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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 16:24

Le capitaine Sanogo négocie son exil au Nigeria ou au Gabon.

Sanogo

 

L’avenir du capitaine Amadou Haya Sanogo ne s’inscrit plus au Mali. Craignant un risque de règlement de compte, l’ex-chef de la junte veut quitter le pays. Et selon de sources concordantes relayées par la presse française, il négocierait depuis plusieurs semaines un exil doré hors du Mali. Après le niet catégorique opposé à son vœu par les Etats-Unis d’Amérique, l’éphémère homme fort du Mali aurait jeté son dévolu sur deux pays africains, le Nigéria et le Gabon, qui seraient prêts à l’accueillir. 

L’ex-chef de la junte malienne, le capitaine Amadou Haya Sanogo est désormais préoccupé par son avenir. Un avenir qui s’annonce loin du Mali puisqu’il négocie depuis plusieurs semaines un exil doré. Sollicités pour ce faire, les Etats-Unis d’Amérique auraient opposé une fin de non-recevoir à cette requête.

Désemparé, l’éphémère homme fort de Kati dont la sécurité risque d’être sérieusement menacée après la fin de la crise se serait résolu à se trouver une terre d’accueil en Afrique. Selon de sources concordantes relayées par la presse internationale, il devra atterrir soit au Nigeria soit au Gabon : deux pays qui sont en train de faire de la place, disons préparer un exil doré à l’ex-chef du CNRDRE.
Pour une « sortie honorable », les auteurs du coup d’Etat du 22 mars 2012  négocient depuis le mois de février avec le médiateur dans la crise malienne, le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré et le président en exercice de la Cédéao et président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara.
« Nous sommes prêts à quitter Kati, à condition d’obtenir une sortie honorable ». Concrètement, les 24 têtes de proue de l’ex-junte souhaitent des postes consulaires à l’étranger ou des retraites dorées à Bamako. Selon la Cédéao, tout cela est négociable. Mais il reste le cas du capitaine Sanogo qui a été nommé au poste de président du Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité.
Mais, cette volonté de Sanogo de se retirer définitivement de la scène politique agace certains de ses proches, notamment les jeunes qui se considèrent oubliés après avoir été les « vrais » auteurs du coup d’Etat qui a précipité la chute des villes du Nord. A l’annonce de la nouvelle des négociations entamées précisément il y a quelques mois à Ouagadougou entre la Cédéao et les ex-putschistes installés à Kati pour trouver une « éventuelle sortie honorable aux auteurs du coup d’Etat du 21 mars 2012
, certains nont pas caché leur déception.
Pour ces jeunes soldats à l’origine de la mutinerie, il s’agit ni plus ni moins qu’une trahison, car les promesses faites à eux par le chef de l’ex-junte, Amadou Haya Sanogo, comme leur promotion à des grades supérieurs, l’augmentation de leurs salaires et l’amélioration de leurs conditions de vie par l’octroi de logements sociaux et bien d’autres dans l’euphorie de la prise du pouvoir, sont restées lettre morte.
Markatié Daou

Source : http://mali-web.org

 

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 16:22

 

Élections locales en Côte d’Ivoire : échec cuisant du régime d’Alassane Ouattara.


presidentielles CI-Vrai chifffres image archive

Alors que le Front Populaire Ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo a boycotté les élections régionales et municipales,les qualifiant de « farce électorale » et ayant invité les Ivoiriens à en faire de même, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’effectivement l’appel a été largement suivi.

Le scrutin du 21 avril a non seulement prouvé, une fois de plus, que la Côte d’Ivoire reste plus que jamais divisée, mais il confirme également le fait que la très grande majorité des Ivoiriens est tout simplement lassée des mensonges du régime et des violences qui se poursuivent dans le pays. Selon de nombreux spécialistes, notamment occidentaux, la réconciliation nationale est véritablement « en panne ». Malgré cela, Alassane Ouattara compte se présenter de nouveau à l’élection présidentielle de 2015. Dans un entretien à l’hebdomadaire Jeune Afrique, dont il est un des actionnaires, l’homme avoue son incapacité à réaliser le redressement du pays, qu’il avait pourtant promis et sur lequel il avait insisté à maintes reprises : « A priori je ne pense pas qu’il soit possible de redresser la Côte d’Ivoire comme je le voudrais dans les trois ans à venir ». Répondant à la question sur la présidentielle de 2015, Ouattara annonce sans fard : « Oui, vraisemblablement, je serais amené à solliciter un deuxième mandat ».

D’autre part, une nette fracture se dessine au sein de l’alliance au pouvoir composée principalement du Rassemblement des républicains (RDR), le parti libéral d’Alassane Ouattara, et du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), de l’ex-chef d’État Henri Konan Bédié. Ces tensions sont notamment dues au fait que le PDCI de Bédié, ancien parti unique, vit mal son statut de second dans cette « union » où les divergences entre le RDR et le PDCI se font de plus en plus sentir. Des observateurs parient même que cette fameuse coalition du Rassemblement des « houphouëtistes » pour la démocratie et la paix (RHDP), réunissant justement le RDR et le PDCI, ne survivra pas bien longtemps. Par ailleurs, ce vote a été entaché de nombreuses fraudes et disputes postélectorales, qui n’ont pas tardé à se transformer en incidents violents, y compris avec usage d’armes à feu, dans plusieurs communes, principalement à Abidjan. Une source occidentale dans la capitale économique a affirmé que « malgré la victoire de son parti, Ouattara sort fragilisé de ces élections car il a perdu une belle occasion de montrer qu’on pouvait organiser un scrutin crédible et transparent sans contestations. » Une « victoire » obtenue pour rappel, lors d’un scrutin largement ignoré par le parti de Laurent Gbagbo, le FPI, aujourd'hui principale formation de l'opposition, ainsi que par l’écrasante majorité de la population ivoirienne.

Justement, en parlant du taux de participation, selon la Commission électorale indépendante, il se situerait autour de 30 %, entre 13 et 15 % selon le FPI, qui cite une source proche du ministère de l’Intérieur. Même en retenant le chiffre le plus optimiste pour le régime d’Ouattara, il s’agit d’une confirmation claire d’un boycott massif de ces élections. Compte tenu de ces réalités peu radieuses, le président Ouattara a du souci à se faire. Aucune avancée notable n’a été faite pour une vraie réconciliation nationale, destinée à tous les Ivoiriens, notamment les membres de l’opposition, qu’ils soient en Côte d’Ivoire ou en exil. Un fait majeur : la mobilisation des partisans de Laurent Gbagbo, qui continuent de réclamer ardemment la libération de leur président, incarcéré depuis le 30 novembre 2011 dans les geôles de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye (Pays-Bas), se fait sentir à tous les niveaux.

Enfin, les soutiens étrangers de Ouattara, en premier lieu la France mais également les États-Unis, devraient rapidement faire évoluer leurs approches dans la crise ivoirienne qui semble perdurer et dont l’issue est pour le moment encore bien incertaine. A noter que François Hollande recevait son ami et acolyte, le président Ouattara le mois d’avril dernier à l’Élysée. A l’issue de cette rencontre, le chef d’Etat français a « encouragé les autorités ivoiriennes à poursuivre les réformes engagées dans le domaine de la sécurité, de la réconciliation et du dialogue politique», selon le communiqué de la présidence française. Pourtant, ni la France, ni les autres soutiens occidentaux de Ouattara ne font réellement pression sur un régime ouvertement liberticide et sérieusement fragilisé. Les gouvernements occidentaux ne pourront pas longtemps ignorer le fait que la résistance ivoirienne est désormais mieux organisée et déterminée, aussi bien à l’intérieur de la Côte d’Ivoire qu’au-delà de ses frontières.

 

 

Source : http://french.ruvr.ru

 

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 16:21

Le RDPC vainqueur de la mascarade sénatoriale du 14 avril 2013 au Cameroun.

Dipanda_mouelle.jpg

Biya 56- Fru Ndi 14: LE RDPC, grand vainqueur des sénatoriales avec 73% des votes

Avec la nomination des 30 sénateurs par Paul Biya ce qui donnera un total de 86 sur 100. Ce n’est plus une chambre sénatoriale. 

Le RDPC, grand vainqueur des sénatoriales avec 73% des votes en sa faveur, soit 56 sièges contre 14 sièges pour le SDF. Le SDF fait  54 % dans l'ADAMAOUA. Le RDPC obtient 99% dans le centre ,100 % à l'EST et  le SUD, 92%.  Dans  le littoral, 91%. Dans l'extrême Nord..Ce sont  les premiers   résultats  lu par  le prémier président  de la  cour suprême  auc cours de l'audience solennelle de proclamation des résultats de l'élection sénatoriale.

 

Le Rdpc a dominé le scrutin dans l'ensemble du pays. Ses listes sont élues à 100% dans plusieurs départements. On note tout de même le vote d'un conseiller municipal en faveur de la liste Sdf dans le Mfoundi, le Nyong et Mfoumou, le Mbam et Inoubou et même la Haute Sanaga. Le Rdpc fait le total des votes dans la région de l'Est. Des cas d'abstention sont signalés. Ces conseillers municipaux pourraient, d'après la loi être déchus de leurs mandats. La victoire du Sdf dans l'Adamaoua et l'Ouest est également confirmée.


Elvis Mbimba

Source : http://icicemac.com

 

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 16:18

 

L’AFRIQUE FACE A SES ENJEUX DE DEVELOPPEMENT .

afrique

 

Le continent africain a été et reste une terre de contradictions. Des terres sont très riches en ressources naturelles diverses (minières, pétrolières, gazières, forestières et agro-pastorales). L’on constate que plus les terres agricoles sont très fertiles, plus les pays qui en sont dotés crient souvent pauvreté, malnutrition, guerres et famines. Les ethnologues, les anthropologues et autres spécialistes du passé, du présent et les scruteurs de l’avenir de notre humanité ont longtemps expliqué les liens de ces contradictions par une multiplicité de tribus et d’ethnies éparpillés dans chacun des pays, comme des mines anti-personnelles et des mines anti-développement pour l’Afrique. Et voici que les extrémistes musulmans s’y mettent également et se font valider leurs projets par des divisionnistes et des sécessionnistes avides de pouvoir et de domination. Des individus en quête d’identité et d’existence politique ciblent les États jugés faibles sur ce continent profondément meurtri pour y semer des guerres, des destructions, des massacres, de la terreur… Des islamistes radicaux, obscurantistes et rétrogrades tentent d’y imposer des « républiques islamiques » : la « chose du peuple » (Res publica) devient ainsi une propriété de ceux qui se prétendent représenter l’Islam originel, inspirés ou manipulés par des idéologues des pétromonarchies de la péninsule arabique qui pilotent le salafisme, le wahhâbisme et leurs variantes en Afrique. L’Afrique occidentale et l’Afrique centrale sont clairement devenues aujourd’hui des cibles bien identifiées, tel un lion qui sème la panique dans le troupeau d’antilopes. Celles-ci se mettent alors à galoper pour fuir pendant que le roi de la forêt observe le rythme du troupeau pour repérer le coureur le plus faible qui lui servira de repas du jour ! Et il peut alors foncer dessus sans difficulté. Pourtant les besoins vitaux de l'Afrique ne sont pas un manque de religion, mais des ressorts solides pour créer son développement. Mais alors, où sont donc les maillons faibles en Afrique qui seront les prochaines victimes, parmi les pays où l’Islam est une confession majoritaire et où les économies sont tragiquement affaiblies, et les populations sont en totale déshérence ? En préambule, insistons que l’éducation et la formation professionnelle des populations et notamment des jeunes générations ; la sécurité sanitaire, alimentaire et énergétique des habitants ; la paix, l’unité et la sécurité du territoire national ; la bonne gouvernance politique, économique et sociale sont les principaux piliers du développement. Ensuite, ce développement doit être conçu et mis en œuvre avec le souci de l’équilibre et de l’égalité des droits d’accès des territoires à des composantes du progrès. Il n’y a de développement durable que porté par une économie prospère. Et il n’y a d’économie prospère que constituée sur le socle de l’économie industrielle. Ces principes présentent une portée universelle autant dans les pays industrialisés historiques que dans les pays émergents. Les pays africains ont le devoir de rassembler ces ingrédients pour prétendre au développement. Les piliers indiqués ne sont donc pas des options, mais des impératifs pour construire de véritables stratégies de développement durable et garantir une amélioration des conditions de vie des populations. Des indicateurs socioéconomiques par espace régional indiquent les niveaux d’effort à accomplir pour progresser significativement face à la pression de la mondialisation.

 

I. L’Afrique arabo-musulmane au nord.

 

Les indicateurs socioéconomiques de certains pays de l’Afrique du nord, arabo-musulmane, pourraient inspirer de nombreux pays subsahariens. En effet, le taux de fécondité (nombre moyen d’enfants par femme en âge de procréer) dans ces pays varie entre 4,2 pour la Mauritanie et le Soudan et 1,7 pour l’Algérie. Pour que ce taux soit un accélérateur de développement, il s’accompagne d’une amélioration significative des conditions sanitaires pour lutter contre les épidémies et des infections mortelles, des progrès médicaux pour assurer des soins appropriés aux enfants et réduire les taux de mortalité, et par la sécurité alimentaire pour garantir de bonnes conditions de lutte contre les malnutritions qui déciment les enfants en bas âge. Ensuite, il faut éduquer ces enfants, les former aux métiers et en faire des citoyens instruits, éveillés et des contributeurs au développement. Aussi, le taux d’alphabétisation prend le relai de l’éducation pour les jeunes de plus de 15 ans et les adultes pour assurer des capacités des populations à développer la maîtrise de l’information écrite, analyser les situations économiques et comprendre les évolutions politiques du monde et de leurs pays, être autonomes pour conduire leurs propres affaires, et développer leur propre jugement sur les différentes offres religieuses pour discerner le vrai du faux. Au-delà de 60% de taux d’alphabétisation, l’on peut considérer que le pays s’éveille et que les choix politiques et sociaux du pays ont requis l’examen attentif des citoyens éclairés. Les femmes représentant souvent plus de la moitié des populations nationales ; leur forte présence dans les institutions de décision est un gage d’éveil démocratique et de progrès social. Cette mesure passe par leur présence au Parlement. Une démocratie active ne peut être construite par les représentants d’une moitié des habitants : en règle d’équilibre, les Parlements devraient être constitués par des parités hommes-femmes. En Afrique du nord, la Tunisie et l’Algérie, suivies du Soudan et de la Mauritanie dépassent 20% de femmes au Parlement. L’Egypte et le Libye accusent un grand retard, qui peut s’expliquer par une poussée plus forte de l’Islam radical qui s’oppose à la libération et à la considération des droits des femmes. Enfin, les pays ayant un faible taux de fécondité (moins de 3 enfants par femme) avec une forte population et des ressources économiques conséquentes, ont l’avantage de progresser plus vite dans la mondialisation : le PIB par habitant dépasse alors 2000$. Seuls la Mauritanie et le Soudan n’avaient pas pu atteindre une richesse de 2000 $ par habitant en 2011. Ainsi, on peut observer que l’Algérie, la Tunisie et le Maroc sont bien armés pour entrer dans la compétition économique mondiale ; cependant, le Maroc doit améliorer rapidement l’alphabétisation des masses et accroître l’éducation des jeunes générations pour rattraper le niveau de l’Algérie et de la Tunisie, et participer activement au pilotage des économies de l’Afrique du nord, et de l'Afrique en général.

 

II. L’Afrique occidentale devrait encore déployer des efforts.

 

De tous les espaces régionaux africains, l’Afrique occidentale rassemble des pays dont la moitié présentent des taux de fécondité moyens supérieurs ou égaux à 5 enfants par femme en âge de procréer. Les trois premiers pays : le Niger (7,2), le Mali (6,4) et le Burkina Faso (6,1) naviguent en peloton de tête du continent avec la Somalie (6,3), l’Ouganda et le Burundi (6,1) en Afrique orientale. Ces trois pays de l’Afrique occidentale battent également le record du taux d’alphabétisation le plus faible du continent, entre 29% et 31%. Le lien entre les faibles ressources allouées à l’éducation, le taux de fécondité très élevé tel que 50% seulement des enfants sont scolarisés, avec le faible taux d’alphabétisation qui en est une conséquence directe, est une réalité socioéconomique dans ces pays. Il convient également de remarquer que, parmi les pays au—dessus de 4,5 enfants par femme, seul le Nigéria atteint 61% de taux d’alphabétisation. La Guinée Bissau, le Ghana et le Cap Vert sont les seuls pays de l’Afrique occidentale ayant un taux de fécondité inférieur à 4,5 et dont les taux  d’alphabétisation dépassent 60%  (90% pour les îles du Cap Vert). L’Afrique occidentale est globalement en très grand retard dans les efforts d’éducation et de féminisation des instances démocratiques de décision (faible présence des femmes au Parlement). Seuls les Sénégal et son voisin du Cap Vert parviennent à dépasser 20% de présence des femmes au Parlement. De même, si cinq pays seulement parviennent à comptabiliser plus de 1000$ de richesse nationale par habitant (Nigeria, Sénégal, Ghana, Côte d’Ivoire et Cap Vert), six autre pays se trouvent entre 500$ et 1000$, alors que quatre pays n’ont même pas atteint 500$ par habitant en 2011 (Liberia, Niger, Sierra Leone, Guinée) alors que ces pays sont dotés de ressources minières importantes pour générer des financements. Il apparaît, selon ces données, que l’Afrique occidentale devrait déployer d’importants efforts pour assainir son économie, équilibrer le développement sur les territoires, bâtir un espace régional intégré mieux géré, dynamiser l’exploitation et la transformation de ses ressources naturelles afin d’améliorer ses indicateurs socioéconomiques de développement pour les peuples.

 

 

III. Conclusion.

 

Il apparaît un écart significativement important entre l’Afrique du nord arabo-musulmane et l’Afrique occidentale voisine, autant dans les dynamiques économiques que dans les indicateurs socioéconomiques qui accompagnent ces dynamiques. Aux dirigeants des pays de l’Afrique occidentale, l’on ne pourrait que prodiguer ces conseils simples : lutter prioritairement et efficacement contre les corruptions, les détournements de fonds publics et l’enrichissement illicite ; les fonds publics doivent s’associer aux fonds privés pour développer les investissements en vue de construire le futur ; ces investissements doivent s’orienter prioritairement dans l’éducation, la formation professionnelle, les infrastructures de communication (routières, fluviales, aéroportuaires, ferroviaire et des technologies de l’information et de la communication) pour accélérer le développement économique régional décentralisé, les infrastructures sanitaires, médicales et sociales ; les industries de transformation ; l’agriculture et l’alimentation. Ce sont les produits de vos recettes d’exportation et de consommation intérieure qui viendront alimenter et renforcer de nouveaux investissements pour amplifier le cycle, dynamiser le cercle vertueux du développement et relancer le progrès économique et social pour tous.

 

Par Emmanuel Nkunzumwami

Auteur de « Le Partenariat Europe-Afrique dans la mondialisation », Editions L’harmattan, 2013.

 

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 16:15

DECLARATION DE LA LIGUE PANAFRICAINE – UMOJA (LP-U) - DELEGATION DE COTE D’IVOIRE 

LECONS DU SCRUTIN DU 21 AVRIL 2013 : LE PEUPLE EXIGE UN GOUVERNEMENT DE TRANSITION DEMOCRATIQUE

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A l’ouverture de la campagne pour les élections municipales et régionales  organisée par le pouvoir Ouattara – Bédié, la délégation Côte d’Ivoire de la Ligue Panafricaine-UMOJA (LP-U), a appelé à l’instar du FPI et des organisations démocratiques ivoiriennes au boycott républicain pour protester contre le caractère anti-démocratique de ces élections.

Les résultats nationaux sortis des urnes le dimanche 21 avril 2013 révèlent un taux de participation le plus bas de l’histoire de la Côte d’Ivoire, que les observateurs les plus crédibles situent entre 10 et 15 % des inscrits. Ce qui signifie que l’appel au boycott a été largement suivi par le peuple de Côte d’Ivoire.

Aussi, la délégation de la LP-U félicite et remercie – elle les électeurs qui se sont abstenus, les militants, les démocrates, les partis politiques et autres organisations qui ont œuvré pour cette grande victoire sur l’arbitraire et l’autoritarisme.

Ainsi, le peule ivoirien en boudant pour la deuxième fois des élections organisées par la coalition RHDP manifeste clairement son rejet de la politique anti - nationale et anti-démocratique du tandem RDR –PDCI.

Au vue de ce qui précède et au nom de la démocratie et de la paix sociale en Côte d’Ivoire, nous invitons Monsieur Alassane Dramane Ouattara à tirer les conséquences politiques de cette débâcle. Et surtout à se soumettre à la volonté du peuple ivoirien qui exige :

1)    L’arrêt des méthodes fascistes de « pacification » et des violations des libertés et droits politiques et sociaux et le rétablissement de l’Etat de droit ;

2)    La libération des prisonniers politiques et le retour au pays de tous les exilés politiques et en premier lieu Le Président Laurent Gbagbo ;

3)    La démission de son gouvernement et le gel immédiat de la politique anti - nationale et anti – sociale ;

4)    L’ouverture de négociations politiques pour la mise en place d’un gouvernement légitime de transition ;

Aussi, la Ligue Panafricaine–UMOJA (LP-U) - Délégation de Côte d’Ivoire demande à ses militants et sympathisants, aux démocrates, aux patriotes, aux résistants et aux panafricanistes de demeurer vigilants, intransigeants et de rester mobilisés pour la défense de la souveraineté nationale, des libertés et des droits constitutionnels.

  

Umoja ni nguvu

L’Union fait la force 

Pour La Ligue Panafricaine – Umoja (LP- U) - Délégation de Cote d’Ivoire

Garvey Bonthin KONAN 

Fait à Abidjan le 24/04/2013 . 

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 13:30

 Cameroun: Révélations sur la libération des otages français. La longue marche qui a conduit à la libération de la famille Tanguy Moulin-Fournier.

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Quelques jours après, le voile se lève peu à peu sur les conditions de la libération des otages français enlevés le 19 février dernier à Dabanga dans l'Extrême-Nord du Cameroun. Les sept membres de la famille Tanguy Moulin-Fournier ont été libérés le 19 avril 2013 entre 2 et 4h du matin. Ils ont été récupérés à deux kilomètres de Banki, précisément à Narikou, une bourgade rétrocédée au Cameroun à la suite de la décision de l'arrêt de la Cour de Justice de la Haye, dans le cadre de l'affaire Bakassi intervenue en octobre 2012. Là, une rivière fait office de frontière entre le Cameroun et le Nigeria, et en saison sèche comme c'est le cas actuellement, la traversée se fait tranquillement pour les piétons.

De sources concordantes nigérianes, les intermédiaires ont conduit les otages au lieu de leur libération à bord de deux véhicules, dont une Toyota Prado suivie d'un pick-up neuf. Le petit convoi était escorté de deux motos. Tout ce beau monde a été aperçu à Banki aux environs de 20h, puis, le convoi, trop voyant, est reparti vers le village Barkari se remettre au vert, avant de rejoindre péniblement le lieu du rendez-vous. Au total, le convoi comportait une vingtaine de personnes, otages et intermédiaires de l'escorte compris.

Une fois l'échange fait, l'équipe camerounaise chargée de récupérer les otages, constituée pour l'essentiel des hommes du Bataillon d'Intervention Rapide (BIR), a immédiatement repris la route pour Maroua. Les otages ont été directement conduits à l'aéroport de Maroua où, arrivés autour de 6h, ils ont embarqué dans un avion militaire de fabrication chinoise de l'armée camerounaise.

Celui-ci s'était posé discrètement la veille, dans la nuit, sur le tarmac de l'aéroport de Maroua avec à son bord une illustre personnalité: le Secrétaire Général de la Présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh. Sans doute, avait-il été dépêché sur les lieux une fois la certitude acquise que les otages seraient bel et bien libérés dans les heures qui suivaient. Puis, intervient le communiqué de la Présidence de la République alors même que les otages avaient à peine foulé le tarmac de l'aéroport de Yaoundé Nsimalen et que Ferdinand Ngoh Ngoh était à peine descendu de l'avion militaire ...


Mais ça, c'est une autre affaire.

C'est que les événements s'étaient accélérés quelques jours plus tôt. Le Général israélien Maher Hères, Conseiller technique à la Présidence de la République en charge de la formation des unités spéciales et grand patron du Bataillon d'Intervention Rapide (BIR), avait pris ses quartiers à Maroua depuis le 14 avril 2013. Un signe avant coureur de ce que tout s'accélérait, d'autant plus que ceux qui suivaient l'affaire de près n'ignoraient pas que le Cameroun avait fait un geste de bonne volonté dans la contribution aux pourparlers avec la secte ou du moins le groupe qui détenait les otages et avait obtenu le label «Boko Haram» pour faire monter les enchères.


Négociations

Au lendemain de la visite au Cameroun du Ministre français des Affaires Etrangères, les 15 et 16 mars 2013, le BIR avait exfiltré nuitamment vers la frontière nigériane, à partir de Maroua, au moins quatorze membres de la secte où figuraient Bana Modu, Badou Oumar, Abba Ahmat, Adoum Mahamat, arrêtés le 13 octobre 2012 au pont d'Amchidé en possession de 1.399 munitions, un pistolet automatique et une kalachnikov et détenus à Maroua.

Pour mener à bien son opération, le BIR avait loué ce jour à Maroua, auprès de la société de transport interurbain Touristique express, un bus de 14 places où ont pris place dans la nuit les membres de la secte ou supposés comme tels. S'ils n'avaient pas les yeux bandés, un tissu noir couvrait leur tête et ils semblaient totalement méconnaissables aux éventuels curieux.

C'est donc un convoi de cinq véhicules, quatre du BIR et le bus qui a quitté Maroua en direction d'un lieu indiqué de la frontière où ils ont été relâchés. Seule certitude, au moment de quitter la capitale régionale de l'Extrême-Nord, le bus était plein à craquer et chacun des passagers s'était vu gratifier d'une petite cagnotte pour qu'il rejoigne sa famille une fois la frontière franchie...

D'autres membres de la secte, ceux qui étaient vraisemblablement enregistrés par Boko Haram seront libérés au moment de la récupération des otages, parmi lesquels le plus important était Moustapha Mohamed, arrêté le 31 octobre 2012 à Fotokol en possession de tracts de Boko Haram en langue Haoussa et dont la mission était d'installer une cellule de Boko Haram à Fotokol, et qui était au frais à Yaoundé. Jusqu'à la dernière minute, il est resté aux mains des Camerounais. Une sage précaution au cas où, à la dernière minute, l'affaire aurait tourné... Cahuzac.

«Nous en savions beaucoup sur ceux qui ont pris les otages mais nous ne voulions pas mettre la vie des otages en danger. Ils n'ont jamais quitté l'Etat de Borno. Rapidement, nous avions compris que les ravisseurs étaient intéressés par le paiement d'une rançon et que les autres revendications servaient simplement à noyer le poisson et à créer un cadre adéquat pour les pourparlers», reconnaît une source haut placée au State Security Service (SSS) à Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno, limitrophe du Nord-Cameroun.

Comment le Cameroun en est-il arrivé à piloter le dossier bien que les otages aient été enlevés sur son territoire mais «sécurisés» ailleurs? A en croire toujours les informations obtenues auprès des sources nigérianes introduites, toutes les parties avaient intérêt à mettre le Cameroun en première ligne.

«La secte, pour des raisons sans doute de leadership interne, n'a pas souhaité discuter avec les autorités nigérianes au risque de voir sa direction totalement discréditée. Un de ses chefs, celui qui a les faveurs des médias, Abubakar Shekau, vient de rejeter l'offre d'amnistie du Gouvernement. Il ne peut pas être dans cette posture et discuter même indirectement avec nous d'autant plus qu'il avait publiquement associé son image, quoi que tardivement, à cette prise d'otages. Pour nous, cela a été une aubaine, car payer une rançon ou cautionner publiquement cette démarche aurait été difficilement tenable. Cela aurait signifié se tirer une balle dans le pied. Cela se serait résumé à quelque chose de stupide, c'est-à-dire que le Gouvernement du Nigeria finance le terrorisme sur son territoire», explique notre source.

Et de poursuivre: «La France, elle, est fidèle à son principe qu'elle ne paye pas officiellement de rançon et ne sous-traite pas ce volet, sous quelque forme que ce soit, ce qui permet toujours de sortir la tête haute. Pour le Cameroun, c'était aussi une belle opportunité, une occasion de se mettre en valeur à peu de frais. Il montre qu'il est capable de résoudre des questions sécuritaires qui se posent sur son territoire, engrange au passage de gros bénéfices politiques, et permet à la France de dissimuler son rôle pourtant déterminant dans cette affaire», indique la source nigériane proche du dossier.

Le Nigeria, contrairement à ce que les évènements peuvent laisser croire, n'a pas été tenu à l'écart des négociations et a même eu à poser des conditions et à obtenir satisfaction sur certains points. «Nous avons multiplié des gestes de bonne volonté pour accompagner positivement les négociations, mais la France a tenu compte du fait que verser la rançon à des terroristes, même si c'est le Cameroun qui s'en charge, c'est financer le terrorisme, c'est renforcer les capacités opérationnelles de la secte. Sans cela, le Cameroun ne pouvait pas prendre le risque de verser de l'argent à des terroristes pour s'autofinancer, car après tout, ce sont les Nigérians qui payent le lourd tribut de la folie meurtrière de cette secte», signale un haut responsable du SSS du Borno State.

De fait, selon les analystes nigérians de Maiduguri, si la secte Boko Haram est en quête aujourd'hui de ressources financières, c'est qu'elle n'arrive plus à se servir convenablement sur le stock de l'armée. Elle a donc besoin de grosses sommes d'argent pour acquérir des armes à l'extérieur, notamment au Soudan, les faire transiter par le Tchad avant de les introduire au Nord-Cameroun et enfin dans l'Etat de Borno.

Sans la «compréhension» de la France, le Nigeria n'aurait sûrement jamais accepté que les intermédiaires du Gouvernement du Cameroun fassent parvenir, au finish, plusieurs millions de dollars aux ravisseurs. Au final donc, tout aura été minutieusement arrangé entre les trois pays. Y compris le cours des évènements.

Quid de négociateurs camerounais? «Nous les avons accompagnés parce qu'un faux pas des services de sécurité et l'affaire capotait. Les négociateurs camerounais avaient de bonnes entrées dans l'Etat du Borno State et cela nous a beaucoup surpris», souffle le responsable nigérian. Mais pas de nom, même si de nombreuses sources avancent sans fournir aucune preuve le nom de l'Honorable Abba Malla, député RDPC du Mayo-Sava. Ce dernier, il est vrai, pour des raisons encore inconnues, est invisible à l'hémicycle depuis le début de l'actuelle session. Et ce n'est pas tout: c'est l'homme de main, au Nord-Cameroun, de l'ex-tout puissant Gouverneur du Borno State, Modu Shérif...

Manipulation médiatique

Les Nigérians en savent également bien plus sur la stratégie communicationnelle mise en place. «Nous étions informés de ce qui allait se passer, la partie se jouait quand même sur notre territoire. Nous avons dégarni le secteur conformément aux accords pour que la libération se passe dans de bonnes conditions. Il était toutefois impératif que le Cameroun assume la paternité de l'opération, afin que nous, nous n'ayons pas à rendre des comptes à notre opinion publique, et la France de même. Des trois pays impliqués, c'est le Cameroun qui pouvait mieux assurer cette communication car elle avait tout à gagner à cette étape. Vous n'allez pas quand même croire que le Ministre Français des Affaires Etrangères a été tiré de son lit subitement et a aussitôt pris l'avion pour le Cameroun comme par hasard.

Tout le monde savait, et le timing, le déni de la rançon, les hésitations de Paris à confirmer la libération, tout cela était parfaitement bien organisé. Chaque pays a joué son rôle et si tout est mis sur le compte du Cameroun, c'est simplement pour que les Gouvernements de la France et du Nigeria s'en tirent à bon compte auprès de leur opinion publique», conclut notre source.


Rançon

Les indiscrétions nigérianes recueillies à Maiduguri, fief de Boko Haram, parlent d'une rançon oscillant entre 5 et 7 millions de dollars versée par les négociateurs camerounais via des intermédiaires. Le versement, toujours selon des sources à Maiduguri, se serait déroulé en plusieurs étapes, par des circuits complexes.

Quant à la provenance de la rançon, aucun doute côté nigérian. «D'où que puisse venir l'argent, c'est le Cameroun qui a réglé officiellement la note. Il peut l'avoir fait spontanément, par humanisme, parce que les otages ont été pris sur son territoire et qu'il avait une dette morale à leur égard. Il peut l'avoir fait pour améliorer ses bonnes relations avec la France et espérer en tirer des dividendes en termes d'image, de réduction de la dette... Il peut avoir été un simple transporteur de valises et que l'argent a été versé par des tiers... Si vous cherchez l'origine des rançons, autant remonter les comptes des paradis fiscaux. La seule certitude, c'est que l'argent a été versé par les négociateurs camerounais. Maintenant que l'affaire s'est bien terminée, le plus difficile commence pour nous: remonter la chaîne depuis les bandits qui ont kidnappé les otages jusqu'à ceux qui ont encaissé l'argent», ricane notre source nigériane.


Le BIR à la manœuvre, les autorités administratives locales exclues...

La libération des otages français a encore mis en exergue le rôle prépondérant du Bataillon d'Intervention Rapide dans le dispositif sécuritaire du Cameroun. Cette affaire montre qu'elle est finalement le maillon de confiance à tout faire du régime.

Pour l'exfiltration des membres de Boko Haram, alors que les observateurs s'attendaient à voir à la manœuvre la Direction Générale de la Recherche Extérieure (DGRE), c'est finalement les hommes du Général israélien Maher Herez, grand patron du BIR, qui ont pris le contrôle de toute l'opération. Un camouflet pour la DGRE? Elle n'avait pas une profondeur stratégique dans le dossier, précise de fins connaisseurs. Pis, le Secrétaire Général de la Présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, qui coiffe les services de renseignement, suivait particulièrement le dossier côté camerounais et pour une raison ou une autre, voulait s'accaparer seul toute la lumière. A moins que ce ne soit une recherche de discrétion absolue. Plus globalement, que ce soit les patrons de la gendarmerie, de la police, ou mieux encore de l'armée, aucun n'a été associé de près aux négociations.

Quid des autorités administratives locales? C'est en suivant le communiqué de la Présidence de la République lue sur les antennes de la radio publique, dans la matinée du 19 avril 2013, que le Gouverneur de l'Extrême-Nord a appris la bonne nouvelle et que le Préfet du Mayo-Sava a découvert que les otages avaient été libérés dans son territoire de commandement. Les négociateurs camerounais, coachés jusqu'au bout par les Français, avaient pris de précieuses précautions pour mener à bon port leur affaire. La fausse alerte annonçant la libération des otages français quelques jours seulement après leur enlèvement, information rapidement démentie, a convaincu bien d'acteurs que l'agitation caractérisait beaucoup de responsables en poste dans la Région de l'Extrême-Nord. Il était donc hors de question qu'ils soupçonnent quoi que ce soit.

Avant d'être exclues du circuit, autorités administrative de la région et chefs traditionnels avaient été pourtant mis à contribution. A la fin du mois de février 2013, le Sultan de Makary, Ali Mahamat et son compère de Logone Birni, Mahamat Bahar, s'étaient rendus à Ndikwa rencontrer le shehu (chef) de cette importante chefferie traditionnelle qui règne sur une vaste région transfrontalière du Nord-Cameroun, afin qu'il déploie ses antennes pour que les otages soient rapidement retrouvés. Ce dernier les a poliment invités à retourner chez eux, ne voulant pas attirer sur lui les foudres de la secte Boko Haram. Les autorités ont par la suite formé discrètement des personnes installées le long de la frontière avec le Nigeria dans les Départements du Logone et Chari et du Mayo Sava à qui elles ont remis des GPS...

Tout ce tâtonnement et les dépenses qui l'accompagnent se sont produits avant que l'on ne tombe sur l'oiseau rare, celui qui a fait aboutir les négociations.

Awa Fonka Augustine, Gouverneur de la Région de l'Extrême-Nord: «Tout s'est passé dans la négociation».

Quel est votre état d'esprit après la libération des otages français?

C'est un jour heureux. D'abord, c'est un ouf de soulagement pour le Gouverneur que je suis et qui portait ce fardeau sur ses épaules. Les populations de la Région de l'Extrême-Nord sont contentes après la libération des otages français qui intervient exactement deux mois après leur enlèvement.

C'est l'occasion pour moi de remercier ma hiérarchie, le Ministre de l'Administration Territoriale et de la Décentralisation, tous les membres du Gouvernement et ainsi que mes collaborateurs et les forces de sécurité. Ils sont restés soudés dans la recherche des informations. Je n'oublie pas aussi les élites de la région qui ont travaillé dans l'ombre pour un dénouement heureux de cette affaire. C'est aussi l'occasion de dire merci au Président de la République, qui a pesé de tout son poids et de toute sa diplomatie pour que cette affaire des otages puisse aboutir à une heureuse issue. Les services de sécurité ont travaillé jour et nuit sans relâche pour aboutir à cet heureux dénouement. Je remercie le Préfet du Département du Logone et Chari, le Sous-préfet de Fotokol et les chefs traditionnels avec qui, nous avons travaillé en étroite collaboration. Un merci spécial à un prêtre catholique dont je préfère taire le nom. Ce prélat est venu se présenter auprès de moi en présence de son évêque pour proposer de se substituer à l'épouse et aux enfants pris en otages. C'était lors de la semaine sainte. C'est un cas qui m'a beaucoup touché pendant cette période.


Comment a été négociée la libération des otages? Quel a été le rôle de l'armée?

Je ne suis pas sûr que vous ayez entendu un coup de feu quelque part. C'est une indication que tout s'est passé dans la négociation. Les gens ont compris que le Cameroun étant un pays de paix, il ne faut pas qu'on nous amène des problèmes, d'ailleurs qui ne nous concernent pas. Les Français qui étaient des touristes et qui sont venus rehausser notre économie, il fallait absolument les libérer. Vous savez que parmi les otages il y avait des enfants et une femme, et cela a vraiment touché tout le monde.


Même après cette libération, la psychose de l'insécurité plane toujours...

Il faut rappeler qu'avant cet enlèvement, la région ne connaissait pas de problème de sécurité. Cette prise d'otages est un acte isolé qui ne remet pas en cause les efforts que les forces de maintien de l'ordre ont abattu et sont en train d'abattre dans la région. Je crois qu'après cet incident dont le dénouement a été heureux, nous allons continuer à travailler encore pour plus pour renforcer le niveau sécurité.

Il y a certains occidentaux qui sont partis, mais d'autres sont aussi arrivés. Aujourd'hui, avec les démarches qui sont engagées au plus haut niveau par le Président de la République, je crois que la Région de l'Extrême-Nord va très vite redevenir une région de quiétude où les gens peuvent circuler librement et vivre en paix. D'ailleurs, dans quelques jours, nous allons recevoir des Turcs et autres Occidentaux, de même que certains opérateurs économiques qui souhaitent investir ici dans la Région de l'Extrême-Nord. Cette visite est une preuve qu'en dépit du malheureux incident, les gens croient toujours à nos potentialités et à la tranquillité qui règne chez nous.

 


Par
RAUL GUIVANDA ALI SHAGARI A MAIDUGURI ET  

Source : L'Oeil du Sahel 

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 12:45

ALLIANCE RDPC/SDF/ : TOUT VA SE SAVOIR

 BIYA FRUDI

 

Comment les turpitudes des sénatoriales 2013 vont influencer positivement le paysage politique camerounais.

 

Dans une interview accordée au journal Ouest Littoral dans son édition du 18 avril 2013, M. Cyrille Sam MBaka, vice-président national de l’Union Démocratique du Cameroun, répond à une question au sujet du tribalisme dont M. Fame Ndongo a publiquement accusé son parti. Entre autres argumentaires, il déclare : « Je reviens d'une tournée en Europe où j'ai installé des représentations de l’UDC. Parmi les responsables installés, aucun n'est Bamoun. D'où viennent donc de telles accusations ? 

Nous avons cherché à vérifier cette affirmation qui nous a semblé surprenante, du fait qu’il est nationalement connu que « seuls les Bamoun adhèrent à l’UDC ».

Déjà avions-nous été surpris de découvrir que le 1et vice-président national de l’UDC ne soit pas un Bamoun qui affirme être membre de ce parti depuis plus d’une vingtaine d’années. Et que, parti du statut de simple membre adhérant, il a gravi des échelons au fils des années pour en devenir la deuxième personnalité.

N’en déplaise aux Magistrats camerounais qui semblent ne pas accorder la moindre importance à la plainte formulée par M. Adamou Ndam Njoya contre M. Jacques Fame Ndongo, nous avons poussé plus loin les investigations sur les accusations de pratique de tribalisme.

Des accusations d’une telle gravité ne doivent pas rester sans suite, surtout dans un pays où le tribalisme fait d’énormes ravages sur le plan social, et aussi dans bon nombres de pays d’Afrique subsaharienne où ce fléau est à l’origine des violentes divisions fratricides.

Passe encore que le régime politique au Cameroun demeure sourd aux dénonciations des populations sur les pratiques systématisées du tribalisme assure sa longévité, mais, l’évoquer aujourd’hui, tout en accusant aussi grossièrement un adversaire politique, c’est prendre les Camerounais pour des imbéciles.

Il est pourtant facile de comprendre que L’UDC occupe l’espace politique qu’est le département du Noun que parce que les Bamoun, trop attaché au pouvoir traditionnelle, n’admettent pas que leur roi soit très aussi visiblement inféodé à l’autorité de Yaoundé au point de participer à des meeting où il recouvre sa traditionnelle tenue royale d’apparat d’une écharpe à l’effigie de Paul Biya.

Ceux qui connaissent l’histoire politique du Cameroun devraient savoir que le Dr Adamou Ndam Njoya n’est pas le premier leader d’opposition d’origine Bamoun. Le Dr Roland-Félix Moumié, président de l’UPC, fut lui-aussi originaire du Noun, Bien que son action fût appréciée par les Bamoun, ceux-ci ne le suivirent pas du fait leur roi n’afficha pas de façon aussi flagrante son attachement à l’autorité de Yaoundé.

Pour en revenir au prétexte évoqué par le RDPC pour organiser ce combat sénatorial qu’un compatriote a qualifié de «  double Goliath contre David » pour signifier l’alliance RDPC/SDF contre l’UDC, il y a deux simples questions qu’on pourrait se poser :

 - Existe-t-il dans notre loi électorale des dispositions imposant à un parti politique en compétition d’aller « forcer » des non-militants à figurer sur sa liste sous le prétexte d’observer un équilibrisme régional ?

- Que penseraient les légitimes membres d’un parti politique qui s’y battent depuis des lustres qui verraient sur leur liste des individus qu’ils ne connaissent ni d’Adam ni d’Ève et qui n’y atterrissent que parce qu’ils sont originaires d’un coin du territoire où ils n’accordent aucune importance au parti ?

L’extrême bamounisation de l’Union Démocratique du Cameroun est une bonne stratégie médiatisée du RDPC datant de l’époque où le couple  Jean Fochivé/ Ibrahim Mbombo Njoya menaient une lutte sans merci contre l’émergence d’Adamou Ndam Njoya. Incapables de freiner sa popularité toujours grandissante, l’ancien le feu patron du feu CENER mis tout en place pour orchestrer médiatiquement son cloisonnement dans le Noun.

Pour en revenir à l’affirmation du 1er Vice-président national de l’UDC, Cyrille Sam Mbaka, les investigations que nous avons menées confirment bien l’existence des représentations européennes de l’UDC dont il vient personnellement d’installer, sous instruction du Président national, de nouveaux responsables.

À Paris, Nous avons rencontré, M. Frédéric Fenkam, président du Comité UDC de France qui a rigolé en affirmant ce qui suit :

«  Ce que je peux vous affirmer, c’est que je dirige ce comité depuis neuf ans et je n’ai toujours pas « pris la nationalité bamoun ». Il en est de même de mon prédécesseur, Alain Monkam qui avait quitté la France et la tête du Comité sans être devenu Bamoun ».

Lorsque nous lui avons demandé s’il croit à l’existence du tribalisme et aussi ce qu’il pense des accusations du Ministre Jacques Fame Ndongo. Il a perdu son sourire. 

« Pour ce qui est des propos tenus par le Ministre, dans une véritable démocratie, il en aurait été forcé de donner sa démission ou au moins, de présenter des excuses à l’UDC. Quant à parler du tribalisme, c’est un grand fléau dans toute société. J’en veux pour preuve, la disparition de la représentation du SDF en France. Compte tenu du rythme de travail et de ses résultats de mon ancien collègue Jean-Paul Tchakonté. À moins que ce ne soit la virulence des propos qu’il tenait habituellement contre le régime, rien d’autre n’explique son éviction au profit de l’actuel président de section France du SDF qui est un anglophone et serait originaire du fief du Chairman ».

Revenant sur les affirmations de M. Cyrille Sam Mbaka, M. Fenkam nous informe que son Collègue du Royaume-Uni, M. Stéphan Nyee Macki, qu’il connait personnellement, n’est pas un bamoun, de même que le Président du Comité des États-Unis qu’il appelle séance tenante et nous met en contact. Ensuite, nous remettant les contacts des principaux membres de son bureau exécutif, il nous conseille de les appeler pour en avoir le cœur net. C’est ainsi que nous rencontrons plus tard M. Luc Banemeck, 1er Vice-président du Comité France de l’UDC, qui est un homme très connu dans le milieu associatif camerounais de France. Voici ce qu’il déclare en substance.

« Comme vous devez le savoir, j’ai été membre de plusieurs associations sociopolitiques camerounaise en France. Quand il m’est venu l’idée de faire de la politique, je me suis donné quelques années d’observation pour prendre connaissance des programmes des partis d’opposition camerounais avant de faire le choix de l’UDC. J’ai même dû militer (sympathisé) pendant deux ans avant d’adhérer d’accéder à un poste de responsabilité. En vérité, je n’ai jamais observé la moindre préférence à une appartenance tribale. Mon adjoint, Jean Daniel Diboussi, je ne sais même pas de quelle tribu il est originaire, Ce n’est pas important pour nous tant qu’il fait preuve d’efficacité dans son travail. Il en est du même de Charles Lebelge Jombi, le Secrétaire général de notre Comité ou de Théodore Essono Ekani, notre Commissaire aux comptes, pour ne citer que ceux-là.

Ce que vous devez comprendre c’est que l’Union Démocratique du Cameroun, dans l’effervescence politique que notre pays a vécu, a su observer une attitude responsable qui lui vaut une adhésion massive de nos compatriotes qui désirent vraiment s’impliquer politiquement  ».

Comment expliquer qu’à l’UDC, personne n’ait jamais pris la responsabilité de démentir la rumeur persistante qui en fait un parti politique des Bamoun en exclusive ? À cette question, Monsieur Banemeck sourit avant de répondre.

«  Pour être sincère avec vous, j’avais moi-aussi été abusé par cette rumeur jusqu’au jour où, dans le cadre de mes activités associatives, j’avais organisé un débat entre les responsables des partis politiques camerounais représentés en France. Bon nombre de nos jeunes compatriotes qui avaient rempli la salle de la Bourse du Travail de Paris furent déçus du fait que seule l’UDC fut présente. Ce fut d’ailleurs l’occasion pour les responsables de ce parti de développer pleinement  le programme politique de l’UDC et de présenter son projet de société. Je fus très étonné de découvrir avec qu’elle aisance M. Fenkam répondit aux multiples questions qui lui furent posées. Comme vous devez vous douter, la question liée à la prédominance tribale au sein du parti ne fut pas du reste. Je fus très marquée par la réponse qu’il donna aux uns et autres. Et c’est cette même réponse que je vous donne aujourd’hui : N’en déplaise aux adversaires politiques de l’UDC qui n’ont rien trouvé de mieux pour la combattre, sachez qu’un mensonge sempiternel ne se transformera  jamais en une vérité. Essayer de la démentir ne fera qu’amplifier la rumeur. Voilà dont comment je découvris la véritable face de l’UDC

Monsieur Luc Banemeck, pour conclure, nous a livré ses sentiments :

« Avant d’adhérer à l’UDC, j’avais longuement réfléchi et avais pris des conseils auprès de plusieurs proches. Puisque je savais en mon for intérieur que l’adhésion au sein d’un parti n’est pas un engagement de forme. S’engager au sein d’un parti c’est prendre une option pour le long terme, sur la base des principes, du projet de société et de l’idéologie de ce parti et non sur la base de l’appartenance tribale.

J’ai  donc utilisé les trois outils plus l’analyse personnelle de la situation politique du Cameroun depuis 1991 à nos jours.

Avant les élections présidentielles de 2011, j’avais appartenu dans un Tin tank camerounais qui m’avais permis de lire et de comparer tous les programmes de société  des partis politiques camerounais mis à la disposition de l’électeur camerounais. Ce travail d’analyse et de réflexion m’a permis d’apprécier parmi les projets étudiés, celui de l’UDC qui place le bien être citoyen au à la tête de ses priorités. Je dirais même au cœur de sa stratégie politique.

Sur le plan d’idéologie simple, je me suis également retrouvé sur la même ligne que le parti, dans la mesure où celle qui prédomine au sein de l’UDC est basée sur le triomphe d’un ensemble de règles de conduite d’humanisation, de responsabilisation, d’intégrité et de justice.

Pour finir, je dirai qu’en ce qui me concerne, la balance a pesé du côté de  l’UDC du fait qu’elle soit restée égale à elle-même, si on s’en réfère à une analyse objective couvrant la période (1991-2012) ».

Si on se penche très bien sur cette période importante de la marche du Cameroun vers la démocratie (1991-2012), on remarquera que parmi les partis de l’échiquier camerounais connus, seule l’UDC, en respect aux décisions de différentes  ses Conventions nationales, demeure fidèle à sa ligne politique de Parti républicain.

Je peux donc vous assurer que depuis que je suis à l’UDC, je me sens convaincu de jouer à perfection mon rôle de militant responsable qui oeuvre pour son pays ».

Par Paul Ayi

 

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 17:49

Cameroun : Les camerounais de la diaspora sont-ils des citoyens de seconde zone ? C’est la seule diaspora au monde ignorée par ses gouvernants, alors qu'elle contribue à hauteur de 12% (Source banque mondiale) à la richesse du pays.

La faute à qui ?

Aux gouvernants ou aux camerounais de la diaspora?

 

                            diaspora Kamer

Cameroun - Revendications : Paul Biya trompe à nouveau la diaspora

Au lieu d’un ministère ou d’un secrétariat d’Etat, les Camerounais vivant à l’étranger se contenteront d’une direction au Minrex.  

Le 1er février dernier, face au ministre des Relations extérieures, Pierre Moukoko Mbonjo, qui représentait le président de la République (pourtant présent en France), la diaspora a rappelé ses attentes au gouvernement camerounais, au cours d’une rencontre à Paris. Entre autres revendications, ces Camerounais plaidaient, à nouveau, pour la double nationalité, «qui a plus d’avantages que d’inconvénients pour le Cameroun». Ils souhaitaient, en outre, «disposer des structures gouvernementales dédiées à la gestion de leurs préoccupations (…) comme c’est le cas des diasporas d’autres pays». Allusion notamment au Mali (ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine) ou au Sénégal (ministère des Sénégalais de l’extérieur). 

La première réponse aux préoccupations de la diaspora est, sans doute, contenue dans le décret portant organisation du ministère des Relations extérieures (Minrex), signé 22 avril dernier par le président de la République, Paul Biya; notamment dans le chapitre X, article 120 : Une direction, à la dénomination kilométrique et aux missions herculéennes, voit le jour : «Direction des Camerounais à l’étranger, des étrangers au Cameroun, des questions migratoires et des réfugiés». Cette direction est notamment chargée «de la mise en oeuvre de la politique gouvernementale en matière de gestion, promotion et protection sociale et juridique des Camerounais à l’étranger, du suivi et de l’élaboration des politiques et stratégies en vue de la participation des Camerounais de l’étranger au développement politique, économique et social du pays, en collaboration avec les autres administrations concernées». 

Analysant cette «innovation», Pascal Messanga Nyamding, enseignant à l’Institut des Relations internationales du Cameroun (Iric), commence par s’insurger contre la dénomination «Camerounais de l’étranger». Il pense que l’usage de cette expression prouve que le gouvernement «n’intègre pas les enjeux de l’heure concernant la diaspora camerounaise, notamment l’enjeu de la double nationalité». Estimant que cette direction sera «comprimée dans les méandres de la bureaucratie», l’universitaire, membre titulaire du comité central du Rdpc (parti au pouvoir) plaide pour l’avènement d’un ministère des Camerounais de la diaspora et de l’Intégration.  

«Ce département ministériel, qui devra être dirigé par un homme ou une femme qui a vision internationale futuriste, aura pour missions de vendre le produit Cameroun, de propager la vision des relations internationales du pays, de vanter nos opportunités sur le plan culturel, sportif et même culinaire. Il faut savoir qu’en matière de diplomatie classique, dont les piliers sont notamment la puissance militaire et économique, le Cameroun, voire l’Afrique, peut difficilement faire le poids devant les pays européens, américains et asiatiques. Nous devons donc disposer d’un ministère qui va, pour ainsi dire, faire notre propagande idéologique. Par exemple, sur la question des sept otages français, la méthode Biya, qui a fait ses preuves dans la libération des captifs, doit être promue. Ce d’autant plus qu’aucune goutte de sang n’a été versée, comme c’est souvent le cas lorsque les Européens ou les Américains mènent ce genre d’opération», argumente-t-il.  

D’après une étude publiée en 2010 par Global development finance (organisme rattaché à l’Onu), les transferts financiers des Camerounais de l’extérieur représentent 10% du produit intérieur brut (Pib). Pour Messanga Nyamding, le Cameroun ne peut pas se passer de cet apport, dans sa marche vers l’émergence.  En dehors des doléances signalées plus haut, la diaspora camerounaise souhaite la disponibilité et la diffusion permanentes de l’information dans les domaines économique et commercial à l’intention des investisseurs issus de la diaspora, l’examen et la prise de mesures incitatives spécifiques en faveur de la diaspora, une plus grande reconnaissance de ses aptitudes et compétences à contribuer au développement du Cameroun, etc.  

Le 13 juillet 2011, le chef de l’Etat, Paul Biya a accédé, deux ans après la promesse faite en 2009, à une attente forte de la diaspora. Il a promulgué, après l’avoir fait adopter par les députés, la loi relative au vote des citoyens camerounais établis ou résidant à l’étranger. Le 09 octobre 2011, ces Camerounais ont ainsi pu exercer, pour la première fois, leur droit de vote, au même titre que leurs compatriotes résidant au Cameroun, à l’occasion de l’élection présidentielle. 

Par Georges Alain Boyomo

Source :  Mutations

 

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 17:43

Des Tunisiens contre l’ingérence du Qatar.


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Un mouvement de protestation a été organisé samedi à Tunis pour revendiquer le rétablissement des relations diplomatiques avec la Syrie et exprimer le rejet de toute tentative visant la division du pays.

Les manifestants ont dénoncé la situation qui prévaut en Syrie, critiquant avec force l’ingérence de pays occidentaux et arabes à l’instar du Qatar dans les affaires internes de certains pays arabes.

Le gouvernement tunisien avait démenti vendredi les informations selon lesquelles la Tunisie aurait accepté de remettre la chancellerie de l’ambassade de Syrie à Tunis à la coalition de l’opposition syrienne.

M. Salaheddine El Masri, président de la Ligue tunisienne pour la tolérance, a estimé que la Syrie constitue le point de départ pour l’exécution d’un plan global qui vise la nation arabe.

M. Zouhair Maghzaoui, secrétaire général du mouvement du peuple a indiqué que la manifestation a pour objectif de soutenir l’armée syrienne qui mène une bataille contre des groupes terroristes venus des quatre coins du monde et appuyés par des régimes arabes obsolètes.

Pour sa part le gouvernement tunisien a exprimé, samedi, son refus de ce qui est de nature à «détériorer» les relations entre la Tunisie et l’Etat du Qatar.

Le ministère des Affaires étrangères fait part de «ses remerciements et de sa gratitude à l’Etat du Qatar ainsi qu’à son peuple pour le soutien apporté à la révolution tunisienne et à l’économie nationale à travers plusieurs initiatives dans le domaine de l’investissement et des projets sociaux».
(Agences)

 

 

7ème Numéro du GLÔGLÔ de Paname.
Votre rubrique des bons plans à Paris, diffusée sur 3A Télé Sud, dans l'émission Maquis Hebdo de Louis Keumayou, Dimanche à 18h, heure de Paris. Un outil de communication à la disposition de la culture africaine.
http://www.youtube.com/watch?v=kZf1rv_btl4&feature=youtu.be

 

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 17:41

Elections locales en Côte d’ivoire : 87% d’abstention ce qui prouve l’amour que les ivoiriens ont du régime en place.

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Des urnes ont été détruites par des casseurs dans un quartier d’Abidjan lors du dépouillement des élections municipales de dimanche en Côte d’Ivoire, a annoncé lundi la Commission électorale indépendante (CEI).

"Aux environs de 21H00 (locales et GMT), près de 200 personnes ont fait irruption au centre de compilation des résultats de Treichville", un quartier populaire du sud de la capitale économique, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la CEI, Inza Diomandé.

"Elles ont saccagé les bulletins de vote, les procès-verbaux et les urnes. Elles sont revenues vers 22H00 et ont emporté avec elles les urnes restantes. Malheureusement les forces de l’ordre n’ont pas pu contenir les casseurs", a-t-il indiqué.

"On n’a plus aucune donnée" sur le vote dans ce quartier, a-t-il souligné, sans préciser l’affiliation politique des casseurs.

Il s’agit de l’incident le plus sérieux rapporté pour l’instant concernant les élections municipales et régionales organisées dimanche, deux ans après la fin d’une crise postélectorale ayant fait environ 3.000 morts.

Treichville était lors des municipales l’un des quartiers les plus disputés de la capitale économique entre les deux grands partis de la coalition gouvernementale, le Rassemblement des républicains (RDR) du président Alassane Ouattara et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ex-chef d’Etat Henri Konan Bédié.

Par ailleurs, selon une source onusienne, plusieurs "fauteurs de troubles" venus intimider les électeurs dans un autre quartier sensible d’Abidjan, Koumassi (sud), ont été arrêtés dimanche. Des cas de tentatives de fraude ont aussi été signalés dans quelques localités.

Les élections locales ont été boycottées par le parti de Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI).

Dans un communiqué, le FPI s’est félicité d’une participation qui s’annonce plutôt faible, y voyant un succès de son appel à bouder une "parodie électorale".

Selon le parti, la participation a oscillé "entre 13% et 15%".
Le taux de participation devrait plutôt se situer autour de 30%, a avancé la CEI, soulignant que ce chiffre correspond au niveau de mobilisation habituel pour des élections locales.

La commission compte débuter la publication de résultats partiels lundi
après-midi, pour annoncer les résultats complets d’ici le milieu de la semaine.

Source : tmo/eak/sba

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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Affirmation

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine