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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 15:23

Géopolitique des ressources - pillage colonial de l' Afrique : Simandou .

Simandou2_rdax.jpg

Les mediats Français restent curieusement discrets sur la bataille autour du gisement de minerai de fer de Simandou en Guinée . Et pour cause , les personnes impliquées constituent un véritable inventaire à la Prévert : Soros , Benny Steinmetz un milliardaire Franco-Israélien proche du gouvernement Français et " protégé " par la diplomatie impérialiste Française  , un ancien conseiller Rhodéso-Africain du gouvernement Britannique et de la Banque Mondiale , ......La justice Etasunienne , cad en fait le gouvernement Etasunien , vient de mettre son nez dans le dossier en arrêtant Frédéric Cilins, un employé de nationalité française de la compagnie BSGR . Il a été arrêté  dimanche en Floride pour obstruction à la justice dans une enquête sur des pots de vin et du blanchiment d'argent en Guinée, a annoncé lundi le procureur fédéral de Manhattan. [ lien ]  Pour une fois qu'elle fait son travail , je ne peux que la féliciter ! Le site Guinéenews a résumé l'affaire ! [ lien ]

Cette affaire résume la nouvelle politique des puissances occidentales en Afrique qui ne se feront pas de cadeaux entre-elles pour le contrôle des ressources Africaines . Si l'Occident semble uni contre les BRICS - Ici le Brésil - il n'en reste pas moins que France , Angleterre et USA ne semblent pas prêts à s'entendre pour partager les dépouilles et le destin de Fréderic Cilins montre que malgré tout son " expérience de l' Afrique " , la France va être le dindon de la farce dans ses aventures impérialistes !

Le dossier du plus grand gisement de fer non exploité du monde - situé en Guinée - continue à faire les manchettes des journaux anglosaxons. Benny Steinmetz, le milliardaire franco-israélien propriétaire de BSGR a porté plainte pour diffamation devant une Cour de Justice de Londres, en Angleterre contre le baron Mark Malloch-Brown (sur la photo tirée du site web de sa firme), un proche de Georges Soros, le conseiller attitré du président guinéen Alpha Condé.

Selon la plainte - dont Guinéenews.org a lu la copie - la compagnie BSGR de Benny Steinmetz a embauché en mai 2009 la firme de relations publiques FTI Consulting pour faire sa promotion dans le dossier de Simandou dont la Guinée avait accordé une concession de la moitié nord reprise des mains de Rio Tinto. Après avoir cherché sans succès un financement pour exploiter le gisement, BSGR a vendu en Avril 2010 pour 2.5 milliards dont 500 millions cash 51 pour cent du projet au géant minier brésilien Vale. Une entente fut négociée avec la junte militaire de l'époque pour évacuer le minerai vers le Libéria en échange de la réhabilitation du chemin de fer de Conakry-Kankan pour un coût de 1 milliard de dollars.

Puis en décembre 2010, Alpha Condé vint au pouvoir en Guinée et l'année suivante l'entente citée plus haut est rescindée- le nouveau président Guinéen exigeant la revue de tous les contrats miniers, ordonna l'arrêt des travaux de réfection du chemin de fer inauguré en fanfare par l'ancien président brésilien Lula. Parallèlement Georges Soros, le milliardaire hongro-américain devient le conseiller d'Alpha Condé et met à sa disposition des «conseillers» pour l'assister dans les négociations avec les miniers.

En avril 2011, BSGR et FTI renouvellent leur contrat de Relations Publique pour entre autre «sauvegarder la réputation de BSGR dans le projet de Simandou». Il y a moins de 6 mois en novembre 2012, FTI annula tout d'un coup son engagement de représentation de BSGR. En même temps la presse spécialisée faisait état d'accusations selon lesquelles que BSGR aurait obtenu sa concession par voie de corruption d'une des femmes de l'ex président guinéen Lansana Conté.

BSGR accuse FTI d'avoir fait double jeu car selon elle un des dirigeants de la firme de relations publique, Mark Malloch-Brown, un ancien ministre britannique sous Gordon Brown le successeur de Tony Blair - un autre «conseiller en bonne gouvernance» d'Alpha Condé avait un conflit d'intérêt évident en ce sens qu'il entretenait des «relations étroites» avec Georges Soros et ses ONGs qui opéraient en Guinée et qui ont financé la révision des contrats miniers. Steinmetz accuse Malloch-Brown d'avoir fait pression sur FTI de se retirer du contrat afin que Soros puisse atteindre son objectif de faire déposseder Steinmetz de Simandou. Malloch-Brown est aussi accusé d'avoir organisé des fuites de dossiers confidentiels et finalement d'avoir favorisé une campagne de diffamation en insinuant que Benny Steinmetz serait à l'origine d'un attentat contre la résidence du président Guinéen. Attentat dont le procès se déroule actuellement à Conakry et qui a révélé une justice incompétente et des accusations invraisemblables contre les personnes citées.

Benny Steinmetz, âgé de 53 ans, est un milliardaire qui a fait fortune dans le diamant est réputé pour son appétit des affaires dans les pays troubles à haut risque, tels que la RDC, Sierra Leone, la Guinée, le Kosovo, et la Birmanie.  De nationalité française et israélienne, Benny Steinmetz bénéficie de tous les droits et privilèges que l'État Français accorde à ses citoyens dans les affaires commerciales.   Il est appuyé par de puissants réseaux politico-militaires et affairistes en Israël, en Europe, et aux États-Unis.  Au Congo, Benny s'est associé à travers les sociétés Nikanor et Katanga Mining, à des personnages controversés tels que Dan Gertler et Georges Forest qui furent cités dans un rapport des Nations Unies sur le financement de la guerre civile et le bradage des ressources minière du pays.  C’est a la faveur de l’atmosphère de fin de règne du régime Conté 2006 que Benny se rend en Guinée pour rafler la moitié de la concession initiale de Rio de sur le Mont Simandou.  A la mort de Conté, Benny a été accusé d'avoir mis  Dadis en rapport avec Israël Ziv, patron de la société privée Global CST et ancien commandant des forces spéciales d’Israël. Benny Steimetz a catégoriquement nié ces accusation. Pour 10 millions de dollars, Dadis et Israël Ziv ont tout de même conclu un accord pour former sa garde prétorienne et sa milice ethnique à Kalia dans la région de Forécariah. Même après la répression sanglante du 28 Septembre 2009, il aura fallut lea forte pression des américains et des francais sur le gouvernement israélien et l’arrivée de Konaté après l'attentat sur Dadis par Toumba pour démanteler le dispositif de formation des milices.

Mark Malloch-Brown est un Sud Africain d'origine qui a eu une partie de son enfance en Rhodésie - Zimbabwé actuel - (une information qu'il cache sérieusement dans sa biographie officielle) et a occupé de hautes fonctions à la Banque mondiale, aux Nations Unies et au sein du gouvernement britannique. Il a fait l'objet de plusieurs critiques notamment d'avoir  logé dans un appartement de Soros à New-York alors qu'il était aux Nations Unies. Présentement il est membre du Comité Exécutif de l'ONG International Crisis Group et est dirigeant de la firme de relations publiques contre laquelle BSGR a porté plainte. Mark Malloch-Brown est aussi membre du Forum de Davos, une conférence à laquelle le président guinéen Alpha Condé a été invité deux années de suite depuis son arrivée au sommet de l'état Guinéen.

Georges Soros est un milliardaire qui a fait fortune dans la spéculation financière et soutien à travers son ONG «OSI - Open Society Institut» des mouvements de « changement de régime » dans plusieurs pays du monde. Son intérêt vers la Guinée est accru depuis l'arrivée d'Alpha Condé au pouvoir en Guinée. Soros avait promis lors de sa première visite en Guinée en 2011, d'aider les nouvelles autorités à résoudre le problème d'électrification de la capitale dans « six mois». Malgré le fait que la Banque Mondiale soit  l'institution spécialisée dans l'aide à la restructuration et semblait prête à assister le nouveau gouvernement civil, le président Alpha Condé aurait préféré contractéer au nom de la Guinée, un prêt auprès de Georges Soros à travers ses ONGs pour élaborer le premier code minier guinéen. Ce code minier eu plutot l'effet inverse de faire fuir plusieurs grand investisseurs miniers.

Enseignements à tirer pour la Guinée

Selon les observateurs dans ce combat de titans, la Guinée se doit de faire les constats suivants, prendre acte, et réajuster sa politique envers le secteur minier.

Échec de l’approche affairiste du Professeur et de son fils : au lieu de créer un environnement mutuellement gagnant pour son régime, les Guinéens, et les potentats qui le soutiennent, le Professeur a réussi à emmêler les pinceaux et à faire perdre tout le monde.  Pas d’affaires pour ses soutiens, pas de gros sous pour son parti, pas d’emploi ou d’espoir pour les guinéens.

Échec de l’aide intéressée de George Soros, Tony Blair et autres : la plus grande contribution supposée de ces grands noms est d’aider le Professeur à instaurer la bonne gouvernance du secteur minier.  Or c’est tout le contraire qui s’est produit : arrangements opaques, deals secrets, revue des contrats miniers influencée par des intérêts mafieux, code minier si mauvais qu’il a fallu faire une relecture et amender une quarantaine d’articles en mois de deux ans de rentrée en vigueur (du jamais vu!)

Gel du développement minier : Un proverbe africain dit : « quand deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui en souffre ».  Les gesticulations du gouvernement sur les retombées des amendements du Code minier sont utopiques.  Même avec un taux d’imposition deux fois inferieur au taux actuel, le climat des affaires est si pourri que les investisseurs sérieux ne mordront pas.   Il y a le climat social qu’il faut apaiser, mais il faudra aussi assainir la pagaille imposée au secteur minier autours de deux dernières années.  Pire, ce combat de titans sur le sol guinéen gèle de facto les investissements sur le Simandou.

En attendant il faut esperer que la bonne gouvernance et le developpement de l'agriculture et la petite et moyenne industrie consitueront une priorité du gouvernement d'Alpha Condé car les mines, il faut s'en méfier comme le disait le défunt président Guinéen Lansana Conté ...

 

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 16:22

ETATS GENERAUX DE L’OPPOSITION CAMEROUNAISE OU

L’APPEL À UNE PRISE DE CONSCIENCE DE LA DIASPORA.

diaspora-Kamer.jpg

 

Il est devenu courant d’entendre les Camerounais dire que « l’opposition n’existe pas au Cameroun ».

         Ce ressentiment est la manifestation d’une expression du dépit qu’ils ressentent depuis 1992, lorsque convaincus d’avoir tout donné pour voir leur pays aboutir à une transition politique, ils observent en ces jours un retour au le parti unique et son régime totalitaire qui ne se donnent même plus la peine de dissimuler quoi que ce soit.

         Loin d’être apathique comme disent certains frères africains, la jeunesse camerounaise,  qui est la principale et unique victime du régime actuel, cautionne sans le savoir et sans le vouloir, le système en place qui ne se soucie que de l’avenir de ses éternels apparatchiks.

         C’est ainsi que forcé par la Communauté Internationale de mettre enfin en place les Institutions prévues par la Constitution de 1996, notre pays vient de vivre les premières élections en vue de la création d’un Sénat.

Pour ce à quoi cette institution servira le pays, il se profile à l’horizon qu’au moins c’est un bon garage pour tous ces anciens retraités du régime qui sont demeurés fidèles au RDPC et ceux des nombreux  hommes d’affaires, richissimes en herbes, en situation permanente d’un réceptacle immunitaire.

Il est de notoriété nationale que la longévité au pouvoir de M. Biya et de son régime n’est ni le résultat d’une prétendue dictature musclée, ni  celui d’une stratégie politique. On pourrait, sans risque de se tromper, l’attribuer, à phénomène hérité du régime d’Ahmadou Ahidjo qui a été revu et renforcé : l’usage du profond attachement à l’identité communautaire qui divise le peuple camerounais et l’empêche de devenir une véritable nation.

L’un des grands artisans de ce régime, feu Jean Fochivé, affirmait dans ses révélations publiées post-mortem : « Le processus de la conservation du pouvoir au Cameroun fut savamment étudié et instauré pour permettre au détenteur du pouvoir de la conserver aussi longtemps qu’il voudra… Ceci n’est pas l’œuvre du président Paul Biya qui s’est tout simplement exercé à en profiter. C’est un peu comme le Bunker dans lequel il s’est réfugié avec sa famille lors du coup d’État du 06 avril 1984 ; ce refuge, il en ignorait même l’existence jusqu’à mon coup de téléphone… ».

Ce qui, en d’autres termes, voudrait dire que le principal critère pouvant conduire à assujettissement d’un peuple est la bonne connaissance de son point faible qui, dans le cas du Cameroun, est la division tribale.

Plus loin, dans le même document, il déclare : « Le multipartisme ne sera jamais la garantit d’une avancée démocratique dans notre pays où tous les citoyens s’empresseront à adhérer à ceux des partis politiques dans lesquels ils reconnaitront leur identité régionale. Le phénomène John Fru Ndi et le SDF s’estompera progressivement lorsqu’arrivera le moment où la nouvelle génération des Camerounais comprendra que l’aptitude et le courage qu’à un homme à s’opposer au pouvoir en place, n’en font pas un homme politique pouvant conduire le pays vers le destin auquel elle aspire… ».

Si après deux décennies de multipartisme, le Président Paul Biya et le RDPC demeurent encore accrochés à ce pouvoir que rien ne semble pouvoir ébranler, c’est une performance qui découle plus de la parfaite connaissance des mentalités camerounaises  que de la force politique du régime.

L’étrange phénomène de retour au parti unique que certaines personnes affirment être le résultat d’un processus de paupérisation des populations n’aurait pas pris une telle dimension s’il s’était avéré que l’adhésion au RDPC est devenu la seule voie de survie pour tout citoyen camerounais désireux d’améliorer sa condition de vie. En réalité, à l’heure qu’il est,  le navire RDPC tangue si dangereusement qu’il affiche le trop plein et les divers résultats aux consultations populaires sont devenus tellement irréalistes que le président de la République lui-même en ressent un tel malaise qu’il s’abstient de se retrouver avec ses pairs à certaines occasions.

L’ère des 80 à 90 % des Pères-fondateurs de la Nation est révolue.  De tels résultats suscitent de la suspicion, même si au bout du compte, les observateurs internationaux, plus soucieux du déroulement pacifique d’une opération électorale dans les pays du tiers-monde, préfèrent fermer les yeux de peur de mettre le feu à une poudrière dont nul ne doute de l’existence.

 

À trop tirer sur la corde, elle a fini par se casser

 

Le très regretté Bob Marley chantait : “You can fool some people some time, but you can never fool all the people all the time”.

Dans sa profondeur, cette affirmation signifie queles plus sempiternelles des mensonges sont périssables”.

Les récentes sénatoriales nous auront au moins confirmés une chose dont nul ne pourra plus refuser l’évidence : il existe bel et bien un copinage entre le RDPC et le SDF, ou au moins, entre M. Paul Biya et M. Ni John Fru Ndi.

Depuis combien de temps dure-t-il ?

Si nous nous en référons aux multiples déboires de l’opposition camerounaise qui ont quelque fois frisé le ridicule, le flirt ne date pas d’hier. Et comme les Camerounais, malgré les apparences, ne sont pas tous des imbéciles, bon nombre en avait la certitude, surtout parmi ceux qui avait soutenu le chairman sans réserve depuis les débuts des années 90. Ce qui est déplorable dans leur attitude est le fait de l’avoir quitté sur la pointe des pieds pour aller s’enfermer dans des structures associatives, d’où, enclins à l’activisme et aux critiques acerbes, ils ont contribué à « diaboliser » l’ensemble de l’opposition camerounaise. Ces flèches qu’ils n’ont pas cessé de lancer aux partis d’opposition ont profondément contribué à la fragiliser pour laisser le terrain libre au RDPC.

Dans ces conditions, les autres leaders politiques, mêmes les plus aguerris, désireux d’émerger, étaient tous, par simple assimilation, taxés de corrompus au service du pouvoir. Une certaine presse, jadis dite de l’opposition, n’étant pas en reste, les Camerounais ont dû déserter les partis politiques à l’entière satisfaction du régime au pouvoir.

Ce qui est le résultat logique d’avoir voulu remplacer le parti unique par l’opinion unique incarnée par le seul SDF.

 

Aujourd’hui que les masques sont tombés, que va-t-il se passer ?  

 

Il se passe déjà que le RDPC et le SDF tentent de convaincre les Camerounais que leur unité qu’ils disent occasionnelle est circonstancielle et ne relève que des dispositions de la real politique.

Depuis le temps que les Camerounais dénoncent les pratiques du tribalismes et du népotisme devenues systématiques au Cameroun, fallait-il, en cherchant le prétexte pour donner des sénateurs au SDF pour reconnaître enfin que le tribalisme existe bel et bien dans notre pays et que Adamou Ndam Njoya et l’UDC en sont les instigateurs pour n’avoir pas « coopté » assez de Bamiléké sur leur unique liste  ?

Heureux sont qui s’efforceront à croire à un aussi grossier mensonge. La vérité sur cette mise en scène est que l’atmosphère d’incertitude qui se profile dans les prochains jours est en train de pousser MM Biya et Ni Fru Ndi à penser chacun à sa survie, si ce n’est politique, c’est la survie tout court.

Dans le climat qui s’annonce, si rien n’est fait, nous assisterons dans les jours à venir à un remake de la transition pacifique que le pays a connu en 1982 et qui n’a pas tarder à faire voir son inefficacité. Au pire, le Cameroun pourrait connaitre le sort de la Côte d’Ivoire après Félix Houphouët  Boigny, ce qui est plus probable.

 

La balle pourrait enfin être du côté de la diaspora camerounaise.

 

Longtemps disparate, elle s’est agitée sans jamais pouvoir coordonner ses forces pour s’impliquer efficacement dans la lutte pour la démocratie au Cameroun. Finalement, elle a apparu comme de minuscules groupes d’activistes désireux de pousser le Cameroun dans le tourbillon des guerres civiles qui ensanglantent bon nombres de pays d’Afrique subsaharienne. C’est incontestablement l’image que le pouvoir en place s’évertue à donner d’eux.

Peut-être à raison, puisqu’au Cameroun, la règlementation en vigueur n’ouvre la porte aux pratiques politiques qu’aux politiciens reconnus comme tels. Seuls les partis politiques légalisés et ses membres sont éligibles.

Même si une telle disposition pénalisent d’aucuns, elle s’explique simplement qu’il faut être affilié à une fédération nationale pour espérer pouvoir participer à une compétition sportive de haut niveau.

Ici apparaît donc la stérilité de ces actions qu’entreprennent ces groupuscules des personnes qui s’enferment au sein des associations en Occident et qui espèrent pouvoir changer les choses au Cameroun, alors qu’en réalité ceux qui les animent sont secrètement à la recherche de quelques strapontins dans le cercle devenu fermé des privilégiés d’aujourd’hui.

 

 La diaspora camerounaise, si elle avait la volonté, en a les moyens.

 

Certaines personnes issues de la diaspora camerounaise clament avoir les moyens pour mener à bout le combat pour l’alternance au Cameroun. Nantis de supers diplômes, ils prétendent, chacun, pouvoir devenir le messie du pays.

Pour commencer, si le développement du Cameroun ne dépendait que de ces gros diplômes, ce sera déjà un acquis, puisqu’au sein du RDPC foisonnent des grands diplômés sortis des meilleurs institutions occidentales.    

Pour ce qui est de l’argent que  l’on dit être le nerf de toutes les guerres, il ne saurait être l’essentiel pour la victoire. Si oui, le Paris-Saint- Germain n’aurait pas perdu le championnat  de la ligue 1, saison 2011-2012 au bénéfice de Montpellier ou se faire éliminer  en 2013 aux quart des finales de la Coupe de France par Évian Thonon Gaillard FC. L’argent est certes là, mais seules manquent l’expérience et la volonté malgré la pléiade des stars du football achetés à prix d’or.

De bonne guerre, le RDPC préfère façonner un adversaire à sa mesure. Un adversaire capable d’entraver toutes les velléités d’entente ses opposants. Un prétendu-parti-adversaire, chef de file de l’opposition, dont le leader fit preuve d’extrême en 2004 lors de l’opération en vue de la recherche d’un candidat unique pouvant aller contre M. Paul Biya.

La diaspora, si elle tient vraiment à promouvoir une opération pouvant aboutir à une vraie alternance au Cameroun,  doit se départir de tous les préjugés concernant les leaders d’opposition aguerris qui se battent désespérément au Cameroun contre un régime qui n’a d’autre projet que de s’éterniser au pouvoir.

Ni John Fru Ndi a fait son temps et ne pense même plus pouvoir jamais gouverner le Cameroun.

Il est donc temps que les Camerounais arrêtent de se bercer d’illusions et lui retirent ce chèque un blanc que le peuple lui avait remis depuis 1992 et qu’il utilise à sa guise sans jamais rendre de compte à qui que ce soit, ou au moins faire preuve d’humilité en expliquant la raison de ses multiples et éternels échecs.

Ceci est un appel à tous ceux qui aiment le Cameroun. Un appel à la réflexion individuelle qui, sans être un forum, pourrait se définir comme des États généraux de l’opposition Camerounaise.     

 

Par Paul Ayi

 

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 16:15

LES CAMEROUNAIS PEUVENT-ILS ETRE LIBERES PAR L’OCCIDENT ? 


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Non, évidemment. Mais plus sérieux, comment sinon ? Voilà la question. Cette semaine, le 10 avril 1948, des Camerounais – dont Ruben Um Nyobè – se réunissaient dans une gargote ‘Chez Sierra’ à New Bell, et formaient un parti politique – l’UPC – pour y répondre, justement. De ce cénacle original nous avons hérité la question de la libération du Cameroun, et l’histoire de notre pays nous montre leur réponse. Si cette question, élaborée par Um Nyobé dans ses nombreux écrits, mais surtout dans ceux sous maquis, est bel et bien l’âme immortelle du peuple camerounais, il demeure que soixante ans de tyrannie lui ont ajouté une autre : comment se séparer de Paul Biya et de son parti, le RDPC, ce qui veut dire : de l’UNC, de l’UC et de leur ancêtre commun, le parti du bien infâme Louis-Paul Aujoulat. Les Camerounais d’aujourd’hui se trouvent donc d’une certaine manière, confrontés deux fois à la question de leur libération. D’une part à la libération de la France, dans le sens tel que formulé par les upécistes ; et d’autres parts à la libération de la dictature qui sous de multiples caméléonages a pris notre pays en otage depuis 1956. Notre génération, confrontée à la question de sa libération de façon double donc, ne peut que difficilement savoir contre qui se battre au fond. Il est de ce point de vue plus simple de dire que la libération pour nous est jumelle. D’une part de l’Occident, et d’autre part du tyran. L’action politique qui aurait pour but le changement, posera donc nécessairement deux questions : d’une part la question de la souveraineté externe, et d’autre part celle de la souveraineté interne.

   Si les deux souverainetés sont séparées ici de manière formelle, elles le sont moins dans l’histoire. Ainsi une lecture upéciste, héritage de la lutte pour l’indépendance qui nous a donné un génocide en héritage, verrait dans la tyrannie qui nous étrangle une ex-croissance de l’Occident – et personne de bon sens ne pourra jamais contredire telle lecture. Dans les textes fondateurs de cette lecture, les Ecrits sous maquis d’Um Nyobé, les hommes de paille qui auront fait main basse sur l’indépendance sont désignés par les multiples noms qu’ils méritent, et aucun d’eux n’est de sympathie. Vu sous ce diapason, le vocabulaire historique qui désignerait Paul Biya est fixé, lui qui est un rejeton d’Ahmadou Ahidjo dont il fut d’ailleurs l’héritier, et d’Aujoulat dont il fut un disciple : un ‘laquais’ de l’Occident. Le président Camerounais n’a d’ailleurs rien fait pour contredire cette image, ‘meilleur élève de la France’, tel qu’il se présenta jadis. Ce paradigme veut, et cela se lit ici et là, que l’Occident, et surtout la France, si elle lui tournait le dos, le verrait tomber comme une mangue pourrie. Les inquiétudes et courbatures du RDPC devant le président français sont liées elle aussi à cette peur véritable du ‘lâchage’. Et les idéologues camerounais deviennent des lecteurs de ‘signes qui ne trompent pas’, d’une ‘fin de règne’. Une France socialiste qui ne regarde plus que ses intérêts, comme le clame si haut François Hollande, serait la véritable fin de parcours pour le tyran – et à côté de nous, François Bozizé est bien tombé sans que Paris ne prenne le téléphone, à ce que les journaux nous disent. Le rapprochement avec la Chine, vu sous cet angle, ne devient qu’une forme de chantage du tyran qui sait au fond que jamais la Chine ne mobiliserait ses soldats pour le sauver.

   La théorie du lâchage de la France fait face à celle de la servitude volontaire des Camerounais. Cette dernière, fille de la souveraineté interne, est d’autant plus ancrée que notre pays n’a jamais eu des élections respectables : les plus importantes ont eu lieu à l’exclusion des partis représentatifs, sinon leurs résultats ont été simplement fraudés. La continuité de la tyrannie qui se cache sous des oripeaux légaux s’invente de plusieurs manières des substituts de légitimité, à défaut de trouver celle-ci dans la souveraineté qui réside dans le peuple. S’il n’y a pas d’Etat sans appareil, il n’y a pas non plus de tyrannie qui dure sans se fabriquer une racine dans le peuple. Le vote par corruption, par assentiment passif ou alors par pur cynisme, voilà la cheville ouvrière de la théorie de la servitude volontaire. La tradition est la forme d’expression de cette manière de voir qui chez nous a trouvé ses exégètes parmi les plus radicaux aussi. La formule la plus populaire de ce cynisme, quand devenue théorie, parle d’‘ensauvagement’ des Camerounais. Ainsi donc il suffirait de lire les textes les plus sophistiqués d’un Achille Mbembe, De la Postcolonie, pour y découvrir la vision de ‘l’hallucination’ comme étant la forme achevée de cette relation intime qui lie le peuple camerounais somnambulique au tyran – celui-ci devenant d’ailleurs ‘Popol’, comme pour le rendre encore plus proche de chacun. ‘Les Camerounais ont été ensorcelés’, pourrait-on dire beaucoup plus platement ici, pour au fond décrire cette manière d’analyser qui veut voir dans la servitude actuelle de notre peuple une fatalité politique et même au final, un choix personnel de chacun. Le désespoir des gens de bien a plusieurs voix, et celle-ci en est une des plus vocales. Ses métaphores se multiplient dans les journaux, dans les interrogations, les cris de peine, mais son visage le plus distinct, c’est l’auto-flagellation.

   Et pourtant le Camerounais d’aujourd’hui quand confronté à la question de sa libération, se trouve fondamentalement devant deux choix, l’un inachevé parce que ‘âme immortelle du peuple camerounais’, et l’autre devenant seconde nature parce qu’évidence de la tyrannie. Jamais souveraineté externe et souveraineté interne ne se sont autant opposés pour affaiblir un peuple que le nôtre aujourd’hui ! C’est que le Camerounais d’aujourd’hui, quand il veut le changement, se trouve placé devant deux fronts de plus en plus distincts, et parce que son ennemi est double, sa force s’en trouve affaiblie. La duplicité de cette bataille camerounaise, c’est l’histoire récente des forces du changement dans notre pays : l’ampleur de l’engagement camerounais dans la crise ivoirienne, au moment même où le tyran préparait un coup d’Etat constitutionnel dans notre pays, est épique de ce point de vue et fait encore sourire de nombreuses personnes en Côte d’ivoire, ce pays qui en est tout de même à son cinquième président, et qui a pu liquider l’héritage du PDCI, l’ancien parti unique, quand notre pays en est encore au RDPC dominant ! Le double front n’est pas que théorie : il est tactique. Et ici il a le visage de la question anglophone qui demeure le moteur du changement politique dans notre pays, depuis 1990 – après tout, depuis lors c’est dans l’embrion de cette question devenue révolutionnaire, que tous les mouvements sociaux ont pris de l’ampleur chez nous, à commencer par la revendication démocratique en 1990, et c’est dans son ombre encore que les appels régionalistes sont les plus stridents, au sein du SCNC. Il n’est pas jusqu’à ces soubresauts de février 2008 qui n’aient pris leur départ à Buea ! Le BIR, comme on sait, a été constitué avant tout pour pacifier la zone anglophone, à partir du noyau conflictuel de Bakassi, et ce avant de devenir la milice tribale qui gangrène l’armée nationale. C’est qu’il est une évidence : l’armée nationale camerounaise, affaiblie de l’intérieur par le BIR, la milice présidentielle, comme le sont toutes les armées africaines d’ailleurs, ne peut pas être le moteur du changement de pouvoir au Cameroun.

   La locomotive du changement chez nous – la question anglophone – sera cependant déraillée en 1992 par la décision de la France mitterrandienne de préserver son pré-carré francophone, elle qui bien belliqueuse quand il le faut, sera allée jusqu’à armer un pouvoir génocidaire au Rwanda, pour empêcher que ce pays ne deviennent anglophone. Au Cameroun, profitant de la campagne de boycott des produits français, il aura suffi de retourner le support trop visible de l’ambassadrice des Etats-Unis contre le leader du SDF, pour que la cause soit entendue, scenario qui s’est répété devant nous en république centrafricaine où le support sud-africain n’aura été que la damnation d’un pouvoir condamné au demeurant, tout comme en Côte d’ivoire d’ailleurs. Les errements de Mbeki et Zuma en Afrique francophone ne sont épiques que dans la mesure où partout ils rencontrent la France et ses intérêts. Depuis la transformation jacobine de notre pays par décret présidentiel en 1984, le pôle du changement se trouve chez nous en zone anglophone. Sa capitale c’est alternativement Bamenda ou Buéa. Si le coup manqué du 6 avril 1984 c’était une tentative de résurrection du passé, les étudiants de l’université de Buéa ne comptent plus les morts qu’ils ont donné eux, à la naissance du futur, tandis que seul Bamenda a l’immense honneur d’avoir en son sein une dizaine de personnalités politiques nationales : Achidi Achu, John Fru Ndi, Kah Walla, sans parler d’Atanga Ndi, qui tous habitent à quelques lieux l’un de l’autre, et vivent dans une intimité politique extraordinaire au chevet de ce puits volcanique en attente – pour l’amadouer. Il n’est pas de coïncidence dans cette sollicitude que n’ont, ni les populations de Garoua qui pourtant a donné à notre pays son premier président et est le fief de Marafa, ni celles d’Edéa qui aura pourtant été le fief de l’UPC, ni d’ailleurs de Foumban qui nous réveille de temps en temps avec ses querelles intestines. Jamais ne s’est aussi clairement montré devant tous où se trouve le cœur pulsif du changement dans notre pays. Et c’est bien à Bamenda que le RDPC aura lancé ses activités en 1985 !

   Pour les forces du changement, la lecture de la carte politique du Cameroun doit être tactique. Elle le sera lorsque celles-ci se rendront compte que si le tribalisme le cheval de bataille véritable de l’Etat tribal, c’est le régionalisme qui est celui du changement. Le piétinement politique chez nous vient du fait que le moteur du changement, l’idée porteuse du mouvement de revendication de souveraineté interne, la question anglophone, met l’opposition historiquement en plein devant la question de la souveraineté externe, qui elle, devient ipso facto une opposition à la France. Voilà bien la contradiction historique qui nous maintient entre les mains d’une tyrannie qui dure encore, comme la chèvre qui meurt d’équilibre entre le choux et la carotte. Dans un cycle abyssal d’auto-destruction, souveraineté interne et externe s’opposent ainsi, rendant immobile le train de notre histoire. Et ici l’histoire récente est meilleure école, car voyons donc : si notre pays est encadré de bases militaires françaises au Tchad, en RCA, au Gabon et au Congo, c’est bien la frontière nigériane qui lui donne une ouverture sur un espace que la France ne maitrise pas, espace qui couvre toute la longueur du Cameroun dans son flanc ouest sur l’ailleurs. Le Nigeria réunit en effet tout ce qui par opposition banale, est constitutif de ce qu’est devenu la république du Cameroun – il est anglophone, fédéraliste, géant, dominateur, et hégémonique parce que carrefour de circulation dans le Golfe de Guinée des personnes et de biens. Qui plus est, il a en son sein la capitale islamique centenaire qu’est Kano. Idéologiquement parlant, le Nigeria est le ying, du yang camerounais. Le maintien de notre pays dans le giron français qui est d’invention gaulliste – et la dictature de Biya en est l’ex-croissance – a fait sien le paradigme de la constitution française aux antipodes de l’anglais. Si en 1940, c’est du Ghana et du Nigeria que Leclerc et de Gaulle trouveront les bases pour faire tomber le pouvoir de Yaoundé en y faisant le seul coup d’Etat réussi de toute l’histoire de notre pays, l’entente cordiale de tout pouvoir à Yaoundé avec le Nigeria est la base de la continuité de la tyrannie dans notre pays. Et cette entente a trouvé même dans les moments les plus mouvementés, comme lors de la guerre du Biafra ou de la dictature de Sani Abacha, une continuité politique plutôt surprenante.

   Des leaders de l’opposition camerounaise, un seul, Bello Bouba Maigari, a passé des années d’exil au Nigeria. En d’autres termes, quand se pose la question du changement dans notre pays, chacun devrait se demander : lequel de ces leaders du changement a une base au Nigeria ? C’est que le Nigeria est pour notre pays, ce que le Soudan aura été pour Idriss Deby, le Burkina Faso pour Ouattara, l’Ouganda pour Kagame, et les turpitudes du 'trio de Kumba' nous disent bien cette histoire. C’est l’arrière du changement – de tout changement véritable. Fuir cette arrière a un prix, c’est la tyrannie que nous vivons depuis soixante ans. Les mouvements sociaux, politiques et administratifs, ne sont que des manifestations épisodiques de dynamiques des forces qui elles, ont la dimension de loi intangible de physique. L’histoire de notre pays est en transition, parce que la république du Cameroun est tirée par deux pôles qui sont également deux manières de définir la scène publique – et donc, de concevoir l’organisation du vécu collectif. C’est pôles sont la France d’une part, et le Nigeria de l’autre. Ils sont, la souveraineté externe d’une part, et la souveraineté interne d’autre part. Au centre de ces deux pôles se trouve l’équilibre politique dont le visage chez nous c’est la continuité tyrannique. Le nadir. Si la question de la libération d’un pays demeure une idée tant que ce pays vit sous l’oppression, l’idée de libération, elle, se manifeste comme vécu le jour où un politique fait sienne la tactique porteuse de mouvement historique. Pour ce qui est de notre pays, ce politique vit encore en incubation intellectuelle. Son lieu de prise de parole est là, cependant, inoccupé depuis septembre 1940. C’est l’estrade du bâtiment de la Poste centrale, qui ouvre sur le rond-point d’Ongola, au cœur de Yaoundé, un nœud reliant plusieurs routes, celles de Messa, du Marché central, de Mvog-Ada, Mvog Mbi, Atemengué, et en fait une arène historique s’il en est. Parce que toute attente fabrique l’impatience ou l’ennui, le peuple camerounais, dans l’attente d’un changement de la relation de force entre les deux pôles antagonistes de notre histoire, s’étend en ratiocinations. Mais notre place Tahrir, elle, est bien là, prête. Il lui manque juste notre héros.

Par Patrice Nganang.

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:11

La chronique - Sénatoriales au Cameroun : Entre compromission et opportunité, Le symbole d'une "opposition " aux abois.

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Pour une première au Cameroun il fallait la marquer d'une pierre blanche et chacun y est allé de sa sensibilité mais surtout avec  ses moyens. Les élections sénatoriales du 14 avril dernier qualifiées d'historique ont ainsi révélé au grand jour une autre manière de faire la politique. Et les principaux acteurs de ce tourbouillon sont les jusqu'ici plus farouches partis politiques les plus opposées, du moins le croyait-on jusqu'à l'alliance nouée à l'occasion de ce scrutin.  Le rassemblement démocratique du peuple camerounais RDPC et le social democratic front SDF se sont officiellement dits oui pour ce chassé croisé aux sénateurs.

 Si l'enjeu est si grand et porteur en matière de poursuite de la mise sur pied des institutions républicaines afin de permettre une transparence dans l'animation des processus électoraux en particulier et la gestion de la respublica en général, il convient tout de même de relever  que l'alliance RDPC- SDF sonne plutôt faux. De façon beaucoup plus imagé ou métonymique Paul BIYA et John FRU NDI viennent de transformer la politique en business ; un terroir où seul la logique du profit prévaut ; toute autre considération ne rentrant pas en ligne de compte.

Seulement en jetant un regard rétrospectif sur la démarche du RDPC  La plate forme nouée avec l'UNDP en 1997 nous rappelle que ce parti est coutumier du fait ; Du rassemblement  tel que prônée par sa dénomination. Toute chose qui oriente les interrogations et autres analyses du côté du SDF en perte vertigineuse cataclysmique et graduelle  de crédibilité dans l'opinion publique camerounaise.

 Dès lors que doit-on comprendre ?  Que le sdf est au abois et prêt à tout pour sauver la face au point de pactiser avec son ennemi juré?  Le soupçon d'hier d'une promiscuité de la haute hiérarchie du sdf avec le RDPC a finalement fait jour.

Autre observation le chairman avait-il pressenti sa défaite face à Simon ACHIDI ACHU aux sénatoriales dans la ville de Bamenda , la manœuvre vise t-elle à bénéficier de la  mesure discrétionnaire du chef de l'état qui doit nommer 3 sénateurs dans la région du nord ouest ?  Dans cette combine et combinaison est ce la démocratie qui en sort grandit Quel lendemain pour le sdf dans l'univers politique camerounais? Quelle(s) incidence(s) sur les autres partis de l'opposition et bien sur le jeu politique au Cameroun ?

A ces différents questionnements le RDPC semble avoir dénichée la formule convenable pour expliquer et  justifier  cet amour soclé sur des calculs et des intérêts clientellistes. Ainsi pour le parti de Paul BIYA   son l'idylle avec  celui de son désormais ami FRU NDI relève du conjoncturel comme pour dire qu'après le scrutin chaque obédience politique pourrait ou devrait reprendre la place qui est sienne dans la nomenclature politique nationale.

Une explication ou justification étriquée car quelques soient les raisons fussent- elles conjoncturelles il reste et demeure que celles vont inexorablement entrainer des conséquences structurelles  dans la configuration du sénat au niveau micro et partant susciter une redéfinition du paysage politique camerounais avec davantage un réaménagement dans le camp de l'opposition ou de ce qu'il en reste  sur le plan global
 

En attendant quel comportement va adopter le sdf? va t-il à l'instar de l'UNDP rentrer au gouvernement ? Quelle sera la nouvelle cartographie du champ politique camerounais? L'avenir très proche nous édifiera...


Par Ghislain Koungang,

Source:Camnews24/Hit FM Radio 103

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:08

Mali : Inauguration de la première usine de montage de véhicules Hyundai par le président Traoré.


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       Le président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, a procédé mardi à l’inauguration de la première usine de montage de véhicules Hyundai, dotée d’une capacité de production de 2000 véhicules par an.

En inaugurant cette usine, M. Traoré a fait état de ses “sentiments de satisfaction, d’espoir en l’avenir du Mali, en l’avenir de la solidarité entre les pays du monde”.

Selon lui, cette usine permettra à ses compatriotes d’”avoir des véhicules neufs et à bon marché”. Elle permettra également à l’armée d’avoir sous la main des équipements qui répondent aux exigences du terrain, a-t-il ajouté.

Cette usine, qui emploie une centaine de personnes pour le moment, est une opportunité pour le Mali et une opportunité l’intégration africaine (..) à travers l’exportation des véhicules montés au Mali, a précisé le président malien. 

Source: Xinhua

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:07

Centrafrique: Les 105 membres du CNT (Conseil National de Transition).


SELEKA

Ils doivent se choisir un bureau devant accompagner les décisions du président élu par acclamation samedi 13 avril 2013. 

 

Au terme de 10 jours marathon après le sommet du 3 avril dernier à Ndjamena, le « Conseil supérieur de la transition (CST) » demandé par les chefs d’Etats de la CEEAC et mis en place par le patron du séléka, M. Michel Am Nondroko Djotodia, a dû muer. En lieu et place a été mis sur pieds le Conseil national de transition (CNT), une question de sémantique. Il assurera la transition en République en République centrafricaine suite au putsch du 24 mars dernier. Ceci, pour une durée de 18 mois avec à sa tête le chef putschiste de l’ex-rebellion Séléka. Ci-dessous, la liste intégrale des 105 membres de la nouvelle institution qui doit élire ce lundi les différents membres de son bureau. Les personnalités dont les noms suivent ont été élues par leurs pairs membres du Conseil national de transition.

Partis politiques 24
1.Guela Luc 2. Yanguere Ange 3.
Wanicolo L. Archadus 4. Hotto Fleury 5. Yatibingui Sokambi Florent 6. Sekola Jean-Paul Narcisse 7. Maïtart Djim-Arem 8. Ngotto Gaziamodo Françoise 9. Ponoutoumé Clément 10. Mbondo René 11. Gonda Cyriaque 12. Lakoué-Dérant Enoch 13. Singa né Renazou Diane Prisca 14. Gomina Pampali Laurent 15. Papeniah Louis 16. Baron Abdrahmane Clotaire 17. Zabolo Michel 18. Lengbé Michel 19. Gon Baba Laurent 20. Adouma Raymond 21. Akoloza Thierry 22. Agba Marie 23. Demafouth Jean-Jacques 24. Esso Kombo Béatrice
2.
Coalition Seleka 15
25. Djotodia Am Nondroko Michel 26. Roudoané Moussa Djarraz 27. Oumar Garba 28. Zacharia Oumar Abdramane 29. Mahamat Tom 30. Njouma Josephat 31. Colostré Abdoulaye 32. Jamal Marcel 33. Abdoulaye Tidiani 34. Bachar Fadoul 35. Abdel Kader Guimir 36. Kodami Baramane Nicaise 37. Ouagramale Bernard François 38. Amadou Aboubakar Kabirou 39. Naourdi Djazem

Politico militaires non combattants 1
40. Mahamat Zacharia

Syndicats 5
41. Sonny Collé Théophile 42. Sandos Oualanga Jean-Richard 43. Loudegue Michel 44. Agoudoko Jean-Marie 45. Ngo h Louis Salvador

Confessions religieuses 6
46. Imam Oumar Goni Boukar 47. Tchakpa M’brède 48. Yongbandji Xavier 49. Koyassambia Jean-Baptiste 50. Gueret Koyame Bango Nicolas 51. Singa Gbazia Nicolas

Professions libérales 5
52. Sepou Abdoulaye 53. Doraz Serefessene Dussey Christian 54. Manguereka Olivier 55. Sony Léonard 56. Gobi Louis Albert

Patronat 4
57. Dejean Patrick 58. Grezenguet Gilles Gilbert 59. Yaboué Bazoli alain Serge 60. Guezoua Loumandet Christian Ignace

Secteur informel 2
61. Aboubakar Kaltimi 62. Idriss Maloum

Réseau des organisations des droits de l’homme 5
63. Bepri Thérèse 64. Bidounmi Joseph 65. Biegba Bruno Hyacinthe 66. Zeneth Fulgence 67. Yaliki Lucien

Organisation des femmes 5
68. Ngoumba Anne-Marie 69. Ngaïdama Léa 70. Gbondo née Ogama Suzanne Lucienne 71. Koyassoum Doumta Léa 72. Akia Aïcha Tatiana

Organisation des jeunes 5
73. Carnot Samedi Nicaise 74. Vackat Thierry 75. Youssouf Hilaire 76. Cambiri Habiba 77. Mandé Ndjapou Fernand

Médias et autres 4
78. Sandy Cyrus Emmanuel 79. Lakoué Philémon 80. Mambachaka Vincent 81. Moda Fidèle

Représentants des préfectures 16
82. Ombella Mpko : Oualou Panouala Mondésir 83. Kemo : Sanze Gina Michèle 84. Ouaka : Nguendet Alexandre Ferdinand 85. Haute Kotto : Kolingba Désiré 86. Basse-Kotto : komgbo Arsène 87. Ouaham : Epaye Béatrice 88. Ouham-Pende : Mbaïkoua Edgar 89. Nana-Mambere : Issa Bi Adamou 90. Mambére-Kadéi : Nalké Dorogo André 91. Sangha Mbaéré : Sony Mpokomandji 92. Lobaye : Ali Banalé Fidèle 93. Bamingui-Bangoram : Mandaba Michel 94. Nana-Gribizi : Moukangas Nour 95. Vakaga : Moussa Grebaye 96. Mbomou : Moussa Veketo Jean-Paul 97. Haut-Mbomou : Djimbiti Pierrette

Représentant de la ville de Bangui 1
98. Nouganga Jean-Baptiste

Chambres consulaires 4
99. Ko Félicité 100. Apôtre Yakota 101. Kazagui Maxime 102. Agou Augustin

Diaspora 3
103. Mpoko Innocent (Amériques) 104. Saulet Surungba Clotaire (Europe) 105. Andet Koyara Marie Noëlle (Afrique)

 Source : journaldebangui.com

 

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:05

Retour sur les auditions des «amis» de Karim : La «bande» et les sociétés.

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En plus de Karim Wade, d’autres personnes citées dans le montage de certaines sociétés sont entre les mains de la gendarmerie depuis hier. Le Quotidien revient sur leurs auditions.


Cheikh Diallo pour Cd Média

Le montage du groupe de presse Cd Media, éditeur du journal Le Pays et du site internet le Sénégalais.net, indique que sur le papier 30% des parts appartiennent au journaliste Cheikh Diallo et 70% à Atlantic Holding de Patrick Joseph William. Entendu une première fois, Cheikh Diallo, qui, sans doute, ignorait que Me Patricia Lake Diop et Patrick Joseph William avaient déjà été entendus, laissa croire qu’il était l’unique propriétaire de la boîte. A la deuxième audition, pressé de questions et confondu par un reçu de versement des sommes par Victor Tendeng pour la création de la société, Cheikh Diallo changera de stratégie de défense et met tout sur le dos de Karim Wade. Cheikh Diallo affirme n’avoir aucun lien avec M. William et que c’est Karim Wade qui lui a demandé de porter des actions. Ainsi, il reconnaît n’être qu’un employé payé par Karim Wade. (…)

Pape Mamadou Pouye, Bibo Bourgi et Pierre Agbogba pour Ahs 

Pape Mamadou Pouye, un autre ami de collège de Karim Wade impliqué par la suite dans la gestion des Ahs, a été entendu. Il confia lui aussi avoir été recruté par Karim Wade. Pape Mamadou Pouye et Elimanel Diop ont raconté la séance de recrutement, dans le bureau de Karim Wade à l’immeuble Tamaro, de Pierre Agbog­ba comme Président du Conseil d’administration des Ahs. Pierre Agbogba était l’ancien directeur d’exploitation d’Air Afrique. Il avait été introduit auprès de Karim Wade par l’avocat Me Rasseck Bourgi qui avait assisté à l’entretien tout comme Bibo Bourgi. Toutes les décisions étaient prises par Karim Wade. L’enrôlement de Pierre Agbogba aidera les Ahs à développer son réseau en Afrique où ils détiennent le monopole des services de Handling dans plusieurs pays.

Karim Wade décidera de la modification de la structure du capital des Ahs. Ainsi, il avait été procédé à des cessions d’actifs qui ne sont plus nominatives mais au porteur. Madeleine et Paul Sarr signeront les documents nécessaires. Bibo Bourgi et Pape Mamadou Pouye seront les visages de l’actionnariat des Ahs. Soit dit en passant que Elimanel Diop avait lui aussi fini d’être écarté de la gestion de l’entreprise. Deux sociétés Offshore seront créées. Ce seront Menzies Africa basée au Lu­xem­bourg et Ahs Inter­natio­nal Limited basée aux Iles Vierges Britanni­ques. Menzies Africa deviendra Menzies Middle East and Africa quand cette entreprise avait obtenu un contrat de Handling en Jordanie. Menzies Middle East and Africa et Ahs International Limited. (…)


Mansour Gaye du cabinet Cice pour Dp world

Avec l’enseigne Dp World, on croirait que l’exploitation des activités portuaires au Sénégal était confiée à la firme de Dubaï appartenant à l’Emir. La réalité est tout autre. (…) La preuve, quand Man­sour Gaye expert-comptable pa­tron du Cabinet Cice avait voulu être désigné comme Commissaire aux comptes de la société à sa création, c’était à Karim Wade qu’il s’était adressé. Mansour Gaye a dit aux enquêteurs que Karim Wade lui avait opposé le fait que le cabinet Cice n’avait pas de signature internationale. C’est comme cela que Cice était allé chercher la si­gna­ture internationale en intégrant le réseau de  Gran Thorton. (…)


Alioune Samba Diassé, l’employé de Bibo Bourgi

(…) L’autre exemple qui montre que la plateforme de l’aéroport de Dakar est une vache à lait pour Karim Wade et ses amis est celui de la société Aérobus Services dont les bus transportent les passagers au débarquement et à l’embarquement. Cette société a été constituée par deux personnes : un ancien employé de Bibo Bourgi à la retraite du nom de Alioune Samba Diassé et Véronique Lély Manga, la domestique de la mère de Pape Mamadou Pouye, un camarade de classe de Karim Wade au cours Sainte Marie de Hann. Les en­quê­teurs rient encore de cette découverte d’une domestique qui possède une compagnie de bus. Enten­du, Alioune Samba Diassé dira ne rien savoir de la société. Il avait simplement signé des documents à la demande de Bibo Bourgi. Véronique Lély Man­ga, n’en parlons pas ! Elle a cédé ses actions à une société basée aux Iles Vierges Britan­niques intitulée ABS Corporate qui se trouve être le représentant exclusif en Afrique de l’Ouest de la marque Cobus fabriquant des bus qui opèrent à l’aéroport de Dakar. (…)


Coumba Diagne, l’autre em­ployée de Bibo pour Daport

(…) La société Afriport avait été représentée à la constitution de Daport par une certaine Coumba Diagne habitant le quartier Hlm 4 à Dakar. Quand les gendarmes s’étaient rendus à l’adresse indiquée, la mère de Coumba Diagne leur dira que sa fille vit désormais aux Etats-Unis d’Amérique. Le Quoti­dien a pu établir que Coumba Dia­gne est une ancienne employée de Bibo Bourgi.

Par Hamath KANE - Thiebeu NDIAYE - Birame FAYE

Source :Lequotidien

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:04

Cameroun : Crash avion de la Cameroon airlines en 1995. L’aspect mafieux du dossier enfin mis à jour.


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Crash avion de la Camair en 1995: Des commissions perçues

Où est passé l'argent payé par Transnet Saa? Cette compagnie sud-africaine a payé plus de 40 milliards de FCFA pour indemniser la Cameroon Airlines du contrat qualifié de mafieux, signé en son nom en 1994 par le trio Issa Tchiroma (alors Ministre des Transports), Joseph Bélibi (Pca de la Camair) et Louis Paul Motazé (Directeur commercial). 

Où est passé l'argent payé par Transnet Saa? Cette compagnie sud-africaine a payé plus de 40 milliards de FCFA pour indemniser la Cameroon Airlines du contrat qualifié de mafieux, signé en son nom en 1994 par le trio Issa Tchiroma (alors Ministre des Transports), Joseph Bélibi (Pca de la Camair) et Louis Paul Motazé (Directeur commercial). En effet, les pertes causées par le mauvais entretien des aéronefs de la défunte Camair ont provoqué le crash du Nyong et l'accident en bout de piste en France du 747 Combi. Il s'agissait de dédommager la défunte Camair et régler les droits des victimes du crash de décembre 1995. Face à la léthargie qui semble caractériser les leaders d'opinion de la société camerounaise, en particulier les dirigeants des Ong qui se revendiquent de la société civile, quelques Camerounais parmi lesquels les ayants droits des victimes résidant hors du Cameroun, ont décidé de porter l'affaire devant les instances judiciaires françaises.

Avec l'achat foireux du Bbj II et de l'Albatros, la mafia connexion s'illustre dans ses accointances avec des grandes Banques étrangères, en l’occurrence la Société générale en France. Car la méthode utilisée, si elle se confirmait, ne relève ni plus ni moins, que du blanchiment effectué par certaines personnalités qui se sont entendus pour distraire 40 milliards de FCFA, prix du sang de 71 victimes du crash. Comme nous l'a révélé l'un des membres de l'association Crash Camair 1995, ce procès aboutira sans aucun doute à retrouver la traçabilité de l'argent détourné et son utilisation. Il ne restera plus, a-t-il ajouté, qu’à d'autres Camerounais de prendre la relève en matière de dénonciation de biens mal acquis. Pour lui, en tout cas, au regard de certaines informations dont disposerait déjà l'association, il ne fait pas l'ombre d'un doute que certains biens plus ou moins déjà identifiés et appartenant à des pontes du régime, tirent leur origine de cet argent.

Après la plainte jugée recevable de Me Yen Eyoum Lydienne en France, y compris celle en cours déposée par Yves Michel Fotso auprès de la Cour suprême de l'Orégon aux Usa, cette nouvelle affaire pourrait avoir des effets dévastateurs pour un pouvoir dont le discrédit est à son comble sur le plan international. Souvenons-nous: «En mai 1994, des accords écrits avaient été conduits à Paris en France, par lesquels la South african airways (Saa) s'engageait à assurer la maintenance des Boeings 737 et 747 appartenant à la Camair. Du fait de la défaillance et de la grossière négligence dans l'exécution de ces contrats, le Boeing 737-200 immatriculé Tj-Cbe et baptisé Le Nyong s'est écrasé à Douala le 3 décembre 1995, coûtant la vie à soixante et onze personnes. De même, en 1997, le Boeing 747-200 Combi, le Mont Cameroun, a perdu un réacteur en plein vol, aux environs de Paris».

40 milliards pour 71 victimes en fumée

Un documentaire diffusé actuellement sur You tube et Facebook, intitulé «crash Camair 95» fait état du versement de ces indemnisations sur un compte qui fut ouvert à la Société générale à Paris, Bd Haussmann, par M. Foumane Akame pour le compte de l'Etat camerounais. En effet, la compagnie sud-africaine Transnet a été condamnée et le Cameroun a été indemnisé. Mais écrira l'ex-Minadt, Marafa: «A ma grande surprise, aucun des bénéficiaires connus des fruits de cette corruption n'a été inquiété, ni sur le plan pénal, ni sur le plan administratif». S'adressant au Chef de l'Etat, Marafa Hamidou Yaya écrit: «Je vous avais alors proposé que le gain financier que notre pays devait tirer de l'action engagée en Justice, puisse être utilisé de la manière suivante:

a) Indemniser les ayants-droit des victimes de l'accident du Boeing 737
à hauteur de cent millions (100.000.000) de FCFA par personne.

b) Renflouer la Camair avec la différence afin de consolider les fonds propres de cette compagnie.

On sait aujourd'hui que ni les ayants droit, ni la défunte Camair n'ont reçu un kopeck de cet argent. L'argent ayant été retiré subrepticement de la Société générale. Pour qu'une banque puisse agir de la sorte en France, il y eu automatiquement des complicités à un certain niveau de sa hiérarchie. Selon Issa Tchiroma gravement mis en cause sur un pan de l'affaire concernant les Commissions sud-africaines, l'argent spolié au détriment de la Camair et des victimes du crash, est versé dans les caisses de l'Etat. Pourtant en Afrique du Sud, l'on parle d'un virement de 40,5 milliards de FCfa au profit de la Camair et des victimes. Pierre Mila Assoute aujourd'hui en exil en France, a fait savoir sa part de vérité dans l'affaire de l'indemnisation du crash du Boeing 737 de la défunte Camair. Il met en lumière, documents à l'appui, des éléments de cette affaire pour laquelle une enquête judiciaire n'a pas encore été officiellement ouverte, depuis sa révélation par une des lettres de Marafa Hamidou Yaya, l'ancien Ministre d'Etat aujourd'hui en prison.

«Il est incontesté qu'au terme du procès, un virement de Transnet/Saa de 40.5 milliards, est arrivé sur le compte n°: 000 78 01 39 14 -53 ouvert par Monsieur Foumane Akame Jean, dans les livres de la Sgbc 29, boulevard Haussmann 75009 Paris (France) au nom de: Etat du Cameroun/présidence de la République, compte sur lequel il est le seul signataire». Le 25 septembre 2012, le Ministre de la Communication a évoqué le sujet des indemnisations des victimes du crash du Boeing de la Camair en 1995. Issa Tchiroma avait affirmé entre autres, que le personnel navigant commercial n'était pas couvert par l'assurance pour expliquer pourquoi l'hôtesse de la Camair dame Welissanè, une des rares personnes rescapées de ce crash de triste mémoire, n'a pas été dédommagée. Mais l'opinion n'a pas été renseignée sur les mobiles l'ayant poussé à percevoir des Commissions sur l'entretien des aéronefs de la Camair alors qu'ils n'étaient pas du tout entretenus. S'adressant alors au journal Le Messager, Albert Dzongang s'était interrogé: «Mais qui a causé l'accident? Le tribunal de Paris a dit que l'auteur de l'accident c'est l'Afrique du Sud qui n'avait pas entretenu convenablement l'avion, et l'a condamné à payer des dommages et intérêts. Ils appartiennent donc aux accidentés et aux propriétaires de l'avion, et non à l'Etat. Donc quand quelqu’un dit que l'argent de l'Etat est confidentiel, il enfonce l'Etat parce qu'il nous pousse à nous demander où sont passés les 40.000.000.000 de FCFA».

C'est ce que l'Avocat des victimes, Me Gardères (voir l'interview ci-contre) essaye de savoir, afin que les ayants-droit soient indemnisés. Le seront-ils un jour? L'affaire va-t-elle s'internationaliser avec le dépôt et la disparition de cet argent des comptes de la Société générale à Paris?

Douala, 16 Avril 2013
Par EDKING

Source : Le Messager

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:02

Qui a tué Hugo Chavez ? Les câbles Wikileaks parlent !


Hugo Chavez1

 

Wikileaks a encore frappé. Je suppose que les Etats-Unis vont monter la pression d’un cran contre Julian Assange et Bradley Manning.

Dans un câble secret du Département d’Etat daté du 9 novembre 2006, et récemment publié par Wikileaks, l’ancien ambassadeur des Etats-Unis au Venezuela, William Brownfield, expose les grandes lignes d’un plan global visant à déstabiliser le gouvernement du feu Président Hugo Chavez. Le câble commence ainsi :

Au cours de ses 8 ans au pouvoir, le Président Chavez a systématiquement démantelé les institutions de la démocratie et de la gouvernance. Les objectifs du programme USAID/OTI au Venezuela visent à renforcer les institutions et espaces démocratiques à travers une coopération non partisane avec de nombreux secteurs de la société vénézuélienne.

USAID/OTI = United States Agency for International Development/Office of Transition Initiatives. Le dernier est l’un des nombreux euphémismes employés par les diplomates américains entre eux et avec le reste du monde. Ils prétendent que cela signifie une transition vers la « démocratie ». Ce que cela signifie en réalité, c’est la transition du pays ciblé qui refuse obstinément de coopérer avec les desseins de l’impérialisme américain vers un pays tout à fait disposé (ou cédant sous la pression) à coopérer avec les desseins de l’impérialisme américain.

OTI soutient le programme « le Droit à Défendre les Droits de l’Homme » de Freedom House (FH) à hauteur de $1,1 million. Dans le même temps, à travers Development Alternatives Inc. (DAI), OTI a aussi effectué 22 donations à des organisations de défense des droits de l’homme.

Freedom House est un des plus anciens outils du gouvernement US pour effectuer des transitions vers la « démocratie » ; on peut dire qu’il assimile la « démocratie » et les « droits de l’homme » à la libre entreprise. Development Alternatives Inc. (DAI) est l’organisation qui a envoyé Alan Gross en mission à Cuba pour participer à l’opération de changement de gouvernement du gouvernement US.

OTI parle d’actions pour améliorer « la situation des droits de l’homme qui se détériore » au Venezuela. Vous ne connaîtriez pas par hasard un gouvernement prêt à claquer quelques millions de dollars pour améliorer la situation sérieusement détériorée des droits de l’homme aux Etats-Unis ? On pourrait commencer par les surveillances 24/24h et les pièges inadmissibles tendus à de nombreux jeunes « terroristes » coupables de délits d’opinion.

Les partenaires d’OTI forment des ONG à devenir plus militants. 

Difficile d’énoncer plus clairement que les Etats-Unis s’arrogent le droit de financer et de s’ingérer dans toute activité sociale, économique ou politique qui peut saboter tout programme du gouvernement Chavez ou en donner une image négative. Le câble de l’ambassadeur US souligne :

OTI a touché directement environ 238.000 adultes à travers 3.000 forums, ateliers et sessions de formation qui promeuvent des valeurs alternatives et fournissent l’occasion aux militants de l’opposition d’interagir avec le noyau dur de chavistes, avec l’objectif de les éloigner progressivement du Chavisme. Nous avons soutenu cette initiative avec 50 donations qui se montent à plus de $1,1 million.

« Une autre stratégie clé de Chavez », poursuit le câble, « est sa tentative de diviser et polariser la société vénézuélienne en employant un langage de haine et de violence. OTI soutient des ONG locaux qui travaillent dans les places fortes chavistes et avec des dirigeants chavistes, pour contrer ce langage et promouvoir des alliances en travaillant ensemble sur des sujets importants pour toute la communauté. »

C’est là l’argument classique néo-libéral contre toute tentative de transformer une société capitaliste – ce sont les révolutionnaires qui provoquent la lutte des classes. Bien entendu, la lutte des classes existait déjà, et nulle part plus profonde et plus féroce qu’en Amérique latine.

OTI a financé 54 projets sociaux à travers tout le pays, pour plus de $1,2 million, ce qui permis à l’Ambassadeur de visiter des zones pauvres du Venezuela et de montrer la préoccupation des Etats-Unis pour le peuple vénézuélien. Ce programme provoque des confusions dans les rangs bolivariens et constitue une riposte aux tentatives de Chavez de désigner les Etats-Unis comme l’ « ennemi commun ».

C’est à se demander si cet ambassadeur (actuellement secrétaire adjoint au Département d’Etat) a eu la moindre influence sur les grandes marges de victoire de Chavez à chaque élection et les foules énormes qui ont constamment rempli les places publiques pour les saluer. Quand est-ce que de tels événements se sont-ils produits pour la dernière fois dans le propre pays de cet ambassadeur ? Où était la « préoccupation » de son pays « pour le peuple vénézuélien » pendant les décennies de régimes profondément corrompus et dictatoriaux ? L’ambassade de son pays au Venezuela à l’époque ne complotait rien qui ressemblait de près ou de loin à ce qui est décrit dans le câble.

Le câble récapitule la stratégie de l’ambassade ainsi : 

1) Renforcer les institutions démocratiques

2) Infiltrer la base politique de Chavez

3) Diviser le camp chaviste

4) Protéger les intérêts économiques vitaux pour les Etats-Unis.

5) Isoler Chavez sur le plan international (1)

La mission officielle de l’OTI est de « soutenir les objectifs de la politique étrangère des Etats-Unis en aidant les partenaires locaux à promouvoir la paix et la démocratie en priorité dans les pays en crise » (2)

Remarquez le mot « crise ». Aux yeux de qui le Venezuela de Chavez était-il en « crise » ? Aux yeux des Vénézuéliens ou aux yeux de ceux qui possèdent et dirigent Etats-Unis, S.A. ?

Imaginez l’ambassade, une agence ou une ONG d’un pays tiers qui se comporterait comme l’ambassade US, l’OTI et les ONG au Venezuela. C’est pour ces mêmes raisons que le Président Poutine a récemment renforcé le contrôle sur les ONG étrangères. Évidemment, le gouvernement et les médias US ont parlé d’un retour à l’Union Soviétique.

Sous la pression du gouvernement vénézuélien, le bureau de l’OTI au Venezuela a été fermé en 2010.

Et en guise de conclusion, voici quelques mots de sagesse de Charles Shapiro, l’ambassadeur US au Venezuela entre 2002 et 2004, qui s’exprimait récemment sur les dirigeants vénézuéliens : « Je pense qu’ils croient vraiment que nous leur voulons du mal. » (3)

Les dernières menaces contre la vie sur terre. 

Le mois dernier de nombreux commentateurs de politique étrangère ont marqué le 10eme anniversaire du bombardement et de l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis. Ceux qui ont condamné ces ravages épouvantables infligés au peuple et à la société irakiens ont souligné que ce fut une grave erreur, puisque le dirigeant irakien Saddam Hussein en réalité ne possédait pas d’armes de destruction massive (ADM). C’est le même argument que l’on a entendu sans cesse au cours des dix dernières années dans la bouche de la plupart des opposants à la guerre.

Mais parmi les nombreux mensonges – explicites ou implicites – proférés autour de la guerre en Irak, le plus gros de tous est celui-ci : si Saddam Hussein avait été en possession de ces ADM, l’invasion aurait été justifiée ; que dans ce cas, l’Irak aurait bel et bien constitué une menace pour les Etats-Unis ou pour Israël ou pour tout autre pays tout aussi irréprochable, innocent et sacré. Néanmoins, je me dois de poser encore une fois la question : pour quelle raison Saddam Hussein aurait-il attaqué les Etats-Unis ou Israël, à part une envie irrésistible de se suicider ? Il n’avait aucune raison, pas plus que n’en ont les Iraniens aujourd’hui. Pas plus que n’avaient les Soviétiques pendant la Guerre Froide. Pas plus que les Nord-Coréens n’en ont eue depuis la dernière fois que les Etats-Unis les ont bombardés au début des années 50. Et pourtant, le mois dernier, le nouveau Secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, a annoncé qu’il allait renforcer les défenses US contre une éventuelle attaque de la Corée du Nord (supposément dotée de l’arme nucléaire), par le déploiement de 14 batteries antimissiles supplémentaires en Alaska et en Californie pour un coût estimé de $1 milliard. Au temps pour le nouveau Grand Espoir Blanc. Mais est-il vraiment important de savoir qui occupe les postes les plus importants au sein de l’appareil de la politique étrangère des Etats-Unis ? Ou quel est son son sexe ou la couleur de sa peau ?

« Oui, mais », me rétorque-t-on souvent, « Saddam Hussein était tellement fou qu’il était capable de faire n’importe quoi ». Mais lorsqu’il était devenu évident à la fin de 2002 que les Etats-Unis avaient l’intention d’envahir l’Irak, Saddam a ouvert son pays aux inspecteurs de l’ONU bien plus qu’auparavant, offrant une coopération totale. Ce n’était pas le comportement d’un fou ; c’était le comportement d’un survivaliste. Il n’a même pas employé d’ADM lorsque l’Irak a été envahi une première fois par les Etats-Unis en 1991 (« la première guerre du Golfe »), alors qu’il en possédait très certainement à l’époque. De plus, le vice-président du pays, Tariq Aziz, est passé sur les principales chaines de télévision US pour rassurer le peuple américain et le monde que l’Irak ne possédait plus d’armes chimiques, bactériologiques ou nucléaires ; et nous savons désormais que l’Irak avait envoyé des émissaires de la paix au début de 2003 dans l’espoir d’éviter la guerre. Les dirigeants irakiens n’étaient pas fous du tout. A moins de croire qu’une opposition à la politique étrangère des Etats-Unis constitue une forme de folie. Ou de suicide.

On pourrait tout aussi bien dire que les dirigeants américains étaient fous pour avoir entrepris l’invasion de l’Irak au vu et au su des dizaines de millions de gens aux Etats-Unis et à l’étranger qui ont protesté, en suppliant Bush et son gang de ne pas déchaîner l’horreur. (Combien de manifestations y a-t-il eu pour soutenir l’invasion ?)

[Réponse : au moins une : 3000 personnes à Miami, organisée notamment par l’extrême-droite anticastriste locale – avec le soutien de leur égérie Zoé Valdés, la chouchou du maire « socialiste » de Paris - note « on n’oublie rien, nous » du traducteur]

Quoi qu’il en soit, les Etats-Unis n’ont pas envahi l’Irak à cause d’une menace par des ADM. Les dirigeants à Washington ne croyaient pas eux-mêmes que l’Irak possédait de telles armes en quantité ou puissance significatives. Une preuve parmi d’autres est le fait qu’ils n’auraient pas exposé des centaines de milliers de soldats sur le terrain.

On ne peut pas dire non plus que la simple possession de telles armes – ou la croyance en leur existence – pouvait constituer une raison suffisante pour attaquer, parce qu’à ce compte-là, les Etats-Unis devraient attaquer la Russie, la France, Israël et tous les autres.

Tout ce qui précède, je l’ai en grande partie déjà écrit dans mes articles antérieurs, dés 2003. Mais je crains de devoir le répéter pendant encore quelques années. Les mythes qui confortent la propagande officielle du gouvernement ont la vie dure. Les grands médias font semblant d’y croire, tandis que les officiels de la sécurité nationale prospèrent dessus pour s’attribuer une mission, pour obtenir des rallonges de budgets, et pour faire avancer leurs carrières. Le Washington Post a récemment écrit : « Après un an de pouvoir, le jeune dirigeant du pays, Kim Jong Un, s’est révélé être encore plus belliqueux que son père, qui a longtemps dirigé la Corée du Nord, à la grande déception des officiels US qui espéraient de nouvelles relations avec le régime. » (4)

Ben voyons. On les voit d’ici, les officiels américains, en train de secouer la tête tout en déclarant : « Mais que diable faut-il faire pour obtenir la confiance de ces Nord-coréens ? » Eh bien, ils pourraient commencer par mettre fin aux nombreuses sanctions internationales qu’ils ont imposées à la Corée du Nord. Ils pourraient cesser d’armer et de former les forces militaires de la Corée du Sud. Et ils pourraient cesser de se livrer à des provocations par des survols de leur territoire, en envoyant des navires dans leurs eaux territoriales, par des manœuvres militaires conjointes avec la Corée du Sud, l’Australie, et d’autres pays, dangereusement proches du Nord. Le Wall Street Journal a écrit :

La première démonstration de force a eu lieu le 8 mars, au cours d’un exercice US-Corée du Sud, baptisé Foal Eagle, où des bombardiers B-52 ont effectué des manœuvres à basse altitude. Quelques semaines plus tard, en plein jour, deux bombardiers B-52 qui avaient décollé d’une base aérienne dans le Missouri ont simulé un largage sur une batterie Nord-coréenne.

Les services de renseignement US, comme prévu, ont analysé les réactions du Nord. Après ces vols, le Nord a réagi comme le Pentagone et les services de renseignement l’avaient prévu, avec une rhétorique violente, en menaçant d’attaquer le Sud et les Etats-Unis.

Dimanche, les Etats-Unis ont envoyé deux F-22 en Corée du Sud, ce qui a provoqué une nouvelle réaction de colère de la par de la Corée du Nord. (5)

Les Etats-Unis pourraient arrêter de fantasmer sur un effondrement de la Corée du Nord, qui leur permettrait d’y implanter des bases militaires le long de la frontière chinoise.

Quant aux menaces fréquentes de la Corée du Nord... oui, c’est vrai, ils dépassent les Etats-Unis en termes d’agressivité, de mensonges et de stupidité. Mais leurs menaces ne sont pas à prendre plus au sérieux que l’attachement, sans cesse répété, des Etats-Unis pour la démocratie et la liberté. Lorsqu’il s’agit de faire du mal à d’autres peuples, les Nord-coréens ne jouent pas dans la même ligue que l’empire.

« Tout le monde craint une bavure et le déclenchement d’une guerre. Mais le sentiment partagé au sein du gouvernement américain est que les Nord-coréens ne déclencheront pas une guerre ouverte, » a déclaré un haut-officiel de l’administration Obama. « Ce qui les intéresse avant et par-dessus tout, c’est la survie du régime. » (6)

La souveraineté des Etats-Unis n’a jamais été confrontée à un véritable danger depuis les Britanniques en 1812.

Le Monde Merveilleux de la liberté d’expression 

Ainsi donc, les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux ont banni la télévision iranienne de l’Amérique du nord et de plusieurs pays européens. En avez-vous entendu parler ? Probablement pas si vous ne recevez pas le bulletin électronique de PressTV, la chaîne d’information non-stop en anglais de la télévision iranienne. Selon PressTV :

La chaîne de cinéma iranienne, iFilm, ainsi que les stations de radio iraniennes, ont été bannies à leur tour afin d’épargner les yeux et les oreilles sensibles des Occidentaux, après le retrait de tous ces médias depuis le mois de février du satellite Galaxy 9 qui diffuse aux Etats-Unis et au Canada.

En décembre, la compagnie de satellite espagnole, Hispasat, a cessé de transmettre la chaîne iranienne en langue espagnole HispanTV. Hispasat est détenue en partie par Eutelsat, dont le Directeur général franco-israélien est accusé pour les récentes attaques contre les médias iraniens en Europe.

Le American Jewish Committee (AJC) a salué ces événements. Le directeur exécutif d’AJC , David Harris, a reconnu que son organisation était engagée depuis des mois dans des pourparlers avec les Espagnols sur les retransmissions des chaînes iraniennes. (7)

Une recherche poussée dans la base de données Lexis-Nexis (base de données des articles de presse parus dans le monde – NdT) révèle que pas un seul journal, radio ou agence de presse de langue anglaise n’a répercuté cette information depuis le 8 février. Sur Internet, Digital Journal en a parlé le 10 février.

Les Etats-Unis, le Canada, l’Espagne et la France font partie de ces pays qui brandissent fièrement leur attachement au concept consacré de la liberté d’expression. D’autres pays du « Monde Libre » sont probablement en train de leur emboîter le pas tandis que Washington renforce encore un peu plus les sanctions contre l’Iran.

Dans son livre classique 1984, George Orwell a défini la « double-pensée » comme « une capacité d’exprimer simultanément deux points de vue opposés, et d’accepter les deux. » Aux Etats-Unis, l’expression préférée accolée par le Ministère de la Vérité à une telle hypocrisie est « l’exception américaine », qui se manifeste par l’affirmation d’une mission d’inspiration divine ainsi que par l’affirmation d’un droit des Etats-Unis d’appliquer le deux-poids deux-mesures en sa faveur et de rejeter toute « équivalence morale ».

Le recours à des sanctions pour empêcher les médias étrangers de dire des choses que Washington a décidé ne devaient pas être dites est en fait une forme de progrès par rapport aux anciennes méthodes. Par exemple, le 8 Octobre 2001, au cours de la deuxième journée de bombardements de l’Afghanistan par les Etats-Unis, les émetteurs de la radio gouvernementale des Taliban Radio Shari furent bombardés. Peu après, le Secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a justifié ces bombardements en déclarant : « Naturellement, on ne peut pas les considérer comme des médias libres. Ils sont les porte-voix des Taliban et de ceux qui hébergent des terroristes.  » (8) Et en Yougoslavie, en 1999, pendant le tristement célèbre bombardement de 78 jours de ce pays des Balkans qui ne représentait aucune menace pour les Etats-Unis, la télévision d’état Radio Television Serbia (RTS) fut visée parce qu’elle diffusait des choses que les Etats-Unis et l’OTAN n’aimaient pas (comme, par exemple, les horreurs provoquées par les bombardements). Les bombes ont tué de nombreux membres du personnel de la chaîne, et un des survivants a du être amputé des deux jambes pour le sortir des décombres. (9)

Par William Blum 

Source : http://williamblum.org/aer/read/115 

 

 

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 17:55

Comment le FMI et la Banque mondiale ont pris le contrôle de la Tunisie.


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       Les politiques d’austérité s’exportent hors de l’Europe. En échange d’un prêt du FMI, le gouvernement tunisien s’est engagé à mener des « réformes structurelles » : augmentation des prix du carburant, préparation de futures privatisations et mesures en faveur des banques… Objectif : réduire la dette tunisienne, dont plus de la moitié a été contractée sous la dictature de Ben Ali. Élus et société civile dénoncent un acte « anti-démocratique » et « contre-révolutionnaire ».

e FMI a décidé d’appliquer ses célèbres méthodes en Tunisie. Un document confidentiel, révélé fin mars par des médias tunisiens, a provoqué l’embarras des responsables politiques. En échange d’argent frais de la part du FMI [1], ceux-ci se sont engagés sur un planning de réformes structurelles, à un rythme effréné. Au programme : augmentation du prix des carburants, baisse des impôts pour les entreprises, déplafonnement des taux d’intérêt (pour permettre aux banques d’améliorer leur rentabilité), audit des entreprises publiques de l’énergie – gaz, électricité et raffinage des produits pétroliers... Ce qui laisse présager des privatisations. Un alléchant menu néolibéral, que le gouvernement prévoit de concocter en 9 mois.

La recette, elle, semble avoir été préparée par les institutions financières internationales. Dans une lettre à Christine Lagarde, patronne du FMI, le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque Centrale tunisienne s’engagent à consulter les services du FMI pour « toute révision » de ce programme de dérégulation. Lopposition et la société civile sindignent de cette ingérence dans la politique économique du pays. « La Tunisie est le laboratoire du FMI et de la Banque mondiale, qui profitent du non-professionnalisme des élus et du gouvernement », analyse Chafik Ben Rouine, porte-parole de l’ACET (Auditons les créances envers la Tunisie).

Une dette héritée de la dictature 

Pourquoi un tel traitement ? Pas le choix, avance le gouvernement. Ce sont les contre-parties du prêt accordé. Un prêt qui vient alourdir une dette tunisienne déjà importante : 30 milliards de dinars (15 milliards d’euros) [2]. Le remboursement de la dette constitue le premier poste de dépense publique. Soit trois fois le budget de la santé et cinq fois celui consacré à l’emploi ! Les créanciers ? La France, principal partenaire économique de la Tunisie [3], la Banque mondiale et la Banque européenne d’Investissement (BEI), dont la France est un des actionnaires principaux. Plus de la moitié de la dette tunisienne serait issue de la période du régime de Ben Ali (1987-2011). Chaque Tunisien hérite ainsi à la naissance d’une dette de 3 000 dinars (1 500 euros) qui appartient essentiellement à Ben Ali, décrit l’analyste Mehdi Khodjet El Khil.

La Tunisie doit-elle honorer ces dettes ? « Reconnaître la dette du dictateur, en décidant de poursuivre son remboursement, constitue un acte antinational, antidémocratique et une complicité de fait avec sa dictature », affirme Fathi Chamkhi, membre du Front populaire, et porte-parole du Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-monde (CADTM) Tunisie. « Payer cette dette prive la Tunisie de moyens financiers très précieux, à un moment très critique de son histoire, et aggrave son endettement extérieur. » Des études [4] montrent que la Tunisie a perdu 29 milliards d’euros entre 1970 et 2010 à cause de la fuite de capitaux. Une raison de plus pour faire le point sur la situation financière du pays.

Qui a peur d’un audit ?  

Avant l’élection de l’Assemblée nationale Constituante (ANC), en octobre 2011, tous les partis sont d’accord pour réaliser un audit. Et déterminer si une part – jugée illégitime – de la dette doit être annulée. Plus de cent parlementaires européens soutiennent la suspension des paiements de la dette, jusqu’à la réalisation d’un audit indépendant [5]. En 2012, des députés tunisiens déposent une proposition de loi en ce sens. Coup de théâtre en février 2013 : en pleine crise politique, suite à l’assassinat du leader politique Chokri Belaïd, le secrétaire d’État aux Finances, Slim Besbès, annonce le retrait du projet d’audit. Motif : le niveau de l’endettement de la Tunisie serait « gérable », affirme-t-il !

« C’est une ingérence inadmissible du pouvoir exécutif dans le travail législatif », s’indigne Chafik Ben Rouine. « C’est contre-révolutionnaire et illégal d’outrepasser la souveraineté de l’ANC en préférant suivre les instructions du FMI », s’insurge la députée Mabrouka M’Barek (Congrès pour la république, membre de la majorité au pouvoir), qui interpelle le secrétaire d’Etat sur les réseaux sociaux : « Pourquoi le FMI a si peur d’un simple audit !!! (…) M. Besbes, rappelez-moi pour qui vous travaillez ? Le peuple tunisien ? Non, le FMI bien sûr ! Alors dites à vos employeurs que le peuple tunisien est souverain, il est résolu à examiner 23 années de dictature et à déceler qui a financé ces années de torture et de surveillance policière. » Ambiance. Fin mars, le Front populaire appelle à suspendre pour trois ans le remboursement de la dette, en suivant l’exemple de l’Argentine, l’Equateur ou l’Islande.

La France reconnaîtra-t-elle ses erreurs ? 

Du côté des créanciers, on préfère discuter nouveaux prêts, plutôt que moratoire ou annulation de dette. Des prêts qui servent à payer les dépenses courantes, dénonce l’ACET, et non des investissements, qui permettraient de pouvoir à terme rembourser cette dette. Cercle vicieux : la Tunisie doit s’endetter pour payer les intérêts de sa dette ! Et accroît sa dépendance vis-a-vis des créanciers internationaux. L’endettement de la Tunisie aurait ainsi augmenté de 20% ces deux dernières années...

Deauville, mai 2011. Le G8 décide de « soutenir » la transition de la Tunisie vers la démocratie. Et vers l’économie de marché. Pour l’occasion, le Qatar, le Koweit, l’Arabie saoudite et l’Union européenne avancent main dans la main. Alors ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé se rend en Tunisie pour demander au gouvernement provisoire d’élaborer un plan économique sur 5 ans. C’est sur cette base qu’un prêt d’un milliard de dollars est accordé à la Tunisie par l’Union européenne, la Banque mondiale et l’Agence Française de Développement [6]. « Comment un gouvernement provisoire, non élu, peut-il être légitime pour engager financièrement le pays, pour une telle somme ? », s’indigne Chafik Ben Rouine. Une question qui ne semble pas avoir effleuré le G8. Et une dette de plus pour la Tunisie.

Fin mars, l’Allemagne a décidé de transformer 60 millions d’euros de dette tunisienne en projets de développement. Pascal Canfin, ministre délégué au développement, a annoncé que la France envisagerait de suivre l’exemple allemand. L’Europe commencerait-elle à bouger pour soutenir la transition démocratique ? « La Tunisie ne représente rien pour les créanciers, mais ils ont peur de la contagion. Tous les pays autour de la Méditerranée sont concernés », interprète Chafik Ben Rouine. Reconnaître une dette illégitime, c’est aussi admettre qu’on a soutenu financièrement une dictature. Un aveu parfois difficile, visiblement, pour certains.

Agnès Rousseaux

Voir la vidéo réalisée par l’ACET - Auditons les créances envers la Tunisie (en arabe, sous-titres en français) :

 


 

ou cliquer le lien ci-dessous

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=KXqaFGAa17M#!

 

Notes

[1] L’accord en discussion porte sur un prêt du FMI de 2,7 milliards de dinars tunisiens (soit près de 4 % du PIB de la Tunisie), remboursable sur 5 ans avec une période de grâce de 3 ans et 3 mois. Voir les documents échangés entre le FMI et le gouvernement tunisien, publiés sur le site Nawaat.

[2] Le ratio dette/PIB de la Tunisie est en 2011 de 136% du PIB. Son taux d’endettement est plus important que celui de la France, dont le ration dette/PIB est de 90 %.

[3] Créancier à hauteur de 1,7 milliards d’euros, soit la moitié de la dette bilatérale de la Tunisie.

[4] Voir Capital Flight from North African Countries, par Léonce Ndikumana et James K. Boyce, Political economy reseach institute, Novembre 2012.

[5] Le 10 mai 2012, le Parlement européen adoptait une résolution sur la stratégie de l’UE en matière de commerce et d’investissements pour le sud de la Méditerranée après les révolutions du Printemps arabe, qui « juge odieuse la dette publique extérieure des pays d’Afrique du Nord et du Proche-Orient sachant qu’elle a été accumulée par les régimes dictatoriaux, par le biais principalement de l’enrichissement personnel des élites politiques et économiques et de l’achat d’armes, utilisées souvent contre leurs propres populations ». Source : CADTM

[6] Jusqu’à présent, le plus gros prêt accordé à la Tunisie par la Banque mondiale avait été de 250 millions de dollars

 

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine