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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 20:55

Insubordination: L’élite RDPC de l’Ouest entre en rébellion.

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A la suite d’une réunion secrète tenue dans la résidence de Victor Fotso, le milliardaire maire de Bandjoun, ils ont en projet d’adresser une correspondance au président de la République pour exprimer leur indignation et appellent les conseillers municipaux du parti au pouvoir à voter bulletin blanc et à retourner dans leur état-major avec les bulletins de vote des deux partis en lice. 

 

L’absence de la liste du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) sur le terrain pendant cette échéance des premières élections sénatoriales dans l’histoire du Cameroun indépendant n’est pas sans incidence sur l’ambiance de campagne électorale, un peu morose et fade. Et cette situation due en partie au fait que c’est une première expérience pour les acteurs politiques, est aggravée dans la région de l’Ouest par des frustrations consécutives au rejet de la liste du parti au pouvoir.

En plus, faut-il le préciser, elle sonne d’ailleurs comme un double désaveu et un signe de décadence pour Victor Fotso, milliardaire maire de Pete-Bandjoun. Celui-ci est hors de lui-même depuis le rejet par la Cour suprême siégeant en lieu et place du Conseil constitutionnel de la liste du Rassemblement démocratique du peuple (Rdpc) pour les élections sénatoriales à venir dans la région de l’Ouest en date du jeudi 28 mars dernier. Il est autant choqué que plus de la moitié des membres de la liste en question avait été proposé par ses soins. Ainsi, le samedi 30 mars dernier, il a conduit une délégation des dignitaires du parti du flambeau à Balessing chez Jean Nkueté, secrétaire général de cette formation politique, pour lui signifier « la désolation et la frustration » de la majorité des membres de cette formation politique dans la contrée. Face à ces visiteurs, le patron administratif du parti de Paul Biya leur a répondu que « la pilule est amère. Mais, il faut respecter le verdict du juge électoral ». Car, selon lui, il revient au Rdpc, parti au pouvoir, de montrer le bon exemple en respectant la loi et les décisions de justice.


Contrariété avec le Comité central du Rdpc

Et pourtant ! C’est tout le contraire qui semble se produire sur le terrain, de l’avis de certains observateurs. Ainsi contrairement aux prescriptions de la note n°24/Rdpc/Cc/Sg/Cab du 31 mars 2013 portant organisation des missions d’information et de sensibilisation auprès des sections du parti des régions de l’Adamaoua et de l’Ouest, Victor Fotso a convié le vendredi 05 avril dernier tous les membres du gouvernement, tous les maires de la région et autres dignitaires du parti des flambeaux pour une réunion dite stratégique dans sa résidence de Mbo à Bandjoun. Des indiscrétions font savoir qu’une correspondance résumant les frustrations et l’élan de contestation des cadres et militants du Rdpc à l’Ouest a été adressée à Paul Biya, président de la République du Cameroun et président national du Rdpc. Et comme la loi oblige tous les conseillers municipaux à prendre part au vote, que sous instigation de M. Fotso, ordre a été donné aux conseillers municipaux du Rdpc dans la région de l’Ouest de voter bulletin blanc. Une consigne de vote que les responsables locaux du Front social démocrate (Sdf en anglais) considèrent comme la conséquence des négociations secrètes ayant eu lieu entre Victor Fotso et Adamou Ndam Njoya le jeudi 04 avril dernier à Bandjoun. Parce que, à l’analyse, si les conseillers municipaux issus des rangs du Rdpc arrivent à respecter cette consigne de vote et que ceux de l’Udc, numériquement majoritaire face au Sdf, respectent la discipline du parti, le parti de Ndam Njoya se trouve en position de remporter les 07 sièges de sénateurs en compétition dans la région.

Batailles électorales

Cette situation semble donner des insomnies aux ténors de la liste du parti de Fru Ndi dans la région de l’Ouest. Jean Tsomelou et ses colistiers (Etienne Sonkin, Bernard Tantse, Paul Tchatchouang, Delphine Metiedje Nguifo Tchetagne, Raoul Tchomnou et Nono) ne sont pas loin de conclure qu’un complot est ourdi contre eux. Surtout que l’observateur du microsome politique local souligne qu’une éventuelle victoire du Sdf, suffisamment implanté dans tous les départements de la région, au terme du vote des 07 sénateurs de l’Ouest le 14 avril prochain obstruerait les chances de succès du Rdpc aux prochaines élections municipales et législatives dans les circonscriptions électorales de cette unité administrative. Ce qui implique, qu’au plan stratégique, il serait préférable pour les milliardaires et autres élites du Rdpc à l’Ouest de favoriser la victoire de la liste de l’Union démocratique Cameroun sur celle du Sdf. Une alliance circonstancielle qui pourrait facilement permettre au Rdpc de rebondir aux termes des prochaines échéances électorales. Surtout que sur les 07 candidats investis par le parti de Ndam Njoya, 05 sont originaires du département du Noun et les deux autres sont originaires du département des Hauts-plateaux. Ce qui fait que, de l’avis de l’analyste politique, dans les 06 autres départements de la région de l’Ouest, les candidats du parti du Rdpc n’auront pas de sénateurs qui utiliseront leur position et leurs moyens financiers pour nuire à leur occupation intensive et quasi-exclusive du terrain politique à l’Ouest. Seulement, l’on révèle dans la région de l’Ouest que cette démarche du Rdpc n’est pas sans incident majeur. Car, il est à souligner que permettre à l’Udc d’avoir 05 sénateurs originaire du seul département du Noun, c’est permettre à Ndam Ndam Njoya de disposer de lieutenants solides pour nuire à Ibrahim Mbombo Njoya, sultan roi des Bamoun et maintenir l’hégémonie politique de l’Udc dans le département du Noun. Et pourtant, souligne l’observateur politique, au terme de l’élection présidentielle d’octobre, cette formation politique en baisse de score électorale depuis quelques années, avait battu le Rdpc sans obtenir une majorité absolue. Approchée par Le Messager, Youmo Koupit, mandataire de la liste de l’Udc pour les prochaines élections sénatoriales soutient que le fait que sur les 07 investis de la liste de l’Udc 05 soient originaires du seul département du Noun alors que la région de l’Ouest en compte O8, n’est pas un fait tribaliste et égocentrique. « Le président Ndam est attaché à la méritocratie. Il a opté pour les militants qui font montre d’un engagement fort », précise-t-il. Comme pour dire que l’Udc ne compte pas exclusivement sur la remorque du Rdpc pour affronter le Sdf le 14 avril prochain.

Par Guy Modeste DZUDIE

Source :le messager 

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 20:51

Cameroun : Avant les sénatoriales organisées par   l    le RDPC, la guerre fait rage entre dignitaires du parti. La tendance Cavaye Y Djibril balayé de l’école d’Administration.

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         Six élèves inscrits à l’école nationale d’administration et de la magistrature (Enam) sous le sceau du président de l’Assemblée nationale en 2012 ont été renvoyés de la grande école vendredi dernier sur instruction de Philémon Yang. 

La promotion 2012-2014 de l’Enam vient d’être dépourvue de six de ses éléments. Ces élèves ont été prévenus par Toussaint Mendzana, directeur général de l’école, vendredi 5 avril 2013 qu’ils ne devraient pas retourner sur la «colline du quartier du Lac à Yaoundé» ce lundi. Et pour cause, leur a indiqué le chef d’établissement, le Premier ministre a instruit qu’ils passent par des méthodes réglementaires pour intégrer à nouveau l’école qu’ils fréquentent depuis un peu plus de quatre mois.

De fait, les six jeunes gens ainsi exclus sont des cas spéciaux parce qu’admis à l’école sur la seule « instruction » de Cavaye Yéguié Djibril au titre de la formation des cadres administratifs de l’Assemblée nationale. Ce qui est une tradition depuis des décennies. Mais cette année-ci, le gouvernement voit d’un mauvais œil qu’une poignée de personnes intègre l’école et en ressortent munie des même parchemins que leurs camarades qui y ont été admis par voie de concours alors qu’ils ont été inscrits simplement par les bons soins du président de l’Assemblée nationale. Moralité ? Les 6 exclus devront attendre les prochains concours de l’école pour se frotter à la concurrence du congrès [appellation du concours de l’Enam dans les milieux estudiantins en raison du nombre élevé de postulants, Ndlr].

L’entourage du Pan contacté par Le Messager affirme que le président de la chambre basse du parlement a pris acte de la décision du gouvernement et s’en est remis à l’arbitrage du président de la République qu’il avait déjà saisi par le passé pour la même question alors que la direction générale de l’Enam l’exhortait à se plier aux critères de concours pour faire admettre le personnel du parlement au sein de la prestigieuse école. Tapant sur le même clou, un très proche de Cavaye – ayant requis l’anonymat - affirme que le Cameroun n’ayant pas d’école d’administration parlementaire, il est impérieux que le personnel de la maison qui vit au quotidien, l’activité parlementaire aille à l’Enam se brancher sur le flux des rouages de l’administration afin de rendre l’activité parlementaire plus efficace comme cela se fait sous d’autres latitudes.

Mais la cohue qui s’est saisie de ce scandale a sa petite idée sur la trame de l’histoire. La chronique mondaine pense en effet, que le Pan s’est longtemps servi de cette passerelle offerte par le gouvernement pour faire admettre « sans concours, cousins et voisins du village » à l’Enam. Ce, d’autant que l’essentiel des personnes dont les noms figurent dans les listes du Pan transmises à la direction générale de l’Enam depuis une dizaine d’années est issu de la même aire sociogéographique que lui. Pour eux, le gouvernement aurait ainsi simplement décidé de stopper la manœuvre en priant Cavaye Yéguié Djibril de revenir à l’orthodoxie.


Focal: Coups de tête … pas très honorable

Que ces dernières années auront été rudes pour la notoriété du « très honorable » Cavaye Yéguié Djibril… Jadis craints par les membres du gouvernement quasiment à ses pieds, le Pan a dû faire face à plusieurs actes d’humiliations de l’exécutif depuis 2011. Celui qui est pourtant la deuxième personnalité de République était resté impuissant en juin 2011 face Jean Nkuété, alors vice-Premier ministre chargé de l’Agriculture qui au cours du lancement de la saison agricole de cette année-là affirmait que « le très honorable président de l’Assemblée nationale n’a pas raison. Le coton camerounais ne se porte pas si mal.» C’était une violente réplique au discours du Pan qui quelques jours avant, à l’ouverture la session de juin de la représentation nationale, affirmait que « le coton camerounais file du mauvais coton » réclamant en des mots à peine voilés, la tête de son principal dirigeant, Iya Mohamed.

Le propos de Jean Nkuété qui fut repris par les journaux avait sérieusement irrité le Pan qui, à la recherche d’une bouée de sauvetage dans ce psychodrame » n’hésitait pas de taxer les journalistes de corrompus. « Lorsque je dis que le coton camerounais ne se porte pas bien. Les journalistes vont prendre 15.000 et 1.0000 Fcfa pour dire que, j’ai tort. J’ai raison », tempêtait-il à l’hémicycle au cours d’une séance de la question orale au cours de la même session. Le Pan s’accrochait ainsi aux journalistes visiblement pour éviter Jean Nkuété présent dans la salle. Quelques temps avant, Cavaye essuyait une douche froide à l’aéroport de Nsimalen, lorsque revenant d’un voyage, les équipes de la gendarmerie en poste le privait d’une partie de son escorte. Le Pan pris la mouche et s’en remettait au ministre délégué à la présidence chargé de la Défense pour une sanction à la hauteur de l’humiliation que lui avait fait subir la commandante des troupes.

Le plus récent affront qu’a essuyé Cavaye est venu du président Biya lui-même. Sous sa casquette de président national du Rdpc, le chef de l’Etat biffait le nom du Pan ainsi que des autres députés issus de son parti parmi les postulants aux sièges de sénateurs. Pourtant, Cavaye aurait attendu en vain jusqu’à la dernière minute, un signe de refus en catimini de l’homme à qui il a promis en octobre 2011 de « verser la dernière goutte de sang pour le défendre » afin de retirer sa candidature pour lui éviter une humiliation en public. Paul Biya refusera d’envoyer ce signe à Cavaye. Et le brave homme se prenant pour un exégète des messages non-dits du président prenait ce silence pour un « oui ». Il prendra sur la place publique un « non » en plein visage !

Par Rodrigue N. TONGUE

Source :le messager 

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 20:41

Grande marche européenne de libération du Président Laurent Gbagbo 13 avril 2013.

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Pour avoir regardé les précédentes marches, il y a là un moyen très efficace de montrer la qualité de la mobilisation. Les Ivoiriens aiment évidemment le Président qu'ils ont élu. Que l'on nous présente pareilles manifestations de soutien à des dictateurs, ça n'existe tout simplement pas, et celle-ci est d'autant plus importante que demain 8 avril est prévue la dissolution de l'assemblée pour donner les pleins pouvoirs à ouattara, critiqué de toutes parts. Gouvernement par ordonnances : 

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 20:21

Patrice Lumumba et les services secrets britanniques. 52 ans après…

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Le rejet de la souveraineté nationale et internationale congolaise après le 30 juin 1960 fut dénommé par « les maîtres » impérialistes et colonialistes « lutte contre le communisme au nom de la liberté et de la démocratie ». D’où l’assassinat de celui qui croyait que « les vastes réserves minérales du Congo devraient appartenir au peuple qui y réside », Patrice Emery Lumumba. Aujourd’hui encore, l’enjeu du passage de l’économie politique néocoloniale (ou néolibérale) à l’économie politique nationale et patriotique demeure le nerf de la guerre. Les IFI s’y opposent farouchement. La guerre de basse intensité imposée au Congo exprime cette opposition. 

L’Agence Belga a repris, ce mardi 02 avril 2013, en français, un article publié par  quelques journaux britanniques sur l’assassinat de Patrice Emery Lumumba et elle écrit : « Le service de renseignement britannique M16 a joué un rôle dans l’assassinat du Premier ministre du Congo indépendant, Patrice Emery Lumumba, en janvier 1961, a révélé un Lord, David Edward Lean, dans un courrier des lecteurs de la ‘London Review of Books’ (LRB) resté presque inaperçu, selon un journal indien ‘’ The Hindu ‘’. »  Pourquoi ? « Selon Lord Lea, l’ancienne diplomate-espionne (Daphne Park) a expliqué que si l’Occident n’intervenait pas, Lumumba aurait remis les riches ressources minérales du Congo (devenu la République démocratique du Congo)  ‘’aux Russes’’ (l’Union soviétique en fait », note Belga.

Cette confession a l’avantage d’être plus que claire : Lumumba n’a pas été assassiné parce qu’il était communiste. Non.  Le Premier ministre risquait (entre autres) de mettre en pratique l’une de ses profondes convictions : « Le Créateur nous a donné cette portion de la terre qu’est le continent africain ; elle nous appartient et nous en sommes les seuls maîtres. C’est notre droit de faire de ce continent un continent de justice, du droit et de la paix. » Etre les seuls maîtres du sol, du sous-sol congolais et opérer le passage d’une économie politique impérialiste et coloniale à une économie  politique nationale, tel est l’enjeu face auquel Lumumba et ses alliés politiques étaient placés. Ils s’inscrivaient en faux contre le régime d’injustice, d’oppression et d’exploitation. Ils étaient convaincus que le Congo avait réellement accédé à sa souveraineté politique et économique. De ce fait, il pouvait traiter d’égal à égal avec tous les autres pays de « démocratie et de liberté ». En réalité, « les maîtres d’hier », eux, n’entendaient pas la chose de cette oreille : le Congo pouvait avoir son drapeau, sa monnaie, son gouvernement, mais il ne devait pas prendre les commandes de son économie politique. Pourquoi ? « Si le Congo obtenait une véritable indépendance, les intérêts commerciaux occidentaux seraient menacés à travers le continent africain », pensaient-ils. (Nous renvoyons ici aux 40 premières minutes d’un documentaire intitulé ‘Les principes du pouvoir : l’Empire (1ère partie))

A en croire Daphne Park, l’Occident est intervenu dans un pays qui venait d’accéder à sa souveraineté nationale et internationale pour empêcher à  son Premier ministre de « remettre ses ressources minérales » à qui il aurait voulu. Il l’a fait en violation du droit international et de la charte de l’ONU.   Cette opposition contre  la souveraineté nationale et internationale congolaise après le 30 juin 1960 est dénommée  « lutte contre le communisme  au nom de la liberté et de la démocratie ». Les USA qui accusaient Lumumba d’être « communiste » ont refusé de répondre à sa requête au lendemain de l’indépendance du Congo. Quand nous lisons l’histoire de la RDC , nous nous rendons compte que Lumumba, avant d’aller frapper à la porte de l’URSS pour solliciter son aide contre les sécessionnistes  soutenus par les élites capitalistes belges,  a dû se rendre aux USA où ses propositions  furent rejetées.

La confession de Daphne Park vient,  plus de cinq décennies après l’assassinat de Lumumba, lever davantage un coin de voile sur les  véritables objectifs de la guerre quel que soit le qualificatif qui peut souvent lui être donné : froide, chaude, tiède[1], de haute ou de basse intensité, etc.  Elle est un moyen d’avoir accès aux ressources minérales stratégiques et de s’affirmer comme « grande puissance » sur l’échiquier mondial aux dépens des concurrents possibles et imaginables. Le choc ordonné qu’elle orchestre  induit des effets psychologiques dramatiques  rendant une bonne partie des populations contre lesquelles elle est menée corvéables à souhait. Elle recourt aussi aux stratégies de manipulation qui permettent de diaboliser les leaders d’opinion « subversifs » de la trempe de Lumumba et de criminaliser toute forme de résistance. Menée  sur un temps suffisamment long, elle peut finir par convaincre les populations meurtries qu’elles sont fautives,  maudites  par Dieu, par Satan ou par les ancêtres.

Cela d’autant plus que les commanditaires  de ces guerres d’agression et de prédation cachent pendant très longtemps, au grand public, leurs objectifs.  Le documentaire mentionné ci-haut soutient  ce qui suit au sujet de l’assassinat de Lumumba : « En 2001, le compte-rendu officiel d’une réunion longtemps enterrée du Conseil de Sécurité National fut dévoilé au public. » Et au cours de cette réunion (en 1960), « le Président Eisenhower a indiqué à Allen Dulles, patron de la CIA , que Lumumba devait être  ‘’éliminé ‘’. »

De 1961 à 2001, quarante ans ce sont écoulés sans que le grand public connaisse, de source officielle, ce qu’il y a eu exactement ; « les minorités averties », oui.

Au sujet de la confession de Daphne Park, cinquante-deux ans se sont écoulés sans que le grand public en entende parler.

Et  quand plus de trois décennies après l’assassinat de Lumumba, la guerre de basse intensité éclate au Congo et que Bill Clinton[2] et Tony Blair se retrouvent aux  côtés de Paul Kagame  comme « conseillers bénévoles », le grand public a du mal à comprendre que l’enjeu économique anglo-saxon est demeuré à peu près le même depuis les années 60 jusqu’à ce jour.

Et quand, dans ce contexte, nous disons que l’élite anglo-saxonne dominante (et ses alliés)[3]  nous mène une guerre de basse intensité (avec la complicité de certains d’entre nous), le grand public croit que nous cherchons  et trouvons facilement  des boucs émissaires. Les documents déclassifiés, des livres suffisamment documentés et plusieurs articles des médias alternatifs aident à étayer cette thèse.

Il est plus ou moins sûr que le grand public n’y ait pas accès ainsi que quelques politiciens en costume-cravate qui, en RDC, ne sont pas sensibles à l’enjeu de l’économie politique soutiennent. Pour eux, « la politique est dynamique » et  ceux qui n’ont jamais accepté que nous passions d’une économie politique impérialiste  et coloniale à une économie politique souveraine vont, comme par  enchantement,  nous « aider » à jouir de nos ressources minérales et  de la justice distributive dans les frontièrAFes actuelles de la RDC … Ces politiciens  tombent dans cette illusion au moment où la même élite anglo-saxonne dominante est en guerre contre le Brics en Afrique et dans d’autres coins du monde…Placés face aux diktats du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, instruments par excellence de l économie politique impérialiste et néocoloniale, ils applaudissent en disant :  « Mention satisfaisante de la dernière mission du FMI à Kinshasa. » Ils applaudissent à ce refrain pendant que l’Amérique Latine travaille davantage à la mise effective sur pied de la Banque du Sud et que le Brics cherche à s’émanciper des IFI pour sauvegarder  leur souveraineté économique et politique.  « Bantu badi badilowa… »

Il ne serait peut-être pas exagérer de soutenir que depuis l’assassinat de Lumumba, le Congo, à quelques exceptions près, n’a pas connu des politiciens capables de poursuivre sa lutte en posant clairement les questions liées à la gestion de notre terre-mère, en nommant les  adversaires extérieurs (l’impérialisme, le colonialisme et le néocolonialisme) et intérieurs (les oppositions fantoches, bases de l’application de la politique impérialiste et néocoloniale du ‘diviser pour régner’) et  de travailler avec les masses populaires (et paysannes) pour renverser les rapport de force. La foi dans la communauté dite internationale a ‘mangé’ plusieurs cœurs  et  esprits au point de créer un vide de la pensée politique préjudiciable pour notre patrimoine commun. Espérons que les minorités organisées et agissantes finissent par renverser la vapeur !

 Par Jean-Pierre Mbelu

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 20:17

La police Togolaise  du clan Gnassinbé, de plus en plus impliquée dans les enlèvements d’ivoiriens dans les camps de réfugiés.

hungar

La police Togolaise accompagnée de deux cargos de la gendarmerie était sur le camp de réfugiés ivoiriens de Lomé ce matin pour procéder à l'arrestation de maman Gogoua (Présidente des femmes Camp - Organisatrice des manifestations contre le HCR qui prive le camp de nourriture depuis 4 mois) et de son époux le Bishop Gogoua après présentation sur place d'une convocation.

 

La tension est vive sur le camp vu que les réfugiés Ivoiriens disent NON.

 

Des MAINTENANT, où que vous soyez, 

appellez le "00228 22 22 86 80 / 00228 90 09 30 26 

(Ministère de la Sécurité Et de la Protection Civile Du Togo) 

 

pour RECLAMER le respect des Droits des refugiés Ivoiriens du TOGO. 

 

Je suis consterné… le BISHOP Luck Levy GOGOUA

(Époux de Mme Gogoua la Présidente des femmes du camp de refugiés Ivoiriens de Avepozo à Lomé) vient d’être enlevé du camp par la gendarmerie Togolaise qui a fait le siège de ce lieux depuis ce matin. Les autorités Togolaises qui le détiennent l’accusent de « Troubles à l’ordre public » alors que JAMAIS aucun homme du camp n’aura participé à la manifestation des femmes et enfants qui réclament « simplement » les vivres dont ils sont privés depuis 4 mois.

C’est un SCANDALE. Le scandale de trop. Nous ne devrons pas que nous indignez.

 

J’en appelle à tous les leaders d’opinion qui ont épousé notre cause, j’en appelle à tous les responsables politiques qui se reconnaissent en ces refugiés brimés par avoir crié FAMINE, il est temps de vous activer pour dénoncer vigoureusement les dérives des autorités Togolaises sur ces Ivoiriens vulnérables.
IL EST TEMPS de réagir, CELA SUFFIT !

 

Par Claudus Kouadio

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 20:16

Déclaration du MP22

 soldat-tchadien

Le MP22, SERVAL, la MISMA et les Concertations nationales souveraines

 

Dans une récente déclaration le MP22 dénonçait la persécution arbitraire que la Sécurité d'Etat aux ordres dudit Président intérimaire Dioncounda Traoré a abattu à compter du 11 février sur Oumar Mariko. Trois jours durant il a été enlevé, malmené incarcéré et interpellé sur les "bérets rouges". Cela s'est fait en lieu et place des dirigeants FDR, auteurs du contre-coup d'Etat du 30 avril et manipulateurs avérés des « bérets rouges ». Iba N'Diaye, Fatoumata Siré Diakité et Me Tapo, étaient notoirement reconnus comme ceux qui , à la faveur d'allées et venus au camp de Djikoroni-para distribuaient les  bœufs et de l'argent  pour inciter les « bérets rouges » récemment mis en liberté provisoire, à s'agiter, brûler des pneus et dresser des barricades en vue de désobéir à la hiérarchie militaire.

Les Maliens ont tous vu Dioncounda Traoré verser des larmes de crocodiles sur la désunion entre « bérets verts et rouges » au sein de l'armée et charger le Premier ministre de « trouver une solution ». On rapporte en effet que les autorités militaires de SERVAL auraient dit à leurs collègues maliens que les déserteurs « bérets rouges » devaient être purement et simplement radiés.  Mais Dioncounda et Django avaient leur solution d'avance et ont organisé une mascarade de consultations des regroupements et forces sociopolitiques avant de décréter une solution médiane  "sans principes" qui satisfait les doléances insurrectionnelles des « bérets rouges » et  retient en outre qu'une partie d'entrée eux serait retenue à Bamako pour la formation planifiée par l'Union Européenne.

Le MP22 a d'abord démasqué la forme de ces décisions unilatérales qui consistent, pour le Président intérimaire et son nouveau Premier ministre  à recourir de plus en plus à la démagogie des "consultations" comme ce fut le cas de la feuille de route, retirée sur les ordres de la France du cadre des "concertations nationales" pour  être finalement adoptée par une assemblée nationale au mandat révolu. Le MP22 a souverainement rejeté ces "concertations en pièces détachées" et refusé de s'y rendre.  L'affaire a largement donné l'occasion  à la COPAM de souligner que la crise au sein de l'armée est une préoccupation unanime qui requiert justement la tenue des  "concertations nationales" pour statuer souverainement sur tous les problèmes de la crise malienne et non recourir aux expédients et faux-fuyant dictés systématiquement de l'extérieur.

Le MP22 est ensuite d'avis que, sur le fond, les "décisions civiles " unilatérales sur « les bérets rouges » préparent en fait  le terrain à une crise ultérieure visant à l’"épuration sélective de l'armée malienne" conformément aux vues impérialistes des interventionnistes de SERVAL et l'Union Européenne.

Ceci est confirmé par les propos révélateurs tenus par le ministre français de la Défense Le Drian lors du point de presse qu’il a animé le vendredi 8 mars 2013 à l’ambassade de France au Mali.

Il a d'abord expliqué que "le déploiement de l’armée malienne à Kidal est soumis à des préalables notamment sa reconstruction, sa formation afin qu’elle soit disciplinée et soumise à l’autorité civile." (Indicateur du renouveau du 11 mars 2013)

Il est devenu ainsi clair que le non accès de l'armée malienne à Kidal n'est ni pour demain ou après demain, ni une "affaire de logistique" ou de "manque de moyens" comme le clament certains. Bien au contraire,  il s'agit d'une décision politique concertée et imposée de la France et l'Union européenne pour mettre en œuvre le plan révélé de longue date par la COPAM, plan  consistant  à "éradiquer l'armée malienne" de tous éléments et vision patriotiques pour en faire une armée de mercenaires, assurer sur cette base "sa reconstruction et sa formation" et la placer "sous la tutelle du nouveau président de la République à l’issu des élections prochaines"! Qui peut croire qu'un tel programme va passer comme  une lettre à la poste et ne soulèvera pas de nouvelles luttes au sein de l'armée et la résistance des patriotes conscients ?

Le MP22 en ce qui le concerne appelle les patriotes civils et militaires à bander toutes leurs forces pour faire échec à ce plan anti-malien funeste.

Le ministre français de la Défense s’est ensuite dit "réconforté également par le Président de la République par intérim, Dioncounda Traoré et le Premier ministre d’avoir programmé les élections afin qu’un régime démocratique soit installé à partir des élections de juillet prochain".  En fait, c'est depuis le dernier sommet de l'Union Africaine d'Addis Abeba que nous avons entendu Dioncounda proclamer la date butoir du 31 juillet fixée par la France pour la tenue des élections. Et depuis nous entendons le même Président intérimaire jurer à tout bout de champs que ce programme arrêté sans consulter qui ce soit au Mali, sera exécuté. Pourtant l'opinion publique nationale, surtout les partis politiques, sont unanimes à dénoncer le caractère utopique, irréaliste d'un tel calendrier qui doit être interdit. D'abord parce qu'il coïncide avec les travaux champêtres  de l'hivernage au Mali qui ne laissent pas de place à des élections générales (présidentielles, législatives et municipales). Ensuite parce que les conditions politiques minimales nécessaires à la tenue des élections libres, démocratiques et transparentes (libération totale du nord,  y compris le désarmement et l'anéantissement du MNLA et du MIAA, le retour des refugiés et de l'administration sur toute l'étendue du territoire, établissement du fichier électoral biométrique et révision démocratique de la CENI entre autres) ne seront réunies d'ici là. C'est dire que planifier des élections générales en juillet même en  prévoyant de se prêter  au jeu confusionniste des couplages d'élections, c'est non seulement programmer d'avance des élections bâclées et frauduleuses, mais faire courir au Mali un risque évident d'une nouvelle "guerre civile".  Le MP22 s'inquiète  publiquement de l'agenda des élections en juillet 2013 appelle ses militants à se tenir prêt pour faire face à toute éventualité et à se battre notamment pour réunir les conditions démocratiques préalables nécessaires à de véritables élections libres et transparentes.

Dans le même temps, Dioncounda et ces maîtres français sourds et aveugles à toutes les évidences nous crient à présent sur tous les toits " dialogue et réconciliation". De quoi s'agit-il ? Interrogé par les journalistes sur la revendication unanime des Maliens exigeant le désarmement du MNLA, le ministre français Le Drian a  dit-on: " préconisé d’abord le dialogue politique et la réconciliation nationale". Il s'est ensuite dit satisfait que "les autorités de Bamako se soient inscrites dans cette logique".  De fait, C'est l'inverse qui est vrai. Dioncounda et Django soumis aux ordres de la France tentent pour une seconde fois de substituer "aux concertations nationales souveraines" de prétendues "négociations intercommunautaires" appelées  par les professionnels de l'intox comme Tiéblé Dramé "dialogue national" ou autre "congrès des populations du nord". Tiéblé assure même que les résultats  de ce congrès seront soumis à la "conférence nationale" qui elle sera convoquée par un Président élu ! C'est la voie de la mascarade pour non seulement empêcher que les Maliens ne tirent les leçons de leur crise et barrent la route au retour de ceux qui en sont responsables, mais encore la voie de la mascarade pour faire avaler aux maliens le dialogue avec les terroristes et les séparatistes du MNLA et du MIAA. Le gouvernement  a mis en place à cet effet et par décret la dite "commission de dialogue et de réconciliation nationale" de 33 membres.

Pendant ce temps sur le terrain, la France, l'UE et les USA interdisent à l'armée malienne l'accès à Kidal puis Tessalit et même l'Adrar des Ifoghas autorisés aux seules troupes Françaises et tchadiennes.  Le parti pris de Hollande et desdits socialistes   est tellement cynique que nous avons vu l'armée française bombarder des arabes  du MAA (Mouvement Arabe de l'Azawad) au profit  du MNLA et entretenir les polémiques et la guerre entre eux. D'un autre côté la même France et l'ONU tout en orchestrant une véritable campagne d'intoxication de l'opinion publique internationale contre l'armée malienne accusée  "d'exactions" , "d'atteintes aux droits de l'homme" et autre "génocide" contre les touaregs annonce des manœuvres visant à transformer SERVAL et la MISMA en force dites "d'interposition ou de maintien de la paix" de l'ONU. Le MP22 s'est dès le départ tenu à contre courant des illusions répandues sur Serval et la MISMA qui n'ont jamais été qu'une entreprise d'occupation et de recolonisation du Mali pour consacrer sa partition en nous imposant le "dialogue" avec les islamo-terroristes (MIAA et autres Ansardine, MUJOA aujourd'hui déguisés dans Kidal),  en réintroduisant au nord le MNLA, pour lui donner un avenir sécessionniste et de balkanisation du Mali par "l’indépendance", "l'autonomie" ou la "fédération". Une occupation néocoloniale qui grâce à de "l'Etat d'urgence",  " l'interposition",  "les élections bâclées et truquées" cherche à imposer au nord et sud, au peuple malien tout entier les mêmes dirigeants politiques et la même armée de mercenaires fantoches qui ont conduit le Mali à la ruine.
Le MP22 réaffirme qu'il n'existe pas d'autre issue pacifique à cette crise que la tenue immédiate des concertations nationales souveraines qui sont  le passage incontournable et obligé pour la réalisation des objectifs sacrés de la transition que sont la libération du Nord, la mise en place d'organes de transition pour le changement et pour l'organisation d'élections crédibles et transparentes. Dans cette voie, le MP22 appelle à la levée immédiate de l'Etat d'urgence et au rétablissement des libertés d'expression des regroupements politiques et de la presse, aujourd'hui confisquées. Nous exigeons notamment le démantèlement de la sécurité d'Etat aux ordres de Dioncounda, Soumeilou Boubèye et le FDR, Sécurité d'Etat transformée en une agence d'alimentation de la presse en fabrications calomnieuses de toutes sortes et agence de violations systématique des droits des citoyens. Le MP22 exige à cet effet :

- le châtiment des auteurs FDR de l'agression du 3 janvier 2013 à Koutiala contre Sidiki Diabaté journaliste animateur de Radio Kayira 2, fusillé à la chevrotine. Cette radio Kayira 2 avait été brûlée auparavant le 30 avril 2012. Les auteurs FDR de ce forfait sont connus. Mais ils ne font l'objet d'aucune poursuite. Mamoutou Djiré a notamment fait des aveux publics sur " son incendie volontaire" sur d'autres antennes de la ville. Mais il vaque tranquillement à ses affaires à l'abri de la toute puissance protectrice des préfets et commissaires locaux tous aux ordres du FDR .

- De même a été agressé au couteau à Niono l'animateur Mamy Traoré de Radio Kaira. Il s'agit après le scénario habituel d'incendie des radios d'une tentative de  meurtre prémédité dont les exécutants sont repérés comme des agents patentés du potentat FDR de Niono, Diadié Bah, l'assassin  notoirement présumé de Youssouf Dembélé alias Kolodougou planteur. Tous ces forfaits et crimes se sont déroulés dans l'indifférence générale de la presse, mais apparemment le vent tourne et l'histoire frappe aux portes. Le MP22 exige examen, poursuite et justice dans toutes ses affaires.

Nous exigeons en particulier la libération du Directeur de Publication du Républicain, Bocari Daou sequestré arbitrairement 10 jours par la sécurité d'Etat aux ordres de  Dioncounda en violation flagrante de toutes ls dispositions légales. On se précipite à présent pour le trainer devant les tribunaux le 16 avril. Or le fait est que Dioncounda , Tiéblé Dramé et le FDR après avoir échoué dans leurs manœuvres insurrectionnelles autour des bérets rouges essuient un second échec cinglant dans leur campagne d'insurrection contre le capitaine Aya Sanogo !  Ce sont eux les premiers qui, à l'aide de la Sécurité d'Etat, dès la nomination d'Aya à la tête du  Comité de suivi de la Réforme de l'armée ont diffusé dans tous les journaux les salaires et avantages de Aya aux fins de le discréditer et soulever l'indignation et la révolte contre lui, y compris au sein de l'armée. Constatant l'échec de leur campagne. Ils sont passés à la vitesse supérieure en imaginant une lettre ouverte de fiction. Mais il est de notoriété publique que  Bocari Daou n'est qu'un "bouc émissaire" à qui  on veut faire payer les frasques de Dioncounda, Tiéblé Dramé et la Sécurité d'Etat. Il doit être dit et répété que cette Sécurité d'Etat n'est pas sous la tutelle de Aya Sanogo. Bien au contraire, elle est truffée d'agents FDR aux ordres de Dioncounda et Soumeilou Boubèye. En outre Aya a dit publiquement qu'il n'a rien à voir avec cette arrestation et a retourné contre leurs auteurs le dénigrement sur son salaire. Il a laissé clairement entendre ce que tout le monde  sait : notamment Dioncounda Traoré touche 30 millions par mois comme salaire de Président de l'Assemblée, ce qui s'ajoute à son salaire de président intérimaire et tous les avantages de ce cumul révoltant. Nous invitons la presse privée et publique à s'arracher aux ornières abrutissantes et cyniques du FDR et étaler sur la place publique tous les émoluments faramineux qu'ils empochent et tous les vols et exploits sanglants qui les caractérisent et qu'ils cachent. Plus rien ne sera comme avant. En avant pour le changement démocratique et la libération nationale ! 

Bamako le 22 mars 2013.

Pour Le MP22, la Présidente

Dr. Rokiya Sanogo

 

 

 

 

 

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 20:13

Cameroun: Retrouvé agonisant à Mendong . Richard Djif le réalisateurs des dix derniers salopards raconte...

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Torturé et abandonné dans un marécage aux premières heures de la journée d'hier, le jeune cinéaste a été conduit aux urgences de l'hôpital de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) où il reçoit actuellement des soins intensifs.

 

Le jeune homme que le reporter du Messager rencontre aux urgences de cet hôpital ce mercredi 3 avril 2013 est à la fois efflanqué, anxieux et exténué. Barbe mal rasée, il est vêtu d’un maillot du Fc Barcelone défraîchi et d’un pantalon jean assorti d’une paire de chaussettes rayées portant des traces de boues. On dirait qu’il sort d’un champ de patates. Le regard vague se promène malaisément autour de la salle comme s’il avait perdu quelque chose.  

Pas besoin d’être un démiurge pour se rendre à l’évidence que Richard Djif va mal. La preuve, il se tord de douleur toutes les deux secondes, tentant de soutenir son bras gauche dont l’auriculaire porte un bandage qui couvre une entaille. L’origine de cette blessure ouverte ? « Ce sont mes ravisseurs qui m’ont coupé ce doigt pour me pousser à répondre correctement à leurs questions », souffle le jeune cinéaste qui a de la peine à prononcer une phrase complète.  

A la porte du service des urgences, trois officiers de police lourdement armés filtrent les entrées. « Pas plus de deux personnes dans la salle » répètent-ils machinalement aux nombreux visiteurs qui se bousculent pour voir celui qu’ils ont surnommé le miraculé. Normal puisque Richard Djif revient de loin. « Après m’avoir torturé pendant une dizaine de jours, ils m’ont abandonné ce matin (hier Ndlr) aux environs de 3h dans un marécage derrière la Maetur à Mendong.  

C’est un monsieur qui faisait le sport qui m’a retrouvé en passant et m’a conduit à la brigade de gendarmerie proche. Là-bas, ils m’ont encore tellement fusillé de questions que j’ai failli perdre connaissance », raconte-t-il avant de vider le contenu du deuxième pot de yaourt que vient de lui apporter un parent. 

Lequel parent revient sur les circonstances de son transfèrement. « Nous l’avons d’abord conduit á l´hôpital de district de Biyem-Assi où une radiologie a décelé une fracture grave de deux doigts. Puis, jugeant son cas préoccupant, nous avons décidé de le transférer à l’hôpital de la Cnps à Essos ». C’est en discutant avec Djif qu’il va nous confier qu’il n’a rien absorbé depuis le 23 mars dernier, date de son enlèvement. Pas d’eau, pas de nourriture.

Jean Pierre Bekolo

Ce jour-là, se souvient-il, « je revenais d’un lieu de détente où j’ai regardé le match Cameroun-Togo. Alors que je retournais dans ma cité à Bonas (Bonamoussadi, Ndlr), j’ai remarqué qu’une voiture de marque Toyota Avensis de couleur beige me suivait depuis la veille. Pour créer  la diversion, j’ai emprunté une moto pour le Carrefour Biyem-Assi. Mais le véhicule était toujours à mes trousses. Au moment où j’ai tenté de le semer, un autre véhicule a surgi de nulle part et m’en a empêché. Trois hommes baraqués en sont sortis et m’ont immobilisé avant de me jeter à l’intérieur ».

C’est là que commence le chemin de croix du réalisateur du film « 139 les prédateurs » qui se rend à l’évidence qu’il est devenu, sans le vouloir, acteur principal d’une fiction dont il ne connaît pas encore le metteur en scène. « Ils m’ont bandé les yeux et m’ont emmené dans un endroit qu’il m’est impossible de localiser. On ne m’enlevait le bandage que lorsqu’il fallait m’interroger et me torturer», poursuit-il.

Sur quoi portaient donc ces interrogatoires ? Richard Djif déclare que ses ravisseurs voulaient qu’il « crache le morceau ». Qu’il vide son sac et leur dise qui a financé son dernier film, quelles relations il entretient avec la famille du feu Pius Njawé. Pourquoi la trame de ce film ressemble étrangement à celui du dernier film de Jean Pierre Bekolo (...) ?. 

« Lorsque je leur donnais une réponse qui ne les arrangeait pas, ils me brutalisaient et menaçaient de me saigner si je continue de m’amuser avec eux », explique-t-il en brandissant pour preuve, son auriculaire à moitié tranché.  Ses bourreaux, apprend-on, vont changer de site presque toutes les 24 heures. « Au début ils portaient des cagoules mais au fur et à mesure que le temps passait, ils me parlaient à visages découverts, me promettant la mort à chaque fois ». Les ravisseurs auraient même poussé le bouchon plus loin en lui demandant de leur dessiner un plan de localisation du domicile de chacun des acteurs du film querellé.

Menaces

En rappel, il y a douze jours, le monde du cinéma apprenait avec émoi la disparition de Richard Djif, cinéaste et artiste polyvalent, enlevé dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mars 2013, à son lieu de résidence au quartier dit Bonamoussadi, à Yaoundé. A l’origine de cet acte ignoble, la sortie et la diffusion de son film intitulé : « 139, les prédateurs »  qui met en scène les dérives d’un pouvoir totalitaire vieux de 139 ans, dans un pays imaginaire nommé le Chimpanz.

Le jeune réalisateur Djif et les principaux acteurs du film recevaient, depuis quelques semaines, des messages de menaces leur intimant l’ordre d’arrêter immédiatement la diffusion du film. La fin d’un mélodrame ? Le jeune cinéaste n’y croît pas encore parce que « avec le calvaire que j’ai enduré, rien ne me dit qu’ils ne recommenceront pas », craint-il.

Pouvez-vous vous rappeler dans quels endroits vous étiez retenu captif ?

Non. C’est vraiment difficile parce que non seulement j’avais les yeux bandés mais surtout parce que mes ravisseurs s’arrangeaient à nous faire déménager toutes les 24 heures. Ce qui me revient à l’esprit, c’est leurs visages qu’ils ont délibérément exposés à chaque fois qu’ils m’interrogeaient. Les deux premiers jours, j’avais affaire à cinq ou six hommes en tenue qui se sont ensuite changés pour s’habiller en tee-shirt de couleur noire. Je me rappelle qu’il y a l’un d’eux qui me demandait tout le temps ce que deviendront les Bamiléké sans Paul Biya. J’ignore pourquoi il me le répétait.

Que vous reprochaient concrètement vos ravisseurs ?

Ils me soupçonnent d’être le bras armé d’un mouvement révolutionnaire qui veut plonger le Cameroun dans le chaos. Que mon dernier film est tendancieux et qu’il représente une menace pour les idéaux de paix que prône le chef de l’Etat. Ils m’ont demandé une dizaine de fois qui se cache derrière ce film, que je leur dise celui ou ceux qui ont financé le film. Ils m’ont également demandé pourquoi mon film est sorti officiellement dans la même période que celui de Jean Pierre Bekolo.

Des tas de questions qui renvoyaient même à ma supposée appartenance à la famille de feu Pius Njawé puisqu’ils me soupçonnent même d’avoir participé au forum organisé par les membres de la diaspora aux Etats-Unis. Forum pendant lequel le pionnier de la presse indépendante est décédé. Ils pensent que le jeune acteur nommé Njawé qui joue dans ce film est une façon implicite pour moi de montrer qu’après la mort de Njawé, le gouvernement a enrôlé son fils.

Acculé de toutes parts comme c’était le cas, que leur avez-vous donc répondu ?

Je ne leur ai dit que la vérité : que j’ai produit mon film sans tenir compte de tous ces préjugés et a priori. Je n’ai jamais rencontré Pius Njawé de ma vie et mon film était juste une façon de lui rendre hommage ainsi qu’à tous les autres chevaliers de la plume qui ont trouvé la mort dans l’exercice de leurs fonctions.

A un moment, ils m’ont demandé la nature de mes rapports avec Ama Tutu Muna, la ministre des Arts et de la culture prétextant que les Bamilékés et les anglophones font partie des deux tribus qui conspirent pour que le Cameroun plonge dans le chaos. Je leur ai juste répondu que mon film a reçu d’Ama Tutu Muna, en sa qualité de présidente de la Commission nationale de contrôle des films cinématographiques et des enregistrements sonores, l’autorisation à l’importer et à l’exploiter au Cameroun.

Selon vous, qu’est-ce que votre film a de si particulier pour attirer sur vous les foudres de certaines personnes qui disent défendre les idéaux du pays ?

Je ne peux pas répondre à cette question puisqu’en réalisant ce film, je n’avais nullement l’intention de provoquer qui ce soit. Je suis un cinéaste engagé et je pense avoir adopté une démarche professionnelle. Que mon film fasse autant d’émules et mette mal à l’aise des gens aujourd’hui me surprend moi-même. Dieu merci je suis en liberté mais pour avoir vécu dis jours dans l’enfer, je ne me sens pas toujours en sécurité. 

Scénario. Au commencement était un film en hommage à Pius Njawé

« 139…les derniers prédateurs » est une fiction qui met en lumière la difficulté de la pratique du journalisme dans des Etats dictateurs d’Afrique et salue par ailleurs le courage des hommes de presse qui sont morts dans l’exercice de leurs fonctions. 

Moteur, ça tourne ! Le film a pour thème directeur « dictature politique en Afrique et liberté d’expression en milieu journalistique ». Suffisant pour  comprendre  la trame de cette fiction produite et réalisée par Richard Djif.

En fait, la question des brimades et des incarcérations répétées concernant les journalistes, en l’occurrence le chantre de la liberté de la presse, Pius Njawé (décédé en juillet en 2010 dans un accident de la circulation aux Etats-Unis, Ndlr)  lui ont d’abord donné l’idée en 1997 d’écrire un roman qui traite de la déontologie et de l’engagement journalistique.

Mais « étonné par les problèmes de démocratie et du nombre de guerres civiles en Afrique, je voulais plutôt explorer ces thèmes encore plus sociaux. Je me suis donc dit qu’un film serait encore plus vivant qu’un roman. C’est finalement le meurtre du journaliste de Rfi, Jean Hélène le 21 octobre 2003 qui donne le déclic », confesse-t-il. Grâce à de modestes moyens et bercé par l’envie de présenter au goût du jour ces abus dont sont victimes au quotidien les journalistes, Richard Djif se lance dans cette nouvelle aventure.

Surtout qu’ « il m’est clairement apparu que les meurtres de journalistes sont souvent orchestrés, commandités ou couverts par des pouvoirs politiques dictatoriaux », ajoute le réalisateur. Le film se déroule à Yaoundé à travers de nombreux retranchements, des quartiers et des espaces urbains retirés qui contrastent avec le somptueux palais du président. 139…les derniers prédateurs parle d’une manière générale de liberté d’expression et de dictature. Il a donc un caractère très engagé. Il s’agit en clair, d’une investigation journalistique dans un pays imaginaire en Afrique nommé le Chimpanz.

Deux journalistes (John Hélézong et Norbert Kaka) enquêtent sur un régime pour percer le mythe de l’immortalité du président, son excellentissime Grand Papa Ndem ; un tyran qui a fait 139 ans au pouvoir et qui se fait passer pour le tigre immortel. Ses agissements, ses discours et son imprévisibilité sont révélateurs d’un sadisme sans scrupule.

En face, l’opposant Nirien le Rebelle s’affirme comme un prédateur violent, narcissique, lâche, et traître. Ce dernier réfléchit comme beaucoup d’hommes politiques et n’a de cesse de répéter qu’ « en politique les morts font partie du jeu, le génocide est un vain mot, seuls les vivants comptent ».

Autre personnage, Franklin Njawé. Seulement âgé de neuf ans, c’est le plus jeune de tous. Arraché à sa famille par les hommes de son excellentissime, il est présenté comme le vice président du Chimpanz, vice président du dictateur. Une fonction qu’il rejette pour construire un rêve, celui de devenir journaliste. Un vœu qui va tourner presque au supplice. En fait c’est une « jungle politique faite de tigres, de lions, de chimpanzés et de perroquets qui changent à leur manière les règles de la jungle ».

Le film avec force et détails visuels questionne les circonstances dans lesquelles les soldats du micro et de la plume bravent la mort pour sauver la vérité. Ce film invite le spectateur à une partie de chasse où deux prédateurs (le président et son opposant) à l’ultime bataille se déchirent au point de devenir des proies, des carcasses pour le vautour qui a pour mission de nettoyer les lieux sans devenir lui-même prédateur.

Lâcheté

C’est au final une scène où le narcissisme, la lâcheté, la violence et l’amour rappellent la nature même de l’Homme. Toutes choses qui plongent le cinéphile dans ces sociétés où la démocratie est un luxe et le journalisme un métier de trop. Jacobin Yaro et André Bang qui jouent les rôles principaux les incarnent à la perfection. A déplorer cependant dans cette fiction, certains petits détails que le réalisateur semble avoir oublié.

D’abord la durée (1h 29 min) entrecoupée par certaines scènes jugées inutiles. A la limite, celles-ci lasses le cinéphile. De plus, la musique (parfois supérieure aux voix) qui a tendance de diluer les dialogues n’est pas pour rendre le message accessible. Surtout dans un film qui parle de conquête de libertés. Des détails qui devraient être pris en considération par l’équipe de production afin que le film soit plus compétitif.

Titre : 139…les derniers prédateurs ; Genre : Fiction ; Durée : 1h 29 mn ; Format : Dv Cam ; Ratio : 4/3

Par Christian TCHAPMI

Source :Le Messager

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 20:11

L’étau judiciaire se resserre autour d’ADO

Alassane Ouattara

 

Coup de massue au cœur du pouvoir ivoirien et dans le cercle des ADOlâtres le jeudi 4 avril 2013. Dans un rapport de 82 pages, intitulé «Transformer les discours en réalité : l’heure de réclamer des comptes pour les crimes internationaux graves en Côte d’Ivoire», l’ONG américaine, Human Rights Watch, n’est pas passée par quatre chemins pour souffler violemment dans les bronches du président Alassane Ouattara.

Le ton est d’une rare virulence, le constat effroyable et la sentence sans appel : le chef de l’Etat ivoirien n’a pas tenu sa promesse d’une «justice équitable et impartiale » contrairement à son engagement de poursuivre tous les responsables de la crise quels que soient «leur appartenance politique ou leurs grades dans l’armée». 

Chiffres à l’appui, l’association de défense des droits de l’homme dénonce la pratique, en Côte d’Ivoire, d’une justice à deux vitesses : «même si les procureurs ont inculpé plus de 150 personnes pour des crimes perpétrés au cours des violences postélectorales, aucun des inculpés ne provient des forces pro-Ouattara».

Human Rights Watch, qui affirme dans le même document n’avoir aucun doute que «les forces de Ouattara ont commis des exactions durant la crise postélectorale, surtout dans la phase finale de la crise», invite la Cour pénale internationale à «enquêter sur les crimes perpétrés par des individus appartenant au camp Ouattara et sur la base des éléments de preuves» et demande que «des mandats d’arrêt soient délivrés».

Avant cette charge de l’ONG américaine contre les autorités ivoiriennes, la semaine dernière, c’était la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) qui jetait le pavé dans la mare de l’impunité où barbotent certains éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) fortement soupçonnés de massacres. Comme celui de Nahibly le 20 juillet 2012 au cours duquel près de 200 personnes ont été froidement liquidées par des militaires soutenus dans leur barbarie par des Dozos, ces chasseurs traditionnels utilisés comme des supplétifs aux côtés des troupes combattantes pro-Ouattara.

On ne le dira jamais assez, n’en déplaise aux zélateurs du président ADO qui se complaisent dans une lecture paresseuse des événements avec une posture de manichéisme primaire, dans toute guerre pour le pouvoir, il n’y a pas d’un côté les agneaux et de l’autre, les loups. Tout comme il ne saurait y avoir de bonnes et de mauvaises victimes. Les Ivoiriens, sans distinction d’appartenance politique, ethnique, religieuse et géographique, ont payé un très lourd tribut du fait des graves dérives auxquelles se sont laissés aller les partisans de Gbagbo et ceux de Ouattara. Croyez-vous, bonnes gens, que les quelque trois mille morts qu’a coûté en vie humaine cette guerre d’ambitions personnelles ont été recensés dans le seul camp de l’ancien gouverneur de la BCEAO ?

L’intérêt supérieur du pays d’Houphouët-Boigny et la nécessaire réconciliation commandent de mettre fin à cet apartheid judiciaire qui est en train de s’installer dangereusement sur les bords de la lagune Ebrié. 

Seulement, à l’état actuel, on peut se demander si le président Ouattara dispose de suffisamment d’autorité politique pour répondre à cet impératif. Quand on se rappelle les moyens et les conditions dans lesquels il s’est installé au pouvoir, cela ne pousse guère à l’optimisme. Autrement dit, ADO peut-il livrer à la justice tous ceux qui, depuis le coup d’Etat raté du 19 septembre 2002 contre Laurent Gbagbo, ont sué sang et eau pour le faire enfin roi en 2011 ? Difficile. Car tous ces soldats, hier des sans-grade, aujourd’hui des galonnés plein aux as, ne se sentent pas justiciables des tribunaux d’un régime qu’ils estiment avoir mis sur place.

Car, n’oublions pas de le relever, même si cela va faire grincer des dents, toute cette nomenklatura politique, dont certains sont passés du jour au lendemain du tabouret au perchoir ou au fauteuil douillet de ministre, et sur lesquels planent de graves soupçons de crime, oui, cette coterie de parvenus et d’arrivistes n’entend pas se laisser fer lorsque la justice va vouloir s’intéresser de près à leur passé.

Dans ces conditions, on s’aperçoit aisément qu’Alassane Ouattara, même dopé d’une volonté de fer pour instaurer une justice équitable et impartiale, apparaîtra comme un justicier d’opérette qui n’effraie personne. A la limite, il est l’otage de tout ce beau monde qui l’entoure et donc à plaindre. C’est la rançon à payer par tous ceux qui sont parvenus au pouvoir grâce aux poitrails et aux jarrets des autres.

Si ADO était arrivé aux affaires sans cette parenthèse de sang, les choses auraient sans doute été autrement.

Que va donc faire le père fondateur du RDR ? Laisser la justice poursuivre librement ses hommes auteurs présumés de crime avec ce que cela comporte comme péril sur son pouvoir, ou va-t-il plutôt les protéger comme le ferait un chef de bande avec ici le risque d’entamer sérieusement le crédit de respectabilité que lui a offert la communauté internationale ? On a beau le surnommer «ADO la solution», en l’espèce, il n’y a pas trente-six solutions

Par Alain Saint Robespierre 

Source : L'Observateur Palga 

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 20:08

Sindiély, la fille de Wade poursuivie pour détournement de 400 millions de F CFA.

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Haut du formulaire

C’est le tour de la fille, Sindiély, d’être poursuivie par la justice. Elle est accusée d’avoir détourné quatre cent millions de FCFA.

Quelques jours après la mise en demeure de Karim Wade, le 15 mars dernier pour une affaire de 694 milliards de FCFA (1 milliard d’euros), Sindiély Wade est aujourd’hui mise en cause par l’Inspection générale d’Etat pour une affaire de détournement d’un montant de 400 millions de FCFA (610.000 euros). C’est dans le cadre de l’organisation du Festival mondial des arts nègres dont l’organisation lui avait été « confiée » par son père, Abdoulaye Wade, ancien Président du Sénégal.

Epinglée au Sénégal… 

Selon l’Inspection générale d’Etat (IGE), qui vient de communiquer son pré-rapport sur la gestion du Festival mondial des arts nègres (Fesman) aux intéressés pour recueillir leurs réponses, a formellement mise en cause la fille de l’ex-Président sénégalais, Abdoulaye Wade, pour un détournement de deniers publics d’un montant de 400 millions FCFA (610.000 euros).

L’ancien Chef de l’Etat aurait été informé de la mise en cause de sa fille dans le cadre de cet audit par Nafissatou Ngom Keïta, patronne de l’IGE. Cette dernière était venue rencontrer Wade à Versailles pour lui notifier les dispositions prises par Macky Sall et afférentes à son traitement d’ancien Chef d’Etat, apprend-on du quotidien sénégalais Libération.

…Et en France 

La fille de l’ex-Président sénégalais est également soupçonnée de détenir un nombre important de biens immobiliers en Europe, notamment en France. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’on a appris que l’Office central de la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) s’intéresse de très près aux conditions d’acquisition d’un luxueux appartement dans le 16ème Arrondissement de Paris.

Il s’agit du n°27, Avenue Pierre 1er de Serbie, siège de deux sociétés civiles immobilières (Sci) liées aux Wade, note-t-on dans Libération. Il s’agit des Sci Synka (« Syn » comme Syndiély et « Ka » comme Karim, enfants de Wade) et Yakaar dont le capital est détenu majoritairement par Sindiély.

Viviane Wade née Viviane Madeleine Vert et sa fille Aïda Sindiély Rose Wade auraient comparu devant Me Olivier Macron, notaire à Versailles, au 38 rue de l’Orangerie pour monter la Sci Yakaar.

Elle est déclarée au greffe du Tribunal de Paris le 2 janvier 2005 sous le numéro 2328 par acte du 16 décembre 2004. Ce qui est troublant dans cette affaire est que les deux Sci n’ont jamais publié de bilan financier après des années d’existence. Une nébuleuse qui pourrait porter préjudice à la fille d’Abdoulaye Wade.

Dans le cadre de la traque des biens supposés mal acquis par le régime de Wade, le gouvernement de Macky Sall avait porté plainte contre Karim Wade et X au niveau du Parquet de Paris. C’était pour cerner les contours du poids financier des Wade en France. Ce qui a abouti à la découverte des deux Sci liées à la famille de l’ancien Président du Sénégal, Abdoulaye Wade.

Par Abubakr Diallo, Cheikh Dieng 

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 20:06

Amadou Haya Sanogo:« Je n’ai pas fait un coup d’Etat, mais une opération médicale nécessaire »

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Beaucoup de gens pensent que le Mali est plongé dans une crise profonde depuis que son leader  de fait le Capitaine Amadou Haya Sanogo a perpétré un Coup d’Etat il y a un an. Mais ce n’est pas ainsi que l’intéressé voit la situation. Le capitaine Amadou Haya Sanogo dit qu’il est juste un simple soldat. Il était agé de 40 ans lorsqu’il a mené en mars 2012 le coup d’Etat qui a renversé le régime du président Amadou Toumani Touré. Sanogo avait suspendu la Constitution puis remis le pouvoir entre les mains d’un gouvernement de transition sous la pression de la communauté internationale. Mais il reste le leader de facto du Mali.  Dans les semaines qui ont suivi le putsch, les islamistes ont occupé le nord du Mali. Actuellement, ce pays naguère démocratique est en passe de devenir la prochaine Somalie. Malgré les troubles qui ont suivi le coup d’Etat, Sanogo déclare à Der Spiegel qu’il a sauvé le pays. 

Der Spiegel : Monsieur Sanogo, vous rappelez-vous d’avoir plongé votre pays dans le chaos avec le coup d’Etat  que vous avez organisé il y a un an ? 

Amadou Haya Sanogo : Qu’est-ce que vous racontez ? J’ai sauvé le pays. Nous étions au bord de la ruine à l’époque.

Mais c’est seulement après que vous ayez pris le pouvoir que les islamistes ont mis en place un régime de terreur dans le nord et introduit la charia. Cela ne pouvait être votre objectif !

L’armée malienne avait déjà été débordée par les rebelles touaregs avant cela. C’est pourquoi, je suis intervenu. Les rebelles touaregs ne sont pas des islamistes.

Vous-même avez été formé aux Etats Unis ? 

J’ai fréquenté une école d’infanterie, subi diverses formations militaires et travaillé comme interprète.  L’Amérique est un grand pays doté d’une armée fantastique. J’ai essayé de  pratiquer ici toutes les bonnes choses que j’ai  apprises là-bas.

Comment votre coup d’Etat s’est-il produit ? 

Coup d’Etat n’est pas le terme approprié. Je préfère dire que j’ai effectué une opération médicale nécessaire.

Mais vous n’avez pas réussi à libérer le nord des islamistes. Pour cette raison les troupes françaises sont dans votre pays depuis deux mois et demi et bientôt c’est l’armée allemande qui va former les soldats maliens ?

Les  Français sont les bienvenus, les Allemands aussi.

Cela n’a toujours pas été votre position

Vous ne devriez pas croire les médias. Je suis heureux de la présence des soldats étrangers et qu’ils soient issus de l’ancienne puissance coloniale ne me dérange pas. Le conflit est loin d’être terminé, aussi les troupes étrangères doivent-elles rester dans le pays.

Le nord a été un point névralgique durant des décennies

Il est vrai que les touaregs ont été constamment en rébellion. Ils l’ont fait dans les années 1960,  1990, 2007.

Amadou Haya Sanogo:« Je n’ai pas fait un coup d’Etat, mais une opération médicale nécessaire »

Source : Bamada.net

 

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Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Source : Union Africaine