appartenant à l’entreprise française PHP, mais aussi la subordination et la complicité passive ou active des autorités politiques et administratives camerounaises à l’égard de la PHP.

Août 2011 : Ama Tutu Muna, ministre de la Culture et présidente de la « Commission nationale de contrôle des oeuvres cinématographiques et des enregistrements sonores », aussi appelée (sans honte ni pudeur), « Commission de censure » interdit formellement «l’exploitation ou/et l’importation du film « Le Correspondant » sur l’ensemble du territoire camerounais ». Le film mis en cause est un long métrage de fiction réalisé par Henri Fotso. Il met en scène un jeune journaliste africain envoyé en mission sur une île pour 2

 

couvrir des élections générales devant aboutir à la mise sur pied d’un nouveau parlement et à la désignation d’un nouveau Premier ministre. Est-ce le thème de « l’alternance politique » qui avait suffi à effaroucher les membres de la « commission de Censure » ? Toujours est-il que quelques cadres du ministère de la Culture soufflèrent au réalisateur qu’il valait mieux introduire une requête auprès de la commission de censure et « attendre que les élections [présidentielles d’octobre 2011] passent »i...

Ce mois de mars 2013, c’est un film récent du réalisateur Jean-Pierre Bekolo intitulé « Le Président. Comment sait-on qu’il est temps de partir ? » qui est frappé de censure. L’interdiction n’a pas encore été formellement signifiée au réalisateur ; mais l’Institut français de Yaoundé, dans un geste d’une stupéfiante complaisance avec la répression des libertés individuelles et collectives, a déjà annoncé la couleur en refusant de projeter le film au prétexte que le réalisateur n’a pas « obtenu les droits de diffusion au Cameroun ». Ce qui veut dire, en plus clair, que le film n’aurait pas reçu le quitus de la « commission de censure ».

La dérive autoritaire  

Mais loin de se limiter au domaine du cinéma, la persécution de la pensée critique continue de gagner tout l’espace publique, sous diverses formes. Dans le domaine des lettres, le cas de l’écrivain et essayiste ENOH MEYOMESSE est l’exemple le plus éloquent de la dérive autoritaire du pouvoir camerounais pour lequel le droit n’a plus rien à voir avec la justice mais sert surtout à déguiser le délit d’opinion en délit de droit commun et à couvrir l’infamie. ENOH MEYOMESSE a ainsi été arrêté le 22 novembre 2011, puis torturé et emprisonné au prétexte qu’il se serait trouvé à la tête d’un gang de malfrat… La parodie de justice qui s’en est suivie a abouti à la condamnation de l’écrivain à sept ans de prison ferme, malgré les protestations indignées de l’opinion publique nationale et internationale.

Dans les universités, l’on mène une répression brutale contre les rares mouvements étudiants qui se veulent autonomes. En août 2012, quatre étudiants, membres de l’Association pour la Défense des Droits des Etudiants du Cameroun (Addec) ont été condamnés à un an de prison avec sursis pendant trois ans, pour avoir projeté d’organiser une manifestation au sein du campus de l’Université de Yaoundé II. Ils réclamaient le départ du recteur véreux qui dirigeait alors cette institution.

Depuis février 2013, ce sont des leaders et membres de la University of Buea Students Union (UBSU) qui ont cette fois été arrêtés, torturés et incarcérés à la prison centrale de la ville, avant d’être traduits devant les tribunaux. Ils sont coupables de s’être opposés au choix des plus surréalistes de la Vice Chancellor de faire élire les représentants des étudiants par un collège d’enseignants. Minang Roger, le président de l’UBSU lui-même, kidnappé le 14 février 2013 et détenu par la suite à la prison centrale de Buea pendant plusieurs semaines, n’a pu recouvrer la liberté qu’après avoir payé une amande de 500 000 Fcfa, comme l’avait ordonné des juges manifestement aux ordres. Quelques-uns des procès contre ces étudiants sont actuellement en 3

 

cours. Ils comparaitront de nouveau le 4 avril prochain, les plaignants étant la Vice Chancellor et le gouverneur de la région du Sud-Ouest.

L’on pourrait aisément allonger cette triste chronique des entraves aux libertés individuelles et collectives qui n’épargne pas les organisations politiques, comme on l’a vu avec l’incarcération et l’inculpation récente de deux leaders politiques upécistes, à douala, pour avoir voulu tenir une manifestation publique pourtant régulièrement déclarée.

Ce n’est donc pas uniquement la créativité intellectuelle et artistique qui est en péril mais la liberté, la démocratie et la justice. Et c’est dans ce contexte général où le zèle autoritaire le dispute au grotesque et à la bouffonnerie que la censure des oeuvres cinématographiques jugées politiquement « incorrectes » s’est systématisée. C’est dans cette lancée d’excision de la créativité artistique qu’il convient d’inscrire les menaces reçues par Richard Djif après la sortie de son film et le kidnapping qui s’en est suivi.

Une brutalité aveugle et injustifiable.  

Richard Djif et certains membres de l’équipe de tournage du film avaient reçu plusieurs messages de menaces entre le 16 et le 23 mars sur leurs téléphones portables. Quelques extraits :

«M. Fofié Djimeli ; vous n’avez plus de temps pour courir. Renoncez à la déstabilisation. Votre film est fait pour ça. Deuil signalé » ; « que vos manipulateurs osent se dévoiler. Votre film est belliqueux, il devient dangereux pour la paix sociale. Gardez le dans vos vidéos clubs….si vous le passez dans les ménages vous payerez cher ou alors vous êtes aussi immortels.» ; « Monsieur FOUOFIE DJIMELI et compagnie, votre longévité nous pose aussi un problème. Creusez notre tombe, vous y arriverez avant. » ; « M. FOUOFIE DJIMELI, journalistes et politologues n’y pourront rien. Vous serez écrasés. Retirez cette merde de la circulation. Attention ! Attention ! Attention ! » ; « M. FOUOFIE DJIMELI, vous n’avez pas plus assez de temps pour courir, renoncez à la déstabilisation. Votre film est fait pour ca. Deuil signalé » ; ou encore « M. FOUOFIE DJIMELI, ton cercueil ne sera pas de trop. Les amis de NJAWE et autres ADDEC feront le déplacement du cimetière. Le film du complot s’arrêtera et notre longévité survivra. »

Le 26 mars, soit deux jours après la disparition du cinéaste, les acteurs du film recevaient cet autre sms : « Nous détenons les pièces du complot contre la paix à E12 [le numéro de chambre de R. Djif]. Lâcher prise ? Bastos ne payera pas. Ni Njawe ni l’ADDEC, ni les étrangers ne sauveront le Bamiléké Fouofié Djimeli, le sale Bangam. Patientons, les vagues vont et reviennent ».

Ces messages ne laissent aucun doute sur le fait que c’est la diffusion du film « 139… Les derniers prédateurs » qui est en cause. Dès lors, on est légitimement fondé à demander des comptes au gouvernement camerounais et à le tenir comptable de l’intégrité physique et de la vie de Richard Djif, introuvable depuis la nuit du 23 au 24 mars dernier. 4

 

Le recours au procédé de l’enlèvement peut paraître déroutant, inédit et surprenant au premier abord. Il convient cependant de le replacer, lui aussi, dans le registre auquel il appartient – l’action semi-clandestine - et de rappeler que ce type de procédé n’est, en fait, pas nouveau. En matière de répression politique au Cameroun, l’action clandestine a souvent complété la répression officielle, lui donnant un prolongement dans la perpétration du crime et la diffusion d’une forme de terreur impossible à justifier et à assumer légalement.

C’est ici qu’il convient de souligner que le jeune cinéaste Richard Djif est aussi étudiant en Master 2 en « Arts du spectacle » à l’Université de Yaoundé I et proche de l’Addec. Lors de la grève étudiante d’avril-mai 2005 qui avait paralysé plusieurs universités d’Etat du pays, il s’était fait remarquer par une abondante production de poèmes sur les thèmes de la liberté, de la résistance et de l’espérance qui avait frappé l’imaginaire de la communauté étudiante et ajouté à la dimension éthique et esthétique du mouvement.

Or l’on sait que depuis les années 1990 dites « de braise », l’Université camerounaise n’a cessé d’être infestée de milices à la solde d’un bon nombre de caciques du régime en place. Le quotidien Le Messager, n°1999 du mercredi 02 novembre 2005, avait consacré un important dossier à cette « milicisation » des campus universitaires par des pontes du régime Biya. Le Messager avait notamment publié une série de correspondances de Jean Messi, ancien recteur des Universités de Yaoundé I et de Ngaoundéré, adressées à de hauts responsables de l’Etat (au ministre de l’Enseignement supérieur, au ministre de la Culture, au Premier Ministre et au Président de la République, entre autres) et membres du RDPC, le parti au pouvoir. Jean Messi y affirmait avoir « créé et animé des milices [tribales] à l’Université » entre 1993 et 1998, pour briser la contestation étudiante et protéger le régime en place, aidé en cela par son ancien secrétaire particulier.

Ces groupuscules clandestins fascisants sont régulièrement activés, en cas de besoin, pour défendre le « pouvoir ethnique », prétendument menacés par des contestataires « venus d’ailleurs ». C’est ainsi qu’en avril et mai 2009, l’Addec avait été inondée de lettres d’intimidations et de menaces signées d’un groupe jusque-là inconnu : « Action Directe Républicaine ». Quelques jours plus tard, lors d’une marche silencieuse organisée au sein du campus de l’Université de Yaoundé I par le syndicat étudiant, les auteurs de ces menaces n’avaient pas hésité à apparaître publiquement, un de leurs responsables ayant multiplié les actes de provocation et abreuvé les manifestants d’insultes et de menaces de mort, promettant que la prochaine action de cette nature leur serait « fatale ». Tout ceci sans être inquiété par les autorités universitaires.

Le quotidien Mutations, dans sa livraison n° 2401 du 12 mai 2009 avait rendu compte de ces faits, en publiant en page 4 une photographie de cet individu dont on apprit plus tard qu’il n’était autre que… l’ancien secrétaire particulier du recteur Jean Messiii dont ce dernier, dans ses fameuses lettres déjà évoquées, loue l’engagement actif dans l’activation régulière des milices tribales en milieu universitaire.

Il ne serait donc pas surprenant que la disparition de Richard Djif soit l’oeuvre de groupuscules occultes, agissant dans l’ombre de quelques barons du pouvoir camerounais. Du reste, leur rayon 5

 

d’action privilégié a toujours été la zone de résidence universitaire de Ngoa Ekelle où vit Richard Djif.

Nous engageons la responsabilité du gouvernement camerounais  

Dans un tel contexte de brimade, où les libertés fondamentales, la liberté de penser et celle de créer des artistes sont mises en péril par le recours à des moyens aussi extrêmes que l’enlèvement, et où la violence répressive est désormais aussi aveugle que disproportionnée, nous, les citoyens camerounais signataires de cette déclaration, engageons directement la responsabilité des autorités camerounaises dans la disparition du cinéaste Richard Djif.

Il s’agit d’un fait d’une extrême gravité dont l’horreur et l’insoutenable barbarie sont accentuées par le fait qu’il intervient en période d’accalmie; en l’absence de tout mouvement d’humeur, de toute effervescence sociale et de toute volonté de l’artiste d’en fomenter. Si l’intégrité physique et la vie du cinéaste Djif venaient à être mises en péril – ce que nous n’osons encore imaginer –, cet épisode marquerait alors le franchissement d’une nouvelle ligne rouge, la dernière sans doute, dans cette forme de guerre que le régime Biya semble mener contre l’intelligence et les ressources de l’esprit des Camerounais.

Les Camerounais(es) ne l’accepteront pas ! L’humanité dans son ensemble, attachée au respect de la dignité humaine et des libertés fondamentales, à la liberté de penser et de créer ne le tolèrera pas.

Nous exigeons et attendons du gouvernement camerounais qu’il réponde impérativement de la disparition de Richard Djif. Qu’il mette tout en oeuvre pour qu’il soit retrouvé et la lumière faite sur cet acte ignoble. Que les responsables de cet acte qui vise à faire peur aux créateurs d’oeuvres artistiques et à briser toute velléité de production d’un art critique soient arrêtés et sévèrement punis. Que la protection des artistes et des intellectuels soient assurée et leur liberté garantie.

Nous exigeons que la « Commission de censure » des oeuvres cinématographiques et des enregistrements sonores du ministère de la Culture, structure honteuse et scandaleusement rétrograde, soit abolie sans délai, ainsi que le régime d’autorisation préalable auquel les productions cinématographiques sont soumises au Cameroun. Car il s’agit bien là d’un vestige de l’époque des tristement célèbres « ordonnances contre la subversion ».

Le Cameroun n’est pas un « hors-monde ». Ici comme ailleurs, ce ne sont pas le Droit, la Liberté et la Justice qui reculeront devant la crapulerie, l’imposture et l’ignominie. Les Camerounais d’aujourd’hui, comme ceux d’hier, savent combien leur histoire se façonne dans la rencontre, le métissage et l’ouverture. Fiers d’hériter et de bâtir une nation plurielle et cosmopolite, ils ne céderont pas aux abjectes éructations des avortons de la haine et aux soutiers du divisionnisme – de quelque bord qu’ils soient.

Nous exigeons la libération de Richard Djif, en même temps que celle de la pensée et de la créativité artistique ! 6

i Quotidien Le Jour du 3 août 2011.

ii Voir : Addec, Rapport sur l’état des droits de l’Homme dans les universités Camerounaises, juin 2009, p.9.

1er avril 2013

http://www.facebook.com/EnsembleLiberonsLeCineasteRichardDjiff ; vous pouvez aussi nous suivre sur #EnsembleLibéronsLeCinéasteRichardDjiff

 

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noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

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2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Libérez Gbagbo:
 

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Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine