Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 18:28

 

Révélations de WikiLeaks sur les visées secrètes de la France en Afrique.

afrique-copie-1cacao6

 

Tout est affaire de cacao, c'est à cela que se résume le motif des tribulations de l'armée française en Côte d'Ivoire et, par extension, en Afrique, comme l'indique parfaitement, du reste, l'intervention au Mali. D'abord la Côte d'Ivoire qui est, tout le monde le sait, le plus grand producteur de cacao dans le monde.

En rappelant des faits qui remontent à 2003, René Titilo (un Belge qui se présente comme un passionné de voyages) a montré, à partir des révélations de WikiLeaks, que la France a agi pour empêcher Laurent Gbagbo de mettre en œuvre son projet de libérer l'économie ivoirienne en faisant fi de la domination française. «Cela aurait permis à la Côte d'Ivoire de s'ouvrir à tous ceux qui souhaitent lui tendre la main pour relever son économie, et de susciter la libre compétition pour l'achat du cacao qui demeure la principale culture d'exportation du pays», écrit René Titilo.

A partir de là, tout s'est déclenché et le reste n'est que poudre aux yeux pour tromper l'opinion publique sur les véritables intentions de la France dans ce pays. René Titilo montre que «l'expression "Opération pour le maintien de la paix" (sur la base d'une résolution de l'ONU concernant la Côte d'Ivoire) est particulièrement ironique, puisqu'elle est utilisée pour masquer le fait que le soulèvement des civils qui a abouti à la crise était un coup monté et perpétré par l'intervention de la France qui s'est rangée du côté des rebelles».

Comment ? René Titilo l'explique :«Quand l'attaque a été déclenchée, les troupes loyalistes ont répliqué. Elles avaient même réussi à encercler les rebelles en les piégeant dans toute la ville et avaient tué à peu près 320 d'entre eux. Elles s'apprêtaient à lancer l'assaut final sur les 320 rebelles restants quand elles ont été brusquement freinées dans leur élan par le commandant français qui dirigeait les troupes françaises stationnées en Côte d'Ivoire. Ce dernier a demandé 48 heures de cessez-le-feu afin d'évacuer les ressortissants français et les quelques fonctionnaires des Etats-Unis de la ville. Les troupes loyalistes ont demandé d'attendre qu'elles reprennent d'abord Bouaké des mains des rebelles, mais les Français ont fermement insisté et obtenu le délai de 48 heures. Durant tout ce temps, des soldats français descendaient sur Bouaké à l'aide de parachutes pour prêter main forte aux rebelles.»

Pour le Mali, ce n'est pas René Titilo, ni Wikileaks qui ont dévoilé les véritables motivations de la France dans ce pays, mais le Parlement français lui-même (voir article du 20 avril 2013 d' Algeriepatriotique). La véritable raison de l'intervention militaire française au Mali réside dans le fait que la France «ne peut se désintéresser de l'Afrique qui sera demain plus peuplée que l'Inde et la Chine et qui recèle la plupart des ressources naturelles, désormais raréfiées», révèle, en effet, un volumineux rapport élaboré par une commission parlementaire française qui parle d'une «intervention justifiée».

Si la France ne veut pas quitter l'Afrique, c'est que ses intérêts le lui commandent, tout le reste n'est que leurre.

Par Kamel Moulfi                                                                                                                                      Source : Algérie Patriotique

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 18:26

Les ''tunisiens noirs'' s'insurgent contre le racisme le 1er mai 2013 à Tunis.

 

 


 

 

Cliquer le lien ci-dessous en cas de problème

 

http://www.youtube.com/watch?v=NdQMb61buXs

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 18:22

Mme Gbagbo a-t-elle été empoisonné par la dictature dozocratique ?

Simone 3

Mme Gbagbo sous forte escorte à la Pisam 

L’ancienne Première dame de Côte d’Ivoire qui était en résidence surveillée depuis deux ans à Odienné a été transférée à la Polyclinique Internationale Sainte Anne Marie de Cocody hier jeudi en fin de matinée. C’est en toute discrétion que son ambulance escortée par deux véhicules de la police diplomatique a pris le chemin de la Pisam. Il faut noter que ce transfert fait suite à une sollicitation de ses conseils, Me Habiba Touré et Ange Rodrigue Dadjé, auprès des autorités ivoiriennes afin que leur cliente reçoive des soins médicaux appropriés. Il faut aussi rappeler que l’ancienne Première dame est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité. Mais la justice ivoirienne l’a inculpée mais refuse pour l’instant de la transférer à La Haye.

Iris Fabiola Yaëlle/Rfi

                                                   Communiqué de presse

A la suite de problèmes de santé affectant Madame Simone EHIVET GBAGBO, il a été sollicité auprès des autorités ivoiriennes son transfert médical à ABIDJAN. Madame Simone EHIVET GBAGBO suivra donc un traitement médical, à la demande de ses Conseils, à ABIDJAN.

Maître Habiba Toure & Maître Ange Rodrigue Dadje
Avocats de Simone EHIVET GBAGBO

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 18:16

 

Le racisme en Tunisie est-il devenu un outil de gouvernance du régime salafo-islamiste ?

 

 


 

 

 


Des Tunisiens attaquent un immeuble d'étudiants noirs-africains, la police arrête… la victime.

 

Arrestation d'un habitant en bas d'un immeuble où logent des étudiants africains à Tunis. Capture de la vidéo de notre Observatrice.

 

Une habitante d’un immeuble de Tunis, où logent des étudiants africains, a filmé lundi soir l’arrestation d’un de ses voisins. Pourtant, c’est ce dernier qui avait appelé la police à l’aide alors qu’un groupe d’hommes attaquait son immeuble à coups de pierres.

 

L’incident a eu lieu dans la nuit du 29 au 30 avril dans le quartier Lafayette situé dans le centre ville de Tunis. Le bâtiment, que certains dans le voisinage n’hésitent pas à appeler l’"immeuble des Noirs", est en très grande majorité habité par des étudiants noirs-africains inscrits dans les universités de la capitale tunisienne.

 

Aucune étude n’a pour l’heure été menée par les autorités sur le racisme en Tunisie.

 

 


 

 

 

 http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=SQjOIRb22UU

 

 

 

 

Sur cette vidéo filmée par notre Observatrice après que des pierres ont été jetées sur l'immeuble, le voisin est descendu. Les personnes qui se trouvent en bas l'insulte. On entend l'un d'entre eux dire "C'est la Tunisie ici!"

 

"Le racisme a toujours existé, mais les étudiants étrangers étaient mieux protégés sous Ben Ali"

Shaynacarter (pseudonyme) est étudiante congolaise, elle habite l’immeuble où a eu lieu l’altercation et a filmé l’arrestation de son voisin. Elle habite en Tunisie depuis cinq ans.

 

Tout a commencé avec une altercation entre un chauffeur de taxi tunisien et un habitant sénégalais de mon immeuble, qui est aussi un de mes amis. Il m’a expliqué qu’il s’était fait traiter de "guera guera" par le chauffeur, c'est-à-dire singe, et de là une bagarre a éclaté. Le chauffeur a sorti un bâton pour le frapper, mon ami l’a récupéré ensuite pour le battre à son tour, puis ils ont été séparés et mon ami est parti de son côté. Tout ça s’est passé à deux pas de notre immeuble. Le taxi est ensuite revenu en bas du bâtiment où habite le Sénégalais, il était accompagné de plusieurs personnes munies de bâtons et de pierres qui se sont attaquées à la façade de l’immeuble. Or, il se trouve que l’appartement de mon ami ne donne pas sur la rue et qu’il n’était même pas chez lui !

 

Il n’arrêtait pas de répéter "Mais c’est moi qui vous ai appelés ! Et vous voulez m’embarquer !"

 

Quand nous avons entendu du bruit nous nous sommes tous penchés par la fenêtre. C’est alors qu’ils ont vus que nous étions tous noirs et se sont mis à proférer des insultes racistes. Ils n’ont pas atteint ma fenêtre avec les projectiles mais ont brisé celle de l’appartement du premier étage. L’étudiant qui y habite a donc appelé la police. Puis, il est descendu pensant que les policiers allaient lui venir en aide. Très rapidement les choses ont basculé, la police s’est adressée à lui comme s’il était à l’origine des violences. Il s’est mis sur la défensive et n’arrêtait pas de répéter "Mais c’est moi qui vous ai appelés ! Et vous voulez m’embarquer !". Tout ça sous les yeux des agresseurs qui se trouvaient à quelques mètres, toujours munis de leurs bâtons et qui ne cessaient de l’insulter. D’après ce que j’ai entendu, la police lui a demandé de venir au commissariat pour un contrôle. Finalement, il a été traîné de force dans la voiture, comme on le voit sur la vidéo. [Selon Raoul Fone, ancien Président de l'Association des étudiants et stagiaires africains en Tunisie, dans ce type d’altercations, il arrive aussi que la police emmène immédiatement la personne agressée pour la protéger, ce qui pourrait être le cas ici]. À 0’33 secondes, on voit qu’il reçoit un coup de bâton de la part d’un des hommes présents. [Le policier repousse l’assaillant mais ne l’interpelle pas].

http://www.youtube.com/watch?v=jDvaZoxOf4k&feature=player_embedded#!

 

 

 

Vidéo de l'arrestation du jeune homme filmée par notre Observatrice.

Il a été libéré deux heures plus tard, mais les personnes qui ont attaqué l’immeuble n’ont pas du tout été inquiétées, ni pour les jets de pierres, ni pour avoir tenté de forcer l’entrée de l’immeuble qui est heureusement très sécurisée.

 

 

"J’ai entendu des personnes crier ‘Ben Ali est parti. C’est la Tunisie ici, pas l’Afrique !’"

 

Cet incident est tout à fait représentatif du climat d’insécurité dans lequel nous vivons depuis la chute de Ben Ali. Évidemment, tous les Tunisiens sont concernés mais je pense que nous, les étrangers noirs, sommes particulièrement exposés. D’une part, parce que le racisme contre les Noirs est bien ancré en Tunisie. D’autre part, parce certains Tunisiens considèrent que les étudiants étrangers, notamment les Noirs-africains, étaient trop protégés sous le régime de Ben Ali. C’est vrai que la police nous soutenait souvent en cas de petites altercations. Les étudiants étrangers noirs sont majoritaires dans les universités privées et le régime n’avait pas intérêt à ce que ça change. Or aujourd’hui, ce sont ces mêmes personnes qui estiment que nous devons rentrer chez nous. D’ailleurs, ce soir là, j’ai entendu des personnes crier "Ben Ali est parti. C’est la Tunisie ici, pas l’Afrique !".

 

FRANCE 24 a sollicité le commissariat en charge de cette zone et le ministère de l’Intérieur, qui n’ont pour l’heure pas répondu à nos questions.

 

Source : http://observers.france24.com/f

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 18:11

La traite Negrière dans le monde arabo-musulman 

 

Cet article a pour but de rappeler l’histoire mais en aucun cas il doit raviver les rancunes ni la haine, ni la xénophobie ; Cet article ne doit pas inciter à la violence ni à la séparation, il a été établi afin de relater l’histoire (le contenu de l’article est authentique).

Esclavage1.gif

On a beaucoup parlé de la traite transatlantique (dans des livres d’histoire et même dans les films) mais jamais de la traite arabo-musulmane

Le monde a toujours pensé que la traite négrière était le seul fait des chrétiens

Européens, des blancs. 

Ceci a été révélé pour la première fois par John ALEMBILLAH AZUMAH (musulman) dans son livre intitulé “The legacy of Arab-Islam in Africa” puis par certains anthropologues comme par exemple

Tidiane N’DIAYE (musulman) dans son livre “Le Génocide voilé”. 

Les Arabes ont réussi de façon stupéfiante à tromper, désinformer, déformer et fausser à la fois la réalité et l’histoire sur une période de près de 14 siècles.

Ce qu’il y a de plus particulièrement tragique, c’est que la plupart des descendants d’esclaves, les Noirs des Amériques dans le monde, et les Noirs d’Afrique descendants d’esclaves, ignorent tout de la vérité.

Avant que la concentration de nos auditeurs ne s’émousse, nous voudrons porter l’affirmation suivante et l’étayer ensuite:

La pire, la plus inhumaine, la plus diabolique institution de la traite négrière fut initiée, définie, perpétrée et mise en œuvre par les Arabo-musulmans, aidés par la suite par les noirs convertis à l’Islam. 

‘Les Arabes ont razzié l’Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d’hommes qu’ils ont déportés ont presque tous disparu du fait des traitements inhumains. Cette douloureuse page de l’histoire des peuples noirs n’est apparemment pas définitivement refermée. La traite négrière a commencé lorsque l’émir et général arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un ‘Bakht‘ (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d’esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du Darfour. Et ce fut le point de départ d’une énorme ponction humaine qui devait s’arrêter officiellement au début du XXe siècle.’ 

Esclavage2.jpgSi la traite transatlantique a été qualifié à juste titre comme un crime contre l’humanité, ce qu’il faut dire c’est que celle pratiqué par les Arabo-musulmans fut un véritable génocide parce que le sort qui était réservé aux captifs Africains apparait aujourd’hui avec le recul comme une sorte d’extinction ethnique à terme mais programmée par castration massive et on sait aujourd’hui qu’ils ont pratiquement tous disparus en dépit de masses énormes d’Africains déportés dans les pays arabo-musulmans d’où l’utilisation du terme génocide parce que si vous avez 17 Millions de déportés et que par la castration massive vous n’avez qu’une minorité de Noirs qui ont réussi à survivre en terre d’Islam alors que de l’autre côté (transatlantique)  nous avons 70 Millions d’individus qui sont descendants ou métisses Africains qui peuplent le continent Américain des Etats Unis jusqu’au Brésil en passant par les îles de la caraïbe alors que dans les pays Arabo-musulmans on en trouve plus de traces. 

Il serait grand temps que la génocidaire traite négrière Arabo-musulmane soit examiné évincée au débat au même titre que la ponction transatlantique car c’est un pont de l’histoire qui est méconnu, caché volontairement et occulté. 

Cette amnésie volontaire de la part des élites Noires sur la question s’explique par le fait que beaucoup des chercheurs ont encore du mal à passer d’une vision mémorielle affective de cette histoire évidemment pour des questions de solidarité religieuse à une approche  distanciée et scientifique d’une histoire qui ne traite que des faits avérés. 

 L’auteur de l’article a dû croiser des variables comme les témoignages directes d’explorateurs comme Livingstone, Henri Stanley ou monseigneur Lavigerie sans oublié aussi des témoignages directes des marchands Arabes qui opéraient à partir des centre de fabrication. 

Le bilan est terrifiant 

Esclavage3.jpgRien qu’au Sahara, 9 Millions de captifs (Noirs) ont dû être transporté dans les conditions inhumaines dont 2 Millions ont péris ou alors sont restés en bordure du désert. Pour ce qui est de la traite Orientale qui s’est déroulée dans les régions proche de la mer rouge et de l’océan indien on évalue environ à 8 Millions le nombre de victimes donc le bilan est lourd puis que globalement on arrive à un chiffre effrayant de 17 Millions de morts , des déportés ou des castrés par des Arabes, c’est donc un génocide. 

 Il y avait un climat qui permettait ce racisme et cette volonté d’éliminer un peuple car il y a eu des érudés Arabes comme Ibn Khaldoun (de son nom complet Abou Zeid Abd ) qui était le savant Arabe le plus célèbre du 14ème siècle  et bien cet homme avançait l’idée selon laquelle les Noirs appartiennent au peuple à caractère bestial et il les traitait de sous-hommes et d’anthropophage et il prétendait que le seul peuple qui était adapté à l’esclavage était des Nègres à raison d’un degré inférieur d’humanité et que leur place  était plus proche du stade animal ; Devant ces inepties il faut dire que aucune voie sérieuse de le monde Arabe ne s’est levée pour défendre la cause des Noirs , car à l’inverse des philosophes de l’époque  de lumière en Europe ,il faut dire que dans le monde Arabe, dans la quasi-totalité les intellectuels étaient marginalisés sur la question, ils avaient donc abdiqués face aux obscurantismes et autres doctrinaires de la foie , évidement dans un tel contexte l’opinion de Ibn Khaldoun et d’autres penseurs de la même mouvance faisait autorité et finissait même par être adopté par la plupart des nations Arabo-musulmane ce qui explique donc que le traitement inhumain et la mutilation généralisée des captifs étaient acceptés, ce qui explique aussi aujourd’hui le résultat est qu’ils ont disparu en Turquie, en Iran, au Yémen, ils reste très peu en Arabie Saoudite et en Afrique du Nord. 

Comme toujours il y a deux sous-cultures, celle du déni de la réalité et celle du politiquement correct.

L’esclavage n’a pas été créé par les blancs, il a existé au travers de l’histoire de l’humanité et a été pratiqué par toutes les tribus, cultures, civilisations, groupes ethniques, et religions.

Tout le monde ne sait pas que le mot arabe “adb” est synonyme d’esclave, par exemple, Abdallah signifie littéralement “l’esclave d’Allah», et que dans la langue Arabe, les Noirs sont appelés “abid”, pluriel du mot esclave.

Eslavage4.jpg 

 

Alors qu’on a beaucoup écrit sur la traite atlantique, on s’est étonnamment peu intéressé aux traites islamiques du Sahara, de la mer Rouge et de l’océan indien.

Alors que l’implication des Européens dans la traite vers les Amériques dura un peu plus de trois siècles, l’implication des Arabes dans la traite négrière a duré quatorze siècles et, dans certaines parties du monde Islamique, perdure toujours.

Bien que la jurisprudence islamique eût fixé des règles relatives au traitement des esclaves, ils furent l’objet de mauvais traitements monstrueux au cours de l’histoire.

Au Moyen Age, le mot arabe “abid” désignait généralement un esclave noir, le mot “mamelouk” un esclave blanc.

Ibn KHALDOUN (1332-1406), l’éminent historien médiéval et philosophe social Arabo-musulman, écrivait: “les nations nègres sont en règle générale dociles à l’esclavage, parce qu’ils ont des attributs tout à fait voisins à ceux d’animaux stupides.”

Il faut aussi remarquer que les esclaves noirs étaient castrés (ablation des testicules), les noirs étant censés avoir une libido impossible à maîtriser.

Quand le califat fatimide arriva au pouvoir en Egypte, il extermina la totalité des esclaves-soldats noirs, plusieurs dizaines de milliers, et leva une nouvelle armée d’esclaves.

De la Perse à l’Egypte ou au Maroc, les armées de 30000 à 250000 esclaves devinrent chose commune.

La traite des noirs par les Arabo-musulmans se pratiquait au Sahara, de la côte de la mer Rouge, et de l’Afrique Orientale jusqu’à l’Océan Indien.

Au seul 19e siècle, pour lequel nous avons les archives les plus exactes, 1200000 esclaves furent emmenés via le Sahara jusqu’au Moyen-Orient, 450000 de plus par la Mer Rouge, et 442000 par les ports de la côte d’Afrique Orientale.

Cela fait un total de 2 millions d’esclaves noirs pour le seul 19e siècle.

 

Esclavage5.jpg 

 

         Si l’on compare la traite des esclaves Arabo-musulmane avec celle d’Amérique, on découvre des différences très intéressantes:

Alors que deux esclaves sur trois emmenés en Amérique étaient des hommes, la proportion était de deux femmes sur trois pour la traite Arabo-musulmane.

Alors que la quasi-totalité des esclaves d’Amérique étaient employés dans l’agriculture, la majorité des esclaves du Moyen-Orient Arabe étaient destinés à l’exploitation sexuelle dans les harems, ou à servir dans l’armée.

Alors que les esclaves d’Amérique firent beaucoup d’enfants avec des millions de descendants aujourd’hui citoyens du Brésil et des Etats-Unis, il survécut très peu de descendants des esclaves du Moyen-Orient.

Alors que la plupart des esclaves d’Amérique purent se marier et avoir des enfants, la plupart des esclaves mâles au Moyen-Orient furent castrés et la plupart des enfants nés de femmes esclaves furent tués à la naissance. 

Ce qui est obscène dans ce sujet de la part de la culture Arabe c’est le déni de sa complicité avec la traite des esclaves africaine, ainsi que l’ignorance des Africains Noirs de la réalité de leur passé et de leurs conditions présentes.

Les statistiques et les rapports ci-dessus sont tirés de journaux de bord des vaisseaux et des ports esclavagistes, d’observations des voyageurs et de témoins oculaires, etc…

Tiré du livre : Le Génocide voilé 

  Auteur : Tidiane N’Diaye 

http://lecoran.over-blog.com/article-islam-et-esclavage-traite-negriere-esclaves-africains-genocide-ethnique-46385728.html

Source :http://www.afrik-online.com/?p=802

 

 

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 15:04

La juge belge fait trembler la CPI : Elle a dévoilé les manigances du bureau du procureur.


La-juge-belge-Christine-Van-Den-Wyngaert.jpg


la juge belge Christine Den Wyngaert

 

(Le Nouveau Courrier, 3 mai 2013) – Scandalisée par les méthodes plus que discutables de l’équipe de Fatou Bensouda, la juge belge Christine Den Wyngaert s’est retirée du procès à la Haye des dirigeants kenyans, dont l’actuel chef d’État. Un acte qui pourrait avoir des conséquences sur « l’affaire Gbagbo ». Explications.  

De déconvenue en déconvenue ! La Cour pénale internationale (CPI), qui a corrompu l’idéal de lutte contre l’impunité “vendu” aux opinions mondiales au moment de sa création il y a dix ans, n’en finit pas de se voir déconsidérée. Ses dysfonctionnements sont une nouvelle fois dévoilés au grand jour, avec la décision de la juge belge Christine Van Den Wyngaert de se retirer de l’affaire opposant des dirigeants kenyans, dont le président Uhuru Kenyatta, au procureur Fatou Bensouda.

Dans un texte rendu public, la juge belge Christine Van Den Wyngaert a affirmé qu’elle doutait de ce que l’Accusation avait mené des enquêtes appropriées pour arriver aux accusations contre Uhuru Kenyatta et William Ruto. “Il y a de sérieuses questions quant à savoir si l’Accusation a mené une enquête complète et approfondie sur le cas de l’accusé avant la confirmation”, a déclaré Van Den Wyngaert. Elle a poursuivi : “Je crois que les faits montrent que l’accusation n’avait pas respecté ses obligations au moment où elle demandait la confirmation [des charges] et qu’elle n’était pas encore prête quand les procédures devant cette Chambre ont commencé”.

Des méthodes manipulatoires mises au grand jour 

Plus grave, ont noté les collègues de Van Den Wyngaert, le bureau du procureur s’est gardé de transmettre aux avocats de la Défense une information pourtant capitale : son témoin-clé n’était en réalité pas présent à une réunion où les actes de violence attribués à Kenyatta et à Muthaura notamment avaient été “planifiés”. C’est une “grave erreur”, ont-ils estimé. C’est surtout une preuve de plus des méthodes profondément manipulatoires du bureau du procureur de la CPI. Finalement, ce témoin dont la fragilité a été “maquillée” pour les besoins de la cause de l’Accusation, s’est rétracté, et a avoué avoir menti et avoir reçu de l’argent pour le faire, ce qui a valu à Francis Muthaura, co-accusé du président Kenyatta, d’être blanchi.

La juge Van Den Wyngaert s’est également étonnée du “nombre impressionnant de témoins post-confirmation” ainsi que de la “quantité de preuves documentaires post-confirmation, ainsi que la remise très tardive de celles-ci”. “L’accusation ne donne aucune justification convaincante et suffisamment précise sur les raisons pour lesquelles tant de témoins dans cette affaire ont été seulement interrogés pour la première fois après la confirmation », a-t-elle argumenté. Tout en affirmant que ses réserves ne pouvaient pas à elles seules justifier le renvoi de l’affaire à la Chambre préliminaire ou le retrait des charges contre Kenyatta. Il n’empêche : l’Accusation part profondément handicapée au procès, dans ce contexte.

Des conséquences sur l’affaire Gbagbo 

En Côte d’Ivoire, les observateurs se demandent déjà quel sera l’impact de ce retrait fracassant de la juge Van Den Wyngaert sur l’affaire «le procureur de la CPI contre Laurent Gbagbo». Bien entendu, il ne s’agit pas de la même situation. Cela dit, les critiques émises par la magistrate “démissionnaire” pourraient bien pousser les juges qui vont examiner, jusqu’au 3 juin prochain, les charges contre le président Gbagbo, à avoir un regard plus critique sur la production de l’Accusation, dont les défaillances techniques et juridiques commencent à faire désordre. Le bureau du procureur aura donc plus de mal que prévu à faire confirmer l’ensemble des charges contre l’accusé. Pour se “couvrir”, les juges pourraient demander des informations supplémentaires, voire infirmer les charges – même si cette hypothèse est toujours la moins probable. De plus, alors qu’il paraît évident que Fatou Bensouda et ses adjoints, conscients du caractère lacunaire de leur dossier, essaient d’ores et déjà de le compléter par des pièces supplémentaires et des témoignages opportuns, la mise en exergue de leur tendance à se “rattraper” après les échéances normales et à “inonder” la Défense de documents de dernière minute – afin de l’empêcher de les analyser – vaut son “pesant de cacahuètes”.

Par Théophile Kouamouo 

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 16:32

La nouvelle vie de Claude Guéant, avocat des Africains.

claude-gueant.jpg

France Inter a enquêté sur les activités de Claude Guéant, ancien ministre de l’Intérieur et secrétaire général de l’Elysée. Devenu avocat en décembre 2012, Claude Guéant s’est associé à son fils François, avocat fiscaliste et candidat malheureux aux législatives dans le Morbihan.

Le cabinet partage ses bureaux avec la société de Jean-Charles Charki, gendre de Claude Guéant et proche du fils d’Alexandre Djouhri.

Si Claude Guéant se vante de défendre un Africain « qui demande l’asile politique » en France, l’essentiel de son temps serait consacré à faire fructifier ses réseaux acquis à l’Elysée auprès des chefs d’Etat africains.

  • Il a rencontré d’autres chefs d’Etat africains : Ali Bongo (Gabon), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Macky Sall (Sénégal) et Denis Sassou Nguesso (Congo).

Claude Guéant évoque des « possibilités de conseil » mais « pas de contrats » pour l’instant.

Lire la suite ….. http://www.rue89.com/2013/04/28/nouvelle-vie-claude-gueant-avocat-africains-241874

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 16:30

Pierre Lévy : « Les dirigeants européens ne supportent plus la démocratie ».


levy-pierre.-jpg.jpg

Pierre Lévy, docteur en sociologie et sciences de l’information et de la communication 


(Investig’Action) – Que nous réserve l’Union européenne ? Ancien syndicaliste dans une grande entreprise, aujourd’hui journaliste, Pierre Lévy a notamment tenté de répondre à cette question à travers son dernier livre, L’Insurrection. Un livre hautement politique qui balaie les champs de l’économie, du social et de la géopolitique. L’auteur n’a pourtant pas versé dans l’essai, mais s’est fendu d’un roman d’anticipation pour le moins satirique. L’occasion pour lui de manier avec délice la novlangue pour mieux nous plonger dans un futur absurde, certes, mais qui pousse à la réflexion. Car le « fabuleux destin de l’Europe à l’aube de l’an de grâce 2022 » (le sous-titre de l’ouvrage) n’est pas un pur produit de l’imagination de Pierre Lévy. Il nous renvoie à une inquiétante actualité et soulève une question : faut-il rester dans l’Union européenne ? Le sujet est tabou. Il mérite pourtant un vrai débat que nous ouvrons sur Investig’Action. 

Votre roman nous plonge en 2022, et dès les premières lignes, ce futur proche nous apparait à la fois absurde et effrayant. Plus effrayant encore, on comprend rapidement que cet univers n’est pas le pur fruit de votre imagination, mais s’appuie sur des éléments d’aujourd’hui, bien réels… 

C’est l’esprit du livre. Bien que ce soit un livre très politique, je préférais une forme inhabituelle à l’essai. J’ai voulu rire de choses qui ne sont pourtant pas drôles du tout, en poussant jusqu’à l’absurde et jusqu’à l’extrême des logiques actuelles. L’idée était de comprendre ce qui se passe aujourd’hui dans les domaines économique, politique, social ou géopolitique, et d’aller jusqu’au bout. En espérant que cela fasse réfléchir.

La grande crainte finalement, c’est que la réalité rattrape la fiction. À Chypre par exemple, la BCE et le FMI avaient prévu de puiser directement dans les épargnes des citoyens, y compris les plus modestes. Ils ont finalement été contraints de revoir un peu leurs plans. Mais c’était quand même quelque chose qu’on pouvait difficilement imaginer il y a quelques mois seulement. Ça prouve que tout peut aller très vite.

 

Votre ouvrage balaie effectivement de nombreux thèmes. Sur le plan socio-économique, l’avenir est peu réjouissant. Vous imaginez par exemple un marché du travail totalement dérégulé avec des situations parfois absurdes. Là aussi, ce sont les dynamiques actuelles qui vous inspirent ? 

On a parfois du mal à faire la distinction entre la fiction et la réalité. Chaque jour, les ultralibéraux nous expliquent qu’avoir un emploi est un privilège. Ça doit même se mériter. Dans le langage courant, on parle d’ailleurs de « décrocher » un emploi. Comme si nous étions dans un manège et que les plus méritants se battaient pour décrocher la queue du Mickey.

Je pousse donc cette logique plus loin dans le livre. Si l’emploi est un privilège, on ne peut pas en plus exiger d’être payé pour l’obtenir. Il convient au contraire d’acheter ce privilège. Les emplois sont ainsi mis aux enchères et sont « décrochés » par les plus offrants.

 

Les fonctionnaires ne sont pas épargnés… 

Tout à fait. Aujourd’hui, ils sont la cible privilégiée de nos économistes de référence. C’est bien connu, les fonctionnaires sont payés à ne rien faire ! J’imagine donc une sorte de jeu à la Koh-Lanta où des caméras seraient disséminées un peu partout dans la fonction publique. Et ce serait aux internautes de surveiller en permanence les fonctionnaires et de décider lesquels doivent être licenciés en priorité.

Il faut comprendre qu’au-delà du clin d’œil ironique, il y a une terrible réalité. Je pense à des pays comme la Grèce, l’Espagne ou le Portugal. Et en France ou en Belgique, le risque d’aller dans cette direction-là ne relève malheureusement pas de l’imagination.

 

On comprend qu’en 2022, le néolibéralisme est roi. Vous imaginez d’ailleurs la privatisation d’institutions qui avaient résisté jusqu’ici. 

Oui, c’est le cas de la Justice par exemple. Dans le livre, les tribunaux sont soumis directement à des critères de productivité et de compétitivité. Et pour les « clients », ceux qui auront le plus d’argent pourront choisir les tribunaux les plus indulgents.

 

Vous explorez largement le domaine socio-économique. Un domaine que vous devez bien connaitre de par votre passé de syndicaliste ? 

J’ai en effet été longtemps militant syndical dans une grande entreprise de métallurgie.

 

Un secteur particulièrement en crise en ce moment ! Qu’est-ce qui explique cette débâcle selon vous ?

Oui, ce qui se passe avec Mittal aujourd’hui concerne les Belges, les Français, les Luxembourgeois et, de manière générale, tous ceux à qui l’on avait promis que la création d’un géant européen nous aiderait à « faire face aux pays émergents ». Pour créer ce géant, Arcelor, on a fait disparaitre les entreprises nationales. Certaines étaient d’ailleurs des entreprises publiques. Ensuite, on a vu ce qu’on a vu ! Le « géant européen » a été racheté par le groupe indien. Mittal promettait de sauvegarder le secteur, mais aujourd’hui, il attaque avec une brutalité rare non seulement les travailleurs, l’industrie, mais également des régions entières. Les résistances doivent se développer pour mettre un frein à cette catastrophe industrielle.

 

Il y a pourtant des personnages de votre livre qui n’auraient pas boudé cette catastrophe industrielle. Je pense à une certaine tendance écologiste que vous égratignez au passage.

Oui, même si je caricature, je n’invente rien, hélas. Un discours actuel dénonce les usines qui polluent, salissent, etc. J’imagine donc un Prix Nobel de la désindustrialisation qui récompense les entreprises les plus méritantes pour l’« avenir de la planète ». Dans mon livre, les usines sont petit à petit devenues des musées, c’était plus rentable. Et les ouvriers ont en quelque sorte été transformés en intermittents du spectacle. Ils témoignent auprès des jeunes générations comment on vivait il y a peu dans un « terrifiant passé industriel ».

Mon objectif est de pointer un discours bien réel de certains dirigeants écologistes qui nous expliquent que finalement, l’important ce n’est pas l’avoir, mais l’être. Nous sommes ainsi sommés d’aller vers une « sobriété » plus grande qui pourrait bien en réalité justifier les politiques d’austérité actuelles.

 

Vous rejoignez donc ce que Jean Bricmont écrit dans la postface, à savoir qu’une large part de « la gauche » a, ces dernières années, abandonné la lutte contre le capitalisme pour enfourcher d’autres chevaux de bataille…

 

…comme l’écologie, les droits de l’homme, la criminalisation du socialisme… De fait, mon roman se projette dans l’avenir alors que Jean Bricmont contextualise tout ça en rappelant certains événements politiques de ces dernières années. Et il mentionne ce fait qui mérite un vrai débat. De nombreuses personnes qui se réclament de la gauche mènent aujourd’hui des combats qui non seulement ne contrarient pas le capitalisme, mais qui en plus le confortent. Ça vaut pour l’écologie, mais aussi au niveau géopolitique avec ces dirigeants de « gauche » qui justifient des interventions militaires otanesques ou européennes.

 

Ce type d’ingérences n’a d’ailleurs pas disparu en 2022…

Effectivement, je cible aussi ce Nouvel Ordre Mondial tel qu’il a été pensé par les dirigeants occidentaux. Le livre imagine qu’à cet horizon les États-Nations appartiennent au passé. Le monde « idéal » est constitué de grandes régions continentales et/ou ethniques, chapeautées par une sorte de directoire mondial. Bien entendu, ce directoire respecte les coutumes des uns et des autres. Mais lorsqu’il s’agit de prendre des décisions politiques importantes, tout doit s’« harmoniser » au niveau mondial.

 

Cette « harmonisation » des grandes décisions politiques s’applique de plus en plus au niveau européen. C’est ce qui vous a inspiré ?

Oui, et je pense que l’idée derrière tout ça est de faire disparaitre les peuples. Dans mon roman, les dirigeants le disent ouvertement. Mais ces arguments sont déjà en vogue aujourd’hui : il serait déraisonnable de laisser des peuples ou des gouvernements légitimes n’en faire qu’à leur tête si cela perturbe l’équilibre supranational…

 

Et si cet équilibre est menacé, l’usage de la force reste nécessaire, même en 2022 ?

Bien entendu. Cela rappelle d’ailleurs la formule employée par Hillary Clinton quelques semaines après les premières manifestations en Syrie : « Le président syrien n’est plus nécessaire ». Elle avait sonné la charge dans le camp occidental. Il fallait se débarrasser du président syrien et l’objectif était désormais avoué. Cela a été dit très tôt, bien avant les événements dramatiques que nous connaissons aujourd’hui.

Je poursuis cette logique dans le livre. Un dirigeant africain qui met plus d’une heure à reconnaitre la victoire de son adversaire lors d’élections voit son pays envahi par des troupes d’assaut, les « forces de stabilité mondiale ». Ces troupes interviennent pour rétablir les « droits de l’homme », à la demande des internautes et de quelques hommes d’affaires qui ne supportent pas de voir la démocratie bafouée.

Mais dans nos pays cependant, on estime que les élections sont dangereuses, car elles pourraient perturber les plans en cours et l’équilibre mondial. Elles sont donc remplacées par des sondages…

 

La démocratie et la souveraineté sont deux concepts que vous avez fait disparaitre du futur. Pourquoi ?

Démocratie et souveraineté renvoient en fait au même concept tel que nous l’avons hérité notamment des Lumières après des siècles de combat : chaque peuple est souverain, il ne doit pas y avoir de puissances au-dessus de lui pour lui dicter ce qu’il doit faire. Mais cette avancée politico-philosophique est devenue extrêmement gênante pour les tenants de la mondialisation et de cette gouvernance mondiale qui effacerait la souveraineté des peuples.

Aujourd’hui, les dirigeants européens ne supportent plus la démocratie. Nous avons eu un exemple caricatural avec les referendums irlandais en 2001 et 2008 : la réponse n’était pas satisfaisante pour l’UE, les citoyens ont donc été contraints de retourner aux urnes. Autre exemple avec le referendum de 2005 en France. Malgré une opposition massive au traité constitutionnel, les dirigeants européens se sont arrangés pour refourguer le contenu du texte sous une autre forme.

La démocratie a aussi été malmenée par exemple au Portugal où, en 2011, le gouvernement de José Socrates a demandé un renflouement européen en échange de mesures drastiques. Mais ce gouvernement a été conduit à la démission et des élections anticipées ont été organisées. La Commission européenne a alors dit ouvertement aux Portugais : « Vous avez le droit de voter, bien entendu. Cependant, quel que soit le résultat du vote, l’accord passé entre le gouvernement sortant et la Troïka ne pourra pas être revu. »

 

Ces referendums et cette élection frisent l’absurde et semblent tout droit tirés de votre fiction. Pourtant, c’est la réalité !

La démocratie est devenue un concept totalement frelaté par l’Union européenne. Certes, nous pouvons choisir la couleur des trottoirs. Mais les grandes décisions semblent devoir être mises à l’abri des « foucades populaires ». Ce qui est nouveau, c’est que les dirigeants européens le disent ouvertement.

Doit-on accepter tout ça ou bien cela vaut-il la peine d’essayer de se mettre en travers de ce processus ? C’est la question que pose le livre en filigrane, via l’humour noir. J’ai d’ailleurs pris beaucoup de plaisir à écrire le livre et, pour les retours que j’ai eus, les gens en ont pris à le lire. Mais on rit jaune évidemment, car tout ça est dramatique.

 

Si ça vaut le coup de mettre un terme à cette folie, que peut-on faire selon vous ?

Il y a des conditions à réunir pour ne pas se retrouver broyé par la machine. La première, et on ne part pas de rien à ce niveau-là, consiste à organiser de grands débats populaires sur la nature même des décisions qui sont prises par nos dirigeants. Prenons l’exemple des retraites. Je ne pense pas que nos politiques sont méchants par nature ni que Sarkozy d’abord et Hollande ensuite ont été pris de folie. On peut voir au contraire que les réformes sur les retraites sont en cours aussi dans les autres pays de l’UE et que chaque sommet européen appelle à les mener.

Nos dirigeants ne sont donc ni fous ni méchants. Simplement, ils ont décidé collectivement d’un carcan et ils s’y tiennent. De plus, ce carcan est très cohérent. La première condition est donc de prendre conscience de la cohérence du carcan européen. Or, je crains malheureusement que de nombreuses forces politiques qui disent se situer à gauche, de même que certains syndicats, fassent l’impasse sur le carcan que représente l’UE.

 

Comment fonctionne ce carcan européen ?

L’UE n’est pas responsable de tout. Chaque gouvernement est capable de prendre des mesures antisociales. Mais la spécificité de ce carcan européen, c’est ce qu’on appelle en jargon bruxellois l’« acquis communautaire ». De fait, les « avancées européennes » – c’est-à-dire en particulier les reculs sociaux – sont irréversibles, selon la mécanique des traités. Si bien que si demain, un gouvernement progressiste est élu en Belgique et qu’il souhaite mener de grandes réformes, il sera bloqué par les engagements pris par les précédents gouvernements, les engagements qui sont gravés dans le marbre des traités.

Je suis rédacteur en chef du mensuel Bastille-République-Nations. Nous nous attachons à montrer que les mécanismes mêmes de l’UE sont conçus pour soumettre les peuples. Ce n’est pas une démonstration abstraite ni dogmatique. C’est quelque chose que nous vérifions constamment dans l’actualité. En témoigne par exemple la « gouvernance économique européenne », où chaque gouvernement est tenu de faire valider son projet de budget par la Commission avant même de le soumettre au parlement national.

 

Faut-il faire sauter le carcan et sortir de l’UE ?

Je sais que la question est taboue, mais je pense que c’est la deuxième condition pour ne pas se trouver broyé par la machine. Peut-on encore nourrir l’illusion de pouvoir changer les choses de l’intérieur, alors que certains prétendent s’y essayer depuis cinquante ans (la fameuse arlésienne de « l’Europe sociale », par exemple…) et que la situation a empiré depuis ? Ou bien faut-il sortir de ce carcan ?

Ça ne se décidera pas à l’échelle des Vingt-sept, mais quelques peuples pourraient donner l’élan pour une sortie de l’UE et pour que chacun puisse reprendre en main le pouvoir de décision. Évidemment, cela va à l’inverse de tout ce qui est inscrit dans les traités : il faudrait une « union toujours plus étroite » pour modeler le « destin » européen. On ne parle même pas d’avenir, mais de « destin », une notion quasi religieuse et qui est hors de la portée humaine ! Le vocabulaire européen est très instructif, j’en joue d’ailleurs beaucoup dans le livre. Mais il est vicieux. Quand nos adversaires arrivent à nous faire penser avec leurs propres concepts en nous dépossédant de nos propres idées, on est foutu !

 

Vous ne pensez pas qu’une autre Europe est possible ?

N’importe quel architecte le sait : une prison ne peut pas devenir une école parce qu’on aura remplacé les prisonniers par des élèves. L’architecture du bâtiment n’est pas conçue pour ça. De même, si d’aventure les dirigeants de la maffia étaient touchés par la grâce et décidaient subitement de se reconvertir dans l’aide aux plus démunis, la structure de leur organisation interdirait une telle conversion…

Pour l’Union européenne, ce n’est donc pas juste une question de mauvaises politiques qui sont menées. Ce sont les mécanismes mêmes de l’UE qui constituent une sorte de levier pour que l’action collective de la classe dominante soit multipliée et présentée comme irréversible.

Ça peut se vérifier de manière empirique. Déjà en 1982, Mitterrand, quelques mois après son élection, déclarait : « l’Europe sera sociale ou ne sera pas. » On a vu ce qu’il en était. Dans les années 90, trois quarts des gouvernements de l’Europe des Quinze se réclamaient à un titre ou à un autre de la « gauche ». Lors d’un Congrès des socialistes européens que je couvrais à l’époque comme journaliste, les dirigeants prétendaient qu’ils avaient là une occasion unique de construire une Europe sociale et que les peuples ne leur pardonneraient pas s’ils ne la saisissaient pas. Là encore, on a vu la suite.

On pourra dire que ces dirigeants étaient des traitres. Mais le fait est que la pression qui aurait pu être mise sur ces dirigeants dans leur pays respectif a été contrebalancée par la mécanique européenne.

 

Ces dirigeants n’ont-ils pas de responsabilités ?

Si, bien sûr. Leur responsabilité est écrasante, car ils déterminent collectivement les grandes orientations. Mais après chaque sommet où des mesures antisociales sont votées, chacun peut rentrer chez lui et dire auprès de ses citoyens : « Ah oui, désolé, mais il y a l’Europe ».

 

Les pays européens n’ont-ils donc aucun intérêt à s’unir ?

Certes, ils ont tout intérêt à maintenir et à développer de bonnes relations. Mais pourquoi devraient-ils vivre avec des institutions intégrées qui laissent de côté les pays des autres continents ? J’ai beaucoup de sympathie pour les Lettons ou les Slovènes, mais il me semble que les Français ont plus de liens – culturels, historiques, géographiques, linguistiques, voire familiaux – avec les Sénégalais ou les Algériens par exemple.

Contrairement à ce qu’on prétend, l’UE ne nous permet pas de nous ouvrir, elle nous renferme. Par ailleurs, les solidarités de lutte doivent se construire au niveau européen, mais pas seulement. Elles doivent s’établir avec tous les peuples et toutes les luttes. On devrait, par exemple, beaucoup tirer de convergences de luttes avec les pays latino-américains.

 

Justement, les plus progressistes d’entre eux se sont unis à travers l’ALBA…

Ils plaident pour des coopérations plus étroites, mais insistent en même temps pour que chaque pays garde et renforce sa souveraineté nationale. Solidarité et souveraineté ne sont pas contradictoires, la seconde est même une condition nécessaire à la première.

 

Cette sortie de l’UE ne risque-t-elle pas de faire le lit du nationalisme cher à l’extrême-droite ?

Soyons attentifs aux mots que nous employons. Défendre le cadre national et se réclamer du nationalisme, ce n’est pas pareil. En français, le nationalisme renvoie à une conception agressive et impériale de la nation. La défense du cadre national par contre n’est pas une idée d’extrême-droite, tout au contraire. La jonction entre les concepts de nation et de souveraineté des peuples a été effectuée par les révolutionnaires en 1789 et surtout en 1792. Durant la bataille de Valmy, l’armée révolutionnaire stoppa les aristocraties européennes coalisées qui voulaient remettre les Bourbons sur le trône. À l’issue de cette bataille, la République fut proclamée. Goethe, le célèbre poète allemand, écrivit : « de ce jour et de ce lieu date une ère nouvelle dans l’histoire de l’humanité ». Pour la première fois, un peuple affirmait sa souveraineté collective sur son propre avenir.

Jaurès aussi disait : « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène. » Il rappelait également que la nation est « le seul bien des pauvres ». La défense du cadre national reste plus que jamais une idée fondamentalement progressiste. Elle renvoie à la nécessité que le peuple décide de son avenir. En France, elle a longtemps été portée par la gauche, notamment le mouvement communiste et la Résistance qui conjuguaient luttes sociales et défense du cadre national.

Et puisque nous évoquions il y a un instant l’Amérique latine, il faut tout de même rappeler que la révolution cubaine avait d’emblée proclamé : « la patria o la muerte, venceremos ! ». Alors, le Che et Fidel, des agents de l’extrême-droite ?

 

Pourtant, si on regarde aujourd’hui les partis politiques qui prônent une sortie de l’UE, la plupart sont classés à droite de l’échiquier politique.

La faute à qui ? Qui a laissé ce terrain en friche en sacrifiant le concept de souveraineté au nom de la construction européenne ? Il y a eu un vide à ce niveau-là si bien que d’autres forces, qui ont bien senti le sentiment populaire, ont récupéré et récupèrent encore ce terrain abandonné par la gauche. Cette situation plaide justement pour qu’on réinvestisse ce champ plutôt que de le laisser à des partis qui n’ont pas la défense des travailleurs en tête.

 

Ne craignez-vous pas qu’un éclatement de l’Union européenne conduise à des guerres comme celles que nous avons déjà connues entre les différents pays du continent ?

Ce ne sont pas les nations elles-mêmes, mais les affrontements entre intérêts impérialistes qui étaient à la source des deux guerres mondiales. Confrontée à son propre peuple, la bourgeoisie française a plusieurs fois tenté de s’en remettre à la grande bourgeoisie allemande. A la fin des années 1930, elle clamait « plutôt Hitler que le Front populaire », avant de se vautrer dans la collaboration avec l’Occupant pour défendre ses intérêts de classe. Et ce n’était pas nouveau. L’aristocratie française avait appelé à son secours les aristocraties européennes durant la Révolution. De même, Adolphe Thiers demanda l’aide de Bismarck pour écraser la Commune de Paris.

C’est une constante. Non seulement les bourgeoisies nationales cherchent des dérivatifs dans des guerres entre nations lorsque les mouvements populaires deviennent plus profonds. Mais elles sont aussi prêtes à sacrifier les intérêts de la nation au profit de leurs propres intérêts de classe dominante.

 

L’UE n’offrirait donc aucune garantie de paix entre les peuples ?

Il suffit de regarder ce qui se passe. Là où des peuples souverains, libres et égaux devraient pouvoir développer des coopérations, c’est le contraire qui se produit. On cherche à leur imposer les mêmes règles, les mêmes manières de se comporter et surtout, les mêmes reculs sur le terrain. Pour cette soi-disant paix entre les peuples, les résultats sont désastreux. On a ainsi pu voir la grande presse allemande représenter les Grecs comme des profiteurs et des paresseux. De l’autre côté, le ressentiment est tel que dans les journaux grecs, on ne peut plus voir Angela Merkel sans qu’elle soit affublée d’un costume hitlérien !

Sous couvert de développer des liens étroits, on oppose les peuples les uns aux autres. C’est terrible. Le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Junker, qui était encore il y a peu le président de l’eurogroupe, a déclaré au mois de mars dans le Spiegel : « Les démons qui ont conduit à l’explosion de la Première Guerre mondiale sont peut-être endormis, mais ils n’ont pas disparu et je pense que les tensions que nous connaissons aujourd’hui rappellent celles qui prévalaient en 1913. » Jean-Claude Junker fait pourtant partie de ceux qui nous disaient que l’Europe c’est la paix. Ils commencent à s’inquiéter. La manière dont les dirigeants européens, surtout les Allemands, ont pris possession de Chypre est symptomatique. Ils ne prennent même plus de gants. Ils expliquent très clairement qu’on va mettre le pays sous le joug. Avec l’espoir que si on arrive à mater de la sorte un petit pays, l’exemple sera donné.

 

Vous le dites vous-même, chaque gouvernement est capable de prendre des mesures antisociales en dehors de l’UE. En quoi sortir du carcan européen nous protègera-t-il de telles politiques ? Ne vaut-il pas mieux attaquer le problème à la racine, attaquer le capitalisme ?

Je suis convaincu que ce qui est fondamentalement en cause, c’est la logique du capitalisme. Ce qui est nouveau, ce sont les armes dont il s’est doté pour mieux soumettre les peuples. Si demain l’UE n’existait plus, les problèmes ne disparaitraient pas pour autant. Ça ne supprimerait pas l’exploitation de l’homme par l’homme et il faudrait continuer à combattre le capitalisme. Mais lorsqu’on parvient à se défaire de l’arme la plus efficace de son adversaire, on a déjà franchi un grand pas.

Il faut donc donner la priorité au combat d’aujourd’hui qui est de faire sauter les carcans. Quand des forces progressistes remettent en cause l’UE, ça offre des perspectives. Mais lorsque des forces censément progressistes continuent à répéter « il faut une autre Europe », ce sont des forces beaucoup moins sympathiques qui s’emparent du combat national. Avec tous les dangers que l’on peut imaginer…

  

Source :Investig’Action

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 16:26

La drogue au cœur du pouvoir ATT : La véritable raison de sa chute.


amadou toumani Toure

L’espace saharien est le plus grand désert du monde avec une superficie de 8,5 millions de Km2. Il traverse l’Afrique de l’Atlantique à la mer rouge et de la Méditerranée au Sud du Cancer et couvre 10 pays : Algérie, Egypte, Libye, Maroc (Sahara Occidentale), Mali, Mauritanie, Niger, Soudan, Tchad, Tunisie. 

 

Cependant, il est indispensable de comprendre qu’au-delà de ces enjeux, il y’a eu des processus internes qui ont conduit à des crises successives de l’Etat et qui ont occasionné sa faillite. Il s’agit donc avant tout d’une crise de l’Etat en tant qu’institution.

 

Certains analystes soutiennent que la catastrophe que notre pays connaît aujourd’hui a été provoquée par le coup d’Etat du 22 mars 2012. En fait de coup d’Etat, il s’agit en réalité d’une banale mutinerie de soldats qui ont exprimé un mal-vivre et une extrême exaspération devant la trahison de leur hiérarchie qui les a conduits à la boucherie, (surtout après le massacre d’une centaine de soldats à Aguel Hoc par les rebelles du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) appuyés par les combattants d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), du Mouvement pour l’unicité et jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) et d’Ansar-Eddine), devant la trahison de leur hiérarchie qui les avait à plusieurs reprises, conduits à la boucherie pendant deux mois sur les différents théâtres de bataille pour défendre l’intégrité territoriale du Mali dans ses régions septentrionales.

 

Le Mali n’est pas à sa 1re rébellion dite touarègue, mais à sa 4ème. Mais une lecture à la fois historique, politique, sociologique, géostratégique et géopolitique de cette crise nous amène à comprendre aisément que toutes les rébellions qui ont secoué notre pays ont été téléguidées de l’extérieur et quel qu’en soient les prétextes, elles ont toujours bénéficié du soutien politique, financier et militaire de l’ex-puissance coloniale qu’est la France.

 

Pour illustrer ce constat, il suffit de s’appuyer sur des exemples historiques et l’abondante littérature fournie par une légion de chercheurs français, notamment des anthropologues, parmi lesquels André Bourgeot. Celui-ci a expliqué comment est né l’OCRS (l’organisation commune des régions sahariennes) suivant une loi votée par l’Assemblée Nationale Française en 1957 et qui devait comprendre une partie de l’Algérie, de la Mauritanie, du Niger, du Tchad, du Mali. Cette création répondait à une vision coloniale de mise en valeur de cet espace extrêmement riche en ressources stratégiques.

 

L’ex-puissance coloniale voulait ponctionner ces immenses ressources pour les besoins de son industrie et son développement économique. Afin d’assurer une exploitation rentable de ces ressources stratégiques et les drainer vers la méditerranée pour être ensuite évacuer vers la métropole, l’ex-puissance coloniale avait envisagé dès 1875, la construction d’une ligne de chemin de Fer.

 

Mais le projet colonial d’exploitation de ces immenses ressources a échoué grâce à une formidable accélération de l’histoire à travers la guerre d’indépendance victorieuse de l’Algérie et les luttes d’émancipation menées par l’US-RDA dans toute l’Afrique Occidentale française, l’Afrique Equatoriale française.

 

Contrainte d’accorder l’indépendance à ses anciennes colonies, la France s’exécutera mais non sans semer les germes de la division entre les différentes communautés qui coexistaient pendant plusieurs siècles auparavant avec un modus vivendi partagé et un sentiment commun d’appartenance à une même entité étatique.

 

C’est le cas au Mali et au Niger où le colonisateur distillera dans l’esprit des communautés blanches qu’il était inacceptable qu’elles soient dirigées par les populations noires et barbares. On assistera à la création d’une sorte d’identité culturelle avec beaucoup de mythes qui seront véhiculés sur «l’homme bleu du désert au regard fier» qui va être dominé par des noirs venus du Sud ! C’est ainsi qu’a éclaté la première rébellion de 1962 contre le régime du Président Modibo Keita, alimentée par la France.

 

Par la suite, il y’a eu la rébellion de 1990, celle de 1996, de 2006 et 2012. A chaque rébellion, on voit surgir des revendications identitaires, ses soutiens extérieurs et cette volonté de mettre en avant des spécificités, alors que toutes les populations qui vivent dans cette zone sont frappées par les mêmes problèmes. Mais la caractéristique essentielle de cette dernière rébellion est qu’en plus de son caractère irrédentiste, elle a pris une dimension religieuse à travers l’entrée en scène de trois composantes qui se sont ralliées au MNLA : AQMI, Ansar-Eddine, MUJAO.

 

Par ailleurs, il existe une thèse fortement répandue sur la provenance des armes qui ont permis à ces différentes rébellions de conquérir le Nord du Mali. Selon cette thèse, ces armes hautement sophistiquées et d’une redoutable efficacité proviennent essentiellement des stocks de l’armée Libyenne.

 

Cependant, même si le Chef d’Etat-major du MNLA, le Colonel Ould Najem s’est copieusement servi dans l’arsenal libyen, les enquêtes menées par certains experts sur la question permettent de relativiser l’ampleur de ces armes en provenance de la Lybie. Elles soutiennent plutôt que les armes du MNLA lui ont été livrées par la

 

France via la Mauritanie. Au Mali, il n’est un secret pour personne que l’indépendance de l’Azawad a été proclamée en France par le MNLA qui y disposait d’une Représentation diplomatique, tout comme au Burkina-Faso et en Mauritanie. Par la suite, le MNLA qui a scellé des alliances avec les autres composantes de la rébellion notamment Ansar-Dine et le MUJAO a vu augmenter sa force de frappe.

 

Mais comment ces combattants touareg de la légion islamique se sont-ils emparé des armes en Lybie ont pu traverser le Sahara et ont réussi la prouesse de pénétrer en territoire malien sans être ni vus des satellites militaires, ni des avions de l’OTAN qui surveillent sans arrêt cette immense zone ?

 

La responsabilité du Gouvernement du Président ATT est indéniable : C’est d’avoir accepté que ces anciens combattants de la légion islamique entrent au Mali avec leurs armes alors que le Niger voisin avait pris soins de désarmer les leurs !

 

D’ailleurs, le Niger avait également alerté les autorités maliennes sur les risques que cela pouvait faire courir à la sécurité du Mali. Mais le Président ATT a donné l’autorisation aux autorités nigériennes de laisser les combattants rentrer avec leurs armes. Un accueil chaleureux leur a été réservé et plusieurs ministres ont été mobilisés en cette occasion avec espèces sonnantes et trébuchantes !

 

Ils seront reçus quelques semaines à grande pompe au palais présidentiel à Koulouba par Amadou Toumani Touré lui-même.

 

Pourquoi le Président ATT a-t-il laissé entrer ces anciens de la légion islamique ? 

 

Il y’a plusieurs réponses qui sont données par des analystes et spécialistes de la géopolitique du Sahara.

 

Certains parmi eux parlent d’un deal qui aurait été conclu entre l’OTAN, les soldats touaregs de la légion islamique, la France et le Mali. Ce deal visait à amener les soldats de la légion islamique, qui se trouvent être les plus aguerris au combat, à abandonner Mouammar El Kadhafi et à rentrer au Mali où ils étaient assurés d’avoir un territoire, concrétisant ainsi leur rêve d’indépendance.

 

D’autres par contre voient dans l’attitude du Président ATT une manœuvre visant à résoudre des problèmes de politique intérieure à quelques mois des élections présidentielles et législatives. La fin de son mandat ne lui assurait aucune possibilité de trouver un remplaçant capable de lui sauver les meubles. maliweb.net . C’est pourquoi il aurait instrumentalisé la rébellion dans l’espoir de faire reporter ces élections et de préparer plus sereinement sa succession. Mais dès que la rébellion a été déclenchée on n’a pas pu en saisir les dimensions multiples qu’elle a revêtues.

 

En apparence, l’effondrement de l’Etat a été si rapide, si fulgurante alors qu’en réalité, sa décrépitude avait commencé dès le Coup d’Etat du 19 novembre 1968 !

 

De cette période à nos jours, il y’a eu un pourrissement lent qui s’est accentué avec l’avènement de la démocratie en 1991, puis de la troisième République à partir de 1992. L’Etat en tant qu’entité située au-dessus de toutes les ambitions individuelles est devenu progressivement un instrument au service de clans, de coteries, des intérêts de boutique.

 

La corruption et l’impunité ont été érigées en mode de gestion politique. C’est pourquoi, une banale mutinerie de soldats a permis à des officiers subalternes et des soldats de rang de s’emparer du pouvoir comme un fruit mûr. Une fois qu’ils ont conquis le pouvoir, ces jeunes officiers et soldats de rang, n’ayant aucune conscience politique (mis à part quelques rares sous-officiers) ni vision et objectifs stratégiques clairs se sont trouvés confrontés à la dure réalité de la situation.

 

Acculés par des pressions de toute sorte tant au plan nationale qu’internationale, victimes d’un lynchage médiatique sans précédents et fortement combattu par le syndicat des chefs d’Etat de la sous-région ouest africaine, l’Union africaine, l’Union européenne et des Etats-Unis, le capitaine Amadou Haya Sanogo et ses compagnons ont commencé leur marche à reculons pour faire place nette aux forces de la régression politique et sociale qui ont dirigé pendant 20 ans notre pays et qui sont les premiers responsables de sa faillite.

 

Cela était difficile pour le capitaine Amadou Haya Sanogo et ses compagnons de faire une lecture globale de la situation politique nationale et de comprendre les enjeux géopolitiques et géostratégiques qui se cachaient derrières les pressions multiples (CEDEAO, Union africaine, Union européenne, France, Etats- Unis) auxquelles ils faisaient face pour penser à des solutions immédiates de sortie de crise sur le plan politique, institutionnelle et sécuritaire.

 

Ces enjeux expliquaient également en partie la bataille politique qui se déroulait entre les différents camps : Ceux qui voulaient le changement et ceux qui étaient contre. Mais ils se lisaient déjà dès les années 1970 aux Etats-Unis à travers la stratégie du chaos.

 

Selon cette théorie, partout dans le monde où il y’a des matières premières, nécessaires à l’expansion du système capitaliste mondial, il faut créer le chaos en s’attaquant aux Etats-Nations qui constituent un obstacle à la logique de profits et à la dictature du marché. C’est ce qui explique les guerres civiles en Angola, au Mozambique, en République Démocratique du Congo, celle qui a secoué le Congo-Brazzaville, celle du Biafra qui devait aboutir à la sécession du Nigeria, et celle récente de l’Afghanistan qui ont toutes des raisons économiques à savoir : le contrôle stratégique du pétrole et du Gaz mais aussi et surtout du marché mondial de la drogue qui a alimenté largement les entreprises secrètes de déstabilisation des régimes partout dans le monde.

 

L’on se souvient du débarquement de l’armée américaine au Panama en 1989 «opération juste cause» pour y capturer son Président, le Général Manuel Antonio Noriega, pourtant un des anciens collaborateurs de la CIA. Il faut aussi rappeler le soutien de l’Administration Américaine aux Contrats du Nicaragua soupçonnés d’avoir créé une économie de la drogue pour combattre le régime sandiniste de Daniel Ortega.

 

Il y’a eu aussi les soupçons nourris des Etats-Unis à l’égard de Cuba accusé sans preuve d’avoir encouragé le trafic de la drogue au moment où les tribunaux révolutionnaires avaient jugé et condamné à mort en 1989 des officiers de l’armées cubaine accusés d’intelligence avec le trafic de la drogue comme le Général

 

Arnaldo Ochoa, le Colonel Antonio de la Guardia, le Capitaine Jorge Martinez et le Major Amado Padron.

 

En Colombie, les Etats-Unis mettront au point «le Plan Colombie» 4 pour officiellement combattre le trafic de drogue qui portait une menace sérieuse à sa sécurité intérieure.

 

Selon un rapport de l’Office des Nations-Unies contre la drogue5 et le blanchiment, les trafiquants auraient blanchi environ 1600 milliards de dollars US à travers le monde en 2009, soit 2,7% du PIB mondial. De cette faramineuse somme, moins de 1% des flux financiers illicites générés par la drogue et le crime organisé est saisi et gelé par les services de répression !

 

Le rapport indique par ailleurs que tous les bénéfices de la criminalité, mis à part les évasions fiscales, s’élèveraient à environ 2100 milliards de dollars US, soit 3,6% du PIB mondial.

 

En dehors de ce montant, les bénéfices de la criminalité transnationale organisée- comme le trafic de drogue, la contrefaçon, le trafic d’être humains, la contrebande de petites armes- s’élèveraient à 1,5% du PIB mondial, 70% desquels auraient probablement été blanchis par le système financier à travers les banques occidentales qui en profitent largement.

 

Une étude de l’Université des Andes en Colombie, datant de l’année 2011 et publiée par le journal britannique «The Guardian» a révélé que le négoce de la drogue enrichi principalement les banques américaines et européennes à 97,6%. Seuls les 2,4% sont restés dans le pays ! Pour l’année 2008, le négoce de la drogue dans ce pays a permis aux banques européennes d’engranger 300 milliards de dollars pour seulement 7,8 milliards pour les banques colombiennes !

 

C’est la raison pour laquelle, le journaliste français d’investigation Jean-François Boyer dira que la lutte contre le trafic de la drogue et la criminalité transnationale est perdue à l’avance. Le trafic de drogue à travers le monde a profité aux banques occidentales, mais aussi aux services de renseignement de certaines grandes puissances comme la CIA.

 

Durant la guerre froide, pour éviter le contrôle de ses budgets par le Congrès, elle a financé certaines opérations menées contre le communisme grâce à l’argent de la drogue. A ce sujet, l’historien Alfred W. McCoy6 a révélé des preuves flagrantes de l’intimité de la CIA avec le commerce de la drogue : En Sicile, à Naples, à Marseille, au Laos, en Birmanie, en Afghanistan, au Pakistan, avec les Cartels de la drogue en Amérique Latine notamment en Colombie, au Mexique.

Historiquement, la complicité entre les services américains de renseignement avec la pègre mondiale remonte aux années 1940. A l’époque, l’OSS (l’ancêtre de la CIA) collaborait avec la mafia sicilienne pour préparer le débarquement des G’IS pendant la seconde guerre mondiale.

Les services de renseignements américains avaient besoin d’informations pour élaborer le plan de débarquement tandis que la mafia sicilienne était ravi d’appuyer les Etats-Unis pour se débarrasser du régime fasciste de Mussolini qui avait porté un coup dur aux activités criminelles de la Cosa Nostra.

 

Après la chute de Mussolini, la collaboration ne s’est pas arrêtée pour autant. La démocratie chrétienne qui avait pris les commandes du pays, craignant une forte poussée des communistes qui s’étaient illustrés dans la résistance contre le fascisme et qui bénéficiaient d’un large soutien populaire, a conclu des accords secrets avec les services américains de renseignement pour liquider les communistes.

 

Les démocrates-chrétiens et les Etats-Unis vont donc s’appuyer sur les mafiosi connus pour leur piété. Des membres de la pègre se voient confier des postes de responsabilité dans l’appareil politique du pays. Un ancien agent de la CIA, Victor Marchetti dira quelques années plus tard que la CIA s’était appuyée sur l’anti communisme viscéral de la mafia pour contrôler l’Italie.

 

En Afghanistan, les Etats-Unis vont recourir aux mêmes méthodes pour financer les combattants opposés aux troupes soviétiques.

 

En 1979, lorsque le conflit y a éclaté, il n’y avait plus aucun agent de la DEA (l’Agence Américaine de lutte contre la drogue) dans ce pays, ni au Pakistan voisin.

 

La production d’opium en Afghanistan passa de 250 à 4.600 tonnes par an. Pendant les années 1980, le Pakistan abritait 100 à 200 raffineries d’héroïne. C’est un général de l’armée pakistanaise, par ailleurs gouverneur de la Province du Nord-Ouest qui contrôlait ces raffineries.

 

En 1986, il a déclaré publiquement, lors d’un congrès tribal, que l’héroïne était une ressource pakistanaise lucrative.

 

L’héroïne raffinée au Pakistan provenait d’Afghanistan, plus précisément dans la fertile vallée de Helmand contrôlée par le chef de guerre Goulbouddine Hekmatyar qui travaillait directement pour la CIA.

 

S’agissant du Mali, la question de la drogue a été au cœur du pouvoir d’ATT. La véritable raison de sa chute n’est-elle pas à rechercher de ce côté ? N’a-t-on pas dit que c’est à cause de sa propension à céder à l’appât du gain et son extrême cupidité qu’il avait mis le doigt dans ce système qui l’a broyé comme un rouleau compresseur ? 

 

Certains de ses plus fidèles alliés à l’annonce de sa chute avaient versé des larmes de crocodiles pour sauver les apparences, mais en privée s’en sont réjouis car, elle allait permettre une nouvelle redistribution des cartes politiques susceptibles de freiner la dérive mafieuse de l’Etat et de construire un nouvel avenir démocratique pour le Mali.

 

Le passage de la Cocaïne dans le Sahara en provenance d’Amérique Latine pour rejoindre les rivages de la Méditerranée ne date pas d’aujourd’hui. Dès 2007, notre pays était devenu une plaque tournante de la cocaïne arrivant de Colombie, notamment de la Guinée-Conakry, avant de repartir vers l’Europe. Mais, c’est la découverte en 2009, d’un Boeing 727-200, ayant transporté plusieurs tonnes de poudre blanche qui a permis de connaître l’ampleur du phénomène. Cette découverte a également établi les complicités qui existaient à Bamako dans certains cercles du pouvoir, de l’armée et de la douane.

 

En janvier 2012, Mohamed Ould Awaïnatt, un riche homme d’affaires de Tombouctou, soupçonné d’être impliqué dans l’affaire «Air-Cocaïne», est libéré, avec un ancien policier espagnol Miguel Angel Devesa, sur ordre de l’ancien président Amadou Toumani Touré qui comptait sur lui pour lever des milices chargées de contenir l’avancée des rebelles du MNLA et de leurs alliés d’AQMI, du MUJAO et d’Ansar-Eddine.

 

D’autres personnes incarcérées dans cette affaire ont aussi été libérées.

 

Une fois la liberté recouvrée, Mohamed Ould Awaïnatt rejoindra le MUJAO avec les armes fraichement livrés par Bamako via le Lieutenant-colonel Ould Meydou. Ce dernier constituait avec le Colonel Ag Gamou, les deux piliers de défense qu’ATT avait bâtis de façon parallèle dans la lutte contre les différentes rébellions armées. Cela a fortement désarticulé et affaibli la chaîne de commandement dans les opérations menées sur les différents fronts au point de provoquer la colère du chef d’Etat-major Général des armées le général Gabriel Poudiougou qui avait menacé de rendre sa démission.

 

Toujours est-t-il que dans ce document confidentiel émanant de l’office des Nations-unies contre la drogue et le blanchiment qui a circulé dans les milieux diplomatiques à Bamako, d’autres personnalités importantes de la tribu Lamarh à laquelle appartient Ould Awaïnatt sont soupçonnés d’être mêlées au trafic de drogue.

 

Le document a mis en accusation avec un luxe de détails, un ancien-ministre d’ATT lié au MUJAO et au blanchiment d’argent du crime organisé. Il a aussi indexé des «barons» du système ATT qui auraient corrompu une bonne partie de l’appareil sécuritaire du Mali grâce à la complicité active d’un Commandant des Douanes introduit auprès des chancelleries occidentales.

 

Les soupçons quant au rôle joué par AQMI sont également évoqués à l’exemple des liens entre la «Katiba» d’Abou Zeid, à l’époque principal chef d’AQMI au Nord et un groupe de narcotrafiquants d’origine berabich de la région de Tombouctou.

 

Ce groupe est communément appelé localement les «colombiens». Chacun de ses «barons» aurait selon le document confidentiel, constitué une équipe d’hommes armés pour assurer l’acheminement sécurisé de cargaisons de drogues. Il faut dire que ces hommes armés, plutôt ces milices, ont joué un rôle décisif dans l’entrée triomphale des rebelles, pour la plupart des combattants d’AQMI dans la ville de Tombouctou au lendemain de la chute des villes de Gao et de Kidal.

 

Un autre exemple est cité dans ce document confidentiel : la «Katiba» de Ahmada Ag Mama alias Abdou Karim Targui qui a rejoint un temps Iyad Ag Aly, le chef du mouvement Ansar-Eddine avec des Touaregs et des arabes maliens. Iyad Ag Aly régnait en potentat sur la région de Kidal, région d’où la plupart des barons de la drogue partent pour l’Algérie où ils bénéficient de l’amnistie accordée aux repentis des groupes djihadistes, indique le document. Dans les escortes de convois de drogue et d’armes, ces groupes armés ont bénéficié de l’appui de «bandits d’origine Kounta» qui imposent des droits de péage partagés avec AQMI et Ansar-Eddine. 

A Suivre… 

Source : www.mecanopolis.org 

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article
1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 16:24

Le capitaine Sanogo négocie son exil au Nigeria ou au Gabon.

Sanogo

 

L’avenir du capitaine Amadou Haya Sanogo ne s’inscrit plus au Mali. Craignant un risque de règlement de compte, l’ex-chef de la junte veut quitter le pays. Et selon de sources concordantes relayées par la presse française, il négocierait depuis plusieurs semaines un exil doré hors du Mali. Après le niet catégorique opposé à son vœu par les Etats-Unis d’Amérique, l’éphémère homme fort du Mali aurait jeté son dévolu sur deux pays africains, le Nigéria et le Gabon, qui seraient prêts à l’accueillir. 

L’ex-chef de la junte malienne, le capitaine Amadou Haya Sanogo est désormais préoccupé par son avenir. Un avenir qui s’annonce loin du Mali puisqu’il négocie depuis plusieurs semaines un exil doré. Sollicités pour ce faire, les Etats-Unis d’Amérique auraient opposé une fin de non-recevoir à cette requête.

Désemparé, l’éphémère homme fort de Kati dont la sécurité risque d’être sérieusement menacée après la fin de la crise se serait résolu à se trouver une terre d’accueil en Afrique. Selon de sources concordantes relayées par la presse internationale, il devra atterrir soit au Nigeria soit au Gabon : deux pays qui sont en train de faire de la place, disons préparer un exil doré à l’ex-chef du CNRDRE.
Pour une « sortie honorable », les auteurs du coup d’Etat du 22 mars 2012  négocient depuis le mois de février avec le médiateur dans la crise malienne, le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré et le président en exercice de la Cédéao et président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara.
« Nous sommes prêts à quitter Kati, à condition d’obtenir une sortie honorable ». Concrètement, les 24 têtes de proue de l’ex-junte souhaitent des postes consulaires à l’étranger ou des retraites dorées à Bamako. Selon la Cédéao, tout cela est négociable. Mais il reste le cas du capitaine Sanogo qui a été nommé au poste de président du Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité.
Mais, cette volonté de Sanogo de se retirer définitivement de la scène politique agace certains de ses proches, notamment les jeunes qui se considèrent oubliés après avoir été les « vrais » auteurs du coup d’Etat qui a précipité la chute des villes du Nord. A l’annonce de la nouvelle des négociations entamées précisément il y a quelques mois à Ouagadougou entre la Cédéao et les ex-putschistes installés à Kati pour trouver une « éventuelle sortie honorable aux auteurs du coup d’Etat du 21 mars 2012
, certains nont pas caché leur déception.
Pour ces jeunes soldats à l’origine de la mutinerie, il s’agit ni plus ni moins qu’une trahison, car les promesses faites à eux par le chef de l’ex-junte, Amadou Haya Sanogo, comme leur promotion à des grades supérieurs, l’augmentation de leurs salaires et l’amélioration de leurs conditions de vie par l’octroi de logements sociaux et bien d’autres dans l’euphorie de la prise du pouvoir, sont restées lettre morte.
Markatié Daou

Source : http://mali-web.org

 

Repost 0
Published by Afrohistorama Media afrohistorama, Toute l'histoire sans histoire
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de afrohistorama.over-blog.com
  • Le blog de afrohistorama.over-blog.com
  • : AFROHISTORAMA Toute L’histoire sans histoire. CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR ET VOIR.
  • Contact

EVENEMENT

 

PROSPECTUS.jpg

 

Invitation: DEVOIRE DE MEMOIRE

Expo um1

CITOYENS

POUR LA MEMOIRE DU CAMEROUN

Affiche-semaine des heros et martyrs  

Renseignements:

Email : neuronesnews@gmail.com 

Mobile : 0033 (0)6 26 29 43 29

______________________________________________

 

Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

Recherche

DIVERS

 


L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

OEDC-copie-1.jpg


Email: oedc-info@oumarou.net

 Google+:

observatoirelectioncameroun@gmail.com

 

France:0033(0)6 26 29 43 29

Belgique:0033(0)4 83 69 23 12

 

Skype: oelection-cameroun

Facebook: observatoire des élections

de la diaspora camerounaise

 

 

  ........................................................................................

Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

----------------------------------------------------------------------

LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

------------------------------------------------------------


annonces

 

 


code noir

  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

  affiche-contre-l-esclavage-monetaire_001.jpg

 

images divers5

 

Affirmation

 

   ONU-complice-du-genocide-au-kongo.jpg

 

      Logo-Afrohistorama

      AFROHISTORAMA TV

 

  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

 ----------------------------------------------

 

 

simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

---------------------------------------------------------------------------

 

Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine