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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 16:35

Roger Milla la légende vivante du football Africain et mondial dit stop aux entraineurs importés pour entrainer l’équipe nationale du Cameroun.

 

Cameroun/Football - Roger Milla: «Pas d’entraîneur étranger à la tête de notre équipe fanion»



Invité à la dédicace de l’ouvrage « les crimes du football camerounais » d’Alain George Betsi, vendredi dernier, l’ambassadeur itinérant en a profité pour commenter l’actualité sportive au Cameroun. De la recherche d’un entraîneur sélectionneur, à la crise qui secoue la Ligue de football professionnel en passant par les élections controversées à la Fédération camerounaise de football, le footballeur africain du siècle se lâche.

 

Roger Milla1 

Roger Milla
Photo: © Archives



L’actualité sportive ces dernières semaines tourne autour de la recherche d’un nouvel entraîneur sélectionneur pour les Lions indomptables. Une mission a d’ailleurs été dépêchée en Europe pour auditionner trois candidats. Qu’en pensez-vous?

Dites à cet entraîneur qui s’apprête à débarquer au Cameroun de rebrousser chemin sinon nous allons le tabasser avant de le refouler chez lui. Nous ne pouvons pas accepter ces ennemis du pays. D’ailleurs je vais vous le dire, la Fédération n’a aucun droit de désigner un entraîneur sans l’avis de l’Etat. C’est l’Etat qui paye l’entraîneur ; pas la Fédération. La Fécafoot n’est que l’organe technique qui protège et encadre l’entraîneur par rapport au contrat qu’il signe et en informe la Fifa. La Fédération peut même envoyer 10 ou 30 noms dans la short list qu’elle transmet au ministère. Ce dernier peut décider d’ignorer cette liste et choisir un autre entraîneur.


Mais c’est le ministre des Sports qui a envoyé la mission en Europe…

Non. Je suis désolé. Ce n’est pas le ministre. Il n’a envoyé aucune mission en Europe et ça tout le monde le sait. Et même s’il fallait dépêcher des gens, ce ne serait pas Tombi à Roko Sidiki ou encore Jean Manga Onguéné. On doit quand même y associer des responsables du ministère des Sports. Il ne faut pas toujours que la Fécafoot continue de prendre des décisions tordues pour narguer le peuple camerounais. C’en est trop !


Faut-il remplacer Jean Paul Akono?

Non. Vous connaissez ma position là-dessus. Le Comité citoyen pour le redressement du football camerounais avait demandé au chef de l’Etat un staff essentiellement camerounais pour encadrer les Lions indomptables. Il nous a écoutés et il a fait désigner une équipe technique 100% camerounaise. Jusqu’ici ils ont fait des résultats et tout le monde a vu. C’est pourquoi nous insistons que ce staff continue jusqu’à ce qu’on estime qu’ils sont faibles et qu’ils ne peuvent plus rien apporter à cette équipe. On ne peut pas nous obliger à prendre un entraîneur sélectionneur étranger pour notre équipe fanion. A combien vont-ils le payer ? Si on est incapable de donner 15 millions Fcfa à Akono, vous pensez que c’est un entraîneur étranger qui prendra moins que cela.


On parle de Raymond Domenech qui serait largement favori…

Ecoutez, Domenech qui touchait 240 millions Fcfa ne va pas débarquer au Cameroun pour percevoir un salaire de 15 ou 20 millions. Ça fait trois ans qu’il n’est plus entraîneur.


Mais le Cameroun peut accepter de lui verser ces 240 millions Fcfa…

Ne me faites pas rire. L’argent du contribuable? Vous n’allez pas quand même me dire que vous refusez de payer 15 millions Fcfa à Akono qui est meilleur que Domenech pour aller gaspiller l’argent du contribuable pour un entraîneur étranger. Soyons sérieux. Le peuple va insister là-dessus : pas de nouvel entraîneur tant que le staff en place reste encore en poste. Nous avons de grands entraîneurs dans notre pays.


On annonce l’arrivée de l’oiseau rare pour lundi. Vous y croyez?

Attendons de voir. Lundi (aujourd’hui Ndlr) n’est pas loin ; c’est dans deux jours. Même s’il vient c’est peut être pour discuter avec les responsables de la Fécafoot pas avec l’Etat. Je le dis parce que pour nous l’Etat passe avant toute chose.


Le football professionnel traverse une zone de turbulence. Le championnat est bloqué depuis bientôt trois semaines. Quelle analyse faites-vous de cette crise?

La crise à la Ligue est une crise inutile. Les gens créent du désordre pour rien. Quand on devient professionnel, on travaille désormais comme une société. Ça, les gens doivent le savoir et s’y conformer. Le président de la Ligue prend une décision et demande aux clubs de se conformer aux exigences du professionnalisme en se muant en entreprises commerciales mais les présidents de clubs se braquent et exigent plutôt de l’argent comme si ce n’est que l’argent qui fait avancer les choses. C’est d’abord ce qu’on a dans la tête qui permet de mieux gérer une équipe. Je suis très content de la décision prise par le général Pierre Semengue parce que je crois que cette fois il m’a écouté.


Vous le soutenez alors qu’il a bloqué les championnats?

Tout à fait. Il a raison ! Il est président de la Ligue. Il faut se conformer aux lois au lieu de passer le temps à brailler. Le problème, ce sont les présidents de clubs. Ce sont eux qui font que les footballeurs subissent. J’en profite d’ailleurs pour demander aux footballeurs d’être unanimes et d’exiger la démission des présidents de clubs. Après, ils pourront s’asseoir et discuter avec la Ligue pour la reprise du championnat dans un environnement qui leur sera favorable. Vous comprenez donc pourquoi la Fécafoot contestait fermement la naissance du Syndicat national des footballeurs camerounais (Synafoc). Il vous souvient qu’en début de saison en Espagne, les footballeurs ont bloqué le démarrage du championnat conditionnant la reprise par l’augmentation des salaires des autres footballeurs. On a passé deux à trois mois sans championnat. Il faut que la même chose se passe ici chez nous. Que les footballeurs montent au créneau et défendent leurs droits car leur avenir en dépend.


Pensez-vous que la mutation des clubs soit la condition sinéqua-none pour devenir professionnel?

Bien sûr. Si vous n’êtes pas une société, quelle entreprise acceptera de vous accompagner alors même que vous ne remplissez pas toutes les conditions préalables. Personne n’acceptera de sponsoriser vos activités. Ecoutez, le général Semengue est président de la Ligue et les présidents de clubs doivent l’écouter, le respecter et surtout se plier aux lois de ce pays. Je pense même qu’il faut qu’on accorde encore deux ou trois mandats au général pour qu’il puisse redresser notre football local et le transformer véritablement en football professionnel.


Vous encouragez un président de Ligue qui limoge son secrétaire général en public?

Il a bien fait ; c’est une bonne décision. Je pense même qu’il a attendu longtemps avant de le débarquer. Il aurait du le faire plus tôt.


Parlons maintenant des élections à la Fécafoot. Ça brûle dans le Sud, le littoral et le Nord…

De quelles élections me parlez-vous ? Vous voyez les élections partout ? N’allez pas me dire que cette mascarade s’appelle élection. Dans quel pays avez-vous vu qu’on organise une Assemblée générale élective dans des chambres et en dix minutes ? C’est du n’importe quoi. On ramasse 30 gamins à Ebolowa qu’on amène à Yaoundé pour voter le président de la Ligue régionale du Sud. Pareil pour le Littoral où on a pris 40 gamins pour venir voter à Yaoundé. Qui leur en a donné l’autorisation ? On n’appelle pas ça élections.


Mais le quorum est déjà atteint pour les élections au niveau fédéral le 25 mai prochain…

Il n’y aura pas élection le 25 mai tant que la Fécafoot n’a pas changé de textes. Nous préférons que l’Etat prenne ça en charge, qu’on dissolve même la Fécafoot et qu’on nomme un comité provisoire de gestion. Ce ne sera pas nouveau puisqu’on l’a fait sous l’ère du ministre Bipoum Bipoum. Le peuple en a marre d’être berné tout le temps. La Fécafoot doit se conformer aux lois de la Fifa qui est leur patron.

Entretien avec C.T.

Source : Le Messager 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 16:31

COMMUNIQUE DE PRESSE : 

Déclaration de la Ligue Panafricaine

UMOJA (LP-U)                                                                Sur le drame de la République Centrafricaine


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            La Ligue Panafricaine - UMOJA (LP-U) exprime sa vive préoccupation face à la situation socio politique dramatique qui prévaut en République Centrafricaine. En effet, dans cet État à la souveraineté fictive et véritable Territoire d’Outre-Mer (TOM) de la France, depuis l’avènement de la Seleka, le 24 mars 2013, les choses vont de mal en pis : pillages, racket, viols, exactions en tous genres sur fond d’intolérance religieuse, etc. Les nouvelles autorités de « tutelle » de ce TOM peinent manifestement à garantir la paix et la sérénité aux banguissois en particulier et aux Centrafricains en général. Cette situation n’est pourtant pas née ex nihilo.  

Quelles sont réellement les racines du mal centrafricain ? Si le caractère dictatorial du régime Bozizé ne fait aucun doute, son départ que personne ne regrette suffit-t-il à mettre fin au cycle de violence que subit ce pays depuis son accession à l’indépendance, certes nominale ? Quelles sont les responsabilités respectives de la puissance tutrice, la France, d’une part, et celle de l’élite centrafricaine d’autre part, dans cette longue déconfiture ?   

Saluée par l’ensemble de l’opposition centrafricaine à Bozizé, la coalition Seleka assurera-t-elle la révolution démocratique et le développement tant attendus par les Centrafricains ? Enfin, quelle est la part assumée de l’héritage panafricaniste de Barthélémy Boganda, dont la figure est abusivement revendiquée par l’ensemble de la classe politique centrafricaine, en matière de souveraineté et de la contribution à un réel leadership africain ?  

Rappel des récents événements : l’ombre n’est pas la proie 

Les évènements immédiats, ayant conduit au chaos actuel, indiquent qu’une rébellion lancée le 10 décembre 2012 au nord du pays, reprochant au Président François Bozizé sa gestion clanique et brutale du pouvoir, a fini par avoir raison du régime le 24 mars 2013 avec une facilité déconcertante.  

Entre temps, en janvier 2013, les États françafricains de la sous-région et parrains du régime Bozizé, s’étaient réunis au Gabon sous la houlette de Denis Sassou Nguesso, Président du Congo afin de dépouiller Bozizé de la quasi-totalité de ses pouvoirs dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale, avec nomination d’un premier ministre, issu de l’opposition dite démocratique, inamovible jusqu’aux prochaines élections,  tout en le laissant au pouvoir jusqu’au terme de son mandat en 2016. Ce gouvernement d’union nationale ne fera pas long feu, car les chefs militaires de la Seleka, conscients de leur supériorité sur le terrain, ont présenté de nouvelles revendications à Bozizé courant mars, sous peine de reprendre les armes dans un délai extrêmement court. C’est ce retour des hostilités qui a conduit le régime Bozizé à rendre gorge définitivement le 24 mars 2013. 

Nombre d’observateurs tentent d’expliquer les causes profondes du drame centrafricain par les seules dérives du régime Bozizé. En effet, on l’oublie souvent que ce dernier fut accueilli en libérateur hier, comme d’ailleurs l’arrivée triomphale de la Seleka aujourd’hui, comme si la fin de ce régime suffit à remettre la Centrafrique sur la voie prometteuse de la démocratie et du développement.  

Or, en y regardant de près, il y a une tragédie fondatrice qui tire sa source dans les conditions d’accession à l’indépendance de ce pays, suite à l’assassinat non élucidé de Barthélémy Boganda, survenu le 29 mars 1959. 

La tragédie fondatrice : liquidation de l’aile nationaliste et panafricaniste

Panafricaniste convaincu, à l’époque de la Loi-cadre, Barthélémy Boganda appelé à présider l’Assemblée territoriale de l’AEF (Afrique-Équatoriale Française) à Brazzaville confiera en 1957 la présidence du gouvernement oubanguien au Dr Abel Goumba, considéré comme le plus fidèle compagnon du président du MESAN (Mouvement d’Évolution sociale d’Afrique Noire). Boganda fera de Goumba son successeur légal. Intègre, anticolonialiste intransigeant et profondément panafricaniste, Goumba représentera son mentor auprès des figures panafricanistes comme Nkrumah et Padmore lors des conférences panafricaines organisées à Accra au Ghana. 

Au lendemain de la mort de Barthélémy Boganda, après avoir assuré l’intérim du pouvoir, alors qu’il se préparait à succéder à ce dernier, Abel Goumba sera confronté à une coalition pro-colonialiste (francs-maçons, l’administration coloniale et pire trahison, David Dacko et la direction du MESAN). Plus malléable, David Dacko sera choisi pour succéder à Boganda. Orphelin de son mentor politique, Goumba le représentant de l'aile nationaliste et panafricaniste du MESAN rentrera en opposition au nouveau pouvoir entre 1960 et 1964, il connaitra plusieurs fois la prison, les déportations, les procès politiques et l’exil. 

Cet épisode constitue la tragédie fondatrice du chaos centrafricain, car la France usera de toute son influence pour empêcher que l’aile fidèle aux idéaux de Boganda incarnée par Goumba ne prenne le pouvoir. Alors que Boganda avait situé son action dans la construction d’un ensemble politique, monétaire et militaire des États de l’Afrique centrale afin d’échapper à la domination coloniale et à terme, d’un ensemble politique continental attesté par sa participation aux initiatives du Ghana de Kwame Nkrumah, les régimes qui ont succédé au tandem Boganda-Goumba, ont maintenu le pays sous l’éteignoir de la France, le soustrayant à l’influence du groupe des panafricanistes pour en faire un allié du groupe de Monrovia, sous la houlette d’Houphouët Boigny. 

L’évocation de Barthélémy Boganda : une escroquerie politique

Toute la classe politique centrafricaine, sans exception, considère Boganda comme le père de la nation. Sa philosophie « Zo kwè zo », c'est-à-dire « toute vie, vaut une autre », est reprise dans tous les discours politiques quelque soit la tendance idéologique. Mais cette évocation de l’héritage de Boganda, quoiqu’extrêmement partielle, n’est qu’une incantation destinée à récupérer le bénéfice politique dont jouit Boganda auprès des populations. 

Or, la vision de Boganda est bien plus ambitieuse et ouvertement anti-colonialiste. Boganda était contre toute forme de domination. Cette conception n’était pas que philosophique, il y a travaillé concrètement. Pour se soustraire véritablement de la domination coloniale, même après les rituels des indépendances, il a mené campagne dans le sens de l’unité politique des États actuels de la sous-région Afrique centrale, afin d’avoir les moyens de défense nécessaires pour parer à toute tentative impérialiste. Sur le plan économique, Boganda voulait en finir avec l’économie extravertie, il n’aurait pas accepté la survivance du Franc CFA qui fait tant de ravages sur les économies africaines.  

Quant aux bases militaires françaises stationnées au Gabon, en Centrafrique et au Tchad, l’État fédéral prôné par Boganda ne pouvait se créer en confiant sa défense à l’ancien colonisateur, comble de sacrilège ! Boganda a combattu ouvertement les sociétés secrètes, dont les francs-maçons, qu’il dénonçait même dans les tracts publics. Avec Abel Goumba, ils n’ont pas hésité à expulser vers la France certains collaborateurs européens qui animaient les loges maçonniques locales, exerçant une mauvaise influence politique sur certains ministres africains comme David Dacko. Enfin, Boganda ne concevait l’État fédéral d’Afrique centrale que comme une étape nécessaire et non suffisante, d’où les relations qu’il entretenait avec le futur groupe de Casablanca, animé entre autres par Kwamé Nkrumah. 

Que constate-t-on aujourd’hui dans la classe politique centrafricaine, se réclamant ostensiblement de Boganda ?  

La quasi-totalité de la classe politique est franc-maçonne. Les relations avec l’ancienne puissance coloniale sont présentées comme des relations amicales, d’égal à  égal, alors qu’en réalité, il s’agit des relations de dominant à dominé, et ce depuis plus d’un siècle ;  des sociétés concessionnaires à la françafrique en passant par l’administration coloniale. Car la France fait et défait les régimes à sa guise, ce que Boganda n’aurait jamais accepté. Pour se faire adouber par l’Élysée, il y a une tendance chez les hommes politiques centrafricains à flatter la France en parlant d’histoire commune et d’intérêts communs, alors qu’il s’agit d’une histoire douloureuse, brutale et dont les contours sont imposés au peuple centrafricain. Et c’est pur mensonge que de soutenir que dans la relation entre la France et la Centrafrique, il y a des intérêts communs.  

            S’agissant des bases militaires françaises, véritable source d’insécurité et d’instabilité permanentes pour le pays, aucun parti politique ne demande leur départ sans condition, et encore moins, la fin du scandale du Franc CFA. Enfin, Boganda était convaincu de l’Unité culturelle radicale des peuples sub-sahariens d’où son engagement pour leur unité politique, mais on ne voit quasiment aucun leader centrafricain s’engager dans la voie du panafricanisme. 

Coopération France / Centrafrique : un déni du continuum colonial

Du régime Dacko à celui de Patassé en passant par Bokassa et Kolingba, il s’agit de maintenir le pays dans le pré-carré français dans une sorte de continuum colonial. La France ne renversera ces régimes successifs que lorsque le mandataire devient encombrant, mais pour le remplacer aussitôt par un autre.

 

Par conséquent, en Centrafrique, depuis la proclamation de « l’indépendance », aucun régime dictatorial ou « démocratique » ne s’installe sans le soutien de la France. Et quand un régime perd la confiance de l’ancienne puissance coloniale, ses jours ne sont plus que comptés. En voici un bref aperçu :  

ü  de la prise de pouvoir de David Dacko en 1959 contre Abel Goumba, à cause de la trahison de la direction du MESAN, soutenue par un lobby procolonialiste constitué de l’administration coloniale et des francs-maçons qui prenaient leur revanche contre Boganda en combattant son successeur légal, Abel Goumba ;

ü  du coup d’État de la Saint-Sylvestre, du Colonel Jean Bedel Bokassa en 1966 contre David Dacko, soutenu par les services français. Il est reproché à Dacko de se rapprocher de la Chine ce qui a provoqué l’ire du mandant français ;

ü  de l’opération Barracuda, renversement militaire de Bokassa en 1979 mené par l’armée française et l’installation immédiatement de David Dacko ramené à Bangui dans la soute de l’aviation militaire française ;

ü  du coup d’État de Kolingba en 1981 avec l’aide de la France contre David Dacko qui ne parvenait pas à apaiser l’insurrection des partisans d’Ange Félix Patassé ;

ü  de l’élection douteuse de Patassé en 1993 contre Abel Goumba, alors que pour tout observateur, entre Patassé, l’ancien premier ministre et idéologue de l’empire de Bokassa et Abel Goumba, homme intègre et n’ayant participé a aucun régime monopartisme depuis les « indépendances », l’issue était connue, mais la France a vite choisi celui qui pouvait faire son affaire. 

L’un des moments les plus humiliants de la domination française en Centrafrique, vingt ans après les « indépendances », eut lieu sans doute sous le régime Kolingba, quand le lieutenant-colonel Jean-Claude Mantion, agent des services secrets français, chargé d’abord d’encadrer le Président David Dacko, deviendra quasiment le gouverneur général comme sous la période coloniale. Jouant le rôle d’un premier ministre informel auprès du général Kolingba, le lieutenant-colonel Mantion, organisera plusieurs répressions, avec la volonté d’attiser les rivalités inter-ethniques. 

Connaissant parfaitement les intentions hégémoniques et de maintien de ce pays sous sa coupe, l’inconséquence de l’élite politique centrafricaine et de la sous-région a atteint son paroxysme, lorsqu’elle confie l’encadrement de l’armée à la France ou des dispositifs de la paix, comme la MICOPAX (MIssion de COnsolidation de la PAiX en Centrafrique) certes sous l’autorité politique de la CEEAC (Communauté Economique des États d’Afrique Centrale), mais assistée de la logistique et de 250 militaires français. 

Le continuum colonial français fait mal à la Centrafrique parce que l’élite a renoncé au combat pour la souveraineté, s’abritant derrière une démocratie électoraliste, sans s’attaquer concrètement à la racine du mal. 

Responsabilité de l’élite politique centrafricaine : une capitulation historique

À l’instar des acteurs politiques de la plupart des pays africains, la classe politique centrafricaine a réduit la démocratie aux seules préoccupations électoralistes au point d’en faire les principales causes des conflits. Or, l’on observe que si la démocratie ne se résumait qu’aux réussites des scrutins électoraux, le vaillant peuple malien, tant vanté pour ses deux décennies de réussite de l’alternance démocratique, et dont malheureusement les droits économiques et sociaux sont réduits à la portion congrue, ne s’est pas mobilisé massivement pour défendre les acquis de la démocratie « électoraliste », et exiger le retour à l’ordre constitutionnel. 

Le peuple centrafricain se souvient que la défense de ses droits économiques et sociaux n’a jamais constitué une quelconque principale cause de conflit, pour laquelle un compromis doit être trouvé entre la majorité et l’opposition, à l’instar des questions électorales ou de partage de pouvoir.  

On peut continuer d’appliquer servilement et aveuglément les plans d’ajustement structurel, y compris les politiques économiques mortifères inspirées des institutions de Bretton Woods contre les populations. Cela ne sera une cause principale de conflit entre la majorité et l’opposition, car l’ensemble du personnel politique est acquis à ce système anti-peuple. Tant pis, on reviendra sans vergogne, appeler le peuple à arbitrer la vraie cause principale de conflit portant sur les élections, même à coup de manipulation ethnique s’il le faut. 

Par ailleurs, la Centrafrique, comme la plupart des pays africains de la zone CFA, ne jouit pas de l’attribut relatif à sa souveraineté monétaire. Ainsi, en janvier 1994, le FMI a obtenu de la France, véritable propriétaire du Franc CFA, sa dévaluation de 50 %. Officiellement, pour favoriser les exportations. Les effets de cette décision, qui au passage tend à démontrer la vacuité de la souveraineté de la Centrafrique tant vantée par les dirigeants politiques, furent terribles pour les populations. Par exemple : la Centrafrique important tout, surtout les produits de base, un produit fini importé de France, qui valait 100 FCFA avant la dévaluation a vu d’un coup, sa valeur doublée à 200 FCFA. Inversement, il faut vendre le double de produits pour récupérer la somme de 100 FCFA. 

Un an après la dévaluation de 1994, alors que les Centrafricains n’avaient pas encore amorti les affres de la répression du FCFA, abandonnés par leurs dirigeants, la classe politique centrafricaine s’affrontait dans une nouvelle cause principale de conflit particulièrement meurtrière sur fond d’épuration ethnique, à savoir : les mutineries opposant le pouvoir de Patassé et les militaires restés favorables au général Kolingba. Plusieurs accords de partage de pouvoir furent signés dans le cadre des gouvernements d’union nationale. Jamais de tels accords pour éviter les affres des décisions économiques et sociales injustes ne sont signés. 

Cette capitulation de la classe politique centrafricaine sur les questions de souveraineté monétaire se double avec l’abandon de la défense des droits économiques et sociaux des Centrafricains, comme nous l’avons montré avec l’application aveugle des PAS – PPTE et les affres de la dévaluation du FCFA en 1994. 

Néocolonialisme : application scientifique du sous-développement

            Il est courant que certains analystes, cherchant à relativiser les affres du néocolonialisme sur les pays africains, soutiennent que rien ne justifie les gaspillages et autres corruptions dans la gestion des ressources locales et que l’impérialisme n’explique pas tout dans le retard de développement et dans l’absence de progrès démocratique. 

            Ceux qui soutiennent cette thèse oublient que le sous-développement est consubstantiel au néocolonialisme ou à la françafrique. Il n’y a pas d’exemple au monde attestant un développement sain dans un système néocolonial. On a essayé de nous présenter le régime néocolonial de Côte d’Ivoire sous Houphouët Boigny, comme un miracle de développement à suivre. Confinée à produire du cacao, l’extraversion du système économique ivoirien était caractérisée par sa dépendance aux besoins de l’économie française et des alliés occidentaux. Dès le début des années 1990, ce régime à voler en éclat, avec les conséquences politiques que l’on sait. La longue crise que connait la Côte d’Ivoire depuis la mort d’Houphouët Boigny est aussi la résultante de ce régime néocolonial. La Centrafrique est coincée dans l’extraversion du diamant et autre minerai, rôle qui lui a été assigné par le mandant français, faisant le bonheur des industriels à Anvers en Belgique.

         « On ne développe pas, on se développe », disait Joseph Ki-Zerbo, aujourd’hui les pays de l’Amérique latine comme le Venezuela, la Bolivie ou l’Équateur qui sortent des millions de gens de la pauvreté en une seule décennie, le font grâce à la reconquête de leur souveraineté en matière économique et la redistribution qui s’en suit.

            Un régime néocolonial ne peut engager un plan de développement sain : développer une éducation digne et égalitaire, accroitra la conscience des masses qui poseront le problème de la dépendance à l’ancienne puissance coloniale ; lorsqu’il engage une action d’autosuffisance alimentaire par exemple, il sera amené à arrêter avec les importations qui font la richesse des entreprises de l’ex puissance coloniale. Un régime néocolonial fait quelques actions sporadiques ici et là pour endormir le peuple, mais elles ne peuvent conduire le pays à se doter d’un système économique viable.

      Par conséquent, la démocratie ne s’attaquera au problème de développement que lorsqu’elle posera en même temps, la problématique de la souveraineté. Démocratie sans souveraineté, est un leurre.

 

 

Appel de la Ligue Panafricaine - UMOJA

En résumé donc, pour la Ligue Panafricaine – UMOJA, comme nous l’avons déclaré sur la tragédie de la RDC, du Mali et d’autres zones de conflit, la Centrafrique est à nouveau un cas d’école de l’échec de l’indépendance dans l’isolement, qualifié par Boganda de : dangereuse illusion. Elle lance donc un appel aux panafricanistes de la Centrafrique afin de pouvoir s’organiser comme elle tente de le faire déjà en Côte d’Ivoire, au Mali, au Niger et au Burkina Faso. 

L’élite africaine doit se faire violence pour se débarrasser des complexes du micro-nationalisme d’apparat qui ne protège les populations d’aucun fléau, ni sanitaire, ni économique, ni militaire. Le destin de l’Afrique est fédéral ou il ne sera pas.

Pour la Ligue Panafricaine - UMOJA, aucun sommet, aucune médiation, aucun coup d’État ne permettra de régler durablement la crise en République centrafricaine, tant que la classe politique centrafricaine n’aura pas renoué avec les idéaux panafricanistes de Barthélémy Boganda. 

Le personnel politique centrafricain doit mettre la conquête de la souveraineté au centre de ses revendications, car, elle seule donnera la possibilité d’orienter les politiques économiques, militaires et sociales en fonction des intérêts du peuple centrafricain. Il n’est pas normal qu’un État comme la Centrafrique, qui se dit indépendant depuis plus de 50 ans, n’ait pas une armée capable de défendre le territoire.

 Par ailleurs, l’existence des États africains sous leur forme actuelle doit être remise en question, puisqu’elle n’offre pas de cadre institutionnel capable de faire face efficacement aux défis de notre temps. Un État panafricain est impératif !

 Pour en finir avec cinquante (50) ans de renoncements de l’OUA hier et de l’UA aujourd’hui, la Ligue Panafricaine - UMOJA en appelle aux Panafricanistes de RDC, du Rwanda, du Mali, du Soudan, de la Côte d’Ivoire, de Centrafrique de toutes les zones en conflit, et bien entendu, de tout le continent africain, à s’organiser en forces politiques démocratiques pour investir le champ politique et concourir à la direction de nos États.

 La Ligue Panafricaine – UMOJA, se tient à la disposition de la famille panafricaniste afin d’accélérer le processus irréversible de la libération définitive de notre continent.

 

 

 

Fait à Paris le 10 mai 2013

Le Bureau Exécutif de la LP-U

Panafricainement. 

Umoja ni nguvu

L’Union fait la force



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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 16:07

Le spectaculaire revirement français sur la Syrie.

Bashar al-Assad cropped

Il faut reconnaître une qualité à Laurent Fabius : sa capacité à changer de pied. Fin politique, le ministre des Affaires étrangères nous le montre une fois de plus sur le dossier syrien, où craignant d’être marginalisée par le récent accord américano-russe sur la tenue d’une conférence internationale pour sortir de l’impasse, Paris donne l’impression d’être à la manœuvre, dans le sens souhaité bien sûr par Washington et Moscou, c’est-à-dire la recherche d’une solution diplomatique à un conflit qui a fait plus de 70 000 tués en deux ans. Un rapide examen des faits montre pourtant que la France a surtout joué la mouche du coche sur ce douloureux dossier. Mais à la décharge de M.Fabius, il convient de reconnaître que son prédécesseur au Quai d'Orsay, Alain Juppé, lui avait montré la voie.

Dans un long entretien à nos confrères du Monde, Laurent Fabius déclare que la France « poursuit quatre orientations. D’abord continuer de pousser une solution politique. Les Etats-Unis doivent pleinement s’engager, les discussions avec la Russie se renforcer. Nous proposons depuis longtemps un Genève II faisant suite à la réunion de Genève en juin 2012 ».

Mauvais diagnostic 

Ceux qui suivent de près le dossier syrien seront quand même un peu surpris d’entendre M. Fabius assurer que Paris a toujours privilégié l’option diplomatique. Depuis deux ans, la principale faiblesse de la position française a été au contraire de ne pas choisir clairement entre la diplomatie et les armes en Syrie, convaincue que les « jours du régime étaient comptés », selon une formule, qui n’est pas l’apanage il faut le reconnaître du Quai d’Orsay. Cette prévision hasardeuse n’était pas celle, non plus, de notre ambassadeur à Damas Eric Chevallier qui écrivait dans des télégrammes datés des premiers mois de la révolte que le régime était encore trop solide pour tomber, alors qu’à Paris son ministre de tutelle, Alain Juppé, allait répétant que les « jours de Bachar el-Assad étaient comptés ». Un dysfonctionnement sur lequel des historiens se pencheront peut-être un jour.

En condamnant rapidement Assad à comparaître devant un Tribunal international, la France – c’était toujours Alain Juppé en février 2012 - se coupait de toute possibilité de peser - à la mesure de son poids - dans un processus diplomatique à venir. « Nous étions pourtant bien placé », regrette un ancien diplomate en poste à Damas qui rappelle la lune de miel franco-syrienne entre 2008 et 2010.

En Europe, la France a été ensuite – avec la Grande-Bretagne - à la pointe de l’armement des rebelles, afin, nous disait-on, de rééquilibrer le rapport des forces, défavorable aux insurgés face à une armée régulière qui réprime sauvagement les opposants. Une annonce qui a fait long feu, en raison des avertissements du ministère de la Défense, notamment. Au grand chagrin d’insurgés désarmés, qui espéraient dans les promesses françaises et qui aujourd’hui se réfugient auprès des djihadistes du groupe al-Nosra.

D’autre part, entendre M. Fabius se faire le chantre d’un Genève II parait là encore pour le moins surprenant. Après Genève I qui ouvrait la voie à une transition négociée, Paris n’a eu de cesse de répéter que cet accord ne pouvait être appliqué que si Assad quittait le pouvoir dès le lancement de cette transition. Ce à quoi s’opposait Moscou, s’appuyant sur les termes même de l’arrangement. D’où le blocage de Genève I.

« Mais Genève, c’est du passé », entendait-on l’été dernier à Paris, après l’attentat qui coûta la vie à quatre hauts-responsables syriens parmi lesquels le général Assef Shawkat, beau-frère d’Assad.

On joue les mauvaises cartes chez les opposants 

Puis quelques semaines après, on nous jurait qu’avec les premiers hélicoptères du régime abattus par les rebelles, « on assistait à une accélération de l’histoire ». Bref, comme le soutenait encore à l’automne M. Fabius, le régime allait tomber – cette fois –ci - dans « quelques semaines ». Il était donc inutile de plaider pour une solution diplomatique. D’autant qu’en parallèle, sous très fortes pressions diplomatiques et financières de nos alliés qatariens, on parvenait tant bien que mal à rassembler l’opposition dans une « Coalition nationale » que la France a été la première à reconnaître. Contrairement aux Etats-Unis qui, pragmatiques, ont vu rapidement que cette Coalition allait exploser sous les mêmes contradictions que le Conseil national syrien qui l’avait précédée : une structure noyautée par les Frères musulmans. Ce qui a alimenté les divisions internes, et débouché finalement sur la démission de son chef Moaz al-Khatib qui s’apprête à créer une nouvelle force politique avec d’autres opposants, moins islamistes, pour faire contrepoids à une Coalition, moribonde.

Or la Coalition est autant le bébé de la France que du Qatar et de la Turquie. Conscients de ses défauts, Etats-Unis et Russie ont choisi d’inviter à titre personnel des opposants à leur conférence de Genève. Ce qui veut dire que la Coalition a quasiment perdu son titre de représentant de l’opposition. Paris - nous dit encore M. Fabius - souhaite ardemment que cette opposition s’élargisse. Surprise là encore : depuis deux ans bientôt, la France a placé ses œufs dans un seul et même panier, celui du CNS puis de la Coalition, refusant d’engager un dialogue conséquent avec d’autres opposants – eux pourtant laïcs - et n'hésitant pas à exercer parfois de vilaines pressions sur certains d’entre eux. Or ceux-là vont aussi être invités à Genève.

On donne des gages aux Américains sur al-Nosra 

Pour raccrocher le train de Genève et occuper un strapontin à la conférence internationale qui s’annonce, la France cherche à se redonner une virginité sur le dossier syrien. Et pour donner des gages à ses partenaires américains et russes, Paris en profite pour annoncer qu’il va, cinq mois après Washington, proposer de mettre le groupe rebelle Jabhat al-Nosra lié à Al Qaida, sur la liste des organisations terroristes.

Cette manœuvre sera bien accueillie par les diplomates russes, américains ou onusiens qui depuis le début ne comprennent guère le jusqu’au boutisme verbal de Paris. « La France est la grande perdante de la conférence internationale », souligne l’un d’entre eux. « Son revirement est spectaculaire ». Mais comme l’issue à court terme de ladite conférence est pour le moins incertaine, la France aura encore le loisir de changer de cap…

Par Georges Malbrunot

Source : Le Blog de  Georges Malbrunot

 

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 16:06

DECLARATION DE L'UNION DEMOCRATIQUE DU CAMEROUN (UDC) DU 09 Mai 2013 RELATIVE A LA NOMINATION DE MONSIEUR YOUMO KOUPIT ADAMOU COMME SENATEUR SUPPLEANT DANS LA REGION DE L'OUEST PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.

Adamou Ndam Njoya

- Considérant les dispositions de L’article 20 de la Constitution de la République du Cameroun, autorisant le chef de l'Etat à nommer 30 Sénateurs ;

- Considérant le décret présidentiel de la 08/05/2013 portante nomination de 30 Sénateurs à la suite des élections sénatoriales du 30 Avril 2013

- Considérant la nomination de Monsieur YOUMO KOUPIT Adamou, Tête de liste UDC aux

Dites élections comme me suppléant de Monsieur MBOMBO NJOYA Ibrahim, membre du bureau politique du RDPC,

- Considérant que L’une des missions régaliennes du chef de l'Etat est de préserver la

Concorde nationale, la justice et la paix sociale ainsi que Ie fonctionnement cohérent des institutions et de la démocratie ;

- Considérant que les élections constituent Ie socle sur lequel repose la démocratie et la République;

- Considérant que toute dérogation aces principes fondamentaux ci-dessus mentionnés devrait participer à rétablir la justice sociale et améliorer le perfectionnement fonctionnel ou structurel des institutions de la République.

FORT DE CE QUI PRECEDE: 

L'Union D’encratique du Cameroun déclare que:

1- La nomination d'un membre du bureau politique et tête de liste UDC aux élections sénatoriales en la personne de Monsieur KOUPIT YOUMO Adamou comme suppléant de Monsieur MBOMBO NJOYA Ibrahim, membre du bureau politique du RDPC est contraire aux principes démocratiques, aux valeurs républicaines et a l'éthique politique.

2- La concertation, le dialogue et l'éthique républicaine doivent être à la base de toute consultation aboutissant à des nominations.

3- L'Union Démocratique du Cameroun ne se reconnait pas dans la démarche avant conduit a

La nomination de son militant comme suppléant d'un sénateur membre du RDPC et rejette par conséquent ladite nomination.

En appelle aux militants et sympathisants de l'Union Démocratique du Cameroun

(UDC), ainsi qu’à tous les démocrates et républicains a plus de vigilance face aux manœuvres et tentatives de déstabilisation du parti, des principes et valeurs républicaines.

•.

Le Président National, 

Dr Adamou NDAM NJOYA 

Source: http://udcfrance.overblog.com

 

 

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 16:02

Côte d’ivoire : Simone Gbagbo blessée à la tête et embarquée dans des conditions inhumaines…


 

Selon certaines indiscrétions, très proches de la diplomatie onusienne, la première Dame Simone Ehivet Gbagbo, l’épouse du président Laurent Gbagbo, a été (re)embarquée, à bord d’un hélicoptère de l’Onuci, le mercredi 08 mai 2013, aux environs 13 h en direction d’Odienné ( Nord), la tête, soigneusement enveloppée dans un bandage, voire un pansement, selon une source médicale.

 

Dans le  service  de cette grande clinique d’Abidjan où le député d’Abobo fut  admise une semaine plus tôt, les langues se délient. On fait état, notamment,  «  de plaies  et autres contusions  de mauvaise augure» qui auraient sérieusement affecté  « son cuir chevelu  ». Cela est dû en grande partie de la maltraitance dont elle fut l’objet. Souvenez-vous comment elle fut traînée sur le sol par les hommes de Ouattara lorsque les soldats français la livraient à ces individus sans foi ni loi. C’est par ses cheveux qu’elle fut traînée. L’image ci-dessous le confirme bien. «  Son état de santé  nécessitait une prise en charge médicale  immédiate » nous confie notre source.

 

Simone 3 

 

"Ce spécialiste avec qui nous nous sommes entretenu le mercredi 08 mai 2013,  le jour même du retour de la première à Odienné dans sa résidence surveillée, affirme, notamment «  que Simone Gbagbo était à deux doigts de perdre sa voute crânienne du fait de ces plaies très complexes qui la ronge ».  Pour dire les choses de façon prosaïque, Simone Ehivet Gbagbo a des plaies sur la tête, sous ces cheveux,  au point qu’elle  souffre «  d’un traumatisme crano-cérébral »", rapporte un quotidien ivoirien « L’inter »…. Affaire à suivre….

Source :ivoirebusiness

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 16:00

Nigeria : une "usine à bébés" démantelée              (150euros le bébé).


Le trafic d'êtres humains est classé à la troisième place des crimes commis au Nigeria, après la corruption et le trafic de drogue.

mere-d-un-bebe.jpg

(Photo d'illustration) © REUTERS 


Dans cette maison, 17 adolescentes mettaient au monde des enfants destinés à être vendus. 

L’info. Elles ont entre 14 et 17 ans. Dix-sept adolescentes retenues au Nigeria dans une maison où un homme les avait mises enceintes et où leurs bébés étaient destinés à être vendus ont été libérées par la police. Dans cette véritable "usine à bébés" dans la ville d'Umuaka, les autorités ont aussi retrouvé onze enfants en bas âge. 

La "Maison Ahamefula de bébés sans mères". Les voisins pensaient que cette habitation, qu’ils appelaient la "Maison Ahamefula de bébés sans mères", était un orphelinat ou un refuge pour femmes enceintes. Sauf que les jeunes filles ont raconté avoir été toutes mises enceintes par un jeune homme de 23 ans, actuellement en prison, et par le garde chargé de les surveiller. Les adolescentes, toutes à des stades de grossesse différents, ont aussi affirmé que leurs enfants devaient être vendus à des personnes "désireuses de les acheter". La femme soupçonnée d’avoir organisé le trafic, dont le surnom serait "Madame Mille", est, elle, est toujours recherchée, selon le site allAfrica. 

Nourries une fois par jour. Les autorités ne savent pas encore si les jeunes filles ont été amenées de force dans cette "usine". Seule certitude : toutes les jeunes femmes découvertes par la police semblaient mal nourries. Elles ont affirmé "qu’elles n’étaient nourries qu’une seule fois par jour et n’étaient pas autorisés à quitter la maison", selon une porte-parole de l’État d’Imo, dans le sud-est du Nigeria, où se sont produits les faits. 

Moins de 150 euros pour un bébé. Ce n’est pas la première fois que de telles "usines à bébés" sont découvertes dans le pays. D’après un rapport publié le mois dernier par l’Union européenne, le Nigeria est même le pays où le trafic d’êtres humains est le plus répandu. En mai 2011, la police avait ainsi libéré 32 jeunes filles enceintes dans l’État d’Abia, toujours dans le sud-est du Nigeria. Selon le sexe du bébé, elles s’était vues offrir entre 25.000 et 30.000 nairas, soit moins de 150 euros.

Par Anne-Julie Contenay                                                                                                                                                                                                                        Source :   http://odh-mauritanie.com 

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 15:56

Vidéo: 11 femmes arrêtées au Kenya, après avoir tourné un film pornographique avec un chien.

Regardez

femmes-tournant-avec-des-chiens.jpg

Ce 10 Mai 2013, 12 personnes ont été arrêtées dans le domaine de Nyali Mombasa (une ville portuaire du sud du Kenya) après qu’elles auraient été trouvées par la police tournant un film pornographique avec un chien. Les caméras et ordinateurs portables ont été confisqués, les 11 femmes Kenyanes, et un étranger (ressortissant suédois) ont été traduits devant un tribunal de Mombasa.

Vidéo: 11 femmes arrêtées après avoir tourné un film pornographique avec un chien. Regardez

 

                         


 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=FZnfyhAlvpU&feature=player_embedded

Source : Senego:

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 17:08

Nicolas Maduro: « Obama est le grand chef des satans »

maduro portada

S'attaquant au président américain, le nouveau président vénézuélien l'a qualifié de grand chef des satans.

Cette réaction est intevenue, suite au refus d''Obama de reconnaître la victoire de Maduro aux élections présidentielles. "Nous sommes, ici, pour soutenir nos instances, la paix, la démocratie et le peuple vénézuélien. Nous pouvons avoir des rencontres avec qui que ce soit, même les Etats-Unis", a-t-il ajouté, en allusion aux déclarations hostiles d'Obama.

"Les Etats-Unis ne peuvent pas reconnaître la victoire de Maduro aux élections présidentielles", a déclaré Obama, vendredi, lors de sa visite, au Costa Rica. Selon le rapport de la commission électorale du Venezuela, Nicolas Maduro a battu son rival, en remportant 50.8% des voix.

Source : Lynxtogo

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 17:02

Alerte ! Simone Ehivet GBAGBO et Michel GBAGBO en danger..

                                              
COMMUNIQUE DE PRESSE 


Simone 3

Les autorités ivoiriennes maintiennent et accentuent le cap de la violation des droits de la défense, et des droits de l’Homme.

En effet, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme aurait donné l’ordre d’interdire à quiconque y compris aux avocats de pouvoir visiter Madame Simone EHIVET GBAGBO et Monsieur Michel GBAGBO.

C’est ainsi que malgré l’autorisation de visite permanente obtenue, les avocats n’ont pu visiter leurs clients ce jour.

Plus grave, nous apprenons de sources officieuses, que les autorités ivoiriennes auraient profité de l’anesthésie générale dont faisait l’objet Madame Simone EHIVET GBAGBO, dans le cadre des soins qui lui étaient prodigués à l’Hôpital, pour la transférer contre son gré et manu militari vers une direction inconnue à ce jour par ses Conseils.

Ce transfert a été effectué dans la précipitation, sans que les avocats n’aient été informés, et sans que Madame Simone EHIVET GBAGBO n’ait pu prendre ses effets personnels.

Etant observé que nous craignons bien évidemment que le même procédé soit employé à l’égard de Monsieur Michel GBAGBO dont la visite nous est désormais refusée.

Tout cela constitue de graves violations aux droits attachés à la personne humaine, et surprenant de la part des autorités ivoiriennes dont le Gouvernement est doté d’un Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme !

Les autorités ivoiriennes démontrent ainsi que le retour à un Etat de droit n’est toujours pas une réalité en Côte d’Ivoire, et encore moins à l’ordre du jour.

Maître Habiba TOURE
Avocat de Simone EHIVET GBAGBO et de Michel GBAGBO

https://mail.google.com/mail/u/0/images/cleardot.gif 

 

 

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 17:00

La crise générale du système capitaliste..

bankcollapse

Les ouvriers et les employés, du moins ceux qui ont la possibilité de travailler malgré le chômage qui assaille l’économie, font face à un problème gravissime – leurs régimes de retraite sont menacés d’insolvabilité. C’est le cas aux États-Unis, au Canada et au Québec.


Les régimes de retraite – qu’on ne retrouve habituellement que dans les pays développés d’Occident – sont des concessions que les capitalistes monopolistes ont accordées aux ouvriers et aux employés afin de les apaisés après les grands soulèvements des années 1968-1972. Ce sont des chaînes dorées pendues au cou des salariés afin de les maintenir en servage dans les usines et pour leur faire oublier leurs conditions de métayers exploités de qui on soutire la plus-value et les profits. L’immense exploitation, par les monopoles impérialistes transnationaux, de tous les peuples néo-colonisés d’Afrique et d’Asie a permis aux riches d’accorder cette concession aux ouvriers des pays avancés. Mais depuis des années la conjoncture s’est dégradée.


Depuis le début du millénaire les affaires des milliardaires tournent à l’envers. La crise économique de 2008 a marqué la fin d’un cycle et l’ouverture d’un nouveau cycle dans le développement impérialiste. Ce n’est pas la crise de 2008, pas plus que la prochaine, qui a entraîné la débâcle économique. Ces crises à la chaîne sont la conséquence de la crise générale du système de production qui ne parvient plus à se reproduire. La crise financière, boursière et monétaire qui s’accélère est l’expression ostentatoire de cette débandade du mode de production et la preuve indiscutable du déplacement du centre de gravité du système impérialiste mondial de New-York vers Shanghai, la nouvelle Mecque de l’impérialisme international.


La crise des régimes de retraite n’est qu’une conséquence ultime de la crise générale du système d’économie politique décadent. La solution des milliardaires – par la voix de leurs «experts» universitaires et des petits hommes d’affaires est la même que pour toute autre affaire – faire payer les ouvriers pour la dégringolade des régimes de pensions accompagnant la déroute du système impérialiste en banqueroute.

L’état des lieux

Au Québec le système de pension pour les aînés est structuré en trois étages. Au premier étage, se trouve le régime de la Sécurité de la vieillesse. Il s’agit d’une prestation mensuelle offerte à la plupart des citoyens canadiens mise en place par le gouvernement fédéral à même les impôts soutirés aux ouvriers, et comprenant la Pension de la sécurité de la vieillesse, le Supplément de revenu garanti, et l’Allocation au conjoint. En vertu de ce régime plus d’un million trois cent mille québécois et québécoises reçoivent chacun un montant annuel de 6 553 $ imposable. Eh oui imposable, pas question de planquer cette « fortune » dans un paradis fiscal.

Le deuxième étage est constitué d’un régime à cotisation variable pour tous les travailleurs – le Régime des rentes du Québec – sous gestion du gouvernement québécois, administré fiduciairement par la Caisse de Dépôt. Au 31 décembre 2011, le Régime des rentes du Québec comptait quatre millions de cotisants et 1,5 million de bénéficiaires d’une rente de retraite. À 65 ans, la rente maximale peut aller jusqu’à 12 150 $ par année imposable. Encore une fois pas de fraude fiscale vers les Iles Caïmans avec cette «fortune» économisée par les salariés (1).

Le troisième étage regroupe les initiatives engagées par les employés en vue de financer leur retraite, soit les régimes complémentaires établis par des travailleurs du secteur public ou du secteur privé auxquels s’ajoutent pour le tiers (33%) d’entre eux des économies personnelles telles que les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) (2).

La crise des régimes de retraite

Depuis le tournant du siècle, rien ne va plus pour ces régimes de retraite, principalement ceux à prestations déterminées (3).

Alors que dans les années 1990 ces régimes accumulaient des surplus, l’accentuation de la crise économique a complètement changé la donne. Alors que les employeurs s’attribuaient fréquemment des congés de cotisations en raison des forts rendements boursiers, depuis l’approfondissement de la crise ces régimes se sont mis à accumuler des déficits. Aujourd’hui, on observe que :

• un tiers des Canadiens n’ont aucune épargne-retraite personnelle et ils sont encore plus nombreux au Québec ;
• à la fin de 2011, 93 % des régimes de retraite à prestations déterminées étaient sous-capitalisés, selon le Bureau du surintendant des institutions financières du Canada ;
• ces problèmes touchent surtout le secteur privé, mais aussi le secteur public, principalement les municipalités (le quart du déficit global).

« Face à cette situation, bien des régimes canadiens ont été modifiés pour transférer le risque des employeurs sur le dos des salariés. Ainsi, le nombre de salariés bénéficiant de régimes à prestations déterminées (dont le risque est assumé par l’employeur à même la plus-value arrachée aux ouvriers, NDLR) diminue tandis que le nombre de ceux qui participent à des régimes à cotisations déterminées (dont le risque est assumé par le salarié à même son salaire, NDLR) explose. Au Québec le nombre d’adhérents à des régimes à cotisations déterminées a plus que doublé (hausse de 135 %) entre 1992 et 2011, tandis que le nombre d’adhérents à des régimes à prestations déterminées diminuait légèrement (de 5 %) » (4).

Le Québec compte quatre millions de salariés, dont 1,9 million (47%) qui ne participent à aucun régime de retraite collectif ni même à aucun régime personnel (5). D’autre part, 1,4 million de travailleurs participent à l’un ou l’autre des 750 régimes complémentaires de pension, soit 513 000 salariés dans le secteur privé et 866 000 employés dans le secteur public.

Au moins soixante-dix pourcent (70%) de ces régimes de pension sont dans l’impasse financière sévère et leur dette cumulée totalise 41 milliards de dollars. Voilà l’héritage des congés de cotisation que les patrons se sont accordés d’autorités (!)

Devant cette faillite appréhendée la solution des riches est connue – il faut hausser les «taxes» de retraite, presser davantage le citron de l’ouvrier consommateur-contribuable-
taxable à merci. Mais pas facile de hausser les cotisations de ceux qui sont toujours mis à contribution par l’impôt, les taxes, les cotisations, les frais des services et des transports publics, les « tickets modérateurs », les taxes municipales, les cotisations syndicales, etc. Surtout, que rien ne garantit que ces augmentations de cotisations sauveront leurs régimes de pension en perdition.

Un comité d’« experts »

Un comité d’experts sur l’avenir du système de retraite québécois a donc été mis sur pied comme chaque fois qu’un gouvernement souhaite préparer l’opinion publique à pressurer l’ouvrier et à « produire du consentement » chez les gens.

Le Comité présidé par M. Alban D’Amours a déposé son rapport le 22 avril 2013. Ces «experts» ont identifié quatre causes pour expliquer l’insolvabilité des régimes :

1) « Les travailleurs vivent trop vieux, s’ils mouraient plus nombreux ça irait mieux ». Ridicule, comme vous l’imaginez. Les actuaires et les démographes qui dans les années quatre-vingt ont calculé les primes à payer et les indemnités à recevoir ont parfaitement apprécié cette hausse de longévité. Tout comme ils ont prévu que dans les sociétés occidentales avancées nous avons aujourd’hui atteint un palier de longévité qu’il sera difficile de dépasser pour au moins quelques années.

2) « Les ouvriers et les employés n’économisent pas suffisamment ». Comment thésauriser quand le salaire gagné suffit à peine à assurer la reproduction de la force de travail et les commodités de la famille ; que l’emploi est sans cesse menacé par le chômage généralisé ; et que le salaire est comprimé par la concurrence des chercheurs d’emplois harcelés par les nervis d’Emploi Canada qui coupent dans les prestations d’assurance chômage ?

3) « Les employés ne paient pas assez et ils sont trop gourmands quand vient le temps d’encaisser la pension qu’ils se sont payés avec prestations déterminées ». Les hommes d’affaires-commissaires suggèrent que les employés devraient renoncer aux avantages acquis avec l’argent qu’ils ont épargné. Pourtant, une enquête fédérale révèle que 22 % des foyers canadiens vivent sous le seuil de pauvreté dont nombre de familles de personnes âgées-retraitées. Pour le gouvernement canadien, est pauvre tout individu disposant de moins de 18 421 $ par année. Cette somme pourrait sembler énorme aux ouvriers du tiers-monde mais le coût de la vie étant ce qu’il est au Canada ce montant suffit à peine à survivre misérablement (6).

4) « La durée de la vie active en nombre d’années de travail-cotisant au régime de retraite diminue constamment » rajoute Maître Alban. En effet, le chômage frappe si durement que l’employé cotise moins d’années. Par contre, nombre de travailleurs retardent leur prise de retraite au-delà de l’âge autorisé (65 ans) et nombreux sont ceux qui retournent travailler après avoir pris leur retraite car la pension reçue ne suffit plus pour survivre.

De fait, les régimes de pension des travailleurs, sont strictement des fonds d’épargne collectifs, auxquels seuls l’ouvrier contribue, même quand les cotisations transitent par la plus-value, expropriée par l’employeur, puis rétrocédée et déposée dans ces «bas de laine pour thésauriser» comme les appelaient les anciens canadiens. Les fonds de pension sont victimes de la crise économique du système capitaliste. Ces immenses fonds de capitaux, gérés par les capitalistes financiers qui se payent une commission au passage, sont par eux dilapidés à spéculer sur le marché boursier en déroute et à renflouer leurs entreprises en banqueroute. Rien de ce qu’ils pourront imaginer pour sauver leur système ne fonctionnera. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il s’effondre inexorablement emportant dans l’horreur les épargnes des travailleurs.

Les vrais raisons de l’insolvabilité des régimes de pension

1. Au Canada la crise a détruit au moins 677 000 emplois depuis 2008, autant de cotisants en moins dans les régimes de retraite collectifs.
2. De plus, toute proportion gardée, les salaires réels sont pour ainsi dire gelés depuis des années. Comme les cotisations sont calculées en pourcentage du salaire gagné, si le salaire n’augmente pas les cotisations n’augmentent pas.
3. La crise des « subprimes » et des «produits boursiers-dérivés frauduleux» de 2008 a fait disparaître des milliers de milliards de dollars d’épargne que les institutions de gestion des fonds de pension – Caisse de Dépôt et de placement du Québec, Fonds de Solidarité FTQ et CSN notamment – avaient engagées dans ces paris risqués de la loterie boursière frauduleuse.
4. Enfin, la crise économique a fait s’effondrer les rendements des placements et a mené à la faillite de nombreuses entreprises qui ont emporté les fonds de pension des ouvriers dans leur délocalisation, en fuite vers l’Asie-Pacifique (7).
5. De plus, à cause des immenses dettes souveraines qui grèvent la plupart des États capitalistes, les taux d’emprunt courant sont maintenant très bas, ce qui entraîne que les rendements sur les placements financiers sont diminués. Pour le moment le capital industriel rapporte, du moins pour un certain nombre de monopoles très concurrentiels comme Samsung qui vient de déclarer 4,9 milliards d’euros de bénéfices pour le premier trimestre de 2013, alors que le capital financier spéculatif donne des rendements très décevants (8).

Un exemple parmi d’autres de la fraude des pirates des fonds de pension, le monopole américain Singer, installé à Saint-Jean-sur-Richelieu depuis 1906, a décidé de délocaliser son usine vers l’Asie. Il a fermé ses portes par étapes entre 1964 et 1986 emportant avec lui le régime de retraite des salariés. Les travailleurs ont aussitôt entrepris de longues procédures judiciaires pour récupérer leurs dollars économisés et spoliés. S’ensuivit une enfilade de procès qu’ils ont gagné si bien qu’après vingt ans de procédures les quelques vieux ouvriers toujours vivants ont reçu une petite indemnité tout juste suffisante pour les enterrer. Voilà l’impérialisme dans toute sa nudité (9).

Voilà les raisons profondes de la faillite des fonds de pension publics ou privés. Voilà ce que le Comité de pseudos experts sur les régimes de retraite a voulu taire à la grogne populaire. Le système économique impérialiste est en faillite et toutes les bases financières sur lesquelles il repose s’effritent emportant avec elles les fonds de pension des travailleurs comme elles emportent tout le reste.

La Comité d’«experts» a accouché d’une recommandation pour « renflouer » les fonds de pension minés par la crise économique et le krach boursier. Ces gens d’affaires et autres thuriféraires, tous parangons du capital parasitaire, proposent non pas de forcer les entreprises à verser leur dû à même la plus-value extorquée et de renflouer les fonds de pension qu’ils ont pillés, mais de créer un nouveau fonds de pension, la « Rente Longévité » qui accaparera 3,3% supplémentaire du salaire des ouvriers – déjà lourdement grevé – l’équivalent de 4 milliards de dollars par année de cotisation supplémentaire arrachée aux salariés déjà paupérisés, argent que les institutions financières administreront en prenant leur quote-part au passage et qu’elles placeront dans des fonds boursiers risqués qui failliront un jour ou l’autre (10).

Les ouvriers n’ont aucun contrôle ni aucun pouvoir sur la gouvernance et le développement du mode de production impérialiste, ni sur l’administration du système bancaire-financier-boursier, même pas sur la gestion de leur propre régime de pension dont l’administration est accaparée par des trusts financiers monopolisés ; ils ne sont donc pas responsables de l’effondrement de ce mode de production moribond. Il est hors de question que nous exigions la gestion de ces fonds de pension, qui ne peuvent que s’étioler en même temps que le système impérialiste dans son entièreté, peu importe qui l’administrera. L’autogestion de la crise impérialiste n’est ni une option, ni une solution.

Les ouvriers doivent se préparer à renverser toute cette coterie de pseudos génies chargés de les embrouiller, de les culpabiliser et de leur imposer un nouveau régime de « sécurité » ; un nouveau régime de pension-longévité qui ne peut que finir dans le caniveau et dans l’insécurité comme tous les précédent, tous ceux existants et tous les suivants.
Par Robert Bibeau
Source : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

1. R. Bibeau (10.04.2013) D’un paradis fiscal à l’autre ils font fructifier leur capital. http://les7duquebec.org/7-au-front/dun-paradis-fiscal-a-lautre-ils-font-fructifier-leur-capital/

2. http://www.politicoglobe.com/2012/11/amelioration-des-regimes-de-retraite/
3. À prestation déterminée signifie que le travailleur qui cotise à ce régime un temps déterminé est assuré de recevoir un montant précis – déjà fixé et garanti au moment de sa retraite et jusqu’à sa mort. À cotisation déterminée c’est l’ouvrier qui assume le risque. Il sait combien il dépose chaque mois dans sa cagnotte d’épargne mais il ne sait nullement combien il touchera au moment de sa retraite.
4. http://www.politicoglobe.com/2012/11/amelioration-des-regimes-de-retraite/
5. Sauf évidemment au Régime fédéral de sécurité de la vieillesse et au Régime des rentes du Québec, tous deux obligatoires pour tout citoyen et pour chaque travailleur.
6. http://www.pauvrete.org/seuildepauvrete.html
7. http://www.tuac.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=2433%3Aby-the-numbers-income-distribution-and-the-poverty-line&Itemid=306&lang=fr
8. http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/sgc-cms/histoires_de_chez_nous-community_memories/pm_v2.php?id=story_line&lg=Francais&fl=0&ex=395&sl=2785&pos=1
9. http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20130426.OBS7292/apple-samsung-la-bataille-des-resultats-financiers.html
10. Le rapport http://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/ salle_presse/2012/Pages/
20121106.aspx&usg=AFQjCNHYuMC5BeuMpIo4kh7P-rlXI9gpXA et aussi article dans le quotidien Le Devoir. http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/375995/4-milliards-par-annee-pour-une-rente-longevite?utm_source=infolettre-2013-04-18&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

 

 

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Invitation: DEVOIRE DE MEMOIRE

Expo um1

CITOYENS

POUR LA MEMOIRE DU CAMEROUN

Affiche-semaine des heros et martyrs  

Renseignements:

Email : neuronesnews@gmail.com 

Mobile : 0033 (0)6 26 29 43 29

______________________________________________

 

Cote d'Ivoire le coup d'etat

 

 

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DIVERS

 


L’Observatoire des Elections

de la Diaspora Camerounaise

(OEDC)

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Email: oedc-info@oumarou.net

 Google+:

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France:0033(0)6 26 29 43 29

Belgique:0033(0)4 83 69 23 12

 

Skype: oelection-cameroun

Facebook: observatoire des élections

de la diaspora camerounaise

 

 

  ........................................................................................

Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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  CLIQUER: LE CODE NOIR

Ou recopier le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=XcSxRoCqbmk

 

 

Solomon-290x217

 

Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

link

  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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  La-pensee-Africaine-Mbombog-Bassong.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine