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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 17:34

PRIVATISATION D'UNE SOCIETE D'ETAT AU CANADA ?

bankcollapse

ÇA VA DE MAL EN PIS À HYDRO-PRIVATISATION D’UNE SOCIÉTÉ D’ÉTAT


Ça va de mal en pis, c’est ainsi que nos pères patriotes statuaient à propos des mauvaises nouvelles qui s’empilaient à l’horizon politico-économique. L’instinct de gauche – quasi-inné chez tous les travailleurs – leur permettait instantanément de percevoir l’intention dissimulée sous le geste apparemment désintéressé.

La semaine dernière la première ministre du Québec madame Pauline Marois, chef du Parti Québécois, annonçait fièrement la nomination du magnat des communications M. Pierre Karl Péladeau (PKP) à la présidence du conseil d’administration de la société d’État Hydro-Québec, l’une des plus grosses corporations publiques au Canada, premier producteur d’électricité au pays (1). M. Péladeau, milliardaire de son état, renonce à son salaire de 125 000 dollars. En effet, l’opération que je vais vous révéler risque de lui rapporter beaucoup plus que ce bénéfice de pitié (2).

Bonne nouvelle, renchérirent à qui mieux-mieux les éditorialistes et autres pseudos analystes à la solde de l’empire des communications Quebecor-Vidéotron suivit par les autres monopoles de l’information (Gesca-La Presse, Bell-Astral, Rogers, Radio-Canada monopole d’État, etc.) (3).

Quand je dis que ça va de mal en pis vous aurez compris ! La nomination d’un ploutocrate des communications (Quebecor) et des télécommunications (Vidéotron) à la tête d’une société d’État produisant de l’électricité qui a la particularité d’encaisser des bénéfices mirobolants (plus de 2 milliards de dollars par année en moyenne), que la bourgeoisie capitaliste monopoliste convoite et qu’elle souhaite voir privatiser depuis nombre d’années, est réellement une mauvaise nouvelle pour les ouvriers (4).

Non pas qu’une société d’État ce soit un morceau de socialisme virtuel – rien de tel. Une société d’État sous régime capitaliste est un morceau de capitalisme géré directement par les sous-ministres et des arrivistes au service des riches, par et pour le bénéfice des riches monopolistes.

En Russie-soviétique-révisionniste les monopoles d’État ont été privatisé (à compter des années quatre-vingt et davantage après 1989) puis ils ont été en partie renationalisé (dans les secteurs de l’énergie et de l’armement notamment). Même phénomène en Chine social-imprialistye – certains monopoles restent étatisés d’autres sont privatisés, les entreprises monopolistes étrangères s’installent dans le pays et tout cci ne change nullement la nature de leur capitalisme monopoliste d’État.

Le socialisme ce n’est pas cinquante pour cent plus une entreprise monopoliste étatisée. Le socialisme est un mode de production doté de ses propres rapports de production où pas une seule entreprise de production, de commercialisation et de communication n’est la propriété du capital privé, aucune.

Mais du fait même que la classe capitaliste ait jugé nécessaire de faire d’Hydro-Québec une société d’État – le temps de lui faire assumer les lourds investissements d’infrastructures risqués (barrages hydro-électriques et lignes de haute tension; parcs d’éoliennes, tout ceci étant aujourd’hui accompli) – entraine que la grande bourgeoisie doit tolérer un intermédiaire étatique dans le processus de circulation du capital qui, plutôt que de tomber directement dans son escarcelle, doit auparavant passer par un processus de conciliation publique.

J’explique. Dans le cycle normal de circulation du capital, le capital-argent est investi par le monopole capitaliste pour être transformé en capital-productif – chantiers de construction de barrages pleins d’ouvriers, et de parcs d’éoliennes remplis de travailleurs productifs, qui y abandonnent tous la plus-value produite – puis le produit fini, enrichi de la plus-value ouvrière, est vendu sur le marché de l’électricité – par cette vente le monopole capitaliste récupère et son capital fixe-constant et son capital variable-circulant et surtout la plus-value-profits nouvellement produite qu’il empoche aussitôt. Ce que l’on appelle le capital-marchand-financier qui, réinjecté dans l’économie pour lui assurer un nouveau cycle de reproduction élargie, et générer sa manne de plus-value-profits…ainsi va le fric sous le capitalisme monopoliste. Si le marché existe évidemment et s’il n’a pas été strangulé par la paupérisation de la popu lation.

Dans une structure de capitalisme monopoliste étatique, comme le gouvernement du Québec et Hydro-Québec, le capital-marchand-financier récupéré suite à la vente de l’électricité doit subir une étape de conciliation-partition entre les intérêts du petit capital (PME) et les demandes de la petite bourgeoisie bureaucratique-gouvernementale et le grand capital qui voit son pécule public rogné d’une certaine quantité avant de lui être retourné sous formes de subventions, de capital de risque, d’exemptions d’impôts et de redevances, et de baisses de tarifs d’électricité consenties en faveur des super gourmandes alumineries et des très gourmandes fonderies, aciéries, etc. Alcoa à Bécancour, Rio-Tinto-Alcan à Saguenay – Rio-Tinto-Québec-fonderie à Saint-Joseph, aluminerie Alouette à Sept-Iles, Poudres métalliques à Sorel, Arcelor-Mital à Contrecœur, etc.

Pendant cette phase de conciliation des intérêts de classes, la bourgeoisie non-monopoliste (PME) et la petite bourgeoisie bureaucratique-gouvernementale, faisant pression sur les marionnettes politiques fraîchement élues, parviennent à arracher quelques concessions – quelques petites portions de la plus-value-profit expropriée aux ouvriers sur les chantiers – autant de pris pour «bozos les culottes» que nous sommes.

Le bénéfice est mince, je vous l’accorde, mais réel. C’est cette partition des profits d’Hydro-Québec entre les super-riches, la petite bourgeoisie, les PME et les travailleurs qui déplaît aux monopolistes et chacun d’entre eux se demande pourquoi ils devraient partager les bénéfices publics – qu’ils considèrent leurs propriétés privés car les capitalistes ont une conscience de classe aiguisée et ils refusent de partager ces deniers avec les péquenots assemblés sous le préau.

De nombreux prétendants du grand capital (dont messieurs Legault et Sirois de la Coalition Avenir Québec) empressés se sont trop affichés et ils ont proposé de régler cette affaire et de privatiser la société d’État de façon que chacun puisse placer son capital d’investissement (achats d’actions et d’obligations privées corporatives plutôt que de laisser ce joyau au gouvernement unique actionnaire) si bien qu’après la privatisation, chaque trimestre, les dividendes d’Hydro-Québec leur soient directement et intégralement versés dans leur compte en Suisse ou aux Iles Caïmans sans attendre et sans intermédiaire étatique. Il est entendu que la société privée HYDRO-QUÉBEC INC aura toujours l’obligation d’exploiter les ouvriers afin de vendre l’électricité très cher aux particuliers-ouvriers-consommateurs et à prix coupé aux grandes corporations milliardaires privées – comme elle le fait présentement, ce mandat d’enrichir les mono polistes privés ne changera pas, il sera accentué.

C’est l’étape du partage d’une partie des dividendes d’Hydro-Québec entre les travailleurs-payeurs, leurs alliés de la petite bourgeoisie besogneuse, et le grand capital monopoliste qui serait ainsi abolie.

Chacun aura compris le but de la manœuvre politique qui consiste à nommer un magnat de la presse et de la télé à la tête d’une société monopoliste d’État de l’électricité à privatiser. Le PQ ne l’ayant nullement annoncé pendant les élections entreprend la phase de préparation de l’opinion publique en vue de cette grande braderie (que Legault apprenne de cette fourberie). Compter sur Péladeau sa télé et ses journaux pour nous expliquer les bienfaits de la privatisation d’Hydro-Québec.

En effet, il est requis de sérieusement embrouiller les cartes pour vendre l’idée aux ouvriers québécois, pas bêtes du tout, que de les piller davantage et de les surtaxer en supplémentaire après la saison régulière (ce qui sera le résultat final de l’arnaque) est un excellent « deal » pour eux. Pas facile de faire passer une vessie pour une lanterne. La joute est engagée et je crois que le petit peuple du Québec ne sera pas le dindon de la farce et qu’il continuera de s’opposer farouchement à toute privatisation de cette société d’État…

Nous refusons de renoncer aux quelques miettes qui tombent de la table des riches et d’Hydro-Québec…en attendant que l’on exproprie, et pour de vrai, et sans compensation, Hydro et tout le reste.
Par ROBERTBIBEAU


(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Karl_P%C3%A9ladeau
(2) http://www.ledevoir.com/politique/quebec/376011/pierre-karl-peladeau-presidera-hydro-quebec
(3) http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2013/04/17/003-pierre-karl-peladeau-conseil-administration-hydro-quebec.shtml
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydro-Qu%C3%A9bec

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 17:33

Pourquoi les maliens opposés à l’intervention  française au Mali ne peuvent plus mettre leurs pieds sur le sol français ?

Aminata TraoreAminata

 

 

Les militants maliens opposés à l’intervention française doivent pouvoir venir en France s’exprimer ! 

  

Aminata Traoré (ancienne ministre démissionnaire de la culture du Mali, initiatrice de l’appel des Femmes du Mali contre la guerre), a été invitée à Paris pour exposer ses prises de position contre l’intervention française au Mali, lors d’une réunion publique prévue le 22 avril à l’AGECA et intitulée« Non à la guerre au Mali ! Retrait des troupes ! ».

Lors du Forum Social Mondial de Tunis, elle déclarait en effet : « La guerre qui a été imposée aujourd'hui au Mali n'est pas une guerre de libération du peuple malien, mais une guerre de pillage des ressources. Je regrette que nombre de militants se trompent de défi en soutenant une guerre qui est une guerre de positionnement pour une ancienne puissance coloniale ».

 

Aminata Traoré, qui s’est vue accorder un visa pour se rendre à Berlin du 17 au 19 avril, a été informée par l'ambassade d'Allemagne que la France a empêché l’obtention d’un visa pour tous les pays Schengen.

Comment ne pas faire le lien entre les convictions politiques d’Aminata Traoré et le fait qu’elle soit persona non grata en France ?

Cette censure d’une militante antiguerre malienne est scandaleuse. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’Etat français procède de la sorte, puisque Oumar Mariko, Secrétaire Général de SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance), a été renvoyé au Mali au printemps 2012 alors qu'il était en transit à Roissy pour se rendre aux USA. Il n'a toujours pas la liberté de circuler à l’heure actuelle.

 

Nous exigeons du Quai d’Orsay de ne pas faire obstruction à la venue en France de ces militantEs, aujourd’hui comme à l’avenir.

 

Premiers Signataires : Alternative Libertaire (AL), Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique (AFASPA), Emergence, Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti des Indigènes de la République (PIR), Sortir du Colonialisme,


 
Source : http://groups.google.com/group/anticolonial?hl=fr?hl=fr
 

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 17:31

Commémoration de l’esclavage 10 mai 2013 

à 18 h place du général-Catroux Paris 17e 

(métro Malesherbes ligne 3) 

 

Il est temps de se prendre en charge et de se rassembler !

  

 

 

 

Chaines-de-l-esclavage.jpeg 

 

 

La loi Taubira, votée en 2001, a permis de fixer une date : le 10 mai, journée de commémoration de l’esclavage. En France hexagonale et aussi en Corse où moururent plusieurs centaines de patriotes déportés en 1802 par Bonaparte, l’homme glorieux qui a remis l’outre-mer en esclavage.

 

Cette loi, pourtant symbolique, est ouvertement contestée depuis 12 ans par une frange de racistes de tous bords qui demandent régulièrement l’abrogation des lois « mémorielles ».  Surtout de celle qui concerne les Afro-descendants .

 

Une division sciemment organisée depuis 2006

 

D’autres, plus subtils, s’attachent à minimiser la portée pratique de la loi Taubira en tentant de faire de la journée du 10 mai l’anniversaire de l’octroi de la liberté par les bourreaux à leurs victimes.

 

Ceux-là, tous les 10 mai depuis 2006, organisent la division en multipliant de prétendues actions commémoratives en région parisienne pour que les Afro-descendants apparaissent divisés, insignifiants, en un mot dominés.

 

Mais les descendants d’esclaves n’ont pas à dire merci. La liberté ne s’octroie pas. Elle est le propre de l’humanité.

 

Les esclaves n’ont jamais été libérés par la République française. La République française  n’a fait que prendre acte de leur résistance qui n’a jamais cessé.

 

La logique de l’esclavage était d’aboutir à une mort rapide de l’esclave et à son remplacement. Tout survivant était, du fait même de son existence, un résistant.

 

Les descendants d’esclaves en sont la preuve vivante. Ils doivent être fiers de leurs ancêtres.

 

Tous les 10 mai le même scénario : la parole confisquée aux associations.

 

La forme de la commémoration est bien souvent consternante : des politiques non-descendants d’esclaves disposant d’une parole «officielle» systématiquement confisquée aux descendants d’esclaves auxquels le système de représentation ne permet pas de se faire entendre dans les assemblées, ni dans les médias, sauf allégeance à un système dont le racisme est caricatural.

 

Un système où le nègre, pour inspirer confiance, doit être le plus incompétent, le plus bête, le plus négatif possible à l’égard de ses frères et sœurs. La France ne s’est jamais débarrassée de ses vieilles lunes paternalistes et coloniales.

 

Les descendants d’esclaves ne peuvent être représentés que par leurs associations, lesquelles sont ouvertement méprisées des politiques de tous bords qui n’y voient que des instruments électoraux.

 

On aura tout enduré : jusqu’aux descendants d’esclavagistes se faisant passer pour des descendants d’esclaves et tentant, sans qualification, mais par la seule autorité du népotisme, de faire de la mémoire de l’esclavage un monopole rémunérateur.

Des descendants d’esclavagistes poussant à la politique du pire qui consiste à agiter, sans débat préalable dans le cadre des institutions, le spectre des réparations afin de discréditer à jamais dans l’opinion l’aspiration des Français descendants d’esclaves à un minimum de respect.

 

Les Africains, pourtant victimes, désignés comme coupables.

 

La commémoration de l’esclavage négrophobe, reconnu en 2001 crime contre l’humanité, ne peut s’accorder avec le révisionnisme qui rejette la faute sur les Africains et désigne une infime poignée de collaborateurs comme les responsables d’un crime pourtant organisé depuis l’Europe et  l’Amérique coloniale.

 

La commémoration de l’esclavage négrophobe ne peut être l’occasion de stigmatiser telle ou telle religion, en particulier l’Islam. Si l’Islam a pratiqué l’esclavage, cela ne s’est jamais produit d’une manière qui puisse être comparée aux pratiques racistes et déshumanisantes organisées de manière génocidaire par les autres religions monothéistes à partir du XVe siècle.

 

La commémoration de l’esclavage négrophobe ne peut être l‘occasion de banaliser l’esclavage transatlantique en comparant ce crime déshumanisant et raciste perpétré à grande échelle par l’Europe et  l’Amérique avec des formes de servitude antiques, médiévales ou contemporaines qui, tout en étant atroces et condamnables, n’ont rien à voir.

 

La prétendue « concurrence des mémoires » invoquée par les racistes.

 

La commémoration de l’esclavage négrophobe n’a pas à susciter la crainte des représentants des victimes d’autres crimes contre l’humanité. Tout crime contre l’humanité est unique. Et aucun crime n’est plus unique qu’un autre, tout simplement parce que l’humanité est une et indivisible.

 

En mai 2012, les descendants d’esclaves, dont les suffrages n’appartiennent à personne, ont librement et massivement voté, non pas pour un homme ou un parti, mais pour le changement.

 

La persistance de l’idéologie de la race dans la constitution de la République.

 

Le symbole le plus évident de ce changement, qui ne coûte rien à l’État et ne peut léser que les racistes,  est la suppression du mot de «race» de l’article 1 de la constitution de la République française. Cette suppression, annoncée dans le cadre de la campagne électorale du candidat socialiste, devait être portée devant le Parlement dès le lendemain de l’élection.

 

Un an plus tard, on peut espérer que le Président de la République n’a pas oublié ses promesses vis-à-vis des descendants d’esclaves.

 

 

Le général Dumas toujours discriminé plus de deux siècles après sa mort.

 

Outre Atlantique, l’histoire du général Dumas est ouvertement évoquée dans le dernier film de Tarantino et vaut un prix Pulitzer à un biographe. À Paris, c’est toujours un refus de Légion d’honneur pour délit de gueule. D’aucuns vont jusqu’à tenter de le dissocier de la mémoire de l’esclavage.

 

En réponse à ces injustices, rassemblement unitaire et populaire à 18 heures le 10 mai 2013 place du général-Catroux Paris 17e métro Malesherbes.

 

Dans ces conditions, on ne peut que s’écrier : non au révisionnisme, non au racisme, non aux tentatives de récupération de la mémoire de l’esclavage !

 

Ne craignons pas d’être considérés comme «incontrôlables» par les esprits qui se déclarent négrophiles parce qu’au fond d’eux-mêmes ils ne supportent les descendants d’esclaves qu’enchaînes dans leurs têtes.

 

La date du 10 mai appelle à se rassembler et à se prendre enfin en charge.

Toutes celles et tous ceux qui se sentent concernés, au lieu de se diviser, doivent converger vers un rassemblement populaire  autour d’un symbole non pas octroyé, mais obtenu de haute lutte à l’issue d’un combat opiniâtre.

 

En ce sens, les chaînes brisées de la place du général-Catroux sont le pôle d‘attraction incontournable pour toute cérémonie populaire rendant hommage aux esclaves et à leurs descendants.

 

Elles permettent, à travers un héros toujours discriminé malgré les promesses de changement - le général Dumas - de réunir des Français de toutes couleurs, de toutes croyances et de toutes opinions autour d’un héros républicain né esclave et encore victime  des séquelles de l’esclavage.

 

Car si la République, sous des prétextes fallacieux, refuse la Légion d’honneur à un héros de la trempe du général Dumas - qui est honoré outre Atlantique - on peut imaginer le mépris qu’elle peut avoir pour tous les anonymes discriminés.

C’est pourquoi toutes les associations, quelles que soient leurs divergences, doivent relayer cet appel pour que leur présence, 

 

VIDEOS de CLAUDE RIBBE :


CLAUDE RIBBE S'EXPRIME SUR TELESUD LE 21 JANVIER 2013

 

CLAUDE RIBBE DEMASQUE L'IMPOSTURE DU CRAN

 

EUGENE BULLARD LE NOUVEAU LIVRE DE CLAUDE RIBBE

 

 

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 15:47

Soro se replie au Nord pour activer les ex-FAFN, depuis la sortie de Carter3 exigeant une “justice impartiale”.

sorochefrebelle.jpg

Les raisons profondes du séjour de Soro dans le Nord de la Côte d’Ivoire sont, enfin, dévoilées. L’ambassadeur des USA en Côte d’Ivoire, Philip Carter III a tenu des propos durs contre l’impunité dont joui les milices et chefs rebelles de Ouattara en Côte d’Ivoire, le  mercredi 17 avril 2013, a témoigné l’AFP. Loin de toutes les règles diplomatiques, Carter III a indexé le régime Ouattara en exigeant “une justice impartiale”. Voir les déclarations de Carter III 

Depuis lors, Soro Guillaume, l’ex-chef des Forces Nouvelles et actuel Président de l’Assemblée Nationale (PAN) unicolore RHDP, s’est replié sur sa base arrière du Nord. La Télévision Nationale RTI, s’efforce à faire croire, à chaque édition de JT, que Soro Guillaume serait “en tournée pour demander aux populations du Nord de sortir massivement pour voter le 21 avril 2013. Orientation communicationnelle incongrue, puisse que les zones du Nord ont toujours étéqualifiées de fief du RDR et de ses alliés. Nul besoin daller les exhorter pour un quelconque scrutin, dans la mesure où les populations, au dire des soutiens de Ouattara, y sont toutes acquises pour le pouvoir d’Abidjan.


Des sources concordantes témoignent que l’ex-chef rebelle des forces Nouvelles fait des tournées dans sa zone pour réactiver les éléments des FA-FN qui lui sont restés fidèles dans les zones CNO qu’il a dirigées pendant la rébellion. L’objectif PAN, précisent les mêmes sources, serait de parer à toute éventualité de son transfèrement à la CPI, tel qu’exiger de façon maladroitement voilée, par les USA et même la France, pourtant soutien du régime Ouattara. Affaire à suivre!

Écrit par Alain Doh Bi

 

 

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 15:44

Un rapport parlementaire français dévoile la raison de l’intervention de la France au Mali.  


Armee-franc.jpg

 

                Un rapport parlementaire français consacré à l'intervention militaire française au Mali vient de fournir quelques révélations sur les intérêts de la France dans la région qui ont dicté, selon le document, le déclenchement de l’opération Serval, le 13 janvier 2013, contre les factions islamistes en route vers Bamako. Le rapport, qui met l’accent, notamment, sur «une intervention justifiée confirmant la capacité des forces françaises et révélant les faiblesses de l’Europe de la défense», note, en effet, que «les intérêts européens et français en jeu se sont combinés avec l’appel au secours d’un pays central en Afrique de l’Ouest pour justifier pleinement l’intervention française». Le rapport parlementaire français évoque par ailleurs l’importante présence de ressortissants et d’entreprises françaises dans cette région, en particulier, et en Afrique en général pour légitimer cette intervention militaire française. Selon ce document, 6 000 Français et 1 000 Européens résident au Mali, alors qu’ils sont 35 000 Français dans la bande sahélo-saharienne et 80 000 pour toute l’Afrique de l’Ouest. Pour le continent africain, il existerait selon les estimations, quelque 200 000 ressortissants français qui y vivent et travaillent. «De très nombreuses entreprises françaises y exercent des activités», insiste le document élaboré par la commission parlementaire. Sur le plan purement stratégique, le rapport parlementaire ne perd pas de vue les prévisions démographiques et économiques de l’Afrique pour les décennies à venir. «La France ne peut se désintéresser de l’Afrique qui est depuis des décennies sa profondeur stratégique, qui sera demain plus peuplée que l’Inde et la Chine (en 2050, l’Afrique aura 1,8 milliard d’habitants, contre 250 millions en 1950), qui recèle la plupart des ressources naturelles, désormais raréfiées, et qui connaît un décollage économique certes inégal mais sans précédent, qui n’est plus seulement porté par l’envolée du cours des matières premières mais aussi par l’émergence d’une véritable classe moyenne», estiment, surtout, les rédacteurs du rapport.

Source : algeriepatriote  

 

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 15:36

Un savon contre le Paludisme.

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Deux étudiants africains viennent d’inventer un savon pour lutter contre une maladie des plus meurtrières en Afrique : le paludisme. Du nom de Faso Soap, ce savon de l’espoir est composé de karité, citronnelle et autres herbes tenues secrètes.

 

Une maladie dévastatrice et meurtrière. Le paludisme, qui se transmet par les piqûres de moustiques, tue, dans le continent noir, un enfant chaque minute et près d’un million de personnes dans le monde chaque année, rapporte Youphil.com. Alors ce savon, un remède tant espéré et recherché, pourrait mettre un terme à ce fléau destructeur.

Ce savon pour lutter contre le paludisme a été créé par deux jeunes africains ; Moctar Dembélé, un Burkinabé et Gérard Niyondiko, un Burundais. Tous deux étudiants à l’Institut international d’ingénierie de l’eau et l’environnement (2iE) à Ouagadougou ont remporté grâce à cette invention salvatrice, le concours Global Social Venture Competition (GSVC) qui récompense des projets d’entreprise innovants et sociaux de grandes écoles dans le monde, ainsi que la somme totale de 35 000 dollars.

Une importante visée sociale et écologique  

Se laver les mains avec Faso Soap, un produit naturel et local, permettrait à la population de se nettoyer et de se protéger des parasites qui deviennent résistants face aux médicaments et soins anti paludisme. Il se présente ainsi comme « une solution simple et efficace ».

Savon à composantes secrètes. Vaccins et médicaments n’ont pas réussi à faire reculer le parasite responsable du paludisme, le plasmodium. Ses solutions n’ont guère été efficaces. C’est pourquoi les deux étudiants africains tentent d’inverser la tendance. Les ingrédients du savon n’ont pas été entièrement révélés. Des composantes naturelles telles que la citronnelle et le karité ont, eux, été mis en avant.

En essai sur une partie de la population, dans la ville de Ouagadougou, le savon a observé des effets positifs non négligeables. La chargée entrepreneuriat chez 2iE, Lisa Barutel, a indiqué que « les moustiques et les larves des moustiques se développent dans les nombreuses eaux stagnantes de la ville. Utiliser le savon et le mettre dans les lessives évite la contamination ».

Un projet qui doit porter ses fruits 

Le projet Faso Soap doit prouver son impact. Des études supplémentaires, en collaboration avec le Centre national de lutte contre le paludisme du Burkina Faso, seront menées grâce à l’argent gagné par le biais du concours pour déterminer la viabilité du produit et de ses effets secondaires. Souhaitant perfectionner leur savon et ouvrir leur propre entreprise, les jeunes étudiants veulent procéder à sa distribution avec l’aide des laboratoires environnants. Un savon coûtera 300 francs CFA (soit 46 centimes d’euros), un prix d’un savon lambda en Afrique.

Une prise de contact avec les ONG luttant contre le paludisme est envisagée pour cibler davantage les personnes les plus enclines à contracter cette maladie. Les deux gagnants du concours savourent leur première victoire qui montre par la même occasion, et ce au-delà de leur résolution à vaincre cette maladie, une « Afrique qui défie les clichés ».

Vidéo de Faso Soap :

 

 


 


 

http://www.youtube.com/watch?v=HG1rjY2BxlI&feature=player_embedded

 

 

Source : http://www.afrik.com

 

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 15:31

Sénatoriales : L’Union Démocratique du Cameroun victime  de l’entente  illicite entre le RDPC et le SDF.

BIYA FRUDI

Interview exclusive avec Sam Baka, 1er vice-Président de l'Union Démocratique du Cameroun (UDC): «C'est à nos rivaux d'expliquer l'existence de 13 Bamiléké dans une liste…»

 

Les Conseillers municipaux ont été obligés de ramener les bulletins de vote Udc. 

Ouest Littoral: Les premières tendances ne sont pas favorables à l'Udc. Comment l'expliquez-vous?

Sam Baka: Nous sommes allés aux élections sénatoriales pour gagner mais il s'est avéré qu'il y'a eu une alliance entre le Rdpc et le Sdf. Les Conseillers municipaux ont été obligés de ramener les bulletins de vote Udc. Nous avions plus du double des Conseillers municipaux du Sdf, nous étions sûr de gagner car le Rdpc n'était pas de la compétition. Dans le fair Play politique, les Conseillers municipaux Rdpc devaient voter bulletin nul ou alors leurs dirigeants, laisser chacun voter en son âme et conscience.


O.L : La polémique enfle sur le régionalisme ou le tribalisme au sein de ce parti. Que dites-vous?

S.B: Je pense que parler de tribalisme c'est une très bonne chose car ça nous permet d'éclairer ou d'édifier les camerounais qui parfois ne maîtrisent pas l'histoire de leur pays. La région de l'Ouest était en réalité divisée en deux l'époque coloniale: la région Bamiléké et la région Bamoun. Aujourd'hui nous avons 1.200.000 habitants du côté Bamiléké et 1.100.000 du côté Bamoun.

En termes de territoire, le côté Bamoun est plus grand en superficie que celui des Bamiléké. Ces deux peuples se valent en termes de population. C'est la raison pour laquelle je dis que la liste de l'Udc a été la plus belle de ces sénatoriales. On y a tenu compte des égalités, du territoire et de tous les équilibres. Cet équilibrage de sensibilités nous a valu un passage comme une lettre à la poste devant Elecam. La polémique sur le régionalisme ou le tribalisme au sein de l'Udc a fait comprendre aux camerounais que les Bamiléké et les Bamoun ont toujours coexisté et son identiques. La colonisation a voulu que deux régions deviennent une seule et lorsqu'il faut parler de justice on fait du 50-50.


O.L: Vos adversaires parlent néanmoins de listes tribales M. le Président....

S.B: C'est à nos adversaires qu'il appartient de se justifier. Ils doivent nous dire pourquoi à égale population, égal territoire une liste comporte 13 Bamiléké, 1 seul Bamoun suppléant et donc presque rien. L’Udc a fait le partage suivant les normes. Je sors d'une tournée en Europe où j'ai installé des représentations de l'Udc. Parmi les responsables installés, aucun n'est Bamoun. D'où viennent donc de telles accusations?


O.L: Que pense l'Udc de l'alliance Rdpc-Sdf?

L'alliance entre le Rdpc et le sdf a toujours été souterraine mais c'est seulement aujourd'hui qu'elle a éclaté au grand jour. Je pense tout simplement que l'alliance n'est pas une mauvaise chose en soi mais elle le devient lorsqu'on la camoufle. Au niveau de l'opposition parlementaire, l'Udc reste aujourd'hui le leader de l'opposition de ce fait il a une mission républicaine de réveiller le pacte républicain que les autres ont refusé dans le G7. La route s'est dégagée avec le partenariat officiel entre le Rdpc et le Sdf car nous pouvons désormais faire de la politique et les autres formations politiques comme l'Udc peuvent désormais saisir leurs chances.


O.L: Quel message aux camerounais qui ont une certaine image de l'Udc?

Je dirai tout simplement aux camerounais d'éviter des conclusions hâtives.
Pour ce qui est de ces sénatoriales et même du passé, l'Udc a toujours été traitée de traître, de tribaliste etc… mais 20 ans après on se rend compte que c'était tous contre un. On peut retarder l'Udc mais on ne peut pas l'éteindre. Notre image n'est pas écornée mais les accusations qui fusent font plutôt tomber les masques et les camerounais savent désormais qui est qui et qui fait quoi en politique dans notre pays.

Douala, 18 Avril 2013
Par
Georges SEMEY

Source : Ouest Littoral 

 

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 15:23

Géopolitique des ressources - pillage colonial de l' Afrique : Simandou .

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Les mediats Français restent curieusement discrets sur la bataille autour du gisement de minerai de fer de Simandou en Guinée . Et pour cause , les personnes impliquées constituent un véritable inventaire à la Prévert : Soros , Benny Steinmetz un milliardaire Franco-Israélien proche du gouvernement Français et " protégé " par la diplomatie impérialiste Française  , un ancien conseiller Rhodéso-Africain du gouvernement Britannique et de la Banque Mondiale , ......La justice Etasunienne , cad en fait le gouvernement Etasunien , vient de mettre son nez dans le dossier en arrêtant Frédéric Cilins, un employé de nationalité française de la compagnie BSGR . Il a été arrêté  dimanche en Floride pour obstruction à la justice dans une enquête sur des pots de vin et du blanchiment d'argent en Guinée, a annoncé lundi le procureur fédéral de Manhattan. [ lien ]  Pour une fois qu'elle fait son travail , je ne peux que la féliciter ! Le site Guinéenews a résumé l'affaire ! [ lien ]

Cette affaire résume la nouvelle politique des puissances occidentales en Afrique qui ne se feront pas de cadeaux entre-elles pour le contrôle des ressources Africaines . Si l'Occident semble uni contre les BRICS - Ici le Brésil - il n'en reste pas moins que France , Angleterre et USA ne semblent pas prêts à s'entendre pour partager les dépouilles et le destin de Fréderic Cilins montre que malgré tout son " expérience de l' Afrique " , la France va être le dindon de la farce dans ses aventures impérialistes !

Le dossier du plus grand gisement de fer non exploité du monde - situé en Guinée - continue à faire les manchettes des journaux anglosaxons. Benny Steinmetz, le milliardaire franco-israélien propriétaire de BSGR a porté plainte pour diffamation devant une Cour de Justice de Londres, en Angleterre contre le baron Mark Malloch-Brown (sur la photo tirée du site web de sa firme), un proche de Georges Soros, le conseiller attitré du président guinéen Alpha Condé.

Selon la plainte - dont Guinéenews.org a lu la copie - la compagnie BSGR de Benny Steinmetz a embauché en mai 2009 la firme de relations publiques FTI Consulting pour faire sa promotion dans le dossier de Simandou dont la Guinée avait accordé une concession de la moitié nord reprise des mains de Rio Tinto. Après avoir cherché sans succès un financement pour exploiter le gisement, BSGR a vendu en Avril 2010 pour 2.5 milliards dont 500 millions cash 51 pour cent du projet au géant minier brésilien Vale. Une entente fut négociée avec la junte militaire de l'époque pour évacuer le minerai vers le Libéria en échange de la réhabilitation du chemin de fer de Conakry-Kankan pour un coût de 1 milliard de dollars.

Puis en décembre 2010, Alpha Condé vint au pouvoir en Guinée et l'année suivante l'entente citée plus haut est rescindée- le nouveau président Guinéen exigeant la revue de tous les contrats miniers, ordonna l'arrêt des travaux de réfection du chemin de fer inauguré en fanfare par l'ancien président brésilien Lula. Parallèlement Georges Soros, le milliardaire hongro-américain devient le conseiller d'Alpha Condé et met à sa disposition des «conseillers» pour l'assister dans les négociations avec les miniers.

En avril 2011, BSGR et FTI renouvellent leur contrat de Relations Publique pour entre autre «sauvegarder la réputation de BSGR dans le projet de Simandou». Il y a moins de 6 mois en novembre 2012, FTI annula tout d'un coup son engagement de représentation de BSGR. En même temps la presse spécialisée faisait état d'accusations selon lesquelles que BSGR aurait obtenu sa concession par voie de corruption d'une des femmes de l'ex président guinéen Lansana Conté.

BSGR accuse FTI d'avoir fait double jeu car selon elle un des dirigeants de la firme de relations publique, Mark Malloch-Brown, un ancien ministre britannique sous Gordon Brown le successeur de Tony Blair - un autre «conseiller en bonne gouvernance» d'Alpha Condé avait un conflit d'intérêt évident en ce sens qu'il entretenait des «relations étroites» avec Georges Soros et ses ONGs qui opéraient en Guinée et qui ont financé la révision des contrats miniers. Steinmetz accuse Malloch-Brown d'avoir fait pression sur FTI de se retirer du contrat afin que Soros puisse atteindre son objectif de faire déposseder Steinmetz de Simandou. Malloch-Brown est aussi accusé d'avoir organisé des fuites de dossiers confidentiels et finalement d'avoir favorisé une campagne de diffamation en insinuant que Benny Steinmetz serait à l'origine d'un attentat contre la résidence du président Guinéen. Attentat dont le procès se déroule actuellement à Conakry et qui a révélé une justice incompétente et des accusations invraisemblables contre les personnes citées.

Benny Steinmetz, âgé de 53 ans, est un milliardaire qui a fait fortune dans le diamant est réputé pour son appétit des affaires dans les pays troubles à haut risque, tels que la RDC, Sierra Leone, la Guinée, le Kosovo, et la Birmanie.  De nationalité française et israélienne, Benny Steinmetz bénéficie de tous les droits et privilèges que l'État Français accorde à ses citoyens dans les affaires commerciales.   Il est appuyé par de puissants réseaux politico-militaires et affairistes en Israël, en Europe, et aux États-Unis.  Au Congo, Benny s'est associé à travers les sociétés Nikanor et Katanga Mining, à des personnages controversés tels que Dan Gertler et Georges Forest qui furent cités dans un rapport des Nations Unies sur le financement de la guerre civile et le bradage des ressources minière du pays.  C’est a la faveur de l’atmosphère de fin de règne du régime Conté 2006 que Benny se rend en Guinée pour rafler la moitié de la concession initiale de Rio de sur le Mont Simandou.  A la mort de Conté, Benny a été accusé d'avoir mis  Dadis en rapport avec Israël Ziv, patron de la société privée Global CST et ancien commandant des forces spéciales d’Israël. Benny Steimetz a catégoriquement nié ces accusation. Pour 10 millions de dollars, Dadis et Israël Ziv ont tout de même conclu un accord pour former sa garde prétorienne et sa milice ethnique à Kalia dans la région de Forécariah. Même après la répression sanglante du 28 Septembre 2009, il aura fallut lea forte pression des américains et des francais sur le gouvernement israélien et l’arrivée de Konaté après l'attentat sur Dadis par Toumba pour démanteler le dispositif de formation des milices.

Mark Malloch-Brown est un Sud Africain d'origine qui a eu une partie de son enfance en Rhodésie - Zimbabwé actuel - (une information qu'il cache sérieusement dans sa biographie officielle) et a occupé de hautes fonctions à la Banque mondiale, aux Nations Unies et au sein du gouvernement britannique. Il a fait l'objet de plusieurs critiques notamment d'avoir  logé dans un appartement de Soros à New-York alors qu'il était aux Nations Unies. Présentement il est membre du Comité Exécutif de l'ONG International Crisis Group et est dirigeant de la firme de relations publiques contre laquelle BSGR a porté plainte. Mark Malloch-Brown est aussi membre du Forum de Davos, une conférence à laquelle le président guinéen Alpha Condé a été invité deux années de suite depuis son arrivée au sommet de l'état Guinéen.

Georges Soros est un milliardaire qui a fait fortune dans la spéculation financière et soutien à travers son ONG «OSI - Open Society Institut» des mouvements de « changement de régime » dans plusieurs pays du monde. Son intérêt vers la Guinée est accru depuis l'arrivée d'Alpha Condé au pouvoir en Guinée. Soros avait promis lors de sa première visite en Guinée en 2011, d'aider les nouvelles autorités à résoudre le problème d'électrification de la capitale dans « six mois». Malgré le fait que la Banque Mondiale soit  l'institution spécialisée dans l'aide à la restructuration et semblait prête à assister le nouveau gouvernement civil, le président Alpha Condé aurait préféré contractéer au nom de la Guinée, un prêt auprès de Georges Soros à travers ses ONGs pour élaborer le premier code minier guinéen. Ce code minier eu plutot l'effet inverse de faire fuir plusieurs grand investisseurs miniers.

Enseignements à tirer pour la Guinée

Selon les observateurs dans ce combat de titans, la Guinée se doit de faire les constats suivants, prendre acte, et réajuster sa politique envers le secteur minier.

Échec de l’approche affairiste du Professeur et de son fils : au lieu de créer un environnement mutuellement gagnant pour son régime, les Guinéens, et les potentats qui le soutiennent, le Professeur a réussi à emmêler les pinceaux et à faire perdre tout le monde.  Pas d’affaires pour ses soutiens, pas de gros sous pour son parti, pas d’emploi ou d’espoir pour les guinéens.

Échec de l’aide intéressée de George Soros, Tony Blair et autres : la plus grande contribution supposée de ces grands noms est d’aider le Professeur à instaurer la bonne gouvernance du secteur minier.  Or c’est tout le contraire qui s’est produit : arrangements opaques, deals secrets, revue des contrats miniers influencée par des intérêts mafieux, code minier si mauvais qu’il a fallu faire une relecture et amender une quarantaine d’articles en mois de deux ans de rentrée en vigueur (du jamais vu!)

Gel du développement minier : Un proverbe africain dit : « quand deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui en souffre ».  Les gesticulations du gouvernement sur les retombées des amendements du Code minier sont utopiques.  Même avec un taux d’imposition deux fois inferieur au taux actuel, le climat des affaires est si pourri que les investisseurs sérieux ne mordront pas.   Il y a le climat social qu’il faut apaiser, mais il faudra aussi assainir la pagaille imposée au secteur minier autours de deux dernières années.  Pire, ce combat de titans sur le sol guinéen gèle de facto les investissements sur le Simandou.

En attendant il faut esperer que la bonne gouvernance et le developpement de l'agriculture et la petite et moyenne industrie consitueront une priorité du gouvernement d'Alpha Condé car les mines, il faut s'en méfier comme le disait le défunt président Guinéen Lansana Conté ...

 

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 16:22

ETATS GENERAUX DE L’OPPOSITION CAMEROUNAISE OU

L’APPEL À UNE PRISE DE CONSCIENCE DE LA DIASPORA.

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Il est devenu courant d’entendre les Camerounais dire que « l’opposition n’existe pas au Cameroun ».

         Ce ressentiment est la manifestation d’une expression du dépit qu’ils ressentent depuis 1992, lorsque convaincus d’avoir tout donné pour voir leur pays aboutir à une transition politique, ils observent en ces jours un retour au le parti unique et son régime totalitaire qui ne se donnent même plus la peine de dissimuler quoi que ce soit.

         Loin d’être apathique comme disent certains frères africains, la jeunesse camerounaise,  qui est la principale et unique victime du régime actuel, cautionne sans le savoir et sans le vouloir, le système en place qui ne se soucie que de l’avenir de ses éternels apparatchiks.

         C’est ainsi que forcé par la Communauté Internationale de mettre enfin en place les Institutions prévues par la Constitution de 1996, notre pays vient de vivre les premières élections en vue de la création d’un Sénat.

Pour ce à quoi cette institution servira le pays, il se profile à l’horizon qu’au moins c’est un bon garage pour tous ces anciens retraités du régime qui sont demeurés fidèles au RDPC et ceux des nombreux  hommes d’affaires, richissimes en herbes, en situation permanente d’un réceptacle immunitaire.

Il est de notoriété nationale que la longévité au pouvoir de M. Biya et de son régime n’est ni le résultat d’une prétendue dictature musclée, ni  celui d’une stratégie politique. On pourrait, sans risque de se tromper, l’attribuer, à phénomène hérité du régime d’Ahmadou Ahidjo qui a été revu et renforcé : l’usage du profond attachement à l’identité communautaire qui divise le peuple camerounais et l’empêche de devenir une véritable nation.

L’un des grands artisans de ce régime, feu Jean Fochivé, affirmait dans ses révélations publiées post-mortem : « Le processus de la conservation du pouvoir au Cameroun fut savamment étudié et instauré pour permettre au détenteur du pouvoir de la conserver aussi longtemps qu’il voudra… Ceci n’est pas l’œuvre du président Paul Biya qui s’est tout simplement exercé à en profiter. C’est un peu comme le Bunker dans lequel il s’est réfugié avec sa famille lors du coup d’État du 06 avril 1984 ; ce refuge, il en ignorait même l’existence jusqu’à mon coup de téléphone… ».

Ce qui, en d’autres termes, voudrait dire que le principal critère pouvant conduire à assujettissement d’un peuple est la bonne connaissance de son point faible qui, dans le cas du Cameroun, est la division tribale.

Plus loin, dans le même document, il déclare : « Le multipartisme ne sera jamais la garantit d’une avancée démocratique dans notre pays où tous les citoyens s’empresseront à adhérer à ceux des partis politiques dans lesquels ils reconnaitront leur identité régionale. Le phénomène John Fru Ndi et le SDF s’estompera progressivement lorsqu’arrivera le moment où la nouvelle génération des Camerounais comprendra que l’aptitude et le courage qu’à un homme à s’opposer au pouvoir en place, n’en font pas un homme politique pouvant conduire le pays vers le destin auquel elle aspire… ».

Si après deux décennies de multipartisme, le Président Paul Biya et le RDPC demeurent encore accrochés à ce pouvoir que rien ne semble pouvoir ébranler, c’est une performance qui découle plus de la parfaite connaissance des mentalités camerounaises  que de la force politique du régime.

L’étrange phénomène de retour au parti unique que certaines personnes affirment être le résultat d’un processus de paupérisation des populations n’aurait pas pris une telle dimension s’il s’était avéré que l’adhésion au RDPC est devenu la seule voie de survie pour tout citoyen camerounais désireux d’améliorer sa condition de vie. En réalité, à l’heure qu’il est,  le navire RDPC tangue si dangereusement qu’il affiche le trop plein et les divers résultats aux consultations populaires sont devenus tellement irréalistes que le président de la République lui-même en ressent un tel malaise qu’il s’abstient de se retrouver avec ses pairs à certaines occasions.

L’ère des 80 à 90 % des Pères-fondateurs de la Nation est révolue.  De tels résultats suscitent de la suspicion, même si au bout du compte, les observateurs internationaux, plus soucieux du déroulement pacifique d’une opération électorale dans les pays du tiers-monde, préfèrent fermer les yeux de peur de mettre le feu à une poudrière dont nul ne doute de l’existence.

 

À trop tirer sur la corde, elle a fini par se casser

 

Le très regretté Bob Marley chantait : “You can fool some people some time, but you can never fool all the people all the time”.

Dans sa profondeur, cette affirmation signifie queles plus sempiternelles des mensonges sont périssables”.

Les récentes sénatoriales nous auront au moins confirmés une chose dont nul ne pourra plus refuser l’évidence : il existe bel et bien un copinage entre le RDPC et le SDF, ou au moins, entre M. Paul Biya et M. Ni John Fru Ndi.

Depuis combien de temps dure-t-il ?

Si nous nous en référons aux multiples déboires de l’opposition camerounaise qui ont quelque fois frisé le ridicule, le flirt ne date pas d’hier. Et comme les Camerounais, malgré les apparences, ne sont pas tous des imbéciles, bon nombre en avait la certitude, surtout parmi ceux qui avait soutenu le chairman sans réserve depuis les débuts des années 90. Ce qui est déplorable dans leur attitude est le fait de l’avoir quitté sur la pointe des pieds pour aller s’enfermer dans des structures associatives, d’où, enclins à l’activisme et aux critiques acerbes, ils ont contribué à « diaboliser » l’ensemble de l’opposition camerounaise. Ces flèches qu’ils n’ont pas cessé de lancer aux partis d’opposition ont profondément contribué à la fragiliser pour laisser le terrain libre au RDPC.

Dans ces conditions, les autres leaders politiques, mêmes les plus aguerris, désireux d’émerger, étaient tous, par simple assimilation, taxés de corrompus au service du pouvoir. Une certaine presse, jadis dite de l’opposition, n’étant pas en reste, les Camerounais ont dû déserter les partis politiques à l’entière satisfaction du régime au pouvoir.

Ce qui est le résultat logique d’avoir voulu remplacer le parti unique par l’opinion unique incarnée par le seul SDF.

 

Aujourd’hui que les masques sont tombés, que va-t-il se passer ?  

 

Il se passe déjà que le RDPC et le SDF tentent de convaincre les Camerounais que leur unité qu’ils disent occasionnelle est circonstancielle et ne relève que des dispositions de la real politique.

Depuis le temps que les Camerounais dénoncent les pratiques du tribalismes et du népotisme devenues systématiques au Cameroun, fallait-il, en cherchant le prétexte pour donner des sénateurs au SDF pour reconnaître enfin que le tribalisme existe bel et bien dans notre pays et que Adamou Ndam Njoya et l’UDC en sont les instigateurs pour n’avoir pas « coopté » assez de Bamiléké sur leur unique liste  ?

Heureux sont qui s’efforceront à croire à un aussi grossier mensonge. La vérité sur cette mise en scène est que l’atmosphère d’incertitude qui se profile dans les prochains jours est en train de pousser MM Biya et Ni Fru Ndi à penser chacun à sa survie, si ce n’est politique, c’est la survie tout court.

Dans le climat qui s’annonce, si rien n’est fait, nous assisterons dans les jours à venir à un remake de la transition pacifique que le pays a connu en 1982 et qui n’a pas tarder à faire voir son inefficacité. Au pire, le Cameroun pourrait connaitre le sort de la Côte d’Ivoire après Félix Houphouët  Boigny, ce qui est plus probable.

 

La balle pourrait enfin être du côté de la diaspora camerounaise.

 

Longtemps disparate, elle s’est agitée sans jamais pouvoir coordonner ses forces pour s’impliquer efficacement dans la lutte pour la démocratie au Cameroun. Finalement, elle a apparu comme de minuscules groupes d’activistes désireux de pousser le Cameroun dans le tourbillon des guerres civiles qui ensanglantent bon nombres de pays d’Afrique subsaharienne. C’est incontestablement l’image que le pouvoir en place s’évertue à donner d’eux.

Peut-être à raison, puisqu’au Cameroun, la règlementation en vigueur n’ouvre la porte aux pratiques politiques qu’aux politiciens reconnus comme tels. Seuls les partis politiques légalisés et ses membres sont éligibles.

Même si une telle disposition pénalisent d’aucuns, elle s’explique simplement qu’il faut être affilié à une fédération nationale pour espérer pouvoir participer à une compétition sportive de haut niveau.

Ici apparaît donc la stérilité de ces actions qu’entreprennent ces groupuscules des personnes qui s’enferment au sein des associations en Occident et qui espèrent pouvoir changer les choses au Cameroun, alors qu’en réalité ceux qui les animent sont secrètement à la recherche de quelques strapontins dans le cercle devenu fermé des privilégiés d’aujourd’hui.

 

 La diaspora camerounaise, si elle avait la volonté, en a les moyens.

 

Certaines personnes issues de la diaspora camerounaise clament avoir les moyens pour mener à bout le combat pour l’alternance au Cameroun. Nantis de supers diplômes, ils prétendent, chacun, pouvoir devenir le messie du pays.

Pour commencer, si le développement du Cameroun ne dépendait que de ces gros diplômes, ce sera déjà un acquis, puisqu’au sein du RDPC foisonnent des grands diplômés sortis des meilleurs institutions occidentales.    

Pour ce qui est de l’argent que  l’on dit être le nerf de toutes les guerres, il ne saurait être l’essentiel pour la victoire. Si oui, le Paris-Saint- Germain n’aurait pas perdu le championnat  de la ligue 1, saison 2011-2012 au bénéfice de Montpellier ou se faire éliminer  en 2013 aux quart des finales de la Coupe de France par Évian Thonon Gaillard FC. L’argent est certes là, mais seules manquent l’expérience et la volonté malgré la pléiade des stars du football achetés à prix d’or.

De bonne guerre, le RDPC préfère façonner un adversaire à sa mesure. Un adversaire capable d’entraver toutes les velléités d’entente ses opposants. Un prétendu-parti-adversaire, chef de file de l’opposition, dont le leader fit preuve d’extrême en 2004 lors de l’opération en vue de la recherche d’un candidat unique pouvant aller contre M. Paul Biya.

La diaspora, si elle tient vraiment à promouvoir une opération pouvant aboutir à une vraie alternance au Cameroun,  doit se départir de tous les préjugés concernant les leaders d’opposition aguerris qui se battent désespérément au Cameroun contre un régime qui n’a d’autre projet que de s’éterniser au pouvoir.

Ni John Fru Ndi a fait son temps et ne pense même plus pouvoir jamais gouverner le Cameroun.

Il est donc temps que les Camerounais arrêtent de se bercer d’illusions et lui retirent ce chèque un blanc que le peuple lui avait remis depuis 1992 et qu’il utilise à sa guise sans jamais rendre de compte à qui que ce soit, ou au moins faire preuve d’humilité en expliquant la raison de ses multiples et éternels échecs.

Ceci est un appel à tous ceux qui aiment le Cameroun. Un appel à la réflexion individuelle qui, sans être un forum, pourrait se définir comme des États généraux de l’opposition Camerounaise.     

 

Par Paul Ayi

 

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 16:15

LES CAMEROUNAIS PEUVENT-ILS ETRE LIBERES PAR L’OCCIDENT ? 


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Non, évidemment. Mais plus sérieux, comment sinon ? Voilà la question. Cette semaine, le 10 avril 1948, des Camerounais – dont Ruben Um Nyobè – se réunissaient dans une gargote ‘Chez Sierra’ à New Bell, et formaient un parti politique – l’UPC – pour y répondre, justement. De ce cénacle original nous avons hérité la question de la libération du Cameroun, et l’histoire de notre pays nous montre leur réponse. Si cette question, élaborée par Um Nyobé dans ses nombreux écrits, mais surtout dans ceux sous maquis, est bel et bien l’âme immortelle du peuple camerounais, il demeure que soixante ans de tyrannie lui ont ajouté une autre : comment se séparer de Paul Biya et de son parti, le RDPC, ce qui veut dire : de l’UNC, de l’UC et de leur ancêtre commun, le parti du bien infâme Louis-Paul Aujoulat. Les Camerounais d’aujourd’hui se trouvent donc d’une certaine manière, confrontés deux fois à la question de leur libération. D’une part à la libération de la France, dans le sens tel que formulé par les upécistes ; et d’autres parts à la libération de la dictature qui sous de multiples caméléonages a pris notre pays en otage depuis 1956. Notre génération, confrontée à la question de sa libération de façon double donc, ne peut que difficilement savoir contre qui se battre au fond. Il est de ce point de vue plus simple de dire que la libération pour nous est jumelle. D’une part de l’Occident, et d’autre part du tyran. L’action politique qui aurait pour but le changement, posera donc nécessairement deux questions : d’une part la question de la souveraineté externe, et d’autre part celle de la souveraineté interne.

   Si les deux souverainetés sont séparées ici de manière formelle, elles le sont moins dans l’histoire. Ainsi une lecture upéciste, héritage de la lutte pour l’indépendance qui nous a donné un génocide en héritage, verrait dans la tyrannie qui nous étrangle une ex-croissance de l’Occident – et personne de bon sens ne pourra jamais contredire telle lecture. Dans les textes fondateurs de cette lecture, les Ecrits sous maquis d’Um Nyobé, les hommes de paille qui auront fait main basse sur l’indépendance sont désignés par les multiples noms qu’ils méritent, et aucun d’eux n’est de sympathie. Vu sous ce diapason, le vocabulaire historique qui désignerait Paul Biya est fixé, lui qui est un rejeton d’Ahmadou Ahidjo dont il fut d’ailleurs l’héritier, et d’Aujoulat dont il fut un disciple : un ‘laquais’ de l’Occident. Le président Camerounais n’a d’ailleurs rien fait pour contredire cette image, ‘meilleur élève de la France’, tel qu’il se présenta jadis. Ce paradigme veut, et cela se lit ici et là, que l’Occident, et surtout la France, si elle lui tournait le dos, le verrait tomber comme une mangue pourrie. Les inquiétudes et courbatures du RDPC devant le président français sont liées elle aussi à cette peur véritable du ‘lâchage’. Et les idéologues camerounais deviennent des lecteurs de ‘signes qui ne trompent pas’, d’une ‘fin de règne’. Une France socialiste qui ne regarde plus que ses intérêts, comme le clame si haut François Hollande, serait la véritable fin de parcours pour le tyran – et à côté de nous, François Bozizé est bien tombé sans que Paris ne prenne le téléphone, à ce que les journaux nous disent. Le rapprochement avec la Chine, vu sous cet angle, ne devient qu’une forme de chantage du tyran qui sait au fond que jamais la Chine ne mobiliserait ses soldats pour le sauver.

   La théorie du lâchage de la France fait face à celle de la servitude volontaire des Camerounais. Cette dernière, fille de la souveraineté interne, est d’autant plus ancrée que notre pays n’a jamais eu des élections respectables : les plus importantes ont eu lieu à l’exclusion des partis représentatifs, sinon leurs résultats ont été simplement fraudés. La continuité de la tyrannie qui se cache sous des oripeaux légaux s’invente de plusieurs manières des substituts de légitimité, à défaut de trouver celle-ci dans la souveraineté qui réside dans le peuple. S’il n’y a pas d’Etat sans appareil, il n’y a pas non plus de tyrannie qui dure sans se fabriquer une racine dans le peuple. Le vote par corruption, par assentiment passif ou alors par pur cynisme, voilà la cheville ouvrière de la théorie de la servitude volontaire. La tradition est la forme d’expression de cette manière de voir qui chez nous a trouvé ses exégètes parmi les plus radicaux aussi. La formule la plus populaire de ce cynisme, quand devenue théorie, parle d’‘ensauvagement’ des Camerounais. Ainsi donc il suffirait de lire les textes les plus sophistiqués d’un Achille Mbembe, De la Postcolonie, pour y découvrir la vision de ‘l’hallucination’ comme étant la forme achevée de cette relation intime qui lie le peuple camerounais somnambulique au tyran – celui-ci devenant d’ailleurs ‘Popol’, comme pour le rendre encore plus proche de chacun. ‘Les Camerounais ont été ensorcelés’, pourrait-on dire beaucoup plus platement ici, pour au fond décrire cette manière d’analyser qui veut voir dans la servitude actuelle de notre peuple une fatalité politique et même au final, un choix personnel de chacun. Le désespoir des gens de bien a plusieurs voix, et celle-ci en est une des plus vocales. Ses métaphores se multiplient dans les journaux, dans les interrogations, les cris de peine, mais son visage le plus distinct, c’est l’auto-flagellation.

   Et pourtant le Camerounais d’aujourd’hui quand confronté à la question de sa libération, se trouve fondamentalement devant deux choix, l’un inachevé parce que ‘âme immortelle du peuple camerounais’, et l’autre devenant seconde nature parce qu’évidence de la tyrannie. Jamais souveraineté externe et souveraineté interne ne se sont autant opposés pour affaiblir un peuple que le nôtre aujourd’hui ! C’est que le Camerounais d’aujourd’hui, quand il veut le changement, se trouve placé devant deux fronts de plus en plus distincts, et parce que son ennemi est double, sa force s’en trouve affaiblie. La duplicité de cette bataille camerounaise, c’est l’histoire récente des forces du changement dans notre pays : l’ampleur de l’engagement camerounais dans la crise ivoirienne, au moment même où le tyran préparait un coup d’Etat constitutionnel dans notre pays, est épique de ce point de vue et fait encore sourire de nombreuses personnes en Côte d’ivoire, ce pays qui en est tout de même à son cinquième président, et qui a pu liquider l’héritage du PDCI, l’ancien parti unique, quand notre pays en est encore au RDPC dominant ! Le double front n’est pas que théorie : il est tactique. Et ici il a le visage de la question anglophone qui demeure le moteur du changement politique dans notre pays, depuis 1990 – après tout, depuis lors c’est dans l’embrion de cette question devenue révolutionnaire, que tous les mouvements sociaux ont pris de l’ampleur chez nous, à commencer par la revendication démocratique en 1990, et c’est dans son ombre encore que les appels régionalistes sont les plus stridents, au sein du SCNC. Il n’est pas jusqu’à ces soubresauts de février 2008 qui n’aient pris leur départ à Buea ! Le BIR, comme on sait, a été constitué avant tout pour pacifier la zone anglophone, à partir du noyau conflictuel de Bakassi, et ce avant de devenir la milice tribale qui gangrène l’armée nationale. C’est qu’il est une évidence : l’armée nationale camerounaise, affaiblie de l’intérieur par le BIR, la milice présidentielle, comme le sont toutes les armées africaines d’ailleurs, ne peut pas être le moteur du changement de pouvoir au Cameroun.

   La locomotive du changement chez nous – la question anglophone – sera cependant déraillée en 1992 par la décision de la France mitterrandienne de préserver son pré-carré francophone, elle qui bien belliqueuse quand il le faut, sera allée jusqu’à armer un pouvoir génocidaire au Rwanda, pour empêcher que ce pays ne deviennent anglophone. Au Cameroun, profitant de la campagne de boycott des produits français, il aura suffi de retourner le support trop visible de l’ambassadrice des Etats-Unis contre le leader du SDF, pour que la cause soit entendue, scenario qui s’est répété devant nous en république centrafricaine où le support sud-africain n’aura été que la damnation d’un pouvoir condamné au demeurant, tout comme en Côte d’ivoire d’ailleurs. Les errements de Mbeki et Zuma en Afrique francophone ne sont épiques que dans la mesure où partout ils rencontrent la France et ses intérêts. Depuis la transformation jacobine de notre pays par décret présidentiel en 1984, le pôle du changement se trouve chez nous en zone anglophone. Sa capitale c’est alternativement Bamenda ou Buéa. Si le coup manqué du 6 avril 1984 c’était une tentative de résurrection du passé, les étudiants de l’université de Buéa ne comptent plus les morts qu’ils ont donné eux, à la naissance du futur, tandis que seul Bamenda a l’immense honneur d’avoir en son sein une dizaine de personnalités politiques nationales : Achidi Achu, John Fru Ndi, Kah Walla, sans parler d’Atanga Ndi, qui tous habitent à quelques lieux l’un de l’autre, et vivent dans une intimité politique extraordinaire au chevet de ce puits volcanique en attente – pour l’amadouer. Il n’est pas de coïncidence dans cette sollicitude que n’ont, ni les populations de Garoua qui pourtant a donné à notre pays son premier président et est le fief de Marafa, ni celles d’Edéa qui aura pourtant été le fief de l’UPC, ni d’ailleurs de Foumban qui nous réveille de temps en temps avec ses querelles intestines. Jamais ne s’est aussi clairement montré devant tous où se trouve le cœur pulsif du changement dans notre pays. Et c’est bien à Bamenda que le RDPC aura lancé ses activités en 1985 !

   Pour les forces du changement, la lecture de la carte politique du Cameroun doit être tactique. Elle le sera lorsque celles-ci se rendront compte que si le tribalisme le cheval de bataille véritable de l’Etat tribal, c’est le régionalisme qui est celui du changement. Le piétinement politique chez nous vient du fait que le moteur du changement, l’idée porteuse du mouvement de revendication de souveraineté interne, la question anglophone, met l’opposition historiquement en plein devant la question de la souveraineté externe, qui elle, devient ipso facto une opposition à la France. Voilà bien la contradiction historique qui nous maintient entre les mains d’une tyrannie qui dure encore, comme la chèvre qui meurt d’équilibre entre le choux et la carotte. Dans un cycle abyssal d’auto-destruction, souveraineté interne et externe s’opposent ainsi, rendant immobile le train de notre histoire. Et ici l’histoire récente est meilleure école, car voyons donc : si notre pays est encadré de bases militaires françaises au Tchad, en RCA, au Gabon et au Congo, c’est bien la frontière nigériane qui lui donne une ouverture sur un espace que la France ne maitrise pas, espace qui couvre toute la longueur du Cameroun dans son flanc ouest sur l’ailleurs. Le Nigeria réunit en effet tout ce qui par opposition banale, est constitutif de ce qu’est devenu la république du Cameroun – il est anglophone, fédéraliste, géant, dominateur, et hégémonique parce que carrefour de circulation dans le Golfe de Guinée des personnes et de biens. Qui plus est, il a en son sein la capitale islamique centenaire qu’est Kano. Idéologiquement parlant, le Nigeria est le ying, du yang camerounais. Le maintien de notre pays dans le giron français qui est d’invention gaulliste – et la dictature de Biya en est l’ex-croissance – a fait sien le paradigme de la constitution française aux antipodes de l’anglais. Si en 1940, c’est du Ghana et du Nigeria que Leclerc et de Gaulle trouveront les bases pour faire tomber le pouvoir de Yaoundé en y faisant le seul coup d’Etat réussi de toute l’histoire de notre pays, l’entente cordiale de tout pouvoir à Yaoundé avec le Nigeria est la base de la continuité de la tyrannie dans notre pays. Et cette entente a trouvé même dans les moments les plus mouvementés, comme lors de la guerre du Biafra ou de la dictature de Sani Abacha, une continuité politique plutôt surprenante.

   Des leaders de l’opposition camerounaise, un seul, Bello Bouba Maigari, a passé des années d’exil au Nigeria. En d’autres termes, quand se pose la question du changement dans notre pays, chacun devrait se demander : lequel de ces leaders du changement a une base au Nigeria ? C’est que le Nigeria est pour notre pays, ce que le Soudan aura été pour Idriss Deby, le Burkina Faso pour Ouattara, l’Ouganda pour Kagame, et les turpitudes du 'trio de Kumba' nous disent bien cette histoire. C’est l’arrière du changement – de tout changement véritable. Fuir cette arrière a un prix, c’est la tyrannie que nous vivons depuis soixante ans. Les mouvements sociaux, politiques et administratifs, ne sont que des manifestations épisodiques de dynamiques des forces qui elles, ont la dimension de loi intangible de physique. L’histoire de notre pays est en transition, parce que la république du Cameroun est tirée par deux pôles qui sont également deux manières de définir la scène publique – et donc, de concevoir l’organisation du vécu collectif. C’est pôles sont la France d’une part, et le Nigeria de l’autre. Ils sont, la souveraineté externe d’une part, et la souveraineté interne d’autre part. Au centre de ces deux pôles se trouve l’équilibre politique dont le visage chez nous c’est la continuité tyrannique. Le nadir. Si la question de la libération d’un pays demeure une idée tant que ce pays vit sous l’oppression, l’idée de libération, elle, se manifeste comme vécu le jour où un politique fait sienne la tactique porteuse de mouvement historique. Pour ce qui est de notre pays, ce politique vit encore en incubation intellectuelle. Son lieu de prise de parole est là, cependant, inoccupé depuis septembre 1940. C’est l’estrade du bâtiment de la Poste centrale, qui ouvre sur le rond-point d’Ongola, au cœur de Yaoundé, un nœud reliant plusieurs routes, celles de Messa, du Marché central, de Mvog-Ada, Mvog Mbi, Atemengué, et en fait une arène historique s’il en est. Parce que toute attente fabrique l’impatience ou l’ennui, le peuple camerounais, dans l’attente d’un changement de la relation de force entre les deux pôles antagonistes de notre histoire, s’étend en ratiocinations. Mais notre place Tahrir, elle, est bien là, prête. Il lui manque juste notre héros.

Par Patrice Nganang.

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine