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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 15:42

Suite aux multiples dérives sur les droits de l’Homme  le Cameroun auditionné par la commission des droits de l’homme de l’ONU sur le cas Enoh Meyomesse à l’Onu.


   enoh meyomesse

                          Enoh Meyomesse, écrivain                                                    

                  incarcéré à Kondengui Yaoundé sans preuves



         Le ministre des Relations extérieures s’est expliqué sur l’arrestation et la condamnation de l’écrivain incarcéré à Kondengui. 

Le 2 mai dernier, le gouvernement Camerounais a été convoqué par le conseil des droits de l’Homme des Nations Unies chargé de l’examen périodique universel. Cette convocation intervient à la suite d’un plaidoyer déposé le 12 octobre 2012 par les associations Pen international, Internet sans frontière et le Comité de protection des journalistes (Cpj), toutes membres de la plate-forme « Libérez Enoh ! ». Le gouvernement camerounais était représenté à cette audience par le ministre des Relations extérieures, Pierre Moukoko Mbonjo. Tandis que le président d’Internet sans frontière s’est exprimé au nom de la plate-forme « Libérez Enoh ! ».  

Dans leur plaidoyer dont le Jour a obtenu copie, la plateforme « Libérez Enoh !» dénonce la violation de la liberté d’expression et les persécutions dont sont victimes les écrivains et journalistes vivants au Cameroun. Elle s’insurge particulièrement contre les conditions « arbitraires » dans lesquelles Enoh Meyomesse connu au Cameroun sous ses casquettes d’écrivain, et d’homme politique a été arrêté. Le plaidoyer rapporte que le fondateur de l’Association des écrivains du Cameroun est accusé de tentative de coup d’Etat et de vol aggravé « sans preuves véritables ». Dans ce document transmis à l’Onu, il est mentionné que Enoh Meyomesse a été placé en isolement dans la prison de Bertoua et s’est vu refuser l’accès à un avocat pendant les 30 premiers jours de son incarcération.  

Enoh Meyomesse a été détenu pendant 11 mois en application des lois camerounaises relatives à la détention préventive mais sans avoir été formellement accusé d’un crime, dénonce cette plateforme. Invité à s’exprimer sur ces accusations, Moukoko Mbonjo a expliqué que l’arrestation d’Enoh Meyomesse « n’est pas une violation des droits de l’Homme ». D’après le Minrex, le candidat recalé à la dernière élection présidentielle a commis « un crime de droit commun » et à été jugé devant un « tribunal indépendant ». S’agissant de la violation de la liberté de presse et de la persécution des journalistes au Cameroun, Moukoko Mbonjo a estimé que ces critiques sont infondées.  

Selon lui, « aucun journaliste n’est en prison au Cameroun pour l’exercice de ses fonctions ». En rappel, c’est le 29 novembre 2011 qu’Enoh Meyomesse est arrêté par des gendarmes alors qu’il revenait de Singapour en Asie de l’Est. Il est d’abord conduit au Secrétariat d’Etat à la défense (Sed), dans les services secrets de sécurité, puis à la prison de Bertoua avant d’être transféré à Kondengui, la prison principale de Yaoundé. Enoh Meyomesse est accusé de vol aggravé et purge sept ans de prison ferme.

Par Elsa Kane                                                                                                                    Source :Le Jour :  

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 15:38

Kofi Annan, peau noire, masques blancs

Kofi Annan

Kofi Annan ex SG de l'ONU


Si le bilan de Kofi Annan à l’ONU est une réussite incontestée en matière de management, de gestion et d’efficacité, il est extrêmement critiqué au plan politique. En tant que secrétaire général, il s’est appliqué à adapter l’Organisation au monde unipolaire et à la globalisation de l’hégémonie US. Il a remis en question les fondements idéologiques de l’ONU et l’a privée de sa capacité à prévenir les conflits. Pourtant, il est aujourd’hui chargé de résoudre la crise syrienne.

L’ancien secrétaire général des Nations Unies et Prix Nobel de la Paix, Kofi Annan, a été désigné comme envoyé spécial conjoint de Ban Ki-moon et de Nabil ElArabi pour négocier une solution pacifique à la crise syrienne. L’homme dispose d’une expérience hors du commun et d’une image de marque très positive, de sorte que cette nomination a été saluée par tous.

Que représente donc ce haut fonctionnaire international ? Qui l’a propulsé aux plus hautes fonctions ; quels furent ses choix politiques, et quels sont ses engagements actuels ? Devant toutes ces questions, la discrétion est de mise, comme si le titre qui fut le sien était un gage de neutralité.

Sélectionné et éduqué par la Fondation Ford et la CIA

Ses anciens collaborateurs louent sa prévenance, son intelligence et sa subtilité. Personnalité très charismatique, il a laissé une forte empreinte derrière lui car il ne se comporta pas simplement comme le « secrétaire » de l’ONU, mais plus encore comme son « général », prenant des initiatives qui revivifièrent une organisation enlisée dans la bureaucratie. Tout cela est connu et rabâché. Ses exceptionnelles qualités professionnelles lui ont valu le Prix Nobel de la Paix, bien que cet honneur devrait récompenser en théorie un engagement politique personnel et non une carrière de manager.

Kofi et sa sœur jumelle Efua Atta sont nés, le 8 avril 1938, dans une famille aristocratique de la colonie britannique de la Côte d’or. Son père était le chef tribal des Fantis et le gouverneur élu de la province d’Ashanti. Bien qu’opposé à la domination britannique, il fut un fidèle serviteur de la Couronne. Avec d’autres notables, il participa au premier mouvement de décolonisation, mais considéra avec suspicion et inquiétude l’agitation révolutionnaire de Kwame Nkrumah.

Quoi qu’il en soit, les efforts de Nkrumah aboutirent à l’indépendance du pays sous le nom de Ghana, en 1957. Kofi était alors âgé de 19 ans. Bien que n’ayant pas participé à la révolution, il devint vice-président de la nouvelle association nationale des étudiants. Il fut alors remarqué par un chasseur de tête de la Fondation Ford qui l’intégra dans un programme de « jeune leader ». À ce titre, il fut incité à suivre un cours d’été à l’université d’Harvard. Ayant éprouvé son enthousiasme pour les États-Unis, la Fondation Ford lui offrit des études complètes, d’abord en économie au Macalester College dans le Minnesota, puis en relations internationales à l’Institut universitaire des hautes études internationales de Genève.

La Fondation Ford, créée par le célèbre industriel Henry Ford, est devenue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale un outil de la politique étrangère officieux des États-Unis, offrant un habillage respectable aux activités de la CIA [1].

La période des études de Kofi Annan aux outre-Atlantique (1959-1961) correspond aux moments les plus difficiles de la lutte pour les droits civiques des noirs (le début de la campagne de Martin Luther King à Birmingham). Il l’observa comme un prolongement de la décolonisation qu’il avait connu au Ghana, mais n’y participa pas non plus.

Satisfait de ses résultats académiques et de sa réserve politique, ses mentors états-uniens lui ouvrirent les portes de l’Organisation mondiale de la Santé, où il trouva son premier emploi. Après trois ans passés au siège de Genève, il fut engagé à la Commission économique pour l’Afrique, basée à Addis-Abeba. Cependant, ses diplômes étant insuffisants pour lui permettre d’ambitionner une carrière à la direction de l’ONU, il retourna aux États-Unis pour étudier le management au Massachusetts Institute of Technology (MIT) (1971-72). Il tenta un retour dans son pays d’origine comme directeur du Développement touristique, mais se trouva en conflit perpétuel avec le gouvernement militaire du général Acheampong, de sorte qu’il renonça et revint aux Nations Unies en 1976.

Une brillante carrière malgré des échecs tragiques

Il y occupa des fonctions variées, d’abord au sein de l’UNEF II (la force maintien de la paix mise en place pour séparer l’Égypte et Israël à la fin de la Guerre d’octobre 1973), puis comme directeur du personnel de l’Office des réfugiés (UNHCR). C’est à cette époque qu’il rencontra Maître Nane Lagergren qu’il épousa en seconde noces. Cette avocate suédoise est la nièce de Raoul Wallenberg, représentant spécial de la Suède en Hongrie durant la Seconde Guerre mondiale. Wallenberg est célèbre pour avoir sauvé des centaines de juifs persécutés en leur délivrant des passeports de complaisance. Il travaillait aussi pour l’OSS (prédécesseur de la CIA) comme agent de liaison des États-Unis avec la Résistance hongroise. Il disparut à la fin de la guerre ; il aurait été fait prisonnier par les Soviétiques afin de stopper l’influence US dans le pays. Quoi qu’il en soit, l’heureux mariage de Kofi Annan lui ouvrit les portes qu’il ne pouvait franchir, notamment celles des organisations juives.

Le secrétaire général Javier Perez de Cuellar choisit Kofi Annan comme assistant chargé des ressources humaines et responsable de la sécurité du personnel des Nations Unies (1987-90). Lors de l’annexion du Koweit par l’Irak, 900 employés de l’ONU se trouvèrent pris au piège. Kofi Annan réussit à négocier leur sortie avec Saddam Hussein. Il en tira un évident prestige au sein de l’Organisation. Il fut alors successivement chargé du Budget (1990-92), puis —sous le mandat de Boutros Boutros-Ghali— des Opérations de maintien de la paix (1993-96), avec une brève parenthèse comme envoyé spécial pour la Yougoslavie.

Selon le général canadien Romeo Dallaire, commandant des Casques bleus au Rwanda, Kofi Annan n’aurait pas réagi à ses très nombreuses sollicitations et porterait la responsabilité principale dans l’inaction des Nations Unies lors du génocide (800 000 morts, principalement des Tutsis, mais aussi des opposants Hutus) [2].

Un scénario identique se reproduisit en Bosnie où 400 casques bleus furent pris en otages par les forces bosno-serbes. Kofi Annan resta sourd aux appels du général Bernard Janvier et laissa perpétrer de prévisibles massacres.

Fin 1996, les États-Unis s’opposèrent à la reconduction de l’Égyptien francophile Boutros Boutros-Ghali comme secrétaire général. Ils parvinrent à imposer leur candidat : un haut fonctionnaire international issu de l’Organisation elle-même, Kofi Annan. Loin de jouer contre lui, ses échecs au Rwanda et en Bosnie devinrent ses atouts après qu’il les ait candidement confessés et promis de réformer le système pour qu’ils ne se reproduisent pas. Il fut élu sur cette base et prit ses fonctions, le 1er janvier 1997.

 

Immédiatement, Kofi Annan mit en place un séminaire annuel de deux jours à huis clos pour une quinzaine d’ambassadeurs à l’ONU. Cette « retraite » (sic) est généreusement accueillie par le Rockefeller Brothers Fund au Centre de conférence de Pocantico (au Nord de New York). Le secrétaire général y discute avec les représentants des États qui le soutiennent, hors instances de l’ONU, de la réforme de l’Organisation et des relations internationales.

Dans ce contexte, il réaffecta les dépenses de l’ONU en fonction des priorités politiques et réduisit significativement le budget du secrétariat général. Il réorganisa le fonctionnement administratif autour de quatre objectifs (paix et sécurité, développement, affaires économiques et sociales, affaires humanitaires). Il créa un poste de secrétaire général adjoint pour le suppléer et se dota d’un véritable cabinet apte à appliquer rapidement les décisions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale.

La grande initiative de Kofi Annan fut le Global Compact, une mobilisation de la société civile pour un monde meilleur. Sur la base d’un dialogue volontaire, des entreprises, des syndicats et des ONG ont pu débattre et s’engager pour le respect des Droits de l’homme, celui des normes de travail et de l’environnement.

Dans la pratique, le Global Compact n’a pas eu les effets attendus sur le terrain. Il a par contre profondément dénaturé l’ONU, en relativisant le pouvoir des États-Nations et en reconnaissant celui de compagnies transnationales et d’associations qui n’ont de « non-gouvernementales » que le titre et sont en sous-main subventionnées par les grandes puissances. En érigeant des lobbies comme partenaires des États-Nations, Kofi Annan a enterré l’esprit de la Charte de San Francisco. Il ne s’agit plus de préserver l’humanité du fléau de la guerre en reconnaissant l’égalité en droit des États grands et petits, mais d’améliorer la condition humaine en faisant converger des intérêts privés. Le Global Compact, c’est le passage d’une logique presque unanimement acceptée selon laquelle le Droit international est au service du Bien commun, à une logique défendue par les seuls Anglo-Saxons pour qui le Bien commun est une chimère, tandis que la Bonne gouvernance consiste à coaliser le plus grand nombre d’intérêts particuliers. En définitive, le Global Compact a eu les mêmes effets que les galas de charité aux États-Unis : se donner bonne conscience avec quelques programmes médiatisés pour s’accommoder des injustices structurelles.

En ce sens, les mandats de Kofi Annan (1997-2006) reflètent la réalité de la période historique, celle d’un monde unipolaire voué à la globalisation de l’hégémonie états-unienne, au détriment des États-Nations et des peuples qu’ils représentent.

Cette stratégie emboîte le pas au dispositif mis en place par Washington dans les années 80 avec la National Endowment for Democracy, une agence qui, contrairement à son intitulé, vise à poursuivre l’action subversive de la CIA en truquant les processus démocratiques [3]. La NED subventionne, légalement ou pas, des organisations patronales, des syndicats ouvriers et des associations en tout genre. Tous participent en retour au Global Compact et infléchissent ainsi les positions des États-Nations qui n’ont pas les moyens de financer leurs propres lobbies. L’ONU ne se préoccupe plus de la Paix puisque le monde unipolaire a son gendarme, les États-Unis, mais absorbe toutes les formes de protestation pour mieux valider le désordre mondial et la globalisation progressive de l’hégémonie US.

Le discours lénifiant de Kofi Annan a atteint son apogée avec le Sommet du Millénaire. 147 chefs d’États et de gouvernements se sont engagés à éradiquer la pauvreté et à résoudre les principaux problèmes de santé dans le monde, dont le sida, sous quinze ans. Le bonheur universel ne nécessiterait aucune réforme politique, juste que chacun y mette un peu du sien en versant son obole. Que n’y avait-on pensé plus tôt ? Las ! Les Objectifs du Millénaire sont restés des vœux pieux, les injustices se poursuivent et nourrissent toujours la guerre et la misère.

Dans la même veine, lors de son discours devant l’Assemblée générale, le 20 septembre 1999, le secrétaire général exposa ce que l’on nomme la « doctrine Annan ». Arguant de sa propre impuissance au Rwanda et en Bosnie, il affirme que, dans ces cas là, les États ont failli à leur devoir de protéger leurs ressortissants. Il en conclut que la souveraineté des États, principe cardinal de la Charte de l’ONU, fait obstacle aux Droits de l’homme. Cette vision sera adoptée sous la dénomination « Responsabilité de protéger » par l’Union africaine, puis par l’ONU en 2005, lors du Sommet Mondial chargé du suivi du Sommet du Millénaire. La doctrine Annan est un avatar du devoir d’ingérence invoqué par les Britanniques pour guerroyer contre l’Empire ottoman et remis au goût du jour par Bernard Kouchner. Le concept rénové sera explicitement utilisé la première fois, en 2011, pour légaliser l’opération coloniale en Libye [4].

Par ailleurs, les mandats de Kofi Annan ont été marqués par le programme « Pétrole contre nourriture » qui fut imaginé par le Conseil de sécurité en 1991, mais ne fut effectif que de 1996 à 2003. Il s’agissait au départ de s’assurer que les revenus pétroliers de l’Irak seraient exclusivement utilisés pour satisfaire les besoins des Irakiens et pas pour financer de nouvelles aventures militaires. Cependant, dans le contexte de l’embargo international et sous la supervision personnelle de Kofi Annan, ce programme est devenu un instrument des États-Unis et du Royaume-Uni pour saigner l’Irak tandis qu’ils occupaient la « zone de non-survol » (approximativement l’actuel Kurdistan autonome) jusqu’à ce qu’ils l’attaquent et le détruisent [5]. Durant des années, la population fut sous-alimentée et privée de médicaments. Plusieurs hauts fonctionnaires internationaux qui ont été chargés de ce programme l’ont qualifié de « crime de guerre » et ont démissionné après avoir refusé de l’appliquer. Parmi eux, le secrétaire général adjoint Hans von Sponeck et le coordinateur spécial Denis Halliday ont estimé que ce programme a provoqué le génocide d’1,5 million d’Irakiens, dont au moins 500 000 enfants [6].

Il fallut attendre l’invasion et la destruction de l’Irak pour que Kofi Annan se rebelle et dénonce le comportement de ceux qui lui avaient payé ses études, l’avaient propulsé au secrétariat général de l’ONU, et lui avaient décerné le Prix Nobel de la Paix. Il qualifia l’attaque de l’Irak d’illégale et s’inquiéta publiquement de ce que ce précédent réduise à néant le Droit international [7]. Washington répliqua brutalement en lançant une vaste opération d’espionnage à son encontre, à celle des membres de son cabinet, de sa famille et de ses amis. En définitive, Kojo Annan, le fils de Kofi, fut accusé d’avoir détourné des fonds du programme « pétrole contre nourriture » avec la bénédiction de son père. Or, techniquement, c’était impossible à l’insu des États-Unis et du Royaume-Uni. L’accusation ne parvint donc pas à convaincre les États membres de l’ONU et au contraire renforça l’autorité du secrétaire général [8]. Cependant, durant les deux dernières années de ses mandats Kofi Annan fut paralysé et contraint de rentrer dans le rang.

Retour à la case département

Après dix ans de secrétariat général, Kofi Annan poursuivit sa carrière dans des fondations plus ou moins privées.

En décembre 2007, les élections kenyanes dégénèrent. Le président Mwai Kibaki l’aurait emporté sur le candidat financé par Washington, Raila Odinga, prétendu cousin du sénateur Barack Obama. Le scrutin fut contesté par le sénateur John McCain qui appella à la révolution, tandis que des SMS anonymes dressèrent les ethnies les unes contre les autres. En quelques jours les émeutes firent plus de 1 000 morts et 300 000 déplacés. Madeleine Albright proposa la médiation de l’Oslo Center for Peace and Human Rights. Cet institut envoie deux médiateurs : l’ancien Premier ministre norvégien Kjell Magne Bondevik et l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, tous deux administrateurs du Centre.

À l’issue de cette « médiation », le président Kibaki fut contraint de se plier aux volontés US. Il put se maintenir dans ses fonctions, mais dut d’abord accepter une réforme constitutionnelle qui le prive de ses pouvoir au profit de son Premier ministre, puis ils dut accepter de prendre Raila Odinga comme Premier ministre. Jouant au vieux sage africain, Kofi Annan contribua à donner un vernis de légalité à un changement de régime imposé par Washington [9].

Kofi Annan exerce aujourd’hui deux responsabilités principales. Il est d’abord le président de l’Africa Progress Panel, une organisation mise en place par Tony Blair à l’issue du sommet du G8 de Gleeneagles pour médiatiser les actions du Ministère britannique de la Coopération (DFID). Malheureusement les promesses du G8 n’ayant pas plus été tenues que celles du Sommet du Millénaire, l’Africa Progress Panel a une activité réduite.

Reste la présidence de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) qui se propose de résoudre les problèmes alimentaires du continent noir grâce aux biotechnologies. En fait, l’AGRA est un lobby financé par les Fondations Billes Gates et Rockefeller pour diffuser les OGM produits par Monsanto, DuPont, Dow, Syngenta et autres. La plupart des experts indépendants de ces multinationales s’accordent à dire que, au-delà de la question du choc environnemental, l’usage d’OGM non reproductibles rend les paysans dépendants de leurs fournisseurs et instaure une nouvelle forme d’exploitation humaine.

Kofi Annan en Syrie

Que vient donc faire l’ancien haut fonctionnaire international en Syrie ? En premier lieu, sa désignation révèle que le rôle ne pouvait pas être tenu par Ban Ki-moon dont l’image est ternie à la fois par sa soumission aux États-Unis et par des affaires ininterrompues de corruption [10]. Kofi Annan dispose, lui, d’une image positive malgré son bilan.

Deuxièmement, un médiateur n’a de chance de réussir que s’il est choisi par les protagonistes. Ce n’est pas le cas. Il représente le secrétaire général de l’ONU et son homologue de la Ligue arabe. Il défend l’honneur et la réputation de ces institutions sans avoir d’instruction politique précise.

Si la désignation de M. Annan a été approuvée de facto par les membres du Conseil de sécurité et par ceux de la Ligue, c’est qu’elle satisfait des attentes contradictoires. Pour les uns, l’envoyé spécial conjoint ne doit pas rechercher la paix, mais habiller une paix qui a déjà été négociée entre grandes puissances afin que chacun garde la tête haute. Pour d’autres, il peut au contraire rejouer le coup kenyan et réussir sans violence supplémentaire un changement de régime.

Au cours des trois dernières semaines, l’action de Kofi Annan a consisté à présenter comme son propre plan, une version amendée de celui qui avait été élaboré par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov. Ce faisant, il rend ce plan acceptable par Washington et ses alliés. En outre, M. Annan a volontairement introduit une confusion en laissant entendre qu’il avait convaincu le président el-Assad de désigner un de ses vices-présidents, Farouk al-Shara, pour négocier avec l’opposition. Il se serait agi d’une concession syrienne au Conseil de coopération du Golfe. En réalité, le vice-président al-Shara est chargé de ces négociations depuis un an et l’exigence de l’Arabie saoudite et du Qatar est tout autre : que le président el-Assad démissionne parce qu’il est alaouite et que le pouvoir échoit à ce vice-président par ce qu’il est sunnite. Il semble donc que l’envoyé spécial conjoint soit en train d’inventer une porte de sortie pour les États qui ont agressé la Syrie et inventé la fable d’une révolution démocratique réprimée dans le sang.

Cependant, le double langage de Kofi Annan, qui se déclare satisfait de son entretien avec le président el-Assad lorsqu’il est à Damas et déçu lorsqu’il est à Genève, n’a pas levé les questions sur ses intentions réelles.

Par Thierry Meyssan

Source : Réseau Voltaire

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 14:08

Le Conseil des Camerounais de la Diaspora (CCD) appelle les Camerounais(es), les Africain(e)s et les ami(e)s d’Afrique et du Cameroun à une cérémonie de recueillement et de prière à la mémoire d’un jeune camerounais (entre 15 et 17 ans) trouvé mort à l’aéroport de Roissy Charles De Gaulle en France parce qu’il voulait fuir la misère au Cameroun.

 Camerounais-mort-a-Roissy1.JPG

 

LUNDI 20 MAI 2013, DE 13 HEURES À 15 HEURES, 

RECUEILLEMENT 

AU CIMETIERE DE MAUREGARD 

12 rue de la Grande allée 77990 Mauregard 

Merci à toutes celles et tous ceux qui pourront y assister.

 

ITINERAIRE : AÉROPORT DE ROISSY CHARLES DE GAULLE, TERMINAL 1, ARRÊT DE BUS :

UNE NAVETTE EST PRÉVUE POUR TRANSPORTER LES PARTICIPANTS NON VÉHICULÉS DU TERMINAL 1

JUSQU’AU CIMETIÈRE DE MAUREGARD (Non loin de la Mairie)

CONTACTS :                                                                                                           06 30 19 50 61 / 06 31 34 38 49 / 06 12 88 88 66 / 06 81 77 57 72

(Contacts valables aussi pour la navette)

 

 

 

 

Sous le couloir aérien de Roissy, l'enterrement de "X masculin N° 13/0824"

Quelqu'un, un être humain, a été enterré mardi 30 avril à Mauregard (Seine-et-Marne), une commune de 350 habitants jouxtant les pistes de Roissy. Il a été porté en terre dans un joli cercueil en chêne vernissé, avec d'élégantes poignées en cuivre. Il repose désormais entre la tombe d'un poilu "mort pour la patrie" en 1916 et un caveau de famille. Le cimetière est intime, propre, très bien entretenu. Une jolie sépulture a été commandée. Il ne manquera rien à ce mort. Juste un nom sur la stèle.

Peut-être aussi le calme. Le cimetière de Mauregard est survolé en continu par les avions qui atterrissent ou décollent, selon le sens du vent. C'est à bord de l'un d'eux qu'est venu du Cameroun cet inconnu, il y a trois semaines. Il espérait une vie nouvelle en France. Il n'aura même pas vu ce pays dont il rêvait. Son corps pétrifié a été découvert dans le train d'atterrissage d'un appareil de Camair-Co, le matin du 8 avril.

Le vol QC102 de la compagnie camerounaise venait d'arriver de Douala via Yaoundé. Un inspecteur effectuait un contrôle de routine sur le Boeing 767. Il a découvert le mort, son mètre soixante-quinze recroquevillé dans l'étroite soute.

CORPS GELÉ PENDANT LES SEPT HEURES DE VOL

L'enquête a été confiée à la Gendarmerie des transports aériens (GTA), plus précisément à la cellule d'investigation criminelle aéronautique de la section de recherche. En vain. "Le mort n'avait sur lui aucun élément d'identification, aucune adresse, pas même un mot pour expliquer ses intentions, expliquent les enquêteurs. Nous avons pris ses empreintes digitales, relevé son ADN mais il n'était pas inscrit dans nos fichiers." On ne sait donc rien de lui, de sa vie, ni des circonstances qui lui ont permis de s'immiscer dans l'avion. On suppose que le clandestin se serait introduit dans la soute du train d'atterrissage pendant l'escale à Yaoundé.

Image-du-camerounais-mort-a-Roissy.JPG

Une autopsie réalisée par l'Institut médico-légal de Paris a permis de déterminer que la victime était mineure. Le jeune homme avait entre 15 et 17 ans. Il est mort d'asphyxie, par manque d'oxygène à 9 000 mètres d'altitude. Il a dû être endormi par le froid, avant de mourir. Par -50 °C, le corps a ensuite été gelé pendant les sept heures de vol.

Les médias se sont fait brièvement l'écho de cette " macabre découverte dans un train d'atterrissage". Ce n'est malheureusement pas une première. "Cela arrive une ou deux fois par an mais cela faisait deux ans que nous n'avions pas eu de cas, constate un gendarme. C'est évidemment de la folie de faire ça. L'issue est fatale à chaque fois, mais cela n'empêche pas les gens de tenter leur chance." En 2007, le corps d'un jeune Egyptien, Ahmed Abou Shady, était tombé dans un jardin du Val-d'Oise quand le vol Air France où il s'était caché avait sorti ses roues.

 

Par  Benoît Hopquin

Source : LE MONDE du 02 mai 2013

Patrick ARTINIAN/Contact Press pour le Monde

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 16:39

Première découverte d'hydrogène pur au Mali moins d'un an avant la guerre.

 

Energie-renouvelable.jpg

Une énergie renouvelable du futur y serait apparue la première fois au monde


 
Cette énergie ne serait pas du tout polluante, et on trouverait finalement à l'heure actuelle des sources naturelles un peu partout : en Russie, aux Etats-Unis, au Nord du Cap, vers le lac Tanganyika, en Europe du Centre et de l'Est, un peu au large du Liban, pas mal autour du golfe d'Oman, si je perçois bien la carte de Sciences et Avenir du mois de mai p.11.
 
Extrait ici :
http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/nature-environnement/20130424.OBS6811/l-hydrogene-naturel-un-eldorado-energetique.html
"Sa production dans le sous-sol se fait de manière continue, contrairement aux réservoirs d’hydrocarbures qui s’épuisent au cours du temps. Son exploitation ne nécessite pas de forage profond et, enfin, sa répartition semble équitable entre les continents."
 
p.13 : "Fin 2012, GDF-Suez a lancé le programme GRHYD". "Un nouveau carburant, baptisé Hythane" verra le jour dans deux ans.
 
Un "long chemin qui semble tout tracé", conclue le journaliste.
On peut l'utiliser comme gaz, engrais, et dans les voitures à hydrogène (! inflammable !)
D'ici peu la fin de ce maudit pétrole ?

 

Source : http://www.malijet.com/actualite_economique_du_mali/71237-l%E2%80%99hydrog%C3%A8ne-une-source-d%E2%80%99%C3%A9nergie-r%C3%A9volutionnaire-%3A-l%E2%80%99institut-fr.html

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 16:38

La communauté scientifique préoccupée : les cadavres ne se décomposent plus.

la-communaute-scientifique-preoccupee-les-cadavres-ne-se-de.jpg 

"Homme, souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière", ce verset de la Genèse n'est plus une réalité. En Allemagne, environ quarante cimetières n'acceptent plus de nouvelles inhumations car ils sont remplis de corps non décomposés. Les scientifiques s'inquiètent de ce phénomène... 

Un entrepreneur des pompes funèbres à Berlin, Walter Müller, affirme que "les corps mis en terre il y a trente ans ont l’air d’avoir été inhumés la semaine dernière [...] C’est comme s’ils avaient mariné dans des produits conservateurs". Lorsqu’on enterre une personne, celle-ci finit par se décomposer et à s'enfoncer/disparaitre dans la terre et les fossoyeurs peuvent ainsi "récupérer" la sépulture pour y mettre de nouveaux cercueils qui a leur tour s'enfonceront dans la terre. Une pratique loin d'être choquante puisque le Pr Rainer Horn explique que "on a toujours partagé ou réutilisé les tombes. On y ajoute des corps et la nature suit son cours". Cependant ce processus de décomposition, qui prenait autrefois de huit à dix ans, dure aujourd’hui beaucoup plus longtemps. Imaginez : un tiers des tombes d’Allemagne dont les corps enterrés il y a trente ou quarante ans ne sont toujours pas décomposés !!


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Cette situation préoccupe aussi bien les entrepreneurs des pompes funèbres que les administrateurs des cimetières et les scientifiques, qui ont organisé une conférence à Hambourg afin de débattre des causes et des solutions possibles à ce problème. De nombreuses hypothèses ont été émises, dont l'une qui accuse notre alimentation trop riche en conservateurs et une autre qui pointe du doigt la pollution et les pesticides qui détruiraient les bactéries nécessaires à la décomposition. Les recherches n'en sont qu'à leurs débuts et les scientifiques n'arrivent pas à se mettre d'accord mais le Pr Horn déclare : “Les processus de décomposition naturelle sont ralentis. Nous pensons que ce phénomène est dû à l’absence d’une bactérie importante, mais nous ne savons pas à quoi tient cette absence.”.

Des solutions ont été proposées comme d'utiliser des sarcophages de béton afin que l'air circule pour que la décomposition se fasse en une douzaine d'année puis on réutiliserait ce cercueil, mais ce système ne semble pas plaire à cause de son côté "sans âme". Une autre solution nous vient de géologues du Bade-Wurtemberg, Werner Weinzierl et Frank Waldmann, qui suggèrent de remplacer le chêne des cercueils par du pin, car celui-ci se décomposerait plus vite. Le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie envisage quant à lui de modifier sa législation et d’autoriser l’inhumation des corps dans des sacs de toile, de jute ou de coton. D’autres Länder permettent déjà de faire des enterrements en pleine nature, où les arbres servent de pierres tombales, dans l’espoir que ces cimetières "bio" remplacent les sépultures traditionnelles. En Norvège, on propose d'injecter des produits chimiques pour accélérer le processus...
Pour le moment, les employés des cimetières autrichiens et allemands en sont réduits à creuser des tombes plus profondes, à descendre l’ancien occupant d’un niveau pour mettre le nouveau par-dessus.

 

Ces corps qui ne se décomposent plus feront sans doute plaisir à des nécrophiles, en tout cas nous on est choqués de savoir ça ! L'incinération nous semble être une bonne idée mais on comprend aussi les personnes ayant besoin d'un endroit de recueillement. Qu'envisagez vous comme solution à la fin de votre vie ?

Source : http://dailygeekshow.com/

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 16:36

Nomination sénatorial: Youmo Koupit Adamou dénonce l'anti constitutionalisme de Paul Biya.

 

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                                                       M.Youmo Koupit Adamou


Le sénateur suppléant nommé de l’Udc dit qu’il reçoit des menaces de toutes parts depuis le 9 Mai. Après avoir décliné la nomination du chef de l’Etat comme Sénateur Suppléant

 

Cette conférence de presse a été aussi l’occasion pour Youmo Koupit Adamou de faire une dénonciation. « Depuis que j’ai dit non au décret présidentiel, je suis l’objet des pressions et menaces Graves. Allant de la possibilité de me créer des ennuis professionnels, à l’atteinte à ma vie personnelle ou celle des membres de ma modeste famille » explique Youmo Koupit Adamou. Avant de déclarer « je suis convaincu, que promouvoir une démocratie normale permettant aux partis politiques de jouer librement et pleinement leur rôle, donne plus de chance à l’émergence économique de notre pays qu’un éventuel retour au parti unique par l’intimidation des menaces des adversaires et la réalisation des plans obscur de fragilisation des partis politiques réellement opposés au parti au pourvoir».

Ces déclarations ont été faites lundi 13 mai 2013 lors d’une conférence de presse organisée par l’Union démocratique du Cameroun. Dont l’objectif principal a été de dire à l’opinion internationale les raisons qui les ont poussés à décliner la nomination du président de la république. Après la nomination de 30 sénateurs titulaires et de 30 suppléants le 8 mai dernier afin de rendre complet l’effectif du Sénat. Dans la région de l’ouest Youmo Koupit Adamou a été nommé Sénateur suppléant. « Je remercie le chef de l’Etat de la confiance qu’il m’a faite en me nommant Sénateur suppléant mercredi le 8 mai 2013, mais je décline très humblement cette nomination» déclare Youmo Koupit Adamou. Les raisons de ce refus sont présentées par ce dernier sur plusieurs points. Selon les organisateurs de la conférence de presse, le problème le plus important de ce décret s’observe sur le plan juridique. Avec la nomination des sénateurs suppléants par le président de la république, Paul Biya dépassant ainsi les limites constitutionnelles des prérogatives qui lui sont reconnues en la matière. « En effet ni la constitution et encore moins le code électoral ne donne au président de la république le pouvoir de nommer des sénateurs suppléants. La nomination de 30 sénateurs suppléants par le président de la république le 08 Mai dernier est anticonstitutionnelle et ne devrait pas avoir de validité», martèle le Sénateur démissionnaire. Avant d’ajouter «j’ai été déçu de constater que je figure parmi les personnalités nommées par le président de la république, président du Rdpc comme sénateurs suppléants dans la région de l’ouest. Je dois dire ici haut et fort que je n’ai été nullement consulté pour cette nomination». Pour Union Démocratique Camerounais, cette nomination défie toute logique politique crédible car le sénateur titulaire n’appartient pas au même parti politique que Youmo Koupit Adamou. De plus les deux partis à savoir le Rdpc et Udc conçoivent différemment la république et n’ont aucune alliance. Par conséquent la collaboration serait des plus difficiles entre le titulaire et le suppléant.

Yaoundé, 13 mai 2013 

Par Jeannette Eliane Tchamgoué

Source : Cameroon-Info.Net

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 16:35

Roger Milla la légende vivante du football Africain et mondial dit stop aux entraineurs importés pour entrainer l’équipe nationale du Cameroun.

 

Cameroun/Football - Roger Milla: «Pas d’entraîneur étranger à la tête de notre équipe fanion»



Invité à la dédicace de l’ouvrage « les crimes du football camerounais » d’Alain George Betsi, vendredi dernier, l’ambassadeur itinérant en a profité pour commenter l’actualité sportive au Cameroun. De la recherche d’un entraîneur sélectionneur, à la crise qui secoue la Ligue de football professionnel en passant par les élections controversées à la Fédération camerounaise de football, le footballeur africain du siècle se lâche.

 

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Roger Milla
Photo: © Archives



L’actualité sportive ces dernières semaines tourne autour de la recherche d’un nouvel entraîneur sélectionneur pour les Lions indomptables. Une mission a d’ailleurs été dépêchée en Europe pour auditionner trois candidats. Qu’en pensez-vous?

Dites à cet entraîneur qui s’apprête à débarquer au Cameroun de rebrousser chemin sinon nous allons le tabasser avant de le refouler chez lui. Nous ne pouvons pas accepter ces ennemis du pays. D’ailleurs je vais vous le dire, la Fédération n’a aucun droit de désigner un entraîneur sans l’avis de l’Etat. C’est l’Etat qui paye l’entraîneur ; pas la Fédération. La Fécafoot n’est que l’organe technique qui protège et encadre l’entraîneur par rapport au contrat qu’il signe et en informe la Fifa. La Fédération peut même envoyer 10 ou 30 noms dans la short list qu’elle transmet au ministère. Ce dernier peut décider d’ignorer cette liste et choisir un autre entraîneur.


Mais c’est le ministre des Sports qui a envoyé la mission en Europe…

Non. Je suis désolé. Ce n’est pas le ministre. Il n’a envoyé aucune mission en Europe et ça tout le monde le sait. Et même s’il fallait dépêcher des gens, ce ne serait pas Tombi à Roko Sidiki ou encore Jean Manga Onguéné. On doit quand même y associer des responsables du ministère des Sports. Il ne faut pas toujours que la Fécafoot continue de prendre des décisions tordues pour narguer le peuple camerounais. C’en est trop !


Faut-il remplacer Jean Paul Akono?

Non. Vous connaissez ma position là-dessus. Le Comité citoyen pour le redressement du football camerounais avait demandé au chef de l’Etat un staff essentiellement camerounais pour encadrer les Lions indomptables. Il nous a écoutés et il a fait désigner une équipe technique 100% camerounaise. Jusqu’ici ils ont fait des résultats et tout le monde a vu. C’est pourquoi nous insistons que ce staff continue jusqu’à ce qu’on estime qu’ils sont faibles et qu’ils ne peuvent plus rien apporter à cette équipe. On ne peut pas nous obliger à prendre un entraîneur sélectionneur étranger pour notre équipe fanion. A combien vont-ils le payer ? Si on est incapable de donner 15 millions Fcfa à Akono, vous pensez que c’est un entraîneur étranger qui prendra moins que cela.


On parle de Raymond Domenech qui serait largement favori…

Ecoutez, Domenech qui touchait 240 millions Fcfa ne va pas débarquer au Cameroun pour percevoir un salaire de 15 ou 20 millions. Ça fait trois ans qu’il n’est plus entraîneur.


Mais le Cameroun peut accepter de lui verser ces 240 millions Fcfa…

Ne me faites pas rire. L’argent du contribuable? Vous n’allez pas quand même me dire que vous refusez de payer 15 millions Fcfa à Akono qui est meilleur que Domenech pour aller gaspiller l’argent du contribuable pour un entraîneur étranger. Soyons sérieux. Le peuple va insister là-dessus : pas de nouvel entraîneur tant que le staff en place reste encore en poste. Nous avons de grands entraîneurs dans notre pays.


On annonce l’arrivée de l’oiseau rare pour lundi. Vous y croyez?

Attendons de voir. Lundi (aujourd’hui Ndlr) n’est pas loin ; c’est dans deux jours. Même s’il vient c’est peut être pour discuter avec les responsables de la Fécafoot pas avec l’Etat. Je le dis parce que pour nous l’Etat passe avant toute chose.


Le football professionnel traverse une zone de turbulence. Le championnat est bloqué depuis bientôt trois semaines. Quelle analyse faites-vous de cette crise?

La crise à la Ligue est une crise inutile. Les gens créent du désordre pour rien. Quand on devient professionnel, on travaille désormais comme une société. Ça, les gens doivent le savoir et s’y conformer. Le président de la Ligue prend une décision et demande aux clubs de se conformer aux exigences du professionnalisme en se muant en entreprises commerciales mais les présidents de clubs se braquent et exigent plutôt de l’argent comme si ce n’est que l’argent qui fait avancer les choses. C’est d’abord ce qu’on a dans la tête qui permet de mieux gérer une équipe. Je suis très content de la décision prise par le général Pierre Semengue parce que je crois que cette fois il m’a écouté.


Vous le soutenez alors qu’il a bloqué les championnats?

Tout à fait. Il a raison ! Il est président de la Ligue. Il faut se conformer aux lois au lieu de passer le temps à brailler. Le problème, ce sont les présidents de clubs. Ce sont eux qui font que les footballeurs subissent. J’en profite d’ailleurs pour demander aux footballeurs d’être unanimes et d’exiger la démission des présidents de clubs. Après, ils pourront s’asseoir et discuter avec la Ligue pour la reprise du championnat dans un environnement qui leur sera favorable. Vous comprenez donc pourquoi la Fécafoot contestait fermement la naissance du Syndicat national des footballeurs camerounais (Synafoc). Il vous souvient qu’en début de saison en Espagne, les footballeurs ont bloqué le démarrage du championnat conditionnant la reprise par l’augmentation des salaires des autres footballeurs. On a passé deux à trois mois sans championnat. Il faut que la même chose se passe ici chez nous. Que les footballeurs montent au créneau et défendent leurs droits car leur avenir en dépend.


Pensez-vous que la mutation des clubs soit la condition sinéqua-none pour devenir professionnel?

Bien sûr. Si vous n’êtes pas une société, quelle entreprise acceptera de vous accompagner alors même que vous ne remplissez pas toutes les conditions préalables. Personne n’acceptera de sponsoriser vos activités. Ecoutez, le général Semengue est président de la Ligue et les présidents de clubs doivent l’écouter, le respecter et surtout se plier aux lois de ce pays. Je pense même qu’il faut qu’on accorde encore deux ou trois mandats au général pour qu’il puisse redresser notre football local et le transformer véritablement en football professionnel.


Vous encouragez un président de Ligue qui limoge son secrétaire général en public?

Il a bien fait ; c’est une bonne décision. Je pense même qu’il a attendu longtemps avant de le débarquer. Il aurait du le faire plus tôt.


Parlons maintenant des élections à la Fécafoot. Ça brûle dans le Sud, le littoral et le Nord…

De quelles élections me parlez-vous ? Vous voyez les élections partout ? N’allez pas me dire que cette mascarade s’appelle élection. Dans quel pays avez-vous vu qu’on organise une Assemblée générale élective dans des chambres et en dix minutes ? C’est du n’importe quoi. On ramasse 30 gamins à Ebolowa qu’on amène à Yaoundé pour voter le président de la Ligue régionale du Sud. Pareil pour le Littoral où on a pris 40 gamins pour venir voter à Yaoundé. Qui leur en a donné l’autorisation ? On n’appelle pas ça élections.


Mais le quorum est déjà atteint pour les élections au niveau fédéral le 25 mai prochain…

Il n’y aura pas élection le 25 mai tant que la Fécafoot n’a pas changé de textes. Nous préférons que l’Etat prenne ça en charge, qu’on dissolve même la Fécafoot et qu’on nomme un comité provisoire de gestion. Ce ne sera pas nouveau puisqu’on l’a fait sous l’ère du ministre Bipoum Bipoum. Le peuple en a marre d’être berné tout le temps. La Fécafoot doit se conformer aux lois de la Fifa qui est leur patron.

Entretien avec C.T.

Source : Le Messager 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 16:31

COMMUNIQUE DE PRESSE : 

Déclaration de la Ligue Panafricaine

UMOJA (LP-U)                                                                Sur le drame de la République Centrafricaine


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            La Ligue Panafricaine - UMOJA (LP-U) exprime sa vive préoccupation face à la situation socio politique dramatique qui prévaut en République Centrafricaine. En effet, dans cet État à la souveraineté fictive et véritable Territoire d’Outre-Mer (TOM) de la France, depuis l’avènement de la Seleka, le 24 mars 2013, les choses vont de mal en pis : pillages, racket, viols, exactions en tous genres sur fond d’intolérance religieuse, etc. Les nouvelles autorités de « tutelle » de ce TOM peinent manifestement à garantir la paix et la sérénité aux banguissois en particulier et aux Centrafricains en général. Cette situation n’est pourtant pas née ex nihilo.  

Quelles sont réellement les racines du mal centrafricain ? Si le caractère dictatorial du régime Bozizé ne fait aucun doute, son départ que personne ne regrette suffit-t-il à mettre fin au cycle de violence que subit ce pays depuis son accession à l’indépendance, certes nominale ? Quelles sont les responsabilités respectives de la puissance tutrice, la France, d’une part, et celle de l’élite centrafricaine d’autre part, dans cette longue déconfiture ?   

Saluée par l’ensemble de l’opposition centrafricaine à Bozizé, la coalition Seleka assurera-t-elle la révolution démocratique et le développement tant attendus par les Centrafricains ? Enfin, quelle est la part assumée de l’héritage panafricaniste de Barthélémy Boganda, dont la figure est abusivement revendiquée par l’ensemble de la classe politique centrafricaine, en matière de souveraineté et de la contribution à un réel leadership africain ?  

Rappel des récents événements : l’ombre n’est pas la proie 

Les évènements immédiats, ayant conduit au chaos actuel, indiquent qu’une rébellion lancée le 10 décembre 2012 au nord du pays, reprochant au Président François Bozizé sa gestion clanique et brutale du pouvoir, a fini par avoir raison du régime le 24 mars 2013 avec une facilité déconcertante.  

Entre temps, en janvier 2013, les États françafricains de la sous-région et parrains du régime Bozizé, s’étaient réunis au Gabon sous la houlette de Denis Sassou Nguesso, Président du Congo afin de dépouiller Bozizé de la quasi-totalité de ses pouvoirs dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale, avec nomination d’un premier ministre, issu de l’opposition dite démocratique, inamovible jusqu’aux prochaines élections,  tout en le laissant au pouvoir jusqu’au terme de son mandat en 2016. Ce gouvernement d’union nationale ne fera pas long feu, car les chefs militaires de la Seleka, conscients de leur supériorité sur le terrain, ont présenté de nouvelles revendications à Bozizé courant mars, sous peine de reprendre les armes dans un délai extrêmement court. C’est ce retour des hostilités qui a conduit le régime Bozizé à rendre gorge définitivement le 24 mars 2013. 

Nombre d’observateurs tentent d’expliquer les causes profondes du drame centrafricain par les seules dérives du régime Bozizé. En effet, on l’oublie souvent que ce dernier fut accueilli en libérateur hier, comme d’ailleurs l’arrivée triomphale de la Seleka aujourd’hui, comme si la fin de ce régime suffit à remettre la Centrafrique sur la voie prometteuse de la démocratie et du développement.  

Or, en y regardant de près, il y a une tragédie fondatrice qui tire sa source dans les conditions d’accession à l’indépendance de ce pays, suite à l’assassinat non élucidé de Barthélémy Boganda, survenu le 29 mars 1959. 

La tragédie fondatrice : liquidation de l’aile nationaliste et panafricaniste

Panafricaniste convaincu, à l’époque de la Loi-cadre, Barthélémy Boganda appelé à présider l’Assemblée territoriale de l’AEF (Afrique-Équatoriale Française) à Brazzaville confiera en 1957 la présidence du gouvernement oubanguien au Dr Abel Goumba, considéré comme le plus fidèle compagnon du président du MESAN (Mouvement d’Évolution sociale d’Afrique Noire). Boganda fera de Goumba son successeur légal. Intègre, anticolonialiste intransigeant et profondément panafricaniste, Goumba représentera son mentor auprès des figures panafricanistes comme Nkrumah et Padmore lors des conférences panafricaines organisées à Accra au Ghana. 

Au lendemain de la mort de Barthélémy Boganda, après avoir assuré l’intérim du pouvoir, alors qu’il se préparait à succéder à ce dernier, Abel Goumba sera confronté à une coalition pro-colonialiste (francs-maçons, l’administration coloniale et pire trahison, David Dacko et la direction du MESAN). Plus malléable, David Dacko sera choisi pour succéder à Boganda. Orphelin de son mentor politique, Goumba le représentant de l'aile nationaliste et panafricaniste du MESAN rentrera en opposition au nouveau pouvoir entre 1960 et 1964, il connaitra plusieurs fois la prison, les déportations, les procès politiques et l’exil. 

Cet épisode constitue la tragédie fondatrice du chaos centrafricain, car la France usera de toute son influence pour empêcher que l’aile fidèle aux idéaux de Boganda incarnée par Goumba ne prenne le pouvoir. Alors que Boganda avait situé son action dans la construction d’un ensemble politique, monétaire et militaire des États de l’Afrique centrale afin d’échapper à la domination coloniale et à terme, d’un ensemble politique continental attesté par sa participation aux initiatives du Ghana de Kwame Nkrumah, les régimes qui ont succédé au tandem Boganda-Goumba, ont maintenu le pays sous l’éteignoir de la France, le soustrayant à l’influence du groupe des panafricanistes pour en faire un allié du groupe de Monrovia, sous la houlette d’Houphouët Boigny. 

L’évocation de Barthélémy Boganda : une escroquerie politique

Toute la classe politique centrafricaine, sans exception, considère Boganda comme le père de la nation. Sa philosophie « Zo kwè zo », c'est-à-dire « toute vie, vaut une autre », est reprise dans tous les discours politiques quelque soit la tendance idéologique. Mais cette évocation de l’héritage de Boganda, quoiqu’extrêmement partielle, n’est qu’une incantation destinée à récupérer le bénéfice politique dont jouit Boganda auprès des populations. 

Or, la vision de Boganda est bien plus ambitieuse et ouvertement anti-colonialiste. Boganda était contre toute forme de domination. Cette conception n’était pas que philosophique, il y a travaillé concrètement. Pour se soustraire véritablement de la domination coloniale, même après les rituels des indépendances, il a mené campagne dans le sens de l’unité politique des États actuels de la sous-région Afrique centrale, afin d’avoir les moyens de défense nécessaires pour parer à toute tentative impérialiste. Sur le plan économique, Boganda voulait en finir avec l’économie extravertie, il n’aurait pas accepté la survivance du Franc CFA qui fait tant de ravages sur les économies africaines.  

Quant aux bases militaires françaises stationnées au Gabon, en Centrafrique et au Tchad, l’État fédéral prôné par Boganda ne pouvait se créer en confiant sa défense à l’ancien colonisateur, comble de sacrilège ! Boganda a combattu ouvertement les sociétés secrètes, dont les francs-maçons, qu’il dénonçait même dans les tracts publics. Avec Abel Goumba, ils n’ont pas hésité à expulser vers la France certains collaborateurs européens qui animaient les loges maçonniques locales, exerçant une mauvaise influence politique sur certains ministres africains comme David Dacko. Enfin, Boganda ne concevait l’État fédéral d’Afrique centrale que comme une étape nécessaire et non suffisante, d’où les relations qu’il entretenait avec le futur groupe de Casablanca, animé entre autres par Kwamé Nkrumah. 

Que constate-t-on aujourd’hui dans la classe politique centrafricaine, se réclamant ostensiblement de Boganda ?  

La quasi-totalité de la classe politique est franc-maçonne. Les relations avec l’ancienne puissance coloniale sont présentées comme des relations amicales, d’égal à  égal, alors qu’en réalité, il s’agit des relations de dominant à dominé, et ce depuis plus d’un siècle ;  des sociétés concessionnaires à la françafrique en passant par l’administration coloniale. Car la France fait et défait les régimes à sa guise, ce que Boganda n’aurait jamais accepté. Pour se faire adouber par l’Élysée, il y a une tendance chez les hommes politiques centrafricains à flatter la France en parlant d’histoire commune et d’intérêts communs, alors qu’il s’agit d’une histoire douloureuse, brutale et dont les contours sont imposés au peuple centrafricain. Et c’est pur mensonge que de soutenir que dans la relation entre la France et la Centrafrique, il y a des intérêts communs.  

            S’agissant des bases militaires françaises, véritable source d’insécurité et d’instabilité permanentes pour le pays, aucun parti politique ne demande leur départ sans condition, et encore moins, la fin du scandale du Franc CFA. Enfin, Boganda était convaincu de l’Unité culturelle radicale des peuples sub-sahariens d’où son engagement pour leur unité politique, mais on ne voit quasiment aucun leader centrafricain s’engager dans la voie du panafricanisme. 

Coopération France / Centrafrique : un déni du continuum colonial

Du régime Dacko à celui de Patassé en passant par Bokassa et Kolingba, il s’agit de maintenir le pays dans le pré-carré français dans une sorte de continuum colonial. La France ne renversera ces régimes successifs que lorsque le mandataire devient encombrant, mais pour le remplacer aussitôt par un autre.

 

Par conséquent, en Centrafrique, depuis la proclamation de « l’indépendance », aucun régime dictatorial ou « démocratique » ne s’installe sans le soutien de la France. Et quand un régime perd la confiance de l’ancienne puissance coloniale, ses jours ne sont plus que comptés. En voici un bref aperçu :  

ü  de la prise de pouvoir de David Dacko en 1959 contre Abel Goumba, à cause de la trahison de la direction du MESAN, soutenue par un lobby procolonialiste constitué de l’administration coloniale et des francs-maçons qui prenaient leur revanche contre Boganda en combattant son successeur légal, Abel Goumba ;

ü  du coup d’État de la Saint-Sylvestre, du Colonel Jean Bedel Bokassa en 1966 contre David Dacko, soutenu par les services français. Il est reproché à Dacko de se rapprocher de la Chine ce qui a provoqué l’ire du mandant français ;

ü  de l’opération Barracuda, renversement militaire de Bokassa en 1979 mené par l’armée française et l’installation immédiatement de David Dacko ramené à Bangui dans la soute de l’aviation militaire française ;

ü  du coup d’État de Kolingba en 1981 avec l’aide de la France contre David Dacko qui ne parvenait pas à apaiser l’insurrection des partisans d’Ange Félix Patassé ;

ü  de l’élection douteuse de Patassé en 1993 contre Abel Goumba, alors que pour tout observateur, entre Patassé, l’ancien premier ministre et idéologue de l’empire de Bokassa et Abel Goumba, homme intègre et n’ayant participé a aucun régime monopartisme depuis les « indépendances », l’issue était connue, mais la France a vite choisi celui qui pouvait faire son affaire. 

L’un des moments les plus humiliants de la domination française en Centrafrique, vingt ans après les « indépendances », eut lieu sans doute sous le régime Kolingba, quand le lieutenant-colonel Jean-Claude Mantion, agent des services secrets français, chargé d’abord d’encadrer le Président David Dacko, deviendra quasiment le gouverneur général comme sous la période coloniale. Jouant le rôle d’un premier ministre informel auprès du général Kolingba, le lieutenant-colonel Mantion, organisera plusieurs répressions, avec la volonté d’attiser les rivalités inter-ethniques. 

Connaissant parfaitement les intentions hégémoniques et de maintien de ce pays sous sa coupe, l’inconséquence de l’élite politique centrafricaine et de la sous-région a atteint son paroxysme, lorsqu’elle confie l’encadrement de l’armée à la France ou des dispositifs de la paix, comme la MICOPAX (MIssion de COnsolidation de la PAiX en Centrafrique) certes sous l’autorité politique de la CEEAC (Communauté Economique des États d’Afrique Centrale), mais assistée de la logistique et de 250 militaires français. 

Le continuum colonial français fait mal à la Centrafrique parce que l’élite a renoncé au combat pour la souveraineté, s’abritant derrière une démocratie électoraliste, sans s’attaquer concrètement à la racine du mal. 

Responsabilité de l’élite politique centrafricaine : une capitulation historique

À l’instar des acteurs politiques de la plupart des pays africains, la classe politique centrafricaine a réduit la démocratie aux seules préoccupations électoralistes au point d’en faire les principales causes des conflits. Or, l’on observe que si la démocratie ne se résumait qu’aux réussites des scrutins électoraux, le vaillant peuple malien, tant vanté pour ses deux décennies de réussite de l’alternance démocratique, et dont malheureusement les droits économiques et sociaux sont réduits à la portion congrue, ne s’est pas mobilisé massivement pour défendre les acquis de la démocratie « électoraliste », et exiger le retour à l’ordre constitutionnel. 

Le peuple centrafricain se souvient que la défense de ses droits économiques et sociaux n’a jamais constitué une quelconque principale cause de conflit, pour laquelle un compromis doit être trouvé entre la majorité et l’opposition, à l’instar des questions électorales ou de partage de pouvoir.  

On peut continuer d’appliquer servilement et aveuglément les plans d’ajustement structurel, y compris les politiques économiques mortifères inspirées des institutions de Bretton Woods contre les populations. Cela ne sera une cause principale de conflit entre la majorité et l’opposition, car l’ensemble du personnel politique est acquis à ce système anti-peuple. Tant pis, on reviendra sans vergogne, appeler le peuple à arbitrer la vraie cause principale de conflit portant sur les élections, même à coup de manipulation ethnique s’il le faut. 

Par ailleurs, la Centrafrique, comme la plupart des pays africains de la zone CFA, ne jouit pas de l’attribut relatif à sa souveraineté monétaire. Ainsi, en janvier 1994, le FMI a obtenu de la France, véritable propriétaire du Franc CFA, sa dévaluation de 50 %. Officiellement, pour favoriser les exportations. Les effets de cette décision, qui au passage tend à démontrer la vacuité de la souveraineté de la Centrafrique tant vantée par les dirigeants politiques, furent terribles pour les populations. Par exemple : la Centrafrique important tout, surtout les produits de base, un produit fini importé de France, qui valait 100 FCFA avant la dévaluation a vu d’un coup, sa valeur doublée à 200 FCFA. Inversement, il faut vendre le double de produits pour récupérer la somme de 100 FCFA. 

Un an après la dévaluation de 1994, alors que les Centrafricains n’avaient pas encore amorti les affres de la répression du FCFA, abandonnés par leurs dirigeants, la classe politique centrafricaine s’affrontait dans une nouvelle cause principale de conflit particulièrement meurtrière sur fond d’épuration ethnique, à savoir : les mutineries opposant le pouvoir de Patassé et les militaires restés favorables au général Kolingba. Plusieurs accords de partage de pouvoir furent signés dans le cadre des gouvernements d’union nationale. Jamais de tels accords pour éviter les affres des décisions économiques et sociales injustes ne sont signés. 

Cette capitulation de la classe politique centrafricaine sur les questions de souveraineté monétaire se double avec l’abandon de la défense des droits économiques et sociaux des Centrafricains, comme nous l’avons montré avec l’application aveugle des PAS – PPTE et les affres de la dévaluation du FCFA en 1994. 

Néocolonialisme : application scientifique du sous-développement

            Il est courant que certains analystes, cherchant à relativiser les affres du néocolonialisme sur les pays africains, soutiennent que rien ne justifie les gaspillages et autres corruptions dans la gestion des ressources locales et que l’impérialisme n’explique pas tout dans le retard de développement et dans l’absence de progrès démocratique. 

            Ceux qui soutiennent cette thèse oublient que le sous-développement est consubstantiel au néocolonialisme ou à la françafrique. Il n’y a pas d’exemple au monde attestant un développement sain dans un système néocolonial. On a essayé de nous présenter le régime néocolonial de Côte d’Ivoire sous Houphouët Boigny, comme un miracle de développement à suivre. Confinée à produire du cacao, l’extraversion du système économique ivoirien était caractérisée par sa dépendance aux besoins de l’économie française et des alliés occidentaux. Dès le début des années 1990, ce régime à voler en éclat, avec les conséquences politiques que l’on sait. La longue crise que connait la Côte d’Ivoire depuis la mort d’Houphouët Boigny est aussi la résultante de ce régime néocolonial. La Centrafrique est coincée dans l’extraversion du diamant et autre minerai, rôle qui lui a été assigné par le mandant français, faisant le bonheur des industriels à Anvers en Belgique.

         « On ne développe pas, on se développe », disait Joseph Ki-Zerbo, aujourd’hui les pays de l’Amérique latine comme le Venezuela, la Bolivie ou l’Équateur qui sortent des millions de gens de la pauvreté en une seule décennie, le font grâce à la reconquête de leur souveraineté en matière économique et la redistribution qui s’en suit.

            Un régime néocolonial ne peut engager un plan de développement sain : développer une éducation digne et égalitaire, accroitra la conscience des masses qui poseront le problème de la dépendance à l’ancienne puissance coloniale ; lorsqu’il engage une action d’autosuffisance alimentaire par exemple, il sera amené à arrêter avec les importations qui font la richesse des entreprises de l’ex puissance coloniale. Un régime néocolonial fait quelques actions sporadiques ici et là pour endormir le peuple, mais elles ne peuvent conduire le pays à se doter d’un système économique viable.

      Par conséquent, la démocratie ne s’attaquera au problème de développement que lorsqu’elle posera en même temps, la problématique de la souveraineté. Démocratie sans souveraineté, est un leurre.

 

 

Appel de la Ligue Panafricaine - UMOJA

En résumé donc, pour la Ligue Panafricaine – UMOJA, comme nous l’avons déclaré sur la tragédie de la RDC, du Mali et d’autres zones de conflit, la Centrafrique est à nouveau un cas d’école de l’échec de l’indépendance dans l’isolement, qualifié par Boganda de : dangereuse illusion. Elle lance donc un appel aux panafricanistes de la Centrafrique afin de pouvoir s’organiser comme elle tente de le faire déjà en Côte d’Ivoire, au Mali, au Niger et au Burkina Faso. 

L’élite africaine doit se faire violence pour se débarrasser des complexes du micro-nationalisme d’apparat qui ne protège les populations d’aucun fléau, ni sanitaire, ni économique, ni militaire. Le destin de l’Afrique est fédéral ou il ne sera pas.

Pour la Ligue Panafricaine - UMOJA, aucun sommet, aucune médiation, aucun coup d’État ne permettra de régler durablement la crise en République centrafricaine, tant que la classe politique centrafricaine n’aura pas renoué avec les idéaux panafricanistes de Barthélémy Boganda. 

Le personnel politique centrafricain doit mettre la conquête de la souveraineté au centre de ses revendications, car, elle seule donnera la possibilité d’orienter les politiques économiques, militaires et sociales en fonction des intérêts du peuple centrafricain. Il n’est pas normal qu’un État comme la Centrafrique, qui se dit indépendant depuis plus de 50 ans, n’ait pas une armée capable de défendre le territoire.

 Par ailleurs, l’existence des États africains sous leur forme actuelle doit être remise en question, puisqu’elle n’offre pas de cadre institutionnel capable de faire face efficacement aux défis de notre temps. Un État panafricain est impératif !

 Pour en finir avec cinquante (50) ans de renoncements de l’OUA hier et de l’UA aujourd’hui, la Ligue Panafricaine - UMOJA en appelle aux Panafricanistes de RDC, du Rwanda, du Mali, du Soudan, de la Côte d’Ivoire, de Centrafrique de toutes les zones en conflit, et bien entendu, de tout le continent africain, à s’organiser en forces politiques démocratiques pour investir le champ politique et concourir à la direction de nos États.

 La Ligue Panafricaine – UMOJA, se tient à la disposition de la famille panafricaniste afin d’accélérer le processus irréversible de la libération définitive de notre continent.

 

 

 

Fait à Paris le 10 mai 2013

Le Bureau Exécutif de la LP-U

Panafricainement. 

Umoja ni nguvu

L’Union fait la force



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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 16:07

Le spectaculaire revirement français sur la Syrie.

Bashar al-Assad cropped

Il faut reconnaître une qualité à Laurent Fabius : sa capacité à changer de pied. Fin politique, le ministre des Affaires étrangères nous le montre une fois de plus sur le dossier syrien, où craignant d’être marginalisée par le récent accord américano-russe sur la tenue d’une conférence internationale pour sortir de l’impasse, Paris donne l’impression d’être à la manœuvre, dans le sens souhaité bien sûr par Washington et Moscou, c’est-à-dire la recherche d’une solution diplomatique à un conflit qui a fait plus de 70 000 tués en deux ans. Un rapide examen des faits montre pourtant que la France a surtout joué la mouche du coche sur ce douloureux dossier. Mais à la décharge de M.Fabius, il convient de reconnaître que son prédécesseur au Quai d'Orsay, Alain Juppé, lui avait montré la voie.

Dans un long entretien à nos confrères du Monde, Laurent Fabius déclare que la France « poursuit quatre orientations. D’abord continuer de pousser une solution politique. Les Etats-Unis doivent pleinement s’engager, les discussions avec la Russie se renforcer. Nous proposons depuis longtemps un Genève II faisant suite à la réunion de Genève en juin 2012 ».

Mauvais diagnostic 

Ceux qui suivent de près le dossier syrien seront quand même un peu surpris d’entendre M. Fabius assurer que Paris a toujours privilégié l’option diplomatique. Depuis deux ans, la principale faiblesse de la position française a été au contraire de ne pas choisir clairement entre la diplomatie et les armes en Syrie, convaincue que les « jours du régime étaient comptés », selon une formule, qui n’est pas l’apanage il faut le reconnaître du Quai d’Orsay. Cette prévision hasardeuse n’était pas celle, non plus, de notre ambassadeur à Damas Eric Chevallier qui écrivait dans des télégrammes datés des premiers mois de la révolte que le régime était encore trop solide pour tomber, alors qu’à Paris son ministre de tutelle, Alain Juppé, allait répétant que les « jours de Bachar el-Assad étaient comptés ». Un dysfonctionnement sur lequel des historiens se pencheront peut-être un jour.

En condamnant rapidement Assad à comparaître devant un Tribunal international, la France – c’était toujours Alain Juppé en février 2012 - se coupait de toute possibilité de peser - à la mesure de son poids - dans un processus diplomatique à venir. « Nous étions pourtant bien placé », regrette un ancien diplomate en poste à Damas qui rappelle la lune de miel franco-syrienne entre 2008 et 2010.

En Europe, la France a été ensuite – avec la Grande-Bretagne - à la pointe de l’armement des rebelles, afin, nous disait-on, de rééquilibrer le rapport des forces, défavorable aux insurgés face à une armée régulière qui réprime sauvagement les opposants. Une annonce qui a fait long feu, en raison des avertissements du ministère de la Défense, notamment. Au grand chagrin d’insurgés désarmés, qui espéraient dans les promesses françaises et qui aujourd’hui se réfugient auprès des djihadistes du groupe al-Nosra.

D’autre part, entendre M. Fabius se faire le chantre d’un Genève II parait là encore pour le moins surprenant. Après Genève I qui ouvrait la voie à une transition négociée, Paris n’a eu de cesse de répéter que cet accord ne pouvait être appliqué que si Assad quittait le pouvoir dès le lancement de cette transition. Ce à quoi s’opposait Moscou, s’appuyant sur les termes même de l’arrangement. D’où le blocage de Genève I.

« Mais Genève, c’est du passé », entendait-on l’été dernier à Paris, après l’attentat qui coûta la vie à quatre hauts-responsables syriens parmi lesquels le général Assef Shawkat, beau-frère d’Assad.

On joue les mauvaises cartes chez les opposants 

Puis quelques semaines après, on nous jurait qu’avec les premiers hélicoptères du régime abattus par les rebelles, « on assistait à une accélération de l’histoire ». Bref, comme le soutenait encore à l’automne M. Fabius, le régime allait tomber – cette fois –ci - dans « quelques semaines ». Il était donc inutile de plaider pour une solution diplomatique. D’autant qu’en parallèle, sous très fortes pressions diplomatiques et financières de nos alliés qatariens, on parvenait tant bien que mal à rassembler l’opposition dans une « Coalition nationale » que la France a été la première à reconnaître. Contrairement aux Etats-Unis qui, pragmatiques, ont vu rapidement que cette Coalition allait exploser sous les mêmes contradictions que le Conseil national syrien qui l’avait précédée : une structure noyautée par les Frères musulmans. Ce qui a alimenté les divisions internes, et débouché finalement sur la démission de son chef Moaz al-Khatib qui s’apprête à créer une nouvelle force politique avec d’autres opposants, moins islamistes, pour faire contrepoids à une Coalition, moribonde.

Or la Coalition est autant le bébé de la France que du Qatar et de la Turquie. Conscients de ses défauts, Etats-Unis et Russie ont choisi d’inviter à titre personnel des opposants à leur conférence de Genève. Ce qui veut dire que la Coalition a quasiment perdu son titre de représentant de l’opposition. Paris - nous dit encore M. Fabius - souhaite ardemment que cette opposition s’élargisse. Surprise là encore : depuis deux ans bientôt, la France a placé ses œufs dans un seul et même panier, celui du CNS puis de la Coalition, refusant d’engager un dialogue conséquent avec d’autres opposants – eux pourtant laïcs - et n'hésitant pas à exercer parfois de vilaines pressions sur certains d’entre eux. Or ceux-là vont aussi être invités à Genève.

On donne des gages aux Américains sur al-Nosra 

Pour raccrocher le train de Genève et occuper un strapontin à la conférence internationale qui s’annonce, la France cherche à se redonner une virginité sur le dossier syrien. Et pour donner des gages à ses partenaires américains et russes, Paris en profite pour annoncer qu’il va, cinq mois après Washington, proposer de mettre le groupe rebelle Jabhat al-Nosra lié à Al Qaida, sur la liste des organisations terroristes.

Cette manœuvre sera bien accueillie par les diplomates russes, américains ou onusiens qui depuis le début ne comprennent guère le jusqu’au boutisme verbal de Paris. « La France est la grande perdante de la conférence internationale », souligne l’un d’entre eux. « Son revirement est spectaculaire ». Mais comme l’issue à court terme de ladite conférence est pour le moins incertaine, la France aura encore le loisir de changer de cap…

Par Georges Malbrunot

Source : Le Blog de  Georges Malbrunot

 

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 16:06

DECLARATION DE L'UNION DEMOCRATIQUE DU CAMEROUN (UDC) DU 09 Mai 2013 RELATIVE A LA NOMINATION DE MONSIEUR YOUMO KOUPIT ADAMOU COMME SENATEUR SUPPLEANT DANS LA REGION DE L'OUEST PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.

Adamou Ndam Njoya

- Considérant les dispositions de L’article 20 de la Constitution de la République du Cameroun, autorisant le chef de l'Etat à nommer 30 Sénateurs ;

- Considérant le décret présidentiel de la 08/05/2013 portante nomination de 30 Sénateurs à la suite des élections sénatoriales du 30 Avril 2013

- Considérant la nomination de Monsieur YOUMO KOUPIT Adamou, Tête de liste UDC aux

Dites élections comme me suppléant de Monsieur MBOMBO NJOYA Ibrahim, membre du bureau politique du RDPC,

- Considérant que L’une des missions régaliennes du chef de l'Etat est de préserver la

Concorde nationale, la justice et la paix sociale ainsi que Ie fonctionnement cohérent des institutions et de la démocratie ;

- Considérant que les élections constituent Ie socle sur lequel repose la démocratie et la République;

- Considérant que toute dérogation aces principes fondamentaux ci-dessus mentionnés devrait participer à rétablir la justice sociale et améliorer le perfectionnement fonctionnel ou structurel des institutions de la République.

FORT DE CE QUI PRECEDE: 

L'Union D’encratique du Cameroun déclare que:

1- La nomination d'un membre du bureau politique et tête de liste UDC aux élections sénatoriales en la personne de Monsieur KOUPIT YOUMO Adamou comme suppléant de Monsieur MBOMBO NJOYA Ibrahim, membre du bureau politique du RDPC est contraire aux principes démocratiques, aux valeurs républicaines et a l'éthique politique.

2- La concertation, le dialogue et l'éthique républicaine doivent être à la base de toute consultation aboutissant à des nominations.

3- L'Union Démocratique du Cameroun ne se reconnait pas dans la démarche avant conduit a

La nomination de son militant comme suppléant d'un sénateur membre du RDPC et rejette par conséquent ladite nomination.

En appelle aux militants et sympathisants de l'Union Démocratique du Cameroun

(UDC), ainsi qu’à tous les démocrates et républicains a plus de vigilance face aux manœuvres et tentatives de déstabilisation du parti, des principes et valeurs républicaines.

•.

Le Président National, 

Dr Adamou NDAM NJOYA 

Source: http://udcfrance.overblog.com

 

 

 

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L’Observatoire des Elections

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Skype: oelection-cameroun

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Image historique

Artistes-et-ecrivains-noirs-en-1956.jpg

1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes

noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor

et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique),

Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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LISTE DES PAYS AFRICAINS ENCORE SOUS

OCCUPATION  ETRANGERE.

 PAYS                         TERRITOIRES OCCUPANTS
ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
                                                  DIEGO GARCIA)

2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Ou recopier le lien ci-dessous

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Histoires oubliées, histoires occultées

Solomon Northup (1808-1857)

La bande-annonce de 12 Years A Slave en VF 

AU CINEMA EN France à partir du 22 janvier

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  CLIQUER:  BANDE ANNONCE

Ou recopier le lien ci-dessous

http:http://www.afrohistorama.info/article-la-bande-annonce-de-12-years-a-slave-en-vf-la-biographie-de-solomon-northup-122184090.html

 

 

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http://www.youtube.com/watch?v=b79adXinxYI&feature=share

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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simiol.jpg

     

  Mama Simone don't cry:

http://www.youtube.com/watch?v=Yz523NV-lLk

  Libérez Gbagbo:
 

http://www.youtube.com/watch?v=Jz0KXYq5l8g 

 

Massacres en Côte d'Ivoire       

http://www.youtube.com/watch?v=ylZgCoSsIh8

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bassa, Bamoun, Fang, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine