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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 17:08

Nicolas Maduro: « Obama est le grand chef des satans »

maduro portada

S'attaquant au président américain, le nouveau président vénézuélien l'a qualifié de grand chef des satans.

Cette réaction est intevenue, suite au refus d''Obama de reconnaître la victoire de Maduro aux élections présidentielles. "Nous sommes, ici, pour soutenir nos instances, la paix, la démocratie et le peuple vénézuélien. Nous pouvons avoir des rencontres avec qui que ce soit, même les Etats-Unis", a-t-il ajouté, en allusion aux déclarations hostiles d'Obama.

"Les Etats-Unis ne peuvent pas reconnaître la victoire de Maduro aux élections présidentielles", a déclaré Obama, vendredi, lors de sa visite, au Costa Rica. Selon le rapport de la commission électorale du Venezuela, Nicolas Maduro a battu son rival, en remportant 50.8% des voix.

Source : Lynxtogo

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 17:02

Alerte ! Simone Ehivet GBAGBO et Michel GBAGBO en danger..

                                              
COMMUNIQUE DE PRESSE 


Simone 3

Les autorités ivoiriennes maintiennent et accentuent le cap de la violation des droits de la défense, et des droits de l’Homme.

En effet, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme aurait donné l’ordre d’interdire à quiconque y compris aux avocats de pouvoir visiter Madame Simone EHIVET GBAGBO et Monsieur Michel GBAGBO.

C’est ainsi que malgré l’autorisation de visite permanente obtenue, les avocats n’ont pu visiter leurs clients ce jour.

Plus grave, nous apprenons de sources officieuses, que les autorités ivoiriennes auraient profité de l’anesthésie générale dont faisait l’objet Madame Simone EHIVET GBAGBO, dans le cadre des soins qui lui étaient prodigués à l’Hôpital, pour la transférer contre son gré et manu militari vers une direction inconnue à ce jour par ses Conseils.

Ce transfert a été effectué dans la précipitation, sans que les avocats n’aient été informés, et sans que Madame Simone EHIVET GBAGBO n’ait pu prendre ses effets personnels.

Etant observé que nous craignons bien évidemment que le même procédé soit employé à l’égard de Monsieur Michel GBAGBO dont la visite nous est désormais refusée.

Tout cela constitue de graves violations aux droits attachés à la personne humaine, et surprenant de la part des autorités ivoiriennes dont le Gouvernement est doté d’un Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme !

Les autorités ivoiriennes démontrent ainsi que le retour à un Etat de droit n’est toujours pas une réalité en Côte d’Ivoire, et encore moins à l’ordre du jour.

Maître Habiba TOURE
Avocat de Simone EHIVET GBAGBO et de Michel GBAGBO

https://mail.google.com/mail/u/0/images/cleardot.gif 

 

 

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 17:00

La crise générale du système capitaliste..

bankcollapse

Les ouvriers et les employés, du moins ceux qui ont la possibilité de travailler malgré le chômage qui assaille l’économie, font face à un problème gravissime – leurs régimes de retraite sont menacés d’insolvabilité. C’est le cas aux États-Unis, au Canada et au Québec.


Les régimes de retraite – qu’on ne retrouve habituellement que dans les pays développés d’Occident – sont des concessions que les capitalistes monopolistes ont accordées aux ouvriers et aux employés afin de les apaisés après les grands soulèvements des années 1968-1972. Ce sont des chaînes dorées pendues au cou des salariés afin de les maintenir en servage dans les usines et pour leur faire oublier leurs conditions de métayers exploités de qui on soutire la plus-value et les profits. L’immense exploitation, par les monopoles impérialistes transnationaux, de tous les peuples néo-colonisés d’Afrique et d’Asie a permis aux riches d’accorder cette concession aux ouvriers des pays avancés. Mais depuis des années la conjoncture s’est dégradée.


Depuis le début du millénaire les affaires des milliardaires tournent à l’envers. La crise économique de 2008 a marqué la fin d’un cycle et l’ouverture d’un nouveau cycle dans le développement impérialiste. Ce n’est pas la crise de 2008, pas plus que la prochaine, qui a entraîné la débâcle économique. Ces crises à la chaîne sont la conséquence de la crise générale du système de production qui ne parvient plus à se reproduire. La crise financière, boursière et monétaire qui s’accélère est l’expression ostentatoire de cette débandade du mode de production et la preuve indiscutable du déplacement du centre de gravité du système impérialiste mondial de New-York vers Shanghai, la nouvelle Mecque de l’impérialisme international.


La crise des régimes de retraite n’est qu’une conséquence ultime de la crise générale du système d’économie politique décadent. La solution des milliardaires – par la voix de leurs «experts» universitaires et des petits hommes d’affaires est la même que pour toute autre affaire – faire payer les ouvriers pour la dégringolade des régimes de pensions accompagnant la déroute du système impérialiste en banqueroute.

L’état des lieux

Au Québec le système de pension pour les aînés est structuré en trois étages. Au premier étage, se trouve le régime de la Sécurité de la vieillesse. Il s’agit d’une prestation mensuelle offerte à la plupart des citoyens canadiens mise en place par le gouvernement fédéral à même les impôts soutirés aux ouvriers, et comprenant la Pension de la sécurité de la vieillesse, le Supplément de revenu garanti, et l’Allocation au conjoint. En vertu de ce régime plus d’un million trois cent mille québécois et québécoises reçoivent chacun un montant annuel de 6 553 $ imposable. Eh oui imposable, pas question de planquer cette « fortune » dans un paradis fiscal.

Le deuxième étage est constitué d’un régime à cotisation variable pour tous les travailleurs – le Régime des rentes du Québec – sous gestion du gouvernement québécois, administré fiduciairement par la Caisse de Dépôt. Au 31 décembre 2011, le Régime des rentes du Québec comptait quatre millions de cotisants et 1,5 million de bénéficiaires d’une rente de retraite. À 65 ans, la rente maximale peut aller jusqu’à 12 150 $ par année imposable. Encore une fois pas de fraude fiscale vers les Iles Caïmans avec cette «fortune» économisée par les salariés (1).

Le troisième étage regroupe les initiatives engagées par les employés en vue de financer leur retraite, soit les régimes complémentaires établis par des travailleurs du secteur public ou du secteur privé auxquels s’ajoutent pour le tiers (33%) d’entre eux des économies personnelles telles que les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) (2).

La crise des régimes de retraite

Depuis le tournant du siècle, rien ne va plus pour ces régimes de retraite, principalement ceux à prestations déterminées (3).

Alors que dans les années 1990 ces régimes accumulaient des surplus, l’accentuation de la crise économique a complètement changé la donne. Alors que les employeurs s’attribuaient fréquemment des congés de cotisations en raison des forts rendements boursiers, depuis l’approfondissement de la crise ces régimes se sont mis à accumuler des déficits. Aujourd’hui, on observe que :

• un tiers des Canadiens n’ont aucune épargne-retraite personnelle et ils sont encore plus nombreux au Québec ;
• à la fin de 2011, 93 % des régimes de retraite à prestations déterminées étaient sous-capitalisés, selon le Bureau du surintendant des institutions financières du Canada ;
• ces problèmes touchent surtout le secteur privé, mais aussi le secteur public, principalement les municipalités (le quart du déficit global).

« Face à cette situation, bien des régimes canadiens ont été modifiés pour transférer le risque des employeurs sur le dos des salariés. Ainsi, le nombre de salariés bénéficiant de régimes à prestations déterminées (dont le risque est assumé par l’employeur à même la plus-value arrachée aux ouvriers, NDLR) diminue tandis que le nombre de ceux qui participent à des régimes à cotisations déterminées (dont le risque est assumé par le salarié à même son salaire, NDLR) explose. Au Québec le nombre d’adhérents à des régimes à cotisations déterminées a plus que doublé (hausse de 135 %) entre 1992 et 2011, tandis que le nombre d’adhérents à des régimes à prestations déterminées diminuait légèrement (de 5 %) » (4).

Le Québec compte quatre millions de salariés, dont 1,9 million (47%) qui ne participent à aucun régime de retraite collectif ni même à aucun régime personnel (5). D’autre part, 1,4 million de travailleurs participent à l’un ou l’autre des 750 régimes complémentaires de pension, soit 513 000 salariés dans le secteur privé et 866 000 employés dans le secteur public.

Au moins soixante-dix pourcent (70%) de ces régimes de pension sont dans l’impasse financière sévère et leur dette cumulée totalise 41 milliards de dollars. Voilà l’héritage des congés de cotisation que les patrons se sont accordés d’autorités (!)

Devant cette faillite appréhendée la solution des riches est connue – il faut hausser les «taxes» de retraite, presser davantage le citron de l’ouvrier consommateur-contribuable-
taxable à merci. Mais pas facile de hausser les cotisations de ceux qui sont toujours mis à contribution par l’impôt, les taxes, les cotisations, les frais des services et des transports publics, les « tickets modérateurs », les taxes municipales, les cotisations syndicales, etc. Surtout, que rien ne garantit que ces augmentations de cotisations sauveront leurs régimes de pension en perdition.

Un comité d’« experts »

Un comité d’experts sur l’avenir du système de retraite québécois a donc été mis sur pied comme chaque fois qu’un gouvernement souhaite préparer l’opinion publique à pressurer l’ouvrier et à « produire du consentement » chez les gens.

Le Comité présidé par M. Alban D’Amours a déposé son rapport le 22 avril 2013. Ces «experts» ont identifié quatre causes pour expliquer l’insolvabilité des régimes :

1) « Les travailleurs vivent trop vieux, s’ils mouraient plus nombreux ça irait mieux ». Ridicule, comme vous l’imaginez. Les actuaires et les démographes qui dans les années quatre-vingt ont calculé les primes à payer et les indemnités à recevoir ont parfaitement apprécié cette hausse de longévité. Tout comme ils ont prévu que dans les sociétés occidentales avancées nous avons aujourd’hui atteint un palier de longévité qu’il sera difficile de dépasser pour au moins quelques années.

2) « Les ouvriers et les employés n’économisent pas suffisamment ». Comment thésauriser quand le salaire gagné suffit à peine à assurer la reproduction de la force de travail et les commodités de la famille ; que l’emploi est sans cesse menacé par le chômage généralisé ; et que le salaire est comprimé par la concurrence des chercheurs d’emplois harcelés par les nervis d’Emploi Canada qui coupent dans les prestations d’assurance chômage ?

3) « Les employés ne paient pas assez et ils sont trop gourmands quand vient le temps d’encaisser la pension qu’ils se sont payés avec prestations déterminées ». Les hommes d’affaires-commissaires suggèrent que les employés devraient renoncer aux avantages acquis avec l’argent qu’ils ont épargné. Pourtant, une enquête fédérale révèle que 22 % des foyers canadiens vivent sous le seuil de pauvreté dont nombre de familles de personnes âgées-retraitées. Pour le gouvernement canadien, est pauvre tout individu disposant de moins de 18 421 $ par année. Cette somme pourrait sembler énorme aux ouvriers du tiers-monde mais le coût de la vie étant ce qu’il est au Canada ce montant suffit à peine à survivre misérablement (6).

4) « La durée de la vie active en nombre d’années de travail-cotisant au régime de retraite diminue constamment » rajoute Maître Alban. En effet, le chômage frappe si durement que l’employé cotise moins d’années. Par contre, nombre de travailleurs retardent leur prise de retraite au-delà de l’âge autorisé (65 ans) et nombreux sont ceux qui retournent travailler après avoir pris leur retraite car la pension reçue ne suffit plus pour survivre.

De fait, les régimes de pension des travailleurs, sont strictement des fonds d’épargne collectifs, auxquels seuls l’ouvrier contribue, même quand les cotisations transitent par la plus-value, expropriée par l’employeur, puis rétrocédée et déposée dans ces «bas de laine pour thésauriser» comme les appelaient les anciens canadiens. Les fonds de pension sont victimes de la crise économique du système capitaliste. Ces immenses fonds de capitaux, gérés par les capitalistes financiers qui se payent une commission au passage, sont par eux dilapidés à spéculer sur le marché boursier en déroute et à renflouer leurs entreprises en banqueroute. Rien de ce qu’ils pourront imaginer pour sauver leur système ne fonctionnera. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il s’effondre inexorablement emportant dans l’horreur les épargnes des travailleurs.

Les vrais raisons de l’insolvabilité des régimes de pension

1. Au Canada la crise a détruit au moins 677 000 emplois depuis 2008, autant de cotisants en moins dans les régimes de retraite collectifs.
2. De plus, toute proportion gardée, les salaires réels sont pour ainsi dire gelés depuis des années. Comme les cotisations sont calculées en pourcentage du salaire gagné, si le salaire n’augmente pas les cotisations n’augmentent pas.
3. La crise des « subprimes » et des «produits boursiers-dérivés frauduleux» de 2008 a fait disparaître des milliers de milliards de dollars d’épargne que les institutions de gestion des fonds de pension – Caisse de Dépôt et de placement du Québec, Fonds de Solidarité FTQ et CSN notamment – avaient engagées dans ces paris risqués de la loterie boursière frauduleuse.
4. Enfin, la crise économique a fait s’effondrer les rendements des placements et a mené à la faillite de nombreuses entreprises qui ont emporté les fonds de pension des ouvriers dans leur délocalisation, en fuite vers l’Asie-Pacifique (7).
5. De plus, à cause des immenses dettes souveraines qui grèvent la plupart des États capitalistes, les taux d’emprunt courant sont maintenant très bas, ce qui entraîne que les rendements sur les placements financiers sont diminués. Pour le moment le capital industriel rapporte, du moins pour un certain nombre de monopoles très concurrentiels comme Samsung qui vient de déclarer 4,9 milliards d’euros de bénéfices pour le premier trimestre de 2013, alors que le capital financier spéculatif donne des rendements très décevants (8).

Un exemple parmi d’autres de la fraude des pirates des fonds de pension, le monopole américain Singer, installé à Saint-Jean-sur-Richelieu depuis 1906, a décidé de délocaliser son usine vers l’Asie. Il a fermé ses portes par étapes entre 1964 et 1986 emportant avec lui le régime de retraite des salariés. Les travailleurs ont aussitôt entrepris de longues procédures judiciaires pour récupérer leurs dollars économisés et spoliés. S’ensuivit une enfilade de procès qu’ils ont gagné si bien qu’après vingt ans de procédures les quelques vieux ouvriers toujours vivants ont reçu une petite indemnité tout juste suffisante pour les enterrer. Voilà l’impérialisme dans toute sa nudité (9).

Voilà les raisons profondes de la faillite des fonds de pension publics ou privés. Voilà ce que le Comité de pseudos experts sur les régimes de retraite a voulu taire à la grogne populaire. Le système économique impérialiste est en faillite et toutes les bases financières sur lesquelles il repose s’effritent emportant avec elles les fonds de pension des travailleurs comme elles emportent tout le reste.

La Comité d’«experts» a accouché d’une recommandation pour « renflouer » les fonds de pension minés par la crise économique et le krach boursier. Ces gens d’affaires et autres thuriféraires, tous parangons du capital parasitaire, proposent non pas de forcer les entreprises à verser leur dû à même la plus-value extorquée et de renflouer les fonds de pension qu’ils ont pillés, mais de créer un nouveau fonds de pension, la « Rente Longévité » qui accaparera 3,3% supplémentaire du salaire des ouvriers – déjà lourdement grevé – l’équivalent de 4 milliards de dollars par année de cotisation supplémentaire arrachée aux salariés déjà paupérisés, argent que les institutions financières administreront en prenant leur quote-part au passage et qu’elles placeront dans des fonds boursiers risqués qui failliront un jour ou l’autre (10).

Les ouvriers n’ont aucun contrôle ni aucun pouvoir sur la gouvernance et le développement du mode de production impérialiste, ni sur l’administration du système bancaire-financier-boursier, même pas sur la gestion de leur propre régime de pension dont l’administration est accaparée par des trusts financiers monopolisés ; ils ne sont donc pas responsables de l’effondrement de ce mode de production moribond. Il est hors de question que nous exigions la gestion de ces fonds de pension, qui ne peuvent que s’étioler en même temps que le système impérialiste dans son entièreté, peu importe qui l’administrera. L’autogestion de la crise impérialiste n’est ni une option, ni une solution.

Les ouvriers doivent se préparer à renverser toute cette coterie de pseudos génies chargés de les embrouiller, de les culpabiliser et de leur imposer un nouveau régime de « sécurité » ; un nouveau régime de pension-longévité qui ne peut que finir dans le caniveau et dans l’insécurité comme tous les précédent, tous ceux existants et tous les suivants.
Par Robert Bibeau
Source : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

1. R. Bibeau (10.04.2013) D’un paradis fiscal à l’autre ils font fructifier leur capital. http://les7duquebec.org/7-au-front/dun-paradis-fiscal-a-lautre-ils-font-fructifier-leur-capital/

2. http://www.politicoglobe.com/2012/11/amelioration-des-regimes-de-retraite/
3. À prestation déterminée signifie que le travailleur qui cotise à ce régime un temps déterminé est assuré de recevoir un montant précis – déjà fixé et garanti au moment de sa retraite et jusqu’à sa mort. À cotisation déterminée c’est l’ouvrier qui assume le risque. Il sait combien il dépose chaque mois dans sa cagnotte d’épargne mais il ne sait nullement combien il touchera au moment de sa retraite.
4. http://www.politicoglobe.com/2012/11/amelioration-des-regimes-de-retraite/
5. Sauf évidemment au Régime fédéral de sécurité de la vieillesse et au Régime des rentes du Québec, tous deux obligatoires pour tout citoyen et pour chaque travailleur.
6. http://www.pauvrete.org/seuildepauvrete.html
7. http://www.tuac.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=2433%3Aby-the-numbers-income-distribution-and-the-poverty-line&Itemid=306&lang=fr
8. http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/sgc-cms/histoires_de_chez_nous-community_memories/pm_v2.php?id=story_line&lg=Francais&fl=0&ex=395&sl=2785&pos=1
9. http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20130426.OBS7292/apple-samsung-la-bataille-des-resultats-financiers.html
10. Le rapport http://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/ salle_presse/2012/Pages/
20121106.aspx&usg=AFQjCNHYuMC5BeuMpIo4kh7P-rlXI9gpXA et aussi article dans le quotidien Le Devoir. http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/375995/4-milliards-par-annee-pour-une-rente-longevite?utm_source=infolettre-2013-04-18&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

 

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 16:55

Le texte intégral de la dernière révolte de Aminata Traoré : rendez-nous notre pays !

Aminata Traore


« Toute société impérialiste voit dans l’Autre la négation de l’idéal qu’elle s’efforce, elle-même, d’atteindre. Elle cherche à le domestiquer en l’attirant dans le champ d’application de son idéal et en l’y situant au degré le plus bas » Wolfgang Sachs

 

QUE SOMMES-NOUS DEVENUS AU MALI ? 

« A qui allons-nous rendre les clés ? » est la question posée par Pierre Lellouche, député UMP et Président du groupe Sahel de la Commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale française à propos du Mali. C’était le 22 avril 2013, lors du débat parlementaire qui a précédé le vote de la prolongation de l’opération Serval. Comme pour lui répondre, Hervé Morin, ancien ministre (UMP) de la Défense dit « Mais il n’y a personne à qui passer la main ». Comme une lettre à la poste, la prolongation demandée a été adoptée à l’unanimité. S’agissant de l’organisation de l’élection présidentielle en juillet 2013. La France officielle est non seulement unanime mais  intransigeante

Je serai « intraitable » a prévenu le Président François Hollande. Ce mot est dans toutes les têtes ici et nous a blessés. Le ministre de la Défense Jean Yves Le Drian estime à ce sujet qu’ « il faut dire les choses fortement » (RFI). Les Maliens qui ont accueilli le Président François Hollande en libérateur s’imaginaient que l’Opération Serval débarrasserait rapidement leur pays de Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) et ses affiliés d’Ansar Dine et du MUJAO et que la vie reviendrait comme avant. L’intervention militaire a incontestablement réduit la capacité de nuisance des djihadistes en en tuant quelques centaines et en détruisant d’énormes stocks d’armes et de carburant. Mais les villes de Gao et Tombouctou sont libérées sans l’être totalement puisque des groupes que le discours officiel qualifie de « résiduels » opèrent dans ces localités et y commettent des attentats. Fait plus préoccupant, Kidal est entre les mains du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) qui interdit à l’armée malienne d’y accéder.

De peur de s’enliser, la France revoit ses effectifs à la baisse sans pour autant se retirer. Sa coopération avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans la mobilisation des troupes africaines de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA) étant loin d’être satisfaisante. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies au Mali (MINUSMA) entrera en action en juillet.

La France ne s’enlisera pas. Mais dans quelle aventure a-t-elle embarqué notre pays alors qu’il ne s’y était pas préparé ? Et quel Mali laisserons-nous aux générations futures ? Celui où le départ du dernier soldat français a été l’un des temps forts de sa décolonisation et qui aujourd’hui perd ce qui lui restait de souveraineté ?

Confiant dans son rôle de libérateur, le Président Hollande nous a promis lors de son passage à Bamako une nouvelle indépendance, « non pas contre le colonialisme, mais contre le terrorisme ». Comme s’il appartenait à la France de nous sauver d’un péril auquel elle n’est pas étrangère si l’on remonte à son intervention en Libye.

L’Homme malien est-il suffisamment entré dans l’histoire ? Est-il sujet de son propre devenir de manière à jouir de son droit de dire « non » aux choix et aux décisions qui engagent son destin ?

La militarisation comme réponse à l’échec du modèle néolibéral dans mon pays est le choix que je conteste. Interdite de séjour dans les pays de l’espace Schengen, je regarde avec admiration et respect, la mobilisation et la détermination des peuples d’Europe à lutter contre le même système qui en toute quiétude nous broie, ici en Afrique.

L’EFFONDREMENT DU CAPITALISME MALIEN « GAGNANT » 

Le Mali ne souffre pas d’une crise humanitaire et sécuritaire au nord du fait de la rébellion et de l’islam radical et d’une crise politique et institutionnelle au sud en raison du coup d’Etat du 22 mars 2012. Cette approche réductrice est la première et véritable entrave à la paix et la reconstruction nationale. Nous avons assisté surtout à l’effondrement d’un capitalisme malien prétendument gagnant au coût social et humain fort élevé.

Ajustement structurel, chômage endémique, pauvreté et extrême pauvreté, sont notre lot depuis les années 80. La France et les autres pays européens ont juste une trentaine d’années de retard sur le Mali, et ses frères d’infortune d’Afrique, soumis depuis plus de trois décennies à la médecine de cheval du Fond Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale.

Selon le CNUCED (rapport 2001), l’Afrique est le continent où la mise en œuvre des PAS a été la plus massive, la plus poussée et la plus destructrice le long des décennies 80 et 90 au cours desquelles les institutions internationales de financement ne se sont préoccupées que de la correction des déséquilibres macro-économiques et des distorsions du marché en exigeant des Etats des documents de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP).

Le credo de Margaret Thatcher « There Is No Alternative » (TINA) marche à merveille sous nos cieux. Il revient à dire au plan économique « libéralisez vos économies à tout prix », au plan politique « Démocratisez selon nos normes et nos critères » et dans le cas du Mali « votez en juillet ». A cet agenda, suffisamment périlleux, s’ajoute, à présent, le volet militaire « sécurisez vos pays selon nos méthodes et conformément à nos intérêts ».

Sacrifié sur l’autel du commerce dit libre et concurrentiel, mais parfaitement déloyal comme l’illustrent les filières cotonnière et aurifère, et sur celui de la démocratie formelle, le Mali est en train de l’être, également, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

La rébellion du Mouvement Nationale de libération de l’Azawad (MNLA), le coup d’Etat, et le recrutement des jeunes chômeurs et affamés au nord comme au sud du pays par AQMI, Ansar Dine et MUJAO s’inscrivent dans un environnement national explosif. Il a été marqué en fin 2011 et début 2012 par des marches de protestations contre la vie chère, le chômage, la précarité, le référendum constitutionnel, la question foncière, la corruption et l’impunité.

Mis à part la petite minorité des nouveaux riches, c’est le peuple malien qui est le grand perdant de l’ouverture de l’économie nationale aux forceps. Il est diverti par le discours mensonger et soporifique sur l’exemplarité de notre démocratie et de nos performances économiques qui étaient semble-t-il les meilleures  de l’UEMOA. Les voix discordantes sont ostracisées.

DENI DE DEMOCRATIE 

Démocratique  à l’intérieur de ses frontières, lorsqu’on considère la teneur  et la vivacité du débat dans l’hémicycle et dans la rue sur le mariage pour tous, par exemple, elle se montre intraitable dans ses relations avec le Mali. Ne pas voir le moindre mal dans son retour en force.  Ne rien savoir de ses desseins ou faire semblant de ne pas savoir. Chanter et danser à sa gloire si l’on veut être dans ses bonnes grâces, exister politiquement et circuler librement en Europe. S’y refuser, reviendrait à ne pas être avec elle, donc contre elle. On se croirait au lendemain des attentats du World Trade Center aux Etats-Unis d’Amérique en 2001, au moment où le Président américain Georges W Bush déclarait : « Ou bien on est avec nous, ou bien on est avec les terroristes ». Dans mon cas ce sont les idées de gauche sur les ravages de la mondialisation néolibérale en Afrique qui sont devenues subversives. Elles m’avaient pourtant valu d’être l’invitée du Parti Socialiste à son université de la Rochelle en 2010.

Pour brouiller le sens de mon discours et de mon combat j’ai été qualifiée d’abord de pro-putschiste et d’anti-CEDEAO, avant l’étape actuelle  de mon assignation à résidence. Je suis redevable à Karamoko Bamba du mouvement N’KO de cette pensée africaine selon laquelle « celui qui a le fusil ne s’en sert pas pour prendre le pouvoir. Et celui qui détient le pouvoir l’exerce dans l’intérêt du peuple et sous son contrôle ».

Pourquoi devais-je faire porter l’entière responsabilité de l’effondrement de l’Etat aux laissés-pour-compte d’une armée gangrenée, comme les autres institutions de la République, par la corruption, le népotisme et l’impunité ?

Il ne peut être reproché aux militaires de ne pas savoir défendre un pays dont les élites politiques et économiques, non seulement acceptent de l’ouvrir au marché dans les pires conditions mais en profitent pour s’enrichir. Le naufrage est d’abord le leur pour avoir revendiqué un modèle économique qui rime avec le désengagement et le délitement de l’Etat, la ruine des paysans, la clochardisation des troupes et le chômage endémique. S’ils n’avaient pas les moyens d’appréhender les ravages du système dans les années 80, nos dirigeants politiques ne peuvent plus l’ignorer au regard de l’impasse dans laquelle ce système  a conduit la Grèce, l’Espagne, le Portugal, Chypre et… la France, leur mode de référence.

DE L’OSTRACISATION A LA CRIMINALISATION 

C’est le 12 avril au moment de me rendre à Berlin à l’invitation de la gauche allemande (Die Linke) et à Paris à celle du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) que j’ai appris que j’étais devenue persona non grata en Europe à la demande de la France. Il en est de même pour Oumar Mariko, le Secrétaire général du parti SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance). L’ambassade d’Allemagne m’a donné un visa qui m’a permis de me rendre à Berlin en passant par Istanbul (Turquie) au lieu d’Amsterdam (Pays-Bas) comme initialement prévu. Quant à l’étape de Paris, elle a tout simplement été annulée.

J’ai pris connaissance de mon statut de persona non grata par le message suivant qui m’a été adressé par la Fondation Rosa Luxembourg

« L’ambassade d’Allemagne à Bamako nous a informé ce matin que la condition indispensable pour votre visa pour l’Allemagne est que vous ne voyagez pas via un pays de Schengen. C’est pourquoi nous avons acheté un nouveau ticket (des vols via Istanbul/Turquie) que vous trouvez ci-joint. Je suis désolé que de ce fait vous n’avez pas la chance de rester trois jours à Paris. Mais l’ambassade d’Allemagne nous a informé que la France a empêché qu’on vous donne un visa pour tous les pays Schengen.  On va venir vous chercher à l’aéroport à Berlin lundi. »

L’Association « Afrique Avenir » en co-organisatrice de l’une des conférences à Berlin a protesté et ses principaux partenaires ont réagi à leur tour. Je remercie tous ceux qui m’ont témoigné leur solidarité et rappelle ici le sens de mon combat, pour ceux qui considèrent que la France a le droit de porter atteinte à ma liberté de circulation en raison de mon désaccord avec Paris lorsqu’il ne  pratique que la politique de ses intérêts.

Qui peut me reprocher ce que les auteurs du rapport d’information du Sénat français disent si clairement en ces termes « La France ne peut se désintéresser de l’Afrique qui est, depuis des décennies, sa profondeur stratégique, qui sera demain, plus peuplée que l’Inde et la Chine (en 2050, l’Afrique aura 1,8 milliards d’habitants contre 250 millions en 1950), qui recèle la plupart des ressources naturelles, désormais raréfiées et qui connaît un décollage économique, certes, inégal, mais sans précédent, qui n’est plus, seulement, porté par l’envolée du cours des matières premières, mais aussi, par l’émergence d’une véritable classe moyenne ».

Si le constat sur les enjeux démographiques et économiques est fondé, le « décollage économique » auquel ce rapport fait allusion est incertain, source de conflits parce qu’inégalitaire, ne profitant d’abord qu’aux entreprises étrangères et à une partie de l’élite politique et économique.

Les enjeux de l’intervention militaire en cours sont : économiques (l’uranium, donc le nucléaire et l’indépendance énergétique), sécuritaire (les menaces d’attentats terroristes contre les intérêts des multinationales notamment AREVA, les prises d’otages, le grand banditisme, notamment le narcotrafic et les ventes d’armes), géopolitique (notamment la concurrence chinoise) et migratoires.

Quelle paix, quelle réconciliation et quelle reconstruction peut-on espérer lorsque ces enjeux sont soigneusement cachés au peuple ?

L’INSTRUMENTALISATION DES FEMMES 

L’interdiction de l’espace Schengen ne me vise pas en tant que femme mais elle démontre que celles qui refusent d’être instrumentalisées dans la défense des intérêts dominants peuvent être combattues. J’en fais la douloureuse expérience au niveau national depuis longtemps déjà, mais ne m’attendais à être ostracisée de la part du pays des droits de l’homme, précisément, au moment où mon pays est en guerre. Il viole ainsi la résolution 1325, relative à la participation des femmes à la prise de décision à tous les niveaux, à la prévention ou à la résolution des conflits ainsi qu’à la reconstruction.

Dois-je rappeler que le 8 mars 2013, Journée Internationale des Femmes, le Président François Hollande répondait à son prédécesseur, Nicolas Sarkozy qui s’interrogeait sur la présence de l’armée française au Mali, qu’elle y est allée « parce qu’il y avait des femmes victimes de l’oppression et de la barbarie ! Des femmes à qui l’on imposait de porter le voile ! Des femmes qui n’osaient plus sortir de chez elles. Des femmes qui étaient battues ! ».

A propos de voile, je suis l’une des rescapées maliennes et sahéliennes de l’analphabétisme qui tente de déchirer celui, pernicieux, de l’illettrisme économique qui maintient les Africains dans l’ignorance la plus totale des politiques néolibérales et fait d’eux du bétail électoral. Le Président Hollande se montrerait-il si intraitable quant à la date de l’élection présidentielle au Mali s’il avait devant lui un électorat malien qui place la souveraineté économique, monétaire, politique et militaire au cœur du débat politique ?

A propos des femmes qui ‘’ n’osaient plus sortir de chez elles’’, je sortais jusqu’ici librement de mon pays et parcourais tout aussi librement l’Europe et le monde. Quelle que soit l’issue de la situation que je traverse en ce moment, elle ne peut qu’être dissuasive pour les autres Maliennes et Africaines qui ont envie de comprendre le monde global et de lutter pour ne pas le subir mais en être des citoyennes averties et actives.

AIDE AU DEVELOPPEMENT OU A LA MILITARISATION 

Au djihadisme armé il faut, semble-t-il, une solution armée. La voie est ainsi ouverte dans un pays comme le nôtre aux achats d’armement au lieu d’analyser et de soigner le radicalisme religieux qui prospère là où l’Etat, ajusté et privatisé, est nécessairement carencé ou tout simplement  absent.

Faire l’âne pour avoir du foin, est le comportement qui prévaut dans ce contexte de pauvreté généralisée tant au niveau des Etats que de certaines organisations non étatiques. Et la guerre -comble de l’horreur- est aussi une occasion d’injecter de l’argent frais dans notre économie exsangue.

Déçue par les hésitations et les lenteurs de l’Europe dont la solidarité s’est traduite jusqu’ici par la formation de l’armée malienne et de certains soutiens bilatéraux, la France invite au partage de l’effort financier entre Européens dans la défense de leurs intérêts stratégiques en Afrique de l’Ouest. D’autres bailleurs de fonds y seront associés.

Le 15 mai 2013 à Bruxelles, les bailleurs de fonds examineront le plan d’actions prioritaires d’urgence (pour 2013 et 2014). Les ressources qui seront mobilisées (ou annoncées) profiteront-elles au peuple malien, qui ne sait plus où donner de la tête ou  irrigueront-elles les mêmes circuits économiques selon les mêmes pratiques qui ont aggravé la pauvreté et les inégalités.

Dans le cadre de la reprise de la Coopération, le ministre français délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement annonce 240 millions d’euros destinés à financer l’agriculture, les services de bases dont l’eau et l’électricité dans les régions du nord, le retour des populations.

C’est le lieu de rappeler que Tripoli la capitale Libyenne a abrité, les 29 et 30 novembre 2010, le Troisième Sommet Afrique-UE où le Guide libyen, Mouammar Kadhafi, a accueilli, en grande pompe, les dirigeants de 80 pays africains et européens.

La création d’emplois, les investissements et la croissance économique, la paix, la stabilité, les migrations et le changement climatique étaient à l’ordre du jour de ce sommet. Les participants s’étaient mis d’accord sur un « plan d’action » pour un Partenariat Afrique-UE de 2011 à 2013.

L’UE a, à cette occasion, réaffirmé son engagement à consacrer 07% de son PNB à l’aide publique et au développement d’ici 2015 et d’affecter 50 milliards d’euros aux objectifs généraux du partenariat envisagé entre 2011 et 2013. Nous sommes en 2013 et fort loin des objectifs de développement du Millénaire et des voies et moyens de les atteindre en 2020. Car le ver dans le fruit.

La paix, la réconciliation et la reconstruction du Mali, n’ont aucune chance d’aboutir si elles doivent reposer sur des arrangements politiciens en vue d’engranger l’ « aide extérieure ».

L’Etat, ou ce qui en reste ainsi que les rebelles se battent et négocient dans le cadre du même paradigme qui a aggravé le chômage, la pauvreté et les tensions. Les différends se règlent en termes d’investissement, dans les infrastructures, le lieu par excellence de l’enrichissement rapide et de la corruption. La liste des travaux d’infrastructures mal exécutés ou non réalisés est longue. Elle explique en partie le mécontentement des populations du septentrion qui souffrent pendant que des maisons individuelles poussent au su et au vu de tout le monde grâce aux détournements de fonds et l’argent du narcotrafic.

OSONS UNE AUTRE ECONOMIE 

Rien ne sera plus comme avant. Ce qui était difficile risque de l’être davantage avec la militarisation qui absorbera des ressources dont nous avons cruellement besoin pour l’agriculture, l’eau, la santé, le logement, l’environnement et l’emploi.

Opération Serval, Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA), Mission Intégrée de Stabilisation Multidimensionnelle des Nations-Unies, la défense de notre pays et notre sécurité, avant d’être militaire, est d’abord un défi intellectuel, moral et politique.

Je me suis reconnue dans les propos du candidat François Hollande lorsqu’il déclara qu’ « il est temps de choisir une autre voie. Il est temps de choisir une autre politique ». Ce temps est, assurément, venu et pour la France et pour ses anciennes colonies d’Afrique. Il est celui des transitions économiques, sociales, politiques, écologiques et civilisationnelles qui n’ont rien à voir avec la feuille de route de la « communauté internationale ». Elles renvoient à un changement de paradigme.

Que les dirigeants africains qui ont intériorisé le discours mensonger sur l’inéluctabilité de cette guerre afin d’en finir le péril djihadiste ne s’y trompent pas : l’effet de contagion qu’ils redoutent, tient moins à la mobilité des djihadistes qu’à la similitude des réalités économiques, sociales et politiques induites par le modèle néolibéral.

Si les chefs djihadistes viennent d’ailleurs, la majorité des combattants sont des jeunes maliens sans emplois, sans interlocuteurs, sans perspectives d’avenir. Les narcotrafiquants puisent, eux-aussi, convoyeurs et revendeurs de drogue parmi la même jeunesse désemparée.

La misère morale et matérielle des jeunes diplômés, des paysans, des éleveurs et d’autres groupes vulnérables constitue le véritable ferment des révoltes et des rebellions qui, mal interprétées, alimentent, de l’intérieur bien des réseaux. La lutte contre le terrorisme et le crime organisé, sans effusion de sang, au Mali et en Afrique de l’Ouest passe par l’analyse honnête et rigoureuse du bilan des trois dernières décennies de libéralisme sauvage, de destruction du tissu économique et social ainsi que des écosystèmes. Rien n’empêche les centaines de milliers de jeunes Maliens, Nigériens, Tchadiens, Sénégalais, Mauritaniens et autres, qui viennent chaque année grossir le nombre des demandeurs d’emploi et de visas, de rejoindre le rang des djihadistes si les Etats et leurs partenaires techniques et financiers ne sont pas capables de remettre le modèle néolibéral en question.

L’INDISPENSABLE CONVERGENCE DES LUTTES 

Je plaide pour un élan de solidarité qui prenne le contre-pied de la militarisation, nous restitue notre dignité, préserve la vie et les écosystèmes.

Tout irait dans le bon sens si les 15.000 soldats étaient des enseignants, des médecins, des ingénieurs et si les milliards d’euros, qui vont être dépensés, étaient destinés à ceux et celles qui ont le plus besoin. Nos enfants n’auraient pas besoin d’aller se faire tuer en soldats mal payés, en narcotrafiquants ou en fous de Dieu.

Nous nous devons de nous atteler, nous-mêmes à la tâche primordiale de la transformation de notre moi profond, ébranlé et de notre pays meurtri. L’avantage considérable de l’approche systémique est la détribalisation des conflits au profit d’une conscience politique qui réconcilie et rassemble ceux que l’économie mondialisée broie. Touareg, Peulh, Arabes, Bamanan, Sonrhaï, Bellah, Sénoufos cesseraient de s’en prendre les uns aux autres et se battraient ensemble et autrement.

Cette approche altermondialiste nous rend notre « dignité » dans un contexte où nous avons tendance à culpabiliser et à nous en remettre, poings et pieds liés, à une « communauté internationale » juge et partie.

Elle plaide pour la convergence des luttes à l’intérieur des frontières entre les différentes composantes de la société éprouvées par la barbarie du système capitaliste qui ne veulent ni se résigner ni se soumettre. Elles doivent explorer ensemble des alternatives à la guerre.

Les Etats libéraux ayant privilégié la guerre et investi dans les armes de destruction des vies humaines, du lien social et des écosystèmes, innovons à travers la bataille des idées et convoquons une conférence citoyenne au sommet pour l’autre développement du Mali, en vue de desserrer l’étau de la mondialisation capitaliste. Il s’agit d’instaurer le débat sur la relation entre politiques néolibérales et chaque aspect de la crise : chômage endémique des jeunes, rébellions, mutineries, coups d’Etat, violences faites aux femmes, radicalisme religieux.

Un travail inédit et intense d’information et d’éducation citoyenne dans les langues nationales, permettra aux Maliens de parler enfin entre eux de leur pays et de leur avenir.

Parce que tous les Hommes naissent libres et égaux en droits, nous revendiquons juste notre droit à :

·         un autre économie, de manière à disposer des richesses de notre pays, et  à choisir librement des politiques qui nous mettent à l’abri du chômage, de la pauvreté, de l’errance et de la guerre ;

·         un système politique véritablement démocratique, parce que intelligible pour l’ensemble des Maliens, décliné  et débattu dans les langues nationales, fondé sur des valeurs de culture et de société largement partagées ;

·         la liberté d’expression et de circulation.

RENDEZ-NOUS LES CLES DE NOTRE PAYS !

La France officielle qui déclare urbi et orbi que nous n’avons « pas d’Etat digne de ce nom », ni « d’armée digne de ce nom », considère certainement que nous n’avons pas non plus d’existence en tant que peuple pour aller jusqu’à se demander  « à qui remettre les clés » et à exiger l’organisation de nos élections en juillet 2013. Elle s’accommode par ailleurs de l’annulation de la concertation nationale – qui devait nous permettre de prendre ensemble entre Maliens le pouls de notre pays. Elle s’accommode tout autant de l’état d’urgence instauré, puis prolongé une première fois, et une seconde fois de manière à « sécuriser » la transition.

Je n’ai pas le sentiment que la « guerre contre le terrorisme » ait apporté la paix en Irak, en Afghanistan et en Libye, et que les casques bleus ont su garantir aux populations de la République Démocratique du Congo et en Haïti la sécurité que celles-ci étaient en droit d’attendre d’eux.

Mais je suis persuadée qu’il y a en chaque Malienne et chaque Malien un(e) soldat(e), un(e) patriote qui doit pouvoir participer à la défense de ses intérêts et du Mali à partir d’une bonne connaissance de son état réel dans l’économie mondialisée.

La réponse à l’insupportable question de Claude Lellouche est claire : le Mali est à rendre aux Maliens. Nous pouvons-en prendre le plus grand soin parce que, comme Bouna Boukary Dioura l’a rappelé, nous savons, nous les peuples du Sahel que les rochers finissent par fleurir à force d’amour et de persévérance.

Rendez les clés du Mali au peuple malien !

Aminata D. Traoré, Bamako le 03 mai 2013

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 16:40

Le Conseil de sécurité reste silencieux après les raids israéliens en Syrie.


bANKI mOON

 

             La Syrie a promis hier, mardi 7 mai, de répondre aux frappes israéliennes qui ont visé la région de Damas vendredi et dimanche. De son côté, le Conseil de sécurité de l'ONU est resté totalement silencieux. Ban Ki-moon s'est seulement contenté d'appeler « toutes les parties à faire preuve d'un maximum de retenue ».


         Quand on leur pose la question, les diplomates du Conseil de sécurité confient volontiers qu’aucun pays n’a demandé de réunion sur les frappes israéliennes en Syrie. Ce silence n’a rien de surprenant. Israël dit avoir frappé des armes destinées au Hezbollah et le président américain Barack Obama a dit à plusieurs reprises qu’Israël était en droit de se défendre.

Même l’ambassadeur russe n’a rien trouvé à redire. Peut-être, glisse un diplomate, parce que les Occidentaux n’auraient pas manqué de soulever le massacre de Banias attribué à des milices pro-Assad.

En fait, la menace d’une possible propagation du conflit entre Israël et la Syrie ne convainc personne à l’ONU. Le secrétaire général Ban Ki-moon s’est mollement contenté d’appeler les deux pays à la retenue.

Par Karim Lebhour

Source : RFI 

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 18:36

Le 8 ème numéro du GLÔGLÔ de Paname 

Notre rubrique des bons plans à Paris, diffusée dans l'émission Maquis Hebdo de Louis Keumayou sur 3A Télé Sud, dimanche à 18h / heure de Paris,

Un outil de communication à la disposition de la culture africaine.

 


 


 

http://www.youtube.com/watch?v=jx4aKrw-Q4M&feature=youtu.be 

 

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 18:31

Les USA prêts à intervenir en Algérie

 

 

                                     MI24



 

Selon le journal londonien Al Quods Al Arabi, l’Espagne aurait autorisé lesÉtats-Unis à déployer 500 marines ainsi que 8 avions militaires, à la base Morón de la Frontera située à la province de Séville en Andalousie.

Les Américains auraient pour mission d’intervenir en Algérie en cas de chute du régime Bouteflika. Et le journal de se demander si l’Algérie était, elle aussi, menacée par le printemps arabe. Il semblerait que la menace se fait sentir à l’approche de la  présidentielle algérienne à l’issue de laquelle M. Bouteflika pourrait rester au pouvoir…

On rappelle dans ce contexte que l’Algérie est secouée depuis des mois par un mouvement de grève d’une grande ampleur touchant différents secteurs, notamment l’enseignement, la santé publique, le commerce (ex : les boulangers). Les principales revendications portent sur une revalorisation des salaires et des statuts.

A l’instar de ses voisins tunisiens, les jeunes algériens sont touchés, eux aussi, par le chômage, ce qui a entraîné les manifestations de ces derniers mois.

Selon le FMI, 21,5% des moins de 35 ans sont sans emploi, contre environ 10% pour l’ensemble de la population.

Rappelons que dès le début du printemps arabe, en Tunisie puis en Libye en 2011, les autorités algériennes avaient procédé à des augmentations de salaires et opéré des recrutements, ce qui a permis  de clamer les esprits.

Source :http://directinfo.webmanagercenter.com/2013/04/26/printemps-arabe-les-usa-prets-a-intervenir-en-algerie/

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 18:30

Mali en prétexte. Vers une intervention sur l’Algérie ?

Avion

 

Une interview du Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum, réalisée par Françoise Compoint  

 

La Voix de la Russie. « Des articles sporadiques du Monde et du Figaro décrivent une armée française qui semble s’enliser de plus en plus dans un conflit dépassant largement la chasse aux islamistes. Certains experts parlent ouvertement d’un resserrement de l’étau autour de l’Algérie, prochaine victime des Printemps arabes. Partagez-vous cette vision ? 

M. Ley-Ngardigal. Je suis tout à fait de l’avis de ces experts. En effet, dès le début des opérations, en Lybie d’abord, j’avais déjà prévenu que cette opération contre Kadhafi pourrait déboucher sur le Sahel. Et nous sommes donc arrivés au Mali - conséquence directe du renversement et de l’assassinat de Kadhafi. Vous savez sûrement que dans les années 58-62, il y avait un plan français qu’on appelait le plan Peyrefitte, du nom de l’ancien Ministre français, qui consistait, une fois l’indépendance de l’Algérie acquise, à réserver une partie du Sahara à la France. C’est bien ce plan qui est mis en ce moment en route. On le voit sur les faits suivants : depuis l’intervention des troupes françaises au nord-Mali, l’armée malienne n’a pas le droit de mettre le pied à Kidal, par exemple. Dans cette région du nord-Mali il n’y a que les troupes françaises et leurs supplétive, c’est-à-dire l’armée tchadienne qui supervise ses plans. Que cachent ces plans qui consistent à empêcher l’armée malienne, l’armée d’un pays souverain, de contrôler l’intégralité du territoire et du pays dans son ensemble ? Le nord-Mali a pour frontière l’Algérie. Cette partie frontalière est contrôlée de surcroît par le MNLA, ce mouvement qui a des accointances avec la France qui a bien laissé les troupes touaregs venues de Lybie traverser toute la Lybie, tout le Niger pour se rendre au nord-Mali et proclamer plus tard la République de l’Azawat. Vous voyez donc qu’il y a une accointance entre la France, le MNLA et le plan Peyrefitte contre l’Algérie. 

Lire et écouter l'intégralité de l'interview en cliquant sur le lien : 

Source : http://french.ruvr.ru/_print/112219665.html 

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 18:28

 

Révélations de WikiLeaks sur les visées secrètes de la France en Afrique.

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Tout est affaire de cacao, c'est à cela que se résume le motif des tribulations de l'armée française en Côte d'Ivoire et, par extension, en Afrique, comme l'indique parfaitement, du reste, l'intervention au Mali. D'abord la Côte d'Ivoire qui est, tout le monde le sait, le plus grand producteur de cacao dans le monde.

En rappelant des faits qui remontent à 2003, René Titilo (un Belge qui se présente comme un passionné de voyages) a montré, à partir des révélations de WikiLeaks, que la France a agi pour empêcher Laurent Gbagbo de mettre en œuvre son projet de libérer l'économie ivoirienne en faisant fi de la domination française. «Cela aurait permis à la Côte d'Ivoire de s'ouvrir à tous ceux qui souhaitent lui tendre la main pour relever son économie, et de susciter la libre compétition pour l'achat du cacao qui demeure la principale culture d'exportation du pays», écrit René Titilo.

A partir de là, tout s'est déclenché et le reste n'est que poudre aux yeux pour tromper l'opinion publique sur les véritables intentions de la France dans ce pays. René Titilo montre que «l'expression "Opération pour le maintien de la paix" (sur la base d'une résolution de l'ONU concernant la Côte d'Ivoire) est particulièrement ironique, puisqu'elle est utilisée pour masquer le fait que le soulèvement des civils qui a abouti à la crise était un coup monté et perpétré par l'intervention de la France qui s'est rangée du côté des rebelles».

Comment ? René Titilo l'explique :«Quand l'attaque a été déclenchée, les troupes loyalistes ont répliqué. Elles avaient même réussi à encercler les rebelles en les piégeant dans toute la ville et avaient tué à peu près 320 d'entre eux. Elles s'apprêtaient à lancer l'assaut final sur les 320 rebelles restants quand elles ont été brusquement freinées dans leur élan par le commandant français qui dirigeait les troupes françaises stationnées en Côte d'Ivoire. Ce dernier a demandé 48 heures de cessez-le-feu afin d'évacuer les ressortissants français et les quelques fonctionnaires des Etats-Unis de la ville. Les troupes loyalistes ont demandé d'attendre qu'elles reprennent d'abord Bouaké des mains des rebelles, mais les Français ont fermement insisté et obtenu le délai de 48 heures. Durant tout ce temps, des soldats français descendaient sur Bouaké à l'aide de parachutes pour prêter main forte aux rebelles.»

Pour le Mali, ce n'est pas René Titilo, ni Wikileaks qui ont dévoilé les véritables motivations de la France dans ce pays, mais le Parlement français lui-même (voir article du 20 avril 2013 d' Algeriepatriotique). La véritable raison de l'intervention militaire française au Mali réside dans le fait que la France «ne peut se désintéresser de l'Afrique qui sera demain plus peuplée que l'Inde et la Chine et qui recèle la plupart des ressources naturelles, désormais raréfiées», révèle, en effet, un volumineux rapport élaboré par une commission parlementaire française qui parle d'une «intervention justifiée».

Si la France ne veut pas quitter l'Afrique, c'est que ses intérêts le lui commandent, tout le reste n'est que leurre.

Par Kamel Moulfi                                                                                                                                      Source : Algérie Patriotique

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 18:26

Les ''tunisiens noirs'' s'insurgent contre le racisme le 1er mai 2013 à Tunis.

 

 


 

 

Cliquer le lien ci-dessous en cas de problème

 

http://www.youtube.com/watch?v=NdQMb61buXs

 

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Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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annonces

 

 


code noir

  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine