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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:11

La chronique - Sénatoriales au Cameroun : Entre compromission et opportunité, Le symbole d'une "opposition " aux abois.

Elecam-copie-1

Pour une première au Cameroun il fallait la marquer d'une pierre blanche et chacun y est allé de sa sensibilité mais surtout avec  ses moyens. Les élections sénatoriales du 14 avril dernier qualifiées d'historique ont ainsi révélé au grand jour une autre manière de faire la politique. Et les principaux acteurs de ce tourbouillon sont les jusqu'ici plus farouches partis politiques les plus opposées, du moins le croyait-on jusqu'à l'alliance nouée à l'occasion de ce scrutin.  Le rassemblement démocratique du peuple camerounais RDPC et le social democratic front SDF se sont officiellement dits oui pour ce chassé croisé aux sénateurs.

 Si l'enjeu est si grand et porteur en matière de poursuite de la mise sur pied des institutions républicaines afin de permettre une transparence dans l'animation des processus électoraux en particulier et la gestion de la respublica en général, il convient tout de même de relever  que l'alliance RDPC- SDF sonne plutôt faux. De façon beaucoup plus imagé ou métonymique Paul BIYA et John FRU NDI viennent de transformer la politique en business ; un terroir où seul la logique du profit prévaut ; toute autre considération ne rentrant pas en ligne de compte.

Seulement en jetant un regard rétrospectif sur la démarche du RDPC  La plate forme nouée avec l'UNDP en 1997 nous rappelle que ce parti est coutumier du fait ; Du rassemblement  tel que prônée par sa dénomination. Toute chose qui oriente les interrogations et autres analyses du côté du SDF en perte vertigineuse cataclysmique et graduelle  de crédibilité dans l'opinion publique camerounaise.

 Dès lors que doit-on comprendre ?  Que le sdf est au abois et prêt à tout pour sauver la face au point de pactiser avec son ennemi juré?  Le soupçon d'hier d'une promiscuité de la haute hiérarchie du sdf avec le RDPC a finalement fait jour.

Autre observation le chairman avait-il pressenti sa défaite face à Simon ACHIDI ACHU aux sénatoriales dans la ville de Bamenda , la manœuvre vise t-elle à bénéficier de la  mesure discrétionnaire du chef de l'état qui doit nommer 3 sénateurs dans la région du nord ouest ?  Dans cette combine et combinaison est ce la démocratie qui en sort grandit Quel lendemain pour le sdf dans l'univers politique camerounais? Quelle(s) incidence(s) sur les autres partis de l'opposition et bien sur le jeu politique au Cameroun ?

A ces différents questionnements le RDPC semble avoir dénichée la formule convenable pour expliquer et  justifier  cet amour soclé sur des calculs et des intérêts clientellistes. Ainsi pour le parti de Paul BIYA   son l'idylle avec  celui de son désormais ami FRU NDI relève du conjoncturel comme pour dire qu'après le scrutin chaque obédience politique pourrait ou devrait reprendre la place qui est sienne dans la nomenclature politique nationale.

Une explication ou justification étriquée car quelques soient les raisons fussent- elles conjoncturelles il reste et demeure que celles vont inexorablement entrainer des conséquences structurelles  dans la configuration du sénat au niveau micro et partant susciter une redéfinition du paysage politique camerounais avec davantage un réaménagement dans le camp de l'opposition ou de ce qu'il en reste  sur le plan global
 

En attendant quel comportement va adopter le sdf? va t-il à l'instar de l'UNDP rentrer au gouvernement ? Quelle sera la nouvelle cartographie du champ politique camerounais? L'avenir très proche nous édifiera...


Par Ghislain Koungang,

Source:Camnews24/Hit FM Radio 103

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:08

Mali : Inauguration de la première usine de montage de véhicules Hyundai par le président Traoré.


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       Le président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, a procédé mardi à l’inauguration de la première usine de montage de véhicules Hyundai, dotée d’une capacité de production de 2000 véhicules par an.

En inaugurant cette usine, M. Traoré a fait état de ses “sentiments de satisfaction, d’espoir en l’avenir du Mali, en l’avenir de la solidarité entre les pays du monde”.

Selon lui, cette usine permettra à ses compatriotes d’”avoir des véhicules neufs et à bon marché”. Elle permettra également à l’armée d’avoir sous la main des équipements qui répondent aux exigences du terrain, a-t-il ajouté.

Cette usine, qui emploie une centaine de personnes pour le moment, est une opportunité pour le Mali et une opportunité l’intégration africaine (..) à travers l’exportation des véhicules montés au Mali, a précisé le président malien. 

Source: Xinhua

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:07

Centrafrique: Les 105 membres du CNT (Conseil National de Transition).


SELEKA

Ils doivent se choisir un bureau devant accompagner les décisions du président élu par acclamation samedi 13 avril 2013. 

 

Au terme de 10 jours marathon après le sommet du 3 avril dernier à Ndjamena, le « Conseil supérieur de la transition (CST) » demandé par les chefs d’Etats de la CEEAC et mis en place par le patron du séléka, M. Michel Am Nondroko Djotodia, a dû muer. En lieu et place a été mis sur pieds le Conseil national de transition (CNT), une question de sémantique. Il assurera la transition en République en République centrafricaine suite au putsch du 24 mars dernier. Ceci, pour une durée de 18 mois avec à sa tête le chef putschiste de l’ex-rebellion Séléka. Ci-dessous, la liste intégrale des 105 membres de la nouvelle institution qui doit élire ce lundi les différents membres de son bureau. Les personnalités dont les noms suivent ont été élues par leurs pairs membres du Conseil national de transition.

Partis politiques 24
1.Guela Luc 2. Yanguere Ange 3.
Wanicolo L. Archadus 4. Hotto Fleury 5. Yatibingui Sokambi Florent 6. Sekola Jean-Paul Narcisse 7. Maïtart Djim-Arem 8. Ngotto Gaziamodo Françoise 9. Ponoutoumé Clément 10. Mbondo René 11. Gonda Cyriaque 12. Lakoué-Dérant Enoch 13. Singa né Renazou Diane Prisca 14. Gomina Pampali Laurent 15. Papeniah Louis 16. Baron Abdrahmane Clotaire 17. Zabolo Michel 18. Lengbé Michel 19. Gon Baba Laurent 20. Adouma Raymond 21. Akoloza Thierry 22. Agba Marie 23. Demafouth Jean-Jacques 24. Esso Kombo Béatrice
2.
Coalition Seleka 15
25. Djotodia Am Nondroko Michel 26. Roudoané Moussa Djarraz 27. Oumar Garba 28. Zacharia Oumar Abdramane 29. Mahamat Tom 30. Njouma Josephat 31. Colostré Abdoulaye 32. Jamal Marcel 33. Abdoulaye Tidiani 34. Bachar Fadoul 35. Abdel Kader Guimir 36. Kodami Baramane Nicaise 37. Ouagramale Bernard François 38. Amadou Aboubakar Kabirou 39. Naourdi Djazem

Politico militaires non combattants 1
40. Mahamat Zacharia

Syndicats 5
41. Sonny Collé Théophile 42. Sandos Oualanga Jean-Richard 43. Loudegue Michel 44. Agoudoko Jean-Marie 45. Ngo h Louis Salvador

Confessions religieuses 6
46. Imam Oumar Goni Boukar 47. Tchakpa M’brède 48. Yongbandji Xavier 49. Koyassambia Jean-Baptiste 50. Gueret Koyame Bango Nicolas 51. Singa Gbazia Nicolas

Professions libérales 5
52. Sepou Abdoulaye 53. Doraz Serefessene Dussey Christian 54. Manguereka Olivier 55. Sony Léonard 56. Gobi Louis Albert

Patronat 4
57. Dejean Patrick 58. Grezenguet Gilles Gilbert 59. Yaboué Bazoli alain Serge 60. Guezoua Loumandet Christian Ignace

Secteur informel 2
61. Aboubakar Kaltimi 62. Idriss Maloum

Réseau des organisations des droits de l’homme 5
63. Bepri Thérèse 64. Bidounmi Joseph 65. Biegba Bruno Hyacinthe 66. Zeneth Fulgence 67. Yaliki Lucien

Organisation des femmes 5
68. Ngoumba Anne-Marie 69. Ngaïdama Léa 70. Gbondo née Ogama Suzanne Lucienne 71. Koyassoum Doumta Léa 72. Akia Aïcha Tatiana

Organisation des jeunes 5
73. Carnot Samedi Nicaise 74. Vackat Thierry 75. Youssouf Hilaire 76. Cambiri Habiba 77. Mandé Ndjapou Fernand

Médias et autres 4
78. Sandy Cyrus Emmanuel 79. Lakoué Philémon 80. Mambachaka Vincent 81. Moda Fidèle

Représentants des préfectures 16
82. Ombella Mpko : Oualou Panouala Mondésir 83. Kemo : Sanze Gina Michèle 84. Ouaka : Nguendet Alexandre Ferdinand 85. Haute Kotto : Kolingba Désiré 86. Basse-Kotto : komgbo Arsène 87. Ouaham : Epaye Béatrice 88. Ouham-Pende : Mbaïkoua Edgar 89. Nana-Mambere : Issa Bi Adamou 90. Mambére-Kadéi : Nalké Dorogo André 91. Sangha Mbaéré : Sony Mpokomandji 92. Lobaye : Ali Banalé Fidèle 93. Bamingui-Bangoram : Mandaba Michel 94. Nana-Gribizi : Moukangas Nour 95. Vakaga : Moussa Grebaye 96. Mbomou : Moussa Veketo Jean-Paul 97. Haut-Mbomou : Djimbiti Pierrette

Représentant de la ville de Bangui 1
98. Nouganga Jean-Baptiste

Chambres consulaires 4
99. Ko Félicité 100. Apôtre Yakota 101. Kazagui Maxime 102. Agou Augustin

Diaspora 3
103. Mpoko Innocent (Amériques) 104. Saulet Surungba Clotaire (Europe) 105. Andet Koyara Marie Noëlle (Afrique)

 Source : journaldebangui.com

 

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:05

Retour sur les auditions des «amis» de Karim : La «bande» et les sociétés.

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En plus de Karim Wade, d’autres personnes citées dans le montage de certaines sociétés sont entre les mains de la gendarmerie depuis hier. Le Quotidien revient sur leurs auditions.


Cheikh Diallo pour Cd Média

Le montage du groupe de presse Cd Media, éditeur du journal Le Pays et du site internet le Sénégalais.net, indique que sur le papier 30% des parts appartiennent au journaliste Cheikh Diallo et 70% à Atlantic Holding de Patrick Joseph William. Entendu une première fois, Cheikh Diallo, qui, sans doute, ignorait que Me Patricia Lake Diop et Patrick Joseph William avaient déjà été entendus, laissa croire qu’il était l’unique propriétaire de la boîte. A la deuxième audition, pressé de questions et confondu par un reçu de versement des sommes par Victor Tendeng pour la création de la société, Cheikh Diallo changera de stratégie de défense et met tout sur le dos de Karim Wade. Cheikh Diallo affirme n’avoir aucun lien avec M. William et que c’est Karim Wade qui lui a demandé de porter des actions. Ainsi, il reconnaît n’être qu’un employé payé par Karim Wade. (…)

Pape Mamadou Pouye, Bibo Bourgi et Pierre Agbogba pour Ahs 

Pape Mamadou Pouye, un autre ami de collège de Karim Wade impliqué par la suite dans la gestion des Ahs, a été entendu. Il confia lui aussi avoir été recruté par Karim Wade. Pape Mamadou Pouye et Elimanel Diop ont raconté la séance de recrutement, dans le bureau de Karim Wade à l’immeuble Tamaro, de Pierre Agbog­ba comme Président du Conseil d’administration des Ahs. Pierre Agbogba était l’ancien directeur d’exploitation d’Air Afrique. Il avait été introduit auprès de Karim Wade par l’avocat Me Rasseck Bourgi qui avait assisté à l’entretien tout comme Bibo Bourgi. Toutes les décisions étaient prises par Karim Wade. L’enrôlement de Pierre Agbogba aidera les Ahs à développer son réseau en Afrique où ils détiennent le monopole des services de Handling dans plusieurs pays.

Karim Wade décidera de la modification de la structure du capital des Ahs. Ainsi, il avait été procédé à des cessions d’actifs qui ne sont plus nominatives mais au porteur. Madeleine et Paul Sarr signeront les documents nécessaires. Bibo Bourgi et Pape Mamadou Pouye seront les visages de l’actionnariat des Ahs. Soit dit en passant que Elimanel Diop avait lui aussi fini d’être écarté de la gestion de l’entreprise. Deux sociétés Offshore seront créées. Ce seront Menzies Africa basée au Lu­xem­bourg et Ahs Inter­natio­nal Limited basée aux Iles Vierges Britanni­ques. Menzies Africa deviendra Menzies Middle East and Africa quand cette entreprise avait obtenu un contrat de Handling en Jordanie. Menzies Middle East and Africa et Ahs International Limited. (…)


Mansour Gaye du cabinet Cice pour Dp world

Avec l’enseigne Dp World, on croirait que l’exploitation des activités portuaires au Sénégal était confiée à la firme de Dubaï appartenant à l’Emir. La réalité est tout autre. (…) La preuve, quand Man­sour Gaye expert-comptable pa­tron du Cabinet Cice avait voulu être désigné comme Commissaire aux comptes de la société à sa création, c’était à Karim Wade qu’il s’était adressé. Mansour Gaye a dit aux enquêteurs que Karim Wade lui avait opposé le fait que le cabinet Cice n’avait pas de signature internationale. C’est comme cela que Cice était allé chercher la si­gna­ture internationale en intégrant le réseau de  Gran Thorton. (…)


Alioune Samba Diassé, l’employé de Bibo Bourgi

(…) L’autre exemple qui montre que la plateforme de l’aéroport de Dakar est une vache à lait pour Karim Wade et ses amis est celui de la société Aérobus Services dont les bus transportent les passagers au débarquement et à l’embarquement. Cette société a été constituée par deux personnes : un ancien employé de Bibo Bourgi à la retraite du nom de Alioune Samba Diassé et Véronique Lély Manga, la domestique de la mère de Pape Mamadou Pouye, un camarade de classe de Karim Wade au cours Sainte Marie de Hann. Les en­quê­teurs rient encore de cette découverte d’une domestique qui possède une compagnie de bus. Enten­du, Alioune Samba Diassé dira ne rien savoir de la société. Il avait simplement signé des documents à la demande de Bibo Bourgi. Véronique Lély Man­ga, n’en parlons pas ! Elle a cédé ses actions à une société basée aux Iles Vierges Britan­niques intitulée ABS Corporate qui se trouve être le représentant exclusif en Afrique de l’Ouest de la marque Cobus fabriquant des bus qui opèrent à l’aéroport de Dakar. (…)


Coumba Diagne, l’autre em­ployée de Bibo pour Daport

(…) La société Afriport avait été représentée à la constitution de Daport par une certaine Coumba Diagne habitant le quartier Hlm 4 à Dakar. Quand les gendarmes s’étaient rendus à l’adresse indiquée, la mère de Coumba Diagne leur dira que sa fille vit désormais aux Etats-Unis d’Amérique. Le Quoti­dien a pu établir que Coumba Dia­gne est une ancienne employée de Bibo Bourgi.

Par Hamath KANE - Thiebeu NDIAYE - Birame FAYE

Source :Lequotidien

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:04

Cameroun : Crash avion de la Cameroon airlines en 1995. L’aspect mafieux du dossier enfin mis à jour.


Camair-co

 

Crash avion de la Camair en 1995: Des commissions perçues

Où est passé l'argent payé par Transnet Saa? Cette compagnie sud-africaine a payé plus de 40 milliards de FCFA pour indemniser la Cameroon Airlines du contrat qualifié de mafieux, signé en son nom en 1994 par le trio Issa Tchiroma (alors Ministre des Transports), Joseph Bélibi (Pca de la Camair) et Louis Paul Motazé (Directeur commercial). 

Où est passé l'argent payé par Transnet Saa? Cette compagnie sud-africaine a payé plus de 40 milliards de FCFA pour indemniser la Cameroon Airlines du contrat qualifié de mafieux, signé en son nom en 1994 par le trio Issa Tchiroma (alors Ministre des Transports), Joseph Bélibi (Pca de la Camair) et Louis Paul Motazé (Directeur commercial). En effet, les pertes causées par le mauvais entretien des aéronefs de la défunte Camair ont provoqué le crash du Nyong et l'accident en bout de piste en France du 747 Combi. Il s'agissait de dédommager la défunte Camair et régler les droits des victimes du crash de décembre 1995. Face à la léthargie qui semble caractériser les leaders d'opinion de la société camerounaise, en particulier les dirigeants des Ong qui se revendiquent de la société civile, quelques Camerounais parmi lesquels les ayants droits des victimes résidant hors du Cameroun, ont décidé de porter l'affaire devant les instances judiciaires françaises.

Avec l'achat foireux du Bbj II et de l'Albatros, la mafia connexion s'illustre dans ses accointances avec des grandes Banques étrangères, en l’occurrence la Société générale en France. Car la méthode utilisée, si elle se confirmait, ne relève ni plus ni moins, que du blanchiment effectué par certaines personnalités qui se sont entendus pour distraire 40 milliards de FCFA, prix du sang de 71 victimes du crash. Comme nous l'a révélé l'un des membres de l'association Crash Camair 1995, ce procès aboutira sans aucun doute à retrouver la traçabilité de l'argent détourné et son utilisation. Il ne restera plus, a-t-il ajouté, qu’à d'autres Camerounais de prendre la relève en matière de dénonciation de biens mal acquis. Pour lui, en tout cas, au regard de certaines informations dont disposerait déjà l'association, il ne fait pas l'ombre d'un doute que certains biens plus ou moins déjà identifiés et appartenant à des pontes du régime, tirent leur origine de cet argent.

Après la plainte jugée recevable de Me Yen Eyoum Lydienne en France, y compris celle en cours déposée par Yves Michel Fotso auprès de la Cour suprême de l'Orégon aux Usa, cette nouvelle affaire pourrait avoir des effets dévastateurs pour un pouvoir dont le discrédit est à son comble sur le plan international. Souvenons-nous: «En mai 1994, des accords écrits avaient été conduits à Paris en France, par lesquels la South african airways (Saa) s'engageait à assurer la maintenance des Boeings 737 et 747 appartenant à la Camair. Du fait de la défaillance et de la grossière négligence dans l'exécution de ces contrats, le Boeing 737-200 immatriculé Tj-Cbe et baptisé Le Nyong s'est écrasé à Douala le 3 décembre 1995, coûtant la vie à soixante et onze personnes. De même, en 1997, le Boeing 747-200 Combi, le Mont Cameroun, a perdu un réacteur en plein vol, aux environs de Paris».

40 milliards pour 71 victimes en fumée

Un documentaire diffusé actuellement sur You tube et Facebook, intitulé «crash Camair 95» fait état du versement de ces indemnisations sur un compte qui fut ouvert à la Société générale à Paris, Bd Haussmann, par M. Foumane Akame pour le compte de l'Etat camerounais. En effet, la compagnie sud-africaine Transnet a été condamnée et le Cameroun a été indemnisé. Mais écrira l'ex-Minadt, Marafa: «A ma grande surprise, aucun des bénéficiaires connus des fruits de cette corruption n'a été inquiété, ni sur le plan pénal, ni sur le plan administratif». S'adressant au Chef de l'Etat, Marafa Hamidou Yaya écrit: «Je vous avais alors proposé que le gain financier que notre pays devait tirer de l'action engagée en Justice, puisse être utilisé de la manière suivante:

a) Indemniser les ayants-droit des victimes de l'accident du Boeing 737
à hauteur de cent millions (100.000.000) de FCFA par personne.

b) Renflouer la Camair avec la différence afin de consolider les fonds propres de cette compagnie.

On sait aujourd'hui que ni les ayants droit, ni la défunte Camair n'ont reçu un kopeck de cet argent. L'argent ayant été retiré subrepticement de la Société générale. Pour qu'une banque puisse agir de la sorte en France, il y eu automatiquement des complicités à un certain niveau de sa hiérarchie. Selon Issa Tchiroma gravement mis en cause sur un pan de l'affaire concernant les Commissions sud-africaines, l'argent spolié au détriment de la Camair et des victimes du crash, est versé dans les caisses de l'Etat. Pourtant en Afrique du Sud, l'on parle d'un virement de 40,5 milliards de FCfa au profit de la Camair et des victimes. Pierre Mila Assoute aujourd'hui en exil en France, a fait savoir sa part de vérité dans l'affaire de l'indemnisation du crash du Boeing 737 de la défunte Camair. Il met en lumière, documents à l'appui, des éléments de cette affaire pour laquelle une enquête judiciaire n'a pas encore été officiellement ouverte, depuis sa révélation par une des lettres de Marafa Hamidou Yaya, l'ancien Ministre d'Etat aujourd'hui en prison.

«Il est incontesté qu'au terme du procès, un virement de Transnet/Saa de 40.5 milliards, est arrivé sur le compte n°: 000 78 01 39 14 -53 ouvert par Monsieur Foumane Akame Jean, dans les livres de la Sgbc 29, boulevard Haussmann 75009 Paris (France) au nom de: Etat du Cameroun/présidence de la République, compte sur lequel il est le seul signataire». Le 25 septembre 2012, le Ministre de la Communication a évoqué le sujet des indemnisations des victimes du crash du Boeing de la Camair en 1995. Issa Tchiroma avait affirmé entre autres, que le personnel navigant commercial n'était pas couvert par l'assurance pour expliquer pourquoi l'hôtesse de la Camair dame Welissanè, une des rares personnes rescapées de ce crash de triste mémoire, n'a pas été dédommagée. Mais l'opinion n'a pas été renseignée sur les mobiles l'ayant poussé à percevoir des Commissions sur l'entretien des aéronefs de la Camair alors qu'ils n'étaient pas du tout entretenus. S'adressant alors au journal Le Messager, Albert Dzongang s'était interrogé: «Mais qui a causé l'accident? Le tribunal de Paris a dit que l'auteur de l'accident c'est l'Afrique du Sud qui n'avait pas entretenu convenablement l'avion, et l'a condamné à payer des dommages et intérêts. Ils appartiennent donc aux accidentés et aux propriétaires de l'avion, et non à l'Etat. Donc quand quelqu’un dit que l'argent de l'Etat est confidentiel, il enfonce l'Etat parce qu'il nous pousse à nous demander où sont passés les 40.000.000.000 de FCFA».

C'est ce que l'Avocat des victimes, Me Gardères (voir l'interview ci-contre) essaye de savoir, afin que les ayants-droit soient indemnisés. Le seront-ils un jour? L'affaire va-t-elle s'internationaliser avec le dépôt et la disparition de cet argent des comptes de la Société générale à Paris?

Douala, 16 Avril 2013
Par EDKING

Source : Le Messager

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:02

Qui a tué Hugo Chavez ? Les câbles Wikileaks parlent !


Hugo Chavez1

 

Wikileaks a encore frappé. Je suppose que les Etats-Unis vont monter la pression d’un cran contre Julian Assange et Bradley Manning.

Dans un câble secret du Département d’Etat daté du 9 novembre 2006, et récemment publié par Wikileaks, l’ancien ambassadeur des Etats-Unis au Venezuela, William Brownfield, expose les grandes lignes d’un plan global visant à déstabiliser le gouvernement du feu Président Hugo Chavez. Le câble commence ainsi :

Au cours de ses 8 ans au pouvoir, le Président Chavez a systématiquement démantelé les institutions de la démocratie et de la gouvernance. Les objectifs du programme USAID/OTI au Venezuela visent à renforcer les institutions et espaces démocratiques à travers une coopération non partisane avec de nombreux secteurs de la société vénézuélienne.

USAID/OTI = United States Agency for International Development/Office of Transition Initiatives. Le dernier est l’un des nombreux euphémismes employés par les diplomates américains entre eux et avec le reste du monde. Ils prétendent que cela signifie une transition vers la « démocratie ». Ce que cela signifie en réalité, c’est la transition du pays ciblé qui refuse obstinément de coopérer avec les desseins de l’impérialisme américain vers un pays tout à fait disposé (ou cédant sous la pression) à coopérer avec les desseins de l’impérialisme américain.

OTI soutient le programme « le Droit à Défendre les Droits de l’Homme » de Freedom House (FH) à hauteur de $1,1 million. Dans le même temps, à travers Development Alternatives Inc. (DAI), OTI a aussi effectué 22 donations à des organisations de défense des droits de l’homme.

Freedom House est un des plus anciens outils du gouvernement US pour effectuer des transitions vers la « démocratie » ; on peut dire qu’il assimile la « démocratie » et les « droits de l’homme » à la libre entreprise. Development Alternatives Inc. (DAI) est l’organisation qui a envoyé Alan Gross en mission à Cuba pour participer à l’opération de changement de gouvernement du gouvernement US.

OTI parle d’actions pour améliorer « la situation des droits de l’homme qui se détériore » au Venezuela. Vous ne connaîtriez pas par hasard un gouvernement prêt à claquer quelques millions de dollars pour améliorer la situation sérieusement détériorée des droits de l’homme aux Etats-Unis ? On pourrait commencer par les surveillances 24/24h et les pièges inadmissibles tendus à de nombreux jeunes « terroristes » coupables de délits d’opinion.

Les partenaires d’OTI forment des ONG à devenir plus militants. 

Difficile d’énoncer plus clairement que les Etats-Unis s’arrogent le droit de financer et de s’ingérer dans toute activité sociale, économique ou politique qui peut saboter tout programme du gouvernement Chavez ou en donner une image négative. Le câble de l’ambassadeur US souligne :

OTI a touché directement environ 238.000 adultes à travers 3.000 forums, ateliers et sessions de formation qui promeuvent des valeurs alternatives et fournissent l’occasion aux militants de l’opposition d’interagir avec le noyau dur de chavistes, avec l’objectif de les éloigner progressivement du Chavisme. Nous avons soutenu cette initiative avec 50 donations qui se montent à plus de $1,1 million.

« Une autre stratégie clé de Chavez », poursuit le câble, « est sa tentative de diviser et polariser la société vénézuélienne en employant un langage de haine et de violence. OTI soutient des ONG locaux qui travaillent dans les places fortes chavistes et avec des dirigeants chavistes, pour contrer ce langage et promouvoir des alliances en travaillant ensemble sur des sujets importants pour toute la communauté. »

C’est là l’argument classique néo-libéral contre toute tentative de transformer une société capitaliste – ce sont les révolutionnaires qui provoquent la lutte des classes. Bien entendu, la lutte des classes existait déjà, et nulle part plus profonde et plus féroce qu’en Amérique latine.

OTI a financé 54 projets sociaux à travers tout le pays, pour plus de $1,2 million, ce qui permis à l’Ambassadeur de visiter des zones pauvres du Venezuela et de montrer la préoccupation des Etats-Unis pour le peuple vénézuélien. Ce programme provoque des confusions dans les rangs bolivariens et constitue une riposte aux tentatives de Chavez de désigner les Etats-Unis comme l’ « ennemi commun ».

C’est à se demander si cet ambassadeur (actuellement secrétaire adjoint au Département d’Etat) a eu la moindre influence sur les grandes marges de victoire de Chavez à chaque élection et les foules énormes qui ont constamment rempli les places publiques pour les saluer. Quand est-ce que de tels événements se sont-ils produits pour la dernière fois dans le propre pays de cet ambassadeur ? Où était la « préoccupation » de son pays « pour le peuple vénézuélien » pendant les décennies de régimes profondément corrompus et dictatoriaux ? L’ambassade de son pays au Venezuela à l’époque ne complotait rien qui ressemblait de près ou de loin à ce qui est décrit dans le câble.

Le câble récapitule la stratégie de l’ambassade ainsi : 

1) Renforcer les institutions démocratiques

2) Infiltrer la base politique de Chavez

3) Diviser le camp chaviste

4) Protéger les intérêts économiques vitaux pour les Etats-Unis.

5) Isoler Chavez sur le plan international (1)

La mission officielle de l’OTI est de « soutenir les objectifs de la politique étrangère des Etats-Unis en aidant les partenaires locaux à promouvoir la paix et la démocratie en priorité dans les pays en crise » (2)

Remarquez le mot « crise ». Aux yeux de qui le Venezuela de Chavez était-il en « crise » ? Aux yeux des Vénézuéliens ou aux yeux de ceux qui possèdent et dirigent Etats-Unis, S.A. ?

Imaginez l’ambassade, une agence ou une ONG d’un pays tiers qui se comporterait comme l’ambassade US, l’OTI et les ONG au Venezuela. C’est pour ces mêmes raisons que le Président Poutine a récemment renforcé le contrôle sur les ONG étrangères. Évidemment, le gouvernement et les médias US ont parlé d’un retour à l’Union Soviétique.

Sous la pression du gouvernement vénézuélien, le bureau de l’OTI au Venezuela a été fermé en 2010.

Et en guise de conclusion, voici quelques mots de sagesse de Charles Shapiro, l’ambassadeur US au Venezuela entre 2002 et 2004, qui s’exprimait récemment sur les dirigeants vénézuéliens : « Je pense qu’ils croient vraiment que nous leur voulons du mal. » (3)

Les dernières menaces contre la vie sur terre. 

Le mois dernier de nombreux commentateurs de politique étrangère ont marqué le 10eme anniversaire du bombardement et de l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis. Ceux qui ont condamné ces ravages épouvantables infligés au peuple et à la société irakiens ont souligné que ce fut une grave erreur, puisque le dirigeant irakien Saddam Hussein en réalité ne possédait pas d’armes de destruction massive (ADM). C’est le même argument que l’on a entendu sans cesse au cours des dix dernières années dans la bouche de la plupart des opposants à la guerre.

Mais parmi les nombreux mensonges – explicites ou implicites – proférés autour de la guerre en Irak, le plus gros de tous est celui-ci : si Saddam Hussein avait été en possession de ces ADM, l’invasion aurait été justifiée ; que dans ce cas, l’Irak aurait bel et bien constitué une menace pour les Etats-Unis ou pour Israël ou pour tout autre pays tout aussi irréprochable, innocent et sacré. Néanmoins, je me dois de poser encore une fois la question : pour quelle raison Saddam Hussein aurait-il attaqué les Etats-Unis ou Israël, à part une envie irrésistible de se suicider ? Il n’avait aucune raison, pas plus que n’en ont les Iraniens aujourd’hui. Pas plus que n’avaient les Soviétiques pendant la Guerre Froide. Pas plus que les Nord-Coréens n’en ont eue depuis la dernière fois que les Etats-Unis les ont bombardés au début des années 50. Et pourtant, le mois dernier, le nouveau Secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, a annoncé qu’il allait renforcer les défenses US contre une éventuelle attaque de la Corée du Nord (supposément dotée de l’arme nucléaire), par le déploiement de 14 batteries antimissiles supplémentaires en Alaska et en Californie pour un coût estimé de $1 milliard. Au temps pour le nouveau Grand Espoir Blanc. Mais est-il vraiment important de savoir qui occupe les postes les plus importants au sein de l’appareil de la politique étrangère des Etats-Unis ? Ou quel est son son sexe ou la couleur de sa peau ?

« Oui, mais », me rétorque-t-on souvent, « Saddam Hussein était tellement fou qu’il était capable de faire n’importe quoi ». Mais lorsqu’il était devenu évident à la fin de 2002 que les Etats-Unis avaient l’intention d’envahir l’Irak, Saddam a ouvert son pays aux inspecteurs de l’ONU bien plus qu’auparavant, offrant une coopération totale. Ce n’était pas le comportement d’un fou ; c’était le comportement d’un survivaliste. Il n’a même pas employé d’ADM lorsque l’Irak a été envahi une première fois par les Etats-Unis en 1991 (« la première guerre du Golfe »), alors qu’il en possédait très certainement à l’époque. De plus, le vice-président du pays, Tariq Aziz, est passé sur les principales chaines de télévision US pour rassurer le peuple américain et le monde que l’Irak ne possédait plus d’armes chimiques, bactériologiques ou nucléaires ; et nous savons désormais que l’Irak avait envoyé des émissaires de la paix au début de 2003 dans l’espoir d’éviter la guerre. Les dirigeants irakiens n’étaient pas fous du tout. A moins de croire qu’une opposition à la politique étrangère des Etats-Unis constitue une forme de folie. Ou de suicide.

On pourrait tout aussi bien dire que les dirigeants américains étaient fous pour avoir entrepris l’invasion de l’Irak au vu et au su des dizaines de millions de gens aux Etats-Unis et à l’étranger qui ont protesté, en suppliant Bush et son gang de ne pas déchaîner l’horreur. (Combien de manifestations y a-t-il eu pour soutenir l’invasion ?)

[Réponse : au moins une : 3000 personnes à Miami, organisée notamment par l’extrême-droite anticastriste locale – avec le soutien de leur égérie Zoé Valdés, la chouchou du maire « socialiste » de Paris - note « on n’oublie rien, nous » du traducteur]

Quoi qu’il en soit, les Etats-Unis n’ont pas envahi l’Irak à cause d’une menace par des ADM. Les dirigeants à Washington ne croyaient pas eux-mêmes que l’Irak possédait de telles armes en quantité ou puissance significatives. Une preuve parmi d’autres est le fait qu’ils n’auraient pas exposé des centaines de milliers de soldats sur le terrain.

On ne peut pas dire non plus que la simple possession de telles armes – ou la croyance en leur existence – pouvait constituer une raison suffisante pour attaquer, parce qu’à ce compte-là, les Etats-Unis devraient attaquer la Russie, la France, Israël et tous les autres.

Tout ce qui précède, je l’ai en grande partie déjà écrit dans mes articles antérieurs, dés 2003. Mais je crains de devoir le répéter pendant encore quelques années. Les mythes qui confortent la propagande officielle du gouvernement ont la vie dure. Les grands médias font semblant d’y croire, tandis que les officiels de la sécurité nationale prospèrent dessus pour s’attribuer une mission, pour obtenir des rallonges de budgets, et pour faire avancer leurs carrières. Le Washington Post a récemment écrit : « Après un an de pouvoir, le jeune dirigeant du pays, Kim Jong Un, s’est révélé être encore plus belliqueux que son père, qui a longtemps dirigé la Corée du Nord, à la grande déception des officiels US qui espéraient de nouvelles relations avec le régime. » (4)

Ben voyons. On les voit d’ici, les officiels américains, en train de secouer la tête tout en déclarant : « Mais que diable faut-il faire pour obtenir la confiance de ces Nord-coréens ? » Eh bien, ils pourraient commencer par mettre fin aux nombreuses sanctions internationales qu’ils ont imposées à la Corée du Nord. Ils pourraient cesser d’armer et de former les forces militaires de la Corée du Sud. Et ils pourraient cesser de se livrer à des provocations par des survols de leur territoire, en envoyant des navires dans leurs eaux territoriales, par des manœuvres militaires conjointes avec la Corée du Sud, l’Australie, et d’autres pays, dangereusement proches du Nord. Le Wall Street Journal a écrit :

La première démonstration de force a eu lieu le 8 mars, au cours d’un exercice US-Corée du Sud, baptisé Foal Eagle, où des bombardiers B-52 ont effectué des manœuvres à basse altitude. Quelques semaines plus tard, en plein jour, deux bombardiers B-52 qui avaient décollé d’une base aérienne dans le Missouri ont simulé un largage sur une batterie Nord-coréenne.

Les services de renseignement US, comme prévu, ont analysé les réactions du Nord. Après ces vols, le Nord a réagi comme le Pentagone et les services de renseignement l’avaient prévu, avec une rhétorique violente, en menaçant d’attaquer le Sud et les Etats-Unis.

Dimanche, les Etats-Unis ont envoyé deux F-22 en Corée du Sud, ce qui a provoqué une nouvelle réaction de colère de la par de la Corée du Nord. (5)

Les Etats-Unis pourraient arrêter de fantasmer sur un effondrement de la Corée du Nord, qui leur permettrait d’y implanter des bases militaires le long de la frontière chinoise.

Quant aux menaces fréquentes de la Corée du Nord... oui, c’est vrai, ils dépassent les Etats-Unis en termes d’agressivité, de mensonges et de stupidité. Mais leurs menaces ne sont pas à prendre plus au sérieux que l’attachement, sans cesse répété, des Etats-Unis pour la démocratie et la liberté. Lorsqu’il s’agit de faire du mal à d’autres peuples, les Nord-coréens ne jouent pas dans la même ligue que l’empire.

« Tout le monde craint une bavure et le déclenchement d’une guerre. Mais le sentiment partagé au sein du gouvernement américain est que les Nord-coréens ne déclencheront pas une guerre ouverte, » a déclaré un haut-officiel de l’administration Obama. « Ce qui les intéresse avant et par-dessus tout, c’est la survie du régime. » (6)

La souveraineté des Etats-Unis n’a jamais été confrontée à un véritable danger depuis les Britanniques en 1812.

Le Monde Merveilleux de la liberté d’expression 

Ainsi donc, les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux ont banni la télévision iranienne de l’Amérique du nord et de plusieurs pays européens. En avez-vous entendu parler ? Probablement pas si vous ne recevez pas le bulletin électronique de PressTV, la chaîne d’information non-stop en anglais de la télévision iranienne. Selon PressTV :

La chaîne de cinéma iranienne, iFilm, ainsi que les stations de radio iraniennes, ont été bannies à leur tour afin d’épargner les yeux et les oreilles sensibles des Occidentaux, après le retrait de tous ces médias depuis le mois de février du satellite Galaxy 9 qui diffuse aux Etats-Unis et au Canada.

En décembre, la compagnie de satellite espagnole, Hispasat, a cessé de transmettre la chaîne iranienne en langue espagnole HispanTV. Hispasat est détenue en partie par Eutelsat, dont le Directeur général franco-israélien est accusé pour les récentes attaques contre les médias iraniens en Europe.

Le American Jewish Committee (AJC) a salué ces événements. Le directeur exécutif d’AJC , David Harris, a reconnu que son organisation était engagée depuis des mois dans des pourparlers avec les Espagnols sur les retransmissions des chaînes iraniennes. (7)

Une recherche poussée dans la base de données Lexis-Nexis (base de données des articles de presse parus dans le monde – NdT) révèle que pas un seul journal, radio ou agence de presse de langue anglaise n’a répercuté cette information depuis le 8 février. Sur Internet, Digital Journal en a parlé le 10 février.

Les Etats-Unis, le Canada, l’Espagne et la France font partie de ces pays qui brandissent fièrement leur attachement au concept consacré de la liberté d’expression. D’autres pays du « Monde Libre » sont probablement en train de leur emboîter le pas tandis que Washington renforce encore un peu plus les sanctions contre l’Iran.

Dans son livre classique 1984, George Orwell a défini la « double-pensée » comme « une capacité d’exprimer simultanément deux points de vue opposés, et d’accepter les deux. » Aux Etats-Unis, l’expression préférée accolée par le Ministère de la Vérité à une telle hypocrisie est « l’exception américaine », qui se manifeste par l’affirmation d’une mission d’inspiration divine ainsi que par l’affirmation d’un droit des Etats-Unis d’appliquer le deux-poids deux-mesures en sa faveur et de rejeter toute « équivalence morale ».

Le recours à des sanctions pour empêcher les médias étrangers de dire des choses que Washington a décidé ne devaient pas être dites est en fait une forme de progrès par rapport aux anciennes méthodes. Par exemple, le 8 Octobre 2001, au cours de la deuxième journée de bombardements de l’Afghanistan par les Etats-Unis, les émetteurs de la radio gouvernementale des Taliban Radio Shari furent bombardés. Peu après, le Secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a justifié ces bombardements en déclarant : « Naturellement, on ne peut pas les considérer comme des médias libres. Ils sont les porte-voix des Taliban et de ceux qui hébergent des terroristes.  » (8) Et en Yougoslavie, en 1999, pendant le tristement célèbre bombardement de 78 jours de ce pays des Balkans qui ne représentait aucune menace pour les Etats-Unis, la télévision d’état Radio Television Serbia (RTS) fut visée parce qu’elle diffusait des choses que les Etats-Unis et l’OTAN n’aimaient pas (comme, par exemple, les horreurs provoquées par les bombardements). Les bombes ont tué de nombreux membres du personnel de la chaîne, et un des survivants a du être amputé des deux jambes pour le sortir des décombres. (9)

Par William Blum 

Source : http://williamblum.org/aer/read/115 

 

 

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 17:55

Comment le FMI et la Banque mondiale ont pris le contrôle de la Tunisie.


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       Les politiques d’austérité s’exportent hors de l’Europe. En échange d’un prêt du FMI, le gouvernement tunisien s’est engagé à mener des « réformes structurelles » : augmentation des prix du carburant, préparation de futures privatisations et mesures en faveur des banques… Objectif : réduire la dette tunisienne, dont plus de la moitié a été contractée sous la dictature de Ben Ali. Élus et société civile dénoncent un acte « anti-démocratique » et « contre-révolutionnaire ».

e FMI a décidé d’appliquer ses célèbres méthodes en Tunisie. Un document confidentiel, révélé fin mars par des médias tunisiens, a provoqué l’embarras des responsables politiques. En échange d’argent frais de la part du FMI [1], ceux-ci se sont engagés sur un planning de réformes structurelles, à un rythme effréné. Au programme : augmentation du prix des carburants, baisse des impôts pour les entreprises, déplafonnement des taux d’intérêt (pour permettre aux banques d’améliorer leur rentabilité), audit des entreprises publiques de l’énergie – gaz, électricité et raffinage des produits pétroliers... Ce qui laisse présager des privatisations. Un alléchant menu néolibéral, que le gouvernement prévoit de concocter en 9 mois.

La recette, elle, semble avoir été préparée par les institutions financières internationales. Dans une lettre à Christine Lagarde, patronne du FMI, le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque Centrale tunisienne s’engagent à consulter les services du FMI pour « toute révision » de ce programme de dérégulation. Lopposition et la société civile sindignent de cette ingérence dans la politique économique du pays. « La Tunisie est le laboratoire du FMI et de la Banque mondiale, qui profitent du non-professionnalisme des élus et du gouvernement », analyse Chafik Ben Rouine, porte-parole de l’ACET (Auditons les créances envers la Tunisie).

Une dette héritée de la dictature 

Pourquoi un tel traitement ? Pas le choix, avance le gouvernement. Ce sont les contre-parties du prêt accordé. Un prêt qui vient alourdir une dette tunisienne déjà importante : 30 milliards de dinars (15 milliards d’euros) [2]. Le remboursement de la dette constitue le premier poste de dépense publique. Soit trois fois le budget de la santé et cinq fois celui consacré à l’emploi ! Les créanciers ? La France, principal partenaire économique de la Tunisie [3], la Banque mondiale et la Banque européenne d’Investissement (BEI), dont la France est un des actionnaires principaux. Plus de la moitié de la dette tunisienne serait issue de la période du régime de Ben Ali (1987-2011). Chaque Tunisien hérite ainsi à la naissance d’une dette de 3 000 dinars (1 500 euros) qui appartient essentiellement à Ben Ali, décrit l’analyste Mehdi Khodjet El Khil.

La Tunisie doit-elle honorer ces dettes ? « Reconnaître la dette du dictateur, en décidant de poursuivre son remboursement, constitue un acte antinational, antidémocratique et une complicité de fait avec sa dictature », affirme Fathi Chamkhi, membre du Front populaire, et porte-parole du Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-monde (CADTM) Tunisie. « Payer cette dette prive la Tunisie de moyens financiers très précieux, à un moment très critique de son histoire, et aggrave son endettement extérieur. » Des études [4] montrent que la Tunisie a perdu 29 milliards d’euros entre 1970 et 2010 à cause de la fuite de capitaux. Une raison de plus pour faire le point sur la situation financière du pays.

Qui a peur d’un audit ?  

Avant l’élection de l’Assemblée nationale Constituante (ANC), en octobre 2011, tous les partis sont d’accord pour réaliser un audit. Et déterminer si une part – jugée illégitime – de la dette doit être annulée. Plus de cent parlementaires européens soutiennent la suspension des paiements de la dette, jusqu’à la réalisation d’un audit indépendant [5]. En 2012, des députés tunisiens déposent une proposition de loi en ce sens. Coup de théâtre en février 2013 : en pleine crise politique, suite à l’assassinat du leader politique Chokri Belaïd, le secrétaire d’État aux Finances, Slim Besbès, annonce le retrait du projet d’audit. Motif : le niveau de l’endettement de la Tunisie serait « gérable », affirme-t-il !

« C’est une ingérence inadmissible du pouvoir exécutif dans le travail législatif », s’indigne Chafik Ben Rouine. « C’est contre-révolutionnaire et illégal d’outrepasser la souveraineté de l’ANC en préférant suivre les instructions du FMI », s’insurge la députée Mabrouka M’Barek (Congrès pour la république, membre de la majorité au pouvoir), qui interpelle le secrétaire d’Etat sur les réseaux sociaux : « Pourquoi le FMI a si peur d’un simple audit !!! (…) M. Besbes, rappelez-moi pour qui vous travaillez ? Le peuple tunisien ? Non, le FMI bien sûr ! Alors dites à vos employeurs que le peuple tunisien est souverain, il est résolu à examiner 23 années de dictature et à déceler qui a financé ces années de torture et de surveillance policière. » Ambiance. Fin mars, le Front populaire appelle à suspendre pour trois ans le remboursement de la dette, en suivant l’exemple de l’Argentine, l’Equateur ou l’Islande.

La France reconnaîtra-t-elle ses erreurs ? 

Du côté des créanciers, on préfère discuter nouveaux prêts, plutôt que moratoire ou annulation de dette. Des prêts qui servent à payer les dépenses courantes, dénonce l’ACET, et non des investissements, qui permettraient de pouvoir à terme rembourser cette dette. Cercle vicieux : la Tunisie doit s’endetter pour payer les intérêts de sa dette ! Et accroît sa dépendance vis-a-vis des créanciers internationaux. L’endettement de la Tunisie aurait ainsi augmenté de 20% ces deux dernières années...

Deauville, mai 2011. Le G8 décide de « soutenir » la transition de la Tunisie vers la démocratie. Et vers l’économie de marché. Pour l’occasion, le Qatar, le Koweit, l’Arabie saoudite et l’Union européenne avancent main dans la main. Alors ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé se rend en Tunisie pour demander au gouvernement provisoire d’élaborer un plan économique sur 5 ans. C’est sur cette base qu’un prêt d’un milliard de dollars est accordé à la Tunisie par l’Union européenne, la Banque mondiale et l’Agence Française de Développement [6]. « Comment un gouvernement provisoire, non élu, peut-il être légitime pour engager financièrement le pays, pour une telle somme ? », s’indigne Chafik Ben Rouine. Une question qui ne semble pas avoir effleuré le G8. Et une dette de plus pour la Tunisie.

Fin mars, l’Allemagne a décidé de transformer 60 millions d’euros de dette tunisienne en projets de développement. Pascal Canfin, ministre délégué au développement, a annoncé que la France envisagerait de suivre l’exemple allemand. L’Europe commencerait-elle à bouger pour soutenir la transition démocratique ? « La Tunisie ne représente rien pour les créanciers, mais ils ont peur de la contagion. Tous les pays autour de la Méditerranée sont concernés », interprète Chafik Ben Rouine. Reconnaître une dette illégitime, c’est aussi admettre qu’on a soutenu financièrement une dictature. Un aveu parfois difficile, visiblement, pour certains.

Agnès Rousseaux

Voir la vidéo réalisée par l’ACET - Auditons les créances envers la Tunisie (en arabe, sous-titres en français) :

 


 

ou cliquer le lien ci-dessous

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=KXqaFGAa17M#!

 

Notes

[1] L’accord en discussion porte sur un prêt du FMI de 2,7 milliards de dinars tunisiens (soit près de 4 % du PIB de la Tunisie), remboursable sur 5 ans avec une période de grâce de 3 ans et 3 mois. Voir les documents échangés entre le FMI et le gouvernement tunisien, publiés sur le site Nawaat.

[2] Le ratio dette/PIB de la Tunisie est en 2011 de 136% du PIB. Son taux d’endettement est plus important que celui de la France, dont le ration dette/PIB est de 90 %.

[3] Créancier à hauteur de 1,7 milliards d’euros, soit la moitié de la dette bilatérale de la Tunisie.

[4] Voir Capital Flight from North African Countries, par Léonce Ndikumana et James K. Boyce, Political economy reseach institute, Novembre 2012.

[5] Le 10 mai 2012, le Parlement européen adoptait une résolution sur la stratégie de l’UE en matière de commerce et d’investissements pour le sud de la Méditerranée après les révolutions du Printemps arabe, qui « juge odieuse la dette publique extérieure des pays d’Afrique du Nord et du Proche-Orient sachant qu’elle a été accumulée par les régimes dictatoriaux, par le biais principalement de l’enrichissement personnel des élites politiques et économiques et de l’achat d’armes, utilisées souvent contre leurs propres populations ». Source : CADTM

[6] Jusqu’à présent, le plus gros prêt accordé à la Tunisie par la Banque mondiale avait été de 250 millions de dollars

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 17:51

LA CORÉE DU NORD DANS L’ŒIL DE L’AIGLE AMÉRICAIN.

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            Première victime de l’«Axe du bien» 

 

            Pour comprendre et apprécier ce qui se passe à la frontière des deux Corées, il est indispensable de replacer ces événements récents dans le contexte international des douze dernières années. Deux grandes puissances s’affrontent l’une sur son déclin, hargneuse, intransigeante, vitupérant parce que se sachant en odeur de fin de règne ; la seconde tempérante, affable, amène et cherchant le compromis puisque son ascension inexorable est inscrite dans les lois de l’économie politique. La Chine est déjà la première puissance économique mondiale, les États-Unis sont déjà le canard boiteux de l’Occident, l’homme malade de l’Alliance Atlantique.

 

            Le 7 octobre 2001, les Vandales américains, dirigés par L’État-major de l’OTAN, entrent en Afghanistan petit pays féodal parmi les plus pauvres de la planète (45 ans d’espérance de vie – 585 $ de revenu annuel moyen), n’ayant jamais attaqué ni occupé aucun pays voisin surtout pas les États-Unis d’Amérique hors de portée de leurs kalachnikovs et de leurs caravanes de chameliers.

 

            Le malheur pour ce pays du Moyen-âge, c’est d’avoir été le théâtre d’une guerre néocoloniale mettant aux prises le social-impérialisme soviétique sur sa fin et l’impérialisme américain – et son allié Al-Qaïda – à l’amorce de leurs déclins.

 

            Cette campagne militaire cruelle a permis d’imposer le gouvernement fantoche d’Hamid Karzai par la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) sous commandement de l'OTAN[]. Le parlement de Karzai n'a que peu de légitimité et ne contrôle que le secteur de Kaboul[]. En [][] 2013, ce sont environ 130 000 soldats étrangers dont 90 000 américains qui occupent ce pays strangulé et []saccagé. Ces chiffres n'incluent pas les nombreux mercenaires des sociétés privées (2 000 hommes de la firme britannique Saladin, ceux  de Blackwater - Académi). En janvier 2009, le think-tank International Council on Security and Development a estimé dans un rapport que la résistance était active et en contrôle d’environ 72 % du territoire afghan. []  Le site National priorities estime à plus de 600 milliards de dollars le coût de cette occupation par l’armée américaine (1). []

 

            Deuxième victime de l’«Axe du bien» 

 

            En janvier 2003, le récidiviste petit homme pose fièrement devant le porte avion de la US Navy dans son «Full Metal Jacket» galonné trop grand pour lui. De la hauteur qui était la sienne et à 15 000 Km du front irakien où les femmes, les enfants et les vieillards mouraient par milliers, la première armée du monde moderne venait de remporter son deuxième coup fourré; le deuxième pays de l’«Axe du mal» et ses puits de pétrole avaient été mis à sa merci. Dix ans plus tard le successeur de W. Bush – deuxième de dynastie – devrait déchanter et avouer que ni l’un ni l’autre de ces pays n’étaient soumis, mais qu’à cela ne tienne l’héroïne et le pétrole circulaient à plein via le Golfe Persique (2).

 

            Le petit d’homme s’enflamma et, après avoir sacrifié des milliers de femmes – dont les Femen ne parlent pas cela n’étant pas dans leur mandat –  il proclama que sa soif de vengeance n’était pas étanchée et que «l’Axe du mal devait continuer d’expier afin de l’apaiser.  L’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie, la Corée du Nord et l’Iran, chacun leur tour, devrait être détruit pour que lui et  ses amis puissent se réjouir». Deux démons, amis du dragon chinois, venaient d’être sacrifiés et le prochain scellerait bientôt sa destinée.

 

            Troisième victime de l’«Axe du bien» 

 

            Le prétexte pour agresser la petite Libye (6,6 millions d’habitants, 12 000$ par habitant, 86% urbain, 70 ans d’espérance de vie) fut imaginé au moment où le printemps arabe faisait rage. En février 2011, une bande de royalistes déchus, actifs à Benghazi sous les auspices des services secrets américains, britanniques et français se soulevèrent contre le Guide de la Jamahiriya – le colonel  Kadhafi. S’ensuivit un bombardement en règle de l’OTAN avec l’aval du Conseil de sécurité et le silence du reste de l’humanité (3).

 

            Après des mois d’agression armée illégale contre un pays souverain, le peuple libyen, exsangue, se résigna devant les mercenaires recrutés en Afrique du Nord, chez les berbères et dans les pays arabes où les jeunes désœuvrés sont  pressés de s’enrôler pour n’importe quelle équipée afin de gagner de quoi manger.

 

            Le troisième pigeon de « l’Axe du bien » venait de tomber dans l’escarcelle occidentale peu de temps après que le colonel ait été reçu à l’Élysée dans un ultime effort pour l’arracher à son nouvel allié, qui, inconscient du danger, laissait ses affidés se faire avaler sans broncher.

 

            « Le mois dernier (mars 2013), une explosion a détruit dans la banlieue de Tripoli, un édifice et mausolée religieux Soufi du 15e siècle...  Le second anniversaire de l’intervention de l’OTAN aux côtés des rebelles libyens contre Mouammar Kadhafi n’a quasiment pas été mentionné par les gouvernements et les médias étrangers qui s’inquiétaient tant pour la sécurité et les droits humains du peuple libyen en 2011. Cela ne devrait pas nous surprendre parce que la Libye actuelle est de toute évidence en train de se désagréger et que les Libyens sont devenus les proies des miliciens qui affirmaient autrefois vouloir les protéger » (4).

 

            Quatrième victime de l’«Axe du bien» 

 

            La proie suivante de l’« Axe du bien américain » allait être  difficile à faire tomber, car cette fois la Russie – puissance impérialiste en reconstruction avec la bénédiction de son compagnon – n’allait pas sacrifier son allié où se trouve implantée depuis des années une base militaire en Méditerranée. Quand les impérialismes  étatsunien, français et britanniques agressifs et affamés se tournèrent vers la Syrie (quatrième démon de l’« Axe du mal ») pour y fomenter un coup d’État, l’axe russo-chinois s’interposa et mit un holà à la complicité du Conseil de sécurité onusien.

 

            Le 15 mars 2011, le montage bien rodé, établi après un suivi attentif des révoltes spontanées survenues dans les pays arabes limitrophes, une manifestation de l’opposition largement médiatisée en Occident donna le coup d’envoi à l’ingérence extérieure dans les affaires intérieures de la Syrie pour soutenir un mouvement de déstabilisation du gouvernement de Bachar Al-Assad (5).

 

            Cette fois,  aucun aval du Conseil de sécurité pour accomplir le carnage  que  la « Communauté  internationale » des sept pays impérialistes en déclin (États-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Canada, Pays-Bas, Belgique) adoubés par la Turquie intégriste, l’émirat de Doha salafiste et l’Arabie Wahhabite, tous larbins, appelés en service commandé accompagné de leurs djihadistes pour porter le message de liberté de la Charia islamiste ; un jour amis des impérialistes, le lendemain repris de justice et aujourd’hui complices des sévices assénés au peuple syrien; c’est selon l’inspiration du moment et les besoins de la politique étrangère américaine (6).

 

            Ces multiples agressions et occupations des puissances déclinantes visent strictement à renverser les dirigeants en place et à y substituer partout des  gouvernements fantoches à la solde de l’Occident, puis, à dévier le flot du pétrole en direction des pays amis sous contrôle étatsunien, ou simplement à récupérer un marché étranger peu importe les sacrifices imposés aux populations « libérées » de l’influence du dragon.

 

            Au tour du cinquième de cordée de l’«Axe du mal» 

 

            Et voici venu le tour du cinquième de cordée – juste avant l’Iran que l’impérialisme américain croit pouvoir mettre au ban de sa communauté. Les premiers complots ayant réussi, pourquoi pas celui-ci ? En effet, la paix et le progrès ne sont jamais le but visé par ces échauffourées supposées apporter la «liberté et de la démocratie» des riches.

           

            « Malgré une mise en garde de son allié chinois, la Corée du Nord a procédé, mardi 12 février, à son troisième essai nucléaire, après ceux de 2006 et 2009, "avec succès" et "pour protéger la sécurité nationale et la souveraineté du pays" (souligné par nous NDLR), a affirmé l'agence officielle KCNA. Peu après la condamnation par le Conseil de sécurité des Nations unies, le 22 janvier, du tir début décembre d''une fusée Unha-3 porteuse d''un satellite (météorologique NDLR), considéré comme une violation des résolutions antérieures de l'ONU, la RPDC avait annoncé "renforcer sa capacité militaire, y compris sa force de dissuasion nucléaire" (souligné par nous NDLR)».

 

            « Le Conseil de sécurité devait, de nouveau, se réunir en urgence mardi, Pékin, Moscou et Washington s'étant concertés depuis quelques jours. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a condamné un essai nucléaire "profondément déstabilisateur". "C'est une violation claire et grave des résolutions du Conseil de sécurité", a déclaré son porte-parole. Le président américain Barack Obama a appelé à une réaction internationale "rapide et crédible" » (7). Qui agresse qui dans l’affaire coréenne ?

 

            Participant effrontément à la psychose de guerre la presse internationale, propriété des milliardaires des médias à la solde, s’est aussitôt émue. Le 13 avril 2013 le quotidien Le Monde titre : « Pékin et Washington s'allient pour dénucléariser la Corée du Nord ». En réalité, le chapeau de l’article annonce plutôt que « Les chefs des diplomaties chinoise et américaine, le conseiller d'Etat Yang Jiechi et le secrétaire d'Etat John Kerry ont déclaré samedi 13 avril vouloir œuvrer ensemble à la dénucléarisation de l’ensemble de la péninsule coréenne (…) » la Chine attestant par là que les tensions sont dues à l’occupation américaine nucléarisée au Sud de la péninsule coréenne (8).  

 

            Voilà qui est très différent.  Dans le compte rendu de la rencontre il est admis par le représentant américain que c’est la dénucléarisation de toute la péninsule coréenne qui doit être envisagée et non pas de simplement désarmer la Corée du Nord afin de la placer à la merci de l’impérialisme américain qui a déjà envahi et détruit le pays en 1950-1953 (presque 2 millions de morts et menace d’attaques nucléaires). Comprenez l’effroi des Nord-Coréens de voir resurgir l’assassin sous le masque du pacificateur aux dents de loup. D’autant que les chinois, pas plus que les coréens, ne stockent aucune de leurs armes nucléaires à proximité du territoire étatsunien, à l’inverse des américains (9).

 

            Un État menacé a-t-il le droit de se défendre ? 

 

            Le principe en cause dans l’affaire coréenne n’est pas de savoir si le troisième de lignée de la dynastie du Parti de Kim Il Sung est un bon bougre. C’est là une question intérieure qui ne concerne que le peuple de la Corée du Nord. Les français sont administrés par Hollande et ils s’en accommodent ; les  canadiens subissent Harper et c’est leur triste problème…idem au Royaume-Uni et en Égypte, etc.

 

            La véritable question est de savoir si un petit pays a le droit de se protéger et de s’armer, jusqu’à et y compris d’armes de dissuasion nucléaire, s’il est pointé du doigt par une grande puissance nucléaire surarmée – arsenal de 3 500 ogives nucléaires aux mains des États-Unis, seul pays ayant utilisé ces armes de destruction massive pour exterminer des populations civiles non nucléarisées  (Hiroshima et Nagasaki) – ? À l’évidence, c’est le droit et le devoir d’un pays souverain de s’armer pour se protéger de ces visées.

 

            Ne soyez donc pas surpris si demain l’Iran se questionne à propos de ces armes de dissuasion massive, voyant se dérouler ces menaces à l’encontre d’un petit pays nucléarisé qui tient tête aux expansionnistes américains qui d’une main interdisent aux autres de se nucléariser et de l’autre tentent de déstabiliser leur gouvernement, fomentant des invasions, cherchant à diriger leur politique intérieure et extérieure et accroissant le nombre d’ogives nucléaires à leurs frontières.

 

            D’autant que l’Iran sait déjà qu’elle est le sixième larron de l’« Axe du mal » désigné à la vindicte d’un criminel de guerre au lourd passé de récidiviste comme l’histoire nous l’enseigne depuis douze ans.

Source :http://les7duquebec.org/7-au-front/la-coree-du-nord-dans-loeil-de-laigle-americain/ 

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 17:02

Rassemblement pour soutenir la Révolution Bolivarienne le vendredi 19 avril à 18h00

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L’Ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela,  

 

vous invite au rassemblement de  

Soutien à la Révolution Bolivarienne  

et appel au respect de la démocratie au Venezuela 

qui aura lieu devant la statue du Libertador Simon Bolivar :

le vendredi 19 avril à 18h00

(entre le cours de la Reine et le Pont Alexandre III dans le 8ème arrondissement de Paris,

métro Invalides ou Champs Elysées Clémenceau)

 

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 13:39

Karim Wade au trou: quand l’histoire remet chacun de nous à sa place…

wade ab&karim

 

Il se disait en Russie il y a quelques années que le Vieux Boris Nikolaevitch Eltsine (68 ans à l’époque), au moment de quitter le pouvoir (après 8 ans et 6 jours) aurait assuré une sorte d’immunité à sa « famille » (aussi bien biologique que des amis très proches): son successeur aurait le Kremlin et sa « famille » ne serait jamais, aucunement inquiétée par les juges et les policiers.

L‘URSS venait d’exploser et certains apparatchiks comme leurs proches s’en donnaient à cœur joie pour se partager la dépouille de ce mammouth, l’Empire rouge qui décédait après 70 ans d’existence et de règne sur une partie du monde. Et il y avait des morceaux de choix: matières premières, notamment le gaz et le pétrole (80% des exportations), d’autres métaux et des produits de la pêche aussi (1/4 du marché mondial)*, armes de guerre  etc. Eltsine, qui avait pas mal de problèmes de santé dus notamment à sa trop forte propension à lever le coude savait qu’il n’aurait pas assez d’énergie pour gérer cet immense pays (le plus grand de la planète) et protéger en même temps les siens. Il fallait un homme au sang frais, un homme à poigne et qui aurait toute la confiance du chef de la « famille ». Intronisé le 01/01/2000, Vladimir Putin s’acquittera tellement bien de sa tâche qu’à ce jour, les proches de feu son mentor n’ont jamais été inquiétés.


Dans les régimes autocratiques et même supposés démocratiques, les monarques ont souvent cette crainte: Que vont devenir les miens quand je ne serai plus de ce monde ou que je ne serai plus le roi du monde? D’autres s’inquiètent pour leur propre personne: Que fera-t-on de moi, une fois le fauteuil sacré cédé à mon successeur? Si dans le second cas de figure, on voit alors des monarques tenter de s’accrocher, comme des moules à leurs rochers, coûte que coûte, au pouvoir, même en dépassant les bornes du ridicule, dans le premier cas, les princes de ce monde cherchent souvent à « léguer » le pouvoir à leur rejeton mâle le plus âgé ou au plus méritant de leur progéniture (mâle très souvent). Eltsine n’ayant pas de mâle, il en « adoptera » un. Au Sénégal, Abdoulaye Wade, élu en 2000, père de deux enfants (une fille née en 1972 et un garçon née en 1968) sera accusé vers la fin de son mandat courant de 2007 à 2012 de vouloir mettre en place un système de dévolution dynastique, en faveur de son fils Karim Meïssa Wade.


La question de savoir si ce dernier était compétent (comme ministre) au moment de sa nomination par son président de père n’est pas l’objet de ce billet. La question de savoir s’il a rempli ses missions en tant que ministre non plus. Non. Les choses se voyaient comme on verrait un œuf posé sur le crâne d’un chauve: l’âge avançant (Wade père est quand même né en 1926), les pouvoirs de Wade père, du PDS (Parti démocratique du Sénégal, don parti) et de Wade fils ayant été exorbitants durant la période 200-2012, avec des enrichissements impressionnants en si peu de temps, aussi bien du clan Wade que de cadres du PDS que de commerçants proches de cette galaxie. Quand l’actuel président de la République du Sénégal, Macky Sall était encore président de l’Assemblée nationale (AN), il avait décidé de convoquer Wade fils afin qu’il aille devant la représentation nationale pour s’expliquer sur la gestion des fonds de l’ANOCI (Agence nationale pour l’Organisation de la conférence islamique) dont Wade fils avait eu la charge. Wade père, comme si son fils avait encore l’âge de jouer aux billes, le prendra tellement mal qu’il considérera cela comme une déclaration de guerre, même pas contre son fils, mais contre son « immense » personne.

Quand on s’attaque à Dieu, il faut s’attendre aux foudres. C’est ainsi que Wade fera en sorte que non seulement son fils ne réponde point à la convocation, mais en plus, il fera changer les textes afin que le mandat de Sall soit écourté à la tête de l’AN, l’obligeant ainsi à quitter son poste plus tôt que prévu. Croyant avoir gagné la guerre contre son ancien Premier ministre (avril 2004-juin 2007), Sall, Wade se battra alors sur plusieurs fronts, dont celui de savoir comment son fils lui succéderait. Il n’aura pas les moyens contrer Sall qui lui, pendant ce temps, sillonnera le pays, en vue de la présidentielle de 2012. Et quand Sall gagnera la présidence de 2012, la crainte gagnera très vite le camp Wade: tout le monde savait qu’une nouvelle manche du « match » entre Sall et les Wade allait se jouer. Et, il y a quelques mois, ce que d’aucuns qualifient déjà de chasse aux sorcières aura lieu et Wade fils en sera une des « victimes ». Il y a quelques mois, certains apprenaient avec stupeur que Wade fils était à la tête d’une fortune de 694 milliards de XAF (!!!)

À 27 ans, Wade fils obtenait un DESS en ingénierie financière (Paris, La Sorbonne). Travaillant ensuite dans une banque à London, il participe néanmoins à la campagne électorale victorieuse de son père en 2000. Il retourne occupé son poste de haut cadre à London où il gagne très confortablement sa vie. En 2002, il rentre définitivement à Dakar, occupant le poste de conseiller auprès de son président de père. En 2009, il est nommé ministre, après avoir essuyé une cuisante défaite lors des municipales (il sera même battu dans le bureau de vote de son quartier!). Sachant qu’il aura été ministre 34 mois et travaillé quelques années, comme on a pu le voir plus haut: comment a-t-il fait pour arriver à être riche d’autant de milliards?

L‘argent ne tombe pas du ciel et au Sénégal comme à London, les arbres ne donnent pas des billets de banque à côté de leurs feuilles: sinon, il n’y aurait plus d’arbres sur cette terre depuis belle lurette…Le cas de l’aînée de la famille Wade peut être décliné à l’envie sur cette planète et dans nos contrées, ce ne sont pas les cas de figure qui manquent: combien de fois n’a-t-on pas vu, ne voyons-nous pas des fils et des filles de, qui ne foutent rien de leurs journées mais qui claquent des milliards de XAF comme si c’étaient des grains de sable? Tous les jours, il suffit de se mettre dans les rues de certaines de nos capitales ou de Paris pour les voir, en train de jeter par les fenêtres et les trous des toilettes des sommes faramineuses dont on est en droit de se demander d’où elles viennent. Même Jésus dans la bible, après avoir multiplié les pains et transformé l’eau en vin s’en était allé. Mais avec nos enfants de monarques**, on a l’impression que des Jésus Christ vivent et dorment dans les palais et palaces de nos Républiques.

Je suis quelqu’un de très optimiste concernant le devenir de Kemet. Les choses ne pourront demeurer en l’état éternellement. Ce que la Justice sénégalaise est en train de faire n’est pas une première, sur notre continent. J’ai déjà évoqué ici le cas de l’ancien président zambien, Frederick Chiluba qui s’était retrouvé lui aussi devant la Justice. Demain, on aura des émules des magistrats zambien et sénégalais qui feront le même boulot et les plaisantins qui sont persuadés que l’argent du peuple africain est le leur déménageront des palais de la République pour les palais de justice.

 

Par Obambe GAKOSSO,

Source : http://obambengakosso.unblog.fr

 

 

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Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine