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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 15:44

 

Sénat du Cameroun: L'oisiveté après l'ouverture de la session.

Assemblee Nationale du Cameroun

Les vénérables se tournent les pouces et demandent, en vain, la suite du programme.

 

Ce n'est pas encore l'effervescence chez les membres de la Chambre Haute du parlement. Installés sur les hauteurs du l'hôtel Mont Fébé, à Yaoundé, réquisitionnées pour loger les Sénateurs résidents hors du périmètre de la cité capitale, depuis samedi dernier, les vénérables s'ennuient. Mardi 14 mai, ils recevaient leurs attributs, écharpe, macarons, etc. Tous étaient alors heureux de pouvoir se mettre résolument, au travail. Peter Mafany Musonge, Sénateur Rdpc du Sud-Ouest affirmait par exemple que «maintenant que nous avons reçus nos attributs, l'heure est au travail. Dans les prochains jours, nous allons certainement voir un bureau se mettre sur pied. Dès lors: le travail parlementaire pourrait prendre corps». L'ancien Pm extériorisait la volonté de tous ses pairs à se mettre résolument au travail.

De même, les attentes de nombreux Camerounais étaient au point le plus culminant. Tant la volonté de voir enfin le bicaméralisme se mettre sur pied est forte. Hier au palais de l'Assemblée nationale, nombre de Sénateurs rencontrés ne savaient pas à quel saint se vouer. Aucun programme à l'ordre du jour, pas d'occupations. Bell Luc René, Sénateur du Rdpc rencontré dans les couloirs de la Chambre Basse est un peu embarrassé. «Nous attendons tous le top de départ de nos missions. Le bureau n'étant pas mis sur place, nous patientons tous, que l'équipe des 25 désignés achève de travailler sur les textes qui détermineront définitivement nos missions. Pour toutes informations complémentaires, bien vouloir voir le doyen d'âge».

Anonymat

Même son de cloche du côté des Sénateurs du Sdf qui se sont donné rendez-vous au groupe parlementaire de ce parti à l'Assemblé nationale pour «meubler le temps». Ainsi, Jean Tsomelou, tête de liste du Sdf dans la région de l'Ouest explique: « vous savez, nous n'allons pas attendre le top du départ pour nous mettre au travail. Cette séance de travail vise à «mettre en selle nos Sénateurs». En effet, le règlement intérieur... de l'Assemblée nationale leur est distribué ainsi que une copie de texte sur la Constitution, afin qu'ils s'imprègnent des lois de la République.

D'autres Sénateurs rencontrés au Palais de verre de Ngoa-Ekellé sont comme en errance. Venu s'informer de la suite, après avoir reçu ses attributs, l'un d'eux, qui a requis l'anonymat, déplore l'absence de communication de la tutelle, en l'occurrence le Ministère en charge des Relations avec les Assemblées. Pour réponse, il avoue sans retenue, «il nous a été révélé qu'il y a un relais au troisième étage de l'Assemblée nationale. Le bureau du doyen d'âge y est installé pour la circonstance. Mais grande est notre surprise de ne trouver personne là-bas».
Par  ALAIN MAZDA | Correspondance
source: mutations

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 15:43

20 mai 2013 au Cameroun: Célébration sur fond de tensions dans l’armée. Armée nationale ou armée personnelle ?

Armee-camerounaise.jpg

 

Les militaires de rangs réclament la prime d'alimentation offerte par le Chef de l'Etat à l'occasion de cette fête.

 

Après les tensions qu'on a observées chez les soldats de rangs de la Garde présidentielle (Gp) l'année dernière, c'est au tour des autres corps (dans la même classe) de sortir de leurs réserves pour dénoncer un certain nombre d'injustices dont ils font l'objet. La pomme de discorde étant toujours les primes. Pour aller droit au but, c'est depuis mercredi dernier que des éléments de l'Armée de l'air et de la Marine nationale murmurent, qu'à l'occasion de la célébration de cette 41e Fête nationale de l'Unité, la prime spéciale qui leur est offerte chaque année par le Président de la République ne leur a pas été reversée. Celle-ci, à les en croire, s'élèverait à 14.000 FCFA chacun.

Des indiscrétions font cependant état de ce que leurs camarades de l'armée de terre et de la gendarmerie nationale passent à la caisse depuis lundi dernier. «Cette prime-là, est gracieusement offerte par le Chef de l'Etat afin de permettre aux militaires, d'avoir l'allure martiale pendant le défilé, et de fêter en toute sérénité. Ils prennent cet argent-là, et nous font croire à la fin que c'est ces fonds-là qui ont aidé à faire le «repas de corps», lâche, la mine furieuse, un élément de l'armée de l'air. Or, «le budget de ce repas est compris dans le budget du Ministère de la Défense. C'est dans les mœurs de l'armée. C'est surtout un moment de communion entre les chef et les subordonnés», poursuit l'un de nos informateurs. Avant d'ajouter: «Est-ce que vous vous rendez compte qu'à l'heure où nous vous parlons, même les tenues ne nous ont pas encore été remises».

A l'en croire, une nouvelle tenue est offerte à chaque soldat la veille de chaque Fête de l'Unité. Joint au téléphone en début de soirée hier, le Directeur de la communication du Ministère de la Défense, le Lieutenant-Colonel Didier Badjeck, indique que nos informateurs font de la diversion au moment où l'armée et le Mindef s’attellent à travailler sérieusement. Selon lui, la prime d'alimentation, qui s'élève à 5000 F par jour (par élément) peut être utilisée de deux manières: soit l'argent leur est remis directement, soit on les nourrit avec. En plus, aucun chef militaire ne peut commettre la bêtise de détourner quelque fonds que ce soit sous le nez du Ministre Edgar Alain Mebe Ngo'o.


Par JEAN DE DIEU BIDIAS

source: mutations
 

 

 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 15:41

Conférence des donateurs sur le Mali. Le président intérimaire Diancounda Traoré rentre, le boubou gonflé de promesses et les poches vides.


DIONCOUNDA-TRAORE-TIEMAN-COULIBALY

De sacrés veinards, les Maliens. Après avoir connu les affres d’une guerre que leur imposèrent des narco-djihadistes de tous bords, ils ont désormais de bonnes raisons de souffler ; la communauté internationale réunie à Bruxelles, en matière de générosité, n’aura pas fait dans la dentelle. C’était presque à qui se montrerait le plus prodigue : la Banque mondiale, l’Union européenne, la patrie de nos ancêtres, les Gaulois rivalisèrent de largesse, et une bonne dizaine de pays se  résolurent à accroître leur soutien sous forme de dons ou de prêts. A telle enseigne que les 2 milliards d’euros souhaités ont été largement dépassés : au final, le Mali s’en tire avec plus de 3 milliards d’euros… pas encore en espèces sonnantes et trébuchantes, mais en … promesses. 

Ce qui appelle une observation : à quand le versement des sommes promises ? On a souvenance de sommets de crise de cette espèce qui réunirent des donateurs pressés par l’urgence d’une situation et qui, émus, promirent, avec force trémolos dans la voix de délier les cordons de la bourse ; mais on vit avec consternation aussi que lesdites promesses restèrent lettre morte. Pour le cas malien,  que tant de monde se presse pour offrir autant d’argent démontre à souhait que les djihadistes avaient réussi la prouesse de faire l’unanimité contre eux ; reste cependant que ces sommes promises, il faudra les verser ; et le plus tôt sera sans doute le mieux. 

Et pour cette raison : l’argent n’est pas seulement le nerf de la guerre, il l’est tout autant pour la paix ; et ce pays, à l’heure actuelle a besoin de se reconstruire sur plusieurs plans. Mais il se trouve que le Mali est dans la position de celui qui devra faire preuve de bonne conduite pour mériter les sommes promises. Car l’aide «sera sous contrôle». Il se dit par exemple que la France promet de mettre en place un dispositif «avec un site internet» aux fins de garantir l’efficacité de son aide ; en langage facile, elle ne tolérera ni détournement ni mauvaise utilisation des sous de ses contribuables. 

Sans compter que tous les donateurs ou presque font de la tenue du calendrier électoral presque une fixation : la présidentielle de juillet, il ne sera pas question de badiner avec. Et voilà le Mali qui devra mériter l’aide de ses généreux donateurs. Normal, en somme ; la main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit ; et en l’occurrence, si la promesse pousse à la vertu, pourquoi pas ? 

Tant mieux pour ce Mali qui ressuscite  après avoir frôlé la catastrophe ; les djihadistes boutés hors du territoire, la reconstruction de la paix étant à portée de main, on est en mesure de dire que le pire est passé ; reste un petit hic cependant qui a sa petite importance : le bastion de Kidal, tenu jusqu’à l’heure actuelle par les indépendantistes du MNLA. Mais là aussi, si l’ancienne métropole fronce les sourcils, l’équation risque bien vite de trouver solution. Et alors, le Mali nouveau renaîtra de ses cendres ; comme l’oiseau mythique.

Par Jean Claude Kongo Source :                                                                                                       Source : L'Observateur Paalga

 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 15:34

Cameroun : Lapiro de Mbanga dénonce le tribalisme au sein de la diaspora camerounaise.

Lapiro-de-Mbanga-copie-1.gif

 

            Une diaspora digne de ce nom se doit d'abord d'être organisée ce qui est loin d'être le cas de la diaspora Camerounaise qui, comme leurs parents resté au pays, les Camerounais de l'étranger ne fonctionnent que sur la logique du tribalisme mais alors un tribalisme encore plus ardue que ce qui est fait au Cameroun. Dans les soirées récréatives Camerounaise, c'est plutôt une affaire du village de l'organisateur pire aux USA c'est surtout et d'abord une affaire de francophones ou anglophones avant d'arriver dans les tribus à proprement parler toutes choses qui arrange le gouvernement de Yaoundé. Toute forme d'organisation aux yeux du pouvoir est très dangereuse pour le maintien des reines du pays et ce n'est pas un risque à prendre.

 

Lire aussi

Cameroun : Les camerounais de la diaspora sont-ils des citoyens de second zone ? C’est la seule diaspora au monde ignorée par ses gouvernants, alors qu'elle contribue à hauteur de 12% (Source banque mondiale) à la richesse du pays. LIRE LA SUITE… 

La faute à qui ? Aux gouvernants ou aux camerounais de la diaspora? 

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 16:12

Plainte pour crime contre l’humanité et association avec terroristes au Mali contre le sieur Nicolas Sarkozy.


Sarkos-syrie

 

Monsieur le Procureur Général de la Cour d’Appel de Bamako 

Affaire : Demba KEÏTA 

Contre : Nicolas SARKOZY 

Objet : Crimes contre l’humanité et association avec terroristes au Mali

Monsieur Demba KEÏTA citoyen malien domicilié à Kati

A L’Honneur de vous exposer :

Attendu que le Mali est un Etat souverain reconnu par les Nations Unies depuis son indépendance ;

Attendu que l’intangibilité des frontières est un principe général de Droit reconnu par les nations Unies ;

Attendu que l’Etat du Mali est une République laïque qui exclut toute forme de discrimination en son sein ;

Attendu que l’ingérence dans les affaires intérieures des Etats est une violation flagrante des principes généraux de droit inscrits dans le statut des Nations Unies ;

Attendu que le terrorisme est un crime proscrit par le cadre législatif et réglementaire des nations unies ratifié par les pays membres dont la France ;

Attendu que le Mouvement National de Libération Nationale de l’Azawad (MNLA) est une organisation terroriste créée sous l’égide et la volonté de Monsieur Nicolas SARKOZY afin de procéder à la partition du territoire malien ;

Attendu les exactions et les crimes commis par cette organisation terroriste de sa date de création à nos jours ;

Attendu que le soutien apporté par Monsieur Nicolas SARKOZY à cette nébuleuse dans sa destruction de l’Etat libyen avec son corollaire de victimes au Mali ;

Attendu que ces arguments ci – dessus sont constitutifs de crimes contre l’humanité et violent l’intégrité territoriale de mon pays dont je suis citoyen ;

Que ces arguments sont fondés pour mettre en examen Monsieur Nicolas SARKOZY et tous ses complices ;

Qu’il y a lieu de constater la mauvaise foi du bandit Sarkozy de nuire au peuple malien lorsqu’il s’insurge contre l’intervention salvatrice de son excellence François HOLLANDE soutenue par les résolutions de Nations unies ;

Sarkozy n’hésitait pas à déclarer que la France est venue soutenir un gouvernement illégal et putschiste et sans avoir le scrupule d’imaginer le retour à l’ordre constitutionnel ;

C’est pourquoi, qu’il vous plaise, Monsieur le procureur, de confirmer la régularité juridique des arguments évoqués et de poursuivre Monsieur Nicolas SARKOZY et toute autre personne physique ou morale impliquée dans ces crimes contre le peuple malien afin de les faire condamner par les juridictions les plus compétentes.

Le Requérant

Monsieur Demba KEÏTA

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 15:49

CAMEROON : Les journalistes en danger.

Journaliste-camerounais.jpg

Les journalistes camerounais  Xavier Messe À Tiati et Nicolas Vounsia recherchés par la police

Yaoundé, le 14 mai 2013 - Xavier Messè, directeur de publication (DP) du quotidien camerounais Mutations et son collaborateur, Nicolas Vounsia, sont actuellement et activement recherchés par les services de la police judiciaire (PJ) de Douala, la métropole économique. Samedi dernier (11 mai), le journal a reçu notification, par voie d’huissier assortie d’une convocation signée du commissaire principal Ousmanou Iya, pour ces deux journalistes, à se présenter dès le lundi suivant à 9h15 à la PJ de la ville. Aucune mention n’a été faite sur ces documents quant à l’objet de ladite convocation.
Lundi, le coordonnateur de la rédaction de Mutations pour la région du Littoral, Jacques Eric Andjick, s’est rendu à la PJ aux fins d’en savoir d’avantage sur les motifs de l’assignation adressée à son DP et à son collègue. A la main courante, les fonctionnaires de police à qui il s’est présenté, le prenant pour l’une des personnes convoquées, ont émis des menaces verbales, indiquant avoir reçu des consignes «de la hiérarchie» pour interpeller et mettre en cellule MM. Messè et Vounsia, avant leur exploitation. Les agents de police ne le laisseront partir qu’après s’être rendu compte de la méprise. Quant à Xavier Messè, qui avait invoqué des difficultés de déplacement pour Douala, il a de nouveau été convoqué pour vendredi prochain.
Selon des sources introduites, les raisons de leurs tourments sont à rechercher dans un article publié par Mutations le 1er mars 2013, sous la signature de Nicolas Vounsia et intitulé : «Le lamido de Rey-Bouba accusé d’abus de fonction». Ces écrits rendent compte d’une lettre adressée au président de la République par le Collectif des jeunes de Touboro (Nord), dénonçant les brimades (arrestations arbitraires par des milices, détention dans un cahot privé, violences physiques) d’Aboubakary Abdoulaye, qui au passage vient d’être fait sénateur par décret du chef de l’Etat.
Ce document consacre également un large espace au rapport sur le sujet publié en 2011 par l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun. Cet autre document pointe des abus divers de l’autorité traditionnelle sur des populations totalement terrorisées.
Face à ce qui précède, le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) :
- met en garde contre toute tentative d’abus d’autorité ou d’intimidation des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions
- demande aux autorités d’assurer le libre exercice de la profession ainsi que la protection des journalistes
- exige que cessent les manœuvres tendant à étouffer la manifestation de la vérité, qui est l’une des principales missions du journaliste
- appelle les journalistes à la vigilance et à la solidarité, face à toute manœuvre d’obstruction ou de baillonnement.

Pour le SNJC, le président du Bureau exécutif national
Par Félix Cyriaque Ebolé Bola
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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 15:45

La police nigérianne a libéré 17 jeunes filles retenues prisonnières dans un maison à Umuaka au sud-est du pays, enceintes du même homme et dont les bébés étaient destinés à la vente.


                        


 


«Agissant d'après des informations, une unité spéciale de la police de l'État d'Imo a fait une descente dans la maison illégale à Umuaka mercredi pour porté secours à 17 jeunes filles, âgées de 14 à 17 ans, à différents stades de leur grossesse», a indiqué la porte-parole de la police de l'État d'Imo, Joy Elomoko.

 

Voir en images.

http://www.youtube.com/watch?v=EGHm3FHPFXc&sns=fb

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 15:42

Suite aux multiples dérives sur les droits de l’Homme  le Cameroun auditionné par la commission des droits de l’homme de l’ONU sur le cas Enoh Meyomesse à l’Onu.


   enoh meyomesse

                          Enoh Meyomesse, écrivain                                                    

                  incarcéré à Kondengui Yaoundé sans preuves



         Le ministre des Relations extérieures s’est expliqué sur l’arrestation et la condamnation de l’écrivain incarcéré à Kondengui. 

Le 2 mai dernier, le gouvernement Camerounais a été convoqué par le conseil des droits de l’Homme des Nations Unies chargé de l’examen périodique universel. Cette convocation intervient à la suite d’un plaidoyer déposé le 12 octobre 2012 par les associations Pen international, Internet sans frontière et le Comité de protection des journalistes (Cpj), toutes membres de la plate-forme « Libérez Enoh ! ». Le gouvernement camerounais était représenté à cette audience par le ministre des Relations extérieures, Pierre Moukoko Mbonjo. Tandis que le président d’Internet sans frontière s’est exprimé au nom de la plate-forme « Libérez Enoh ! ».  

Dans leur plaidoyer dont le Jour a obtenu copie, la plateforme « Libérez Enoh !» dénonce la violation de la liberté d’expression et les persécutions dont sont victimes les écrivains et journalistes vivants au Cameroun. Elle s’insurge particulièrement contre les conditions « arbitraires » dans lesquelles Enoh Meyomesse connu au Cameroun sous ses casquettes d’écrivain, et d’homme politique a été arrêté. Le plaidoyer rapporte que le fondateur de l’Association des écrivains du Cameroun est accusé de tentative de coup d’Etat et de vol aggravé « sans preuves véritables ». Dans ce document transmis à l’Onu, il est mentionné que Enoh Meyomesse a été placé en isolement dans la prison de Bertoua et s’est vu refuser l’accès à un avocat pendant les 30 premiers jours de son incarcération.  

Enoh Meyomesse a été détenu pendant 11 mois en application des lois camerounaises relatives à la détention préventive mais sans avoir été formellement accusé d’un crime, dénonce cette plateforme. Invité à s’exprimer sur ces accusations, Moukoko Mbonjo a expliqué que l’arrestation d’Enoh Meyomesse « n’est pas une violation des droits de l’Homme ». D’après le Minrex, le candidat recalé à la dernière élection présidentielle a commis « un crime de droit commun » et à été jugé devant un « tribunal indépendant ». S’agissant de la violation de la liberté de presse et de la persécution des journalistes au Cameroun, Moukoko Mbonjo a estimé que ces critiques sont infondées.  

Selon lui, « aucun journaliste n’est en prison au Cameroun pour l’exercice de ses fonctions ». En rappel, c’est le 29 novembre 2011 qu’Enoh Meyomesse est arrêté par des gendarmes alors qu’il revenait de Singapour en Asie de l’Est. Il est d’abord conduit au Secrétariat d’Etat à la défense (Sed), dans les services secrets de sécurité, puis à la prison de Bertoua avant d’être transféré à Kondengui, la prison principale de Yaoundé. Enoh Meyomesse est accusé de vol aggravé et purge sept ans de prison ferme.

Par Elsa Kane                                                                                                                    Source :Le Jour :  

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 15:38

Kofi Annan, peau noire, masques blancs

Kofi Annan

Kofi Annan ex SG de l'ONU


Si le bilan de Kofi Annan à l’ONU est une réussite incontestée en matière de management, de gestion et d’efficacité, il est extrêmement critiqué au plan politique. En tant que secrétaire général, il s’est appliqué à adapter l’Organisation au monde unipolaire et à la globalisation de l’hégémonie US. Il a remis en question les fondements idéologiques de l’ONU et l’a privée de sa capacité à prévenir les conflits. Pourtant, il est aujourd’hui chargé de résoudre la crise syrienne.

L’ancien secrétaire général des Nations Unies et Prix Nobel de la Paix, Kofi Annan, a été désigné comme envoyé spécial conjoint de Ban Ki-moon et de Nabil ElArabi pour négocier une solution pacifique à la crise syrienne. L’homme dispose d’une expérience hors du commun et d’une image de marque très positive, de sorte que cette nomination a été saluée par tous.

Que représente donc ce haut fonctionnaire international ? Qui l’a propulsé aux plus hautes fonctions ; quels furent ses choix politiques, et quels sont ses engagements actuels ? Devant toutes ces questions, la discrétion est de mise, comme si le titre qui fut le sien était un gage de neutralité.

Sélectionné et éduqué par la Fondation Ford et la CIA

Ses anciens collaborateurs louent sa prévenance, son intelligence et sa subtilité. Personnalité très charismatique, il a laissé une forte empreinte derrière lui car il ne se comporta pas simplement comme le « secrétaire » de l’ONU, mais plus encore comme son « général », prenant des initiatives qui revivifièrent une organisation enlisée dans la bureaucratie. Tout cela est connu et rabâché. Ses exceptionnelles qualités professionnelles lui ont valu le Prix Nobel de la Paix, bien que cet honneur devrait récompenser en théorie un engagement politique personnel et non une carrière de manager.

Kofi et sa sœur jumelle Efua Atta sont nés, le 8 avril 1938, dans une famille aristocratique de la colonie britannique de la Côte d’or. Son père était le chef tribal des Fantis et le gouverneur élu de la province d’Ashanti. Bien qu’opposé à la domination britannique, il fut un fidèle serviteur de la Couronne. Avec d’autres notables, il participa au premier mouvement de décolonisation, mais considéra avec suspicion et inquiétude l’agitation révolutionnaire de Kwame Nkrumah.

Quoi qu’il en soit, les efforts de Nkrumah aboutirent à l’indépendance du pays sous le nom de Ghana, en 1957. Kofi était alors âgé de 19 ans. Bien que n’ayant pas participé à la révolution, il devint vice-président de la nouvelle association nationale des étudiants. Il fut alors remarqué par un chasseur de tête de la Fondation Ford qui l’intégra dans un programme de « jeune leader ». À ce titre, il fut incité à suivre un cours d’été à l’université d’Harvard. Ayant éprouvé son enthousiasme pour les États-Unis, la Fondation Ford lui offrit des études complètes, d’abord en économie au Macalester College dans le Minnesota, puis en relations internationales à l’Institut universitaire des hautes études internationales de Genève.

La Fondation Ford, créée par le célèbre industriel Henry Ford, est devenue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale un outil de la politique étrangère officieux des États-Unis, offrant un habillage respectable aux activités de la CIA [1].

La période des études de Kofi Annan aux outre-Atlantique (1959-1961) correspond aux moments les plus difficiles de la lutte pour les droits civiques des noirs (le début de la campagne de Martin Luther King à Birmingham). Il l’observa comme un prolongement de la décolonisation qu’il avait connu au Ghana, mais n’y participa pas non plus.

Satisfait de ses résultats académiques et de sa réserve politique, ses mentors états-uniens lui ouvrirent les portes de l’Organisation mondiale de la Santé, où il trouva son premier emploi. Après trois ans passés au siège de Genève, il fut engagé à la Commission économique pour l’Afrique, basée à Addis-Abeba. Cependant, ses diplômes étant insuffisants pour lui permettre d’ambitionner une carrière à la direction de l’ONU, il retourna aux États-Unis pour étudier le management au Massachusetts Institute of Technology (MIT) (1971-72). Il tenta un retour dans son pays d’origine comme directeur du Développement touristique, mais se trouva en conflit perpétuel avec le gouvernement militaire du général Acheampong, de sorte qu’il renonça et revint aux Nations Unies en 1976.

Une brillante carrière malgré des échecs tragiques

Il y occupa des fonctions variées, d’abord au sein de l’UNEF II (la force maintien de la paix mise en place pour séparer l’Égypte et Israël à la fin de la Guerre d’octobre 1973), puis comme directeur du personnel de l’Office des réfugiés (UNHCR). C’est à cette époque qu’il rencontra Maître Nane Lagergren qu’il épousa en seconde noces. Cette avocate suédoise est la nièce de Raoul Wallenberg, représentant spécial de la Suède en Hongrie durant la Seconde Guerre mondiale. Wallenberg est célèbre pour avoir sauvé des centaines de juifs persécutés en leur délivrant des passeports de complaisance. Il travaillait aussi pour l’OSS (prédécesseur de la CIA) comme agent de liaison des États-Unis avec la Résistance hongroise. Il disparut à la fin de la guerre ; il aurait été fait prisonnier par les Soviétiques afin de stopper l’influence US dans le pays. Quoi qu’il en soit, l’heureux mariage de Kofi Annan lui ouvrit les portes qu’il ne pouvait franchir, notamment celles des organisations juives.

Le secrétaire général Javier Perez de Cuellar choisit Kofi Annan comme assistant chargé des ressources humaines et responsable de la sécurité du personnel des Nations Unies (1987-90). Lors de l’annexion du Koweit par l’Irak, 900 employés de l’ONU se trouvèrent pris au piège. Kofi Annan réussit à négocier leur sortie avec Saddam Hussein. Il en tira un évident prestige au sein de l’Organisation. Il fut alors successivement chargé du Budget (1990-92), puis —sous le mandat de Boutros Boutros-Ghali— des Opérations de maintien de la paix (1993-96), avec une brève parenthèse comme envoyé spécial pour la Yougoslavie.

Selon le général canadien Romeo Dallaire, commandant des Casques bleus au Rwanda, Kofi Annan n’aurait pas réagi à ses très nombreuses sollicitations et porterait la responsabilité principale dans l’inaction des Nations Unies lors du génocide (800 000 morts, principalement des Tutsis, mais aussi des opposants Hutus) [2].

Un scénario identique se reproduisit en Bosnie où 400 casques bleus furent pris en otages par les forces bosno-serbes. Kofi Annan resta sourd aux appels du général Bernard Janvier et laissa perpétrer de prévisibles massacres.

Fin 1996, les États-Unis s’opposèrent à la reconduction de l’Égyptien francophile Boutros Boutros-Ghali comme secrétaire général. Ils parvinrent à imposer leur candidat : un haut fonctionnaire international issu de l’Organisation elle-même, Kofi Annan. Loin de jouer contre lui, ses échecs au Rwanda et en Bosnie devinrent ses atouts après qu’il les ait candidement confessés et promis de réformer le système pour qu’ils ne se reproduisent pas. Il fut élu sur cette base et prit ses fonctions, le 1er janvier 1997.

 

Immédiatement, Kofi Annan mit en place un séminaire annuel de deux jours à huis clos pour une quinzaine d’ambassadeurs à l’ONU. Cette « retraite » (sic) est généreusement accueillie par le Rockefeller Brothers Fund au Centre de conférence de Pocantico (au Nord de New York). Le secrétaire général y discute avec les représentants des États qui le soutiennent, hors instances de l’ONU, de la réforme de l’Organisation et des relations internationales.

Dans ce contexte, il réaffecta les dépenses de l’ONU en fonction des priorités politiques et réduisit significativement le budget du secrétariat général. Il réorganisa le fonctionnement administratif autour de quatre objectifs (paix et sécurité, développement, affaires économiques et sociales, affaires humanitaires). Il créa un poste de secrétaire général adjoint pour le suppléer et se dota d’un véritable cabinet apte à appliquer rapidement les décisions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale.

La grande initiative de Kofi Annan fut le Global Compact, une mobilisation de la société civile pour un monde meilleur. Sur la base d’un dialogue volontaire, des entreprises, des syndicats et des ONG ont pu débattre et s’engager pour le respect des Droits de l’homme, celui des normes de travail et de l’environnement.

Dans la pratique, le Global Compact n’a pas eu les effets attendus sur le terrain. Il a par contre profondément dénaturé l’ONU, en relativisant le pouvoir des États-Nations et en reconnaissant celui de compagnies transnationales et d’associations qui n’ont de « non-gouvernementales » que le titre et sont en sous-main subventionnées par les grandes puissances. En érigeant des lobbies comme partenaires des États-Nations, Kofi Annan a enterré l’esprit de la Charte de San Francisco. Il ne s’agit plus de préserver l’humanité du fléau de la guerre en reconnaissant l’égalité en droit des États grands et petits, mais d’améliorer la condition humaine en faisant converger des intérêts privés. Le Global Compact, c’est le passage d’une logique presque unanimement acceptée selon laquelle le Droit international est au service du Bien commun, à une logique défendue par les seuls Anglo-Saxons pour qui le Bien commun est une chimère, tandis que la Bonne gouvernance consiste à coaliser le plus grand nombre d’intérêts particuliers. En définitive, le Global Compact a eu les mêmes effets que les galas de charité aux États-Unis : se donner bonne conscience avec quelques programmes médiatisés pour s’accommoder des injustices structurelles.

En ce sens, les mandats de Kofi Annan (1997-2006) reflètent la réalité de la période historique, celle d’un monde unipolaire voué à la globalisation de l’hégémonie états-unienne, au détriment des États-Nations et des peuples qu’ils représentent.

Cette stratégie emboîte le pas au dispositif mis en place par Washington dans les années 80 avec la National Endowment for Democracy, une agence qui, contrairement à son intitulé, vise à poursuivre l’action subversive de la CIA en truquant les processus démocratiques [3]. La NED subventionne, légalement ou pas, des organisations patronales, des syndicats ouvriers et des associations en tout genre. Tous participent en retour au Global Compact et infléchissent ainsi les positions des États-Nations qui n’ont pas les moyens de financer leurs propres lobbies. L’ONU ne se préoccupe plus de la Paix puisque le monde unipolaire a son gendarme, les États-Unis, mais absorbe toutes les formes de protestation pour mieux valider le désordre mondial et la globalisation progressive de l’hégémonie US.

Le discours lénifiant de Kofi Annan a atteint son apogée avec le Sommet du Millénaire. 147 chefs d’États et de gouvernements se sont engagés à éradiquer la pauvreté et à résoudre les principaux problèmes de santé dans le monde, dont le sida, sous quinze ans. Le bonheur universel ne nécessiterait aucune réforme politique, juste que chacun y mette un peu du sien en versant son obole. Que n’y avait-on pensé plus tôt ? Las ! Les Objectifs du Millénaire sont restés des vœux pieux, les injustices se poursuivent et nourrissent toujours la guerre et la misère.

Dans la même veine, lors de son discours devant l’Assemblée générale, le 20 septembre 1999, le secrétaire général exposa ce que l’on nomme la « doctrine Annan ». Arguant de sa propre impuissance au Rwanda et en Bosnie, il affirme que, dans ces cas là, les États ont failli à leur devoir de protéger leurs ressortissants. Il en conclut que la souveraineté des États, principe cardinal de la Charte de l’ONU, fait obstacle aux Droits de l’homme. Cette vision sera adoptée sous la dénomination « Responsabilité de protéger » par l’Union africaine, puis par l’ONU en 2005, lors du Sommet Mondial chargé du suivi du Sommet du Millénaire. La doctrine Annan est un avatar du devoir d’ingérence invoqué par les Britanniques pour guerroyer contre l’Empire ottoman et remis au goût du jour par Bernard Kouchner. Le concept rénové sera explicitement utilisé la première fois, en 2011, pour légaliser l’opération coloniale en Libye [4].

Par ailleurs, les mandats de Kofi Annan ont été marqués par le programme « Pétrole contre nourriture » qui fut imaginé par le Conseil de sécurité en 1991, mais ne fut effectif que de 1996 à 2003. Il s’agissait au départ de s’assurer que les revenus pétroliers de l’Irak seraient exclusivement utilisés pour satisfaire les besoins des Irakiens et pas pour financer de nouvelles aventures militaires. Cependant, dans le contexte de l’embargo international et sous la supervision personnelle de Kofi Annan, ce programme est devenu un instrument des États-Unis et du Royaume-Uni pour saigner l’Irak tandis qu’ils occupaient la « zone de non-survol » (approximativement l’actuel Kurdistan autonome) jusqu’à ce qu’ils l’attaquent et le détruisent [5]. Durant des années, la population fut sous-alimentée et privée de médicaments. Plusieurs hauts fonctionnaires internationaux qui ont été chargés de ce programme l’ont qualifié de « crime de guerre » et ont démissionné après avoir refusé de l’appliquer. Parmi eux, le secrétaire général adjoint Hans von Sponeck et le coordinateur spécial Denis Halliday ont estimé que ce programme a provoqué le génocide d’1,5 million d’Irakiens, dont au moins 500 000 enfants [6].

Il fallut attendre l’invasion et la destruction de l’Irak pour que Kofi Annan se rebelle et dénonce le comportement de ceux qui lui avaient payé ses études, l’avaient propulsé au secrétariat général de l’ONU, et lui avaient décerné le Prix Nobel de la Paix. Il qualifia l’attaque de l’Irak d’illégale et s’inquiéta publiquement de ce que ce précédent réduise à néant le Droit international [7]. Washington répliqua brutalement en lançant une vaste opération d’espionnage à son encontre, à celle des membres de son cabinet, de sa famille et de ses amis. En définitive, Kojo Annan, le fils de Kofi, fut accusé d’avoir détourné des fonds du programme « pétrole contre nourriture » avec la bénédiction de son père. Or, techniquement, c’était impossible à l’insu des États-Unis et du Royaume-Uni. L’accusation ne parvint donc pas à convaincre les États membres de l’ONU et au contraire renforça l’autorité du secrétaire général [8]. Cependant, durant les deux dernières années de ses mandats Kofi Annan fut paralysé et contraint de rentrer dans le rang.

Retour à la case département

Après dix ans de secrétariat général, Kofi Annan poursuivit sa carrière dans des fondations plus ou moins privées.

En décembre 2007, les élections kenyanes dégénèrent. Le président Mwai Kibaki l’aurait emporté sur le candidat financé par Washington, Raila Odinga, prétendu cousin du sénateur Barack Obama. Le scrutin fut contesté par le sénateur John McCain qui appella à la révolution, tandis que des SMS anonymes dressèrent les ethnies les unes contre les autres. En quelques jours les émeutes firent plus de 1 000 morts et 300 000 déplacés. Madeleine Albright proposa la médiation de l’Oslo Center for Peace and Human Rights. Cet institut envoie deux médiateurs : l’ancien Premier ministre norvégien Kjell Magne Bondevik et l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, tous deux administrateurs du Centre.

À l’issue de cette « médiation », le président Kibaki fut contraint de se plier aux volontés US. Il put se maintenir dans ses fonctions, mais dut d’abord accepter une réforme constitutionnelle qui le prive de ses pouvoir au profit de son Premier ministre, puis ils dut accepter de prendre Raila Odinga comme Premier ministre. Jouant au vieux sage africain, Kofi Annan contribua à donner un vernis de légalité à un changement de régime imposé par Washington [9].

Kofi Annan exerce aujourd’hui deux responsabilités principales. Il est d’abord le président de l’Africa Progress Panel, une organisation mise en place par Tony Blair à l’issue du sommet du G8 de Gleeneagles pour médiatiser les actions du Ministère britannique de la Coopération (DFID). Malheureusement les promesses du G8 n’ayant pas plus été tenues que celles du Sommet du Millénaire, l’Africa Progress Panel a une activité réduite.

Reste la présidence de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) qui se propose de résoudre les problèmes alimentaires du continent noir grâce aux biotechnologies. En fait, l’AGRA est un lobby financé par les Fondations Billes Gates et Rockefeller pour diffuser les OGM produits par Monsanto, DuPont, Dow, Syngenta et autres. La plupart des experts indépendants de ces multinationales s’accordent à dire que, au-delà de la question du choc environnemental, l’usage d’OGM non reproductibles rend les paysans dépendants de leurs fournisseurs et instaure une nouvelle forme d’exploitation humaine.

Kofi Annan en Syrie

Que vient donc faire l’ancien haut fonctionnaire international en Syrie ? En premier lieu, sa désignation révèle que le rôle ne pouvait pas être tenu par Ban Ki-moon dont l’image est ternie à la fois par sa soumission aux États-Unis et par des affaires ininterrompues de corruption [10]. Kofi Annan dispose, lui, d’une image positive malgré son bilan.

Deuxièmement, un médiateur n’a de chance de réussir que s’il est choisi par les protagonistes. Ce n’est pas le cas. Il représente le secrétaire général de l’ONU et son homologue de la Ligue arabe. Il défend l’honneur et la réputation de ces institutions sans avoir d’instruction politique précise.

Si la désignation de M. Annan a été approuvée de facto par les membres du Conseil de sécurité et par ceux de la Ligue, c’est qu’elle satisfait des attentes contradictoires. Pour les uns, l’envoyé spécial conjoint ne doit pas rechercher la paix, mais habiller une paix qui a déjà été négociée entre grandes puissances afin que chacun garde la tête haute. Pour d’autres, il peut au contraire rejouer le coup kenyan et réussir sans violence supplémentaire un changement de régime.

Au cours des trois dernières semaines, l’action de Kofi Annan a consisté à présenter comme son propre plan, une version amendée de celui qui avait été élaboré par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov. Ce faisant, il rend ce plan acceptable par Washington et ses alliés. En outre, M. Annan a volontairement introduit une confusion en laissant entendre qu’il avait convaincu le président el-Assad de désigner un de ses vices-présidents, Farouk al-Shara, pour négocier avec l’opposition. Il se serait agi d’une concession syrienne au Conseil de coopération du Golfe. En réalité, le vice-président al-Shara est chargé de ces négociations depuis un an et l’exigence de l’Arabie saoudite et du Qatar est tout autre : que le président el-Assad démissionne parce qu’il est alaouite et que le pouvoir échoit à ce vice-président par ce qu’il est sunnite. Il semble donc que l’envoyé spécial conjoint soit en train d’inventer une porte de sortie pour les États qui ont agressé la Syrie et inventé la fable d’une révolution démocratique réprimée dans le sang.

Cependant, le double langage de Kofi Annan, qui se déclare satisfait de son entretien avec le président el-Assad lorsqu’il est à Damas et déçu lorsqu’il est à Genève, n’a pas levé les questions sur ses intentions réelles.

Par Thierry Meyssan

Source : Réseau Voltaire

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 14:08

Le Conseil des Camerounais de la Diaspora (CCD) appelle les Camerounais(es), les Africain(e)s et les ami(e)s d’Afrique et du Cameroun à une cérémonie de recueillement et de prière à la mémoire d’un jeune camerounais (entre 15 et 17 ans) trouvé mort à l’aéroport de Roissy Charles De Gaulle en France parce qu’il voulait fuir la misère au Cameroun.

 Camerounais-mort-a-Roissy1.JPG

 

LUNDI 20 MAI 2013, DE 13 HEURES À 15 HEURES, 

RECUEILLEMENT 

AU CIMETIERE DE MAUREGARD 

12 rue de la Grande allée 77990 Mauregard 

Merci à toutes celles et tous ceux qui pourront y assister.

 

ITINERAIRE : AÉROPORT DE ROISSY CHARLES DE GAULLE, TERMINAL 1, ARRÊT DE BUS :

UNE NAVETTE EST PRÉVUE POUR TRANSPORTER LES PARTICIPANTS NON VÉHICULÉS DU TERMINAL 1

JUSQU’AU CIMETIÈRE DE MAUREGARD (Non loin de la Mairie)

CONTACTS :                                                                                                           06 30 19 50 61 / 06 31 34 38 49 / 06 12 88 88 66 / 06 81 77 57 72

(Contacts valables aussi pour la navette)

 

 

 

 

Sous le couloir aérien de Roissy, l'enterrement de "X masculin N° 13/0824"

Quelqu'un, un être humain, a été enterré mardi 30 avril à Mauregard (Seine-et-Marne), une commune de 350 habitants jouxtant les pistes de Roissy. Il a été porté en terre dans un joli cercueil en chêne vernissé, avec d'élégantes poignées en cuivre. Il repose désormais entre la tombe d'un poilu "mort pour la patrie" en 1916 et un caveau de famille. Le cimetière est intime, propre, très bien entretenu. Une jolie sépulture a été commandée. Il ne manquera rien à ce mort. Juste un nom sur la stèle.

Peut-être aussi le calme. Le cimetière de Mauregard est survolé en continu par les avions qui atterrissent ou décollent, selon le sens du vent. C'est à bord de l'un d'eux qu'est venu du Cameroun cet inconnu, il y a trois semaines. Il espérait une vie nouvelle en France. Il n'aura même pas vu ce pays dont il rêvait. Son corps pétrifié a été découvert dans le train d'atterrissage d'un appareil de Camair-Co, le matin du 8 avril.

Le vol QC102 de la compagnie camerounaise venait d'arriver de Douala via Yaoundé. Un inspecteur effectuait un contrôle de routine sur le Boeing 767. Il a découvert le mort, son mètre soixante-quinze recroquevillé dans l'étroite soute.

CORPS GELÉ PENDANT LES SEPT HEURES DE VOL

L'enquête a été confiée à la Gendarmerie des transports aériens (GTA), plus précisément à la cellule d'investigation criminelle aéronautique de la section de recherche. En vain. "Le mort n'avait sur lui aucun élément d'identification, aucune adresse, pas même un mot pour expliquer ses intentions, expliquent les enquêteurs. Nous avons pris ses empreintes digitales, relevé son ADN mais il n'était pas inscrit dans nos fichiers." On ne sait donc rien de lui, de sa vie, ni des circonstances qui lui ont permis de s'immiscer dans l'avion. On suppose que le clandestin se serait introduit dans la soute du train d'atterrissage pendant l'escale à Yaoundé.

Image-du-camerounais-mort-a-Roissy.JPG

Une autopsie réalisée par l'Institut médico-légal de Paris a permis de déterminer que la victime était mineure. Le jeune homme avait entre 15 et 17 ans. Il est mort d'asphyxie, par manque d'oxygène à 9 000 mètres d'altitude. Il a dû être endormi par le froid, avant de mourir. Par -50 °C, le corps a ensuite été gelé pendant les sept heures de vol.

Les médias se sont fait brièvement l'écho de cette " macabre découverte dans un train d'atterrissage". Ce n'est malheureusement pas une première. "Cela arrive une ou deux fois par an mais cela faisait deux ans que nous n'avions pas eu de cas, constate un gendarme. C'est évidemment de la folie de faire ça. L'issue est fatale à chaque fois, mais cela n'empêche pas les gens de tenter leur chance." En 2007, le corps d'un jeune Egyptien, Ahmed Abou Shady, était tombé dans un jardin du Val-d'Oise quand le vol Air France où il s'était caché avait sorti ses roues.

 

Par  Benoît Hopquin

Source : LE MONDE du 02 mai 2013

Patrick ARTINIAN/Contact Press pour le Monde

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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Ou recopier le lien ci-dessous

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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  Mama Simone don't cry:

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  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine